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W FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC

LE B ULLETIN •

N U M É R O

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M OT DU PRÉSIDENT

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V O L U M E

P RESIDENT’S M ESSAGE

M A R S

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LA SANTÉ DES MÉDECINS RÉSIDENTS :

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VOS DROITS ET OBLIGATIONS L ES RESSOURCES ET ALTERNATIVES

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MEDICAL RESIDENTS’ HEALTH:

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Y OUR R IGHTS AND O BLIGATIONS R ESOURCES AND A LTERNATIVES


TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS

4-5

LE MOT DU PRÉSIDENT / PRESIDENT’S MESSAGE DOSSIER – La santé des médecins résidents : Vos droits et obligations – Les ressources et alternatives

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1 — Vos obligations 2 — Des difficultés de tous ordres 3 — Les règles et exigences du Collège des médecins du Québec 4 — Les ressources existantes et les alternatives 5 — L’assurance invalidité 6 — L’obtention d’un poste en établissement 7 — La résidence à temps partiel : tendance ou réalité? 8 — L’assurance responsabilité professionnelle

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9 — Annexes

23-27

SPECIAL REPORT – Medical residents’ health: Your rights and obligations – Resources and alternatives 1 — Mandatory declaration to the Collège des médecins du Québec 2 — Career resumption or switch 3 — Resources and alternatives

4 — FMRQ services 5 — Quebec physicians’ health program 6 — Guidance counsellors 7 — Disability insurance 8 — Obtaining a position in an establishment 9— Professional liability insurance 10— Part-time residency: trend or reality? Conseil de direction Martin Bernier, président Jean Archambault, secrétaire Marie-Andrée Girard, trésorière

Conception graphique, infographie et publicité Diane Goulet Graphisme enr.

ISBN / ISSN : Convention de la poste / Publication : 1484699 Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à : Fédération des médecins résidents du Québec 630, rue Sherbrooke Ouest, bureau 510 Montréal (Québec) H3A 1E4 Téléphone : 514 282-0256 ou 1 800 465-0215 Télécopieur : 514 282-0471 Site Internet : www.fmrq.qc.ca Courriel : fmrq@fmrq.qc.ca Abonnement annuel : 20 $

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2009

Conseiller juridique Me Jacques Castonguay

Rédaction Fédération des médecins résidents du Québec

MARS

Personnel permanent Jean Gouin, directeur général Patrick Labelle, directeur administratif Jocelyne Carrier, coordonnatrice aux affaires pédagogiques Geneviève Coiteux, coordonnatrice – médecine familiale Marie Cotton-Montpetit, coordonnatrice aux effectifs médicaux Marie-Anik Laplante, coordonnatrice aux affaires syndicales Anna Beaudry, technicienne à l'administration Élise St-Pierre, technicienne à l'administration Edyta Zaniewska, commis à l'administration Véronique Bureau, secrétaire Vicki Portelance, secrétaire aux affaires pédagogiques

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MESSAGE DU PRÉSIDENT

Chères Collègues, Chers Collègues,

L

e thème que nous avons choisi pour ce Bulletin en étonnera probable ment plusieurs. Les problèmes de santé physique et psychique aux quels certains d’entre nous sont confrontés dans le cadre de leur formation postdoctorale sont, direz-vous, rares et nécessitent une intervention ponctuelle et individuelle, un sujet qui n’est pas de nature à intéresser tout le monde.

Eh bien, détrompez-vous ! Les problèmes de santé physique et psychique au cours de la résidence ne sont pas si rares que ça. La Fédération reçoit d’ailleurs de plus en plus d’appels de la part de médecins résidents en difficulté. L’augmentation des cohortes n’est pas étrangère à cette situation, mais ce n’est pas la seule raison et il semble que dans les dernières années, les problèmes soient de plus en plus complexes.

« Personne n’est à l’abri d’une maladie ou d’une condition qui viendrait faire chavirer ses rêves les plus chers ».

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Nous sommes tous concernés par cette situation. Que nous éprouvions ou ayons éprouvé des problèmes de santé ou que ce soient des collègues qui vivent des situations difficiles, personne n’est à l’abri d’une maladie ou d’une condition qui viendrait faire chavirer ses rêves les plus chers et sa détermination la plus ancrée à poursuivre une carrière en médecine. Et quand une telle situation survient, ces collègues doivent pouvoir compter sur une aide et un accompagnement qui leur permettra de recouvrer la santé, dans le but de reprendre leur formation ou de modifier leur parcours professionnel. En tant que médecins, nous nous devons, en vertu du Code de déontologie du Collège des médecins du Québec, de déclarer tout problème de santé qui affecterait notre capacité à exercer notre discipline ou qui pourrait représenter un risque pour nos patients. Comme vous le savez, le Collège exige d’ailleurs maintenant des médecins résidents qu’ils déclarent ces problèmes de santé lorsqu’ils remplissent le formulaire de demande de carte de stages. Cette mesure rend plusieurs médecins résidents inconfortables et inquiets quant à l’impact d’une telle déclaration sur la possibilité pour eux de poursuivre leur formation ou de faire carrière en médecine. D’autres hésitent à consulter lorsqu’ils se retrouvent en difficulté, souvent parce qu’ils appréhendent la réaction de leurs collègues et des patrons et, dans les cas de problèmes de santé mentale, c’est la stigmatisation qui les guette qui les incite à cacher leur détresse. Afin de faire la lumière sur ce sujet souvent tabou dans les milieux de formation et d’offrir à ceux qui éprouvent des difficultés ou qui se questionnent sur leur choix de carrière l’information sur les ressources disponibles, nous avons interrogé divers intervenants tant au sein des facultés qu’à l’extérieur. Je vous invite tous à consulter ce bulletin, mais surtout, à ne pas hésiter à consulter les ressources qui sont mises à votre disposition.

Martin Bernier, M.D.


PRESIDENT’S MESSAGE

Dear Colleagues,

O

ur topic for this issue of the Bulletin will probably surprise a number of you. The physical and mental health problems some of us are faced with in the course of our postgraduate education are rare, you may say, and require an individual, ad-hoc response – and that is a topic not likely to be of interest to everyone.

Well, I have news for you! The occurrence of physical and mental health issues during residency is not that rare. Indeed, the Federation is receiving more and more calls from medical residents in difficulty. The larger cohort size may have something to do with that, but it is not the only reason, and over the past few years problems seem to have become increasingly complex. We are all concerned by this situation. Whether it is we ourselves who are or have been experiencing health problems or colleagues going through difficult times, no one is safe from an illness or condition that can derail their most cherished dreams and the most deeply rooted determination to pursue a career in medicine. And when such a situation arises, these colleagues have to be able to count on assistance and accompaniment that will help them recover their health, so they can resume their training or change careers. As physicians, we are required, under the Collège des médecins du Québec’s ethics code, to declare any health problem that would affect our ability to practise our discipline or could represent a risk for our patients. As you know, the Collège now also requires medical residents to declare these health problems when they complete the training card application form. This measure makes many medical residents uncomfortable and concerned as to the impact such a declaration may have on their chances of continuing their training or having a career in medicine. Others hesitate to consult when they have difficulties, often because they are afraid of the reaction of their colleagues and staff physicians and, in the case of mental health problems, it is the associated stigma that prompts them to hide their distress. To shed light on this topic that is often taboo in training settings and to provide information about the resources available to those experiencing difficulties or questioning their career choice, we talked to various stakeholders both in the faculties and outside. I invite you all to consult this Bulletin, but above all, I urge you not to hesitate to consult the resources available to you.

“No one is safe from an illness or condition that can derail their most cherished dreams.”

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Martin Bernier, MD


DOSSIER

LA SANTÉ DES MÉDECINS :

VOS DROITS

ET OBLIGATIONS – LES RESSOURCES ET ALTERNATIVES 1>>> Vos obligations

D Pas étonnant que les médecins résidents qui présentent des problèmes de santé hésitent à consulter.

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e plus en plus de médecins résidents sollicitent l’aide de la Fédération pour des problèmes de santé physique ou psychique, problèmes qui sont souvent associés à des difficultés sur le plan académique. Depuis une dizaine d’années, la Fédération a mis en place des services afin de leur venir en aide, notamment pour les informer des règles et délais d’intervention pour en appeler de leurs évaluations et pour s’assurer que leurs droits soient respectés tout au long de leur formation postdoctorale. La Fédération les accompagne dans leurs démarches auprès des facultés, ainsi qu’auprès des différentes instances universitaires, le cas échéant. Au besoin, la Fédération les réfère à d’autres ressources pour une assistance plus spécifique. Bien que la majorité des médecins résidents qui éprouvent des problèmes de santé puissent, après un congé de maladie, réintégrer leur formation postdoctorale, certains se voient confirmer un diagnostic qui limitera leur pratique, qui affectera leur orientation professionnelle ou qui la rendra à toutes fins utiles impossible. Par exemple, certains médecins résidents nous ont confié avoir reçu un diagnostic de trouble de déficit d’attention et hyperactivité (TDAH) ou encore d’un trouble bipolaire, alors qu’ils avaient déjà complété plusieurs années de résidence. Ce diagnostic en a obligé certains à changer de programme et en a mené d’autres à devoir réorienter leur carrière. Mais, que peut faire un jeune professionnel formé en médecine et approchant la trentaine, lorsqu’il est placé devant l’obligation de se trouver un nouvel emploi. Pas étonnant que les médecins résidents qui présentent des problèmes de santé hésitent à consulter. Ils craignent l’impact d’une telle démarche sur leur résidence et se sentent vulnérables quant à la perception du milieu, que ce soit à leur retour en résidence, lorsqu’ils solliciteront un poste ou qu’ils tenteront d’obtenir une protection sur le plan de l’assurance responsabilité professionnelle et de l’assurance invalidité. L’obligation pour tous les médecins résidents de déclarer les problèmes de santé qui peuvent avoir un impact sur leur capacité à exercer la médecine sur le formulaire de demande de carte de stages ajoute à ces inquiétudes. C’est à partir des nombreuses interrogations soulevées par les médecins résidents dans des dossiers concernant leur santé physique et psychique que nous avons élaboré les textes qui suivent.


DOSSIER

Vous y trouverez une brève description des problèmes de santé dont vous devez informer le Collège, de même que la procédure que celui-ci a mise en place pour encadrer la pratique des médecins aux prises avec un problème de santé. Nous irons aussi du côté des facultés pour en apprendre un peu plus sur les obligations des médecins résidents et sur les conséquences d’une démarche de déclaration d’un problème de santé et nous vous ferons part des différentes ressources que celles-ci ont mises à votre disposition en cas de besoin.

2>>> Des difficultés de tous ordres

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ans le cadre de l’élaboration de ce Bulletin, nous avons communiqué avec un certain nombre de médecins résidents qui ont rencontré des difficultés de tous ordres. L’un de ces médecins nous a confié que, malgré un trouble de déficit d’attention (TDA), il a réussi à compléter sa résidence, mais au moment de l’examen écrit, en raison d’un manque de temps, il a subi un échec. Bien sûr, il pourra reprendre l’examen et des accommodements ont été sollicités et accordés par le collège concerné pour tenir compte de sa condition. Mais si les difficultés avaient été reconnues plus tôt, peut-être cet échec aurait-il pu être évité. Par ailleurs, lorsqu’il est interrogé sur la réaction de son milieu à sa condition, ce médecin se rappelle que ses collègues et ses patrons ne comprenaient pas ses baisses de rendement et son niveau d’énergie variable, notamment après une garde, alors qu’il est démontré que ce type de problème est exacerbé, entre autres, par le manque de sommeil. Devant cette situation, le médecin résident s’est arrêté pendant quelques mois, sur la recommandation de son médecin. Il soutient que le problème est revenu tout entier lorsqu’il a dû reprendre la résidence sans accommodements, du jour au lendemain. Le cas de ce médecin résident n’est qu’un exemple parmi d’autres. Mais, quelle que soit la raison, toute déviation du cours « normal » de la résidence est considérée, dans la majorité des milieux, comme étant une faiblesse. Les collègues résidents sont frustrés parce qu’ils doivent assumer une plus lourde tâche en raison de l’absence d’un des leurs. Les patrons sont souvent plus critiques à l’égard de ces médecins résidents, que ce soit à cause des exigences du programme ou du fait qu’ils ne sont souvent pas informés ou conscients du problème. À cet égard, les médecins résidents qui consultent rapportent souvent le manque de soutien qu’ils constatent dans leurs milieux.

voir les médecins résidents comme plus faibles, il serait peut-être temps de réaliser qu’ils ont dû faire preuve d’une détermination parfois hors du commun.

