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LE MAGAZINE DU TRANSPORT ET DES VOYAGEURS 100% GRATUIT

3 QUESTIONS À Philippe AUGIER

N° 4 - décembre 2008

Maire de Deauville LA MISSION CONFIÉE PAR Nicolas SARKOZY

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DOSSIER

TARIFICATIONS UNIQUES DANS LES DÉPARTEMENTS p.12 LA DGMT AFFINE SES CONNAISSANCES DU TRANSPORT ROUTIER DE VOYAGEURS

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FNTV : ÉLECTION DU NOUVEAU PRÉSIDENT p.19


ÉDITO: N°4 - décembre 2008

Rédacteur en chef : Serge FOUQUET

Directeur de la publication : Patrick VILLESSOT

Réalisation Web & Print : http://www.imaginance.com Publicité et petites annonces : IM Régie 23 rue Faidherbe 75011 PARIS Tél : 01 40 24 15 33 impub@impub.fr

Tarification unique et réseaux interurbains en Pays de Loire : un pari triplement gagnant... « ...la tarification départementale unique a été instaurée dans le but de promouvoir les transports publics et de les rendre plus attractifs afin d’en faire un véritable mode alternatif à la voiture particulière ». Ces propos, extraits du rapport récemment publié par le GART1, retraduisent à mon sens, la dynamique en œuvre dans les Pays de la Loire.

Mise en place depuis 2006 dans deux Départements de la Région, les résultats ne se sont pas fait attendre : 60 à plus de 100 % de fréquentation supplémentaire. Ces démarches volontaristes ont été, bien entendu, accompagnées d’une optimisation de l’information voyageurs, d’une réflexion sur l’offre et d’actions de communication, sur l’identité des réseaux notamment. Ne

N° ISSN 1760-5423

retrouve-t-on pas là les ingrédients d’un pari triplement gagné : pour l’usager, pour le donneur d’ordre et pour la profession ? Au-delà, l’idée du « tarif unique », ne s’inscrit-elle pas dans une réponse d’équité territoriale appréhendée sous l’angle de la mobilité durable ?

Pour ma part, j’en suis convaincu. Patrick CUMANT Président de la FNTV des Pays de la Loire.

SOMMAIRE :

FNTV Services 106, rue d’Amsterdam - 75009 Paris Tél. : 01 40 82 62 72

4 - UN SITE UNIQUE POUR LES TRANSPORTS PUBLICS ALPINS 6 - HOMMAGE À ANDRÉ PAULI 7 - TROIS QUESTIONS À PHILIPPE AUGIER 8 - DES AIDES POUR FAVORISER LA MOBILITÉ DES SALARIÉS 9 - VAL D’ISÈRE 2009 : COORDINATION DES TRANSPORTS 10 - L’IRU OU LE LOBBY DU TRANSPORT ROUTIER EN EUROPE 12 - CAP SUR LES TARIFICATIONS UNIQUES DANS LES DÉPARTEMENTS 16 - L’ACTUALITÉ 20 - BULLETIN D’ANNONCES


Un site unique pour les transports publics alpins 120

000 voyages, c’est le nombre de voyages organisés cette année par Altibus, le portail d’accès aux transports publics dans les Alpes. A ce jour, une vingtaine d’autocaristes sont affiliés à ce site de réservation et de vente de titres.

L’histoire d’Altibus remonte

à 1999, date où Internet était en plein essor. « Notre démarche a consisté à créer un portail unique de réservation, avec un nom facilement mémorisable permettant aux clients souhaitant accéder aux stations alpines de trouver une solution de déplacement », explique Paul Santaella, directeur marketing et de développement chez Transdev Alpes, dont Altibus est une filiale. Ce site a pour vocation d’assurer l’information, la vente et la réservation de titres de transport. Le principe est simple : en fonction des critères de voyage (lieu de départ et d’arrivée, date, nombre de passagers), le client est renvoyé sur le site du transporteur en charge de l’exploitation de la ligne. Il accède ainsi aux détails pratiques (horaires, prix) et peut procéder à la réservation de son billet. Lequel lui est ensuite adressé par courrier. Actuellement, une vingtaine de transporteurs (dont 5

4 - T&V décembre 2008

appartiennent au groupe Transdev) sont affiliés à ce site, lequel est consulté en moyenne par 4 à 5 000 visiteurs par jour. Pour adhérer à ce dispositif, les autocaristes n’ont pas besoin de s’équiper d’un logiciel d’application spécifique. « Nous mettons à leur disposition une base de données accessible par le Net grâce à un mot de passe. Ils restent complètement autonomes et indépendants par rapport au système », insiste Paul Santaella. Système qui leur permet d’accéder en temps réel aux réservations. Ce qui simplifie l’exploitation avec une adaptation plus

fine des moyens à déployer en fonction de la clientèle à transporter. Cette année, Altibus a organisé 120 000 voyages. Un résultat en progression de l’ordre de 15%, comme c’est le cas chaque année depuis sa création. La force d’Altibus tient au réseau que ses dirigeants ont maillé avec des partenaires : offices de tourisme, tours opérateurs, transporteurs ferroviaires (SNCF, Thalys, Corail Lunea) et aériens. Des partenaires qui ont accepté de « capsuler » le système de réservation Altibus dans leur propre site internet. Résultat : une diffusion encore plus large.

