Revue de presse - Le Monde en tête

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Revue de presse 2019-2020

06.06.2019 – 23.08.2020 | Exposition, Lyon


Sommaire I. II. III. IV. V.

Presse écrite nationale……...page 1 Presse écrite locale………….page 186 Presse écrite internationale...page 265 Presse télévisuelle…………..page 273 Presse radio..........…………..page 289


I.

Presse ĂŠcrite nationale

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PAYS :France

DIFFUSION :(30000)

PAGE(S) :50-51 SURFACE :165 % PERIODICITE :Mensuel

1 janvier 2019 - N°719

Lyon Muséedes confluences La donation d'Antoine deGalbert

fran ce

6juin > 3mai Minimonstres er er 1 juin > 1 oct.

Chapelledela Visitation Sarkis 21juin >21 sept.

AUVERGNE RHÔNE-ALPES

Bourg-en-Bresse Monastère royaldeBrou Levoiledepuis l'Antiquité 15juin>29sept.

BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ

Ornans MuséeGustave Courbet YanPeï-Ming faceàCourbet 10juin >30sept.

Grenoble Musée deGrenoble Hommageà Pierre-AndréFarcy er 1 juin >1 août

1

Thononles-Bains

Toucy Galeriede l'ancienneposte JussiOjala 29juin >5sept.

Paris-7

Muséed'Orsay BERTHE MORISOT 18juin>22 septembre AprèsQuébec, Philadelphie et Dallas, la rétrospective itinérante dédiéeàBerthe Morisot, figure majeure de l'impressionnisme, s'arrête à Paris. Iln'yen avait pas eudansun musée nationalfrançais depuis... 1941.

Paris-4 e Centre Pompidou DORA MAAR 5juin > 29 juillet Muse de Picasso, DoraMaarest aussil'unedes personnalités les plus emblématiques e duXX siècle. Dévoiler les visages méconnusde cettefemme.dont la photographie, est l'objectif de l'exposition.

Sélestat FracAlsace Regardssurla scène artistique rhénane 8juin>22sept.

BRETAGNE

Bignan

Chantilly

Rodez

Musée Condé LESFEMMESDE LA RENAISSANCE er 1 juin» 6 octobre Deuxexpositions consacrées aux femmes de la Renaissance. «La Jocondenue» tentedepercerle mystère de cette énigmatiqueattribuéeà Léonard de Vinci. «Clouet, le miroir des dames» dresse, quant à elle, une histoire duportraitféminin e au XVI siècle à partirde délicats dessins des frères Clouet.

Musée Fenaille SOULAGES PRIMITIFS, LES

Les Sables-d'Olonne

OBJETS DE SOULAGES 7juin > 31 octobre À Rodez, pendant que le Musée Soulagesexpose Yves Klein, le Musée Fenaille présente la collection d'objets d'artafricain, océanien et mexicain du peintre des Outrenoirs.

Sainte-Croix AUX SOURCES DES ANNÉES 1980 9juin >22 septembre L'exposition s'intéresse à la nouveauté des démarches picturales qui émergentàlafin desannées 1970. Aussi différentes soient-elles, les peintes d'Alberola, Cognée et Blaissontici rassemblées

œuvre

Domainede Kerguéhennec FLORAMAXIMA 30juin>3nov.

Arras Muséedesbeaux-arts ÉvocationduTraité deVersailles 28juin > 11nov.

Maisondes Traouïero Infinies Lumières de Bretagne er 30juin> 1 sept.

Lewarde Centrehistorique minier Les photographes de Paris Match plongent aucoeurdesmines er 1 juin > 29sept.

Pont-Aven Muséedes Beaux-Arts L'Impressionnisme d'après Pont-Aven 29juin > 5jan.

Roubaix La Piscine PeterBriggs, brouillon général

Qu imper

France

350 ANS DE L'OPÉRA NATIONAL Mai > novembre e L'année 2019 célèbre le 350 anniversaire de l'Académie royale de musique devenue Opéra de Paris. À cette occasion, le Musée de l'Opéra accueille, en partenariat avec la BnF, une exposition sur l'histoire de « l'Académie royale de musique » (28 mai > ^'septembre], L'Opéra national s'est aussi associé à des institutions en régions. En Lorraine, au Centre Pompidou-Metz, est organisée « Opéra Monde » (22 juin > 23 janvier], une grande exposition où maquettes, costumes, éléments de scénographie et installations montrent comment arts visuels et genre lyrique se sont influencés mutuellement. En Auvergne.au Centre national du costume de scène de Moulins, «Habiller l'opéra» |25 mai > 3 novembre) retrace, autourd'unecentaine de costumes et de toiles, l'histoire du costume à l'Opéra Garnier, depuis l'ouverture en 1669jusqu'àaujourd'hui.

CENTRE VAL-DE-LOIRE

Issoudun Muséedel'hospice Saint-Roch Unautreceil, auxsourcesdes années 1980 7juin>8sept.

le

29juin > 22 sept. Letravail.lalutte etles passions: bronzesbelgesdu e tournant duXX siècle 29juin > 22 sept. JulesAdler 29juin>22sept. Ise.Etperdre le fil 29juin>22sept.

GRAND EST

Metz

ÎLE-DE-FRANCE

Maison du Danemark JesperChristiansen er 1 juin > 31juil. Maison européenne delaphotographie HenryWessel er 5juin>1 sept.

Centre Pompidou CaoFei 5juin>26août Fondation Custodia LesPortraitsde FransHals 8 j u in > 25août

Rouen Muséedes Antiquités Lesfouillesde Portejoie, 8000 ans d'occupation humaine 15juin > 16sept. MuséedesbeauxartsdeRouen SoBritish ! 10 de la Collection Pinault 5juin> 11mai chefs-d'œuvre

Saint-Pierre-deVarengeville

Musée Bourdelle

Centred'art delaMatmut

Dosàlamode er er 1 juil. > 1 nov.

Quentin Garel 6juil.>6oct.

Muséed'Orsay GiraultdePrangey 18juin> 13oct.

Vernon

Muséedu

Louvre

Antoine-Jean Gros et lesélèvesde David 27juin > 23sept. MuséeGuimet CarteblancheàMR etPharrellWilliams 8juiL. > 15sept. Bouddha, la légende dorée 12juin > 7oct. VictorSegalen 26juin > 23 sept.

Paris

Mulhouse Kunsthalle Mulhouse BasimMagdy 6juin>25août

LeJeudepaume MarcPataut 18juin>22sept. BenThorpBrown 18juin>22sept. SatlyMann, Mille et un passages 18juin > 22 sept.

Villeneuve-d'Ascq LaM Les Muses rebelles. Delphine Seyrig entrevidéoet cinémaféministe er 30juin > 1 oct.

Centre Pompidou-Metz RebeccaHorn 6 juin > 11nov.

LePortique StephanBalkenhol 28 juin > 29 sept.

HAUTS DE FRANCE

Perros-Guirec

Muséedes beaux-arts Lesderniers impressionnistes, tempsderintimité 21juin > 29 sept.

Le Havre

NORMANDIE

Muséemunicipal A.G. Poulain EdouardVuillardet Ker-Xavier Roussel 7juil.>3nov.

œuvres

sous le signe de la rupture avec la forme et le contenu traditionnels du tableau.

MuséedesArts décoratifset du Design La passiondela Liberté. Des Lumières au romantisme 19juin>6oct. Memphis Plastic Field er 1 juin>31 déc. Jean-Philippe Toussaint er

1 juin>31 oct. Muséedesbeaux-arts La passiondela Liberté. DesLumières au romantisme 19juin > 6oct.

Meymac Abbaye SaintAndré Centre d'art contemporain

Villequier

La maison idéale 7 juil. > 13oct.

MuséeVictorHugo HautevilleHouse 15juin > 16oct.

Rochechouart

NOUVELLE AQUITAINE

Aubusson Citéinternationale delà Tapisserie Lemur et l'espace 28juin>6oct.

Granville Musée Richard Anacréon Courbet, Paysages de mer 2juin>22sept.

Musée de l'abbaye

Bordeaux Cape Liberté! Bordeaux2019 21juin>22sept.

Muséed'art contemporainde laHaute-Vienne Laetitia Badaut Haussmann er 1 juiL>30sept. OCCITANIE

Cajarc MaisondesArts GeorgesetClaude Pompidou Parcoursd'art contemporainen vallée du Lot er 2juil.> 1 sept.

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Arts In The City

SURFACE :40 % PERIODICITE :Mensuel

1 février 2019 - N°47

LYON I Le monde en tête , la donation Antoine de Galbert et parfois même , les coiffes sont des spectaculaires accessoires d apparat présentes dans toutes les cultures du monde qui attisent la curiosité par leur richesse et leur variété . Antoine de Galbert , fondateur de la regrettée Maison Rouge à Paris , a toujours été fasciné par elles : pendant 25 ans , il en a réuni près de 500 , toutes les unes que les plus surprenantes autres . Il est constitué une collection unique et incroyable qu' il a décidé de en confier au Musée des Confluences 2017 complétant ainsi le fonds de l institution . L exposition nous ethnographique plonge au coeur de cette passion et nous propose un tour du monde de la coiffe. Étonnantes

'

s'

'

Coiffe

de jeune fille Miao

'

Musée des Confluences , Lyon Du 6 juin 2019 au 3 mai 2020

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PAYS :France

RUBRIQUE :L'événement

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DIFFUSION :317225

SURFACE :15 % PERIODICITE :Quotidien

11 avril 2019 - N°nc

L'ÉVÉNEMENT AGENDA EXHIBITIONISM À NEW YORK À l’occasion de son cinquantième anniversaire, le fameux musée du Fashion Institute of Technology célèbre 33 de ses expositions de mode les plus mémorables depuis 1971. Jusqu’au 20 avril 2019.

THIERRY MUGLER: COUTURISSIME À MONTRÉAL C’est la première exposition consacrée au couturier mythique des années 1980. Elleréunit 150 tenues (pour la plupart restaurées et exposées de façon inédite) réalisées entre 1977 et 2014, en plus de nombreux accessoires, de costumes de scène, de vidéos, d’archives et de croquis. Jusqu’au 8 septembre 2019 au Musée des beaux-arts.

DENTELLE, ETC. À CALAIS À l’occasion de ses 10 ans, la Cité de la dentelle et de la mode propose un accrochage inédit rassemblant des œuvres contemporaines inspirées par la thématique de ladentelle et réalisées par des artistes nés, ayant étudié ou installés dans les Hauts-de-France. Jusqu’au 1er mars 2020.

BODY BEAUTIFUL : DIVERSITY ON THE CATWALK À ÉDIMBOURG Première exposition à s’intéresser à la diversité dans la mode. Défilés,

campagnes publicitaires, couvertures de magazines… l’accrochage parle de diversité raciale, du genre, de la sexualité mais aussi du handicap. Du 23 mai au 20 octobre 2019 au Musée national d’Écosse.

LE MONDE EN TÊTE À LYON À la suite d’une donation du collectionneur d’art Antoine de Galbert, l’exposition au Musée des confluences proposera au visiteur de découvrir plus de 500 coiffes du monde entier dont les formes, matériaux et techniques reflètent une grande diversité culturelle. Du 6 juin 2019 au 3 mai 2020.

BIEN DANS SES POMPES? LA CHAUSSURE, LA MARCHE, LA DÉMARCHE À PARIS L’exposition s’interrogera sur le statut de la chaussure et les manières de marcher en Occident et ailleurs, de la fin du Moyen Âge à nos jours. Du 7 novembre 2019 au 23 février 2020 au Musée des arts décoratifs.

OLIVIER THEYSKENS, IN PRAESENTIA À CALAIS La Cité de la dentelle et de la mode donne carte blanche au créateur belge Olivier Theyskens qui, dans une exposition originale, se livre à une rêverie dont le vêtement est l’acteur principal. Du 15 juin 2019 au 5 janvier 2020.

DOSÀ LA MODE À PARIS Actuellement en travaux, le Palais Galliera, Musée de la mode de la Ville de Paris, présente une exposition hors les murs au Musée Bourdelle, consacrée au vêtement vu de dos du XVIIIe siècle à aujourd’hui. Du 5 juillet au 17novembre 2019.

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RUBRIQUE :Affaires privées pour le pl…

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JOURNALISTE :Antoine De Galbert

PERIODICITE :Hebdomadaire

25 avril 2019 - N°607

Affaires privées pourle plaisir

Antoine

de Galbert devant des coiffes ethniques.

Mes coups de cœur

Partage de collection A Grenoble et à Lyon, deux expositions font découvrir les choix éclectiques et inspirés de celui qui a longtemps animé la Maison Rouge, à Paris. Leur initiateur, ancien galeriste, retrace lui-même son itinéraire. Vinçon/Sp

Par Antoine de Galbert

Denis

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RUBRIQUE :Affaires privées pour le pl…

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JOURNALISTE :Antoine De Galbert

PERIODICITE :Hebdomadaire

25 avril 2019 - N°607

n grand relief de Ben occupe l’entrée de l’exposition. Deux mètres de longueur pour tourner en dérision le besoin de possession,la soif d’accumulation. Juste à côté, l’artiste allemand Hans-Peter Feldmann projette un rectangle blanc surle mur. C’estsansdoute l’œuvre queje conserveraissi je devais me séparerde ma collection ! L’œuvre pris celles queje ne possèderaijamais. On sourit, comme devant la pairede lions aux têtes de lune que signe l’artiste britannique Edward Lipski. Une parodiedes sculptures qui gardaient autrefois l’entrée des templesasiatiques.Aujourd’hui, ils signalent plutôt les restaurants chinois, et pas toujours les meilleurs. Il faut dire haut et fort quele collectionneur ne seprend pas forcément ausérieux. Nousjouonsde chosesgravesaveclégèreté. J’aiextrait 150 œuvresdemacollection pour cette exposition intitulée Souvenirs devoyage. Jeles ai choisiesune à une. En 2014,j’en avais déjà dévoilé beaucoup à l’occasion de l’exposition Le Mur , qui coïncidait avecle dixième anniversairede la MaisonRouge(lieu d’exposition à Paris dela Fondation Antoine de Galbert qui a fermé sesportes en octobre2018; la fondation poursuit son activité de mécénat auprès d’artistes et de musées,NDLR). La sélection de cesœuvres était complètementaléatoire,décidéepar un algorithme, qui prenait seulement en compte la dimensiondes cadres pour optimiser l’occupation des murs! C’était trèsprovocateur.Tous lesartistes,quellequesoit leurnotoriété, étaient placés sur le même plan, embarqués sur le même bateau. L’accrochage avait pourtant une cohérence, car toutes les œuvres avaient été acquisespar la mêmepersonne. Longtemps,je n’ai pas montré ma collection. Elle était dans ma tête. En même temps, j’éprouvais une forme de culpabilité envers les artistes. Je conservaisleurs œuvres sansles partager.Jene lessoutenais

U

2019 Paris, Adagp, © Pottier

Etienne Moritz232 St.

Sans titre (1984-1998), Hermann Nitsch. Sang et huile sur toile, civière. × 301 × 15 cm. L’artiste appartient au mouvement des actionnistes viennois.

KöLn, Paris, Greve

tampe d’Ernest T, choisie pour introduire l’accrochage: Appellation d’origine contrôlée! Montrer macollection au Muséede

Karsten Galerie

Berlin/Courtesy

Littgemann,

Jochen

Parvis (1937), Louis Soutter. Encre sur papier. « Cette œuvre ne m’a jamais quitté. »

pas.En 2011,des piècesont étéexposéesdans trois lieux différents. elles dialoguaient avec des chefsd’œuvre anciens (Ainsi soit-il ). PrèsdeSaumur,ellesétaient mises enscènedansun cabinetdecuriosités qu’on aurait cru sorti du XIXe siècle : le musée JosephDenais.ABerlin, seulsles artistesfrançaisvivants dela collection avaient -

«J’achète vite, sans calcul. Sans regarder le CV du créateur. Seul parle mon instinct. »

bolique. Il s’agitde ma ville natale, et j’ai beaucoup de souvenirs atta%& fois… Jepeux décrire de mémoire Lac enEcosseaprèsl’orage,deGustave Doré, tellement je l’ai regardé. Grenoble,c’est aussila ville où est néema collection. Tout a commencé en 1987,quand j’ai ouvert une galerie d’art. J’achetais les œuvres que j’exposais. J’étais le meilleur client de la galerieet un piètre vendeur. Pour être marchand, il faut aimervendre.Moi, c’estdécouvrir le travail desartistesquim’intéressait. n dix ans, j’ai organisé une soixantaine d’expositions. & Paris également. Je participais à des Salons, à des foires. Je visitais des ateliers. Au bout du compte, je me suis découvert beaucoupplus collectionneur quemarchand.En 1997,j’ai ferméla galerie,et dans la foulée,je me suis installéà Paris.LaFondation a vule jour et l’aventure de la Maison Rouge a commencé : 131 expositions enquatorze années!

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PAYS :France

RUBRIQUE :Affaires privées pour le pl…

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JOURNALISTE :Antoine De Galbert

PERIODICITE :Hebdomadaire

25 avril 2019 - N°607

Wirth & Hauser Galerie © Kik Dieter

Aanéén (2003), Berlinde de Bruyckere. Cire, résine epoxy, couverture et table. 124 × 205 × 132 cm.

avecqui jel’ai acquise.J’achètesur-

TRIPTYQUE tout dans les galeries.Dansles ateÀVISITER

2019 Paris, Adagp, © Vautier Ben © Pernot Celia

J’aime pas jeter (2015), Ben Vautier, dit Ben. Acrylique et objets divers sur bois. 133 × 141 × 29 cm. Elle ouvre l’expo de Grenoble.

La collection a grandi en parallèle. J’aiaccumulé2000 œuvres. taines.L’expositionde Grenobleme prive ainsi temporairement d’une œuvre de Louis Soutter qui ne me -quitte jamais. Au cours des deux dernières décenniesde savie, l’artiste, reclus dans un asile de vieillards, peignait avec ses doigts. Ce n’estpas de l’art brut au sensoù on l’entendd’habitude: Soutterétait un homme cultivé, il avait reçu une vraie formation artistique. Cessilhouettes tracées à l’encre noire m’ont toujours bouleversé. Une toile lacérée deLucio Fontana a égalementpris le cheminde Grenoble. Elle m’accompagnedepuis vingt ans,àla fois silencieuseet violente. Parmi toutes les œuvres que j’ai achetéesdepuistrente ans, certaines m’intéressent moins aujourd’hui qu’hier. Ce qui ne n’empas sesamourspassées.Il m’arrive très rarement de revendrel’une ou l’autre, sauf si l’évolution de son auteur me déçoit. Par exemple, quandil tombe dans la facilité du marché. Pour ma part, j’achète vite. Sans calcul. Sansjamais regarderle curriculum vitæ du créateur.Seulparle

mon instinct. Jem’intéresseà tous y compris l’art brut qui me touche beaucoup.Par exemple,l’œuvre de Marcel Storr (1911-1976),balayeur de laVille de Paris,qui, à lamanière du facteur Cheval, a composédes cathédrales à ses heuresperdues. Leur dessinesttellementminutieux qu’il émeut. Grenoble,j’ai choisi de montrer unefeuille inachevée,dont seule une partie est coloriée. Elle distille une indicible poésie.Un jour, àl’école des Beaux-Arts, j’ai acheté une œuvre d’un jeune élève,Thibault deGialluly. A l’époque,il n’était pas encorediplômé.Sauferreur demapart, c’était la première fois qu’il vendait quelque chose! C’est son professeur, JeanMichel Albérola,quiavait attirémon attention sur lui. Pour l’exposition, j’ai choisi l’hommageplein d’irrévérencequ’ilrend aux ready-madede Marcel Duchamp. Jeme souviensde chaqueachat, et c’estsansdoute un trait commun à beaucoup de collectionneurs. En voyant l’œuvre, je peux dire où, quand,comment,et éventuellement

Souvenirs de voyage, du 27 avril au 28 juillet, Musée de Grenoble. 5, place de Lavalette. Tous les jours, sauf mardi, de 10 h à 18 h 30. Tarif : 8 euros. www.musee degrenoble.fr. Le monde en tête, du 6 juin 2019 au 15 mars 2020, Musée des Confluences de Lyon. 86, quai Perrache. Tous les jours, sauf lundi, de 11 h à 19 h, jeudi jusqu’à 22 h. Tarif : 9 euros. www.museedes confluences.fr

tistes attendent tant de nous que nous les décevons souvent. Une collection, c’estsouventun portrait en creux. La miennerévèle mes inquiétudes,pour ne pas dire mesobsessions.Ainsi, j’ai accumulébeaucoup de croix. A Grenoble, elles sont présentées dans la dernière salle de l’exposition intitulée « Audelà ».Sansdoutel’art aide-t-ilaussi à conjurer nos peurs… e montre une installation de l’Autrichien HermannNitsch, quiappartient à la génération traumatisée par la Seconde Guerremondialeet aumouvement des actionnistes viennois.En déliquescence,les corps de cire de l’artiste belgeBerlindede Bruyckere

J

commencéà m’intéresserà l’art primitif dans les annéesde ma galerie grenobloise.J’ai d’abordrecherché des masquesou desstatuettes.Peu à peu,jemesuistournévers l’ethnographie, plus ludique et moins onéreuse.J’aiainsi réuniune collection de 500 coiffes, issues d’Afrique, t-ie exposéesà la Maison Rougeet que je n’ai pasvoulu séparerquand j’ai fermé le lieu.C’estpourquoi j’en

A

Cabinets de curiosités, du 23 juin au 3 novembre, Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture, Landerneau (Finistère). Tous les jours de 10 h à 18 h. Tarif : 8 euros. www.fonds-culturelleclerc.fr

de Lyon, où elles seront exposées cet étéà partir du 6 juin. Accumuler, c’est un peu pathologique. S’entourer d’objets rassure. J’ai des amis chez lesquels on ne peut plusfaire unpas.Pour mapart, j’essaiede me contrôler, de m’entourer d’œuvresavecparcimonie.Il y a une dimensionvirtuelle dans la collection ; elle est en nous avant

Vu/Sp Agence /

Deschamps

Pierre-Olivier

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PAYS :France

DIFFUSION :424521

PAGE(S) :46 SURFACE :31 % PERIODICITE :Hebdomadaire

26 avril 2019 - N°1809

ANTOINE DE GALBERT Collectionneur mécène La Maison rouge a fermé, son fondateur

continue

mais

de professer

son

amour pour l'art avec deux expositions. VILLENATALE.Parce qu'il a grandi à Grenoble,

il a accueilli

cadeau la proposition de sa collection

comme d'une

personnelle

musée de son enfance

dans le

(1). Les 150 pièces

qu'il a choisies montrent de ce collectionneur

un

exposition

la cohérence

éclectique.

VOYAGEINTÉRIEUR.Del'artbmtà l'art contemporain

ou à l'ethnographie,

les salles déroulent

ses passions et

regroupent électives

les artistes par affinités : David Goldblatt

Cohen, Antonin

et Steven

Artaud et Man Ray...

TOURDU MONDE ATYPIQUE. Le voyage continue Confluences

au musée des

(2), à qui Antoine

Galbert a donné sa collection Leur beauté transporte de chamanes,

guerriers

de de coiffes.

dans u n ailleurs oit danseurs...

(1) Souvenirs d e voyage. La collection Antoine

de Galbert. du27avril au 28 juillet,

auMuséedeGrenoble, museedegrenoblefr (2) Le munrie e n tôle, la donation

Ai',toute

de Galbert. du 6 juin au 15mars2020, au Musée desConfluences,ùLyon.

museedesconfluaices.fr

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PAYS :France

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JOURNALISTE :Marie-Eudes Lauri…

SURFACE :352 % PERIODICITE :Hebdomadaire

30 avril 2019 - N°3693

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PAYS :France

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JOURNALISTE :Marie-Eudes Lauri…

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30 avril 2019 - N°3693

: Quelle .

CULTURE

Les états d'art de

Antoine de Galbert

Six mois après la fin de la Maison rouge, audacieux lieu d'exposition parisien, ce mécène et collectionneur est très sollicité. À Grenoble, où est dévoilée une partie de sa collection, à Lyon, où est exposée sa donation de 500 coiffes, et à Landerneau, où il participe à l'exposition consacrée aux cabinets de curiosités. Pas de quoi griser cet homme sincère et généreux qui vit par et pour l'art. Propos recueillis

Enfant,

j ' a l l a i s au musée

de Grenoble

voir

p ar Marie-Eudes

l a momie

et l 'Intérieur aux aubergines de Matisse. J'aime les musées et celui-là en particulier, j'y ai to u t appris et suis heureux qu'une partie de ma collection y soit montrée. Avec le directeur Guy Tosatto, nous avons choisi 150 réparties en 17 salles et autant de t h è m e s , la folie, la beauté, les Flandres, les bâtisseurs... Je suis un mangeur c'est ma façon de m'exprimer avec une fascination pour la différence et l'expression de la folie. Collectionner, c'est conjurer ses peurs. œuvres

d'œuvres,

Je porte intitulée

un regard a f f ec t u eu x sur l'exposition de Lyon Le monde en tête. J'ai fait don au musée des

Confluences de cinq cents coiffes entier, une collection commencée

ethnographiques il y a vingt-cinq

du monde ans. D'abord

initié par des amis à l'art primitif, j'ai pris conscience qu'il me faudrait trois vies pour être compétent sur un sujet si immense. Je me suis mis à acheter des plumes et to u t e sorte d'autres matériaux par pure sensualité, me rendant compte que tous les humains se couvraient la tête. J'y ai vu un message universel, au m o m e n t où le grand chambardement démographique nous perturbe, une manière de dire que la différence est la seule réponse à notre inquiétude. Dans la même veine, j'ai commencé à photographier des cimetières. Dès que l'on s'aventure dans un domaine universel, to u t devient juste. Rien n'est morbide, c'est passionnant.

Bien sûr, j e côtoie

so u v en t l e monde

livre sur la religion, mais sur Dieu, sur sa vision panthéiste que je partage t o u t à fait. Quand j'ouvre la fenêtre le matin dans ma maison de l'île d'Yeu, j e crois en Dieu. Je ne sais pas bien lequel ni pourquoi, mais il y a des moments tellement beaux de la vie, qu'ils vous dépassent. Impossible de se résoudre à n'être qu'une carcasse.

J e me su i s beaucoup i n t ér essé à l a littérature de l a fin e e d u xrx et d u d éb u t d u x x si ècl e: Kipling, Loti, Lesseps, Rimbaud.

Ces écrivains

aventuriers,

Prévost

rêver. Plus tard, je suis devenu voyageur, mais pas aventurier. On est toujours fasciné par ce que l'on n'est pas. Idem pour l'art, ce pour quoi j'achète parfois des violentes ou gênantes. C'est œuvres

la facette

d'un caractère,

Au cinéma,

poètes,

m'ont

fait

mais pas réellement

j'ai v u Rebelles,

un autoportrait.

de rire avec

un film tordant

Cécile de France, Yolande Moreau et Audrey Lamy, scénario féministe et drôle, dans la veine de ceux d'Albert Dupontel, dont je raffole. Trois ouvrières d'une conserverie de poisson tuent leur patron harceleur. Pour s'en débarrasser, elles le font disparaître dans les boîtes de thon. S'ensuit to u t e une série de rebondissements. Je ne suis plus le cinéphile d'autrefois, incollable sur le cinéma italien ou la nouvelle vague. J'y vais désormais pour me détendre. Je regrette qu'il y ait t r o p de films à la durée de vie tr o p courte. C'est la même chose pour toutes les disciplines artistiques. Dans les arts plastiques, la moindre frontière traversée et vous découvrez deux cents artistes. Nous n'avons plus qu'une attitude possible: picorer. Passionnant to u t de même.

Ma f e mme e st co n sei l l èr e pour l es arts plastiques à La Scala, nouvelle

« Quand j'ouvre la fenêtre le matin dans ma maison de lîle d'Yeu, je crois en Dieu. »

c u l t u r e l , mais je ne suis ni un spectateur assidu ni un grand lecteur ni un mélomane averti. Les livres ont tendance à venir à moi, offerts ou trouvés dans une gare. Je viens de lire avec bonheur Frère d'âme de David Diop (Seuil), auteur français d'origine sénégalaise. Son évocation de la Grande Guerre mêle magie et carnage avec un souffle extraordinaire. Je viens de terminer La dernière fois que j'ai rencontré Dieu, l'essai de Franz-Olivier Giesbert (Gallimard), à contre-courant de la bien-pensance anticléricale actuelle. D'ailleurs ce n'est pas un

Kessel,

Lauriot

salle parisienne que j e fr é q u e n t e d o n c souvent. Je viens d'y voir Raoul de James Thierrée, le petit-fils de Charlie Chaplin, un spectacle très vivant, to u t ce que j'aime, mêlant musique, danse, poésie et art. Éblouissant!

De moins en moins de médias, j e suis

consommateur t r è s téléphage.

J'adore zapper à travers j e ne sais combien de chaînes. On l'oublie, mais c'est t o u t de même extraordinaire d'avoir accès à t o u t ça. Je m'arrête sur les documentaires animaliers, le lion qui mange la gazelle, le serpent de cinq mètres de long. J'ai toujours aimé ça.

J e vais

régulièrement

à l'Opéra,

nés. Je le fais c o m m e une sorte

où nous sommes abon-

d'apprentissage,

n'y connaissais rien. Petit à petit, j e me mets spectacle total, le drame, l'orchestre, les grands pas encore capable de corréler le nom d'une musical, mais j'y travaille.

puisque

je

à aimer ça, le airs. J e ne suis et son style

œuvre

Souvenirs de voyage, la collection Antoine de Galbert, jusqu'au 28 juillet au musée de Grenoble (Isère), museedegrenoble.fr Le monde en tête, donation Antoine de Galbert, du 6 juin au 15 mars 2020, au musée des Confluences, à Lyon (Auvergne Rhône-Alpes), museedesconfluences.fr Cabinets de curiosités, du 23 juin au 3 novembre, au Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, à Landerneau (Finistère), fonds-culturel-leclerc.fr

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PAYS :France

JOURNALISTE :Tom Laurent

PAGE(S) :94 SURFACE :91 % PERIODICITE :Bimestriel

1 mai 2019 - N°88

/

À gauche : Vue de l'exposition

C O LL E CT I O NN E R

Souvenirs de voyage, Musée de Grenoble,

2019. Au mur à droite

À droite : Arnulf Rainer. Angst (Angoisse). 1969-73, pastel gras sur épreuve gélatino-argentique

:

/

Œuvre

de Mari Katayama.

marouflée

sur bois, 120 x 88 cm.

LES MANIES ET LES TÊTES D'ANTOINE DE GALBERT Si Antoine fermer

de Galbert

la maison

qui avait

largement

de l'exposition d'activité

à Paris, n'en

entreprenant. accueille

de

œuvres

coiffes,

musée est

ce

pas

des

montrée

de Grenoble

2017

y

de bibelots la mention

«J'aime pas jeter», appelle à y rentrer. Réponse en biais aux propres interrogations d'Antoine de Galbert? On dit souvent que la collection est un de voyage.

Vn inonde

en tête. La donation

de l'actionniste Arnulf Rainer. Dans les marges, l'un des chantres de l'art

éclaire sur la «tabagie», comme il la nomme lui-même, du collectionneur.

brut à Paris - mais « qui en a assez qu'on ne l'associe qu'à ça, car ça ne

que l'on doit au tout jeune Scemama de Gialluly - ainsi

qu'une roue de bicyclette en carton post-ready-made,

durant.

Souvenirs

d'emmerdes écrit en vertes sur fond rose

au

vise le fait même de Une boîte où sont

accumulés une foultitude collectés par Ben, portant

Collectionneur grosses pattes

L'œuvre,

À Grenoble, l'exposition Souvenirs de voyage s'ouvre avec une salle dont l'autodérision collectionner.

Witkin, la sculpture de Berlinde de Bruyckere ou l'art de sang et de soi

Thibault

à Lyon, un an

autoportrait de celui qui la détient : si cela est vrai, la présence ici du

de

sa collection en

Confluences presque

moins

exposition

que

donnée

le champ

collectionneur

reste

grande

tandis

de lieu

ses 14 années

Le musée une

a décidé fin 2018,

ouvert

pendant

infatigable

ses

rouge

La collection

bricolée réalisée

représente que 10 % de la collection» - évoque le rôle de la galerie Lumières des Roses à Montreuil, d'où il sort des clichés de Zorro, double

alors qu'il avait 25 ans - , rappelle l'une des qualités du fondateur de

travesti d'un anonyme actif de 1940 à 1970. Ce qui est grimé l'attire de

feu la maison rouge. Découvreur soutenant souvent des artistes

en dès

fait, que ce soit chez le duo anglais Gilbert & Georges et l'Autrichien Urs

l'école, De Galbert expose ici une de ses récentes acquisitions : les photo-

Luthi pour l'image de soi, ou même dans la rigueur géométrique, où ses

graphies encore inconnues en Europe de la Japonaise Mari Katayama,

élections Morellet.

«mutilée de naissance, qui s'embellit et pose pour se \réparer\ », comme

ment le potentiel de transformation du statut des choses et des êtres, une

il l'explique. Un choix qui recoupe sa passion pour les mises en scène

manie bien salutaire que les coiffes qu'il a collectionnées, visibles à Lyon, disent également. I Tom Laurent

«presque Antoine

Antoine

morbides»

de Joël-Peter

le poussent Autant

vers François qui affir-

d'œuvres

de Galbert.

de Galbert.

Musée de Grenoble. Du 27 avril au 28 juillet 2019 Musée des Confluences, Lyon. Du 6 juin 2019 au 15 mars 2020

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PAYS :France

JOURNALISTE :Alix Hapy

PAGE(S) :66 SURFACE :210 % PERIODICITE :Bimestriel

1 mai 2019 - N°76

La culture,

MILLENIALS

Descoiffesà profusion Étonnantes etparfois même spectaculaires, lescoiffessontdesaccessoires d'apparat, présentes danstouteslescultures dumonde, etquiattisent lacuriosité parleur richesse etleurvariété. Antoine deGalbert, fondateur delaregrettée Maison Rouge à Paris, atoujours étéfasciné parelles: pendant vingt-cinq ans,il enaréuniprès de 500.Unecollection unique etincroyable qu'iladécidé deconfier en2017, auMusée desConfluences deLyon, complétant ainsilefondsethnographique del'institution. L'exposition nousplonge aucœurdecettepassion etnouspropose untourdumonde de lacoiffe.Merveilleux. COIFFE-BONNET,RORIRO-RI

DIADÈMEDEMARIAGEPOURFEMME.SITHIMUKUT

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8 mai 2019 Lien : https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Antoine-Galbert-Je-suis-mecene-eclectique2019-05-08-1201020321

Antoine de Galbert  : « Je suis un mécène éclectique » Entretien Après avoir fermé La Maison rouge, à Paris, le collectionneur multiplie les expositions et lance des actions de mécénat.

Antoine de Galbert. ANNIE VIANNET/MAXPPP

La Croix : La Maison rouge, votre lieu d’exposition à Paris pendant près de quinze ans, a fermé à l’automne 2018. Où en êtes-vous ?

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Antoine de Galbert : J’ai plusieurs projets d’expositions en cours. La première vient d’être inaugurée au Musée de Grenoble, ma ville natale, avec 150 œuvres de ma collection. Je l’ai appelée Souvenirs de voyage, comme au retour d’un long périple, une vie émaillée de découvertes, de rencontres étranges. La deuxième ouvrira début juin au musée des Confluences à Lyon. On y verra près de 350 coiffes du monde entier, sur les 500 que j’ai offertes à ce musée. Elles seront présentées comme une grande forêt dans une salle immense, avec quelques films. Puis je participerai cet été, avec une vingtaine d’autres collectionneurs, à une exposition sur les cabinets de curiosité au Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, de Landerneau. J’ai sélectionné des œuvres autour de la figure animale, en écho à cette citation de Gandhi : « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. » Ensuite, j’aimerais trouver un centre d’art pour montrer les très jeunes artistes de ma collection… Votre Fondation continue parallèlement des actions de mécénat ? Antoine de Galbert : Oui. J’ai choisi d’aider le Musée de Grenoble à acquérir des œuvres contemporaines. Évidemment par rapport aux montants offerts récemment pour Notre-Dame, je me sens un petit mécène, obstiné mais un peu ridicule. Malgré tout, pour le musée de Grenoble, ce soutien compte. Il pourra permettre de faire rentrer chaque année des œuvres de jeunes artistes dans sa collection. La fondation va aussi délivrer des bourses pour aider certains étudiants de l’École du Louvre qui manquent de moyens pour mener à bien leurs recherches. J’aide aussi des artistes sur des projets ponctuels ou l’édition de catalogues comme celui des dessins de Stéphane Mandelbaum, actuellement exposés au Centre Pompidou. Je viens d’ailleurs de donner au Musée national d’Art moderne une œuvre monumentale de ma collection, la Womb House de

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l’Atelier Van Lieshout, un utérus géant à l’intérieur duquel se trouve un lit, une douche… Vous avez enfin des projets éditoriaux… Antoine de Galbert : Nous poursuivons, avec Patricia Falguière, la collection « Lectures Maison rouge » qui va publier prochainement deux anthologies de textes, la première sur l’émergence de l’art africain moderne et contemporain, et l’autre sur l’art brut aux États-Unis, proposée par Barbara Safarova. Entre-temps, nous publierons Old Mistresses, première traduction d’un texte fondateur de la pensée féministe en histoire de l’art. Je réfléchis aussi à une collection de petites monographies d’artistes bizarres, qui auraient eu leur place à La Maison rouge si je n’avais pas décidé d’en cesser l’activité.

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17 mai 2019 Lien : http://www.chine-info.com/french/lachineenfrance/Ar/20190517/321581.html

Exposition « Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert » - Lyon (du 6 juin 2019 au 15 mars 2020) Le musée des Confluences de Lyon inaugure prochainement une nouvelle exposition :Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert(du 6 juin 2019 au 15 mars 2020). Cette exposition événement transportera le visiteur à la découverte de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. Parmi eux, une sélection coiffes dans le monde chinois.

Bonnet d’enfant au motif de protection - Seconde moitié du 20e siècle - Asie, Chine, provinces du Sud-Ouest, nord de la Thaïlande, Laos, Viêtnam, Myanmar, populationyao- Coton, laine, alliage cuivreux - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

L’humanité se couvre la tête. Étonnante, parfois spectaculaire, la coiffe la protège du soleil ou des intempéries. Elle confère à l’individu qui la porte une protection toute symbolique aussi. Couvre-chefs, bonnets de plumes et couronnes peuvent être des emblèmes de pouvoir ou d’identité. Dans bon

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nombre de sociétés, elles marquent le statut de l’individu : jeune marié, danseur, chamane, guerrier ou monarque…

Coiffe de théâtre - Dynastie Qing (1644-1911) Asie, Chine - Carton, plumes (martin-pêcheur), textile, métal, perles, verroterie, poils (chèvre) - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Du cheveu à la coiffe Les cheveux poursuivent leur croissance durant toute l’existence et symbolisent à ce titre la puissance et la vitalité. Cette signification conduit à ce que la chevelure entre dans la composition de certaines coiffes. En Chine, les coiffes des femmes miao à longues cornes sont des marqueurs ethniques spectaculaires. Plus discrètement, elles les relient à une lignée d’ancêtres. Les mèches de cheveux reçues des mères, grands-mères et arrière-grands-mères sont raccordées à leur propre chevelure également augmentée de tresses en coton. Cette « ligne de vie » permet aux vivants et aux parents défunts d’interagir. Voir vidéo (sous-titrée en anglais) : Une protection physique et symbolique Au quotidien, les coiffes protègent du soleil et des intempéries, mais s’interposent également aux forces de l’invisible. La tête, siège des principes vitaux, et ses différents orifices – yeux, oreilles, nez, bouche – doivent être à l’abri de toute intrusion. En Chine, les futures mariées se préservent des forces

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maléfiques en portant un diadème avec des motifs reproduisant des scènes de la mythologie, des représentations d’oiseaux, de fleurs et de feuilles.

Diadème aux phénix, fengguan - Seconde moitié du 20e siècle - Asie, Chine, province du Guizhou, ville-district de Kaili, population miao, groupekranong - Alliage d’argent - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

L’entrée dans l’âge l’adulte, le mariage, la maternité, la mort, donnent lieu à des rituels aux cours desquels les individus revêtent une coiffe symbolisant cette étape de la vie ou ce passage. Les caractéristiques du couvre-chef permettent de situer à quelle période de son existence se trouve un individu.

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Chapeau de femme mariée - 20e siècle - Asie, Chine, région de Jiasa, province du Yunnan, district de Xinping, population yao, groupe t’aïsaï- Bambou, coton, perles de verre - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Des objets de communication Les coiffes permettent d’identifier au premier regard la place de chaque individu dans la société et de l’assigner à son rôle. Elles sont déterminantes pour l’organisation sociale d’une population. La nature des différents ornements, la richesse de la parure, constituent autant d’indicateurs qui nous éclairent sur l’âge ou la situation de la personne qui le porte. En Chine, dans la province de Yunnan, tandis que les femmes âgées portent un couvre-chef orné d’un phénix, symbole de bonheur conjugal et de longévité, les petites filles se coiffent d’un calot décoré de fleurs évoquant les cinq filles d’or, un thème récurrent dans la tradition orale bai.

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Coiffe cérémonielle de femme âgée - 20e siècle - Asie, Chine, province du Yunnan, région de Dali, population bai - Argent, textile, pierre, verroterie, carton - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

« Dis-moi ce que tu portes et je te dirai qui tu es ». La coiffe représente un moyen d’afficher son statut social au sein d’une communauté ou d’affirmer son appartenance ethnique. Les plus précieuses d’entre-elles constituent souvent un signe extérieur de richesse ou de pouvoir.

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Coiffe d’hiver de fonctionnaire ou mandarin - Fin du 19e - début du 20e siècle - Asie, Chine, région du Nord - Structure en carton, satin, soie, fourrure (loutre de mer), laiton - Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine de Galbert a réuni depuis presque 30 ans plus de 500 coiffes, auprès de galeristes, d’antiquaires, au cours de ses voyages, au fil de ses rencontres et de ses coups de cœur, émerveillé qu’il fût par leur beauté ou l’étrangeté de leurs formes. En 2017, il a choisi de donner au musée des Confluences l’ensemble de son extraordinaire collection. Le catalogue de l'exposition, richement illustré de photographies inédites, emmène le lecteur à la découverte de plus de cinq cents coiffes, symboles des cultures du monde. Une coédition musée des Confluences – Le Seuil 332 pages et près de 700 images – Relié - 240 x 285 mm Parution 6 juin 2019 En vente au musée des Confluences et en librairie Prix : 42 € Exposition « Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert » Du 6 juin 2019 au 15 mars 2020

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PAYS :France

DIFFUSION :424521

PAGE(S) :15

JOURNALISTE :B.D.

SURFACE :16 % PERIODICITE :Hebdomadaire

17 mai 2019 - N°0421 - Lyon Madame

EXPOSITION

TÊTE haute Courez au musée des Confluences pour admirer

les trois cents coiffes

de la donation collection

issues

de Galbert.

époustouflante,

vingt-cinq cultures

Antoine

réunie

Cette durant

ans, révèle la diversité à travers le monde.

des

Nacre, osier,

rubans, perles, plumes,

cuir, ornent

ces chapeaux

aux fonctions

éclectiques.

sublimes

De la couronne

de monarque

à la parure des jeunes mariés, par les coiffes de guerriers chamanes,

ces créations

beauté renversante.

en passant

ou de sont d'une

Ponctuée

de musique

et de films dévoilant

d'étonnants

rituels,

nous transporte

l'exposition

dans une multitude

usages

de pays. B.D.

Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert . du 6 juin au 15 mars 2020. www. museedesconfluences.fr

21 Tous droits de reproduction réservés


19 mai 2019 Lien : https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/culture-africaine/des-coiffes-africainespresentees-a-l-exposition-le-monde-en-tete-au-musee-des-confluences_3444411.html

Des coiffes africaines présentées à l'exposition Le Monde en tête au musée des Confluences Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge, espace dédié à l'art qui a fermé en octobre 2018 à Paris, a offert la totalité de sa collection de près de 500 coiffes récoltées aux quatre coins du monde. Y figurent des couvrechefs africains. A découvrir à Lyon du 6 juin 2019 au 15 mars 2020.

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"Il y a une trentaine d’années, Antoine de Galbert eut l'idée de s’intéresser à la manière dont l'humanité se couvre la tête. Il avait constaté que sur tous les continents, quelles que soient les puissances divines, diaboliques ou humaines auxquelles l’on pense devoir se soumettre ou desquelles l'on devrait s'attirer la bienveillance, la tradition était de se parer le crâne", explique Hélène Lafont-Couturier, directrice de ce musée lyonnais, qui met en dialogue les sciences pour comprendre l'histoire de l'humanité. Dis-moi quel chapeau tu portes et je te dirai qui tu es, aurait pu être l'intitulé de cette manifestation. Le couvre-chef ne sert pas seulement à protéger du soleil ou de la pluie, il est aussi une façon d'affirmer un statut, d'identifier un rôle au sein d'un groupe familial politique, religieux… Un guerrier ou un chaman, une jeune mariée ou une veuve, un chasseur ou un roi n'orneront pas de la même manière leurs têtes. Métal, plumes, terre, perles, bois, coquillages... la diversité et la richesse de ces parures sont autant d'indicateurs pour identifier la personne et son rôle. Cherche-t-elle à communiquer avec l'invisible, asseoir son autorité ou simplement éviter un coup de soleil ? Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait l'homme et nous offre indéniablement la réponse. Parmi les centaines de coiffes exposées, découvrez 12 couvre-chefs africains photographiés par Pierre-Olivier Deschamps de l'Agence VU'.

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1|12 Ces hautes coiffes cylindriques à étages étaient portées par les chefs (nkumu) comme symbole public de leur autorité. A l’occasion de certaines cérémonies, elles étaient enduites d’un mélange de poudre de bois, de santal et d’huile, donnant alors une teinte rougeâtre. Traditionnellement, le premier chef d’une lignée devait acquérir un botolo. A sa mort, celui-ci était transmis à son successeur. Les disques en laiton (lofanza) ont servi de monnaie entre les 19e et 20e siècles. Utilisés sur ces coiffes, ils augmentent l’impact visuel et symbolisent la richesse et le prestige du porteur. Pierre-Olivier

Deschamps / Agence VU'

2|12 Symbole de la solidarité familiale et clanique, le pangolin est associé aux grades inférieurs du bwami. Faisant l’objet d’un tabou, cet animal n’est jamais chassé et seuls les individus trouvés morts peuvent servir à la confection de coiffes. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

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3|12 Le jeune homme participant à l’initiation imbalu (circoncision) se signale par cette coiffe en fourrure de colobe guéréza. Destinée à donner une apparence temporaire de sauvagerie aux nouveaux "adultes", ce couvre-chef rehausse leur force et montre leur capacité à faire face sans peur à la violence de l’initiation. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

4|12 Les coiffures des hommes karamojong étaient l’œuvre de spécialistes. Véritables sculptures en terre, elles incorporaient les cheveux du porteur et d’autres cheveux coupés provenant aussi de ses amis ou de sa famille. Les jours de festivité, on prolongeait les inserts métalliques par des plumes d’autruche.

Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

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5|12 La tête du souverain yoruba doit toujours être couverte, car elle est le siège des vertus primordiales. Lors de ses apparitions publiques, le roi (oba) revêt son ornement le plus prestigieux : la couronne ade. Celle-ci est ornée d’une frange de perles, qui préserve ses sujets du pouvoir surnaturel de son regard. Au sommet de la coiffe, un devin place des plantes médicinales, qui protègent et renforcent la puissance du roi. Les oiseaux (au sommet de la coiffe) qui veillent sur ces substances sont associés au pouvoir mystérieux des femmes, sans lequel le roi ne peut gouverner. Pierre-Olivier

Deschamps / Agence VU'

6|12 Les Akan sont constitués d’une quinzaine de peuples comprenant notamment les Baoulé. Grand producteur d’or, il s’agit en Afrique du groupe ayant accordé le plus d’importance à ce métal précieux.

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Qu’il soit massif ou plaqué, l’or est un marqueur social qui orne encore aujourd’hui les parures et bijoux des personnes riches et importantes. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

7|12 En Namibie, dans les populations ovahimba et herero, les âges de la vie étaient traditionnellement signalés par une coiffure particulière, chez les hommes, comme chez les femmes. Succédant aux larges tresses de la petite enfance, trois coiffes féminines marquent les statuts d’enfant, de jeune fille en âge de se marier et de mère. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

8|12

27


Ce chapeau, porté par les adeptes de ce dieu, est couvert de multiples amulettes. Celles-ci permettent à Legba, le messager, de manifester ses pouvoirs et d’influencer les événements que ce soit pour protéger, guérir ou nuire. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

9|12 Lors de festivités royales, les souverains kuba revêtaient un lourd et prestigieux costume qui pouvait peser plus de 80 kilo. Le coquillage au centre de la coiffe symbolise l’autorité et le pouvoir. Pierre-

Olivier Deschamps / Agence VU'

10|12 28


11|12 Réservé aux hommes, le masque lukuta intervient à l’occasion des cérémonies d’initiation des jeunes garçons, mais également lors de rites agraires. Il incarne un esprit qui veille au maintien et à la transmission des rites. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Ce casque était porté par les jeunes garçons banda-dakpa, lors d’une cérémonie dansée, marquant la fin de la ganza, un rituel de passage à l’âge adulte. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU' 29


20 mai 2019

Lien : https://www.tele-news.net/fr/tunisie/news/des-coiffes-africaines-presentees-a-l-exposition-lemonde-en-tete-au-musee-des-confluences/gwwlmsgrsxqr

Des coiffes africaines présentées à l'exposition Le Monde en tête au musée des Confluences

Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge, espace dédié à l'art qui a fermé en octobre 2018 à Paris, a offert la totalité de sa collection de près de 500 coiffes récoltées aux quatre coins du monde. Y figurent des couvre-chefs africains. A découvrir à Lyon du 6 juin 2019 au 15 mars 2020.

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29 mai 2019 Lien : https://fr.news.yahoo.com/guide-expositions-sciences-avenir-150000483.html

Le guide des expositions de Sciences et Avenir

Retrouvez tous les mois dans l'édition papier de Sciences et Avenir les annonces des nouvelles expositions, mais aussi événements exceptionnels organisés en partenariat avec Sciences et Avenir. Lyon (69) Un ensemble de plus de 500 coiffes de toutes les régions du monde donné par le collectionneur par Antoine de Galbert au musée des confluences. Musée des confluences, 86 quai Perrache, du 6 juin au 15 mars 2020. Rens. : 04.28.38.12.12.

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PAYS :France

DIFFUSION :167011

PAGE(S) :40 SURFACE :31 % PERIODICITE :Mensuel

1 juin 2019 - N°272

Exposition

à Lyon

ANTOINEDE GALBERT NOUS DE... COIFFE ! « En contemplant

ma

jubilatoire

le tour du monde,

de faire

v o y a g e immobile, Antoine à Paris

d'aventure

de Galbert

au musée

e m b a r q u e le visiteur

pouvoir

de

piumes

des

coiffes,

j'ai

le

d'accomplir

intérieure

Il vient

Confluences,

à la découverte et couronnes,

aime

de dire

de la Maison

Rouge

de

de

faire

à Lyon, de

tour

sentiment

une sorte

et mentale»,

fondateur

invétéré.

et d e l'identité.

ces

à tour

don

ses

L'exposition couvre-chefs,

emblèmes

du

Inspirant.

• Du 6 juin au 15 mars 2020, de

de

(ci-dessus),

et collectionneur

5 0 0 coiffes

bonnets

collection

86, quai Perrache,

Monde Lyon,

en tête, la donation

Antoine

museedesconfluences.fr e

1. Diadème de mariage pour femme, début du XXI siècle, Inde. 2 . Coiffe royale d'homme, seconde moitié du XX e siècle, République démocratique

du Congo,

province

du Kasaï, peuple

Kuba.

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PAYS :France

DIFFUSION :42915

PAGE(S) :26

JOURNALISTE :M.M.

SURFACE :49 % PERIODICITE :Mensuel

1 juin 2019 - N°782

LES D'ANTOINE

INTRANQUILLES DE GALBERT

ŒUVRES

O-T

La Maison Rouge a fermé ses portes à Paris l'an dernier, mais deux manifestations avril grenobloises rendent hommage à l'enfant • ™ du pays,AntoinedeGalbert.Collectionneur O O compulsif, passionné et atypique, il se décrit lui-même tel « un mangeur ». juillet Cent cinquante sont proposées au Musée de Grenoble, dans un accrochage comme un particulier aime les concevoir. Le visiteur est accueilli avec u n Souvenirs de voyage signé Ben, ayant donné le titre de l'exposition, car l'art contemporain, ou brut, également défendu par Antoine de Galbert, a toujours été une source illimitée d'explorations intérieures ou physiques. Les * bâtisseurs de l'imaginaire », tels Augusti n Lesage et Michaël Borremans, mènent ainsi librement au médi u m q ue privi légie cet « intoxiqué de la térébenthine » : la peinture. Le collectionneur apprécie ceux qui bousculent non seulement la vue, mais aussi la conscience, de la Belge Berlinde de Bruyckere au Viennois Arnulf Rainer. Encore aujourd'hui, Antoine de Galbert s'enthousiasme pour les plasticiens sortant à peine des Beaux-Artsou bien acquiert sur une foire une découverte incroyable, uniquement parce qu'il l'a trouvée belle. Il forcera le respect par l'espace dédié aux grands classiques Kurt Schwitters, Franz West, Lucio Fontana,Otto Pieneou François Morellet. Lun de ses autres hobbies a été d'accumuler des coiffes (« Connaissance des Arts » n° 684, pp. 92-97), objets d'une donation en 2017 au musée des Confluences, qui les dévoile aujourd'hui. M. M. d'œuvres

* * « SOUVENIRS DE VOYAGE, LA COLLECTION ANTOINE DE GALBERT», Musée de Grenoble,0476634444, www.museedegrenoble.fr * * « LE MONDE ENTÊTE, LA DONATION ANTOINE DE GALBERT», musée des Confluences, Lyon,04283812 12, www.museedesconfluences.frdu 6 juin 2019 au 3 mai 2020. © RÉSERVEZ VOTRE BILLET SUR fc&H ? M il :l fcf «Sliïl BŒ717H

33 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :(30000)

PAGE(S) :24

JOURNALISTE :Bertrand Dumas

SURFACE :100 % PERIODICITE :Mensuel

1 juin 2019 - N°724

LOeil

EN MOUVEMENT ACQUISITIONS

LÀ DONATION CALBERT

L'exposition « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert qui ouvre au Musée des Confluences est l'occasion de découvrir centaines

ANTOINE

de coiffes

offertes

au musée

DE GALBERT

Antoine de Galbert, né en 1955,fut d'abord galeriste à Grenoble avant de fonder La Maison rouge, à Paris,en 2004. Mécène et collectionneur d'art contemporain avant tout, il collecta aussiavec passion des centaines decoiffes et de couvre-chefs représentatifs de toutes les cultures extra-européennes. Une sélection de ces merveilles ethnographiques est exposée

lyonnais,

PARBERTRAND

» les

DUMAS

DIVERSITÉ Pour documenter lesobjets légués,plus de 40 experts ont étéconsultés. Leurs contributions ont permis de préciser les datations et les provenances, d'identifier lesmatériaux et enfin de définir lesusages.Chacune des 336 coiffes et éléments de costume présentésen avant-première cet été a des fonctions pratiques, sociales, identitaires ou symboliques qui reflètent la diversité des cultures du monde.

au Musée des Confluences qui estl'heureux donataire de cet ensemble unique en son genre.

DONATEURS 520 C'est le nombre total de coiffes et autresobjets apparentés offerts par Antoine de Galbert au Musée des Confluences. Une donation décidée en 2017 au profit de cedernier, car le lieu, qui associenature et culture, està l'image des croisements qui ont jalonné la vie du collectionneur. « Remettre l'ensemble de ma collection de coiffes à cette institution est, à cetitre, d'une grande cohérence », explique-t-il.

LYON Les origines rhônalpines du Grenoblois Antoine de Galbert ont compté dans le choix de la dernière demeure de sa collection. En choisissant le Musée des Confluences, Antoine deGalbert s'est souvenu que c'est à Lyon que tout débuta, il y a prèsde trente ans, le jour où il découvrit l'art primitif dans la galerie de Paul Gauzit, place Gailleton.

24

Depuis son ouverture en décembre 2014,le Musée des Confluences attire lesdonateurs. Outre Antoine de Galbert, le Lyonnais Hubert Bonnetain a fait don de sacollection de 6 000 oiseaux exotiques dont lesplus anciens spécimens remontent au XIX e siècle.La collection d'art africain du Musée desConfluences s'est aussi enrichie grâceaux entrées successives des collections Ewaet YvesDevelon (40 objets du Nigeria) et Armand Avril (65 pièces).Pour saluer ceslibéralités et permettre à son public d'en suivre l'actualité, lemusée inaugure la galerie Émile Guimet, nouvel espacespécifiquement consacré aux donateurs et à l'histoire deleurs collections

Coiffe-bonnet, roriro-ri, XXe siècle, Brésil, État du Paré, population kayapo mekrâgnoti, plumes, fibres végétales . ©Photo PierreOlivier Deschamps/Agence VU.

LOeil #724

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PAYS :France PAGE(S) :26 SURFACE :35 %

Domodeco

PERIODICITE :Mensuel

1 juin 2019 - N°89

Coiffe

amovible

d ’homme,

emedot

ou etimat.

Seconde moitié du XX e siècle. Afrique, de L’ Ouganda, population karamojong cheveux, végétales.

métal, perles, plumes Photo Pierre-Olivier

Ornements

nord-est Terre, pigments,

(autruche), textile, Deschamps/Agence

de tête,

Qing Papier-mâché,

fibres VU ’.

Photo

Jinbu

yao.

Fin de la dynastie

Coiffe

(1644-1911) - Asie, Chine laiton, plumes (martin-pêcheur)

Pierre-Olivier

Deschamps/Agence

d ’initiation,

upi ou upe,

vers

1940

Océanie, Papouasie-Nouvelle-Gui née, île de Bougainville. Feuilles de palmier VU ’. Photo

kobu, moustiquaire, feuilles de bambou Pierre-Olivier Deschamps/Agence VU ’

Donation

LE MONDE Pour se protéger, se soumettre, s’embellir, se distinguer, témoigner

EN TÊTE son respect, discipliner ses cheveux, indiquer sa joie ou sa peine...

Les raisons, poussant les êtres humains à se couvrir le chef, leur appartiennent, Fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine deGàlbert

mais elles se ressemblent toutes, en tout point du globe.

a sillonné le monde pendant trente ans pour rassembler 500 coiffes traditionnelles

(perruque d ’initiée papoue, masque sénégalais, casque de circoncis banda, chapeau canadien...) avant d ’effectuer une donation de ce fonds au musée des Confluences. Celui-ci en présente 334, ainsi que des costumes. Après la visite, votre casquette la plus bariolée vous semblera terriblement

sobre...

Du 6juin 2019au 15mars 2020 au musée des Confluences 86, quaiPerrache - 69002 Lyon - www.museedesconfluences.fi ’ - 0/9 =€

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PAYS :France

RUBRIQUE :Graines de coiffeurs à voir

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SURFACE :8 % PERIODICITE :Mensuel

1 juin 2019

Graines decoiffeurs À VOIR

Coiffes à Lyon Àpartirdu6 juin,334coiffeset costumes, dontlesusages, formes, matériaux ettechniques reflètent la diversité descultures du monde,sont exposés aumuséedesConfluences de Lyon(69).Intitulée « Unmondeentête, ladonation Antoine deGalbert »,cette étonnante exposition courtjusqu’àla datedu3 mai2020. Page réalisée par Martine Carret

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PAYS :France

JOURNALISTE :Ann-Lys Thomas

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1 juin 2019 - N°9

A VOI VOIRR AUSSII AUSS Une sélection par la rédaction des meilleures expositions inaugurées pour cet été en« Bouddha, France et àdoréel'étranger. la légende », Les alchimies de Rebecca Horn à Metz

19juin-7 octobre 2019, musée national Arts asiatiques - Guimet,

des

6, place d'Iéna,

75116 Paris, guimet.fr

Après le minimalisme du Sud-Coréen Lee Ufan, le Centre Pompidou-Metz met Berthe Morisot inédite à l'honneur hybride et baroque au musée d'Orsay de Rebecca Horn. En partant du thème Membre à part entière et seule femme de la métamorphose, la rétrospective de l'avant-garde impressionniste, Berthe souligne la diversité de son travail, ses Morisot n'a pas reçu autant d'attention accointances avec le cinéma et ses pairs : que sesconfrères et amis Edouard Manet, Man Ray, Marcel Duchamp, Meret Edgar Degas, Auguste Renoir ou Claude Oppenheim, Luis Bunuel ou Constantin Monet. Pour la première fois, le musée Brancusi. Partenaire, le musée Tinguely, d'Orsay dédie une rétrospective à cette à Bâle, évoque au même moment les peintre de la vie moderne et femme indé« Fantasmagories corporelles » de l'artiste pendante avant l'heure, morte prématuallemande. rément en 1895, en mettant l'accent sur « Rebecca Horn. Théâtre des sesportraits et représentations humaines. l'œuvre

métamorphoses»,

8juin

2019-13janvier

2020, Centre Pompidou-Metz, des Droits-de-l'Homme,

1, parvis

57000 Metz,

« Berthe Morisot»,

18juin-22

septembre

2019, musée d'Orsay, 1, rue de la Légiond'Honneur,

75007 Paris, musee-orsay.fr

centrepompidou-metz.fr

Architectes et designers Félix Fénéon, l'anticonformiste «Seront-ils admis au Louvre ?» se demandait en 1920 Félix Fénéon au sujet des « arts lointains ». Près de cent ans plus tard, le musée du quai Branly revient sur l'apport critique et la collection de ce marchand d'art, chroniqueur et anarchiste notoire. Avant un second chapitre au musée de l'Orangerie et au musée d'Orsay, l'exposition montre un Félix Fénéon en collectionneur visionnaire : une sélection d'oeuvres majeures qu'il a aimées et défendues dialogue avec plusieurs pièces des collections permanentes.

Les architectes Jean Nouvel, Frank Gehry, Norman Foster, Zaha Hadid, Gaetano Pesce, Sou Fujimoto, Shigeru Ban, David Chipperfield ou Odile Decq sont aussi des designers. A travers quelque 300 pièces - meubles et luminaires, séries ou pièces uniques - , la Cité de l'architecture et du patrimoine présente le mobilier de plus de 125 architectes des années i960 à aujourd'hui. Un sujet jusqu'alors peu abordé sur cette période dans les institutions. « Le Mobilier

d'architectes,

29 mai-30 septembre

1960-2020

« Félix Fénéon (1861-1944). Les arts

Cité de l'architecture

lointains

1, place du Trocadéro-et-du-ll-Novembre,

», 28 mai-29 septembre 2019,

musée du quai Branly-Jacques

Chirac,

37, quai Branly, 75007 Paris, quaibranly.fr

Bouddha, le mythe et l'histoire Figure emblématique des collections du musée Guimet, Bouddha est au centre de sa nouvelle exposition, qui esquisse un portrait du fondateur du bouddhisme en racontant les épisodes de savie, de sa naissance à l'accès au nirvâna. Le récit de cette légende dorée est prétexte à dévoiler les multiples représentations de « l'Éveillé » d'une région d'Asie à une autre.

»,

2019, et du patrimoine,

75016 Paris, citedelarchitecture.fr

La Fondation Cartier-Bresson invite Wright Morris Au fil d'une double exposition, la Fondation Henri Cartier-Bresson met en regard le photographe et écrivain américain Wright Morris et le théoricien de «l'instant décisif». Dans ses nouveaux espaces, rue des Archives, la Fondation confronte la vision à la fois littéraire et photographique de Morris sur l'Amérique profonde au regard que Cartier-Bresson

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PAYS :France

JOURNALISTE :Ann-Lys Thomas

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1 juin 2019 - N°9

Cristôbal Balenciaga, robe du soir, tulle de coton brodé, satin, soie, museo del Traje, Madrid. © Ministère

de la Culture.

Photo Jon Cazenave

Francisco de Zurbaran, Sainte Isabelle de Portugal, vers 1635, huile sur toile, museo nacional del Prado, Madrid. © Archives

photographiques

du museo nacional

del Prado

Ornements de tête Jinbu yao, fin de la dynastie Qing (1644-1911), Chine, papier mâché, laiton, plumes (martin-pêcheur), d e Galbert.

collection Antoine

Photo Pierre-Olivier

Deschamps/Agence

VU'

Atelier de Léonard de Vinci, LaJoconde nue, musée Condé, Chantilly. © RMN-Grand Michel

Palais Domaine

de Chantilly/

Urtado

Ci-dessus : Achim Thode et Bebecca Horn, Korperfacher,

Mechanischer

1974-1975,

tirage argentique. © Rebecca Horn

Ci-dessous : tête de Bouddha, stuc, Shahbaz Garhi, Afghanistan,

Workshop

siècles, mission

Alfred Foucher (1895-1897). © RMN-Grand Palais (MNAAG,

ParisJ/Thierry

Ollivier

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PAYS :France

JOURNALISTE :Ann-Lys Thomas

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1 juin 2019 - N°9

« Wright

Morris », Fondation

Cartier-Bresson,

Henri

18 juin-25 août 2019,

79, rue des Archives, 75003 Paris,

18 juin-22 septembre

2019,

Paseo del Prado, 8, 28014 Madrid, Espagne, museothyssen.org

henricartierbresson.org

Natalia Gontcharova prolifique à la Tate Souvent associée à son compagnon Michel Larionov, Natalia Gontcharova n'a jamais bénéficié d'une exposition personnelle en Grande-Bretagne. La Tate Modem répare cet oubli en consacrant une rétrospective à la prolifique artiste russe, qui s'impose dès les années 1910 comme une chef de file de l'avant-garde, avec une qui mêle peinture, décors, design, cinéma et body art. œuvre

« Natalia Gontcharova 6 juin-8

»,

Modem,

Bankside,

Londres

SE19TG, Royaume-Uni,

Les coiffes de la collection Antoine de Galbert à Lyon

« La Collection

Au-delà de la fermeture de la Maison Rouge, à Paris, en septembre dernier, Antoine de Galbert montre volontiers des pans de sa collection. Présentée actuellement au musée de Grenoble, celle-ci s'expose aussi à Lyon, au musée des Confluences, qui a reçu en donation 500 coiffes ethnographiques provenant du monde entier. Au sein de cet ensemble éclectique, l'institution a choisi 350 pièces emblématiques.

Fondation

Louis Vuitton »,

19 juin-29

septembre

« Le monde en tête, la donation Antoine

septembre 2019, Tate tate.org.uk

de Galbert»,

6 juin 2019-15 mars 2020, musée des Confluences, 86, quai Perrache, 69002

Lyon,

museedesconfluences.fr

Sally Mann au Jeu de Paume Après Dorothea Lange l'année dernière, le Jeu de Paume met à l'honneur une autre photographe américaine en organisant la première rétrospective en France de Sally Mann. Des clichés de ses enfants aux paysages de Virginie, l'exposition témoigne de la diversité d'une qui, depuis une quarantaine d'années, s'attache aux questions de l'identité et de la mémoire. œuvre

« Sally Mann. Mille et un passages », 18 juin-22

septembre 2019, Jeu

de Paume, 1, place de la Concorde, 75001 Paris, jeudepaume.org

présente dans des expositions simultanées un choix de pièces de la collection de la Fondation française, ainsi que la collection Chtchoukine.

Etel Adnan parmi les modernes À Luxembourg, le Mudam (musée d'Art moderne) montre un vaste ensemble de peintures, dessins, tapisseries et leporellos de l'artiste et poète libanaise Etel Adnan. Organisée avec le Zentrum Paul Klee (Berne), l'exposition met son travail en dialogue avec des de Paul Klee et d'autres créateurs modernes du xx e siècle qui l'ont inspirée, comme Nicolas de Staël, Georges Mathieu ou l'architecte et designer égyptien Ramsès Wissa Wassef.

Chtchoukine

et « La Collection

»

de la 2019,

musée des Beaux-Arts

Pouchkine,

Moscou, Russie, pushkinmuseum.art « La Collection 29 juin-6

Morozov

»,

octobre 2019, musée

de l'Ermitage,

2, Palace Square,

Saint-Pétersbourg,

Russie,

hermitage.ru

La Joconde nue à Chantilly À Chantilly, le musée Condé promet un «mystère enfin dévoilé», celui de la Monna Vanna, dite «Joconde nue», dont il conserve la représentation la plus célèbre, prétendument réalisée par Léonard de Vinci. A l'occasion du 500 e anniversaire de la mort du maître italien, le musée consacre une exposition à cette autre Joconde (résultats d'examens scientifiques, répliques du modèle, etc.). « La Joconde nue », er

1 juin-6

octobre 2019,

musée Condé, Domaine de Chantilly,

6 0 50 0 Chantilly,

domainedechantilly.com

œuvres

ANN-LYS

THOMAS

« Etel Adnan et les modernes »,

La mode picturale de Balenciaga Le Museo Thyssen-Bornemisza met en lumière les liens entre les créations de Cristôbal Balenciaga et la peinture espagnole du xvi e au xx e siècle. L'association de 90 pièces couture à plus de 50 tableaux issus de collections du pays témoigne de la façon dont le couturier basque a pioché dans l'histoire de l'art espagnole pour forger son style singulier, de la sévérité de Zurbaran à Goya en passant par l'exubérance des Habsbourg. « Balenciaga y la pintura espanola », Museo Nacional

6 juin-8 août 2019, Mudam, 3, Park Drâi-Eechelen,

L-1499

Luxembourg-Kirchner, Luxembourg,

mudam.lu

Morozov à l'Ermitage, Chtchoukine au musée Pouchkine Contemporains de Sergueï Chtchoukine, les frères Mikhaïl et Ivan Morozov furent animés par la même passion collectionneuse que leur compatriote. L'immense ensemble des Morozov est célébré en juin au musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, avant son envol pour Paris et la Fondation Louis-Vuitton à l'automne 2020. Au d'œuvres

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PAYS :France SURFACE :69 % PERIODICITE :Quotidien

5 juin 2019 - Edition Fil Gen

Le musée des Confluences expose les coiffes d'un collectionneur entêté Lyon, 5 juin 2019 (AFP) Tiare népalaise, calot iroquois, toque d'Ouganda, bandeau de l'ouest canadien, diadème du Brésil, chapeau d'armes japonais, perruque de Papouasie, masque-cimier du Vanuatu... Le musée des Confluences, à Lyon, expose la collection obsessionnelle de coiffes d'Antoine de Galbert. Dans la pénombre de la scénographie, c'est un festival de couleurs, de matériaux et de formes. Une carapace de caïman habille un casque du Paraguay, des dents de dauphins ceignent une couronne des îles Marquises ; sur des ornements chinois en papier mâché et laiton éclate le bleu turquoise des plumes du martin-pêcheur. Trois décennies durant, le fondateur de la Maison rouge - haut-lieu de l'art contemporain à Paris qui a fermé ses portes en 2018 - a collecté plus de 500 couvre-chefs en voyageant aux quatre coins du monde, tout en chinant chez antiquaires et brocanteurs de Paris et Bruxelles. Cette traque, c'était une échappatoire à son métier de galeriste, "mon bol d'oxygène", confie Antoine de Galbert. Avec son lot de déconvenues: il croit un jour avoir déniché dans le Grand bazar d'Istanbul une coiffure religieuse juive - simple couvre-théière, apprendra-t-il plus tard. Cette passion "dévorante" a pris fin avec la fermeture de sa galerie du boulevard de la Bastille, et la donation de sa collection. "J'avais toujours imaginé de le faire. Il n'était pas question de conserver mes coiffes, ni de les vendre. Et je voulais le faire dans ma région d'origine", explique ce natif de Grenoble. La cité alpine n'ayant pas de structure adéquate, il s'est tourné vers le musée lyonnais, séduit par son approche mêlant nature et culture. Une aubaine pour l'établissement: "jamais une institution muséale publique n'aurait pu rassembler pareille collection", estime sa directrice Hélène Lafont-Couturier. Quelque 340 pièces tirées de la donation sont exposées dans la plus vaste salle du musée (1.250 m2), protégées par des voiles de tulle ou des vitrines de verre pour les plus fragiles. Beaucoup viennent d'Afrique et d'Asie, les autres d'Amérique et d'Océanie. La plus ancienne, une coiffe résille du Pérou précolombien, est antérieure au 15e siècle ; la plus récente a servi pour un mariage au Bengale au début du 21e. La plus drôle: une casquette de danse papoue en forme de raie qui s'inspire, aussi, d'un couvre-chef porté dans la marine allemande à l'époque où Berlin colonisait la région... La cheffe de projet, Maïnig Le Bacquer, a fait le choix d'une présentation thématique plutôt que géographique, afin d'expliquer les multiples usages de ces coiffes: se protéger du soleil ou des forces de l'invisible ; marquer son âge, son ethnie ou son grade ; affirmer sa force, etc. L'exposition "Le monde en tête" ouvre jeudi jusqu'au 15 mars 2020. ppy/ag/spe Afp le 05 juin 19 à 09 56.

