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Bureau de dépot Ostende X - P 918486 - Périodique trimestriel - Editeur responsable.: Filip Cossement - Bld. des Canadiens 118 - B-7711 Dottignies

ANNÉE 2 - OCT - NOV - DEC 2016

magazine 08

JO U RNAL F OR THE FACI LI T Y M AN AGER

SMART BUILDINGS

La collecte de données n’est pas un problème, le défi consiste à les gérer intelligemment


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Service Management Simplified


CONTENU

20 32 Smart Buildings - FMJ Le bâtiment quantifié

«

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Un bon Facility Manager doit être un maître en communication

FM-Day 2016 Amenez vos connaissances et votre réseau à un niveau supérieur

«

Brigitte Castrop (Katholieke Universiteit Leuven)

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Hospitality rapport Belgique - 2016 La convivialité est plus que jamais un travail humain

27 Smart Buildings event Gestion intelligente des données : le défi majeur

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Le BIM et son usage au quotidien

36 42

Les groupes de travail Durabilité et FM HR et FM

Formation 44 Contrats de maintenance 50

FM-After Work Wallonië

52 Rétrospective d’Orgatec 2016

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PREFACE

Chers membres et chers sympathisants, J’ai accepté la présidence d’IFMA Belgium en 2013 et au bout de ces trois ans, je suis particulièrement satisfait du développement réussi de notre association professionnelle. Outre les nombreux événements intéressants, on observe une croissance du nombre de membres de pas moins de 30%. Sur les plus de 900 membres que compte aujourd’hui IFMA Belgium, 80% sont des professionnels actifs dans le monde facilitaire. Tous profitent d’une association professionnelle qui les soutient dans la poursuite de leur développement professionnel. A côté de cela, je ressens aussi de la fierté pour les deux autres piliers de l’histoire d’IFMA Belgium, que sont la publication de notre propre FM-Magazine – avec un contenu riche d’articles sur le paysage FM – et la première édition du Rapport de tendance FM (fin 2015) qui donne un aperçu clair et concis des chiffres et des tendances du marché FM en Belgique. Cette étude sera renouvelée tous les deux ans avec Procos pour pouvoir suivre l’évolution du marché FM. Lors de la dernière Assemblée Générale de notre association professionnelle, mon mandat de président a été renouvelé pour une période de trois ans. Au sein du Bureau permanent, un plan stratégique a été élaboré afin d’amener IFMA Belgium et son succès croissant à 2020. Voici un résumé des quatre axes stratégiques qui ont été mis en place :

Colophon Periodicité: Trimestrielle Rédactrice en chef: Tilly Baekelandt tilly.baekelandt@fcomedia.be T + 32 (0)56 33 42 72 Redaction: Valérie Couplez, Bart Vancauwenberghe Publicité - conseil: Filip Cossement T +32 (0)56 77 13 10 filip.cossement@fcomedia.be Editeur responsable: Filip Cossement Boulevard des Canadiens 118 B-7711 Dottignies Conception graphique: marieke.veys@fcomedia.be

1. La présence omniprésente de notre association au niveau national et le déploiement de liens de collaboration avec des associations de collègues internationales. 2. La poursuite du développement de contenus intéressants avec des articles, des Livres blancs et des rapports de groupes de travail : IFMA continue de se profiler comme un centre de connaissances en FM. 3. La garantie de formations de qualité et continues pour les professionnels du FM. 4. IFMA est la référence dans le domaine des réseaux du monde FM. Récemment, IFMA Belgium a organisé des séances FM After-Work avec des activités personnalisées pour les Facility Managers francophones. Dans le nouveau plan stratégique, nous nous focaliserons sur le recrutement de professionnels FM francophones, un terrain aujourd’hui peu connu par l’association professionnelle. Nous sommes convaincus que tant les professionnels FM francophones que les collègues néerlandophones déjà membres profiteront de cette extension, non seulement en termes de nombre de membres mais aussi en matière de connaissances FM. Comme vous le voyez, IFMA Belgium poursuit son cours ambitieux. Avec le lancement de notre nouveau site web, un forum FM est proposé aux membres qui peuvent échanger de l’information entre eux. Allez jeter un coup d’œil et n’hésitez pas à placer vos questions, vos thèmes et autres demandes sur ce forum.

Je vous souhaite d’ores et déjà d’excellentes fêtes de fin d’année et une année 2017 passionnante !

Nederlandse versie op aanvraag Aucune partie de cet ouvrage ne peut être reproduite et/ou publiée par impression, photocopie, microfilm ou de quelque manière que ce soit, sans accord écrit préalable de l’éditeur. Les articles signés n’engagent que la responsabilité de leur auteur. Le contenu des publicités n’engage que la responsabilité des annonceurs. L’éditeur se réserve le droit de refuser d’insérer les publicités proposées.

Membre de l’union des editeurs de la presse periodique.

Jean Morren Président IFMA

Contact us: Directeur Mieke Loncke T. 02 424 12 80 M. 0485 69 77 93 mieke.loncke@ifma.be Office Manager Muriel Walter T. 02 424 12 80 M. 0468 13 81 25 secretary@ifma.be

Pegasuslaan 5 1831 Diegem www.ifma.be


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NEWS

« Devenir la référence en Facility Management »

L

’IFMA s’est choisi un nouveau conseil d’administration lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue fin octobre. Le nouveau plan stratégique pour 2020 a également été dévoilé (Voir aussi Editorial en page 4). L’ambition de cette équipe de quinze membres est claire : l’IFMA veut être inextricablement lié au Facility Manager. L’association professionnelle compte investir dans une plateforme de connaissances.

Agenda Evénement de fin d’année 15 decembre 2016 Tesla Zaventem Young IFMA café Gand 20 decembre 2016 Visite de l’entreprise Barco 17 janvier 2017, Courtrai Demi jour de formation contrats d’entretien 01 février 2017, Diegem FM-Day 09 février 2017 Brabanthal, Louvain-Haasrode Demi jour de formation Gestion des déchets 08 mars 2017, Diegem Toolevent machines et distributeurs à café 16 mars 2017 Co-working event 30 mars 2017

Une des principales réalisations de l’ancienne législature est l’augmentation du nombre de membres de 30%. Et la tendance ne s’essouffle pas. L’année dernière, le compteur s’était aussi emballé avec un bond de 791 à 919 membres. Une donnée intéressante est que l’équilibre est respecté : tant entre les membres commerciaux et les professionnels (20%/80%) qu’entre les membres et les collectifs (63%/37%). Jean Morren, Président : « Ces trois dernières années, nous avons travaillé dur pour atteindre ce résultat. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers car nous devons poursuivre le développement pour que l’IFMA devienne la référence dans le monde du FM. » L’ambition pour 2020 est claire. L’IFMA veut avoir une place dans le cœur et la tête de chaque Facility Manager de Belgique. « En Wallonie, le concept de Facility Manager - et donc de l’association professionnelle des Facility Managers - n’est pas encore bien répandu. Nous voulons donc jeter un pont, établir un lien avec ce monde et y faire vivre l’IFMA », promet Morren. Echange de connaissances

Facility Awards 2017: Facility Management, Project of the year 11 mai 2017 Excursion ‘FM à Genk’ 07 juin 2017 DCU 2017: Design, Construct and Use 12 october 2017 Tour & Taxis, Bruxelles

= IFMA-events

La seconde ambition exprimée dans le plan stratégique concerne l’expertise. Tous les membres de l’IFMA ont des trésors de connaissances en tête. Le lancement du nouveau site web est la première étape dans le déploiement d’une plateforme de connaissances en ligne, où les membres peuvent y poser toutes leurs questions. Morren : « Nous sommes avant tout une association de personnes partageant les mêmes idées qui sont confrontées aux mêmes problèmes. Par l’échange mutuel d’expériences, vous pouvez non seulement fournir des solutions mais aussi aider à éviter des obstacles. » Un Facility Manager doit s’y connaitre sur de nom-

breux marchés. L’IFMA veut chercher activement des partenariats et s’engager à offrir des connaissances supplémentaires aux membres. Ce partage ne doit pas se heurter aux frontières du territoire. Les contacts avec IFMA International pourront générer un échange avec des collègues dans un contexte global et de lobbying auprès des organes européens. Travailler le contenu

Outre le pilier share/connect, l’association souhaite travailler l’aspect learning/education. Il existe déjà deux post-graduats (à Liège et à Sint-Niklaas) ainsi qu’un Master Class (formation alternée à Anvers et à Bruxelles) qui contribuent à professionnaliser un peu plus le métier de Facility Manager. A côté de cela, l’IFMA organise de nombreuses formations et séminaires pour poursuivre l’immersion dans la discipline. Par ailleurs, le site web doit être un point de rassemblement pour le contenu de fond qui aide le Facility Manager dans l’exercice efficient de sa fonction. Lors de la dernière législature, il y a ainsi eu la publication du Rapport Tendances FM, un ouvrage de référence sur la signification du Facility Management. L’objectif est de réaliser ce compte rendu tous les deux ans. L’IFMA est prêt à investir pour atteindre ces ambitions : « Nous voulons garder le doigt sur le pouls de tout ce qui touche au Facility Management. Nous allons investir dans les prochaines années en R&D et dans du personnel supplémentaire afin de rester au courant des innovations et continuer à développer l’expertise sur le site web », conclut Morren.

Retrouvez le Conseil d’Administration complet sur le site web de l’IFMA : www.ifma.be/fr-conseil-administration


NEWS

Quelques membres du Conseil d’Administration de l’IFMA prennent la parole :

« Pour moi, le Facility Management revient à annihiler les soucis afin que l’entreprise puisse se concentrer sur son cœur de métier. A mesure que l’importance stratégique du Facility Manager se développe, son impact se fera ressentir sur l’organisation. Pour réaliser cela, il doit favoriser la convergence avec les collègues de l’IT et des RH. Aujourd’hui, on travaille et on pense trop en ‘silo’. L’IFMA, en tant qu’association professionnelle, peut apporter sa contribution à cette évolution. » Jean Morren – Président – Director Finance, Corporate Facilities & Central Services Euroclear Group

“« Le Facility Management est encore peu connu et n’a pas partout le respect qu’il mérite. Néanmoins, c’est un beau métier parce qu’il nécessite justement tant de polyvalences pour avancer des solutions dans tous les domaines. Voilà pourquoi il est essentiel que l’IFMA devienne une banque de connaissances. L’IFMA doit être le premier réflexe en cas de questions ou de problèmes. Parce qu’une association dépourvue d’intérêts commerciaux peut informer, conseiller, soutenir, … » Sven Aerts – Trésorier – Corporate account manager ISS

« Le monde des apps, de la connectivité et de la mobilité va redessiner la fonction de Facility Manager. Mais chaque entreprise ne dispose pas des mêmes moyens ou ne peut approcher la numérisation à la même vitesse. En d’autres termes, chaque Facility Manager démarre différemment. L’IFMA est l’instance par excellence et une pierre d’achoppement pour donner un sens au flux. Elle peut demander un benchmark et partager des meilleures pratiques avec ses membres. » Yves Bertholomé – Vice-président – Head of Infrastructure & Facilities Management Proximus

« Un Facility Manager, c’est une personne qui met tout en oeuvre pour améliorer le bien-être et l’efficience des collaborateurs dans une entreprise ou une organisation. En Wallonie, il reste encore beaucoup à faire pour donner plus de respect au Facility Manager et renforcer son fonctionnement au sein de l’entreprise ou de l’organisation. Il est primordial de rassembler les bonnes personnes et les bonnes informations autour de cette discipline en plein développement. » Alain Delahaut – Coordinateur Formations FM Haute Ecole de la Province de Liège

« Cela fait déjà dix ans que je suis membre de l’IFMA. Les formations, les réunions au sein de groupes de travail, le réseautage… : cela m’a énormément aidé dans mon travail. En étant aujourd’hui membre du comité d’administration, je veux écrire la suite de mon engagement au sein de l’association et aider à promouvoir le métier. L’importance de l’hospitalité ne va qu’augmenter. L’ambition de chaque Facility Manager est qu’il fasse de son entreprise ‘the place to work’. » Giovanni Novello – Head of Facilities Management GSK

« Jadis, tout le monde travaillait dans un bureau fermé, aujourd’hui un monde de possibilités s’ouvre à nous. C’est le Facility Manager qui, pressé par la numérisation, assure l’accompagnement dans l’entreprise. Grâce à l’IFMA, il est au courant des innovations qui rendent cette évolution possible. Pour les pme plus petites, qui ne disposent pas toujours de cette antenne interne, c’est tout aussi important. » Gaetan Rotsart – Head of Maintenance & Security BNP Paribas Fortis

« Comme le Facility Management couvre tant d’aspects, ce sont les différents milieux qui ont donné forme à la fonction. Il faut maintenant poursuivre la définition pour professionnaliser le Facility Management. Le réseautage est la clé du succès. En tant que Facility Manager, vous êtes l’élément unificateur qui doit trouver les bons experts, les bons partenaires. L’IFMA, en tant qu’association professionnelle, peut aider à créer des liens dans différents secteurs. » Guy Vanhoorde – Head of Facilities Management Ville de Gand

« Le Facility Manager ne profite pas toujours d’une bonne visibilité au sein de l’entreprise ou de l’organisation. L’existence d’une association professionnelle comme l’IFMA confirme son expertise et lui donne plus de crédibilité. En développant davantage le forum sur le site web, de plus larges connaissances peuvent être échangées. En d’autres termes, la créativité des autres sera mieux exploitée. La tâche du comité d’administration est de veiller à l’engagement des membres et à la dynamisation du réseau. » Nicole Tsiebos – Responsable Service Facilitaire ORPSS

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NEWS

Projet pilote ‘Façade Leasing’

The Coca-Cola Company lance CHAQWA

CHAQWA est la nouvelle tendance café de The Coca-Cola Company. L’expérience du coffee house s’invite sur votre lieu de travail avec CHAQWA, un café au goût intense, d’une qualité premium (grains 100% Arabica), proposé selon une formule barista. Une solution all-inone inclut le produit, les appareils et le service technique. Envie d’en savoir plus ? Contactez Stefan Deprest : sdeprest@cokecce.com Venez goûter par vous-même lors de l’événement de fin d’année de l’IFMA (15/12) et du coffee-toolevent (16/3).

Le Façade Research Group de la Faculté d’Architecture de la TU Delft est en train de développer un business model circulaire à partir du projet pilote ‘Façade Leasing’. Celui-ci est fondé sur l’utilisation de façades multifonctionnelles en tant que ‘performance delivering tools’. Il s’agit d’une recherche sur la manière d’implémenter un concept de leasing financièrement viable, et une démonstration des technologies de façade intégrées state-of-the-art. La façade circulaire, avec la contribution de notamment Alcoa|Kawneer, a été montée en septembre 2016 sur le bâtiment EWI de la TU Delft pour une durée d’un an. www.tudelft.nl/facadeleasing www.alcoa-architectuursystemen.nl

Les systèmes de suspension de plafond Armstrong sont désormais certifiés C2C

Armstrong Ceiling Solutions propose désormais un système de suspension certifié Cradle to Cradle. La totalité du système Silver a récemment obtenu le label Silver. Le fabricant franchit ainsi un nouveau cap dans la durabilisation de sa gamme, en se dotant d’un système de plafonds entièrement certifié Cradle to Cradle. En 2013, la dalle de plafond Perla OP 0,95 avait été la première à obtenir le certificat C2C, suivie rapidement par l’ensemble du portefeuille Ultima+ (2014) et Perla (2015). www.armstrong-plafonds.be

www.chaqwa.be dorma+kaba: une étape vers des solutions d’accès intelligentes La direction est le maillon le plus faible dans la chaîne de sécurité de l’information

Les plus grands secrets passent par leurs mains, et pourtant la direction est le maillon le plus faible dans la chaîne de sécurité de l’information. Une enquête réalisée par Opinion Matters pour le compte d’Iron Mountain indique que les CxO’s et les Managings Directors sont les plus grands contrevenants de leurs propres protocoles d’information qu’ils ont eux-mêmes développés. Elle démontre la nécessité d’aborder la politique d’information et les processus, mais aussi un changement de culture, qui commence comme toujours par le sommet.

www.IronMountain.nl

Dorma et Kaba unissent leurs forces pour ne devenir qu’un seul groupe, dorma+kaba. Le groupe est désormais en mesure de proposer sous le même toit une gamme exhaustive de produits, solutions et services en relation avec la sécurisation des accès aux bâtiments et locaux. Le portefeuille comprend des systèmes de verrouillage - allant de cylindres, clés et serrures, jusqu’aux solutions d’accès entièrement électronique en réseau - mais également les systèmes d’accès physique et de portes automatiques. Cette gamme est complétée par les produits pour l’enregistrement de temps et de données d’entreprise, serrures de haute sécurité, parois coulissantes horizontales et cloisons mobiles.

www.dormakaba.be


NEWS

Siemens Real Estate déploie le logiciel Planon de gestion immobilière au niveau mondial

Siemens Real Estate déploie Planons Integrated Workplace Management System (IWMS) dans le cadre du projet ONE Global, dont elle souhaite accélérer l’harmonisation et la standardisation de ses processus d’exploitation et des services sur base d’une solution Real Estate mondiale. Cette solution Planon standard va aider Siemens à gérer efficacement les biens immobiliers pendant toute la durée du cycle de vie. La solution cloud est intégrée dans le paysage IT du groupe Siemens.

Des lames cintrées de Renson

www.planonsoftware.com

La séparation entre l’architecture résidentielle et utilitaire se fait de moins en moins nette. La demande croissante de revêtement de façade en aluminium cintré et de protection solaire structurelle en est une conséquence directe. Renson joue sur cette tendance en proposant des solutions architecturales à l’aide de lames cintrées. Le principe reste le même : les lames sont cliquées solidement sur des profils verticaux et servent à dissimuler des installations techniques tout en laissant passer l’air et en les protégeant de la pluie, du vent, des animaux ou en offrant un affaiblissement sonore.

