Issuu on Google+

Espace Grand Paris

L’actualité vue par les professionnels de l’immobilier et du logement Chambre FNAIM du Grand Paris - #18 - 13/05/2014

Le mot du président Les limites du "volontarisme" politique Une récente enquête des Échos (16/04/2014), consacrée à "ce qui change en 2014" pour le logement, dresse un constat global d'échec de la politique menée dans ce domaine : "le choc foncier se fait attendre", "le choc de simplification n'a pas eu lieu" et "la fuite des investisseurs n'est pas endiguée". La multiplication des lois ne produit pas les effets escomptés. C'est une autre approche, plus pragmatique et partenariale, qu'il faut promouvoir.

> Lire cet article Coup de projecteur Grand Paris : des incertitudes encore à lever La loi du 27 janvier dernier créant, au 1er janvier 2016, la Métropole du Grand Paris, suppose la mise en place d'une mission de préfiguration visant à "préparer les conditions juridiques et budgétaires" de cette création. Vaste programme ! Trois chantiers sont en effet à ouvrir simultanément par le responsable de cette mission, le préfet François Lucas : celui de la fiscalité, des transferts de personnels entre collectivités, et bien sûr de gouvernance.

> Lire cet article Le chiffre - 25 % C'est le recul du marché des transactions de bureaux en Ile-de-France au mois de janvier selon Philippe Zivkovic, président du directoire de BNP Paribas Real Estate, dans une tribune aux Échos (08/04/2014). Les surfaces de plus de 5 000 m2 sont les plus affectées (- 45 %). Tandis que l'offre immédiate a augmenté de + 9 % entre fin 2012 et fin 2013. Faut-il pour autant craindre une bulle sur l'immobilier de bureaux en région parisienne ? Ce n'est pas l'avis de ce professionnel, qui avance plusieurs explications.

> Lire cet article Qui l'a dit ? "Il faut restaurer le vivre ensemble" "Le capitalisme a toujours connu des crises. En revanche, la dissolution du lien social a certainement été une cause importante de l'accélération et de l'approfondissement de cette crise. On a bien vu que les banques, par exemple, ne se faisaient plus du tout confiance et, du coup, ne se prêtaient plus entre elles. C'est ce qui a fait basculer la crise dans quelque chose de véritablement effrayant et incontrôlable."

> Réponse

Espace Grand Paris Une publication de la FNAIM du Grand Paris Directeur de publication : Gilles Ricour de Bourgies ISSN en cours

Contacts Chambre FNAIM du Grand Paris 27 bis avenue de Villiers 75017 Paris Tél. : +33 (0)1 40 53 73 50 www.lamaisondelimmobilier.org gillesricourdebourgies.com

Votre avis nous intéresse : contact@fnaimgrandparis.com


Espace Grand Paris

L’actualité vue par les professionnels de l’immobilier et du logement

Le mot du président Les limites du "volontarisme" politique Une récente enquête des Échos, consacrée à "ce qui change en 2014" pour le logement, dresse un constat global d'échec de la politique menée dans ce domaine. La loi Alur, malgré certains aspects positifs, nécessite la publication d'une batterie de décrets d'application qui en font "une grosse loi plus qu'une grande loi". Le quotidien économique pointe très justement le risque d'empilement de nouvelles contraintes et procédures rendant plus complexe et opaque un marché qui a au contraire besoin de transparence et de fluidité. De fait, aucun objectif fixé par le précédent gouvernement n'a été atteint. "La fuite des investisseurs n'est pas endiguée". Les particuliers restent inquiets par la portée - même symbolique - des décisions politiques (ainsi de la garantie universelle des loyers, dont l'aspect obligatoire a été finalement et fort heureusement supprimé). Le dispositif Duflot de défiscalisation dans le neuf reste un

