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L’actualité vue par les professionnels de l’immobilier et du logement Chambre FNAIM Paris Ile-de-France - N° 03 - 26/11/2013

Le mot du président La mobilité, l'autre liberté du Francilien La SNCF vient de publier son rapport 2013 sur Les mobilités en Europe, réalisé sous la direction de Julien Damon, professeur au Master d'urbanisme de Sciences Po Paris. Et ce n'est pas un hasard, tant la mobilité constitue, avec le logement, l'une des libertés fondamentales du citadin. Ainsi que la condition du développement économique et social de la ville elle-même. Un défi qui se pose tout particulièrement au Grand Paris.

> Lire cet article Coup de projecteur Métropole du Grand Paris : du sable dans les rouages "Le projet de métropole du Grand Paris suscite la grogne des élus, à gauche et à droite", titre Le Monde du 13/11/2013. En cause ? La décision du gouvernement de "faire table rase des dix-neuf intercommunalités existantes" sur le futur périmètre de cette nouvelle métropole, afin de "se prémunir contre le reproche d'empiler les échelons territoriaux". Décryptage des débats qui engagent pour partie l'avenir du Grand Paris.

> Lire cet article Le chiffre 40 % Plus d'un locataire sur cinq dépense, en France, plus de 40 % de son revenu pour se loger. La dépense moyenne s'établit, à l'échelle nationale, à 7 500 euros par an pour une location dans le secteur libre et à 5 400 euros dans le secteur HLM. C'est l'un des enseignements de l'édition 2013 de l'étude de l'Insee : "France, portrait social". Même si les situations sont bien évidemment très diverses, le logement y occupe une place centrale.

> Lire cet article Qui l'a dit ? "Cécile Duflot, la ministre qui immobilise l'immobilier" "Loi après loi, deux déjà après dix-huit mois, auxquelles s'ajoutent quatre ordonnances, la ministre de l'Égalité des territoires et du Logement a réussi à liguer tous les professionnels du secteur… contre elle. Légitimistes, ces chefs d'entreprise utilisent plutôt les voies institutionnelles. Les petits s'adressent à leurs syndicats professionnels. Les grands s'épanchent à l'oreille de lobbyistes ou directement auprès des quelques parlementaires capables d'avoir une pensée argumentée sur le logement. Ces temps-ci, même ces canaux-là semblent asséchés…"

> Réponse

Espace Grand Paris Une publication de la FNAIM Paris Ile-de-France Directeur de publication : Gilles Ricour de Bourgies ISSN en cours Votre avis nous intéresse : contact@fnaim-idf.com

Contacts FNAIM Paris Ile-de-France 27 bis avenue de Villiers 75017 Paris Tél. : +33 (0)1 40 53 73 50 www.lamaisondelimmobilier.org gillesricourdebourgies.com


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Le mot du président La mobilité, l'autre liberté du Francilien Qu'est-ce qu'une ville, si ce n'est des hommes, des lieux et des flux ? Le choix de son habitat, voire de son travail - lorsque c'est possible bien sûr - est de plus en plus influencé par leur accessibilité. Le prix de l'immobilier reflète cette réalité : à l'échelle du Grand Paris, les quartiers centraux et les mieux desservis par les transports en commun sont particulièrement valorisés. Car habiter une ville signifie aussi pouvoir s'y déplacer, rapidement, facilement, en toute sécurité. La mobilité des habitants se manifeste aussi par la rotation dans le logement, ainsi que par celle des entreprises, qui caractérisent - en bien ou en mal - les sociétés économiquement les plus dynamiques. Le rapport 2013 de la SNCF sur "Les mobilités en Europe" apporte un éclairage précieux sur les spécificités et les évolutions à l'œuvre au sein des pays européens. Partout, les réseaux urbains innovent pour répondre aux nouveaux modes de vie, en élargissant l'offre géographique, de service ou d'amplitude horaire.

On mesure les progrès qu'il reste à accomplir en Ile-deFrance, où la moitié des lignes de transport collectif ne fonctionne pas après 21 heures ! Mais l'on peut aussi se réjouir des travaux d'ores et déjà engagés, notamment au profit des lignes 1 et 10 du métro parisien et de la ligne rouge du futur réseau Grand Paris Express. L'amélioration et le développement des transports figurent très naturellement au cœur de toute stratégie métropolitaine. Mais gardons à l'esprit que la qualité d'une infrastructure tient pour une grande part à la façon dont les gens se l'approprient. Nos voisins européens expriment ainsi, à l'instar des Franciliens, une forte attente en termes d'information des voyageurs, de sécurité et de propreté dans les gares et dans les trains. Il ne suffit pas d'aller toujours "plus vite". C'est ce que souligne Vincent Kaufmann, du Forum Vies Mobiles : "Plus qu'une diminution de la quantité de temps que prend ses déplacements, le voyageur est sensible à la qualité de ce temps". Gilles Ricour de Bourgies

Président de la Chambre FNAIM Paris Ile-de-France

Pour aller plus loin : "Les mobilités en Europe. État du marché des transports de voyageurs et de marchandises", 10/2013, www.sncf.com

