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Bureau de dépot Ostende X - P 918486 - Périodique trimestriel - Editeur responsable.: Filip Cossement - Bld. des Canadiens 118 - B-7711 Dottignies

ANNEE 2 - AVR - MAI - JUIN 2016

magazine 06

JO U RNAL F OR THE FACI LI T Y M AN AGER

Projet de benchmarking FaKL:

PREMIERS RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE


La croissance de votre entreprise passe par un café de qualité Découvrez la puissance de Nespresso pour votre entreprise Nespresso est réputé pour créer des moments gourmands à la maison. Mais les amateurs de café veulent vivre la même expérience hors de chez eux. C’est pourquoi Nespresso Business Solutions a développé un système incomparable pour vos clients et vos employés, par le biais d’une solution sur mesure adaptée à votre entreprise.

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CONTENU

20 Projet de benchmarking FaKL : premiers résultats de l’enquête

«

Adaptez la prestation de services aux possibilités et aux manquements du bâtiment. Ne faites pas de propositions que vous ne pourrez pas tenir.

«

Anne-Sophie Dierickx – Het Facilitair Bedrijf

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24 Table ronde Projet de benchmarking FaKL : la voix de la pratique

40 Reportage photos Facility Awards – Facility Manager of the Year 2016

31 Catering Un congrès sur ‘L’avenir du catering’

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News

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Column Young IFMA

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Smart Building - Smart Home Congress Seminaire-débat Mobilité: l’engorgement ?

Livres 44 ’Zitten is het nieuwe roken’ 46

Nouveaux membres

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PREFACE

Chers membres, Chers/Chères collègues Facility Managers, Tous les deux ans, l’association professionnelle IFMA élit le Facility Manager of the Year lors de sa grand-messe, les Facility Awards. Cette année, c’est Guy Vanhoorde de la Ville de Gand qui est mis à l’honneur. Dans son allocution de remerciement, Guy a insisté sur le fait que le Facility Management est avant tout un travail d’équipe, et il a donc chaudement félicité toute l’équipe facility de la Ville de Gand. Vous pouvez découvrir le reportage photos des Facility Awards dans ce FM-Magazine. L’année prochaine, nous repartirons à la recherche du meilleur Facility Management Project of the Year. Mais nous lançons dès aujourd’hui un appel à toutes celles et ceux qui peuvent rentrer un projet. La reconnaissance au sein du monde facilitaire est une incitation indéniable pour se lancer à fond dans la compétition !

Colophon Periodicité: Trimestrielle Rédactrice en chef: Tilly Baekelandt tilly.baekelandt@fcomedia.be T + 32 (0)56 33 42 72 Redaction: Valérie Couplez, Bart Vancauwenberghe, Koen Vandepopuliere Publicité - conseil: Karl Bossuyt T +32 (0)475 386 204 karl.bossuyt@fcomedia.be Editeur responsable: Filip Cossement Boulevard des Canadiens 118 B-7711 Dottignies Conception graphique: marieke.veys@fcomedia.be Nederlandse versie op aanvraag Aucune partie de cet ouvrage ne peut être reproduite et/ou publiée par impression, photocopie, microfilm ou de quelque manière que ce soit, sans accord écrit préalable de l’éditeur. Les articles signés n’engagent que la responsabilité de leur auteur. Le contenu des publicités n’engage que la responsabilité des annonceurs. L’éditeur se réserve le droit de refuser d’insérer les publicités proposées.

Membre de l’union des editeurs de la presse periodique.

La mobilité est plus que jamais un thème qui ne laisse personne indifférent. De l’utilisateur aux pouvoirs publics, tout le monde est préoccupé par la congestion du trafic autour et dans les grandes villes. C’est une question complexe, et c’est pour cette raison que l’IFMA a organisé une après-midi débat lors du salon Realty en mai dernier. Un compte rendu de ce moment est publié dans cette édition. L’événement catering, où l’avenir de la restauration est passé sous la loupe, est aussi très apprécié par le monde facilitaire. Vous pourrez lire dans ce numéro un résumé des présentations les plus inspirantes. Enfin, la formation permanente est l’une des pierres angulaires de notre association professionnelle, et nous sommes dès lors très heureux de vous annoncer que l’IFMA – outre ses formations d’une demi-journée et les formations post-graduat à l’Odisee et HEPL – lance dès le mois d’octobre un Master Class Strategic Facility Management en collaboration avec l’Antwerp Management School (AMS). La langue véhiculaire de ce master class est l’anglais et il aura lieu en alternance à Bruxelles et à Anvers. Allez sur le site web et laissez-vous convaincre par la brochure de présentation de cette offre unique dans le domaine de la formation pour notre secteur.