Mobilier de bureau

www.renson.be

Offre d’emploi chez Odisee

Odisee recherche pour le campus de Gand un responsable de formation à temps plein en formation bachelor professionnel en Management Facilitaire. Vous êtes le visage de la formation Management Facilitaire pour les étudiants, les professeurs et les contacts externes. Vous coordonnez une équipe de professeurs, vous êtes une source d’inspiration et vous déterminez la voie à suivre. Vous veillez à un bon équilibre entre une approche systémique et humaine, et vous vous caractérisez par vos capacités en coaching. Plus d’info sur le détail de la fonction et le profil sur :

• Aide et conseils personnalisés par des spécialistes en mobilier • Accompagnement tout au long du processus, de la conception aux conseils sur les produits • Évaluation de l’ergonomie • Élaboration de projet et travail sur mesure • Dessins en 3D • Montage Consultez notre brochure sur mobilier.officedepot.be ou prenez contact avec nos spécialistes en mobilier par e-mail à projectmeubilair@officedepot.com ou par téléphone au 070 220 130.

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NEWS

EVOline Port Push

Auto Block & Easy Block

Afin d’améliorer la sécurité des chauffeurs et des autres collaborateurs impliqués dans le chargement et le déchargement des camions, ASSA ABLOY Entrance Systems a développé les systèmes de blocage de roue Auto Block et Easy Block. Auto Block permet à l’opérateur d’immobiliser le véhicule au moyen de quelques touches sur le panneau de commande. Le transbordement peut ensuite être effectué en toute sécurité et le camion peut à nouveau être débloqué. Grâce à un système de signalisation avec des lampes bicolores, toutes les opérations peuvent être exécutées plus facilement par les deux parties. Qui préfère la commande manuelle opte pour la version Easy Block.

www.assaabloyentrance.be

Sous le dénominateur ‘Fonction et Design’ Schulte Elektrotechnik a notamment présenté à Orgatec 2016 le nouveau Port Push, un module de prises de courant qui se fond dans le plateau de table et qui peut être aisément relevé. A côté des modules fixes, le Port peut être équipé d’un large éventail d’interrupteurs, à l’instar du FlipTop Push et du Frame-Dock. Le montage est rapide dans des plans de travail ayant des épaisseurs de 10 à 50 mm. Le couvercle est réalisé en standard en acier inoxydable.

© Schulte Elektrotechnik

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www.evoline.com

Les travailleurs non productifs coûtent plus de 3.750 euros par an aux entreprises européennes

Une étude de Sharp montre que les entreprises européennes perdent énormément d’argent lorsque les travailleurs sont non productifs. Les travailleurs européens perdent chaque jour ouvrable plus d’une heure d’attente à des appareils comme les imprimantes et les ordinateurs, la recherche de documents et l’aide aux collègues. Cela coûte plus de 3.750 euros aux entreprises par an et par travailleur, selon les revenus moyens des pays participant à l’étude. Ces résultats méritent d’être soulignés car les entreprises pourraient facilement réduire ce temps gaspillé en améliorant leurs technologies.

facility for future 2017

Po wer ed b y

DE UITDAGING WAAR HET VAKGEBIED Lors de Facility for Future 2017 (du 18 au VOOR STAAT 20 janvier, Brabanthallen ’s-Hertogenbosch ”De wereld om ons heen verandert steeds sneller. Door de opkomst

van nieuwe technologieën zoals smart buildings, connected office en

Facility for Future 2017

robotisering verandert de inzet van facility management. Ook ontwikkelingen zoals de toetreding van nieuwe generaties op de arbeidsmarkt hebben grote impact op het vakgebied en organisaties.

Facility management vertaalt en implementeert trends in de eigen

organisatie. Daarmee helpt het vakgebied organisaties weerbaar

te maken, talent aan zich te binden en de werknemerstevredenheid

en arbeidsproductiviteit te verhogen. Het draagt additioneel bij aan klantbeleving en -tevredenheid. Al die meerwaarden mogen gezien

worden! Facility management is dan ook een strategisch vakgebied geworden dat binnen elke organisatie een cruciale rol speelt.

FMN is de onafhankelijke beroepsvereniging voor het facilitaire

domein met ruim 1.500 leden werkzaam in uiteenlopende sectoren

et 1931 Congrescentrum), les résultats de la fameuse étude Facility Management de Twynstra Gudde seront présentés, le pendant néerlandophone du Rapport de Tendance FM d’IFMA Belqique (www.ifma. be/fr-rapports-fm). Il s’agit là d’une valeur élémentaire pour toute personne active dans le secteur facilitaire. Cette étude répond à des questions intéressantes comme les tendances et les développements, l’influence des technologies et des données et l’ambition des facility professionals en 2017. Les résultats seront présentés tous les jours afinONTMOETEN que tout le monde puisse assister à la présentation. ONTDEKKEN en facilitaire disciplines. FMN wil als inspirator en opinieleider bij-

dragen aan vakvernieuwing en professionele groei. Leden, branches en werelden verbinden. Daarbij past ons nieuwe initiatief helemaal. Uit onderzoek bleek dat er een brede behoefte is aan een vakevent

rond ontwikkelingen, trends en innovatie binnen het facilitaire werkveld. Waar kennis delen en ontmoeten centraal staan.

We zijn dan ook verheugd dat we, na een intensieve voorbereiding samen met vooraanstaande spelers uit het vakgebied, Facility for

www.sharp.be

Future 2017 kunnen introduceren. Het inspiratie-event waarvan ook onze, traditioneel goed bezochte, nieuwjaarsreceptie en het Young

Professionals Event deel uitmaken. ‘Be part of the future.’ Er zijn vele mogelijkheden om op dit vernieuwende vakevent uw innovatieve facilitaire oplossingen te presenteren. Graag tot op Facility for Future 2017.” Natalie Hofman Voorzitter FMN

Hoogwaardig event dat richting geeft

Un nouveau site pour Libert Paints

Op inspirerende wijze neemt Facility for Future 2017 de

bezoeker mee in de ontwikkelingen van het facilitaire vakgebied. Met spraakmakende voordrachten van sprekers met ‘out of the box’ visies. Met trendzettende belevingspleinen zoals op het gebied van veilig & gezond werken, circulaire economie / MVO en het gebouw van de toekomst.

Libert Paints (le fabricant de peintures de qualité pour le secteur professionnel), a construit un tout nouveau site au port de Gand. Le terrain offrait la possibilité de repenser l’ensemble en fonction de la situation commerciale, le rayonnement de l’entreprise étant essentiel. L’organisation interne a été revue, ce qui a permis d’optimaliser le flux des produits. L’aspect sécuritaire était un élément important et a déterminé le processus global et l’équipement du projet. Enfin, le bâtiment devait répondre aux critères écologiques et économiques les plus modernes.

Een bezoek aan Facility for Future is als een customer journey. Waar mogelijk kunnen relevante partijen participeren in de activiteiten en hospitality diensten voor de bezoekers.

Hier gaat het over

Op Facility for Future 2017 wordt uitgebreid aandacht geschonken aan nieuwe ontwikkelingen.* • • • • •

Inspelen op steeds hogere eisen m.b.t. hospitality Faciliteren andere werkomgeving, thuiswerken, clubhuis Toenemend belang risicomanagement Benutten nieuwe technologie MVO / deel uitmaken van circulaire economie

• Bijdragen aan bedrijfsimago, consumerbranding • Kwaliteitsmanagement • Veilig en gezond werken, duurzame inzetbaarheid • Waardecreatie, nieuwe business modellen *Bron: Enquête onder FMN-leden

De beste bezoekers

Facility for Future richt zich specifiek op beslissers en

hun beïnvloeders. Facilitair managers, directies, servicemanagers, assetmanagers, vastgoedmanagers, (interieur) architecten, HRM professionals, inkopers, hoofden catering, hoofden civiele dienst, securitymanagers en KAM managers; zij zijn vooral op zoek naar nieuwe oplossingen die bijdragen aan extra meerwaarde met facility management.

www.libertpaints.com

VERBINDEN

www.facilityforfuture.nl


EVENT

DAY Amenez vos connaissances et votre réseau à un niveau supérieur

F

aites une croix dans votre agenda à la date du 9 février 2017. IFMA et FM-Magazine renforcent leur partenariat avec l’organisation de FM-Day. Au menu : un congrès et des orateurs renommés couplé à un événement de réseautage et un mini-salon. The place to be : Brabanthal Leuven.

FM-Day, jadis Journée du FM, répond à la demande d’un équivalent francophone de l’événement. Toute personne qui s’inscrit peut choisir un programme en français ou en néerlandais. Le congrès, le mini-salon gratuit et divers moments de réseautage se tiendront dans une ambiance lounge au Brabanthal à Leuven. Congrès IFMA

La professionnalisation de la discipline nécessite une formation continue en législation, en ressources et en techniques. De plus, le domaine du Facility Manager prend une importance stratégique dans Mieke Loncke (Directeur IFMA) : « Ce concept est intéressant parce que chaque personne y trouvera quelque chose à son goût, tant le Facility Manager qui gère les soft facilities que celui principalement actif dans la gestion des bâtiments ou les hard facilities. »

de nombreuses entreprises. Le Congrès IFMA y contribue de manière significative. Des orateurs renommés viendront donner un maximum d’informations en un minimum de temps, de 9h à 16h30. Un aperçu du programme : rédaction d’un cahier des charges pour le nettoyage, catering 2.0, travail dynamique, BIM, gestion des achats, influence du climat intérieur sur la productivité des travailleurs, … Mieke Loncke (Directeur IFMA)  : «  Nous nous adressons d’abord aux professionnels FM qui sont confrontés aux diverses facettes du FM. Nous voulons les enrichir pour qu’ils amènent leur vie professionnelle à un niveau supérieur. Ce concept est intéressant parce que chaque personne y trouvera quelque chose à son goût. Tant le Facility Manager qui gère les soft facilities que celui principalement actif dans la gestion des bâtiments ou les hard facilities : chacun pourra remplir sa journée de lectures intéressantes. » Un événement de réseautage et un mini-salon gratuits

FCO Media est l’éditeur de FM-Magazine depuis un certain temps déjà et un partenaire précieux de l’IFMA. Si l’IFMA se charge d’apporter son expertise en contenu pour l’organisation de FM-Day, l’éditeur

Filip Cossement (Editeur responsable FM-Magazine) : « L’expertise en contenu de l’IFMA et notre expérience dans l’organisation d’événements majeurs doivent faire de FM-Day l’événement-phare de l’année. »

de revues professionnelles n’en est pas à son coup d’essai dans l’organisation d’évènements majeurs puisqu’il est l’organisateur de salons professionnels comme Aquarama, Cool&Comfort Happening et New Security. Filip Cossement (Editeur responsable) : «  Cette complémentarité va faire de FM-Day l’événement-phare de l’année. Le mini-salon ouvrira à 12h et une trentaine de partenaires commerciaux y présenteront leurs nouveautés. Pour stimuler le réseautage, nous prévoyons une réception à 12h et à 16h30. Tout professionnel intéressé par les facilities est le bienvenu. » Par Tilly Baekelandt

www.fm-day.be

En pratique •• 9 février 2017 •• Brabanthal Leuven •• Congrès IFMA : 9h – 16h30 •• Mini-salon : 12h – 19h   •• Réception à 12h et à 16h30 •• 399 euros •• Une réduction exceptionnelle est accordée pour le congrès aux membres IFMA  : 250 euros (membre IFMA professionnel), 350 euros (membre IFMA commercial). •• Les inscriptions pour le congrès sont possibles jusqu’à une semaine avant la tenue du congrès, enregistrement pour le mini-salon et l’événement de réseautage gratuits le jour même.

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FM@WORK

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« La voie vers le BIM est inévitable »

L

a numérisation change le monde. La collecte, l’analyse et le partage de données sont la force motrice de la quatrième révolution industrielle. C’est aussi la numérisation qui dessine la trajectoire que suit Brigitte Castrop. Après avoir géré efficacement les plans de son propre bureau d’études, elle coordonne aujourd’hui le pilier numérique du Facility Management à l’Université catholique de Louvain. Et comme l’évolution de la technologie ne cesse de la captiver, elle s’immerge dans le Building Information Modeling pour concrétiser l’étape suivante vers le Facility Management du futur.


FM@WORK

Lorsque Brigitte Castrop a commencé sa carrière professionnelle, rien ne la prédestinait au Facility Management. Certes, cette discipline qui commence à avoir une structure en Wallonie n’existait pas vraiment à cette époque. Une fois son diplôme d’architecte paysagiste en poche, elle fonde son bureau d’études. Fin des années ’90, elle commence à s’intéresser à l’informatisation des plans pour les gérer plus efficacement. Brigitte Castrop : « Mon intérêt s’est progressivement étendu de l’extérieur vers l’intérieur des bâtiments. J’aime apprendre des choses nouvelles, relever de nouveaux défis. La curiosité est ma motivation principale. » Sa curiosité l’a en effet déjà amenée bien loin. En 2000, elle accepte la charge de professeur de DAO (dessin assisté par ordinateur) pour les futurs bacheliers de l’Ecole de Promotion Sociale Saint-Luc en plus de ses activités de paysagiste. Sans relâche, elle participe à toute formation pourvu qu’elle porte sur les logiciels graphiques en 2D et 3D ou les méthodes de gestion de l’information numérisée. «  Pour asseoir mes connaissances du bâtiment, j’ai ensuite souhaité être « immergée » dans une organisation assez grande pour me permettre de développer mes acquis dans cette direction. C’est ainsi que j’ai commencé à travailler en 2008 à l’Université catholique de Louvain-LaNeuve. Engagée comme dessinatrice à la cellule d’étude immobilière et urbaine (ADPI/CEIU), on m’a rapidement demandé de parfaire mes compétences en CAO (Conception Assistée par Ordinateur) et FMIS (Facility Management Information System). Sans trop m’en rendre compte, j’étais entrée dans le monde du Facility Management. » Etendre l’usage du FMIS existant

L’UCL possède cinq sites en Belgique, outre celui de Louvain-La-Neuve : SaintGilles et Woluwe à Bruxelles, Tournai, Mons et Charleroi. En 1999, les services techniques de l’Université, conscients de l’utilité d’un programme informatique pour améliorer la gestion des processus facilitaires décident de l’acquisition de trois modules de base du logiciel FM Archibus  : ‘Maintenance’, ‘Espace’ et ‘Téléphonie’. En 2009, Brigitte Castrop est désignée comme responsable du système d’information de gestion de biens immobiliers. «  Mes tâches quotidiennes

peuvent être regroupées en trois grands domaines. Tout d’abord, j’assure la coordination CAO et FMIS au sein de l’Administration du Patrimoine (ADPI) y compris la gestion de l’information graphique, des procédures liées aux plans des bâtiments et des rôles d’accès au système FMIS mais aussi, la mise en service des logiciels de CAO et à l’organisation des formations internes pour les concepteurs et les dessinateurs. A côté de cela, j’assure la coordination Archibus entre tous les clients UCL et suis en charge du projet d’acquisition d’un nouveau produit FMIS étendu à l’ensemble de l’Université. Mes missions ont un caractère particulièrement transversal car de nombreuses équipes techniques y sont impliquées. Elles nécessitent d’être au fait de la communication et de la technologie pour laquelle une veille est

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toujours indispensable. Je me dois donc d’être à l’écoute des clients internes, des autorités et des fournisseurs potentiels pour cerner et inventorier les exigences des utilisateurs. L’objectif final est d’avoir

Au plus nous nous développons en tant que Facility Managers, au plus nous sommes une valeur ajoutée. 01. Brigitte Castrop de l’Université Catholique de Louvain: « L’hyper-connexion permet d’intégrer plus d’éléments dans la gestion journalière des bâtiments. » 02. Avec la nouvelle bibliothèque à Louvain La Neuve, les étudiants disposent d’un espace convivial et moderne pour travailler ou se détendre.