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Sous prétexte que la résidence est un passage obligé et difficile mais nécessaire, que les autres l’ont fait avant nous et qu’ils en sont ressortis encore plus forts, on néglige malheureusement trop souvent des appels à l’aide. L’exemple de médecins résidents n’ayant pu compléter leur formation ou réussir leur examen, qui sont allés poursuivre leur résidence dans d’autres provinces canadiennes et qui ont finalement complété le processus et obtenu un permis de pratique, démontre que le milieu a parfois beaucoup à faire sur la performance des médecins résidents. Nous pourrions vous soumettre plusieurs situations où des médecins résidents ont surmonté des problèmes de santé et qui sont aujourd’hui en pratique. Qu’il suffise de dire qu’ils ont eu un défi de plus à surmonter. Plutôt que de les voir comme plus faibles, il serait peutêtre temps de réaliser qu’ils ont dû faire preuve d’une détermination parfois hors du commun pour arriver aux mêmes fins que leurs collègues.

Plutôt que de


DOSSIER

3>>> Les règles et exigences du Collège des médecins Déclaration obligatoire des maladies physiques ou psychiques

Si vous avez un problème de santé qui peut affecter votre pratique, vous devez en informer le Collège des médecins.

En 2007, le Collège des médecins du Québec modifiait le formulaire de demande de carte de stages de même que le processus entourant le suivi de médecins résidents présentant des problèmes de santé physique ou psychique, en conformité avec sa mission. Ces modifications visaient à resserrer le suivi auprès de médecins dont l’état de santé peut affecter la pratique ou, dans le cas de médecins résidents, la formation postdoctorale, et qui peuvent constituer un risque pour la population. Dans le cadre des travaux de révision de ce formulaire, la Fédération avait fait de nombreuses représentations auprès du Collège, notamment par le biais d’interventions des présidents du comité des affaires pédagogiques – Spécialités et Médecine familiale et du comité Bien-être, ainsi que du président de la Fédération, sans compter les multiples contacts effectués par la permanence de la FMRQ. Le Collège a accepté de modifier certaines mesures afin d’assouplir les modalités entourant le suivi administratif et, surtout, les mesures visant à protéger les renseignements personnels des médecins résidents concernés dans ces circonstances. Certains problèmes de santé ont été identifiées comme devant être obligatoirement déclarés, notamment la dépression, les troubles bipolaires, les infections transmissibles par le sang (VIH), l’alcoolisme et autres dépendances. Mais ce ne sont pas les seuls. Ce qu’il est important de savoir c’est que, si vous avez un problème de santé qui peut affecter votre pratique, vous devez en informer le Collège. Le Collège décrit la responsabilité des médecins en formation comme suit :

« Lorsqu’un stagiaire (étudiant, médecin résident, moniteur clini-

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que) présente un problème de santé psychique ou physique susceptible de compromettre la qualité de son exercice ou sa capacité à accomplir normalement ses activités de formation, sa responsabilité est de déclarer sa condition et de demander de l’aide. Pour ce faire, il peut s’adresser directement à son directeur de programme, à son vice-doyen ou à la personne désignée à cette fin par le vice-doyen. Il peut aussi s’adresser au Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ) (…), afin qu’il puisse obtenir le soutien thérapeutique nécessaire, s’il n’est pas déjà traité.

»

(Extrait du Suivi des étudiants, résidents et moniteurs ayant un problème de santé psychique ou physique incluant les infections transmissibles par le sang).

La déclaration de ces problèmes de santé doit se faire soit dans le formulaire de demande ou de renouvellement de la carte de stages (voir l’annexe en page 25), ou directement auprès des autorités mentionnées ci-dessus. Dans d’autres circonstances, elle peut être faite par le médecin résident lui-même, ses collègues ou les autorités facultaires.


DOSSIER

Suivi administratif Les médecins résidents qui auront répondu affirmativement à l’une ou l’autre des questions concernant leur état de santé physique ou psychique devront fournir un certificat médical contenant le diagnostic du problème de santé ou la nature du problème de dépendance, l’état de santé actuel et la capacité à poursuivre la formation sans restrictions ou conditions particulières. Un certificat médical satisfaisant sera classé au dossier du médecin résident et conservé de façon strictement confidentielle. Si le certificat médical laisse des doutes quant à la capacité du résident à poursuivre sa formation sans restrictions ou conditions particulières, celui-ci devra soit obtenir une attestation à l’effet que sa condition est connue et que les mesures nécessaires ont été mises en place pour assurer un suivi et un encadrement adéquat et pour permettre la poursuite de la formation (ces mesures devront être communiquées au Collège), soit adhérer au programme de suivi administratif du Collège. À cet égard, les médecins résidents qui sont soumis à un suivi administratif doivent se rappeler qu’ils sont soumis au Code de déontologie du Collège des médecins du Québec, dont l’article 122 stipule que : « Le médecin doit respecter tout engagement qu’il a conclu avec le Bureau, le comité administratif, le secrétaire du Collège, un syndic, un syndic adjoint ou le comité d’inspection professionnelle ». Ils doivent signer un formulaire d’engagement (voir annexe en page 26), lequel détermine leurs obligations envers le Collège, autorise ce dernier à obtenir des renseignements auprès de leur médecin/thérapeute ou à effectuer des tests à l’aveugle, dans le cas de dépendances. Toutefois, le fait d’adhérer au programme de suivi administratif du Collège ne veut pas dire que le médecin ne pourra pas poursuivre une pratique satisfaisante. Au contraire, plusieurs médecins en exercice font ou ont fait l’objet d’un tel suivi et cela n’a pas affecté leur carrière ou eu quelqu’impact que ce soit sur la qualité des soins qu’ils dispensent à leurs patients.

L’intervention du Collège ne vise pas à contrôler la pratique d’un médecin mais plutôt à assurer la qualité des soins et la protection du public.

Comment ça se passe…

Le Collège des médecins ne sollicite pas de dossier médical.

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Pour clarifier certains aspects du processus de déclaration de problèmes de santé physiques ou psychiques et le suivi administratif qui peut en découler, nous avons communiqué avec Dre Marguerite Dupré, responsable du suivi des médecins en difficulté et du développement professionnel continu au Collège des médecins du Québec. Dre Dupré souligne que l’intervention du Collège ne vise pas à contrôler la pratique d’un médecin mais plutôt à assurer la qualité des soins et la protection du public. Lorsqu’un médecin déclare un problème de santé, il autorise également le Collège à obtenir de son médecin traitant un certificat comme quoi il est apte à pratiquer. Le Collège ne sollicite pas de dossier médical. Il s’assure seulement que le médecin suit les recommandations de son médecin traitant. Dre Dupré souligne que certains diagnostics, comme des problèmes dus à un trouble d’adaptation, seront tout simplement conciliés au dossier. Si tout va bien, le dossier est fermé après deux ans. Dre Dupré note que, dans certains cas, un médecin déjà en poste pourrait devoir réduire ses heures de travail ou l’étendue de sa pratique. Au besoin, le Collège pourra intervenir auprès d’un établissement ou d’un chef de service pour faire respecter la recommandation du médecin traitant dans ces circonstances. Les raisons de ces restrictions ne sont toutefois jamais dévoilées. La responsable du suivi des médecins en difficulté indique par ailleurs que ces règles ne s’appliquent pas aux médecins résidents sur lesquels le Collège n’a aucune juridiction puisque ceux-ci ne sont pas, comme tel, membres du Collège et relèvent plutôt des établissements et des facultés de médecine. Tout accommodement doit donc être convenu avec ces autorités.


DOSSIER

Dans le cas de médecins souffrant d’infections transmissibles par le sang, le Collège exigera une consultation auprès du Service d’évaluation du risque de transmission des infections hématogènes (SERTIH). Le dossier du médecin est transmis par le biais de l’Institut de santé publique. Après évaluation, une décision pourra être prise quant aux modifications à apporter à l’orientation professionnelle du médecin résident ou du médecin en exercice ou identifiera les actes médicaux que le médecin ne pourra pas poser. Il est important de noter que l’intervention du Collège, bien qu’elle restreigne la pratique du médecin, vise également à l’appuyer dans ses efforts pour faire respecter son droit de pratiquer, malgré ces restrictions.

Très peu de problèmes de santé physique ou psychique empêcheront un médecin de pratiquer.

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En terminant, Dre Dupré nous rassure. Très peu de problèmes de santé physique ou psychique empêcheront un médecin de pratiquer. Même des médecins présentant une dépendance (héroïne, cocaïne) pourront pratiquer, s’ils sont contrôlés. En bout de piste, si vous présentez un handicap majeur ou un problème de santé qui pourrait avoir un impact sur votre capacité à pratiquer la médecine, que ce soit l’arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, une dépression ou une infection transmissible par le sang, vous devriez en informer le Collège. Dre Dupré rappelle par ailleurs que le médecin n’a pas à divulguer à ses patients qu’il souffre d’un problème de santé, sauf si un accident qui pourrait faire en sorte de le contaminer ou affecter les soins qui lui sont dispensés survient. C’est le Code de déontologie qui l’exige. Enfin, lorsque vous aurez terminé votre résidence et que vous solliciterez un poste, l’établissement pourrait demander, avec votre accord, un certificat de conduite professionnelle vous concernant auprès du Collège. Si vous avez fait l’objet d’un suivi administratif, cela sera mentionné sur le certificat avec l’information sur la période active de suivi, mais la raison de ce suivi n’y sera jamais indiquée. Dre Dupré insiste sur le fait que les médecins résidents n’ont pas à se sentir menacés par cette mesure. Elle soutient que « Le suivi administratif vise à favoriser l’intégration à la pratique dans un contexte sanitaire » et à s’assurer qu’on n’exige pas des médecins des choses qu’ils ne pourraient pas faire, dans l’intérêt du public et dans le leur. Elle est d’avis que ces mesures témoignent du fait que le Collège prend ses responsabilités envers la population et ses membres. Sinon, un organisme extérieur, moins sensible à la pratique médicale, pourrait en être chargé.

VOTRE BIEN-ÊTRE EST ENTRE VOS MAINS. WELLNESS IS IN YOUR OWN HANDS!


DOSSIER

4>>> Les ressources existantes et les alternatives

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es médecins résidents qui présentent des difficultés et ceux qui doivent considérer un changement d’orientation professionnelle, ont accès à plusieurs ressources au sein du réseau. En plus de pouvoir s’adresser à la Fédération, les médecins résidents peuvent communiquer avec les facultés, le Programme d’aide aux médecins du Québec ou des ressources externes.

Les facultés

Consultez... – la FMRQ – la Faculté – le PAMQ

Les vice-doyens et les directeurs de programmes doivent, dans certains cas, être informés d’un diagnostic qui pourrait affecter la capacité des médecins résidents à dispenser des soins. Ces déclarations sont faites en toute confidentialité et visent à permettre un réaménagement du cadre de formation postdoctorale, afin de s’assurer que le médecin résident puisse poursuivre sa résidence en toute sécurité pour lui et pour les autres. C’est aussi la faculté qui déterminera la capacité d’un médecin résident à poursuivre une carrière en médecine, en fonction de sa performance ou d’un diagnostic particulier. Outre cette démarche, les facultés mettent à la disposition des médecins résidents des services d’aide auxquels ils peuvent s’adresser en tout temps.

L’Université de Montréal confidentiel, volontaire et sans note au dossier académique.

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Le premier contact avec le BAER se fait par téléphone. Le service est disponible 24 heures par jour, tous les jours. Si le problème est urgent, un appel téléphonique sera logé. Sinon, la personne pourra transmettre sa demande par courriel et elle sera vue le plus souvent dans les 24 heures qui suivent. Le BAER offre également un service de soutien au choix de carrière. Ce service s’adresse surtout aux étudiants en médecine mais il peut aussi bénéficier aux médecins résidents. Enfin, des modules d’information traitant des difficultés inhérentes à la formation en médecine sont affichés sur le site Internet de la Faculté. Le directeur du BAER confirme par ailleurs que des médecins résidents qui se verraient exclus de leur programme de formation postdoctorale pourront quand même accéder aux services de la Faculté pour réorienter leur carrière.