80 stations desservies Ainsi la clientèle est composée à 60% de Français et à 40% d’étrangers, entre autre en provenance des Etats-Unis, d’Asie, d’Europe, de Nouvelle Zélande. «Nous bénéficions d’un effet réseau, car nous sommes présents sur les sites des stations de sport d’hiver que nous desservons ». Celles-ci, au nombre de 80, sont situées dans les départements de Savoie, Haute-Savoie, Isère, et HautesAlpes. Des lieux de villégiatures accessiblent en transport en commun au départ d’une douzaine de gares routières et des aéroports de Chambéry, Grenoble, Lyon-Saint-Exupéry et Genève.


«Les ventes s’effectuent à 85% par le Web. Le Call center étant le plus souvent utilisé pour obtenir des informations», note le responsable. Depuis un an, Altibus expérimente le billet auto imprimable sur la ligne Annecy/ Chambéry/Lyon. Au regard du succès (75% de la clientèle a opté pour cette solution), ce dispositif sera progressivement déployé sur les lignes de la Tarentaise et de la Maurienne. «Cette solution sécurise à la fois la clientèle et les transporteurs », note le directeur de marketing.

Autre technologie qui sera déployée l’année prochaine : le Digitick. Autrement dit : le ticket virtuel sur téléphone mobile. Le principe consiste à acheter à partir de son portable un billet de car en se connectant au site d’Altibus. Une fois la réservation effectuée et payée par carte bancaire, le client reçoit un SMS avec un lien pour télécharger son billet délivré sous la forme d’une image Wap ; Laquelle sert de titre de transport à présenter au conducteur pour accéder au car.

« Déjà testé, ce système a fait ses preuves car son avantage est de pouvoir acheter un billet en situation de mobilité  : que l’on soit chez soi, dans un train ou dans une gare ».

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Hommage à André Pauli André Pauli est décédé le 14 novembre 2008 à l’âge de 78 ans. L’ensemble de la profession rend hommage à ce grand professionnel qui a, entre autre, contribué à rapprocher les agents de voyages des autocaristes. Un homme plein de chaleur, aimable avec tout le monde, déterminé dans ses actions. Un homme ayant un vrai sens des relations humaines. Un DRH hors pair. Un homme au sens aigu de la médiation, de l’écoute et du compromis. Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire André Pauli qu’une longue maladie a emporté il y a quelques semaines. « Il était l’ami de tous dans la grande famille du tourisme, estimé de ses pairs » affirme Thierry Schidler, qui a succédé à André Pauli à la présidence du SNET, le syndicat national des entreprises de tourisme en autocar. « Il avait la dose de charisme et de gaîté qui lui permettait de mener à bien, en toute convivialité les réunions ou échanges qu’il entreprenait dans le cadre de ses différents mandats ». Des mandats qui furent nombreux et reflètent son engagement en faveur de la profession. Il a été président du SNAV (syndicat national des agences 6 - T&V décembre 2008

de voyages), administrateur du conseil professionnel de tourisme d’accueil, délégué régional Grand Est de l’APS (association professionnelle de solidarité du tourisme), administrateur du conseil régional du tourisme, vice-président de l’office de tourisme de Strasbourg, secrétaire de celui de Colmar, délégué de la communauté de communes de Kaysersberg, conseiller municipal de Kientzheim et Président de l’amicale des sapeurspompiers. En 2000, il avait été promu Chevalier de la Légion d’honneur. «Son carnet d’adresses, son sens du relationnel étaient sans frontière. Il était connu de tous et avait plaisir à accueillir ses visiteurs avec le sourire et l’entrain. Son regard, ses anecdotes nous enrichissaient d’humanisme et de valeurs. Le rire était sa force », poursuit Thierry Schidler. Pour Daniel Parsy, ancien Président du SNET et directeur des autocars Finand à Valenciennes, « André a su rapprocher les agents de voyages des autocaristes en développant une collaboration plus forte entre le SNET et le SNAV ».

Un entrepreneur hors

pair

C’est en 1963 qu’André Pauli a pris la direction de l’entreprise familiale de tourisme en autocar créée par son père en 1929. «C’était un homme très imaginatif et visionnaire. Dans les années 70, avec son épouse Véronique, ils ont développé la société en ouvrant des agences de voyages », rappelle Christian Orofino, directeur général du groupe AustroPauli/VisitFrance. « Dix ans plus tard, ils décidaient de s’implanter à Paris en créant le tour opérateur AustroPauli ». Date à laquelle l’entreprise s’est spécialisée dans les voyages en Autriche. « A partir de Paris, ils ont fait de la production à destination de ce pays dont ils restent les spécialistes numéro 1 ». Au début des années 90, une deuxième marque a été créée : EuroPauli dont la vocation est l’organisation de courts séjours avec des thèmes culturels dans les capitales européennes et à Madère. En 2000, André Pauli a saisi l’opportunité de racheter VisitFrance/ VisitEurope, un tour opérateur filiale de Air France. Depuis, le groupe s’est consolidé. Il emploie aujourd’hui 150 salariés et génère un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros. « André et Véronique Pauli formaient une équipe extraordinaire ! Ils étaient très complémentaires en cumulant des qualités de gestion et de développement ». Transport et voyageurs s’associe à la douleur de la famille et lui présente ses sincères condoléances.


3 questions à Philippe Augier Philippe

Augier, maire de Deauville, s’est vu confier par Nicolas Sarkozy, une mission ayant pour objectif l’optimisation des grands évènements internationaux. Cette mission s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique touristique de la France, initiée en juin dernier par le secrétaire d’Etat au tourisme.

les grands événements soient optimisés en servant de leviers économique et pour l’aménagement du territoire.