TX-PAR-BEX31

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5 juin 2019 Lien : https://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/le-musee-des-confluences-expose-les-coiffes-dun-collectionneur-entete_2082271.html

Le musée des Confluences expose les coiffes d'un collectionneur entêté

Lyon - Tiare népalaise, calot iroquois, toque d'Ouganda, bandeau de l'ouest canadien, diadème du Brésil, chapeau d'armes japonais, perruque de Papouasie, masque-cimier du Vanuatu... Le musée

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des Confluences, à Lyon, expose la collection obsessionnelle de coiffes d'Antoine de Galbert. Dans la pénombre de la scénographie, c'est un festival de couleurs, de matériaux et de formes. Une carapace de caïman habille un casque du Paraguay, des dents de dauphins ceignent une couronne des îles Marquises ; sur des ornements chinois en papier mâché et laiton éclate le bleu turquoise des plumes du martin-pêcheur. Trois décennies durant, le fondateur de la Maison rouge - haut-lieu de l'art contemporain à Paris qui a fermé ses portes en 2018 - a collecté plus de 500 couvre-chefs en voyageant aux quatre coins du monde, tout en chinant chez antiquaires et brocanteurs de Paris et Bruxelles. Cette traque, c'était une échappatoire à son métier de galeriste, "mon bol d'oxygène", confie Antoine de Galbert. Avec son lot de déconvenues: il croit un jour avoir déniché dans le Grand bazar d'Istanbul une coiffure religieuse juive - simple couvre-théière, apprendra-t-il plus tard. Cette passion "dévorante" a pris fin avec la fermeture de sa galerie du boulevard de la Bastille, et la donation de sa collection. "J'avais toujours imaginé de le faire. Il n'était pas question de conserver mes coiffes, ni de les vendre. Et je voulais le faire dans ma région d'origine", explique ce natif de Grenoble. La cité alpine n'ayant pas de structure adéquate, il s'est tourné vers le musée lyonnais, séduit par son approche mêlant nature et culture. Une aubaine pour l'établissement: "jamais une institution muséale publique n'aurait pu rassembler pareille collection", estime sa directrice Hélène Lafont-Couturier. Quelque 340 pièces tirées de la donation sont exposées dans la plus vaste salle du musée (1.250 m2), protégées par des voiles de tulle ou des vitrines de verre pour les plus fragiles.

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Beaucoup viennent d'Afrique et d'Asie, les autres d'Amérique et d'Océanie. La plus ancienne, une coiffe résille du Pérou précolombien, est antérieure au 15e siècle ; la plus récente a servi pour un mariage au Bengale au début du 21e. La plus drôle: une casquette de danse papoue en forme de raie qui s'inspire, aussi, d'un couvre-chef porté dans la marine allemande à l'époque où Berlin colonisait la région... La cheffe de projet, Maïnig Le Bacquer, a fait le choix d'une présentation thématique plutôt que géographique, afin d'expliquer les multiples usages de ces coiffes: se protéger du soleil ou des forces de l'invisible ; marquer son âge, son ethnie ou son grade ; affirmer sa force, etc. L'exposition "Le monde en tête" ouvre jeudi jusqu'au 15 mars 2020.

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5 juin 2019 Lien : https://fashionunited.fr/actualite/culturelle/une-extraordinaire-exposition-de-coiffes-aumusee-des-confluences/2019060520953

Une extraordinaire exposition de coiffes au musée des Confluences AFP | mercredi 5 juin 2019

Lyon - Tiare népalaise, calot iroquois, toque d'Ouganda, bandeau de l'ouest canadien, diadème du Brésil, chapeau d'armes japonais, perruque de Papouasie, masque-cimier du Vanuatu... Le musée des Confluences, à Lyon, expose la collection obsessionnelle de coiffes d'Antoine de Galbert. Dans la pénombre de la scénographie, c'est un festival de couleurs, de matériaux et de formes. Une carapace de caïman habille un casque du Paraguay, des dents de dauphins ceignent une couronne des îles Marquises ; sur des ornements chinois en papier mâché et laiton éclate le bleu turquoise des plumes du martin-pêcheur. Trois décennies durant, le fondateur de la Maison rouge - haut-lieu de l'art contemporain à Paris qui a fermé ses portes en 2018 - a collecté plus de 500 couvre-chefs en voyageant aux quatre coins du monde, tout en chinant chez antiquaires et brocanteurs de Paris et Bruxelles. Cette traque, c'était une échappatoire à son métier de galeriste, « mon bol d'oxygène », confie Antoine de Galbert. Avec son lot de déconvenues : il croit un jour avoir déniché dans le Grand bazar d'Istanbul une coiffure religieuse juive - simple couvre-théière, apprendra-t-il plus tard. Cette passion « dévorante » a pris fin avec la fermeture de sa galerie du boulevard de la Bastille, et la donation de sa collection. « J'avais toujours imaginé de le faire. Il n'était pas question de conserver mes coiffes, ni de les vendre. Et je voulais le faire dans ma région d'origine », explique ce natif de Grenoble.

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La cité alpine n'ayant pas de structure adéquate, il s'est tourné vers le musée lyonnais, séduit par son approche mêlant nature et culture. Une aubaine pour l'établissement : « jamais une institution muséale publique n'aurait pu rassembler pareille collection », estime sa directrice Hélène LafontCouturier. Quelque 340 pièces tirées de la donation sont exposées dans la plus vaste salle du musée (1 250 mètres carrés), protégées par des voiles de tulle ou des vitrines de verre pour les plus fragiles. Beaucoup viennent d'Afrique et d'Asie, les autres d'Amérique et d'Océanie. La plus ancienne, une coiffe résille du Pérou précolombien, est antérieure au 15e siècle ; la plus récente a servi pour un mariage au Bengale au début du 21e. La plus : une casquette de danse papoue en forme de raie qui s'inspire, aussi, d'un couvre-chef porté dans la marine allemande à l'époque où Berlin colonisait la région... La cheffe de projet, Maïnig Le Bacquer, a fait le choix d'une présentation thématique plutôt que géographique, afin d'expliquer les multiples usages de ces coiffes: se protéger du soleil ou des forces de l'invisible ; marquer son âge, son ethnie ou son grade ; affirmer sa force, etc. L'exposition « Le monde en tête » ouvre jeudi jusqu'au 15 mars 2020.(AFP) Lyon musee AddThis Sharing Button s

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PAYS :France

RUBRIQUE :Mode

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PERIODICITE :Quotidien

5 juin 2019

Le musée des Confluences expose les coiffes d'un collectionneur entêté (AFP) - Tiare népalaise, calot iroquois, toque d'Ouganda, bandeau de l'ouest canadien, diadème du Brésil, chapeau d'armes japonais, perruque de Papouasie, masque-cimier du Vanuatu... Le musée des Confluences, à Lyon, expose la collection obsessionnelle de coiffes d'Antoine de Galbert. Dans la pénombre de la scénographie, c'est un festival de couleurs, de matériaux et de formes. Une carapace de caïman habille un casque du Paraguay, des dents de dauphins ceignent une couronne des îles Marquises ; sur des ornements chinois en papier mâché et laiton éclate le bleu turquoise des plumes du martin-pêcheur. Trois décennies durant, le fondateur de la Maison rouge - haut-lieu de l'art contemporain à Paris qui a fermé ses portes en 2018 - a collecté plus de 500 couvre-chefs en voyageant aux quatre coins du monde, tout en chinant chez antiquaires et brocanteurs de Paris et Bruxelles. Cette traque, c'était une échappatoire à son métier de galeriste, "mon bol d'oxygène", confie Antoine de Galbert. Avec son lot de déconvenues: il croit un jour avoir déniché dans le Grand bazar d'Istanbul une coiffure religieuse juive - simple couvre-théière, apprendra-t-il plus tard. Cette passion "dévorante" a pris fin avec la fermeture de sa galerie du boulevard de la Bastille, et la donation de sa collection. "J'avais toujours imaginé de le faire. Il n'était pas question de conserver mes coiffes, ni de les vendre. Et je voulais le faire dans ma région d'origine", explique ce natif de Grenoble. La cité alpine n'ayant pas de structure adéquate, il s'est tourné vers le musée lyonnais, séduit par son approche mêlant nature et culture. Une aubaine pour l'établissement: "jamais une institution muséale publique n'aurait pu rassembler pareille collection", estime sa directrice Hélène Lafont-Couturier. Quelque 340 pièces tirées de la donation sont exposées dans la plus vaste salle du musée (1.250 m2), protégées par des voiles de tulle ou des vitrines de verre pour les plus fragiles. Beaucoup viennent d'Afrique et d'Asie, les autres d'Amérique et d'Océanie. La plus ancienne, une coiffe résille du Pérou précolombien, est antérieure au 15e siècle ; la plus récente a servi pour un mariage au Bengale au début du 21e. La plus drôle: une casquette de danse papoue en forme de raie qui s'inspire, aussi, d'un couvre-chef porté dans la marine allemande à l'époque où Berlin colonisait la région... La cheffe de projet, Maïnig Le Bacquer, a fait le choix d'une présentation thématique plutôt que géographique, afin d'expliquer les multiples usages de ces coiffes: se protéger du soleil ou des forces de l'invisible ; marquer son âge, son ethnie ou son grade ; affirmer sa force, etc. L'exposition "Le monde en tête" ouvre jeudi jusqu'au 15 mars 2020.

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5 juin 2019 Lien : https://www.france24.com/fr/20190605-le-musee-confluences-expose-coiffes-duncollectionneur-entete

Le musée des Confluences expose les coiffes d'un collectionneur entêté

Le collectionneur Antoine de Galbert au musée des Confluences de Lyon, le 4 juin 2019 AFP

Tiare népalaise, calot iroquois, toque d'Ouganda, bandeau de l'ouest canadien, diadème du Brésil, chapeau d'armes japonais, perruque de Papouasie, masque-cimier du Vanuatu... Le musée des

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Confluences, à Lyon, expose la collection obsessionnelle de coiffes d'Antoine de Galbert. Dans la pénombre de la scénographie, c'est un festival de couleurs, de matériaux et de formes. Une carapace de caïman habille un casque du Paraguay, des dents de dauphins ceignent une couronne des îles Marquises ; sur des ornements chinois en papier mâché et laiton éclate le bleu turquoise des plumes du martin-pêcheur. Trois décennies durant, le fondateur de la Maison rouge - haut-lieu de l'art contemporain à Paris qui a fermé ses portes en 2018 - a collecté plus de 500 couvre-chefs en voyageant aux quatre coins du monde, tout en chinant chez antiquaires et brocanteurs de Paris et Bruxelles. Cette traque, c'était une échappatoire à son métier de galeriste, "mon bol d'oxygène", confie Antoine de Galbert. Avec son lot de déconvenues: il croit un jour avoir déniché dans le Grand bazar d'Istanbul une coiffure religieuse juive - simple couvre-théière, apprendra-t-il plus tard. Cette passion "dévorante" a pris fin avec la fermeture de sa galerie du boulevard de la Bastille, et la donation de sa collection. "J'avais toujours imaginé de le faire. Il n'était pas question de conserver mes coiffes, ni de les vendre. Et je voulais le faire dans ma région d'origine", explique ce natif de Grenoble. La cité alpine n'ayant pas de structure adéquate, il s'est tourné vers le musée lyonnais, séduit par son approche mêlant nature et culture. Une aubaine pour l'établissement: "jamais une institution muséale publique n'aurait pu rassembler pareille collection", estime sa directrice Hélène Lafont-Couturier.

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Quelque 340 pièces tirées de la donation sont exposées dans la plus vaste salle du musée (1.250 m2), protégées par des voiles de tulle ou des vitrines de verre pour les plus fragiles. Beaucoup viennent d'Afrique et d'Asie, les autres d'Amérique et d'Océanie. La plus ancienne, une coiffe résille du Pérou précolombien, est antérieure au 15e siècle ; la plus récente a servi pour un mariage au Bengale au début du 21e. La plus drôle: une casquette de danse papoue en forme de raie qui s'inspire, aussi, d'un couvre-chef porté dans la marine allemande à l'époque où Berlin colonisait la région... La cheffe de projet, Maïnig Le Bacquer, a fait le choix d'une présentation thématique plutôt que géographique, afin d'expliquer les multiples usages de ces coiffes: se protéger du soleil ou des forces de l'invisible ; marquer son âge, son ethnie ou son grade ; affirmer sa force, etc. L'exposition "Le monde en tête" ouvre jeudi jusqu'au 15 mars 2020.

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6 juin 2019 Lien : https://fashionunited.fr/actualite/culturelle/en-image-l-etourdissante-exposition-de-coiffesau-musee-des-confluences/2019060620959

En image : l’étourdissante exposition de coiffes au musée des Confluences Le musée des Confluences, à Lyon, signe une remarquable exposition de coiffes. Intitulée « Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert », elle présente, jusqu'au 15 mars 2020, un inspirant panorama de couleurs et de formes variées. Sélection de quelques unes des 334 coiffes exposées.

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L'exposition a pu voir le jour grâce au don d'Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge à Paris et, par ailleurs, grand collectionneur de coiffes depuis presque 30 ans. Dans un communiqué, ce passionné confie : « dans ma boulimie, je voulais en posséder des salles entières (...) aucun de mes voyages ne pouvait se concevoir sans que j’en revienne avec une coiffe. » Ces surprenants objets d'apparats, témoignages de la diversité des cultures humaines, ont réuni plus de 40 experts. Leurs formes, leurs couleurs et le vocabulaire qui les accompagne ne manqueront pas de susciter l'émerveillement du public.

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PAYS :France

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8 juin 2019 - N°6834 - Cahier 1

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17 juin 2019 - N°1116

Le monde en tête. La dona tion des coiffes Antoine de Galbert. Actuellementjusqu

’au

15 mars 2020 au Musée des Confluences

à Lyon.

wwwmuseedesconfluences.fr

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17 juin 2019 Lien : https://www.connaissancedesarts.com/photographie/les-oeuvres-intranquilles-dantoine-degalbert-11122075/

Les œuvres intranquilles d’Antoine de Galbert

La Maison Rouge a fermé ses portes à Paris l’an dernier, mais deux manifestations grenobloises rendent hommage à l’enfant du pays, Antoine de Galbert. Collectionneur compulsif, passionné et atypique, il se décrit lui-même tel « un mangeur d’œuvres ». Cent cinquante sont proposées au Musée de Grenoble, dans un accrochage comme un particulier aime à les concevoir. Le visiteur est accueilli avec un Souvenirs de voyage signé Ben, ayant donné le titre de l’exposition, car l’art contemporain, ou brut, également défendu par Antoine de Galbert, a toujours été une source illimitée d’explorations intérieures ou physiques. Les « bâtisseurs de l’imaginaire », tels Augustin Lesage et Michaël Borremans, mènent ainsi librement au médium que privilégie cet « intoxiqué de la térébenthine »: la peinture. Le collectionneur privilégie ceux qui bousculent non seulement la vue, mais aussi la conscience, de la Belge Berlinde de Bruyckere au Viennois Arnulf Rainer. Encore aujourd’hui, Antoine de Galbert s’enthousiasme pour les plasticiens sortant à peine des Beaux-Arts ou il

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18 juin 2019 Lien : http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/a-lyon-le-tour-du-monde-en-335-coiffes-18-06-20198095677.php

A Lyon, le tour du monde en 335 coiffes

es coiffes en plumes portées par les Indiens d’Amazonie exposées au musée des Confluences de Lyon, font partie des couvrechefs les plus spectaculaires de la collection d’Antoine de Galbert. LP/Catherine Lagrange

Le musée des Confluences expose une partie de l’incroyable collection du fondateur de la galerie parisienne la MaisonRouge, Antoine de Galbert, amassée en trente ans de voyages. Les plus anciennes pièces datent du XIIe siècle. Pendant trente ans, au cours de ses innombrables voyages, Antoine de Galbert, grand collectionneur d’art et fondateur de la galerie parisienne la Maison-Rouge, s’est passionné pour la manie universelle qu’ont les hommes de se couvrir la tête. Sur tous les continents, il a

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fouiné, chiné des coiffes et rechercher leur histoire. « Aucun de mes voyages ne pouvait se concevoir sans que je revienne avec un spécimen », confirme Antoine de Galbert. C’est ainsi qu’en trois décennies, le collectionneur a rassemblé plus de 500 coiffes dont les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Elles racontent ses pérégrinations mais surtout l’histoire de l’homme, cette nécessité de se protéger le chef devenue avec le temps, symbole d’appartenance à un groupe, à une fonction, une religion… « En contemplant ma collection de coiffes, j’ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d’accomplir une sorte de voyage immobile, d’aventure intérieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit », confie encore le collectionneur.

Certaines sont même fabriquées à partir de cheveux Avec la volonté de préserver ce trésor, Antoine de Galbert a fait don en 2017 de son incroyable collection ethnographique au musée des Confluences de Lyon (Rhône). Ce musée, qui s’attache aussi bien à l’anthropologie qu’aux sciences naturelles, a mobilisé une quarantaine d’experts pour restaurer les coiffes, les étudier, les documenter, et offre aujourd’hui une exposition unique en son genre où l’on découvre 335 des 500 coiffes : de mariage, de pouvoir, de spectacles…, des chapeaux, des casques de guerriers, mais aussi des parures ainsi que cinq costumes, venus essentiellement d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Océanie qui font à leur tour voyager les visiteurs dans leur univers baroque, coloré, insolite et mystérieux. « Antoine de Galbert est un collectionneur instinctif, explique Maïnig Le Bacquer, qui a dirigé le projet d’exposition. Il choisissait ses coiffes pour leur côté esthétique et sensuel. » Certaines sont même fabriquées à partir de cheveux, « symboles de puissance et de vitalité car ils poussent pendant toute la vie », souligne encore Maïnig Le Bacquer. C’est le cas des coiffes à longues cornes des femmes Miao en Chine, fabriquées à partir des cheveux des ancêtres afin de conserver un contact de filiation. Elles sont aujourd’hui tissées en synthétiques pour un folklore destiné aux touristes. Celles en plumes sont peut-être les plus spectaculaires, portées par les Indiens d’Amazonie ou encore ce drôle de bonnet en plumes blanches d’aigle dont le port était réservé à une ou deux personnes du clan. Pour retrouver ses coiffes, Antoine de Galbert doit donc désormais venir entre Rhône et Saône : « Mes derniers voyages, depuis que la donation m’a fait renoncer à chercher de nouvelles pièces, ont perdu de leur sel. Je suis devenu un chasseur sans fusil… » regrette l’aventurier. * «Le Monde en Tête». Jusqu’au 15 mars 2020. Musée des Confluences, Lyon.

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21 juin 2019

CHAPEAUX

DU MONDE ENTIER

Le musée des Confluences , à Lyon , propose un tour du monde ... des chapeaux ! L'exposition «Le Monde en tête» au 15 mars 2020) est (jusqu' le fruit de presque trente ans de pérégrinations du collectionneur Antoine de Galbert . Parmi les 334 pièces sélectionnées , on trouve ce bonnet en peau , orné de décorations , probablement destiné à parer une défunte pour son dernier voyage , ou ce chapeau composé de plumes et de cheveux humains , utilisé lors de festivités papoues ,les sing-sing , dans le but ' d impressionner les participants.

L 'ART ABORIGÈNE

L' HONNEUR

' Depuis le mois de juin , un centre d art unique en Europe a ouvert ses portes , en Suisse , dans lecanton du Valais , près de Crans-Montana la Fondation Opale , consacrée à l'art aborigène australien . Les néophytes pourraient penser que celui-ci se cantonne à des productions traditionnelles ; en réalité , les artistes contemporains , issus parfois de régions très isolées , rivalisent de créativité . est ce que montre la première exposition , « Before Time Began» , au 29 mars 2020 , 80 oeuvres , parmi lesquelles des sculptures , peintures qui présente , jusqu' sur toiles ou sur écorces , et une installation spectaculaire composée de 1500 lances. C'

36 HEURES EN EUROPE Votre coeur balance entre les spectacles de flamenco à Séville , les joyaux historiques de Chypre , le romantisme de la côte Amalfitaine et le hygge de Copenhague ? Ce guide propose 130 itinéraires issus de la rubrique « 36 Hours» du quotidien américain « The New York Times» , qui prouvent que le meilleur du globe peut aussi se trouver à côté de chez vous . «The NYT 36 Hours Europe» , éd . Taschen , 30Euro. CHEZ VICTOR La Hauteville House , où logeait Victor Hugo durant son exil à Guernesey , vient de rouvrir ses portes après rénovation . Le vestibule , le salon rouge , l 'antichambre et le jardin d ' hiver ont été restitués dans leur aspect d 'origine . L'occasion de voir que l'écrivain détournait des objets du quotidien et assemblait du mobilier de styles et de matériaux très différents . est aussi ici il est adonné à des séances de spiritisme pour communiquer avec sa fille défunte Léopoldine ... C'

qu'

AÉROPORT PHARAONIQUE «Le futur est dans les cieux» , disait Mustafa Kemal Atat?rk , fondateur de la République turque , en 1923. Près d 'un siècle plus tard , le nouvel aéroport d ' Istanbul , doté de six pistes d 'atterrissage et capable d 'accueillir 200 millions de passagers par an , semble concrétiser cette prédiction. Son design est signé Andrew Thomas , un architecte londonien , qui est inspiré des plafonds et dômes des mosquées édifiées sous le règne de Soliman le Magnifique. s'

s'

FAMILY FRIENDLY Ces city guides malins prennent la forme de cartes colorier et proposent une sélection de cinquante bonnes adresses ( hôtels , sorties culturelles , repaires gourmands , shopping ...) destinées aux escapades en famille . On doit l ' idée ingénieuse de ces Mini Mini Maps à Ingrid Bauer , qui partage aussi ses découvertes sur son blog « Les Voyages d 'Ingrid» . Six destinations disponibles.

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21 juin 2019 - N°92

Coiffures,

coiffes et chapeaux

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à Tahiti.

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par

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21 juin 2019 - N°92

À GAUCHE

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du XX siècle.

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végétales,

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textile,

fer, terre,

littéraire), tchitrec

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plumes

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d'Afrique). / Agence

VU'.

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21 juin 2019 - N°92

FRANCE CANNES 5 juillet 2019 > 27 octobre 2019 Héros et Esprits de NouvelleGuinée. Musée de la Castre 6, Rue de la Castre

CLERMONT-FERRAND 17 mai 2019 >- Indéterminé Ikats - Tissus de vie. Un voyage de l'Orient à l'Occident Musée de Bargouin 45, rue Ballainvilliers www.cannes.com/fr/culture/museede-la-castre.html

LYON - • 12 mai 2019 Désir d'art, la collection africaine Ewa et Yves Develon - 6 juin 2019 >- 3 mai 2020 Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert Musée des Confluences 86, quai Perrache www.museedesconfluences.fr

NANTES 15 juin 2019 >• 19 janvier 2020 Amazonie - Le chamane et la pensée de la forêt Musée du Château

des Ducs de

Bretagne de Nantes 4, place Marc Elder www.chateaunantes.fr

NOUMÉA (NOUVELLECALEDONIE) Nouvelle exposition permanente Ko Névâ : en commun Centre culturel de Tjibaou Rue des accords de Matignon, www.adck.nc

Tina

PARIS - 28 mai > 29 septembre 2019 Félix Fénéon - >- 7 juillet 2019 Océanie Musée du quai Branly - Jacques Chirac 37, quai Branly www.quaibranly.fr

TOULOUSE >- 30 juin 2019 Ile de Pâques - Le nombril du monde ? Muséum de Toulouse 35, allée Jules Guesde www.museum.toulouse.fr

PUNAAUAIA (TAHITI) septembre 2019 Tupuna ->Transit

>• 20

Musée de Tahiti et des îles - Te Fare Manaha Pointe des Pêcheurs www.museetahiti.pf

VICHY-4 mai 2019 octobre 2019 Congo Paintings Musée des arts d'Afrique 16, avenue Thermale www.musee-aaa.com

>-31

et d'Asie

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27 juin 2019 - N°1753

3 QUESTIONS À

Antoine de Galbert, Fondateur de la maison rouge

Galbert.

de

Mathilde Photo

« Depuis 30 ans que je collectionne, mon regard a beaucoup changé » Depuis la fermeture de la maison rouge, c ’est votre première grande exposition. Dans votre ville natale, revêt-elle une dimension particulière ?

voyage » nous rappelle la modestie que doit avoir le collectionneur face à l ’immensité de l’ histoire de la

Ma collection personnelle a toujours été déconnectée de la maison rouge, même si elle en a souvent inspiré

création. Nous voyageons simplement en picorant des œuvres de manière aléatoire et subjective, avant d etre engloutis par le temps.

la programmation, c’est pourquoi cette exposition ne revêt pas de dimension particulière. En revanche, j ’ai accepté la proposition de Guy Tosatto, le directeur du

Il y a la fondation

Quels sont vos projets aujourd ’ hui ? Antoine

de Galbert qui soutient

des

Musée de Grenoble, avec bonheur. Exposer ici est une aventure logique au regard de mes racines puisque c ’est à Grenoble que j’ ai commencé à collectionner.

projets de mécénat culturel (catalogues, expositions, artistes, etc.). Nous initions actuellement une collabo ration avec l'École du Louvre afin de soutenir, par la création d’un fonds dédié, la mobilité des étudiants

Vos goûts sont éclectiques commun à vos choix ?

dans le cadre de leur recherche doctorale. Concer nant ma collection, j ’aurai une salle au FHEL de Lan derneau dans le parcours de l ’exposition « Cabinets

Le dénominateur

commun

: existe-t J un dénominateur entre les œuvres n’est pas

dans les formes ou les techniques, mais il existe bien un fil rouge, souvent un mystère dont le collection neur n’est pas toujours conscient. Il est un peu comme

de curiosités » organisée par l’ inspiré Laurent Le Bon, qui a ouvert le 23 juin. Enfin, et cela m ’importe beau coup, la donation des 500 coiffes ethnographiques de

un commissaire d’exposition qui juxtapose les œuvres les unes avec les autres pour que l’ensemble fasse sens. Depuis 30 ans que je collectionne, mon regard a beaucoup changé. Je ne parle plus d’art contempo

ma collection au musée des Confluences à Lyon donne lieu, depuis le 6 juin, à une magnifique exposition ac compagnée d’un catalogue important. C’est la pre mière fois que je fais une donation aussi conséquente

rain, d ’art brut ou de tout autre qualificatif. L’art est intemporel et universel, et nous devons tenter d’atta cher moins d’importance à son actualité. Hier, j ’ai

et j ’en suis ravi. La vie d ’une collection ce genre de réflexion.

acheté une photographie de Brancusi datant de 1945 et demain je pourrais acheter un très jeune artiste. Le titre de l’exposition de Grenoble « Souvenirs de

passe aussi par

PROPOS RECUEILLIS PAR JULIE CHAIZEMARTIN

« Souvenirs de voyage » au Musée de Grenoble, jusqu'au 28 juillet.

rouseadaotenabiÊlt

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27 juin 2019 Lien : https://www.parismatch.com/Culture/Art/En-images-decouvrez-l-exposition-Le-monde-entete-la-donation-Antoine-de-Galbert-1633287

EN PARTENARIAT AVEC LE MUSEE DES CONFLUENCES

En images, découvrez l'exposition Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert Paris Match | Publié le 27/06/2019 à 12h00|Mis à jour le 27/06/2019 à 13h57

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Plein Ecran

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Coiffe amovible d’homme, emedot ou etimat Seconde moitié du 20e siècle Afrique, nord-est de l’Ouganda, population karamojong. Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Le musée des Confluences à Lyon expose jusqu'au 15 mars prochain la formidable donation Antoine de Galbert consacrée aux coiffes à travers le monde et le temps. Pendant presque 30 ans, le galeriste et collectionneur d'art contemporain Antoine de Galbert a collecté plus de 500 coiffes, auprès de galeristes, d’antiquaires, au cours de ses voyages, au fil de ses rencontres et de ses coups de cœur. Avant d’acquérir un objet, le collectionneur devait sentir, avoir un contact autant physique qu’intuitif avec celui-ci. Le plus souvent, c’est la forme de la coiffe, avant son histoire, qui s’est avérée déterminante dans son choix. Anciens ou récents, venant d’Océanie, d’Amérique, d’Afrique ou d’Asie, ces couvre-chefs de toutes sortes sont composées de matériaux aussi variés que des métaux précieux, plumes colorées, cheveux, perles, bois, terre, tissu, peaux... Au-delà de leur esthétique, ces coiffes ont chacune des fonctions protectrices, sociales, identitaires ou symboliques et en cela, elles constituent une véritable porte d’entrée sur l’immense diversité culturelle, passée et actuelle de notre monde. « En contemplant ma collection de coiffes, j’ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d’accomplir une sorte de voyage immobile, d’aventure intérieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit. En fait, cette collection reflète une certaine forme de romantisme, nourrie par les lectures des récits des grands voyageurs. », explique-t-il, dans le catalogue Voyage dans ma tête. Après avoir exposé une partie de sa collection à La Maison rouge, espace d'exposition de la Fondation Antoine de Galbert à Paris et après la fermeture de cette dernière, Antoine de Galbert a choisi de faire don de l’ensemble de sa collection au musée des Confluences, à Lyon. « Le musée des Confluences, par son approche interdisciplinaire, est à l’image des croisements qui ont jalonné ma vie. Remettre l’ensemble de ma collection de

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coiffes à cette institution est, à ce titre, d’une grande cohérence. » soulignait en 2018 le donateur. Lyon est également la ville dans laquelle Antoine de Galbert, Grenoblois de naissance a été initié à l’art primitif. Les chiffres donnent une idée plus précise de ce qui est montré au public : 335 coiffes, chapeaux, masques et parures de têtes et 5 costumes sont exposés, avec des objets venus de tous les continents, principalement d'Asie, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Océanie. La coiffe la plus ancienne est une coiffe résille du Pérou précolombien, antérieure au 15e siècle. La plus récente ? : coiffe de mariage du Bengale, début du 21e siècle. Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert Exposition au Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon, jusqu'au 15 mars prochain

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27 juin 2019 Lien : https://www.parismatch.com/Culture/Art/Helene-Lafont-Couturier-la-donation-d-Antoine-deGalbert-raconte-l-humanite-1633563

EN PARTENARIAT AVEC LE MUSEE DES CONFLUENCES

Hélène Lafont-Couturier : "la donation d'Antoine de Galbert raconte l'humanité"

Antoine de Galbert devant sa collection de coiffes. Denis Vinçon

Directrice du musée des Confluences, Hélène Lafont-Couturier nous raconte comment la donation d'Antoine de Galbert est devenue l'exposition Le Monde en tête. Paris Match. Comment avez-vous obtenu la donation d’Antoine de Galbert ?

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Hélène Lafont-Couturier. Le musée des Confluences a ouvert le 20 décembre 2014. Six mois après son ouverture, au mois de juin, j’ai reçu un petit mot manuscrit d’Antoine de Galbert que je ne connaissais pas mais je connaissais sa collection puisqu’il y avait consacré une exposition à La Maison Rouge. Il réfléchissait à un musée pour donner sa collection de coiffes. J’ai pris contact avec lui. Nous nous sommes rencontrés trois fois et lors du troisième rendez-vous, il m’a dit « ma collection est pour vous ». Il cherchait un lieu, je pense que le musée lui a correspondu. Quand on a constitué une collection comme il a pu le faire pendant plus de trente ans, on est très attaché à ces objets, on cherche un endroit où l’on sera sûr que les objets seront bien traités. Nous avons beaucoup parlé de ça. Il avait le souhait qu’il y ait un catalogue raisonné de sa collection, le souhait aussi d’une exposition qu’elle méritait largement. C’est en parlant avec lui que je me suis dit que la question de la reconnaissance par les musées des donateurs était un vrai sujet. Nous avons réfléchi ensemble, avec l’équipe du musée, et nous avons décidé de dédier un espace aux donateurs, une galerie qui prendra le nom d’un donateur important dans notre histoire, Emile Guimet. Dans cet espace de 400 m2 carrés équipés de vitrines, nous rendrons hommage aux femmes et aux hommes qui ont choisi de donner leur collection et quelques coiffes d’Antoine seront présentées dans cet espace. Le musée des Confluences est attaché à la mixité des collections. Nous présentons à la fois des collections qui racontent la Nature et aussi des collections de sciences humaines. Montrer cette diversité au niveau des donateurs permet de raconter l’histoire du musée. Lire aussi :"Confluences est un musée qui ouvre les portes du monde" Dans la donation de la collection, il y aussi une notion de transmission. Oui, de transmission et aussi une volonté de garder une cohérence à la collection. Jamais une institution muséale ne pourrait se permettre de constituer une collection comme celle d’Antoine de Galbert composée de 520 coiffes. Nous ne pourrions pas permettre à un agent de parcourir le monde

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pendant trente ans pour la constituer. La collection est aussi le portrait du collectionneur. Elle lui ressemble. Vous recevez souvent des donations d’une telle importance ? C’est une donation formidable. Cela a été une belle aventure. Antoine nous a porté chance. Nous avons aussi obtenu une donation incroyable de pièces africaines et d’autres qui sont en cours. Je suis surprise du nombre de gens qui nous approchent et des liens qui se tissent pour envisager des donations. Le musée des Confluences répond à un large public et cela interpelle certains donateurs qui ont le désir que leur collection soit montrée. C’est toujours des rencontres formidables. Il y a donc le désir quand les pièces sont vraiment étonnantes de les intégrer dans un parcours permanent.

C’est une construction commune Comment passe-ton de la collection à l’exposition ? Cela se passe d’une manière assez naturelle. On se rencontre, on s’apprivoise, on fait connaissance. Il a pris sa décision assez vite et nous avions du temps avant le départ des coiffes prévues après la fermeture en 2018 de La Maison Rouge (galerie qui exposait une partie des collections d’Antoine de Galbert, Ndlr). Cela a permis aux équipes de se rencontrer. Il y a eu un travail de prise de connaissance, de partage avec les équipes d’Antoine avant même l’enlèvement des coiffes, c’est à dire avant le conditionnement et le déplacement des coiffes jusqu’à Lyon. Ce travail de partage sur les coiffes a alimenté le travail sur l’exposition. J’ai proposé à Antoine d’être présent, de donner son avis sur le choix du scénographe, le déroulé du synopsis. C’est une construction commune. Cette exposition a permis à Antoine de faire le deuil de sa collection. Il nous a transmis des choses. Le musée poursuit le travail du collectionneur, autrement, sur un registre plus scientifique. C’est presque une démarche complémentaire, c’est un autre travail qui se poursuit. Voir aussi : En images, découvrez l'exposition Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert 68


Une création sonore de l’artiste Fantazio marque l’entrée de l’exposition. Comment avez-vous collaboré avec l’artiste ? L’idée est venue lors d’une réunion avec la scénographe Zette Cazalas qui a eu l’idée. Nous cherchions une façon de rentrer dans l’exposition. Dans le catalogue qui accompagnait l’exposition des coiffes à La Maison Rouge, il y avait un texte d’Aline Vidal qui s’intitule «la coiffe des rotateurs». Nous sommes partis de ce texte et nous avons eu l’idée de le faire lire, illustré de coiffes. Antoine nous a signalé Fantazio et nous l’avons rencontré. Il a repris le texte. Il y a une mise en scène sonore de 27 minutes, composée de lectures, de répétitions d’une même phrase…. L’exposition dure jusqu’au 15 mars 2020. Que va devenir la collection ? Une vingtaine de coiffes sera présentée dans la galerie des donateurs et nous alternerons en fonction de la conservation des oeuvres. L’exposition vient de débuter mais nous avons déjà des propositions pour des itinérances à l’étranger. Elle aura donc une deuxième vie après sa présentation à Lyon. L'exposition est un vrai voyage qui s’adresse à tous les publics, adultes et enfants qui sont tous conquis différemment. Cette exposition raconte l’humanité. Les coiffes ne sont pas présentées par continent mais par usage et elles racontent les croyances de chacun, les modes de vie et c’est une ouverture au monde incroyable.

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JOURNALISTE :Olivier Waché

SURFACE :102 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2019 - N°513

[EXPOS]

J U BI L É 3

P HO T OG RA P HI Q UE < > Pour leurs 50 ans. Les Rencontres L E M O N D E E N T ÊT E Bien plus qu'un simple

accessoire

la coiffe

est un symbole,

emblème.

Elle représente

parfois

une

civilisations. Galbert,

identité,

tiplient les expositions

de mode,

un message, parfois

voire

Un statut,

(1 )

un

le pouvoir,

dans

certaines

un métier... Antoine

fonclateurcle

La Maison Rougeà

de Paris,

>Q

en a rassemblé

plus de 50 0 en presque

<n

ans, et en fait don au Musée des Confluences de Lyon. 335 coiffes, parures

de têtes

ainsi à découvrir,

3S

chapeaux,

coutumes

et cultures

Jusqu'au

15 mars2020,

et

sont

ces pièces,

événements,

Construire

l'image...

l'exposition

Weston,

en 1970 pour le premier

festival,

grammée.

les

Parmi les présentée est

repro-

De même, un travail de fond sur les

archives et la collection

des quelque 3 3 00 pho-

tographies

au fil des ans et conser-

constituées

manquer

le Prix Découverte

er

Du 1 juillet

Enfin, ne pas

Louis Roeclerer!

au 22 septembre

«Arles, LesRencontres 13200 Arles,

«Le monde en 86 quai

arme. Habiter,

Pas moins

co m m e Mon corps est une

véesau musée Réattu, est proposé.

du monde.

Musée des Conjluences, 69002 Lyon,

masques

ainsi que 5 costumes et à travers

30

de 16 séquences,

d'Arles mul-

et les thèmes.

2019,

de la

photographie»,

rencontres-arles.com

tête»,

Perrache,

V I L L E EN F Ê T E

museedesconjluences.fr

110 créations

permanentes

(4 )

se déploient

cet

été à Nantes. Suivez la ligne verte pour décou2

HORS NO R M E < > La triennale

Gigantisme

Rencontrez

œuvres.

éléments

remarquables

industrie, et investit 3 lieux du pôle Art contem-

ville, qui se confrontent

porain

artistiques.

de Dunkerque:

la friche

industrielle

de

la Halle AP2. le FRAC Grand Large et le LAAC.

prendre

Cinq thématiques,

Du 6juillet

des centaines

des dizaines d'artistes Jusqu'au z'fS

vrir les

fait le lien entre art et

5janvier2020,

Art & Industrie

« Gigantisme

», Pôle d'art

59140 Dunkei-que,

d'oeuvres

y sont à découvrir...

et

au 1

les de la

avec les installations

Bref, laissez-vous

parce

ou découvrez

du patrimoine

entraîner

et sur-

beau voyage! er

à Nantes», 44000

septembre2019, Nantes,

«Le

voyage

levoyageanantes.fr

-

contemporain,

gigantisme.eu

Sorties Express 19® S a l o n E m m a ù s C 'est le retour

du salon Emmaiis!

70 ans du mouvement, 2

donné sur19000m.

Pour

rendez-vous Le23juin

Versailles, 75015Paris,

les

est

2019, Porte de

einmaus-france.org

Ci rc u i a t i o n ( s) Lefestival

de la jeune

européenne

photographie

revient pour la neuvième

Jusqu'au30juin2019, Curial, 75019Paris,

CentquatreParis,

année. 5rue

104.fr

G é n é r a ti o n e n R é v o l u ti o n Ces 80 dessins issus du Musée Fahre sont le fruit

du travail

la Révolution

d'artistes

âgés de 30 ans lors de

de1789. Jusqu 'au14

juillet2019,

70 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France PAGE(S) :15 SURFACE :10 % PERIODICITE :Bimestriel

1 juillet 2019 - N°15

CHAPEAUX

DU MONDE ENTIER

Le musée des Confluences, à Lyon, propose un tour du monde... des chapeaux ! L'exposition « Le Monde en tête» (jusqu'au 15 mars 2020) est le fruit de presque trente ans de pérégrinations du collectionneur Antoine de Galbert. Parmi les 334 pièces sélectionnées, on trouve ce bonnet en peau, orné de décorations, probablement destiné à parer une défunte pour son dernier voyage, ou ce chapeau composé de plumes et de cheveux humains, utilisé lors de festivités papou es, les sing-sing, dans le but d'impressionner

les participants.

71 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :105209

PAGE(S) :66;68;70;72;74;76;78

JOURNALISTE :Adeline Suard

SURFACE :645 % PERIODICITE :Bimestriel

1 juillet 2019 - N°510

Par ADELINE SUARD

DES LIEUX, DES MICRO-TENDANCES,

DES EXPOS, DES OBJETS... CA BUZZE DANS LA DECO.

Telekom)

Collection Art

ans

(exposition . R

D. Photos

2006

RESTAURANT

I

TERMINUS MONDE Destination deco au restaurant La Gare, entierement repense par Laura Gonzalez. Des suspensions geantes en lin imprime kilim, des zelliges verts, des banquettes aux motifs ikat et des fresques peintes par I'artiste Claire de Quenetain : comme dans les assiettes signees Gaston Acurio, la decoratrice nous emmene en voyage sans quitter les quais de cette ancienne gare parisienne I I www.fagare-paris.com

Arles eclectique et electrique

Kameric Sejla

©

“ Mon corps est une arme ” , “Etat des lieux cles espaces domestiques ” , “La photographic .:pour leur 50e edition, les Rencontres d ’Arles proposent des sequences tous azinmts, comme un etat des lieux d ’une photographic riche, vivante et en perpetuel mouvement. A decouvrir du l erjuillet au 22 septembre. I www

LE COUP

ans

rericorifres-arles

comi

DU CHAPEAU

Ce bonnet en plumes bresilien et ce chapeau de fillette chinois decore de fleurs de pecher font partie de la fabuleuse collection de couvre-chefs d'Antoine de Galbert, forte de 500 pieces aux fonctions protectrices, sociales, identitaires ou symboliques. ces coiffes, j'ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d'accomplir une sorte de voyage immobile, d'aventure interieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit. En fait, cette collection reflete une certaine forme de romantisme, nourrie par les lectures des recits des grands explique-t-il. Offerte au musee des Confluences de Lyon, elle est a decouvrir jusqu'au 15 mars 2020. 1 wwwmuseedescorifluerices fr

72 Tous droits de reproduction réservés


PAR SABINE ALAGUILLAUME

L’agenda de juillet

À ciel ouvert Une expérience unique, au gré de laquelle la photographie habille les rues, les façades, les jardins de tout un village ! Et c’est à La Gacilly, dans le Morbihan (56). Des images grand format et en plein air, qui interrogent chacun sur sa relation au monde et à la nature. Le thème choisi cette année, « À l’Est, du nouveau » met la photographie des pays de l’Est à l’honneur, rappelant aussi que 2019 marque les 30 ans de l’effondrement de l’empire soviétique. Avec les signatures de grands photographes du monde entier et des images qu’on n’oublie pas. Jusqu’au 30 septembre. Festivalphoto-lagacilly.com

Valloire (74). Du 2 au 7 juillet. 8e concours international de sculptures géantes sur paille et foin, dont certaines atteignent plus de 7 mètres de hauteur. Valloire.net Annecy (74). Du 6 juillet au 15 septembre.

400 siècles de fascination », la grotte du Pont d’Arc, réplique de la fameuse grotte Chauvet, dévoile plus de 180 œuvres d’art exceptionnelles. Cavernedupontdarc.fr Lyon (69). Du 6 juin au 15 mars 2020. De fleurs en plumes ou perles, l’exposition « Le monde en tête » dévoile l’art et la manière des coiffes à travers le monde et les époques. Museedesconfluences.fr Lornay (74). Le 6 juillet. Visite de la bambouseraie au soleil couchant, avec découverte contée de l’histoire du bambou. À partir de 6 ans. Jardins-lornay.com

Durant tout le festival Annecy Paysages, une trentaine d’installations artistiques et végétales sont à découvrir au cœur de la ville. Parmi elles, le pavillon en bois de Didzis Jaunzems, invitant à la méditation, ou la cabane d’Élise Morin et Florent Albinet, posée sur le lac. Annecy-paysages.com La Bourboule (63). Du 9 juillet au 27 août. Siestes musicales au sein du Parc Fenestre, bien installés dans des transats, pour mieux profiter des concerts gratuits et en plein air. Sancy.com Vallon-Pont-d’Arc (07). Jusqu’au 22 septembre. Grande exposition « Des lions et des Hommes. Mythes félins, 122 / MON JARDIN & MA MAISON

Méaudre (38). Les 6 et 7 juillet. Foire Bio, avec plus de 120 exposants et artisans locaux à découvrir. Meaudre.com

Mens (38). Le 17 juin. Stage d’apiculture autour de l’élevage des reines. Terrevivante.org

BOURGOGNE-FRANCHE COMTÉ Château-Châlon (39). Jusqu’au 30 septembre. Durant tout l’été, « L’art en liberté » propose des parcours découvertes d’œuvres monumentales en pleine nature. Jura-tourisme.com Bourbon-Lancy (71). Du 7 juin au 30 octobre. Dans le Parc de Saint-Prix, la 3e édition des Jardins Éphémères invite à une déambulation parmi des installations végétales et autres, sur le thème « La matière brute », et privilégiant l’esprit récup. Bourbon-lancy.fr Marcigny (71). Jusqu’au 15 août.

Chamrousse (38). Le 7 juillet. Fête de la Transhumance, avec balade festive du pâturage à la bergerie, pour accompagner le berger et son millier de moutons. Chamrousse.com Faverges-Seythenex (74). Du 6 juillet au 30 septembre. Le Festival des Cabanes invite à la découverte de constructions étonnantes et merveilleuses, tout en bois, dans des lieux magnifiques, à la Combe d’Ire ou au col de la Forclaz, s’inscrivant dans la diversité des paysages d’Annecy. Sources-lac-annecy.com

Le Faouët (56). Jusqu’au 6 octobre. Tout au long des XIXe et XXe siècles, la Bretagne n’a cessé d’inspirer les peintres. Comme en témoigne l’exposition « Des peintres entre terre et mer, du Faouët à Concarneau ». Museedufaouet.fr

Arc-et-Senans (25). Du 15 juin au 20 octobre. Avec le thème « Flower Power », le Festival des jardins célèbre les 50 ans du festival de Woodstock qui eut lieu en août 1969. Salineroyale.com

BRETAGNE

Quiberon (56). Du 26 juillet au 16 août. Sculptures, peintures, gravures… L’art animalier est au cœur de l’exposition « Il était une fois la banquise ». Carnetdevoyages-quiberon.fr et Morbihan.com

Châteaubourg (35). Jusqu’au 15 septembre.

Installée au cœur du parc d’Ar Milin’, l’exposition « Jardin des Arts » dévoile plus de 30 œuvres monumentales réalisées par 6 artistes contemporains. Entrée libre, avec des nocturnes jusqu’à minuit. Lesentrepreneursmecenes.fr

CENTRE-VAL DE LOIRE Orléans (45). Le 21 juillet. Dans le cadre des conférences sur les plantes-compagnes, au Parc de la Source, découverte du chanvre et du lin, dont la culture réapparaît. Parcfloraldelasource.com

Saint-Vougay (29). Jusqu’au 3 novembre. Avec « Fou ? », le château de Kerjean accueille une exposition sur les visages de la folie à la Renaissance. Du fou du roi au fou furieux… Cdp29.fr En bronze, en grès, en pierre… Tout un peuple de sculptures côtoient les végétaux et se découvrent dans les coins et recoins des 4 000 m2 du Jardin des Sculptures. Collectionrex.com et Destination-saone-et-loire.fr

Lanrivain (22). Du 22 juin au 21 juillet. Nouvelle édition de Lieux Mouvants, avec de nombreuses rencontres et manifestations artistiques dans les jardins et en pleine nature. Lieux-mouvants.com 73

Chaumont sur Loire (41). Jusqu’au 3 novembre. Nouvelle édition du Festival international des Jardins, avec la découverte prometteuse des jardins éphémères imaginés par des paysagistes, jardiniers, scénographes et autres créateurs sur le thème des « Jardins de paradis ». Avec découverte en nocturne possible dès le 1er juillet (de 22 h à minuit). Domaine-chaumont.fr

particulier, le parcours Art et Jardins qui valorise toute la diversité des espaces verts de la ville, mêlant patrimoine et art contemporain. Constellations-metz.fr

Chartres (28). Jusqu’au 12 octobre.

Wesserling (68). Du 9 juin au 13 octobre. Pour sa 17e édition, le Festival international des Jardins Métissés met le cap sur l’Inde. Parc-wesserling.fr

Guerlesquin (29). Les 29 et 30 juin. À l’occasion de la floraison des Hydrangea serrata, la pépinière Sous un arbre perché, spécialisée en plantes d’ombre (vivaces et hydrangéas du Japon), ouvre ses portes de 10 h à 18 h sans interruption. Sousunarbreperche.fr

© DR.

AUVERGNERHÔNE-ALPES

Blois (41). Jusqu’au 23 septembre. Véritable festival d’effets spéciaux, le spectacle son et lumière « Ainsi Blois vous est conté » s’empare de l’architecture grandiose des lieux. Tous les soirs, dans la cour du château, avec les voix des plus grands artistes. Chateaudeblois.fr

Winger-sur-Moder (67). Jusqu’au 3 novembre. Outre les bijoux, la décoration ou l’art de la table, René Lalique s’est largement illustré dans les flacons de parfum. Musee-lalique.com

L’Isle-Adam (95). Jusqu’au 22 septembre. Connu pour ses talents de photographe, Jacques-Henri Lartigue était un créateur touche à tout qui s’est beaucoup intéressé à la mode et la déco. L’exposition « Fantaisies. Jacques-Henri Lartigue, décors et haute couture », au musée d’art et d’histoire Louis Senlecq, témoigne de son œuvre multiple. Ville-isle-adam.fr Séricourt (62). Les 22 et 23 juin.

HAUTS-DE-FRANCE

Magnifique scénographie lumineuse offrant une découverte nocturne unique du cœur de la ville. Chartresenlumieres.com Poulaines (36). Le 28 juillet. La fête de la Madeleine est aussi l’occasion d’une balade au domaine de Poulaines, avec son magnifique arboretum. Domaine-poulaines.com

GRAND EST Metz (57). À partir du 20 juin. 3e édition des Constellations de Metz, festival des arts numériques, avec de nombreuses expositions et installations. À noter en

Lille (59). Jusqu’au 1er septembre. Dans le cadre de Lille 3000, le Tripostal accueille « Eldorama », une grande exposition collective construite comme un grand récit de l’Eldorado, à travers des œuvres d’art empruntées aux quatre coins du monde. Lille3000.eu

1er Festival international de la rose, avec expositions, visites, conseils, et découverte du nouveau jardin de roses japonaises. Jardindesericourt.com

Andresy (78). Jusqu’au 22 septembre. 22e édition de Sculptures en l’Île, mêlant art contemporain et nature, en bord de Seine. Andresy.com

Auvers-sur-Oise (95). Jusqu’au 8 septembre. Avec l’exposition « Jardins, joies du Val d’Oise », la maison du Docteur Gachet célèbre la joie, universellement partagée, de vivre au jardin. Valdoise.fr

Jouy-le-Moutier (95). Du 14 au 16 juin. Nouvelle édition de Rêves de jardin, au parc communal, avec de nombreux conseils pour choisir ses plantes et aménager l’espace. Salonrevesdejardin.fr

Milly-la-Forêt (91). Jusqu’au 1er septembre. En pleine forêt, haut comme un immeuble de 7 étages, le Cyclop est une œuvre sculpturale de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, qui se visite comme un musée.

ÎLE-DE-FRANCE


PAYS :France

DIFFUSION :(84630)

PAGE(S) :19 SURFACE :22 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2019 - N°249

expo JUSQU'AU

Coiffes a Lyon

spectaculaires (69)

“ En contemplant latoire defaire immobile

15 MARS 2020

ma collection le tour du monde,

de coiffes, j ’ai le sentiment d ’accomplir

jubi-

une sorte de voyage

” , confiait Antoine de Galbert, collectionneur

qui, apres

avoir reuni 520 couvre-chefs, les a tous legues au musee des Confluences. Les 335 pieces ici devoilees, issues de tous les continents et datees du 158au 21° siecle, temoignent de formes, materiaux et techniques aussi varies que les usages et les fonctions :seproteger des puissances invisibles ou, au contraire, rechercher leur pro tection, affirmer une identite, un statut social, une etape de la vie. .. Un voyage contemplatif et merveilleux. Le monde en tete, au musee des Confluences, 86 quai Perrache (2earr.). Ouvert du mardi au vendredi, de 11 ha 19 h, etles samedi etdimanche, de 10 ha 19h. Nocturne lejeudi jusqu'a 22 h. Tel. 04 28 38 12 12.www. museedesconfluences.fr

Suntiang

des Minangkabau.

Coiffede et laiton,

marieeen

originaire

de Sumatra,

or

de I'lle

en Indonesie. 20'

siecle.

74 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :(30725)

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1 juillet 2019 - N°558

O

I OL

LA COIFFE

RTF PO

S

DWSJ'Ol

SES ETATS X

la faveur de la donation exceptionnelle

par Antoine de Galbert de plus

de 500 coiffes venues du monde entier, le musée des Confluences

A

choisi de mettre contemplant

à l’ honneur

ma collection

cet élément

faire le tour du monde, d ’ accomplir d ’ aventure

intérieure

de parure universel.

de coiffes, j ’ai le sentiment

et mentale [...] », raconte le collectionneur.

la tête est en effet commun

à tous les peuples. Si elle répond

tés pratiques

des intempéries

- se protéger

une charge symbolique

guerrier...]. « Le monde

réalisés

Confluences,

ou encore indiquer

L’exposition en tête.

La donation

son statut

met en valeur la beauté Antoine

de Galbert

«Jusqu

du XVe au XXIe siècle dans les matériaux 86 quai

dans un univers coédition Catalogue,

Perrache,

69002

Lyon.

coloré et fascinant. musée des Confluences

Tel. 04

de

immobile,

Le fait de se couvrir

d ’abord à des nécessi

ou du soleil -, la coiffe revêt également

très forte : elle peut repousser

voir de son propriétaire

« En

jubilatoire

une sorte de voyage

a

les esprits,

le pou

de ces objets souvent

étonnants,

’au

des

15 mars

2020

les plus variés,

28 38

incarner

social (prêtre, jeune marié[e], au musée

et plonge le visiteur

12 12. www.museedesconfluences.fr

Camille Jolin / Le Seuil, 332

p., 42 €.

Dis-moi ce que tu portes, je te dirai qui lu es Les parures de plumes chatoyantes légié des populations variations

colorées.

d ’Amazonie

sont un ornement et présentent

Portées lors de rituels, elles traduisent

une organisation

sociale complexe et permettent

cier les peuples

de la région. Réservée

coiffe donne l ’impression son porteur. perroquet

privi

mille et une

de flotter au-dessus

Elle se compose

d ’une couronne

rouges fixée au sommet

de différen

aux hommes,

cette

de la tête de de plumes

de

d ’une hampe, elle-même

fichée dans un casque.

75 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :(30725)

PAGE(S) :44-47 SURFACE :382 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2019 - N°558

Cimier

de coiffe

XX e siècle,

État

Brésil, lation

coton.

presse.

(ara

Deschamps

popu

mekràgnoti. chloroptère),

Photo

© photo

du Sud,

du Paré,

kayapo

Plumes bois,

[àkà-pari],

Amérique

service

de

Pierre-Olivier / Agence

VU'

76 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :(30725)

PAGE(S) :44-47 SURFACE :382 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2019 - N°558

LIO FO RT PO

Insignes de pouvoir Au Japon, le vêtement règles très précises,

font l ’objet de

et ses accessoires qui reflètent

la hiérarchie

sociale.

Le

kanmuri est ainsi un élément essentiel de la tenue formelle des nobles japonais de l ’ère Heian (794-1185) et constitue de leur classe. Composé d ’un couvre-chef

un signe distinctif

et d ’ une saillie noirs, ainsi que d ’un ruban de gaze enroulé, es, ou tombant

pour les fonctionnaires

é adopté par les prêtres shintos.

Coiffe

de cour

ken.ei-kan], Bambou

et gaze

cheveux service

[kanmuri

XX e siècle,

(ou

Garcin

Japon.

de soie

laquée,

crin),

de presse. - musée

de type

Asie,

soie.

Photo

© photo des

Olivier

Confluences

X

La ruée vers l ’or Les peuples africains extraordinaire.

ont toujours

cultivé un art de l’ apparat

Les Baoulé, installés

tuelle Côte-d ’ Ivoire depuis coup d ’importance

sur le territoire

de l’ ac

le XVIII e siècle, accordent

à l’ or, ce métal précieux

beau

dont regorge le

sol africain. Véritable signe extérieur de richesse, il est utilisé pour confectionner des personnes

d’ imposantes

fortunées.

couronnes,

portées

Celle-ci se compose

par

de plusieurs

éléments de bois assemblés et recouverts de feuilles d ’or : le médaillon central orné d ’un éléphant (le chef des animaux) est entouré

de deux paires de cornes et de masques.

Couronne moitié d’ ivoire, bois

de dignitaire,

du XX' siècle, population et feuilles

de presse.

seconde

Afrique,

Baoulé. d ’ or. Photo

© photo

Deschamps

Côte

Velours, service

Pierre-Olivier / Agence

VU ’

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PAYS :France

DIFFUSION :(30725)

PAGE(S) :44-47 SURFACE :382 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2019 - N°558

\ ive les mariés ! Chez de nombreux

peuples,

les étapes principales

- entrée dans l ’âge adulte, mariage, maternité, rythmées

par des rituels,

dans lesquels

cupe une place importante. portées

par les mariés

condité.

Leur blancheur

le couvre-chef

Les délicates

symbolisent

de la vie

mort - sont

coiffes

ainsi prospérité

et leur finesse

oc

hindoues et fé

rappellent

le travail

de l’ ivoire, mais elles sont en réalité confectionnées

en sho-

lapith, une matière végétale

de mariage

Coiffe

(fopor), Inde,

début

État

du

Sholapith. ©

Agence

homme

siècle,

du XXI'

Asie,

Bengale-Occidental.

Photo

photo

pour

tirée d ’une plante marécageuse.

de presse.

service

Deschamps

Pierre-Olivier

/

VU’

L’art de se faire belle En Chine, la chevelure religieuses

fait l’ objet de nombreuses

et superstitieuses.

soin particulier

et revêt une symbolique

les plus fortunées ces épingles

Son ornement

portent

des bijoux

la fertilité

Ornements

de tête (jinbu

dynastie

Oing

Papier-mâché,

pêcheur). ©

photo

somptueux,

(

yoo),

1644-1911),

laiton,

Photo

et la félicité

service

Pierre-Olivier

fin

comme très pri

de ce type est offerte à la

fille en âge de se marier ; elle symbolise

la pureté,

un

forte. Les femmes

ornées de plumes de martin-pêcheur,

sées sous les Qing. Une épingle jeune

croyances nécessite

le bonheur,

conjugale.

de la

Asie, Chine.

plumes (martinde presse. Deschamps

/

Agence VU'

78 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France PAGE(S) :7 SURFACE :18 %

Mythologie(s)

PERIODICITE :Bimestriel

4 juillet 2019 - N°35

Le monde ette belle exposition

en tête transporte

C

le visiteur autour du monde à la découverte de 335 coiffes

ethniques données par le galeriste Antoine de Galbert au musée des Confluences. Son parcours permet d ’abord d ’apprécier l’esthétique de ces objets, avant d'en comprendre les usages. On y apprend qu ’il existe probablement autant de coiffes que de croyances dans le monde. Car ces couvre-chefs ne se cantonnent pas à protéger des éléments naturels, ils sont souvent indissociables des rituels spirituels et religieux des populations qui les portent. Ainsi, certaines coiffes ouvrent un accès au monde de l’invi sible ou protègent des forces occultes

tandis que d ’autres sont des objets de communication qui informent sur l’identité et la situation des personnes qui les portent. Parmi les coiffes, chapeaux, masques et parures de tête exposés, ce magnifique diadème porté par les futures mariées Miao en Chine pour se protéger des forces maléfiques frappe par la beauté de ses motifs reproduisant des scènes de la mythologie, des représentations d ’oiseaux, de fleurs et de feuilles. Exposition

« Le monde

en tête », du

6 juin 2019 au 15 mars 2020 au musée des Confluences, 86 quai Perrache, 69002 Lyon. www.museedesconfluences.fr

79 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

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JOURNALISTE :Olympe Lemut

SURFACE :34 % PERIODICITE :Bimensuel

5 juillet 2019 - N°411 - Supplt n°1

CHEFS-D ’ ŒUVRE DE COUVRE-CHEFS La donation faite par Antoine de Galbert en 2017 au Musée des Confluences illustre l ’immense diversité des coiffes et chapeaux dans les sociétés non occidentales, etfait ressortir leurs fonctions communes ARTS PREMIERS Animé d’une « passion privée »pour les coiffes, Antoine de Galbert a construit une collection de 500 pièces sur trente ans. dont 300 sont aujourd'hui présentées au Musée desConfluences dans une scénogra phie foisonnante. Peu de coiffes viennent d'Europe, un choix qui reflète l ’attirance du collectionneur pour l'Afrique et l'Asie. Pour fabriquer des couvre-chefs, les hommes ont recours à des matériaux très variés, et parfois surprenants : ainsi des coiffes de femmes Miao (Chine) arborentelles des mèches de cheveux tissés, ou les couronnes tribales Yanomami (Venezuela) intègrent-elles des dépouilles d'oiseaux ! Plus souvent, ce sont des fibres végétales, des coquillages, du cuir, du métal et des morceaux de tissu : chaque population ou ethnie combine ces éléments selon des règles établies formant un code. Lyon.

« Une lecture esthétique à côté de la lecture culturelle » Une coiffe transmet des informations sur le statut social de celui ou celle qui la porte, sur son origine ethnique ou sa fonction au sein de groupe. Outre les coiffes destinées à protéger les enfants, les parures les plus nombreuses concernent le statut nuptial des jeunes gens et jeunes filles, les hommes de pouvoir (guerriers, chefs de clan) et ceux de religion (devins, chamans, marabouts). Ainsi de cette remarquable coiffe d’initié Banda de Centrafrique, hérissée de pointes de flèches enduites de kaolin. Elle a été portée pendant la cérémonie de circonci sion des adolescents.

Les coiffes de chefs et de guerriers se parent, elles, de couleurs flamboyantes, telles les couronnes de plumes d'Amazo nie (coiffes Iny-Karajà, Brésil) :il faut bien impressionner ses adversaires et asseoir son autorité. Enlin les coiffes de chamans et marabouts reflètent les pouvoirs dont sont dotésceshommes, sous une apparence plus sobre :il entre dans leur composition de nombreux éléments animaux tels des piquants de porc-épic (coiffe Tamang, Népal), plumes, scarabées, dents d ’hippo potame ou de grizzli, qui marquent l’appar tenance du chaman à un autre monde que celui des humains. Pour Antoine de Galbert, le fait que ces pièces servent dans des rituels participe de la «fascination » qu ’elles exercent, sans empêcher « une lecture esthétique à côté de la lecture culturelle ou ethnographique ». L’observation ethnographique permet de constater des évolutions récentes dans les matériaux utilisés (intégrant du plastique) et dans les conditions de monstration des coiffes. Il est fréquent en effet de voir ces attributs utilisés dans des spectacles ou festivals culturels en Asie et en Amérique latine, sans que la limite entre tradition et folklore soit claire : les rituels autrefois secretsdeviennent publics. D ’après Antoine de Galbert, qui ne cherche pas toujours à connaître lesdétails ethnographiques, l ’es sentiel, c’est que les coiffes « soient encore portées aujourd'hui », c ’est-à-dire qu ’elles soient vivantes. • OLYMPE LEMUT,

LE MONDE EN TÊTE, LA DONATION

ENVOYÉE À LYON

ANTOINE

DE GALBERT, jusqu ’au 15 mars 2020, Musée des Confluences, 86, quai Perrache, 69002 Lyon.

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PAYS :France

DIFFUSION :(20000)

PAGE(S) :4

JOURNALISTE :Olympe Lemut

SURFACE :34 % PERIODICITE :Bimensuel

5 juillet 2019 - N°411 - Supplt n°1

Coiffe de femme à longues cornes, fin du XXe siècle Asie, Chine, province du Guizhou, populations Miao, bois, cheveux, laine

OU

coton. ©

Photo

Pierre-Olivier

Deschamps/Agence

Qing

Vu.

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8 juillet 2019 Lien : https:// france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/france-3-partenaire-exposition-monde-tete-au-museeconfluences-au-15-mars-2020-1696644.html

France 3, partenaire de l'exposition Le Monde en tête au Musée des Confluences jusqu'au 15 mars 2020

La collection offerte par Antoine de Galbert au musée des Confluences emmène les visiteurs pour un voyage imaginaire autour des têtes du monde, jusqu'au 15 mars 2020. Collectionneur d’art contemporain et fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine de Galbert a également constitué une collection d’environ 500 coiffes et de quelques costumes du monde entier. « Au fil des années, collectionner des coiffes est devenu pour moi un plaisir pur. Je m’y sens infiniment plus libre que dans le domaine extrêmement codifié de l’art contemporain. Ainsi, je n’éprouve pas le besoin de recourirà un code de lecture pour apprécier pleinement ces objets. Mon rapport aux coiffes est instinctif, ludique, spontané. Voyage dans ma tête, Fage, Paris, 2012 »

En 2017, Antoine de Galbert a fait donation de la collection de coiffes au musée des Confluences. Courant 2018, les objets ont été inventoriés, restaurés, étudiés, en vue de leur intégration aux collections du musée et de leur présentation en exposition. 82


10 juillet 2019 Lien : https://www.liberation.fr/france/2019/07/09/les-coiffes-coup-de-chapeau-auxconfluences_1739031

EXPO

Les coiffes : coup de chapeau aux Confluences Par Maïté Darnault — 9 juillet 2019 à 21:06

Coiffe chinoise composée de plumes de martin-pêcheur portée par les aristocrates. Photo Pierre-Olivier Deschamps. VU

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Le musée lyonnais présente jusqu’en mars une vaste collection de couvre-chefs, qui permettent de mesurer la diversité de leurs fonctions à travers les civilisations et les époques. 

Les coiffes : coup de chapeau aux Confluences

Le chapeau, le bonnet, la kippa, la perruque, le voile (y compris celui de la mariée), la tiare ou la casquette d’uniforme : tous sont des héritiers des coiffes traditionnelles. Pour les peuples premiers, se couvrir la tête est une manière de signifier sa place dans la société. Le couvre-chef est un prolongement de la parure naturelle que sont les cheveux. Il est une protection physique et symbolique, un moyen d’interagir avec les divinités, d’affirmer son statut social et son pouvoir militaire. Il accompagne les temps forts de la vie : passage à l’âge adulte, mariage, décès. Il est enfin un attribut de spectacle. Audelà de son attrait esthétique, la coiffe s’est affirmée comme un manifeste identitaire, pour soi et pour les autres. Avec l’exposition «le Monde en tête», le musée des Confluences de Lyon donne à voir plus de 330 coiffes provenant principalement d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Océanie. La plus ancienne est antérieure au XV siècle, e

la plus récente a quelques années. La majorité est issue de la donation d’Antoine de Galbert, collectionneur et fondateur de la Maison rouge à Paris, un espace d’exposition fermé en 2018. En collectant ces pièces, en les contemplant, Antoine de Galbert a eu «le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d’accomplir une sorte de voyage immobile, d’aventure intérieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit». Composés de matériaux variés (métaux, perles, bois, tissu), ces artefacts sont aussi créés à base de matières animales : poils, griffes, carapaces, fourrures, becs, dents, plumes… «Il

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s’agit d’une matière noble et disponible dans l’environnement direct, explique Maïnig Le Bacquer, cheffe du projet d’exposition. C’est aussi une manière de s’attribuer les pouvoirs, la force ou les spécificités de caractère de l’animal.» Visite au coup par coup.

Coiffe-cimier (roach), XXe siècle, Amérique, Etats-Unis, Canada, région des Plaines, des Prairies et des Plateaux, poils de porc-épic d’Amérique, pigments, fibres végétales, peau. PHOTOS PIERREOLIVIER DESCHAMPS. AGENCE VU

Coup de tête Le roach est la coiffure emblématique des danseurs de pow-wow, ces guerriers amérindiens qui se préparaient au combat en martelant le sol de leurs pieds, lance ou tomahawk brandis à la lune. Cette crête, souvent faite de poils de porc-épic des plaines d’Amérique du Nord, était fixée à une mèche de cheveux laissée sur le sommet du crâne rasé. Ce scalp était tranché par l’ennemi pour entériner sa victoire et la soumission du vaincu dans l’au-delà. L’«iroquoise», appelée coupe «mohawk» aux Etats-Unis ou «mohican» au Royaume-Uni, est devenue célèbre en Occident avec le mouvement punk. Elle apparaît au milieu des années 70 sur la tête des «vauriens» qui clament leur anticonformisme piquant, avant de se populariser (et de se raccourcir) jusqu’à devenir l’apanage de la tribu des branchés. 85


Ornement de tête pour femme (pēue èi, pēue koiò), fin du XIXe siècle, Océanie, Polynésie française, îles Marquises, île de Ua Pou (?), dents de dauphin, fibres végétales, perles de verre.

Coup de maître(sse) Le dauphin est très présent dans de nombreuses mythologies (grecque, hindoue, amazonienne) où le mammifère, joueur et pacifique, guide les hommes sur l’onde. Dans les îles Marquises, au XIX siècle, il est e

pourtant sacrifié pour sa denture, qui sert à confectionner des couronnes 86


pour les femmes de haut rang. La parure aux airs de Sainte Couronne d’épines montrée ici compte environ 2 000 dents percées et montées sur un rang de perles de verre fixées à un bandeau de bourre de coco. Cette coiffe traduisait le prestige des femmes qui, dans certaines sociétés matriarcales polynésiennes, pouvaient être cheffes et prendre plusieurs époux. Bref, avoir les dents longues.

Coiffe-bonnet (roriro-ri), XXe siècle, Amérique du Sud, Brésil, Etat du Pará, population kayapó mekrãgnoti, plumes de grand hocco, poule, ara rouge, bleu et hyaci 87


Coup d’aile Le filet interne de ce bonnet, une fois retourné, permet d’en protéger les plumes de grand hocco, de poule et d’ara. La plumasserie en Amazonie, hautement sophistiquée, s’est nourrie de la formidable diversité d’oiseaux vivant dans cette région de forêt tropicale. Plusieurs mythes fondateurs établissent un parallèle entre les variétés de volatiles et la complexité de l’organisation sociale des ethnies. Sur le territoire des Indiens kayapo (Brésil), se parer de plumes particulières est un privilège qui dépend des origines et du statut des individus. Le port d’une coiffe permet ainsi de faire passer un message, qu’il soit spirituel lors de rituels ou politique en cas de conflit.