Bonne lecture ! Jean Morren Président IFMA

Contact us: Directeur Mieke Loncke T. 02 424 12 80 M. 0485 69 77 93 mieke.loncke@ifma.be Office Manager Muriel Walter T. 02 424 12 80 M. 0468 13 81 25 secretary@ifma.be

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NEWS

Facilicom remporte le EMC GREF award

L’équipe Facilicom a remporté pour la 2ème année consécutive le prix GREF chez EMC. L’an dernier, elle a remporté le prix dans la catégorie Teamwork, cette année dans la catégorie Service Excellence. Le jury a choisi Facilicom à l’unanimité : «Nous sommes impressionnés par la profondeur et la finesse des services prestés pour atteindre de cette manière le client interne dans différents pays. Il y a clairement une passion, la foi et une joie présentent dans tous les aspects des services fournis ».

Agenda Young IFMA Café Bruges 08 aoüt 2016, Bruges Demi jour de formation: Building Information Modeling - BIM (français) 07 septembre 2016, Diegem Salon du facilitaire 14-15-16 septembre 2016 Antwerp Expo, Anvers 7e Freestone Facility Cycling Tour 15 septembre 2016, Overijse Formation de jour Le FM durable 21 septembre 2016, Diegem Demi jour de formation: Nouveau concept réseau pour la convergence IP (français) 28 septembre 2016, Diegem Smart Buildings from Hype to Value 29 septembre 2016 Art & Design Atomium Museum, Bruxelles FM after work 11 octobre 2016, GSK - Waver Formation de jour Le FM durable (français) 12 octobre 2016, Diegem Visite de Orgatec avec Vitra et IFMA 27 octobre 2016 Koelnmesse, Köln

= IFMA-events

www.facilicom.be

Initial propose un «lavage sans eau»

Initial est la première entreprise d’Europe à proposer un « lavage sans eau  » des vêtements de travail. En effet, sa laverie établie à Lokeren – la plus grande laverie industrielle de vêtements de travail du pays – va utiliser à partir d’avril une nouvelle machine révolutionnaire qui lave le linge avec du gaz carbonique liquide (LCO2). Cette technique innovante est une excellente nouvelle pour la durée de vie des vêtements de travail, la santé du personnel et l’environnement. Le nouveau procédé de lavage convient aussi bien aux vêtements de travail industriels qui doivent respecter des critères de sécurité spécifiques qu’aux vêtements du personnel en contact avec les clients (portés dans des magasins ou des bureaux). www.initialservices.be

Un MIPIM Award pour AXA Treurenberg

L’immeuble de bureaux d’AXA Investment Managers a en effet été reconnu à Cannes comme ‘projet écologique le plus innovant’. Pour réaliser ce premier bureau zéroénergie de notre capitale, l’équipe de construction rassemblée autour de Assar Architects, VK Engineering, l’entrepreneur général DEMOCO et AXA Investment Managers a dû appliquer les technologies les plus avancées. L’intégration des énergies renouvelables dans l’immeuble passif est le résultat d’une réflexion architecturale : les façades et une partie du toit ont été recouvertes avec des panneaux solaires à haute performance. Le bâtiment a reçu une certification d’excellence BREEAM. www.democo.be

Une étude le révèle : voici comment les employés sont les plus productifs

Les employés qui travaillent spécifiquement à une activité (AGW) indiquent être plus productifs (65%) et plus fiers de leur environnement de travail (82%) que ceux qui ne le font pas. Il est primordial que les employés puissent adopter le bon comportement à la mobilité et choisir leur espace de travail en fonction de leur activité. C’est le résultat de l’étude mondiale d’un an que Leesman a réalisé en collaboration avec IFMA Suède auprès de 70.000 répondants de 675 bureaux. Chez AGW, les employés n’ont plus de poste de travail fixe mais ils optent pour une place qui correspond à l’activité qu’ils veulent effectuer à ce moment-là. www.leesmanindex.com


