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LE MAGAZINE DU TRANSPORT ET DES VOYAGEURS 100% GRATUIT

N°23 - novembre 2010

18ÈME

CONGRÈS DE LA

Une promotion accrue de l’autocar au mois d’octobre

AUTOCAR EXPO

MAP PRO

FNTV


Sommaire N°23 - novembre 2010

Agenda Paris

4 ➤ 18ème Congrès de la FNTV

5

8 décembre • Conseil National de la FNTV

➤ Pénurie de carburant : la FNTV mobilisée

Madrid

➤ Le gouvernement s’attaque aux allègements Fillon

du 16 au 19 novembre • 10ème salon FIAA (Salon de l’Autocar en Espagne) - Feria de Madrid

➤ Immatriculation des entreprises de TRV ayant une licence ou habilitation

6 La chronique FNTV

Tra n s p o rts & Voya g e u r s

répond à ses lecteurs Question : Dans une entreprise de transport de voyageurs, un mécanicien titulaire du permis D, mais non titulaire de la FIMO, peut-il convoyer un car au contrôle technique ou convoyer un car d’un dépôt à un autre ? T & V : Non, les exceptions à l’obligation de formation des conducteurs prévues à l’article 1.4 de l’ordonnance du 23 décembre 1958 doivent être strictement interprétées. Seul un mécanicien titulaire du permis D et de la formation minimale obligatoire peut convoyer un car au contrôle technique ou convoyer un car d’un dépôt à un autre. Question : Je suis titulaire d’une licence ou habilitation en cours de validité, suis-je obligé de m’immatriculer auprès d’Atout France ? T & V : Oui, l’immatriculation auprès d’Atout France est obligatoire depuis le 1er janvier 2010 pour toute entreprise titulaire d’une licence ou d’une habilitation. L‘immatriculation doit impérativement être faite avant le 31 décembre 2012. Toutefois, une procédure simplifiée est en place jusqu’au 31 décembre 2010. La copie de votre actuel arrêté préfectoral de licence ou d’habilitation suffit comme pièce justificative. Lien direct : http://www.atoutfrance.fr/operateurs-voyages-sejours

➤ Tourisme de groupe, un secteur en forme

8/9 ➤ Une promotion accrue de l’autocar au mois d’octobre... • Le 8ème Forum de la Visite Scolaire • Salon Autocar Expo • Salon Map Pro

10 La chronique FNTV ➤ Un congrès proactif

12 ➤ 1er anniversaire de la campagne “ S m a rt Move” (Bouger Malin)

Rédacteur en chef : Michel SEYT Directeur de la publication : Patrick VILLESSOT Publicité et petites annonces : IM Régie 23 rue Faidherbe 75011 PARIS impub@mpub.fr N° ISSN : 1760-5423 FNTV S e rvices : 106 rue d”’Amsterdam - 75009 Paris Tel : 01 40 82 62 72


18ème Congrès de la FNTV

Entendu lors du Congrès

“L’autocar, c’est l’assurance sécurité. secteur figure déjà parmi “ Votre les modes de transports les plus sûrs.

Michèle MERLI, Déléguée interministérielle à la Sécurité Routière

Marc HAMY, Directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat chargé des transports

est venu de s’interroger sur les services rendus “Lepartemps l’autocar pour la sécurité de nos concitoyens. Michel SEYT, Président de la FNTV

Une unanimité à reconnaitre que l’heure est à valoriser dix ans d’hyper réglementation qui ont conduit à hisser l’autocar sur le podium des modes déplacement les plus sûrs.

Retrouvez la 18ème édition du Congrès de la FNTV sur Internet Vous pouvez consulter le document « d’un congrès à l’autre 20092010 », qui retrace tous les événements importants mois par mois de la Profession, ainsi que les photos du congrès sur le site Internet de la FNTV : www.fntv.fr Les « actes du congrès » seront prochainement disponibles sur le site Internet. Un grand merci à l’ensemble de nos sponsors

Et le soutien de : Editions Celse – Natixis Lease – Collectivision et

■ 4 ■ Novembre 2010


Pénurie de carburant : la FNTV mobilisée Alerté par les adhérents et le réseau territori al , Michel Seyt, Pr é sident de la FNTV, a, dès le vendredi 15 octobre, activé le dispositif national de suivi de cris e. La FNTV s'est alors fixée deux objectifs : • informer au quotidien ses ad h érents pour les accompagner dans la gestion de leur approvision nement et éviter toute interruption des missions de service public

qu ' ils assu rent pour le compte des autorités organ is atrices , t ant en s ervices scolaires qu’ en interu rbain . • être en contact permanent avec les Pouvoirs Publics pour pouvoir anticiper les évolutions et défendre les intérêts du Transport Routier de Voyageurs C ' est ainsi que la FNTV, forte des informations de ses 22 délégations r é gionales, a pu quotidiennement

ê tre le porte parole des entrepris es du TRV lors des conférences téléphoniques,de la cellule de crise,mise en place par le Min ist è re des tr ansport s . Dans le même temps , s ' appuyant sur sa newslet ter interne, la FNTV commu n iquait à ses ad h é rents les évolutions de la situ ation , les risques potentiels de pénu rie , les blocages/déblocages de dépôts... L’inqui é tude de la FNTV sur les fortes tensions générées par la dé-

gr adation de la situation des approvision nements des cuves d’ entrepris es et des st ations services ,s ' est rapidement complétée d'une inqui é tude économique liée à la flambée des prix du ga zole. La presse s'est largement fait l'écho de la position de la FNTV (plus de 50 articles de presse récensés). Les vacances de la Toussaint ont été un gr and soulagement pour les entrepris es qui voyaient leurs réservoirs et leur trésorerie se vider.