Ornement de tête (jinbu yao), fin de la dynastie Qing (1644-1911), Asie, Chine, papier mâché, laiton, plumes de martin-pêcheur

Coup d’éclat Le bleu iridescent de cette coiffe faite d’un diadème et de quatre piques à cheveux a été obtenu grâce à un assemblage de plumes de martinpêcheur, emblème de la fidélité conjugale. Les orfèvres chinois se sont emparés dès le début de notre ère de ce matériau pour parfaire une technique d’incrustation (diancui) proche de l’émail cloisonné, consistant à ajuster des plumes entières ou découpées en fines parties

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pour créer un aplat dont le lustre dépend de la lumière projetée. Ces ornements étaient réservés aux cheveux noir de jais des aristocrates, qui les portaient à la cour lors d’événements officiels. Ici, le motif de la pivoine rend hommage au printemps.

Chapeau d’adepte de Legba (legbaza ou legbakun), XXe siècle, Afrique, sud du Bénin, population fon, fibres végétales, textile, terre, perles, cauris, plumes, graines, verre, terre cuite, crâne de singe cercopithèque mone

Coup du sort Ce chapeau porté par les adeptes du vodun Legba est couvert de multiples amulettes, dont un crâne de singe cercopithèque mone. Dans l’ancien royaume du Danhomè (ou Dahomey au Bénin), l’ethnie fon pratique un culte chamanique qui voit se manifester les esprits, bienveillants ou néfastes, pour protéger, guérir les hommes ou leur nuire. Legba est le messager de la croisée des chemins, du désordre, de la méchanceté, de l’intelligence et de la ruse. Comme les autres divinités de ce panthéon, il emprunte une enveloppe (objet, animal) pour s’incarner sur Terre, et ce uniquement entre midi et une heure, et la nuit entre minuit et le chant du coq. Gare à celui ou celle qui croise tête nue l’esprit malin… Comme un singe.

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Coiffe d’initié au bwami, XXe siècle, Afrique, république démocratique du Congo, provinces du Sud-Kivu et du Maniema, population lega, fibres végétales, boutons, cauris, peau de pangolin à petites écailles

Coup de chance Le pangolin est le totem des Lega, une population forestière bantoue d’Afrique centrale. Symbole de la solidarité familiale et clanique, l’animal, dont les écailles forment une solide carapace, est associé aux

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grades inférieurs du bwami, la structure sociale, rituelle et politique extrêmement codifiée du peuple lega. Sacré, le pangolin ne peut pas être chassé : seuls les chanceux qui trouvaient un individu déjà mort pouvaient utiliser sa dépouille pour la confection de coiffes destinées aux hommes initiés.

Couvre-théière, XIXe-XXe siècles, Europe, Grèce (?), Thessalonique (?), communauté juive (?), soie, fil de métal

Coup de chaud Antoine de Galbert, qui se dit «amateur tout-terrain» d’art, a omis d’ôter de la donation la pièce 1848 - dûment exposée au musée des Confluences avec les autres. Le collectionneur en rigole encore : ce bonnet de soie rouge, brodé au fil doré d’un panier, de fleurs et d’arabesques, a été acheté dans une boutique du grand bazar d’Istanbul. Quand il l’a aperçu, Galbert en était sûr : elle était typique de la communauté juive orientale. Le vendeur ne l’a pas contredit, affaire conclue. Deux ans plus tard, un visiteur de la Maison rouge s’arrête devant la vitrine exposant la trouvaille. L’homme, gêné, lui révèle qu’il s’agit d’un couvre-théière, destiné à garder l’eau au chaud. Maïté Darnault Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert Jusqu’au 15 mars au musée des Confluences de Lyon.

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Rubrique réalisée par Olivia Bertin, Barbara Brayner, Farida Cherfaoui et Florence Patrie

NOUVEAUTÉS Belles épreuves La Monnaie de Paris ne pouvait ignorer le cinquantenaire du premier pas de l’Homme sur la Lune. L’institution sort, dans sa collection Grandes dates de l’Histoire de l’Humanité, quatre pièces d’exception. Il est à noter la belle innovation technique proposée avec l’apport d’une résine bleu nuit déposée en surface pour les pièces de 50 € en argent BE et 200 € en or BE, ou dans la partie ajourée entre l’avers et le revers de la pièce de 10 € en argent BE. De quoi séduire les amateurs de rareté. Prix : à partir de 90 €. Disponible sur www.monnaiedeparis.fr

TIMBRES

@actu-collection@lva.fr

À VENIR

L’homme sur la Lune Il y a tout juste 50 ans, les astronautes de la mission Apollo 11 posaient leurs pieds sur la Lune. Cet anniversaire historique donne lieu à une série d’événements, y compris philatélique ! La Poste émet pour l’occasion un timbre reproduisant l’une des images iconiques de ce voyage spatial : l’astronaute Buzz Aldrin saluant le drapeau américain. Tirage : 600 000 exemplaires Disponible à partir du 22 juillet dans certains bureaux de poste et sur www.laposte.fr

© La Poste / Création Alice Bigot d’après Roger-Viollet, Nasa.

Reims

Une gamme consacrée à l’univers des poneys a fait son entrée chez Schleich. “Pony Agility” comprend quatre sets complémentaires aux finitions soignées. Un kit d’entraînement est proposé pour familiariser l’animal avec les obstacles, et un set de course permet la pratique d’exercices de cirque. Pour parfaire le dressage, un kit de slalom et un autre de rideaux complètent ces ensembles modulables. Place à l’imaginaire ! Prix : de 9,99 € à 29,99 € En vente dans le réseau habituel.

© La Poste / Création et gravure Pierre Albuisson d’après photo de Tibor Bognar / Musée de la Légion d’Honneur.

Disponible dans certains bureaux de poste et sur www.laposte.fr

SPORT

Jef Geys. Le Tour de France 1969 d’Eddy Merckx à Bruxelles (B) Jusqu’au 1er septembre, au Bozar-Palais des Beaux-Arts, rue Ravenstein 23. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h. Tél. +32 25 07 82 00. www.bozar.be Les cyclistes du Tour de France se sont élancés le 6 juillet de Bruxelles. Et la capitale belge de rendre hommage à l’un des plus grands d’entre eux : Eddy Merckx. L’artiste Jef Geys a photographié le premier Tour remporté par le champion, en 1969. Loin des visions idéalisées, il offre une plongée parmi les vélos de course, les voitures-balais, les spectateurs, les panneaux publicitaires… En 67 clichés en noir et blanc, une échappée comme si vous y étiez !

▲ Bras reliquaire en bois, verre, soie, métal et papier. Région alpine. Seconde moitié du 18e siècle.

Jusqu’au 15 mars, au musée des Confluences, 86 quai Perrache (2e arr.). Ouvert du mardi au vendredi, de 11 h à 19 h, et les samedi et dimanche, de 10 h à 19 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h. Tél. 04 28 38 12 12. www.museedesconfluences.fr Les 335 couvre-chefs ici dévoilés, issus de tous les continents et datés du 15e au 21e siècle, témoignent d’usages variés : se protéger des puissances invisibles ou, au contraire, rechercher leur protection, affirmer une identité, un statut social, une étape de la vie… Un voyage contemplatif et merveilleux.

© Pierre-Olivier Deschamps/Agence VU

Le monde en tête à Lyon (69) ierman © Mucem/Yves Inch

Les reliquaires de A à Z à Marseille (13)

Explorez les postulats de la religion chrétienne en 26 lettres et 70 reliquaires, datés du 17e siècle au premier tiers du 20e. Contenant des restes humains de saints ou objets ayant été en contact avec eux, les reliquaires se déclinent en châsses, ostensoirs, coffres, statues, custodes, chapelets, médaillons, etc. S’ils trônent dans les églises, les spécimens ici présentés se trouvaient aussi dans les foyers à des fins de protection. L’exposition révèle une variété surprenante de formes, de matières, de techniques de fabrication et d’usages.

▲ Eddy Merckx capté par Jef Geys, en 1969.

COIFFES SPECTACULAIRES !

ART RELIGIEUX

Jusqu’au 2 septembre, au fort Saint-Jean, quai du Port (2e arr.). Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 20 h en juillet et août. Nocturne le vendredi soir (22 h) jusqu’à fin août. Tél. 04 84 35 13 13. www.mucem.org

noir otographies dy Merckx. Ph ni and Air Paris zin e 1969 de Ed Tour de Franc après ektachrome © Ka Le ys. Ge © Jef ge numérique et blanc en tira

Poneys en exercice

La ville martyre de Reims, qui a subi les ravages de la guerre avec plus de 70 % de ses habitations détruites, est célébrée à travers ce nouveau timbre qui commémore le centenaire de sa remise de la Légion d’Honneur et de la Croix de guerre par le président Raymond Poincaré le 6 juillet 1919, “au nom de la France reconnaissante”. Tirage : 600 000 exemplaires

Coiffe de mariée en or et laiton, originaire de Sumatra, en Indonésie. 20e siècle. ▶

Collectionneur&Chineur n° 298 • 19 juillet 94 2019

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PAYS :France

DIFFUSION :369965

PAGE(S) :16 SURFACE :10 % PERIODICITE :Hebdomadaire

26 juillet 2019 - N°3840 - Rhône Alpes Centre

CIVILISATIONS « LE MOND MONDEE EN TETE TETE,, LA DONATIONIONANTOINETOINE DONAT AN DE GALBERT » Fondateur de la Maison rouge à Paris, dont les portes ont fermé fin 2018, Antoine de Galbert

demeure un collectionneur

Amateur éclairé, attiré par les arts en marge et l'ethnographie,

hors normes. il a

notamment collecté près de cinq cents coiffes dontilafaitdonau musée desConfluences. sélection de couvre-chefs,

Une vaste couronnes

ou encore bonnets de plumes, revêtant différentes significations, esta découvrir. Jusqu'au 15 mars 2020. Musée des Confluences. 86, quai Perrache, Lyon. Tél. : 04 28 38 12 12. www www.museedesconfluences.fr.museedesconfluences.fr « Coiffe

de femme

à longues

cornes

»,

fin du xx s siècle

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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DIFFUSION :696098

SURFACE :8 %

JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien

22 août 2019 - Edition Angers - Sègre

Cliquez ici pour voir la page source de l’article

Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

07CgaFTsmvRYANXYTAsLhq2J9-Md9mYBB5LLOZ-D0cj83xTMlHpxm0i8qCObjErMMb2sbVU7msCBua1UpkLybdZ3w0rXR06QF8ljlvMid95EN2Rh

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PAYS :France

DIFFUSION :188833

PAGE(S) :10 SURFACE :96 % PERIODICITE :Hebdomadaire

22 août 2019 - N°7134 - Suppl.

Une passion

bien vivante

DEUX CABINETS DU XIXe SIÈCLE L'art de la collection de «curiosités» a traversé les siècles. ANTOINE

«

À

ceux

DE GALBERT qui me demandent de décrire

ce que je collectionne, je ne sais quoi répondre, car je suis merveilleusement perdu dans l ’art », écrit Antoine de Galbert dans le catalogue de l ’exposition du Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture, dont il a garni l ’un des espaces de ses obj ets fétiches. Cet ancien gestionnaire d’entreprises, puis galeriste, a glané ses trésors autant dans l ’art contemporain, que dans l ’art brut ou dans les arts premiers. Il a d’ailleurs fait don, l ’an dernier, au musée des Confluences, à Lyon, de sacollection de coiffes ethnographiques. Il avait aussi ouvert, à Paris, un espace d ’expo sitions temporaires, la Maison rouge, où il a pu, pendant quatorze ans, et cejusqu ’à l ’an dernier, laisser libre cours à sesgoûts éclectiques.

MIGUEL

BARCELO

, sculpteur et céramiste, l ’artiste espagnol, qui a exposé dans les plus grands musées du monde, vit et travaille entouré d ’objets hétéroclites, soit qu ’ il les ait créés lui-même, soit qu ’ il les ait rapportés de ses voyages autour de la Méditerranée et dans le Sahel. Le cabinet qu ’il a aménagé dans l’expo sition de Landerneau (lire ci-contre) rappelle que les ateliers d ’artistes ont toujours été « encombrés » d ’objets qui les inspiraient. Ainsi Rodin sculptait au milieu de pièces antiques. Picasso, lui, peignait sans modèle mais au milieu d ’un capharnaüm dont il seservait d ’une manière ou d’une autre. Sans oublier les sur réalistes, qui ont remis les cabinets de curiosités au goût du jour, dans les années 1930, et porté l ’art de l ’accumulation à un sommet de poésie. eintre

P

VU'

Coiffe à tête de tigre (Chine) ou avec plumes (Amazonie) : dons d'Antoine de Galbert au musée de Lyon.

DESCHAMPS/AGENCE P.-O.

CHAPEAUX,

LE PÈLERIN

-

PATRIMOINE -

N°7134 >22 AOÛT 2019

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PAYS :France PAGE(S) :32-33 SURFACE :199 % PERIODICITE :Trimestriel

1 septembre 2019 - N°47

Œuvres

QJ

silencieuses

Silencieux, les arts plastiques le sont par essence, mais toute d'art est-elle pour autant silencieuse ? Le Musée d’Art et d'Histoire de Genève s'efforce de répondre à cette question jusqu'au 27 octobre 2019. Mêlant les genres, les motifs et les époques, l’exposition Silencessera centrée sur le silence, envisagé non simplement comme absence de bruit et d'agitation, mais comme une qualité de présence émanant de certaines et suscitant chez le spectateur une disposition particulière de l'esprit. œuvre

œuvres

Sur la tête A Lyon, le Musée des Confluences propose jusqu'au 15 mars 2020 l'exposition Le monde en tête, autour de la donation Antoine de Galbert. Celleci transporte le visiteur autour du monde, à la découverte d'une sélection de 334 coiffes et costumes dont la donation Antoine de Galbert les usages, 06.06.2019 -15.03.2020 | exposition- lemondeentete.fr cKitfÿM— .3 C® formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. Protection pragmatique ou symbolique, emblème de pouvoir ou marque de statut, les coiffes ont maintes histoires à raconter. -//////

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GRANOLYON

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letigaro

I

Art spontané Du 11 septembre 2019 au 19janvier 2020, le Musée Maillol accueille plus d'une centaine issues du monde passionnant, rêveur, insolite et inépuisable des artistes dit « naïfs ». Appelés « primitifs modernes » par l'un de leurs fervents défenseurs, le collectionneur et critique d'art Wilhelm Uhde (1874-1947), cesartistes renouvellent la peinture à leur manière, à l'écart des avant-gardes et des académismes. Pour la première fois à Paris, l'exposition Du Douanier Rousseau à Séraphine - Le monde merveilleux des Naïfs réunit des aux couleurs éclatantes qui livrent un pan souvent négligé de l'histoire de l'art de l'entre-deux guerres. d'œuvres

œuvres

> Pas de Calais I : j

Sous l’

œil

06/07 au 03/11/2019

S BEATLES bs PARJEAN-MARIEPÉRIER Centre Culturel de l ’Entente Cordiale CONDETTE

du photographe

L'exposition Les Beatles - photos de Jean-Marie Perier au château d'Hardelot dans le Pas-de-Calaisest consacrée au passage devant l'objectif du photographe de « Salut les copains » des Quatre de Liverpool. A travers les40 photographies exposées se devinent les liens de confiance et d'amitié entre le groupe et le photographe. JeanMarie Périer fut également le témoin privilégié d'une société en pleine mutation. Au-delà du simple cliché documentaire, entre mise en scène et portrait, ses photographies sont le reflet des rêves de lajeunesse des années soixante. A découvrir jusqu'au 3 novembre 2019.

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PAYS :France

DIFFUSION :(21810)

PAGE(S) :4 SURFACE :30 % PERIODICITE :Mensuel

1 septembre 2019 - N°149

Le tour

du monde des coiffes

EXPO- En France, les coiffes se font rares... mais ce n’est pas le cas dans de nombreux pays ! Pour beaucoup de populations, elles servent à montrer l’ identité d ’une personne, sa place dans la société (comme cette coiffe royale d ’homme provenant du Congo), ou à marquer des événements comme le passage à l’âge adulte ou les mariages. Au musée des Confluences, une belle exposition te montre leur incroyable variété. Ces 350 coiffes ont toutes été rassemblées par un collectionneur, Antoine de Galbert, passionné par ces objets de toutes formes et de tous matériaux. Profite en famille de la visite « Comme un jeu d ’enfants » __ pour les découvrir : tu y partiras à la recherche AVANTAGE CLUBI des animaux cachés dans les coiffes. Petit Léonard^ « Le monde en tête. La donation Antoine de Galbert » Un billet pour un jusqu ’au 15 mars 2020 au musée des Confluences, accompagnateur au tarif 86 quai Perrache, 69002 Lyon. partenaire de 6€ au lieu de 9€ www.museedesconfluences.fr jusqu ’au 31 décembre 2019

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PAYS :France

JOURNALISTE :Pierre Lamalattie

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1 septembre 2019 - N°157

DOSSIER

ESPRIT

Jouer sur lUn’ histoire de l ’ art sport de collectionneur Outre la passion pour l’art et d ’éventuelles préoccupations financières, les collectionneurs obéissent à un ensemble de motivations d ’ordre psychologique et social. C ’ est ce que nous apprennent des études sociologiques récentes ainsi que les éclairages des historiens de l ’art qui se sont penchés sur la grande période du collectionnisme, à la fin du xixe. Décryptage. ►pierre lamalattie

Toutd’abord, une collection d'art contemporain est, qu’on le veuilleou non,un marqueur social. Certes,on ne peut la réduire à cela et l'univers

socialequasi paranoïaque.Il constitue unevaste

des vrais amateurs est très varié. Cependant,

goûts de ses contemporains.Plus prèsde nous,

certains achats à des prix extravagants sont

François Pinault a un parcours très similaire. Il naît en 1936 dans une famille de petits paysans

régulièrement fêtés par la presse comme de véritables records sportifs. On garde à l'es prit ces photos de collectionneurs posant, qui devant son Basquiat,qui devantson Jeff Koons.

collection et impose des artistes impression nistes et modernesfrançais heurtant,croit-il, les

bretons.Adolescent enragé et se sentant humi lié, il esttaraudé par un fort désir de revanche. Il quitte l'école à 16 ans et se lance dans la

de la production à s'étioler et à disparaître. La marine à vapeur remplace celle à voiles. La photonumérique évince l’argentique. Ledernier Smartphone rend obsolète le précédent, etc. Chaquefois, création et destruction sont inti mement liées. C’est ce que résume le concept de « destruction créatrice ». Un aspect moins connu de la pensée de

vie active. Il constitue à une vitesse époustou

Schumpeterconcerne la psychologiedes entre

S’ajoute à cela une distanciation culturelle.

flante l’empire du bois, puis du luxe, qu’on lui

Ceux qui « comprennent » l’art contemporain font figure d ’incaminanti, et les autres de blai reaux. Ils partagent une sociabilité entre happy

connaît.Ce n’est que parvenu à la maturité qu’il commence à s’intéresserà l'art contemporain. À présent, sa collection de premier plan com

preneurs. L'innovation,la vraie, se produitdans l’ incertitude. Elle se prête mal à des calculs d'optimisation des profits attendus. L’innovation

few.En outre, ils se rapprochentde la condition

porte toutes les grandes signatures de la pla

artistique,substitut d’aristocratie analysé par la sociologue Nathalie Heinich, dans un contexte

nète, avec une occurrence plus marquée des artistes radicaux,voire trash.

bativité, le goût de l'aventure, etc. Enréalité, on

où l’aristocratie de naissance a perdu sa légi timité. Ils fréquentent des créateurs et, surtout,

Onpourrait faire une remarque assez voisine à

truction créatrice ».

en étant auteurs de leur propre collection, ils deviennent eux-mêmes des sortes d’artistes.

proposde l’importance des collectionneursori ginaires de minorités ethniques ou religieuses.

Dans un petit livre passionnant

C’est en tout cas lathèse de José Alvarezdans

Il faudrait citer des Russes comme Morozov (1871-1921) ou Chtchoukine(1854-1936) issus

L’Innovationdestructrice (Plon2014), Luc Ferry montre que cette culture, caractéristique des

de la minorité des vieux-croyants. De même,

acteurs économiques, déteint sur leurs choix artistiques lorsqu ’ils se font collectionneurs :

sa biographie intitulée FrançoisPinault, artiste contemporain (voir article p. 27).

REVANCHE SOCIALE ET QUÊTE DE RECONNAISSANCE Les parcours de vie des collectionneurs sont souventéclairants.Lesplus typiquescomportent la séquence suivante : origines modestes, for tune rapide, déficit de reconnaissance, intérêt tardif pour l’art centré sur la création récente, collection censée déranger les goûts bourgeois ordinaires. Citons l’inévitable docteur Barnes (1872-1951). Fils d’un garçon boucher de Pennsylvanie,il fait des études de chimie, puis

les collectionneurs juifs sous la IIIeRépublique ont un rôle éminent en France. Citons Hayem (1839-1902) - étudié par Benjamin Foudral-, hommeaviséet cultivé,grand ami de G.Moreau, qui souffrait d’être perçu comme un vendeur de

relève plutôt d'éléments irrationnels, comme le désir de percer,l'enthousiasmeà créer, la com comprend, en lisant Schumpeter, qu’au cœur du capitalisme il y a les valeurs de la « des

intitulé

« C’est sans doute dans cet art qu’on a dit “ puis “ que la logique capitaliste de l’innovation destructrice a atteint son sommet - ce qui nous permet de com

cravatesdu Sentier.

prendre au passage le succès paradoxal qu’il rencontredans le mondebourgeoiset le désin

DE LA DESTRUCTION CRÉATRICE À LA CRÉA TION DESTRUCTIVE

térêt quasi général qu’il suscite dans ce qu ’on

L'économiste autrichien Schumpeter (18831950) propose une intéressante théorie de la croissance. Pour lui, la dynamique capita

appelait naguère encore le peuple. »

L’ HISTOIRE DE L’ART ORIENTÉE PAR LES COLLECTIONNEURS

commercialise un antiseptique qui connaît un immense succès. Se sentant perçu comme un

liste tient avant tout à l’innovation. Cependant,

Dans nombre de fondations, on retrouve des

nouveauriche, il nourrit unevolonté de revanche

chaque innovation conduit des pans entiers

exemplaires d ’un peu toutes les mêmes stars

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PAYS :France

JOURNALISTE :Pierre Lamalattie

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1 septembre 2019 - N°157

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PAYS :France

JOURNALISTE :Pierre Lamalattie

PAGE(S) :64-67 SURFACE :401 % PERIODICITE :Bimestriel

1 septembre 2019 - N°157

DOSSIER

ESPRIT

internationales. Cependant, beaucoup de col

15 exemples

emblématiques

de têtes chercheuses

imaginant

lectionneursont aussila tentation d'acheter des artistes émergents moins chers et plus spécu

France des corpus originaux et visionnaires, permettant l ’histoire de l’ art. Chapeau bas. ►Françoise monnin

latifs, ou au moins des émergents primo vali dés. C’està ce moment que s’exprime leur goût

AFRIQUE

consacrant à la création africaine actuelle.

personnel. En réalité, dans bien des cas, c’est moins un goût qui s ’affirme que des valeurs, et tout particulièrement ce sentiment si schumpétérien que l’artiste a quelque chose de nova teur, de subversif, d ’avant-garde, de clivant, qu'il dérange, qu’il fait table rase, etc.

en

d ’écrire

Ses récentes expositions se sont déroulées En 1983, directeur d'une compagnie minière en Afrique, Michel Leveau crée la

au Sénégal et en Martinique.

Fondation Dapper,afin d ’aider l’organisation d’expositions et de financer des recherches

Après avoir fait fortune dans les illumi

consacrées à l’Afrique subsaharienne.Trois ans plus tard (20 ans avant l’inauguration

nations urbaines, Jean-Paul Blachère quant à lui constitue une importante col

Là où l’on a le plus de recul pour comprendre

du musée national du quai Branly), il ouvre

lection d’art contemporain africain. Dans sa fondation inaugurée en 2004 à Apt (84),

l’influence des collectionneurs, c’est en exa minant ce qui s’est passé il y a un peu plus

à Paris un musée du même nom, dont les expositions font date. À présent, si son

et ailleurs (au palais des Papes à Avignon en 2018 par exemple), il organise des rési

d’un siècle. Des capitaines d’industrie comme

épouse Christiane a fermé le musée, elle

Morozov, Chtchoukine, Barnes, etc., achètent

perpétue et renouvelle l’aventure en se

dences et des expositions. dapper.fr et fondationblachere.org

massivement. Leur choix se porte sur les créa teurs leur paraissant en position de challengers, voire de contestataires : impressionnistes, pos timpressionnistes et premiers modernes. Ces collectionneurs sont admirés aujourd’hui pour leur merveilleuse perspicacité à reconnaître avant les autres les artistes d’ avenir. C’est probablement une vision naïve des choses. On pourrait utilement inverser la perspective. Ils ne devancent pas le grand récit de la marche en avant vers la modernité, ils contribuent à le construire en investissant et en promou

gv.iL ME

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vant massivement certains mouvements. Qui connaît la richesse et la diversité de la fin du xixe et du début xxe ne peut que s’étonner de la lecture partiale et appauvrie qui en résulte encore aujourd'hui. À notre époque, les grands collectionneurs dis posent de moyens parfois considérables, en tout cas très supérieurs à ceux des institutions publiques. Ils ont des stratégies efficaces pro fitant de leur savoir-faire managérial. En parti culier, ils ne se contentent pas d’acheter, mais interviennent activement à tous les niveaux de la filière. C ’est dire qu’ils peuvent avoir une influence significative sur l’ histoire de l’art qui s’écrit. Ceci peut être très profitable à la créa tion. Il peut aussi y avoir des effets pervers. Comme toute activité humaine, collectionner est positif ou négatif selon ce qu ’on en fait. ♦

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artension

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PAYS :France

DIFFUSION :3162274

PAGE(S) :11 SURFACE :27 % PERIODICITE :Hebdomadaire

1 septembre 2019 - N°0901

Perruque de Nouvelle-Guinée, bonnet du Tibet, masque d’Afrique de l’Ouest (photo), casque de Centrafrique. .. Le musée des Confluences à Lyon expose 334 coiffes issues de la collection d’Antoine de Galbert « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert » invite le visiteur à un véritable voyage : usages, formes, matériaux et techniques de ces coiffes reflètent une diversité exceptionnelle. On est bluffé, envoûté. ..A. de B. -R. jusqu'au

15mars2020.

Tarifadultes9£,

tarif réduit6€.

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PAYS :France PAGE(S) :34-35 SURFACE :186 %

Ideal Tricot Juniors

PERIODICITE :Trimestriel

1 septembre 2019 - N°24

Envie d une sortie culturelle en famille, en duo ou en solo ? Retrouvez ici quelques expositions en cours à travers toute la France... pour stimuler votre curiosité !

SURLA TÊTE A Lyon, le Musée des Confluences propose jusqu ’au 15 mars 2020 l’exposition Le monde en tête, autour de la donation Antoine de Galbert. Celle-ci transporte le visiteur autour du monde, à la découverte d’une sélection de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. Protection pragmatique ou symbolique, emblème de pouvoir ou marque de statut, les coiffes ont maintes

histoires

à raconter.

ARTSPONTANÉ Du 11 septembre 2019 au 19 janvier 2020, le Musée Maillol accueille plus d ’une centaine d ’ œuvres issues du monde passionnant, rêveur, insolite inépuisable des artistes dit

AUTOUR DESFLEURS Jusqu ’ au 3 novembre

2019,

et

le domaine de Kerguéhennec accueille une exposition autour des fleurs et de l ’art floral intitulée Flora Maxima. Peintures, dessins,

« naïfs ». Appelés « primitifs modernes » par l’un de leurs fervents défenseurs, le collectionneur et critique d'art

photographies, vidéos... L’art contemporain revisite les fleurs tant dans leurs aspects botanique

Wilhelm

qu ’esthétique et poétique. Une source d’inspiration inépuisable

Uhde (1874-1947),

ces

artistes renouvellent la peinture à leur manière, à l’écart des avant-gardes des académismes. Pour la première fois à Paris, l’exposition Du Douanier !

Rousseau à Séraphine aux couleurs éclatantes l’entre-deux guerres.

— Le monde merveilleux qui livrent un pan souvent

et

des Naïfs réunit des œuvres négligé de l’histoire de l’art de

SOUSL’ŒIL DUPHOTOGRAPHE L ’exposition Les Beatles - photos de Jean-Marie Périer au château d ’Hardelot dans le Pas-de-Calais est consacrée au passage devant l’objectif du photographe de « Salut les copains » des Quatre de Liverpool. A travers les 40 photographies exposées se devinent les liens de confiance et d ’amitié entre le groupe et le photographe. Jean-Marie Périer fut également le témoin privilégié d ’une société en pleine mutation. Au-delà du simple cliché documentaire, entre mise en scène et portrait, ses photographies sont le reflet des rêves de la jeunesse des années soixante. A découvrir jusqu ’au 3 novembre 2019.

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PAYS :France

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2 septembre 2019 - N°1823

MONDE

EN

TÊTE

TRADITIONS. Diadème chinois, bonnet de plumes d'Amazonie, casque de guerrier africain. .. Antoine de Galbert a réuni sa collection de 500 couvrechefs exotiques léguée au musée des Confluences. Ces couleurs, ces formes et ces symboles nous font voyager et dé couvrir une multitude de cultures. Un trésor incroyable. A Lyon, jusqu'au 15 mars, museedesconfluences.fr .

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien 4 septembre 2019 - Edition Le Mans - Sarthe Nord

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Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

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RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien 4 septembre 2019 - Edition Le Mans - Sarthe Nord

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Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

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Ouest-France Sarthe Mercredi 4 septembre 2019 Rubrique : Livre

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien

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5 septembre 2019

Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

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Obsèques Suite des obsèques Henvic Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Madame Bernardine TANGUY née BELLEC survenu à l’âge de 96 ans. De la part de ses enfants, ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants et toute la famille. Un hommage lui sera rendu mercredi 11 septembre, à 14 heures, à la salle de cérémonie des PF Gouriou. La famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine et tout particulièrement le personnel de la maison de retraite de Taulé. Bernardine repose à l’Espace funéraire de Saint-Pol-de-Léon. Visites de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements. PF Gouriou, Saint-Pol-de-Léon, 02 98 19 11 11

Quimper, Ergué-Gabéric Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Michel LOUBOUTIN

Livres

Saint-Pol-de-Léon, Brest

Plouhinec

Art

Nous avons la douleur de vous faire part du décès de

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

Précieuse nature japonaise

Madame Anne CABIOCH née PAUL survenu à l’âge de 85 ans. De la part de : ses enfants, Jean et Armelle, Danièle et Dominique, Isabelle et Stéphane; ses petits-enfants, ses belles-soeurs, ses neveux, nièces et toute la famille. La cérémonie religieuse sera célébrée mercredi 11 septembre , à 14 h 30, en la chapelle Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon. Anne repose à l’Espace funéraire de Saint-Pol-de-Léon. Visites ce mardi de 14 h à 18 h et mercredi de 10 h à 12 h. Ne recevant pas de condoléances, la famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine et tout particulièrement l’ensemble du personnel de l’EHPAD Saint-Joseph à Bourg-Blanc. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements. PF Gouriou, Saint-Pol-de-Léon, 02 98 19 11 11

Saint-Pol-de-Léon Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

survenu à l’âge de 64 ans. De la part de : ses enfants, Sabrina, Karine; ses petits-enfants, sa compagne, Hélène Bellour; ses soeurs, Jeanine Leprêtre, Brigitte Ropars; sa belle-soeur, Ginette Ropars; ses neveux, nièces et toute la famille.

La cérémonie religieuse sera célébrée jeudi 12 septembre, à 14 h 30, en l’église Saint-Alor à Ergué-Armel. Michel repose à la chambre funéraire Donval, 106 avenue de Ty Bos à Quimper. Visites de 15 h à 18 h. La famille remercie l’EHPAD de Ty-Créac’h et toutes les personnes qui s’associeront à sa peine. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Les obsèques seront célébrées jeudi 12 septembre, à 14 h 30, en la chapelle Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon. La famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine. Jean-Jacques repose à l’Espace funéraire de Saint-Pol-de-Léon. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Pompes funèbres Donval, Quimper, 02 98 90 20 05

PF Gouriou, Saint-Pol-de-Léon, 02 98 19 11 11

À ceux qui l’ont connu, aimé et estimé, nous faisons part avec tristesse du décès de Monsieur Christian PIBOULEAU survenu dans sa 72e année. De la part de : Mme Françoise Pibouleau, son épouse; Cédric et Mikaël, ses enfants; Karl et Louis, ses petits-fils, et l’ensemble de la famille.

survenu à l’âge de 92 ans. De la part de ses neveux et nièces, petits-neveux et petites-nièces, arrière-petits-neveux, arrière-petites-nièces, ses beaux-frères et belles-soeurs et toute la famille. La cérémonie religieuse sera célébrée mardi 10 septembre 2019, à 14 h 30, en l’église Saint-Julien de Poulgoazec à Plouhinec. Mimi repose à la chambre funéraire du Cap à Plouhinec. Un grand remerciement aux infirmiers, Vincent, Pierre, Cathy, Marlène et Magali, à sa kiné, Inès, son médecin traitant, l’ADMR. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Monsieur Jean-Jacques ROPARS "Kaki"

Saint-Renan, Guipavas, Guilers

Madame Jeanne RAGUÉNÈS née QUÉRÉ

Nous avons la douleur de vous faire part du décès de Monsieur Richard RESZKIEWICZ survenu le 8 septembre 2019, à l’âge de 64 ans. De la part de : Maryvonne, son épouse; Nicolas et Marie-Anne, Mathieu et Carole, ses enfants; Andréas, Raphaël, Alexandre, Margot et Elina, ses petits-enfants adorés; Marie, sa maman; Rollande, sa belle-maman, ainsi que toute la famille.

Un dernier au revoir lui sera rendu vendredi 13 septembre 2019, à 10 heures, au crématorium de Montfort-sur-Meu. Christian repose à la chambre funéraire Forillière de Mordelles. Visites de 9 h à 19 h. La famille remercie l’équipe médicale de la clinique Saint-Laurent, Cécile et Barbara, ses infirmières à domicile pour leur gentillesse et leur dévouement. Ni plaques, ni souvenirs. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

La cérémonie religieuse sera célébrée jeudi 12 septembre 2019, à 14 h 30, en l’église d’Inguiniel, suivie de l’inhumation au cimetière. Richard repose au funérarium d’Inguiniel. La famille remercie très sincèrement toutes les personnes qui s’associeront à sa peine. Condoléances sur www.pompes-funebres-lamour.fr

PF Forillière, Mordelles, 02 99 60 48 48

PF Lamour - Funéplus, Bubry, 02 97 39 56 66

D’étranges couvre-chefs Le monde en tête, Maïnig Le Bacquer, Seuil, 326 pages, 42 €. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d’art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en

La cérémonie religieuse sera célébrée jeudi 12 septembre, à 10 h 30, en l’église de Saint-Renan. Ne recevant pas de condoléances, la famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine ainsi que l’ensemble du personnel de la résidence des Petits Pas à Quilers. Jeanne repose au Centre funéraire de Saint-Renan, 8 allée du Chemin de Fer.

Au début des années 80, le designer italien Ettore Sottsass réunit autour de lui des architectes et designers d’horizons variés. Ce petit groupe entend bousculer les codes. Pour eux, un objet, table, chaise, crayon, ma-

Anniversaires Il y 1 an, le 10 septembre 2018, Gilbert RICOUSSE dit "Loulou" nous quittait. Que ceux qui l’ont connu et aimé aient une pensée pour lui en ce jour. Le temps passe mais n’apaise pas la douleur. Tu resteras dans le coeur de ceux qui t’aiment. De la part de ton épouse, tes enfants, ton petit-fils et toute ta famille.

Pour rendre hommage à un défunt, ouest-france.fr vous propose le dépôt de condoléances, l’offrande de messe et de fleurs sur le site

ouest-france.fr rubrique Obsèques

persanes et chinoises et qui, par une étude pour ainsi dire religieuse de la nature, l’a rajeunie, l’a renouvelée, l’a vraiment faite toute japonaise et a fait entrer, en son œuvre, l’humanité entière de son pays ». Dans ce beau livre-accordéon présenté dans son coffret, l’éditeur et l’auteur sont en harmonie avec cette précieuse nature japonaise saisie par deux maîtres. Maîtres qui influenceront bien évidemment d’autres artistes comme Imao Keinen, Ohara Koson…

plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s’est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd’hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu’Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins.

chine à écrire, ne doit pas être abordé uniquement pour son côté pratique et fonctionnel. Les membres de Memphis vont exposer une première fois à Milan en 1981. Une expo qui fera l’effet d’une bombe dans un monde quelque peu figé malgré les innovations. Le style Memphis se caractérise par une explosion de couleurs et l’utilisation du laminé plastique. Autre signature de Memphis, l’humour, ce qui fait du bien dans un univers où le sérieux prime. Le mouvement ne

durera pas très longtemps, mais des années plus tard, des objets cultes se vendent encore : la bibliothèque Carlton d’Ettore Sottsass, la chaise First de Michele De Lucchi ou la lampe Super de Martine Badin. Dernière particularité : la diffusion mondiale des objets Memphis via Artemide. Ce livre, très documenté, est le catalogue d’une exposition qui a lieu au musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux.

considérer comme un génie. Si ses tableaux surréalistes sont connus, le catalan était pétri d’influences : l’impressionnisme, le cubisme, l’hyperréalisme. Curieux de tout, il observe aussi avec attention le classicisme, sa muse Gala l’incite à s’intéresser aux peintres de la Renaissance. La science l’intéresse également, la 3D, les effets d’optiques qu’il utilisera d’ailleurs dans son atelier et sur ses toiles. Il vénérait Vermeer, Raphaël, Vélasquez, de Vinci et son rival et ami Picasso. Il s’aimait beau-

coup aussi car il avait conscience de son génie. Son personnage excentrique et mégalo pouvait agacer mais il avait bien compris l’intérêt médiatique d’une telle extravagance. Ce catalogue retrace cette histoire de la peinture chez Dalí à l’occasion d’une exposition à Monaco. Le prix du livre est moins onéreux qu’un déplacement dans la Principauté et permet de voyager à travers des textes et des reproductions de 111 qualité.

Jean-Marc PINSON.

Jean-Marc PINSON.

DeSign

Des objets pop et drôles

Pompes funèbres Provost, Saint-Renan, 02 98 32 42 33

des cerisiers. Au début du XIXe siècle sortir, sentir, observer la nature était une façon de s’évader d’un pays volontairement coupé du monde. Une bouffée d’oxygène également propice à la méditation. Chez les artistes de l’estampe, saisir ces images de fleurs et d’animaux porte un nom : kachô-ga. Deux maîtres se sont particulièrement illustrés dans l’art du kachô-ga : Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858). Edmond de Goncourt disait qu’Hokusai était celui qui « a victorieusement enlevé la peinture de son pays aux influences

Art et Société

survenu à l’âge de 82 ans. De la part de : ses enfants, Claude et Martine Raguénès, Agnès (✝) et Jean-Luc Rioualen; ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, ses beaux-frères et belles-soeurs et toute la famille.

Lanester

Inguiniel

Les Japonais ont un respect profond pour la nature. Les fleurs occupent une place de choix sur leur podium affectif, il suffit de voir la fascination et l’engouement qu’exerce la floraison

PF du Cap, Audierne, 02 98 70 00 22.

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

à l’âge de 94 ans. De la part de : son épouse, Jannick, née Marie-Jeanne Queau; ses enfants, Jean-Michel, Marie-Claude (✝), Christian; ses beaux-enfants, Marie-Louise, Dany, Dominique et Michelle; ses petits-enfants, Yannick, Solène, Fabrice, Estelle et leurs conjoints; ses 7 arrière-petits-enfants, ses belles-soeurs, beaux-frères, neveux, nièces et toute la famille.

Chavagne, Brest (29)

Madame Marie Lorette TRIVIDIC née SCUDELLER dite "Mimi"

Les fleurs par les grands maîtres de l’estampe japonaise, Amélie Balcou, Hazan, 226 pages, 22,95 €.

Ouest-France Finistère Mardi 10 septembre 2019

Memphis Plastic Field, Constance Rubini, Norma, 216 pages, 39 €.

Jean-Marc PINSON.

Peinture

Le génie de Dalí Dalí Une histoire de la peinture, Montse Aguer Teixidor/Laura Bartolomé Rouiras, Hazan, 240 pages, 29,95 €. Si de nombreux peintres ont du talent, rares sont ceux qui ont du génie. Encore faudrait-il définir ce qu’est le génie… Mais dans le cas de Salvador Dalí (1904-1989) difficile de ne pas le

Jean-Marc PINSON.

PoéSie

Atlas poétique d’une terre dans l’eau Mémorial de la terre océane, Kenneth White, Mercure de France, 195 pages, 19,80 €. Les Américains redécouvrent en ce moment un auteur de chez eux, sans doute grâce à Trump (ou à cause de). Henry David Thoreau (19171862), philosophe, poète-naturaliste prônait la désobéissance civile. Il avait en effet refusé de payer ses impôts car il ne voulait pas contribuer au financement de l’esclavage et de la guerre. Il avait construit une cabane en bois, à Walden, dans le Massachusetts, pour y vivre au plus près

de la nature. Aujourd’hui, de l’autre côté de l’Atlantique, Kenneth White, admirateur de Thoreau, a trouvé son « Walden » à Trébeurden, dans les Côtes-d’Armor. Le poète, écrivain, essayiste écossais a déjà une immense œuvre derrière lui. Adepte du nomadisme intellectuel, créateur de l’institut international de géopoétique, l’auteur nous embarque dans un voyage sur la terre océane et insiste sur la notion de mémoire dans un monde qui vit en accéléré sans jamais appuyer sur la touche « Pause ». « Pendant que le temps devient tempo, l’espace devient esprit » écrit-il en prologue. Alors on part volontiers avec Kenneth, sac sur le dos et chaussures de rando aux pieds, d’abord sur la côte armoricaine. À Ploumanac’h et

son « granite en fusion », à Roscoff où « un léger crachin chuchote », à Port-Blanc qu’il arpente avec « une sensation de présence absolue ». Dans ce qu’il nomme « la salle des cartes », on fait tourner le globe, de Monaco à Edimbourg, Terre-Neuve, on plonge dans le fleuve Amazone, la mer Noire ou d’Érythrée. Kenneth White termine son atlas poétique par des pèlerinages et pérégrinations à Marseille, Gênes ou en Nouvelle Orléans en compagnie de Wittgenstein, Nietzsche, Empédocle, Chateaubriand. Plus qu’un recueil de poésie, c’est un livre de géographie, d’histoire et de philosophie. Traduit habilement de l’anglais par son épouse, Marie-Claude.

évident mais aussi un besoin. Elle écrit bien sur le fait d’écrire : « Écrire/ Pour empêcher/Que tout tombe. » Le poème est son compagnon, son confident, son oxygène : « Poème/ Exil intérieur/Où l’on demande asile/A soi-même ». On sent une grande mélancolie chez l’auteure. La perte d’un être aimé, la disparition, la mort sont des thèmes qui reviennent souvent comme l’écume sur le sable. « J’écoute/De chaque côté de la nuit/Le silence de mes morts/ Leur vacarme de voix tues. » L’absence encore qui revient tel un boo-

merang : « Jeter ton prénom/Par le vent/L’écouter revenir/Jusqu’à l’épuisement. » Dans sa maison, la nuit est omniprésente, l’enfant dort encore, l’odeur du café flotte, alors Estelle Fenzy écrit de l’aube à l’aube avant le surgissement trop aveuglant de la lumière du jour. On aime aussi ces fulgurances poétiques quand l’auteure s’éloigne de ses fantômes et de son spleen : « La nuit a laissé/Des traces de rouge à lèvres/Sur la peau de l’horizon/L’aube est une marque d’amour. » Jean-Marc PINSON.

Jean-Marc PINSON.

De l’aube à l’aube

Abonnez-vous au Fondateur : M. Paul Hutin Desgrées. Cofondateur : M. François Desgrées du Loû. Fondateur du Comité éditorial : M. François Régis Hutin. Société « Ouest-France », S.A. à Directoire et Conseil de Surveillance au capital de 300 000 €. Siège social : 10, rue du Breil, 35051 Rennes cedex 9. Tél. 02 99 32 60 00 - Fax 02 99 32 60 25. www.ouest-france.fr Facebook.com/ouest.france Twitter : @OuestFrance Directeur de la publication : M. Louis Échelard. Rédacteur en chef : M. François-Xavier Lefranc. Principale associée : SIPA (Société d’investissements et de participations), contrôlée par l’Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste (association loi 1901), présidée par Jacques Duquesne. Membres du Conseil de Surveillance : MM. David Guiraud, Président, Michel Camdessus, Vice-Président, Mmes Christine Blanc-Patin, Valérie Cottereau,

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La minute bleue de l’aube, Estelle Fenzy, La Part commune, 117 pages, 13 €.

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Tirage du 10 septembre 2019 : 649 261

Pendant une année, à la frontière de la nuit qui va se coucher et du jour qui sort de son lit, Estelle Fenzy a profité de l’aube, cette minute bleue, pour écrire. De courts poèmes, à la façon de haikus. On sent que l’écriture est non seulement un plaisir romAn

Les femmes sénégalaises sont des reines Aya, Marie-Virginie Dru, Albin Michel, 224 pages, 18 €. Aya, gamine sénégalaise, vit dans

une île au large de la Casamance. Depuis que son père est mort et son frère parti vers l’Europe dans sa pirogue, sa mère a sombré dans une léthargie muette. Elle ne semble pas entendre les cris d’Aya quand son oncle vient la chercher pour l’entraîner dans la forêt. Un calvaire pour l’enfant de 12 ans, obligée de fuir à

Dakar, enceinte. Elle est accueillie dans une maison ouverte aux filles -mères. L’auteure met en scène avec finesse le Sénégal et cette adolescente qui va apprendre à avancer coûte que coûte. Les femmes sont les pièces maîtresses de ce récit chatoyant. Karin CHERLONEIX.


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RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien

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10 septembre 2019 - Edition Concarneau

Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la

collection. Bien entendu, la coiffe peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

0XabyTY4P3rA-puTKpSNITyi7sxwh97eMTq9A2WKaYiM_74gjq_ykPDo7E046RQs0cFpMtuNKR0Ie2lwP7TeWB2knwTX1Ltho0EVuLcZhNtwNDkw

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RUBRIQUE :Esprit week-end

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JOURNALISTE :Ludovic Bischoff

PERIODICITE :Hebdomadaire 27 septembre 2019 - N°NC - Edition Week - End

ESPRITWEEK-END L'AGENDA ENFRANCE Stanczyk , de Jan Matejko (1862).

TOULOUSE «Norma»

au Capitole

du bel canto de Vincenzo Bellini, Norma ouvre la saison du théâtre du Capitole. Sous la baguette de Giampaolo Bisanti, avec Anne Delbée à la mise en scène et la mezzo-soprano Karine Deshayes, une nouvelle production à voir et à écouter ce week-end puis les 2, 5, 6, 8 et 10 octobre. www.theatreducapitole.fr Chef-d’œuvre

LENS

NANTES

Peinture polonaise

Festival gourmet

Le Louvre-Lens propose, dès ce week-end, une grande rétrospective de la peinture polonaise du XIX e siècle. Une période où, malgré la division du pays entre l’empire de Russie, l’empire d’Autriche et le royaume de Prusse, les artistes créent une véritable identité polonaise. « Peindre l’âme d’une nation» se visite jusqu’au 20 janvier. www.louvrelens.fr

L’événement Les Tables de Nantes convie une soixantaine de chefs nantais à sortir, ce vendredi, leurs cuisines dans la rue pour proposer du street food gourmet. À voir aussi, tout le week-end, l’exposition « Disgusting Food Museum» présentant 80 des aliments les plus dégoûtants du monde à la Hab Galerie. Des conférences, débats et ateliers ainsi qu’un grand marché des Pays de la Loire et un « food hall» complètent le programme. www.lestablesdenantes.fr

SANCHEZ

ALBERT VU’

DESCHAMPS/AGENCE

PIERRE-OLIVIER

LYON Têtes couronnées

VARSOVIE DE

Cimier de coiffe en plumes d’ara des Indiens Kayapó-Mekrãgnoti (Brésil).

Depuis qu’il a fermé sa Maison Rouge parisienne, Antoine de Galbert disperse ses collections un peu partout en France. C’est au tour du musée des Confluences de proposer « Le Monde en tête», soit l’exposition de plus de 300 coiffes rituelles ou d’ornement dont des couronnes royales yorubas et baoulés, des chapeaux kirdis, des couvre-chefs de prêtres shintos… Jusqu’au 15 mars. www.museedesconfluences.fr

NATIONAL

KRZYSZTOF/MUSÉE

WILCZYŃSKI

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27 septembre 2019 - N°33

Régions CHÂTEAU LA COSTE LE PUY-SAINTE-RÉPARADE Jean-Michel Othoniel. Iles singulières Dans le pavillon d’exposition réalisé en 2017 par Renzo Piano, niché au cœur du domaine, le château La Coste présente quatre créa tions de Jean-Michel Othoniel (né en 1964). Dans la continuité de ses récentes recherches, ses œuvres de lumière, de verre et de cou leurs sont le fruit de longues discussions avec l ’architecte italien. Près des anciennes bâtisses, L ’Arbre aux colliers, platane paré de colliers de perles d’inox et de feuilles d’ or, accueille le visiteur. A l’intérieur du pavillon contemporain, La Ligne infinie s’envisage comme un aqueduc romain du XXI esiècle, constitué de plus de quatre mille briques de métal argenté et de verre bleu, sur 70 mètres de long, faisant écho aux volumes du lieu. Par sasilhouette épurée, sesjeux de perspec tive et d’optique, ses effets de miroir accen tués par le poüssage intérieur des briques de métal, et cette splendide couleur bleue évo quant la Méditerranée, l ’œuvre ne peut que séduire. Plus loin, L ’Ile singulière, vaste pièce géométrique reposant sur un lit de verre azuré et qui donne son titre à l ’exposition, semble tenir en équilibre sur un fil. Une œuvre de métamorphoses et de rythmes contradictoires, où la (fausse) impression de légèreté et les mille nuances de ses reflets s’ opposent à la massivité du métal. Enfin, dans le même esprit minimaliste. Fontaine apaise par le doux ruissellement de l ’eau. En Provence, Othoniel confirme ainsi son ambition de se mesurer à l’architecture, au

Jean-Michel

Othoniel, L7/e singulière, 2019, Inox,

brique en verre bleu indien, 250 x 635 x 458 cm. ©>c.h KÆau

ia gostetwerearegontents

travers d’une proposition confidentielle d’œuvres plus abstraites, mais toujours impo santes,étudiées et sensibles. V. C.-L.

Château

La Coste, 2750, route de La Cride,

Le Puy-Sainte-Réparade

(13),

tél. : 04 42 61 92 92, www.chateau-la-coste.com Jusqu'au

22 novembre

2019.

MUSÉE DES CONFLUENCES/ LYON Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert Antoine de Galbert est un voyageur. Sans doute pas un aventurier, mais pas un touriste non plus, contrairement àce qu’il ala modestie de dire. Après la fermeture de la Maison Rouge, il cherchait un écrin pour abriter son exceptionnelle collection de plus de 500coiffes. Ce sera le musée des Confluences, ancré dans larégion Rhône-Alpes, saterre d’origine. L’ins titution, ravie de cette donation, lui dédie une exposition dansun espacespécialement scénographié, par l ’agenceZen + dco, pour l ’accueil lir dans toute sa diversité. Le visiteur, tout comme son ancien propriétaire, ne pourra «qu’être ébahi devant la richesse du monde.» ainsi dévoilée. Il a mis trente ans à constituer cet ensemble au fil d’acquisitions chez les anti quaires ou lors de sespérégrinations. Sa collec tion n’a rien de muséographique : c’est celle d’un homme qui s’ est passionné pour ces atoursparlant aux esprits et aux hommes, avec seslimites, qui en font aussile charme.Pour des peuples et leurs coutumes, particulièrement d’Afrique, d’Océanie et d’Asie, la section amé ricaine est moins importante en nombre mais impressionnante en qualité. Au-delà de leur pure beautéformelle et de l’ex traordinaire variété des matériaux employés, lescoiffes offrent un discoursvisuel essentielet, avecleurs représentations ayant valeur de sym

bole, autant de protections visibles contre les forces de l ’invisible. Placéesen hauteur ou vues de loin, elles informent sur le statut de celle ou celui qui la porte :portés par lesjeunes filles en âge de se marier, arborés par les guerriers dont il faut valoriser les exploits, par les chas seurs ou les futurs initiés lors de rituels. On y découvre également la véritable passion afri 114 Tous droits de reproduction réservés


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27 septembre 2019 - N°33

caine pour les couvre-chefs. Mais rien d’anec dotique dans ces ornements :les coiffes ryth ment le spectaclede la vie. ANNE DORIDOU-HEIM

Musée des Confluences,

86, quai Perrache,

Lyon, tél. : 04 28 38 1212, www.museedesconfluences.fr Jusqu'au

15 mars 2020.

Chine, province du Guizhou, ville-district

de Kaili.

population miao. Diadème au phénix, alliage d ’argent.

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JOURNALISTE :Aude-Claire De Pa…

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1 octobre 2019 - N°464

68 CULTURE Une collection

unique au monde

exposée à Lyon

GRAND COUP DE CHAPEAU EN PORTANT UNE COIFFE, ON SE PROTÈGE DES INTEMPÉRIES MAIS AUSSI DES PUISSANCES OCCULTES. ET L'ON AFFIRME SON IDENTITÉ OU SON RANG.

Texte Aude-Claire Photo Pierre-Olivier

Communiquer aveclesesprits

Témoignerd'une initiation Cet objet prestigieux a été confectionné

par

un homme huli (peuple de Papouasie-NouvelleGuinée) durant les rites de passage à l'âge adulte. Constitué de cheveux, symboles de l'énergie vitale, dans lesquels sont piqués des ornements, il est conservé par l'initié jusqu'à la fin de son existence.

Au Bénin, les adeptes du vodoun Legbafun médiateur entre les dieux et les hommes) portent cetype de chapeau couvert d'amulettes: elles permettent à Legba d'influencer les événements, que ce soit pour protéger, guérir ou nuire.

de ParcevauxDeschamps/AgenceVU

e couvrir la tête est une habitude uni verselle. Dans tous lespays, sous toutes les latitudes, les hommes et les femmes portent des coiffes aux apparences aussi diverses que le sont les sociétés. Mais si dans le monde contemporain occiden tal l’usage du couvre-chef se résume à une fonction pratique (se protéger du soleil, du froid ou des intempéries), partout ailleurs la coiffe répond à de multiples fonctions. C ’est ce que prouve la collection de quelque 500 objets de ce type réunis par Antoine de Galbert, un amateur d’art, qui vient de la lé guer au musée des Confluences de Lyon. Pendant trente ans ce curieux infatigable, passionné par les traditions populaires, a col lecté des ornements de tête au hasard de ses voyages et de ses rencontres. C ’est l’esthé tisme ou l ’étrangeté de ces accessoires — faits de plumes, de cheveux, de perles, de terre, de bois, de pierre ou de morceaux de métal — qui l ’ont attiré, plus que leur his toire ou leur signification. Cette collection exceptionnelle démontre qu ’au-delà de son aspect pratique ou esthé tique un couvre-chef est doté de fonctions protectrice, symbolique, sociale ou identi taire, voire les quatre à la fois. Et il en dit long sur celui ou celle qui la porte. ■

S

Tous nos remerciements à Deirdre Emmons, chargée des collections Asie au musée des Confluences, pour son travail de documentation et ses précieuses explications.

Marquersapuissance Cette couronne en bois et papier recouverte de feuilles d'or appartenait à un dignitaire baoulé. Grand producteur d'or, ce peuple de Côte d'ivoire accorde une importance particulière au fameux métal précieux, marqueur social de la richesse d'une personne et de son rang.

Étape clé de la vie, la cérémonie du mariage donne lieu aune parure spécifique (ici, une coiffe de la population yaodu sud de la Chine). Celle-ci réunit des symboles de prospérité et de fécondité pour que la jeune fille endosse son statut d'épouse et de future mère sous de bons augures.

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JOURNALISTE :Aude-Claire De Pa…

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1 octobre 2019 - N°464

69 Affirmer sa généalogie

t'.

Portée par les femmes mariées de la population akha du nord de la Thaïlande, cette coiffe livre, par le biais de son ornementation, des informations sur l'identité ethnique, levillage et le lignage de celle qui la porte. Elle est décorée de « larmes de Job», des graines blanches symboles de fécondité et de richesse.

X’-.

Distinguer un dan Certains mythes amazoniens font le parallèle entre les plumes qui différencient les oiseaux et celles qui distinguent les sociétés humaines. Chaque peuple possède ses propres parures, portées lors de rituels. Ce bonnet kayapo, population de l'État du Para (Brésil), peut se retourner pour protéger les plumes.

Seprotéger de l'invisible Utiliséau quotidien durant lestravaux des champs, ce chapeau dayak (population présente à Bornéo, en Indonésie et Malaisie) ne préserve pas seulement du soleil; il est décoré d'un motif en arabesque, un aso, animal protecteur mi-chien mi-dragon.

Montrer son rang Confectionnées dans des matériaux rares, les parures de tête manifestent le pouvoir. Ainsi les plumes de martin-pêcheur ornant ces couvre-chefs étaient réservées aux impératrices et aux dames de la cour chinoise. Leur usage s'est étendu au xixesiècle aux coiffes de mariage.

JT

ULeMondeentéte, au musée des Confluences, à Lyon (Rhône),jusqu'au

__ 15mars 2020. Pasmoins de 334 chapeaux, masques et couronnes de la donation Antoine de Galbert.

OCTOBRE

2019

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Mythologie(s)

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9 octobre 2019 - N°37

EN IMAGESILE

MONDE EN TÊTE

Le tour du monde en 335 coiffes au musée des

Confluences L ’exposition « Le monde en tête », qui se tient au musée des Confluences à Lyon jusqu ’au 15 mars 2020, transporte le visiteur autour du monde a la découverte de 335 coiffes ethniques provenant d ’une donation du collectionneur Antoine de Galbert. On y découvre les nombreuses fonctions de ces couvre-chefs qui sont souvent indissociables des rituels spirituels et religieux des populations qui les portent.

6cf À

VISITER Exposition « Le monde en tête », jusqu ’au 15 mars 2020 au musée des Confluences, 86 quai Perrache, 69002 Lyon www.museedesconfluences.fr

UNE PROTECTION

PHYSIQUE ET SYMBOLIQUE

Au quotidien, les coiffes protègent du soleil et des intempéries, mais s’interposent également aux forces de l’invisible. La tête, siège des principes vitaux, et ses différents orifices - yeux, oreilles, nez, bouche - doivent être à l’abri de toute intrusion. Au XIX e siècle, en Sibérie, on couvrait la tête des défunts avec des coiffes parsemees de décorations destinées à les protéger des éléments hostiles pour leur dernier voyage. Coiffe

cérémonielle. XIX e siècle, Sibérie Nord-Orientale, région de la Kolyma, population youkaghir. Fourrure (cervidé), peau et fourrure (phoque), peau (canidé), tendon (renne), vibrisses, argent, perles de verre. ■CiPierre-Olivier

Deschamps/Agence

VU’ .

DU CHEVEU À LA COIFFE Les cheveux poursuivent leur croissance durant toute l’exis tence et symbolisent à ce titre la puissance et la vitalité. Cette signification conduit à ce que la chevelure entre dans la composition de certaines coiffes. En Chine, les coiffes des femmes lan-tiên miaos à longues cornes les relient à une lignée d ’an cêtres. Les mèches de cheveux reçues des mères, grands-mères et arrière-grands-mères sont raccordées à leur propre chevelure également augmentée de tresses en coton. Coiffe de femme à longues cornes. Fin du XX e siècle, Chine, province du Guizhou, districts de Liuzhi et de Zhijin, populations qing miaos ou changjiaos. Bois, cheveux, laine ou coton. © Pierre-Olivier

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l

»

TOUCHER LES DIEUX ET LES ESPRITS Les couvre-chefs dotés d ’un pouvoir magico-religieux font partie intégrante des rituels dans de nombreuses cultures. Les Kewas de Papouasie-Nouvelle-Guinée portaient une coiffe spécifique lors de danses de la cérémonie Rimbu Indali destinée à conjurer la maladie et la sécheresse. A cette occasion, de nombreux cochons étaient sacrifiés. Lors des danses qui ponctuaient ces festivités, l ’assistant, reconnaissable à sa coiffe, avait pour rôle d ’encourager et de diriger les danseurs.

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Coiffe de la cérémonie Rimbu Indali. XX e siècle, Papouasie-Nouvelle-Guinée, population kewa. Fibres végétales, rotin, argile blanche, ocre, charbon, plumes (coucal faisan et héron intermédiaire). c Pierre-Olivier

Deschamps/Agence

VU ’.

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AU CROISEMENT

RÉVÉLER L’ INVISIBLE Dans de nombreuses sociétés, les coiffes prennent la forme de masques qui incarnent une entité spirituelle venue du monde des esprits ou des morts. Celles-ci ont alors vocation à aider au passage des défunts dans l’au-delà, à participer à l’initiation des jeunes ou à rappeler les codes de bonne conduite. Le masque Zufcutaincarnait chez les Bassaris, en Afrique de l’Ouest, un esprit veillant à la continuité des rites. Il était porté lors des cérémonies d’initiation des jeunes garçons et lors des rites agraires.

DES CULTURES

Les coiffes témoignent du métissage entre les traditions cultu relles d ’une population et les influences extérieures dont celle-ci se nourrit. Les Amérindiens de la région des Grands Lacs sesont emparés du bonnet Glengarry d’origine écossaise, autrefois porté par les soldats britanniques au Canada, pour lui ajouter un décor floral tridimensionnel avec des perles, emblématique du savoir-faire des Haudenosaunees. Bonnet Glengarry. XX e siècle, ÉtatsUnis, région de l ’ Est, nations iroquoises (haudenosaunees). Velours, ruban de soie, perles de verre, papier. © Pierre-Olivier Agence

Deschamps/ VU'.

Masque lukuta. XX e siècle Afrique, sud du Sénégal, nord de la Guinée, population bassari. Écorce, rônier, laine. Ç Pierre-Olivier

Deschamps/Agence

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Obsèques Suite des obsèques Verson, Caen Martine Lepileur, son épouse; Jean-Philippe Lepileur et Chloé, ses enfants; ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, le famille et les amis ont le chagrin de vous faire part du décès de Monsieur Joël LEPILEUR survenu le 22 octobre 2019, à l’âge de 69 ans. Un dernier hommage sera célébré lundi 28 octobre 2019, à 10 heures, au crématorium de Caen. Plutôt que des fleurs, dons pour l’association Les Blouses Roses. La famille remercie très sincèrement toutes les personnes qui s’associeront à sa peine. Le présent avis tient lieu de faire-part et de remerciements. Condoléances sur www.cosseronpfdelodon.com PF de l’Odon, Bretteville-sur-Odon, 02 31 73 60 06.

Giel-Courteilles, Argentan Putanges-le-Lac (Les Rotours) Les Moutiers-en-Cinglais, Meucon Gilles et Anne-Marie Gougeon, Laurence Chauvin, Régis et Laurence Gougeon, Fabienne Gougeon, ses enfants; ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, toute la famille, ses voisins et amis ont la douleur de vous faire part du décès de

Bayeux, Caen Thérèse Harel, Marie-Chantal Harel-Foubert, ses filles; Didier et Sylviane Hulmel, son neveu; Ségolène et Julien, Alexandre et Anaëlle, ses petits-enfants, Rafael, son arrière-petit-fils; Denise Hulmel, sa soeur, ses neveux et nièces, toute la famille vous font part du décès de

Livres Anniversaires Escoville

La cérémonie religieuse sera célébrée lundi 28 octobre 2019, à 14 h 30, en la chapelle Notre-Dame de la Charité de Saint-Vigor-le-Grand, suivie de l’inhumation au cimetière de Nicorps (50). Vos témoignages de sympathie seront reçus sur un registre. Mme Harel repose à la Maison funéraire du Bessin, rte de Balleroy au Molay-Littry. Pas de plaques, que des fleurs naturelles. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements. Mme Marie-Chantal Harel-Foubert, 6 rue du chemin des Poissonniers, Bât B, Apt 206, 14000 Caen. Condoléances sur www.pfmeslin.fr PF Meslin - Funéplus, Le Molay-Littry, 02 31 51 73 68

La parution des avis d’obsèques est prioritaire Celle des remerciements peut se trouver décalée

La cérémonie religieuse aura lieu mardi 29 octobre 2019, à 14 h 30, en l’église de Giel, suivie de l’inhumation au cimetière de Habloville. Fleurs naturelles. Le Boulay, 61210 Giel-Courteilles. Cet avis tient lieu de faire-part.

Beauté et pouvoir Clouet : le miroir des dames Mathieu Deldicque Faton 94 pages, 19,50 €. Le musée Condé à Chantilly expose 366 portraits dessinés par François Clouet et son père Jean. Ils sont en grande partie issus de la collection de la reine Catherine de Médicis, qui,

Il y a 5 ans tu nous quittais, le temps passe mais le souvenir reste pour ta famille et tes amis. Une messe de souvenir aura lieu à Escoville, dimanche 27 octobre 2019, à 9 h 30.

D’étranges couvre-chefs

Le monde en tête Maïnig Le Bacquer Seuil 326 pages, 42 €.

Ranchy M. Pierre Halley, son frère, toute la famille, très touchés par les nombreuses marques de sympathie et d’amitié qui leur ont été témoignées lors du décès de

entourée de femmes brillantes aimait, par amitié, offrir le portrait de l’une d’elles à l’intéressée. Au XVIe siècle, les femmes affirment leur statut à la cour. Un portrait, surtout réalisé par les Clouet, mettait en exergue leur beauté et surtout leur rang. Père et fils travaillaient au plus près du sujet avec un souci partagé de ressemblance. Jean s’attachait particulièrement à la chevelure, au visage quant

à François il se focalisait davantage sur les habits, les bijoux, le corps. Ils ont « croqué » des femmes célèbres comme Renée de France, Éléonore de Habsbourg, Diane de Poitiers mais aussi de belles inconnues. Miroir, mon beau miroir… Jean-Marc PINSON.

un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s’est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd’hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe peut être

éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu’Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. Jean-Marc PINSON.

Art et société

Remerciements

Antoine de Galbert est un grand collectionneur d’art primitif. Il a commencé par des masques puis

Madame Madeleine HALLEY remercient sincèrement l’hôpital de Bayeux et les amis ainsi que toutes les personnes qui, par leur présence, leurs offrandes de fleurs et envois de messages se sont associées à leur peine et les prient de trouver, ici, l’expression de leur profonde reconnaissance.

Automobile

Les voitures les plus rares et les plus chères Million Dollar Classics Martin Derrick et Simon Clay Editions E.T.A.I. 192 pages, 49 €

PF Mouchel, Trévières, 02 31 22 52 58.

Madame Andrée GOUGEON née ANGOT survenu le mercredi 23 octobre 2019, à l’âge de 92 ans.

Dessin

ANNICK

Madame Yvette HAREL née HALLEY survenu le 23 octobre 2019.

Ouest-France Calvados Vendredi 25 octobre 2019

Ouest-France vous offre encore plus de services Offrir des messes ou des fleurs à un défunt directement depuis ouest-france.fr rubrique Obsèques

PF Mousset, St-Germain-de-Martigny, 02 33 25 30 68.

On ne se lasse jamais de feuilleter ce genre d’album. « Million Dollar Classics » recense 50 voitures parmi les

plus chères au monde. Des autos qui peuvent, comme l’indique le titre du livre, atteindre plusieurs millions de dollars lors de transactions ou de ventes aux enchères. Des voitures qui sont des joyaux du patrimoine que certains n’hésitent pas à qualifier d’œuvres d’art. On parle ici de Bugatti, Ferrari, Jaguar, Mercedes, Aston Martin ou de modèles de marques disparues comme Duesenberg, Delahaye, Talbot, Tucker…

Et les prix continuent de s’envoler. Exemple avec la Ferrari 335 Scaglietti de 1957, qui, lors d’une vente aux enchères à Paris en 2016, fut acquise contre un chèque de 33 millions d’euros… On aurait toutefois aimé dans cet ouvrage un propos qui contextualise, explique comment l’auteur a travaillé, comment se détermine une cote. Philippe COCHEREAU.

de la première nuit d’un bébé, de sa maman ou de son papa ou d’un humain-aimant. » Ce moment où les grandes personnes pétochent fort autour de ce petit enfant qui « pèse trois briques de lait ». Avec toutes leurs questions sur les pleurs du nourrisson, son sommeil, le lait qu’il boit… Julie Bonnie est romancière (Chambre 2) et musicienne. Elle a été aussi auxiliaire de puériculture

dans une maternité. Grâce à sa voix veloutée, elle réalise des merveilles de moelleux, de plénitude et de douceur quand elle chante et quand elle conte. Marine Schneider embellit chaque page du livre de sa palette de couleurs profondes et de ses dessins ronds. Claude MAINE.

vegarde de la planète. Sur des photos de Nicolette Humbert et un travail graphique de Jeanne Roualet, on trouve des slogans captés dans la rue : Entends-tu le cri de la planète ? Climaction ! Plus tard, je voudrais être vivant. Respecte ta terre et ta mer. Dans la lignée de la jeune Greta Thunberg, qui interpelle les grands de ce monde sur l’urgence à agir pour sauver la planète, les Larmes

vertes visent un public jeune, mais en fait il touche tout le monde. La maison d’édition suisse, la Joie de lire a imprimé ce manifeste en Haute -Savoie en utilisant des encres végétales et du papier issu de forêts gérées de façon écologique, pas de plaques, pas de produits chimiques, peu de pertes de papier… Jean-Marc PINSON.

enfAnts

Belles chansons autour de bébé Chansons d’amour pour ton bébé Julie Bonnie et Marine Schneider, Livre-CD Le Label dans la forêt 32 pages et 8 chansons, 19,90 € Coup de cœur pour ce beau livre de chansons signé Julie Bonnie pour les comptines et Marine Schneider pour les illustrations. « C’est l’histoire

environnement

Le petit livre vert

La rubrique Obsèques du site Ouest-France vous propose de nombreux services en ligne.

Larmes vertes Nicolette Humbert, Jeanne Roualet La Joie de lire 64 pages, 5 € Voilà un petit livre pas cher et tout vert que l’on devrait voir dans les manifestations pour le climat et la sau-

fAits Divers

Des crimes résolus grâce à un grain de sable

Oérande de fleurs, de messes, dons, dépôt gratuit de condoléances.

Grain de sable Jacques Pradel Michel Lafon 304 pages, 17,95 € Le crime parfait existe-t-il ? Certains, une minorité heureusement, demeurent irrésolus et font régulièrement la

Offrir des fleurs

Offrir une messe

Faire un don

Une des journaux : la tuerie de Chevaline, la mort de Grégory Villemin… Mais il arrive parfois qu’un grain de sable vienne perturber le plan ou les diversions mis en place par les criminels. C’est à ces grains de sable que s’est intéressé le journaliste Jacques Pradel qui anime tous les jours l’émission « L’heure du crime », sur RTL. « Ce grain de sable, qu’il mène au succès ou à l’échec d’une enquête, me fascine », écrit l’auteur.