Transports et voyageurs : en quoi les autocaristes peuvent-ils participer à la promotion du tourisme d’affaires ?

Dans

de nombreuses villes, même si ce n’est pas le cas à Deauville, les centres de congrès et halls d’expositions sont souvent excentrés. Dès lors, il est fréquent de faire appel aux autocaristes pour assurer les différents transferts gare/hôtel/palais des congrès. La qualité du service est d’autant plus essentielle qu’il s’agit souvent du premier contact sur place du congressiste qui arrive à destination.

Transports et voyageurs : le Président de la République vous a chargé d’une mission sur les grands évènements. Dans quel cadre s’inscrit votre mission  et quels sont les objectifs ? Président de la République m’a demandé de concevoir pour notre pays une véritable politique pour développer et mieux exploiter les grands événements français, et attirer davantage de grands événements internationaux sur notre territoire. En outre, cette mission devra permettre de construire un observatoire, un calendrier prévisionnel des grands événements des 20 prochaines années afin d’assurer, en permanence, une veille concurrentielle. Cette politique doit faire en sorte que

« France » pour augmenter encore nos parts de marché dans un secteur concurrentiel. C’est toute l’économie touristique qui doit être gagnante.

Le

Transports et voyageurs : que pensez-vous de la réforme de la loi du 13 juillet 1992 relative à l’organisation de voyages et séjours ?

Je crois qu’il faut profiter de la nécessité de transposer dans le droit Français la Directive européenne sur les services pour intégrer les nouveaux modes de consommation et comportement d’achat. Notre objectif prioritaire doit être de mieux vendre la destination

Je pense, en outre, que dans les années à venir, il sera nécessaire pour les organisateurs de congrès de tenir compte des préoccupations environnementales et donc de privilégier, autant que possible, les transports en commun de voyageurs.

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Des aides pour favoriser la mobilité des salariés L’AILT, l’un des organismes collecteur du 1% logement, propose des aides pour favoriser la mobilité et le logement des salariés du transport. Des dispositifs peu connus des entreprises. L’AILT (Association interprofessionnelle d’aide au logement des salariés du transport et tourisme), créée en 1953, compte aujourd’hui cinq cents adhérents, dont 80% interviennent dans les secteurs du transport routier (voyageurs et marchandises) et aérien. Cet organisme collecteur du 1% logement (appellation usuelle de la participation des employeurs à l’effort de construction calculé sur la masse salariale) a pour vocation principale d’accompagner financièrement les salariés dans leur parcours résidentiel. Que ce soit en matière d’accession à la propriété, de mobilité professionnelle ou d’accès au parc locatif. « Ces différents produits sont très réglementés. Pour en bénéficier, il faut répondre à certains critères d’éligibilité », précise Lucia Gumiaux, responsable des relations avec les entreprises au sein de l’AILT. En effet, toutes les décisions sont encadrées et prises avec l’accord de re8 - T&V décembre 2008

présentants de l’Etat, du MEDEF et des cinq partenaires sociaux. En 2007, l’AILT a accordé plus de 180 000 prêts et contribué à loger plus de 16 000 personnes. « Nous constatons qu’il y a un faible usage des fonds que nous collectons et malheureusement peu d’entreprises les utilise dans le cadre notamment de leurs recrutements», poursuit la responsable.

Des aides méconnues Référence faite au Mobili-Pass. En cas d’embauche, une subvention pouvant aller jusqu’à 3200 euros, destinée à faciliter la mobilité des personnes et accordée dans la limite des dépenses engagées consécutivement au changement de logement pour raison professionnelle. « Cette aide a pour objectif d’aider les personnes lorsqu’elles ont une double charge de loyer ou des frais d’agence ». Autre dispositif méconnu : le CIL-Pass mobilite. Cette prestation consiste en un accompagnement personnalisé dans le nouvel environnement. « Un conseiller apporte une aide globale à la personne qui vient d’être mutée ou embauchée ». Prestation qui englobe la recherche et la visite de logements, d’écoles ainsi que l’accompagnement dans les formalités administratives (bail, état des lieux…). Par

ailleurs, il existe aussi des aides tout particulièrement destinées aux jeunes de moins de 30 ans qui viennent d’être embauchés ou de terminer une période d’apprentissage. «C’est réservé aux personnes contraintes d’occuper temporairement un logement meublé le temps de trouver une solution plus durable. Cela permet d’accepter un emploi en dehors de sa région et de mettre un peu d’argent de côté », souligne Lucia Gumiaux. L’AILT propose également des prestations comme l’accession à la propriété, l’accès au locatif social, les aides Locapass (garantie des loyers impayés) et l’accompagnement pour des familles ayant des difficultés en lien avec leur logement.


Val d’Isère 2009 : coordination des transports Les

championnats du monde de ski auront lieu à Val d’Isère du 3 au 15 février prochain. Les collectivités concernées par cette manifestation ont signé une charte pour la mise en place de services de transports collectifs coordonnés pour accéder dans les meilleures conditions à cette compétition.