Le gouvernement s’attaque aux allègements Fillon Depuis le 1er juillet 2003,les entrepris es peuvent bénéfic ier,s ous cert aines conditions ,d’ u ne réduction générale des cotis ations patronales de sécu rité,dite réduction « Fillon ».Modifiée à plusieurs reprises,la formule de calcul de ces allègements est de nouveau dans l’œil du cyclone. Le gouvernement,d ans une strat é gie d’assainissement des finances publiques,s’attaque au mauvais dispositif, celui des réductions « Fillon » - dispositif qui favo-

rise le développement des entrepris es, l’ in novation et la création d’ emploi. Af in d’économiser quel ques millions d’euros,le Gouvernement propose une an nu alisation des « allègements de charges » qui pénalis era les entreprises,su rtout celle qui ont mis en place un 13e mois .Ce projet de loi, s’ il est voté en l’état,nuira aux entrepris es et ne sera peut être pas, in fine, si bénéfique …

Immatriculation des entreprises de TRV ayant une licence ou habilitation : le compte à rebours est lancé auprès d’Atout France pour bénéficier de la procédure simplifiée! Pour rappel, l’immatriculation auprès d’Atout France est obligatoire depuis le 1er janvier 2010 et doit impérativement être faite avant le 31 décembre 2012. 1- Avant le 31 décembre 2010 (procédure simplifiée) Si vous faites votre demande avant cette date, la copie de votre dernier arrêté préfectoral d’habilitation ou de licence suffit comme pièce justificative. 2- Entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2012 (procédure complète) Si vous faite votre demande dans cette période vous devrez fournir toutes les pièces justificatives suivantes : - Attestation de garantie financière de minimum 100.000 euros - Assurance Responsabilité civile Professionnelle - Attestation de capacité financière (modèles disponibles sur le site d’Atout France) 3- Au-delà du 31 décembre 2012 Si vous n’avez pas fait votre demande au-delà de cette date, vous pourrez être poursuivit pour exercice illégal de la profession. Les sanctions encourues peuvent aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 7.500 ? d’amende. En outre le tribunal peut ordonner la fermeture temporaire ou définitive de l’établissement. N’hésitez pas à utiliser l’accès direct au site d’Atout France ci-dessous : http://registre-operateurs-de-voyages.atout-france.fr/immatriculation/?wicket:bookmarkablePage=:fr.atoutfrance.page.EspacePro

■ 5 ■ Novembre 2010


La chronique FNTV

Tourisme de groupe, un Le tourisme de groupe et l’autocar sont de vieux complices. En dehors des circuits chers au cœur des autocaristes, ce mode de transport est omniprésent dans toutes les prestations touristiques à destination des groupes constitués et des individuels regroupés. En France, à la descente de l’avion comme à la sortie de l’hôtel, une entreprise adhérente de la FNTV est toujours au rendez-vous.

E

n ces temps de crise économ ique et de baisse du moral des ménages, un secteur d’ activité garde la tête haute , celui du tou risme de groupe. Selon l’étude récemment publiée par le cabinet Protou risme , pour le compte de l’ Obs ervatoire national du tou risme de groupe créé par le Map Pro,ce secteur réalise 7,5 milliards d’euros de chif fre d’af f aires, dont un milli ard en Fr ance. Dans l’Hexagone , comme à l’étr anger, l’autocar domine tous les modes de tr ansports utilisés. Mais la perception de ce véhicule n’est rien moins que paradoxale. Les person nes interrog é es lui recon naiss ent d’un côté des qu alités de souplesse,de confort,le consid é r ant clairement comme un outil de proximité, louent sa convivialité,et commencent même ,pour cert ains,à le percevoir comme un vr ai mode de transport écologique. Malgré cela, s on image reste désuète pour beaucoup, qu and il n’ est pas simplement cantonné,dans l’esprit des mêmes, au tou risme des seules personnes âgées. Un profil de clientèle rajeuni N’en déplaise aux idées re ç ues,seule la moitié des person nes interrog é es ont plus de cinqu ante ans, ce qui démontre, semble-t-il, un certain rajeu n issement de la clientèle. La même proportion se retrouve logiquement dans la part des actifs,tandis que pratiquement une personne sur deux habite une ville de plus de 100000 habitants. Enfin,les femmes sont clairement maj oritaires , à près de 60 %. Dern ier point import ant concernant le prof il de clientèle du voyage de groupe,

■ 6 ■ Novembre 2010

un tiers des sondés se défin it comme un habitué de ce type de prestations , qu and plus de la moitié se considère plutôt comme un voyageur occasionnel . Le poids des clubs et associations Selon Protou risme, le prix d’un voyage de groupe en Fr ance est de l’ordre de 395 euros par person ne. Un panier moyen qui grimpe à 1275 eu ros lorsqu’il s’ agit de partir à l’ é tr anger. Pratiquement un tiers des voyages est cepend ant aidé par un comité d’ entreprise (financeu r d ans 55 % des cas),un club ou une association.Selon l’étude,en 2008, plus d’un milliard d’euros auraient ainsi été distribués par ces institutions aux candidats au tou risme de groupe.Les chif fres de 2009 ne sont pas encore disponibles mais, c rise é conomique obli ge, il paraît probable qu’ils accus eront une baisse de l’ implication des CE,comme des

associations. Enfin,si l’étude présentée an nonce une moyen ne de 40 personnes par groupe dans l’Hexagone,pour 37 à l’étranger,le constat est un peu différent pour la plupart des PME autocaristes qui forment au j ou rd’ hui le princ ipal tissu de cet te activit é . Question volu me , beaucoup considèrent en effet que la norme tend à se stabiliser autour de 25,voir 20 pax par voyages. Une diminution progressive et continue depuis plusieurs années. De nouvelles exigences Si les plus de 55 ans représenteront dès 2012 un peu plus de 40 % du marché tou ristique,ces seniors d’un nouveau genre n’ont plus les mêmes habitudes que leurs aînés. Issus du papy - boom de l’ apr è s - guerre, ils sont désormais beaucoup plus individu alistes, ont largement goûté à l’aérien,maîtrisent pour une bonne part d’entre eux l’outil internet, et refus ent pour beaucoup la “pro-