Ce service est

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Les médecins résidents inscrits à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal peuvent s’adresser au BAER, le Bureau d’aide aux étudiants et aux résidents. Une consultation auprès du BAER est toujours volontaire et confidentielle. Aucune note n’est versée au dossier académique et les gestionnaires des programmes ne sont pas avisés de la consultation, à moins que le médecin résident concerné ne donne son accord. Le directeur du BAER, le docteur Ramses Wassef, a accepté de nous parler des services qu’offre la Faculté. Il souligne que le but premier du BAER est de clarifier le problème et d’identifier des solutions. Souvent, les médecins résidents camouflent leurs difficultés personnelles ou académiques ou encore cachent des conflits qui nuisent à leur performance. Le Dr Wassef note que les problèmes qui sont apportés aux conseillers du BAER varient beaucoup d’un individu à l’autre. Conflits de personnalité avec le directeur et intimidation font partie de la liste. Le BAER peut aider à initier des discussions qui pourront mener à un changement de milieu. Il donne l’exemple d’un résident souffrant de sclérose en plaques qui a dû abandonner sa carrière en chirurgie. Après quelques rencontres pour discuter avec lui des possibilités de réorientation de sa carrière, il a pu, grâce à la collaboration de la faculté, changer de programme et poursuivre sa carrière en médecine dans une autre discipline, moins exigeante mais tout aussi stimulante.


DOSSIER

Interrogé sur les accommodements qui peuvent être offerts aux médecins résidents qui éprouvent des problèmes de santé, il note qu’il y a encore beaucoup de travail à faire. Les temps d’arrêt ou congés sans solde durant une résidence sont rarement accordés, les retours progressifs ne sont pas permis, sauf dans de rares exceptions, et la résidence à temps partiel ne fait pas partie du paysage québécois.

Les problèmes sont plus faciles à régler lorsque pris tôt.

Le Dr Wassef profite de l’occasion pour rappeler que les problèmes sont beaucoup plus faciles à régler s’ils sont pris tôt. Il encourage les médecins résidents, qui éprouvent des difficultés ou qui examinent la possibilité d’un changement de programme ou de carrière, à consulter le BAER ou toute autre ressource rapidement. Il conclut en rappelant que les services du BAER sont offerts en toute confidentialité et qu’aucune démarche n’est entreprise auprès de la faculté pour des médecins qui s’adressent à eux, sans leur consentement explicite. Pour contacter le BAER, composez le 514 3436603 ou le 1 866 862-5642 ou consultez le site Internet à l’adresse suivante : www.med.umontreal.ca/communauté_facultaire/ressources_étudiants/baer.html

L’Université McGill

Il existe des mesures pour accomoder les médecins résidents avec des difficultés particulières.

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Le Dr Armand Aalamian était nommé récemment au poste de vice-doyen aux affaires professionnelles des médecins résidents à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Il signale que les médecins résidents qui éprouvent des difficultés sur le plan personnel ou professionnel à McGill ont accès à diverses ressources mises en place par le McGill Learning Environment Committee. Ce comité a été créé sur la recommandation d’un groupe de travail mis sur pied par le doyen de la Faculté l’an dernier. Le Dr Aalamian soutient que des mesures sont également en vigueur pour accommoder certains médecins résidents qui présentent des difficultés particulières. Entre autres, il cite l’exemple des médecins résidents souffrant de trouble bipolaire qui sont exemptés des gardes de 24 heures parce que celles-ci affectent négativement leur état de santé et, de ce fait, leur performance. Il déplore toutefois, du même souffle, que la résidence à temps partiel n’existe pas encore au Québec. Lorsqu’on lui demande ce qui est offert aux médecins résidents qui sont confrontés à un changement d’orientation en raison d’un diagnostic d’infection transmissible par le sang par exemple, ou à une décision d’exclusion, il insiste sur le fait que ceux-ci peuvent cogner à plusieurs portes à l’Université McGill : McGill Student Health, Mental Health, le Counseling Center et des services privés d’orientation. Ils peuvent aussi s’adresser au vice-décanat pour obtenir un changement de programme ou un transfert. De plus, des services de réorientation peuvent être offerts aux médecins résidents qui, pour toutes sortes de raisons, ne pourront continuer leur formation postdoctorale. Le Dr Aalamian a pour mandat d’assister les médecins résidents sur le plan professionnel et personnel. Il encourage ces derniers à communiquer avec lui directement s’ils éprouvent des difficultés quelles qu’elles soient, tout en soulignant qu’ils peuvent aussi avoir recours aux autres services de l’université directement. L’adresse électronique du D Aalamian est le drpa.med@mcgill.ca. Il termine l’entrevue en rappelant le caractère confidentiel de la relation qu’il entretient avec les médecins résidents qui font appel à lui. On peut également le joindre au service Resident Affairs par courriel à residentaffairs.med@mcgill.ca ou par téléphone au 514 398-1781.


DOSSIER

L’Université de Sherbrooke À la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, nous avons communiqué avec Dre Marie Giroux, coordonnatrice à la vie étudiante. Cette dernière nous a confié qu’elle travaillait présentement à un projet destiné à accompagner toute personne intéressée à connaître les alternatives à la résidence en médecine. Le projet vise à offrir des outils aux étudiants et aux résidents en médecine, aux médecins diplômés hors Canada et États-Unis, aux médecins en pratique et aux conseillers en orientation professionnelle. Son objectif : offrir aux personnes détentrices d’un diplôme de M.D. une alternative à la pratique en médecine, que ce soit dans l’enseignement, la recherche, la gestion ou une autre profession en santé. Dre Giroux souligne que d’autres facultés travaillent sur la mise en place d’un service du même type. Dre Giroux souligne que le fait de ne pas poursuivre une carrière en médecine après avoir obtenu un diplôme de docteur en médecine (MD) demeure un tabou dans le milieu. Pourtant, la question se pose de plus en plus. La coordonnatrice à la vie étudiante rappelle que, lorsqu’un individu doit faire un tel choix, il vit un véritable deuil. Elle insiste également sur l’ampleur des enjeux auxquels ces diplômés en médecine sont confrontés. Outre le sentiment d’échec qu’ils ressentent, ils doivent souvent composer avec des dettes importantes. C’est au point où certains disent ne pouvoir arrêter alors qu’ils savent très bien qu’ils ne sont plus en mesure de maintenir le rythme. Délaisser la médecine, ça veut aussi dire quitter des collègues et des amis.

olympiques physiques et intellectuels.

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Au-delà des services offerts par le Secrétariat et vice-décanat à la vie étudiante de la Faculté de médecine et des Sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, les médecins résidents peuvent consulter au Bureau d’orientation et au Bureau de psychologie de l’Université. Les conseillers les accueillent dans un contexte strictement confidentiel et les dirigent vers les ressources appropriées. Pour accéder aux services du Secrétariat et vice-décanat à la vie étudiante, vous pouvez envoyer un courriel à SecretaireFac-Med@USherbrooke.ca ou communiquer avec eux par téléphone au 819 564-5204.

sont des jeux

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Dre Giroux rappelle aux médecins résidents qu’il y a une vie à l’extérieur de la médecine. Pendant la résidence, c’est la médecine qui prend toute la place et il faut parfois passer par un arrêt de travail pour y voir clair. Mais il y a de l’espoir. Dre Giroux parle de postes en gestion de la santé, en droit ou en enseignement. Elle insiste sur le fait que, après le premier choc, il faut réduire l’impact du deuil et la perception d’échec, faire réaliser à l’individu qu’il possède une autre identité que celle liée à la médecine et parfois, ces anciens candidats à une carrière en médecine sont plus heureux sur le plan professionnel une fois le changement effectué. Après quatre à cinq années de formation prédoctorale, les médecins résidents détiennent l’équivalent d’un baccalauréat en sciences de la santé. Habituellement, on leur conseille de poursuivre une formation de 2e cycle pour compléter leur formation et trouver éventuellement un emploi rémunérateur et valorisant. Pour ce qui est des situations où les médecins résidents éprouvent des problèmes de santé qui nécessitent des accommodements, Dre Giroux regrette qu’il ne soit pas possible de répondre à de telles demandes dans tous les cas. « La résidence, ce sont des jeux olympiques physiques et intellectuels », soutient-elle. Malheureusement, même si la faculté avait la possibilité d’accommoder certains médecins résidents, elle doit toutefois s’assurer que le parcours de chacun répond aux exigences des organismes d’agrément des programmes et des milieux de formation.

La résidence, ce


DOSSIER

L’isolement n’est pas la solution.

Par ailleurs, l’université offre les services de conseillers en orientation au Centre de documentation en information scolaire et professionnelle. Pour les joindre, composez le 819 821-8000 poste 63965 ou par courriel à centre.isep@usherbrooke.ca. Les consultations en orientation sont gratuites pour tous les étudiantes et étudiants de l’Université de Sherbrooke, ainsi que ceux qui ont quitté l’Université de Sherbrooke depuis moins d’un trimestre. Des frais de 25 $ sont exigés pour des entrevues dans certains cas.

L’Université Laval Nous avons aussi communiqué avec Dr Fabien Gagnon, directeur de la Direction des affaires étudiantes (DAE) à la Faculté de médecine de l’Université Laval à Québec. L’équipe dirigée par le Dr Gagnon compte cinq intervenants dont trois médecins psychiatres, un médecin de famille et un ergothérapeute. Ils accueillent les médecins résidents, évaluent leur situation et les réfèrent, le cas échéant, aux ressources les plus adéquates. Le Dr Gagnon insiste sur le fait que la relation entre les intervenants de la DAE et les médecins résidents en est une de professeur à stagiaire et non de médecin-patient. « Il n’y a aucun dossier médical à la DAE », souligne le Dr Gagnon. On y offre un service confidentiel d’accompagnement et, lorsque nécessaire, on confie le suivi soit à un médecin ou à d’autres thérapeutes ayant la compétence requise, en fonction du problème soulevé.

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DOSSIER

Les médecins résidents peuvent s’adresser à la DAE par téléphone, par courriel ou en se rendant sur place. Ils seront référés à l’intervenant approprié, en fonction de leur demande, que ce soit pour la planification et le choix de carrière, des problèmes financiers ou des problèmes de santé. Le Dr Gagnon souligne que les médecins résidents sont vus à quelques reprises. Le conjoint peut aussi être rencontré au besoin. Si un médecin résident s’interroge sur son avenir en médecine, le service pourra assurer un suivi auprès de lui ou le référer au Centre d’orientation et de consultation psychologique de l’Université Laval (COCP) qui l’accueillera gratuitement. Le Service de consultation de l’École de psychologie (SCEP) offre aussi des services cliniques d’évaluation et de consultation psychologiques et neuropsychologiques à des tarifs très abordables. Le directeur de la DAE indique qu’un programme de formation à l’aide aux collègues (PROFAC) a aussi été mis sur pied. Ce programme s’adresse aux médecins résidents en psychiatrie qui s’engagent à participer à un programme d’aide à des collègues médecins sur une période de deux ans. Ils sont formés et supervisés pour ce faire. Le directeur de la DAE insiste sur l’importance de développer l’expertise d’un plus grand nombre de médecins qui interviendront auprès de leurs collègues. Il travaille présentement à la rédaction d’un document visant à aider les médecins résidents en détresse et à la publication d’un guide d’autotraitement des problèmes quotidiens qui devrait être disponible en juillet prochain. Enfin, tout comme la FMRQ, la DAE a mis sur pied un projet qui lui donne accès à un réseau de médecins de famille intéressés à donner une accessibilité rapide à des médecins résidents.

« Les médecins résidents sont un investissement pour la société québécoise. »

Le Dr Gagnon mentionne que les bureaux d’aide aux étudiants et résidents en médecine des quatre facultés se sont adressés aux vice-doyens afin d’obtenir la possibilité de mettre en place des aménagements pour les médecins résidents en difficulté. Il note travailler également en étroite collaboration avec le Collège des médecins du Québec et le PAMQ. Le Dr Gagnon insiste : « les médecins résidents sont un investissement pour la société québécoise. En ce sens, poursuit-il, il est important d’apporter de l’aide ponctuelle à ceux qui en expriment le besoin ». En terminant, soulignons qu’en plus de l’aide au choix de carrière, la Faculté offre un soutien en matière d’intimidation et de harcèlement, en collaboration avec le Centre d’intervention en matière de harcèlement (CIMH). Pour joindre la DAE, composez le 418 656-2131, poste 3459 en tout temps ou envoyez un courriel à l’adresse suivante : dae@fmed.ulaval.ca.