En 2005, Jean-Claude Killy déclarait vouloir « des championnats du monde de ski populaires, sans voiture et respectueux de l’environnement ». Ce sera chose faite avec la signature, le 21 novembre dernier, d’une charte facilitant l’accès en transports collectifs aux championnats du monde de ski alpin. Manifestation qui se déroulera à Val d’Isère du 3 au 15 février prochain. Ainsi, la Région Rhône-Alpes, le département de Savoie, la ville de Val d’Isère, la SNCF, Transdev, la STVI (société de transport de Val d’Isère) et Iveco France se sont engagés pour maîtriser la circulation automobile dans la vallée de la Haute Tarentaise et dans Val d’Isère. Les moyens  : la mise en place de services de transports collectifs adaptés et performants permettant aux spectateurs

rhônalpins d’accéder dans les meilleures conditions possibles aux épreuves. L’objectif : offrir une chaîne de déplacement coordonnée et respectueuse de l’environnement. Pour cela, les horaires des différents modes de transport permettront une arrivée compatible avec le début des épreuves et un retour dans des conditions garanties. Pour accéder à Bourg-SaintMaurice, le Conseil régional et la SNCF organiseront trois allers et retours dédiés en trains directs en provenance de Lyon, Grenoble et Annemasse. Ainsi, 17 gares régionales seront desservies. Ces services complèteront l’offre TER prévue pendant cette période. Le département de Savoie avec Transdev instaureront une liaison spécifique au départ des gares routières de Bourg-Saint-Maurice et de Tignes à destination de Val d’Isère. Et ce tous les jours pendant la durée des championnats. Cette desserte sera coordonnée avec l’offre ferroviaire régionale. Dans la station de Val d’Isère, une desserte interne sera assurée avec trois minibus électriques et huit véhicules thermiques aux normes EEV (Enhanced Environnentally Vehicles). Iveco France mettra pour sa part à disposition du matériel expérimental et innovant. Cette chaîne de déplacements

sera proposée avec une tarification très attractive. Ainsi, les trains express régionaux seront accessibles au prix symbolique de 1 euro l’aller et retour. Les cars au départ de Bourg-SaintMaurice seront pour leur part gratuits, ainsi que la desserte interne à Val d’Isère.

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L’IRU ou le lobby du transport routier en Europe Fondée

en 1948, l’Union internationale des transports routiers est une organisation qui veille aux intérêts de l’industrie des transports routiers sur le plan mondial. Grâce à son réseau de 180 associations présentes dans 74 pays, elle représente notamment les exploitants d’autobus, d’autocars, qu’ils soient organisés en flotte ou en exploitation individuelle. La construction européenne a permis à l’IRU de défendre la place incontournable du transport routier dans le développement économique des pays membres ou non de l’Union Européenne. En tant que représentant essentiel des opérateurs de transports routiers, les instances communautaires reconnaissent sa légitimité d’interlocuteur efficace et constructif. L’ambition de l’IRU vise à confirmer pleinement sa capacité de négociateur européen au sein des instances de la Commission Européenne et d’aborder l’ouverture du marché ferroviaire et de la logistique en toute sérénité.

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Plus de 3,5 millions de personnes travaillent dans le secteur des transports routiers dans les 25 États membres de l’Union Européenne. Les transports routiers ont connu une croissance considérable au cours des dernières décennies et donné lieu à un important développement de politiques communautaires dans des domaines comme les règles communes pour l’accès au marché et à l’emploi, la promotion d’une concurrence loyale, l’amélioration des conditions sociales, les temps de conduite et la tarification routière. En

favorisant la promotion constante des normes professionnelles les plus élevées, l’IRU améliore la performance des transports routiers vis-à-vis de la sécurité et de l’environnement tout en assurant la mobilité des personnes et des biens.

Avec ses membres, l’IRU veille à assurer un développement harmonieux du transport routier et à améliorer son image. Elle représente l’industrie du transport routier auprès des autorités publiques, des organismes privés et des médias. Elle encourage la coopération et la complémentarité avec les autres modes de transport.

Pour cela, l’IRU : » s’engage avec ses associa-

tions nationales à assurer que les véhicules sont sûrs, propres, efficaces et économes en carburant;

» encourage la bonne gestion des flottes, un entretien rigoureux des véhicules et des conditions de travail favorables pour les conducteurs; » contribue à rendre la route plus sûre et moins encombrée; » cherche constamment à améliorer la performance environnementale des véhicules; » entretient une étroite collaboration avec les organes nationaux compétents et avec les organisations intergouvernementales et non-gouvernementales; » œuvre à l’harmonisation des réglementations et à la simplification des procédures qui régissent le transport routier; » informe la profession de l’évolution de la législation nationale et internationale; » cherche sans relâche à éliminer les entraves aux transports et aux échanges internationaux. La

réalisation de ces objectifs nécessite une forte implication de ses structures mais également une ouverture


sur l’ensemble des acteurs du transport routier. L’IRU a donc constitué deux catégories de membres : les membres actifs que sont les associations nationales de transporteurs routiers dont la Fédération Nationale des Transports routiers de Voyageurs (FNTV) ; et les membres associés constructeurs de véhicules, entreprises de transport combiné.

