Page 1

W FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC

LE B ULLETIN • NUMÉRO 2 • FÉVRIER 2008

MOT DU PRÉSIDENT PRESIDENT’S MESSAGE

W

W

W

30

W

VOLUME

L’ AVENIR DE LA MÉDECINE FAMILIALE LE S OMMET DE LA SANTÉ THE FUTURE OF FAMILY MEDICINE THE H EALTH SUMMIT


TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS

LE MOT DU PRÉSIDENT

4

DOSSIERS

6

1 — La médecine familiale 6

L’avenir de la médecine familiale – 2e Journée de réfle xion réflexion La médecine familiale de demain : • le profil de pratique des jeunes généralistes au Québec • La recherche en médecine familiale Les AMP AMP,, un obstacle à l’accessibilité aux soins? Un nouveau président à la FMOQ

6 9 11 12

2 — Le Sommet de la santé Le système de santé : c’est l’affaire de tous!

• • •

Les principales conclusions Les propositions rejetées Les tendances dégagées

3 — Bibliographie

13 13 14 15 18

PRESIDENT’S MESSAGE

5

SPECIAL REPORTS

19

1 — Family medicine Futur e of family medicine – 2nd Study Day uture • Tomorrow’s family medicine: practice profile of young general practitioners in Quebec • Family medicine research AMP s: a barrier to access to car e? AMPs: care? New pr esident at the FMOQ president

19

2 — Health Summit Health care system: It’s everyone’s business!

27 27 27 29

• • •

19 22 23 25

Main conclusions Rejected proposals Trends

3 — Bibliography

Rédaction Fédération des médecins résidents du Québec Conception graphique, infographie et publicité Diane Goulet Graphisme enr.

ISBN / ISSN :

Convention de la poste / Publication : 1484699 Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à : Fédération des médecins résidents du Québec 630, rue Sherbrooke Ouest, bureau 510 Montréal (Québec) H3A 1E4 Téléphone : 514 282-0256 ou 1 800 465-0215 Télécopieur : 514 282-0471 Site Internet : www.fmrq.qc.ca Courriel : fmrq@fmrq.qc.ca Abonnement annuel : 20 $

3 W FÉVRIER 2008

Conseil de direction Martin Bernier, président Jean Archambault, secrétaire Marie-Andrée Girard, trésorière Personnel permanent Jean Gouin, directeur général Patrick Labelle, directeur administratif Jocelyne Carrier, coordonnatrice aux affaires pédagogiques Marie Cotton-Montpetit, coordonnatrice aux effectifs médicaux Marie-Anik Laplante, coordonnatrice aux affaires syndicales Anna Beaudry, technicienne à l'administration Élise St-Pierre, technicienne à l'administration Edyta Zaniewska, commis à l'administration Virginie Berthier, secrétaire Vicki Portelance, secrétaire aux affaires pédagogiques Conseiller juridique Me Jacques Castonguay

30


MESSAGE DU PRÉSIDENT

Chères Collègues, Chers Collègues,

V

ous le savez tous, l’accessibilité aux soins de santé au Québec constitue un défi, tant pour la population que pour les professionnels de la santé. Toutefois, même si les sondages continuent de rapporter une grande satisfaction sur le plan des soins lorsque les patients réussissent à voir un médecin et que ceux qui souffrent de conditions urgentes sont rapidement traités, c’est au niveau de la première ligne et du diagnostic initial que l’accessibilité aux soins demeure problématique.

L’accessibilité aux soins : un défi au quotidien.

C’est donc pour échanger sur cet enjeu et sur les autres défis qui attendent les médecins de famille en formation que la Fédération tient, depuis deux ans, une Journée de réflexion sur l’avenir de la médecine familiale au Québec. Initiée par les membres du comité des affaires pédagogiques – Médecine familiale (CAPMF), cette activité annuelle convie des médecins résidents de chacune des unités de médecine familiale (UMF) pour représenter leurs collègues à ce forum et assurer la pérennité d’un système de réseautage mis sur pied l’an dernier. En effet, la résidence en médecine familiale est très courte, les stages en région sont de plus en plus nombreux, les exigences toujours plus grandes, et plusieurs se sentent isolés. Le système de réseautage vient répondre à ce besoin de partage sur le plan personnel et professionnel. Le dossier sur la médecine familiale publié dans ces pages offre un survol de cette journée. Il présente en plus un article portant sur l’impact des activités médicales particulières (AMP) sur l’accessibilité aux soins que je vous invite à lire. Cette thématique est aussi traitée dans l’éditorial de la Fédération publié dans L’Actualité médicale du 6 février 2008.

FÉVRIER 2008

4 W

L’autre dossier que je souhaite porter à votre attention dans le présent numéro porte sur les recommandations émises à la suite du Sommet de la santé tenu par le Collège des médecins du Québec en novembre 2007. Une centaine d’intervenants provenant de différents organismes impliqués en santé, incluant la FMRQ, ont participé à ces discussions sous le thème : Le système de santé : c’est l’affaire de tous!. J’aimerais d’ailleurs attirer votre attention sur deux recommandations que le Collège des médecins compte promouvoir au cours des prochains mois, soit l’identification de mesures alternatives aux PEM et aux PREM et la mise en œuvre d’un projet de moonlighting pour permettre aux médecins résidents, en fonction de critères spécifiques, d’effectuer du dépannage. Au cours des prochains mois, d’autres dossiers retiendront l’attention de la Fédération. La mise en application des mesures comprises dans le projet de loi no 33, notamment les centres médicaux spécialisés où nous pourrions être appelés à travailler et la mise en place du dossier patient électronique, pour ne nommer que ceuxlà. Soyez assurés que la Fédération participera activement à ces discussions afin de faire valoir la position de la relève à cet égard.

Martin Bernier, M.D.


PRESIDENT’S MESSAGE

Dear Colleagues,

A

s you all know, access to health care in Quebec poses a challenge, both for the public and for health professionals. But while surveys continue to report that patients are very satisfied with the care they receive when they do manage to see a doctor and that those suffering from emergency conditions are treated rapidly, it is in the area of primary care and initial diagnosis that access to care remains a problem. So it is in order to exchange ideas on this issue and on the other challenges awaiting family physicians in training that, for the past two years, the Federation has held a Study Day on the future of family medicine in Quebec. Initiated by the members of the Academic Affairs Committee – Family Medicine (CAP-MF), this yearly activity brings together family medicine residents from each family medicine unit to represent their colleagues at this forum and ensure the survival of a networking system that was set up last year. In fact, family medicine residency is very short, regional rotations are increasingly numerous, the requirements are ever greater, and many feel isolated. The networking system caters to this need for sharing on the personal and professional level.

Access to care: an everyday challenge.

The special report on family medicine presented in this Bulletin provides an overview of this Study Day. It includes an article I invite you to read on the impact of special medical activities (AMPs) on access to care. This topic is also covered in the Federation’s editorial published in Actualité médicale on February 6, 2008. The other special report to which I would draw your attention in this issue concerns the recommendations made following the Health Summit held by the Collège des médecins du Québec in November 2007. Some 100 stakeholders from different organizations involved in the health field, including the FMRQ, took part in these discussions on the theme of “The health system: it’s everybody’s business!” I would also like to draw your attention to two recommendations which the Collège intends to put forward in the following months, namely, the identification of alternatives to PEMs and PREMs, and the implementation of a moonlighting proposal to enable medical residents, on the basis of specific criteria, to perform locums.

Martin Bernier, M.D.

5 W FÉVRIER 2008

Over the coming months, other issues will be on the Federation’s agenda. Application of the measures contained in Bill 33, in particular the specialized medical centres where we could be called upon to work, and implementation of the electronic patient record, to name just two. Rest assured that the Federation will be taking an active part in these discussions in order to put forward the position of the upcoming generation of doctors in that regard.


DOSSIER

1>>>

La médecine familiale vue par les résidents : vers un

dé professionalisme, ou un re professionalisme?

L

L’avenir de la médecine de famille – 2e Journée de réflexion en MF

e 7 décembre 2007, la Fédération tenait sa 2e Journée de réflexion sur l’avenir de la médecine familiale au Québec. Cette activité vise à favoriser un rapprochement entre les résidents en médecine familiale des quatre facultés de médecine du Québec et à consolider un réseau de communication entre les unités de médecine familiale du Québec. La Fédération y a accueilli des conférenciers de différents milieux afin de discuter des enjeux auxquels sont confrontés les professionnels de la santé qui œuvrent en première ligne ainsi que pour explorer des avenues de solution à l’égard de problématiques identifiées. Dans les lignes qui suivent, nous vous proposons un survol des thèmes qui ont été évoqués.

