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L’actualité vue par les professionnels de l’immobilier et du logement Chambre FNAIM du Grand Paris - #21 - 10/06/2014

Le mot du président Manager une métropole : l'exemple du Grand Lyon En termes de gouvernance métropolitaine, le Grand Paris devrait-il s'inspirer du Grand Lyon ? La question peut certes paraître provocatrice… Et pourtant, la capitale des Gaules, engagée dans une dynamique de métropolisation confirmée par la fusion de la ville avec le département du Rhône, peut faire figure d'exemple. Un livre récent, De la Courly au Grand Lyon - Histoire d'une communauté urbaine, permet de mieux mesurer le chemin parcouru par ce territoire. Et les contraintes qui s'imposent à l'échelle de toute agglomération.

> Lire cet article Coup de projecteur Logements "de fonction" du Conseil régional d'Ile-de-France : un faux problème ? Le 6 juin 2014 a été présenté en assemblée plénière un rapport d’information sur les logements de la Région Ile-deFrance. Cette démarche, inédite, faisait suite à une demande de la présidente du groupe UMP au Conseil régional, Valérie Pécresse, très critique sur la gestion de ces logements. Où il s'avère que le problème n'est pas là où l'on croit…

> Lire cet article Le chiffre 2,85 % C'est le taux moyen des prêts immobiliers observé au mois de mai 2014 (hors assurance et coût des sûretés), selon le baromètre Crédit Logement/CAS. "Le record historique de juin 2013 est battu", constate le quotidien Les Échos (03/06/2014). La récente décision de la Banque centrale européenne d'abaisser son taux directeur à 0,15 % devrait favoriser ce mouvement particulièrement favorable aux emprunteurs. S'ils disposent d'un bon dossier !

> Lire cet article Qui l'a dit ? "Au cœur de la Seine-Saint-Denis comme ailleurs, l'agriculture urbaine est à la mode" "Les projets se multiplient, parés de multiples vertus : développement des circuits courts, renforcement du lien social et même création d'emplois. [...] Certains vont même plus loin et imaginent que l'agriculture urbaine répondra à la raréfaction des terres agricoles et résoudra les problèmes environnementaux, tout en permettant de nourrir les mégapoles."

> Réponse

Espace Grand Paris Une publication de la FNAIM du Grand Paris Directeur de publication : Gilles Ricour de Bourgies ISSN en cours

Contacts Chambre FNAIM du Grand Paris 27 bis avenue de Villiers 75017 Paris Tél. : +33 (0)1 40 53 73 50 www.lamaisondelimmobilier.org gillesricourdebourgies.com

Votre avis nous intéresse : contact@fnaimgrandparis.com


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Le mot du président Manager une métropole : l'exemple du Grand Lyon Il est des ouvrages plus éclairants que bon nombre de discours politiques. Ainsi celui que vient de publier le sociologue Cédric Polère : De la Courly au Grand Lyon, Histoire d'une communauté urbaine. La capitale des Gaules est engagée de longue date dans une réelle dynamique métropolitaine. La montée en puissance et en compétences de la communauté urbaine a débuté en 1969, avec une assemblée de 56 communes comprenant Lyon et sa banlieue, une première en France, confirmée par une autre innovation récente : la fusion du Grand Lyon avec le département du Rhône. Quelle anticipation sur les projets gouvernementaux du moment, qu'ils concernent la Métropole du Grand Paris ou le regroupement des régions ! Au risque de la provocation, peut-on en déduire que la métropole francilienne devrait s'inspirer du Grand Lyon ? Même si, forte d'un tissu économique puissant et regroupant désormais plus de 1,7 million d'habi-