La FMRQ

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Service des affaires pédagogiques de la FMRQ Tous les services d’aide sont confidentiels.

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entièrement

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Le service des affaires pédagogiques de la Fédération offre des services d’aide et d’accompagnement aux médecins résidents qui sont aux prises avec des difficultés académiques (contestation d’évaluation de stages, de probation, d’exclusion, etc.). La FMRQ conseille les médecins résidents sur les mesures à prendre dans ces situations ainsi que sur les ressources auxquelles ils peuvent s’adresser, tant au sein des facultés qu’à l’extérieur. Les médecins résidents peuvent aussi bénéficier de l’appui du conseiller juridique de la Fédération au besoin. Ce service est strictement confidentiel. Les médecins résidents qui souhaitent obtenir un tel appui doivent communiquer avec la coordonnatrice aux affaires pédagogiques de la FMRQ, Mme Jocelyne Carrier, au 514 282-0256 ou 1 800 465-0215. La Fédération reçoit au-delà d’une centaine de demandes d’aide par année, de tous ordres. Vous n’êtes pas seul. Si vous éprouvez des difficultés, n’hésitez pas à communiquer avec nous. L’isolement n’est pas la solution.


DOSSIER

Banque de médecins de la FMRQ Depuis quelques années, la Fédération a mis sur pied une banque de médecins qui ont accepté de voir des médecins résidents dans des délais préférentiels. Les médecins résidents à la recherche d’un médecin de famille ou d’un médecin psychiatre, que ce soit pour eux ou pour leur famille n’ont qu’à communiquer avec la responsable du comité bien-être à la Fédération, Mme Johanne Carrier, aux mêmes numéros, pour obtenir de l’information concernant cette banque.

Le CBER

Dr François Bourque

« Il faut lutter contre une culture médicale bien ancrée, qui valorise la performance et glorifie l’invulnérabilité ».

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Le comité du bien-être du résident (CBER) de la FMRQ a vu le jour en 2003. Son rôle consiste à sensibiliser les milieux de formation et les médecins résidents aux difficultés que peuvent rencontrer les médecins en formation et à identifier et à développer des outils et des ressources pour inciter les médecins résidents à demander de l’aide au besoin et favoriser l’accès aux diverses ressources qui sont mises à leur disposition. Dans ce contexte, le CBER travaille présentement, en collaboration avec les bureaux d’aide aux étudiants et aux résidents des quatre facultés, à l’élaboration d’un énoncé de position visant à rendre la formation postdoctorale plus flexible, notamment par l’instauration de mesures permettant un retrait préventif pour des médecins qui se questionnent sur leur avenir professionnel, souhaitent effectuer un retour progressif après un congé de maladie ou réaliser une résidence à temps partiel. Ces mesures existent dans d’autres milieux au Canada ainsi que dans d’autres pays. L’expérience du Royaume Uni en la matière est d’ailleurs éloquente. Vous trouverez plus d’information à ce sujet en page 21. « La formation postdoctorale doit être plus flexible », insiste le Dr François Bourque, R6 en psychiatrie à l’Université McGill et président du CBER depuis le 1er juillet 2005. Celui-ci est d’avis que plusieurs médecins résidents pourraient réussir leur formation postdoctorale et offrir un apport significatif au système de santé québécois, s’ils pouvaient bénéficier de plus de temps et d’une approche plus personnalisée dans la réalisation de leur formation postdoctdorale. « Nous devons encourager les médecins résidents à consulter et à lutter contre la stigmatisation qui caractérise trop souvent les milieux de formation en médecine », insiste-t-il. Le Dr Bourque soutient qu’il est difficile de lutter contre une culture médicale bien ancrée, qui valorise la performance et glorifie l’invulnérabilité. Il déplore que les médecins résidents consultent souvent trop tard ou alors pas du tout et se retrouvent dans une situation beaucoup plus précaire sur le plan physique, psychique, académique et professionnel. L’assurance invalidité constitue selon lui une des barrières à la déclaration de problèmes de santé. Dans certains cas, et plus particulièrement pour les problèmes de santé mentale, certaines compagnies voudront exclure d’une couverture tout problème lié à la maladie déclarée au préalable. Les médecins sont des « travailleurs autonomes » et ils craignent de faire l’objet d’exclusions auprès des compagnies d’assurance. Le président du CBER note par ailleurs que certaines polices d’assurance offrent une telle couverture et des options d’augmentation de la prestation sans avoir à passer de nouveaux examens. Le Dr Bourque conclut en insistant sur le fait qu’il existe toujours une solution. Oui, certains d’entre nous auront des difficultés qui pourront paraître insurmontables à certains moments, mais ils ne doivent pas baisser les bras. Il souhaite que tous les médecins résidents qui éprouvent des difficultés ou qui s’interrogent sur leur choix de carrière n’hésiteront pas à consulter. Il est aussi d’avis que les facultés doivent se pencher sur les modalités qui permettront une plus grande flexibilité durant la formation postdoctorale.


DOSSIER

Le principe de base qu’il défend : L’équité et l’accès à l’emploi pour tous en médecine aussi. Selon le Dr Bourque, nous devons trouver les budgets et les ressources humaines nécessaires pour accueillir les médecins résidents qui éprouvent des difficultés ou qui nécessitent des accommodements, mais aussi ceux qui souhaitent ou doivent réorienter leur carrière. Il rappelle que le Royaume-Uni offre des services exceptionnels pour les médecins résidents qui ont des problèmes de mobilité, doivent agir à titre d’aidant naturel, ou souhaitent élever une famille durant leur formation postdoctorale. Et la plupart réussissent aussi bien que leurs collègues. « La résidence est un long processus et beaucoup d’événements peuvent survenir durant cette période, poursuit-il en terminant. Nous devons créer un environnement favorable et mettre en place des ressources qui nous donneront plus de flexibilité. Sinon, nous engendrerons ou favoriserons des parcours qui mettront la table pour un échec ».

Le Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ) Le Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ) offre également des services d’encadrement pour les médecins résidents en difficulté et met à leur disposition une aide professionnelle et discrète en cas de besoin, en toute confidentialité. Des séances d’information sont offertes aux étudiants en médecine (Externes II) chaque année. Les membres du CBER livrent d’ailleurs des témoignages dans le cadre de ces rencontres. Le PAMQ fait également des conférences pour sensibiliser les milieux et favoriser la prévention. Pour obtenir une consultation auprès du PAMQ, vous n’avez qu’à communiquer avec l’organisme par téléphone. Un médecin conseil communiquera avec vous dans les 24 heures suivant votre appel. Il évaluera avec vous votre situation, déterminera la marche à suivre (rencontre, suivi téléphonique, etc.) et vous référera à des ressources externes en fonction de vos besoins. Présentement, le PAMQ compte 2 médecins à temps plein et quatre médecins-conseils et a accès à une banque d’autres professionnels (psychologues, psychiatres, etc.), au besoin.

En plus des services offerts par les facultés de médecine par le biais de leurs bureaux d’aide aux étudiants et aux résidents en médecine, toutes les universités offrent des services d’orientation. Les médecins résidents étant rattachés aux universités, ils ont donc accès à ces services qui sont entièrement confidentiels. Mais comment un conseiller en orientation peut-il vous aider ?

favorable sinon, nous engendrerons ou favoriserons des parcours qui mettront la table pour un échec ».

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Les conseillers en orientation

un environnement

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Il est important de noter que les médecins-conseils du PAMQ ne prennent pas en charge les médecins résidents qui s’adressent à eux. Ils évaluent la situation, conseillent les médecins résidents et, le cas échéant, prennent contact avec les ressources auxquelles ils souhaitent les référer pour s’assurer qu’ils soient vus rapidement. Au dire de Dre Anne Magnan, directrice générale du PAMQ, le travail du Programme est souvent de convaincre un médecin qu’il a besoin d’aide et qu’il doit consulter. Lorsque la situation a un impact sur le plan académique, le PAMQ peut, selon les circonstances, assurer le retrait d’un médecin résident de son milieu ou encore le référer à la Fédération. Les problèmes que présentent les médecins, incluant les médecins résidents, sont multiples. Il peut s’agir de dette, de jeu pathologique, d’abus de substances ou de dépression, entre autres. Dre Magnan note que, très souvent, au lieu de consulter, les médecins auront tendance à favoriser l’hypertravail pour compenser les lacunes entraînées par leur problème. C’est aussi à ce type de réaction que le PAMQ s’attaque. Ainsi, l’organisme mène en parallèle des campagnes de prévention et de sensibilisation dans les divers milieux concernés.

« Nous devons créer


DOSSIER

Réorienter sa carrière, c’est possible!

Vous avez toujours voulu être médecin, plus spécifiquement médecin de famille, chirurgien ou gastro-entérologue. Vous avez investi beaucoup de temps et d’efforts pour arriver où vous êtes. Votre famille et vos amis vous voient déjà en pratique, mais vous n’êtes plus certain de vouloir poursuivre ou encore, un problème de santé ou une situation personnelle vous oblige à reconsidérer votre orientation professionnelle. C’est là que le conseiller en orientation peut vous aider. Afin d’en savoir un peu plus sur ces services, nous avons interrogé M. Erick Beaulieu, conseiller en orientation œuvrant au sein du Centre de soutien aux études et de développement de carrière de l’Université de Montréal (CSEDC) de même qu’en cabinet privé. Il offre également des services pour des programmes d’aide aux employés (PAE) en entreprise. Dans le cadre de son travail, monsieur Beaulieu rencontre, entre autres, des étudiants de tous les secteurs d’activité et il a aussi travaillé avec des médecins résidents dans le passé. M. Beaulieu souligne que les conseillers en orientation interviennent auprès de gens qui remettent en question la trajectoire qu’ils ont amorcée, le bien-fondé de leur orientation professionnelle. Les éléments qui peuvent influencer le choix professionnel incluent des variables personnelles et environnementales. Avec les années, monsieur Beaulieu a développé une approche originale : il invite ses clients à faire des exercices de réflexion sur une base individuelle, entre les rencontres, et les accompagne dans leur démarche dans le but de dénouer l’impasse décisionnelle dans laquelle ils sont.

Le mythe du bon choix

Certains ont l’impression qu’ils n’ont qu’une seule corde à leur arc.

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Erick Beaulieu insiste sur le fait que plusieurs sont victimes du mythe du bon choix. Certains ont l’impression qu’ils n’ont qu’une seule corde à leur arc et, lorsqu’ils sont confrontés à une remise en question, c’est le drame, parce qu’ils ont l’impression d’avoir gâché leur vie et de n’avoir aucune possibilité de se réaliser autrement. Son approche permet aux individus qui le consultent de redécouvrir qui ils sont. Une fois leur « profil de personnalité » établi, ils peuvent s’en servir comme d’une boussole ou d’un radar pour discriminer et faire leur choix plus efficacement. Certains choisiront de se réorienter dans une autre discipline médicale, d’autres retourneront aux études et d’autres enfin se retrouveront dans un domaine connexe, sur le marché du travail. La rencontre avec le conseiller en orientation ne s’appuie pas sur une recette magique. Chaque cas est individuel et chaque conseiller est différent. L’important, c’est que les médecins résidents qui souhaitent revoir leur choix de carrière, que ce soit par choix ou obligation, puissent le faire. Vous n’avez qu’à prendre un rendez-vous ! Pour plus d’information sur les services de conseillers en orientation au sein de votre université, veuillez consulter la liste de ces services en annexe. Pour des renseignements sur les services offerts par monsieur Beaulieu, visitez le www.erickbeaulieu-co.com. Pour identifier un conseiller en orientation dans votre région à l’extérieur de l’université, vous pouvez accéder à la liste des conseillers en orientation du Québec, en consultant le site Internet de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OCCOPPQ) à l’adresse suivante : http://www.occoppq.qc.ca. Veuillez noter que certains frais s’appliquent. À l’Université de Montréal par exemple, une consultation peut être obtenue pour 15 $ à 20 $. D’autres facultés offrent un service gratuit. Le coût d’une consultation avec un conseiller en orientation dans le secteur privé varie entre 70 $ et 90 $. Le nombre de consultations requises est d’environ cinq ou six.


DOSSIER

TOURNOI DE Bien que les congères ne soient pas encore disparues, il est déjà temps de penser à la belle saison et de succomber à l’appel du gazon verdoyant. Cette année encore, la FMSQ vous invite à participer à la 4e édition du Tournoi de golf des fédérations médicales au profit de la Fondation du Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ). Depuis ses débuts, c’est près de 400 000 $ qui ont été amassés pour permettre au PAMQ de poursuivre ses activités. Malheureusement, au cours des dernières années, le PAMQ a enregistré une nette croissance des demandes d'aide des médecins, résidents et étudiants en médecine.