Les membres actifs sont répartis en deux sections : le Conseil Transport de Personnes. Il s’agit du transport professionnel de personnes par autocar, autobus et taxi et le Conseil Transport de Marchandises. Ces deux Conseils adoptent des positions qui sont ensuite proposées à l’Assemblée Générale. L’Assemblée Générale est composée de l’ensemble des membres actifs et associés. Elle se réunit deux fois par an pour prendre les décisions politiques les plus importantes. De nombreuses commissions

techniques alimentent les instances décisionnaires de l’IRU. La place particulière de la Commission des affaires sociales au sein de l’IRU résulte à la fois de l’importance de la législation sociale européenne applicable aux entreprises de transport routier, mais également de la création d’un Comité de Dialogue

Social Sectoriel en 1999, même si le dialogue social existe dans ce secteur depuis 1965. L’IRU est l’interlocuteur des syndicats européens au sein de ce Comité de dialogue social et, à ce titre, représente les intérêts des employeurs du transport routier dans les négociations. En effet, l’article 138 du traité CE prévoit la consultation des partenaires sociaux au niveau communautaire sur tout l’éventail des matières relatives à l’emploi et aux affaires sociales. Il organise cette procédure en deux phases obligatoires: en premier lieu, la Commission Européenne consulte les partenaires sociaux sur l’orientation possible d’une action communautaire; ensuite, elle les consulte sur le contenu de cette action. Si, à l’issue de chacune de ces phases, les partenaires ne parviennent pas à s’entendre sur l’ouverture de négociations bipartites mais que la Commission Européenne estime toujours que ladite action

est souhaitable, elle peut en entreprendre la préparation.

L’IRU a également anticipé sur l’émergence de la notion de transport public local dans la réglementation européenne. Cette notion recouvre un ensemble d’activités de transport routier de marchandises et de voyageurs qui sont effectuées dans des zones à forte densité de population. L’IRU a donc favorisé l’instauration d’un groupe de travail paritaire spécialisé dans ces problématiques au sein du Comité de Dialogue Social Sectoriel. A ce titre, la FNTV et l’Union Internationale du Transport Public (UITP) se sont fortement impliquées dans ces travaux européens avec succès puisqu’en 2003, des recommandations relatives à l’insécurité et au sentiment d’insécurité ont été adoptées.

Si l’IRU est l’interlocuteur incontestable et incontesté de la Commission Européenne en matière de transport routier, le véritable enjeu pour les professionnels du transport de voyageurs sera de peser davantage sur l’initiative et l’écriture des textes européens. La Commission des affaires sociales de l’IRU devra impérativement se saisir de toutes les opportunités offertes par l’article 138 du Traité en valorisant le dialogue social européen pour mieux répondre aux attentes des entreprises du transport routier de voyageurs représentées par la FNTV. T&V décembre 2008 - 11


LE DOSSIER

Cap sur les tarifications dans les départements

Depuis 2001, seize

départements ont suivi l’exemple de la Meurthe et Moselle qui a donné le coup d’envoi des tarifications uniques. Cette mesure est le signe d’un nouveau souffle pour les transports interurbains. A condition que l’offre de transport soit repensée en même temps que la tarification.

Pari

réussi pour la Meurthe et Moselle qui en sept ans a multiplié par six la fréquentation du réseau TED (Transport En Département). Une double raison explique ce résultat : l’instauration en 2001 d’une tarification unique à 1euro (1,70 en 2008) et la réorganisation des dessertes. « L’ancienne tarification était un peu compliquée et entraînait des coûts de déplacement pour les usagers particulièrement élevés », explique Jean-Marie Uhlrich, Viceprésident du Conseil général en

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charge des transports. «De plus, nous avions un service qui fonctionnait à peu près avec 270 000 usagers par an. Ce n’était pas trop mal, mais ce n’était pas trop bien non plus ». Plus clairement, le réseau végétait. La collectivité a donc franchi le pas en instaurant un titre unique à 1 euro. Cette mesure s’est accompagnée d’une réorganisation du réseau, constitué aujourd’hui de 46 lignes. « La tarification unique n’est pas suffisante en elle-même pour accroître l’usage des transports publics», rappelle l’élu. Par conséquent, les horaires, les itinéraires, les fréquences, les correspondances avec les autres modes, mais aussi le confort à bord des véhicules ont été revus. Des lignes ont été créées ; d’autres – celles peu fréquentées – ont été supprimées. Une remise à plat complète du réseau. Lequel est exploité par huit transporteurs dans le cadre de contrats de marché d’une durée de six ans. «Aujourd’hui il y a une plus grande lisibilité de l’offre en terme de services et d’image puisque les véhicules ont une livrée commune ». Et la clientèle a été au rendez-vous : en 2008, le Conseil général enregistrait une fréquentation supérieure à 1,6 million de voyages commerciaux. Par ailleurs, les recettes qui avaient chuté de 40 à 50% lors de la mise en place de la tarification unique ont été « rattrapées » en un an et demi. Elles s’élèvent aujourd’hui à 1,5

millions d’euros. « Il ne faut pas se leurrer : au regard des dépenses liées au transport (38 millions d’euros), les recettes commerciales sont presque secondaires », indique l’élu. Néanmoins, l’objectif n’est pas de réaliser des bénéfices mais de contribuer à l’aménagement du territoire en offrant une égalité d’accès au service public. Sans compter la volonté de protéger l’environnement en incitant les citoyens à se déplacer en car.