La médecine familiale de demain : le profil de pratique des jeunes généralistes au Québec Après une brève mise en situation par Dre Marianne Boulanger, présidente du comité des affaires pédagogiques – Médecine familiale, et Dre Marie-Andrée Girard, trésorière de la FMRQ, le Dr Philippe Karazivan, jeune médecin de famille au CHUM, a donné le coup d’envoi à la Journée de réflexion sur l’avenir de la médecine de famille au Québec. Récipiendaire du Prix du Collège des médecins de famille du Canada en 2005 pour son leadership et l’excellence de sa résidence en médecine familiale, le Dr Karazivan pratique aujourd’hui à l’UMF-GMF du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM). Il travaille présentement à un projet de recherche intitulé : « La médecine familiale vue par les résidents : vers un déprofessionalisme, ou un reprofessionalisme? ». Son intervention a donc porté principalement sur le profil de pratique attendu de la relève médicale et sur les choix que font les médecins de famille en début de pratique.

Ce qu’on attend des futurs médecins de famille sur le terrain

FÉVRIER 2008

6 W

Au Canada, la médecine de famille devrait refléter les principes suivants :

Cliniciens compétents Discipline communautaire Ressource pour une population définie de patients Relation médecin/patient : essence du rôle du médecin de famille Au Québec, le Collège des médecins du Québec a également statué sur le profil attendu des médecins de famille, dans un énoncé de position sur le rôle du médecin de famille publié en 2005. Ce document stipule que : « (…) Le rôle du médecin de famille se définit clairement, avant toute autre activité clinique, par la prise en charge et le suivi d’une clientèle déterminée. »


DOSSIER

Dans cet énoncé de position, le Collège rappelle également que : « Chaque médecin de famille doit assumer sa part de prise en charge et du suivi de clientèle quel que soit son champ principal d’activité clinique ». Conclusion : la médecine familiale se définit par la relation que le médecin aura avec son patient et par le rôle que celui-ci assume dans la continuité des soins dispensés à sa clientèle.

68 % des futurs médecins de famille interrogés disent

Ce à quoi s’attendent les jeunes médecins de famille

privilégier d’abord

En contrepartie, les jeunes médecins de famille ont aussi des attentes. Selon un article publié dans l’Actualité médicale le 28 novembre dernier, à la suite d’un sondage auprès d’un groupe de médecins résidents, le choix de pratique des jeunes médecins est principalement influencé par les facteurs suivants : 68 % des futurs médecins de famille interrogés disent privilégier d’abord et avant tout une pratique qui favorise la conciliation travail-famille;

et avant tout une pratique qui favorise la conciliation travail-famille.

64 % confirmeront leur choix en fonction du lieu de pratique; 56 % en fonction du type de pratique; et seulement 20 % croient que le salaire est un facteur déterminant. Fait intéressant à noter, les facteurs qui influencent le choix de carrière en spécialité et en médecine familiale sont similaires dans la majorité des cas bien qu’à des degrés divers, tel qu’en témoigne le Graphique 1 ci-dessous.

GRAPHIQUE 1 • FACTEUR LE PLUS IMPORTANT À L’ORIGINE DU CHOIX DE CARRIÈRE ACTUEL

7 W FÉVRIER 2008

Source :

Sondage national auprès des médecins, 2004. Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), Association médicale canadienne (AMC), Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC).


DOSSIER

En résumé, les jeunes médecins de famille se destinent à une pratique de plus en plus spécialisée, en fonction de leurs intérêts professionnels et de leurs compétences, soit une pratique soutenue par une approche multidisciplinaire, qui leur permettra de réduire leur nombre d’heures de travail par semaine, tout en assurant un suivi et une continuité de soins à leur clientèle grâce à une pratique de groupe. Selon des données recueillies auprès du Collège des médecins du Québec, du Collège des médecins de famille du Canada et de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Karazivan estime que 50 % des médecins de famille âgés de 35 ans et moins exercent en cabinet, alors que cette proportion s’élève entre 64 % et 73 % pour les généralistes âgés de 45 ans et plus. Les jeunes médecins exercent en cabinet 9,8 h par semaine contre 25 heures pour leurs collègues plus âgés. Enfin, 80 % des jeunes généralistes œuvrent en centre hospitalier de soins de courte durée, comme le révèle le Tableau 1 ci-dessous.

TABLEAU 1 • M ÉDECINS DE FAMILLE

EN PRATIQUE

Âge 35 ans et moins

Pourquoi les jeunes médecins préfèrentils la pratique en milieu hospitalier?

FÉVRIER 2008

8 W

– Type de pratique? – Qualité de vie? – L’absence de fardeau financier?

45 ans et plus

Proportion de généralistes exerçant en cabinet

50,0 %

64 % – 73 %

Nombre d’heures en cabinet, par semaine

9,8 h

25 h

Proportion de généralistes exerçant en CHSCD

80,0 %

25 % – 60 %

Le Dr Karazivan note qu’en 2005, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) publiait une étude démontrant que 25 % de la population au Québec n’a pas de médecin de famille, ce qui équivaut à 2 millions de personnes, alors qu’à Montréal, c’est 32 % de la population qui se retrouve sans médecin de famille. Par contre, une étude réalisée en Angleterre auprès de 544 médecins ayant gradué entre 1995 et 2005 et publiée dans le British Journal of General Practice, rapporte que, après 10 ans de pratique, les médecins de famille reviennent au rôle traditionnel de suivi et de prise en charge de la clientèle.

Les préoccupations des résidents en médecine familiale Les représentants des unités de médecine familiale qui participaient à la rencontre ont fait valoir leurs préoccupations quant à la pratique qui les attend. Ils sentent que la médecine de famille n’est pas valorisée. Par ailleurs, les modèles de rôle pour la pratique de la médecine familiale sont principalement des modèles de pratique hospitalière et la formation est dispensée en grande partie par des médecins spécialistes. On soutient même que la formation en UMF ne favorise pas la transition vers le travail en cabinet privé. Plusieurs craignent que la pratique en cabinet n’entraîne des longues heures de travail auprès d’une clientèle de plus en plus lourde. Les médecins déjà en exercice sont essoufflés et comptent sur une relève qui viendra leur donner un peu de répit, mais les coûts liés à une pratique en cabinet et le fardeau de la tâche en éloignent plus d’un, ce qui réduit d’autant la prise en charge et le suivi des patients en milieu non hospitalier.


DOSSIER

Qu’en pensez-vous? Pourquoi les jeunes médecins adoptent-ils un profil aussi différent que celui exercé par leurs aînés et recherché par le gouvernement ? Les heures consacrées aux activités médicales particulières (AMP) ont-elles une influence sur le temps consacré au travail en cabinet ? (voir l’article à ce sujet en page 11). Est-ce une question de mise de fonds? Les jeunes médecins trouvent-ils le travail en centre hospitalier plus diversifié et plus stimulant? Les modèles de rôle que côtoient les médecins de famille en formation prédisposent-ils à la prise en charge et au suivi des patients? La prise en charge est-elle suffisamment valorisée?

PARTICIPEZ AU DÉBAT… Afin d’alimenter davantage la réflexion de la FMRQ et principalement de vos représentants qui siègent au comité des affaires pédagogiques – Médecine familiale de la Fédération, nous vous invitons à nous faire parvenir vos commentaires sur l’avenir de la médecine familiale au Québec par courriel à formation@fmrq.qc.ca.

La recherche en médecine familiale Les participants à la Journée de réflexion sur la médecine de famille au Québec ont également pu bénéficier d’une présentation portant sur la recherche en médecine familiale, un volet de la pratique souvent peu exploité dans le cadre de la résidence et en pratique. L’équipe de chercheurs de Rhodin Recherche Clinique était représentée par deux infirmières, Mme Caroline Rheault et Mme Chantal Lamontagne. Il est à noter que l’équipe de Rhodin Recherche Clinique compte trois infirmières, trois médecins et une nutritionniste.

Les exigences liées à l’implication d’un médecin de famille à un projet de recherche

La recherche en médecine familiale… un créneau qui prend de l’ampleur.

Tout médecin diplômé peut faire de la recherche clinique. Chaque médecin qui désire faire de la recherche doit obligatoirement faire une formation sur les GCP (Good Clinical Practices/Bonnes Pratiques Cliniques). Cette formation, d’une heure et demie environ, est accessible sur ordinateur, souvent offerte par la compagnie pharmaceutique concernée. Les médecins doivent assister à la rencontre des investigateurs, soit de 1 à 3 jours. Tous les frais sont pris en charge par la compagnie pharmaceutique.