miscuité”du voyage de groupe classique. Autant de modifications dans les comportements qui obligent déjà les autocaristes à ad apter leu rs of fres au quotidien . En fait , au moins deux écoles se s ont développ é es , concom it amment , ou par all è lement , s elon la stratégie retenue par les chefs d’entreprise. Concernant les circuits en autocar, cert ainement les plus “en danger”commerc i alement à cause de la nouvelle psychologie de la clientèle, l’évolution porte à la fois sur la forme et le contenu des offres. Les “nouveaux” produits autocars se révèlent d’abord plus courts. Les formules un ou deux jou rs sont actuellement les produits les plus vendus. Ils sont aussi souvent plus ludiques que purement culturels et, dans le cas des ventes d’ u ne sem aine (la durée majorit airement retenue aujourd’hui en matière de circuits ), la tend ance forte vis er ait à privil é gier les visites “en étoile”à pa


Questions à...

secteur en forme partir d’un point de chute presque unique. La nouvelle clientèle senior é t ant moins prête qu’avant à changer d’hôtellerie tous les soirs.Enf in, dern i è re arrivée dans le panel des offres tou ristiques en autocar, la notion de sur mesure tend aussi à se développer,avec toutes les dif f icultés fac iles à imaginer qu and il s’agit d’un groupe. Du côté des véhicules, les autocars d é diés au tou risme versent clairement dans le haut de gamme. En toute logique,désireuses de démarquer ces produits du tr ansport routier régulier de voyageu rs , les entreprises ont largement développé les notions de “class”. Argu ment supplément aire de vente ou moyen efficace de mettre en avant des services spécifiques au tou risme de groupe, ces catégories particulières sont en tr ain de deven ir la norme,tant leur adoption par la clientèle empêche au final tout retour en arrière en termes de niveau de prest ations. Le développement des réseaux autocaristes Producteur de prest ations touristiques,l’autocariste est aussi un distributeur, et le développement de réseaux est repr é s ent atif d’ u ne deuxième tendance lourde dans les méthodes de développement . La multiplication des points de vente, parfois sous dif f é rentes marques, car act é rise aujourd’hui la str at é gie des plus belles entreprises du secteur comme de certains groupements r é gionaux. Verdié, Richou, Salaün, Dunois, ou Ailleu rs… aut ant de noms et de raisons soc i ales aujourd’hui synonymes de vérit ables rés eaux,r é gionaux ou plu rir é gionaux pour la plupart, mais dont l’aven ir national pour quel ques-uns ne fait guère de doute,notamment à travers u ne politique de franchis e. Du fait de l’élargiss ement de leur of fre,ces m ê mes entreprises,poussées par le d é sir de faire distribuer plus largement leur production,commencent aussi à affilier leurs agences à des gr ands réseaux existants :Afat,Tourcom, etc. accueillent déjà plusieurs grandes marques autocaristes .

Ceux qui ont choisi cette voie sont devenus de fait des tou r-op é r ateu rs plus classiques dans leur production à destination de l’étranger, en s’appuyant évidemment sur l’ af fr ètement aérien. Pour autant,l’autocar n’a pas disparu de leurs prestations. Il trouve cette fois sa place dans le concept de pré-achem inement,plus pros a ï quement défin iss able comme du ramassage porte à porte. Cette possibilité particulièrement appréciée de la client è le permet d’ ailleurs de singulariser l’offre des autocaristes par rapport à celle de leurs concurrents. Dans le cadre d’un voyage de groupe,choisi justement pour le plaisir de se laiss er tot alement prendre en charge,le pré-acheminement dans des autocars de tourisme ou gr and tourisme est devenu un argu ment de poids. Le défi du net Si, d ans la plupart des compartiments du tourisme,les autocaristes savent s’ impos er, ils appar aiss ent en revanche singulièrement absents de la toile sur le créneau des sites m archands . Cet te évolution a fait l’objet de longs débats lors du dern ier Printemps du tou risme en autocar organ isé par la FNTV en mars dernier.L’exemple des quelques sites autocaristes déjà ex ist ants évoqu é lors de cette man ifest ation – qui se comptent sur les doi gts d’une main : Europatours, Richou , Salaün Holidays,etc. – a mis en lumière les diff icultés inh é rentes à cet exerc ice. L’ investiss ement est import ant, la gestion en est lourde, not amment en termes de personnel,et le retour sur investiss ements peu évident dans un délai court. De plus,la proxim ité géograph ique de la client è le des autocaristes,la nature même de cert ains produits commercialisés, semblent compliquer la tâche. Si tous les ténors du tou risme en autocar s’ accordent sur la nécessité de tiss er leur réseau sur la toile , ils conviennent aussi du fait que le mod è le économ ique idéal d’un site BtoC est loin d’être encore bien défini. Il leur apparaît aujourd’hui plus sûr de développer un site B to B à