NEWS

Armstrong présente sa Galerie Photos

SUMI Smart & Connected Buildings

A Courtrai, il y avait deux des équipes d’ingénieurs les plus expérimentées en matière de bâtiments intelligents et connectés en Belgique. Pour objectif, les bâtiments tertiaires : gares, bureaux, écoles, magasins, centres commerciaux, centres sportifs, centres culturels. Au sein du même groupe, ELEKTRO.MAT et DOMOTIC.LOUNGE. L’efficacité énergétique pour le confort de tous est au centre de ses préoccupations depuis 20 ans. Ils ont lancé récemment une nouvelle marque  : SUMI Smart & Connected Buildings. Hannelore Verdonckt (CEO Sumi)  : «  Le nom Sumi est en effet le résultat d’une mise en connexion de tous les appareils, et donc de toutes ses intelligences dans nos bâtiments. » www.sumismart.com

Armstrong Ceiling Solutions expose dans sa Galerie Photos en ligne de nombreuses applications provenant du monde entier. Quelque 300 projets représentant des plafonds aux formes les plus diverses peuvent être visionnés en détail. Pour chaque idée, une solution est proposée en fibre minérale, bois ou métal. Par ailleurs, chaque matériau possède une variante flottante qui attire encore plus l’œil, comme par exemple les plafonds ilots flottants ou les modèles Baffles placés verticalement. Chaque système de plafond est agrémenté des caractéristiques informatives quant à son utilisation. http://bit.ly/ArmstrongProjectgalerij

ISS: Le plus grand barbecue jamais vu

Le 28 mai 2016 a eu lieu, au Domaine récréatif provincial De Schorre à Boom, la 2ème édition du THX day, une journée familiale où 30 petites et grandes entreprises participent et où, au total, 10.000 collaborateurs sont présents avec leur famille. ISS Catering et ses 300 collaborateurs ont préparé pour les invités un barbecue délicieux et raffiné, sans doute le plus grand que la Belgique ait connu. Au total, 26 grands barbecues, 4.400 kg de légumes, 1.200 litres de sauces et 15.000 brochettes ! www.be.issworld.com

LUCTRA® FLOOR OFFICE éclaire le poste de travail tout entier

LUCTRA® de DURABLE enrichit sa gamme de lampes leds de table, de lampadaires et de baladeuses en y ajoutant une innovation supplémentaire. Le nouveau LUCTRA® FLOOR OFFICE se destine spécifiquement aux bureaux comptant un ou deux postes de travail et aux open spaces modernes. Il combine une qualité de lumière biologique supérieure et un design minimaliste. L’appli VITACORE® APP applique les découvertes les plus récentes de la recherche en matière de Human Centric Lighting. Les leds hautes performances des lampes LUCTRA combinent une durée de vie de plus de 50.000 heures, une faible consommation, et sont tamisables sans scintillement. www.luctra-be.com

BeComfort présente un nouveau confort acoustique

BeComfort lance une alternative abordable pour les architectes, les créateurs d’intérieurs et les entreprises à la recherche de plafonds et de cloisons acoustiques à la fois durables et esthétiques. Les Echopanels sont fabriqués en PET issu à 60% de bouteilles de soda et d’eau recyclées. Les panneaux insonorisants résistent aux chocs et sont si solides qu’aucun châssis en aluminium n’est nécessaire pour leur finition. Les panneaux de plafond ou muraux peuvent aussi être réalisés en formes et couleurs diverses, avec ou sans motif imprimé. www.becomfort.be/echopanel/

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NEWS

Silversquare mfait appel au crowdlending via Look&Fin

Silversquare SA, le pionnier belge de la mise à disposition de bureaux partagés et flexibles, fait appel au crowdlending via Look&Fin. Ceci, afin de financer l’ouverture de son troisième espace de co-working de la nouvelle génération au centre de Bruxelles. Le groupe recherche 400.000€ sur la plate-forme de financement Look&Fin. Les 400.000€ recherchés vont servir à financer les travaux d’aménagement du nouvel espace. Le besoin global de financement de Silversquare s’élève à 1.2 M€ pour mener à bien l’opération. Un financement bancaire de 500.000€, 150.000€ via le bailleur et 150.000€ d’auto-financement viendront compléter cette opération de crowdlending pour atteindre le montant total nécessaire.