Les avantages pour le médecin de famille Les conférencières ont fait valoir les avantages pour un médecin de famille de participer à la recherche clinique :

Le potentiel thérapeutique sur la maladie du patient (le médicament expérimental peut s’avérer meilleur que ce qui est disponible actuellement sur le marché); Une connaissance avant-gardiste de nouveaux traitements (traitements en devenir); Un suivi médical régulier du patient par l’équipe de recherche; Une rémunération additionnelle.

9 W FÉVRIER 2008

Le médecin investigateur est responsable de la bonne conduite du protocole de recherche et il doit s’assurer que les critères entourant l’étude sont respectés en tout temps.


DOSSIER

Les secteurs de recherche

Secteurs de recherche : – Problèmes de santé – Modes de pratique – Développement et évaluation d’outils diagnostiques et thérapeutiques

Plusieurs problèmes de santé font l’objet de recherches auxquelles peuvent se greffer les médecins de famille. Mais la recherche en médecine familiale ne touche pas seulement aux problèmes de santé traités par les omnipraticiens, elle se penche également sur les modes de pratique, ainsi que le développement et l’évaluation d’outils diagnostiques et thérapeutiques. En septembre 2004, le Dr Walter Rosser publiait un article dans Le médecin de famille canadien qui traitait de la nécessité et de l’impact de la recherche en médecine familiale au Canada. Il y décrivait la recherche en médecine familiale comme étant essentielle à l’amélioration de l’état de santé de la population, réfutant ainsi les perceptions de plusieurs quant à l’intérêt plus marqué d’une recherche effectuée par un médecin spécialiste à cause de sa connaissance plus approfondie d’une condition médicale. Il notait qu’il avait été déterminé que « les soins de première ligne ont eu la plus grande influence sur la réduction de la mortalité due à un accident cérébral vasculaire, de la mortalité post-néonatale et des années de vie perdues éventuelles ». Entre autres, des études ont démontré que l’accès de premier contact aux soins de première ligne permet de minimiser les coûts et d’améliorer les résultats et que le suivi et la prise en charge sont associées à des possibilités accrues de prévention et d’accomplissements de pratiques préventives, à des coûts plus bas. Dans son article, le Dr Rosser insiste sur le fait que la recherche en médecine familiale a influencé les modes de pratique des médecins, pour le bénéfice de leurs patients. « Les données scientifiques montrant que la médecine familiale contribue à la santé de la population et les répercussions de ces exemples de la recherche canadienne font fortement valoir la nécessité de la recherche dans cette discipline », conclut-il.

Un aperçu des problèmes de santé qui font l’objet de recherches par des médecins de famille Diabète; Hypertension; Contraception; Cessation tabagique; Angine stable; Hypercholestérolémie;

FÉVRIER 2008

W 10

Fibromyalgie;

Obésité; Migraine; Fibrillation auriculaire; Ostéoporose; Dépression; Pneumonie; Rhinite allergique; Incontinence urinaire; Prévention cardiovasculaire.


DOSSIER

Les AMP : un obstacle à l’accessibilité aux soins? Les activités médicales particulières (AMP) sont-elles un obstacle à l’accessibilité aux soins au Québec? Pourquoi une province qui occupe le 3e rang au Canada au chapitre du nombre d’omnipraticiens par 100 000 habitants se retrouve-t-elle avec le plus grand pourcentage d’habitants sans médecin de famille, soit 25,1 %. Et comment expliquer que Montréal présente une proportion significativement plus élevée d’individus n’ayant pas accès à un médecin de famille, soit 32,4 %, contre 9,4 % pour les citoyens de Toronto? Selon un commentaire publié dans le numéro de novembre 2007 du Médecin de famille canadien, le Dr François-Pierre Gladu est d’avis que les AMP sont un obstacle à l’accessibilité aux soins. Médecin de famille à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et président de l’Association des jeunes médecins du Québec (AJMQ), le Dr Gladu affirme que le seul facteur qui distingue le Québec des autres provinces canadiennes est l’obligation pour les jeunes médecins, depuis 1993, d’effectuer 12 heures d’activités médicales particulières en centre hospitalier. Cette règle touche aujourd’hui tous les médecins de famille ayant 20 ans de pratique et moins. Selon le Dr Gladu, cette mesure éloigne les jeunes médecins d’une pratique en cabinet, d’autant plus qu’une majorité de centres hospitaliers exigent jusqu’à 25 heures par semaine en activités médicales particulières pour combler leurs besoins. Dans un tel contexte, il reste très peu d’heures pour du travail en cabinet privé. Les jeunes médecins choisissent donc plutôt de faire quelques heures additionnelles dans des cliniques sans rendez-vous pour combler leur semaine de travail. Dans son article, le Dr Gladu souligne que les omnipraticiens québécois s’occupent en moyenne de seulement 685 patients contre 950 pour leurs collègues canadiens. Le médecin de famille soutient que les activités médicales particulières sont assumées dans les autres provinces canadiennes via des incitatifs ciblés et non par une menace de réduction de 30 % de la rémunération, comme c’est le cas au Québec pour ceux qui refuseraient de faire des AMP.

Montréalais n’ont pas de médecin de famille contre 9,4 % des Torontois.

Certains centres hospitaliers exigent jusqu’à 25 heures d’AMP par semaine.

11 W FÉVRIER 2008

Selon le Dr Gladu, les AMP ont eu l’effet pervers de dépeupler les cabinets médicaux et de restreindre l’accès aux médecins de famille, un constat qu’il dit avoir été reconnu par le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec lui-même. Pourtant, rien n’est fait pour changer les choses. Le Dr Gladu préconise d’étendre les AMP à tous les médecins de famille en exercice afin de réduire le fardeau qui pèse sur les épaules des médecins ayant moins de 20 ans de pratique. Est-ce la solution à l’accessibilité des Québécois à un médecin de famille? Selon l’auteur de cet article, c’est « en désengorgeant les urgences et en redirigeant les patients vers les médecins de famille (que) nous améliorerons la santé de notre population, tout en réalisant des économies substantielles ».

32,4 % de


DOSSIER

Près du tiers des résidents en médecine familiale planifient se spécialiser dans des créneaux comme la santé des femmes, l’anesthésiologie, l’urgence ou l’obstétriquegynécologie.

Les admissions en médecine ont été augmentées il y a quelques années pour pallier la pénurie de médecins au Québec et ailleurs au Canada. Par ailleurs, selon un sondage effectué au Canada en 2004, 31 % des résidents en médecine familiale planifiaient se spécialiser à l’intérieur même de la médecine familiale (santé des femmes, anesthésiologie, urgence, obstétrique-gynécologie) et une majorité de finissants choisissaient le travail en centre hospitalier pour les défis que celui-ci leur apporte. Le taux d’inscription en médecine familiale est passé de 24,8 % en 2003 à 30 % en 2006 au Canada, ce qui nous permet de croire que la situation devrait s’améliorer éventuellement, compte tenu du nombre également accru d’étudiants en médecine. Mais la question demeure entière. Les AMP sont-ils vraiment un obstacle à une meilleure accessibilité aux soins ou les jeunes médecins préfèrent-ils le travail en milieu hospitalier (urgence, obstétrique, etc.) à la prise en charge et à la continuité des soins? À ce propos, nous vous invitons à lire l’éditorial du président de la Fédération, le Dr Martin Bernier, dans l’édition du 6 février de L’Actualité médicale. Le débat se poursuit…

Un nouveau président à la FMOQ Le 15 décembre dernier, l’Assemblée des délégué(e)s de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) élisait à l’unanimité un nouveau président. Le Dr Louis Godin, premier vice-président de la Fédération depuis 12 ans et membre du Bureau de direction de la FMOQ depuis 19 ans, accédait au poste de président, le Dr Renald Dutil ayant tiré sa révérence après 12 ans à la présidence de la FMOQ. Le Dr Godin avait assumé la présidence de l’Association des médecins omnipraticiens de la Côtedu-Sud pendant 24 ans. Il assume les fonctions de président de la FMOQ depuis le 1 er janvier 2008.

FÉVRIER 2008

12 W

Acteur important dans des dossiers majeurs, le Dr Louis Godin exerce la médecine familiale depuis trente ans.

Outre l’actualisation de l’entente intervenue récemment entre la FMOQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Dr Godin entend voir à la santé professionnelle, économique et personnelle des médecins de famille. Son action s’étendra à l’obtention de conditions professionnelles adéquates pour ses membres, à l’amélioration de l’accès aux plateaux techniques et aux consultants en spécialité dans des délais raisonnables et à la promotion des GMF et des cliniques-réseau, ainsi qu’au support des médecins de famille par l’intégration d’autres professionnels dans les cabinets privés (infirmières, diététistes, ergothérapeutes, inhalothérapeutes et autres). Le Dr Godin exerce la médecine familiale depuis trente ans, notamment en cabinet privé, dans les centres hospitaliers, les centres d’hébergement de soins de courte et de longue durée et à titre de consultant expert en médecine du travail. Ayant été de toutes les négociations depuis les 25 dernières années, il a été un acteur important dans des dossiers majeurs, tel la création des directions régionales de médecine générale (DRMG), la création des Groupes de médecine familiale (GMF) et les modes de rémunération pour la prise en charge des clientèles vulnérables.