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un système qui réponde aux besoins présents et futurs. Ce qui exige aussi une stratégie et un cadre à long terme. » Identification du Facility Management

N’appelez surtout pas Brigitte Castrop Facility Manager, un titre qui est d’ailleurs peu défini à l’UCL bien qu’exercé dans divers domaines comme la gestion des espaces, l’exploitation des équipements, les demandes d’intervention, les travaux, les entretiens ou les déménagements, etc. Pour l’instant, elle préfère s’immerger dans la discipline. « Je suis une débutante dans ce domaine. Mon rôle consiste avant tout à proposer des solutions informatiques performantes pour répondre aux attentes des gestionnaires facilitaires. J’apprends beaucoup de l’expérience de mes collègues du secteur que ce soit en interne à l’UCL tout comme à l’IFMA. Cette dernière joue pour moi un rôle important, même si je ne suis pas membre depuis longtemps. L’association professionnelle rassemble les Facility Managers et les aide à élargir leurs horizons. Quand j’ai participé à la première activité, j’ai tout de suite ressenti enthousiasme et enga-

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Le BIM-Manager et le Facility Manager ne portent pas la même casquette mais sont complémentaires et ils doivent travailler étroitement ensemble. gement de la part de ses membres. On ressent une grande volonté d’ouverture, de partage d’expériences, de communication, … De plus, la session FM After-Work présentée par le Forum Francophone sont une opportunité idéale pour étendre bagage et connaissance. L’association contribue également à renforcer l’intérêt pour la fonction de Facility Manager ; elle sensibilise les acteurs et lance les débats. C’est notamment le cas en Wallonie où il règne un manque flagrant d’identification. A l’EPS Saint-Luc, où je donne encore cours aux futurs bacheliers en construction et aux créateurs d’intérieur, le titre de Facility Manager est presque inconnu. C’est souvent le cas en Fédération Wallonie Bruxelles où il existe encore peu de formations à ce jour. La Flandre, mais aussi la France et les pays du nord de

l’Europe ont une longueur d’avance en la matière. Au plus on se développe, au plus on peut être une valeur ajoutée pour les entreprises et au plus la reconnaissance suivra. Voilà pourquoi la formation est importante. J’ai moi-même suivi le post-graduat FM de l’IFMA et de la Haute Ecole de Province de Liège (HEPL) pour acquérir plus de connaissances. Mon travail de fin d’étude a traité du BIM (Building Information Modeling) pour la gestion des bâtiments de l’UCL. » BIM a de l’avenir

BIM est révélateur de l’évolution à deux vitesses du Facility Management au sud et au nord du pays plus avancé dans le lancement des projets. Cela renforce la motivation et la passion de Brigitte Castrop pour les nouvelles technologies. « La numérisation me passionne depuis les années ’90, et les perspectives qui se dessinent font apparaître des services de plus en plus intéressants dans la gestion du bâtiment et de son cycle de vie. Je n’hésite pas à dire que l’exploitation de processus innovants apparait comme incontournable. », souligne-t-elle. «  J’ai la chance d’être arrivée à l’UCL, au sein


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d’une institution ouverte sur l’avenir qui a déjà parcouru un certain trajet dans ce domaine. L’information numérisée liée aux 123 bâtiments de son patrimoine y est structurée, organisée, partagée et sécurisée à un haut niveau, tant pour l’administration que pour les étudiants. L’Administration du Patrimoine de l’UCL dispose de services dédiés aux tâches de conception, réalisation et exploitation des constructions existantes mais aussi les nouveaux bâtiments. Les informations graphiques liées à ceux-ci sont en constante évolution et près de 4000 plans alimentent les répertoires partagés. Ma tâche consiste à préserver et diffuser ces données pour en tirer le meilleur profit dans les divers départements. Pour optimiser la qualité de la mise à jour des informations graphiques, la gestion du système d’informations facilitaires privilégie l’utilisation de services ou d’information en open source et l’utilisation des systèmes en standard. Pour ma part, je pense que la voie vers le BIM est inévitable. La Commission Européenne s’est déjà prononcée en 2015 en faveur d’une maquette numérique pour la gestion des bâtiments lors de marchés publics. Dans mon travail de fin d’études, je me suis interrogée sur comment l’implémenter avec succès à l’UCL, au sein d’un système d’information facilitaire installé de longue date. Mettre en place un outil dynamique et performant en préservant les données actuelles ; assigner de nouvelles méthodes d’approche en accompagnant au changement  ; cerner les implications matérielles et humaines…puis proposer quelques pistes  ; voilà quelques traces de ma réflexion. Je propose une approche « BIM BANG » édi-

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fié à la fois sur le temps nécessaire pour définir le cadre, mettre en place des préalables, définir des processus, former et informer ; et d’autre part, la communication comme facteur d’optimisation du lien entre les plans et les données exploitées quotidiennement par le Facility Manager. Un point me semble d’ailleurs essentiel, il consiste à informer et impliquer tous les services impactés en même temps afin d’éviter que ceux qui sont en charge de l’exploitation se sentent acculés à s’adapter à des méthodes BIM que l’on croit encore trop souvent être développées pour l’amélioration des tâches des auteurs de projets ou des maîtres d’ouvrages. A ce moment-là alors, les deux fonctions de BIM-Manager et de Facility Manager seront complémentaires. Ils travailleront ensemble pour obtenir un système parfaitement exploitable. Je pense que le BIM sera l’une des principales évolutions dans les prochaines années. Il en est aujourd’hui à ses balbutiements mais j’ai eu la chance de visiter des entreprises qui ont expérimenté ce processus de collaboration appuyé sur l’exploitation d’une maquette numérique et de me rendre compte de son potentiel. Anticiper la révolution graphique qui se profile à l’horizon en préparant consciencieusement son arrivée est certainement la meilleure garantie de réussite, j’en suis convaincue. » Maître en communication

L’avènement de BIM n’est qu’un exemple de la manière dont le métier de Facility Manager reçoit une nouvelle dimension. Ces dernières années, d’autres approches de la gestion du bâtiment ont touché les domaines facilitaires et ont mobilisé les attentions. Pensons par exemple au

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« Space Management  » et à ses implications humaines et financières dans la gestion d’un parc immobilier. L’explosion de ces nouvelles méthodes impactent en fin de compte l’environnement et le bien-être du personnel et des étudiants. Fort est de constater qu’un Facility Manager contribue à faire d’une entreprise ou d’une institution un employeur attrayant. Le grand fil rouge derrière ces évolutions, c’est l’hyper-connectivité d’aujourd’hui. Le monde est numériquement connecté, et de plus en plus d’éléments peuvent être intégrés dans la gestion journalière des bâtiments. L’étiquette veut peut-être qu’un bon Facility Manager dispose d’abord d’un bon bagage technique. Rien n’est moins vrai, il doit d’abord avoir des qualités humaines. Il doit être un maître en communication. Sa tâche consiste d’ailleurs à écouter ses clients internes, ses fournisseurs et sa direction. A travers leurs propos, il doit pouvoir analyser leurs besoins et les traduire en une solution. Et cela reste un art  », conclut Brigitte Castrop. Par Valérie Couplez

www.uclouvain.be

03. Site de l’implantation du nouvel Auditoire André Simonart sur le site de UCL/Woluwe. Travaux de conception architecturale par la Cellule d’Etudes Immobilières et urbaines 04. Représentation graphique de l’intérieur du nouveau musée à Louvain La Neuve 05. Vue aérienne sur le site UCL à Louvain La Neuve 06.Fondée en 1425, l’UCL compte près de 30.000 étudiants de 127 nationalités différentes et un staff de 5 836 enseignants, chercheurs et collaborateurs administratifs et techniques. 07. Le métamorphose de l’ancienne bibliothèque des sciences en musée. Au printemps 2017 le musée universitaire de Louvain ouvrira ses portes.

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TABLE RONDE

Le BIM et son usage au quotidien

BIM offre un trésor d’informations et peut être un instrument de travail important dans le quotidien du Facility Manager.

L

e Building Information Modeling (BIM) reçoit de plus en plus d’attention dans les cahiers des charges. Cela veut dire que les entreprises et les organisations perçoivent toute l’utilité de la numérisation des plans et de la centralisation de l’information des équipements techniques d’un bâtiment. Cette maquette numérique est non seulement intéressante dans la phase de conception mais aussi dans la phase d’exploitation du bâtiment. Comment le BIM peut-il devenir un instrument de travail pratique pour le Facility Manager : tel était le thème de l’entretien en table ronde organisé par AREMIS et l’IFMA. L’IFMA a organisé récemment une demi-journée de formation très appréciée sur le BIM. Si vous l’avez manquée, ne ratez pas la prochaine séance qui aura lieu lors du FM-Day le 9 février au Brabanthal Leuven. Le Building Information Modeling est bien plus qu’un ‘plan’ classique. D’après la définition, il s’agit de la représentation numérique des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un bâtiment. Dans la pratique, cela signifie que le BIM couvre plus que de la géométrie. Il traite aussi de rapports de l’espace, d’analyse de lumière, de données géographiques et de la quantité et des caractéristiques des composants dans un bâtiment (équipement technique). Bref, un trésor d’informations qui peut être un instrument de travail important dans le quotidien d’un Facility Manager. Le fonctionnement concret de tout cela a été débattu lors d’un entretien organisé par AREMIS en collaboration avec l’IFMA. Il y a aujourd’hui peu d’expériences concrètes sur le marché européen. La plupart des études sont plus théoriques que justifiées empiriquement. Etaient présents autour de la table  : Christophe Arnould (responsable du département technique, Clinique

Saint Pierre Ottignies), Cedric Brusselmans (BIM services Eurosia), Jan Desmet (business unit manager engineering Ingenium), Juan Nolet (BIM coordinator Besix), Ivo Nuyts (senior project manager Cofinimmo) et Evince Saint Germain (BIM Manager Tractebel). AREMIS était représenté par Axel Tasiaux (product manager systèmes d’information), Bart D’heer (major accounts manager), Bart Timmerman (operations manager systèmes d’information) et Joakim Van Gasse (senior consultant), lesquels ont animé le débat. Les détails font la différence

Pour un Facility Manager, la principale application du BIM se situe dans la maintenance, estiment les participants. La maquette numérique sait parfaitement où se trouve un ventilateur défaillant, le matériel que l’équipe de maintenance a besoin pour l’atteindre (une échelle de 3 m, par exemple) et où il faut couper l’électricité.

De plus, le manuel d’utilisation de ce ventilateur est intégré à la maquette BIM, de sorte que les techniciens savent exactement comment il fonctionne. D’après les calculs des fournisseurs de services, cette approche permet d’économiser environ 15% du temps de travail, ce qui peut représenter un beau montant sur une base annuelle.

Dès qu’un portefeuille immobilier couvre plus de 15.000 m², le BIM peut être très intéressant. La valeur ajoutée d’une maquette BIM peut être plus élevée selon le type de bâtiment. Un hôpital qui dispose de plusieurs zones dont l’accès au personnel de maintenance est interdit, peut cueillir encore plus de fruits. Un second exemple

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d’application pratique est l’évaluation des risques pour l’incendie. La maquette conserve les adaptations en temps réel afin de toujours disposer d’une image actuelle pour l’établissement d’une analyse de risques. La condition de l’utilité de BIM est une connexion directe au niveau de l’information de la maquette. Au plus l’information est détaillée, au plus on pourra tirer de l’information. La conception d’une maquette opérationnelle nécessite dès lors plus de temps et d’énergie. Une implication dès le début

Pour veiller à ce que de l’information correcte soit intégrée dans la maquette, il est crucial d’impliquer le Facility Manager dès le lancement d’un projet BIM. Celui-ci doit indiquer le type d’information qu’il a besoin pour tirer un rendement maximal lors de l’usage au quotidien. Ceci est alors injecté dans la maquette, en fonction du détail exigé. Au plus le Facility Manager veut intégrer des éléments dans le BIM,

au plus cela nécessite de l’information et des détails. C’est l’aspect fragile des projets BIM. On perçoit les avantages dans la phase de conception et de construction mais on tient trop peu compte de l’exploitation proprement dite. AREMIS a dès lors développé une méthodique sur la manière d’approcher un projet BIM pendant toute la durée de vie. La maquette, dans la première phase, est réalisée avec de l’information fournie par l’architecte, les bureaux d’études et les entrepreneurs. Il ne s’agit pas seulement de plans mais aussi de fiches techniques et de manuels d’utilisation qui sont intégrés dans la maquette selon une checklist. Avant que le bâtiment ne soit livré, l’information émanant de la maquette BIM est couplée au FMIS (Facility Management Information System). Lors de la livraison, cette maquette ‘as built’ est reprise et conservée telle un pack global. Si des changements structurels ont lieu, ceux-ci sont naturellement travaillés dans la maquette ‘as built’. Lors

de la poursuite de l’exploitation, il faut néanmoins établir une distinction entre la maquette ‘as built’ et la maquette utilisée chaque jour. La première maquette est trop détaillée avec les aspects liés au design et à la construction et doit être simplifiée pour un usage journalier par le Facility Manager pour ne conserver que l’information qu’il souhaite gérer pendant la phase d’exploitation. La maquette est ainsi ramenée au niveau minimal d’un détail graphique, tandis que l’intégration avec FMIS garantit la poursuite de l’enrichissement avec de l’information basée sur l’output quotidien des processus FM.

Choisir une plateforme unique permet d’éviter d’être confronté à une perte de données causée par des processus de conversion. Une attention pour l’intégration des données

Un hôpital qui possède plusieurs zones dont l’accès est absolument interdit au personnel de maintenance cueillera encore plus de fruits avec le BIM.

Avant de se lancer dans un projet BIM, il faut consacrer suffisamment d’attention aux données initiales et aux coûts. Ce qu’il y a de beau avec le BIM, c’est que diverses parties travaillent ensemble pour obtenir une maquette numérique unique. Néanmoins, la réalité d’aujourd’hui est qu’il faut travailler avec un large éventail de formats de données, et que les formats d’échange existants sont surtout axés sur la consultation de données produites par l’autre partie. Le transfert vers l’exploitation journalière est plus difficile car l’accent est mis sur l’acquisition de la propriété de l’information et la poursuite de la mise à jour des données. En optant pour un modèle simplifié, le Facility Manager est mieux à même de poser des exigences claires aux parties qui fournissent l’information BIM, le plus possible dans un même format. Aujourd’hui, il existe différents programmes sur le marché qui standardisent l’information dans un format donné et la rendent disponible pour une multitude d’applications. Choisir un seul format et une seule plateforme est nécessaire afin d’éviter d’être confronté à une perte de données causée par des processus de conversion et des contrôles d’exhaustivité permanents.


TABLE RONDE

La question des coûts

Les coûts sont un second point d’attention important. Les participants au débat étaient d’accord sur le fait que le prix de revient est soumis à plusieurs facteurs : la fonction du bâtiment, la géométrie présente, le niveau d’information et les détails ainsi que ce que vous voulez précisément réaliser. Pour une petite pme, qui a une petite surface de construction à gérer, une solution cloud pour sauvegarder sa maquette as built peut parfois suffire. Ce serait dommage de perdre toutes ces informations. Dès qu’un portefeuille immobilier couvre plus de 15.000 m², le BIM peut s’avérer particulièrement intéressant, certainement dans les environnements de haute technologie, comme le secteur hospitalier.

Le BIM peut être une base parfaite pour une demande d’accréditation. En résumé, on peut dire que le plus grand avantage de BIM est qu’il coupe directement dans les coûts opérationnels, ce qui est bon pour les marges bénéficiaires. De plus, vous avez accès à toute l’information permettant de cartographier les risques et les dangers potentiels, de les gérer et de les maîtriser efficacement. A l’aide de l’input des participants, AREMIS s’est donné comme objectif de réaliser un benchmark, selon le type de bâtiment et les éléments géométriques présents, afin de pouvoir obtenir rapidement un aperçu de la rentabilité d’un projet BIM. Lors de séance du FM-Day de l’IFMA du 9 février, vous en apprendrez un peu plus. Par Valérie Couplez

Le BIM permet d’économiser environ 15% du temps de travail.

BIM est la représentation numérique des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un bâtiment.

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PROJET

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« Plus que du café : un concept global »

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epuis septembre, 500 collaborateurs d’Aquafin NV bénéficient de ‘délicatesses réconfortantes’ : le gestionnaire flamand de l’épuration des eaux usées a choisi Miko Coffee Service comme nouveau fournisseur pour le siège principal et les bureaux satellites. Le concept de durabilité fut un facteur décisif. Outre les distributeurs de café, le fournisseur gère les autres boissons chez son nouveau client.

Le changement de nourriture (et de boissons) ouvre l’appétit : Guido Cuyckens (responsable Achats centraux et Services facilitaires) et Roel Michielsen (Acheteur technique) d’Aquafin sont bien d’accord sur ce point. « Le contrat de cinq ans avec l’ancien fournisseur de café était arrivé à échéance. Nous avons ressenti un besoin de renouvellement et souhaitions cette fois choisir un café de qualité : la formule lyophilisée et autres ‘liquides’ n’était plus une option, notre préférence allait à une bonne tasse de ‘vrai’ café. » A partir de cette demande, Aquafin a contacté son partenaire en restauration ISS Catering et Jan Polet (Contract Manager) a proposé Miko comme nouveau fournisseur. Durabilité

De vrais grains de café furent le point de départ d’Aquafin mais le nouveau fournisseur devait aussi être ouvert aux produits durables et à l’entrepreneuriat durable. « Nos activités contribuent directement à un meilleur environnement. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) - au

sens le plus large - est une priorité chez nous. Il est essentiel que nos fournisseurs nous accompagnent dans ce concept selon leurs propres convictions », poursuit Guido Cuyckens. Puro Fairtrade Coffee

Chez Miko Coffee Service, le concept RSE est une évidence qui est placée en avantplan. Cela se reflète particulièrement dans Puro, la marque de café Fairtrade de l’entreprise.

« Il est essentiel que nos fournisseurs nous accompagnent dans le concept RSE. » Guido Cuyckens, Aquafin «  Le café Puro est totalement labellisé Fairtrade », explique Johan De Boeck (sales manager chez Miko). « Nous proposons un prix équitable aux caféiculteurs de l’hémisphère sud mais nous apportons aussi

une contribution financière à World Land Trust pour chaque kilo de café Puro vendu. Avec cet argent, l’organisation de conservation de la nature achète des hectares de forêt tropicale pour les gérer durablement. Par cette approche, nous protégeons actuellement neufs réserves dans sept pays producteurs de café. Dans la pratique, cela signifie environ 6.649 hectares de forêt tropicale, ce qui correspond à une surface de 13.229 terrains de football. Partant du constat que de plus en plus de clients attachent de l’importance à cela, nous prenons soin de les informer individuellement sur le nombre de mètres carrés qu’ils ont protégé via leur entreprise. » Un concept global

Cette protection de la forêt tropicale était un facteur important dans le choix de Miko. « Nous avions déjà eu des moments de dégustation chez d’autres fournisseurs, dont l’excellent café dégageait toute sa saveur, mais il leur manquait cet engagement envers le concept RSE. L’histoire du café Puro était donc certainement une plus-value – tant pour les ‘people’ que la ‘planet’ – ainsi que le fait que notre nouveau fournisseur soit un acteur belge local avec une distribution nationale (via les sites à Turnhout, Maliens et Kuurne). Après une visite au showroom où nous avons participé à un test de dégustation et découvert les distributeurs de café, Puro nous est apparu être plus que du café  : le concept global nous a impressionné », continue Guido Cuyckens. Offre

« Nous proposons un service complet. Ceci comprend l’approvisionnement des distri-


PROJET

01. Johan Polet (ISS Catering) et Guido Cuyckens (Aquafin) 02. « Le choix s’est résolument porté sur l’utilisation de distributeurs de café et l’abandon des thermos dans les salles de réunion parce que le café pourrait y rester trop longtemps, ce qui augmenterait le risque de gaspillage », précise Johan De Boeck (sales manager chez Miko). 03. De vrais grains de café furent le point de départ d’Aquafin, mais le nouveau fournisseur devait aussi être ouvert aux produits durables à et à l’entrepreneuriat durable.

buteurs en grains de café frais et un choix de spécialités de café comme le cappuccino et l’espresso. Les amateurs de boisson chocolatée, thé et soupe y trouvent aussi leur bonheur », poursuit Johan De Boeck. « Chez Aquafin, une fontaine d’eau fraîche est placée à côté de chaque distributeur de café. Pour les boissons chaudes, nous mettons le sucre, le lait et des biscuits à disposition. Notre propre service technique se charge de tous les appareils. »

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Habillage

Lors de la pause-café, les collaborateurs du siège principal à Aartselaar se dirigent vers le réfectoire où une immense toile et un grand distributeur de café Puro leur indiquent clairement où ils doivent se rendre. Dans cet espace, on retrouve les boîtes de distribution de la marque, pour les sous-produits. « Vu l’âge du bâtiment, il n’était pas intéressant d’investir dans un véritable ‘coffee corner’ précise Guido Cuyckens. D’autres distributeurs de café sont également placés ici et là dans le bâtiment, chaque fois avec le même habillage. Des tables sont prévues de sorte que les collaborateurs peuvent y dîner pendant le temps du midi. Ces lieux se sont rapidement profilés comme un point de rassemblement populaire pour le personnel d’Aquafin. Evaluation

La collaboration entre les deux parties est positive. « Nous nous sommes engagés, via notre département marketing, à soutenir les services d’Aquafin lors de communications internes sur le concept Puro de durabilité », explique Johan De Boeck. Après le premier mois, il est rapidement apparu que le café plaisait au personnel.