échec (moins de 30 000 signatures en 2013). Et les institutionnels sont loin d'avoir entamé leur retour dans l'investissement locatif. De même, "le choc de simplification n'a pas eu lieu", comme en atteste en particulier l'alourdissement du dossier à indexer à une promesse de vente. Et "le choc foncier se fait attendre" : malgré le vote de la loi de mobilisation du foncier public en janvier 2013, il n'y a pas "d'afflux massif de terrains à bâtir susceptible de faire baisser le prix des parcelles, et mécaniquement celui des logements". Ce qui est pourtant une priorité en Ile-de-France. Les collectivités locales restent ici à la manœuvre. C'est sans doute davantage sur ce terrain, au plus près des besoins, qu'il faut œuvrer. Mais avec une autre approche, plus partenariale et plus pragmatique. L'économie de l'immobilier est un écosystème complexe qui ne se commande pas de manière autoritaire, depuis un ministère. L'ensemble des acteurs doit être impliqué dans la recherche des solutions. Gilles Ricour de Bourgies Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

Source : "Logement : ce qui change en 2014", Les Échos, 16/04/2014.

Coup de projecteur Grand Paris : des incertitudes encore à lever La loi du 27 janvier dernier créant, au 1er janvier 2016, la Métropole du Grand Paris (MGP), suppose la mise en place d'une mission de préfiguration visant à "préparer les conditions juridiques et budgétaires" de cette création. Vaste programme ! Trois chantiers sont en effet à ouvrir simultanément. Les finances tout d'abord, qui sont loin d'être neutres s'agissant d'un projet d'établissement public de coopération intercommunal à fiscalité professionnelle unique. Selon une note confidentielle citée par La Gazette des communes (24/02/2014), "l’harmonisation des taux de cotisation foncière des entreprises sur le territoire de la MGP aboutirait à une hausse de 35 % pour les contribuables parisiens" (11 % pour ceux des Hautsde-Seine, quand cette CFE baisserait en revanche de 36 % en Seine-Saint-Denis et de 24 % dans le Val-deMarne). Les ménages parisiens ne seraient pas épargnés, l'harmonisation du taux ex-départemental de la

TH à 5,11 % sur l'ensemble de l'agglomération conduisant mécaniquement à une hausse de 2,5 points sur Paris… En corollaire de cette question de la fiscalité - potentiellement explosive - se pose celle du transfert des compétences et des personnels administratifs (7 000 à 10 000 agents territoriaux concernés, dont la plupart sont des fonctionnaires qui ne peuvent être privés de leur emploi…). Mais la troisième question, celle de la gouvernance, reste la plus sensible (cf. Espace Grand Paris n°15, 08/04/2014). "Les représentants des collectivités réunies au sein du syndicat mixte redoutent d’être marginalisés dans cette mission", confiée à un haut fonctionnaire : le préfet François Lucas. L'équilibre sera difficile à trouver entre la nécessaire autorité à la tête de la MGP et le respect des équilibres politiques et institutionnels de l'agglomération. Cet aspect est pourtant fondamental. Comme on le voit déjà autour des futures gares du Grand Paris Express, les professionnels de l'immobilier sont les premiers à devoir anticiper et s'adapter aux modifications de territoires. n

Source : "Grand Paris : les trois défis de la mission de préfiguration", www.lagazettedescommunes.com, 24/02/2014.


Espace Grand Paris

L’actualité vue par les professionnels de l’immobilier et du logement

Le chiffre

- 25 %

C'est, selon Philippe Zivkovic, président du directoire de BNP Paribas Real Estate, le recul du marché des transactions de bureaux en Ile-de-France au mois de janvier (- 45 % pour les surfaces de plus de 5 000 m2). Dans une récente tribune aux Échos (08/04/2014), il rappelle également que l'offre immédiate a augmenté de + 9 % entre fin 2012 et fin 2013, ce qui conduirait à une offre de bureaux en région parisienne de 4,4 millions de m2 au 1er trimestre 2014 selon Libération (18/04/2014). Faut-il pour autant craindre l'explosion d'une bulle sur l'immobilier de bureaux en Ile-de-France, et agiter le spectre de la crise qui frappa le secteur au début des années 1990 ? Ce n'est pas l'avis de Philippe Zivkovic, qui avance plusieurs explications. "Certes, des tensions peuvent être localement observées, mais elles restent globalement contrôlées." La comparaison avec les années 1990 n'est pas fondée tout d'abord au regard des chiffres : "les taux de vacance étaient nettement plus élevés (10,5 % en 1993 contre 7,5 % aujourd'hui), les livrai-