DOSSIER

2>>>

L

LE SOMMET DE LA SANTÉ

Le système de santé : c’est l’affaire de tous!

e système de santé : c’est l’affaire de tous! C’est sous ce thème que le Collège des médecins du Québec a choisi d’aborder les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels de la santé québécois, dans le cadre du Sommet de la santé tenu à Montréal les 5, 6 et 7 novembre 2007. Une soixantaine d’organismes du réseau, ordres professionnels, fédérations médicales dont la FMRQ, associations, syndicats, regroupements de patients et institutions d’enseignements, ont participé à la recherche de solutions sur le plan de l’organisation, de l’administration et du financement des soins et services de santé. Le Sommet de la santé se voulait une réponse aux problèmes d’accessibilité aux soins et services de santé, à la pénurie de main-d’œuvre dans le domaine de la santé et au financement du système de santé. Le Collège des médecins du Québec a qualifié les conclusions des débats de « buffet » de recommandations, auquel chacun pouvait se servir, pour les appliquer dans son milieu, les modifier au besoin et les améliorer. Le Collège a pour sa part choisi quatre recommandations pour en faire des priorités pour l’année à venir. Deux de ces recommandations concernent au premier chef les médecins résidents : 1) insister sur la formation et la reconnaissance des médecins de famille pour assurer une plus grande disponibilité de médecins pour la population; 2) discuter avec le gouvernement des alternatives aux plans régionaux d’effectifs médicaux (PREM) et aux plans d’effectifs médicaux (PEM); 3) inviter les médecins à revoir leur offre de services : plage horaire, organisation du travail et partage des activités professionnelles;

Deux recommandations du CMQ concernent les médecins résidents : – Identifier des alternatives aux PREM et aux PEM – Élargir la contribution des médecins résidents par le biais du

moonlighting

4) explorer la possibilité d’élargir la contribution des médecins pendant leur résidence par le biais du moonlighting.

Le Sommet de la santé était une première au Québec. Cette session de travail réunissait les acteurs importants de tous les niveaux d’intervention dans le réseau de la santé québécois, à l’exception des politiciens. Selon les statistiques compilées par le Collège, 16 % des participants représentaient le public, 17 % des médecins, 43 % des professionnels oeuvrant dans le réseau de la santé et 24 % des professionnels d’un autre milieu.

13 W FÉVRIER 2008

En ce qui concerne le dernier point, la Fédération a déjà engagé des pourparlers avec le Collège des médecins du Québec pour établir les critères d’admissibilité des médecins résidents au moonlighting. La Fédération avait déposé un projet de moonlighting auprès du Collège et des vice-doyens aux études médicales postdoctorales l’automne dernier, document qui avait été adopté par l’assemblée des délégué(e)s, dans le cadre de la réunion des 7, 8 et 9 septembre 2007. Quant aux PREM et aux PEM, la FMRQ continue de siéger aux divers comités responsables de la répartition des effectifs médicaux, tant en médecine familiale qu’en spécialité, afin de s’assurer que les médecins résidents ne soient pas lésés dans leur choix de pratique.


DOSSIER

Les thèmes abordés durant le Sommet de la santé Sur l’organisation des soins et services de santé Concentration des services; activités professionnelles partageables; informatisation du dossier médical; formation; priorisation des services; organisation du travail.

Sur l’administration des soins et services de santé Décentralisation de la décision; augmentation du nombre d’heures de services pour les usagers; réalisation de profits pour les hôpitaux; développement de partenariats; dépolitisation de la santé; déréglementation et assouplissement de la gestion.

Sur le financement du système de santé Partenariat public-privé; participation financière du patient; paiement des frais non médicaux et complémentaires; assurance ou caisse complémentaire pour les frais additionnels liés au vieillissement; priorité à la performance, au service à la clientèle et au support du personnel;

15 14 W

PRESCRIPTEURS DE MÉTHADONE RECHERCHÉS

FÉVRIER 2008

révision du panier de services assurés.

L’ensemble des régions du Québec, et particulièrement la région de Montréal, ont un besoin urgent de médecins prescripteurs de méthadone dans le cadre du traitement aux opioïdes. Cette activité est reconnue par un certain nombre de DRMG comme étant une activité médicale particulière (AMP), puisqu’elle concerne des clientèles vulnérables. Cette pratique est un élément essentiel dans le traitement de la dépendance et dans la prévention de la transmission des virus du VIH, du sida et de l’hépatite C. Le Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN) recherche des médecins intéressés par cette pratique multidisciplinaire. Si vous vous intéressez à cette pratique, vous pouvez communiquer avec Mme Diane Bidégaré du Service d’appui méthadone au 514 284-3426. Vous pouvez aussi visiter le site Internet de l’organisme à www.txsubstitution.info


DOSSIER

Les principales conclusions Au terme de chaque journée du Sommet, les recommandations des participants étaient colligées en fonction du nombre de votes qu’elles avaient obtenu. En voici un résumé :

Organisation des services et des soins L’accessibilité aux soins de première ligne et aux soins à domicile : une priorité absolue

Les soins de première ligne : une priorité absolue

Les participants ont jugé impératif d’accélérer l’implantation des Groupes de médecine familiale, de simplifier les conditions de leur accréditation et d’intensifier leurs liens avec les services spécialisés. Le renforcement des équipes multidisciplinaires, le partage d’activités professionnelles et la stabilité de ces équipes Il est important d’exploiter davantage les possibilités offertes par le Code des professions amendé en 2003, en regard des activités professionnelles partageables avec d’autres professionnels du réseau. La formation initiale et continue des professionnels à cet égard doit être davantage développée.

PUB SOGEMEC

14 15 W FÉVRIER 2008


DOSSIER

L’implantation, le plus rapidement possible, du dossier santé informatisé sur la base d’un « opting out », en incluant l’accès aux cabinets privés et en commençant par les résultats cliniques utiles à la décision comme les résultats de laboratoire, d’imagerie médicale et les listes de médicaments utilisés.

De l’« opting out » de l’« opting in ».

De l’avis d’une très grande majorité d’intervenants, l’approche « d’opting in » adoptée par le gouvernement est un gage d’échec de l’utilisation du dossier informatisé en ce qu’il coûtera très cher en gestion de consentements. Il est à noter que depuis la tenue du Sommet, le gouvernement du Québec a modifié son approche et déposé un projet de loi à l’Assemblée nationale visant l’implantation du dossier santé informatisé sur la base de l’« opting out ». Le projet de loi no 70 – Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux, la Loi sur l’assurance maladie et la Loi sur la Régie de l’assurance maladie du Québec, déposé par le ministre Philippe Couillard en décembre dernier, fera l’objet d’une étude détaillée lors de la session parlementaire du printemps 2008. L’exploitation des possibilités offertes par les nouvelles technologies de communication (télémédecine, etc.).

Administration Le rapprochement entre la décision et l’action

Rapprochement, optimisation et dérèglementation des actions à privilégier.

FÉVRIER 2008

16 W

Plusieurs intervenants déplorent le fait que les administrations régionales et locales n’aient pas de véritable pouvoir décisionnel et que le système de santé soit encore très centralisé au niveau du ministère de la Santé et des Services sociaux. Une décentralisation du pouvoir décisionnel favoriserait l’initiative locale, permettrait de réinvestir localement les marges de manœuvre dégagées et favoriserait la responsabilisation des conseils d’administration imputables devant la population. Cela pourrait également dépolitiser les décisions qui sont d’ordre administratif ou professionnel. L’optimisation des processus de prestation de soins et de services Les exemples d’optimisation des services présentés par les conférenciers invités démontrent qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour obtenir le maximum des ressources investies dans le domaine de la santé. La responsabilisation locale permettrait en ce sens de modifier la logique de dépense actuelle en une logique de productivité et d’efficience, en laissant au niveau local les marges de manœuvre dégagées. La décision locale permettrait également de favoriser la recherche et la mise en place de partenariats susceptibles d’améliorer les services. La déréglementation de l’encadrement de la main-d’œuvre En situation de pénurie d’effectifs et de compétition entre les juridictions pour la même main-d’œuvre spécialisée, il est temps d’assouplir les règles contraignantes pour répartir la main-d’œuvre, en laissant au niveau local et régional l’initiative de développer des conditions attrayantes d’exercice professionnel, susceptible de stabiliser les équipes de soins et de services.