PassiefhuisPlatform devient Pixii

C’est en 2002 que la vzw Passiefhuis-Platform a lancé le concept de maison passive comme fleuron d’une construction neutre en énergie. Après 15 ans d’activité, Passiefhuis-Platform change de nom et devient Pixii (présentation officielle le 20 juin), Kennisplatform Energieneutraal Bouwen. « Avec ce nouveau nom et ce nouveau logo, nous voulons donner plus de force à notre concept. Nous ne tournons pas le dos à la norme de construction passive, bien au contraire. C’est justement grâce aux connaissances acquises au fil des ans que nous sommes aujourd’hui le partenaire idéal pour conseiller tous les acteurs du bâtiment et les aider dans la transition vers une société durable », a expliqué Els Vanden Berghe (coordinatrice générale). www.pixii.be

Siemens lance de nouveaux services énergétiques

Sous le thème « Make your building more livable  », Siemens a présenté l’ensemble de son offre dédiée au confort et à l’efficacité énergétique des bâtiments au salon Light + Building. Les services énergétiques visant à améliorer les performances et l’efficacité énergétique des bâtiments y seront mis en avant. Siemens a choisi ce salon pour lancer son offre de services élargie «  Navigator powered by Sinalytics ». www.siemens.com

www.lookandfin.com www.silversquare.eu Sabine Thuysbaert CEO Vendor

Iron Mountain acquiert Recall

Iron Mountain, un acteur mondial dans le domaine du stockage et des services d’information, annonce l’acquisition de son collègue sectoriel Recall. L’acquisition a principalement eu lieu via un échange d’actions d’une valeur de deux milliards de dollars américains (1,75 milliard euro). Iron Mountain a accueilli les membres de la direction de Recall, Neil Chatfield et Wendy Murdock, au conseil des commissaires et a contribué à la nomination des deux à la direction lors de la réunion des actionnaires du 17 juin 2016. www.ironmountain.nl

Tork présente la nouvelle génération de distributeurs SmartOne®

Non seulement le design mais aussi la fonctionnalité caractéristique du SmartOne® a été amélioré et affiné. La nouvelle génération est ainsi dotée du système Tork EasyCubeTM intégré qui s’appuie sur des capteurs pour donner des informations en temps réel sur le nettoyage et le remplissage du distributeur. Caractéristiques: moins de gaspillage, une meilleure hygiène, une conception robuste, nettoyage et remplissage aisés, les capteurs intelligents transmettent des informations en temps réel. www.tork.be www.sca.com

Depuis le 1er mai, Sabine Thuysbaert a été nommée Directeur Général de Vendor Holding. Thuysbaert était depuis le 1er octobre 2012 Country Director au sein de Vendor Belgique & Luxembourg. Sous sa direction et malgré un marché difficile, l’entreprise Belge a connu une excellente progression ainsi que la démarche pour le développement du marché en Wallonie et le Luxembourg. Avec ce choix pour Thuysbaert, le Conseil de Surveillance tient à souligner l’intention d’une continuation de sa politique entamée. www.vendor.be


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« Dans le secteur facilitaire, nous ne parlons pas de difficultés mais de défis » Anne-Sophie Dierickx – Het Facilitair Bedrijf

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e parcours professionnel d’Anne-Sophie Dierickx (36, Facility Manager Arenberg, Ferraris, Marché aux herbes et Martelarenplein - Het Facilitair Bedrijf) est remarquable. Diplômée en Education physique, c’est auprès d’une agence événementielle qu’elle a pris goût à la gestion des bâtiments. Quelques années plus tard, la voilà prête pour de nouvelles responsabilités et de grands projets. En août 2014, elle saisit sa chance et entre comme responsable de site chez Het Facilitair Bedrijf, qui annonce une réorganisation en septembre 2015 : « La restructuration a donné plus d’intensité d’action et de responsabilités au Facility Manager. »