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« C’est une formule simple : les grains de café sont frais et vous vous servez effectivement une tasse de café frais lorsque vous le jugez nécessaire. Le choix s’est résolument porté sur les distributeurs de café et l’abandon des thermos dans les salles de réunion parce que le café pourrait y rester trop longtemps, ce qui augmenterait le risque de gaspillage. » Aquafin ne prévoit plus d’eau en bouteilles pour les collaborateurs. «  Les fontaines d’eau fraîche représentent une belle alternative : chaque membre du personnel possède une bouteille réutilisable qui se remplit à la fontaine. Une approche très pratique », conclut Guido Cuyckens. Par Bart Vancauwenberghe

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PROJET

Un concept de restauration particulier pour The Circle

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nnover : difficile de trouver un autre mot qui soit plus proche de l’ADN de Barco. Cette innovativité se reflète dans le nouveau bâtiment de l’entreprise technologique. The Circle est un joyau architectural qui se distingue par un concept de restauration particulier, pour lequel Barco a une nouvelle fois fait appel à Compass Group. Cet acteur de la restauration a même investi dans la nouvelle approche.

Barco est un client de Compass Group depuis un certain temps. Lors de la phase du gros œuvre du nouveau bâtiment, l’entreprise de Courtrai a contacté le spécialiste de la restauration pour l’élaboration d’un concept de catering moderne. Nouvelles technologies

« Outre les rapports techniques pour le design et la cuisine, pour lesquels des entreprises spécialisées ont été consultées, nous avons imaginé un concept ‘food innovation’ pouvant subir des modernisations dans les prochaines années », explique Werner Schuermans (directeur business development chez Compass Group). «  La cuisine devait donc être aménagée pour permettre l’implémentation aisée de technologies et de techniques de cuisson novatrices. » Si le concept de restauration de Barco était auparavant une formule self-service, la nouvelle approche répond littéralement à tous les souhaits. «  Nous continuons de proposer un repas ‘social’

« Dans la cuisine, nous pouvons aisément implémenter des technologies et des techniques de cuisson novatrices. »” (constitué d’une soupe, d’un plat principal et d’un dessert  ; d’une valeur d’un chèque-repas) que le personnel peut payer avec un chèque-repas. A côté de ces repas ‘subventionnés’, nous proposons une cuisine du monde aux accents asiatique, méditerranéen, scandinave ou de l’Europe centrale. Une équipe de cuisiniers et de chefs passionnés est là chaque jour pour préparer ces repas sous la devise : ‘les saveurs, cela se goûte’. » Grandes cuisines et expérience

Le sentiment de réfectoire, peut-être éprouvé par le personnel de Barco sur les anciens sites, a fait place à une véritable expérience de restaurant depuis le démé-

A côté des repas subventionnés, l’entreprise propose aussi une cuisine du monde variée.

nagement au The Circle en début d’année. « Un coin café y est aussi aménagé où un barista sert plusieurs variétés de café frais. Tant les collaborateurs que les visiteurs peuvent payer ‘cashless’ ou ‘cashierless’. Il est aussi possible de charger de l’argent via un système de badge. Le collaborateur qui perd son badge sait toujours combien il lui reste sur son compte puisque l’application est sauvegardée dans le cloud. » Ce qui est remarquable, c’est que Compass Group a investi un montant substantiel dans le développement de la cuisine, le restaurant et le coin café. « Cela souligne la relation à long terme que nous développons avec nos clients. En fin de compte, l’offre d’une restauration n’est pas le cœur de métier de notre clientèle. Ce projet est un exemple typique de la manière dont la restauration d’entreprise évolue vers un modèle moins sensible aux repas subventionnés, en faisant une place à un environnement où le consommateur trouve son goût parmi une offre large qui englobe aussi le ‘convenience food’  : horeca de l’extérieur, rétail de l’intérieur. » Par Bart Vancauwenberghe

www.compass-group.be

Visite d’entreprise Compass Group, Platinum Corporate Partner d’IFMA, organise une visite d’entreprise chez Barco le 17 janvier 2017. Plus d’infos via www.ifma.be


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REPORTAGE

Un centre spécialisé pour les prestations washroom

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n point de contact central spécialisé pour les entreprises facility et de nettoyage : tel est le positionnement spécifique d’Elis sur le marché. L’entreprise a déménagé ses prestations Sanitaire vers un nouveau site, deux fois plus grand, afin de pouvoir mieux proposer des services adaptés aux clients à l’issue d’un audit gratuit. « Notre grande expérience sur ce marché nous positionne idéalement sur la carte » expliquent David De Maeght (responsable washrooms pour la Belgique et le Luxembourg) et Mark Beerts, le nouveau CEO.

C’est sous l’appellation ISS Washroom que la petite entreprise lança en 2004 ses activités en Belgique et au Luxembourg. A cette époque, le groupe ISS était le seul client mais cela changea lorsqu’après une belle croissance (augmentation du chiffre d’affaires à 5 millions d’euros en 8 ans) l’entreprise fut rachetée par le groupe Elis en 2012. « Aujourd’hui, nous sommes en Belgique et Luxembourg un des leaders sur le marché sanitaire belge. Elis est le leader en Europe et en Amérique latine avec ses vêtements de travail et washrooms. », explique David De Maeght. L’entreprise, cotée en Bourse, emploie un effectif de 19.000 personnes et est présente sur la plupart des marchés européens. Service sur place

Elis compte 5 sites en Belgique et 1 site au Luxembourg et vient de construire à Vilvoorde un centre spécialisé qui héberge les applications washroom, spécifiquement pour les entreprises facility et de nettoyage. « Grâce à une logistique bien

conçue, nous pouvons livrer les consommables et offrir un service des conteneurs pour l’hygiène féminine, parfumeurs etc, tout comme les fontaines à eau ou les tapis. De plus, nous sommes l’un des plus grands distributeurs de marques connues comme Tork, Lotus et Deb-Stoko. » Sous le nom de marque Kennedy, l’entreprise produit ses propres solutions comme une ligne de distributeurs de savon, des distributeurs de papier hygiénique et des essuie-mains telle que l’Eco Paper avec lequel nous proposons un distributeur unique avec un rouleau de réserve. Ce système pratique garantit une continuité plus élevé, aucune perte de papier et une plus grande autonomie ce qui fait gagner du temps aux clients. Ce produit est une nouvelle preuve de l’esprit novateur qui règne à tous les échelons de l’entreprise. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur le développement de distributeurs intelligents que nous lancerons normalement l’année prochaine et qui transmettront une meilleure information

« Nous sommes en train de développer des dispenseurs intelligents. » - David De Maeght (responsable washrooms pour la Belgique et le Luxembourg)

aux clients, notamment quand il faudra remplacer les rouleaux. » Audit

Elis possède un réseau logistique très dense et fournit plus de 20.000 adresses en Belgique et au Luxembourg. Le centre Elis Vilvoorde gère à lui seul 25.000 containers sur la Belgique. « Nous commençons par réaliser un audit gratuit chez le client afin de pouvoir proposer les solutions les plus adaptées sur base des résultats. Cette approche leur permet d’économiser des coûts, notamment en énergie et en produisant moins de déchets. Les clients sont les bienvenus au centre de Vilvoorde où nous répondrons pertinemment à toutes leurs questions et challenges. » Outre de son rôle de fournisseur global pour les sanitaires, les Facility Managers peuvent s’adresser à l’entreprise pour la location et l’entretien de vêtements de travail, de vêtements de sécurité et de vêtements pour les salles blanches. « Nous proposons ces produits via les sites d’Aalter, de Wilrijk, d’Anderlecht, de Liège et de Bascharage. Ce type de solutions nous permet de desservir des acteurs majeurs comme Delhaize, Carrefour, Cofely, Electrabel (Engie), GSK et Jansen Pharmaceutique », souligne le CEO, Mark Beerts, qui dirige une équipe de 300 collaborateurs. Par Bart Vancauwenberghe

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SMART BUILDINGS

Smart Buildings – From Hype to Value Gestion intelligente des données : le défi majeur

L

’événement Smart Buildings – From Hype to Value (une organisation d’ISS Facility Services, MCS, Proximus et IFMA) s’est tenu le 29 septembre au ART & Design Atomium Museum (ADAM). Après une visite au Plasticarium, Jim Stolze - expert en innovation, auteur et présentateur TV (et fondateur de TEDxAmsterdam) - a présenté un programme passionnant et cinq business cases progressistes.

Tout le monde parle de la quatrième révolution industrielle et d’Internet des Objets. Les changements se suivent à un rythme soutenu. Comment gérer tout cela ? Stefaan De Clerck (Président du Conseil d’administration de Proximus) avance l’intelligence artificielle  : «  Nous devons apprendre à comprendre le monde actuel. Beaucoup de choses changent en ce moment. Je pense aux domaines de la sécurité, la santé, le commerce de détail, la mobilité et les smart cities. La collaboration entre les hommes et les machines est un facteur important. L’intelligence artificielle peut de plus en plus nous aider à simplifier les tâches complexes. Dans ce cadre, il est essentiel de passer d’un égosystème à un écosystème. » Une bonne formation est nécessaire

La technologie n’évolue-t-elle pas trop rapidement pour nos cerveaux ? Comment le FM peut-il apporter son aide dans l’évolution vers des bâtiments plus intelligents  ? D’après Tony Keane (CEO IFMA International), il ne s’agit pas uniquement de l’Internet des Objets mais aussi de

réseau de personnes : «  Les Smart Buildings ont un grand impact sur le FM, ils sont l’avenir. Nous pouvons réaliser des grandes choses et créer une plus-value plus stratégique à condition de se focaliser sur les personnes, sur les normes et l’intégration. Actuellement, il y a un manque flagrant de collaborateurs bien formés. De plus, nous devons créer des normes. Le FM est relativement nouveau et les normes vont nous aider à gérer les bâtiments intelligents. En outre, l’intégration est nécessaire, sinon il sera difficile de gagner en crédibilité à la table des négociations. Les Facility Managers y ont leur place lorsqu’on parle de bâtiments. »

Peter Ankerstjerne (ISS Group Marketing Director) : « La collecte de données n’est pas un problème, le défi consiste à les gérer intelligemment. »

Tony Keane (CEO IFMA International) : « Se focaliser sur des personnes correctement formées, sur des normes et l’intégration. »

Comprendre les changements

Comprendre les changements Il faut parfois un certain temps avant de comprendre les changements. Le défi est là : comme pouvons-nous gérer intelligemment les connaissances et la technologie disponibles ? Peter Ankerstjerne (ISS Group Marketing Director) s’est référé à The Edge à Amsterdam, un des immeubles de bureaux les plus durables au monde : « Si nous pouvons établir certaines choses

Koen Matthijs (CEO MCS) : « Le défi majeur, d’un point de vue technologique, est de faire les bons choix. Au niveau humain, la technologie est adoptée par les collaborateurs dans leur situation/bâtiment respectif. »

au préalable, nous pouvons alors prévoir une plus-value pour les services. Nous devons bien comprendre la manière dont

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SMART BUILDINGS

sont utilisés les services que nous proposons. Un tout autre dialogue va naître entre les divers partenaires. La collecte de données n’est pas un problème, les filtrer et les gérer sont un challenge. Des exigences de plus en plus pointues sont posées aux Facility Managers. » Smart Building business cases

Ces deux dernières années, MCS a investi 20% de son chiffre d’affaires dans l’IoT et le développement de la technologie Smart Buildings. Steven Lambert (COO MCS) a présenté cinq business cases en Smart Building (voir aussi www.mcssolutions.com/smart-buildings-hype-valueafter-event/). Il a souligné qu’il ne s’agit plus de ce que la technologie peut faire mais bien de ce que l’on veut faire avec : « Dans les Smart Buildings, il ne s’agit pas uniquement de capteurs mais aussi de création d’un rendement et de connexion d’éléments qui existe peut-être déjà. A côté de cela, nous devons nous demander comment réagir par rapport aux black data. »

Optimaliser le degré d’occupation

Une première application concerne un système qui mesure si une personne est présente dans un local donné, combien de portes sont ouvertes pendant un temps donné, et autres. Ceci dans le but de pouvoir contrôler à tout moment si une salle de réunion est par exemple libre, et pour économiser du temps et des coûts. L’information est immédiatement visualisée sur un plan du bâtiment, et il suffit d’utiliser un écran tactile et de cliquer sur le local pour le réserver. Détermination de la position dans un bâtiment

Cette application, présentée par Lara Paemen (Workplace Consultant, MCS), répond à la tendance qu’ont les personnes à se chercher pour travailler ensemble. Un élément (un défibrillateur ou un extincteur, par exemple) ou une personne reçoit un tag qui permet de le positionner sur le plan du bâtiment. Une autre possibilité est la surveillance d’un certain nombre de personnes dans le bâtiment pour optima-

liser l’environnement de travail. Tout en tenant compte de l’aspect sur la vie privée, un facteur à ne pas sous-estimer dans le concept des Smart Buildings, il doit être possible de se connecter/déconnecter en tant que personne. Le nettoyage basé sur l’activité

Le nettoyage est l’un des plus grands postes de coût facilitaire. L’optimalisation du nettoyage par la mesure de l’utilisation d’un local puis la transmission d’instructions via l’appareil mobile du technicien de nettoyage génère un maximum d’efficience et une économie en coûts de nettoyage. Et le client final peut donner des instructions ou un feedback. Energie

Cette étude de cas, où l’exemple de la machine à café connectée a été cité, montre la possibilité de réaliser des économies d’énergie en détectant la consommation de veille et en la neutralisant. Pensez à l’abaissement de la température d’eau pendant le week-end ou à la détection de


SMART BUILDINGS

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fuites d’eau. Via cette technologie, toute détection anormale peut être automatiquement transmise au service technique. Accueil des visiteurs

La technologie Smart building peut aussi être mise en œuvre pour rendre l’accueil des visiteurs plus agréable : le scannage automatique du numéro de plaque, la réceptionniste qui reçoit une notification lorsqu’une personne prend l’ascenseur, et autres. D’après le sondage réalisé auprès du public, c’est l’étude de cas sur la détermination de la position qui a récolté le plus de voix (24%), suivi du nettoyage basé sur l’activité (22%), l’optimalisation du degré d’occupation (17%) et l’accueil des visiteurs (15%).