DOSSIER

Financement Le maintien du financement public Le Sommet a permis de dégager un assez large consensus pour conserver le financement public du système de santé et faire en sorte que les règles du jeu soient établis par l’État qui reste le grand régulateur du système. L’exploration de collaboration public-privés dans la prestation de services À cet égard, les participants ont conclu que l’État doit établir les règles du jeu et faire en sorte que la prestation de services privés ne compromette pas les services offerts par le secteur public, s’il est jugé que des services privés soient offerts. Les coopératives de santé, une voie de prestation de services à explorer prioritairement Il est intéressant d’observer que les coopératives de santé ne sont pas perçues comme des partenariats privé-public, mais plutôt comme des organisations d’économie sociale. Peut-être s’agirait-il là d’un modèle d’organisation rassembleur à explorer de façon prioritaire? L’absence de frais supplémentaires directs au patient

L’état demeurera le grand régulateur de notre système de santé.

La révision de la couverture actuelle offerte par les trois régimes actuels (assurance-maladie, assurance-hospitalisation, assurance-médicaments) afin de répondre aux nouveaux besoins liés au maintien à domicile et aux soins de longue durée. La mise à jour périodique du panier de services assurés pour que ceux-ci soient clairement identifiés dans toutes les régions du Québec, tant pour l’usager que pour le décideur.

Les propositions rejetées Un certain nombre de propositions à l’étude dans le cadre du Sommet de la santé ont été majoritairement rejetées par les participants :

Le financement privé; le ticket modérateur; les hôpitaux à but lucratif; un nouveau régime obligatoire à cotisations pour couvrir les besoins liés vieillissement et à la perte d’autonomie.

Les tendances dégagées Le débat sur les soins et les services de santé est loin d’être terminé et les intervenants du réseau, à tous les niveaux, doivent poursuivre leurs réflexions en vue d’améliorer l’accessibilité des soins et de s’assurer de leur qualité. Dans ce contexte, les tendances suivantes ont été dégagées (voir en page suivante) :

FÉVRIER 2008

le paiement des frais non médicaux par les patients;

17 W


DOSSIER

Implanter, le plus rapidement possible, le dossier informatisé sur la base d’un « opting out » au lieu de « l’opting in » adopté par le gouvernement, en priorisant d’abord et avant tout les résultats cliniques utiles à la décision comme les résultats de laboratoire, d’imagerie médicale et les listes de médicaments utilisés; garder le financement public et ouvrir prudemment l’exploration de collaboration public-privé dans la prestation de services (ex. : coopérative de santé); réviser le panier des services assurés; ne pas imposer de frais supplémentaires directement aux patients; réviser la couverture actuelle offerte par les trois régimes en vigueur (assurance-maladie, assurance-hospitalisation, assurance-médicaments); améliorer l’accessibilité aux soins de première ligne et aux soins à domicile; renforcer les équipes multidisciplinaires, le partage d’activités professionnelles et la stabilité de ces équipes; prendre soin de la main-d’œuvre; déréglementer l’encadrement de la main-d’œuvre; décentraliser la décision; optimiser les processus de prestation de soins et de services.

3>>>

Bibliographie

ACTUALITÉ MÉDICALE. La médecine familiale au Canada. DOSSIER. 14 novembre 2007. COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC. Sommet de la santé. Le système de santé : c’est l’affaire de tous. Rapport final. 20 novembre 2007. FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC. La pratique du moonlighting au Québec. Position de la FMRQ. 7 septembre 2007.

FÉVRIER 2008

18 W

GLADU, Dr François-Pierre. La pénurie réelle ou ressentie de médecins de famille au Québec. Le Médecin de famille canadien. Vol. 53. Novembre 2007. KARAZIVAN, Dr Philippe (CHUM). La médecine familiale de demain : Le profil de pratique des jeunes généralistes au Québec. Présentation dans le cadre de la Journée de réflexion sur l’avenir de la médecine familiale au Québec. 7 décembre 2007. INSTITUT CANADIEN D’INFORMATION SUR LA SANTÉ (ICIS), Statistique Canada, juin 2006. RHEAULT, Caroline, inf. et LAMONTAGNE, Chantal, inf. (Rhodin Recherche Clinique). Tout savoir sur la recherche clinique. Présentation dans le cadre de la Journée de réflexion sur l’avenir de la médecine familiale au Québec. 7 décembre 2007. ROSSER, Dr Walter. La recherche en médecine familiale est-elle réellement nécessaire? Éditorial. Le Médecin de famille canadien. Vol. 50. Septembre 2004.


SPECIAL REPORT

1>>>

Future of family medicine – 2nd Study Day

O

n December 7, 2007, the Federation held its 2nd Study Day on the future of family medicine in Quebec. The purpose of this activity was to foster closer relations among family medicine residents in Quebec’s four medical schools and consolidate a communication network among Quebec’s family medicine units. The Federation hosted speakers from different settings in order to discuss the issues facing health professionals working on the front line and explore possible solutions with respect to the problems identified. In the section below, we present an overview of the topics that were covered.

Tomorrow’s family medicine: practice profile of young general practitioners in Quebec After a brief description of the current situation by Dr Marianne Boulanger, chairperson of the Academic Affairs Committee – Family Medicine (CAP-MF) and Dr Marie-Andrée Girard, FMRQ treasurer, Dr Philippe Karazivan, a young family physician at the University of Montreal health centre (CHUM), kicked off the Study Day on the future of family medicine in Quebec. The recipient of the College of Family Physicians of Canada award in 2005 for his leadership and the excellence of his family medicine residency, Dr Karazivan practises today in the family medicine group FMU at the CHUM. He is currently working on a research project entitled “Family medicine as seen by residents: toward de-professionalism or re-professionalism?” His presentation therefore focussed on the practice profile expected by the upcoming generation of physicians and the choices family physicians make as they start out in practice.

Family medicine as seen by residents: toward de de-professionalism or re re-professionalism?

What is expected from future family physicians in the field In Canada, family medicine should reflect the following principles:

Competent clinicians Community discipline Resource for a defined patient population In Quebec, the Collège des médecins du Québec has also ruled on family physicians’ expected profile, in a position statement on the role of family physicians published in 2005. This document stipulates that: “The family physician’s role is clearly defined, before any other clinical activity, by management of and follow-up on a specific clientele.” In this position statement, the Collège also points out that: “Each family physician has to shoulder his share of clientele management and follow-up regardless of his main area of clinical activity.” Conclusion: family medicine is defined by the relationship the physician will have with his patient and the role he plays in the continuity of care delivered to his clientele.

FÉVRIER 2008

Doctor-patient relationship: essence of the family physician’s role

19 W


SPECIAL REPORT

What young family physicians expect 68% of future family physicians questioned say they favour first and foremost a practice that helps reconcile work and home life.

For their part, young family physicians also have expectations. According to an article published in Actualité médicale on November 28, 2007, following a poll of a group of medical residents, young doctors’ choice of practice is primarily influenced by the following factors: 68% of future family physicians questioned say they favour first and foremost a practice that helps reconcile work and home life; 64% will confirm their choice on the basis of their practice location; 56% on the basis of the type of practice; and only 20% believe salary is a determining factor. Interestingly, the factors that influence career choice in specialties and family medicine are similar in most cases, albeit at varying degrees, as may be seen from the graph (below). In sum, young family physicians are headed for an increasingly specialized practice, in line with their professional interests and their skills, that is, a practice sustained by a multidisciplinary approach that will enable them to reduce the number of hours they work per week, while providing follow-up and continuity of care for their clientele through a group practice.

FIGURE 1 • MOST IMPORTANT FACTORS BEHIND CURRENT CAREER CHOICE

FÉVRIER 2008

20 W

Source:

National survey of physicians, 2004. College of Family Physicians of Canada (CFPC), Canadian Medical Association (CMA), Royal College of Physicians and Surgeons of Canada (RCPSC).


SPECIAL REPORT

According to data from the Collège des médecins du Québec, the College of Family Physicians of Canada and the Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Dr Karazivan estimates that 50% of family physicians aged 35 and under practise in offices, whereas this proportion rises to 64-73% for GPs aged 45 and over. Young doctors practise in offices 9.8 hours per week, as against 25 hours for their older colleagues. Finally, 80% of young family physicians work in short-term care facilities (see Table 1 below).

TABLE 1 • FAMILY PHYSICIANS IN PRACTICE Age

35 and under

45 and under

Proportion of GPs practising in an office

50.0%

64% – 73%

Number of hours in an office, per week

9.8 hrs

25 hrs

Proportion GPs practising in a short-term care facility

Why do young doctors prefer a hospital practice? – Type of practice?