PUB DE LA JOURNÉE DE GOLF

La prochaine édition du tournoi se tiendra le 27 juillet 2009, au Club de golf Le Mirage de Terrebonne. Vous pouvez déjà vous y inscrire en téléchargeant le formulaire d’inscription disponible sur notre site Internet, au www.fmsq.org.

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Notez que plusieurs options de commandite sont encore disponibles. Pour obtenir tous les détails concernant les disponibilités et les tarifs, contactez Geneviève Roberge au 514 350-5028 ou par courriel au groberge@fmsq.org.

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Chaque édition étant plus populaire que la précédente, inscrivez-vous sans tarder !


DOSSIER

5>>> L’assurance invalidité

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es médecins résidents qui présentent un problème de santé physique ou psychique, qui entraîne des délais ou des difficultés dans le cadre de leur formation postdoctorale, hésitent souvent à solliciter de l’aide. Cette réticence se reflète également lorsqu’ils sont appelés à remplir des formulaires comme celui exigé par le Collège des médecins du Québec pour obtenir leur carte de stages. Parmi leurs préoccupations, outre la stigmatisation et la crainte de ne pouvoir pratiquer, on retrouve la peur de ne pouvoir obtenir d’assurance invalidité une fois en pratique. Sachez qu’un médecin résident qui présente un problème de santé physique ou psychique qui l’oblige à prendre un temps d’arrêt prolongé bénéficie d’une couverture d’assurance invalidité durant la résidence, soit tant qu’il est inscrit dans un programme de formation postdoctorale. Cette assurance est comprise à l’entente collective de la FMRQ. Si celui-ci se voyait dans l’impossibilité de reprendre et de mener à terme sa formation postdoctorale et était invalidé pour une période indéterminée ou à vie, une prestation d’assurance invalidité lui serait payée. Après un délai de carence de 5 jours pris à même la banque de journées de maladie, le médecin résident reçoit 80 % du salaire payé par l’établissement pour les deux premières années. Après cette période, il recevra une prestation équivalente mais payée par l’assurance La Capitale, et ce, jusqu’à la fin de l’invalidité ou jusqu’à l’âge de 65 ans. Veuillez noter qu’en cas d’invalidité, vous bénéficierez d’une couverture et d’une exonération de prime pour l’assurance maladie et complémentaire, incluant l’assurance voyage tant que durera l’invalidité, sans excéder trois ans. Après cette période de trois ans, l’assurance prend fin.

Vous êtes protégés en cas de maladie ou d’invalidité.

L’entente que la Fédération a négociée à cet égard vise à vous protéger en cas de maladie ou d’invalidité. Si vous aviez des questions concernant l’assurance invalidité, vous pouvez communiquer avec nous au 514 282-0256 ou au 1 800 465-0215 ou consulter notre site Internet à www.fmrq.qc.ca. Il est important de noter que vous pouvez aussi vous procurer une assurance vie et invalidité complémentaire auprès de Sogemec Assurances. De plus, au moment de l’entrée en pratique, les finissants peuvent transférer leurs assurances, sans preuve de santé. Cette couverture d’assurance complémentaire avec Sogemec Assurances s’applique tant pour l’assurance vie que pour l’assurance invalidité.

19e CONGRÈS ANNUEL DU RÉSEA U DE SOINS P ALLIA TIFS DU QUÉBEC RÉSEAU PALLIA ALLIATIFS

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16 ET 17 AVRIL 2009 – HÔTEL HYATT REGENCY MONTRÉAL

Entre science et compassion, où en sont les soins palliatifs? OBJECTIFS VISÉS :

ACTIVITÉS PROPOSÉES :

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Améliorer vos connaissances Partager vos expériences Relever de nouveaux défis Travailler ensemble à l’amélioration de la qualité des soins palliatifs et de fin de vie Conférenciers renommés Plénières, séances au choix Salon des exposants avec librairie Salon des auteurs Spectacle littéraire Petit-déjeuner amical le 17 avril Crédits de formation accordés

Pour faciliter l’orientation de votre pratique quotidienne en soins palliatifs, entre science et compassion, nous vous attendons nombreux à ce congrès! Manon Champagne, professeure – coprésidente du congrès Louise Champagne, médecin – coprésidente du congrès Pour renseignement ou pour obtenir un programme : Tél. 450 652-0918 • Téléc. 450 929-1472 • jbrunet@pluricongres.com


DOSSIER

Si vous vous êtes prévalus de ces régimes d’assurance durant la résidence, vous pourrez doubler le montant de la prestation d’invalidité. Sinon, vous aurez droit à un minimum de 3 000 $ par mois, sans preuve d’assurabilité. Si l’assuré se trouve un emploi dans un autre domaine durant sa période d’invalidité, il y aura une intégration de ses revenus, i.e. le montant total de ses revenus ne devra pas excéder le salaire qu’il recevait lorsqu’il était médecin résident. Au-delà de ce montant, les prestations seront amputées du montant excédentaire à son salaire de résident.

6>>> L’obtention d’un poste en établissement

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ertains médecins résidents s’inquiètent de l’impact d’une déclaration de problème de santé physique ou psychique auprès du Collège relativement à la possibilité d’obtenir un poste au terme de leur formation postdoctorale. Après vérification auprès de la directrice générale de l’Association des conseils de médecins, dentistes et pharmaciens du Québec (ACMDPQ), Mme Françoise Cloutier, nous pouvons vous confirmer que ces informations ne sont aucunement transmises à l’employeur potentiel ou actuel. Les seuls documents requis par les établissements, outre les formulaires de demande de privilèges, sont le permis d’exercice du Collège des médecins du Québec et une preuve de couverture d’assurance responsabilité professionnelle. L’établissement peut demander un certificat de bonne conduite auprès du Collège des médecins. Le cas échéant, ce certificat fera état du fait que vous avez fait l’objet d’un suivi administratif mais la raison du suivi n’y sera en aucun cas mentionnée.

Le certificat de bonne conduite ne mentionne en aucun cas la raison d’un suivi administratif.

7>>> L’assurance responsabilité professionnelle

santé n’ont aucune incidence sur l’assurance responsabilité professionnelle.

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’assurance responsabilité professionnelle constitue une exigence pour tout médecin qui souhaite pratiquer au Québec. Nous avons communiqué avec le Dr Claude Martin, directeur des Affaires régionales à l’Association canadienne de protection médicale (ACPM), l’assurance à laquelle le plus grand nombre de médecins au Canada adhèrent, afin de savoir s’il existait des restrictions ou si une prime additionnelle pouvait être exigée d’un médecin qui aurait présenté ou qui présenterait un problème de santé physique ou psychique le limitant dans l’exercice de sa profession. Le Dr Martin nous a confirmé qu’il n’existe aucune exigence en ce sens. L’ACPM est une organisation qui regroupe des médecins membres. Elle leur assure une protection médicolégale contre les fautes professionnelles, dans la mesure où ils sont détenteurs d’un permis d’exercice de la médecine de provenant d’un collège de médecins canadien et inscrits sous le bon code de travail, pour la province concernée. Le permis d’exercice du Collège des médecins du Québec constitue pour eux une garantie que le médecin est apte à exercer au Québec dans la discipline pour laquelle il a été formé.

Les problèmes de


DOSSIER

8>>> La résidence à temps partiel : tendance ou réalité?

D’autres pays offrent la possibilité à leurs médecins résidents de poursuivre leur formation à temps partiel. Cette mesure est tout à fait « normale ».

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es médecins résidents du Québec qui présentent des problèmes qui affectent leur performance ont parfois de la difficulté à obtenir un congé sans solde ou des aménagements leur permettant de poursuivre leur formation selon un horaire modifié et plus flexible. Ailleurs au Canada, il est possible de solliciter des accommodements pour compléter la résidence à temps partiel. Toutefois, et bien qu’elle soit inscrite dans certaines ententes collectives au pays, la résidence à temps partiel est peu fréquente et aucune statistique ne nous permet à ce jour de qualifier l’impact de cette mesure, ni sur la formation, ni sur le milieu. Et pourtant, d’autres pays offrent la possibilité à leurs médecins résidents de poursuivre leur formation à temps partiel et les autorités en place soutiennent que cette mesure est tout à fait « normale ». C’est le cas de l’Australie et du Royaume-Uni, entre autres. En novembre dernier, le docteur François Bourque, président du comité du bienêtre des résidents de la FMRQ, rencontrait Dre Elisabeth Paice, Dean Director du London Deanery et responsable de superviser les activités de quelque 13 000 médecins en formation. Dre Paice rapporte qu’en 1979, le Royaume-Uni mettait sur pied un programme de formation « flexible », permettant à un médecin résident avec un problème de santé chronique grave ou désireux de modifier son horaire de formation, et ce, en fonction de critères bien définis et des budgets alloués à ces formations. Ainsi, un médecin résident présentant un trouble bipolaire ou un diabète sévère, qui l’empêche de faire des gardes la nuit, peut poursuivre sa formation selon un horaire différent. Certains médecins présentent des handicaps physiques qui limitent leur accès à certains établissements de santé, d’autres souhaitent limiter leurs heures de formation pour s’occuper de leurs jeunes enfants ou encore d’un parent malade. Des aménagements sont aussi faits pour les résidentes en traitement de fécondation in vitro, pour ceux qui souhaitent participer à des événements sportifs nationaux ou internationaux, à des activités professionnelles (comités), à des activités religieuses ou suivre des cours non inclus dans le cursus, comme le droit, les arts ou des thérapies complémentaires. Présentement, 8 % des médecins en formation au RoyaumeUni bénéficient de ce programme. On note par ailleurs que 90 % d’entre eux sont des mères qui souhaitent travailler entre 60 % et 80 % de l’horaire à temps complet pour s’occuper de leurs jeunes enfants. Le minimum acceptable de temps de travail pour une résidence à temps partiel est de 50 %. Dre Paice a elle-même bénéficié d’un horaire flexible, ayant mis sept ans à compléter sa formation pendant qu’elle élevait ses trois enfants. C’est le London Deanery qui dispose des budgets nécessaires à la gestion du programme de formation à horaire flexible. Plus de la moitié des places réservées au temps partiel sont en fait des postes (slot-share) où deux médecins résidents se partagent une tâche complète. Les autres sont en nombre surnuméraire dans les milieux. Les disciplines qui sont les plus représentées au sein de ce programme sont la médecine familiale, l’anesthésiologie, la pédiatrie, la psychiatrie et l’obstétrique-gynécologie. Les désavantages d’une formation à temps partiel pour le médecin résident sont la prolongation de la formation et le salaire réduit. Pour le système d’éducation, cela entraîne une plus grande complexité, une augmentation des coûts et une surcharge administrative. Enfin, pour les hôpitaux, Dre Paice soutient que cela rend plus complexe l’organisation des soins et augmente le risque de congés de maternité. Mais ces risques sont assumés financièrement par le London Deanery au coût de £ 13 millions, soit environ 23 millions $ CAD.