sons plus nombreuses (2,5 millions de mètres carrés de bureaux mis en chantier en Ile-de-France en 1990 contre 1,1 million en 2013) et les volumes commercialisés bien plus faibles (autour de 1,2 million de mètres carrés en 1993 contre 1,9 million en 2013)". Mais la grande différence entre les deux périodes tiendrait aussi à une meilleure organisation du secteur. Avec deux piliers : accompagnement et information. Ou plus exactement l'information transparente sur les mesures d'accompagnement proposées, "et donc les loyers économiques" pratiqués. L'accompagnement, que certains qualifient de "cadeaux" ou "rabais", est justement apparu avec la crise immobilière du début des années 1990 "afin d'aider à fluidifier un marché locatif en difficulté". Et "il ne s'agit pas d'une spécificité française. Elles sont, également, présentes dans les différents marchés tertiaires européens et mondiaux". Car la concurrence est désormais internationale sur ce marché. Et le Grand Paris ne manque pas d'atouts pour attirer les entreprises. n

Source : "Pourquoi l'immobilier de bureaux parisiens est un marché solide", par Philippe Zivkovic, Les Échos, 08/04/2014.

Qui l’a dit ? RéPONSE : Richard Sennett, de tribalisme, de repli sur "Il faut restaurer le vivre forme sociologue américain, élève de sa communauté, ou dans la séensemble" Hannah Arendt et spécialiste des grégation territoriale entre les difvilles, dans un entretien à L'Express férentes couches sociales". Mais (05/02/2014). Pour ce chercheur, "un des sociologues aussi dans un sentiment d'isolement croissant dans le américains vivants les plus admirés" selon le magamonde du travail ou dans les villes. C'est pourquoi Rizine d'informations générales, la difficulté à "être enchard Sennett plaide pour une "éthique de la coopérasemble" ne constitue pas la raison première de la crise tion", c'est-à-dire une restauration de l'esprit du collecactuelle, globale, que nous traversons : "Le capitalisme tif, de la capacité d'empathie pour l'Autre. Sachant que a toujours connu des crises". Mais "la dissolution du "c'est très complexe et difficile. Cela ne peut pas être lien social a certainement été une cause importante imposé politiquement, d'en haut. C'est dans chaque de l'accélération et de l'approfondissement de cette structure, au travail, dans les quartiers, qu'il faut que crise. On a bien vu que les banques, par exemple, ne soient réinstaurés des liens sociaux authentiques. [...] se faisaient plus du tout confiance et, du coup, ne se C'est un processus de longue haleine. Mais c'est sans prêtaient plus entre elles. C'est ce qui a fait basculer la doute le meilleur remède contre la désintégration et la crise dans quelque chose de véritablement effrayant désaffiliation, que je peux observer de près en Grandeet incontrôlable." Car nous assisterions aujourd'hui, Bretagne ou aux États-Unis". Sachant que l'on ne peut dans les sociétés occidentales en tout cas, à la montée pas considérer la France comme épargnée, notamen puissance d'un sentiment de défiance généralisée : ment dans une agglomération telle que le Grand Paris, "On le constate dans le développement d'une certaine cette exhortation est particulièrement bienvenue. n Source : Entretien avec Richard Sennett, L'Express, 05/02/2014. Espace Grand Paris Une publication de la FNAIM du Grand Paris Directeur de publication : Gilles Ricour de Bourgies ISSN en cours

Contacts Chambre FNAIM du Grand Paris 27 bis avenue de Villiers 75017 Paris - Tél. : +33 (0)1 40 53 73 50 contact@fnaimgrandparis.com - www.lamaisondelimmobilier.org gillesricourdebourgies.com


egp18