80.0%

25% – 60%

– Quality of life? Dr Karazivan noted that in 2005, the Canadian Institute for Health Information (CIHI) published a study showing that 25% of the Quebec population had no family physician, the equivalent of 2 million people, while in Montreal, 32% of the population had no family doctor. On the other hand, a study published in the British Journal of General Practice, conducted in England on 544 physicians who graduated between 1995 and 2005, reported that, after 10 years of practice, family physicians were returning to the traditional role of clientele follow-up and management.

– Lack of financial burden?

Family medicine residents’ concerns

What do you think? Why are young physicians adopting a profile so different from that practised by their elders and sought after by the government? Do the hours spent on special medical activities (AMPs) have an impact on the time devoted to working in an office (see the article on this topic on page 23)? Is it a question of the capital required? Do young doctors find working in a hospital more diversified and stimulating? Do the role models alongside whom family doctors-in-training work predispose to patient management and follow-up? Is patient management sufficiently highly valued?

21 W FÉVRIER 2008

The family medicine unit representatives who took part in the meeting expressed their concerns as to the practice awaiting them. They felt that sufficient recognition is not given to family medicine. Moreover, the role models for the practice of family medicine are primarily hospital practice models, and training is largely delivered by specialist physicians. It was even stated that training in FMUs is not conducive to the transition toward working in a private office. Many fear that office practice leads to long hours of work with a clientele presenting increasingly complex health issues. Doctors already practising are exhausted and count on an upcoming generation that will give them a little rest, but the costs associated with practising in an office and the heavy burden of the task push away a number of them, and this reduces accordingly the management and follow-up of patients in non-hospital settings.


SPECIAL REPORT

HAVE YOUR SAY … In order to contribute to discussions at the FMRQ, particularly among your representatives on the Federation’s Academic Affairs Committee – Family Medicine (CAP-MF), we invite you to email us your comments on the future of family medicine in Quebec at formation@fmrq.qc.ca.

Family medicine research Family medicine research … a growing niche

Participants in the Study Day on family medicine in Quebec also benefited from a presentation on family medicine research, a component of practice to which physicians are often underexposed within the framework of residency and practice. The Rhodin Recherche Clinique research team was represented by two nurses, Caroline Rheault and Chantal Lamontagne. Note that the team comprises three nurses, three physicians and one nutritionist. Requirements associated with family physician involvement in research projects and clinical trials:

Any graduate doctor may conduct clinical research; Any doctor wishing to carry out research has to undergo training on good clinical practices. Taking approximately 1 1/2 hours, this training is accessible via computer, and is often offered by the pharmaceutical company concerned; Doctors have to attend a 1–3-day investigators’ meeting. All expenses are covered by the pharmaceutical company; The investigating doctor is responsible for the proper conduct of the research protocol and must ensure that the criteria surrounding the study are followed at all times.

Research fields:

FÉVRIER 2008

22 W

– Health problems

Benefits for the family physician The speakers pointed to the benefits for a family doctor of taking part in clinical research:

The therapeutic potential for the patient’s disease (the experimental medication may prove to be better than what is currently available on the market); Advance knowledge of new treatments (treatments under development);

– Practice modes

Regular medical monitoring of the patient by the research team; Additional compensation.

– Development and evaluation of diagnostic and therapeutic tools

Research fields Many health problems are the subject of research in which family physicians can become involved. But family medicine research concerns not only health problems treated by general practitioners, it also looks at modes of practice, and the development and evaluation of diagnostic and therapeutic tools. In September 2004, Dr Walter Rosser published an article in Canadian Family Physician dealing with the need for and impact of family medicine research in Canada. In it, he described family medicine research as essential for improving the public’s state of health, thus refuting the


SPECIAL REPORT

perception held by many that research performed by a specialist physician is much more valuable owing to the specialist’s deeper knowledge of a medical condition. He noted that “primary care has been shown to have the greatest impact by reducing stroke mortality, postneonatal mortality, and years of potential life lost.” Among other things, studies have shown that first-contact access to primary care is important in minimizing costs and improving outcomes, and that follow-up and management are associated with increased possibilities for prevention and achievement of preventive practices, and lower costs. In his article, Dr Rosser stressed that family medicine research has influenced how doctors practise, to the benefit of their patients. “Evidence that family medicine contributes to improved population health and the effect of these examples of Canadian research strongly support the need for research in our discipline,” he concluded. An overview of health problems on which research is being conducted by family physicians

Diabetes; Hypertension; Contraception; Smoking cessation; Stable angina; Hypercholesterolemia; Obesity; Fibromyalgia; Migraine; Atrial fibrillation; Osteoporosis; Depression; Pneumonia; Allergic rhinitis; Urinary incontinence; Cardiovascular prevention.

AMPs: A barrier to access to care?

In a commentary in the November 2007 issue of Canadian Family Physician, Dr François-Pierre Gladu believes that the answer lies in AMPs. A family physician at the Institut universitaire de gériatrie de Montréal and president of the Association des jeunes médecins du Québec (AJMQ), Dr Gladu says the only factor distinguishing Quebec from the other provinces is the obligation young physicians have had since 1993 to perform 12 hours of special medical activities in a hospital. Today, this rule applies to all family physicians with 20 years’ practice or less.

have no family physician, compared with 9.4% of Torontonians.

Some hospitals require up to 25 hours of AMPs per week.

23 W FÉVRIER 2008

Are special medical activities (AMPs) a barrier to access to care in Quebec? Why does a province which ranks third in Canada in terms of the number of general practitioners per 100,000 residents have the highest percentage of residents without a family doctor, or 25.1%? And how does one explain the fact that Montreal presents a significantly higher proportion of individuals without access to a family physician, 32.4%, compared with 9.4% for Torontonians?

32.4% of Montrealers


SPECIAL REPORT

According to Dr Gladu, this measure keeps young doctors away from practice in an office, particularly since most hospitals require up to 25 hours a week of special medical activities to meet their needs. In such a context, very few hours remain for work in a private office. So young doctors are choosing instead to do a few additional hours in walk-in clinics to make up their work week.

Close to one third of family medicine residents are planning to specialize in such niches as women’s health, anaesthesiology, emergency medicine or obstetricsgynaecology.

In his article, Dr Gladu emphasizes that Quebec’s general practitioners handle an average of merely 685 patients, as against 950 for their colleagues elsewhere in Canada. This family doctor says special medical activities are handled in the other provinces through targeted incentives and not through the threat of a 30% pay cut, as is the case in Quebec for those refusing to do AMPs. According to Dr Gladu, AMPs have the perverse effect of decreasing the number of medical practices and restricting patients’ access to family physicians, an observation acknowledged by Quebec’s Minister of Health and Social Services himself. However, nothing is being done to change things. Dr Gladu advocates extending AMPs to all practising family physicians so as to reduce the burden on doctors with less than 20 years’ practice. Is that the solution to Quebecers’ access to a family doctor? According to the author of this article: “By unclogging our emergency rooms and redirecting patients to family physicians, we would improve the health of the population and reap substantial savings.” Medical school admissions have been increased in the past few years to offset the shortage of doctors in Quebec and elsewhere in Canada. Moreover, according to a poll conducted in Canada in 2004, 31% of family medicine residents were planning to specialize within family medicine (women’s health, anaesthesiology, emergency medicine, obstetrics-gynaecology), and a majority of those completing residency choose work in a hospital as they are more attracted by the challenges this type of practice brings them. The rate of registration in family medicine rose from 24.8% in 2003 to 30% in 2006, leading us to believe that the situation should eventually improve, in view of the increase in medical student enrolment. But the question still stands. Are AMPs truly a barrier to better access to care, or do young doctors prefer working in hospitals (emergency department, obstetrics, etc.) to patient management and continuity of care? We invite you to read the editorial by Federation president, Dr Martin Bernier, in the February 6 edition of Actualité Médicale in that regard.

FÉVRIER 2008

24 W

As the debate continues…


SPECIAL REPORT

New President at the FMOQ On December 15, 2007, the Delegates’ Assembly of the Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) unanimously elected a new president. Dr Louis Godin, the Federation’s First Vice-President for the past 12 years and a member of the executive committee for 19 years, became president, Dr Renald Dutil having bade farewell after 12 years at the helm of the FMOQ. Dr Godin was president of the Association des médecins omnipraticiens de la Côte-du-Sud for 24 years. He took up his position as FMOQ president on January 1, 2008.

An important actor in major issues, Dr Louis Godin has been practising family medicine for 30 years.