destination des agences de voyages classiques, revendeu rs potentiels de leur production, que de se lancer directement dans l’aventu re du net marchand. L’action de la Fédération A tr avers l’ action de sa Comm ission Tourisme, la FNTV entend d’ abord tr availler sur l’im age du tou risme en autocar. Deux aspects du tourisme en autocar sont au cœur de sa str at é gie de commu n ication : la protection de l’environnement et l’ accessibilité. Par nature,puisqu’ il remplace sur la route une bon ne vingt aine d’automobiles , et à tr avers l’ens emble des normes environnement ales (Euro not amment) impos é es au fil des an n é es à ses motoris ations, l’autocar peut être considéré comme un des instruments du tou risme vert . En cela, l’adhésion de la FNTV à la campagne “Sm art move” ( Bougez malin)(1) partic ipe au “faire savoir”indispensable. Dans le registre de l’accessibilit é , qui s’impos era à tous en 2015 à tr avers la loi, aussi bien dans le tr ansport que le tou risme , l’autocar se pr é s ente comme un instrument incontou rnable pour le développement d’une of fre coh é rente destinée aux pers on nes à mobilité réduite.Les adhérents de la Fédération l’ont d’ailleurs bien compris : ils sont de plus en plus nombreux à acquérir des véhicules spécifiques et à conce voir des produits adaptés à ce public. C’est dans cette logique de promotion d’un tourisme durable et solidaire que la FNTV sera d’ailleurs pr é s ente au prochain Map Pro(2). (1) Campagne de communication coordonnée par l’Iru (www.busandcoach.travel) (2) Les 21 et 22 octobre, à la porte de Versailles, sur le stand C2.

Erratum Dans la chronique du numéro 864 une erreur s’est glissée concernant les ceintures de sécurité. Le 1er septembre 2015, l’ensemble des autocars en France devront être équipés de ceintures de sécurité. Il n’y a pas de précision dans l’arrêté du 13 octobre 2009 quant au fait que ce soit des ceintures deux ou trois points.

■ 7 ■ Novembre 2010

THIERRY SCHIDLER Coprésident de la Commission Tourisme de la FNTV Quelles sont les priorités du secteur du tourisme en autocar aujourd’hui? J’en vois au moins trois à plus ou moins court terme. Il va d’abord lui falloir reconquérir la clientèle du voyage à la place, qui donne actuellement quelques signes d’essoufflement. Il faudra ensuite se lancer dans une vraie politique d’embauche ou de formation de nouveaux conducteurs de grand tourisme, car la vieille génération de ceux qui ont fait sa renommée partira bientôt en retraite. Enfin, les acteurs du tourisme en autocar devront être prêts à profiter du développement des lignes express nationales. Elles devront être effectuées par des véhicules de grand tourisme. Et qui mieux que les PME spécialistes du tourisme maîtrisent l’exploitation de ces autocars? Quelles sont les autres pistes de développement de ce secteur? Je suis convaincu que nous avons beaucoup de possibilités en développant le tourisme de niche. En nous appuyant sur le confort et le service à bord, en nous positionnant comme des prestataires dans le domaine de l’événementiel, ou en jouant sur les possibilités offertes par des minicars haut de gamme auprès de petits groupes d’amis ou des familles, nous pouvons trouver encore des pistes de développement. Quelles seront les priorités de la Commission Tourisme de la FNTV dans les mois à venir? Nous définirons clairement nos priorités d’action lors du prochain Printemps du Tourisme en Autocar en 2011 qui se tiendra en Espagne. Et nous mettrons de toute façon en avant le fait que l’autocar de tourisme a une vraie carte à jouer, ne serait-ce qu’en regard des tarifs actuellement pratiqués par la SNCF ou l’aérien.


Une promotion accrue de l’autocar au mois d’octobre ... Dans le cadre de la promotion de l’autocar, la FNTV était présente sur plusieurs événements pour faire entendre sa voix et défendre les intérêts de ses adhérents. Le 8ème Forum de la VISITE SCOLAIRE

La Cité des sciences et de l’industrie a organisé, le mercredi 6 octobre 2010, pour la huitème année consécutive, le Forum de la visite scolaire. Ce rendez-vous annuel propose aux membres de la communauté scolaire et éducative de découvrir, en un seul jour et sur un seul lieu, l’offre pédagogique de plusieurs institutions culturelles : musées, monuments historiques, centres de science, offices de tourisme, organisateurs de voyages scolaires… Prés de 2500 visiteurs pour cette huitième édition ont répondu présents.

Salon AUTOCAR EXPO AUTOCAR EXPO, le salon entièrement dédié aux professionnels de l’Autocar, s’est tenu du 20 au 23 octobre 2010 au Parc des Expositions de Nice. Durant 4 jours, les constructeurs, les carrossiers, les motoristes, les équipementiers… ainsi que de nombreux évènements professionnels et des animations ont rythmé cette manifestation. Cet événement, organisé à l’initiative de dix marques d’autocars unies : BOVA, FAST, IRISBUS, MERCEDES-BENZ, NEOMAN, SCANIA, SETRA, TEMSA,VAN HOOL,VOLVO, a rencontré un franc succès.

mercredi 6 octobre 2010 Cité des Sciences et de l’Indusrie à Paris

La FNTV, dans le cadre de son partenariat avec la Cité des Sciences et de l’Industrie disposait d’un stand pour communiquer, auprès de la communauté scolaire et éducative, sur les avantages du voyage en autocar, la sécurité des autocars et la réglementation en vigueur.

du 20 au 23 octobre 2010 Au Parc des Expositions de Nice

Inauguration du salon : Michel Seyt, Président de la FNTV, et les constructeurs le mercredi 20 octobre.

A cette occasion, la FNTV avait bien évidement un stand pour représenter la Profession et promouvoir l’autocar. La sécurité et la réglementation en vigueur étaient d’ailleurs à l’honneur sur le stand de la FNTV afin de sensibiliser les visiteurs. Pour cette deuxième édition, l’image de l’autocar et le développement durable ont également était abordés : • Des étudiants des écoles de commerce et des universités sont venus exposer leur avis au sujet de « l’autocar » devant un jury de professionnels et de journalistes. Les résultats de leur étude sont plutôt révélateurs : l’autocar doit revaloriser son image et communiquer davantage si il souhaite séduire le grand public. • Concernant le développement durable, plusieurs essais « d’écoconduite » (assistés par une observation électronique des paramètres de conduite sur un circuit spécifique) ont étaient réalisés et trois prix ont été remis aux lauréats. Autocar-Expo a également eu un geste symbolique envers la ville de Nice et sa région en plantant 100 jeunes arbres sur l’emplacement du futur Eco-Parc de la plaine du Var le vendredi 22 octobre.