Het Facilitair Bedrijf propose un support professionnel (immobilier, projets de construction, hébergement, catering, nettoyage, achats, logistique, impression, TIC, gestion de l’information) aux entités de l’Autorité flamande. Les cabinets des ministres du gouvernement flamand, les départements et les agences de treize domaines politiques (hébergés dans les bâtiments Arenberg, Martelaarsplein, Grasmarkt et Ferraris) sont ses clients. La Facility Manager Anne-Sophie Dierickx nous reçoit dans le bâtiment situé à la Martelaarsplein qui abrite le cabinet du ministre-président flamand. Dans la salle de presse, elle nous montre le nouveau logo 3D qui représente la Flandre. Il a été développé par Het Facilitair Bedrijf en collaboration avec le Département Chancellerie et Gouvernance publique. Le logo est porté par les citoyens sous la forme d’une centaine de figurines miniatures de 3-4 cm de haut, qui représentent la coupe transversale de la société flamande. Anne-Sophie Dierickx ne perçoit pas comme une limitation le fait de ne pas avoir opté pour une formation FM lors de ses études : «  Je peux compter sur le soutien et l’expertise de plusieurs départements. De plus, mon employeur prévoit une offre diversifiée de formations internes et externes. Nous avons énormément de connaissances en interne, il n’est pas toujours nécessaire d’aller les chercher à l’extérieur. Partager des expériences entre collègues est une plus-value indéniable. Ma meilleure école est encore et toujours de relever des défis sur le lieu du travail et d’élaborer la meilleure solution. »

Plus d’intensité d’action par la réorganisation

Comme il n’était pas évident jadis pour les clients de savoir à qui ils devaient s’adresser, la réorganisation a fait place à une organisation plus transparente et simplifiée, où le FM a reçu une plus grande intensité d’action. Le 18 avril dernier, les fonctions de responsable de site et de manager régional ont été abandonnées, et 6 Facility Managers ont été mis en place. Chaque FM est responsable d’un cluster d’au moins deux bâtiments, au sein duquel on trouve 1 coordinateur de bâtiment par bâtiment, 1 gestionnaire technique par bâtiment, 1 chef catering par bâtiment, 1 responsable de chantier de nettoyage par bâtiment, complété par des collaborateurs logistiques et une équipe pour la réception et l’expédition. Le cluster d’Anne-Sophie Dierickx compte environ 100 collaborateurs : «  Au sein de l’organisation, on a rayé un niveau et on a donné plus de vigueur, de solidité financière et de liberté au niveau stratégique. Avant, d’autres départements décidaient des budgets. Aujourd’hui, nous pouvons – nous les FM – prendre des décisions liées aux compétences et aux finances. Et je veille à réagir rapidement. » Un élément frappant pour un secteur qui reste tout de même un monde d’hommes est que quatre des 6 Facility Managers sont des femmes. Un précurseur, Het Facilitair Bedrijf  ? Anne-Sophie Dierickx  : « Nous visons l’équilibre. Je ne ressens pas le fait d’être dans un monde d’hommes. Grâce aux connaissances spécifiques des autres départements, nous ne devons pas être des techniciennes. En tant que Faci-

« Coachez vos collaborateurs, impliquez-les dans les décisions et veillez à une approche stratégique lors de changements. » 01. Anne-Sophie Dierickx (Facility Manager Arenberg, Ferraris, Grasmarkt et Martelaarsplein - Het Facilitair Bedrijf) : « Grâce à la réorganisation, le Facility Manager a reçu une plus grande intensité d’action, de la solidité financière et une liberté au niveau stratégique. » 02. Het Facilitair Bedrijf a développé, en collaboration avec le Département Chancellerie & Gouvernance publique, un nouveau logo en 3D qui représente la Flandre.

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lité intégrale et l’optimalisation poussée des mesures permettant d’économiser l’énergie sont autant d’aspects importants d’une gestion de bâtiments. A côté de cela, Anne-Sophie Dierickx veut faire connaître le système FMIS aux clients et aux utilisateurs et les convaincre de les utiliser : «  Les collaborateurs hébergés dans les bâtiments du gouvernement flamand peuvent transmettre, via le portail Facilipunt, des notifications, des questions, des plaintes et des compliments concernant la prestation de services facilitaires que nous proposons. L’utilisation de cet outil est du pur win-win pour les collaborateurs et le Facility Manager : il permet de suivre correctement les notifications, d’avoir une communication claire et de garantir la prestation de services. Dans le secteur facilitaire, nous ne parlons pas de difficultés mais de défis. Nous ne pouvons pas toujours formuler rapidement une réponse, mais on fait la différence quand vous dites que vous êtes occupé et que vous ne laissez pas le client en plan. »