Aside from the updating of the agreement recently reached between the FMOQ and the Quebec Ministry of Health and Social Services, Dr Godin intends to look after family doctors’ professional, economic and personal health. His action will extend to obtaining adequate professional conditions for his members, improving access to technical platforms and consultants in specialties within a reasonable timeframe, promoting family medicine groups and network clinics and to support for family physicians through the integration of other professionals in private offices (nurses, dieticians, occupational therapists, respiratory therapists, etc.). Dr Godin has been practising family medicine for 30 years, in particular in private offices, hospitals and short- and long-term care facilities, and as an expert in occupational medicine. Having been involved in every negotiation over the past 25 years, he has been a leading player on major issues, such as the creation of regional departments of general medicine (DRMGs) and family medicine groups, and methods of payment for the management of vulnerable clientele.

METHADONE-PRESCRIBING PHYSICIANS SOUGHT

The centre for drug addiction research and assistance, Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN) seeks doctors interested in this multidisciplinary practice. If you are interested, you may get in touch with Diane Bidégaré of the methadone support service at 514-284-3426. You may also visit the organization’s Web site at www.txsubstitution.info.

25 W FÉVRIER 2008

All Quebec regions, particularly Montreal, have a pressing need for methadone-prescribing physicians for the treatment of opiate addiction. This is recognized as a special medical activity (AMP) by a number of DRMGs, since it concerns vulnerable clientele. This practice is an essential element in treatment of dependency and prevention of transmission of the HIV, AIDS and Hepatitis C viruses.


SPECIAL REPORT

2>>> Two recommendations from the Collège des médecins du Québec particularly concern medical residents: – Identify alternatives to PEMs and PREMs – Broaden medical residents’ contribution through moonlighting

FÉVRIER 2008

26 W

T

Health Summit The Health care system: It’s everyone’s business!

he health care system: it’s everyone’s business! This was the theme on which the Collège des médecins du Québec chose to address the issues confronting Quebec health professionals at the Health summit held in Montreal on November 5, 6 and 7, 2007. Some 60 health system organizations, professional orders, medical federations (including the FMRQ), associations, labour unions, patient groups and teaching institutions took part in seeking solutions with respect to the organization, administration and funding of health care services. The Health summit was intended as a response to problems of access to health care services, shortage of manpower in the health care field and health care system funding. The Collège des médecins du Québec described the conclusions of the debates as a “smorgasbord” of recommendations, from which all could help themselves, to apply them in their environment, and modify and improve them. The Collège for its part selected four recommendations that it is making its priorities for the coming year. Two of these recommendations particularly concern medical residents: 1) Emphasize training and recognition of family physicians to ensure greater availability of doctors for the population; 2) discuss alternatives to the regional physician resource plans (PREMs) and physician resource plans (PEMs) with the government; 3) invite physicians to review their service offering: time brackets, work organization and sharing of professional activities; 4) explore the possibility of broadening physicians’ contribution during their residency through moonlighting. With respect to the last point, the Federation has already initiated talks with the Collège des médecins du Québec in order to establish eligibility criteria for medical residents wishing to perform moonlighting. The Federation had tabled a moonlighting proposal with the Collège and the associate deans for postgraduate medical education last Fall, a document which had been adopted by the Delegates’ Assembly at a meeting held on September 7, 8 and 9, 2007. As to the PREMs and PEMs, the FMRQ continues to sit on various committees responsible for physician resource distribution, in both family medicine and the specialties, in order to ensure that medical residents are not adversely affected in their choice of practice. The Health summit was a first in Quebec. This working session brought together major players from every level of the Quebec health care system, except for politicians. According to statistics compiled by the Collège, of the participants, 16% represented the public, 17% were doctors, 43% were professionals working in the health care system, and 24% were professionals from other fields.


SPECIAL REPORT

Topics addressed during the Health summit On the organization of health care services concentration of services; shared professional activities; computerization of medical records; training; prioritization of services; work organization.

On the administration of health care services decentralization of decision-making; increase in the number of hours of services for users; profit-making for hospitals; development of partnerships; taking the politics out of health care; deregulation and more flexible management.

On health system funding public-private partnerships; patient’s financial participation; payment of non-medical and additional expenses; insurance or supplementary fund for additional costs associated with aging; priority to performance, customer service and personnel support; review of the list of insured services.

Main conclusions

Primary care :

At the close of each day of the Summit, participants’ recommendations were collated on the basis of the number of votes they received. A summary follows:

an absolute priority

Organization of services and care Participants considered it imperative to accelerate implementation of family medicine groups, simplify the conditions for their accreditation and strengthen their links with specialized services. Reinforce multidisciplinary teams, their sharing of professional activities and their stability It is important to take greater advantage of the opportunities provided by the Professional Code as amended in 2003, with respect to professional activities that can be shared with other health system professionals. Initial and continuing training of professionals in this regard must be developed further.

FÉVRIER 2008

Access to primary and home care: an absolute priority

27 W


SPECIAL REPORT

Implement a computerized medical record as soon as possible on the basis of “opting out” rather than “opting in,” including access to private offices and starting with the clinical results necessary for proper decision-making, such as lab results, medical imaging and lists of medication being taken The great majority of stakeholders see the “opting-in” approach adopted by the government as a sure way for use of the computerized medical record to fail in that management of consent will be very costly.

Opting out of opting in

Note that since the Summit was held, the Quebec government has altered its approach and tabled draft legislation in the National Assembly to implement the computerized health record on an opting-out basis. Bill 70, An Act to amend the Act respecting health services and social services, the Health Insurance Act and the Act respecting the Régie de l’assurance maladie du Québec, tabled in December 2007 by Minister Philippe Couillard, will be the subject of a detailed review during the Spring 2008 parliamentary session. Harness the opportunities afforded by new communications technology (telemedicine, etc.)

Administration

We must foster decentralization, optimization of processes and freedom of

W FÉVRIER 2008

28

movement.

Bring decision-making and action closer together Many stakeholders bemoan the fact that regional and local administrations have no real decision-making authority and that the health care system is still very centralized in the Ministry of Health and Social Services. Decentralization of decision-making authority would foster local initiative, allowing for greater freedom of movement at the local level, and foster empowerment of the boards of directors who are accountable to the public. This could also take the politics out of decisions which are of an administrative or professional nature. Optimize processes for delivery of care and services The examples of optimization of services presented by the guest speakers showed that there is still a great deal of work to be done to get the most out of the resources invested in the health care field. Local empowerment would in this sense make it possible to change the logic of current spending into a logic of productivity and efficiency, leaving greater freedom of movement for the local level. Local decision-making would also help foster research and the establishment of partnerships likely to enhance services. Deregulate health care personnel management In a situation of manpower shortages where jurisdictions are competing for the same skilled workforce, it is time to make the restrictive rules for distributing human resources more flexible, leaving to the local and regional level the initiative of developing attractive conditions for professional practice, likely to stabilize health care teams.


SPECIAL REPORT

Funding Maintain public funding The Summit yielded a fairly substantial consensus in favour of retaining public funding of the health care system and ensuring that the rules of the game are established by the government, which remains the main regulator of the system. Explore public-private collaboration in the delivery of services In this regard, the participants concluded that the government must establish the rules of the game and ensure that delivery of private services does not compromise the services offered by the public sector, if it is deemed that private services may be offered. Health cooperatives, a service delivery route to be explored on a priority basis It is interesting to observe that health cooperatives are not seen as private-public partnerships, but rather as social economy organizations. Perhaps this could be a consensus-building organizational model which deserves to be explored on a priority basis? Refrain from charging additional costs directly to patients

The Government will remain the great regulator of our health system.

Review the existing coverage offered under the three current regimens (health insurance, hospitalization insurance, drug insurance) so as to cater to new needs associated with home maintenance and long-term care Periodic updating of the list of insured services so they are clearly identified in all regions of Quebec both for the user and for the decision-maker

Rejected proposals A number of proposals reviewed at the Health summit were rejected by a majority of participants: private funding; user fees (ticket modérateur); for-profit hospitals; direct payment of non-medical expenses by patients; a new compulsory contribution plan to cover health care needs related to aging and loss of autonomy.

The debate on health care services is far from over, and system stakeholders, at every level, have to continue their reflection with a view to enhancing access to care and ensuring quality of care. In this context, the following trends emerged: Implement a computerized medical record as soon as possible on the basis of “opting out” rather than “opting in” as adopted by the government by, first and foremost, prioritizing all the clinical results necessary for proper decisionmaking, such as lab results, medical imaging and lists of medication being taken;

FÉVRIER 2008

Trends

29 W


SPECIALREPORT REPORT SPECIAL

Maintain public funding and carefully begin to explore public-private collaborations in the delivery of services (e.g., health cooperatives); Review the list of insured services; Refrain from charging additional costs directly to patients; Review the existing coverage offered under the three current regimens (health insurance, hospitalization insurance, drug insurance); Improve access to primary and home care; Reinforce multidisciplinary teams, their sharing of professional activities and their stability; Devote care and attention to the workforce; Deregulate health care personnel management; Decentralize decision-making; Optimize processes for delivery of care and services.