DOSSIER

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LES RESSOURCES DISPONIBLES

COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC 514 933-4441 poste 5299 ou 1 888 633 3246 www.cmq.org

FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC (FMRQ) Mme Jocelyne Carrier, coordonnatrice aux affaires pédagogiques Mme Johanne Carrier, conseillère 514 282 0256 ou 1 800 465-0215 fmrq@fmrq.qc.ca formation.medicale@fmrq.qc.ca

ORDRE DES CONSEILLERS ET CONSEILLÈRES D’ORIENTATION ET DES PSYCHOÉDUCATEURS ET PSYCHOÉDUCATRICES DU QUÉBEC (OCCOPPQ) 514 737-4717 ou 1 800 363-2643 514 737-2172 ordre@occoppq.qc.ca http://www.occoppq.qc.ca

M. Éric Beaulieu, conseiller en orientation www.erickbeaulieu-co.com

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514 397-0888 ou 1 800 387-4166 info@pamq.org www.pamq.org

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PROGRAMME D’AIDE AUX MÉDECINS DU QUÉBEC (PAMQ)

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DOSSIER

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL – Bureau d’aide aux étudiants et aux résidents (BAER) Dr Ramses Wassef, directeur 514 343-6603 1 866 862-5642 http://www.med.umontreal.ca/communaute_facultaire /ressources_etudiants/baer.html – Centre de soutien aux études et de développement de carrière de l’Université de Montréal (CSEDC) Boulevard Édouard-Montpetit 514 343-6736 http://www.csedc.umontreal.ca/apprentissage/accueil.htm

UNIVERSITÉ LAVAL – Direction des affaires étudiantes Dr Fabien Gagnon, directeur Pavillon Ferdinand Vandry, local 2426 418 656-2131, poste 3459 dae@fmed.ulaval.ca – Centre d’orientation et de consultation psychologique de l’Université Laval (COCP) Pavillon Maurice-Pollack 2305, rue de l’Université, local 2121 418 656-7987 accueil@cocp.ulaval.ca

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– Service de consultation de l’École de psychologie (SCEP) Pavillon Félix-Antoine-Savard 2325, rue des Bibliothèques, 2e étage 418 656-5490 SCEP@psy.ulaval.ca

– Centre d’intervention en matière de harcèlement (CIMH) Pavillon Alphonse-Desjardins, local 3320 (418) 656-7632 cimh@cicmh.ulaval.ca En cas d’urgence : Service de sécurité et de prévention 418 56-5555 www.ssp.ulaval.ca


DOSSIER

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE – Adjoints à la vie étudiante Sherbrooke : 819 820-6868 Dr Éric Lavoie, poste 14644 Dre Marie Giroux, poste 14273 Saguenay : 819 541-1012 Dre Francine Boulé Dr Robert Breton Moncton : Dre Karen Melançon 506 388-0808 Dr Fernand Arsenault 506 383-4339 Longueuil : 450 466-5000 Dre Chantal Vallée, poste 2880 Dr Robert Williams, poste 3700 Dre Isabelle Arsenault, poste 3700 http://www.usherbrooke.ca/etudiants/services/orientation/

– Service de psychologie et d’orientation Local 236, Pavillon de la vie étudiante 819 821-7666 spo@USherbrooke.ca

McGILL UNIVERSITY – Faculty of Medicine Dr Armand Aalamian drpa.med@mcgill.ca residentaffairs.med@mcgill.ca 514 398-1781 514 398-5836

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– McGill Counselling Services 514 398-3601 Counseling.service@mcgill.ca www.mcgill.ca/counselling/programs

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DOSSIER

Demande d’obtention d’une carte de stages

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DOSSIER

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Lettre d’engagement du Collège des médecins

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SPECIAL REPORT

MEDICAL RESIDENTS’ HEALTH

YOUR RIGHTS AND OBLIGATIONS – RESOURCES AND ALTERNATIVES We present below an English summary of longer items appearing in French in this Bulletin. If you would like more information on any of the topics covered, please feel free to The purpose of

get in touch with the Federation.

the Collège ’s intervention is not to monitor a

1>>> Mandatory declaration

to the Collège des médecins du Québec

doctor’s practice, but rather to ensure the quality of care and protect the public.

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ince 2007, medical residents have had to declare any health problem that could affect the practice of medicine when they apply to the Collège des médecins du Québec for a training card. Certain health problems, whether physical or mental, can require administrative follow-up by the Collège. But Dr Marguerite Dupré, responsible for follow-up on doctors in difficulty and for ongoing professional development at the Collège reassured us concerning the procedure. The purpose of the Collège’s intervention is not to monitor a doctor’s practice, but rather to ensure the quality of care and protect the public. The Collège checks with his attending physician that the doctor in question is capable of practising. No medical file is sought. The Collège can even intervene to ensure compliance with certain restrictions requested by an attending physician. If the doctor presents no other problem after two years, his file is closed. Note that very few physical or mental health problems will prevent a doctor from practising. Even those presenting dependency (heroin, cocaine) will be able to practise, if they are monitored. Nor does the doctor have to disclose to his patients that he is suffering from a health problem, unless an accident occurs that could have the effect of contaminating him or affecting the care they receive. Finally, when you are seeking a position, the establishment could request, with your agreement, a certificate of professional conduct concerning you. If you have been the subject of administrative follow-up, this will be mentioned on the certificate along with information concerning the active follow-up period, but the reason for this follow-up will never be shown.


SPECIAL REPORT

2>>> Career resumption or switch

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hile most medical residents experiencing health problems can resume their postgraduate education following sick leave, a number will receive diagnoses that limit their practice or affect their ca-reer path, or to all intents and purposes make that path impossi-ble. It is in that perspective, and in response to the questions raised by medical residents, that we have produced this Bulletin. It contains a brief description of the health problems of which you must notify the Collège, as well as the procedure the Collège has set up to provide a framework for the practice of doctors grappling with a health problem. We also go to the faculties to find out a little more about medical residents’ obligations and the consequences of declaring a health problem, and we talk about the different resources the faculties have made available to you when needed.

Don’t hesitate to seek assistance.

3>>> Resources and alternatives

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he medical residents we talked to spoke of difficulties of all kinds, but other people’s opinions often took precedence over everything else. On the grounds that residency is a mandatory rite of passage that is difficult but necessary, that others have gone through it before us and emerged even stronger from it, unfortunately we all too often avoid calling for help. Don’t hesitate to consult!

McGill University In some cases, associate deans and program directors have to be notified of a diagnosis that could affect a medical resident’s ability to deliver care. These declarations are made in complete confidentiality, and are intended to permit a rearrangement of the framework for postgraduate education, in order to ensure that the medical resident can continue residency in complete safety for himself and for others. It is the faculty that will determine a medical resident’s ability to pursue a career in medicine, on the basis of his performance or a specific diagnosis.

voluntary with no link to your academic file.

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When asked what it available to medical residents faced with a change in direction owing, for instance, to a diagnosis of bloodborne pathogens or exclusion from the program, he emphasized that they can knock on several doors at McGill: Student Health, Mental Health, the Counselling Centre and private guidance services.

confidential,

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The faculties also make assistance services available to medical residents that they can call on at any time. At the McGill University Faculty of Medicine, it is Dr Armand Aalamian, Associate Dean, Resident Affairs, who runs this service. In our interview with Dr Aalamian, he pointed out that medical residents experiencing personal or professional problems at McGill have access to various resources put in place by the McGill Learning Environment Committee, which was created upon the recommendation of a working group set up last year by the dean of the faculty. Dr Aalamian says measures are also in effect to accommodate certain medical residents presenting specific difficulties, such as those with bipolar disorder, who are exempted from 24-hour call duty since such duty interferes with their treatment. In the same breath, though, he bemoans the fact that part-time residency does not yet exist in Quebec.

Services are


SPECIAL REPORT

Isolation is not the solution!

They can also apply to the Office of the Associate Dean for a program change. Moreover, career transition services can be provided for medical residents who, for all sorts of reasons, will be unable to continue their postgraduate education. Dr Aalamian’s mandate is to help medical residents on a professional and personal level. He encourages them to get in touch with him directly if they experience any difficulties whatsoever, while pointing out that they can also go directly to other university services. He concluded the interview by reminding us of the confidential nature of his relationship with the medical residents who come to him. Dr Aalamian’s email address is drpa.med@mcgill.ca. He can also be reached at Resident Affairs by emailing residentaffairs.med@mcgill.ca or calling 514-398-1781.

4>>> FMRQ services FMRQ Academic Affairs department The FMRQ’s Academic Affairs department offers confidential services to assist and accompany medical residents grappling with academic difficulties (contesting rotation evaluations, probation, exclusion, etc.). The FMRQ counsels medical residents on the steps to be taken in those situations, and the resources available to them. The Federation also intervenes to help medical residents identify the best resource for them when they have health problems. When necessary, they can also receive the support of the Federation’s legal counsel. For information or to seek help, contact the FMRQ’s academic affairs co-ordinator, Jocelyne Carrier, at 514-282-0256 or 1 800-465-0215. Isolation is not the solution!

FMRQ bank of doctors “We have to fight the stigmatization that is too often characteristic of medical training

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sites.”

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François Bourque, MD

For several years, the Federation has kept a bank of physicians who have agreed to see medical residents or members of their family within special timeframes. For names of family physicians or psychiatrists, call Johanne Carrier, at the above numbers at the Federation.

Resident Wellness Committee Created in 2003, the FMRQ’s Resident Wellness Committee (RWC) takes steps to raise awareness in training settings and among medical residents as to the difficulties of residency and to identify and develop tools and resources to encourage medical residents to ask for help when they need it and to facilitate their return to residency. Aside from activities directed at program directors and medical residents themselves, the FMRQ is currently looking at various measures that would lead to greater flexibility during residency, such as withdrawal for reflection and transition, progressive return to residency and, ultimately, part-time residency. Dr François Bourque, an R6 in psychiatry at the McGill University Faculty of Medicine and RWC chair since July 1, 2005, believes many colleagues could get through their postgraduate education successfully and contribute significantly to the Quebec health care system if they benefited from more time and a more personalized approach during their postgraduate education. “We have to encourage medical residents to consult,” stated Dr Bourque, “and to fight the stigmatization that is too often characteristic of medical training sites.” Dr Bourque maintains that it is hard to fight a deep-rooted medical culture that values performance and glorifies invulnerability. He bemoans the fact that medical residents often consult too late, or not at all, and find themselves in a much more precarious physical, mental, academic and professional position.


SPECIAL REPORT

The RWC chair wants all medical residents experiencing difficulties or questioning their career choices to consult. In his view, employment equity and access to employment must be promoted for everyone in medicine, too. He points out that the United Kingdom, among other countries, provides outstanding services for medical residents who have mobility problems, have to act as caregivers or want to raise a family during their postgraduate education. And most of them are as successful as their colleagues. “Residency is a long process, and many events can occur during that time,” Dr Bourque concluded. “We have to create a favourable environment and put resources in place that will give us more flexibility. Otherwise, we will be helping set the stage for failure.”

“We have to create a favourable environment. Otherwise, we will be helping set the stage for failure.”

5>>> Quebec Physicians’ Health Program

T

he Quebec Physicians’ Health Program (QPHP) also provides services to guide medical residents in difficulty, placing at their disposal discreet professional assistance, when required, in complete confidentiality. For a a consultation with the QPHP, simply call the organization at 514 3970888 or 1-800-387-4166. A physician advisor will get in touch with you within 24 hours of your call. He will evaluate your situation with you, determine the best approach (meeting, telephone follow-up, etc.) and refer you to external resources in line with your needs.

6>>> Guidance counsellors

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ome of you will perhaps have to re-evaluate your career choices. In addition to the assistance services provided by the medical faculties, all the universities offered guidance services, to which you have access. You always wanted to be a doctor, more specifically a GP, surgeon or gastroenterologist. You have invested a lot of time and effort into getting where you are. Your family and friends already see you in practice, but you’re no longer sure you want to carry on, or a health problem or personal situation is forcing you to reconsider your career path. That’s where a guidance counsellor can help you.

right choice.

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For information on the services offered by Mr Beaulieu, visit www.erickbeaulieuco.com. You can also access the list of Quebec guidance counsellors through the Web site of the Quebec order of guidance counsellors and psychoeducators at http:/ /www.occoppq.qc.ca. Consultations at the faculty are offered free of charge or at very low rates ($15 to $20). In private offices, fees are between $70 and $90 per meeting. Usually, five or six consultations are required.

of the myth of the

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We talked to Erick Beaulieu, a guidance counsellor working at the University of Montreal’s study support and career development centre (CSEDC) and in private practice. According to Mr Beaulieu, guidance counsellors work with people who are questioning the validity of their career planning. He stresses that many are victims of the myth of the right choice. They have the impression of having only one string to their bow and, when faced with questioning, that becomes a major issue, because they feel they have ruined their lives and have no possibility of fulfilling themselves any other way. If you are wondering about your career choice or discipline, don’t hesitate to consult.

Many are victims


SPECIAL REPORT

7>>> Disability insurance

M You have access to disability insurance with the Federation.

edical residents presenting physical or mental health problems often hesitate to seek help, for fear of being stigmatized or not being able to practise, or of being unable to obtain disability insurance once they are practising. But a medical resident with a physical or mental health problem that forces him to take extended leave benefits from disability insurance coverage during residency, as long as he is registered in a postgraduate education program. This insurance is included in the FMRQ’s collective agreement. If he were unable to resume and complete his postgraduate education, and were disabled for an indeterminate period or for life, he would receive long-term disability insurance benefits. After a 5-day waiting period when his salary is taken from his bank of sick days, the medical resident receives 80% of the salary paid by the establishment for the first two years. After that period, he will receive a benefit equivalent to 80% of the salary, paid by La Capitale insurance up to age 65. Note that you will be able to benefit from coverage and will be exempted from paying premiums for health and complementary, including travel insurance, for three years, from the start of your long-term disability. After those three years, though, you will no longer be covered. For further information, consult our Web site at www.fmrq.qc.ca or call us at 514-2820256 or 1-800 465-0215.