Dans son livre, il évoque trente affaires dans lesquelles un élément inattendu ou surprenant a bien souvent permis la résolution de l’énigme. Dont celle de ce corps d’homme retrouvé dans une valise repêchée par des plaisanciers, en rade de Lorient, en 2011. C’est une clé retrouvée dans la poche de la victime qui permettra de remonter à un « salon de massage » à Paris… Pierrick BAUDAIS.

la soca : rythmes d’Afrique de l’est, porté par un beat poussé, avec des arrangements funk et soul. Miles Cleret, fondateur du label Soundway, et Jeremy Spellacey, DJ et collectionneur néo-zélandais, ont compilé 17 titres de raretés, faces B. Un double album étonnant, curieux, un travail quasi documentaire entre 1979 et 1998. Dans les années 1980, la soca était arrangée à grand renfort de boîtes à rythmes puis elle a pris un tournant électronique ; certains titres ont une version dub, beaucoup plus re-

laxante du coup. Comme toutes les musiques qui voyagent à travers le temps et le monde, la soca s’est imprégnée de disco, soul, reggae. On a même vu des sous-genres éclore, comme le rapso qui, comme son nom l’indique, est un mélange de rap et de soca. Malgré un métissage musical bien naturel, les Caribéens peuvent identifier un morceau de soca à la seconde même où il démarre. 120 Jean-Marc PINSON.

Disques socA

Une musique de fête

www.ouest-france.fr/obseques

Body Beat Compilation 1979-1998 Sounway record 17 titres, 58 mn La soca caribéenne est une musique festive. À La Barbade, Trinité-et-Tobago, Saint-Vincent et ailleurs, cette musique, réinvention du calypso, vit toujours. C’est le musicien Lord Shorty qui a modernisé le style dans les années 1970. Son album Endless, sorti en 1974, pose les fondations de


PAYS :France

DIFFUSION :54838

PAGE(S) :18

JOURNALISTE :Decoiffant!

SURFACE :22 % PERIODICITE :Mensuel

1 novembre 2019 - N°251

EXPO DECOIFFANT!

VU

Dis-moi ce que tu mets sur ta tête et je te dirai qui tu es ! C'est l’ idée de l'exposition Le Monde en tête, à Lyon : cours y admirer 334 coiffes en plumes, bois, cheveux, perles... de toutes les formes, de toutes les couleurs et du monde entier ! Il y a cette coiffe de guerrier, d'autres qui protègent du malheur...

Musée des confluences, jusqu'au 15 mars 2020. museedesconfluences.fr

Deschamps/Agence

r >

©

121 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

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PAGE(S) :95 SURFACE :79 % PERIODICITE :Bimestriel

1 novembre 2019 - N°150

Culture

session

Entre danse, festivals et cinés, les musées tiennent aussi leur place tout comme lieux patrimoniaux

les

programmation dans

chaque

très éclectique univers,

1 Biennale d ’Art contemporain

documentaire.

Tous azimuts.

aussi bien ses journées

Comme

les

à Venise ni plus

ni moins, entre deux eaux, la 15 e édition

Bref,

on peut

aussi centre

que ses nuits. ?

avec de

Golden Stage Tour, le hip-hop dans toute

nombreux lieux d ’exposition : MAC Lyon dans le 6e, les usines Fagor dans le 7e, la

sa dimension futuriste et sociétale. Pour ne pas rester vissé sur son siège (www.

Presqu ’île, l’IAC de Villeurbanne,

maisondeladanse.com

se déroule

jusqu ’à fin janvier

banlieue

collection

glanées

hors

de plus de 500

Europe.

Rien que

pour cette expo, Lyon mérite une escale. Jusque fin mars (museedesconfluences.fr

).

y passer

jusqu ’au 21 novembre

L’événement

coiffes

meilleures

troupes. La maison fonctionne comme un musée et un super

et historiques.

extraordinaire

présente,

).

4 Musée des Tissus YSL. Les trois initiales les plus célèbres de la mode celles d ’Yves Saint Laurent, s’entrelacent

au fronton

du musée des

Tissus à partir du 25 novembre. 25 silhouettes du couturier content ses liens étroits avec huit des plus grandes maisons

limitrophe. Ça fourmille d’idées, d ’artistes 3 Musée des Confluences

de soyeux de la ville. Clou de l’expo : la

Chapeau ! Le monde en tête jusqu ’en mars. Donation d ’Antoine de Galbert,

fantastique robe de mariée de la collection

2 Maison de la Danse D’entrechats en grands écarts, ça bondit,

collectionneur

films notamment dévoilant son processus

ça bouillonne.

ans,

et donne à la ville un air dissipé biennaledelyon.com

(www.

).

Hip-hop, jazz, classique, la

la Maison

mécène,

Rouge

Galbert

qui avait monté

à Paris.

a offert

au

hiver 1980.

Et des tas de documents,

Il y a deux

créatif, dans l’enceinte

musée,

déco (www.mtmad.fr ).

son

du musée d ’Art

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PAYS :France PAGE(S) :120-121

Arts In The City

SURFACE :185 % PERIODICITE :Mensuel

1 novembre 2019 - N°55

|LYON LE MONDE EN TÊTE

Coiffe de jeune homme Turkana (Kenya ou Ouganda)

La collection extraordinaire de coiffes d ’Antoine de Galbert rejoint le Musée des Confluences. Avec plus de 500 pièces ramenées du monde entier, déployé sur un parcours de plus de 700 m2, Antoine de Galbert souhaite partager avec nous un message d'uni versalité : « le monde entier se nourrit, dort, marche, meurt et se couvre la tête. Que l'on soit africain, océanien, indien ou européen, on fait partie de la même humanité » confirme l'artiste. Une invita tion à s'ouvrir au monde, faisant défiler les cultures sur têtes, pour notre plus grand émerveillement. MUSÉE DES CONFLUENCES Du 6 juin au 3 mai 2020 86 quai Perruche, 69002 Lyon

| VERDUN 7 MILLIONS ! LES SOLDATS PRISONNIERS DE LA GRANDE GUERRE Outre la tragédie humaine qu ’ elle a pu représenter, la Première Guerre mondiale marquera toujours les esprits en ce qui concerne le sort des soldats capturés par l'ennemi. Pour désta biliser le camp adverse, les armées n'hésitaient pas à retenir captifs leurs belligérants. Selon certaines estima tions, près de 6,6 millions de soldats auraient été capturés durant tout le conflit. Quelles étaient les conditions de captivité, à quoi ressemblait la vie dans des camps mais surtout comment s'en sortaient les prisonniers après l'horreur ? Objets de collection, ar chives personnelles et publiques, films et photographies jalonnent ce par cours pour en délivrer un témoignage aussi poignant qu'éclairant.

Soldats prisonniers allemands sous la garde de soldats français

| MÉMORIAL DE VERDUN ____I Jusqu ’au 15 décembre 2019 1 av. du Corps européen 60048, Fleury-devant-Douaumont

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PAYS :France

DIFFUSION :14355

PAGE(S) :95 SURFACE :82 % PERIODICITE :Hebdomadaire

1 décembre 2019 - N°3073

Couvre-chefs LeMuséedesconfluences de Lyonprésente les coiffes réunies par le collectionneur Antoine de Galbert, dont plusieurs dizaines,issuesdu continent, symbolisent le statut des personnes qui lesportaient.

de fillette à celui de jeune fille, puis à celui de mère. Chezles usqu’au 15mars 2020, garçons,le passageà l’âge le Musée des adulte est le moment de confluences de Lyon l ’initiation. Ainsi, chez les exposeles trois cents Legas(RD Congo),les coiffes coiffes rassembléespendant indiquent le degré d’ initiation près de trente anspar Antoine au bwami (l’élément de de Galbert, héritier du groupe cohésion et d ’unité du peuple) Carrefour et mécène.Ces que les adolescentsont atteint. couvre-chefs s’offrent comme Fibres végétales,cuir ou fèves desbouquets ou desbuissons de cacaosont autant d’élé savamment éclairés,regroupés ments codifiés et symboliques. par fonctions. Lescoiffes Selon lescommissaires spécifiquement africaines Deirdre Emmons et Maïnig Le sont disséminées dans les Bacquer, la coiffe est portée treize sections de l ’exposition, comme un étendard, elle au milieu de cellesqui envoie desinformations sur le proviennent d’Asie ou statut marital ou social et sur d ’Amérique, symbolisant la fonction de celui qui la tour à tour le passageà l ’âge porte. Pour aider lesvisiteurs à adulte, le statut de guerrier comprendre cesmessages,des ou celui de chef. images d ’archive complètent la Lesparures d’hommes sont présentation descartels et des ici plus nombreuses, mais tables lumineuses retracent le l ’exposition présente aussi un parcours de quelques objets, ensemble de trois coiffes de de leur pays d ’origine à leur femme ovahimbas (Namibie), entrée, grâceà la donation aux couleurs rouge ocre, qui d ’Antoine de Galbert, au marquent le passagedu statut Musée desconfluences. OLYMPELEMUT,

J

envoyée spéciale à Lyon

De g. à dr., chapeau peul (Tchad), coiffe royale kuba (RD Congo), coiffe de chef ou d'initié (RD Congo).

Il ne s’agit pourtant pas d ’une exposition de type anthropologique, car les objets sont exposésaussi et surtout pour leur beauté. C’est toute l ’ambivalence de l ’attitude d ’Antoine de Galbert, pour qui il n ’est pas nécessairede rechercher tous les détails historiques liés aux coiffes qu ’il collectionne, mais qui avouevouloir savoir si « elles sont encore portées aujourd ’hui »en Afrique. Plusieurs coiffes illustrent cette double approche, par exemple un casque d’initié (circoncis) dakpa de la population banda (République centrafricaine), hérissé de pointes en bois et enduit de kaolin: remar quable par sonesthétique, il est montré dans son contexte grâceà un film de Marc Allégret datant de 1930 où desadolescents rejouent pour la caméra le défilé des initiés. Demême, un costume complet de masque ibos (Nigeria) est exposé en pleine lumière comme une sculpture géante, tandis que des documents le montrent porté pendant un rituel.

Couronnes

« Le Monde en tête. La donation Antoine de Galbert », Musée des confluences, Lyon, jusqu ’au 15 mars 2020. museedes confluences.fr

baoulées

L’esthétique prend souvent le dessusà travers lescontrastes mis en évidence entre coiffes de statuts identiques. Ainsi, pour les parures de chefs et de notables, la présentation porte l ’accent alternativement sur le doré descouronnes baoulées (Côte d’ivoire) et sur les broderies de perlestrès colorées deschapeaux yoroubas (Nigeria) et tchokoués (RD Congo).Une exposition qui propose aux visiteurs d’approcher de manière complémentaire les coiffes et leur symbolique tout en privilégiant un premier regard d’ordre esthétique. □

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PAYS :France

JOURNALISTE :Pascale Lismonde

PAGE(S) :112 SURFACE :83 % PERIODICITE :Bimestriel

1 décembre 2019 - N°91

Donations Il y a un an, la donation Lemand faisait

Claude et France

entrer 1 300 oeuvres de

94 artistes dont 68 arabes dans les col

globale sur ses orientations

à venir et de

ses espaces d ’exposition

réorganiser

et

«Un musée est d’abord un certain nombre d ’ œuvres

en un certain

ordre

assem

blées» -Jack

arabe

de conservation sur les quatre étages du musée, son propos demeurant de «pré

(IMA). Deux cents nouvelles oeuvres ont

senter le monde arabe dans la diversité de

Tout dabord, ’ les termes de la loi de 2002,

été ajoutées depuis, propulsant

sa construction

lections

de l’ institut

trentenaire

du monde

le musée

«en tête des musées d'Occi-

depuis l’Antiquité jusqu ’à

nos jours» et de «devenir

dans les deux

Lang a suscité l’approbation

générale en rappelant selon laquelle

plusieurs points.

un musée comporte

un

certain nombre d ’œuvres inaliénables qui

dent pour l’art du monde arabe» selon Jack Lang, son président. Fruit d'acquisi

ans un musée des arts du monde arabe»

doivent être gérées par des professionnels,

pour le ministère de ta Culture.

et qu ’il ne peut en aucun cas être simple

tions et de valorisations

Dans ce contexte, ta Journée profession

centre culturel

nelle 2019 de la section France de l’ICOM

sition de reproductions

numériques aussi

parfaites

Il s’agit donc de

1988, la donation

menées depuis

du couple

regroupe

trois générations

d ’artistes, avec notam

(Conseil international

ment

Benanteur

tenue début octobre à l’IMA sur le thème «Dons, legs, donations... Comment inté

Abdallah

(Algérie),

Shafic Abboud et Etel Adnan (Liban), Dia Al-Azzawi (Irak), Mohamed Lekleti (Maroc), Youssef Abdelké et Myriam Haddad

des Musées) s'est

polyvalent, ni une propo

soient-elles.

concevoir des passerelles entre recherche

grer les libéralités dans les projets scien

scientifique et visiteurs, l’éducation artis tique et culturelle restant capitale et les

(Syrie). «Nous avons 73 ans», confiait

tifiques et culturels ? ». Car ces donations se multiplient : à celle des Lemand

ce sens, en offrant un autre lieu du savoir.

Claude Lemand au HuffPost

s’ajoutent

«Faut-il

Maroc, « le

celle de Marlene et Spencer

musées pouvant

jouer un grand rôle en

rendre leur fréquentation

obli

et le

Hays au musée d ’Orsay, de Marc Ladreit

gatoire?» s’interroge Jack Lang. Il faut en

de Lacharrière au musée du Quai Branly-

tout cas résister au délitement des valeurs

Dans l'univers des musées, cette dona tion fait événement, d ’autant plus qu ’elle

Jacques Chirac (soit 40 ans du budget

qui tente certains musées, même les plus grands, bien qu’on ne puisse que déplorer

passage de témoins est important, partage avec les citoyens».

est assortie dotation

«d ’un important financer

expositions

et toutes

du musée), d'Antoine

de

Galbert au musée des Confluences à Lyon

les restrictions

à enrichir

les

et la donation

les musées depuis plus de quinze ans.

la recherche,

les

2020. Et dans le contexte

pour continuer

collections,

fonds de

d’acquisition

les médiations

budgétaires

Cligman à Fontevraud en de contraintes

qui pèsent drastiquement

budgétaires qui pèsent sur

«Ce qui est sûr», insiste Jack Lang (qui y a largement contribué en tant que ministre),

nécessaires» (Le Monde). L’ IMA, qui possédait 500 œuvres d ’art moderne

sur les musées, le rapport de la Cour des

«c ’est l’extraordinaire

comptes sur le mécénat et la philanthro

et contemporain,

pie suggérait de fait de réviser les relations

notre maillage muséal » - leur importance au niveau régional et local est plutôt un

public-privé

acquis qu ’il importe de valoriser. La France

ainsi tripler

le

nombre et la valeur de ses collections,

voit

qui

afin de donner un nouveau

effervescence

de

s’ajoutent au millier d’ œuvres d ’art ancien.

souffle aux musées français.

peut être fière de ses musées et doit les

D ’où la nécessité de lancer une réflexion

Détournant la formule de Maurice Denis -

faire fructifier!

Abdallah

Benanteur.

L'Élu. 1987, triptyque,

huile sur toile, 150 x 350 cm. Musée de l’ IMA-

Donation

I Pascale Lismonde

Claude & France Lemand, Paris.

125 Tous droits de reproduction réservés


Ateliers d'Art (le magazine des mĂŠtiers d'art) NumĂŠro 144

DĂŠcembre 2019 -Janvier 2020

I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

LE MONDE EN TÊTE UNE COLLECTION DÉVOILÉE Le musÊe des Confluences prÊsente une partie de la donation d’Antoine de Galbert, une collection de plus de cinq cents coiffes du monde entier.

I

l y a une trentaine d’annĂŠes, Antoine de Galbert, collectionneur ĂŠclectique et fondateur de la Maison Rouge Ă Paris, a eu l’idĂŠe de s’intĂŠresser Ă la manière dont l’humanitĂŠ se couvre la tĂŞte. Il avait constatĂŠ que sur tous les continents, quelles que soient les puissances divines, diaboliques ou humaines, la tradition ĂŠtait de se parer le crâne. PassionnĂŠ, il a parcouru le globe en interrogeant, questionnant, cherchant, pour finalement le dĂŠcrire en plus de cinq cents coiffes. Il en existe probablement autant que de croyances. Elles ouvrent un accès au monde de l’invisible et sont indissociables des rituels spirituels et religieux. Ces couvre-chefs ne se cantonnent pas Ă une fonction – se protĂŠger des ĂŠlĂŠments naturels â€“, ils servent aussi Ă se prĂŠserver des pouvoirs malĂŠfiques des forces occultes : la tĂŞte, siège des principes vitaux, et ses diffĂŠrents orifices, yeux, oreilles, nez, bouche, doit ĂŞtre Ă l’abri de toute intrusion. Les coiffes permettent ĂŠgalement d’identifier au premier regard la place d’un individu dans la sociĂŠtĂŠ et le rĂ´le qu’il y tient. Elles sont dĂŠterminantes pour l’organisation sociale d’une population. La nature des ornements, la richesse de la parure, constituent autant d’indicateurs qui nous ĂŠclairent sur l’âge ou la situation de la personne qui les porte. Dans cette exposition, les trois cent trente-quatre coiffes prĂŠsentĂŠes, aux usages, formes, techniques et matĂŠriaux diffĂŠrents, reflètent la diversitĂŠ des cultures humaines et leur rapport au monde. ÂŤ Le monde en tĂŞte, la donation Antoine de Galbert Âť MusĂŠe des Confluences, 86 quai Perrache, 69002 Lyon Jusqu’au 15 mars 2020

Ornements de tĂŞte diancui shipin, papier mâchĂŠ, laiton, plumes de martin-pĂŞcheur, ĂŠpingles : 10,5 ; 9,5 et 12 cm – de gauche Ă droite – et diadème 9 et 18 cm, fin de la dynastie Qing (1644-1911), Chine.

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Ateliers d'Art (le magazine des mĂŠtiers d'art) NumĂŠro 144

DĂŠcembre 2019 -Janvier 2020

I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

LE MONDE EN TÊTE UNE COLLECTION DÉVOILÉE Le musÊe des Confluences prÊsente une partie de la donation d’Antoine de Galbert, une collection de plus de cinq cents coiffes du monde entier.

I

l y a une trentaine d’annĂŠes, Antoine de Galbert, collectionneur ĂŠclectique et fondateur de la Maison Rouge Ă Paris, a eu l’idĂŠe de s’intĂŠresser Ă la manière dont l’humanitĂŠ se couvre la tĂŞte. Il avait constatĂŠ que sur tous les continents, quelles que soient les puissances divines, diaboliques ou humaines, la tradition ĂŠtait de se parer le crâne. PassionnĂŠ, il a parcouru le globe en interrogeant, questionnant, cherchant, pour finalement le dĂŠcrire en plus de cinq cents coiffes. Il en existe probablement autant que de croyances. Elles ouvrent un accès au monde de l’invisible et sont indissociables des rituels spirituels et religieux. Ces couvre-chefs ne se cantonnent pas Ă une fonction – se protĂŠger des ĂŠlĂŠments naturels â€“, ils servent aussi Ă se prĂŠserver des pouvoirs malĂŠfiques des forces occultes : la tĂŞte, siège des principes vitaux, et ses diffĂŠrents orifices, yeux, oreilles, nez, bouche, doit ĂŞtre Ă l’abri de toute intrusion. Les coiffes permettent ĂŠgalement d’identifier au premier regard la place d’un individu dans la sociĂŠtĂŠ et le rĂ´le qu’il y tient. Elles sont dĂŠterminantes pour l’organisation sociale d’une population. La nature des ornements, la richesse de la parure, constituent autant d’indicateurs qui nous ĂŠclairent sur l’âge ou la situation de la personne qui les porte. Dans cette exposition, les trois cent trente-quatre coiffes prĂŠsentĂŠes, aux usages, formes, techniques et matĂŠriaux diffĂŠrents, reflètent la diversitĂŠ des cultures humaines et leur rapport au monde.

Ornements de tĂŞte diancui shipin, papier mâchĂŠ, laiton, plumes de martin-pĂŞcheur, ĂŠpingles : 10,5 ; 9,5 et 12 cm – de gauche Ă droite – et diadème 9 et 18 cm, fin de la dynastie Qing (1644-1911), Chine.

 Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert  MusÊe des Confluences, 86 quai Perrache, 69002 Lyon Jusqu’au 15 mars 2020

127


Ci-contre : 1. Masque d’homme lukuta, ĂŠcorce, rĂ´nier, laine, 98 x 94 x 20 cm, sud du SĂŠnĂŠgal, nord de la GuinĂŠe, population bassari, XXe siècle. PortĂŠ par des jeunes garçons lors des cĂŠrĂŠmonies d’initiation. 2. Coiffe d’initiĂŠ au bwami, fibres vĂŠgĂŠtales, boutons, cauris, peau (pangolin Ă petites ĂŠcailles), 44 x 17 x 28 cm, RĂŠpublique dĂŠmocratique du Congo, population lega, XXe siècle. 3. Coiffe royale d’homme, fibres vĂŠgĂŠtales, perles, textile, fer, terre, coquillages, plumes, 61 x 18 x 20 cm, RĂŠpublique dĂŠmocratique du Congo, population kuba, XXe siècle. Le coquillage au centre de la coiffe symbolise l’autoritĂŠ et le pouvoir. 4. Masque-costume egungun, textile, bois, mĂŠtal, plastique, Nigeria, population yoruba, XXe siècle. 5. Cimier de coiffe Ă kĂ -pari, plumes, bois, coton, 97 x 76 x 7 cm, BrĂŠsil, État du ParĂĄ, population kayapĂł mekrĂŁgnoti, XXe siècle. 6. Coiffe royale d’homme ade, fibres vĂŠgĂŠtales, textile, perles, 59 x 20 x 26 cm, Nigeria, population yoruba, XXe siècle. Siège des vertus primordiales, la tĂŞte du souverain yoruba doit ĂŞtre couverte. Cette couronne est portĂŠe lors de ses apparitions publiques.

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7. Coiffe-bonnet roriro-ri, plumes, fibres vĂŠgĂŠtales, 14 x 26 x 24 cm, BrĂŠsil, État du ParĂĄ, population kayapĂł mekrĂŁgnoti, XXe siècle. 8. Coiffe-cimier roach, poils de porc-ĂŠpic, pigments, fibres vĂŠgĂŠtales, peau, 97 x 76 x 7 cm, Canada, rĂŠgion des Plaines, des Prairies et des Plateaux, XXe siècle. 9. Coiffe de cour kanmuri de type sui. ei-kan, bambou et gaze de soie laquĂŠe, crin laquĂŠ, velours, 45 x 22 x 40 cm, Japon, XXe siècle. Ces coiffes, dont le premier caractère signifie ÂŤ corbeau Âť, remontent au VIIe siècle. Très lĂŠgères, chacun de leurs ĂŠlĂŠments se dĂŠmontent. 10. Toque d’initiation masculine, fourrure, cauris, fibres vĂŠgĂŠtales, cuir, 63 x 31 x 32 cm, Ouganda, population gisu, XXe siècle. Cette toque rehausse la force des nouveaux circoncis. 11. Coiffe de thÊâtre, carton, plumes, textile, mĂŠtal, perles, verroterie, 82 x 26 x 26 cm, Chine du Nord, fin de la dynastie Qing (1644-1911). 12. Masque meru rĂŠalisĂŠ par Thomas Selong, moelle vĂŠgĂŠtale peinte, fibres vĂŠgĂŠtales, ĂŠcorce battue, papier journal, pigments, feuilles de cycas, plumes, 130 x 60 x 45 cm, PapouasieNouvelle-GuinĂŠe, archipel Bismarck, population melkoi, avant 1987. Ce masque-cimier reprĂŠsente un esprit bienveillant venu de la mer et des rivières. 13. Coiffe Ă tĂŞte de tigre, coton, soie, 69 x 25 x 25 cm, Chine, province du Yunnan, XXe siècle. Les enfants considĂŠrĂŠs comme plus vulnĂŠrables portent au quotidien ces bonnets ornĂŠs de motifs protecteurs. 14. Chapeau de femme, perles de verre, laine, coton, fibres vĂŠgĂŠtales, 28 x 28 cm, PĂŠrou, rĂŠgion de Cuzco, Chinchero, XXe siècle. Les formes, diffĂŠrentes selon la province d’origine, rĂŠvèlent l’appartenance ethnique. 15. Coiffe de jeune fille ekori, cuir, mĂŠtal, graisse, terre, 45 x 26 x 28 cm, Namibie, population ovahimba, XXe siècle. Dans la culture ovahimba, chaque coiffure signalait les âges de la vie.

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Ci-contre : 1. Masque d’homme lukuta, ĂŠcorce, rĂ´nier, laine, 98 x 94 x 20 cm, sud du SĂŠnĂŠgal, nord de la GuinĂŠe, population bassari, XXe siècle. PortĂŠ par des jeunes garçons lors des cĂŠrĂŠmonies d’initiation. 2. Coiffe d’initiĂŠ au bwami, fibres vĂŠgĂŠtales, boutons, cauris, peau (pangolin Ă petites ĂŠcailles), 44 x 17 x 28 cm, RĂŠpublique dĂŠmocratique du Congo, population lega, XXe siècle. 3. Coiffe royale d’homme, fibres vĂŠgĂŠtales, perles, textile, fer, terre, coquillages, plumes, 61 x 18 x 20 cm, RĂŠpublique dĂŠmocratique du Congo, population kuba, XXe siècle. Le coquillage au centre de la coiffe symbolise l’autoritĂŠ et le pouvoir. 4. Masque-costume egungun, textile, bois, mĂŠtal, plastique, Nigeria, population yoruba, XXe siècle. 5. Cimier de coiffe Ă kĂ -pari, plumes, bois, coton, 97 x 76 x 7 cm, BrĂŠsil, État du ParĂĄ, population kayapĂł mekrĂŁgnoti, XXe siècle. 6. Coiffe royale d’homme ade, fibres vĂŠgĂŠtales, textile, perles, 59 x 20 x 26 cm, Nigeria, population yoruba, XXe siècle. Siège des vertus primordiales, la tĂŞte du souverain yoruba doit ĂŞtre couverte. Cette couronne est portĂŠe lors de ses apparitions publiques.

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7. Coiffe-bonnet roriro-ri, plumes, fibres vĂŠgĂŠtales, 14 x 26 x 24 cm, BrĂŠsil, État du ParĂĄ, population kayapĂł mekrĂŁgnoti, XXe siècle. 8. Coiffe-cimier roach, poils de porc-ĂŠpic, pigments, fibres vĂŠgĂŠtales, peau, 97 x 76 x 7 cm, Canada, rĂŠgion des Plaines, des Prairies et des Plateaux, XXe siècle. 9. Coiffe de cour kanmuri de type sui. ei-kan, bambou et gaze de soie laquĂŠe, crin laquĂŠ, velours, 45 x 22 x 40 cm, Japon, XXe siècle. Ces coiffes, dont le premier caractère signifie ÂŤ corbeau Âť, remontent au VIIe siècle. Très lĂŠgères, chacun de leurs ĂŠlĂŠments se dĂŠmontent. 10. Toque d’initiation masculine, fourrure, cauris, fibres vĂŠgĂŠtales, cuir, 63 x 31 x 32 cm, Ouganda, population gisu, XXe siècle. Cette toque rehausse la force des nouveaux circoncis. 11. Coiffe de thÊâtre, carton, plumes, textile, mĂŠtal, perles, verroterie, 82 x 26 x 26 cm, Chine du Nord, fin de la dynastie Qing (1644-1911). 12. Masque meru rĂŠalisĂŠ par Thomas Selong, moelle vĂŠgĂŠtale peinte, fibres vĂŠgĂŠtales, ĂŠcorce battue, papier journal, pigments, feuilles de cycas, plumes, 130 x 60 x 45 cm, PapouasieNouvelle-GuinĂŠe, archipel Bismarck, population melkoi, avant 1987. Ce masque-cimier reprĂŠsente un esprit bienveillant venu de la mer et des rivières. 13. Coiffe Ă tĂŞte de tigre, coton, soie, 69 x 25 x 25 cm, Chine, province du Yunnan, XXe siècle. Les enfants considĂŠrĂŠs comme plus vulnĂŠrables portent au quotidien ces bonnets ornĂŠs de motifs protecteurs. 14. Chapeau de femme, perles de verre, laine, coton, fibres vĂŠgĂŠtales, 28 x 28 cm, PĂŠrou, rĂŠgion de Cuzco, Chinchero, XXe siècle. Les formes, diffĂŠrentes selon la province d’origine, rĂŠvèlent l’appartenance ethnique. 15. Coiffe de jeune fille ekori, cuir, mĂŠtal, graisse, terre, 45 x 26 x 28 cm, Namibie, population ovahimba, XXe siècle. Dans la culture ovahimba, chaque coiffure signalait les âges de la vie.


I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

Coiffe de femme Ă longues cornes (vue de dos), bois, cheveux, laine, 30 x 67 x 26 cm, Chine, population des Miao ÂŤ Ă cornes Âť, fin du XXe siècle. Ces coiffes relient celles qui les portent Ă leurs ancĂŞtres. Les mèches de cheveux reçues des mères, grands-mères et arrière-grands-mères sont raccordĂŠes Ă leur propre chevelure, elle-mĂŞme augmentĂŠe de tresses en coton. Cette ÂŤ ligne de vie Âť permet aux vivants et aux parents dĂŠfunts d’interagir.

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I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

Coiffe de femme Ă longues cornes (vue de dos), bois, cheveux, laine, 30 x 67 x 26 cm, Chine, population des Miao ÂŤ Ă cornes Âť, fin du XXe siècle. Ces coiffes relient celles qui les portent Ă leurs ancĂŞtres. Les mèches de cheveux reçues des mères, grands-mères et arrière-grands-mères sont raccordĂŠes Ă leur propre chevelure, elle-mĂŞme augmentĂŠe de tresses en coton. Cette ÂŤ ligne de vie Âť permet aux vivants et aux parents dĂŠfunts d’interagir.

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Chapeau en vannerie, racine d’Êpinette, pigments, 19 x 44 cm, Canada, population haĂŻda, fin du XIXe siècle. ConfectionnĂŠs par les femmes, des emblèmes familiaux sont peints en rouge et noir par les hommes. Ici, un castor avec ses deux incisives et sa queue hachurĂŠe. Ci-dessous : coiffe ntse teng, textile, plumes, fibres vĂŠgĂŠtales, 27,5 x 77 cm, Cameroun, population bamilĂŠkĂŠ, XXe siècle. Cette coiffe se replie sur elle-mĂŞme afin d’en protĂŠger les plumes.

Coiffe de mariage pour homme topor, sholapith, 49 x 29 x 21 cm, Inde, dĂŠbut du XXIe siècle. Le topor est offert au mariĂŠ par la belle-famille pour favoriser le bonheur du couple. Très fragile, il est fabriquĂŠ en sholapith, matière vĂŠgĂŠtale spongieuse issue de la moelle de la nĂŠlitte d’Inde, une plante marĂŠcageuse.

I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

Le Monde en tête, la donation des coiffes Antoine de Galbert, ouvrage collectif, Seuil / MusÊe des Confluences, 332 p., collection complète illustrÊe, 42 ¤.

ÂŤ En contemplant ma collection de coiffes, j’ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d’accomplir une sorte de voyage immobile, d’aventure intĂŠrieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit. En fait, cette collection reflète une certaine forme de romantisme, nourrie par les lectures des rĂŠcits des grands voyageurs‌ Âť ANTOINE DE GALBERT

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Chapeau en vannerie, racine d’Êpinette, pigments, 19 x 44 cm, Canada, population haĂŻda, fin du XIXe siècle. ConfectionnĂŠs par les femmes, des emblèmes familiaux sont peints en rouge et noir par les hommes. Ici, un castor avec ses deux incisives et sa queue hachurĂŠe. Ci-dessous : coiffe ntse teng, textile, plumes, fibres vĂŠgĂŠtales, 27,5 x 77 cm, Cameroun, population bamilĂŠkĂŠ, XXe siècle. Cette coiffe se replie sur elle-mĂŞme afin d’en protĂŠger les plumes.

Coiffe de mariage pour homme topor, sholapith, 49 x 29 x 21 cm, Inde, dĂŠbut du XXIe siècle. Le topor est offert au mariĂŠ par la belle-famille pour favoriser le bonheur du couple. Très fragile, il est fabriquĂŠ en sholapith, matière vĂŠgĂŠtale spongieuse issue de la moelle de la nĂŠlitte d’Inde, une plante marĂŠcageuse.

I Le monde en tĂŞte I PORTFOLIO

Le Monde en tête, la donation des coiffes Antoine de Galbert, ouvrage collectif, Seuil / MusÊe des Confluences, 332 p., collection complète illustrÊe, 42 ¤.

ÂŤ En contemplant ma collection de coiffes, j’ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d’accomplir une sorte de voyage immobile, d’aventure intĂŠrieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit. En fait, cette collection reflète une certaine forme de romantisme, nourrie par les lectures des rĂŠcits des grands voyageurs‌ Âť ANTOINE DE GALBERT

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https://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2019/12/09/les-exuberantes-et-magnifiques-coiffesd-antoine-de-galbert-s-exposent-a-lyon_6022158_3246.html Par Claire Gilly Publié le 09 décembre 2019 à 07h30 Les exubérantes et magnifiques coiffes d’Antoine de Galbert s’exposent à Lyon Portfolio Le Musée des Confluences présente les couvre-chefs donnés par le collectionneur en 2017, dans l’exposition « Le monde en tête » jusqu’au 15 mars 2020.

« A une époque complexe, la différence et la diversité culturelle sont de vraies richesses. Et les coiffes relèvent d’un thème universel, commun à tous les humains, comme vivre et mourir. Le monde entier se couvre la tête : c’est un geste essentiel. Je ne voulais pas vendre ma collection : je l’ai donc donnée en 2017 au Musée des Confluences à Lyon », confie dans un entretien Antoine de Galbert, qui a réuni depuis presque trente ans 520 couvre-chefs. L’exposition du Musée des Confluences « Le monde en tête » réunit, jusqu’au 15 mars 2020, 335 coiffes, chapeaux, masques et parures de tête. Voici un aperçu de cette collection hors du commun en dix-sept images. Claire Gilly

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Article entier : https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/12/08/exposition-a-lyon-des-couvre-chefs-afaire-tourner-la-tete_6022131_3246.html

Exposition : à Lyon, des couvre-chefs à faire tourner la tête Le Musée des Confluences présente coiffes, casques et chapeaux réunis par Antoine de Galbert, dont l’intérêt est autant anthropologique qu’esthétique. Par Philippe Dagen Publié le 08 décembre 2019 à 23h48 - Mis à jour le 09 décembre 2019 à 06h53

Coiffe royale d’homme, seconde moitié du XXe siècle, province du Kasaï, République démocratique du Congo PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS / AGENCE VU’ Quand il habitait Bruxelles, Baudelaire « était coiffé d’un important chapeau de soie à bords larges et plats, écrit un témoin. Ce haut-de-forme, bien connu de ses amis, était élégant, très étudié, évasé d’en bas, avec une fuite savamment amincie vers l’assiette supérieure ». Il y a dans la peinture de son contemporain Manet un vaste répertoire de coiffures masculines et féminines, ces dernières étant infiniment plus variées et chatoyantes, avec toques, voilettes, plumes, rubans et fleurs. Ce sont deux exemples de la passion des êtres humains pour ce qu’ils peuvent se mettre sur la tête afin de se distinguer, d’afficher leur rang ou leur fonction. Avant de s’en parer, il leur faut fabriquer leurs coiffures. A en juger d’après l’exposition « Le monde en tête », à peu près tout peut servir, l’unique contrainte étant de ne pas dépasser un

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certain poids puisque le couvre-chef va de pair avec des cérémonies, danses, parades, conseils, etc. Qu’on la considère d’un point de vue anthropologique ou esthétique, cette exposition est délectable. A son origine, se trouve la collection de chapeaux, perruques, parures de têtes et autres couronnes qu’Antoine de Galbert a réunie en trois décennies. L’idée est simple – mais il est le seul à y avoir pensé : collectionner de tels objets dans toutes les parties du monde, hors l’Europe. L’exécution est plus délicate : ces constructions sont souvent composées d’éléments d’origine animale ou végétale qui supportent mal le passage du temps. Fragiles par souci de légèreté, elles ont souvent mal fini, d’autant que, dans de nombreuses cultures, il était admis qu’elles devaient être refaites pour chaque apparition. Nonobstant, Galbert en a rassemblé plus de cinq cents. Du temps où sa fondation parisienne de La Maison rouge était ouverte, on en voyait une anthologie dans les vitrines de la salle de conférences. C’était assez pour susciter la curiosité, mais peu, proportionnellement à l’ensemble. En 2017, celui-ci a été donné au Musée des Confluences, qui présente 335 pièces, plus des costumes et des films ethnologiques. Voir le portfolio : Les exubérantes et magnifiques coiffes d’Antoine de Galbert s’exposent à Lyon La présentation parisienne avait un défaut, qui apparaît aujourd’hui par comparaison : les coiffes étaient exposées dans des vitrines et il était impossible de les observer sous tous les angles. Or elles ont été conçues afin d’être vues autant de profil ou de dos que de face. Il faut pouvoir tourner autour et examiner les détails, comme la scénographie et la lumière le permettent ici. Et comme on le fait d’habitude des sculptures car c’est l’analogie qui s’impose.

Créatures hybrides Ces architectures de tête tiennent de l’assemblage et changeaient les corps de celles et ceux qui les portaient en sculptures mouvantes, animées par des chorégraphies et des musiques. Il serait à peine excessif de les tenir pour les seuls éléments restant d’œuvres d’art totales. Dans l’art d’aujourd’hui, c’est ce qu’on nomme performance. Aussi ne saurait-on trop vivement inviter le monde de la danse et du théâtre – et naturellement celui de la mode – à visiter l’exposition. Elle abonde en suggestions à réutiliser et adapter comme elle abonde en sujets de réflexion. Ces parures opèrent le plus souvent dans le registre du magique Par exemple, sur les relations de l’animal ou de l’humain. Nombre de ces coiffures changent leurs porteurs en créatures hybrides, animales à moitié ou plus. Un arrangement de plumes de différentes couleurs et longueurs, qui tient on ne sait par quelle adresse invisible, métamorphose en oiseau. Les populations indiennes d’Amazonie excellent dans cet art, couronnes de plumes de toucan ou d’ara auxquelles sont attachées des dépouilles d’autres oiseaux entiers ou des guirlandes de plumes organisées par couleurs. Cornes de gazelle, piquants de porc-épic ou becs de calao en casques : ils favorisent la chasse, parce qu’ils peuvent leurrer les proies qui ne reconnaissent pas l’homme ainsi travesti. Ainsi en usait-on aux Philippines et, en Afrique, chez les peuples bamana et dogon, dans l’actuel Mali : techniques perverses de camouflage.

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Mais ces parures opèrent le plus souvent dans le registre du magique. Un pêcheur des îles Banks – actuel Vanuatu – se coiffe d’un masque au cimier en tête de requin, soit qu’il se déclare ainsi comparable au prédateur, soit qu’il cherche à s’en protéger. C’est affaire de communication avec les esprits, celui du léopard, de l’ours brun, du grizzly, du sanglier ou du singe. Au-delà de l’élégance et du savoir-faire, le choix des matériaux répond à un sens et une fonction déterminés par des magies spécifiques, que les rites activent pour favoriser telle ou telle action collective. Les blasons à loup ou lion et les armures à ressemblances animales du Moyen Age européen opéraient selon des systèmes analogues.

Célébration de la fortune Autre analogie entre cultures, plus prévisible : la célébration de la puissance et de la fortune. Les formes diffèrent mais le goût pour l’ostentatoire est identique quels que soient les lieux et les temps. Dans le sud de la Chine et au Laos, des pièces et des médailles d’argent arrangées avec des perles de verre et des duvets teints témoignent de la prospérité d’une famille. Chez les Akan du Ghana et les Baoulé de Côte d’Ivoire, de fines feuilles d’or recouvrent des reliefs de bois : couronnes de princes et de dignitaires, très démonstratives.

Coiffe de mariage pour homme, début du XXIe siècle, Etat du Bengale-Occidental, Inde. PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS / AGENCE VU’ Aux parures de mariage – occasion sociale par excellence –, toutes les extravagances sont permises, entrelacs de feuilles d’argent découpées en fleurs à Sumatra, modelées en oiseaux dans le Guizhou, tombant en tresses brillantes au Yémen. Les voiles des mariées occidentales ne soutiennent pas la comparaison. Pas plus que les hauts-de-forme ne la soutiendraient face aux architectures à plateaux ronds tressés et superposés jusqu’à dessiner un cône, parfois terminé de plumes, signe du chef chez plusieurs peuples du Congo, d’autres préférant les arrangements à motifs géométriques de perlages. Dans ce genre, les Yoruba du Nigeria sont de première force. Mais les Lega du Congo ne sont pas moins habiles, qu’ils emploient des

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fèves de cacao, des moules d’eau douce, des cauris ou des boutons, produits du commerce colonial. Ce serait une autre manière de regarder l’exposition que d’y relever les cas d’appropriation d’éléments d’origine extérieure dans la confection des parures Ce serait en effet une autre manière de regarder l’exposition que d’y relever les cas d’appropriation d’éléments d’origine extérieure dans la confection des parures : boutons donc, perles de traite, monnaies, miroirs, papiers. Plus les objets sont récents, plus ces réemplois sont fréquents. L’un des plus inattendus est une casquette de danse : la forme aplatie et le ruban rouge sont dignes du capitaine d’un navire occidental, mais cette casquette en bois, coquillage et papier est, en fait, une raie, reconnaissable à sa nageoire caudale et ses deux yeux. Elle provient de la péninsule de Gazelle, en Nouvelle-Guinée, assimilation du poisson et du bateau. Une autre manière encore serait de décerner le premier prix d’extravagance et d’inventivité, pour honorer la dextérité des chapelières et chapeliers auteurs de ces chefs-d’œuvre. On hésite entre un chapeau de protection des îles de la Sonde orientales en feuilles de palme tressées qui fait songer au Monument à la Troisième-Internationale du constructiviste Vladimir Tatline ; une fabuleuse coiffe ajourée dont les tressages portent des bouquets de plumes de paradisier, de casoar et de poule venue de la partie indonésienne de la Papouasie et, plus simple mais très puissamment suggestive, une coiffe conique lega tapissée de cauris blancs dont jaillit, tel un revenant du royaume des morts, une tête momifiée de calao. « Le monde en tête ». Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon. Jusqu’au 15 mars 2020, du mardi au vendredi de 11 heures à 19 heures, samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures, jeudi nocturne jusqu’à 22 heures. De 5 € à 9 €. Philippe Dagen (Lyon)

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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DIFFUSION :275310

SURFACE :57 %

JOURNALISTE :Philippe Dagen

PERIODICITE :Quotidien

10 décembre 2019 - N°23301

Des couvre-chefs à faire tourner la tête A Lyon, le Musée desConfluences présente coiffes, casques et chapeaux, réunis par Antoine de Galbert

EXPOSITION tions lyon uand il habitait Bruxelles, Baudelaire «était coiffé d’un important chapeau de soie à bords larges et plats , écrit un témoin. Cehaut-deforme, bien connu de sesamis, était élégant, très étudié, évaséd’en bas, avec une fuite savamment amincie vers l’assiette supérieure ». Il y a dans la peinture de son contemporain Manet un vaste répertoire de coiffures masculines et féminines, ces dernières étant infiniment plus variées et chatoyantes, avec toques, voilettes, plumes, rubans et fleurs. Cesont deux exemples de la passion des êtres humains pour ce qu’ils peuvent se mettre sur la tête afin de se distinguer, d’afficher leur rang ou leur fonction. Avant de s’en parer, il leur faut fabriquer leurs coiffures. A en juger d’après l’exposition « Le Monde en tête », à peu près tout peut servir, l’unique contrainte étant de ne pas dépasserun certain poids, puisque le couvrechef va de pair avec des cérémonies, danses,parades, conseils, etc.

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Sculptures

mouvantes

Qu’on la considère d’un point de vue anthropologique ou esthétique, cette exposition est délectable. A son origine setrouve la collection qu’Antoine de Galbert a réunie en trois décennies. L’idée est simple – mais il est le seul à y avoir pensé : collectionner de tels objets dans toutes les parties du monde, hors l’Europe. L’exécution est plus délicate : ces construc-

sont souvent composées d’éléments d’origine animale ou végétale qui supportent mal le passage du temps. Fragiles, elles ont souvent mal fini, d’autant que, dans de nombreuses cultures, il était admis qu’elles devaient être refaites pour chaque apparition. Nonobstant, Galbert en a rassemblé plus de cinq cents. Du temps où sa fondation parisienne de La Maison rouge était ouverte, on en voyait une anthologie dans les vitrines de la salle de conférences. En 2017,sa collection a été donnée au Musée des Confluences, qui présente 335pièces, plus des costumes et des films ethnologiques. A Paris, les coiffes étaient exposées dans des vitrines et il était impossible de les observer sous tous les angles. Or elles ont été conçues afin d’être vues autant de profil ou de dos que de face.Il faut pouvoir tourner autour et examiner les détails, comme la scénographie et la lumière le permettent ici. Et comme on lefait d’habitude des sculptures, car c’estl’analogie qui s’impose. Ces architectures de tête tiennent de l’assemblage et changeaient les corps de celles et ceux qui les portaient en sculptures mouvantes, animées par des chorégraphies et des musiques. Il serait à peine excessif de les tenir pour les seuls éléments restant d’œuvres d’art totales. Dans l’art d’aujourd’hui, c’est ce qu’on nomme performance. Aussi ne saurait-on trop vivement inviter le monde de ladanse et du théâtre

–et celui de la mode –à visiter l’exposition. Elle abonde en suggestions à réutiliser et adapter comme en sujets de réflexion. Par exemple, sur les relations de l’animal ou de l’humain. Nombre de ces coiffures changent leurs porteurs en créatures hybrides, animales à moitié ou plus. Un arrangement de plumes métamorphose en oiseau. Les populations indiennes d’Amazonie excellent dans cet art, couronnes de plumes de toucan ou d’ara auxquelles sont attachées des dépouilles d’autres oiseaux entiers ou des guirlandes de plumes organisées par couleurs. Cornes de gazelle, piquants de porc-épic ou becs de calao en casques : ils favorisent la chasse, parce qu’ils peuvent leurrer les proies. Ainsi en usait-on aux Philippines et, en Afrique, chez les peuples bamana et dogon, dans l’actuel Mali : techniques perversesde camouflage. Mais cesparures opèrent le plus souvent dans le registre du magique. Un pêcheur des îles Banks – actuel Vanuatu – se coiffe d’un masque au cimier en tête de requin, soit qu’il se déclare ainsi comparable au prédateur, soit qu’il cherche à s’en protéger. C’est affaire de communication avec les esprits, celui du léopard, de l’ours brun, du grizzly, du sanglier ou du singe. Au-delà de l’élégance et du savoir-faire, le choix des matériaux répond à un sens et une fonction déterminés par des magies spécifiques, que les rites acti-

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Philippe Dagen

PERIODICITE :Quotidien

10 décembre 2019 - N°23301

vent pour favoriser telle ou telle action collective. Les blasons à loup ou lion et les armures à ressemblances animales du Moyen Age européen opéraient selon des systèmes analogues. Autre analogie entre cultures : la célébration de lapuissance et de la fortune. Les formes diffèrent, mais le goût pour l’ostentatoire est identique. Dans le sud de la Chine et au Laos,des pièces et des médailles d’argent arrangées avec des perles de verre et des duvets teints témoignent de laprospérité d’une famille. Chez les Akan du Ghana et les Baoulé de Côte d’Ivoire, de fines feuilles d’or recouvrent des reliefs de bois : couronnes de princes et de dignitaires,très démonstratives. Célébration

de la fortune

Aux parures de mariage, toutes les extravagances sont permises, entrelacs de feuilles d’argent découpées en fleurs à Sumatra, modelées en oiseaux dans le Guizhou, tombant en tresses brillantes au Yémen. Les voiles des mariées occidentales ne soutiennent pas la comparaison. Pas plus que les hauts-de-forme ne la soutiendraient face aux architectures à plateaux ronds tressés et superposés jusqu’à dessiner un cône, parfois terminé de plumes, signe du chef chez plusieurs peuples du Congo, d’autres préférant les arrangements à motifs géométriques de perlages. Dans ce genre, les Yoruba du Nigeria sont de première force. Mais les Lega du Congo ne sont pas moins habiles, qu’ils emploient des fèves de cacao, des moules d’eau douce, des cauris ou des boutons, produits du commerce colonial. Ceserait en effet une autre manière de regarder l’exposition que d’y relever les casd’appropriation d’éléments d’origine extérieure dans la confection des parures : boutons donc, perles de traite,

monnaies, miroirs, papiers. Plus les objets sont récents, plus ces réemplois sont fréquents. L’un des plus inattendus est une casquette de danse : la forme aplatie et le ruban rouge sont dignes du capitaine d’un navire occidental, mais cette casquette en bois, coquillage et papier est, en fait, une raie, reconnaissable à sa nageoire caudale et sesdeux yeux. Elle provient de la péninsule de Gazelle, en Nouvelle-Guinée, assimilation du poisson et du bateau. Une autre manière encore serait de décerner le premier prix d’extravagance et d’inventivité, pour honorer la dextérité des chapelières et chapeliers auteurs de ces chefs-d’œuvre. On hésite entre un chapeau de protection des îles de la Sonde orientales en feuilles de palme tressées qui fait songer au Monument à la Troisième-Internationale du constructiviste Vladimir Tatline ;une fabuleuse coiffe ajourée dont les tressagesportent des bouquets de plumes de paradisier, de casoar et de poule venue de la partie indonésienne de la Papouasie et, plus simple mais très puissamment suggestive, une coiffe conique lega tapissée de cauris blancs dont jaillit, tel un revenant du royaume des morts, une tête momifiée de calao. p philippe

Ces coiffures changent leurs porteurs en créatures hybrides, animales à moitié ou plus

dagen

Le Monde en tête, Musée des Confluences, 86, quai Perrache, à Lyon. Jusqu’au 15mars 2020, du mardi au vendredi de 11heures à 19 heures, samedi et dimanche de 10 heures à 19heures ; jeudi, nocturne jusqu’à 22 heures. De 5€ à 9 €.

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JOURNALISTE :Philippe Dagen

PERIODICITE :Quotidien

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Coiffe de mariage pour homme, Inde.

PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS/AGENCE VU

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Tout comprendre Histoire n°3 DÊcembre 2019

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PAYS :France

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1 janvier 2020 - N°141

porte Le musée des Confluences de Lyon épate les visiteurs avec une exposition consacrée

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Antoine

aux couvre-chefs du monde entier.

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des Confluences, Lyon (69). museedesconfluences. r

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qa parure de mariée noceA} de laiton

La coiffe en papier de Chine

PRÈS DE HUIT MILLIONS

Connu pour ses parades nuptiales élaborées, le

deMinangkabaujmznang,

victorieux,

kabau, buffle) vivent aujourd ’hui en Indonésie. Ils sont déposi

martin-pêcheur est un sym bole de fidélité en Chine.

et de piques à cheveux aux motifs de pivoines.

taires d ’une double tradition, l’adat, héritée à la fois des coutumes millénaires, mais aussi de leur religion, l ’islam. L ’union entre homme et femme est ainsi scellée par deux cérémonies de mariage.

Incrustées sur une structure en laiton et papier mâché, ses plumes décorent cette coiffe de la fin de la dynas

A l'origine réservé aux dames de la cour, ce type de parure a ensuite été

Lors de la fête traditionnelle, la femme porte une coiffe appelée suntiang. Elle reflète le statut social de l ’épouse, mais aussi son rôle : dans cette ethnie, l’héritage se transmet de mère en fille.

porté par les mariées puis est devenu, au xx e siècle, un accessoire de théâtre.

Ce modèle du XXe siècle, vu de dos, est fait d ’or et de laiton. La finesse de son décor martelé ainsi que les deux ornements cir culaires pour oreilles, en font un objet particulièrement raffiné.

tie Qing (1644-1911), constituée d'un diadème

20 Femme Actuelle Jeux

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PAYS :France

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PAGE(S) :20-21 SURFACE :192 % PERIODICITE :Mensuel

1 janvier 2020 - N°141

La casquette»

fit le chapeau y.

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detête deidele DEUX Ml LLE DENTS DE DAU PH I NS, enfilées sur des boucles

r

en fibres végétales, forment cette couronne du XIX esiècle. Aux îles Marquises, elle était portée par les femmes de haut rang

*

qui pouvaient sa collection, La blancheur ment de tête

être cheffes et prendre plusieurs époux. De toute cette coiffe est la préférée d ’Antoine de Galbert. immaculée, l ’élégance et la finesse de cet orne avaient déjà conquis, dès les années 1870, bien

d ’autres Européens, venus commercer dans l ’archipel polyné sien. Pour satisfaire la demande de ces premiers «touristes», les artisans locaux remplaçaient parfois les dents par des vertèbres de poisson et des perles de verre rouges ou bleues.

LE CHAPEAU, ACCESSOIRE MALFAMÉ A partir

du

xvi e siècle, le cha peau (du latin capellus, coiffe) prend en argot le sens figuré

Tediadème

matière végétale

EN INDE, POUR LA CÉRÉMONIE

de

réputation. «Porter

le cha

du mariage, la femme revêt

peau » signifie

le plus souvent un sari en soie de couleur rouge. Elle est parée de bijoux en or et son front est orné d’un maquillage élaboré. Au

avoir mauvaise réputation

Bengale-Occidental, elle porte un diadème appelé mukut. Comme le topor, chapeau conique destiné à l ’époux, il estfabriqué dans une matière végétale spongieuse, issue d ’ une plante marécageuse.

mais aussi être tenu pour responsable, en général,

Le savoir-faire du malakar (fabricant de guirlandes) permet d ’obte nir une coiffe délicatement ciselée, légère comme du papier et d ’un blanc symbole de pureté sacrée, sur laquelle sera fixé un voile.

mauvaise

d'une action.

ta vaut

del ’or

ATTRIBUÉEAUXBAOULÉS,l

’ethniemajo-

ritaire en Côte-d ’Ivoire, cette couronne (du latin corona, ornement de tête) est faite de velours et de bois recouverts de feuilles d ’or. Datée de la seconde moitié du XXe siècle, elle laisse apparaître un motif d ’éléphant, symbole de force souvent associé à la monarchie. Chez les Baoulés encore plus que chez leurs voisins africains, l ’or est un marqueur social particulièrement impor tant. On en retrouve sur les parures ou sur le chasse-mouches des attributs royaux. Aucun dignitaire ne doit égaler le souverain en opulence ni porter les mêmes bijoux. Stéphanie

) (6 VU

DESCHAMPS/AGENCE

PIERRE-OLIVIER

Bouvet

21

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PAYS :France

DIFFUSION :(50000)

PAGE(S) :93 SURFACE :17 % PERIODICITE :Mensuel

1 janvier 2020 - N°112

h LETOUR DUMONDE EN335COIFFES Si vous habitez Lyon, courez vite au musée des Confluences !Jusqu'en mars, une vaste collection de 335 coiffes et modèles, léguée par le collectionneur et mécène Antoine de Galbert, y est exposée. Un tour du monde qui nous entraîne de l'Océanie à l'Afrique, en passant par l'Amérique et l'Asie (avec notamment les coiffes spectaculaires des femmes Miao, en Chine, sculptées autour de longues cornes, en photo ci-dessus). Un hommage à la créativité des hommes, sublimé par une scénographie remarquable. Chapeau ! M.B. «Le monde en tête», jusqu ’au 15 mars au musée des Confluences (Lyon). Tarifs: 9 €/5 €/ gratuit -18 ans et étudiants - 26 ans.

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PAYS :France

JOURNALISTE :Sarah Belmont

PAGE(S) :26-27 SURFACE :186 % PERIODICITE :Bimestriel

1 janvier 2020 - N°414

À-CTUS

I À L’ AFFICHE

De la tête aux pieds ! TEXTE SARAH BELMONT

ap sur deux expositions,

JUSQU

’AU

15 MARS LYON

2020

(2 e)

ET 23 FÉVRIER. PARIS

2020

(1 er)

en tête. La collection

C

Lyon et Marche

les antipodes cents

paire de ballerines à talons aiguilles signée Christian Louboutin (à gauche)?

aux

allemande taxidermie

férue de (à droite).

de

au musée des Arts déco ouverte

vous fera les pieds. ! L’une rassemble

coiffes (chapeaux,

en juin,

formes,

matériaux

Issues de collections françaises

usages

publiques

et étrangères,

(souliers, semelles, graphies,

et

etc.) racontent,

parures) divers.

et privées,

cinq cents

peintures,

Bonjour

près de trois

masques,

pièces

vidéos, photo

dans l’autre, l’his

toire de la chaussure. À vos marques,

Les deux projets respectifs

prêts...

ont pour points

la donation

un collectionneur

d ’un soulier une histoire

la tête ; tandis que la seconde, lancée

en novembre,

Les fameuses Horseshoes d ’iris Schieferstein, artiste

et démarche,

ratifs de Paris. La première,

Quoi de plus original qu'une

de Gal-

bert, au musée des Confluences

de la chaussure, tourne

Le monde

Antoine

d ’Antoine

de départ de Galbert,

des plus entêtés,

porté

et l’étude

par Marie-Antoinette,

en

1792. Si le parcours lyonnais consiste

en une

déambulation

tables

tapissées thème

libre autour de

couvre-chefs

(plumes

d ’Amazonie,

bole de pouvoir, ponctue

quant

parisienne,

classés mariage,

par sym

etc.), un salon d ’essayage à lui l’enfilade

de sections

où le visiteur est invité à essayer

les reproductions sentés.

de vingt

de quelques

Deux expositions

modèles

pré

décoiffantes.

Ne

battez plus la semelle, courez-y! www.museedesconfluences.fr www.madparis.fr

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PAYS :France

JOURNALISTE :Sarah Belmont

PAGE(S) :26-27 SURFACE :186 % PERIODICITE :Bimestriel

1 janvier 2020 - N°414

À L’AFFICHE

I À-CTUS

Deschamps

Pierre-Olivier Photo ’ VU

Agence

/

Duboi

:

Hughes

Entre ces coiffes chinoises, l’ une en papier mâché et laiton (en haut à gauche), l’autre en argent (en bas à droite), et ce bonnet brésilien à plumes (en haut à droite), s'est glissé un escarpin bleu inspiré de l’artiste américain Alexander Calder.

Photo Paris MAD

©

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PAYS :France PAGE(S) :189

Tout Comprendre Max

SURFACE :26 % PERIODICITE :Trimestriel

1 janvier 2020 - N°27

LETOUR OUMONDE EN335COIFFES Si vous habitez

Lyon, courez vite au musée

en Chine, sculptées

des Confluences! Jusqu ’en mars, une vaste collection de 335 coiffes et modèles, léguée par

en photo ci-dessous). des hommes, sublimé

le collectionneur

remarquable.

et mécène

Antoine

de Galbert,

autour

de longues

cornes,

Un hommage à la créativité par une scénographie Chapeau ! M.B.

y est exposée. Un tour du monde qui nous entraîne de l’ Océanie à l’Afrique, en passant par l’Amérique et l ’Asie (avec notamment les coiffes spectaculaires des femmes Miao, «Le monde en tête», au musée des Confluences (Lyon), jusqu ’au 15 mars. Tarifs: 9 €/5 €/gratuit -18 ans et étudiants - 26 ans. Plus d ’ infos sur: www.museedesconfluences.fr

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baz-art.org

URL :http://www.baz-art.org/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

23 janvier 2020 - 05:12

> Version en ligne

Exposition / Le monde en tête : la très belle donation d'Antoine de Galbert au musée des confluences En 2017, Antoine de Galbert, a choisi de donner au musée des Confluences sa collection de 500 coiffes rassemblées depuis plus de 30 ans. "Les coiffes touchent à l'intime. Elles complètent le corps, ornent le visage, le transforment ou le masquent. Elles sont portes pour soi ou pour être vues par l'autre, ouvrent un dialogue ou traduisent une différence sociale. Leur fonction est utilitaire ou symbolique." Après un entretien avec Antoine de Galbert sur les circonstances et les raisons de la constitution de cette collection et des textes de spécialistes sur la signification des coiffes, ce beau livre montre toutes les facettes et les fonctions remplies par les coiffes. La coiffe peut en effet être une protection physique et symbolique (chapeau de rizière, coiffe à tête de tigre...), un objet de communication (capuchon de deuil par exemple), objet de pouvoir (avec souvent des matériaux rares et coûteux), reflet de croyances humaines (coiffe de chaman, couvre chef porté par les derviches persans, coiffe de moine bouddhiste...). Elle peut valoriser l'esprit guerrier, accompagner les filles vers l'âge adulte, rythmer la vie (masque de père d'un nouveau né, casque de circoncis..;). Ce catalogue richement illustré (chaque photo de coiffe étant accompagné d'élément sur l'époque, le lieu, les matières, les dimensions) interroge à la fois la nature des couvre chefs ( portés partout dans le monde) et le statut des individus qui les portent. Étonnants souvent, spectaculaires parfois, ces coiffes rassemblés dans ce catalogue sont une invitation à prolonger l'exposition Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert présente jusqu'au 15 mars 2020 au Musée des Confluences ou à y revenir avec un nouvel éclairage. le monde en tête, la donation d'Antoine de Galbert, seuil et musée des confluences

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https://www.connaissancedesarts.com/peinture-et-sculpture/huysmans-vs-feneon-quand-lescritiques-dart-font-lexpo-11131790/ 23 janvier 2020

Les expos coups de cœur du mois « Collectionner au XXIe siècle » Collection Lambert, Avignon Jusqu’au 15 mars recommandée par Guy Boyer « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert » Musée des Confluences, Lyon Jusqu’au 15 mars recommandée par Yves Jaeglé, Le Parisien

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PAYS :France

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JOURNALISTE :Yvesjaegle

SURFACE :64 % PERIODICITE :Quotidien 26 janvier 2020 - N°23452 BIS - Edition Ile-de-france

CULTURE

EX P©

APEAU ! Expos, films, disques, pièces de théâtre... Chaque semaine, la rédaction livre ses coups de cœur. DE NOTRE ENVOYÉSPÉCIAL YVESJAEGLE A LYON (RHONE)

j

«LE MONDE EN TE* LA DONATION DES COIFFES D ’AN OINE DE GALBERT» M

Jusqu ’au 15 mars au musée des Confluences à Lyon (Rhône). Tous lesjourssauf le lundi de 11heures à 19 heures (22 heures le jeudi, dès 10 heures le week-end). 9 €. www.museedesconfluences . Rencontre avec Antoine de Galbert le20 février, à 18 heures. CHAPEAU BAS. Chapeaux sans queue ni tête - on en voit cependant quelquesunes en photo, parées de sublimes atours - aux plumes exotiques. Couvre-chefs de vraiment grands chefs indiens ou afri cains, de chamans, mais aussi de jeunes femmes avec des chapeaux charmants et très grands pour protéger les bébés portés sur le dos. Chapeaux chinois... Le musée des Confluences, à Lyon, acI . cueille « le Monde en tête »,

une exposition de 340 coiffes, dans une immense salle de 15m de haut. On en a la tête qui tourne. Elles racontent tellement d ’histoires, de liens, de peuples, comme cette ethnie de Chine du Sud, les Miao, où les femmes d ’une même famille se transmettent leurs cheveux de généra tion en génération, ajoutant de nouvelles tresses aux incroyables allures de ces galures qui s’offrent comme chez nous une vieille bague de famille. Ces coiffes viennent de la collection d ’Antoine de Galbert, qui a fait le don de 540 pièces au musée des Confluences. Un homme généreux. Lors d ’une rencon tre pour un portrait, il nous avait offert son ultime catalogue épuisé pourtant « A consulter sur place » l’étiquette est res tée - de « Voyage dans ma tête » :une ex position plus petite qu ’il avait présentée sur ce thème, déjà, en 2010, à la Maison rouge, un lieu dart ’ qu ’il a créé et animé à Bastille, de 2004 à 2018, avant de fermer boutique pour s'occuper d ’une fondation qui aide les artistes. Ce Grenoblois d’origi ne, qui a vécu à Lyon jeune homme, col lectionne les chapeaux depuis trente ans. Par amour du beau, de l’étrange, du sur prenant, voire de l ’extravagant.

Pas de prise de tête Mais aux enfants et familles qui viennent nombreux dans ce musée populaire, il a bien fallu expliquer l’histoire de tous ces chapeaux. Le musée le fait admirable ment, par des films, des cartels qui expli quent pourquoi l’on se couvre la tête, de la

i A

Papouasie à l'Amazo! I« Dansdenombreuses cultures, les; apeaux protègent du soleil et de la pli ■,mais aussi des mauvais esprits, clés irces maléfiques, des fantômes. L j 4 :ê- b est le siège de l ’énergie vitale et Compte beaucoup d ’ori fices, il faut la protéger », explique Maïnig Le Bacquer, chargée de projets au musée. Le chapeau a le melon. Il en rajoute, fa çon choucroute, excentrique, magnifi que, fait l ’animal, s’offre des fleurs. Cette coiffe de chef en griffes de panthère de la République du Congo. Cette couronne amazonienne en plumes d ’ara rouge, amazone poudrée, grande aigrette et pénélope à gorge bleue. Une autre en griffes de grizzly. Ces carapaces de coléoptères, ces petits coquillages. Ces plumes d ’une blancheur extraordinaire d'aigles féro ces. Ces poils d ’éléphant sur une coiffe africaine, ce chapeau en écailles de pois son de l’île de Sumatra. « Le chapeau est un objet de communication », ajoute la spécialiste. Il désigne un rang, l’apparte nance à une ethnie, un rôle, selon les dif férentes communautés. L’exposition devrait voyager à Mon tréal à l ’automne. Certaines pièces de la collection sont issues de Colombie Bri tannique, au Canada. Si le chapeau est vieux comme le monde - le plus ancien présenté ici, venu du Pérou, date de l ’époque précolombienne -, le thème est neuf. Seuls manquent ici les chapeaux européens. Antoine de Galbert, rêveur du bout du monde, n ’en a jamais acheté. Personne n'est parfait.

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PAYS :France

DIFFUSION :250095

PAGE(S) :36

JOURNALISTE :Yvesjaegle

SURFACE :64 % PERIODICITE :Quotidien 26 janvier 2020 - N°23452 BIS - Edition Ile-de-france

I 26 JANVIER

2020

Coiffe de femme akha de femme péruvien

(Thaïlande, (XX e).

XX e).

Pour celles qui se sentent l'âme d’ une percussionniste.

Coiffe soleil shoshone

(Etats-Unis, XIX e).

Avec ses plumes de pygargue,

elle fera son petit

effet à une soirée « Cow-boys

Coiffe à tête de tigre de la province duYunnan (Chine, XX e). Pour fêter

et Indiens ».

fl j I A V V J

dignement l’ année du rat / de métal. È

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URL :http://www.leparisien.fr/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

26 janvier 2020 - 10:40

Lyon : au

> Version en ligne

musée des

Confluences, un tour

du monde en 340 chapeaux Culture & loisirs

L’exposition « Le monde en tête », au

musée

des

Confluences

à

Lyon, présente 340 chapeaux. Venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique, ils racontent l’histoire et les traditions de certaines populations.

Par Yves Jaeglé, envoyé spécial à Lyon (Rhône) Le 26 janvier 2020 à 11h33 Chapeau bas. Chapeaux sans queue ni tête - on en voit cependant quelques unes en photo, parées de sublimes atours - aux plumes exotiques. Couvre-chefs de vraiment grands chefs indiens ou africains, de chamans, mais aussi de jeunes femmes avec des chapeaux charmants et très grands pour protéger les bébés portés sur le dos. Chapeaux chinois… le

musée

des

Confluences,

à

Lyon, accueille « Le monde en tête » jusqu'au 15 mars, une exposition de 340 coiffes, dans une immense salle de quinze mètres de haut. On en a la tête qui tourne. Elles racontent tellement d'histoires, de liens, de peuples, comme cette ethnie de Chine du sud, les Miao, où les femmes d'une même famille se transmettent leurs cheveux de génération en génération, ajoutant de nouvelles tresses aux incroyables allures de ces galures qui s'offrent comme chez nous une vieille bague de famille. Ces coiffes viennent de la collection d'Antoine de Galbert (qui sera présent le 20 février pour une rencontre), qui a fait le don de 540 pièces - difficile de toutes les accrocher - au musée Confluences. Un homme généreux. Lors d'une rencontre pour un portrait, il nous avait offert son ultime catalogue épuisé, pourtant « à consulter sur place » - l'étiquette est restée - de « Voyage dans ma tête » : une exposition plus petite qu'il avait présentée sur ce thème, déjà, en 2010, à la Maison rouge, un lieu d'art qu'il a créé et animé à Bastille (Paris XIIe), de 2004 à 2018, avant de fermer boutique pour s'occuper d'une fondation qui aide les artistes. Ce Grenoblois d'origine, qui a vécu à Lyon jeune homme, amateur d'art contemporain, d'art brut et d'arts lointains, collectionne

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URL :http://www.leparisien.fr/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

26 janvier 2020 - 10:40

> Version en ligne

les chapeaux depuis trente ans. Par amour du beau, de l'étrange, du surprenant, voire de l'extravagant.

Symbole de puissance et d'appartenance Mais aux enfants et familles qui viennent nombreux dans ce musée populaire, il a bien fallu expliquer l'histoire de tous ces chapeaux. Le musée le fait admirablement, par des films, des cartels qui expliquent pourquoi l'on se couvre la tête, de la Papouasie à l'Amazonie. « Dans de nombreuses cultures, les chapeaux protègent du soleil et de la pluie, mais aussi des mauvais esprits, des forces maléfiques, des fantômes. La tête est le siège de l'énergie vitale, et compte beaucoup d'orifices, il faut la protéger », explique Maïnig Le Bacquer, chargée de projets au musée.

Chapeau de femme mariée de la région du Yunnan (Chine), daté du XXe siècle.

Musée

des

Confluences/pod/VU' Le chapeau a le melon. Il en rajoute, façon choucroute, excentrique, magnifique, fait l'animal, s'offre des fleurs. Cette coiffe de chef en griffes de panthères de la République du Congo. Cette couronne amazonienne en plume d'ara rouge, amazone poudrée, grande aigrette et pénélope à gorge bleue. Une autre en griffes de grizzly. Ces carapaces de coléoptères, ces petits coquillages. Ces plumes d'une blancheur extraordinaire d'aigles féroces. Ces poils d'éléphant sur une coiffe africaine, ce chapeau en écailles de poisson de l'île de Sumatra. Si Antoine de Galbert a surtout fait confiance à son œil et son désir de collectionneur, le musée a mené de longues recherches pour retrouver des photos et films, montrant comment ces coiffes traditionnelles se portaient. « Le chapeau est un objet de communication », ajoute la spécialiste. Il désigne un rang, une puissance, l'appartenance à une ethnie, un rôle, jeune femme, garçon tout juste circoncis parfois, qui a droit à une coiffe spéciale dans certaines communautés. L'exposition devrait voyager à Montréal à l'automne. Certaines pièces de la collection sont issues de Colombie britannique, au Canada. Si le chapeau est vieux comme le monde - le plus ancien présenté ici, venu du Pérou, date de l'époque pré-colombienne - le thème est neuf dans le monde de l'art. Seuls manquent ici les chapeaux des cultures européennes. Antoine de Galbert, rêveur du

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URL :http://www.leparisien.fr/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

26 janvier 2020 - 10:40

> Version en ligne

bout du monde, n'en a jamais acheté aucun. Personne n'est parfait.