Etude du Gart Depuis 2001, seize

autres départements ont franchi le pas. Une étude du Gart (Groupement des autorités responsables de transport), rendue publique l’année dernière, les a recensé et dresse un panorama de la situation. Premier constat : le manque de lisibilité des tarifications départementales. Complexité qui est notamment à l’origine de la faible attractivité des transports publics et par voie de conséquence de leur faible niveau de fréquentation. Sur les dix-sept départements étudiés, huit n’avaient pas de tarification harmonisée à l’échelle de leur territoire ; neuf en avaient une, dont huit sur un principe zonal. « La tarification unique est donc un moyen pour faire des transports interurbains un mode de déplace-


LE DOSSIER

s uniques ment durable. C’est aussi un moyen de gommer les discriminations tarifaires pour rétablir l’égalité des citoyens face au transport public et promouvoir la solidarité entre les territoires », constate le Gart. Une condition à cela : la nécessité d’adapter et de restructurer l’offre. Dans plus de 80% des cas, le prix du billet unitaire a été fixé à 2 euros. Ce qui, pour par exemple un aller et retour entre Orléans et Pithiviers, présente une économie de plus de 11 euros. Dans l’ensemble, l’attractivité financière a eu pour conséquence de doper la fréquentation des réseaux interurbains. Mais, revers de la médaille, les recettes ont baissé tandis que les dépenses ont augmenté. Comme le souligne le Gart les « coûts d’exploitation restent beaucoup plus élevés que les recettes qu’ils procurent ».

ADF : « Maturation des politiques transport » Pour l’Assemblée des départements de France (ADF), les tarifications uniques marquent la maturation des politiques transport. « C’est beaucoup plus simple de mener

et de rationaliser une politique transport avec une tarification unique, plutôt qu’avec des tarifs différenciés selon la distance et la population qui l’utilise », constate Jean-Paul Wolbrom, chargé de mission à l’ADF. « A priori, les tarifications uniques favorisent la mobilité des personnes. Pour l’instant, seulement un cinquième des départements ont fait ce choix. Nous n’avons donc pas suffisamment de recul pour véritablement analyser les impacts de telles mesures». C’est pourquoi l’ADF n’exclu pas

l’idée de mener en 2009 ou 2010 une enquête sur ce thème. L’objectif : dégager (ou non) des traits communs, analyser les évolutions, pointer les inconvénients. « Ce serait l’occasion de préparer un argumentaire pour les départements qui souhaiteraient instaurer une telle politique mais qui n’osent pas ».

T&V décembre 2008 - 13


LE DOSSIER Ainsi,

l’exemple de la Sarthe qui est passé à une tarification unique à 2 euros en janvier 2006 : ce département a vu ses recettes commerciales provisoirement chuter de 18%, alors que ses dépenses ont augmenté de 4,6%.

« Le transport collec-

tif coûte cher »

Le dernier département en date à avoir opté pour la tarification unique est la Saôneet-Loire avec un titre à 1,50

euro, instauré le 1er novembre dernier. Prix permettant d’utiliser l’une des 41 lignes du réseau Buscéphale. L’objectif est de doubler la fréquentation (160 000 voyages) en un an. Cette mesure a coûté 3 millions d’euros au Conseil général, lequel a accompagné ce coup de pouce en faveur du pouvoir d’achat des ménages Saône-etLoiriens, d’une hiérarchisation de l’offre. Autre cas de figure : celui des départements de Seine-Maritime et d’Eure qui ont fait le choix d’instaurer en même temps (en septembre 2006) un titre à 2 euros. Une tarification permettant d’effectuer des voyages interdépartementaux. Conséquence : une hausse de la fréquentation de l’ordre de 50% sur les deux réseaux. A ce jour, dix-sept des quatre-vingt quinze départements métropolitains ont décidé d’appliquer une tarification unique. Un dé-

veloppement assez lent depuis le coup d’envoi donné par la Meurthe et Moselle, puisque c’est en 2004 que deux autres collectivités ont franchi le pas. Il y en a eu trois en 2005, sept en 2006, quatre en 2007 et trois cette année. Une lenteur dans le développement que Jean-Marie Uhlrich tente d’expliquer par la crainte des élus « Il faut rappeler que les départements ne perçoivent pas de versement transport. Or, les budgets transport sont élevés pour des recettes faibles. Le transport collectif coûte cher ».

Les réserves de la FNAUT La Fédération nationale des usagers du transport (FNAUT) est très réservée quant à l’instauration de tarifications uniques dans les départements. Son Président, Jean Sivardière, estime « qu’il n’y a pas de concertations entre les départements et les régions. Résultat : on assiste à des transferts de clientèle des Transports express régionaux vers le car. D’un point de vue écologique, cela ne présente aucun intérêt ».

C’est notamment pour cette absence de coordination entre les autorités organisatrices, que la FNAUT est favorable au retrait de la compétence transport aux Conseils généraux. « A charge des réseaux urbains la gestion des lignes périurbaines et aux régions celle des liaisons interurbaines ». Pour l’instant, la FNAUT estime que les tarifications doivent rester indexées sur la distance parcourue avec un système de tarification zonale. Une raison à cela : « si le transport n’est pas cher, cela favorise l’étalement urbain. Les gens iront habiter toujours plus loin de leur lieu de travail ». C’est pour cette raison qu’en Ile de France, la Fnaut est opposée au principe d’une seule zone pour la carte orange. Si le président reconnaît l’impact des tarifications uniques sur la fréquentation et les efforts consentis par les départements pour développer les transports interurbains, il estime qu’il y a d’autres moyens pour parvenir à ce résultat. «Pour attirer la clientèle, il n’y a pas que le prix qui compte : il faut concevoir une offre de qualité avec des horaires et des correspondances bien conçues ». Et le président de conclure : « instaurer une tarification unique me semble être une solution de facilité qui coûte assez cher aux départements. Je ne suis pas sûr qu’à dépenses égales, on ne puisse pas mieux faire ».