tants, l'agglomération lyonnaise a de sérieux atouts à faire valoir, elle n'est pas comparable au Grand Paris. Les défis urbains, immobiliers en particulier, sont chez nous très spécifiques. Mais Cédric Polère a raison d'insister sur le fait que, derrière l'histoire politique et institutionnelle du phénomène métropolitain, il y a toutes ses "coulisses". C'est-à-dire tout ce qui rend dans les faits "cette action possible" : "les métiers, les hommes et les femmes, l’organisation, les relations avec les entreprises, les citoyens et les associations, les processus d’innovation, les valeurs et jusqu’à ces petits mythes qui permettent à l’action d’avoir du sens". Notre proposition de bail solidaire FNAIM, de même que notre partenariat avec la FPI d'Ile-de-France et la FFB du Grand Paris, font partie de ces solutions concrètes qui émergent du terrain. C'est le terrain qui donne sens et forme à l'action. Est-ce parce que nous sommes à Paris, si proches des lieux de pouvoir et de décision, qu'il faudrait l'oublier ? Gilles Ricour de Bourgies Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

Aller plus loin : "De la Courly au Grand Lyon. Histoire d'une communauté urbaine", par Cédric Polère, Éditions Lieux Dits, 480 p., 38 €.

Coup de projecteur Logements "de fonction" du Conseil régional : un faux problème ? Le 6 juin 2014 a été présenté en assemblée plénière un rapport d’information sur les logements de la Région Ile-de-France. Cette démarche, inédite, faisait suite à une demande de la présidente du groupe UMP au Conseil régional, Valérie Pécresse, très critique sur la gestion de ces logements : "À défaut de juguler la crise du logement, la Région a un devoir minimal de solidarité avec les Franciliens : gérer ses logements avec un souci constant de transparence et de justice". Le rapport présenté par Jean-Paul Huchon a permis de fournir quelques explications sur cette question sensible. Il s'avère que les seuls vrais logements de fonction, c'est-à-dire ceux attribués à des personnels à raison du poste qu'ils occupent, sont constitués pour l'essentiel par 3 970 logements dans les lycées (dont 522 non occupés). "Abstraction faite de ceux qui sont en travaux ou correspondent à des postes non pour-

vus, 140 sont réellement libres, soit 3,5 % du parc. Ces logements ne peuvent être attribués qu’à du personnel en fonction dans les lycées et la Région ne peut que vérifier la conformité de la procédure à la réglementation", expliquent Les Échos (06/06/2014). Le parc régional se compose surtout de quelque 10 000 logements sociaux sur lesquels la Région dispose d’un droit de réservation, soit 800 logements par an en moyenne, en "contrepartie des 250 millions d’euros qu’elle consacre chaque année au financement de l’habitat social". Les conditions d'attribution aux agents sont parfois opaques, mais le système est en fait assez proche de l'ex-"1 % Logement" pour les entreprises privées. Il impose en particulier de respecter les seuils de revenus des ménages, en fonction des logements concernés (PLA, PLS, logement intermédiaire). Restent 568 logements non conventionnés dont la Région disposerait à Paris, selon l'UMP. Qui les occupe ? à quel titre ? Réponse lors d'un prochain audit  ?… n

Source : "Opération vérité sur les logements vacants de la Région Ile-de-France", Les Échos, 06/06/2014.


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Le chiffre

2,85 %

C'est le taux moyen des prêts immobiliers observé au mois de mai 2014 (hors assurance et coût des sûretés), selon le baromètre Crédit Logement/CSA. "Le record historique de juin 2013 est battu", constate ainsi le quotidien Les Échos (03/06/2014). Mieux : "Jamais depuis la fin des années 1940 les taux des crédits immobiliers n'étaient descendus aussi bas", constate ce baromètre. Dans le détail, la baisse est la plus forte sur le marché des travaux (2,79 % en mai) et sur celui de l'ancien (2,84 %), mais reste plus modérée dans le neuf (2,84 %). Reste que, "dans le détail, l'écrasante majorité des crédits sont désormais octroyés à moins de 3,5 % : leur part dans la production totale est de 92,3 % contre 88 % le mois précédent, et à peine 41,7 % en 2012". "À court terme, la tendance devrait se prolonger, à en croire les courtiers compilant les baromètres bancaires qu'ils reçoivent." Mais aussi à moyen terme, compte tenu de la récente décision de la Banque centrale européenne d'abaisser son taux directeur à 0,15 %. Ce que confirme Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com : "Cette