■ 8 ■ Novembre 2010

Le stand de la FNTV accueillant ses adhérents et ses partenaires.

Remise des prix par les organisateurs du salon aux lauréats des essais « d’éco-conduite ».


Salon Map Pro

20 et 22 octobre 2010 A Paris - Porte de Versailles - Hall 7.1

La deuxième édition du MAP PRO, salon professionnel destiné aux autocaristes et aux professionnels, s’est tenue les 21 et 22 octobre dans le Pavillon 7.1 de la Porte de Versailles. Malgré les mouvements sociaux, les grèves n’ont pas arrêté tout le monde. Quelques chiffres à l’appui :

Le stand de la FNTV sur le salon.

La FNTV était présente sur ce workshop international des professionnels du tourisme de groupe et des réceptifs pour promouvoir l’autocar, acteur incontournable dans le secteur du tourisme de groupe.

Exposants Fr ance Etr anger

481 186

(72,12 %) (27,88 %)

Destinations repr é s ent é es : 1 2 3

Par ailleurs, en marge du salon, le cabinet Protourisme a présenté le 2ème Observatoire National du Tourisme de Groupe. Cette étude a été réalisée en juin et juillet dernier et porte essentiellement sur l’année 2009 par rapport à 2008.

Visiteurs Fr an ç ais Etr angers

2 155 382

Répartitions des visiteurs Autocaristes Agents de voyages TO, R é ceptifs , Ass . agr é es Press e Guides - Accompagnateu rs

29,67 % 31,18 % 29,43 % 2,44 % 7,28 %

FRANCE Répartition par région Paris / Ile - de - Fr ance Ouest Centre Sud - Est Sud - Ouest Nord Est DOM - TOM

48,22 13,66 10,89 10,39 5,86 5,75 4,89 0,34

% % % % % % % %

42,27 13,00 8,13 3,25 3,25 2,43

% % % % % %

ETRANGER Répartition par pays Europe Union Européenne Belgique Suiss e Espagne Allem agne Royau me - Un i Pays - Bas

CETTE ÉTUDE RELÈVE, DES LES GRANDES LIGNES, LES POINTS SUIVANTS : • En 2009, 9% des Français de plus de 15 ans sont partis en vacances de groupes ce qui représentait 4,7 millions de personnes (- 2 % par rapport à 2008). L'étude fait ressortir une érosion du marché à destination de l'étranger (- 14 %) au profit de la France (+ 8 %). • Toujours en 2009 le marché des groupes a représentée 16 millions de journées (+ 5 % par rapport à 2008).A titre de comparaison, le marché français du groupe à destination de l'étranger représentait en 2008, 53 millions de journées pour un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros. • Coût moyen du voyage : 445 euros (+ 50 euros). Cette augmentation du prix moyen a cette incidence sur le chiffre global généré : 1,1 milliard d'euros soit 150 M euros de plus par rapport à 2008. • Le Français qui voyage en groupe appartient à la classe active avec un âge moyen de 47 ans en 2008 (49 ans toutefois en 2009). • La taille des groupes a tendance à se réduire : 40 passagers en moyenne en 2008, 32 en 2009. Cette tendance se confirme d'ailleurs chez les prestataires français qui exposent au MAP Pro. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer des visites en réduisant de façon significative l'importance des groupes.

■ 9 ■ Novembre 2010


La chronique FNTV

Un congrès proactif Sujets d’actualités, vidéos, débats bien rythmés... La 18e édition du Congrès de la FNTV a fait le pari du dynamisme et de la modernité pour aborder des thématiques lourdes de conséquences pour la Profession. L’ E n v i ronnement, la Sécurité et l’Accessibilité au menu d’une journée bien chargée.

L

es ad h é rents de la FNTV ont bravé en nombre - près de 200 participants le matin et 350 l’après-midi - les diff icultés de tr ansport li é es au mouvement de grève nationale contre la réforme des retr aites. Il est vr ai que les sujets de débat sélectionnés pour cet te 18e édition du Congrès an nuel de la Fédération avaient de quoi mobilis er les énergies au centre de congrès Cap 15. D é c idée à aborder de front les probl è mes rencontrés par la Profession,la Fédération avait soi gné à la fois le fond, à tr avers un judic ieux choix de su jets, et la forme, en mis ant sur la modern ité. Les trois débats de la matinée,réservés aux seuls adhérents, chacun de 45 minutes environ,é t aient respectivement cons acrés à l’Environ nement, la Sécu rité et l’Accessibilité. Introduits par une vidéo permettant de pos er le décor,ils étaient ensuite commentés en tribu ne par trois professionnels sous l’orchestration de Ros elyne Dubois ,journaliste de BFM TV. L’objectif af f iché, outre la mise en lumière des problématiques liées aux sujets retenus , consist ait à rendre ces tables rondes les plus inter actives possibles entre les adhérents qui avaient r é pondu présents, et les porteu rs des débats inst allés en tribu ne. Lors de la synthèse effectuée en début d'après midi par Eric Rit ter,sec r é t aire général de la FNTV, l ' objectif est apparu clairement: créer les conditions de débats constructifs , voire critiques,autour des trois axes de réflex ion choisis . "Au jourd'hui , plus que jam ais, la parole doit être donnée aux professionnels.Dans des périodes cruc i ales comme celle que nous connaissons , c ' est fond amental". En effet, les adhérents dispos aient de bo î tiers électroniques leur permet t ant ainsi d’ ex primer leu r opinion à intervalles réguliers pen-