3>>>

Bibliography

ACTUALITÉ MÉDICALE. La médecine familiale au Canada. DOSSIER (Family medicine in Canada. Special report). November 14, 2007. Canadian Institute for Health Information (CIHI), Statistics Canada, June 2006. COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC. Sommet de la santé. Le système de santé : c’est l’affaire de tous (Health summit. The health care system: it’s everyone’s business!). Final report. November 20, 2007. Fédération des médecins résidents du QuébeC. La pratique du moonlighting au Québec (The practice of moonlighting in Quebec). FMRQ position. September 7, 2007.

FÉVRIER 2008

30 W

GLADU, Dr François-Pierre. “Perceived shortage of family doctors in Quebec. Can we do something about it?” Canadian Family Physician. 53. November 2007. KARAZIVAN, Dr Philippe (CHUM). La médecine familiale de demain : Le profil de pratique des jeunes généralistes au Québec (Tomorrow’s family medicine: Profile of young general practitioners in Quebec). Presentation at the Study Day on the future of family medicine in Quebec. December 7, 2007. RHEAULT, Caroline and LAMONTAGNE, Chantal, (Rhodin Recherche Clinique). Tout savoir sur la recherche clinique (Everything there is to know about clinical research). Presentation by two nurses at the Study Day on the future of family medicine in Quebec. December 7, 2007. ROSSER, Dr Walter. “Do we really need family medicine research?” Editorial. Canadian Family Physician. 50. September 2004.


1 800 361-5303 – www.sogemec.qc.ca

SERVICES

L’assurance invalidité pendant une formation complémentaire (fellowship)

D

e plus en plus de médecins résidents décident de parfaire leur formation à la fin de leur résidence, en effectuant une formation complémentaire (fellowship) ici ou à l’étranger. À ce moment-là, vous ne serez plus couvert par l’assurance invalidité de la FMRQ, même si vous serez encore en formation. Vous devrez donc faire des démarches pour vous procurer une autre assurance invalidité. Sachez que le Régime d’assurance groupe association de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), SOGEMEC Assurances, peut vous couvrir en cas d’invalidité partout dans le monde, peu importe le pays où vous effectuerez votre formation complémentaire (fellowship), dans la mesure, bien sûr, où cette formation s’inscrit dans un champ reconnu de la médecine traditionnelle. Dans ce cas, vous devenez éligible au régime de SOGEMEC Assurances, que vous poursuiviez une formation complémentaire en médecine familiale ou en spécialité. Quand devrez-vous vous occuper de cette assurance invalidité? Le plus tôt possible sera le mieux. Et avec SOGEMEC Assurances, vous serez entre bonnes mains, puisqu’une équipe exclusivement dédiée aux réclamations a été mise en place il y a plusieurs années. L’un de nos conseillers pourra évaluer avec vous vos besoins spécifiques pour la période du fellowship, de même que planifier votre assurance invalidité pour votre retour au Québec, alors que vous débuterez votre pratique. En cas d’invalidité, le processus de demande de prestation demeure le même que celui en vigueur au Québec et ne nécessite pas que vous reveniez au Québec. Le versement de la prestation se fera par chèque, en devises canadiennes. Il est important de noter par ailleurs que vous devrez également faire des démarches auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) pour la couverture de vos soins médicaux à l’étranger. Vous planifiez une formation complémentaire (fellowship)? Communiquez avec nous dès maintenant, il n’est jamais trop tôt!

www. sogemec.qc.ca information@sogemec.qc.ca Région de Montréal 514 350-5070 ou 1 800 361-5303 Région de Québec 418 658-4244 ou 1 800 720-4244

Your Disability Insurance during a fellowship

M

ore and more residents decide to enhance their training at the end of their residency, by carrying out a fellowship here or abroad. If you decide to do so, you will not be covered anymore by the disability insurance provided by the FMRQ, even though you will still be in training. You must therefore purchase another disability insurance. Be aware that the insurance group association of the Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), SOGEMEC Assurances, can cover you in the event of disability all over the world, wherever your pursue your fellowship, as long as this additional training remains in a recognized field of traditional medicine. In this case, you become eligible to the coverage offered by SOGEMEC Assurances, whether you pursue a fellowship in family medicine or in a specialty. When should you take care of this disability insurance? You should attend to it as soon as possible. With SOGEMEC Assurances, you will be in good hands, since a team exclusively dedicated to claims has been in function for several years now. One of our advisors will be able to evaluate your specific needs for the period during which you will complete your fellowship, as well as plan your disability insurance for when you return to Quebec, that is when you will begin your independent practice. In the event of disability abroad, the claim process remains the same as in Quebec and does not require that you return to Quebec. The payment for the compensation will be made by check, in Canadian currency. You should also know that you will need to contact the Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) concerning your medical care coverage abroad. Are you planning a fellowship? Contact us right away, it’s never too early!

www. sogemec.qc.ca information@sogemec.qc.ca Montréal region 514 350-5070 ou 1 800 361-5303 Québec City region 418 658-4244 ou 1 800 720-4244


SERVICES

Connaissez-vous le pouvoir de l’achat périodique?

S

i vous deviez choisir, dans le Graphique 1, le fonds vous apparaissant le plus rentable pour un achat périodique de 100 $ par mois, lequel prendriez-vous? A cette question, la grande majorité des gens répondent le fonds B. Lorsque nous les informons qu’il ne s’agit pas de la réponse la plus avantageuse, ceux-ci rabattent leur choix sur le fonds A… alors que le fonds le plus rentable est le C!

GRAPHIQUE 1

Steve Lamontagne,

Achat périodique de 100$ de fonds commun de placement

e br

e

ve m

br

no

em

se pt

ju il le

ja nv ie

t

$ $ $ $ $

ai

Fonds A Fonds B V Fonds C

r

des professionnels

$ $ $

m

Groupe Fonds

$ $

ar s

planificateur financier

18,00 16,00 14,00 12,00 10,00 8,00 6,00 4,00 2,00

m

Conseiller aux membres et

Prix par part du fonds commun

B.A.A., Pl.Fin.

Mois

NOVEMBRE 2007

33 W

Surpris? Cela s’explique par le fait que la plupart des gens détestent voir leurs investissements perdre de la valeur. Ce faisant, ils choisissent des fonds dont la courbe s’apparente à celle du fonds B (ou au pire, à celle du A), mais une chose demeure : ils éviteront le fonds C, dont la valeur marchande est moins élevée durant certains mois de l’année que le montant investi initialement. Cependant, l’achat périodique permet de considérer les fluctuations de marché d’un autre angle. Plutôt que de les subir, cette stratégie vous offre l’occasion d’en profiter. Ceci s’explique par le fait que lorsqu’un investisseur effectue un investissement dans un fonds commun de placement, il achète un certain nombre de parts à un prix donné. Dans le Graphique 1, l’investisseur achète 10 parts au mois de janvier au prix initial de 10 $ réparties dans les trois fonds, pour un total de 100 $. Par la suite, comme la valeur du fonds A grimpe à 11 $, il n’achète que 9,09 parts pour atteindre 100 $. Pour parvenir à ce même montant, 9,76 parts à 10,25 $ doivent être achetées dans le fonds B, et 11,11 parts à 9 $ dans le fonds C. En effectuant l’achat périodique sur 12 mois à différents coûts d’achat, nous aurons accumulé 88,81 parts dans le fonds A, 105,86 parts dans le fonds B et 137,58 parts dans le fonds C. Si nous multiplions le nombre de parts par le prix final de nos 3 fonds (qui est de 13 $), le grand gagnant s’avère être le fonds C, avec une valeur de 1 788,54 $ pour un montant investi de 1 200 $, soit 100 $ pendant 12 mois. Vous connaissez désormais le pouvoir de l’achat périodique! Il faut apprendre à considérer les baisses de valeur comme des opportunités vous permettant d’acheter à rabais des parts du fonds que vous avez judicieusement choisi. Maintenant, une autre question : à combien s’élèvent les frais de gestion de vos fonds communs de placement? Pour obtenir la réponse, appelez-moi au 1-866-564-0909.

doc54452c69-3048-71d4-eb522b575f197294  

L ’ AVENIR DE LA MÉDECINE FAMILIALE L E S OMMET DE LA S ANTÉ T HE F UTURE OF F AMILY M EDICINE T HE H EALTH S UMMIT M OT DU PRÉSIDENT P R...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you