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BRAVO et

MERCI Nos 65 000 conducteurs d’autocars transportent chaque année 1milliard de passagers. Ils font du transport en autocar l’un des plus sûrs au monde.

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L’ACTUALITÉ FNTV : Anne-Marie Pouliquen à la communication

Créer une image plus dynamique et plus prestigieuse de l’autocar auprès du grand public est une des missions d’Anne-Marie Pouliquen, chargée depuis le début du mois de la communication « tourisme » au sein de la FNTV. Ce recrutement fait suite à l’accord de rapprochement entre le SNET (syndicat national des entreprises de tourisme en autocar) et la FNTV, rendu officiel le 18 septembre dernier. Rapprochement qui a pour objectif d’améliorer le service aux adhérents, organiser un lobbying et rassembler les forces. Avant d’intégrer la FNTV, Anne-Marie Pouliquen a travaillé pendant plus de sept ans pour le SNET en tant que chargée de communication. Période pendant laquelle elle a développé des relations étroites et de confiance avec la presse professionnelle (tourisme et transport), ainsi qu’avec les différents acteurs liés directement ou indirectement au tourisme en autocar. Au sein de la FNTV, elle aura pour mission de participer à la promotion du transport par autocar et plus particulièrement à la promotion du tourisme en autocar au travers d’actions de communication ciblées. Par ailleurs, elle sera chargée de développer le club des partenaires de la commission tourisme. « Hormis les professionnels du secteur, très peu de personnes connaissent les avantages et les possibilités de confort et de sécurité qu’offre un voyage en autocar. Ce manque de communication et de connaissance ne favorise pas le renouvellement de la clientèle et le développement des produits autocar », constate Anne-Marie Pouliquen. Etylotest anti démarrage : la FNTV lance une pétition

Pour la FNTV, ce n’est pas aux entreprises de payer l’équipement des autocars d’éthylotest

anti démarrage qui sera obligatoire en septembre 2009. Elle la fait savoir dans un communiqué adressé à ses adhérents le 8 décembre dernier. Communiqué dans lequel, la Fédération rappelle que l’efficacité et la mise en œuvre de cette mesure « prise sans concertation avec la profession », ne seront totales que si deux conditions sont réunies : que tous les véhicules de transport d’enfants soient concernés et que les incidences techniques, sociales et économiques de cette décision aient trouvé une réponse permettant aux entreprises d’assumer cette contrainte supplémentaire. En effet cet équipement a été estimé à 150 millions d’euros, soit 2500 euros par car. « La profession, particulièrement touchée par la crise économique est dans l’incapacité de mobiliser cette somme », indique-t-on à la FNTV. «De plus, il paraît également impossible d’équiper techniquement 60 000 véhicules en six mois ». Par conséquent, une pétition adressée aux adhérents sera transmise à Dominique Bussereau, à qui il a été demandé un arbitrage politique. Par ailleurs, la Fédération informe les autorités organisatrices de transport scolaire des conséquences que pourrait avoir une absence d’accompagnement des entreprises. « Faute de disposer de moyens financiers nécessaires pour pouvoir équiper la totalité de leur parc, les entreprises ne pourront pas effectuer le service ».

Rendez-vous à Madère en mars 2009

Le

14ème Printemps de l’autocar aura lieu l’année prochaine à Madère du 25 au 29 mars. La commission tourisme FNTV/SNET, en collaboration avec Austro Pauli / Visite France invite donc ses adhérents à découvrir cette île située au large du Portugal, à 4 heures de vol de Paris. Pendant cinq jours les congressistes découvriront Funchal, la capitale. Ce sera également l’occasion d’échanger et de construire l’avenir de la profession par le biais de séances de travail. Pour Thierry Schidler, qui vient d’être nommé Président du Printemps de l’autocar, « ce séjour permettra aux professionnels français du tourisme en autocar d’intensifier les relations commerciales en facilitant une programmation de cette destination ».

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L’ACTUALITÉ D&O sensibilise au handicap et à la dépendance

D&O, le groupe paritaire de protection sociale, poursuit son action de sensibilisation aux han-

dicaps en élargissant cette année son action à la dépendance. Les 3, 4 et 5 décembre dernier, le village « handicap et dépendance » s’était installé place du Palais Royal à Paris. L’année dernière, ce village itinérant s’était arrêté dans dix villes. L’objectif étant d’aller à la rencontre de tous les publics et d’exposer l’engagement du groupe D&O dans le domaine des services à la personne. « L’accompagnement du handicap et de la dépendance est l’une des priorités de l’action sociale du groupe », rappelle-t-on chez D&O. « En effet, le mieux vivre et le mieux vieillir sont au cœur de nos préoccupations ». Ainsi cette opération a pour ambition de changer le regard sur la dépendance. Les visiteurs ont pu découvrir sur 500m² plusieurs espaces. Celui « handicap et dépendance » présentait un quiz pour tester ses connaissances ainsi qu’un atelier permettant au grand public de mieux comprendre les difficultés de ceux qui sont atteints de pathologies dégénérescentes touchant les yeux. L’espace « vie quotidienne » comportait deux parcours d’accessibilité afin d’appréhender les difficultés de déplacement en fauteuil roulant. L’espace « prévention » diffusait de l’information sur la préservation de l’autonomie. Cette opération était conjointement organisée par D&O, en partenariat avec l’association des paralysés de France, celles pour les Adultes et jeunes handicapés, le comité national de coordination de l’action en faveur des personnes handicapées et l’association France Alzheimer.