8>>> Obtaining a position in an establishment

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ome medical residents are concerned about the impact a declaration to the Collège concerning a physical or mental health problem may have on the possibility of obtaining a position once their postgraduate education is completed. We checked and can confirm that this information is not in any way conveyed to the potential or current employer. The only documents required by establishments, aside from the privilege application forms, are the permit to practise from the Collège des médecins du Québec and proof of professional liability insurance coverage.

9>>> Professional liability insurance

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rofessional liability insurance is required for all doctors wishing to practise in Quebec. We have received confirmation that the Canadian Medical Protective Association (CMPA) requires no proof of health. The CMPA provides medical-legal coverage for doctors against all professional misconduct, provided they hold a permit to practise medicine from a Canadian college of physicians and are registered under the correct work code, for the province concerned. The permit to practise from the Collège des médecins du Québec constitutes for the CMPA a guarantee that the physician is capable of practising in Quebec in the discipline for which he was trained.


SPECIAL REPORT

10>>> Part-time residency: trend or reality?

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art-time residency does not exist in Quebec, although in other provinces accommodations can be sought in that regard. But part-time residency is infrequent in Canada, and we have no statistics to date to enable us to gauge the impact of this measure on either the actual training or the training site. But some countries do offer less-than-full-time training, notably Australia and the United Kingdom. Last November, RWC chairperson Dr Franรงois Bourque met with Dr Elisabeth Paice, Dean Director of the London Deanery, responsible for supervising the activities of some 13,000 physicians-in-training. Professor Paice reported that in 1979, the UK set up a flexible training program, whereby a trainee with a serious chronic condition or seeking a lighter schedule for personal reasons could modify his training schedule, on the basis of clearly defined criteria and in line with the budgets allocated for such training. Thus, a medical resident with bipolar disease or severe diabetes for whom night work is impossible can train on a different schedule. Some doctors have physical disabilities that limit their access to certain hospitals, while others want to limit their hours of training to look after their young children or a sick parent. Arrangements are also made for female residents in in-vitro fertility programs, and for residents wishing to take part in national or international sporting events, professional activities (committees) or religious activities, or non-medical professional development, such as law courses, fine arts courses or complementary therapies. Currently, 8% of physicians-in-training in the United Kingdom are training flexibly, and 90% of them are mothers with small children wanting to work 60-80% of full-time. The minimum acceptable working time for part-time residency is 50%. Dr Paice herself benefited from a flexible schedule, having trained part-time for seven years while raising her three children. The London Deanery has the necessary budget for managing the flexible training program, with trainees sharing a position with another medical resident (slot sharing), or holding supernumerary positions in a department. The disciplines most represented in this program are family medicine, anaesthesiology, paediatrics, psychiatry and obstetrics-gynaecology. The disadvantages of part-time training for medical residents are slower progress and lower earnings. For the education system, it means greater complexity, higher costs and extra administrative burden.

Contrary to Quebec, some countries offer flexible part-time training.

For further information on the different resources, consult the list on pages 23 to 25.

33 W MARS 2009


1 800 361-5303 – www.sogemec.qc.ca

SERVICES

AVANT DE PARTIR POUR VOTRE FORMATION COMPLÉMENTAIRE (FELLOWSHIP), PRÉVOYEZ VOS BESOINS EN ASSURANCE INVALIDITÉ

BEFORE YOU PLAN ADDITIONAL TRAINING (FELLOWSHIP) ANTICIPATE YOUR NEEDS IN DISABILITY INSURANCE

par Christine Laurendeau,

by Christine Laurendeau,

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Financial Security Advisor

e plus en plus de médecins résidents décident de parfaire leur formation à la fin de leur résidence, en effectuant une formation complémentaire (fellowship) ici ou à l’étranger. Saviez-vous que pendant cette formation, vous ne serez plus couvert par l’assurance invalidité de la FMRQ et ce, même si vous serez encore en formation à moins d’avoir une carte de résident et non de moniteur clinique? Par conséquent, vous devrez faire les démarches pour vous procurer une nouvelle assurance invalidité. Sachez que le Régime d’assurance groupe association de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), administré par Sogemec Assurances, existe pour vous, que vous poursuiviez une formation complémentaire en médecine familiale ou en spécialité. De plus, l’un de ses avantages est qu’il vous protège en cas d’invalidité partout dans le monde, peu importe le pays où vous faites votre formation complémentaire (fellowship), dans la mesure, bien sûr, où cette formation s’inscrit dans un champ reconnu de la médecine traditionnelle. De plus, ce Régime, a été conçu pour vous. Il vous offre une couverture jusqu’à 3000$ sans questionnaire médical si vous avez moins de trente-cinq ans et que vous adhérez dans les quatre-vingt-dix jours suivant la fin de votre résidence. En cas d’invalidité, notre équipe exclusivement dédiée aux réclamations saura vous épauler. Le processus de demande de prestations demeure le même que celui qui est en vigueur au Québec et ne nécessite pas que vous reveniez au Québec pour votre suivi médical. Le versement de la prestation se fera par chèque, en devises canadiennes. L’un de nos conseillers pourra évaluer avec vous vos besoins spécifiques pour la période du fellowship, de même que planifier votre assurance invalidité pour votre retour au Québec, alors que vous commencerez votre pratique. Vous planifiez une formation complémentaire (fellowship)? Communiquez avec nous dès maintenant, il n’est jamais trop tôt!„

ore and more resident doctors choose to enhance their training at the end of their residency, by performing supplementary training (fellowship) here or abroad. Did you know that during this period, you will not be covered by the disability insurance plan of the FMRQ even if you’re still in training unless you have a resident card and not a clinical fellow card? Therefore, you will have to obtain disability insurance. Remember that the association group insurance of the Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), administered by Sogemec Assurances, exists for you, whether you pursue further training in family medicine or in specialty. In addition, one of its advantages is that it protects you in case of disability throughout the world, regardless of the country where you do your training (fellowship), provided, of course, that this training registers in a field acknowledged by traditional medicine. Moreover, this plan was designed for you. It provides coverage up to 3 000$ without a medical questionnaire if you are less than thirty-five years old and if you enroll in the ninety days following the end of your residency. In the event of disability, our team exclusively dedicated to claims will know how to help you. The application process remains the same as the one effective in Quebec and does not require that you return to Quebec for your medical follow-up. The benefit payment will be done by cheque in Canadian currency. One of our advisors will be able to evaluate with you your specific needs for the period of your fellowship as well as plan your disability insurance for your return to Quebec, while you begin your practice. Are you planning an additional training (fellowship) ? It’s never too late, contact us now !„

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Région de Montréal : 514 350-5070 ou 1 800 361-5303

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Québec City region: 418 658-4244 ou 1 800 720-4244

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M


POUR TOUS VOS BESOINS D’ASSURANCES

La direction de Sogemec Assurances a le plaisir de souhaiter la bienvenue à Madame Catherine Boily, notaire au sein de son équipe. Me Boily se joint à Sogemec Assurances à titre de Conseillère, développement des relations d’affaires.

Me Boily possède plus de 10 années d’expérience en enseignement, en droit notarial et en assurances. En plus de son baccalauréat en droit et de son diplôme de 2e cycle en droit notarial, Me Boily détient un diplôme d’Études supérieures spécialisé en gestion des HEC. Sogemec Assurances tirera parti de sa vaste expérience et de sa facilité à communiquer, à vulgariser et à entretenir des relations d’affaires.

Sogemec Assurances, courtier en assurances de personnes, est une filiale de la Corporation de services de la Chambre des notaires du Québec ainsi que de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. Outre les deux actionnaires, plusieurs groupes de professionnels ont fait appel à Sogemec Assurances, depuis sa création en 1978, pour offrir de l’assurance collective à leurs membres, dont : la FMRQ (Fédération des médecins résidents du Québec), la FMEQ (Fédération médicale étudiante du Québec), l’AMLFC (Association des médecins de langue française du Canada), et le RéseauIQ (Réseau des ingénieurs du Québec). Aujourd’hui, l’ensemble de ses groupes totalise plus de 12 000 assurés.


Martin Lauzier, B.A.A., conseiller aux membres – Jeunes professionnels Groupe Fonds des professionnels — mlauzier@groupefdp.com — 1 888 377-7337

SERVICES

ERRATUM Lors de la dernière parution du Bulletin des médecins résidents du mois de décembre 2008, les titres des deux colonnes ont été inversés. Voici la bonne version de l’article.

Qu’est-ce que le « CELI »? Disponible depuis janvier 2009, le CELI est un compte d’épargne libre d’impôt qui accorde aux particuliers âgés de 18 ans ou plus la possibilité de gagner un revenu d’investissement libre d’impôt. Plusieurs personnes le comparent au REER, mais objectivement, voici ce que vous devez savoir…

Le CELI est différent du REER car :

• • • • • • • • •

Cotisation non déductible du revenu

Aucune obligation de convertir le CELI en une option de versement de revenu, peu importe l’âge du titulaire du CELI

Droit annuel de 5 000 $ sans égard au revenu gagné et indexé au taux d’inflation et arrondi annuellement à la tranche de 500 $ la plus près

Un retrait permettra la création de nouveaux droits identiques l’année suivante

Aucun impact sur les programmes sociaux-fiscaux (récupération de la PSV « Pension de la sécurité de la vieillesse », perte de SRG « Supplément de revenu garanti », crédit pour personnes âgées, etc.)

Retrait non imposable du capital et des revenus Âge d’admissibilité = 18 ans et plus Aucune cotisation excédentaire permise

Le CELI est semblable au REER car :

• • • •

Aucune imposition des revenus

• •

Pénalité de 1 % pour cotisations excédentaires

• • •

Placements admissibles similaires

Aucun âge limite de cotisation Aucune date d’échéance du régime Le CELI peut être donné en garantie Pas de contribution au CELI du conjoint Possible de donner de l’argent au conjoint pour sa contribution (pas de règles d’attribution)

Aucune contrainte de retraits Report des droits annuels inutilisés Suivi des droits de cotisation sur l’Avis de cotisation émis par l’Agence du revenu du Canada (ARC)

Aucune déduction des intérêts sur les emprunts pour cotiser

Roulement au conjoint du compte au décès Transfert possible au conjoint en cas de rupture du mariage ou d’une union de fait, le transfert n’affectera pas les droits de cotisation des deux personnes

Pour en savoir plus sur le CELI offert au Fonds des professionnels – Fonds d’investissement ou si vous êtes intéressé à vous prévaloir de ce type de compte, je vous invite à contacter un conseiller dédié aux jeunes professionnels.


SERVICES

Stratégies de placement REER et CELI pour les jeunes professionnels Voici les stratégies (règles) de base en placement qui s’appliquent aux jeunes professionnels.

Règle #1 :

Remplissez un profil d’investisseur. Avant d’investir, il faut bien connaître sa tolérance au risque.

Règle #6 :

Règle #2 :

Priorisez le remboursement de vos dettes. Ces dettes sont celles à court terme ainsi que le paiement de base requis pour les dettes à plus long terme comme l’hypothèque, l’automobile, le remboursement du Régime d’accession à la propriété (RAP), etc.

Accélérez le remboursement de vos dettes. Bien entendu, si le taux de vos emprunts est supérieur au taux de vos placements après soustraction de l’impact fiscal.

Règle #7 :

Consultez un bon conseiller financier. Il devra être compétent mais surtout, assurez-vous qu’il a à cœur vos intérêts et non les siens…

Règle #3 :

Créez-vous un coussin dans le CELI. Tel qu’indiqué dans le tableau «Le CELI est différent du REER car: », un retrait dans le CELI redonne de nouveaux droits de cotisations, contrairement au REER.

Règle #4 :

Cotisez dans un Régime enregistré d’épargne-études (REEE) si vous avez des enfants. Les subventions généreuses des gouvernements en font un produit très avantageux.

Règle #5 :

Cotisez dans un REER le plus tôt possible par versements mensuels préautorisés. La gestion de votre budget sera plus facile améliorant ainsi votre rendement à long terme.