Jim Stolze (expert en innovation, auteur, présentateur TV, fondateur de TEDxAmsterdam) : « La technologie n’évolue-t-elle pas trop vite pour nos cerveaux? »

Steven Lambert (COO MCS) : « Il ne s’agit plus de ce que la technologie peut faire mais bien de ce que l’on veut faire avec. »

Lara Paemen (Workplace Consultant, MCS) : « La détermination de la position dans un bâtiment répond à la tendance des personnes qui se cherchent pour travailler ensemble. »

Stefaan De Clerck (Président du Conseil d’Administration de Proximus) : « L’intelligence artificielle peut de plus en plus nous aider à simplifier les tâches complexes. »

Par Tilly Baekelandt

www.mcssolutions.com/smart-buildings-hype-value-after-event/ www.be.issworld.com www.proximus.be www.ifma.be

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PROJET

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Les smart buildings, avantageux pour le collaborateur facility et le client final

l’utilisateur final, ce qui ouvre la porte à une collaboration plus intense. » Technologie

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rganiser le Facility Management de manière plus efficiente et plus conviviale : c’est dans ce cadre qu’ISS étudie actuellement le potentiel des bâtiments intelligents. Le fournisseur de services facility souhaite, par l’intégration de technologies intelligentes – tant dans son nouveau bâtiment que chez les clients – mieux soutenir le travail de bureau et offrir une expérience plus agréable aux visiteurs. Les contrats de services facilitaires sont souvent conclus sur base d’un ‘input’ établi pour le prestataire de services, comme les heures, les fréquences ou les tâches. «  Cela a comme inconvénient que l’on nettoie alors que ce n’est parfois pas nécessaire, et qu’on ne recherche pas assez des manières de travailler plus efficacement. De plus, l’inflation fait augmenter les coûts chaque année. Dès lors, nous étudions d’autres manières d’aider nos clients à maîtriser leurs coûts facilitaires en concluant des contrats outcome  », explique Bart Mariman (chief commercial officer chez ISS). «  A côté de cela, on re-

marque sur le marché une évolution de l’approche B2B vers une approche B2BC où, à côté du Facility Manager, les collaborateurs et les clients doivent être satisfaits de notre approche. » Pour atteindre cet objectif, ISS lance le concept ‘hostmanship’. «  Un de nos collaborateurs assume, pour notre client, la coordination entre les différents prestataires des services facility : il ou elle pilote chaque personne responsable d’un ‘customer touchpoint’ (restauration, sécurité, nettoyage, accueil, organisation des salles de réunion) et veille ainsi à ce que le sentiment de satisfaction augmente chez

« La plus-value peut se situer dans une meilleure perception pour les collaborateurs et les invités. » Dirk Van den Steen, (marketing & communications manager chez ISS)

L’évolution vers les bâtiments intelligents cadre parfaitement avec ce concept. « Les avancées technologiques permettent d’évoluer vers un ‘activity based’ Facility Management  », poursuit Dirk Van den Steen, (marketing & communications manager chez ISS). « Via des capteurs et des caméras qui enregistrent le nombre de personnes présentes dans une pièce, on peut évoluer vers un modèle où certains services – comme le nettoyage – peuvent être dédicacés à un usage réel. »

Les Facility Managers doivent être formés pour appliquer efficacement cette nouvelle manière de travailler. Bart Mariman avance un exemple : « Une équipe en cuisine peut considérer qu’il faut préparer 500 repas par jour. Imaginez que via des capteurs, vous arriviez au constat qu’il n’y a que 400 personnes dans le bâtiment un certain jour. Vous pouvez donc adapter le nombre de repas à préparer. Cela génère un meilleur flux de travail, une distribution optimale des repas et permet d’éviter du gaspillage et donc d’économiser des coûts. » «  Un autre exemple est l’utilisation des salles de réunion  », continue Dirk Van den Steen. « Une entreprise allemande a constaté qu’une de ses salles de réunion n’était presque jamais utilisée. Après une analyse des différents paramètres, il est apparu que la température dans cette


PROJET

pièce était bien trop élevée parce qu’elle était orientée au sud. Après la pose d’une protection solaire, elle est à nouveau utilisée. » Caméras

Chez ISS, on est convaincu que les possibilités technologiques mises en oeuvre dans les bâtiments intelligents offrent de belles opportunités. « Si une entreprise appliquant le concept du travail flexible déménage vers un nouveau bâtiment, une des questions qu’elle se pose est  : combien de postes de travail faut-il prévoir ? Vous pouvez anticiper cela en plaçant notamment, quelques mois avant le déménagement, des capteurs sous les bureaux qui mesurent le degré d’occupation des différents postes de travail. A partir de ces données, vous pouvez réaliser un calcul de capacité plus réaliste pour le nouveau bâtiment », poursuit Bart Mariman. L’intégration de ces technologies aide à collecter des données structurées, de sorte que des conclusions pertinentes peuvent être tirées. « Aujourd’hui, la période d’observation est souvent trop chère car tout doit se faire manuellement. L’observation technologique va conduire à la création de benchmarks mieux exploitables. Les technologies des bâtiments intelligents évoluent d’une tendance à un outil de valeur », souligne Dirk Van den Steen. Scénarios

Fin novembre, ISS a déménagé de son site à la Steenstraat vers la Leuvensesteenweg, également à Vilvoorde. L’entreprise se consacre totalement aux technologies qui sont tissées dans les bâtiments intelligents. « Les réactions sur le marché nous apprennent que de nombreux clients sont ouverts à cela, pour aussi les intégrer à terme. En devenant un projet de référence, nous pouvons mieux leur démontrer les possibilités », déclare Bart Mariman. L’entreprise envisage notamment d’appliquer l’’indoor positioning’. « Cela revient à localiser individuellement les personnes dans les bâtiments. Cela peut se faire via le smartphone (avec la permission) ou un badge que les visiteurs reçoivent à l’entrée et un réseau de balises. La technologie existe peut aussi être mise en œuvre pour les objets (comme les machines ou les chariots de travail). On peut ainsi très

« On remarque sur le marché une évolution de l’approche B2B vers une approche B2BC. » - Bart Mariman (chief commercial officer chez ISS)

rapidement les ressources dans un grand bâtiment », détaille Dirk Van den Steen. Des adaptations en temps réel

Les ‘activity bases services’ ne sont plus une illusion. « Ici, vous avez deux possibilités qui se complètent bien : grâce aux données qui vous permettent de savoir comment un bâtiment est utilisé, vous pouvez d’une part mettre des schémas de travail au point pour la réalisation des services facilitaires. Vous pouvez ainsi adapter la fréquence de nettoyage selon l’utilisation intense ou pas des ascenseurs, des cages d’escaliers et des salles de réunion, par exemple. D’autre part, des adaptations en temps réel sont possibles. Certainement dans les grands sites complexes (comme un hôpital ou une université) où les utilisateurs peuvent par exemple indiquer sur un écran tactile qu’une lampe est défaillante ou que la climatisation

ne fonctionne pas. Le collaborateur facilitaire sera alors automatiquement averti et fera le nécessaire. » Le retour sur investissement d’un tel investissement reste difficile à calculer, mais ne doit pas être purement considéré d’un point de vue des chiffres. «  Dans le cas de la surveillance d’un système énergétique, vous pouvez chiffrer l’économie de coûts relativement vite. Il est essentiel de traiter les données générées par ces technologies. Il sera aussi important de former les Facility Managers pour qu’ils appliquent efficacement cette nouvelle manière de travailler  », conclut Dirk Van den Steen. Voir aussi le compte-rendu Smart Buildings – From Hype to Value en page 27. Par Bart Vancauwenberghe

www.iss.be

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SMART BUILDINGS - FMJ

Le bâtiment quantifié Ce que peut signifier l’Internet des objets pour le Facility Management

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maginez que tous les éléments de votre bâtiment – ventilateurs, portes, mobilier, machines à café, fenêtres – contiennent un petit capteur qui collecte des données pour déterminer le comportement de ces éléments. Imaginez que vous disposez de systèmes capables de collecter ces données pour les utiliser, adapter le comportement de ces éléments ou les afficher lorsqu’une intervention humaine s’avère utile. Imaginez que vous pouvez analyser ces données après un laps temps pour apporter des améliorations structurelles ou optimaliser des opérations. Voilà la promesse de l’IoT (Internet of Things) pour le Facility Management. Comment évolue exactement cette technologie et comment pouvons-nous nous préparer à sa mise en œuvre ?

IoT, bâtiments intelligents, analyses, autoapprentissage… tous ces termes sont utilisés pour décrire les tendances technologiques qui ont eu un impact sur le secteur immobilier et les Facility Managers, notamment. Ces technologies, initialement perçues comme perturbantes, vont modifier radicalement nos entreprises. Un problème actuel est que la terminologie, souvent mal définie, est ambiguë ou confuse. Mais pouvoir imaginer l’impact de cette tendance, il est essentiel de bien comprendre la signification de ces termes. IoT

IoT est probablement un des phénomènes les plus en vogue. Qu’en est-il au juste ? La vaste définition de Gartner Inc., s’applique tant au secteur immobilier qu’au FM  : «  L’internet des objets est un réseau d’objets physiques qui renferment une technologie leur permettant de sentir une condition interne ou l’environnement externe, ou d’interagir. L’IoT est un écosys-

tème qui contient des objets, des communications, des applications et des analyses de données. » Dans le secteur du Facility Management, cela se traduit par l’introduction de compteurs, de capteurs, de systèmes de construction et d’appareils permettant de mesurer le comportement, de communiquer et d’interagir avec d’autres systèmes. On peut utiliser des données pour modifier un comportement.

Business Intelligence (BI) et Business Analytics (BA)

La valeur réelle d’une collecte des données est l’avantage que l’on peut en tirer. Le rapportage et l’analyse sont deux domaines pour lesquels cette affirmation peut s’appliquer. Le terme ‘analyse’ a récemment été ajouté à notre lexique. Jusqu’à présent, on utilisait des termes comme ‘rapporter’ (par ex. des relevés de données d’exploitation) et ‘information

Big data

De plus en plus de systèmes, d’appareils et d’objets sont connectés, ce qui génère de grandes quantités de données, d’où l’utilisation du terme big data. Ce terme couvre non seulement le volume d’informations collectées mais aussi la variation (variabilité) et sa vitesse. La technologie permet de stocker des quantités de données et de les analyser de manière intelligente. Cela a lieu de différentes manières et à faible coût.

Au sein du secteur FM, l’IoT se traduit par l’introduction de compteurs, de capteurs, de systèmes de construction et d’appareils permettant de mesurer le comportement, de communiquer et d’interagir avec d’autres systèmes.


SMART BUILDINGS - FMJ

d’entreprise’ (par ex. pour l’émission de KPI et de tableaux de bord). En quoi le terme ‘analyse’ se distingue-t-il ? La caractéristique la plus commune parmi les diverses définitions de l’analyse se trouve dans le principe fondamental de la découverte. Les systèmes analyseurs ont tendance à offrir un support de découverte de modèles qui ne sont pas évidents ou faciles à percevoir. Intelligent (Smart)

Si l’adjectif ‘intelligent’, ou sa traduction anglaise ‘smart’, est très utilisé (des machines intelligentes, des bâtiments intelligents, des compteurs intelligents, etc.), sa signification peut néanmoins différer selon le contexte. Des compteurs intelligents sont simplement des compteurs connectés à des appareils qui ont la capacité de transférer leurs valeurs. Le terme ‘intelligent’ a une toute autre connotation lorsqu’il est utilisé dans un contexte de machines. Gartner définit le terme ‘intelligent’ de manière simple et sensée, suivant la caractéristique de l’apprentissage, ce qui implique de l’intelligence artificielle (autoapprentissage, apprentissage en profondeur). Les technologies d’autoapprentissage ont une valeur substantielle pour les Facility Managers car elles identifient des corrélations, offrent une analyse rapide et prescrivent une réponse appropriée (également appelée analyse pronostique ou prescriptive). Ceci peut être appliqué dans le cas de réponses en situations d’urgence, en gestion d’énergie, pour une intervention de maintenance, le fonctionnement d’un système de sécurité, etc. Si on intègre cette tendance technologique, on peut créer de nouvelles applications pour le secteur de l’immobilier et le FM via le modèle résultant. IoT tient compte de la connectivité et des interactions, les big data veillent à l’établissement et au stockage des données, et les technologies intelligentes utilisent ces données, les apprennent et réagissent au résultat du processus d’apprentissage. Si on perçoit cela d’un point de vue FM, il n’est pas improbable que nous nous dirigions vers des bâtiments réellement intelligents.

La tendance sous-jacente dominante : la quantification des personnes, des villes et des bâtiments

On installe plus que jamais des capteurs dans nos infrastructures. L’informatisation est omniprésente : des capteurs et des appareils évaluent des conditions qui sont par la suite utilisées pour adapter le comportement d’un système. Tous les capteurs ne sont pas pleinement intégrés mais cela viendra avec le temps. Les bâtiments utilisent par exemple des capteurs pour optimaliser la consommation énergétique : l’éclairage est adapté en fonction de l’occupation d’une pièce. Ces fonctions, et des centaines d’autres, communiquent via le cloud avec des centres de données répartis dans le monde entier. A l’aide de l’information collectée, les serveurs peuvent gérer les capteurs et faire fonctionner un équipement plus efficacement. Les villes utilisent aussi cette technologie. Les exemples d’applications urbaines concernent notamment la collecte de données de maintenance préventive de l’infrastructure de transport, la recherche de places de stationnement libres, l’optimalisation du flux sur les routes à l’aide des données en temps réel du trafic et d’éventuels accidents et la géolocalisation des services de secours les plus proches en cas d’urgences, et d’autres applications de sécurité. L’informatisation omniprésente est aussi de plus en plus associée aux personnes. Notre santé est le moteur principal des app’s sur la santé. Les appareils portables peuvent mesurer et retenir notre fréquence cardiaque, notre pouls et de nombreuses autres statistiques de fitness. Lors du Consumer Electronics Show 2016 à Las Vegas, des dizaines d’applications ont été exposées  : elles indiquaient aux utilisateurs quand et ce qu’ils devaient manger, quand il fallait prendre une pause, quand et quel médicament prendre, etc. Que se passe-t-il ?

Les applications associées à des personnes, à des villes et à des bâtiments ont un dénominateur commun : elles commencent toutes par collecter des données qui sont ensuite utilisées pour décrire un

La véritable innovation dans le domaine de la gestion FM peut être atteinte par l’intégration de diverses formes de systèmes quantifiables. comportement réel en des termes simples. Le processus commence par la quantification. La quantification est nécessaire pour comprendre et décrire le comportement du système étudié. Sans quantification, la science est impossible. Sans données, l’autoapprentissage est impossible. Pour obtenir des compétences potentielles intelligentes, il faut donc d’abord enregistrer des données. Mais investir dans l’enregistrement de données de capteurs et attendre les technologies intelligentes n’est pas efficace. Il existe des applications qui introduisent la technologie de capteurs et utilisent des données pour avancer une valeur immédiate, sans utiliser l’autoapprentissage. Exemples : •• Les données collectées par des capteurs d’occupation peuvent aider les utilisateurs à trouver des places libres. Les Facility Managers peuvent analyser les modèles d’occupation. •• Les compteurs connectés peuvent enregistrer la consommation énergétique et analyser les modèles pour éviter le gaspillage et l’inefficience. •• Les capteurs installés sur des éléments cruciaux, comme des moteurs ou des escalators, peuvent contrôler le comportement et prévenir à temps lorsqu’un entretien s’avère nécessaire. De cette manière, les risques de sécurité sont limités et la défaillance d’éléments cruciaux est évitée. On peut parler de véritable innovation dans le domaine de la gestion FM lorsqu’on peut intégrer diverses formes de systèmes quantifiables. Pensez à la gestion du nettoyage ou à la consommation énergétique pilotée selon l’occupation réelle, ou les systèmes de gestion de bâtiments gérés selon le climat et l’air (température, humidité, présence de dioxyde

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propres équipements. Ils ont accès aux nombreuses données disponibles et décrivent le comportement de l’environnement créé. En termes d’applications et de solutions IoT, les entreprises technologiques comme Google, IBM, Microsoft et Amazon sont en train de développer des plateformes au sein desquelles d’innombrables appareils et systèmes peuvent se connecter entre eux. L’évolutivité et l’accessibilité de divers appareils sont les premières exigences pour l’enregistrement de données. Les clouds sont aussi importants car ils permettent l’interaction entre les systèmes via Internet. Une fois l’existence de cette fonctionnalité, les systèmes FM (CAFM, CMMS, BAS par ex.) pourront appliquer des systèmes intelligents aux applications FM. Devenir intelligent

de carbone). Ce type de comportement est souvent décrit comme intelligent mais dans la réalité, cela n’a rien à voir avec l’autoapprentissage. Chaque situation observée est traitée selon les manières que nous connaissons depuis des années, et conduit à des réponses prévisibles. Google appelle ce type de traitement de données ‘si ceci, alors cela’. Le système va donc toujours réagir de manière prévisible : l’input détermine l’output. Domaines typiques pour quantifier le comportement dans les bâtiments (compliance, état, utilisation/demande, consommation)

Bien qu’ils soient utiles et rentables pour les FM’s, ces types de systèmes ne sont pas totalement intelligents car il n’y a pas de processus d’apprentissage. Pour distinguer cette première étape utile des bâtiments véritablement intelligents, il faudrait mieux parler de bâtiments quantifiés : des bâtiments qui ont la capacité de décrire leur propre comportement et de s’adapter efficacement. Lorsque IoT est appliqué aux bâtiments quantifiés – décrits comme Building Internet of Things (BIoT) – alors les objectifs facilement réalisables impliquent généra-

Bien que la plupart des fournisseurs traditionnels vont prévoir des solutions intelligentes, il faut comprendre les fondements et développer une collaboration novatrice plus forte avec l’IT. lement des systèmes d’automatisation des bâtiments (BAS). La recherche et le développement (R&D) connecte et intègre les données des systèmes BAS, lesquels analysent les données et régulent les systèmes en quelques secondes, sans intervention humaine. La connectivité BAS est rendue possible par un protocole de réseau ouvert. Via l’analyse des big data, les systèmes BAS peuvent s’améliorer par les pratiques d’apprentissage intelligentes. Ce type d’intégration n’en est qu’à ses débuts car des problèmes - comme des questions de sécurité - doivent encore être éclaircis. Ce n’est qu’une question de temps avant que les villes, les bâtiments et les personnes quantifiables ne commencent à partager leurs données et à les intégrer. Les Facility Managers peuvent maintenant regarder au-delà des murs de leurs

Bien que l’IoT commence à se sentir à l’aise dans le monde FM, l’utilisation de la technologie (d’apprentissage) intelligente dans les bâtiments d’entreprises est encore rare. Il y a une bonne raison à cela : il faut d’abord disposer de données actuelles et fiables. Le concept de transformer le monde en un objet intelligent est surprenant et signifie un saut quantique dans le monde actuel de l’informatisation. La promesse de systèmes intelligents pour le secteur FM est la même que celle pour le marché des consommateurs : l’automatisation des processus - le remplacement des actions humaines - pour devenir plus efficace et avoir une meilleure expérience d’utilisateur. Ce qui est bien ici, c’est que l’on peut commencer à appliquer ces systèmes et s’assurer que chaque phase génère une valeur concrète. Implications

Au fil du temps, les technologies auront un impact sévère sur les métiers du secteur de l’immobilier et du FM. Quelques implications de ces tendances : Les données deviennent de plus en plus un actives

Les bâtiments ne peuvent plus être perçus par rapport à leurs caractéristiques physiques. La gestion des données des bâtiments est quelque chose qu’il faut planifier et gérer. Bien que la plupart des


SMART BUILDINGS - FMJ

fournisseurs traditionnels vont prévoir des solutions intelligentes, nous devons comprendre les fondements et développer une collaboration novatrice plus forte avec l’IT.

sant de connaissances opérationnelles sur les divers éléments des technologies IoT disponibles. Actuellement, il y a une pénurie de techniciens possédant les compétences appropriées.