La classification des autocars n’est pas menacée

La réforme de la loi du 13 juillet 1992, relative à l’organisation de voyages et de séjours ne signera pas l’arrêt de mort de la classification des autocars. « Cette réforme abroge l’obligation pour l’organisateur d’un voyage dans le cadre de la vente de prestation touristique de s’adresser obligatoirement à un transporteur ayant fait classer ses autocars », précise Alain Jumeau, président de l’UCAT, l’Union pour le classement des autocars de tourisme. Autrement dit : les agents de voyage ne seront plus tenus de spécifier le type de cars qu’ils utiliseront pour organiser leurs circuits. L’UCAT a par conséquent agit pour que cette obligation soit maintenue dans le cadre de la réforme. «Nous avons obtenu une fin de non recevoir du ministère car ce n’est pas conforme au texte européen », regrette Alain Jumeau. Lequel considère que dans les pays latins et plus particulièrement en France, il est plus facile de faire respecter un texte obligatoire. Actuellement, 2800 autocars sont classés et en cette fin d’année, 1014 entreprises ont présenté près de 4000 autocars au classement. « Aujourd’hui, il est important de redorer l’image du tourisme en autocar. Or la classification est un moyen pertinent pour y parvenir. Avec les hôtels classés, les clients savent comment ils vont dormir. Avec les cars classés, ils savent comment ils vont voyager ». T&V décembre 2008 -

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L’ACTUALITÉ Après 10 années aux services Social et Formation, Yannick HENRY, quitte la FNTV

Yannick HENRY, actuel Responsable des Questions sociales et de la Formation va poursuivre sa carrière professionnelle dans un autre secteur d’activité. Au cours de ces 10 dernières années, il a participé à toutes les négociations qui ont permis au secteur du transport public de voyageurs de s’adapter aux évolutions et de se préparer aux enjeux de demain. On retiendra notamment l’Accord du 18 avril 2002 et ses trois avenants (aménagement et organisation du temps de travail et rémunération) ; l’Accord relatif aux conducteurs en période scolaire (2004) ; l’Accord relatif à la formation professionnelle (2004) ; l’Accord de mise en œuvre de la suppression de l’abattement de 20% pour frais professionnels (2007) ... Collaborateur efficace et rigoureux, il a su développer les qualités relationnelles nécessaires dans les négociations de branche et défendre les intérêts des entreprises du transport routier de voyageurs. Il a représenté avec conviction la FNTV dans les différents ministères mais également dans les missions fédérales auprès de l’IRU et du Comité de dialogue social sectoriel de la Commission Européenne. La FNTV, au nom de la Profession, le remercie très sincèrement pour le travail accompli et lui souhaite une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions de Directeur Délégué. La DGMT affine ses connaissances du transport routier de voyageurs

A l’invitation de la FNTV, Loïc CHARBONNIER (Sous Directeur de la Direction Générale de l’Infrastructure des Transports et de la Mer - DGITM), Nicole LHOMME (Adjointe au Sous Directeur,) et Daniel CROCHEMORE (Chef de Bureau) ont, le 9 décembre dernier visité l’entreprise de transports de voyageurs de Daniel MEYER à Montlhéry (91) et la gare autoroutière de Briissous-Forges sur l’A10. 18 - T&V décembre 2008


L’ACTUALITÉ Une demie journée de découverte du monde de l’entreprise de transport de voyageurs et de la première gare routière sur autoroute en Europe…et pour la FNTV une manière innovante de présenter les préoccupations de la Profession, notamment les dossiers sur l’éthylotest anti démarrage et sur les lignes régulières nationales.

FNTV : élection du nouveau Président

Michel Seyt a été élu le 10 décembre dernier à la présidence de la FNTV. Agé de 50 ans, il dirige l’entreprise familiale de transport en commun située à Saint-Flour. Société qu’il a intégrée en tant que conducteur qu’il a développé et diversifiée en créant l’agence de voyages « Auvergne touristique ». En 1994, il a racheté en association avec son cousin Pascal Seyt, Lozère tourisme qui compte aujourd’hui 27 véhicules. En 2007, c’est la société Madelrieux voyages, située à Lanobre (Cantal) qui a été acquise. Tout au long de sa carrière Michel Seyt s’est engagé en faveur de la profession. Il a préside la FNTV Auvergne et a été président France Voyageurs. Il est membre de l’observatoire régional des transports routiers de voyageurs et de la commission régionale des sanctions administratives. Au sein de la FNTV, il est membre du bureau depuis 2004 et Président fondateur de la commission intermodalité. Il est Vice-président depuis le 8 décembre 2005. Michel Seyt est également investi dans la vie publique locale. Il a été Conseiller général du Cantal de 1992 à 1998 et a fondé en 1994 Cantal Resa, une structure de commercialisation de produits touristiques au sein de l’Assemblée départementale. Il occupe depuis 1993 la fonction de Premier adjoint au sein de la ville de Saint-Flour. Il est également Conseiller communautaire de la communauté de communes du Pays de Saint-Flour.

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LES ANNONCES TRANSPORTS & VOYAGEURS

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N°4 transports&Voyageurs - décembre 2008  

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