■ 10 ■ Novembre 2010

ficier à l’autocar. Enf in ,il a souhaité rappeler que ce Grenelle 2 modif ie aussi la loi Sapin, en autoris ant la prolongation d’un contr at de DSP si le délégataire doit assurer, dans le cours de ce contr at,de nouveaux investiss ements matériels.

dant le débat. L’af f ichage immédiat des résultats sur les écrans de la salle permettant aux différents acteurs de la matinée de rebondir directement sur cert ains des points import ants évoqués. L’autocar, protecteur de l’environnement Parce qu’il n’y a pas que des difficultés à su rmonter dans la vie d’ u ne fédération patronale,le débat orienté sur l’autocar et la protection de l’environ nement s’est su rtout révélé porteur d’espoir. Manuel Astier, consult ant chez Al é n iums Consult ants, a d’ abord mis en avant, en quel ques minutes de vid é o, deu x cartes majeu res apport é es par le Grenelle 2 au jeu de l’autocar. Ainsi ,le caract è re désorm ais priorit aire des tr ansports publics ouvre-t-il logiquement la porte aux li gnes express nationales,t andis que l’ intermod alité arrive désormais en tête des pr é occupations de nombreuses collectivités territori ales . Deux aspects sur lesquels l’autocar peut évidemment s’ appuyer pour redorer s on blason et se rendre plus visible en tant qu’ alternative à l’automobile , respectueux de l’ environ nement. Revenant sur le contenu du Grenelle 2,Laurent Bougard,Directeur du droit du transport et des partenariats

Michel Seyt, président de la FNTV : “nous incarnons le service public de qualité...”

publics-privés chez Tr ansdev,a rappelé qu’ u ne des dispositions de ce texte,compl é t ant la LOTI,oblige désormais les autorités organisatrices de tr ansports urbains et interu rbains à tr availler de concert pou r l’ organisation des services dans le p é rim è tre des agglomérations de plus de 100 000 habit ants. Un bon point réglementaire pour le développement de l’ intermod alité,si les AO arrivent à tr availler ens emble. Laurent Bougard a aussi rappel é qu’un des articles du texte obligeait à mieux informer les voyageurs sur le bilan énerg é tique de la prestation tr ansport , ce qui ne peut que béné-

Eco-comparateur et fiches Conseil Environnement Pour Ph ilippe Fenard,Directeur des achats et du parc chez Keolis, la Charte du développement durable, si gnée en 2009 lors du 17e Congrès, est révélatrice de la démarche de progrès dans laquelle la Profession s’est engagée en matière de protection de l’environ nement. Il s’est dit cert ain que cet te démarche portera s es fruits dans les appels d’of fres futurs, lorsqu’il s’agira de différencier des candidats dans une gamme de tarifs homogènes. Pour Ph ilippe Fenard, cette démarche, liée au développement des éco-comparateurs, m é rite d’ores et déjà un ef fort de communication de la part de la Profession . Un point de vue largement part agé par Dan iel Parsy, anc ien président de la Comm ission Technique et Sécurité,qui a rappelé comment,dès 2007,la FNTV et l’Ademe ont publié onze Fiches Conseil Environ nement tr ait ant des on ze filières tech nologiques (1) qui permettent aujourd’hui à l’autocar de se prévaloir de son titre de mode de tr ansport propre. L’accessibilité à tout prix ? C’ est Philippe Glarner, Directeu r commerc i al d’Evobus qui , par vidéo interposée, a ouvert le débat très attendu sur l’accessibilité. En tant qu’ industriel, il a rappelé les nombreus es ad apt ations que les constructeu rs ont du incorporer dans leur production depuis 1999 pour répondre aux évolutions de la réglementation.Nonobstant tout ce qui touche aux normes Euro, il leur


L’AUTOCAR, UNE AVANCÉE DURABLE

a fallu int é grer en quel ques an n é es les ceintu res de sécu rit é , l’ é thylotest anti-démarr age (EAD) et l’accessibilité. Dans ce dernier cas , l’échéance étant fixée à 2015,Philippe Glarner conseille vivement aux autocaristes d’acqu é rir dès aujourd’hui des véhicules au moins prédisposés,si ce n’est accessibles,lorsque les AO l’exigent déjà. Que vaudront en effet les cars classiques lorsque la loi entrera pleinement en vi gueur ? Il s’est aussi voulu rassurant sur la capac ité des industriels du secteur à produire en nombre suffis ant les v é h icules nécess aires. Ses inqui études port ant plutôt sur la capac ité des fabricants de rampes à répondre aux bes oins du march é . Alain Jumeau,président du directoire des Cars Du nois ,a rebondi rapidement sur le problème réel des autocars d’occasion non accessibles. Leur décote rapide n’est pas de bon augu re pour leur valeur de revente après 2015. En re vanche,Alain Jumeau est plus optim iste qu ant à la prise en considération par les collectivités territori ales du su rcoût de l’accessibilité (25 à 30 000 euros par autocar).Pourront-elles en revanche assu mer à la fois la facture des autocaristes et celle de l’aménagement des points d’arrêt ? Dubitatif,le chef d’entreprise milite pour un dialogue constructif avec les AO,afin de trouver des solutions communes , not amment sous la forme de services de tr ansport sp é c if iques, et pou rquoi pas de tr ansport à la demande (TAD),comme c’est déjà le cas dans cert ains départements. Pour Fabrice Peirona,Directeur des systèmes logistiques des Voies Ferr é es du Dauphiné (VFD), la mis e en conformité des tr ansports interu rbains avec la loi sur l’ accessibilité partic ipera de plus en plus du casse-tête.Il rappelle d’abord à tous que l’ens emble des handicaps doit être pris en compte, ce qui s’avère particuli è rement compliqué dans l’ interu rbain .Autre dif f iculté pointée du doigt, la capac ité des véhicules. Pour Fabrice Peirona,la perte de 6 places pour l’ installation d’un hayon élévateur peut obliger à mettre un second véhicule sur une ligne, avec les su rcoûts qu’ on im agine. Enf in , sa propre ex p é rience démontre que les AO ne sont pas toutes encore conscientes de l’échéance de 2015 et des dif f icultés qu’elle im-