Coup de projecteur Métropole du Grand Paris : du sable dans les rouages Début décembre, l'Assemblée nationale doit adopter, en seconde lecture, le projet de loi portant affirmation des métropoles, qui prévoit en particulier la création de la métropole du Grand Paris au 1er janvier 2016. Et les débats s'annoncent difficiles. La ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, "multiplie les signes d'ouverture". En vain. Le 20 novembre dernier, au Congrès des maires, elle a pu mesurer l'hostilité que suscitent des mesures comme le transfert vers les intercommunalités de plusieurs compétences communales - dont les plans locaux d'urbanisme - ou l'intégration automatique de certains territoires à des métropoles. Une fronde qui se crispe à quelques mois des élections municipales, et qui dépasse de loin la seule opposition parlementaire. Le communiste Patrick Braouzec, président et fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune (93), dénonce ainsi "la nécropole du

Grand Paris" en bénéficiant du soutien de nombreux élus de gauche - y compris socialistes. En cause : la volonté du gouvernement d'intégrer au futur Grand Paris les intercommunalités de la petite couronne (cf. carte ci-contre) - quitte à les remplacer par des "territoires" sans compétences ni capacités budgétaires propres. Or même l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France alerte sur les difficultés à "démêler l'écheveau des compétences" futures entre la métropole, les "territoires" et les communes. Une seule certitude : le logement et l'urbanisme seront bien, en Ile-de-France, de compétence métropolitaine. Reste à faire passer la loi, mais en la rendant suffisamment juste et lisible pour assurer le nécessaire succès de la métropole du Grand Paris. n Source : Le Monde, 13/11/2013 ; Le Point, 22/11/2013.


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Le chiffre

40 %

Plus de 40 % du revenu d'un locataire sur cinq est consacré à son logement. Pour les ménages, le logement constitue bien l'un des principaux postes de dépense. Ils y consacrent en moyenne 18,3 % de leur revenu avant impôt - et même plus de 25 % pour les locataires du secteur libre et les propriétaires accédants. Mais l'importance de ce taux d'effort tient moins au prix du logement qu'à la faiblesse relative des revenus des personnes concernées. Ainsi s'agissant des accédants : "Les ménages à taux d’effort élevé perçoivent un revenu qui n’atteint que 58 % de celui des autres ménages accédants". C'est l'un des enseignements des dernières données de l'Insee. Comment l'Institut calcule-t-il ces fameuses "dépenses de logement" ? "La dépense de logement brute pour la résidence principale recouvre le loyer ou les remboursements de prêts immobiliers, les dépenses de chauffage et d’éclairage, mais aussi tout un ensemble de dépenses diverses, comme les dépenses d’eau, d’ascenseur, de gardiennage, d’entretien du logement et enfin les impôts sur la résidence principale (taxe d’ha-

bitation, taxe foncière)" - mais pas les gros travaux d’entretien et d'équipement. La dépense nette, pour sa part, est obtenue par déduction des aides personnelles au logement à la dépense brute. Ceci posé, les principales conclusions sont les suivantes : - Les propriétaires accédants dépensent pour leur logement trois fois plus que les autres propriétaires, et les locataires du secteur libre près de 40 % de plus que ceux du secteur HLM. - Ce sont les ménages accédants qui dépensent en moyenne le plus pour leur logement (13 700 euros annuels). - Au total, de 2005 à 2011, le taux d’effort des locataires s’est accru de 2,5 points, tandis que celui des propriétaires reste stable, et que les retraités sont surreprésentés dans les ménages à taux d’effort élevé. Ces données sont nationales, mais ce qu'elles révèlent s'applique particulièrement à l'Ile-de-France : derrière la question du "coût du logement" se pose en fait le problème plus global des revenus. Et plus particulièrement celui des classes moyennes. n

Source : "France, portrait social", Insee, édition 2013, 11/2013, 284 p., www.insee.fr

Qui l’a dit ? RéPONSE : Catherine Sabbah, journaliste services de Bercy et du Premier ministre en charge des dossiers "Immobilier" aux "Cécile Duflot, (CAE), "la contestation gronde à l'intérieur Échos. Sa tribune publiée dans le premier la ministre même de l'actuelle majorité, d'où Chrisquotidien économique de France (édition du tophe Caresche, député socialiste de Paris, 8-9/11/2013) a fait l'effet d'une bombe. Il est qui immobilise a tweeté son scepticisme sur le texte, lors vrai que son diagnostic vaut réquisitoire. La l'immobilier" de son examen au Sénat". Tant la garantie ministre du Logement y est dépeinte comme universelle des loyers que l'encadrement ayant "des idées certes généreuses mais de ces derniers apparaissent "techniquethéoriques, qui supportent mal le passage à la réalité". ment ingérables et contre-productifs". Le risque ? Voir En témoigne notamment le dispositif de défiscalisation s'installer "plus qu'une distance, une défiance entre le qui porte son nom. "Censé relancer la production de lomonde politique qui fait les lois et les professionnels gements locatifs, ce nouveau système que les promoqui en font les frais". Mais aussi chaque citoyen, et tout teurs ont rebaptisé ‘Duflop’ n'a pas endigué la fuite des particulièrement en Ile-de-France : plus la zone d'habiinvestisseurs. Trop encadré, trop rigide, trop instable, tation est tendue, du fait de la rareté du foncier et d'une il requiert des conditions quasi impossibles à réunir gestion peu satisfaisante du parc social, plus vite il faut pour assurer une rentabilité correcte." Et l'on ne parle sortir d'un "immobilisme de l'immobilier" qui empêche pas du projet de loi Alur : au-delà de l'opposition, des de trouver des solutions à la crise du logement. n Source : "Cécile Duflot, la ministre qui immobilise l'immobilier", tribune de Catherine Sabbah, Les Echos, 8-9/11/2013.

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