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« D’ici le prochain remaniement de cabinet, je veux disposer d’un script parfait pour nos clients, qui répertorie toutes les tâches relatives à un bâtiment. » 04

lity Manager, nous sommes l’araignée au centre de la toile et nous veillons à ce que chacun se trouve. Nous sommes l’axe entre l’offre et la demande. Dans le cadre ma fonction, je garantis une prestation de services facilitaires orientée clients et une satisfaction maximale. » « Le FM de l’avenir est orienté client »

C’est ce que reflètent les projets gérés par Anne-Sophie Dierickx. En 2014, elle a dû relever un sérieux défi, quelques mois à peine après son entrée chez Het Facilitair Bedrijf : l’organisation et la coordination du remaniement du cabinet. «  L’ancien contrat de gestion sous-traité du bâtiment

ne correspondait plus à la mission. La surveillance et la prestation de services logistiques - notamment la gestion des déchets et du parking - ont été organisées de manière plus efficiente et orientée clients. Un remaniement de cabinet signifie aussi que le cabinet ne sait pas ce qu’il se passe dans le bâtiment. Mon objectif d’ici le prochain remaniement est d’avoir un script parfait qui répertorie toutes les tâches relatives à un bâtiment. » Actuellement, le réaménagement des étages et l’hébergement des clients dans le bâtiment Ferraris - suite à la sixième réforme de l’Etat - est à l’ordre du jour. La durabilité dans les restaurants, l’accessibi-

03. Pour la réception du bâtiment Arenberg, le choix s’est porté pour une zone multifonctionnelle ouverte, baignée de lumière naturelle. Un endroit parfait pour mettre l’art et la culture à l’honneur et comme élément de surprise. Des réceptions et des conférences peuvent y être organisées en dehors des heures de bureau. 04. Le coffee bar au bâtiment Boudewijn à Bruxelles (inauguré en décembre 2015). On peut y déguster un café fraîchement moulu, du thé ou des en-cas. D’autres coffee bars verront le jour dans plusieurs autres grands bâtiments dans le courant de l’année 2016. L’objectif est de stimuler la création, une autre manière de travailler, une pause ‘fika’ (café) et la créativité de manière informelle. 05. Dans le bâtiment de la Martelaarsplein, qui héberge le cabinet du ministre-président du gouvernement flamand Geert Bourgeois, une salle de presse moderne, avec réfectoire, a été aménagée pour accueillir les journalistes.


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Une grande attention est accordée au thème de la sécurité : «  Celle-ci est garantie mais nous continuons à la travailler. Pour le moment, on revoit nos procédures et nos propres directives de manière critique, et des adaptations ont lieu. Un scan de sécurité réalisé par un partenaire externe fournit des conseils supplémentaires et une proposition d’approche. » Un cadre budgétaire et politique

Au sein du gouvernement flamand, la législation sur les marchés publics doit être respectée, et le FM se heurte donc parfois aux limites du cadre budgétaire et poli-

tique. Anne-Sophie Dierickx : «  Suite à cela, vous perdez en partie la liberté de choisir des fournisseurs. Dans les contrats actuels, on ressent régulièrement cette restriction. La durée des autorisations est parfois aussi un frein à un commerce efficace. Le défi pour ne pas perdre votre crédibilité aux yeux de vos clients consiste à les informer rapidement. De plus, les clients dans un bâtiment commun n’ont pas toujours des intérêts communs. Il revient au FM d’arriver à une bonne solution intermédiaire. Il est important d’adapter la prestation de services aux possibilités et aux manquements du bâtiment. Ne faites

pas de propositions que vous ne pourrez pas tenir. » « N’oubliez pas le collaborateur individuel »

Anne-Sophie Dierickx joue un rôle HR actif dans le cadre de sa fonction : «  La mise en œuvre optimale, le pilotage et la motivation des membres de mon équipe est une condition sine qua de réussite. Grâce à mon expérience professionnelle précédente, j’ai pu développer et étendre mes compétences dans le domaine de la gestion des personnes. La recherche du bon collaborateur pour le placer au bon endroit, lui donner des chances d’élargir ses compétences, le faire participer au processus de réflexion mais aussi faire un travail de suivi et de continuité au sein du service facilitaire sont autant d’aspects prioritaires pour un FM. N’oubliez pas votre équipe et les collaborateurs individuels dans tous les processus opérationnels et stratégiques. Leurs performances et leurs contributions sont des maillons fondamentaux pour réaliser les missions et atteindre les objectifs. Coachez-les, impliquez-les dans les décisions et veillez à une approche stratégique lors de changements. Il n’y a pas de mauvais élèves, il n’y a que des mauvais professeurs. » (Par Tilly Baekelandt)

www.vlaanderen.be/facilitairbedrijf 05

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« La croissance de votre entreprise passe par un café de qualité »