Groupe Fonds des professionnels vous offre une équipe de conseillers dédiée aux jeunes professionnels. Ils connaissent votre situation et vos préoccupations. Consultez-les!

CONSULTEZ-NOUS! Montréal :

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NOS BESOINS À COURT ET À MOYEN TERME Rimouski-Neigette Médecine de famille Allergie-immunologie Anatomopathologie Biochimie médicale Chirurgie plastique Chirurgie vasculaire Dermatologie Gastro-entérologie Gériatrie Hémato-oncologie Médecine interne Médecine nucléaire Médecine d'urgence Néphrologie Neurologie Ophtalmologie Oto-rhino-laryngologie Pneumologie Pédopsychiatrie Rhumatologie Santé communautaire

Rivière-du-Loup Médecine de famille Anesthésiologie Chirurgie orthopédique Gériatrie Microbiologie Ophtalmologie Psychiatrie Radiologie diagnostique La Matapédia Médecine de famille Anesthésiologie Médecine interne Radiologie diagnostique Les Basques Médecine de famille

Témiscouata Médecine de famille Anesthésiologie Médecine interne Matane Médecine de famille Anesthésiologie Médecine interne Radiologie diagnostique Kamouraska Médecine de famille Anesthésiologie Radiologie diagnostique La Mitis Médecine de famille Physiatrie

POUR NOUS JOINDRE : Anne Lévesque anne.levesque.asss01@ssss.gouv.qc.ca Tél. : 418 727-4563


Le Centre de santé et de services sociaux d’Ahuntsic et Montréal-Nord est à la recherche de personnes engagées envers la santé et le bienêtre de la population. Regroupant l’Hôpital Fleury, les CLSC d’Ahuntsic et de MontréalNord et les centres d’hébergement de Louvain, Laurendeau, Légaré et Paul-Lizotte, notre établissement vit une transformation majeure de ses façons de faire et une mutation de sa culture, de ses valeurs et de son histoire. Il s’agit d’un contexte de travail fort stimulant. Pour assurer sa responsabilité populationnelle, notre CSSS emploie plus de 2 270 personnes et 148 médecins et dispose d’un budget annuel de 142 millions de dollars. www.csssamn.ca

BESOINS EN DÉPANNAGE (Moonlighting) Le CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord recherche des résidents de médecine interne et d’anesthésiologie à leur dernière année de formation afin de couvrir des périodes de garde (moonlighting) dans les secteurs d’activités suivants à l’Hôpital Fleury : Anesthésiologie Soins intensifs et coronariens Pour une durée indéterminée, à compter de mars 2009 Rémunération : ƒ Forfait mixte en anesthésiologie ƒ Forfait lié au nombre de lits en soins intensifs et coronariens ƒ Possibilité de remboursement des frais de séjour ou de certaines dépenses L’Hôpital Fleury n’a pas de traumatologie et ses lits de soins intensifs et coronariens sont principalement des lits de médecine et de chirurgie. Pour faire connaître votre intérêt à venir travailler dans l’un ou l’autre des secteurs d’activités mentionnés, nous vous invitons à communiquer avec : Dre Marie-Aline Lepage, chef du Département d’anesthésiologie ou Dr Guillaume Robert, chef du Service des soins intensifs et coronariens Par téléphone : 514 384-2000, poste 2007 Par courriel : violaine.alary.csssamn@ssss.gouv.qc.ca


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920, boul. du Séminaire Nord Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) J3A 1B7 Téléphone : 450 359-5000, poste 5232 Télécopieur : 450 359-5251


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CENTRE MÉDICAL Ortho Med Physio 2615 Van Horne, local 200, Montreal (QC) H3S 1P7 Téléphone : 514 788 1228 • Télécopieur : 514 788 1229

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DE CANDIDATURES Fondée en 1985 par le docteur Jean-Pierre Chiasson, Clinique Nouveau Départ (CND) prodigue des services spécialisés dans le traitement de l’alcoolisme, de la toxicomanie et d’autres formes de dépendance dont les troubles concomitants. CND DÉSIRE S’ADJOINDRE LES SERVICES DE MÉDECINS À TEMPS PLEIN OU PARTIEL En plus de pouvoir œuvrer dans un cadre agréable gratuit et de préserver votre qualité de vie, vous êtes assuré(e) d’une base stable de patients et d’un horaire régulier de travail de jour. A ceci, s’ajoutent différentes possibilités de bonification salariale, de formation continue et de participation annuelle à des colloques internationaux. CND dispose aussi d’un service infirmier 24/24. Si vous appréciez le travail en équipe et que vous manifestez de l’intérêt pour les troubles comorbides, la psychiatrie et la médecine de l’addiction, et que l’un de ces postes vous intéresse, nous serons prêts à discuter avec vous, et en toute confidentialité. Pour information ou pour soumettre votre candidature, nous vous prions de communiquer avec :

Benoît Mailloux, président-directeur général 514 521-9023 • maillouxb@cliniquenouveaudepart.com 1110, avenue Beaumont, Montréal (Québec) H3P 3E5


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Un hôpital universitaire avec plus de 30 spécialités médicales et chirurgicales;

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un milieu d’enseignement universitaire, de recherche clinique et d’évaluation des nouvelles technologies;

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desservant une population locale et régionale de près de 300 000 habitants;

Q

programme de formation médicale complète de l’Université de Sherbrooke en collaboration avec l'Université du Québec à Chicoutimi;

Q

centre de traumatologie secondaire régional avec neurochirurgie;

Q

service de cardiologie tertiaire avec chirurgie cardiaque et hémodynamie;

Q

centre de référence en oncologie avec hémato-oncologie et radio-oncologie;

Q

qualité de vie personnelle et familiale incomparable dans la région.

Bernard Parent, directeur des services professionnels • DTéléphone : 418 541-1091 – Courriel : bernard.parent@ssss.gouv.qc.ca r

Damien Bélisle • DTéléphone : 418 541-1084 – Courriel : damien.belisle@ssss.gouv.qc.ca r


Vigi Santé est à la recherche de : OMNIPRATICIENS(NES) pour une pratique gériatrique en CHSLD AMP disponibles Vigi Montérégie (Saint-Hubert) Vigi Notre-Dame de Lourdes (St-Michel de Bellechasse) - Vigi Yves-Blais (Mascouche) - Vigi de l’Orchidée blanche (Laval) - Vigi Dollard-des-Ormeaux (Montréal) - Vigi Les Chutes (Shawinigan) -

Joignez-vous à une équipe interdisciplinaire dynamique pour une pratique stimulante et de qualité dans un milieu enrichissant. Les CHSLD Vigi Santé présents dans 10 régions du Québec, reconnus pour la qualité de leurs soins et services

Dre Micheline Gauvin, DSP Tél. : 514.684.0930 poste 1410 Téléc. : 514.684.0179 mgauvin@vigisante.com www.vigisante.com


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Une pratique intéressante pour vous à La Tuque

Un milieu à dimension humaine ! Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Charlevoix offre une vaste gamme de soins et de services qui compte cinq volets : promotion et prévention, soins généraux et spécialisés, hébergement et soins de longue durée, réadaptation physique et réadaptation en déficience intellectuelle.

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L’établissement administre un budget de plus de 82 millions $ et il s’appuie sur près de 1 300 employés et plus de 40 médecins engagés dans l’amélioration continue de la qualité des services offerts à une population d’environ 30 000 personnes et à une clientèle touristique considérable. Travailler au CSSS de Charlevoix, c’est accéder à un milieu de travail à dimension humaine et à une vie professionnelle vraiment exaltante ! J-F Bergeron / Enviro Foto

1/3 - PROCESS CSSS CHARLEVOIX (voir PDF)

Nouveaux facturants 2009 et 2010 en omnipratique Nous avons encore la possibilité de recruter de nouveaux facturants en omnipratique pour notre établissement, dans la magnifique région de Charlevoix. Il y a possibilité de forfait d’accessibilité à l’installation. Nos besoins Nous avons des besoins pour les services d’urgence, l'hospitalisation, les centres d’hébergement (CHSLD) et pour la prise en charge (suivi de clientèle), autant en 2009 qu'en 2010. Les candidats pourront travailler dans un ou plusieurs de ces champs d’activité. Nous pouvons donc satisfaire vos intérêts en médecine générale, car nous avons de quoi combler tous les goûts ! Si vous pensez au PREM dépannage ou si vos premiers choix n'ont pas été satisfaits pour 2009, nous vous invitons à nous contacter. Le milieu de vie est extraordinaire et nous aimerions vous le faire connaître. Vous aurez la piqûre ! Nos installations matérielles sont très au-dessus de la moyenne pour un établissement situé en périphérie et nous serions ravis de vous les montrer. Ne manquez pas cette occasion rêvée d’avoir une vie professionnelle stimulante, au sein d’une équipe médicale dynamique qui se fera un plaisir de vous supporter. Offrez-vous une qualité de vie dans un environnement pittoresque où nature et culture se côtoient en toute saison. Et ce, à un peu plus d’une heure de la Vieille Capitale ! Pour nous joindre, communiquez avec Mme Céline Dufour, au 418 665-1713; elle pourra vous mettre en contact avec l’un de nous : x Dr Pierre Carrier, médecin conseil x Dr Jacques Bouchard, président du CMDP x M. Guy Thibodeau, directeur général Nous souhaitons également prendre contact avec les futurs finissants 2010 désireux d'en savoir plus sur notre offre.


Pratique SANS rendez-vous ou pratique SUR rendez-vous ? La combinaison des deux, dans la même clinique, vous permet de bâtir une pratique solide et diversifiée. Le volet SANS rendez-vous, vous promet la multiplicité des cas; le volet SUR rendez-vous, vous permet de suivre ces cas à votre guise et selon vos disponibilités. Nos cliniques, bien équipées, ont toutes un débit stable et sont établies depuis plusieurs années :

1

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2 3 4

———— Greenfield Park ———— Brossard ———— Saint-Hubert

À proximité des hôpitaux universitaires, nos cliniques vous permettent d’assister aux programmes d’enseignement médical continu sans diminution de temps de travail et à votre guise. Les médecins spécialistes oeuvrant dans nos cliniques vous permettent de suivre vos cas conjointement si vous le désirez. N.B. : A.M.P. DISPONIBLES Veuillez communiquer avec :

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TROIS (3) MÉDECINS

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Situé sur la Basse Côte-Nord du Golfe Saint-Laurent, à la frontière du Labrador, le Centre de santé de la Basse Côte-Nord dessert une population de 6 000 habitants (anglais, français et montagnais) dispersés dans 16 villages sur une distance de 400 kilomètres de littoral. Nous recherchons trois (3) candidats intéressés à : PRATIQUE DIVERSIFIÉE (soins de courte durée, longue durée, urgence, clinique dans les dispensaires, évacuation aérienne, télémédecine, services spécialisés, suivi obstétrical sans accouchement); RÉMUNÉRATION TRÈS AVANTAGEUSE À PER DIEM MAJORÉ À 130 % (selon l'entente des régions 17 (Baie James), 18 (Nunavik) et Basse-Côte-Nord; PRIME DE RÉTENTION ANNUELLE DE 25 000 $; PRIME D'ISOLEMENT; 20 JOURS DE RESSOURCEMENT (3-4 sorties personnelles, 4 sorties de ressourcement et 3 sorties pour les dépendants, par année); LOGEMENT FOURNI : les médecins sont basés à Blanc-Sablon, à proximité de l'hôpital, ou à La Romaine; MILIEU DE STAGE EN RÉGION DE L'UNIVERSITÉ LAVAL. Pour plus d'informations ou pour une visite exploratoire, veuillez contacter : Docteur Pierre Carrier, directeur des services professionnels par intérim, pierre_carrier@ssss.gouv.qc.ca • Tél. : 418 461-2144, poste 444 – OU – Mme Suzanne Gémus, adjointe au DSP • suzanne_gemus@ssss.gouv.qc.ca Tél. : 418 461-2144, poste 423 – OU – Mme Clair Labadie, tech. en adm. claire_labadie@ssss.gouv.qc.ca • Tél. : 418 461-2144, poste 412


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Marques déposées de la Banque Royale du Canada. RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.


23875 FMRQ bulletin mars 52pg:Layout 1

3/31/2009

11:24 AM

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MOT DU PRÉSIDENT PRESIDENT’S MESSAGE • VOS DROITS ET OBLIGATIONS • LES RESSOURCES ET ALTERNATIVES • YOUR RIGHTS AND OBLIGATIONS • RESOURCES...

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