Planning et application

Privacy

Il y a tant de possibilités mais peu de temps (et d’argent) pour les réaliser. Les managers du secteur de l’immobilier et du FM doivent percevoir les innovations intelligentes et les reprendre dans leurs plans. Ils doivent comprendre les avantages potentiels et savoir comment considérer et appliquer ces nouvelles chances fournies par les technologies intelligentes. Compétences techniques

Pour rendre les systèmes intelligents efficaces dans la pratique, les Facility Managers auront besoin de personnel dispo-

Les problèmes liés aux données personnelles sont collectés et la quantité de données privées doit encore être éclaircie. Lorsqu’il s’agit de données sur le personnel et les bâtiments, les parties intéressées ne doivent pas uniquement provenir de l’équipe IT. Sécurité

La nature omniprésente de IoT est à la fois avantageuse et intimidante. Les possibilités de piratage de systèmes se multiplient, ce qui fait naître de nouveaux risques pour les équipements. la réalisa-

tion d’analyses de risque pour veiller à la continuité des activités et l’établissement de plans d’atténuation des risques et de plans de catastrophe seront autant de tâches cruciales pour les entreprises, qui ne doivent pas être uniquement réalisées par le personnel IT. L’extension IT va jouer un rôle fondamental dans la vie et le travail des professionnels actifs dans le secteur de l’immobilier et du FM, au fur et à mesure que les systèmes intelligents vont devenir disponibles et se diffuser. Nous devons nous préparer à un avenir intelligent. Par Erik Jaspers et Eric Teicholz

Article initialement paru dans l’édition de mars/avril 2016 de FMJ.

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DURABILITÉ

La durabilité ne doit pas nécessairement coûter cher

Dans une économie circulaire, les matériaux sont gardés le plus longtemps possible dans le circuit en les transformant très peu. (Illustration : Ellen Macarthur Foundation)

L

e développement durable et l’économie circulaire sont des concepts derrière lesquels se mobilisent les entreprises. Pourtant, les adaptations utiles pour une implémentation dans la pratique ne percent pas. On ne sait d’ailleurs pas toujours où le bât blesse. Néanmoins, le Facility Manager peut jouer un rôle important pour faire de son entreprise ou de son organisation un chef de file. Voilà pourquoi l’IFMA lancera l’année prochaine le groupe de travail Durabilité, sous la conduite de Didier Pierre. Rester dans l’économie

Il n’y a pas de prophètes de malheur mais des personnes réalistes qui prédisent que les matières premières de notre terre menacent de s’épuiser. Par conséquent, les matériaux précieux doivent durer. Dans une économie circulaire, les produits sont gardés le plus longtemps possible dans le circuit en les transformant très peu. « Tout commence par une utilisation durable qui consiste à bien les utiliser et à bien les entretenir », explique Didier Pierre, administrateur de PMC-holding. «  Lorsque la durée de vie est atteinte, on peut passer au réemploi : le matériel est réutilisé avec la même fonctionnalité et une qualité améliorée. A l’inverse de la phase trois où il est transformé et démonté pour remplir une autre fonction. Une chaise deviendra une petite table, par exemple. La quatrième étape est le recyclage  : les fractions précieuses sont séparées et retournent au début du cycle économique. C’est là que ça bouge le plus en ce moment. Et pourtant, cela nécessite le plus d’énergie et c’est donc moins souhaitable. » Le Facility Manager comme précurseur

Didier Pierre, 47 ans, sait de quoi il parle. PMC-holding rassemble quatre entreprises, toutes issues d’une entreprise de

déménagement de mobilier de bureau. Il y a un bureau d’études qui guide les entreprises à travers ce changement, une entreprise de production qui réalise du nouveau mobilier à partir de vieux meubles, et une unité logistique spécialisée dans l’installation de nouveaux meubles. « La durabilité ne doit pas nécessairement coûter cher. Elle crée un nouveau terrain de jeu de possibilités, où les entreprises et les organisations peuvent réfléchir à un bon business model. En France et en Grande-Bretagne, les émissions de CO2 sont obligatoirement notifiées sur une étiquette. Il en découlera une taxe CO2 supplémentaire. Voilà pourquoi il est important aujourd’hui de saisir la durabilité à bras-le-corps. En poussant les décideurs vers cette direction, vous pouvez – en tant que Facility Manager – mettre le modèle sur pieds sinon il vous sera imposé dans dix ans. De plus, vous pouvez marquer des

points à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise. » Intégrer et ancrer la durabilité concrètement

Avec ce groupe de travail sur le FM et la durabilité, Pierre et l’IFMA veulent d’abord détailler le concept de l’économie circulaire. Mieke Loncke, directeur : «  Quel est l’objectif d’une économie circulaire  ? Quels sont les principaux obstacles ? Que peut apporter le Facility Manager  ? Une fois le terrain de jeu délimité, on s’intéressera concrètement et de manière pragmatique à la manière de traduire cela dans les différentes domaines comme la restauration, la mobilité, les bâtiments, … afin d’intégrer et d’ancrer le concept de durabilité dans l’entreprise. » Par Valérie Couplez

www.pmc-holding.com

On recherche : des Facility Managers qui veulent montrer la voie Le groupe de travail FM et durabilité recherche des Facility Managers qui ont déjà implémenté des projets dédiés à la durabilité dans leur propre organisation. L’objectif est de travailler ce thème chaque mois, pendant une dizaine de séances en 2017. Le lancement est prévu en janvier ou en février. Les personnes intéressées sont invitées à contacter le directeur de l’IFMA, Mieke Loncke via mieke.loncke@IFMA.be.


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REPORTAGE

Un environnement convivial est très bon pour votre image.

Vous n’avez qu’une chance de faire une première impression

L

’hospitalité ne commence pas et ne finit pas à la réception. Il faut accompagner le visiteur durant tout son voyage. Cela demande un concept global hautement orienté client et qui correspond à la culture d’entreprise. En tant qu’entreprise facilitaire la plus orientée client, Facilicom aide les Facility Managers à mettre cela en pratique et fixe la barre très haut, même pour elle.

Que des géants technologiques comme Google mettent tout en œuvre pour choyer leurs visiteurs et les résidents en dit long sur la direction vers laquelle l’hospitalité doit évoluer. Si les entreprises hautement technologiques de ce monde ont besoin d’une image forte pour gagner la guerre des talents, les pme font tout aussi bien d’investir dans l’hospitalité. « Nos attentes en tant que consommateur ont évolué et imprègnent maintenant aussi la vie professionnelle  », explique Guy Claes (marketing & communications manager chez Facilicom). «  L’apparence, la perception, le bien-être…. autant d’éléments qui, aujourd’hui, ont aussi leur place à un poste de travail. Bien qu’il soit difficile d’établir un retour sur investissement de l’investissement en hospitalité, nos clients remarquent néanmoins une

différence. Vous n’avez d’ailleurs pas une deuxième chance de faire une première impression. Un environnement convivial est donc très bon pour votre image. Les entreprises hautement technologiques qui font la guerre des talents pour attirer les meilleures personnes ont bien compris cela. Et cela va devenir vital pour chaque pme. Avouons-le, c’est quand plus agréable d’être accueilli chaleureusement lorsque vous passez la porte chez un client ou un fournisseur, en tant que collaborateur ou sollicitant. » Plus que la réception

De nombreuses entreprises font l’erreur de limiter l’hospitalité à la réception et au comptoir d’accueil. Mais il s’agit bien plus que du placement d’un coin café tendance et d’une connexion wifi rapide.

« L’hospitalité a un rapport avec le contact humain. » - Guy Claes (marketing & communications manager chez Facilicom)

L’hospitalité commence dès que le visiteur quitte son domicile. « L’ensemble doit être équilibré. Vous pouvez comparer cela à un hôtel. La réception peut et doit être visuellement attrayante, mais si le personnel tire la tête et que votre chambre vous déçoit, vous ne garderez pas un bon souvenir de votre voyage. » D’après Claes, les organisations et les entreprises doivent réaliser que l’hospitalité commence dès que le visiteur quitte son domicile. Il apprécie de savoir où il doit se rendre et comment il sera reçu. « Nous défions nos clients de réaliser le voyage du client afin de percevoir à travers les yeux d’un visiteur quels sont les points de travail. Cela conduit souvent à des constats surprenants. » Les technologies actuelles offrent suffisamment de support pour travailler l’hospitalité. Les visiteurs de notre siège principal à Anvers, qui est notre carte de visite, reçoivent par exemple un e-mail reprenant toute l’information utile : itinéraire, possibilités de stationnement, photo de la personne de contact … Une fois qu’il est entré dans le bâtiment, un système


REPORTAGE

d’inscription automatique avertit sa personne de contact, d’une pression sur une touche, qu’il est arrivé. Et par le règlement intérieur, vous pouvez encourager vos collaborateurs à bien recevoir les visiteurs : leur proposer une boisson, les accompagner jusqu’à l’ascenseur, offrir un espace pour laisser le parapluie, … » Un concept à la mesure de la culture d’entreprise

Bref, il existe de nombreuses possibilités technologiques et des concepts éprouvés pour, en tant que Facility Manager, améliorer l’hospitalité dans votre entreprise ou votre organisation. « Vous ne pouvez pas copier le concept de Google et l’appliquer à votre entreprise », prévient Claes. «  L’hospitalité doit avoir un lien direct avec la culture de l’entreprise. Il faut bien réfléchir à cela. Voilà pourquoi nous commençons toujours un projet chez un client par un audit en hospitalité afin de découvrir précisément ce que le client a besoin et ce qui est possible dans un espace donné. Ensuite, nous pouvons élaborer le trajet complet de A à Z via une étude, tant en ce qui concerne l’idée et l’aménagement que l’implémentation proprement dite et l’introduction en présence des collaborateurs. Notre réception dynamique est un bel exemple de concept d’accueil positif. Nous avons supprimé le comptoir classique et l’avons remplacé par des ilots, et un coin café a bien entendu été aménagé.

Les collaborateurs font la différence

Votre personnel joue donc un rôle important dans la création de l’hospitalité au sein de votre entreprise ou de votre organisation. Claes : « La technologie n’est pas le Saint Graal, elle ne sert qu’à rendre le temps passé agréable et le plus court possible. L’hospitalité a à voir avec le contact humain. Nos collaborateurs sont dès lors sélectionnés selon leur capacité à penser en termes de convivialité. Ils reçoivent ensuite une formation spécifique en hospitalité. Ils apprennent à avoir de l’attention pour chaque personne. Le contact visuel peut faire beaucoup. Si une personne est pressée, elle peut être traitée prioritairement, par exemple. A côté de cela, les connaissances linguistiques restent un must, certainement en Belgique. Et puis

aujourd’hui, il faut malheureusement tenir compte de l’aspect sécuritaire : les visiteurs ne laissent-ils rien derrière eux qui pourrait représenter un danger  ?  » Chez Facilicom, on joue clairement la carte de l’hospitalité. L’entreprise s’est placée la barre très haut. « Cela va même plus loin que l’hospitalité », détaille Claes. « Nous voulons réaliser correctement tous les souhaits du client. Nous sommes sur la bonne voie d’après les enquêtes sur la qualité, l’expérience et l’orientation client que nous réalisons chez les clients et leurs visiteurs. » Voir aussi l’article sur la présentation du Rapport Hospitalité Belgique - 2016 (page 47) et le reportage photos (page 48 & 49). Par Valérie Couplez

www.facilicom.be

Vous ne pouvez pas copier le concept de Google. L’hospitalité doit avoir un lien direct avec la culture de votre entreprise. Le visiteur ne doit pas se sentir abandonné mais être pris en charge par les collaborateurs et aidé dans tout ce qu’il a besoin. Facilicom a appliqué ce concept au nouveau siège principal d’Essent aux Pays-Bas où l’on est follement enthousiaste des progrès accomplis dans le domaine de l’hospitalité. Mais cela ne s’applique pas partout. Il faut un profil différent pour le collaborateur au comptoir. A notre siège principal, nous n’avons pas de place pour cela. »

Le contact visuel peut faire beaucoup. Si une personne est pressée, elle peut être traitée prioritairement, par exemple.

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REPORTAGE

Best Value Procurement, une bonne solution pour les adjudications privées Le service personnalisé et l’expérience sont importants pour les entreprises belges

I

l y a de grandes différences entre la Belgique et les Pays-Bas en matière d’achats de produits facilitaires. Aux Pays-Bas, les appels d’offres font désormais partie intégrante du processus d’achat des entreprises privées. En Belgique, ce sont surtout les pouvoirs publics qui publient des adjudications. Samira Ben Abdallah d’Office Depot remarque que les responsables facilitaires en Belgique sont réticents à l’égard des appels d’offres traditionnels, car ils craignent notamment que la relation avec le fournisseur ne devienne impersonnelle et pensent que seul le prix est alors pris en compte. Cela peut être le cas avec les appels d’offres traditionnels mais il existe d’autres formes d’adjudications, comme l’approvisionnement selon le meilleur rapport qualité-prix ou Best Value Procurement (BVP).

Les appels d’offres traditionnels tiennent surtout compte du prix des produits, tandis que le BVP met surtout l’accent sur le service et la qualité. Cette approche peut entraîner une augmentation du prix par produit, par machine ou par pièce, mais elle permet de réaliser d’importantes économies à long terme. Ce type d’adjudication permet en effet d’améliorer l’efficacité des processus et de résoudre certains problèmes. En effet, au lieu de préciser en détail ce qu’il veut recevoir, le client s’en remet à l’expertise du fournisseur. Selon Samira Ben Abdallah, le BVP pourrait être une excellente solution pour les entreprises belges.

Une véritable valeur ajoutée

Les responsables facilitaires ne recourent pas volontiers aux adjudications, car ils pensent que le seul critère de sélection sera le prix – comme c’est le cas lors d’un appel d’offres « traditionnel ». « Mais dans le cadre du BVP, ce n’est pas le cas », explique Samira Ben Abdallah. « Ce n’est pas pour rien que le mot ‘Value’ est au centre de l’expression. Le responsable facilitaire peut détailler les aspects qu’il considère comme prioritaires, comme la qualité, le choix, les délais de livraison ou la durabilité. Ensuite, on mesure régulièrement la satisfaction de l’utilisateur final. Le responsable facilitaire a toujours

« Le Best Value Procurement (BVP) met l’accent à la fois sur le prix, la qualité et le service ». - Samira Ben Abdallah (Office Depot)

les cartes en main pour veiller à ce que son entreprise en ait pour son argent : en termes de produits, mais aussi au niveau de l’administration interne et des délais de livraison. Il reçoit alors non seulement une offre plus intéressante, mais aussi un meilleur coût total de possession. » Donnez des informations sur votre entreprise

Dans un appel d’offres traditionnel, la liste des exigences et le prix proposé occupent une place centrale. « En Belgique, il faut rencontrer les responsables facilitaires pour apprendre à connaître les besoins de l’entreprise et composer un mix de produits adapté », explique Samira Ben Abdallah. Ce n’est que si l’entreprise ouvre ses portes au fournisseur que celui-ci peut proposer des solutions auxquelles les responsables facilitaires n’avaient pas pensé. Le client peut alors augmenter la productivité de ses travailleurs sans même l’avoir demandé, par exemple en plaçant des armoires anti-bruit dans les espaces ouverts. « Je le vois aussi dans ma propre organisation. Au début, les responsables facili-


taires voient Office Depot uniquement comme un fournisseur de matériel de bureau dont les produits figurent dans un catalogue », déclare Samira Ben Abdallah en riant. « Puis nous attirons leur attention sur des aspects auxquels ils n’avaient jamais pensé au niveau de leurs bureaux. De nombreuses entreprises optent actuellement pour des espaces ouverts, mais elles oublient qu’elles doivent alors prévoir un filtre de confidentialité pour les écrans. Notre longue expérience nous permet de donner ce type de conseils. C’est ensuite au responsable facilitaire de décider ce dont il a réellement besoin pour créer un environnement où ses collaborateurs peuvent être aussi productifs que possible. » C’est le même principe avec le BVP, sauf que ces étapes ont alors lieu au préalable, pendant la phase d’adjudication. Une fois que les processus et les problèmes ont été identifiés, le fournisseur propose une solution sur mesure qui ne comprend pas uniquement son meilleur prix pour les produits demandés. Il est ainsi arrivé plus d’une fois que des articles de bureau soient livrés dans des ‘lieux inexistants’, comme une baraque de chantier le long de l’autoroute. Il s’agissait d’un important gain d’efficacité pour l’entreprise et cette solution n’aurait jamais été proposée dans un appel d’offres traditionnel.