énième baisse, si elle semble marquante symboliquement, ne fait que confirmer que nous allons rester dans les mois qui viennent dans un tunnel de taux extrêmement bas qui bénéficient aux banques et par voie de conséquence aux emprunteurs". Ces derniers doivent cependant disposer de solides garanties, les chiffres moyens des meilleurs taux observés excluant de facto les demandeurs dont les dossiers n'ont pas été retenus par les banques. Ainsi, les taux moyens correspondent, en moyenne, à de "bons" dossiers. Comme l'explique Edouard Lederer dans Les Échos : "Ces conditions intéressantes s'adressent a priori aux emprunteurs les plus solvables, puisque la durée moyenne des emprunts tend elle aussi à diminuer, à 202 mois (16,8 ans). Or les emprunteurs plus jeunes ou disposant d'un apport moindre ont naturellement besoin de durées plus longues pour boucler leur financement". C'est pourquoi la solution aux difficultés de logement passe aussi, et même principalement, par une augmentation de l'offre. Donc de la construction. Le crédit immobilier ne reste qu'un levier. n

Source : "Les taux du crédit immobilier au plus bas depuis l'après-guerre", Les Échos Entreprises & Marchés, 03/06/2014.

Qui l’a dit ? RéPONSE : Frank Niedercon, "Au cœur de la Seine- la rencontre. Jardiner n'est qu'un journaliste aux Échos, dans un arprétexte", explique Nicolas Hervé, Saint-Denis comme ticle intitulé "L'agriculture a-t-elle président de l'association des jarun avenir en ville ?" (03/06/2014). dins de l'Aqueduc, à Paris XIVe (Liailleurs, l'agriculture du 12/05/2014). Évoquant le projet d'une ferme à urbaine est à la mode" bération Le principal obstacle tient à la rareétages lancé par la municipalité de té - donc au coût - du foncier. C'est pourquoi, d'ailleurs, Romainville (93), il constate que "les projets se multiAnne Hidalgo veut reconquérir les toits de Paris (80 plient, parés de multiples vertus : développement des hectares disponibles), quand NKM proposait la créacircuits courts, renforcement du lien social et même tion de 30 000 m2 de serres dans le quartier de Bercy. création d'emplois". "Certains vont même plus loin et Pour Xavier Laureau, directeur des Fermes de Gally imaginent que l'agriculture urbaine répondra à la raré(78), la solution passe plutôt par "la reconquête des faction des terres agricoles et résoudra les problèmes friches urbaines et périurbaines". Une autre piste reenvironnementaux, tout en permettant de nourrir les lève, comme à Romainville, de "l'agriculture verticale" mégapoles." (construction de tours ou bâtiments exclusivement déNous en sommes encore loin en Ile-de-France. Certes, diés aux activités agricoles). Sachant qu'en l'état acles jardins urbains s'y développent, notamment en tuel des connaissances, l'agriculture urbaine ne peut cœur d'agglomération. Mais, qu'il s'agisse de jardins concerner que les fruits et légumes, et non le riz, le blé familiaux (héritiers des jardins ouvriers) ou des jardins ou le maïs qui constituent les principales ressources partagés (gérés par des associations), l'agriculture pratiquée relève du jardinage. Et encore, "le but est nécessaires à l'alimentation humaine… n Sources : "L'agriculture a-t-elle un avenir en ville ?", Les Échos, 03/06/2014 ; "Jardins urbains : lopins bénis", Libération, 12/05/2014. Espace Grand Paris Une publication de la FNAIM du Grand Paris Directeur de publication : Gilles Ricour de Bourgies ISSN en cours

Contacts Chambre FNAIM du Grand Paris 27 bis avenue de Villiers 75017 Paris - Tél. : +33 (0)1 40 53 73 50 contact@fnaimgrandparis.com - www.lamaisondelimmobilier.org gillesricourdebourgies.com


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