Perruque manda hare, datée du XXe siècle et originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée. des Confluences/pod/VU'

Musée

Le musée le plus visité en régions

Ouvert depuis décembre en 2014 à la pointe de la presqu’île entre Saône et Rhône à Lyon, dans un quartier en pleine rénovation, qui fait la part belle aux piétons et vélos, le Confluences

musée

des

rencontre un vrai succès. Il tourne régulièrement à 700 000 visiteurs par an, un peu

moins en 2019, 671 000 exactement, dont 40 % de jeunes adultes (18-30 ans). Ce qui en fait le musée le plus visité en province. Très atypique puisqu’il est fréquenté par un public très varié qui, selon les études, va peu dans d’autres musées. Il est vrai que Confluences traite de tout, de l’évolution de l’humanité, à des thèmes très contemporains comme la surexploitation de la nature. Actuellement, l’exposition sur des coiffes venues du monde entier voisine avec un autre espace, plus contemporain et plus dur, sur le monde des prisons et des détenus. A partir du 7 février, « Traces du vivant » s’intéressera aux ossements, dents, cornes, squelettes depuis la Préhistoire. VOIR LES COMMENTAIRES

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residences-decorati

URL :http://residences-decoration.com/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

28 janvier 2020 - 10:26

> Version en ligne

City guide Lyon : l’innovation, le style, l’audace, nos bonnes addresses Encerclée de collines, bordée par le Rhône majestueux et la Saône tranquille, fichée au cœur de la France, Lyon, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, cultive, depuis l’époque gallo-romaine, l’art de se développer harmonieusement, de conserver avec soin ses vestiges somptueux tout en osant construire des bâtiments ultra contemporains. Elle joue son rôle de mégalopole centrale, sans esbroufe, sans chichi, sans effet de manches. Lyon et ses habitants préfèrent depuis toujours la discrétion au paraître, la sobriété au clinquant. Balade de l’une à l’autre de ses rives. CITY GUIDE SHOPPING TIME Kartell Store, malin, plus lifestyle, plus interactif, le flagship Kartell change de look. Nouveaux articles et produits phares composent des univers mis en scène pour suggérer des atmosphères, mieux aider le client à bâtir ses projets. Les articles se révèlent à travers des atmosphères construites. Lieu idéal pour donner corps, aidés de conseillers, à toutes ses envies. Les trois fauteuils de la nouvelle ligne Smart Wood by Starck – K/wood, Q/wood, P/wood -, et le repose-pieds, S/wood, y trouvent naturellement leur place… 15 cours de la Liberté – 69003 Lyon kartell-boutique.fr Sophie Guyot, les plus jolis accessoires en soie, écharpes, étoles, teints et plissés sur place selon la méthode shibori, se nichent dans cet atelier boutique. Pièces uniques et séries limitées numérotées. 8 rue Saint-Polycarpe – 69001 Lyon www.sophieguyot.com CULTURE SESSION Biennale d’Art contemporain, tous azimuts. Comme à Venise ni plus ni moins, entre deux eaux, la 15e édition se déroule jusqu’à fin janvier avec de nombreux lieux d’exposition : MAC Lyon dans le 6e, les usines Fagor dans le 7e, la Presqu’île, l’IAC de Villeurbanne, banlieue limitrophe. Ça fourmille d’idées, d’artistes et donne à la ville un air dissipé. www.biennaledelyon.com Musée

des

Confluences Chapeau, donation d’Antoine de Galbert, collectionneur mécène, qui

avait monté la Maison Rouge à Paris. Il y a deux ans, Galbert a offert au musée, son extraordinaire collection de plus de 500 coiffes glanées hors Europe. Rien que pour cette expo, Lyon mérite une escale. 86 quai Perrache – 69002 Lyon Jusque fin mars. www.museedesconfluences.fr SLEEPING STOPS InterContinental Lyon, c’est l’événement, l’ouverture d’un 5-étoiles en lieu et place de

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https://www.journaldegatineau.ca/news/opinions/2020/01/30/113-lyon-au-musee-desconfluences-un-tour-du-monde-en-340-chapeaux.html 30/01/2020

Lyon : au musée des Confluences, un tour du monde en 340 chapeaux

Chapeau bas. Chapeaux sans queue ni tête - on en voit cependant quelques unes en photo, parées de sublimes atours - aux plumes exotiques. Couvre-chefs de vraiment grands chefs indiens ou africains, de chamans, mais aussi de jeunes femmes avec des chapeaux charmants et très grands pour protéger les bébés portés sur le dos. Chapeaux chinois… le musée des Confluences, à Lyon, accueille « Le monde en tête » jusqu'au 15 mars, une exposition de 340 coiffes, dans une immense salle de quinze mètres de haut. On en a la tête qui tourne. Elles racontent tellement d'histoires, de liens, de peuples, comme cette ethnie de Chine du sud, les Miao, où les femmes d'une même famille se transmettent leurs cheveux de génération en génération, ajoutant de nouvelles tresses aux incroyables allures de ces galures qui s'offrent comme chez nous une vieille bague de famille. Ces coiffes viennent de la collection d'Antoine de Galbert (qui sera présent le 20 février pour une rencontre), qui a fait le don de 540 pièces - difficile de toutes les accrocher - au musée Confluences. Un homme généreux. Lors d'une rencontre pour un portrait, il nous avait offert son ultime catalogue épuisé, pourtant « à consulter sur place » - l'étiquette est restée - de « Voyage dans ma tête » : une exposition plus petite qu'il avait présentée sur ce thème, déjà, en 2010, à la Maison rouge, un lieu d'art qu'il a créé et animé à Bastille (Paris XIIe), de 2004 à 2018, avant de fermer boutique pour s'occuper d'une fondation qui aide les artistes. Ce Grenoblois d'origine, qui a vécu à Lyon jeune homme, amateur d'art contemporain, d'art brut et d'arts lointains, collectionne les chapeaux depuis trente ans. Par amour du beau, de l'étrange, du surprenant, voire de l'extravagant. Symbole de puissance et d'appartenance Mais aux enfants et familles qui viennent nombreux dans ce musée populaire, il a bien fallu expliquer l'histoire de tous ces chapeaux. Le musée le fait admirablement, par des films, des cartels qui expliquent pourquoi l'on se couvre la tête, de la Papouasie à l'Amazonie. « Dans de nombreuses cultures, les chapeaux protègent du soleil et de la pluie, mais aussi des mauvais esprits, des forces maléfiques, des fantômes. La tête est le siège de l'énergie vitale, et compte beaucoup d'orifices, il faut la protéger », explique Maïnig Le Bacquer, chargée de projets au musée.

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1 ŒUVRE EN 1 MINUTE

Cimier de coiffe amazonien, en plumes, bois et coton

(Pierre-Olivier Deschamps/Agence VU')

Ceci n'est pas une œuvre d'art. En tout cas, cet ornement n'a pas été conçu comme tel. Et pourtant, il se trouve aujourd'hui dans les collections d'un musée. Il s'agit d'un cimier de coiffe (ou àkà-pari), une décoration fixée au sommet d'un casque nommé kutop, modelé en cire d'abeille et placé directement sur la tête. Cet élément de parure, composé de plumes d'aras chloroptères - ces célèbres perroquets au plumage rouge, vert et bleu -, est réservé aux hommes et porté lors de rituels précis. Il permet de renseigner sur le rôle social et politique de son propriétaire. Ce cimier de coiffe a été fabriqué au sein de la tribu amazonienne des Mekragnoti, lesquels appartiennent au peuple Kayapo. Une nation indigène qui vit dans l'Etat brésilien du Para et qui a été particulièrement touchée par les récents feux de forêt

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dĂŠvastateurs. L'objet a ĂŠtĂŠ acquis par Antoine de Galbert, cĂŠlèbre collectionneur et galeriste français qui dirigeait La Maison rouge, un espace d'exposition parisien fermĂŠ en octobre 2018. Tout au long de sa carrière, il s'est constituĂŠ une collection inĂŠdite de 500 coiffes ethniques des quatre coins de la planète. Casque de guerrier, couvre-chefs de notables, chapeaux de mariage‌ Des pièces qui racontent les peuples et dont il a fait don en avril 2018 au musĂŠe des Confluences de Lyon. Ce dernier en prĂŠsente les plus belles pièces Ă l'occasion d'une exposition. đ&#x;Ž¨ "Le Monde en tĂŞte, la donation Antoine de Galbert", jusqu'au 15 mars, du mardi au dimanche au musĂŠe des Confluences (Lyon 2e), 9 euros (5 euros pour les 18-25 ans, gratuit pour les mineurs),

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23 février 2020 - 16:43

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Arts : le tour du monde en 334 coiffes La donation Antoine de Galbert a donné naissance à une exposition somptueuse au Musée des Confluences à Lyon. Succès retentissant en région. Les fidèles de La Maison rouge, près de La Bastille, à Paris, n'ont pas oublié ces coiffes extraordinaires, plantées au cœur de ce lieu si contemporain derrière les hautes vitrines de ce collectionneur fou. On y pénétrait comme dans la salle mirifique du ravisseur dans La Belle et la Bête de Cocteau (1946). Antoine de Galbert, fondateur et âme sensible de La Maison rouge, les exposa à sa manière - un cabinet de curiosités à l'été 2010 («Voyage dans ma tête»). Fin 2018, cet imprévisible mettait fin à son aventure parisienne après quatorze ans prolifiques, 122 expositions et une dernière prophétique, «L'Envol». Le 4 janvier 2018, il révéla au Figaro son intention de donner sa collection de 530 coiffes au Musée des Confluences , satellite pointu posé entre Rhône et Saône à Lyon. Dont acte. En juin 2019 s'ouvrait «La donation des coiffes Antoine de Galbert. Le monde en tête» en montrant 334. Déjà plus de 300.000 visiteurs. Un succès populaire et un exploit retentissant en région. Drôle d'endroit pour une rencontre? Antoine de Galbert, né en 1955 à Grenoble, aurait pu donner ce fonds à sa ville natale, au Musée dauphinois, créé sur les hauteurs du quartier Saint-Laurent, dans l'ancien monastère de Sainte-Marie-d'en-Haut. Des générations de Grenoblois y ont découvert l'art populaire et écouté le tintinnabulement de la vie rythmée dans les alpages. Manque de place et ville en souffrance culturelle, répond en substance ce «Rhônalpin». Antoine Marie François Gaspard de Galbert Defforey aurait pu donner ce fonds au Musée du quai Branly-Jacques Chirac. Son regard singulier sur la beauté du monde se serait noyé dans la masse des réserves et les hiérarchies strictes de valeurs scientifiques, au risque des doublons, souligne ce réaliste. «La philosophie du musée, sa fréquentation populaire au plus beau sens du terme, sa programmation, la qualité et la gentillesse de ses équipes me semblent être en accord avec ce qui a été ma propre démarche» , écrit-il, noir sur blanc. Le Musée des Confluences se doit d'être à la hauteur de cette collection exceptionnelle par sa préservation et sa médiation, par ce qui prolonge sa vie et ce qu'elle va susciter de questions Hélène Lafont-Couturier, directrice de l'établissement Populaire, le mot est juste tant le public semble à l'aise dans la scénographie cosmique de Zen+dCo qui a l'art d'alléger le savoir en le mettant clairement en scène. Par un jeu de plateaux circulaires qui regroupent les coiffes par thèmes et usages, non par provenances géographiques, le public est invité à une promenade où l'œil est le premier servi. «Du cheveu à la coiffe» est le fil d'Ariane peut-être le plus spectaculaire. Comme cette coiffe chinoise des femmes miao à longues cornes, fin XX e , où se mêlent, à leurs propres cheveux, les mèches reçues des mères, des grands-mères et des arrière-grands-mères. «Toucher les dieux et les esprits», voilà une autre piste. Elle va de la coiffe en forme de brosse jaune de moine de l'ordre Gelukpa du bouddhisme tibétain au bonnet rouge de moine de l'ordre Drigung Kagyu de la région du Ladakh. Deux clichés qui nous viennent tout droit de Tintin au Tibet . «Les âges d'une femme»? Ils sont symbolisés par ce couvre-chef orné d'un phénix, symbole de bonheur conjugal et de longévité, que portent les femmes âgées du Yunnan (Chine), quand les fillettes n'ont qu'un petit calot brodé de fleurs évoquant les cinq filles d'or. Un petit théâtre visuel La disposition de ces trésors fragiles, portés ou éphémères, est à chaque fois un petit théâtre visuel où chaque détail vous surprend. L'articulation presque en Lego des couronnes de dignitaires des populations akan et baoulé de Ghana et Côte d'Ivoire, sortes de constructions cubistes de blocs de bois doré. La broderie si moderne, sur deux axes perpendiculaires, toute en petites porcelaines nacrées ou cauris de cette coiffe de femme d'Indonésie, venue de l'île Babar, archipel de Tanimbar, au sud de la province des Moluques. Parfois elle fait peur! Cette coiffe d'initié au bwami de la population Lega, province du Sud-Kivu et du Maniema de la République démocratique du Congo: elle est taillée directement dans le corps à écailles d'un pangolin, ce petit mammifère et espèce protégée que l'on rend responsable aujourd'hui de l'épidémie de coronavirus.

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Toutes ces explications savantes ont été apportées depuis la donation Antoine de Galbert par une quarantaine d'experts, du Quai Branly au Musée de Tahiti, du Comité du film ethnographique aux universités Paul-Valéry de Montpellier-III et Lumière de Lyon-II. Ils ont documenté et aidé à répertorier chaque objet. Le lourd catalogue offre les deux visages: celui du bonheur de la contemplation grâce à la théorie des ensembles et les familles d'usages qui ont généré l'exposition lyonnaise ; et celui du répertoire scientifique de chaque pièce, replacée dans son contexte géographique et ethnique, comme toute collection ethnographique. Étudier, documenter, conserver, expliquer, il y a là une tache de titan. «Le Musée des Confluences se doit d'être à la hauteur de cette collection exceptionnelle, par sa préservation et sa médiation, par ce qui prolonge sa vie et ce qu'elle va susciter de questions, de surprises et surtout de bonheurs et de découvertes» , souligne sa directrice, Hélène Lafont-Couturier. Des Beaux-Arts de Bordeaux au Musée Goupil, du Musée d'Aquitaine au service muséographique de la Cité de l'histoire de l'immigration, la carrière muséale de cette dix-neuviémiste s'est enrichie à la traversée des disciplines. Le fond et la forme Cette femme d'équipe, à la fois réservée et cordiale, croit beaucoup à son «système de “chef de projet” qui unit le fond et la forme au bénéfice de tous, tout au long d'une exposition» (ici, Maïnig Le Bacquer pour un résultat exemplaire). Des résumés clairs et pédagogiques sont inscrits sur la tranche des plateaux circulaires et n'accablent pas le visiteur d'une avalanche de savoirs (le catalogue est là pour compléter la découverte). Des lignes design relient chaque texte à l'objet en question, comme des notes dans une partition. On peut donc admirer, comme un inventeur, cette coiffe cérémonielle de la population youkaghir, venue de Sibérie orientale, et son travail raffiné de broderies sur sa peau et fourrure de phoque (XIX e ). Ou ce chapeau de protection Tudang, Sumatra, où les écailles de poisson forment une géométrie Art déco comme en pétales de rose. «Le monde en tête. La donation des coiffes Antoine de Galbert», au Musée des Confluences , Lyon (69), jusqu'au 15 mars. Catalogue coédition musée des Confluences et Le Seuil, 2019, 332 p., 700 illustrations, 42 €. » Suivez toutes les infos du Figaro culture sur Facebook et Twitter . » Découvrez le programme de visites guidées du Figaro Store ici

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

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DIFFUSION :317225

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JOURNALISTE :Valérie Duponchelle

PERIODICITE :Quotidien

24 février 2020 - N°23490

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VALÉRIEDUPONCHELLE @VDuponchelle

L

ENVOYÉE SPÉCIALE À LYON

es fidèles de La Maison rouge, près de La Bastille, à Paris, n’ont pas oublié ces coiffes extraordinaires, plantées au cœur de ce lieu si contemporain derrière les hautes vitrines de ce collectionneur fou. On y pénétrait comme dans la salle mirifique du ravisseur dans La Belle et la Bête de Cocteau (1946). Antoine de Galbert, fondateur et âme sensible de La Maison rouge, les exposa à sa manière – un cabinet de curiosités – à l’été 2010 (« Voyage dans ma tête »). Fin 2018, cet imprévisible mettait fin à son aventure parisienne après quatorze ans prolifiques, 122 expositions et une dernière prophétique, « L’Envol ». Le 4 janvier 2018, il révéla au Figaro son intention de donner sa collection de 530 coiffes au Musée des Confluences, satellite pointu posé entre Rhône et Saône à Lyon. Dont acte. En juin 2019 s’ouvrait « La donation des coiffes Antoine de Galbert. Le monde en tête » en montrant 334. Déjà plus de

300 000 visiteurs. Un succès populaire et un exploit retentissant en région. Drôle d’endroit pour une rencontre ? Antoine de Galbert, né en 1955 à Grenoble, aurait pu donner ce fonds à sa ville natale, au Musée dauphinois, créé sur les hauteurs du quartier Saint-Laurent, dans l’ancien monastère de Sainte-Marie-d’en-Haut. Des générations de Grenoblois y ont découvert l’art populaire et écouté le tintinnabulement de la vie rythmée dans les alpages. Manque de place et ville en souffrance culturelle, répond en substance ce « Rhônalpin ». Antoine Marie François Gaspard de Galbert Defforey aurait pu donner ce fonds au Musée du quai Branly-Jacques Chirac. Son regard singulier sur la beauté du monde se serait noyé dans la masse des réserves et les hiérarchies strictes de valeurs scientifiques, au risque des doublons, souligne ce réaliste. « La philosophie du musée, sa fréquentation populaire au plus beau sens du terme, sa programmation, la qualité et la gentillesse de ses équipes me semblent être en accord avec ce qui a été ma propre démarche» , écrit-il, noir sur blanc.

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JOURNALISTE :Valérie Duponchelle

PERIODICITE :Quotidien

24 février 2020 - N°23490

Populaire, le mot est juste tant le public semble à l’aise dans la scénographie cosmique de Zen+dCo qui a l’art d’alléger le savoir en le mettant clairement en scène. Par un jeu de plateaux circulaires qui regroupent les coiffes par thèmes et usages, non par provenances géographiques, le public est invité à une promenade où l’œil est le premier servi. « Du cheveu à la coiffe » est le fil d’Ariane peut-être le plus spectaculaire. Comme cette coiffe chinoise des femmes miao à longues cornes, fin XX e, où se mêlent, à leurs propres cheveux, les mèches reçues des mères, des grands-mères et des arrière-grandsmères. « Toucher les dieux et les esprits », voilà une autre piste. Elle va de la coiffe en forme de brosse jaune de moine de l’ordre Gelukpa du bouddhisme tibétain au bonnet rouge de moine de l’ordre Drigung Kagyu de la région du Ladakh. Deux clichés qui nous viennent tout droit de Tintin au Tibet . « Les âges d’une femme » ? Ils sont symbolisés par ce couvre-chef orné d’un phénix, symbole de bonheur conjugal et de longévité, que portent les femmes âgées du Yunnan (Chine), quand les fillettes n’ont qu’un petit calot brodé de fleurs évoquant les cinq filles d’or. La disposition de ces trésors fragiles, portés ou éphémères, est à chaque fois un petit théâtre visuel où chaque détail vous surprend. L’articulation presque en Lego des couronnes de dignitaires des populations akan et baoulé de Ghana et Côte d’Ivoire, sortes de constructions cubistes de blocs de bois doré. La broderie si moderne, sur deux axes perpendiculaires, toute en petites porcelaines nacrées ou cauris de cette coiffe de femme d’Indonésie, venue de l’île Babar, archipel de Tanimbar, au sud de la province des Moluques. Parfois elle fait peur ! Cette coiffe d’initié au bwami de la population Lega, province du Sud-Kivu et du Maniema de la République démocratique du Congo: elle est taillée directement dans le corps à écailles d’un pangolin, ce petit mammifère et espèce protégée que l’on rend responsable aujourd’hui de l’épidémie de coronavirus. Toutes ces explications savantes ont été apportées depuis la donation Antoine de Galbert par une quarantaine

d’experts, du Quai Branly au Musée de Tahiti, du Comité du film ethnographique aux universités Paul-Valéry de Montpellier-III et Lumière de Lyon-II. Ils ont documenté et aidé à répertorier chaque objet. Le lourd catalogue offre les deux visages : celui du bonheur de la contemplation grâce à la théorie des ensembles et les familles d’usages qui ont généré l’exposition lyonnaise ; et celui du répertoire scientifique de chaque pièce, replacée dans son contexte géographique et ethnique, comme toute collection ethnographique. Étudier, documenter, conserver, expliquer, il y a là une tache de titan. « Le Musée des Confluences sedoit d’être à la hauteur de cette collection exceptionnelle, par sa préservation et sa médiation, par ce qui prolonge sa vie et ce qu’elle va susciter de questions, de surprises et surtout de bonheurs et de découvertes » , souligne sa directrice, Hélène LafontCouturier. Des Beaux-Arts de Bordeaux au Musée Goupil, du Musée d’Aquitaine au service muséographique de la Cité de l’histoire de l’immigration, la carrière muséale de cette dix-neuviémiste s’est enrichie à la traversée des disciplines. Cette femme d’équipe, à la fois réservée et cordiale, croit beaucoup à son « système de “chef de projet” qui unit le fond et la forme au bénéfice de tous, tout au long d’une exposition » (ici, Maïnig Le Bacquer pour un résultat exemplaire). Des résumés clairs et pédagogiques sont inscrits sur la tranche des plateaux circulaires et n’accablent pas le visiteur d’une avalanche de savoirs (le catalogue est là pour compléter la découverte). Des lignes design relient chaque texte à l’objet en question, comme des notes dans une partition. On peut donc admirer, comme un inventeur, cette coiffe cérémonielle de la population youkaghir, venue de Sibérie orientale, et son travail raffiné de broderies sur sa peau et fourrure de phoque (XIX e). Ou ce chapeau de protection Tudang, Sumatra, où les écailles de poisson forment une géométrie Art déco comme en pétales de rose. « Le monde en tête. La donation des coiffes Antoine de Galbert », au Musée des Confluences, Lyon (69), jusqu’au 15 mars. Catalogue coédition musée des Confluences et Le Seuil, 2019, 332 p., 700 illustrations, 42 €.

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RUBRIQUE :Culture

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JOURNALISTE :Valérie Duponchelle

PERIODICITE :Quotidien

24 février 2020 - N°23490

Le Musée des Confluences se doit d’être à la hauteur de cette collection exceptionnelle HÉLÈNE LAFONT-COUTURIER, DIRECTRICE DE L’ÉTABLISSEMENT

Antoine de Galbert devant quelques-unes des coiffes de sa collection. DENIS VINÇON

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24 février 2020 - 05:04

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Actu Le tour du monde en 334 coiffes La donation Antoine de Galbert a donné naissance à une exposition somptueuse au Musée des Confluences à Lyon. Succès retentissant en région. Source : Le Figaro – Culture Retrouvez tout l'article

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RUBRIQUE :Autres expos à ne pas…

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SURFACE :22 % PERIODICITE :Bimestriel

1 mars 2020 - N°181

Par Laetitia

LE MONDE

Drevet

EN MUSÉE

DES

CONFLUENCES

,

LYON Jusqu'

au

15 mars

2020

Le en de Galbert

Antnine

PARURES

, couronnes , coiffes de mariage , parures

de deuil ,

'

casques d osier de plumes ou de laine . .. Le musée

Bonnets

des Confluences

dévoile une

collection unique de 330 couvre-chefs

,

d Asie , d Afrique , d Amérique originaires '

latine

'

'

et d Océanie . Certains '

de costumes

traditionnels

comme témoins

et

font partie s'

imposent

de cérémonies

ou de

fêtes . D autres marquent le statut social ou la fonction de leur porteur , offrent '

contre le vent ou la pluie , ou , selon les légendes , contre les forces occultes et maléfiques . . . De quoi faire un

protection

tour du monde et de ses cultures

sur un

simple coup de tête.

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petitfute.com

URL :http://www.petitfute.com/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

6 mars 2020 - 10:44

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Exposition autour des coiffes d'Antoine de Galbert au Musée des Confluences

Pendant plus de 20 ans, Antoine de Galbert a constitué une très belle collection de coiffes extra-européennes, avec plus de 500 pièces. Elles sont une véritable porte d'entrée vers la diversité culturelle et ont été offertes au Musée des Confluences en 2017. C'est au sein de la plus grande salle du lieu que les visiteurs peuvent venir les contempler librement, autour d'une vingtaine de tables. Disposées par thématique, on retrouve ainsi des coiffes de mariage, d'autres qui symbolisent le pouvoir ou bien encore des plumes d'Amazonie. Il reste encore quelques jours pour profiter de ce joli moment à Lyon. Plus d'informations sur le site internet du Musée des Confluences .

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DIFFUSION :263282

PAGE(S) :126-127 SURFACE :3 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2020 - N°881

Lyon (69) Le mon mondede en tê têtete Un ensemble de plus de 500 coiffes de toutes les régions du monde donné par le collectionneur Antoine de Galbert au musée des Confluences. Musée des Confluences, 86, quai Perrache,

jusqu ’au 23 août.

Rens. : 04.28.38.12.12.

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URL :http://www.notretemps.com/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

5 juin 2020 - 11:19

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• En Auvergne-Rhône-Alpes, le musée des Confluences de Lyon me fait tourner la tête avec l'exposition "Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert"

Le musée des Confluences , très apprécié du public, revient enfin avec la prolongation de l'exposition* ébouriffante sur les coiffures du monde entier réunis par le collectionneur Antoine de Galbert. Ce voyageur curieux de tout a réuni plus de 500 couvre-chefs, donnés à l'institution en 2017. Voile, chapeau, diadème de tête, roach indien, coiffe en écailles de pangolin d'Afrique centrale ou simple bonnet sont à l'honneur soit quelques 330 coiffes venus d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Océanie, de toutes époques. De quoi nous faire tourner la tête sans quitter le masque! Et pour rire un peu, nous ne pouvons que vous conseillez de faire ensuite un petit tour dans l'une des quatre autres expositions du musée, "L’univers à l’envers, Plonk et Replonk®"**. Ces deux Suisses déjantés ont pour spécialité le détournement d'images. Ils réinterprètent ici les réserves du musée. Rire assuré - quoique grinçant quelquefois. Un délectable plaisir en ces temps difficiles... Légende: Coiffe de femme à longues cornes, fin du 20e siècle Asie, Chine, province du Guizhou, districts de Liuzhi et de Zhijin, populations qing miao ou changjiao, Bois, cheveux, laine ou coton ©Pierre-Olivier Deschamps /Agence VU * Le Monde en tête, la donation Antoine de Gualbert, jusqu’au 23 août, musée des Confluences , 86 quai Perrache ** Jusqu'au 1er novembre À savoir: Réservation des billets sur internet par tranche de 3 heures sur les horaires habituels du musée, de 11h à 19h, axes de circulation avec entrées et sorties différenciées. Très attendue aussi, la réouverture du Musée des Beaux-Arts le 22 juin.

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URL :http://www.notretemps.com/ PAYS :France TYPE :Web Grand Public

5 juin 2020 - 11:19

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Sortir: 5 musées rien que pour vous Et si le déconfinement était une chance pour découvrir en toute sérénité certains musées, leurs salles et leur programmation? 5 lieux magiques rien que pour vos yeux. Tandis que les "petits" musées sont déjà déconfinés, les musées de taille moyenne et les grandes institutions se préparent. Le démarrage est un peu plus long, le temps de toiletter les salles et de mettre des litres de gel hydroalcoolique à disposition... Au menu et pour plusieurs mois, des jauges d'accueil très réduites pour les salles et les expositions reprogrammées ou à venir, un sens de circulation, des salles permanentes plus ou moins accessibles, et surtout une nouvelle habitude à prendre, celle de la réservation sur internet. Enfin, il vous sera demandé de venir avec votre masque dont le port est encouragé sinon imposé. En dépit de ces contraintes, les expositions et les musées ont un nouvel attrait : plus de calme, moins de monde, pas quidam à audioguide planté devant les oeuvres, des tableaux pour vous tout seul... ou presque. Alors, ne boudons pas notre plaisir et allons-y! • Je file dans le Nord où les musées nous attendent Deuxième région en nombre de musées après l'Ile-de-France, le Nord est en ordre de bataille: c'est le moment d'y faire un saut tant la richesse culturelle et la diversité des propositions sont au rendez-vous! Les petits musées accueillent déjà les amateurs. Pour fêter le déconfinement, misez grand avec le Louvre-Lens. Ses milliers de mètres carrés accueillent gratuitement le public pendant tous le mois de juin, sans réservation mais avec masque bien sûr et tous les jours. Vous pourrez apprécier l'expo estivale sur la couleur noire de l'Egypte ancienne à Pierre Soulages*, dès le 10 juin. Trois circuits sont possibles : la visite de la Galerie du temps seule; celle de l’exposition "Soleils noirs" seule et enfin l’exposition Soleils noirs puis la formidable Galerie du temps. Le tout avec un sens unique de circulation. Vous pouvez aussi plonger dans La Piscine de Roubaix ! Le musée rouvre le 9 juin avec une exposition "Marcel Gromaire" **. Le musée des Beaux-Arts de Calais propose quant à lui une réouverture plus tardive, le 15 juillet, avec l' exposition inédite depuis 50 ans sur Jeanne Thil"***. Cette peintre calaisienne (1887-1968) connue pour ses décors historiques a marqué son temps pour son goût pour les voyages exotiques (Méditerranée, Espagne, Portugal, Italie, Grèce et Tunisie). Un bol d'air bienvenue. * Soleils noirs, du 10 juin au 25 janvier 2021, musée du Louvre-Lens, 99 rue Paul Bert ** Marcel Gromaire, l'élégance et la force jusqu'au 20 septembre, La Piscine de Roubaix, 23, rue de l’Espérance, réservation en ligne ou par téléphone, temps de visite limité à 1h30, jauge maximale réduite à 150 visiteurs simultanés dans tout le musée, ouverture du mardi au dimanche, de 13h à 18h, visites guidées maintenues dans la mesure du possible et sous conditions (groupe limité à 10 personnes avec le guide). *** Peintures des lointains. Voyages de Jeanne Thil jusqu'au 28 février 2021, musée des Beaux-Arts de Calais, 25 rue Richelieu: À savoir: Réouvertures échelonnées pour de nombreux musées du Nord: Le 9 juin: LAM de Villeneuve-d'Ascq, le 5 juillet: réouverture partielle du musée des Beaux-Arts d'Arras, le 15 juillet: Cité internationale de la dentelle et de la mode à Calais. Légende: Galerie du Temps du musée Louvre-Lens © Phhilippe Chancel

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PAGE(S) :206-207 SURFACE :158 % PERIODICITE :Hebdomadaire

5 juin 2020 - N°4141

Agenda UNE SÉLECTION

culturel DE LA GAZETTE

Paris Fondation

Alaïa

Alaïa et Balenciaga, sculpteurs

de la forme

Jusqu ’au 12 juillet

Fondation Marie

Henri Cartier-Bresson

Bovo, Nocturnes,

et Martine

Franck,

Face

à face

Jusqu ’au 26 juillet

Fondation

Villa

la sculpture Bêtes

Datris

pour

contemporaine

de scène

Les animaux

à Paris

dans

!

la sculpture

contemporaine Jusqu ’au 12 juillet

Institut

Giacometti

À la recherche

des œuvres

disparues Jusqu ’au 21 juin

Musée Jacquemart-André Turner,

peintures

Collections

et aquarelles.

de la Tate

Jusqu ’au 11 janvier

Musée Marmottan Cézanne

2021

Monet

et les maîtres.

Rêve d ’ Italie Jusqu ’au 3 janvier

2021

Musée de Montmartre Jardins

Renoir

Otto Freundlich la révélation

(1878-1940), de l’abstraction

Jusqu ’au 31 janvier

2021

Ile-deFrance Rueil-Malmaison, atelier

Grognard

Seinpé

en liberté,

d ’un dessinateur

itinéraire d ’humour

Jusqu ’au 28 juin

Otto Freundlich, Fragments de figure à l'ensemble des plans, 1927, huile sur toile, collection privée.

55 x 46 cm,

DR

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PAGE(S) :206-207 SURFACE :158 % PERIODICITE :Hebdomadaire

5 juin 2020 - N°4141

Montolieu

Régions Avignon,

église

Cérès

, Coopérative-Musée

Franco

Les voleurs

de feu

Jusqu'au

des Célestins

1er novembre

Extases Jusqu'au

Mouans-Sartoux,

20 septembre

Espace Besançon, Time

musée

is Torni

Jusqu'au

de l'art

Francisco

du Temps

Jusqu'au

6 septembre

Moulins,

Centre

28 juin

Cassel,

musée

Sacrée

architecture

du costume

de Flandres

de la danse

Jusqu'au

1er novembre

Musée Anne de Beaujeu

Chantilly,

château

Raphaël

à Chantilly.

À contre Le maître

et ses élèves

courant.

des cours

et Fable

et bibliophilie

Mémoires

d'eau

et canaux

Jusqu'au

20 septembre

Orléans,

musée

30 août

Jusqu'au

Chaumont-sur-Loire, d ’art

Saison

Jusqu'au

Jean-Marie

château

Jusqu'au

1 er novembre

L’ esprit

6 septembre

Épinal.

musée de l’image ! Qui es-tu

Jusqu'au

1er novembre

Quimper,

musée des beaux-arts

Raoul

?

Dufy,

20 septembre

Jusqu'au

Grenoble,

musée

Reims,

Grenoble

et ses artistes

folles

domaine

Pommery

Pommery

#15

Introspection

Jusqu'au

25 octobre

Langres,

musée

Girault

Jusqu'en

Rodez,

d ’art et d ’histoire

Mille et un Orients.

avril 2021

musée Soulages

Femmes

Joseph

années

50. Au fil

de l'abstraction,

de Prangey

peinture

et sculpture.

Du 15 juin au 11 octobre

Jusqu'au

Soleils

les Années

7 septembre

Expérience

au XIX e siècle

Lens, musée

musée Rigaud

du lieu

Jusqu'au

Philibert

aux tourments

30 octobre

Perpignan,

Frac Auvergne

Geoffray

Jusqu'au

face

de l'histoire

des jardins

Clermont-Ferrand,

des beaux-arts

Delaperche.

Un artiste

et Festival

international

Loup

national

de scène

Couturiers

!

30 août

Jusqu'au

Agnès

concret

Sobrino

31 octobre

du Louvre Roubaix,

noirs

Du 10 juin au 25 janvier

la Piscine

Marcel

2021

Groinaire

l’élégance

(1892-1971)

: Appliques

de la force d ’un Gépide

Le Puy-en-Velay,

Jusqu'au

musée Crozatier

Ça tourne

! La fabrique

du cinéma

d ’animation

20 septembre

Sars-Poteries,

villa

Recyclage-Surcyclage

de l ’enfer

Thiers,

Le Creux

Éclats

#1. Constellation

Antoine

des Confluences

Allemagne,

provisoire

Muséum

Jusqu ’ au 27 septembre

Priska

de Galbert

Viva Gino!

Jusqu ’au 31 août

musée

Une vie dans

l'art

Ingres

Jusqu ’au 1 er novembre

Bourdeiie

villa

Amarie,

Ladies

Jusqu ’au 4 octobre

Bozar Keith

!

Musée Saint-Raymond

1950

;

Wisigoths.

Jusqu

l

Jusqu ’ au 27 décembre

Rois

de Toulouse

The

Musée

de 1850

à

Lygia

Bilbao, Guggenheim

Clark.

un champ

Aibertina

Beginning.

Le Caravage-Le

Jusqu'au

Espagne,

! Les femmes

Bernin.

à Rome 13 septembre

La peinture, d ’expérimentation

Suisse,

Genève,

musée

Barbier-Mueller,

Les Barbus

Millier.

Leur

énigmatique

enfin

démasqué

Jusqu'au

sculpteur !

27 septembre

1948-1958

’au 30 août

Vienne,

Amsterdam,

useum

Haring

Jusqu ’au 4 octobre

Graz, Neue Galerie

en Styrie

Pays-Bas,

Le baroque

für Neue Kunst

First

Empain

Rijksm

Fribourg,

von Martin

Autriche,

artistes

Ingres

Bourdeiie Constellation

Bruxelles, mundi

les Abattoirs

Jusqu ’ au 12 novembre Montauban,

Mappa

’au 6 septembre

Jusqu

donation Toulouse,

Belgique,

Monde

Datris

Jusqu ’au 1 er novembre

en tête,

: Marius

Musverre

30 août

Jusqu'au L’ Isle-sur-la-Sorgue,

Le monde

tombe

MOI(S)

Jusqu ’au 31 octobre

Lyon, musée

d'harnachement,

à Apahida (Roumanie), V e ou VI e siècle, Photo musée national d ’histoire de Roumanie.

Jusqu ’au 31 août

Martigny,

Italie,

Chefs-d'œuvre

Fondation

Modem Art

in Austria,

1945

to 1980

Jusqu

’au 15 novembre

Rome,

Scuderiedel

Quirinale

Raffaello

Collection

Pierre

Gianadda suisses.

Christoph

Biocher

Jusqu ’au 22 novembre

Jusqu ’au 30 août

172 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :220-221 SURFACE :182 % PERIODICITE :Hebdomadaire

12 juin 2020 - N°23

Agenda culturel UNE SÉLECTION

Paris

DE LA GAZETTE

Musée des Arts décoratifs

Musée d ’Orsay

Harper's

Au pays des monstres.

Bazaar.

magazine

Premier

de mode

Chauveau

Du 23 juin au 4 janvier Fondation

2021

Clermont-Ferrand, Léopold

(1870-1940)

Du 23 juin au 13 septembre

Alaïa

Alaïa et Balenciaga, sculpteurs Jusqu'au

Le dessin

de la forme

sans réserve.

Collections

12 juillet

Tissot.

du musée des Arts

L’ambigu

Du 23 juin

moderne

au 13 septembre

Ile-deFrance La Roche-Guyon, Aventures

château

végétales,

de

Agnès

Frac Auvergne

Geoffray

Jusqu ’ au 6 septembre

Épinal,

musée de l’ image

Loup ! Qui es-tu

?

Jusqu ’ au 20 septembre

décoratifs l’ insouciance Fondation Marie

Du 23 juin au 4 janvier

Henri Cartier-Bresson

2021

Chirac

Musée Jacquemart-André

Frapper

le fer

Turner,

Jusqu ’au 28 juin

Bovo, Nocturnes,

et Martine

Franck,

Musée du quai Branly Jacques

-

Jusqu ’au 30 août

Face à face

Jusqu ’à fin juillet

peintures

Collections

et aquarelles.

Villa

sculpture

contemporaine

Jusqu'au

Datris pour la

Helena

Rubinstein.

La collection

Esprit es-tu

dans la sculpture

contemporaine

Palais

Jusqu'au

Christian

Musée Marmottan

Trésors

Promenade

immersive.

Jusqu'au

découvertes

Louboutin

Du 1 erjuillet

2021

Musée de Montmartre Institut

Jardins

Giacometti

au 3 janvier

2021

disparues

la révélation

Jusqu ’au 21 juin

Jusqu'au

(1878-1940), de l’abstraction

31 janvier

Lens, musée du Louvre

et sociale

Bâtir l’ école,

architecture

Soleils

et pédagogie

1830-1939

Jusqu ’ au 25 janvier

2021

noirs 2021

Jusqu ’au 30 août de Tokyo

Le Puy-en-Velay,

Ulla von Brandenburg.

Renoir

Otto Freundlich

des œuvres

de Prangey

musée d ’ histoire

:

Le milieu est bleu Du 15 juin au 13 septembre

au 27 septembre

À la recherche

Du 16 juin

Palais

3 janvier

Girault

de la Porte Dorée

et les maîtres.

Rêve d’ Italie

archéologiques.

Nouvelles

Cézanne

Monet

Mille et un Orients. Joseph

Du 15 juin au 11 octobre

et les voix de l ’au-delà 1er novembre

musée d ’art et d ’histoire

Langres,

Philibert

Jusqu ’au 28 juin

urbaine

Grand Palais

itinéraire d ’humour

là ? Les peintres

L’ Exhibitionjniste]

Pompéi.

en liberté,

d ’un dessinateur

Suresnes,

Jusqu ’au 12 juillet

et ses artistes

Grognard

Sempé

de Madame

Jusqu ’au 27 septembre

Musée Maillol

Bêtes de scène à Paris ! Les animaux

2021

musée

Grenoble

Jusqu ’ au 25 octobre

Rueil-Malmaison,

de la Tate 11 janvier

Grenoble,

au XIX e siècle

atelier Fondation

à la liberté

encadrée

Pavillon

de l ’ArsenaI

et perspectives

Du 16 juin

au 30 août

! La fabrique

du cinéma

d ’animation

Jusqu ’ au 31 octobre

Régions

Champs-Élysées. Histoire

musée Crozatier

Ça tourne

L ’Isle-sur-la-Sorgue,

villa

Datris

Recyclage-Surcyclage Avignon,

église des Célestins Jusqu ’ au 1er novembre

Extases Jusqu ’au 20 septembre

Lyon, musée des Confluences Le monde en tête,

Besançon,

musée du Temps

Time is Tomi Jusqu ’au 28 juin

Antoine

Jusqu ’ au 31 août

Marseille, Biot, musée national

FRAC PACA

Des marches,

Fernand-Léger Gilbert

donation

de Galbert

démarches

Du 17 juin au 23 août

et George

Du 20 juin au 16 novembre

Metz, Centre Pompidou Folklore

Cassel,

musée de Flandres

Sacrée

architecture

Du 12 juin au 4 octobre !

Jusqu ’au 30 août Susanna

Fritscher,

frémissements Chantilly,

château

Raphaël

à Chantilly.

Le maître

Du 12 juin au 14 septembre

et ses élèves,

Iridistinti

confini

Giuseppe

Penone

Noce,

et Fable et bibliophilie Jusqu ’au 30 août

Ch a u mont-sur-Loire,

Du 12 juin au 11 janvier

2021

château

Saison d ’art et Festival international

des jardins

Jusqu ’au 1* novembre

Reconstitution d ’ une maison de Pompéi. © GEDEON

PROGRAMMES

173 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :234-235 SURFACE :55 % PERIODICITE :Hebdomadaire

19 juin 2020 - N°4121

Régions Aurillac,

Langres, musée d’ art et d ’histoire

Lu

Mille et un Orients. Joseph

Du 27 juin au 3 janvier 2021

Philibert

Jusqu ’ au 11 octobre

musée d’ art

une rivière

Du 23 juin au 19 septembre

Avignon,

De l’ autre côté du rêve. Nice, musée national

Collectionsions Collect d de e la fondationdation fon

Marc Chagall

des Treilles

Lens, musée du Louvre

Sur la terre des Dieux,

Du 26 juin au I er novembre

Soleils noirs

Chagall

Jusqu ’ au 25 janvier 2021

Du 20 juin au 21 septembre

et d ’archéologie Et au milieu coule

Fondation Bemberg

Girault de Prangey

et le monde grec

église des Célestins Le Puy-en-Veiay,

Extases Jusqu ’au 20 septembre

Besançon, musée du Temps

musée Crozatier

Biot, musée national

Jean-Marie

d'animation

Un artiste

villa

de l'histoire

Wattwiller,

Jusqu ’ au 30 octobre

Fondation François Schneider L’eau dessinée

Recyclage-Surcyclage

Perpignan,

Jusqu ’ au 1er novembre

L'esprit

musée Rigaud

Du 24 juin au 27 septembre

du lieu

Jusqu ’ au 1er novembre Lyon, musée des Continences

Gilbert et George Du 20 juin au 16 novembre

Bordeaux, musée des Arts

Le monde en tête, donation

Pont-Aven,

Antoine

Corneille,

de Galbert

Jusqu ’ au 31 août

Jusqu ’ au 20 septembre Marseille, FRAC PACA

Beauty.

Photographies

musée un Cobra

dans le sillage de Gauguin

et du Design

Unintended

Delaperche. face aux tourments

Datris

Fernand-Léger

décoratifs

Jusqu ’au 13 décembre

! La fabrique

L’ Isle-sur-la-Sorgue,

Jusqu ’au 28 juin

un poème

qui n'est pas le nôtre

Ça tourne

Jusqu ’ au 31 octobre

LaM

William Kentridge, Orléans, musée des beaux-arts

du cinéma

Time isTomi

Villeneuve-d'Ascq.

de Alastair

Des marches,

démarches

Jusqu ’ au 23 août

Philip Wiper Du 20 juin au 10 janvier

Quimper, musée des beaux-arts Raoul Dufy, les Années folles Jusqu ’ au 7 septembre

2021 Metz, Centre Pompidou

Cassel, musée de Flandres Sacrée architecture

!

Folklore

Reims, domaine Pommery

Jusqu ’ au 4 octobre

Expérience

Susanna Chantilly,

Pommery

#15

Introspection

Jusqu ’au 30 août Fritscher,

Jusqu ’en avril 2021

frémissements

château

Jusqu ’ au 14 septembre

Raphaël à Chantilly.

Indistinti

et Fable et bibliophilie

Rodez, musée Soulages Femmes années

Le maître et ses élèves confini

- Noce,

50.

Au fil de l'abstraction,

Giuseppe Penone

peinture

Jusqu ’ au 11 janvier 2021

Jusqu ’ au 31 octobre

Saison d ’art et Festival

Montauban,

Roubaix, la Piscine

international

Bourdelle

Jusqu ’au 30 août

Chaumont-sur-Loire,

et sculpture.

château

des jardins

Jusqu ’au 1er novembre

musée Ingres

Marcel

Constellation

Ingres

Bourdelle

Gromaire

l'élégance

(1892-1971)

Jusqu ’ au 1er novembre

Jusqu ’ au 20 septembre

Agnès Geoffray

Montoiieu, Coopérative-Musée

Saint-Étienne,

Jusqu ’au 6 septembre

Cérès Franco

moderne et contemporain

Les voleurs de feu

Robert Morris. The Perceiving

Épinal, musée de l’ image

Jusqu ’ au 1er novembre

Body-Le corps

Clermont-Ferrand,

Frac Auvergne

Loup ! Qui es-tu ? Jusqu ’au 20 septembre

Montpellier,

Pavillon Populaire

Jean-Philippe Raconter

Charbonnier.

l'autre

(1944-1983)

des impressionismes

Jusqu ’ au 30 août

Richard Anacréon

Saint-Paul

deVence, Maeght

Jacques Monory Du 1* juillet au 22 novembre

Mouans-Sartoux, Espace de l ’art concret

musée d ’art moderne

Francisco

Sars-Poteries,

Musverre

MOI(S)

Sohrino

Jusqu ’ au 30 août Jusqu ’ au 6 septembre

Émile Savitry (1903-1967),

l hiers, Le Creux de l ’enfer

un photographe

Moulins, Centre national

Éclats #1.

de Montparnasse

du costume

Constellation

Jusqu ’ au 1er novembre

perceptif

et railleurs

Reflets d'une collection Jusqu ’ au 30 août

musée d ’Art

Du 1er juillet au l Er novembre

fondation

Giverny, musée

Grandville,

:

de la force

Couturiers

de scène de la danse

provisoire

Jusqu ’au 27 septembre

Jusqu ’ au 1er novembre Grenoble, musée Grenoble

et ses artistes

Toulouse, les Abattoirs Musée Anne de Beaujeu

au XIX e siècle

À contre-courant.

Jusqu ’ au 25 octobre

des cours d'eau et canaux

Mémoires

Jusqu ’ au 20 septembre La Gacilly Viva latina

Viva Gino! Une vie dans l'art Jusqu ’au 12 novembre

Musée Saint-Raymond Wisigoths.

!

Nantes, château

des ducs

Rois de Toulouse

Jusqu ’au 27 décembre

174 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :(30000)

PAGE(S) :83

JOURNALISTE :__ Marie Zawisza

SURFACE :43 % PERIODICITE :Mensuel

20 juin 2020 - N°735

__Lyon (69)

"LE CASQUE DES GUERRIERS AUX TÊTESCOUPÉES", DE LA DONATION GALBERT Musée desConfluences Pour

les

l ’ Inde,

Nagas,

une tête

de stimuler

trophée

lorsque

célébrait

les

qui signalaient

au cours

ce casque

de fourrure

est l’ un des quelque chefs Galbert, rougeà

dont

terrifiant,

fait de fibres

vient

du guerrier.

jusqu

’ au 23 août:

revenaient

récents,

venant

d ’ Océanie,

les

sanglants datant

-

du XIX e

de perles,

de Il

culturesdu contempler,

de plumes

précieux,

de bois,

ils racontent

de terre,

de che de tissu

la diversité

monde.Àlesdécouvriretà on retrouve

ou

d ’Amérique,

composés

de métaux

sont

anciens

des les

l ’ émerveillement

de l’enfance. __

MARIE

ZAWISZA

couvre-

Antoine

de

de la Maison

de fairedonau

veux,

d’ années,

trentaine

ou d ’Asie,

ou de peaux,

et coiffes

d ’orchidée,

d ’Afrique colorées,

cérémonies

500 étonnants

qui fut le fondateur Paris,

collectés

exposés

et de poils de chèvre.

le collectionneur

masques,

et costumes,

un tel

on

de têtes

de 350 de ces mer

chapeaux,

une

desquelles

exploits

Près

coiffes,

pendant

parures

leurs

ou XX e siècle,

des

veilleuses et

humains

des ennemis,

par

des Confluences.

parures

guerriers

arboraient

de

le pouvoir

Rapporter

coupées

danses,

hommes

cornes,

des

le prestige

ce retour

et des

avait

les récoltes.

les têtes

comme

coupée

rehaussait

Aussi,

du nord-est

la fertilité

d'accroître

avec

peuple

Musée

O «Le Monde en tête, au Musée des Confluences», Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 169), www.museedesconfluences.fr

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PAYS :France

DIFFUSION :(30000)

PAGE(S) :83

JOURNALISTE :__ Marie Zawisza

SURFACE :43 % PERIODICITE :Mensuel

20 juin 2020 - N°735

Casque, XIXe -XX esiècle, Asie, Inde et Myanmar, État du Nagaland, district de Noklak, population naga, groupe khiamniungan, rotin, fibres d ’orchidée, cornes, fourrure, poils. ©PhotoPierre-OlivierDeschamps/AgenceVU ’.

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PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :220-221 SURFACE :56 % PERIODICITE :Hebdomadaire

26 juin 2020 - N°4141

Régions

Montpellier,

Jusqu ’ au 1 ernovembre

Pavillon

Jean-Philippe Aurillac,

musée d ’art

Grenoble,

musée

Raconter

Grenoble

et ses artistes

(1944-1983)

et d ’archéologie Et au milieu coule

une rivière

Populaire

Charbonnier.

l'autre

et Tailleurs

Femmes

années 50.

Au fil de l'abstraction, peinture

Jusqu ’au 30 août

au XIX e siècle

Rodez, musée Soulages

et sculpture.

Jusqu ’ au 31 octobre

Jusqu ’au 19 septembre Jusqu ’ au 25 octobre Mouans-Sartoux,

Avignon, église des Célestins Extases

La Gacilly

Jusqu ’ au 20 septembre

Viva latina

!

Du 1« juillet Besançon,

Roubaix, la Piscine

Espace de l ’art concret Francisco au 31 octobre

Marcel

Sobrino

Gromaire

l'élégance

Jusqu ’au 6 septembre

Langres, musée d ’art et d ’histoire

Nouvelles

Jusqu ’ au 28 juin

Mille et un Orients. Joseph

Albers-Honegger

Philibert

Jusqu ’ au 20 septembre

Du 4 juillet au 7 mars

Girault

de Prangey

donnes,

4 George.

Images

d’ utopie

Le Faouët, musée Une famille

Saint-Étienne,

Robert Morris. The Perceiving

Centre national

du costume

d'artistes

au Faouët

corps perceptif

Du l 8r juillet au l Ernovembre

de scène

Couturiers

de la danse

Jusqu ’ au 16 novembre

Jusqu ’au 15 novembre

Jusqu ’ au 1er novembre

Bordeaux,

musée des arts

Le Havre, MuMa

Musée Anne de Beaujeu

décoratifs

et du design

Saint-Paul

deVence,

Fondation

Maeght

Jacques

Unintended

Beauty.

À contre-courant.

Du 3 juillet

des cours d'eau et canaux

Photographies de Alastair

Jusqu ’ au 20 septembre

Philip Wiper

Jusqu ’ au 10 janvier 2021

Nantes, château 2021

!

Le Puy-en-Veiay,

musée Crozatier

Ça tourne

! La fabrique

Chantilly,

du cinéma

d'animation

château

Éclats #1. Constellation

Du 27 juin au 3 janvier

Nice, musée national

Jusqu ’au 31 octobre

L’ Isle-sur-la-Sorgue,

Jusqu ’au 30 août

Recyclage-Surcyclage

villa

Datris

Toulouse, Le temps

Jusqu ’ au 21 septembre

L’ héritage surréaliste

Lyon, musée des Confluences

Sur la terre

dans la mode

Le monde

et le monde grec

en tête, donation

Jusqu ’au 27 septembre

Antoine

Jusqu ’au 31 août

château

des jardins

Jusqu ’au 1er novembre

Des marches,

démarches

Jusqu ’au 23 août Clermont-Ferrand,

des Dieux, Chagall

Jean-Marie

Frac PACA

Jusqu ’au 6 septembre

Folklore

Ouistreham

Jusqu ’au 4 octobre

Les petits

maîtres

Couleurs

et reflets

Fritscher,

Perpignan,

abbaye royale

L'esprit Indistinti

confini

Vitraux d ’artistes.

Giuseppe

Penone

de Paris

- Noce,

Jusqu ’au 11 janvier

2021

à l’ Abbaye de Fontevraud Du 1er juillet

au 1® novembre

musée Ingres

Impressionismes

Constellation

Ingres

Jusqu ’au 1er novembre

Reflets d ’ une collection Jusqu ’au 30 août Grandville,

musée d ’art moderne

Richard Anacréon Émile Savitry (1903-1967), un photographe de Montparnasse

(1830-1980)

musée Rigaud

Un été

dans les collections

du musée

Jusqu ’ au 20 septembre

LaM un poème

Kentridge,

Jusqu ’ au 13 décembre

musée

Wattwiller,

un Cobra

dans le sillage

Villeneuve-d'Ascq. William

qui n'est pas le nôtre

Jusqu ’ au 1er novembre

Pont-Aven,

Nature et figure.

au 12 septembre

fondation

François

Schneider

de Gauguin

Jusqu ’ au 20 septembre

Bourdelle Giverny, musée des

et la Seine,

du lieu

Corneille, Montauban,

Villefranche-sur-Saône,

, la Grange aux Dîmes

Du 11 juillet

Jusqu ’au 14 septembre

de Fontevraud

Rois de Toulouse

Jusqu ’ au 27 décembre

musée Paul Dini

Épinal, musée de l’ image

frémissements

de la fondation

Musée Saint-Raymond Wisigoths.

Jusqu ’ au 30 octobre Metz, Centre Pompidou

Susanna

Collections

Du 26 juin au ^novembre

face aux tourments

Agnès Geoffray

Jusqu ’au 20 septembre

Bemberg

de l'histoire

Frac Auvergne

Loup ! Qui es-tu ?

Fondation

des Treilles

Delaperche.

Un artiste

l'art

De l’ autre côté du rêve.

Orléans, musée des beaux-arts Marseille,

les Abattoirs

Viva Gino ! Une vie dans Jusqu ’ au 12 novembre

Jusqu ’ au 27 septembre

de Galbert

Saison d ’art et Festival

De Notre-Dame

de l'autre

L’art contemporain

Chaumont-sur-Loire,

provisoire

Marc

Nîmes, Carré d Art-Musée

Jusqu ’au 1er novembre Borély

Fontevraud,

2021

Chagall Des visages.

et Fable et bibliophilie

Thiers, Le Creux de l ’enfer

Jusqu ’ au 27 septembre

Le maître et ses élèves

international

d ’histoire

Lu

Jusqu ’ au 30 août

Raphaël à Chantilly.

des ducs

de Bretagne-musée

Cassel, musée de Flandres architecture

Musverre

Jusqu ’ au 30 août

noirs

Jusqu ’au 25 janvier

Sars-Poteries, MOI(S)

Lens, musée du Louvre Soleils

Monory

Du 1* juillet au 22 novembre

Mémoires

Nuits électriques au 19 octobre

musée d ’art

moderne et contemporain

Body-Le Moulins,

Fernand-Léger Gilbert

la collection

Jusqu ’au 11 octobre

Biot, musée national

Château

:

musée du Temps

Time is Tomi

Sacrée

(1892-1971)

de la force

L’ eau dessinée Jusqu ’ au 27 septembre

Bourdelle Quimper,

musée des beaux-arts

Raoul Dufy, les Années folles Montolieu,

Coopérative-

Jusqu ’ au 7 septembre

Musée Cérès Franco Les voleurs

de feu

Jusqu ’au 1er novembre

Reims, domaine Pommery Expérience

Pommery

#15

Introspection Jusqu ’en avril 2021

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29 juin 2020 - 11:53

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Jonathan Loppin : : « Les vidéos d'Antoine de Galbert sont à l'image de ce qu'il est et de ce qu'était la Maison Rouge, une multiplicité de formes et de questionnements »

Jonathan Loppin devant l’oeuvre de Flora Moscovici l’Académie , le SHED 2020 Nous avions rencontré Jonathan Loppin et découvert le SHED, centre d’art contemporain en 2019 à l’occasion des expositions « Concorde » de Simon Boudvin (SHED) et « Tuilerie » de Lou Parisot ( l’Académie) . Alors qu’il a su organiser pendant le confinement une nouvelle plongée dans la collection vidéo d’Antoine de Galbert avec « Day for (your) night », Jonathan Loppin nous donne sa vision de la singularité de cette collection. Il revient également sur l’impact de cette période en tant que responsable du Centre d’art et artiste et prépare pour Normandie Impressionniste une double exposition Bruno Peinado et Flora Moscovici. Pendant le confinement le SHED a de nouveau invité la collection vidéo Antoine de Galbert :

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29 juin 2020 - 11:53

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genèse et enjeux En 2016 il y a tout juste 4 ans, le SHED était labélisé par le festival Normandie Impressionniste avec une thématique sur le portrait et avec Julie Faitot avec qui j’ai fondé Le SHED, nous avions décidé de proposer un portrait de collectionneur à travers la collection d’Antoine de Galbert. C’est par l’intermédiaire d’Anita Molinero notre présidente à ce moment-là qui connaissait bien la collection vidéo d’Antoine de Galbert, que nous l’avons contacté. Nous lui avons proposé de montrer non pas la totalité des vidéos car certaines nécessitent un protocole très spécifique mais 46 qui ont des durées et des formes différentes qu’il fallait conjuguer dans une mise en condition particulière. Tout le SHED était plongé dans le noir d’où le titre « Day for night » qui renvoie à la nuit américaine dans le cinéma, avec un gros cube à 4 faces façon lanterne magique qui projetait 4 films, différents ou identiques selon leur nature, entre immersion totale et son englobant ou ambiance plus intime et son exclusif. L’ensemble de la collection est suffisamment singulière pour pouvoir déceler comment Antoine de Galbert collectionne, ce qui se vérifie aussi avec la vidéo. Les vidéos sont toujours difficiles à montrer dans une exposition car cela cohabite mal avec d’autres mediums. Ses conditions de monstration sont exactement à l’inverse de celles de la sculpture par exemple, du noir alors qu’il faut de la lumière pour exposer la sculpture, un dispositif sonore alors qu’en général il est plus agréable de regarder des œuvres d’art dans le silence. Nous avions transformé le SHED en une sorte de quadruple cinéma. Durant le confinement nous nous sommes posés la question comme beaucoup de lieux, de comment montrer de l’art sans ouvrir le lieu. Tous les lieux se sont engagés dans le digital avec de nombreuses idées qui sont intéressantes en terme d’archives et de documentation mais pas complètement satisfaisantes. C’est aussi l’un des enseignements du confinement que rien ne remplace le réel ce qui est plutôt rassurant, excepté pour la vidéo qui m’a semblé alors le medium idéal à transposer chez les gens, dans un face à face direct sans contraintes de temps ou autres. En général dans les expositions quand on arrive dans une salle avec une vidéo le réflexe est de regarder sa montre pour évaluer si on a le temps de la regarder par rapport au reste du parcours et élaborer tout un stratagème. Alors qu’avec cette formule on peut choisir son moment. Quand on l’a proposé à Antoine de Galbert sa seule restriction était une qualité parfaite, ce qui rentrait parfaitement dans nos objectifs et à l’issue d’un test qu’il a regardé il a été convaincu par ce rapport assez intime qui se dégageait sans doute plus fort que dans une exposition où de multiples interférences peuvent intervenir. Ce projet est né de la circonstance du confinement et de l’envie de revisiter ce medium. Le grand avantage de cette exposition en ligne est d’avoir pu travailler à distance tout en la préparant comme si c’était une exposition que nous allions ouvrir. Que nous disent cesvideos de l’état du monde et de cette période que l’on traverse ? Comme l’ensemble de la collection d’Antoine de Galbert, elles sont à l’image de ce qu’il est, ce qu’était La Maison Rouge : une diversité de formes et de questionnements sur le statut de l’œuvre d’art ; Antoine de Galbert collectionnant aussi de l’art brut et d’autres objets qui gravitent autour (les coiffes de tous les continents qu’il a offertes au musée des Confluences). Cela nous dit que l’art est partout et les artistes sont là pour le révéler. Il y a aussi bien des films documentaires dans cette sélection, de l’humour noir, de la satire politique, des autoportraits comme pour cette 5 ème semaine avec Barthélémy Toguo qui arrose inlassablement un dollar pour le faire pousser, Adam Vackar qui se prend des baffes au ralenti, Patty Chang qui boit l’eau sur un miroir dont le reflet lui échappe et lui renvoie une image brouillée, sorte de mise en abyme. Ce regard sur le monde porté par des artistes internationaux ne se veut pas consensuel et est parfois dur. Votre participationau Festival Normandie Impressionniste 2020 Nous invitons Bruno Peinado au SHED et Flora Moscovici à l’Académie deux artistes qui se connaissent par Douardenez et partagent une vision de la peinture sans tableau. Je voulais inviter Flora Moscovici depuis un moment, j’y ai pensé notamment pour l’inauguration de l’Académie, notre second lieu. Elle a la particularité comme le fait Katarina Grosse de peintre l’espace, les murs mais aussi les plafonds, les sols, les objets. On entre de plein pied dans la peinture. C’est un clin d’œil à l’immersion de Monet avec les Nymphéas et les impressionnistes qui ont ouvert la

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29 juin 2020 - 11:53

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voie à l’abstraction et à la couleur. Les deux expositions se répondent parfaitement. D’une part, Flora qui a fait une œuvre d’art totale et immersive où chaque visiteur sera invité à rentrer seul ou en petit groupe, comme avec James Turrell où l’on entre dans le lieu et la porte se referme derrière nous. De son côté Bruno Peinado propose une grande installation qui elle aussi vient jouer avec l’espace. Nous tenions vraiment à maintenir ces deux « expositions paysages » et de façon concomitante à cette saison de l’été comme une invitation à une ballade où la nature est en pleine explosion. Quel bilanfaîtes-vous de cette période ? Un bilan assez contrasté parce que s’il n’y avait pas eu la dimensiontragique de cette période avec des morts, des urgences surchargées, des gens endétresse, et cette peur, le confinement a été très positif pour moi à la foisprofessionnellement pour le SHED et en tant qu’artiste. Si vous avez parlé àdes artistes pendant cette période ils vous ont certainement dit à quel pointils ont l’habitude d’être en confinement. C’est même le mode de fonctionnementqu’ils préfèrent parce que dès lors que l’on sort, on se déconcentre, on partailleurs, ce qui est bien pour se nourrir mais pas forcément pour créer. Pourtravailler on a besoin de temps, de calme, et même si c’était très dommage dene plus aller voir d’expositions, ce que l’on fait beaucoup en tant qu’artiste,je n’ai jamais autant travaillé que pendant cette période. Pour ce qui est ducentre d’art, ce qui est le plus triste est de ne pas avoir pu faire devernissage et jusqu’à nouvel ordre ça ne pas changer, car c’est un momentimportant et joyeux autour de l’aboutissement de tout un travail et le début dela rencontre avec le public. C’est frustrant à la fois pour les artistes, notrerégisseur et moi. La plupart de mon équipe a été mise en télétravail, ce quis’est plutôt bien passé. Notre régisseur qui ne peut télétravailler, s’estoccupé de toute la conversion et les calculs pour les vidéos d’Antoine de Galbert,leur mise en ligne, depuis chez lui. Il est certain que l’adversité suscite desidées autres, comme avec cette vente aux enchères en ligne que nous avonsorganisé avec une maison de vente de l’avant-dernière exposition avant leconfinement avec une quarantaine d’artistes et chacun 1, 2 ou 3 œuvres. Les acheteurspotentiels pouvaient se connecter à cette offre via la plateforme Drouot onligne et pour certains artistes cela a été sold out. Pour les plasticiens lapériode était dure même si pour eux ça l’est tout le temps comme avec ce dessintrès parlant qui a tourné sur les réseaux où l’on voit un peintre dans son toutpetit atelier avec un petit chauffage au bois et l’écriteau artiste, puis lemême dessin avec inscrit artiste avant confinement, pendant et aprèsconfinement. Il illustre que l’art plastique est souvent le parent pauvre de laculture et que quand on est habitué à vivre dans une certaine précarité, ontraverse plus facilement ce genre de crise. Pour les artistes plus dépendantsdu marché la situation est différente comme par exemple avec l’annulation d’ArtBasel qui a de lourdes conséquences pour eux et leur galerie. En ce quiconcerne les engagements publics, les centres d’art ont continué à payer lesartistes avec ou sans exposition et pour nous cela n’a rien changé non plus,les subventions n’allaient pas nous être retirées. Alors même si en tempsnormal ce n’est pas toujours facile, nous étions sans doute mieux armés à faireface à une telle période et moins impactésqu’une galerie qui n’a plus de clients. Ce sont certainement les petitesgaleries sans réserve qui ont pris de plein fouet cette crise. En écoute : FOMO/ Podcast Jonathan Loppin, la collection Antoine de Galbert “Day for(your) Night” Collection vidéo d’Antoine de Galbert Exposition en ligne du 29 mai au 31 août 2020 Semaine #5 Self portrait Lesartistes face à eux-mêmes. Pour visionner les vidéos, cliquez ici ! Normandie Impressionniste 2020 : Bruno Peinado

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PAYS :France

RUBRIQUE :Les expos de l'été

PAGE(S) :98

DIFFUSION :42915

SURFACE :5 % PERIODICITE :Mensuel

1 juillet 2020 - N°794

LYON Une collection qui décoiffe En trente ans, Antoine de Galbert a réuni cinq cents coiffes d Asie , d Afrique , d Amérique latine , d Océanie ... Il en a fait don au musée des Confluences . L offre un large aperçu de cette exposition collection , avec des pièces exceptionnelles du au xxie siècle. '

'

'

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« LE MONDE ENT?TE , DONATION ANTOINE DE GALBERT » , musée des Confluences , 04 28 38 12 12 , au 23 août. jusqu'

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PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :180-181 SURFACE :59 % PERIODICITE :Hebdomadaire

3 juillet 2020 - N°26

Régions

L'esprit Grenoble et ses artistes

et d’ archéologie Et au milieu coule

une rivière

au XIX e siècle

Montauban,

Jusqu ’au 25 octobre

musée Ingres Bourdelle

Pont-Aven,

Constellation

Corneille,

Jusqu ’ au 19 septembre La Gacilly Avignon, église des Célestins

Coopérative-Musée Mille et un Orients.

Jusqu ’ au 1er novembre

Girault

Joseph

de feu

Montpellier,

Le Faouët, musée Une famille

& George.

Images

d'utopie

Raconter

d'artistes

au Faouët

Jusqu ’au 15 novembre

Populaire

Charbonnier.

l'autre

et railleurs

musée des Arts

décoratifs

et du Design

Pommery

#15

Introspection Jusqu ’ en avril 2021

(1944-1983) Jusqu ’ au 30 août

Mouans-Sartoux,

Femmes

Nuits électriques

Espace de l’ art concret

Au fil de l'abstraction,

Francisco

peinture

au 19 octobre

Sohrino

Jusqu ’ au 6 septembre

années 50.

et sculpture.

Jusqu ’ au 31 octobre

Lens, musée du Louvre

Beauty. Soleils

Photographies

de Alastair

noirs

Nouvelles

Jusqu ’au 25 janvier

2021

Jusqu ’ au 10 janvier

Le Puy-en-Veiay, Ça tourne

du

!

cinéma

d’ animation

château

Saint-Étienne,

de scène

Couturiers

Raphaël

à Chantilly.

villa

de la danse

Jusqu ’au 1er novembre Le maître

et ses élèves Lyon, musée des Confluences

Jusqu ’ au 30 août

Le monde en tête, donation

Chaumont-sur-Loire,

château

Antoine

The Perceiving

À contre-courant.

Jusqu ’ au 1er novembre

des cours d'eau

et canaux

Saint-Paul

Jusqu ’ au 20 septembre

Fondation Maeght Jacques

des ducs

Marseille, FRAC PACA Des marches,

démarches

Sars-Poteries,

Lu Jusqu ’ au 3 janvier

2021

Jusqu ’ au 30 août Nice,

Jusqu ’ au 6 septembre Épirial, musée de l ’image

Centre de la Vieille Charité

musée national

Le surréalisme

Des visages.

dans l'art

Marc-Chagall

Le temps

de l'autre

américain Jusqu ’au 25 octobre Jusqu ’ au 20 septembre Château

Borély

L’ héritage

Musée Masséna

provisoire

Les années joyeuses.

Jusqu ’au 27 septembre

Jean Ferrero

surréaliste

Fontevraud, Abbaye royale

dans la mode

de Fontevraud

Jusqu ’ au 27 septembre

d'artistes.

S.friends

:

Arman, Ben, César, etc.

Toulouse,

Jusqu ’au 15 novembre

Viva Gino! Une vie dans l'art

Massignac,

Fondation Bemberg

Sur la terre des Dieux,

De l'autre

Yves Klein - Les éléments

Chagall et le monde grec

Collections

et les couleurs

Jusqu ’au 27 septembre

des Treilles

Domaine des Étangs

Jusqu ’au 1er novembre

Jusqu ’ au 29 janvier

2021

Impressionnismes Reflets d'une collection Jusqu ’au 30 août

côté du rêve. de la fondation

Jusqu ’au 1® novembre Orléans, musée des beaux-arts

Metz, Centre Pompidou

Jean-Marie

Folklore

Un artiste

Jusqu ’ au 4 octobre

de l'histoire

musée d ’art moderne

Delaperche. tace aux tourments

Musée Saint-Raymond Wisigoths.

Rois de Toulouse

Jusqu ’au 27 décembre

Jusqu ’au 30 octobre

Richard Anacréon Émile Savitry (1903-1967),

Susanna

frémissements

Ouistreham,

un photographe

Jusqu ’ au 14 septembre

Les petits maîtres

Fritscher,

de Montparnasse Jusqu ’au 1er novembre

d’ art

contemporain

l'Abbaye de Fontevraud

Giverny, musée des

les Abattoirs

Jusqu ’au 12 novembre Nîmes, Carré d ’Art-Musée

de Paris à

Thiers, Le Creux de l’enfer Éclats #1. Constellation

Loup ! Qui es-tu ?