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Une solution globale sur mesure

Dans le cadre du Best Value Procurement, le client reste en contact étroit avec le fournisseur pendant toute la durée du contrat, afin de suivre les résultats et de rectifier ce qui doit l’être. « Le BVP met l’accent à la fois sur le prix, la qualité et le service : le client bénéficie donc d’une solution globale qui apporte une valeur maximale à l’entreprise. Il peut en outre s’appuyer sur l’expérience du fournisseur pour créer un environnement de travail aussi productif que possible », conclut Samira Ben Abdallah. www.officedepot.be

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HR

La plus-value d’une synergie entre le FM et les RH

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’année prochaine, IFMA veut lancer un groupe de travail sur une collaboration entre le FM et les RH dans le cadre de l’entrepreneuriat durable. Ces disciplines ont un fort potentiel de renforcement mutuel. Heidi Lenaerts et Michel Vermeulen seront les forces motrices de ce groupe de travail. Heidi Lenaerts et Michel Vermeulen ont fait connaissance au sein de l’entreprise de logiciels et de consultance MCS. Tous deux se sont investis pour accompagner cette petite pme dans sa transformation en un acteur international majeur sur le marché FM. Heidi en tant que directeur RH et Michel dans diverses fonctions de management. La transition a amené des changements utiles dans la structure et la culture de l’organisation, et la synergie entre le FM et les RH s’est avérée cruciale. Depuis, leurs chemins se sont séparés. Lenaerts travaille aujourd’hui chez Indaver en tant que talent management partner,

et Vermeulen propose ses services d’independent senior business consultant chez PWC Belgique. Comme tous deux portent haut le concept de durabilité dans leur discipline respective, ils veulent aujourd’hui jeter un pont entre le FM et les RH suite au lancement du groupe de travail IFMA. « Le FM et les RH sont souvent des ilots distincts dans une entreprise. Réunir les deux disciplines permettrait de créer un renforcement mutuel, et vous pourriez appréhender les choses de manière moins opérationnelle et plus stratégique. Vous augmentez votre rentabilité et donc votre valeur ajoutée, notamment lors d’entretiens avec le comité de direction », expliquent Lenaerts et Vermeulen. Faire croître les entreprises durablement

Lenaerts à propos du groupe de travail : «  L’idée est de lancer le groupe à partir de trois questions. Tout d’abord, nous voulons formuler une réponse à la question : ‘Pourquoi le FM et les RH doivent-ils travailler ensemble, au bénéfice du sustainable business performance  ?’. Nous plaçons ici le sustainable business performance (ou entrepreneuriat durable) dans un contexte économique et sociétal plus

Appel à des participants enthousiastes Les Facility Managers qui souhaitent porter ce nouveau domaine du FM et des RH sont les bienvenus dans le groupe de travail. L’objectif est de démarrer en janvier et de travailler sur une base mensuelle pendant une dizaine de séances. En fonction des thèmes, la présence de spécialistes autour de la table pourra varier. Les résultats de ces rencontres feront l’objet d’un Livre blanc qui sera présenté au public lors d’un événement de clôture. Les personnes intéressées sont invitées à contacter le directeur de l’IFMA, Mieke Loncke via mieke.loncke@IFMA.be.

Heidi Lenaerts (talent management partner bij Indaver) en Michel Vermeulen (independent senior business consultant)

large. En d’autres termes, tant le FM que les HR durables cherchent à équilibrer les différents intérêts du ‘People, Planet et Prosperity’. Nous nous focalisons sur des thèmes pour lesquels le FM et les RH peuvent travailler ensemble, créer des synergies utiles et se renforcer mutuellement. Ce qui nous amène aux deux autres questions : Comment le FM peut-il contribuer à un engagement durable des collaborateurs  ? Comment les RH peuventelles être un levier pour le FM durable ? Enfin, nous voulons œuvrer de manière concrète et pragmatique pour aider les entreprises à réaliser cela. Les FM et RH managers recevront des outils concrets et des trucs & astuces sur la manière de façonner un tel partenariat. » « Il reste encore pas mal de travail à faire pour que les collaborateurs soient efficients et enthousiastes le plus longtemps possible dans l’intérêt général. Par une approche intégrée et connectée, il est possible de réaliser de sérieux profits  », conclut Mieke Loncke (directeur IFMA). Par Valérie Couplez

www.indaver.be


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FORMATION

Contrats de maintenance : suivez le guide

Pour l’évaluation du travail d’une entreprise de maintenance, le contrat de performances applique des indicateurs de performances critiques.

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L’engagement de ressources est apparu comme un moyen de faire courir les entreprises de maintenance sous harnais. Elles recevaient des instructions claires sur les tâches à réaliser. Aujourd’hui, la tendance est à l’utilisation de contrats de performances. On ne donne plus d’instructions mais on convient avec le partenaire de maintenance du résultat attendu et des paramètres permettant de l’évaluer. Cette nouvelle manière de travailler vient des Pays-Bas et est très tendance. Néanmoins, elle n’est pas universelle. Les deux contrats ont leur raison d’être. Pendant la formation, j’expliquerai aux participants quand il est préférable d’opter pour un contrat de ressources ou pour un contrat de performances. »

es dernières années, de plus en plus de contrats de performances ont vu le jour pour les travaux de maintenance. A l’inverse des contrats de ressources, ils ne détaillent plus les tâches à réaliser par les entreprises de maintenance. On part d’indicateurs de performances établis au préalable. En d’autres termes, seul le résultat compte. Pour permettre aux Facility Managers de découvrir plus amplement les contrats de performances et leur utilité en temps opportun, IFMA organise le 1er février une formation sur les contrats de maintenance et d’énergie. Ir. Geert Verhelst d’Ingenium expliquera aux participants le type de contrat qui convient le mieux à leurs activités.

Le bon choix parmi les contrats de maintenance

Ir. Geert Verhelst a gagné depuis longtemps ses galons chez Ingenium. Ce bureau d’ingénieurs, qui fêtera son jubilé d’or en 2018, est spécialisé dans l’équipement technique de bâtiments, durant toute leur durée de vie. Il y a également un volet sur la gestion d’énergie, la consultance et l’exploitation. Depuis le début,

Verhelst touche à la maintenance lors de projets d’ingénierie. Son premier cahier des charges remonte aux années ’90 et les premiers contrats de maintenance ont rapidement suivi. Lorsque l’entreprise créa la business unit Commissioning & Maintenance, ce fut la personne idéale pour donner forme et diriger cette division. Verhelst : « J’ai vécu les nombreuses évolutions de la maintenance.

Conseils & Astuces pour conclure des contrats de maintenance •• Veillez toujours à avoir une couverture suffisante et une capacité dans toute l’organisation. •• Fixez les accords contractuellement et obtenez des rapports en suffisance. •• Soyez un client critique. •• Pour les contrats de performances, l’output prend le dessus sur l’input. Seul le résultat compte. •• Les contrats détaillés et complexes sont un piège. •• Fixez les KPI ensemble. Ils doivent être réalistes et réalisables.

« Cette nouvelle manière de travailler vient des Pays-Bas et est très tendance. Néanmoins, elle n’est pas universelle. Les deux contrats ont leur raison d’être. » Explication des indicateurs de performances critiques

L’évaluation d’un contrat de performances a lieu sur base d’indicateurs de performances critiques, les fameux KPI. Comme ce sont des éléments pour lesquels le Facility Manager peut imposer ses propres accents, nous nous concentrerons sur la formation. « Aux Pays-Bas, il y a la norme 13962 qui parle du regroupement des KPI


FORMATION

autour d’un certain nombre d’éléments pour obtenir un fil conducteur fort. Le complément concret diffère pour chaque entreprise puisque leurs priorités sont différentes. En fin de journée, les participants sauront comme établir des KPI, les ordonner et les suivre. Ces KPI sont d’ailleurs inhérents à un contrat de performances. Mais il y a quelques pièges. Vous ne pouvez par exemple pas trop fixer les choses car il faut pouvoir gérer chaque

indicateur de performance », prévient Verhelst. « Tout commence naturellement par une mesure à zéro qui, par le biais d’un audit, d’un contrôle visuel ou d’un échantillon, fait l’objet d’un suivi.  » Enfin, il faut accorder de l’attention aux contrats d’énergie. « Suivre la consommation énergétique d’un bâtiment permet de réaliser de substantielles économies  », poursuit Verhelst. «  Mais pour pouvoir analyser, il faut objectiver. La consommation d’éner-

gie est sujette à de nombreux paramètres pour lesquels un Facility Manager n’a aucun contrôle. Heureusement, il existe une directive comme l’IPMVP (International Performance Measurement and Verification Protocol) pour l’évaluation des investissements en efficacité énergétique, par exemple. » Par Valérie Couplez

www.ingenium.be

Formation

« Tant les contrats de ressources que les contrats de performances ont leur raison d’être » - Ir. Geert Verhelst (business unit manager commissioning & maintenance chez Ingenium)

Découvrez le 1 février 2017 en détail les possibilités des contrats de prestation et le moment où ils peuvent être utiles. Ir Geert Verhelst (Ingenium) vous expliquera le type de contrat qui convient le mieux à vos activités. Plus d’infos via www.ifma.be

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YOUNG IFMA

Combien de temps faut-il pour devenir un professionnel chevronné ? M’inspirant de ce qu’a rédigé le chroniqueur YIP précédent dans cette rubrique, à propos du fossé intergénérationnel, j’aimerais partager mon expérience professionnelle personnelle en tant que jeune de la génération Y travaillant au milieu de la génération X. Par où commencer quand vous êtes fraîchement diplômé ? Les recherches débutent toujours par l’écrémage des entreprises qui proposent des emplois ne nécessitant pas d’expérience. Avec un beau cv et une bonne motivation, vous pouvez (avec un peu de chance) décrocher un entretien dans une entreprise où l’enthousiasme juvénile est un atout. Après un trajet de formation strict comme consultant chez TOPdesk, l’aventure pouvait commencer. Tôt ou tard, on vous attribue votre propre projet et votre premier rendez-vous est planifié. Armé de votre bagage (qui ressemble plus à un sac à dos), vous endossez votre peau de lion et vous vous rendez chez le nouveau client. Peut-être en pensant ‘Celui qui se sent mouton se fait manger par les loups’. Pour de nombreuses personnes, l’embauche d’un consultant fait souvent penser à un homme grisonnant dans un costume poussiéreux. Une fois arrivé au rendez-vous en tant que junior consultant, il n’est pas difficile de lire la pensée du client : ‘Est-ce cette personne qui va régler notre problème ?’ Après vous être présenté en tant que détenteur du diplôme de Facility Management en Belgique et aux Pays-Bas, les sourcils relevés ont tendance à se rabaisser : ‘Ce jeune homme pourrait-il tout de même nous apprendre quelque chose ?’ Sauf si vous devez réaliser des implémentations dans les départements IT parce qu’alors là, c’est tout l’avant de la tête qui s’étire tel un froncement de sourcils. Mais peut-être que l’immersion pendant un an et demi chez nos voisins du nord assertifs a quelque chose à voir avec cela. Après les premières présentations, vous gagnez en assurance et vous arrivez de mieux en mieux à ignorer cette première impression de la science, vous pouvez certainement les aider. Vous apprenez rapidement de chaque processus, chez des organisations et des divisions les plus diverses. Vous absorbez de nombreuses connaissances que vous utilisez plus tard pour résoudre un problème et refaire le puzzle. S’il manque une pièce au puzzle, vous pouvez toujours vous tourner vers vos collègues-consultants qui ont chacun leur spécialité. Comme TOPdesk a une structure organisationnelle plane, les collaborateurs ne s’enorgueillissent pas de leurs titres et ne s’enferment pas dans leur tour d’ivoire, ils sont toujours disponibles. Logiquement, vous demandez conseil à ceux qui ont les connaissances et l’expertise que vous recherchez. Et c’est ainsi que vous devenez, étape par étape, ce vieil homme grisonnant (lisez: sage), mais sans le costume poussiéreux. Florian Dumont Consultant TOPdesk


ENQUÊTE

Rapport Hospitalité Belgique – 2016

IFMA publie le Rapport Hospitalité Belgique La convivialité est plus que jamais un travail humain

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WC (Sint-Stevens-Woluwe) fut le 22 novembre dernier l’hôte de l’IFMA hospitality event durant lequel le Rapport Hospitalité Belgique – 2016 a été présenté. Un des principaux résultats de l’enquête est que le facteur humain reste très important. 1

Inspiré par le ‘Nationale Ontvangst Barometer 2014’ de nos voisins du nord, IFMA Belgium a voulu prendre le pouls de la convivialité des entreprises établies en Belgique. En juin 2016, une enquête Hospitalité a été diffusée, dont les résultats ont été discutés lors d’un entretien en table rond en août (voir FM-Magazine 7). L’objectif est que ce rapport peut contribuer à une plus grande conscientisation des possibilités et des avantages de l’hospitalité. Mieke Loncke (directeur IFMA) : «  Les résultats sont conformes aux attentes. Il est maintenant temps pour les entreprises de passer aux actions concrètes. » Problématiques

Le rapport reprend un compte-rendu des réponses aux problématiques suivantes : •• Comment un visiteur évalue-t-il les éléments suivants  : une apparence représentative, l’établissement d’un contact visuel, une approche personnalisée, une attention pour l’environnement, une offre de café et de thé, se lever, se pré-

senter et accueillir, les temps d’attente ? •• Quels sont les facteurs qui atténuent les temps d’attente ? •• Separate and improve  : si chaque élément est analysé séparément, il reste alors souvent de la place pour l’amélioration. •• Quelle importance attachez-vous à l’accueil à la barrière, aux connaissances linguistiques, à la salle d’attente, à la signalétique, aux possibilités de stationnement ? •• Jusqu’à quel point l’absence d’un hôte ou d’une hôtesse à la réception est-elle ennuyeuse ou pas, et avez-vous fait déjà l’expérience d’une réception électronique ? En conclusion, le rapport énumère le top dix des désagréments du visiteur ainsi que le top dix des facteurs pour un accueil convivial. Conseils

Les conseils délivrés par Vincent Vermeulen (fondateur de la School for Butlers and Hospitality, voir FM-Magazine 7)

sont bien pratiques. Exemple : Separate and improve : si chaque élément est analysé séparément, il reste alors souvent de la place pour l’amélioration. Un élément défaillant doit être retiré avec précision et soumis à une étude poussée. Il reste alors de la place pour l’amélioration, et la somme des divers éléments résulte finalement en un ensemble meilleur, perceptible. Analysez donc l’accueil à travers les yeux du visiteur et évaluez chaque détail. Colonnes

Le rapport est entrecoupé de colonnes de Laetitia Vercauteren (Development Manager Hospitality, Securitas), de Steven Clemminck (Operations Manager Vlerick Business School) et de Gregory Blondeau (Director, Proxyclick). Partant de leurs expériences dans la pratique, ils donnent leurs visions et leurs idées pour amener l’hospitalité dans votre entreprise à un niveau supérieur. Téléchargez le rapport gratuitement via www.ifma.be/fr-rapports-fm

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REPORTAGE PHOTOS

Chris Claessens (propriĂŠtaire PMC) et Mieke Loncke (Directeur IFMA Belgium)


REPORTAGE PHOTOS

Nico Ivens (Consultant Business Development - Just Do It Services)

Hospitality event 22 novembre 2016 Dans les pages qui précèdent, vous avez pu lire que l’IFMA a récemment publié son Rapport Hospitalité Belgique 2016. Le 22 novembre dernier chez PwC à Woluwe-Saint-Etienne, les résultats de l’enquête et le comparatif avec les Pays-Bas ont été présentés par Mieke Loncke (directeur IFMA). On y apprend que le matériel de lecture aux Pays-Bas est un meilleur facteur atténuant les temps d’attente qu’en Belgique où on attache une plus grande importance au wifi gratuit. L’incivilité est le plus grand obstacle en Belgique, tandis que ‘l’attente inutilement longue’ aux Pays-Bas arrive en première place. D’après l’enquête réalisée en temps réel, les résultats étaient cohérents par rapport à ceux du public.

Frédéric Kain (Manager Infrastructure & Facility PwC Belgium)

L’hôte du jour, Frédéric Kain (Manager Infrastructure & Facility PwC Belgium), a parlé de l’amabilité vis-à-vis du client chez PwC, et Chris Claessens (propriétaire PMC) a présenté un cas. Les autres orateurs étaient Marc Goetz (directeur général Securitas Accueil France, ‘The Customer Experience’) et Nico Ivens (consultant Business Development - Just Do It Services, ‘L’impact de la technologie sur l’amabilité vis-à-vis du client’).

Marc Goetz (Directeur général Securitas Accueil France)

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EVENT

Troisième édition réussie de FM-After work

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a bouge dans le sud du pays. Pour augmenter le taux de participation des Facility Managers francophones, IFMA lance plusieurs initiatives en Wallonie. Parmi celles-ci, il y a les FMAfter Work events qui rassemblent les Facility Managers pour leur permettre de discuter avec des collègues, échanger de l’expérience, partager des meilleures pratiques, … La troisième édition a eu lieu en octobre, chez GSK à Wavre. La dernière édition de FM-After Work a rassemblé plus de quarante participants et peut être qualifiée de réussie. Cet événement démontre que ce genre d’initiative est un excellent moyen d’activer l’implication des Facility Managers francophones entre eux mais aussi par rapport à l’IFMA. Le métier de Facility Manager fut le thème central de cette rencontre. Les activités quotidiennes du Facility Manager sont difficiles à réunir sous un dénominateur commun. Voilà pourquoi il est intéressant de venir écouter comment les collègues exercent leur fonction. L’échange d’expériences a clairement primé lors des trois séances parallèles (handy man management, plant management & BIM en service & building management). Handy man management

La première séance a été présentée par Christian Bertrand, head of facility management d’ACG Glass Europe. Chaque année, ce service traite plus de 10.000 mails avec un taux de satisfaction qui est passé ces dernières années de 65% à 81%. Un des facteurs de ce succès est l’intégration du handy man management. Bertrand : « Ce service opérationnel doit donner une suite rapide aux demandes d’entretien mineures. Un handy man reçoit une liste de tâches qu’il doit réaliser endéans les

48 heures. Le grand avantage est que vous créez de la flexibilité et que les questions des clients reçoivent une réponse rapide. Au total, nous avons pu réaliser une économie de coûts de 35%. » Plant Management & BIM

Brigitte Castrop de l’Université de Louvain La Neuve et Nicole Tsiebos de l’Office des régimes particuliers de sécurité sociale ont abordé le BIM plus en détail. Cette maquette digitale est l’instrument idéal pour gérer les plans et les rendre disponibles en temps réel avec de l’information à jour. Pour Castrop et Tsiebos, c’est un outil que le Facility Manager peut utiliser chaque jour dans le cadre de sa fonction. Les éléments du FMIS (FM Information System) peuvent migrer vers le BIM. La Flandre est déjà un pas plus loin dans l’intégration des projets BIM par rapport à la Wallonie. Néanmoins, l’évolution est inévitable. L’Europe s’est aussi prononcée en faveur du BIM.

tick entre les mains et nous dessinons une stratégie à long terme. Chaque service peut évoluer vers ce modèle. Le rôle du Facility Manager est d’être suffisamment instruit techniquement pour entrer dans une négociation personnalisée et la traduire en des solutions correctes. Si l’envie n’y est pas, cela ne marche pas. » Les Facility Managers francophones qui veulent partager cette envie et apporter leur contribution sont à la bonne adresse pour les futurs événements IFMA. Consultez l’agenda sur le site web et venez cueillir les fruits d’une participation active. Par Valerie Couplez

Envoyez vos idées! Toutes les suggestions pour améliorer le travail des Francophones sont les bienvenues chez directeur Mieke Loncke: mieke.loncke@ifma.be

Service & building management

Giovanni Novello, head of facilities management GSK et hôte du jour, a guidé la troisième séance. « GSK a fait le choix de travailler avec des spécialistes professionnels. Notre cœur de métier est le développement de vaccins. Nous tenons le joys-

La troisième édition de l’initiative FM-After Work s’est tenue chez GSK à Wavre où le métier de Facility Manager a été étudié sous la loupe.