plique déjà. Retoquée en 2007 par le cons eil général pour cause de pri x trop élevé sur un appel d’offres où les VFD répond aient avec des cars accessibles, la régie se voit désorm ais imposée dans de nouveaux cahiers des charges la pose d’ é c r ans à cristaux liquides en lieu et place des bandeaux lu m ineux. Une impossibilité technique dans les autocars. Selon lui, é lus et tech n ic iens semblent trop imprégnés des possibilités offertes par l’ u rbain. Il va falloir dialoguer sérieusement. Sécurité, un clou supplémentaire Benoît Dutartre,directeur associé de l’agence “Entrenoussoitdit”,ne cache pas, d ans la vidéo qui ouvre le débat sur la sécu rité, que les cinq ans qui viennent seront diffic iles,pou r les entreprises comme pour les collectivités,à cause de l’accumulation des réglementations déjà évoqu é e. Homme de communication,Beno î t Dut artre milite en re vanche pou r que la Profession saisisse cette opportu n ité pour développer une véritable campagne d’image. Pour lui, cette période est à met tre à profit pour forcer un changement de ment alité du gr and public à propos de l’autocar, en met t ant justement en avant le fait qu’en 2015,tous les autocars seront équipés d’EAD, de ceintu res et accessibles . Ou comment retou rner à son avantage une situ ation à priori pénalisante. Pour Guy Chazot,Pdg des Autocars Chazot et Président de la FNTV Loire,cette démarche est déjà en cours. Le syndicat département al finalis e par exemple une Charte Sécurité co-signée par la préfecture,le conseil général de la Loire et Saint-Etienne M é tropole - sur laquelle toutes les entrepris es adhérentes pou rr aient s’ engager. Elle met tra en avant le tr avail fou rni par les autocaristes sur la santé des conducteurs, la sécurité routière et l’ ens emble des mesu res techniques pris es dans chaque entrepris e. Communiquer sur la sécu rit é , Hervé Dom as , Directeur des Autocars Planche, est d’accord. Mais il sou haite que les élus pren nent en compte les su rcoûts ind é n i ables liés aux mesu res prises. Quant aux adhérents,ils doivent, s elon lui, rester coh é rents en matière de tarifs,et appliquer impér ativement les su rcoûts liés à ces

Devant un parterre fourni de plus de 350 personnes, les deux débats organisés l’après-midi avaient pour fil conducteur la mise en lumière d’un certain nombre de bonnes pratiques intégrant l’autocar comme un outil mis au service des politiques locales. De l’ensemble des nombreuses interventions, on retiendra plus particulière celle d’Eric Chareyron, Directeur marketing de Keolis qui, à travers les résultats d’une vaste enquête menée auprès de la clientèle, constate que les besoins de transport ont grandement évolué. La liaison domicile-travail qui, jusque là, faisait l’objet de toutes les attentions, ne représente en fait que 20 à 25% des besoins, alors que les horaires Hervé Mariton. eux-mêmes ont connu de fortes évolutions avec le développement des temps partiels et des RTT. L’enquête révèle aussi que la majorité des déplacements en zone périurbaine concerne les zones d’activité. Enfin, Eric Chareyron a souhaité attirer l’attention sur le fait que l’offre de transport se révélait souvent bien trop complexe à maîtriser pour une population qui compte, selon l’INSEE, 11% d’illettrés... Autre temps fort, l’intervention du député de la Drôme Hervé Mariton, rapporteur du budget Transport à l’Assemblée Nationale. Partisan bien connu du TRV, il constate que la “libération” de l’autocar est en cours. Pour lui, le fait d’avoir réglé la question du financement des lignes ferroviaires dites d’équilibre du territoire dans le cadre de la loi de Finance de 2011, donnera plus de liberté pour aborder le sujet du développement des lignes d’autocar nationales. Le débat qui commence sur l’organisation de ces services - conventionnement, déclaration ou autorisation - ne doit pas ralentir le processus. “Il faut commencer, martèle-t-il, pour révéler la réalité de ce nouveau système”. Une idée appuyée par André Broto, Directeur de Cofiroute, qui milite pour que les “infrastructures existantes soient bien mieux optimisées”. Les adhérents ont aussi pu découvrir avec intérêt comment le Syndicat Mixte des Transports en Commun de Belfort mise sur une combinaison autocar/autobus cadencés pour accroître de 15% par an la fréquentation de ses réseaux, comment le conseil général de la Loire a su développer un site internet interactif permettant aux clients de maîtriser tous les transports du département, ou comment le département des Pyrénées Atlantiques a fait le choix de privilégier le tissus de ses PME de transport routier de voyageurs dans l’élaboration de son prochain appel d’offres scolaire. Un ensemble d’exemples révélateur d’une logique de partenariat entre les entreprises et les collectivités, largement mise en avant par le Président de la FNTV, Michel Seyt, dans son discours de clôture.