GrandviIle,

Musverre

MOI(S)

Frac Auvergne

Agnès Geoffray

De Notre-Dame

Monory

Jusqu ’ au 22 novembre

Jusqu ’au 23 août Clermont-Ferrand,

deVence,

d ’histoire

de Bretagne-musée

des jardins

Jusqu ’ au 1" novembre

Body - Le corps

perceptif

Nantes, château

Saison d’ art et Festival international

Robert Morris.

de Galbert

Jusqu ’au 31 août

musée d ’art

Musée Anne de Beaujeu

Mémoires

et Fable et bibliophilie

:

moderne et contemporain

Datris

Recyclage-Surcyclage

(1892-1971)

de la force

Centre national

Jusqu ’ au 1er novembre L’Isle-sur-la-Sorgue, Chantilly,

Gromaire

Jusqu ’ au 20 septembre Moulins,

du costume

Jusqu ’au 31 octobre

Marcel

l'élégance

musée Crozatier

! La fabrique

Cassel, musée de Flandres architecture

Roubaix, La Piscine

Albers-Honegger

Du 4 juillet au 7 mars

2021

Jusqu ’ au 30 août

donnes,

la collection

Philip Wiper

Vitraux

Reims, domaine Pommery Expérience

Le Havre, MuMa

Du 3 juillet Bordeaux,

Sacrée

Jusqu ’ au 7 septembre

Rodez, musée Soulages

Jusqu ’ au 16 novembre

Unintended

musée des beaux-arts

Raoul Dufy, les Années folles

Pavillon

Jean-Philippe

Gilbert

Quimper,

de Prangey

Jusqu ’au 11 octobre

Fernand Léger

Cérès Franco

Les voleurs

Jusqu ’ au 20 septembre

Biot, musée national

le sillage de Gauguin Jusqu ’ au 20 septembre

Langres, musée d ’art et d ’histoire

Philibert

musée un Cobra dans

Montolieu,

musée du Temps

Time isTomi

Bourdelle

!

Jusqu ’ au 20 septembre

Besançon,

Ingres

Jusqu ’ au 1 er novembre

Viva latina

Jusqu ’au 31 octobre

Extases

du lieu

Jusqu ’ au 1er novembre

musée d ’art

Auriliac,

la Grange aux Dîmes

Couleurs et reflets Indistinti

confini

- Noce,

et la Seine, (1830-1980)

Du 11 juillet au 12 septembre

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PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :180-181 SURFACE :59 % PERIODICITE :Hebdomadaire

3 juillet 2020 - N°26

Vannes, musée d ’ histoire et d ’archéologie Mané Vechen,

un art de vivre

à la romaine Jusqu ’au 30 septembre

Villefranche-sur-Saône, musée Paul-Dini Nature et figure. les collections

Un été dans du musée

Jusqu ’au 20 septembre

Villeneuve-d William

’Ascq, LaM

Kentridge,

un poème

qui n'est pas le nôtre Jusqu ’au 13 décembre

Wattwiiler, Fondation

François Schneider

L'eau dessinée Jusqu ’au 27 septembre

183 Tous droits de reproduction réservés


PAYS :France

DIFFUSION :27304

PAGE(S) :182-183 SURFACE :76 % PERIODICITE :Hebdomadaire

10 juillet 2020 - N°165

Régions

et Fable et bibliophilie

Aix-en-Provence,

Hôtel de

Jusqu ’ au 30 août

Caumont-Centre

d’Art

Joaqufn lumières

Borély

L’ héritage

espagnoles

Du 10 juillet

Lens, musée du Louvre Château

Sorolla,

au 1er novembre

s

Jusqu ’au 19 octobre

Soleils

Jusqu ’ au 27 septembre

Chaumont-sur-Loire,

collective

des photographes

sud-africains

2021

dans la mode Le Puy-en-Veiay,

Arles, Croisière exposition

noirs

Jusqu ’au 25 janvier

surréaliste

château

international

Jusqu ’au 6 septembre

Jusqu ’ au 1 er novembre

! La fabrique

du cinéma

d'animation

Jusqu ’au 31 octobre

Saison d'art et Festival

d'Of Soûl and Joy

musée Crozatier

Ça tourne

des jardins L’Isle-sur-la-Sorgue,

villa Datris

Recyclage-Surcyclage Aubusson,

Cité internationale

Clermont-Ferrand,

Frac Auvergne

Jusqu ’au 1er novembre

de la tapisserie

Agnès Geoffray

10 ans de création

Jusqu ’ au 6 septembre

Lyon, musée des Confluences

Épinal, musée de l’ image

Antoine

Loup ! Qui es-tu ?

Jusqu ’au 31 août

Le monde

contemporaine Jusqu ’au 20 septembre

Aurillac,

Jusqu ’ au 20 septembre

musée d’art

Marseille,

et d’ archéologie Et au milieu coule

une rivière

Jusqu ’au 19 septembre

Fontevraud,

église des Célestins

Abbaye royale

FRAC PACA

Des marches,

démarches

Jusqu ’au 23 août

de Fontevraud Vitraux

Avignon,

en tête, donation

de Galbert

d ’artistes.

De Notre-Dame

de Paris

Extases

à l'Abhaye

de Fontevraud

Jusqu ’au 20 septembre

Jusqu ’ au 1 er novembre

Besançon,

Giverny, musée des

Château

Borély

L'héritage

surréaliste

dans la mode Jusqu ’au 27 septembre

musée du Temps

Time is Tomi

Im pressionismes

Jusqu ’au 20 septembre

Reflets

Domaine des Étangs

Massignac,

d ’une collection

Yves Klein - Les éléments

Jusqu ’ au 30 août

et les couleurs Jusqu ’au 29 janvier

Biot, musée national Grandville,

Gilbert

& George.

Richard Anacréon

Images

d'utopie

Jusqu ’au 16 novembre

2021

musée d ’art moderne

Fernand-Léger

Metz, Centre Pompidou

Émile Savitry (1903-1967),

Folklore

un photographe

Jusqu ’au 4 octobre

de

Montparnasse Bordeaux,

musée des Arts

décoratifs

et du Design

Unintended

Susanna

Jusqu ’ au 1 er novembre

Jusqu ’au 14 septembre

Beauty.

Photographies

Fritscher,

frémissements

de Alastair Indistinti

Philip Wiper Jusqu ’au 10 janvier 2021

confini

- Noce,

Giuseppe Penone Grasse, Musée provençal

Jusqu ’au 11 janvier

2021

du Costume et du Bijou Brest, musée national de la Marine

Le romantisme

1870, laJoconde

Montauban, Grenoble, musée Grenoble

La Libération

2021

au secret

Jusqu ’au 20 septembre

Caen, Mémorial

en Provence

Jusqu ’au 30 janvier

musée Ingres Bourdelie

et ses artistes

de la peinture,

Constellation

Montolieu, Coopérative-

Du 14 juillet

au 31 janvier

2021

Musée Cérès Franco

La Gacilly Viva latina

Villes ardentes.

Les voleurs

!

Jusqu ’au 31 octobre

Musée des beaux-arts

de feu

Jusqu ’au 1er novembre

Art, travail, Langres, musée d’ art et d’ histoire

Montpellier,

Jusqu ’ au 22 novembre

Mille et un Orients. Joseph

Jean-Philippe

Cassel, musée de Flandres

Jusqu ’au 11 octobre

1870-1914

Philibert

Sacrée

Bourdelie

Jusqu ’au 25 octobre

1945-1962

révolte.

Ingres

Jusqu ’au 1er novembre

au XIX e siècle

de Caen

architecture

Girault de Prangey

Raconter

Pavillon

Populaire

Charbonnier.

l'autre

et railleurs

(1944-1983) Jusqu ’au 30 août

!

Jusqu ’ au 30 août

Le Faouët, musée

Chantilly,

château

Jusqu ’au 15 novembre

Espace de l ’ art concret

Raphaël

à Chantilly. Le Havre, MuMa

Jusqu ’au 6 septembre

Une famille

Le maître

et ses élèves

d'artistes

au Faouët

Mouans-Sartoux,

Francisco

Sohrino

Nuits électriques

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PAYS :France

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10 juillet 2020 - N°165

Nouvelles

donnes,

la collection

Roubaix, La Piscine

Aibers-Honegger

Marcel

Jusqu ’ au 7 mars 2021

l’ élégance

Gromaire

(1892-1971)

de la force

Rouen, musée des beaux-arts

de la danse

Jusqu ’ au 1er novembre

François

Depeaux,

Volvic,

l'homme

aux 600 tableaux

Honoré Daumier

Du 11 juillet

au 15 novembre

Saint-Étienne,

musée d ’art

Musée Anne de Beaujeu À contre-courant. des cours

d'eau et canaux

représentation représentation

et la de de la la vie vie

Jusqu ’au 30 septembre

moderne et contemporain

Jusqu ’ au 20 septembre

Robert Morris,

The Perceiving

Body - Le corps

Wattwiiler, Fondation

perceptif

Jusqu ’au 1er novembre

des ducs

de Bretagne-musée

musée Marcel-Sahut

parisienne

Mémoires

Nantes, château

un poème

Jusqu ’au 13 décembre

de scène

Couturiers

Kentridge,

qui n'est pas le nôtre

Centre national

du costume

’Ascq, LaM

Villeneuve-d William

Jusqu ’au 20 septembre Moulins,

:

François Schneider

L'eau dessinée Jusqu ’au 27 septembre

d’ histoire

Lu

Saint-Paul-de-Vence,

Jusqu ’ au 3 janvier

2021

fondation Jacques

Maeght Monory

Jusqu ’au 22 novembre

Nice, musée national Marc-Chagall Des visages.

Le temps

de l'autre

Jusqu ’ au 21 septembre

Saint-Tropez, re

musée de l ’Aunonciade Les couleurs

Musée Masséna

de Nadia

Du 11 juillet

au 14 novembre

Les années joyeuses. Jean Ferrera

& Friends

:

Sars-Poteries,

Musverre

Arman, Ben, César, etc.

MORS

Jusqu ’ au 15 novembre

Jusqu ’au 30 août

Nîmes, Carré d ’Art-Musée

d’art

Thiers, Le Creux de l’enfer Éclats #1.

contemporain Sur la terre Chagall

des Dieux,

et le monde

Constellation

provisoire

Jusqu ’au 27 septembre

grec

Jusqu ’ au 27 septembre Toulouse, Orléans,

musée des beaux-arts

Jean-Marie

tace aux tourments

de l'histoire

Fondation

Jusqu ’ au 30 octobre

De l’ autre côté du rêve.

Ouistreham

des Treilles

Bemberg

Collections , la Grange aux Dîme

Les petits

maîtres

Couleurs

et reflets

Du 11 juillet

et la Seine,

s

L’esprit

de la fondation

Jusqu ’au 1er novembre

(1830-1980)

au 12 septembre

Musée Saint-Raymond Wisigoths.

Perpignan,

l'art

Jusqu ’au 12 novembre

Delaperche.

Un artiste

les Abattoirs

Viva Gino ! Une vie dans

Rois de Toulouse

Jusqu ’au 27 décembre

musée Rigaud

du lieu

Jusqu ’ au 1er novembre

Pont-Aven,

musée

Corneille,

un Cobra dans

le sillage

de Gauguin

Vannes,

musée d ’ histoire

et d’archéologie

Jusqu ’ au 20 septembre

Mané Vechen, un art de vivre à la romaine

Quimper,

musée des beaux-arts

Raoul Dufy, les Années

Jusqu ’au 30 septembre

folles

Jusqu ’ au 7 septembre

Musée des beaux-arts, Terres

Reims, domaine Expérience

Pommery

Pommery

#15

la Cohue

et landes, paysages

de Bretagne Jusqu ’au 15 novembre

Introspection Jusqu ’en avril 2021

Villefranche-sur-Saône,

Rodez, musée Soulages

Nature

Femmes

dans les collections

musée Paul-Dini

années 50.

Au fil de l'abstraction, peinture

et figure.

Un été du musée

Jusqu ’au 20 septembre

et sculpture.

Jusqu ’ au 31 octobre

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II.

Presse écrite locale

186


JOURNALISTE :Jean-Emmanuel…

PAYS :France PAGE(S) :2 SURFACE :23 % PERIODICITE :Hebdomadaire

9 janvier 2019 - N°942 - Edition Lyon

RENTREE

EXPOSITIONS

ARTS DE LA FUGUE

De manière

originale,

déplacement

l'année

des arts

artistique

plastiques

2019

: vers

PAR JEAN-EMMANUEL

R

écemment

nommée

tête

Musée

du

Contemporain

s'ouvrira

la musique

avec

et...

vers

un

double

le Brésil

!

DENAVE

à la d'Art

de Lyon,

Isabelle Bertolotti lancera le 8 mars (et jusqu'au 7 juillet) un nouvel

ensemble

sous le signe

d'expositions

de la musique.

Une

thématique qui lui permettra, d'une part, de s'inscrire dans l'histoire longue

du MAC qui a toujours

très sensible création

plastique

création comme

musicale, La Monte

Anderson, Morton

été

aux croisements

entre

contemporaine

Yoko Ono, David Feldman

et

via des figures Young, Laurie Tal

Tudor,

et d'autres

(dont

JUSQU'AU

JOURDAIN

des œuvres collectionnées par le MAC seront présentées en mars). Et,

C'est à un Brésil

d'autre

végétal que nous invitera

part,

de laisser

une

place à la jeune création, Isabelle Bertolotti

large

à laquelle

a toujours

été très

attentive. On pourra

tures sur de multiples

les pein-

supports

du

en ville et des formes de com-

position et de l'univers

esthétique

du

rap. Le jeune plasticien français Tal Isaac Hadad s'intéresse quant à lui aux

exposition l'Institut

dimensions

sociales et artistiques

thérapeutiques, de la musique

avril.

L'artiste

anthropologique

d'origine

phasmes

tropicales

notamment),

l'humain

brouiller

de de au 28

catalane,

Fairclough

(née en

du monde

actuellement

à

d'aujourd'hui...

Et si ni la musique, ni le Brésil ne vous tentent,

d'autres

destinations

seront

possibles cette année : un tour du monde entier (et à différentes époques) avec les fabuleuses de la donation

proposera

(au Musée des Confluences à partir du 8 juin), la poésie abstraite en

les frontières

entre

photographie Bernard

d'Antoine

coiffes

(et par les

de Galbert

(avec le globe-trotter

Plossu et trois autres photo-

graphes, au Réverbère du 25 janvier

de nouveaux

talents,

et du son, et il présentera au MAC des œuvres et des performances sonores,

le centre d'art La Salle de Bains consacrera une exposition en

souvent en interaction

trois temps (à partir

avec le public.

masseur

Paris), peintre et plasticienne détournant les signes et les images

et la nature.

À la recherche

un

et

un parcours original métamorphosant les espaces du musée pour mieux

Oliveira

pour

1979 à Rio et vivant

la nouvelle

du 17 février

Récital

et

installé au Brésil, Daniel Steegman Mangrané, passionné de longue date par les forêts

Hadad,

Camila urbain

monographique d'Art Contemporain

Villeurbanne, ainsi découvrir

jeune brésilien Maxwell Alexandre, inspirées à la fois de sa pratique du roller

bien davantage

moins

Isaac

du 17 janvier)

à

au 20 avril), la vallée du Jourdain à travers les magnifiques images de Farida

Hamak

(du 15 janvier

au 9

mars à la galerie Regard Sud).

187 Tous droits de reproduction réservés


16 avril 2019

Lyon, Musée des Confluences : exposition « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert ». Ouverture le 6 juin 2019 L’humanité se couvre la tête. Etonnante, parfois spectaculaire, la coiffe la protège du soleil ou des intempéries.

De Gauche à droite : casque Naga – Cimier de coiffe àkà-pari - Coiffe de cour Kanmuri Elle confère à l’individu qui la porte une protection toute symbolique aussi. Couvre-chefs, bonnets de plumes et couronnes peuvent être des emblèmes de pouvoir ou d’identité. Dans bon nombre de sociétés, elles marquent le statut de l’individu: jeune marié, danseur, chamane, guerrier ou monarque… De la donation à l’exposition Fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine de Galbert a réuni depuis presque 30 ans plus de 500 coiffes, émerveillé qu’il fût par leur beauté ou l’étrangeté de leurs formes. En 2017, il a choisi de donner au musée des Confluences l’ensemble de son extraordinaire collection. Dévoilant cette passion, l’exposition transporte le visiteur autour du monde, à la découverte d’une sélection de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. La plus vaste salle d’exposition du musée permet d’embrasser d’un seul regard cette grande variété. Dans ce paysage singulier, le visiteur, d’abord attiré par l’esthétique de ces objets, est invité à déambuler de thèmes en thèmes - plumes d’Amazonie, coiffes de mariages, symboles de pouvoir, etc. - afin d’en comprendre les usages. 188


16 avril 2019

CULTURE

Exposition “Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert” au musée des Confluences (Lyon)

Lyon : une nouvelle exposition au musée des Confluences

189


Avec “Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert”, la prochaine exposition du musée des Confluences présentera une sélection de 334 coiffes et costumes. Le musée des Confluences vient de présenter sa prochaine grande exposition intitulée : “Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert”. Fondateur de la Maison rouge à Paris, Antoine de Galbert a réuni depuis presque 30 ans plus de 500 coiffes, émerveillé qu’il fût par leur beauté ou l’étrangeté de leurs formes. En 2017, il a choisi de donner au musée des Confluences l’ensemble de sa collection. “L’humanité se couvre la tête. Étonnante, parfois spectaculaire, la coiffe la protège du soleil ou des intempéries. Elle confère à l’individu qui la porte une protection toute symbolique aussi. Couvre-chefs, bonnets de plumes et couronnes peuvent être des emblèmes de pouvoir ou d’identité. Dans bon nombre de sociétés, elles marquent le statut de l’individu : jeune marié, danseur, chamane, guerrier ou monarque”, écrit le musée dans un communiqué. Cette exposition présentera une sélection de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. “La plus vaste salle d’exposition du musée permet d’embrasser d’un seul regard cette grande variété. Dans ce paysage singulier, le visiteur, d’abord attiré par l’esthétique de ces objets, est invité à déambuler de thème en thème - plumes d’Amazonie, coiffes de mariages, symboles de pouvoir, etc. - afin d’en comprendre les usages”, annonce le musée. “Passionné, Antoine de Galbert a parcouru les étals et les boutiques, les maisons et les temples, il a interrogé, questionné, recherché. Il a décrit le monde en plus de cinq cents coiffes. Cette démarche est à l’image de celle du musée des Confluences qui s’attache à décrire la complexité du monde à travers la diversité de ces collections”, a déclaré Hélène Lafont-Couturier, la directrice du musée des Confluences. L’exposition débutera le 6 juin prochain et sera ouverte jusqu’au 15 mars 2020.

190


17 avril 2019

NOUVELLE EXPOSITION EN PREPARATION AU MUSEE DES CONFLUENCES A quoi sert une coiffe ? A se protéger ? A atteindre des entités divines ? Ou tout simplement à être à la dernière mode ? Ce sont les questions à auxquelles vont tenter de répondre le musée des Confluences avec l’exposition “Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert” qui ouvrira ses portes le 6 juin. Antoine de Galbert a fait don, en 2017, de plus de 500 coiffes de toutes les couleurs et de toutes les tailles et venues des quatre coins du monde. Le musée proposera à ses visiteurs d’en découvrir 335 au final, commentées et expliquées par 40 experts notamment des archéologues, anthropologues ou responsable de collections. Vous pourrez donc apprendre l’utilité de ces différentes coiffes dans leurs pays d’origine et en savoir plus sur les populations qui les utilisaient. 191


26 avril 2019

Confluences des coiffes Exposition / Intitulée « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert », la prochaine exposition temporaire du musée des Confluences sera consacrée aux coiffes. Émerveillé par leur beauté et leur étrangeté, Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge à Paris, en a réuni plus de cinq cents. En 2017, il donne cette extraordinaire collection au musée des Confluences. Dévoilant cette passion, l’exposition transporte le visiteur autour du monde, à la découverte d’une sélection de 334 coiffes et costumes dont les usages, formes, matériaux et techniques reflètent la diversité des cultures du monde. Couvre-chefs, bonnets de plumes et couronnes peuvent être des emblèmes de pouvoir ou d’identité. Encore une exposition du nouveau musée lyonnais à ne pas manquer, à coupler avec une autre visite. Ouverture le 6 juin.

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1 mai 2019 - N°NC - Edition Grenoble

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Antoine de Gaîbert

CONFLUENCES DES COIFFES EXPOSITION temporaire étrangeté,

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de la Maison rouge à Paris, en a réunï plus de 500. En 2017, il

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Gre.Mag

PERIODICITE :Bimestriel

1 mai 2019 - N°25

offrait Antoine

de Galbert

Collectionneur d'émotions À l'occasion de l'expo Souvenirs de Voyage au musée de Grenoble qui dévoile une partie de sa collection personnelle, rencontre avec un passionné qui aime s'aventurer hors des sentiers balisés de l'art contemporain. Originaire de l’ une des plus anciennes familles du Dauphiné, Antoine de Galbert a grandi à Grenoble. Après des études à Sciences-Po, il travaille dans la gestion d'entreprise avant de « corriger cette erreur de trajectoire » en ouvrant en 1986 une galerie d'art contemporain, quartier des antiquaires. « J'ai toujours eu besoin d ’art. Je suis autodidacte et j'ai beaucoup fréquenté les musées, notamment celui de Grenoble où j'ai vu de nombreuses expos. Etje garde des souvenirs d'en fance très forts de signés Francisco de Zurbaran, Gustave Doré, Chaïm Soutine. .. » Dans sa galerie grenobloise, il expose des artistes qu'il a envie de défendre. « Vendre chefs-d'œuvre

de l'art contemporain en région est très difficile car tout est centralisé à Paris. La chance d'avoir un patrimoine privé m'a permis d'envisager un autre projet. » En 2000, il Être crée la fondation Antoine

44

de Galbert puis ouvre à Paris la Maison Rouge: plus de 1300 m 2 dédiés

Frappat

©Sylvain

des dizaines d'expos et fait découvrir de nombreux artistes avant qu'ils soient connus. »

l'art brut, primitif ou populaire. Bref, il construit sa collection « sans tenir compte de la mode, de l'avis des autres ou de la spéculation. Je n 'achète pas une parce qu'elle va prendre de la valeur. Je ne œuvre

Un éclectisme

hors du commun

Dans le même temps, Antoine de Galbert devient collectionneur. Une activité qui occupe une place très importante dans sa vie et à laquelle il s'adonne avec passion. « Être

collectionneur, c’est comme tomber amoureux : on ne sait pas pourquoi.

collectionneur, c'est comme tomber amoureux: on ne sait

à l'exposition de l'art contemporain, avec une liberté totale dans le choix des oeuvres qu'il accroche. « Pendant quinze ans, j'ai exprimé mon goût, en toute subjectivité, sans être inféodé à la mode ou

pas pourquoi. H y a une part d'inconnu, une part intuitive qui fait qu'on aime les » Sans doute est-ce pour cette raison qu'il fait preuve d'un éclectisme hors du commun, n'hé

à l'argent privé. J'ai fait ce que j'ai voulu et c'est ce que les gens ont aimé. On a réalisé

sitant pas à quitter les sentiers balisés de l'art contemporain pour s'aventurer vers

œuvres.

suis pas un collectionneur stratège Je me balade, à la fois mentalement et géogra phiquement, à la rencontre qui résonnenten moi. » Et si la Maison Rouge a fermé ses portes à l'automne, Antoine de Galbert entend d'œuvres

bien continuer à soutenir les artistes par le biais de sa fondation et à faire décou vrir sa collection au grand public. Après Souvenirs de voyage à Grenoble, une expo qu'il a conçue « autour de thèmes qui me sont chers et qui reflètent ma vie de collectionneur», c'est au musée des Confluences de Lyon qu'il présentera une expo de coiffes ethnographiques intitulée Un monde en tête. HAnnabel Brot

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ANNONCEURS + d’infos sur www.intermedia.fr

IL L’A DIT

« Le groupe M6 sait que la publicité télé va faire exploser les ventes. Ce qui valorisera sa participation à notre capital. »

Guillaume Lachenal, PDG fondateur de Miliboo. [L’entreprise haut-savoyarde a signé des partenariats avec Stéphane Plaza et M6. InterMédia no 1462].

ATTRACTIVITÉ

Roanne tout simplement remet le couvert. La marque de

territoire convie la presse lyonnaise chez Sopra Steria à Limonest (RP : agence Maatch) pour communiquer sur les emplois à pourvoir sur son territoire. L’an dernier la rencontre avec les leaders économiques roannais avait eu lieu à la Tour Oxygène à Lyon. PROPRETÉ

Gaming Campus lance une école en ligne de jeux vidéo

T

hierry Debarnot ne s’intéresse plus seulement aux champions de l’esport. Après Gaming Campus [InterMédia no 1438] il vient de lancer Gaming School, une école de jeux vidéo en ligne. « Nous nous sommes alliés à Micromania-Zing car il fallait s’adosser à une marque forte pour toucher le grand public », assure le Lyonnais. Car l’objet de l’école n’est pas d’apprendre à créer des jeux vidéo, mais à y jouer. La Gaming School sera donc commercialisée en exclu-

sivité dans les 430 boutiques Micromania sous la forme de carte prépayée.

Famille. Pour le lancement de

l’école le 27 mai, le retailer a piloté et financé une campagne axée sur la fête des Pères et mettant en scène parents et enfants. « Notre objectif est de montrer que le jeu peut devenir un lieu de retrouvailles et d’échanges en famille », explique Thierry Debarnot. Les visuels seront diffusés en PLV, sur le web et dans la presse

spécialisée. De plus, des deals sont à l’étude avec des éditeurs pour proposer des offres groupées jeu vidéo plus carte Gaming School. v

Le musée des Confluences attire les visiteurs avec des plans médias malins

Caca, c’est pas bien.

La ville de Villeurbanne lance une campagne de communication humoristique pour encourager les maîtres à ramasser les déjections canines. Agence : Hula Hoop. FESTIVALS

Peinture Fraîche, plein pot sur la fréquentation ! La première édition du festival

de street art organisée par le groupe Unagi (Le Petit Bulletin, Spot Médias, Tintamarre…) a accueilli 37 615 personnes en 10 jours. Un plébiscite au-delà des attentes des organisateurs qui tablaient sur 15 000 visiteurs.

Annecy cinéma à l’italienne. Le festival a

de nouveau confié la réalisation de son affiche à l’illustrateur italien Emiliano Ponzi. Il aura lieu fin septembre. 4 I InterMédia Hebdo I no 1469 I 22 mai 2019

L

e musée lyonnais va ouvrir début juin sa nouvelle exposition au public. Un monde en tête, la donation Antoine de Galbert, visible jusqu’en mars 2020, bénéficie d’un plan média travaillé comme un « drive-to-museum ».

Affluences records. Depuis son ouverture il y a quatre ans, le musée ne désemplit pas. La dernière grande exposition dédiée au dessinateur Hugo Pratt a fait le plein avec 503 900 visiteurs sur 12 mois. En 2017, Venenum, un monde empoisonné en avait accueilli 420 000. La comparaison avec les expos parisiennes est difficile, car leur durée est de trois à cinq mois seulement. Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet, au Musée de l’orangerie, s’était ainsi classée en 3e position des expositions les plus courues à Paris en 2018 avec 443 000 curieux. Entonnoir. Pour Un monde en tête… (dédiée aux coiffes et chapeaux), une première vague d’af-

fichage (agence : Kiblind) a débuté à Lyon. Mais ce n’est qu’une petite partie du plan média concocté par MediaTrack. Les réseaux sociaux sont bien sûr mis à contribution de façon importante pour toucher un public précis. « Nous faisons un entonnoir sur l’axe Paris-Marseille, décrit Dorothée Cipri, chargée de communication. Plus on s’approche de la région lyonnaise et plus la communication est grand public, plus on s’en éloigne et plus elle s’adresse à des cibles affinitaires. » Le teaser (studio : 87 Seconds) va s’afficher sur YouTube pour les amateurs de musées et de voyages par exemple. La vidéo passera aussi avant les replays d’émissions culturelles de France TV et sur Arte. En juillet, un dispositif digital

ludique sera installé à l’aéroport Saint-Exupéry et au centre commercial de Confluence (agence : Extra). Les passants pourront se prendre avec l’une des coiffes de l’exposition. Ils recevront la photo sur leur téléphone pour pouvoir la partager sur les réseaux sociaux. Elle sera accompagnée d’une petite vidéo pédagogique, façon « Brut » pour dévoiler l’histoire de cette coiffe. v 195


4 expos à voir LYON 2 CONFLUENCE

Sortez couvert  !

Un monde en tête, du jeudi 6 juin au 15 mars 2020

© LILIANA GASSIOT

COIFFES. Que ce soit pour se protéger des intempéries, pour danser lors de rituels ou pour marquer un statut social, les êtres humains aiment se parer la caboche de toutes sortes de couvre-chefs. Collectionneur et galeriste, Antoine de Galbert s’est pris de passion pour les coiffes qu’il a débusquées pendant 30 ans aux quatre coins du monde. L’année dernière, il a fait don de son impressionnante collection, réunissant plus de 500 pièces, au musée des Confluences. Un legs important qu’on peut découvrir dès ce mois-ci, via un parcours thématique qui présente les coiffes en fonction de leur utilisation, pour un tour du monde bien couvert.

LYON 1

au musée des Confluences, Lyon 2e. Du mardi au vendredi de 11h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19h (nocturne le jeudi à 22h). De 5 à 9 €. museedesconfluences.fr

© PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS

Cousu de fils blancs PHOTOGRAPHIE. Ce n’est pas tous les jours qu’on découvre un nouveau lieu d’exposition à Lyon. Alors, quand on a poussé la porte de la petite galerie 1111, on était à la fête. Situé au 1er étage du 11 rue de Chavanne dans le 1er arrondissement, ce lieu précieux et confidentiel est tenu depuis deux ans par la galeriste Céline Moine et le collectionneur Laurent Giros. Régulièrement, ce couple dans la vie et au travail, passionnant et passionné, propose des cartes blanches à des artistes contemporains. Chacun est alors invité à piocher une œuvre qui entre en résonance avec son travail parmi les quelque 600 pièces de la collection de Laurent, expert en œuvres sur papier

passé chez Christie’s. Après une courte exposition personnelle où le duo a accroché ses gravures de Matisse et Picasso, la galerie présente ce mois-ci une artiste jamais exposée en France, Liliana Gassiot. Cette Roumaine installée en Suisse aime se promener dans les sous-bois dont elle capture le foisonnement de lignes dans des photographies en noir et blanc. Elle brode ensuite sur ces tirages, à même le papier, des fils blancs semblables à autant de cheveux de gel courant le long des branches ou des cours d’eau. Un travail minutieux et onirique, pour lequel l’artiste a choisi sans surprise une gravure d’Odilon Redon, maître du rêve.

Liliana Gassiot – Odilon Redon, du vendredi 31 mai au jeudi 27 juin au 1111, Lyon 1er. Du mercredi au samedi, de 15h à 19h. Entrée libre. celinemoine.com 196

24 _ EXIT MAG JUIN 2019


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Une visite envoûtante Jusqu'au15 mars2020, le muséedes Confluencesprésente mondeen qui met à l'honneur335 coiffes originaires du Brésil,du Nigeriaou encoredu Canada.Cescouvre-chefs protègent des intempériesmais marquentsurtout le pouvoiret l'identité desindividus.ParJohannaBonenfant.

Plongée dansl'obscurité,lasalled'exposition dumuséedesConfluences dévoiledes coiffesfaitesde multiplesmatières,de lapailleauxgriffesdegrizzlyet dentsde requins.Ici,c'estlarichessedu mondequi estdévoiléeparcesobjets,symbolesdepou voir,spiritualisme, virginité,guerre,oudeuil. Différentsparcoursthématiséss’offrent ainsiànous,cependant lascénographie nousinvitedavantage à déambulerlibrement dansl'exposition. Volontairement, aucunmur neséparecesespaces, cequipermetaux différentesculturesdesecôtoyer. Desexplications surl'origineet lacomposi tion decescoiffesnouspermettentégale mentde mieuxcomprendre leurutilisation, d'autantpluslorsqu'elles sontaccompagnées de quelques photos.C'estainsiquenous découvrons, entreautres,quelesroisYoruba créaientdescouvre-chefs similairesaux perruques desjugesbritanniques ouencore desévêques. mondeen montreles influences culturelles,notamment héritéesdu colonialisme. Àl'occasion, descasquesaudio nousmettentaussiencontactavecAntoine deGalbert,lecollectionneur à l'originede cetteexposition, quiracontecommentil a trouvéunecoiffequ'ilapprécietoutparticu lièrement, ouavecl'undes40expertsquia travaillésurlaprovenance decesobjets.

Filmsethnographiques Parailleurs,huitextraitsdefilmsethnogra phiques, projetés surungrandmurnoir,nous emmènent auplusprèsdestribusetpeuples quiontportécescouvre-chefs. Cesdocumen tairesnousdonnentunemission: retrouver, dansl'exposition, lescoiffesquisontrepré sentées lorsdecesprojections. Petitplusdela

Coiffe de théâtre de Java. Elle permet d'identifier un personnage.

SOUDAN/ALPACA

©ERIC

visite,unevitrineenarc-de-cercle àl’intérieur delaquellesontprojetésdesfilmsd'animation. Lesvisiteursseretrouvent plongés dansles rituelset lesdanses decespeuples. Décompo sés,lesmouvements nousinvitentà esquisser unpasdedanse. Uneanimation quidevrait particulièrement plaireauxenfants. Cetteexposition nousproposedoncun voyageà traverslescultures,quipeutse faireparlebiaisdedifférentsniveauxde lectures.Nouspouvons déambulerentreles tablespourleplaisirdesyeux,oudéciderde lireet écoutertouteslesexplications pouren apprendre plussurcescoiffes.Lascénogra phie,composée degrandscylindrescolorés et suspendus auplafond,estuneréussite. L'exposition mondeen parvientà redonner dusensetdelavieàcesobjets. Le Monde en tète, jusqu'au 15mars2020, auMusée desConfluences, 86 quaiPerrache, Lyon2.Ouvertlemardi,mercredi,vendredide 11h à 19h,lejeudide11h à 22hetlesamediet dimanche de10hà 19h.Tarifnormal:9 euros, tarifàpartirdeT7h:6 euros,réduit:6 euros, -18ansetétudiant:gratuit.

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JOURNALISTE :Ciotîide Brunet

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1 juin 2019 - N°113

Antoine

de Galbert *

Collectionneur et mécène, Antoine de Galbert a fait don de sa collection de plus de 500 coiffes aux Confluences. Après les avoir accumulées pendant 30 ans, le natif de Grenoble a tenu à toutes les confier au musée lyonnais car, ensemble, elles sont porteuses

d'un message

Le sexagénaire déambule

d'ouverture.

Portrait.

dans la salle de l ’exposition

“ Le

monde en tête” et confie que ces coiffes lui “manquent, par fois ” ... Antoine de Galbert a choisi d ’enrichir la collection du musée des Confluences, plutôt que celle du Quai Branly “où les coiffes seraient restéesendormies dans les réserves,faute de place ”. Le collectionneur, né à Grenoble, revendique son atta chement à sa région d ’origine. Enfant, Antoine de Galbert a été adopté par son beau-père, Charles Defforey, un fils du fondateur de Carrefour. “C ’était

Par ciotîide Brunet

legroupe dans lesannées 60, pas celui d ’aujourd ’hui, nuance-t-il. Mais cet héritage explique sans doute mon esprit de mécénat. La chance d ’avoir plus d ’argent que la moyenne m ’a incité à leparta ger et à lerendre utile. Eusine à bonheur, cen ’estpas l ’argent, c’est ce qu’on enfait.. ’.’ Aussi loin qu ’il s’en souvienne, Antoine de Gal bert a toujours aimé le dessin et la création. Mais il a d ’abord fait Sciences Po et travaillé comme cadre dans la distribution. “J ’ai habité à Lyon pendant trois ans mais j ’en garde un très mau vais souvenir car je ne baignais pas dans mon univers ’. ’Après cette

collection délivre

un message

sur la beauté

du

la différence est une richesse, monde:

pas une inquiétude. Voyagez, vous serez moins

A C A P L A

/

N A D U SO

©ERIC

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JOURNALISTE :Ciotîide Brunet

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1 juin 2019 - N°113

EUR DE COIFFES mauvaise expérience, le jeune homme est reparti à Grenoble où il a ouvert une galerie d’art contemporain en 1987. Cette époque représente les années de voyage et d’apprentissage pendant lesquelles il s’ estformé sur le tas. Puis au début des années2000, le galeriste a quitté son Isère natale pour Paris où il a ouvert la Maison Rouge. Dans cette ancienne usine boulevard de la Bastille, il a présenté des collec tions privées, des villes peu reconnues dans le monde de l ’art ou des artistes pas (encore) à la mode. À contre-courant, ce spécialistede l’art contemporain a su sefaire une place à Paris, la Maison Rouge accueillait 100000 visiteurs par an. Mais elle a fermé en octobre 2018. “J ’ai quatre enfantsetje ne veux pas laisserdeschosesirrésoluesderrière moi.J ’avais envie deme libérer dela gestiond’un lieu,trèslourdfinancièrementparlant. Quand on a la chancedéfaire cequel ’on veut,il nefaut pas hésiterà tourner lapagesi l ’on sentla moindre habitudeou usure”, dévoile Antoine

de Galbert tout en rappelant que safondation, reconnue d’uti lité publique, perdure.

UN COUVRE-THÉIÈRE La fermeture de la Maison Rouge a accéléré la donation des coiffes car elles y étaient stockées. Mais Antoine de Galbert s’était résolu à l’idée de les donner à un moment ou à un autre car il ne voulait pas disperser ces couvre-chefs en les vendant ou même en les offrant à des proches. “ Cette col lection a beaucoup de sens dans son ensemble.Elle délivre un messagesur la beautédu monde: la différence est une richesse, pas une inquiétude. Voyagez,vous serez moins xénophobes!Le mondeentier se coiffe... On n’est rien d ’autre que lesautres,on est lesmêmes” , lance-t-il avec conviction. Spécialiste de l ’art contemporain, Antoine de Galbert s’ est mis à accumuler les coiffes, progressivement. .. Avant de se rendre compte qu ’il

Antoine de Galbert devant un masquecostume (à droite) du Nigeria, qui était assemblé direcrement sur le danseur. À gauche, un masque de funérailles indoné sien. Les danseurs mas qués incarnent l'esprit des ancêtres.

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JOURNALISTE :Ciotîide Brunet

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1 juin 2019 - N°113

en possédait 10 puis 500,30 ans plus tard! “Je m ’intéressais aux arts premiers depuis longtemps,de manière amateur,je ne suispas ethnologue.Je me suis amouraché pour lesmatériaux, lesplumes, les cheveux humains. .. Il y a de tout! ’ Les coiffes étaient un hobby, une “ boufféed’oxygène” pour ce collection neur qui n’était pas, au départ, un expert. .. Il raconte avec autodérision comment il s’est fait arnaquer dans le Grand Bazar d’Istanbul par un marchand qui lui a vendu un couvre-théière !En réalité, il a acheté beaucoup de coiffes en Europe : “Le colonialismeet le tourismefont quelesbeauxobjets setrouvent souventdans le mondeoccidental” , explique-t-il. Il a quand même beaucoup voyagé et vécu de nombreuses péri péties pour ramener ces trésors. “H faut sedébattrepour trou ver un transporteur, payer jusqu ’à 500 euros et parfois ne rien recevoir... ” D ’autres fois, il les a transportées dans de grands cabas,styleTati, avec toujours le même plaisir de déballer ses coiffes une fois de retour chez lui. On ne saura pas combien coûtent vraiment ces objets: “ Une demespréférées, une coiffeperlée,je l’ai achetée10 euros.Heureuse ment, la conservationdans une structurepubliquefait disparaître

la notion d’argent.Déjà dansl ’art contemporain,on neparle plus quede prix ”, élude-t-il. Ces objets sont d’autant plus difficiles à évaluer que l’âge n’a pas vraiment de sens. “ Certainescoiffes actuellesont étéportéesalors quedescoiffesanciennesn’ont jamais dansé.Et desobjetsancienspeuvent être desobjetsd’aéroport.Le tourisme datedu XVIII ‘ siècle” ,argumente-il. Quand on lui demande si ces objets ont vraiment leur place dans un musée français, il rétorque aussitôt qu ’il est aussi “ab surde d’êtrepour ou contrela restitution. Tout dépendde l ’intelli gencede la demande” .Selon lui, ces décisions doivent rester po litiques, il n’appartient pas aux “directeursdemusée,forméstoute leur vie à la conservation,de remettreen causel ’histoiredu musée occidental” . En revanche, c’est un prétexte, pour Antoine de Galbert, de refuser de restituer des œuvres à leurs pays d’ori gine car ils n’auraient pas les moyens d’en prendre soin. “Je vais pousserla réflexionplus loin, au muséede Grenoble,il estins crit ‘saisierévolutionnaire’ sur certainstableaux.On peut également lesrendre... Tout commel’obélisquede la place de la Concordeà l’Égypte.Il y a eu desmouvementsdépopulation et d’objetsaussi. Demain, on seramétissé,c’estla vie!’ ♦

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JOURNALISTE :Prune Vellot

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5 juin 2019

jr

<* • h -U

ertaines expositions ne se regardent pas, elles se vivent. Souvenirs de voyage, la collection Antoine de Galbert, qui est actuellement

C

en place au musée de Grenoble, est de cette trempe-là. Elle présente quelque 140 - parmi les 2 500 que le collectionneur a amassées au fil des années - qui nous interœuvres

rogent, nous subjuguent, nous révulsent... bref, nous touchent pour le meilleur et pour le pire. Elle est le reflet de ce quAntoine de Galbert a toujours tenté de défendre, notamment à la Maison Rouge, à Paris, et que Guy Tosatto, le directeur du musée, résume comme étant « une liberté extrême de choix, faisant fi de l'histoire de l'art classique, du goût dominant, des chapelles et de leurs codes... pour penser l'art et la création defaçon plus ouverte et généreuse ». Et il est vrai que chacun de nous peut se sentir concerné par l'une de ces car toutes nous questionnent œuvres,

au travers de thèmes tels que la mort, la nature, le cosmos ou encore la folie. Avec Souvenirs de voyage, nous sommes loin des installations d'art contemporain abstraites, nous laissant aussi insensibles que désemparés. Ici, tout est incarné et nous touche au

cœur

comme au corps. Ainsi, au milieu de l'exposition, nous nous retrouvons plongés dans une salle noire, éclairée par intermittence par une simple ampoule. Celle-ci vacille au rythme des battements de de Christian Boltanski, qui résonnent autour de nous. L'expérience - qui n'est pas sans rappeler les cœur

sensations que procurent certaines soirées electro - est intense et universelle. Elle nous plonge à l'intérieur de nous-mêmes, nous obligeant à porter attention aux moindres pulsations de notre de celui de Boltanski et de ceux qui sont là avec nous, et à mesurer ainsi la fragilité de l'existence. cœur,

Corps

à corps

intrigant

que dérangeant. Nous nous arrêtons sur les travaux

des photographes Mari Katayama et Joel-Peter Witkin: l'une sublime son handicap à travers son art ; l'autre revisite les codes de la nature morte de manière trash, en mettant notamment en scène des pieds et des mains arrachés. Et nous tournons inévitablement autour de la céramique de Rachel Kneebone, qui présente un entremêlement de végétaux et de corps de femme. De l'ensemble de ces se dégagent tantôt de la violence, tantôt de la sensualité, que nous avions déjà pu éprouver en début de parcours. Au sein de la section « Action », par exemple, œuvres

nous avions pu découvrir des photographies de Dieter Appelt, mettant à l'épreuve son corps comme celui d'un martyr, et d'autres d'Urs Liithi, révélant des portraits en noir et blanc très sobres, mais non dénués d'érotisme. De même, un peu plus loin, notre regard s'était arrêté sur line sculpture « monstrueuse » de Berlinde de Bruyckere, représentant un corps donnant naissance à im autre corps. Une difforme, à la fois fascinante et extrêmement troublante. œuvre

Toutefois, la collection

États d'âme d'Antoine de Galbert ne se contente pas

de questionner le corps dans tous ses états. Elle s'applique aussi à interroger l'homme face à lui-même et face au monde. Nous nous attardons ainsi dans les salles consacrées aux folies et à l'au-delà. L'une met en lumière nos obsessions et nos fantasmes, au travers très sérieuses, mais non dénuées d'humour, d'œuvres

signées du neurologue Duchenne de Boulogne, reporter Eugene Smith ou encore de l'artiste

du photochercheur

Cette installation nous ouvre la porte d'une réflexion profonde sur le corps, puisque les salles suivantes présentent des

Christian Fogarofli. L'autre présente ime collection étonnante de crucifix, récemment mise en par Antoine de Galbert, des vues de cimetières, une démonstration du temps qui passe par

tout aussi puissantes et déroutantes. Nous découvrons ainsi des sortes de poupées mécaniques, démembrées et désarticulées, créées par Mathieu Briand, qui nous offrent un ballet aussi

le peintre conceptuel Roman Opalka... Autant de créations qui nous rappellent « que nous ne sommes pas grand-chose et qu'en plus nous allons tous mourir »!

œuvres

œuvre

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5 juin 2019

États

de nature

Et il est vrai, qu'après avoir traversé la salle dédiée aux artistes

poétiques

sud-africains, dont les clichés de Mikhael Subotzky nous interrogent profondément sur la condition humaine, puis celle consacrée au cosmos ou à la nature, nous nous sentons bien

Wolfgang Laib, le tableau de crottes de lapin d'Herman ou la collection d'insectes de Nicolas Darrot.

de notre monde, tels que les bocaux de pollens

de

petits face à l'univers. Bien que nos connaissances scientifiques sur les planètes, les étoiles et les trous noirs s'étoffent chaque

Questions existentielles Au travers de ces et de bien d'autres, qui mettent

jour, nous restons fascinés par le ciel nocturne. D'ailleurs, existet-il meilleures sources d'inspiration que la poésie et le mystère

lumière d'autres formes d'expression, l'exposition Souvenirs de voyage, la collection Antoine de Galbert montre à quel point

se dégageant du cosmos? Nous nous retrouvons à rêver face à une multitude de voies lactées photographiées, mais aussi

« la création artistique nous parle de l'être humain » et tente de répondre aux trois questions fondamentales: que sommes-

revisitées par des artistes, souvent avec amusement, parfois avec provocation. Ainsi, moucherons écrasés sur un pare-brise,

nous? D'où venons-nous? Où allons-nous? Elle se conclut ainsi comme une évidence par de Stéphane Thidet, Une

crachats d'hostie et de sang ou encore farine tamisée... permettent de créer de gracieuses constellations ! Nous obser-

histoire vraie, installée à l'extérieur musée. •

de Vries

œuvres

en

l'œuvre

et visible depuis le patio du

vons aussi avec fascination une météorite en paraffine et cristaux de roche, réalisée par Hubert Duprat. Située près d'une grande baie vitrée, elle scintille et réagit à la lumière. Elle fait parfaitement la transition avec la salle consacrée à la

Souvenirs

nature, où notre regard est d'emblée attiré par de petits jardins sous cloches. Mais à y regarder de plus près, ces petits paradis terrestres ont quelque chose d'inquiétants, comme ceux

Jusqu'au

réalisés par Tetsumi Kudo, artiste traumatisé par la bombe atomique. Ces natures hybrides, mutantes, quelque peu baroques,

À découvrir

questionnent véritablement l'écologie et l'avenir de l'humanité. Elles dialoguent heureusement avec des visions plus positives et

au musée

I 100 I Beaux Quartiers

de voyage, dimanche

la collection 28 juillet,

Antoine

au musée

de

Galbert

de Grenoble.

04 76 63 44 44. museedegrenoble.fr

la donation

également, Antoine

l'exposition

de Galbert,

des Confluences,

Un monde

du 6 juin

en

tête,

au 5 mars 2020,

à Lyon.

04 28 38 12 12. museedesconfluences.fr

- Été 2019

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5 juin 2019

Antoine de Galbert

Unehistoire de goût DE GRENOBLEÀ PARIS,ANTOINE DE GALBERTA CONSACRÉUNE GRANDE PARTIEDE SON EXISTENCEÀ L'ART: EN TANT QUE GALERISTEET EN TANT QUECOLLECTIONNEUR. TOUTEFOIS,CEN'EST PASSA SEULEPASSION. IL EN A UNEAUTREPOURLEVIGNES QUI POUSSENTSUR SESTERRES SAVOYARDES,AUTOURDU CHÂTEAUDE LUCEY. RENCONTREAVEC UN HOMME DE GOÛT(S). • PAR PRUNE VELLOT

• PHOTOS : DAVID RICHALET

a passion

L

d'Antoine

de Galbert

pour

l'art

remonte

à plus de trente ans. À l'époque, il

travaille

pour l'enseigne

grenobloise

Genty-

Cathiard. Mais sans grand enthousiasme! Il préfère flâner du côté des musées et des gale-

ries. Un jour, il se décide et ouvre sa propre galerie. Il s'installe d'abord rue Bayard, puis déménage dans un local plus vaste, rue Voltaire. Pendant dix ans, de 1987 à 1997, il se fraye Au point Tosatto, bloise ».

ainsi un chemin dans le panorama culturel local. que l'actuel directeur du musée de Grenoble, Guy parle de lui comme d'« une véritable figure grenoToutefois, Antoine de Galbert n'est pas le genre

d'homme à se reposer sur ses lauriers. Il porte sur le monde im regard vaste et curieux, le conduisant sans cesse vers de nouvelles aventures, rencontres et découvertes.

est toujours

au rendez-vous. Certaines

années, plus de

100000 visiteurs passent en effet les portes de la Maison Rouge. Si Antoine de Galbert ferme cet établissement culturel en octobre denier, ce n'est pas par dépit donc: bien au conti*aire! Il aspire simplement à promouvoir l'art d'autres façons, grâce à sa fondation dont les missions reposent désormais sur du

mécénat (soutien à des artistes, à des

expositions, à de l'édition...). Il souhaiterait ainsi qu'elle puisse aider le musée de Grenoble à acquérir de nouvelles œuvres pour enrichir ses collections. ... à la collection ! Si Antoine de Galbert œuvre largement pour la diffusion de l'art contemporain,

c'est aussi un grand collectionneur.

cité d'accrochage. » Il est loin le temps où il accrochait

De l'exposition...

Il

définit de cette façon cette facette de sa personnalité: « On devient collectionneur quand on achète au-delà de sa capales

En 1998, il pose ses valises à Paris. Il pense d'abord ouvrir une grande galerie. Mais le commerce de l'art n'est pas vraiment fait pour lui. Il préfère prendre le temps de créer ime

toiles de ses amis artistes sur les murs de son salon grenoblois! Il lui faut aujourd'hui des entrepôts pour stocker toute sa collection et un homme, Arthur Toqué, pour la

fondation

et

gérer. Car une collection est vivante et n'a de sens que si elle

reconnue d'utilité publique. Celle-ci lui permet d'ouvrir la 2 Maison Rouge, un centre d'art de 2000 m , en 2004, et de la

pour l'art contemporain,

à but non lucratif

est partagée. Ainsi, Antoine de Galbert prête de nombreuses œuvres aux musées et aux centres d'art du monde entier:

financer

quelque 1500 œuvres en quinze ans, hors Maison Rouge !

jusqu'en 2018, année de sa fermeture.

«Au fil

des ans, cet espace d'exposition marque véritablement le paysage artistique français par la singularité de sa programmation,

sa liberté de ton, ses partis pris », rappelle

Guy Tosatto. Pour Antoine années

extraordinaires,

de Galbert, ce sont quinze

au cours desquelles le public

Cette collection, Antoine de Galbert, qui est plus un accumulateur qu'un revendeur, l'a commencée il y a longtemps. Par passion. « Au gré du vent, au gré du temps, au gré de ses états d'âme, on rencontre des œuvres comme on rencontre des gens», remarque-t-il. Il n'est qu'un jeune homme,

/

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CULTURE

rencontre

Amateur d'art... lorsqu'il achète des aquarelles de paysages assez classiques. Et ce n'est qu' avec l'ouverture de sa galerie qu'il développe un véritable intérêt pour l'art contemporain et acquiert des d'artistes vivants, grenoblois d'abord, français ensuite, étrangers enfin. Certains sont connus, d'autres

Son goût

non, ou pas encore. Qu'importe! Antoine de Galbert n'a jamais développé aucune stratégie en matière d'acquisition

épars,

Seule compte qui entre dans son imaginaire et offre la sensation de changer le monde. Au fil du temps, des voyages, des rencontres, il se forge un goût - bon ou mauvais, à vous de juger - qui est le fruit d'une culture visuelle et de l'acquisition de connaissances. Cela lui permet aujourd'hui d'acheter « à l'intuition » et de repérer avant les autres des artistes comme la Japonaise Mari Katayama, qui expose aujourd'hui à la Biennale de Venise. Toutefois, il reste méfiant: «Comme en amour, lecoup de foudre pour un peut durer que trois jours, c'estpourquoi il estnécessaire qu'il soit étayépar une culture visuelle. »

dix ans, il est entretenu

œuvres

d'œuvres.

l'œuvre

œuvre

Antoine

de Galbert

extraordinaire Domaine

Art populaire est aussi riche qu'hétéroclite.

le coteau

côtés des modernes et contemporaines, dont certaines sont actuellement exposées au musée de Grenoble, œuvres

Antoine de Galbert collectionne des coiffes en plumes, en cuir, en métal... venues des quatre coins de la planète. Constituer cette collection ethnographique est pour lui « unepassion, une échappatoire, un immense plaisir ». « Le monde entier se couvre la tête. Ainsi, partout où j'allais, je fouillais à recherche de coiffes », raconte-t-il. Il en présente une centaine au Musée dauphinois, en 2012, pour l'exposition Voyage dans la tète, et en fait aujourd'hui don de cinq cents au musée des Confluences, à Lyon, qui les montrera à partir du 6 juin, dans le cadre de l'exposition Un mondeen tête. Auparavant à la Maison Rouge,comme aujourd'hui au travers de ces expositions, Antoine de Galbert a toujours cherché à être « populaire » dans ce qu'il montre. « Même si certaines peuvent choquer ou angoisser, toutes peuvent

de Lucey,

sur

de Marestel

notamment

occupé

s'étend

sur sept perché

et le village

de Vétrier.

par Christophe

sont ainsi

Le vigneron

produit

à 80 % du cépage

endémique

à la Savoie,

Et ce, d'autant possède moraines,

alluvions,

fabriquer réalise

terres

d'altesse,

en brut nature.

entre

la première

L'Originel,

parcelle

un pétillant

avec

de

du

100 %

du domaine,

un cépage

du château

par an, toutes

déguster

rustique,

Depuis

qu'il

la culture

sur place,

la Maison

Chaque

déjà des concerts

de dégustations

de

d'événements Rouge, à Paris,

davantage

afin d'y multiplier

et l'agriculture.

accueille

qui sont suivis

avoir

produit

confondues.

ou à l'occasion

a fermé

espère

au domaine,

de Lucey

cuvées

le vin et l'acheter

sur rendez-vous

de Galbert

château

dont

de

Martin

et la fraîcheur

Sur le reste

le Domaine

Vous pouvez

consacrer

Christophe

noir.

bouteilles

Antoine

aussi

de la mondeuse,

En moyennne,

organisés.

- lui permettant

de roussette,

où a été plantée Il propose

préférence

de Lucey - éboulis,

un vin plus gras qui doit son nom

domaine.

23000

au

pétillants...

du château

qui a la finesse

et Pimpenan,

et du pinot

: un cépage

fruités,

lourdes...

cuvées

2016,

intéressant,

vins de terroir.

un vin très polyvalent

sont cultivés

altesse

aux sols très différents

de véritables ainsi quatre

qui s'est

bio.

secs,

plus que le Domaine

des parcelles

entre

Depuis

Martin,

particulièrement des vins

hectares

se situant

en bio. Depuis

certifiés

du

il y a vingt-cinq

le synclinal

de sa conversion

où il peut donner

les arpents

en Savoie,

tous les millésimes

sens

« une femme

de replanter

le vignoble

notamment

au lieu-dit

Aussi, aux

», qui a décidé

ans. Aujourd'hui,

pour la vigne,

le doit à sa mère,

du château

l'altesse,

Sa collection

et de vin

pour le vin et son amour

de temps

à

des rencontres été, la cour

du festival

du

BatÔjazz,

des vins du domaine.

œuvres

être comprises du public. Il n'y en a aucune qui nécessite un mode d'emploi», conclut celui qui se bat contre l'élitisme

Domaine

dans l'art. •

chateaudelucey.com

du château

À Lucey, en Savoie.

de Lucey

0680370279.

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5 juin 2019 Lien : https://www.lyonmag.com/article/101555/musee-des-confluences-une-nouvelle-expo-quidecoiffe

Musée des Confluences : une nouvelle expo qui décoiffe Le musée des Confluences ouvre, ce jeudi, une nouvelle expo : "le monde en tête". Une donation d'Antoine de Galbert qui sera présentée jusqu'au 15 mars 2020. Les visiteurs ne sauront plus où donner de la tête. Ainsi, 335 coiffes, chapeaux, masques et parures de tête provenant des quatre coins du monde seront exposés dans 741m². "C’est une très longue histoire parce que le monde entier se coiffe, y compris nous avec les chapeaux, les képis et les bérets", a confié Antoine de Galbert. La coiffe possède de multiples fonctions. Même si elle peut avoir au premier abord la protection physique ou l'embellissement de la personne qui la porte, l'objet peut être détourné en symbole. La coiffe peut permettre de communiquer un statut, "c’est-à-dire que le chef a un chapeau plus grand que le sous-chef", a indiqué le collectionneur. Elles peuvent être l'emblème de pouvoir et d'identité comme le symbole de rituels, de mariage ou de deuil.

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Autant d'objets symboliques récupérés au fil des années par Antoine Galbert. Trente années de sa vie consacrée en partie à la collecte de plus de 500 sortes de coiffes, composées de matériaux divers. "On ne peut pas dire qu’il y a de pièce maîtresse, c’est ce qui fait d’ailleurs cette collection. Ce n’est justement pas pièce par pièce, c’est l’ensemble qui délivre un message et c’est pour ça que je n'ai pas voulu la disséminer, par exemple la vendre, parce que ça aurait enlevé tout le sens de ce que j’ai accumulé, qui est un message d’ouverture au monde, de différence de richesse des peuples, à l’heure où quand même nos sociétés occidentales sont sur un repli systématique sur des peurs des nationalistes sur des refus de la diversité, c’est un message de paix donc je pense que c’est une expo qui peut être l’ambassadrice de beaucoup de choses".

Antoine de Galbert ne cherche pas seulement à récupérer les objets, mais s'intéresse aussi à l'histoire des coiffes des différentes cultures "J’ai beaucoup voyagé sans rapporter de coiffe pour voir la tête des gens qui les portaient autrefois. C’est très important pour les respecter et pour comprendre ces objets, de voir tous ces visages en live, parce que cette collection est une collection sans visage. Ce n’est pas une collection de masques qui pourrait représenter un faciès, c’est une collection de chapeaux donc tous ces visages sont absents". Pour raconter l'histoire de

207


ces coiffes et remettre un visage en dessous, un court métrage qui regroupe différentes archives est exposé dans la salle.

Le musée fait aussi un petit clin d'œil à Antoine de Galbert, "parfois, on fait des erreurs, mais ça fait partie du charme, du caractère très amusant d’une collection. Il y a dans l’exposition une coiffe rouge en satin avec du fil d’or que j’avais achetée dans le grand bazar d’Istanbul et on m’avait dit que c’était une coiffe orientale. Quand je l’ai ramené dans mes vitrines à Paris quelques mois après on m’a dit que c’était un couvre théière et le musée a trouvé très amusant de l’exposer parce que finalement, je l’ai acheté comme une coiffe." L'une des coiffes que le collectionneur apprécie tout particulièrement, serait un ornement de tête pour femme de la fin du 19e siècle. "Je la trouve très belle et très simple. C’est quand même magique d’imaginer qu’on a une coiffe avec 2 ou 3 milles dents de dauphin, c’est simplement magnifique. Aujourd’hui on n'aurait pas l’idée, il faudrait d’ailleurs tuer les dauphins ce qui serait monstrueux, mais c’est surtout qu’on n'imagine pas qu’un bijou puisse être aussi beau que ça, c’est très pure et très simple c’est que des dents comme ça."

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6 juin 2019 Lien : https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/2019/06/06/lyon-au-musee-desconfluences-pourquoi-il-faut-absolument-aller-voir-le-monde-en-tete

Au Musée des Confluences de Lyon : pourquoi il faut absolument aller voir "Le Monde en tête" 340 coiffes données par le collectionneur Antoine de Galbert, au Musée des Confluences, constituent une éblouissante exposition à voir jusqu’au 15 mars 2020. Effet "Waouh !" garanti.

Le Grenoblois Antoine de Galbert est le fondateur de La Maison Rouge, centre d’art contemporain à Paris. Il a fait don de 520 coiffes et objets au Musée des Confluences. Photo Progrès /Joël PHILIPPON

Pour l’histoire Un jour, à Paris, Antoine de Galbert a acheté un calot en plumes de casoar, un grand oiseau qui vit en Papouasie. C’est ainsi que l’aventure de sa collection a commencé.

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Quand ce grand voyageur a fermé son centre d’art contemporain, La Maison Rouge, à Paris, il a décidé de la donner… au Musée des Confluences. « Je connais bien le Musée du quai Branly, mais il a déjà des fonds colossaux », confie ce Grenoblois, initié à l’art primitif par le lyonnais Paul Gauzit. Ainsi 520 coiffes (et objets) ont fait leur entrée à Lyon, anciennes ou récentes, originaires d’Océanie, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. « Aucune institution n’aurait pu avoir les moyens de rassembler pendant 30 ans des coiffes du monde entier », apprécie Hélène Lafont-Couturier, la directrice.

La scénographie est réalisée par l’agence ZenDco (qui a signé la conception de l’expo permanente Espèces). En pénétrant dans la salle, on embrasse immédiatement du regard l’ensemble des objets exposés. Tout simplement saisissant ! Photo Musée des Confluences

Pour les frissons Elles sont rares, les expositions qui provoquent un effet waouh dès le seuil franchi. "Le Monde en tête" en fait partie. Le visiteur est immédiatement saisi par tant de beauté rassemblée. La scénographie de l’agence ZenDco (qui avait signé la conception de

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l’expo permanente Espèces) permet d’embrasser d’un seul regard la variété des 340 objets présentés sur divers plateaux circulaires. « Il n’y a pas de répartition géographique car il y a davantage de parures en provenance d’Afrique et d’Asie que d’Amérique et d’Océanie », indique Mainig le Bacquer, cheffe de projet. « On s’est intéressé à l’aspect universel. » Antoine de Galbert avait choisi ces chapeaux pour leur esthétique, leurs formes et leurs couleurs, mais ils ont chacun des fonctions protectrices, sociales, identitaires, symboliques. Il a donné la totalité de ses trésors, mais il a failli en garder un : une couronne des Marquises, réalisée avec 2 000 dents de dauphins. « Je pense toujours aux dizaines de dauphins qui ont dû mourir pour cet ornement. »

Cette couronne des Marquises a été réalisée avec… 2000 dents de dauphins. Photo Progrès /DR

Pour les images Toutes ces parures ne sont pas figées. Ici et là, on les voit aussi portées par les populations. Avec des photos au côté des cartels d’information, mais aussi avec des films. Exemple en Chine, avec les coiffes spectaculaires des femmes miao, dont la volumineuse chevelure s’articule autour de longues cornes. Sur un grand pan de mur, huit films dévoilent comment ces coiffes sont fabriquées, portées… Au public ensuite d’aller les retrouver dans l’exposition.

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Une coiffe de femme miao (Chine). Photo Pierre-Olivier Deschamps

Pour les paroles Ne ratez pas la table d’écoute. Quelques spécialistes documentent les parures. Surtout Antoine de Galbert parle de sa « boulimie » ; de ses 80 % de pièces achetées en France, chez des antiquaires, des marchands spécialisés, dans des brocantes ou des salles de ventes. Ou ramenées de ses voyages. Avec des anecdotes étonnantes… Comme pour ce couvre-chef en soie rouge avec des fils en métal, déniché dans le grand bazar d’Istanbul qui se révélera être un couvre… théière. Mais il y a aussi, à l’entrée, le texte d’Aline Vidal, sa compagne : elle retranscrit le rêve fébrile de cet amateur d’art contemporain, quand il avait été atteint de la… coiffe des rotateurs (les tendons au niveau de l’articulation de l’épaule).

212


Et même pour la danse C’est comme une petite pièce circulaire installée dans l’exposition. À l’extérieur, on poursuit la découverte, avec des pièces toujours plus étonnantes comme cette toque ougandaise en fourrure de singe ou cette coiffe de théâtre chinois en plumes de martin-pêcheur cloisonné. On y pénètre. L’intérieur est rythmé par des images animées qui montrent les coiffes en mouvement, avec des rites, des danses, sur des musiques contemporaines ou traditionnelles. « L’idée est de donner la possibilité au visiteur d’être vraiment dans l’exposition, et de lui donner envie de danser » indique Zette Cazalas, fondatrice de l’agence ZenDco, qui a signé cette éblouissante scénographie, comme une œuvre d’art à part entière.

213


Tribune de Lyon 6 au 12 juin

Sorties LES IMMANQUABLES

Coiffe royale d’homme, ade ou adenla. XXe siècle. Afrique, Nigeria, population yoruba.

Casque de circoncis ganza, garaba ou poto ganza. Début du XXe siècle Afrique, République Centrafricaine, préfecture d’Ouaka, environs de Bambari, population banda, groupe dakpa.

JUSQU’AU 15.03.2020

EXPOSITION

Chapeau bas ! n plumes, en laine, en bois ou en cheveux, avec des perles ou des boutons, petites ou immenses, les coiffes collectées par Antoine de Galbert sont d’une diversité saisissante. Pendant 30 ans, ce col­ lectionneur d’art et galeriste a débusqué toute sorte de couvre-chefs en provenance des quatre coins du monde. Une impressionnante collection réunissant plus de 500 pièces qu’il a décidé de léguer au musée des Confluences en 2017, et dont quelque 300 pièces sont aujourd’hui présentées dans la nouvelle expo­ sition de l’institution, Le Monde en tête. Dès le début du parcours, le musée n’oublie pas de rendre hom­ mage à son donateur en invitant le visiteur à entrer dans la tête d’Antoine de Galbert, via un texte écrit par sa compagne, Aline Vidal, et mis en musique par Fantasio, dans lequel le collectionneur serait atteint d’une inflammation de la coiffe des rotateurs et délirerait dans son lit.

E

Raie allemande. Le reste de l’installation a été intel­ ligemment décloisonné : en un coup d’œil, le public embrasse l’importance du nombre mais aussi la variété

© DR

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des objets de la collection. Libre à chacun ensuite de déambuler à travers les différentes thématiques qui regroupent les coiffes selon leur utilisation, qu’elle soit purement pratique (se protéger des intempéries), sociale (marquer son statut) ou encore religieuse (se connecter avec l’au-delà). À ne pas manquer au fil de la visite, une table d’écoute pour apprendre comment on constitue une collection ou interprète une coiffe, ni la section de couvre-chefs improbables issus du mélange des cultures dû à la colonisation. On y découvre des choses étonnantes, comme une casquette en forme de raie confectionnée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui n’est pas sans rappeler les casquettes de marins alle­ mands, ou une coiffe en perles d’une tribu nigériane s’inspirant des perruques de magistrats britanniques. Une façon de ne pas oublier, au-delà de leur aspect ethnologique, la fabuleuse esthétique de ces coiffes. CAROLINE SICARD

Le Monde en tête, jusqu’au 15 mars 2020 au musée des Confluences, Lyon 2e. Du mardi au vendredi, de 11 h à 19 h (22 h le jeudi), samedi et dimanche de 10 h à 19 h. De 5 à 9 €. museedesconfluences.fr 214

TRIBUNE DE LYON N O 704 _ DU 6 AU 12 JUIN 2019


PAYS :France

RUBRIQUE :Magazine_ouverture

SURFACE :5 % PERIODICITE :Quotidien

8 juin 2019 - Edition Clermont Métropole

Couvre-chefs. Lyon Couvre-chefs. « Le monde en tête », la donation de coiffes d'Antoine de Galbert est exposée au Musée des Confluences de Lyon jusqu'au 15 mars. À travers le monde, guerriers, jeunes mariés ou monarques portent des coiffes pour se distinguer dans la société Issoudun Regards. Le musée de l'Hospice Saint-Roch présente, du 8 juin au 8 septembre, « Un autre oeil, d'Apollinaire à aujourd'hui », et du 8 juin au 29 décembre « Zao Wou-Ki : oeuvres en mains privées »,

0mDntcfnuAb3jdUG6qcsG8VtJNbiYySvCjiAeGDRz5VTWojCrMHq5FkoAfTxoA4aMN2U5

sélection de peintures, encres et aquarelles sur papier. Doubs Courbet. « Yan Pei-Ming face à Courbet », exposition du 11 juin au 30 septembre au Musée Courbet à Ornans pour fêter le 200 e anniversaire de Gustave Courbet (le 10 juin). Ouverture exceptionnelle de l'atelier de Courbet à Ornans tout cet été. ■

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SAMEDI 8 JUIN 2019 LE BERRY REPUBLICAIN

Lyon

Issoudun

Doubs

Couvre-chefs. « Le monde en tête », la donation de coiffes d’An­ toine de Galbert est exposée au Musée des Confluences de Lyon jusqu’au 15 mars. À travers le mon­ de, guerriers, jeunes mariés ou mo­ narques portent des coiffes pour se distinguer dans la société… ■

Regards. Le musée de l’Hospice

Courbet. « Yan Pei­Ming face à

Courbet », exposition du 11 juin au 30 septembre au Musée Cour­ bet à Ornans pour fêter le 200 e anniversaire de Gustave Courbet (le 10 juin). Ouverture exception­ nelle de l’atelier de Courbet à Or­ nans tout cet été. ■

Saint­Roch présente, du 8 juin au 8 septembre, « Un autre œil, d’Apollinaire à aujourd’hui », et du 8 juin au 29 décembre « Zao Wou­Ki : œuvres en mains pri­ vées », sélection de peintures, en­ cres et aquarelles sur papier. ■

Magazine POITIERS ■ Exposition « Aubusson, une histoire de tapisserie. Savoir-faire et modernité, 1650-2019 » du 27 juin au 22 septembre à la Chapelle Saint-Louis. PARIS ■ Dernière session du jeu immersif Assassin’s Creed au Musée de l’Armée du 14 juin au 7 juillet pour percer les secrets de Napoléon 1er.

Passion et ferveur populaire Football

celui des Irakiens au moment de la victoire de leur équipe na­ tionale en Coupe d’Asie en 2007, ou encore des Égyptiens pendant les matchs des Pha­ raons », poursuit l’ancien minis­ tre de la culture.

L’Institut du monde arabe à Paris explore jusqu’au 21 juillet l’histoire du football dans le monde arabe et les liens qui l’unissent à ce sport-roi. De Larbi Ben Barek à Qatar 2022, du PSG à l’équipe féminine de Jordanie.