DAY

9 FÉVRIER 2017 BRABANTHAL LOUVAIN

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9 FÉVRIER 2017

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« Un poste de travail moderne devient essentiel dans la stratégie d’entreprise » Orgatec franchit le cap des 56.000 visiteurs

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rgatec est leader mondial dans l’équipement de bureaux. 56.000 visiteurs issus de 118 pays se sont rendus à Cologne entre le 25 et le 29 octobre pour découvrir les dernières tendances dans le domaine de l’aménagement et la gestion des bureaux et des projets. Vitra a organisé une visite exclusive pour une trentaine de membres IFMA Professionals. Le fabricant de meubles suisse a fait impression avec un hall complet ‘Work’ aménagé comme un espace d’exposition.

671 exposants issus de 40 pays ont présenté leurs dernières innovations à Orgatec : du mobilier jusqu’aux solutions d’éclairage, des revêtements de sol, des solutions acoustiques et des technologies pour les salles de réunion. Les organisateurs ont noté cette année une augmentation du nombre de visiteurs de 10 pourcents. Plus de 50% d’entre eux provenaient d’autres pays et le salon attiré un large public. Pour Katharina C. Hamma (Koelnmesse Chief Operating Officer), c’est la preuve que le poste de travail moderne devient essentiel dans la stratégie d’entreprise  : «  Le thème ‘Creativity works – New visions of work’ était le fil rouge du salon. Nous nous sommes développés en un hotspot créatif dédié à l’environnement de travail moderne. Nous remarquons qu’à côté des architectes et des concepteurs, de plus en plus de decision makers veulent introduire des concepts de postes de travail novateurs. » Au salon, l’accent était mis sur le travail

d’équipe et la flexibilité. Les solutions assis-debout font leur percée. Un bon nombre d’exposants ont présenté des concepts holistiques pour répondre aux exigences de l’environnement de travail collaboratif et numérique. Cela se reflète dans une variété de meubles ou de systèmes flexibles qui intègrent le réseautage, tout en tenant compte de la vie privée, du bien-être et de la santé des travailleurs. Et cela va plus loin que le bureau ou la chaise : la couleur, la lumière et l’acoustique sont cruciaux. On intègre de plus en plus de technologies dans le poste de travail. Nous avons ainsi découvert des chaises équipées d’une fonction de ventilation et de chauffage. Vitra donne une image polyvalente du ‘Work’

Vitra était présent à cette édition avec un hall complet aménagé comme un espace d’exposition. Plusieurs concepts innovants étaient rassemblés sous le déno-

minateur ‘Work’. Le fabricant de meubles suisse aspire à une vision holistique des environnements de bureau et avait invité, dans ce cadre, plusieurs entreprises de design, d’architectes et technologiques à partager cet espace d’exposition. Une image polyvalente a ainsi pu être donnée de l’environnement de travail contemporain avec une vaste gamme de produits, d’éléments spatiaux et de concepts de meubles. Le projet a été conçu tel un environnement inspirant, une perspective globale pour les architectes, les designers et les décideurs. Le thème du Collage Office – perçu comme un mix individuel de produits, de formes, de couleurs et de matériaux – occupe une position centrale. D’après Vitra, il existe autant de collages différents qu’il y a de personnes, et autant de Collage Offices qu’il y a d’entreprises. Wim Content (head of sales office Benelux Vitra), à propos de la réflexion des entreprises qui veulent évoluer : «  Le monde change, nous sommes aujourd’hui dans la quatrième révolution industrielle. Les

Est-ce la fin du bureau ? Non, il est plus pertinent que jamais et tourne autour du sentiment de rentrer chez soi, mais au bureau. - Wim Content, head of sales office Benelux Vitra

01. 671 exposants issus de 40 pays ont présenté leurs nouveautés à Orgatec 02. Une grande attention est portée au bien-être et à la santé des travailleurs (couleur, lumière, acoustique)


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entreprises achètent autrement, nous en sommes bien conscients. Nous voulons rendre nos concepts réalisables pour les nouvelles entreprises mais aussi pour les valeurs sûres. A Orgatec, nous avons travaillé quatre thèmes. Le premier, le bureau nomade, illustre des collaborateurs qui n’ont plus de poste fixe. Des grandes tables, un chargement sans fil, plus d’écrans ni de tiroirs… autant d’éléments caractéristiques du travail nomade. Un coin salon n’est pas un lieu de repos mais sert à discuter. A côté de cela, il y a assez d’espace pour s’isoler et travailler

« Fixé sur l’acoustique et les bureaux assis-debout » Martine Blomme (Office Manager Ageas) : « Lors de ma visite à Orgatec, j’ai surtout recherché des solutions dans le domaine de l’acoustique et des bureaux assis-debout. Nous voulons plus nous focaliser sur le mouvement et avons déjà acheté quelques bureaux assis-debout chez Vitra pour notre projet d’essai. A côté de cela, je recherche tout ce qu’il est possible de faire en acoustique. Nous travaillons partiellement avec des bureaux ouverts au sein desquels des équipes interactives travaillent parfois en silence, ce qui peut poser des problèmes d’acoustique. J’ai découvert au salon qu’il existe de nombreuses solutions. On peut travailler de manière très créative : j’ai vu de belles formes ludiques, des panneaux suspendus, et autres. »

« Ne rien faire, c’est reculer »

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Bart Nys (Responsable Services généraux – Facility, Corona Direct) : « Nous prévoyons un déménagement et nous voulons introduire le concept de la nouvelle manière de travailler. Nous sommes donc intéressés par les concepts globaux et Orgatec fut l’occasion idéale de trouver de l’inspiration. Il y avait énormément de choses à voir, parfois similaires. L’offre de Vitra saute aux yeux avec des produits durables, ergonomiques et très design. Qu’est-ce que nous estimons important ? Comment construire un poste de travail idéal dans un contact center ? Comment gérer l’acoustique, car environ deux-tiers de notre personnel est en contact téléphonique avec le client. Comment faire le bon choix et quelle est l’entreprise qui peut nous aider et proposer l’expertise utile ? Nous n’avons pas retrouvé certaines innovations au salon. Comme l’aménagement de bureaux et de chaises conformément à la personne qui introduit le badge. Ou, dans le cadre du partage du poste de travail : un contrat de nettoyage pour les chaises de bureau. »

« La tendance est à l’usage multifonctionnel d’un meuble » Nele Deprez (Directeur Service accommodation, Provinciehuis Boeverbos, West-Vlaanderen)  : «  L’usage multifonctionnel d’un meuble est une tendance flagrante. Un bureau peut par exemple être rapidement converti en un poste vertical et un siège. Au sein de l’activity based workplace, les différentes zones n’auront plus de fonction claire mais elles seront multifonctionnelles. Dans le cadre des projets d’aménagement futurs, mon collègue Bart Persyn et moi-même avons regardé le mobilier pour les salles de réunion, les unités de concertation mobiles et les solutions acoustiques dans un environnement de bureau. Le fait d’avoir pu découvrir l’offre de divers fabricants en une journée nous a permis de pouvoir comparer les fonctionnalités et d’obtenir les données de contact utiles. Ce fut aussi une occasion de rencontrer nos propres fournisseurs, de découvrir leurs nouveautés et d’entretenir de bons contacts. »

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de manière concentrée. Une entreprise qui veut rester compétitive doit investir dans des nouveaux travailleurs de connaissances, lesquels sont particulièrement actifs dans le domaine numérique. Le second thème - ‘rentrer au bureau’ – est un retour au contact personnel. Est-ce la fin du bureau ? Non, il est plus pertinent que jamais et tourne autour du sentiment de rentrer chez soi, mais à l’entreprise. Le bureau de style studio – avec des salles de réunion acoustiques, des valves à idées, des bureaux assis-debout, des meubles de bureau avec des structures mobiles et modulaires – faisant office de maison sûre, est un facteur constant dans la dynamique fluctuante de la vie professionnelle. Le troisième thème est la cafétéria qui joue un rôle permanent au bureau. Tout est travail. La cafétéria est un lieu de rendez-vous. Enfin, nous avons exposé le ‘Garage spirit’ dont le message est la rapidité et l’efficience dans le développement et le renouvellement. On prend un ‘stooltool’ ou on travaille à une table sur roues pouvant être transformée en siège. Notre objectif est de remettre les multiples façons de travailler en question. »

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Par Tilly Baekelandt

La prochaine édition d’Orgatec aura lieu du 23 au 27 octobre 2018. www.orgatec.com

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03.‘Rentrer au bureau’ ou le retour au contact personnel. (Photo: Vitra) 04.Le ‘garage spirit’, à l’opposé d’un bureau classique, est un concept innovant, fonctionnel et esthétique qui répond aux besoins des entreprises hautement technologiques. Ces entreprises doivent pouvoir offrir un poste de travail attrayant, pratique et créatif aux jeunes recrues, mais aussi s’adapter aux changements dynamiques dans leurs structures de bureau. (Photo: Vitra) 05. Vitra a notamment présenté à Orgatec son nouveau système de table de bureau modulaire CDS, pouvant être utilisé dans plusieurs configurations : comme table individuelle, comme cluster pour plusieurs postes de travail, comme grande table de travail ou de réunion dans diverses dimensions. Toutes les tables sont disponibles à une hauteur fixe ou réglable manuellement ou avec des solutions assis-debout à réglage électrique. (Photo : Vitra) 06. Cyl est tout le contraire d’un environnement de travail froid et technique, et se veut être un havre de paix et de force par la focalisation sur la tradition. (Photo: Vitra)


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PRODUCT SPOT

Smart Safety Link simplifie les problèmes de sécurisation

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oupler une centrale de détection d’incendie à un dispositif d’alarme vocale ? Il s’agit là souvent d’un défi de taille pour le gestionnaire d’infrastructure, le responsable de la sécurité ou l’installateur. Avec son nouveau système Full IP baptisé Smart Safety Link, Bosch se targue d’avoir trouvé la solution définitive à ce genre de problèmes. Cette solution est économiquement intéressante et, plus important encore, elle réduit fortement le risque d’erreurs à l’installation.

Avec Smart Safety Link, Bosch lance un nouveau type d’interface entre centrales de détection d’incendie et dispositifs d’alarme vocale (pouvant produire une alarme sonore puissante). « Il y a quelques années, nous avions déjà commercialisé une telle solution sur base du standard RS232 (pour communication de données sérielles binaires), mais cela concernait les applications bas de gamme. Aujourd’hui, nous proposons une solution qui est aussi valable pour le segment haut de gamme  », explique Kristof Vandenberghe (global product manager Fire & Evacuation chez Bosch Security Systems). « Cette revalorisation a été possible parce que le nouveau système est entièrement basé sur IP. Nous sommes les premiers à commercialiser un tel produit. » Un seul câble de réseau

Le protocole IP simplifie considérablement la tâche de l’installateur. « Qui, jadis, voulait coupler ces deux systèmes indépendants devait passer par tout un système de relais à contacts », poursuit Kristof Vandenberghe. «  Aujourd’hui, un seul câble de réseau suffit pour relier le dispositif d’alarme vocale à la centrale de détection d’incendie. L’installation du système est beaucoup plus simple, plus rapide et

plus sûre qu’avant. En effet, câbler toute une série de relais à contacts augmentait fortement le risque de se tromper. Notre solution élimine ce facteur d’incertitude et fait gagner pas mal de temps à l’intégrateur lors des travaux de couplage. » Lorsqu’on compare les coûts de l’ancienne et de la nouvelle solution, on remarque bien vite que Smart Safety Link est plus avantageux. «  C’est vrai qu’il faut une licence pour notre système, mais ce poste est amplement compensé par tous les avantages  : finis les relais, installation plus rapide et beaucoup moins d’entrées à prévoir sur le dispositif d’alarme vocale en comparaison avec les autres systèmes. » Trois systèmes d’alarme

Grâce à cette solution, Bosch donne incontestablement le ton sur le marché de la sécurisation. « Nous constatons que certains de nos collègues-concurrents ont racheté des spécialistes en alarme vocale pour pouvoir réaliser quelque-chose de similaire. Mais nous sommes de toute façon bien placés pour offrir une sérieuse plus-value au client en lui proposant un réseau complet de centrales de détection d’incendie, réseau où chaque centrale se voit couplée à une alarme vocale. Nous pouvons coupler ces centrales à un de

nos trois systèmes d’alarme au choix (Plena VAS, Preasideo et PAVIRO). » Cette innovation peut s’employer dans la sécurisation et la gestion infrastructurelle d’aéroports, de centres commerciaux, d’hôtels, d’immeubles de bureaux et de stades de football. «  En outre, le système peut suivre les éventuelles extensions futures de l’application d’origine sans qu’il faille installer des câbles supplémentaires. Peu importe le nombre de zones d’évacuation ou le nombre de messages préenregistrés qui doivent pouvoir être diffusés. De plus Smart Safety Link se prête tout aussi bien aux systèmes PA existants, certifiés EN54. À l’installation, on peut se servir du matériel existant pour épargner au client certains frais inutiles (comme l’installation de nouvelles sirènes, par exemple). » Investir dans Smart Safety Link, c’est prévoir l’avenir. « Dans de nombreux pays, les dispositifs d’alarme vocale sont déjà obligatoires, pas encore en Belgique. Mais la rédaction de la nouvelle norme (pr)NBN S21-111-1, actuellement en cours, est un premier pas dans cette direction pour notre pays.», affirme Kristof Vandenberghe en guise de conclusion. (Par Bart Vancauwenberghe)

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NOUVEAUX MEMBRES

« L’IFMA peut offrir un support en portant de l’attention aux idées novatrices et aux tendances, et en travaillant à la résolution de problèmes. Je pense aux thèmes comme ‘Des bornes de chargement dans mon entreprise, qui paie ?’, ‘L’externalisation, est-ce aussi externaliser les émissions de CO2?’ et ‘Les actions de sensibilisation stimulantes à l’environnement dans mon entreprise. Par où commencer ?’ Peter Heck (FAC sustainability manager, BNP Paribas Fortis SA/NV)

« L’IFMA constitue pour notre (petite) entreprise le porte-parole idéal pour rendre notre philosophie ‘the greater good’ plus publique mais aussi plus négociable. Les connaissances et les opinions des professionnels offrent beaucoup plus de possibilités aux utilisateurs et aux payeurs. » Kris Vanrenterghem (Administrateur Consilitech BVBA)

« J’estime qu’il est important que l’IFMA puisse permettre l’échange d’idées entre les futurs Facility Managers et les actuels. En amenant une réflexion critique, ils peuvent élaborer une stratégie spécifique et créer un processus plus efficient et plus effectif au sein de l’organisation. » Giovanni Michiels (étudiant en deuxième année de Facilitair Management, Odisee Gent)

« Le secteur hospitalier est imprégné de services Facility. J’espère surtout recevoir de l’information sur les évolutions et les formations au sein du FM. » Christophe Arnould (Responsable département Infrastructure & Technique, Clinique Saint-Pierre)

« Opisense aide les Facility Managers à gérer les bâtiments et les installations efficacement. Via les événements de l’IFMA, j’ai eu un contact avec ce groupe de travail. Les partenaires commerciaux sont aussi impliqués et donc toutes les parties sont au courant par voie informelle de ce qu’il se passe sans le secteur du Facility Management. » Ina Averhals (Business Development Manager Opinum S.A.)

« Je perçois via mon affiliation la possibilité d’étendre mes connaissances dans la pratique et d’établir de nombreuses connexions avec des Facility Managers expérimentés et/ou des prestataires de services. Rester au courant de ce qu’il se passe via le magazine numérique et les newsletters me paraît essentiel. J’aimerais aussi rencontrer des personnes pour élaborer des projets. » Tom Deloose (directeur général Kunstacademie Ieper)

« Nous sommes devenus membres suite aux remises accordées aux formations organisées par l’IFMA. Nous voulons avoir d’autres idées pour mieux aider nos clients. Nous espérons que l’association rassemble les Facility Managers et les prestataires de service. L’IFMA et ses membres peuvent toujours me contacter en cas de question. Si mon expertise permet d’y répondre, je n’hésisterai pas un seul instant. » Philippe Vande Velde (Manager Encovan)

« Avec cette quatrième révolution industrielle (Internet des Objets), je trouve qu’il est très important de se tenir au courant des derniers développements en continu. J’attends de l’association qu’elle propose un forum international d’échange et de développement ainsi que des possibilités de formations. Je remarque que ces ingrédients sont déjà bien présents et c’est cela qui m’a motivé à m’affilier. » ir. Dirk Smeyers (partner Expense Reduction Analysts)

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“ Notre savoir-faire est un maillon essentiel. ” Mohamed Temsamani, Contract Manager chez UCB Anderlecht et Braine-l’Alleud

« Je coordonne tous les services facilitaires fournis par ISS chez UCB. » dit Mohamed. « Grâce a nos services, chaque collaborateur UCB peut donner le meilleur de lui-même au service de la qualité des remèdes thérapeutiques destinés au monde entier. » Ce professionnalisme reflète le caractère d’ISS – un demi-million de personnes dévouées, qui proposent à vos collaborateurs des services taillés sur mesure avec la force de l’Human Touch. Tout cela pour mieux développer vos affaires. FACILITY MANAGEMENT

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