mesures dans les propositions qu’ils font aux collectivités. Pour St é phane Boubet , Pr é sident de Voyages G ougeul , directeur tech n ique de Voyages Boubet, Président de la F N TV Orne et de la FNTV BasseNormandie, les nouvelles contraintes en matière de sécu rité n’en sont pas. Elles offrent bien au contr aire l’opportunité de communiquer sur l’excellence de ce métier. Loin du catalogue de revendications ou de la litanie des difficultés rencontrées,ce 18e Congrès,tout en ne minimisant pas les défis qui se dressent au devant des adhérents de la FNTV dans les cinq ans à ven ir, s’est at t aché à met tre en lumière les moyens de positiver l’ ens emble des nouvelles mesures qui devront être mise en œuvre. Un tr avail de communication qui de vra être réalisé à tous les échelons de la Fédération. Plus nombreux encore l’après-midi pour

assister aux deux débats programmés (voir notre encadré), les congressistes n’ont toutefois pas eu le plaisir d’accueillir le secrétaire d’Etat Dom in ique Buss ereau, retenu par le blocage des ports et des raffineries. Représenté par son chef de Cabinet, qui a lu son dis cou rs , il n’avait cepend ant pas de propositions nouvelles à faire à la Profession. (1) Les 11 fiches Conseil Environnement publiées en 2007 portent sur les technologies suivantes : 1. Le gazole (sans soufre) 2. Les biocarburants 3. Les émulsions eau gazole 4. L'éthanol 5. Les filtres à particules (FAP) 6. Les systèmes de réduction des NOX 7. Le GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) 8. Le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) 9. Les véhicules électriques 10. Les véhicules hybrides 11. La pile à combustible.

■ 11 ■ Novembre 2010


1er anniversaire de la campagne “Smart move” (Bougez malin)

L’industrie mondiale du bus et de l’autocar célèbre le 1er anniversaire de son engagement en faveur d’une mobilité durable pour tous, un objectif à atteindre en doublant la fréquentation des bus et autocars. La FNTV, F é d é ration Nationale des Transports de Voyageurs, qui soutien cet te campagne depuis le début sou haite donc s’assoc ier à l’IRU (l’Union internationale des transports routiers) pour souf f ler la 1ère bougie de cette camp agne sectorielle collective pour l’utilisation acc rue des autobus et des autocars et une mobilité durable pour tous . Pour Graham Smith,Vice-président de l’Union internationale des tr ansports routiers (IRU) et Président du Cons eil Tr ansport de pers on nes de l’IRU : « Aujourd’hui plus que jam ais , les sociétés et les économ ies ont bes oin de ce que notre industrie propose : u ne solution optim ale pour relever les défis actuels et futurs en matière de mobilité et de voyage. Les tr ansports en bus et autocar sont presque tou j ours le choix le plus sûr, vert , efficace , convivi al et abord able, que ce soit sur cou rte ou longue dist ance. Nous sommes f iers de cet ex ploit et désireux de progress er encore et toujours dans le but de voir les politiciens utilis er au mieux ce que nous leur of frons pour façonner leurs politiques de tr ansport. Car c’est bien là le but de Sm art Move : f aire prendre cons c ience aux décideurs politiques que la solution qu’ ils cherchent est à portée de main . » En un an, Sm art Move (Bougez Malin ) , a pris pied au Moyen-Orient,en Russie,en Asie et dans le Pac if ique, et les atouts écologiques des tr ansports en bus et autocar ont également été vantés lors du sommet mondi al COP15 des Nations

Unies en décembre 2009. En outre,le Parlement eu rop é en a même intégré l’ objectif de Sm art Move (Bougez Malin ) , à savoir doubler la fr équentation des bus , dans son rapport de juin 2010 sur « un aven ir durable pour les tr ansport s dans l’Un ion européenne », qui servira de base pour défin ir le Livre blanc stratégique de l’UE sur la politique des tr ansports pour la période 20102020. Smart Move (Bougez Malin), prend de la vitesse et compte désorm ais 82 partenaires engagés partout dans le monde,y compris des organis ations majeures du secteur, constructeurs de véhicules et médias,ainsi que des milliers d’op é r ateu rs de bus et d’autocar et de « supporters » individuels, qui part agent les valeurs et pr ô nent l’objectif de Sm art Move. Grâce à son site web (http://www.busandcoach.travel / fr) en 8 langues,sa newsletter,ses fiches d’inform ation, s es solutions pratiques recon nues , ses bon nes pratiques sectorielles,s es campagnes ju melles nationales et aux médi as soc i aux su r lesquels il s’appuie,Smart move va pouvoir conti-

nuer à propos er à l’ industrie ,aux citoyens,à ses partenaires , aux décideu rs politiques, aux acteu rs de son secteur et aux médi as , des fait s , chif fres et bon nes pratiques sur les bus et autocars, dont le potentiel, pour parven ir à une mobilité durable , reste largement inex ploit é , tant sur le plan des tr ansports urbains et interu rbains que dans l’ industrie du tou risme par autocar. En effet,rien qu’en Europe,la réalisation des objectifs politiques et commerciaux de Smart Move,à savoir doubler la fréquentation des bus et autocars au cou rs de la prochaine décennie, permettrait : • de réduire les émissions de CO2 d’au moins 50 millions de ton nes par an ; • d’éviter plus de 3000 acc idents mortels sur les routes chaque année ; • de limiter considérablement les embouteillages d ans les villes sans su rt a xe pour les contribuables grâce à une baisse pr é vue de 10 à 15% du tr af ic automobile ; • créer 4 millions de nouveaux emplois . Alors faites le choix malin : prenez le bus et soutenez la campagne ! N’hésitez pas à télécharger tous les outils de communication de la campagne « Sm art Move » (Bougez Malin) sur le site Internet : http://www.bus andcoa ch . travel / fr

Les partenaires de la commission tourisme FNTV/SNET

■ 12 ■ Novembre 2010


transports_voyageurs_n°23