Objets iconiques

Jean-Marc Laurent jean-marc.laurent@centrefrance.com

I

l est peu d’endroits au monde où l’on ne croise des ga­ mins en train de jouer au foot­ ball. Au cœur des déserts com­ me des cités surpeuplées il est toujours un gosse qui vous in­ terpelle au patronyme d’un joueur de votre pays. Cela est particulièrement vrai dans le monde arabe où le nom de Zi­ dane résonne encore, détrôné il est vrai de plus en plus par Ben­ zema voir Mbappé. Des rues de Casablanca qui ont vu naître Larbi Ben Barek jusqu’aux grands stades du Qa­

CARNET DE VOYAGE

MAROC. Enfants jouant au foot dans les rues de Chefchaouen, 2018. PHOTO JOSEPH OUECHEN

tar qui accueilleront la Coupe du monde en 2022, les amou­ reux du ballon rond sont légion dans le monde arabe et partici­ pent à cette culture­monde qu’est le football aujourd’hui. « Dans le monde arabe, le football est un véritable phéno­ mène de société », souligne Jack

Lang, président de l’Institut du monde arabe (IMA) qui consa­ cre jusqu’au 21 juillet une expo­ sition aux rapports entre « Foot et monde arabe – La révolution du ballon rond ». « Il suffit de voir l’enthousiasme des suppor­ ters des clubs marocains de Raja et du Wydad lors du derby,

En écho à la Coupe du monde féminine qui débute en France et à la Coupe d’Afrique des Na­ tions qui se déroulera en Égypte du 21 juin au 19 juillet, l’IMA a mis en scène, à la manière d’un joueur entrant sur un terrain de foot, 11 épopées humaines de joueurs et de supporters dans le monde arabe : l’équipe du Front de libération national de l’Algé­ rie, le célèbre joueur Larbi Ben Barek, l’essor du football fémi­ nin en Jordanie ou encore la vil­ le du Caire comme capitale du football… Le parcours est ponctué d’ob­ jets iconiques (maillots, ballons, trophées des coupes du monde 1998 et 2018…), photographies, extraits d’archives, documentai­ res, interviews complétés par le travail de plusieurs artistes con­ temporains, notamment le film « Zidane, un portrait du

XXIe siècle » de Philippe Parreno projeté dans une installation monumentale. Parmi ses 11 étapes, l’exposi­ tion consacre le rôle majeur de de ce printemps 1958, où, en pleine guerre d’Algérie, une di­ zaine de joueurs issus du cham­ pionnat de France, disparais­ sent subitement pour rejoindre le FLN et créer la première équipe nationale pour une tour­ née mondiale. « Un événement majeur puisqu’il donne au ni­ veau international une recon­ naissance de fait à la notion d’État algérien, que refuse alors la France en guerre d’Algérie », commente Pascal Blanchard, historien, chercheur au Labora­ toire communication et politi­ que du CNRS, membre du co­ mité scientifique de l’exposition. Il fallut 91 matchs et l’indépendance de l’Algérie pour que cette équipe soit offi­ ciellement reconnue par la FIFA en 1962. ■

è Foot et monde arabe - La révolution du ballon rond. Institut du monde arabe, Paris 5e, jusqu’au 21 juillet, fermé le lundi, mardi-vendredi 10h-18h, samedi, dimanche et jours fériés 10h-20h, 12€/10€. www.imarabe.org

Spots de l’été

Réserves naturelles

349 sites. Les Réserves naturelles de France tiennent leur 38e Congrès jusqu’à ce soir à Serre­Chevalier. Le ré­ seau représente 349 sites et couvre 67 millions d’hecta­ res d’habitats marins et côtiers, forestiers, milieux humi­ des, milieux rocheux, de métropole et d’outremer : 167 réserves naturelles nationales, 175 réserves naturelles régionales et 7 réserves naturelles de Corse. Info et car­ tes sur : www.reserves­naturelles.org

■ Nature sauvage et patrimoine

Élégance. Concours d’élégance, la cinquième édition de

Chantilly Arts & Elegance Richard Mille se déroulera le dimanche 30 juin au Domaine de Chantilly. 130 voitures d’exception et concept-cars, trois concours automobiles, deux rallyes, une vente aux enchères et des animations pour petits et grands…

Halle gourmande. Le concept des « food hall », halles gas-

www.nicetourisme.com

Sri Lanka

Retour des touristes. Le Quai d’Orsay a repassé le Sri

Lanka en « jaune » sur sa carte pour « vigilance renfor­ cée ». D’autres pays dont le Royaume­Uni ont aussi levé les restrictions. Les tour­opérateurs français viennent de relancer leurs offres sur la destination.

Fort Boyard. Le parc France miniature d’Élancourt ( Yvelines) s’associe aux célébrations des 30 ans de l’émission Fort Boyard en proposant une immersion dans la reproduction à l’échelle 1/30e du monument en compagnie du Père Fouras pour résoudre des énig­ mes, rejouer les épreuves des bâtonnets ou de l’awalé. Tarifs : 22€/16€. www.franceminature.fr

Chantilly

Nice tronomiques, s’étend dans les capitales européennes mais aussi dans les villes françaises comme à Nice qui a inauguré en centre-ville le mois dernier sa Halle gourmande dans le hall (2.500 m2) de l’ancienne gare du Sud des Chemins de fer de Provence, bâtiment de 1892 de l’architecte Prosper Bobin (Gare du Nord à Paris). 28 kiosques, comptoirs et échoppes, dédiés à la consommation, sur place ou à emporter, dans le prolongement du bâtiment voyageurs transformé en bibliothèque en 2014.

Miniature

GUIDES D’INSPIRATION ■ Deux ouvrages de printemps largement illustrés des éditions Christine-Bonneton écrits par des biologistes nous invitent à fréquenter la nature. Dans le premier, américain, Kath Stathers et R. Simon G. Dures décrivent en courts chapitres 1.000 aventures à la découverte de la nature sauvage sur les 4 continents avec mention de la meilleure période pour approcher ces merveilles naturelles (416 p., 23,50 €). Dans le second, Georges Feterman fait partager 500 coups de cœur pour des « trésors oubliés » en France, département par département, richesses naturelles et petit patrimoine bâti, assortis de précisions d’accès (256 p., 20 €).

chantillyartsetelegance.com

Oise

216

Donjon de Vez. Jusqu’en septembre, le Donjon de Vez

dans l’Oise, haut­lieu de l’histoire du Valois, ouvre son jardin au public, avec 24 sculptures de Daniel Buren, Lee Ufan, Tadashi Kawamata, François Morellet, Fran­ çois­Xavier Lalanne… et les salles du donjon comme la bibliothèque décorée par Jacques Garcia, la salle à manger ornée des Wall Paintings de Sol Lewitt, où la chapelle aux verrières réalisées par Daniel Buren (9 €). www.donjondevez.com

Jean-Marc Laurent jean-marc.laurent@centrefrance.com

Berry


PAYS :France

RUBRIQUE :Magazine_ouverture

SURFACE :6 %

DIFFUSION :38691

PERIODICITE :Quotidien

8 juin 2019 - Edition Haute-Vienne

Couvre-chefs. Lyon Couvre-chefs. « Le monde en tête », la donation de coiffes d'Antoine de Galbert est exposée au Musée des Confluences de Lyon jusqu'au 15 mars. À travers le monde, guerriers, jeunes mariés ou monarques portent des coiffes pour se distinguer dans la société Issoudun Regards. Le musée de l'Hospice Saint-Roch présente, du 8 juin au 8 septembre, « Un autre oeil, d'Apollinaire à aujourd'hui », et du 8 juin au 29 décembre « Zao Wou-Ki : oeuvres en mains privées »,

0RsDwrzYsGmo2J2G7-EdCt9huOLM62H6LNoPuKpSqowMPsTKlXKi6e_aLaJeBw2ioZDVj

sélection de peintures, encres et aquarelles sur papier. Doubs Courbet. « Yan Pei-Ming face à Courbet », exposition du 11 juin au 30 septembre au Musée Courbet à Ornans pour fêter le 200 e anniversaire de Gustave Courbet (le 10 juin). Ouverture exceptionnelle de l'atelier de Courbet à Ornans tout cet été. ■

217 Tous droits de reproduction réservés


LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ | SAMEDI 8 JUIN 2019 | 7

VOS LOISIRS Le détail des séances pour aujourd’hui et demain.

BEAUREPAIRE

LYON

volant : sa., di. : 13h45. Avengers : Endgame : sa. :

20h30.

L’ORON Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 14h30,

Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 13h45, 17h,

Les Crevettes pailletées :

di. : 17h.

Les Plus belles années d’une vie : sa. : 18h45 ; di. :

18h15.

20h45 ; di. : 17h25. di. : 20h15. 17h15.

22h30 ; di. : 13h45, 20h30.

Nous Finirons Ensemble : Pokémon Détective Pikachu : sa., di. : 16h, Rocketman : sa., di. : 15h30,

Lucie, Après Moi Le Déluge : sa. : 19h20 ; di. :

18h, 20h30.

Pokémon Détective Pikachu : sa. : 16h40 ; di. :

X-Men : Dark Phoenix :

X-Men : Dark Phoenix :

SAINT-GENIXSUR-GUIERS

BOURGOIN-JALLIEU

ATMOSPHÈRE 90’s : (VO) sa. : 20h30 ; di. :

19h05. 15h15.

sa. : 14h25, 21h ; di. : 15h10, 20h (3D) sa. : 17h05.

KINEPOLIS Aladdin : sa. : 13h40, 16h30,

19h35, 22h20 ; di. : 10h45, 13h40, 16h30, 19h35, 22h20 (3D) sa., di. : 14h10.

Amazing Grace - Aretha Franklin : (VO) di. : 17h45. Avengers : Endgame : sa. :

13h40, 17h15, 20h50 ; di. : 10h30, 13h40, 17h15, 20h50. C’est ça l’amour : sa., di. : 19h45.

Cold Blood Legacy - La mémoire du sang : di. : 22h30.

Venise n’est pas en Italie : sa., di. : 13h45, 20h30.

sa. : 13h45, 17h, 20h, 22h30 ; di. : 13h45, 17h, 20h30.

18h30.

Douleur et gloire : sa. : 18h ; di. : 14h.

Les Arbres Remarquables, un patrimoine à protéger : di. : 16h30.

L’Illusion verte : sa. : 15h30.

SAINT-JEANDE-BOURNAY LE SAINT-JEAN Douleur et gloire : sa. : 20h30 (VO) di. : 20h30.

Venise n’est pas en Italie :

Douleur et gloire : sa., di. :

di. : 17h30.

Dumbo : di. : 10h50. Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 13h50,

AMPHI Aladdin : sa., di. : 13h55,

18h.

16h45, 19h30 ; di. : 11h, 13h50, 16h45, 19h30 (3D) sa., di. : 22h20.

John Wick Parabellum :

(Int. -12 ans avec avertissement) sa., di. : 16h50, 19h35, 22h20. Le Jeune Ahmed : sa., di. : 13h55.

Le Parc des merveilles : di. : 10h35.

Les Oiseaux de passage : di. : 10h30.

Les Plus belles années d’une vie : sa. : 18h10. Ma : (Int. -12 ans avec aver-

tissement) sa. : 13h40, 18h10, 20h, 22h30 ; di. : 13h40, 15h55, 18h05, 20h15, 22h30 (VO) sa. : 15h55. Ni une ni deux : sa. : 13h40, 15h55 ; di. : 13h40, 20h20.

Nous Finirons Ensemble :

sa. : 19h40, 22h15 ; di. : 15h50, 19h40, 22h15.

Pokémon Détective Pikachu : sa. : 14h10, 16h40,

17h40, 20h15, 22h30 ; di. : 10h40, 14h10, 16h40, 22h30. Rocketman : sa. : 14h, 19h30, 22h10 ; di. : 10h30, 14h, 16h45, 19h30, 22h10 (VO) sa. : 16h45. Royal Corgi : di. : 11h. Sibyl : di. : 20h. Stubby : sa. : 13h45, 15h45 ; di. : 10h35, 13h45. Styx : (VO) sa. : 16h45. Tel Aviv On Fire : (VO) di. : 16h45. The Dead Don’t Die : (Int. -12 ans) sa., di. : 22h10.

Venise n’est pas en Italie :

sa. : 13h50, 15h55, 20h25, 22h30 ; di. : 10h45, 13h50, 15h55, 20h25, 22h30.

X-Men : Dark Phoenix :

sa. : 13h40, 20h, 20h45, 22h20, 22h30 ; di. : 10h50, 13h40, 20h, 22h20, 22h30 (3D) sa., di. : 16h40.

LA TOUR-DU-PIN ÉQUINOXE Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 13h45,

18h15 ; di. : 13h45, 20h30.

Les Plus belles années d’une vie : sa. : 16h30 ; di. : 18h30.

Ni une ni deux : sa. : 20h45 ; di. : 16h15.

LE PONT-DEBEAUVOISIN LE DIAMANT Douleur et gloire : sa. : 18h ; di. : 19h.

Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 20h30 ; di. : 16h15.

MORESTEL LE DAUPHIN Aladdin : sa. : 15h, 18h ; di. :

15h.

Douleur et gloire : di. : 20h30.

(VO)

Les Plus belles années d’une vie : sa. : 21h ; di. : 18h.

PONT-DE-CHÉRUY VARIÉTÉS Aladdin : sa. : 13h45, 17h,

20h, 22h30 ; di. : 13h45, 17h, 20h30.

Amir et Mina : Les aventures du tapis

VIENNE 16h25, 18h40, 21h15.

Avengers : Endgame : sa., di. : 20h.

El reino :

16h10, 18h40.

(VO) sa., di. :

Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa., di. : 13h55, 16h10, 18h40, 21h.

John Wick Parabellum :

(Int. -12 ans avec avertissement) sa., di. : 13h55, 18h25, 21h.

Nous Finirons Ensemble :

sa., di. : 16h15. Parasite : (VO) sa., di. : 13h55, 16h30, 18h30, 21h.

Pokémon Détective Pikachu : sa., di. : 14h. Rocketman : sa., di. : 13h55, 16h25, 18h40, 21h15.

Venise n’est pas en Italie : sa., di. : 14h, 16h30, 21h30.

X-Men : Dark Phoenix : sa., di. : 13h55, 19h, 21h30 (3D) sa., di. : 16h.

VILLEFONTAINE FELLINI Aladdin : sa. : 18h ; di. : 11h. Gloria Bell : (VO) sa. : 21h ;

Une nouvelle exposition temporaire s’installe au Musée des Confluences

Pourquoi il faut absolument aller voir “Le Monde en tête” 340 coiffes et objets donnés par le collectionneur Antoine de Galbert, au Musée des Confluences, constituent une éblouissante exposition à voir jusqu’au 15 mars 2020. Effet « Waouh ! » garanti.

U

n jour, à Paris, Antoine de Galbert a acheté un calot en plumes de casoar, un grand oiseau qui vit en Papouasie. C’est ainsi que l’aventure de sa collection a commencé. Quand ce grand voyageur a fermé son centre d’art contemporain, La Maison Rouge, à Paris, il a décidé de la donner… au Musée des Confluences. « Je connais bien le Musée du quai Branly, mais il a déjà des fonds colossaux », confie ce Grenoblois, initié à l’art primitif par le lyonnais Paul Gauzit. Ainsi 520 coiffes (et objets) ont fait leur entrée à Lyon, anciennes ou récentes, originaires d’Océanie, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. « Aucune institution n’aurait pu avoir les moyens de rassembler pendant 30 ans des coiffes du monde entier », apprécie Hélène LafontCouturier, la directrice.

■ Pour les frissons

Elles sont rares, les expositions qui provoquent un effet waouh dès le seuil franchi. “Le Monde en tête” en fait partie. Le visiteur est immédiatement saisi par tant de beauté rassemblée. La scénographie de l’agence ZenDco (qui avait signé la conception de l’expo permanente “Espèces”) permet d’embrasser d’un seul regard la variété des 340 objets présentés sur divers plateaux circulaires. « Il n’y a pas de répartition géographique car il y a davantage de parures en provenance d’Afrique et d’Asie que d’Amérique et d’Océanie », indique Mainig le Bacquer, cheffe de

Le Grenoblois Antoine de Galbert est le fondateur de La Maison Rouge, centre d’art contemporain à Paris. Il a fait don de 520 coiffes et objets au Musée des Confluences. Photo Le Progrès/Joël PHILIPPON projet. « On s’est intéressé à l’aspect universel ». Antoine de Galbert avait choisi ces chapeaux pour leur esthétique, leurs formes et leurs couleurs, mais ils ont chacun des fonctions protectrices, sociales, identitaires, symboliques. Il a donné la totalité de ses trésors, mais il a failli en garder un : une couronne des Marquises, réalisée avec 2 000 dents de dauphins. « Je pense toujours aux dizaines de dauphins qui ont dû mourir pour cet ornement. »

■ Pour les images

Toutes ces parures ne sont pas figées. Ici et là, on les voit aussi portées par les populations. Avec des photos au côté des car-

tels d’information, mais aussi avec des films. Exemple en Chine, avec les coiffes spectaculaires des femmes miao, dont la volumineuse chevelure s’articule autour de longues cornes. Ne ratez pas la table d’écoute. Quelques spécialistes documentent les parures. Surtout Antoine de Galbert parle de sa « boulimie » ; de ses 80 % de pièces achetées en France, chez des antiquaires, des marchands spécialisés, dans des brocantes ou des salles de ventes. Ou ramenées de ses voyages. Avec des anecdotes étonnantes… Comme pour ce couvrechef en soie rouge avec des fils en métal, déniché dans le grand

bazar d’Istanbul qui se révélera être un couvre… théière. Mais il y a aussi, à l’entrée, le texte d’Aline Vidal, sa compagne : elle retranscrit le rêve fébrile de cet amateur d’art contemporain, quand il avait été atteint d’une inflammation de la… coiffe des rotateurs (les tendons au niveau de l’articulation de l’épaule).

■ Et même pour la danse

C’est comme une petite pièce circulaire installée dans l’exposition. À l’extérieur, on poursuit la découverte, avec des pièces toujours plus étonnantes comme cette toque ougandaise en fourrure de singe ou cet ornement de théâtre chinois en plu-

di. : 17h30.

➤ Le Monde en tête jusqu’au 15 mars 2020, au Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 2e. ➤ Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19 h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h. Ouvert ce lundi de Pentecôte, 10 juin. ➤ Plein tarif 9 €, 6 € à partir de 17 h. Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans. ➤ Catalogue : 42 €, 332 pages, 700 images, coédition avec le 218 Seuil.

di. : 15h, 20h30. Lourdes : di. : 17h30.

Monrovia, Indiana : (VO)

sa. : 18h ; di. : 20h30. Rocketman : sa. : 15h, 21h ; di. : 11h, 15h, 20h30 (VO) sa. : 18h ; di. : 17h30. Sibyl : sa. : 21h ; di. : 17h30. Stubby : sa. : 15h ; di. : 11h, 15h.

X-Men : Dark Phoenix :

sa. : 15h, 21h ; di. : 11h, 15h, 20h30.

VOIRON PASSRL LE MAIL Aladdin : sa. : 13h50, 16h40,

Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa., di. : 13h30,

La scénographie est réalisée par l’agence ZenDco (qui a signé la conception de l’expo permanente “Espèces”). En pénétrant dans la salle, on embrasse immédiatement du regard l’ensemble des objets exposés. Tout simplement saisissant ! Photos Musée des Confluences

18h10, 20h10, 22h30.

BON DE COMMANDE

John Wick Parabellum :

(Int. -12 ans avec avertissement) sa., di. : 13h30, 22h15. Ma : (Int. -12 ans avec avertissement) sa., di. : 16h10, 20h45, 22h45. Ni une ni deux : sa., di. : 18h.

Pokémon Détective Pikachu : s a . : 1 3 h 4 0 ,

15h50 ; di. : 11h10, 13h40, 15h50. Rocketman : sa. : 17h20, 20h, 22h45 ; di. : 10h50, 17h20, 20h, 22h45.

notre dame de paris

Venise n’est pas en Italie : sa., di. : 16h10, 18h10, 20h10.

X-Men : Dark Phoenix :

sa. : 14h, 16h30, 19h50, 22h20 ; di. : 10h50, 14h, 16h30, 19h50, 22h20.

PASSRL LES ÉCRANS Douleur et gloire : (VO)

sa. : 17h45, 20h ; di. : 16h10, 20h10.

Les Plus belles années d’une vie : sa. : 17h45, 20h15 ; di. : 20h20.

Nous Finirons Ensemble : sa. : 19h45 ; di. : 16h, 20h. Sibyl : sa. : 17h45 ; di. : 16h20.

Plus d’infos sur www.museedesconfluences.fr

L’INFO EN +

Godz illa 2 - Roi des Monstres : sa. : 15h, 18h ;

19h40, 22h20 ; di. : 11h, 13h50, 16h40, 19h40, 22h20. Avengers : Endgame : sa., di. : 13h50.

mes de martin-pêcheur cloisonnées. On y pénètre. L’intérieur est rythmé par des images animées qui montrent les coiffes en mouvement, avec des rites, des danses, sur des musiques contemporaines ou traditionnelles. « L’idée est de donner la possibilité au visiteur d’être vraiment dans l’exposition, et de lui donner envie de danser », indique Zette Cazalas, fondatrice de l’agence ZenDco, qui a signé cette éblouissante scénographie, comme une œuvre d’art à part entière. Isabelle BRIONE

Voici le livre le plus complet jamais édité sur la cathédrale la plus célèbre et la plus visitée au monde. Rédigé par 50 auteurs sous la direction du Cardinal André Vingt-Trois, ES 500 PAG archevêque de Paris. 600 photos.

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ISN07 - V1

LES SÉANCES EN NORD-ISÈRE


9 juin 2019

MUSÉE DES CONFLUENCES Nouvelle exposition : pourquoi il faut absolument aller voir "Le Monde en tête" 340 coiffes données par le collectionneur Antoine de Galbert, au Musée des Confluences, constituent une éblouissante exposition à voir jusqu’au 15 mars 2020. Effet "Waouh !" garanti.

Pour l’histoire Un jour, à Paris, Antoine de Galbert a acheté un calot en plumes de casoar, un grand oiseau qui vit en Papouasie. C’est ainsi que l’aventure de sa collection a commencé. Quand ce grand voyageur a fermé son centre d’art contemporain, La Maison Rouge, à Paris, il a décidé de la donner… au Musée des Confluences. « Je connais bien le Musée du quai Branly, mais il a déjà des fonds colossaux », confie ce Grenoblois, initié à l’art primitif par le lyonnais Paul Gauzit. Ainsi 520 coiffes (et objets) ont fait leur entrée à Lyon, anciennes ou récentes, originaires d’Océanie, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. « Aucune institution n’aurait pu avoir les moyens de rassembler pendant 30 ans des coiffes du monde entier », apprécie Hélène Lafont-Couturier, la directrice. La scénographie est réalisée par l’agence ZenDco (qui a signé la conception de l’expo permanente Espèces). En pénétrant dans la salle, on embrasse immédiatement du regard l’ensemble des objets exposés. Tout simplement saisissant ! Photo Musée des Confluences

Pour les frissons

Elles sont rares, les expositions qui provoquent un effet waouh dès le seuil franchi. "Le Monde en tête" en fait partie. Le visiteur est immédiatement saisi par tant de beauté rassemblée. La scénographie de l’agence ZenDco (qui avait signé la conception de l’expo permanente Espèces) permet d’embrasser d’un seul regard la variété des 340 objets présentés sur divers plateaux circulaires. « Il n’y a pas de répartition géographique car il y a davantage de parures en provenance d’Afrique et d’Asie que d’Amérique et d’Océanie », indique Mainig le Bacquer, cheffe de projet. « On s’est intéressé à l’aspect universel. » Antoine de Galbert avait choisi ces chapeaux pour leur esthétique, leurs formes et leurs couleurs, mais ils ont chacun des fonctions protectrices, sociales, identitaires, symboliques. Il a donné la totalité de ses trésors, mais il a failli en garder un : une couronne des Marquises, réalisée avec 2 000 dents de dauphins. « Je pense toujours 219 aux dizaines de dauphins qui ont dû mourir pour cet ornement. »


Cette couronne des Marquises a été réalisée avec… 2000 dents de dauphins. Photo Progrès /DR

Pour les images Toutes ces parures ne sont pas figées. Ici et là, on les voit aussi portées par les populations. Avec des photos au côté des cartels d’information, mais aussi avec des films. Exemple en Chine, avec les coiffes spectaculaires des femmes miao, dont la volumineuse chevelure s’articule autour de longues cornes. Sur un grand pan de mur, huit films dévoilent comment ces coiffes sont fabriquées, portées… Au public ensuite d’aller les retrouver dans l’exposition.

Une coiffe de femme miao (Chine). Photo Pierre-Olivier Deschamps

Pour les paroles Ne ratez pas la table d’écoute. Quelques spécialistes documentent les parures. Surtout Antoine de Galbert parle de sa « boulimie » ; de ses 80 % de pièces achetées en France, chez des antiquaires, des marchands spécialisés, dans des brocantes ou des salles de ventes. Ou ramenées de ses voyages. Avec des anecdotes étonnantes… Comme pour ce couvre-chef en soie rouge avec des fils en métal, déniché dans le grand bazar d’Istanbul qui se révélera être un couvre… théière. Mais il y a aussi, à l’entrée, le texte d’Aline Vidal, sa compagne : elle retranscrit le rêve fébrile de cet amateur d’art contemporain, quand il avait été atteint de la… coiffe des rotateurs (les tendons au niveau de l’articulation de l’épaule). 220


Antoine de Galbert l’avait pris pour un couvre-chef. Il s’agissait, en fait d’un courvre-théière. Photo Progrès / Musée des Confluences

Et même pour la danse C’est comme une petite pièce circulaire installée dans l’exposition. À l’extérieur, on poursuit la découverte, avec des pièces toujours plus étonnantes comme cette toque ougandaise en fourrure de singe ou cette coiffe de théâtre chinois en plumes de martin-pêcheur cloisonné. On y pénètre. L’intérieur est rythmé par des images animées qui montrent les coiffes en mouvement, avec des rites, des danses, sur des musiques contemporaines ou traditionnelles. « L’idée est de donner la possibilité au visiteur d’être vraiment dans l’exposition, et de lui donner envie de danser » indique Zette Cazalas, fondatrice de l’agence ZenDco, qui a signé cette éblouissante scénographie, comme une œuvre d’art à part entière.

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30 LOISIRS LYON ET RÉGION RHÔNE

Lundi 10 juin 2019

Notre sélection

Partez profiter du lundi de Pentecôte avec le sourire Ce lundi, rallongez votre week-end avec une sortie au musée ou en plein air. Voyagez en train, ou dans les arbres, pour profiter de ce lundi de repos. À consulter également : notre agenda poursortir.com

Faites un saut à l’exposition du musée des Confluences C’est la toute nouvelle exposition Le Monde en tête et elle est top ! Imaginez 340 coiffes, venues du monde entier, patiemment réunies pendant trente ans par le collectionneur Antoine de Galbert, somptueusement mises en scène. Vous pouvez aller la visiter en famille : elle plaira à tous, enfants ou adultes, initiés ou pas à l’art contemporain. D’autant qu’il n’y a pas que des couvre-chefs immobiles à admirer (même si certains sont étonnants). Des films grand format les montrent portés ou en train d’être fabriqués. Le challenge est d’aller ensuite les retrouver sur les différents plateaux. Jusqu’au 15 mars, au Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 2e. Ouvert ce lundi de Pentecôte de 10 à 19 heures. Tarif : 9 €, 6 € à partir de 17 heures. Gratuit pour les jeunes -18 ans et étudiant -26 ans. Plus d’infos www.museedesconfluences.fr

Antoine de Galbert a fait don de sa collection au musée des Confluences. Photo Progrès/Joel PHILIPPON

Grimpez dans les plus hauts arbres de Fourvière

Cette année, le parc France Aventure Lyon Fourvière, fêtera ses 15 ans. Photo Progrès/Manon DE PAZ Si vous êtes fan d’Indiana Jones ou de Tarzan, alors vous allez apprécier le parc multi-activités France Aventure Lyon et ses 7 parcours acrobatiques en hauteur, faits pour tous les niveaux, et tous les âges. Vous pourrez profiter d’une journée au vert, ce lundi, dès 10 heures ! Ouvert de 10 à 19 heures, le lundi 10 juin, place du 158e Régiment d’Infanterie, Lyon 5e. Tarifs : 12 à 24 € la journée. Réservation par téléphone au 04 78 36 31 75 ou sur france-aventures.com

Partez visiter la ferme d’Antoine à Villechenève La ferme d’Antoine vous propose une visite complète au milieu des animaux, ce lundi. Découvrez les stabulations, la nurserie, et les salles de traite au fil de la balade. Les chèvres et les lapins vous attendront de pied ferme pour être nourris. Et pour les petits gourmands, un goûter sera également proposé pour 2 € de plus, garni par les produits frais de la ferme. De quoi finir la journée en beauté ! Ouvert de 14 à 17 heures, 314, chemin du coton, Villechenève. Tarifs : 5 €. Réservation obligatoire au 06 62 62 89 52.

Au cours de la foire, 400 exposants seront dispersés sur un circuit de 2,5 km à travers la commune. Photo Progrès/DR

Découvrez la grande foire de Chaponnay La 132 e édition de la Foire de Chaponnay vous ouvre ses portes lundi. Dès 5 heures du matin, l’ensemble des 400 exposants s’installeront dans les rues du village. Plus de 5 000 visiteurs sont attendus au cours de la journée ! Lundi 10 juin, de 5 à 17 heures, à Chaponnay. Accès libre.

LYON

Viva Opéra !

Gagnez vos places pour I Capuleti e i Montecchi À Vérone, au XIIIe siècle, les partisans de Capellio, les Capulets appartenant au parti des guelfes, s’opposent à leurs irréductibles ennemis gibelins, les Montaigus qui ont à leur tête, Roméo. Giuletta, la fille de Capellio doit épouser Tebaldo qui soutient son père dans cette lutte incessante

entre les deux clans. Mais la jeune fille aime d’un amour réciproque Roméo. C’est l’histoire éternelle de Roméo et Juliette. C’est aussi la trame de l’opéra de Vincenzo Bellini I Capuleti e i Montecchi. Ce jeudi 13 juin, on pourra découvrir sur les écrans des UGC, la captation de la production de Zu-

rich. Jeudi 13 juin, 19 h 30, à l’UGC Confluence. Tarifs : 10 à 30 €. Gagnez une invitation en envoyant un mail à loisirs69@leprogres.fr en mentionnant votre nom complet et votre adresse. Seuls les gagnants recevront une réponse.

Photo Accentus Music/Monika RITTERSHAUS

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PAYS :France

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11 juin 2019 - N°3023

LYON

340 COIFFESEXPOSEES AU MUSEEDESCONFLUENCES Le collectionneur

Antoine

donné

au Musée des Conflu-

340 coiffes

de Galbert

a

tion de l'expo permanente Espèces- permet

d'embrasser d'un seul regard la variété des

ences, pour constituer une éblouissante ex-

340 objets présentés sur divers plateaux circu-

position à voir jusqu'au 15 mars 2020.

laires.

Pour l'histoire, un jour, à Paris, Antoine de

« Il n'y a pas de répartition géographique car

Galbert a acheté un calot en plumes de casoar, un grand oiseau vivant en Papouasieet

il y a davantage de parures en provenance

aussi visible au Parc des oiseaux de Villars-lês-

d'Afrique et d'Asie que d'Amérique et d'Océanie. On s'est intéressé à l'aspect universel »,

Dombes, dans l'Ain. C'est ainsi que l'aventure

indique Mainig le Bacquer, cheffe de projet.

de sacollection a commencé.

Toutes cesparures ne sont pas figées. Ici et là,

Quand ce grand voyageur a fermé son centre

on les voit aussi portées par les populations.

d'art contemporain, LaMaison Rouge, à Paris,

Avec des photos au côté des cartels d'infor-

il a décidé de la donner au Musée des Confluences. « Je connais bien le Musée d u quai

mation, mais aussi avec des films. Sur

un

grand pan de mur, huit films dévoilent com-

Branly, mais il a déjà des fonds colossaux»,

ment ces coiffes sont fabriquées et portées.

confie ce Grenoblois, initié à l'art primitif par

Lors de votre visite, ne ratez pas la table

le lyonnais Paul Gauzit.

d'écoute. Quelques spécialistes documentent les parures. Surtout, Antoine de Galbert parle

Ainsi, 520 coiffes (et objets) ont fait leur entrée à Lyon, anciennes ou récentes, originai-

desa \boulimie\,

res d'Océanie,

tées en France, chez des antiquaires, des mar-

d'Amérique,

d'Afrique

et

de ses80 % de pièces ache-

d'Asie. «Aucune institution n'aurait pu avoir

chands spécialisés,dans des brocantes ou des

les moyens de rassembler pendant trente ans

sallesde ventes, ou ramenées de sesvoyages.

des coiffes du monde entier », apprécie Hélène Lafont-Couturier, la directrice.

C'est comme une petite pièce circulaire instal-

Raressont les expositions qui provoquent un

suit la découverte, avec des pièces toujours plus étonnantes comme cette toque ougan-

qui montrent les coiffes en mouvement, avec

res, samedi et dimanche, de10 à 19heures.Noc-

effet «wa ouh » dèsle seuil franchi. Le Monde

des rites, des danses, sur des musiques con-

turne, le jeudi, jusqu'à 22 heures. Tarifs : 9 eu-

en tête en fait partie.

daise en fourrure de singe ou cet ornement

temporaines ou traditionnelles.

Levisiteur est immédiatement

de théâtre chinois en plumes de martin-pê-

> LeMonde en tête jusqu'au 15 mars 2020, au

ros , 6 euros à partir de 17heures. Gratuit pour les moins de 18ans et les étudiants de moins de

de beauté rassemblée. La scénographie de

cheur cloisonnées.

musée des Confluences, 86, quai Perrache,Lyon

26 ans.

l'agence ZenDco - qui avait signé la concep-

L'intérieur est rythmé par des images animées

2 . Ouvert du mardi auvendredi de 11à 19heu-

saisi par tant

lée dans l'exposition. À l'extérieur, o n pour-

e

Plusd'infos sur vsww.museedesconfluences.fr

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© Artkane Asylum

LOISIRS ET AUSSI Concerts. Nuits animées en montagne

Les nuits du Haut Bréda fêteront leurs dix ans cette année. Du 22 juin au 24 août, le village sera rythmé par des spectacles et des concerts. Le programme sera composé de plus de dix événements, avec, pour l’ouverture le 22 juin, le groupe Little Mother Funkers, qui viendra animer le village avec ses morceaux funk. lesnuitsduhautbreda.com

Jazz explosif

Le nouveau numéro de la revue trimestrielle L'Alpe est disponible en kiosques et en librairies. Ce 85e numéro traite de l’histoire de l'économie alpine, ainsi que des nouveaux défis auxquels font face les producteurs de nos jours. La revue se plonge dans les foires et marchés anciens, notamment au XVIIIe siècle, où les foires étaient d’une importance capitale pour les habitants des Alpes. Au sommaire également : l'exposition de photos de la médiathèque de Valais-Martigny, qui nous présente les portraits d'habitants et touristes des Alpes suisses de la fin du XIXe au début

La vie secrète de la mare, de Gilles Leblais, est paru aux éditions Terre Vivante, le 15 mai dernier. Ce petit ouvrage nous décrit le monde merveilleux de la mare naturelle, un vivier de biodiversité. Ce livre renferme des conseils pour créer votre propre mare et entretenir un écosystème riche dans votre jardin. boutique.terrevivante.org

Concours. Élisez l’arbre de l’année © Pierre Huchette

À l’occasion de la 39e édition de Jazz à Vienne, l’événement Caravan’Jazz se tiendra autour de la cité iséroise, du 27 juin au 6 juillet. Les Swingirls se produiront donc dans huit bourgs différents. Avec un style tout droit sorti des années 50, ce trio vous surprendra avec une alternance de reprises de tubes version jazz et de compositions personnelles. Leur style décapant entre swing, rock et pop, agrémenté de textes humoris-

LYON. EXPOSITION LE MONDE EN TÊTE

Depuis le 6 juin dernier, le musée des Confluences de Lyon accueille l’exposition Le monde en tête. Vous pouvez contempler la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, qui recèle plus de 300 coiffes venant du monde entier. La diversité des matériaux et des formes de ces couvre-chefs reflète parfaitement la pluralité des cultures dans le monde. exposition-lemondeentete.fr

MAGAZINE

LES AFFICHES DE GRENOBLE ET DU DAUPHINÉ

Le magazine Terre Sauvage et l’Office national des forêts organisent pour la 8e fois le concours de l’arbre de l’année. Vous pouvez déposer vos photos jusqu’au 30 juin. Les candidats seront soumis au vote du public à partir du 19 septembre. Qui succédera au chêne-liège corse (notre photo) qui avait remporté le titre en 2018 ? arbredelannee.com

PLUS LOIN

DR

MUSIQUE

Sur les étals des Alpes

Livre. Une oasis de biodiversité chez vous

tiques, vous fera assurément danser et rire. Chaque jour, le rendez-vous est à 19 h dans la ville ou le village en question avec une première partie assurée par un groupe local, différent à chaque concert. Le trio s e p r o du i r a n o t a m m e nt le 28 aux Côtes-d’Arey, le 29 juin à Septème ou encore le 2 juillet à Chasse-sur-Rhône. Cette tournée accompagne donc le festival Jazz à Vienne, qui animera les rues de la ville et des alentours du 28 juin au 13 juillet. Le programme complet est à retrouver sur jazzavienne.com l

©Frédéric Jouhanin

DRÔME. CONCERTS AU PALAIS IDÉAL du XX e siècle. Vous pourrez encore découvrir la fête des vignerons de Vevey en Suisse. Ce rendez-vous datant du XVIIIe siècle a la particularité de rassembler producteurs et amateurs de vin seulement cinq fois par siècle. L’Alpe offre toujours un condensé d'histoire et d'actualités sur nos régions montagneuses. l 51

Le féerique Palais Idéal d’Hauterives dans la Drôme sera le théâtre de concerts en cette fin de mois de juin et jusqu’au début du mois de juillet. Le coup d’envoi de ces soirées musicales sera donné à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin. Le groupe Coverqueen se produira sur la scène, en reprenant les titres du groupe mythique, tout en y ajoutant leur touche personnelle. Seront aussi à l’affiche Hoshi, Marc Lavoine ou JeanLouis Aubert (concerts complets). facteurcheval.com 224

21 JUIN 2019


PAR CAROLINE SICARD

LYON 1

© PHOTOS PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS

Cartes magiques

LYON 2

La tête bien couverte DONATION. En plumes, en laine, en bois ou en cheveux, avec des perles ou des boutons, petites ou immenses, les coiffes collectées par Antoine de Galbert sont d’une diversité saisissante. Pendant 30 ans, ce collectionneur d’art et galeriste a débusqué toute sorte de couvre-chefs en provenance des quatre coins du monde. Une impressionnante collection réunissant plus de 500 pièces qu’il a décidé de léguer au musée des Confluences en 2017, et dont quelque 300 pièces sont aujourd’hui présentées dans la nouvelle exposition de l’institution, Le Monde en tête. L’installation a été intelligemment décloisonnée : en un coup d’œil, le public embrasse l’importance du nombre mais aussi la variété des objets de la collection. Si la grande majorité des couvre-chefs sont originaires d’Afrique et d’Asie, leur datation oscille entre le XVe siècle pour les plus anciens et le XXIe siècle pour les plus récents.

ART CONTEMPORAIN. C’est l’une des formes d’art les plus anciennes de notre humanité, ce qui ne l’empêche pas d’en être aussi l’une des plus récentes. Depuis plus de 40 000 ans, les tribus aborigènes dessinent, chantent et dansent des cartes abstraites symbolisant les grandes mythologies de leur culture et leurs lieux sacrés. Des peintures, souvent éphémères, qu’ils tracent sur le sol, leurs corps ou les parois des cavernes. Mais depuis les années soixante-dix, ils les réalisent aussi sur des toiles. Artiste très proche des peuples aborigènes, Arnaud Serval a choisi de présenter à la BF15 deux artistes contemporains aborigènes, devenus de vraies légendes : Ronnie Tjampintjinpa et Walala Tjapaltjarri. Loin des bibelots vendus aux touristes, on peut découvrir leurs toiles spirituelles racontant la création du monde lors du Temps du rêve. S’il est bien ardu pour nous de comprendre une culture si ancienne et si différente de la nôtre, on peut se laisser hypnotiser par leurs œuvres psychédéliques, semblant toujours en mouvement.

Songlines, jusqu’au samedi 27 juillet à la BF15, Lyon 1er. Du mercredi au samedi, de 14h à 19h. Entrée libre. Visites commentées les samedis à 15h. labf15.org

Chocs culturels Différentes thématiques regroupent les coiffes selon leur utilisation, qu’elle soit purement pratique (se protéger des intempéries), sociale (marquer son statut) ou encore religieuse (se connecter avec l’Au-delà). À ne pas manquer au fil de la visite, la section de couvre-chefs improbables issus du mélange des cultures dû à la colonisation. On y découvre des choses étonnantes, comme une casquette en forme de raie confectionnée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui n’est pas sans rappeler les casquettes de marins allemands, ou une coiffe en perles d’une tribu nigériane s’inspirant des perruques de magistrats britanniques. Une façon de ne pas oublier, au-delà de l’aspect ethnologique de ces coiffes, leur fabuleuse esthétique. Lyon 2e. Du mardi au vendredi, de 11h à 19h (22h le jeudi), samedi et dimanche de 10h à 19h. De 5 à 9€. museedesconfluences.fr

© DR

Le Monde en tête jusqu’au 15 mars 2020 au musée des Confluences,

Ronnie Tjampintjinpa 225 ÉTÉ 2019 EXIT MAG _ 41


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26 juin 2019 - N°963 - Edition Lyon

et pourtant, comme souvent dans ce musée, il est une porte d’entrée étonnante et convain cante sur la diversité du monde. Sansremon ter bien loin - tout ou presque ici date des XIX eet XXesiècles - il est question, dans Le Monde en Tête,de rites, de symboliques et in fine du quotidien d’Américains du sud ou d’Africains essentiellement ; car oui la coiffe donne des indications sur celui ou celle qui la porte afin de fluidifier les rapports sociaux. Quid de son ethnie, son rang social, son vil lage, sa situation personnelle (mariée, céliba taire, veuf, parent...). En treize thématiques, dans le plus vaste espacedédié aux expos, le Musée des Confluences n’a pas édifié de parois afin que cet ensemble soit un tout et reste fi dèle à l ’esprit du collectionneur Antoine de Galbert qui vient de lui faire don de ses520 objets (340 sont visibles) acquis en une tren taine d’années. Matière pas encore cotée comme l ’art contemporain ou les statues, ces coiffes sont une véritable curiosité visuelle et plastique dont le musée montre aussi les usages en mouvements grâce aux films du fond Jean Rouch. Ati Musée des Confluences jusqu ’ au 15 mars 2020

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© Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU'

Les couvre-chefs de Galbert

Coiffe-bonnet, roriro-ri, 20e siècle, Brésil

Diadème aux phénix, feng guan. 20e siècle, Chine

Chapeau d’homme peul, 20e siècle, Tchad

L’

autre pan de ses trésors au musée de Grenoble. “Souvenirs de voyage” y retrace en dix-sept salles les affinités du collectionneur, sa passion pour l’art contemporain, son goût pour les marges, l’art brut et l’ethnographie. Peintures, dessins, photographies, installations, art primitif, objets religieux et populaires se déploient en une scénographie de l’intime avec de grandes figures de l’art moderne comme Schwitters, Ben, Boltanski, Fontana. Cette collection dévoile la cohérence et la richesse de la démarche d’Antoine de Galbert, lequel aime à dire qu’elle “est

une tabagie”. L’exposition de Grenoble met en lumière l’originalité du collectionneur, qui préfère aux personnalités artistiques les plus connues du monde de l’art l’exploration de territoires inconnus. Un véritable voyage intérieur.

humanité entière se couvre la tête pour se protéger du soleil ou de la pluie, mais aussi parfois, de manière plus symbolique, pour exprimer une identité ou se prémunir de forces malveillantes. Étonnants, parfois spectaculaires, ces couvre-chefs reflètent une grande diversité culturelle. Antoine de Galbert a réuni depuis presque trente ans plus de 500 coiffes, une collection qu’il a léguée au musée des Confluences en 2017 et qui fait l’objet d’une exposition jusqu’en mars 2020. Le fondateur de la Maison Rouge à Paris donne à voir un

Le monde en tête / La donation Antoine de Galbert – jusqu’au 15 mars 2020 au musée des Confluences – www.museedesconfluences.fr Souvenirs de voyage – jusqu’au 28 juillet au musée de Grenoble www.museedegrenoble.fr

Philippe Accary

Grand paysage, huile sur toile, Éric Gouttard

Des artistes lyonnais au château de Rochebonne La galerie lyonnaise Jean-Louis Mandon propose comme chaque été une sélection d’artistes vivant et travaillant à Lyon, dont Frédéric de Boccard, Éric Gouttard et Victor Caniato. – du 4 juillet au 25 août, à Theizé-en-Beaujolais www.galeriejeanlouismandon.com

Paysages revisités à Villefranche

Chemin faisant, dans la campagne vaudaise

S’offrir de nouvelles promenades, se situer entre Narcisse et Ulysse, s’interroger sur les rôles de la photographie ou expérimenter l’amour fou selon André Breton sont autant de raisons de venir à Gleizé. Martine Alibert expérimente le travail au Holga dans ses paysages d’eau qui peuvent se perdre, tandis que Philippe Accary, plus proche d’une photographie documentaire, se prête aux expérimentations, au récit, pour que dure l’instantané.

L’espace culturel Assens propose un parcours d’exposition en plein air. Sur sept kilomètres de sentiers, une quarantaine d’œuvres, notamment d’Eggs & Bitschin et de Pascal Liengme. Une promenade tout à la fois artistique, contemplative et sensorielle. Chemin faisant… – jusqu’au 22 septembre à Assens (canton de Vaud) www.espace-culturel.ch

– jusqu’au 13 juillet au hangar 717, 717 rue de Thizy à Villefranche Pascal Liengme

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LYON CAPITALE // JUILLET - AOÛT 2019 // N°790 - 89


5 juillet 2019 Lien : https://www.lyoncapitale.fr/actualite/les-expos-de-l-ete-a-lyon-et-dans-le-rhone/

Les expos de l'été à Lyon et dans le Rhône Entre Hervé di Rosa qui pose ses valises dans les galeries Silka et Autour de l'Image, Guillaume Barth qui dialogue avec les arbres à la fondation Bullukian et la collection de couvre-chefs d'Antoine de Galbert mise à l'honneur au musée des Confluences, Lyon s'apprête à passer une été riche en expositions, à l'abri de la chaleur.

[…] Les couvre-chefs de Galbert L’humanité entière se couvre la tête pour se protéger du soleil ou de la pluie, mais aussi parfois, de manière plus symbolique, pour exprimer une identité ou se prémunir de forces malveillantes. Étonnants, parfois spectaculaires, ces couvre-chefs reflètent une grande diversité culturelle. Antoine de Galbert a réuni depuis presque trente ans plus de 500 coiffes,

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une collection qu’il a léguée au musée des Confluences en 2017 et qui fait l’objet d’une exposition jusqu’en mars 2020.

Musée des Confluences Lyon France ©pod / VU'

Le fondateur de la Maison Rouge à Paris donne à voir un autre pan de ses trésors au musée de Grenoble. “Souvenirs de voyage” y retrace en dix-sept salles les affinités du collectionneur, sa passion pour l’art contemporain, son goût pour les marges, l’art brut et l’ethnographie. Peintures, dessins, photographies, installations, art primitif, objets religieux et populaires se déploient en une scénographie de l’intime avec de grandes figures de l’art moderne comme Schwitters, Ben, Boltanski, Fontana. Cette collection dévoile la cohérence et la richesse de la démarche d’Antoine de Galbert, lequel aime à dire qu’elle “est une tabagie”. L’exposition de Grenoble met en lumière l’originalité du collectionneur, qui préfère aux personnalités artistiques les plus connues du monde de l’art l’exploration de territoires inconnus. Un véritable voyage intérieur.  

Le monde en tête / La donation Antoine de Galbert – jusqu’au 15 mars 2020 au musée des Confluences – www.museedesconfluences.fr Souvenirs de voyage – jusqu’au 28 juillet au musée de Grenoble www.museedegrenoble

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CULT

URE Exposition

Celles et ceux qui regardent Arte ont certainement aperçu la bande-annonce de l'exposition-événement qui se tient actuellement au musée des Confluences, « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert ». Mystérieuse et excitante, elle donne envie découvrir ce qui se cache derrière tous ces couvre-chefs. Des histoires et des rites... Le fondateur de la Maison Rouge à Paris (qui a fermé ses portes à l'automne dernier) a cédé l'ensemble de sa collection de coiffes, qu'il a dénichées tout autour du monde et collectionnées pendant presque trente ans sans jamais se lasser. Une belle marque de confiance pour le musée qui, « par son approche interdisciplinaire, est à l'image des croisements qui ont jalonné ma vie. Remettre l'ensemble de ma collection de coiffes à cette institution est, à ce titre,

d'une grande cohérence », expliquait-il en 2018. D'autant que le collectionneur s'est initié aux arts dits « primitifs » dans notre belle capitale des Gaules pendant ses jeunes années. Sur plus de 520 coiffes et autres objets glanés au fil des voyages et des appels de marchands mis dans la confidence de cet héritier du groupe Carrefour devenu galeriste et mécène, 334 sont visibles dans l'exposition, donnant un formidable échantillon de cette collection assez incroyable. Elle s'ouvre sur un genre de carrousel présentant des coiffes sans cartel, agencées en bouquet, tandis que le poète Fantazio déclame avec sa voix profonde et singulière un texte écrit par la femme d'Antoine de Galbert, Aline Vidal, intitulé La coiffe des rotateurs. Puis c'est une forêt de coiffes qui accueille les visiteurs, rangées par thèmes et régions géographiques. Les vitrines rondes servent d'écrins à de petites merveilles venues des quatre coins du monde, l'exemplaire le plus ancien

remontant au XVe siècle (c'est une coiffe en résille en laine de camélidé, coton, cheveux et roseau issu de la culture Chancay), et le plus récent du début du XXIe siècle (deux coiffes de mariage venant du Bengale en matière végétale). Le regard peut tout embrasser en même temps ou se concentrer sur la finesse des objets, s'intéresser à sa fonction ou simplement s'extasier sur sa beauté.

La coiffe donne des informations sur son porteur Parce que la coiffe a souvent une valeur symbolique et donne des informations sur son porteur et éventuellement assure un rôle protecteur, il y a pas mal de coiffes de mariage, notamment chinoises, mais aussi bédouines, indonésiennes... Toutes plus belles et ouvragées les unes que les autres. Le couvre-chef n'a pas seulement vocation à se couvrir la tête mais aussi à montrer son prestige, notamment chez les chefs africains, et l'exposition regorge de ces chefsd'oeuvre ornés de perles, co-

© Pierre-Olivier Deschamps / Agence Vu'

UN TOUR DU MONDE DES COUVRE-CHEFS AU MUSÉE DES CONFLUENCES

Cimier de coiffe, àkàpari, XXe siècle

quillages et autres fourrure, griffes et cornes. On n'en finira pas de s'étonner de la finesse des tissages d'une toque ou d'une coiffe de moine taoïste en crin de cheval à la minutie extrême, ou encore de l'étrange aspect de ce chapeau de protection tudang venu de Sumatra et couvert d'écailles de poisson. On pourra se perdre dans l'histoire de cette coiffe de deuil collectée en Papouasie-NouvelleGuinée et retrouvée dans un coffre chez la dernière survivante de l'expédition de la Korrigane, l'une des dernières grandes expéditions anthropologiques dans le Pacifique. Ou encore resté scotché à regarder des images de coiffes en mouvement. Bref, un formidable accrochage qui magnifie les objets et donne envie de revenir ! Gallia Valette-Pilenko

© Bertrand Stofleth

Musée des Confluences (Lyon 2e), jusqu'au 15 mars 2020 - www.museedesconfluences.com

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samedi 3 août 2019 | vendredi 9 août 2019 culture

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L'Essor du Rhône

Culture et Loisirs UN TOUR DU MONDE DES COUVRE-CHEFS AU MUSÉE DES CONFLUENCES

Celles et ceux qui regardent Arte ont certainement aperçu la bande-annonce de l'exposition-événement qui se tient actuellement au musée des Confluences, « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert ». Mystérieuse et excitante, elle donne envie découvrir ce qui se cache derrière tous ces couvre-chefs. Des histoires et des rites... Le fondateur de la Maison Rouge à Paris (qui a fermé ses portes à l'automne dernier) a cédé l'ensemble de sa collection de coiffes, qu'il a dénichées tout autour du monde et collectionnées pendant presque trente ans sans jamais se lasser. Une belle marque de confiance pour le musée qui, « par son approche interdisciplinaire, est à l'image des croisements qui ont jalonné ma vie. Remettre l'ensemble de ma collec-

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tion de coiffes à cette institution est, à ce titre, d'une grande cohérence », expliquait-il en 2018. D'autant que le collectionneur s'est initié aux arts dits « primitifs » dans notre belle capitale des Gaules pendant ses jeunes années. Sur plus de 520 coiffes et autres objets glanés au fil des voyages et des appels de marchands mis dans la confidence de cet héritier du groupe Carrefour devenu galeriste et mécène, 334 sont visibles dans l'exposition, donnant un formidable échantillon de cette collection assez incroyable. Elle s'ouvre sur un genre de carrousel présentant des coiffes sans cartel, agencées en bouquet, tandis que le poète Fantazio déclame avec sa voix profonde et singulière un texte écrit par la femme d'Antoine de Galbert, Aline Vidal, intitulé La coiffe des rotateurs. Puis c'est une forêt de coiffes qui accueille les visiteurs, rangées par thèmes et régions géographiques.

du vendredi 9 au jeudi 22 août 2019

CULTURE ET LOISIRS

Les vitrines rondes servent d'écrins à de petites merveilles venues des quatre coins du monde, l'exemplaire le plus ancien remontant au XVe siècle (c'est une coiffe en résille en laine de camélidé, coton, cheveux et roseau issu de la culture Chancay), et le plus récent du début du XXIe siècle (deux coiffes de mariage venant du Bengale en matière végétale). Le regard peut tout embrasser en même temps ou se concentrer sur la finesse des objets, s'intéresser à sa fonction ou simplement s'extasier sur sa beauté. La coiffe donne des informations sur son porteur Parce que la coiffe a souvent une valeur symbolique et donne des informations sur son porteur et éventuellement assure un rôle protecteur, il y a pas mal de coiffes de mariage, notamment chinoises, mais aussi bédouines, indonésiennes... Toutes plus belles et ouvragées les unes que les autres. Le couvre-chef

© Pierre-Olivier Deschamps / Agence Vu'

© Bertrand Stofleth

n'a pas seulement vocation à se couvrir la tête mais aussi à montrer son prestige, notamment chez les chefs africains, et l'exposition regorge de ces chefs-d'oeuvre ornés de perles, coquillages et autres fourrure, griffes et cornes. On n'en finira pas de s'étonner de la finesse des tissages d'une toque ou d'une coiffe de moine taoïste en crin de cheval à la minutie extrême, ou encore de l'étrange aspect de ce chapeau de protection tudang venu de Sumatra et couvert d'écailles de poisson. On pourra se perdre dans l'histoire de cette coiffe de deuil collectée en Papouasie-Nouvelle-Guinée et retrouvée dans un coffre chez la dernière survivante de l'expédition de la Korrigane, l'une des dernières grandes expéditions anthropologiques dans le Pacifique. Ou encore resté scotché à regarder des images de coiffes en mouvement. Bref, un formidable accrochage qui magnifie les objets et donne envie de revenir ! ■■G.V.-P. Musée des Confluences (Lyon 2e), jusqu'au 15 mars 2020 - www.museedesconfluences.com

Cimier de coiffe, àkà-pari, XXe siècle

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

PAGE(S) :18;20

DIFFUSION :696098

SURFACE :8 %

JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien

23 août 2019 - Edition Auray

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Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien entendu, la coiffe

peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

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PAYS :France

RUBRIQUE :Bourgoin-jallieu-région

PAGE(S) :10

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SURFACE :10 % PERIODICITE :Quotidien 23 août 2019 - Edition Bourgoin-Jallieu et Nord-Dauphiné

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SAINT-QUENTIN-FALLAVIER

Plus d’une centaine de fossiles à la Maison forte L’espace d’exposition et de médiation de la Maison-forte des Allinges va accueillir à partir de ce samedi 24 août l’exposition temporaire “Terre de Fossiles”. Plus d’une centaine de pièces issues des collections du Musée des Confluences et de l’Université Claude-Bernard de Lyon seront présentées. Une visite commentée gratuite de l’exposition sera possible ce dimanche 25 août à 15heures. L’occasion pour le public de découvrir la richesse du sous-sol saint-quentinois, avec des fossiles marins d’ammonites, de bélemnites,

et autres céphalopodes appartenant à la période jurassique. La valeur esthétique et scientifique de ces fossiles, due à leur magnifique état de conservation, est reconnue au niveau international. De rares restes d’ossements de reptiles marins, tel l’ichtyosaure, ont également été découverts sur le territoire. En plus de l’exposition, plusieurs rendez-vous autour de la paléontologie, conférences, “ciné-plaisir”, ateliers et démonstrations seront également proposés par le service patrimoine de la commune, à la Maison-Forte

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des Allinges et à l’Espace culturel George-Sand, entre septembre 2019 et février 2020. Exposition temporaire “Terre de Fossiles”, à la Maison forte des Allinges, du samedi 24 août au dimanche 1 erdécembre. Ouvert les mercredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Entrée libre. Renseignement au 04 74 94 88 00 et par courriel  : culture@sqf38. fr. ■

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PAYS :France

DIFFUSION :4558

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JOURNALISTE :Gallia Valette-Pilenko

SURFACE :30 % PERIODICITE :Hebdomadaire

23 août 2019

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UN TOUR DU MONDE DES COUVRE-CHEFS AU MUSÉE DES CONFLUENCES Gallia Valette-Pilenko Actuellement au musée des Confluences, a lieu l’exposition Le Monde en tête, la donation Antoine de Galbert. Mystérieuse et excitante, elle donne envie découvrir ce qui se cache derrière tous ces couvre-chefs. Des histoires et des rites... Le fondateur de la Maison rouge à Paris (qui a fermé ses portes à l’automne dernier) a cédé l’ensemble de sa collection de coiffes, qu’il a dénichées tout autour du monde et collectionnées pendant presque trente ans sans jamais se lasser. Une belle marque de confiance pour le musée des Confluences qui, « par son approche interdisciplinaire, est à l’image des croisements qui ont jalonné ma vie. Remettre l’ensemble de ma collection de coiffes à cette institution est, à ce titre, d’une grande cohérence », expliquait-il en 2018. D’autant que le collectionneur s’est initié aux arts dits « primitifs » dans la capitale des Gaules pendant ses jeunes années. Sur plus de 520 coiffes et autres objets glanés au fil des voyages et des appels de marchands mis dans la confidence de cet héritier du groupe Carrefour devenu galeriste et mécène, 334 sont visibles dans l’exposition, donnant un formidable échantillon de cette collection assez incroyable. Elle s’ouvre sur un genre de carrousel présentant des coiffes sans cartel, agencées en bouquet,

tandis que le poète Fantazio déclame avec sa voix profonde et singulière un texte écrit par la femme d’Antoine de Galbert, Aline Vidal, intitulé La coiffe des rotateurs. Puis c’est une forêt de coiffes qui accueille les visiteurs, rangées par thèmes et régions géographiques. Les vitrines rondes servent d’écrins à de petites merveilles venues des quatre coins du monde, l’exemplaire le plus ancien remontant au XVe siècle (c’est une coiffe en résille en laine de camélidé, coton, cheveux et roseau issu de la culture Chancay), et le plus récent du début du XXIe siècle (deux coiffes de mariage venant du Bengale en matière végétale). Le regard peut tout embrasser en même temps ou se concentrer sur la finesse des objets, s’intéresser à sa fonction ou simplement s’extasier sur sa beauté. LA COIFFE DONNE DES INFORMATIONS SUR SON PORTEUR Parce que la coiffe a souvent une valeur symbolique et donne des informations sur son porteur et éventuellement assure un rôle protecteur, il y a pas mal de coiffes de mariage, notamment chinoises, mais aussi bédouines, indonésiennes... Toutes plus belles et ouvragées les unes que les autres. Le couvre-chef n’a pas seulement vocation à se couvrir la tête mais aussi à montrer son prestige, notamment chez les chefs africains,

0xPIXx6_TWd-x8vqazEz1jaC1bxcVkEMqg6dcA7MS1zmXRLjf6kfbcLd5mTB8MDCmYzI4

et l’exposition regorge de ces chefs-d’oeuvre ornés de perles, coquillages et autres fourrures, griffes et cornes. On n’en finira pas de s’étonner de la finesse des tissages d’une toque ou d’une coiffe de moine taoïste en crin de cheval à la minutie extrême, ou encore de l’étrange aspect de ce chapeau de protection tudang venu de Sumatra et couvert d’écailles de poisson. On pourra se perdre dans l’histoire de cette coiffe de deuil collectée en Papouasie-Nouvelle-Guinée et retrouvée dans un coffre chez la dernière survivante de l’expédition de la Korrigane, l’une des dernières grandes expéditions anthropologiques dans le Pacifique. Ou encore rester scotché à regarder des images de coiffes en mouvement. Musée des Confluences ( Lyon 2e), jusqu’au 15 mars 2020 www. museedesconfluences. com Infos pratiques Adresse : 86 quai Perrache, 69002 Lyon - France Téléphone : 04 28 38 12 12 Horaires : • du mardi au vendredi de 11 h à 19 h • samedi et dimanche de 10 h à 19 h • jeudi nocturne jusqu’à 22 h Fermeture : lundis et jours fériés (1er janvier, 1er mai et 25 décembre) ■

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PAYS :France

RUBRIQUE :Culture

PAGE(S) :17;19

DIFFUSION :733078

SURFACE :8 %

JOURNALISTE :Jean-Marc Pinson.

PERIODICITE :Quotidien

24 août 2019 - Edition Ancenis

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Art et Société D'étranges couvre-chefs Jean-Marc PINSON. Antoine de Galbert est un grand collectionneur d'art primitif. Il a commencé par des masques puis un jour il a acheté un calot en plumes de casoar, un oiseau de Papouasie. À partir de là il s'est mis à dénicher des coiffes du monde entier, acquises lors de voyages mais essentiellement à Paris. Il a décidé en 2017 de faire don de 500 coiffes au musée des Confluences à Lyon. Musée qui rend hommage aujourd'hui à son généreux donateur en exposant une grande partie de la collection. Bien

entendu, la coiffe peut être éblouissante par son esthétisme, sa matière, mais ces coiffes du monde entier avaient aussi un rôle et conféraient un statut pour celui ou celle qui la portait : le monarque, la jeune mariée, le chamane, le guerrier. Il paraît qu'Antoine de Galbert a failli garder une coiffe : une couronne des Marquises réalisée avec 2 000 dents de dauphins. ■

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PAYS :France

RUBRIQUE :Coulisses

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JOURNALISTE :Nicolas Schiavi

SURFACE :753 % PERIODICITE :Trimestriel

1 septembre 2019 - N°14

COULISSES

e

des fonfeuences

LE MUSÉE DES CONFLUENCES EN CHIFFRES Avec une superficie totale de 27 000 m , le musée des Confluences est d abord composé du Nuage des espaces dédiés aux expositions temporaires ( 2800 m2) et d autres consacrés aux expositions permanentes (1 900 rn2). On y trouve aussi quatre ateliers pédagogiques. une terrasse , un café et l administration du site . Avec ses verrières , le immenses Cristal élève jusqu' à 33 m de hauteur pour 1 300 m2au total Il comprend deux auditoriums un grand ( 300 places) et un petit (118 places) . L ensemble repose sur un socle en béton d une surface de 8 700 econçu sur deux niveaux . Quatorze semienterrés poteaux monumentaux et trois piliers principaux supportent les 6 000 tonnes du Nuage Quand on voit le musée de extérieur , on peut se demander si cela ne va pas être un joyeux bazar l intérieur En réalité , est trés tacite de se repérer pour le public» plaisante Gilles Mugnier , scénographe et chef du service technique et culturel. '

'

a abord

succès. Au centre des débats, il y a eu le coût des

'

s'

'

'

'

le Ensuite le

travaux jugé exorbitant et sesfactures de fonctionnement qui ont inquiété les contribuables lyonnais. Après une

Le musée le plus visité de France en dehors de Paris : "

'

4 La chasseaux information. À quelquesjours de l ouverture de l exposition temporaire intitulée Un '

'

inauguration polémique en décembre 2014,l édifice culturel entre ciel et terre a finalement trouvé son public.

monde en tête, les employés peaufinent leur dernière oeuvre. Dansles 741

Depuis l ouverture, plus de millions de curieux sesont pressésau musée

que plusieurs techniciens affairent. Un bruit de métal cognant le sol vient rompre la quiétude . Bientôt

'

'

des Confluences pour y découvrir des récits multiformes , des sociétéset des civilisations du monde entier. Le controversé est finalement devenu projet le musée le plus visité de Franceen dehors de Paris.

m'

de la salle n , lesilence est d or alors '

s'

le bruit d une visseusefend l air et '

'

sembleconcourir aveccelui d une scie en action Sous lecalme apparent l exposition seconstruit '

'

une culture différente. Çadonnele tournis ! » assurela responsablequi a consulté des spécialistesuniversitaires ,galeries,collègues d institution pour documenter lesdifférentes '

pièces. En tout 40 experts sont venus lui prêter main-forte . « Noussommes partis d une donation, puis nous avons réfléchià un parcoursqui parle au grand '

public. Nous imaginonscomment le visiteur va évoluerdans l espaceet quelle '

information lui donner Ici, le parcours estpas vraiment guidé. Onse promène n'

minutieusement grâce à ce ballet d outils. est le moment crucial du montage. Pour

commedans un jardin , on papillonne. Notre coeur de métierestde réfléchirà

en arriver là , il a fallu un long travail préparatoire afin que tout se passeau

la médiation avecle public aprèsavoir collectédu sens», indique Maïnig Le

mieux , grâce au management de la chargée dexposition , Maïnig Le

Bacquer. Pour l aider dans cette chasseaux

catalogue riche et universel, à même d émerveiller le public . VivreLyona rencontré celleset ceux qui mettent

Bacquer. « D habitude, il a une idéegénérale autour d un ensembled objet Ici, chaque

informations , ellea également pu compter sur le soutien de Deidre

en valeur cespiècestémoins du temps, une équipe de passionnésau service

coiffe raconteunepetite histoire. est l exposition d unecollection. Chaque

Mie du musée des Confluences. « Il estextrêmementréjouissantde

de l histoire de l humanité.

objet estcommeune porte d entréevers

trouver une information sur une

Cette jeune institution doit en grande partie cesuccèsà sesexpositions millions temporaires .Avec plus de d objets dans sacollection , le musée des Confluences bénéficie d un '

'

'

'

'

'

C'

'

'

'

C'

'

'

'

'

Emmons , chargée des collections

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PAYS :France

RUBRIQUE :Coulisses

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JOURNALISTE :Nicolas Schiavi

SURFACE :753 % PERIODICITE :Trimestriel

1 septembre 2019 - N°14

VIVRE

LYON

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RUBRIQUE :Coulisses

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JOURNALISTE :Nicolas Schiavi

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1 septembre 2019 - N°14

COULISSES

. Le vraiplaisir de pouvoir spécifique communiquersurl information la plusjuste.À titre personnel, apprends beaucoup», explique la référente collections. '

j'

Lesinformations réunies ne servent passeulement à renseigner le public. Lobjectif estausside pouvoir '

lesindications précises communiquer leurscollègues. «Notre rôle est lelien c'

entrel objetet lerestedesservicesNous '

sommeslà pour parler à la placedes objetsetpour celanousavonsbesoin d un maximum dematière» , rappelle '

Deidre Emmons. Interlocutrice detous , Maïnig Le Bacqueresten lien avecl ensemble '

des corps de métier , de la conception à l ouverture jusqu' à la promotion '

et le démontage de l exposition . Un rôle pivot qui l oblige à en connaître '

'

le minimum sur chaque activité pour savoir quand et comment chacun doit intervenir . Scénographe, socleur, responsableaudiovisuel,régisseuse lumière lesdifférents intervenants apportent tous leur pierre à l édifice. '

084/

14R

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RUBRIQUE :Coulisses

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JOURNALISTE :Nicolas Schiavi

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1 septembre 2019 - N°14

+ Mettre en valeur la collection « essayedefaire en sortequechaque exposition soitdifférenteet qu' ily ait une pertinenceentre lescouleursles , il objetsetle thème. Au démarrage faut trouverl idéequi serale principe . Tout doit participera scénographique l immersiondu public» , indique Gilles '

'

Mugnier . Scénographepermanent au musée desConfluences (on lui doit notamment Yokainoshima,Fêtes himalayenneset Désird art), celui-ci '

était pas en charge de la d mondeen tête puisqu' muséographie n'

'

elle est

l ceuvrede Zette Cazalasde agence Zeni-dC0 . Néanmoins, ce professionnel expérimenté aencadré l exposition '

'

UN MONDE EN

'

en tant que chef du servicetechnique et culture en effectuant des études de faisabilité et en organisant les moyens humains et matériels pour monter le projet . Pour lui , la scénographieest une miseen espace»qui raconte une histoire au public. « Au-delàdu fait devoir desobjets,je

'

'

pensequelesvisiteursviennentchercher un récit estdans l ADN du muséedes Confluences: on veut vivreune

'

C'

expérience . Celafait venir un public qui est pasuniquement attiré par l aspect n'

'

culturel », confie-t-il . Et quoi de mieux que

'

l image et le son pour donner vie aux expositions ?Devant sesordinateurs , '

'

C'

Azeddine Mayouf règle les derniers détails de lamatière audiovisuelle engagéepour faire appel à tous les sens

une part importante en muséographie

du visiteur . « je gèrela partie technique

notamment grâceà son côtéludique.

son, vidéo, image et dispositifinteractif Tout dépenddu désirdu scénographe.

assureune trille technologiquepour me tenirau courant desdernièressorties high-techet resterà la pointe» , indique

essayede trouverlessolutionslesplus adaptéesà sademande, enminimisant lescoûtsetdonc en utilisant lematériel

'

Azeddine Mayouf qui fait partie d une équipe de permanents. D ailleurs, '

que ai enstock: toile, lecteurs, produits informatiques, écrans . », commente le

le chef deservice Gilles Mugnier a

régisseuraudiovisuel qui gère également l automation et la maintenance

techniciens interne pour assurerplus de réactivité . Parmi cescollaborateurs, il y a Anthony Glais, le socleur du musée.

j'

'

du matériel. Assis devant son atelier pour faire du montage vidéo ou présent dans la salle pour observer la résolution des animations projetées, le technicien prête son oeil affûté et son oreille aiguiséeà toutes les situations . aboutissement est le plaisir évident pris par le public à se laisser bercerdans cesdifférentes formes sensorielles. « Laudiovisuela '

au 15 mars 2020. lemusée des Confluencestransporte le visiteurautour du monde, ladécouverte de 334coiffes et costumes dans la plus vaste salled exposition. À partird une donation d Antoinede Galbert, l établissementdévoile couvre-chefs bonnets de plumeset couronnesqui marquentaussi bien une protectionsymbolique, un emblèmede pouvoir. d idenbtéou marque le statut de l individu. « est une formede voyage immobile travers lhumanité Lemonde entierse couvrela tète pour différentesraisons et d un seul regard. on apprehendetous les usages de ces coiffes. Elle est fres innovante par rapport à ce qu' on a déjà présenté , avoue Hélène Lafont-Couturier. ladirectncedu musée. Jusqu'

défendu l idée d un réseaude '

'

s'

constituéd inox ou d acier Il faut qu' il soit représentélemieux possibleet '

'

'

sécurisé . lefais souventdestiges car est esthétiquementplus agréableà l oeil», c'

'

explique-t-il alors qu' il termine une soudure. Au milieu descentaines decoiffes qui habillent l exposition , '

Anthony Glais estautant artisan qu' artiste . « le manipule le moins possible la pièce. ai une lecturedel objet,je le visualisedans sespointsforts, sespoints '

J'

faiblespuisje gèrelespoidset les Pourcetteexposition, ai créédes contrepoids j'

Le métal et la

tigeslégèrementcourbée> à l arrièreafin dedonnerun peu de légèretéà la coiffe et éviterun effet d empalement. » '

Mon travail estde mettreen exergue l objetgrâceà un supportmétallique '

'

La scénographie raconte une histoire au public: "

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JOURNALISTE :Nicolas Schiavi

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1 septembre 2019 - N°14

COULISSES PRISON , AU-DELÀ DESMURS L exposition intitulée Prison au-delà des murs (du 18 octobre 2019 au 26 juillet 2020) sera le fer de lance de la nouvelle saison . Nous allons y trouver des points de vue historique philosophique anthropologique , sociologique et artistique sur l univers carcéral . Il y aura aussi un petit théâtre d optiques car au-dela des mots , est une forme qui peut exprimer la souffrance et les espoirs des lieux de détention , dévoile Helene Lafont-Coutuner. '

'

'

c'

La technique doit effacer au profit de l objet présenté : "

'

'

'

monte-charges , dessalleset une régie indépendante celanouspermetde monteret démonterdesexpositions

de longs placardsroulants pour nous dévoiler son matériel : rubans LED , petits projecteurs pour des viséesplus

en présencedu public », explique

préciseset fresnelsavecun champ lumineux élargi. « estplus compliqué

'

Gilles Mugnier qui loue par ailleurs la praticité des lieux « Lemuséedes Confluencesestun trèsbeloutil de travail Nous avonsdessallesdignesde

s'

une foule de petits détails à régler. Pour Un mondeentête, il a fallu savoir comment positionner lescoiffes. Pour chacune d entre elles,Anthony '

Biaispeut appuyer sur lesrecherches s'

n'

Danssasalledeslumières , elle attrape

déduire despetitespiècescar je dois par exempleéviterlesombresdevant lesobjetsou lescartels(lespetites informatives ndlr) lorsquelesvisiteurs sebaladent. Lesvitrinesoccasionnent

seretrouveravecd affreusesgoulottes dans l espace . Au plafond, un grill permet

quant à ellesdesrefletsqui rendentma tâcheplus complexe.» À l occasiond Un

demettre desprojecteurs »

mondeen tête, Célia Jouve a suspendu

Le scénographe estlà pour

près de projecteurs sur le grill , donnant au plafond un air de ciel étoilé .À mètresde haut , soulevée par une grande nacelle, elle assureen

'

'

m'

plateaux dethéâtreet descaniveauxau solqui permettent detirer descâblessans '

l objet présenté. Bien entendu , il existe

'

imprégnerdespièces.Ensuite,je dois gérerlescontraintescomme leszones à éclairerpour éviterque lesgensnese prennent lespieds importe oit »

'

'

grill et destables», indique-t-elle . « regardeaussilecahierd objetspour

morphologiedel objet», évoque-t-il. Au final ,chaque objet bénéficie d un support spécifique qui est étiqueté et conservé pour d autres réutilisations. « Côtéproduction, nousavonstrois '

Lessentielestde rester discret la technique doit effacer au profit de

je informe surle plan généralde l exposition. Celame permet deconnaître lesbesoinsen projecteursau niveaudu m'

s'

coordonner les différents corps de métier : chacun va dans le sensde sa . En cela, lalumière joue un réalisation rôle très important . « Pour moi, cela del esthétique. Comme '

représenteso au théâtre, ça devientmagique», assuret-il . estlà qu' intervient Célia Jouve, la régisseuselumière . La jeune femme %%

C'

iconographiques de sescollègues afin de savoircomment elles sont portées. « Il faut unebonneconnaissancedes

travaille sur lamise en valeur des

matériauxet dela forme interne, dela

dedonner vieaux objets. Au départ,

oeuvres par des éclairageschoisis.

«le viensdu spectacleet lebut est

'

'

souriant ne pasavoir le vertige « ai 250petitesLOUpi- lespetits projecteurs envitrine - plusdesrubansLED sur chaquetable. Cela représentebeaucoup de câblages! » 9 Attention , objets fragiles ! Restela question de la chaleur dégagée par cesprojecteurs et qui pourrait

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RUBRIQUE :Monts du lyonnais vie locale

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JOURNALISTE :Agnès Moulin

SURFACE :15 % PERIODICITE :Hebdomadaire 5 septembre 2019 - Edition Forez - Coeur de Loire

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CHAZELLES-SUR-LYON¦ NOUVELLE EXPOSITION À L'OFFICE DE TOURISME

Quand les chapeaux s'exposent Agnès Moulin Roselyne Robin, créatrice de chapeaux, expose au bureau d'information touristique de Chazelles-sur-Lyon, jusqu'au 27 septembre. ROSELYNE ROBIN. Une créatrice originale, pleine d'imagination. L' Office du tourisme accueille la belle exposition de Roselyne Robin baptisée « Équili­bre »,jusqu'au 27 septembre. Une exposition entre art et artisanat, pour cette créatrice de chapeaux. « De l'art pour des créations qui sortent de l'ordinaire, qui traduisent un instant, un lieu, un thème, une émotion, expliquetelle. De l'artisanat pour des créations à porter tous les jours, à des occasions particulières, pour être, aussi, différent. Si les matières, les couleurs ne me « parlent » pas, je ne les travaille pas ou peu. Il faut une entente, il faut s'apprivoiser. » Professionnelle depuis plus de 15 ans, Roselyne Robin travaille le chapeau depuis 25 ans, et sa découverte, il y a 20 ans des Rencontres internationales du chapeau à l'Atelier Musée du chapeau de ChazellessurLyon, l'a encouragée et elle a, actuellement, un atelier à Saint­Étienne,avant une nouvelle installation à Balbigny. À l'écoute de ses clients, elle réalise

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des commandes pour des chapeaux de cérémonie, pour un travail de transformation sur un vêtement inutilisé, mais surtout, elle crée ! Des chapeaux et des accessoires de mode, des bandeaux, des tours de cou, des écharpes­cols…Tous les thèmes l'inspirent et elle donne des noms à ses créations. Au Musée des Confluences Elle participe à des salons, des marchés d'artisanat et travaille pour le Musée des Confluences à Lyon pour son exposition « Le monde en tête », avec des animations pour les scolaires et les familles, pour lesquelles elle a créé une quarantaine de coiffes et toute une matériauthè­que…À découvrir également, tout au long de l'année scolaire. ¦ è Rencontre. Roselyne Robin sera présente à l'Office de tourisme, vendredi 13 septembre après-midi. ■

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https://www.le-tout-lyon.fr/-le-monde-en-tete-a-lyon-11461.html Le 23 septembre 2019 Article de Brigitte Roussey

Expo Musée des Confluences : « Le monde en tête », à Lyon

DR - Coiffe de femme à longues cornes - fin XX°s , Chine Le Musée des Confluences invite actuellement ses visiteurs à parcourir le monde au-travers un ensemble exceptionnel de coiffes issues de la donation Antoine de Galbert. Trois cent Trente cinq coiffes, chapeaux, masques et parures de têtes ainsi que 5 costumes témoignent de l'importance qu'a donné l'humanité aux couvre-chefs. La coiffe peut protéger bien sûr du soleil ou de la pluie mais surtout elle est porteuse de toute une symbolique, aussi bien emblème de pouvoir que d'identité. Leurs usages, leurs formes, les matériaux et les techniques utilisées pour les réaliser traduisent la diversité des cultures dans le monde. L'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Océanie sont ici bien représentés depuis le XVème siècle jusqu'au début du XXème siècle. Dès l'entrée dans la grande salle de l'exposition le visiteur est stupéfait par l'ampleur de la présentation. Toutes les œuvres exposées étant magnifiques, il faut qu'il se promène autour de la vingtaine de tables qui présentent les coiffes par thèmes : plumes d'Amazonie, coiffes de mariage, symboles de pouvoir…dans une scénographie remarquable. L'on constate qu'il existe sans doute autant de coiffes et de parures que de croyances dans le monde, certaines liées à des rituels spirituels et religieux, d'autres simplement des couvrechefs qui peuvent symboliser la puissance et la vitalité.

242


Au quotidien les coiffes protègent des intempéries ainsi que des forces invisibles ; elles jouent un rôle dans la société et sont très souvent en rapport avec la maladie et la mort : en Sibérie au XIX°s, en Papouasie…Elles peuvent aussi renseigner à première vue sur le statut de l'individu dans la société à laquelle il appartient, sur son âge ou sa situation. En Afrique avant la colonisation, les monarques étaient remarquablement parés pour montrer leur puissance (Les Baoulé en Côte d'Ivoire, les Yoruba au Nigéria, entre autres…) En Nambie, chaque coiffe correspond à chaque période de la vie d'une femme ; en Chine les fillettes portent un calot rebrodé de fleurs de pêcher qui symbolisent la longévité…Les coiffes rythment les épisodes de la vie : la guerre, le mariage, la maladie et la mort. Toutes transmettent de très nombreux renseignements sur les us et coutumes de leur pays d'origine. Elles nous interpellent par leur beauté et leur originalité aussi l'on ressent en les découvrant, la passion qu'a mis Antoine de Galbert pendant une trentaine d'années pour constituer sa collection de plus de 500 coiffes dont il a fait don au Musée des Confluences, afin que ses coiffes soient conservées dans leur totalité. Jeunes mariés, danseurs, chefs et monarques ou guerriers tous ont porté ces couvre-chefs qui font maintenant l'admiration des nombreux visiteurs venus découvrir cette très belle exposition. Antoine de Galbert écrivait à propos de sa collection : « En contemplant ma collection de coiffes, j'ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d'accomplir une sorte de voyage immobile, d'aventure intérieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit » Jusqu'au 15 mars 2020

Diadème aux phénix, feng guan, fin XX°s, Chine

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Couronne de dignitaire – fin XX°s, Côte d'Ivoire

Coiffe cérémonielle 19°s, Sibérie orientale

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1 octobre 2019 - N°145

expos Par Caroline Sicard

ETHNOGRAPHIE

Baba de bibîs En famille

Photos © Prerre-ÛLivier Deschamps

dû à la colonisation.

En plumes, en laine, en bois ou en cheveux, avec des perles

cultures

ou des boutons, petites ou immenses, les coiffes collectées par

ner devant une coiffe en perles d ’une tribu nigériane s’inspirant

Antoine

des perruques de magistrats britanniques

de Galbert

sont d une diversité

30 ans, ce collectionneur

saisissante. Pendant

d ’art et galeriste a débusqué toute sorte

forme de raie confectionnée

Les plus jeunes pourront

s'éton

ou une casquette en

en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

de couvre-chefs en provenance des quatre coins du monde. Une

D ’ailleurs, des visites guidées en famille lancent les petits par

impressionnante

ticipants

collection

réunissant plus de 500 pièces qu'il

a léguée au musée des Confluences

en 2017, et dont quelque

sur la piste des animaux

pour tous ceux qui accumulent

300 spécimens sont aujourd ’hui présentés dans l ’exposition

non-identifiés,

Le Monde en tête. L installation

ment on devient collectionneur.

a été intelligemment

décloi

sonnée : en un coup d ’ œil, le public embrasse l’importance

regroupe les coiffes selon leur utilisation gieuse...),

l’exposition

section de couvre-chefs

thématique

improbables

qui

(pratique, sociale, reli

réserve quelques surprises, comme issus du mélange

une table d ’écoute permet

de découvrir

com

du

nombre, mais aussi la variété des objets de la collection. Accessible aux enfants grâce à l'installation

cachés dans les coiffes. Et

déjà les billes et autres objets

la des

Le Monde en tête, jusqu ’au 15 mars 2020 au musée des Confluences, 86 quai Perrache, Lyon 2e. Du mardi au vendredi, de 11h à 19h [22h le jeudi), samedi et dimanche de 10h à 19h. De 5 à 9€. Visite en famille dès 6 ans Comme un jeu d'enfant, samedi et dimanche à 14h30 et pendant les vacances, du mardi au dimanche à 14h3D. De 3 à 5€ + prix du billet. TéL 0428381212. museedesconfLuences.fr

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PAYS :France

RUBRIQUE :Loisirs | loire et région

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DIFFUSION :192749

SURFACE :18 % PERIODICITE :Quotidien

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27 octobre 2019 - Edition Forez

Une nouvelle collection de chapeaux d’inspiration ethnique Isabelle Grange, chapelière modiste de l’Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon, signe une collection automne/hiver qui s’inscrit dans un partenariat avec le Musée des Confluences, autour de son exposition temporaire « Le monde en tête ». Depuis 2015, chaque collection de chapeaux qu’elle imagine et réalise, Isabelle Grange, chapelière-modiste de l’Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon puise son inspiration dans des thématiques colorées et variées : les motifs, la nature, Paris, les rubans. Pour réaliser sa 5 e collection, Isabelle s’est inspirée d’autres chapeaux, de chapeaux ethniques, coiffes extraordinaires exposées dans un prestigieux musée lyonnais. Baptisée « Je te k (o) iffe » cette collection automne/hiver 2019-2020 entre en résonance avec l’exposition temporaire « Le monde en tête » installée jusqu’au 15 mars au Musée des Confluences. Elle rassemble des donations du collectionneur Antoine de Galbert : des coiffes d’exception, chargées de sens, d’histoire et de symboles, qui proviennent des quatre coins de la planète. Choisissant 7 coiffes hors du commun, Isabelle Grange a extrapolé 7 tableaux, 7 ambiances créatives qui lui ont permis de dessiner et confectionner la cinquantaine de chapeaux de sa

collection. Pour célébrer ce partenariat et dévoiler ses créations, Isabelle Grange animera une visite insolite au Musée des Confluences. À cette occasion, les coiffes de référence qui l’ont inspirée et les coiffes qu’elle a créées seront connectées et mises à l’honneur (Visite insolite publique jeudi 7 novembre à 19 et à 21 heures au Musée des Confluensces). Le lendemain soir, vendredi 8 novembre, à l’Atelier-Musée du Chapeau, ses œuvres seront présentées, en partenariat avec le lycée des monts du Lyonnais, lors d’un défilé dont Isabelle a imaginé la scénographie (soirée sur invitation). Tous les chapeaux seront visibles dès le samedi 9 novembre à la boutique de l’Atelier-Musée. Musée des Confluences, 86 quai Perrache, Lyon. Gratuit sans réservation. Tél. 04. 28. 38. 12. 12. Site : museedesconfluences. fr Atelier-Musée du Chapeau, ouvert du mardi au dimanche de 14 à 18 heures. Fermé les lundis. 31 Rue Martouret, Chazelles-sur-Lyon. Tél. 04. 77. 94. 23. 29. Site :

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smuseeduchapeau. com

Chapelière modiste, Isabelle Grange présente « Je te k (o) iffe », sa nouvelle collection. Photo Progrès /Céline THIZY

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Chazelles-sur-Lyon et Lyon | Artisanat d’art Une nouvelle collection de chapeaux d’inspiration ethnique Isabelle Grange, chapelière modiste de l’Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon, signe une collection automne/hiver qui s’inscrit dans un partenariat avec le Musée des Confluences, autour de son exposition temporaire « Le monde en tête ».

Chapelière modiste, Isabelle Grange présente « Je te k (o) iffe », sa nouvelle collection. Photo Progrès /Céline THIZY

Depuis 2015, chaque collection de chapeaux qu’elle imagine et réalise, Isabelle Grange, chapelière-modiste de l’Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon puise son inspiration dans des thématiques colorées et variées : les motifs, la nature, Paris, les rubans. Pour réaliser sa 5e collection, Isabelle s’est inspirée d’autres chapeaux, de chapeaux ethniques, coiffes extraordinaires exposées dans un prestigieux musée lyonnais. Baptisée « Je te k (o) iffe » cette collection automne/hiver 2019-2020 entre en résonance avec l’exposition temporaire « Le monde en tête » installée jusqu’au 15 mars au Musée des Confluences. Elle rassemble des donations du collectionneur Antoine de Galbert : des coiffes d’exception, chargées de sens, d’histoire et de symboles, qui proviennent des quatre coins de la planète. Choisissant 7 coiffes hors du commun, Isabelle Grange a extrapolé 7 tableaux, 7 ambiances créatives qui lui ont permis de dessiner et confectionner la cinquantaine de chapeaux de sa collection. Une visite insolite au musée des Confluences

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Pour célébrer ce partenariat et dévoiler ses créations, Isabelle Grange animera une visite insolite au Musée des Confluences. À cette occasion, les coiffes de référence qui l’ont inspirée et les coiffes qu’elle a créées seront connectées et mises à l’honneur (Visite insolite publique jeudi 7 novembre à 19 et à 21 heures au Musée des Confluensces). Le lendemain soir, vendredi 8 novembre, à l’Atelier-Musée du Chapeau, ses œuvres seront présentées, en partenariat avec le lycée des monts du Lyonnais, lors d’un défilé dont Isabelle a imaginé la scénographie (soirée sur invitation). Tous les chapeaux seront visibles dès le samedi 9 novembre à la boutique de l’Atelier-Musée. Musée des Confluences, 86 quai Perrache, Lyon. Gratuit sans réservation. Tél. 04.28.38.12.12. Site : museedesconfluences.fr Atelier-Musée du Chapeau, ouvert du mardi au dimanche de 14 à 18 heures. Fermé les lundis. 31 Rue Martouret, Chazelles-sur-Lyon. Tél. 04.77.94.23.29. Site : smuseeduchapeau.com

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«Je te k(o)iffe», nouvelle collection de chapeaux à l'atelier-musée de Chazellessur-Lyon

Sept thématiques et 55 chapeaux étaient présentés. Photo Progrès/Hubert GENOUILHAC

Vendredi soir à l’atelier-musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon, Isabelle Grange a dévoilé sa collection pour la saison automne-hiver. Un moment toujours très attendu et chargé en émotions. Pour sa nouvelle collection intitulée « Je te k (o) iffe », Isabelle Grange a choisi de retourner à la source en s’inspirant de sept coiffes ethniques de l’exposition Le Monde en tête du musée des Confluences de Lyon.

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https://www.leprogres.fr/loire-42-edition-saint-etienne-metropole/2019/11/09/je-te-k(o)iffe-lanouvelle-collection-de-chapeaux-d-isabelle-grange Publié le 9 novembre 2019 Edition Saint Etienne

Chazelles-sur-Lyon | Défilé « Je te k(o)iffe », la nouvelle collection de chapeaux d’Isabelle Grange Vendredi soir à l’atelier-musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon, Isabelle Grange a dévoilé sa collection pour la saison automne-hiver. Un moment toujours très attendu et chargé en émotions.

En ouverture de chaque tableau, une pièce maîtresse était présentée. Photo Progrès /Hubert GENOUILHAC

Pour sa nouvelle collection intitulée « Je te k (o) iffe », Isabelle Grange a choisi de retourner à la source en s’inspirant de sept coiffes ethniques de l’exposition Le Monde en tête du musée des Confluences de Lyon. Sept thématiques, 55 chapeaux : Ces coiffes d’exception lui ont inspiré sept thématiques dans lesquelles s’inscrivent les 55 chapeaux qu’elle a dessinés avec talent et réalisés avec virtuosité. Le cheveu, la protection, la plume, les perles, l’esprit guerrier, du rituel au spectacle et l’art de la séduction. En ouverture de chaque tableau, une pièce maîtresse donne le ton. Un chapeau extraordinaire qui dépasse toutes les contraintes techniques et incarne toute la créativité d’Isabelle Grange. Ces créations ont d’ailleurs été présentées au musée des Confluences jeudi 7 novembre, dans le cadre d’une visite insolite. Puis cloches, toques, bobs, bibis, calottes et chapeaux se parent de franges, de tresses, se jouent des matières et des plis, arborent des parures de plumes, délicates et subtiles, de fines et précieuses ornementations de perles ou encore des insignes, des clous et autres étoiles militaires. Le défilé, avec la participation d’élèves et enseignantes du lycée des monts du Lyonnais, a été très apprécié et s’est terminé par les incontournables mariés.

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Le Progrès

Lundi 11 novembre 2019

Édition Forez

GRAMMOND

ACTU FOREZ 19 CHAZELLES-SUR-LYON

En crochet, en plumes de poulets ou en verre décoré… des œuvres multifacette

Fitness

Les locaux de Chazelles Association Fitness repensés

Thérèse Giraud, Ghislaine Balestié, Antoinette Chapelon, Irène Poulat, Juliette Villard (de gauche à droite) ont vraiment des doigts de fée. Photo Progrès/Yvette VILLARD

Elles sont cinq à se retrouver pratiquement tous les vendredis après-midi, au Mille Club, dans le cadre des ateliers de l’Épi. Toutes minutieuses, elles réalisent de très beaux objets tels que cartes en 3D, assiettes et autres objets en verre peints ou décorés avec du collage de serviettes, décorations de Noël, objets en cuir. Il y a aussi les très petites réalisations d’Antoinette Chapelon au crochet, en tissu, du travail vraiment très fin. Grâce à des plumes de poulets aux couleurs vraiment particulières, Thérèse Giraud a fait de magnifiques décorations. Toutes ces artistes transforment des objets de récupération en les peignant, y collant des motifs, etc. Contact : Irène Poulat au 04.77.20.83.91 pour tous renseignements ou pour rejoindre le groupe.

CHAZELLES-SUR-LYON

60 personnes ont répondu présentes à l’inauguration. Photo Progrès/Maurice CHARTIER Jeudi soir, les responsables de l’association ont officiellement inauguré l’espace créé au 48, rue Alexandre-Séon. Un espace qui comprend une salle de remise en forme, un plateau cardio, training et de musculation le tout occupant une surface de 150 m² . Les locaux ont été entièrement repensés et réhabilités pour donner un endroit lumineux avec dou-

ches et vestiaires. Une cotisation annuelle de 180 euros par an donne droit à un accès illimité au plateau et ce six jours par semaine. Des cours “coachés” individualisés ou collectifs sont aussi proposés comme le body barre, le cross training, les abdos fessiers, le 100 % abdos, le cardio fitness, la boxe training, les Pilates. Un ensemble de possibili-

tés qui obtient un joli succès puisque 180 personnes sont aujourd’hui inscrites à l’association. Les temps d’ouverture de l’espace sont gérés par quatre bénévoles MarieAgnès, Jean-François, Clarisse et Tony qui espèrent bien 200 adhérents pour la fin de l’année. Contact : Patrice Pétrus, Tél. 07.67.23.99.95

Mode

« Je te k (o) iffe », un défilé séduisant à l’esprit guerrier « Je trouve qu’il décoiffe ce thème ! » Monique Acosta, présidente de l’association Innovation Tradition musée du Chapeau, a résumé en ces termes élogieux le défilé de la nouvelle collection automne-hiver d’Isabelle Grange, modiste. « Je te k (o) iffe » témoigne « d’une grande créativité et technicité », a-t-elle poursuivi vendredi soir, devant quelque 200 privilégiés. Un défilé particulier comme le signalait avec beaucoup d’émotion Isabelle Grange puisque la veille, sept de ses coiffes étaient présentées au musée des Confluences dans le cadre de l’exposition ethnographique « le monde en tête, la donation Antoine de Galbert ».

Les élèves du lycée professionnel des monts du Lyonnais ont porté les coiffes de la modiste Isabelle Grange. Ici, le modèle porte « Stéphanie, frange courte ». Photo Progrès/Frédérique CABALLERO

« Cloche sguardo », un feutre taupé vert olive. « Le tableau des mariés est un peu particulier, le chapeau a un rôle dans la société et il est important que tout le monde se sente inclus », a précisé Isabelle Grange. Ainsi, trois couples de mariés défilaient, vendredi soir. Photo Progrès/Frédérique CABALLERO

Photo Progrès/ Frédérique CABALLERO

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20 JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 LE PAYS

POUR QUE LES SOLDATS MORTS POUR LA FRANCE NE SOIENT PAS OUBLIÉS LONGESSAIGNE. Souvenir français. Le comité le Souvenir fran­

çais est une association nationale reconnue d’utilité publi­ que. L’antenne locale de l’ex­canton de Saint­Laurent­de­ Chamousset, basée à Montrottier et présidée par Paul Ollion, mène diverses actions pour raviver la mémoire des soldats tombés sur le champ de bataille. Ces bénévoles œuvrent no­ tamment dans les cimetières pour entretenir les tombes de ceux qui sont morts pour la France et dont les familles ont disparu. Lors de la collecte qu’ils ont effectuée aux portes des cimetières de Sainte­Foy­l’Argentière et de Longessaigne, le 1er novembre, ils ont récolté la somme de 87,48 €. L’occasion de remercier les généreux donateurs. Ils assurent également l’entretien du monument aux Morts des Auberges, désormais propriété de la commune de Longessaigne (photo). ■

■ LES RENDEZ-VOUS DE LA CRÉATION CHAMBOST-LONGESSAIGNE. Samedi 23 novembre. Les Rendez­vous de la création auront

lieu samedi 23 novembre, de 9 à 20 heures, à la salle polyvalente, une journée dédiée aux rési­ dences artistiques 2019. On pourra être acteur en participant à un atelier de danse catalane et poursuivre la journée en assistant aux différents rendus des résidences de l’année (Vivianne Per­ ret, auteure et spécialiste de la nouvelle, les Monstros, brass band ayant participé à Festifu­ rie’s, opération Dis­Moi Dix Mots avec Filigrane et spectacle de danse Ici et Là par la compagnie Chahut d’Étoiles, à 17 h 30 ; lire page 32). ■

Monts du Lyonnais L'actu CHAZELLES-SUR-LYON ■ La chapelière Isabelle Grange a dévoilé sa nouvelle collection automne­hiver 2019­2020

« Je te K(o)iffe », des chapeaux qu’on kiffe La collection automnehiver 2019-2020 d’Isabelle Grange a été présentée lors d’un défilé, vendredi 8 novembre, à l’AtelierMusée du chapeau.

C’

Agnès Moulin

e s t l e re n d e z ­ v o u s phare de l’automne à l’ At e l i e r­ Mu s é e d u chapeau : le défilé de la nouvelle collection automne­ hiver réalisé par la modiste­cha­ pelière Isabelle Grange et bapti­ sé, cette année, « Je te K(o)iffe ». Monique Accosta, présidente de l’association du Musée, a évoqué « un thème qui décoiffe avec 55 créations reflétant une grande créativité et autant de technicité ». Une collection construite en écho à l’exposi­ tion « Le monde en tête, la do­

FINAL. La modiste-chapelière Isabelle grange (en vert), devant les mannequins, élèves de la section mode du lycée des Monts du Lyonnais de Chazelles-sur-Lyon. nation Antoine de Galbert », vi­ sible au Musée des Confluences à Lyon jusqu’au 15 mars 2020, et dont quelques membres étaient présents, vendredi 8 no­ vembre, à Chazelles.

Coiffes ethniques, un cri du cœur de la créatrice

seiller départemental, « fier de cette petite commune qui ac­ cueille tant de talents dans ce lieu emblématique. Il faut trans­ gresser les règles pour créer, et ça décoiffe, ce soir ». Huit tableaux présentés en musique et en lumières ont montré l’évolution du chapeau, du cheveu à la coiffe, en protec­ tion réelle ou symbolique, avec la plume qui est tout un langa­ ge, les perles, perles de lumière, mais aussi l’esprit guerrier, le ri­ tuel et le spectacle, la séduc­ tion… Des créations parfois spectaculaires, très travaillées, lumineuses ou classiques, des bonnets, des cloches, des to­ ques, des bobs, des capelines,

des parures, trilbys et bérets… En divers tons de bleu, rouge, vert, noir, marron, du feutre ras et du taupé… Une grande varié­ té de couvre­chefs, féminins et masculins, à découvrir et ache­ ter à la boutique de l’Atelier­ Musée du chapeau ! ■

■ AGENDA Conférence. Isabelle Grange prolongera ce défilé avec une conférence sur cette nouvelle collection, jeudi 21 novembre, à 19 heures, à l’Atelier-Musée du chapeau. Entrée gratuite et sans réservation.

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CRÉATION. « La Belle dame à la Perle », une création présentée au musée des Confluences, une référence à l’artiste stéphanois, JeanMichel Othoniel.

Isabelle Grange a précisé quel­ ques particularités de ce défilé dont certaines créations ont jus­ tement été présentées, il y a quelques jours, au Musée des Confluences, s’attardant sur le défilé final des mariés qui, tra­ duisait le rôle du chapeau dans la société d’aujourd’hui afin que tout le monde s’y sente inclus, mariés traditionnels, mariés et

mariées. Le jeu de mots entre « Je te kiffe » et « je te coiffe » est un cri du cœur de la créatrice pour les coiffes ethniques du collec­ tionneur Antoine de Galbert, ex­ posées dans le musée lyonnais, et les éléments qui utilisent les savoir­faire locaux, rubans, bro­ derie, photos, sans négliger les thèmes universels que sont le cheveu, la protection, la plume, les perles, pour un esprit guer­ rier, le rituel, le spectacle, la sé­ duction… Pour Claudie Linchet, « Isabelle Grange, styliste, tra­ vaille de la vision à la concep­ tion ». Un travail reconnu par les élus, notamment Pierre Véri­ cel, maire de Chazelles et con­

Monuments Caveaux Gravures Plaques Articles funéraires Restauration MAGASINS de vieux Chazelles-sur-Lyon monuments 13, place J.-B.-Galland • 04 77 54 35 97 Creusement de fosses

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SÉDUCTION. L’art de la séduction avec un bob bleu marine, des roses noires sur fond bordeaux, un feutre bleu Murano, une capeline résille garnie de dentelle, une toque boudoir avec sa corolle de triangles. 252


PAYS :France

RUBRIQUE :Loisirs | lyon et région

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26 janvier 2020 - Edition Est Lyonnais

Un tour au musée des Confluences Parmi les différentes expos temporaires actuellement présentées au musée des Confluences, avez-vous vu notre expo coup de cœur: Le Monde en tête. Une collection de 500 coiffes extraordinaires issue de la donation du collectionneur Antoine de Galbert. À voir jusqu’au 15 mars. Ouvert ce dimanche de 10 à 19 h. Tarifs : de 5 à 9 €.86 quai Perrache, Lyon 2 e . Tél. 04 28 38 12 12.

500 coiffes pour Le Monde en tête. Photo Progrès /Joel PHILIPPON

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26 janvier 2020 - 05:42

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Rhône | Notre sélection Des idées de sorties pour ce dimanche 26 janvier Hier à 05:00 - Temps de lecture : Pour d’autres pistes, consultez aussi notre agenda en ligne sur leprogres.fr/pour-sortir et téléchargez l’application gratuite PourSortir sur l’Apple Store et Google Play. C’est la fête à la Guillotière pour le Nouvel an chinois Pas de coronavirus en vue dans les rues du quartier lyonnais de la Guillotière : on peut donc fêter le Nouvel an chinois sans stress. Finie l’année du Cochon, les Asiatiques, comme l’indique le calendrier chinois, entrent dans l’année du Rat. L’ACLYR, l’association des Chinois de Lyon et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, marque le coup en organisant ce dimanche une journée festive dans le quartier asiatique de la Guillotière. On va bien s’amuser entre les démonstrations d’arts martiaux, les stands de street food, les animations. Sans oublier le clou du spectacle : la très colorée et bruyante danse des Lions (à 15 h 30). Ils défileront pour chasser les mauvais esprits. Dimanche 26 janvier de 11 h 30 à 18 h. Quartier asiatique, rues Passet et Pasteur, Lyon 7e. www.aclyr.org Le rendez-vous des amateurs d’armes anciennes Avis aux amateurs d’armes anciennes et de militaria : le Club de tir de l’ouest organise ce dimanche la 31e édition du Salon de l’arme ancienne et de collection, à Sainte-Consorce. Vêtements, insignes militaires, étuis, écussons, objets, couteaux, littérature spécialisée… Dimanche 26 janvier de 8 h 30 à 17 h. Salle d’animation, rue des Monts, Sainte-Consorce. Tarifs : 4 €, gratuit pour les moins de 14 ans accompagnés. Tél. 06.11.99.55.78. www.clubtirouest.fr L’univers d’Harry Potter en LEGO à Mini World Si vous ne l’avez pas encore vue, l’expo de l’univers d’Harry Potter en LEGO se poursuit à Mini World. Hermione, Ron, le stade de quidditch, Poudlard, Dumbledore, Privet drive… rien ne manque. Bien sûr, en plus de cette partie consacrée au célèbre sorcier, sont à découvrir tous les autres mondes de miniatures animées. Ce dimanche 26 janvier ouvert de 10 à 19 h. Tarifs : de 9 à 14 €. Pôle du Carré de Soie, 3 avenue de Bohlen, Vaulx-en-Velin. Un tour au

musée des

Confluences

Parmi les différentes expos temporaires actuellement présentées au

musée

des

Confluences ,

avez-vous vu notre expo coup de cœur : Le Monde en tête. Une collection de 500 coiffes extraordinaires issue de la donation du collectionneur Antoine de Galbert. À voir jusqu’au 15 mars. Ouvert ce dimanche de 10 à 19 h. Tarifs : de 5 à 9 €. 86 quai Perrache, Lyon 2e. Tél. 04 28 38 12 12. À Millery, plein de livres à acheter La 13e foire aux livres de Millery a lieu ce dimanche encore. On y trouve romans, BD, polars,

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Chroniques

Lyon dansias les m éd

Le Café

des Sports Comment le FC Limonest Saint-Didier est devenu le meilleur club du monde Rodolphe KOLLER

@RodolpheKoller

novembre 1871, Londres. Upton Park s’incline lourdement face à Clapham Rovers (0 – 3) lors du premier tour de la toute première édition de la FA Cup, la Coupe d’Angleterre du football, plus ancienne compétition de l’histoire du sport roi. Ce jour-là, un trophée alternatif aux grands championnats et coupes institutionnalisés est né. Des passionnés ont, en effet, proposé de créer, bien des années plus tard, un championnat mondial non-officiel des clubs de football. Le principe est simple : le vainqueur de cette toute première rencontre officielle aurait emporté avec lui un trophée virtuel, remis en jeu au match suivant, et ainsi de suite. En remontant rétrospectivement la trace de chacune des rencontres disputées par le porteur du « témoin », c’est à un tour d’Europe et à une leçon d’histoire que l’on s’invite, grâce au travail titanesque retraçant près d’un siècle et demi de football.

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En 1958, on apprend ainsi que le trophée quitte le territoire de la perfide Albion pour rejoindre l’Allemagne, après un match de coupe d’Europe entre Wolverhampton et Schalke. Il faut attendre 1964 pour le voir arriver en France, et précisément le 6 décembre pour voir l’OL s’en emparer… le temps de deux petits matches et une défaite à Toulouse. Départ pour la Yougoslavie, puis la Suisse, retour en Allemagne, le trophée reprend son improbable voyage et retombe dans l’escarcelle lyonnaise en 1990 puis en 1991. Peine perdue, l’OL ne gardera jamais le témoin plus de quelques matches. Nouvelle pérégrination en Italie, en Espagne, puis, au gré des aléas footballistiques, dans les méandres du football français, permettant à la réserve de l’OL, Lyon Duchère, Villefranche et Chasselay de faire furtivement main basse sur le trophée. Et voilà qu’après s’être perdu dans les divisions départementales et régionales de l’Hérault, le témoin refait surface… à Limonest (National 3, 5e division) ! Déjà auteurs d’une saison exceptionnelle, ponctuée par un 8e de finale de Coupe de France disputé mardi face à Dijon au moment de notre bouclage, les Limonois sont entrés en possession du prix face au Puy début janvier et l’ont gardé face à Prix-lès-Mézières et Montluçon. 5 115 matches après sa naissance, le trophée reste tout ce qu’il y a de plus anonyme et officieux, mais permet au FC Limonest Saint-Didier-au-Mont-d’Or de pouvoir crier haut et fort avoir été, l’espace de quelques matches, le meilleur club du monde.

JUSTICE. Heures sup fantômes dans les mairies de Marseille et de Lyon

À moins de deux mois des élections municipales et métropolitaines, L’Express remet une pièce dans la machine après l’embarrassante « affaire Nouri », l’ex-compagne de Gérard Collomb de Lyon, qui a valu un rappel à l’ordre de la part de la Chambre régionale des comptes et plusieurs perquisitions à l’Hôtel de Ville ainsi qu’au domicile du maire de Lyon. À lire sur lexpress.fr.

POUR LES SPORTIFS. BASKET, EUROLIGUE (22e journée).

SVEL-Žalgiris Kaunas. Jeudi 30 janvier (20 h 45) sur RMC Sport 2. FOOTBALL, COUPE DE FRANCE

(8e de finale). OGC Nice-OL. Jeudi 30 janvier (20 h 55) sur Eurosport 2. FOOTBALL, COUPE DE FRANCE (F)

(8e de finale). Thonon Évian FC-OL. Samedi 1er février (14 h 15) sur Eurosport 2. BASKET, ÉLITE (21e journée). Châlons Reims-ASVEL. Samedi 1er février (20 h) sur RMC Sport Live 15. FOOTBALL, LIGUE 1 (22e journée). OGC Nice-OL. Dimanche 2 février (15 h) sur beIN Sports 1. BASKET, EUROLIGUE (23e journée). ASVEL-Bayern Munich. Mardi 4 février (20 h 45) sur RMC Sport 2. FOOTBALL, LIGUE 1 (23e journée). OL-Amiens SC. Mercredi 5 février (19 h) sur beIN Sports 1 et 2.

CULTURE. Au musée des Confluences, un tour du monde en 340 chapeaux

Décidément, l’exposition Le monde en tête aura beaucoup intéressé les médias nationaux, puisque c’est au tour du Parisien de s’en faire l’écho, à moins de deux mois de son démontage. 340 chapeaux, coiffes et autres couvre-chefs venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique : « On en a la tête qui tourne », écrit le quotidien. À lire sur leparisien.fr 255

TRIBUNE DE LYON N O 738 _ DU 30 JANVIER AU 5 FÉVRIER 2020

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28/01/2020 20:03


https://girlstakelyon.com/le-monde-en-tete-exposition-de-coiffes-musee-des-confluences/ 20/02/2020

Le Monde en tête, une expo originale au Musée des Confluences 20/02/2020 Par Adélaïde Boucherat 0 Jusqu’au 15 mars 2020, vous pouvez découvrir Le Monde en tête, une exposition originale regroupant des coiffes du monde entier ! J’ai eu la chance de rencontrer le donateur à l’origine de cette exposition lors d’une visite au musée des Confluences. Retour sur cette expérience.

Antoine de Galbert, collectionneur donateur. Monde en tête est née suite à une donation d’Antoine de Galbert, galeriste, collectionneur d’art et mécène français. C’est d’ailleurs lui le premier a avoir fait une donation au musée des Confluences. Cette collection insolite a débuté par hasard, comme Antoine de Galbert le dit : “J’ai acheté une coiffe puis deux, et arrivé à 510, on continue !” Une fois lancée, elle fut constituée sur plus de 30 ans. Initialement, Antoine de Galbert souhaitait collectionner les masques. Mais il a rapidement constaté que beaucoup de faux étaient en circulation et que le prix des pièces était très élevé.

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Au final, il a trouvé plus satisfaisant de collectionner les coiffes qui offrent une grande diversité dans les pièces, tout en restant un objet universel. Eh oui, tout le monde se coiffe !

Une collection de coiffes du monde entier Suite à la fermeture de sa fondation, il a eu envie de donner cette collection. Le musée des Confluences a été un choix évident, d’une part parce qu’en tant que Grenoblois il avait envie de donner dans la région. D’autre part, ce jeune musée était parfaitement équipé pour recevoir une si grosse collection. En effet, il y a environ 530 coiffes au total, dont 340 sont actuellement exposées dans “Le Monde en tête”.

La scénographie choisie ne regroupe pas les pièces par pays mais par type de coiffe. Ce n’est donc pas la géographie qui a été retenue mais les thématiques universelles autour desquelles s’articulent ses 340 coiffes.

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Deux intrus dans l’exposition ! Outre le fait qu’on trouve une majorité de coiffes masculines, je vous propose en bonus de chercher les deux intrus de cette exposition : 

Tout d’abord, la coiffe la plus ancienne. Il s’agit d’une pièce de l’époque précolombienne, reconnaissable à ses ponpons rouges. Cette coiffe vient des fonds du musée et non de la donation. C’est la seule. Le deuxième se trouve au milieu de la table d’écoute… La coiffe rouge s’y trouvant n’en est pas une en réalité ! Sa véritable nature fut révélée des années après l’achat et le verdict fut sans appel : cette pièce n’est pas une coiffe mais un couvre théière !

Le monde en tête Exposition visible jusqu’au 15 mars 2020, au musée des Confluences, 86 quai Perrache, Lyon 2

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Des idées de sorties pour ce dimanche de vacances Consultez aussi notre agenda en ligne sur leprogres.fr/pour-sortir et téléchargez l’application gratuite PourSortir sur l’Apple Store et Google Play.

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LOISIRS LYON ET RÉGION 29 Rhône

Sélection

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Grimpez aux arbres au parc de Lacroix-Laval

Les collectionneurs à Genas

Une visite guidée au musée des Confluences à Lyon

Photo Progrès/Laurence PONSONNET

Photo Progrès/Manon DE PAZ

Le parc d’aventures dans les arbres situé à Lacroix-Laval vient d’ouvrir ses portes et sera opérationnel pendant toutes les vacances. Samedi 29 février, celui de Fourvière accueillera à son tour les amateurs de grimpe qui, sanglés dans leur baudrier, s’amuseront à se prendre pour Tarzan. Ouvert tous les jours de 14 à 18 heures. Tarifs et inscriptions sur http://www.france-aventures.com ou 04.78.36.31.75. Domaine de Lacroix-Laval, 1 150 route de Saint-Bel, Marcy-l’Étoile.

Vous avez l’âme d’un collectionneur ? Rendez-vous à la 29e bourse-expo de Genas. Vous trouverez plein d’objets à échanger : timbres, muselets de champagne, cartes postales, monnaies, fèves, pin’s, porte-clefs, étiquettes de vins, télécartes, véhicules miniatures, etc. Il y aura aussi une expo-vente de poupées et baigneurs en celluloïd. Dimanche 23 février de 9 à 17 heures. Gratuit. Salle Jacques-Anquetil, Genas. Tél. 04.78.90.34.25.

Photo Progrès/Joël PHILIPPON

Visites, ateliers… il se passe toujours des tonnes de choses au musée des Confluences. Notre proposition pour ce dimanche : la visite guidée (à partir de 6 ans) de Comme un jeu d’enfants, le monde en tête, une passionnante exposition de 350 coiffes, à voir jusqu’au 15 mars. Dimanche 23 février à 14 h 30. Tarif : 3 € (en plus du billet d’entrée). 86 quai Perrache, Lyon 2e. Tél. 04.28.38.12.12.

Coup de cœur

Lyon 1er : toute la force des portraits d’Oumar Ly à la galerie Regard Sud Son secret artistique, c’est la simplicité. Né en 1943 à Podor, sur les rives du fleuve Sénégal, Oumar Ly a appris la photographie en autodidacte et, de 1963 à 2016 (année de sa disparition), il n’a cessé de photographier ses concitoyens dans sa région natale. Il les a photographiés en studio ou dans la brousse, à toutes époques et sous toutes « leurs coutures » : riches en boubous, jeunes habillés à la mode yéyé, familles pauvres, manifestations publiques… La galerie Regard Sud expose actuellement de très belles images de la période 1963-1978. Pratique Oumar Ly, Portraits de brousse et de studio, jusqu’au 14 mars à la galerie Regard Sud, 1, rue des Pierres Plantées, Lyon 1er. Tél. 04.78.27.44.67. www.regardsud.com Entrée libre du mardi au samedi de 14 à 19 heures.

Oumar Ly, sans titre, série Podor 1963-1978. Photo Progrès/DR

RHO29 - V1

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PAYS :France

RUBRIQUE :Agenda / humour

PAGE(S) :48 SURFACE :1 % PERIODICITE :Bimestriel

27 février 2020

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Le monde en tête

Le monde en tête jusqu'au 15 mars au musée des Confluences, Lyon 2e. ■

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4 mars 2020 - 21:46

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Nos coups de cœur du week-end à Lyon (7–8 mars) Cette année, le 8 mars, la Journée Internationale des droits des femmes, tombe un dimanche. Alors forcément, notre sélection d’idées de sorties pour ce week-end à Lyon comporte une petite pointe de féminité et girl power. Mais on vous rassure, le week-end ne va pas se résumer à ça. On ne voudrait pas manquer les autres bons plans que la ville a à nous offrir ! Pour marquer le coup de cette journée en l’honneur des Femmes, l’association Filaction propose de découvrir des endroits de Lyon marqués par des histoires de femmes. On pourra ainsi découvrir le “matrimoine” de notre ville au cours de cette balade urbaine ” Où sont les femmes ?”. C’est ce samedi, de 11h à 13h, et c’est gratuit. Aux Archives de Lyon, c’est plutôt à travers la lecture de textes historiques qu’on fera la connaissance d’illustres Lyonnaises. Pour l’occasion, des documents de toutes les époques seront ressortis de leur cachette. L’événement est ouvert à tous, petits comme grands, et gratuit. Comme chaque année, Danser POUR ELLES aura lieu ce dimanche place Bellecour à l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes. Le principe est toujours le même : revêtir ses habits les plus roses et bouger pour sa santé ! On pourra commencer par une sortie marche ou course encadrées par des coaches pour se préparer (ou pas) à Courir POUR ELLES. On enchainera ensuite avec la zumba géante à partir de 10h30. Les inscriptions aux sorties collectives se font ici. De la place Bellecour partira également un happy run de 8 km encadré par des ambassadrices lyonnaises de Happy Running Crew. Conformément au leitmotiv de l’association “courir par plaisir et avec le sourire”, après la course, ce sera brunch pour passer une journée avec le big smile ! Réservez vite votre brunch à la Planche à Partager en suivant les consignes décrites dans cet événement. Vous ne l’avez sûrement pas manqué, mais cette semaine, la Mode fait son show au Centre Commercial de la Part Dieu. Ce jeudi à partir de 16h30 et toutes les heures, on pourra assister à un défilé de présentation des tendances mode 2020 selon les Galeries Lafayette. La journée de vendredi sera quant à elle consacrée à la beauté. Des ateliers gratuits de soins pour adultes et enfants, poses de vernis, démonstrations maquillage, massages pour les mains seront proposés par les enseignes beauté du centre commercial. Samedi après-midi, Léa Elui et Baptiste Giabiconi seront présents pour des séances de dédicaces et rencontres. Les Ateliers Mezcla proposent pour cette Journée Internationale des droits des femmes un atelier DIY très Girl Power. L’atelier du dimanche au Livestation DIY sera cette semaine fleurs séchées sur tulle et tambour à broder. Cet apéro créatif de 2h permettra de faire le vide, et de repartir avec une décoration mural à message féministe ou carrément abstraite. Tout le matériel est fourni, on n’a plus qu’à s’inscrire en bénéficiant de -10% grâce à notre code promo GLTMEZCLA ! Après Paris, CrushOn vient à la rencontre des lyonnais ce samedi. Cette plateforme en ligne qui cherche à démocratiser l’achat de vêtements de seconde main installera un Vintage Market au Mob Hotel de 11h à 19h. Une super idée pour connecter des friperies venues de toute la France et des créateurs écoresponsables aux amateurs de vintage ! Ce jeudi, c’est le vernissage de Spraying Board. Comme son nom l’indique, 44 skateboard ont été transformés en œuvres d’art urbain par 12 artistes français et internationaux. De 18h à 23h, on pourra, pour 1€ symbolique, rencontrer les artistes et découvrir leur travail en s’inscrivant ici. Ensuite, l’exposition sera visible jusqu’au 28 mars à la Galerie des Terreaux. Ce week-end, la Patinoire Charlemagne accueille la dernière étape du tournoi de France de danse sur glace. La compétition devrait réunir plus de 150 patineuses et patineurs venus de toute la France. Alors on fonce, parce que cet événement gratuit promet de nous en mettre plein les yeux ! Il ne vous reste que jusqu’au 15 mars pour découvrir l’exposition le Monde en Tête au Musée

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4 mars 2020 - 21:46

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des Confluences. Pour vous faire une idée de ce que peut donner une exposition sur des coiffes du monde entier, n’hésitez pas à consulter notre article à ce sujet. Le collectif l’APREM COOL revient ce samedi pour notre plus grand plaisir avec un APRÈM HABIBI. Ça se passera à Heat, mais la programmation nous transportera directement en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Henné, pâtisseries et thé à la menthe, tatouages, démonstration de danse orientale, le tout en musique. Les 4 containers food en résidence à la semaine chez Heat seront aussi là pour combler vos petits creux. Le Salon des Vins et des Vignerons Indépendants revient à Lyon à partir de ce vendredi. Rencontres et échanges avec les vignerons, initiations à la dégustation… Tout est prévu pour découvrir les appellations plus ou moins connues de notre territoire viticole et repartir avec vos coups de cœur sous le bras. Ça se passe à Eurexpo jusqu’à dimanche. Profitez du week-end pour aller tester le nouveau food court Food Traboule dont on vous parlait ici. Un endroit bien sympa pour une pause food & drinks dans le week-end. Le service est en continu jusqu’à 23h, ou 17h ce dimanche. BONNES ADRESSES

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15 juillet 2020 - 14:05

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Cinq expos à voir cet été à Lyon Cinq expos à voir cet été à Lyon Picasso en tête, les musées et les galeries proposent cet été nombre de belles expositions. Nous en avons sélectionné cinq, mais la liste est loin d'être exhaustive ! Picasso en tête, les musées et les galeries proposent cet été nombre de belles expositions. Nous en avons sélectionné cinq, mais la liste est loin d'être exhaustive ! De la nature, au Musée Dini Piochant dans ses collections modernes et contemporaines, le Musée Dini présente une exposition autour du thème, tout simple et vaste, de la nature : avec des plages fantomatiques signées Marc Desgrandchamps, une nature morte de Antoine Vollon, des paysages recomposés par Jérémy Liron… Et d'autres œuvres de Auguste Morisot, Jacques Truphémus, Marie-Anita Gaube…. Tous recoiffés au Musée des Confluences À la suite d'une donation du collectionneur Antoine de Galbert , le Musée des Confluences présente quelque 350 coiffes du monde entier, datant essentiellement des XIX e et XX e siècles. Cérémonielles, ornementales, hiérarchiques, guerrières ou autres, ces coiffes fascinent par leur inventivité esthétique, leur prolixité symbolique, leur aspect parfois un peu délirant. Parallèlement, le musée présente une exposition sur les Traces du vivant et une autre sur l'univers surréaliste et drolatique de Plonk & Replonk Au Musée des Confluences jusqu'au dimanche 23 août

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II.

Presse ĂŠcrite internationale

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Site internet Bilan : https://www.bilan.ch/opinions/etienne-dumont/le-musee-de-grenoble-proposeles-souvenirs-de-voyage-dantoine-de-galbert Article du 24 juin 2019 Ecrit par Etienne Dumont

Le Musée de Grenoble propose les "Souvenirs de voyage" d'Antoine de Galbert L'homme a fermé l'automne dernier la Maison Rouge, à la Bastille. Il revient avec 130 oeuvres en tous genres lui appartenant. C'est beau, mais inconfortable.

L'affiche de l'exposition, avec une pièce de Ben. Crédits: Musée de Grenoble C'est le retour. Les retours au pluriel, devrais-je même dire, puisqu'on finit toujours par rentrer. Antoine de Galbert propose ses «Souvenirs de voyage» au Musée de Grenoble. La ville où il avait ouvert une galerie en 1987, avant de se concentrer sur sa propre collection. Cette exposition marque

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de plus sa rentrée sur la scène publique. L'homme a fermé le 28 octobre dernier La Maison Rouge, son lieu culturel installé dans une friche industrielle à La Bastille de Paris, acquise par ses soins en 2001. Je vous ai parlé de sa dernière manifestation, intitulée «L'envol». C'était la fin d'une aventure réussie. Antoine, aujourd'hui âgé de 63 ans, a eu la sagesse de s'arrêter après dix ans, en plein succès public et médiatique. Il s'est bien sûr trouvé des gens (nous sommes en France, où l'argent crée toujours la polémique) pour insinuer qu'il y avait là dessous des avantages fiscaux. Comme si nous n'avions pas ici avant tout affaire à un passionné! Héritier du groupe Carrefour, alors que l'autre grand amateur insolite français Jean Pigozzi (art africain contemporain) descend de Simca, Antoine a vite quitté la gestion des supermarchés. Il se serait bien vu artiste. Mais il ne s'en sentait pas l'étoffe. «J'aurais préféré être peintre, écrivain ou musicien», déclare-t-il dans le catalogue de ses «Souvenirs de voyage». «La collection est tout à la fois le pinceau, le stylo, l'instrument dont je n'aurai jamais l'usage.» Il n'y a aucune honte à cela. Bien au contraire. Le monde croule aujourd'hui sous le poids des créateurs et des créatifs. Pour en rester à la littérature, il existe sans doute davantage d'auteurs que de lecteurs en 2019. La culture cherche trop souvent de nos jours ses consommateurs. Or elle ne subsiste que par eux.

Un récit personnel Mais que sont au juste ces «Souvenirs de voyage»? Un récit personnel. «En glanant des œuvres qui reflètent leurs rêves, leurs fantasmes ou leurs peurs, les collectionneurs font un voyage introspectif pour tenter de comprendre le monde.» Autant dire qu'il s'agit pour eux de réaliser une sorte d'autoportrait, avec ce que cela suppose de maniaque et d'obsessionnel. «Plus tard, leurs œuvres les plus renommées rejoindront des musées. Les autres, celles que l'histoire n'a pas retenues, finiront des greniers.» Pour autant qu'il en existe encore sous les toits, bien sûr! Pour ce qui des des institutions publiques, c'est en partie fait pour Antoine de Galbert. Il a donné en avril 208 ses 500 coiffes, venues de la Terre entière, aux Confluences de Lyon. Elles avaient auparavant fait l'objet d'une des plus étranges et des plus envoûtantes expositions de La Maison Rouge.

Antoine de Galbert devant quelques-unes des croix funèbres placées dans l'exposition. Photo Mathile de Galbert. Mais à quoi ressemble l'actuelle présentation du Musée de Grenoble, montée en complicité avec Guy Tosato, le directeur de l'institution depuis bien des années, et la commissaire Sylvie Bernard? A quelque chose d'assez classique et ordonné. Je m'attendais à un savant désordre. A quelque chose

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d'un peu bordélique, avec des surcharges. Pas du tout! Les dix-sept salles ont chacune reçu un thème. Elles n'abritent que quelques pièces (130 en tout), sélectionnées pour leur connivences intellectuelles, physiques ou géographiques. L'accent s'est vu mis sur l'art contemporain, aux dépends de l'ethnographie. Il n'y a qu'une grosse sculpture, en clôture de parcours, répondant à la définition du tribal. Elle se trouve dans le bel espace consacré à la mort, puisqu'il faut une fin à toute chose. Cette statue de bois fait face à des photos de cimetières prises par des gens comme Anders Petersen ou Josef Sudek. Et celles-ci sont accrochées sur un mur recouvert des images de ce genre d'endroit prises sur son portable par Antoine de Galbert lors de ses fréquents déplacements. Le cimetière double couche, en quelque sorte!

Images difficiles «Nous vous informons que certaines œuvres peuvent heurter la sensibilité du public, notamment les enfants.» Reçu dès la caisse par le visiteur, répété à l'entrée de l'exposition, cet avertissement se situe bien sûr dans l'air du temps. L'art n'est plus supposé déranger. Bien au contraire. Ici, il se révèle cependant prudent. La collection d'Antoine de Galbert n'offre rien de confortable. En glanant, pour reprendre sa formule, des créations un peu marginales, souvent difficiles, parfois agressives, l'amateur se fait et nous fait violence. Je pense à la série de photos en noir et blanc où l'Allemand Dieter Appelt se retrouve pendu par les pieds. Elle fait face à une peinture barbouillée de sang humain de l'actionniste viennois Hermann Nitsch, avec ce que cela suppose d'effet cumulatif. Le portrait glamour où la Japonaise Mari Katayama met en valeur ses moignons de jambes trouve, lui, une force accrue face à un étalage de restes humains mis en scène pour le 8e art par Peter Joel Witkin. Mais c'est la vie. Mais c'est la mort.

Celles-ci sont ici bien présentes, avec ce que cela suppose d'étrangetés (je pense notamment aux autoportraits de Marcel Bascoulard en semi-travesti) et de coïncidences. Sur le plan sonore, «Souvenirs de voyage» se voit ainsi rythmé par une installation de Christian Boltanski. Sobre, pour une fois. Il y a dans un espace noir et vide une seule ampoule électrique. Elle s'allume et s'éteint au rythme cardiaque d'un inconnu. Tout pourrait s'arrêter d'une seconde à l'autre. Pour le visiteur aussi. Et celui-ci se voit poursuivi dans le reste de l'exposition (complétée dans une petite salle par un film de 52 minutes sur son «making of») par ce «cœur révélateur», pour rependre le titre d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe. Le son se retrouve tant derrière la salle consacrée à l'Afrique du Sud que dans celle des classiques de l'art brut, d'Aloïse à Henry Darger.

Un ton grave Tout n'apparaît pas aussi morbide. Il y a de l'architecture revue par des créateurs bis, dont Augustin Lesage et les époux Marié (admirez ici la redondance des mots!), ou un grand Gilbert & George plutôt joyeux. Le ton général apparaît cependant grave. Mélancolique. Tourné vers notre finitude. On comprend pourquoi Antoine de Galbert a présenté, pour l'un des plus beaux accrochages de La Maison Rouge, l'ensemble particulièrement plombé que constitue la collection en noir et blanc de Marin Karmitz, dont l'épicentre était l'Holocauste. Nous sommes ici très loin du monde tapageur et rutilant gravitant à coups de millions autour d'Art/Basel. On ne peut pas toujours s'étourdir.

Pratique «Souvenirs de voyage, La collection Antoine de Galbert», Musée de Grenoble, 5, place de Lavalette, Grenoble, jusqu'au 28 juillet. Tél. 0334 76 63 44 44, site www.museedegrenoble.fr Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h30.

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PAYS :France PAGE(S) :46 SURFACE :19 % PERIODICITE :Mensuel

1 décembre 2019 - N°866

Auvergne-Rhône-Alpes Saint-Etienne Samedi

(42)

7 décembre Visite

de

10h

« Vendre partout

à

12h

de l’ expo

guidée

de tout,

être

: CASINO »

Musée d ’Art et d ’ industrie 2 place Louis-Compte Résa. : mai.accueil@ saint- etienne.fr

Lyon Dimanche

7e

8 décembre Visite

guidée

de

15h

« Lyon dans la guerre

1939-1945

Centre d ’ Histoire de la Résistance Déportation Réservation

12

»

et de la

-14 av Berthelot

: chrd.reservation@mairie-lyon.fr Lyon

Jeudi

à 17h

sur le thème

décembre

8e à 20K30

Spectacle

bilingue

« Hiroshima

»

de la Cie Danse des Signes NTH8 - 22 rue Cdt Pegout Tarif : 10/13

€. Résa:

contact@cie-onoff.com

Lyon Samedi

14 décembre

2 e de 10h30

Visite guidée

à 12h30

en LSF de l’ex

po « Monde en tête : dona tion Antoine

de Galbert

»

au Musée des Confluences. Réservation

en ligne :

www.museedesconfluences.fr

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IV.

Presse télévisuelle

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PAYS :France EMISSION :19-20 RHONE-ALPES DUREE :00:04:08 PRESENTATEUR :Yannick Kusy

1 juin 2019 - 19:14:51

19:14:51

19:15:49 19:17:34 19:18:00 19:18:35 19:18:59

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Le Musée des Confluences ouvrira mercredi prochain une toute nouvelle exposition intitulée "Un monde en tête", donation exceptionnelle. Invitée : Merja Loukia, directrice des collections et expositions Musée des Confluences. Des centaines de coiffes seront exposées. Présentation de l'exposition "Mini-monstres les invisibles" à destination du jeune public. Citation punaises de lit. A venir : une exposition consacrée aux prisons.

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PAYS :France EMISSION :JOURNAL DUREE :00:00:54 PRESENTATEUR :Leila Kessi

4 juin 2019 - 18:32:28

18:32:28

18:32:47 18:33:10

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Le Musée des Confluences nous propose une exposition consacrée à la coiffe dans le monde avec plus de 500 objets réunis par la collection Antoine de Galbert. Interview d'Antoine de Galbert collectionneur, un véritable tour du monde de la poésie et du rêve. Interview d' Hélène Lafont-Couturier directrice du musée des Confluences.

18:33:22

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PAYS :France EMISSION :19-20 GRAND LYON DUREE :00:01:42 PRESENTATEUR :Julien Sauvadon

28 juin 2019 - 19:21:48

19:21:48 19:22:13 19:23:30

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Collection de voiffes donnée au Musée des confluences par Antoine de Galbert. Interview Antoine de Galbert, collectionneur.

Retrouvez le reportage ici à partir de 5 minutes 15 : https://france3-regions.francetvinfo.fr/ auvergne-rhone-alpes/emissions/jt-local-1920-grand-lyon

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10 juillet 2019 Emission : Franceinfo deux points ouvrez l’info – 9 :15

Journaliste : Très bel article également dans Libération sur les coiffes, les coiffes traditionnelles qui sont exposées au musée lyonnais des Confluences. Vous voyez des coiffures venues de toutes les cultures et de tous les continents. Ici des Indiens d’Amérique, ici c’est Asiatique, ici c’est Polynésien etc… Donc courez acheter Libération pour voir ce très bel article ou bien courez au musée des Confluences de Lyon.

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10 juillet 2019 Lien : https://www.france.tv/france-2/telematin/1020579-telematin.html TELEMATIN / A partir de 02 :22 :30

Journaliste : Dans Libération, une exposition sur les coiffes traditionnelles, alors ça aussi c’est très très beau. C‘est au musée lyonnais des Confluences, des parures venues de toutes les époques et du monde entier avec des fonctions politiques, religieuses, esthétiques évidemment vous voyez ici des objets venus des indiens d’Amérique, de Polynésie ou d’Extrême-Orient.

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15 juillet 2019 Lien : https://france3-regions.francetvinfo.fr/monde-tete-exceptionnelle-donation-antoine-galbertau-musee-confluences-lyon-1699784.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

“Le monde en tête”: l'exceptionnelle donation d'Antoine de Galbert au musée des Confluences à Lyon

Le musée des Confluences à Lyon expose 335 des 520 coiffes et objets de la collection personnelle d’Antoine de Galbert. La donation de ce collectionneur privé au musée montre la richesse des cultures des peuples à travers le monde entier. A découvrir jusqu'au 15 mars 2020. Par Claire Gidon Publié le 15/07/2019 à 18:38

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Antoine de Galbert, héritier du groupe Carrefour, est un homme passionné par l’art contemporain. Pendant plus de 30 ans, ce donateur a parcouru le monde et chiné des œuvres extraordinaires. Fonctionnant aux coups de cœur et aux rencontres, il a parfait sa collection de chapeaux anciens ou récents venus d’Océanie, d’Amérique, d’Afrique ou d’Asie, ainsi que de masques, parures de têtes et costumes. « C'est une aventure humaine mais une aventure privée. C’est un voyage dans ma tête et dans le monde qui a été extraordinaire et je me suis laissé séduire, souvent trop facilement, par des formes ou des couleurs. Mais quand on voit l’ensemble, il y a une vraie cohérence.» Antoine de Galbert

Une collection venue du monde entier Depuis des millénaires, l’humanité se pare de couvre-chefs. Ils sont aussi les marqueurs d’un rang social. Les coiffes indiquent le statut de l’individu : noble, danseur, chamane, guerrier ou monarque. On associe souvent cet objet à une tradition, une coutume ou un pouvoir.

Une vie après la « Maison Rouge »

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Dans la Maison Rouge, la fondation qu'il avait créée, Antoine de Galbert avait dédié un espace à l’art et à l’exploration de la diversité artistique actuelle. Depuis sa fermeture en 2018, il a donné une partie de sa collection au musée des Confluences. Un musée où nature et culture se trouvent expliquées. Plus de 40 experts ont participé à l’élaboration de l'exposition pour la documenter. La mise en scène est orchestrée par des vidéos qui permettent de découvrir le contexte des coiffes exposées et d'en comprendre les usages. Des espaces thématiques autour du mariage, des plumes d’Amazonie ou encore des symboles du pouvoir complètent la scénographie.

© Tatiana Amaro

Des coiffes comme des oeuvres d'art Les coiffes sont constituées de plumes, de perles, de bois, de métal, d'insectes ou de cheveux. Fabriqués manuellement, ces couvre-chefs sont très minutieusement confectionnés. Ce sont de vraies œuvres d’art portées lors de fêtes de mariage, de circoncision, de naissance, d’enterrement. Elles peuvent aussi simplement servir d'ornement.

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Des costumes colorés et des masques sont aussi présents montrant la diversité des cultures.

Dans nos sociétés, les couvre-chefs, en général, nous protègent du soleil et des intempéries mais pour certaines populations, elles ont une symbolique et une utilisation différente. Il existe probablement autant de coiffes que de croyances dans le monde.

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A dĂŠcouvrir un diaporama de diffĂŠrentes coiffes rares visibles dans cette exposition.

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05 septembre 2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/emissions/jt-1213-rhone-alpes JT du 12/13 édition Rhône-Alpes (sujet 1mn30’’) Journaliste : Madame Bourgeot

Journaliste : Le monde entier, se couvre la tête. La collection de coiffes donnée au musée des Confluences par Antoine de Galbert est variée et multiple comme l’est le monde. Pendant plus de trente ans le collectionneur a rassemblé des centaines de couvres chefs. Antoine de Galbert : C’est une aventure humaine, mais une aventure privée. C'est-à-dire que moi je ne suis pas un ethnologue, je ne suis pas un directeur de musée donc c’est un voyage dans ma tête et dans le monde qui a été extraordinaire... Je me suis laissé séduire, souvent, et peut-être parfois trop facilement par des formes ou des couleurs, mais quand on voit l’ensemble il y a une vraie cohérence. Journaliste : En tout, trois cent quarante pièces venues de tous les continents sont exposées. Quelles soient d’apparat de pouvoir ou de guerre, chaque culture porte des coiffes depuis des siècles, chacune à son histoire, chaque objet est unique. » Maïnig Le Bacquer : On a du textile, on a de la vannerie, on a des plumes, du métal... Il y a certains objets qui sont vraiment remarquables et particulièrement rares. Ensuite on a parfois des objets que l'on va retrouver dans d’autres collections. Içi ce qui fait l’intérêt c’est d’avoir réuni toute cette diversité en une seule collection. Journaliste : Étonnante, flamboyante, cette exposition transporte le visiteur autour du monde, attiré par l’esthétique de ce paysage singulier, puis aidé à en comprendre les usages.

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PAYS :France EMISSION :TELEMATIN 8H10-8H55 DUREE :00:00:33 PRESENTATEUR :Laurent Bignolas

24 février 2020 - 08:45:43

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https://www.france.tv/france-2/telematin/1259975-telematin.html 02:16:50

08:46:16

Revue de presse - Frédéric Vion. Le Figaro : Petite présentation de l'exposition sur les coiffes d'Antoine de Galbert au musée des Confluences à Lyon. Revue de presse tirée du Figaro Magazine. Tous

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PAYS :France EMISSION :LE 6H30-9H30 DUREE :00:00:38 PRESENTATEUR :Samuel Etienne

24 février 2020 - 09:18:46

02:16:50

Ecouter / regarder cette alerte

https://www.france.tv/france-2/telematin/1259975-telematin.html Revue de presse - Frédéric Vion. Le Figaro : Petite présentation de l'exposition sur les coiffes d'Antoine de Galbert au musée des Confluences à Lyon. Revue de presse tirée du Figaro Magazine.

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PAYS :France EMISSION :TELEMATIN 6H35-6H59 DUREE :00:03:37 PRESENTATEUR :Laurent Bignolas

Cliquer ici pour visualiser la vidéo

15 juillet 2020 - 06:46:15

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06:49:52

Gros plan sur l'exposition de la collection privé d'Antoine de Galbert consacrée aux coiffes et chapeaux au Musée des Confluences à Lyon. Reportage de Jérôme Cassou Interview d'Antoine de Galbert

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V.

Presse radio

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PAYS :France EMISSION :BOOMERANG DUREE :00:00:34 PRESENTATEUR :Augustin Trapenard

6 juin 2019 - 09:17:12

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L'actualité de la culture. A Lyon, le Musée des Confluences inaugure aujourd' hui l'exposition "Le monde en tête", consacrée aux coiffes du monde.

09:17:46

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https://rcf.fr/culture/antoine-de-galbert-la-passion-d-un-collectionneur Article paru le samedi 21/09/19 à 13h15 -

Antoine de Galbert, la passion d'un collectionneur Il a fait don de son impressionnante collection de coiffes au musée des Confluences. Antoine de Galbert s'est pris de passion pour ces objets populaires à la symbolique puissante.

© Denis Vinçon / Musée des Confluences - Antoine de Galbert

Ecoute de l’émission d’une durée: 12 min. Interview entre Antoine de Galbert et Thierry Lyonnet https://rcf.fr/culture/antoine-de-galbert-la-passion-d-uncollectionneur?unkp=8f270bbd3db4c4b09d49c3f5adad7444

"Le monde en tête", c'est une exposition du musée des Confluences, qui invite à découvrir l'extraordinaire collection de coiffes qu'Antoine de Galbert, célèbre collectionneur d’art contemporain, a rassemblées lors de ses nombreux voyages. Plus de 500 pièces d'Amérique, d'Asie, d'Océanie ou d'Afrique, dont il a fait don au musée lyonnais et que l'on peut admirer, en partie, jusqu'au 25 mars 2020.

TEASER de l’exposition « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert » de Musée des Confluences sur Vimeo : https://vimeo.com/336283882

Des objets du quotidien... Comment un spécialiste de l'art contemporain en est-il venu à collectionner les coiffes ? Antoine de Galbert est le fondateur de la Maison rouge, qui, de 2004 à 2018 a été l'un des lieux phares de l’art contemporain à Paris. "J'ai abordé l'art contemporain par les marges, par l'art brut, etc. Pour moi les arts premiers font partie de cet art populaire au grand sens du terme", explique-t-il.

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Les coiffes qu'il a collectionnées sont en effet des objets populaires. "J'ai délassé assez vite l'idée de collectionner des objets lourds, sacrés." Pour privilégier ceux qui évoquent "la légèreté du quotidien". "La coiffe c'est le prolongement du corps, c'est le prolongement du visage, c'est un apparat." On en porte pour s'embellir ou avoir du pouvoir, lors d'un mariage, d'un deuil, d'une initiation...

©Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU' - Diadème aux phénix, feng guan Seconde moitié du XXe siècle, Asie, Chine, province du Guizhou

... à la forte puissance symbolique Fasciné par la puissance symbolique de ces objets, le spécialiste d'art contemporain a peu à peu constitué "une collection assez volumique". Des objets auxquels il était "assez attaché" mais il explique : "J'étais débordé par cette collection, je ne pouvais plus la conserver." Curieusement, elle ne comprend pas de coiffes du continent européen.... "C'est une question que je me suis posée en permanence, Peut-être que j'ai tort." "Ce qui m'intéresse surtout c'est l'universalité : c'est de dire que tout le monde se couvre la tête... Je pense qu'il y a une chose qui est essentielle dans cette collection, ce message d'universalité, de dire que la différence est belle." À une époque marquée par la peur, le replis sur soi, la "xénophobie". Ne plus avoir peur mais s'émerveiller au contraire de la richesse et de la diversité culturelle.

©Bertrand Stofleth - Exposition "Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert" au musée des Confluences

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Dernière de couverture— Coiffe – 20e siècle – Océanie, PapouasieNouvelle-Guinée, province des Hautes-Terres méridionales, population mendi. Cheveux humains, plumes, fibres végétales, pigments. Photo Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU’

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