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’expérience autour du café est plus actuelle que jamais : on déguste cet or noir tant à la maison qu’au travail. Dans les environnements de bureau, la pause-café devient une pause de détente et un moment de rencontre (informel). « En investissant dans du café Premium, vous montrez en tant qu’entreprise votre souci du bien-être de vos collaborateurs. La pause-café avec un bon café Premium stimule, outre la créativité, une meilleure atmosphère au travail et crée un moment de détente dans une journée de travail bien remplie. De plus en plus d’entreprises voient en Nespresso un outil de valorisation qu’elles intègrent dans leur stratégie HR. « Nous nous engageons plus que jamais à créer des solutions sur mesure », souligne Anthony Serrien (office channel manager chez Nespresso).

Proposer un café de qualité supérieure est une valeur ajoutée pour toute entreprise qui se respecte. « Investir dans Nespresso, c’est récompenser vos collaborateurs en soutenant leur bien-être avec un café de qualité », poursuit Serrien. « Comme ils ressentent ce sentiment d’appréciation, leur loyauté augmente et ils sont stimulés à donner le meilleur d’eux-mêmes chaque jour. Le café Premium apporte donc une contribution importante à la politique de rétention d’une entreprise. » Un manque de motivation et de loyauté entraîne des coûts importants (5 à 10 pourcents des coûts totaux de l’effectif). «  Les entreprises en sont généralement conscientes mais elles ont difficile à quantifier. Les collaborateurs loyaux et motivés mènent à des clients loyaux, ce qui contribue au succès commercial de l’entreprise. Par ailleurs, proposer un café Premium assoit l’image positive et la bonne réputation d’une entreprise. Les clients en visite ressentent ce bon sentiment lorsqu’on leur présente une tasse de café d’une marque dont la qualité est ‘top of mind’ pour tout le monde. »

Des solutions sur mesure

Nespresso propose les mêmes types de machines partout dans le monde. « Nous pouvons proposer la machine la plus adaptée à chaque lieu. Chaque appareil peut préparer nos 11 Grands Crus via les capsules plates (spécifiques au marché b2b) proposées en trois formats : ristretto (25 ml), espresso (40 ml) et lungo (110 ml). Les appareils sont très simples à utiliser et le mode d’emploi est toujours le même. Et comme chaque machine fonctionne selon le même procédé, le goût est garanti pour chaque tasse de café. » Une fois la touche de commande enfoncée, une pression de 19 bars est envoyée sur les capsules qui ne renferment que du café pur, torréfié et moulu. « Suite à cela, une crème onctueuse se forme à la surface, maintient la chaleur dans la tasse et ne libère les 900 arômes que lorsque l’utilisateur commence à déguster le café. C’est un processus totalement naturel. » Nespresso attache une grande importance au concept de durabilité. Le choix a ainsi été posé de conditionner le café dans des capsules en aluminium car c’est

le seul matériau qui peut être recyclé à l’infini. « Via les sacs de recyclage et les conteneurs, les capsules vides sont gratuitement enlevées chez les clients qui fournissent alors leur contribution au concept écologique. Nespresso mène aussi une politique de production durable. La marque achète son café directement chez plus de 60.000 paysans. Ceux-ci perçoivent 30 pourcents de plus que le prix du marché pour produire les meilleurs grains de café disponibles. » Une solution sur mesure est élaborée pour chaque client, laquelle se poursuit au service après-vente. Ce service est disponible en permanence par téléphone, par mail ou l’internet. Callexcell

Karin Van De Velde, CEO et propriétaire de Callexcell, est une des entreprises qui fait confiance à Nespresso. Ce contact center établi à Saint-Trond accorde une grande attention au confort de ses collaborateurs. « Chaque collaborateur reçoit une formation poussée pour le préparer à son travail. Des formations supplémentaires sont organisées régulièrement afin d’optimali-


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ser la qualité et le service de nos prestations de services. » Chaque collaborateur dispose de son propre casier et d’un casque et travaille donc avec son propre matériel, peu importe où il se trouve. Chaque personne reçoit aussi une propre place au parking privé et peut faire ses courses à pied pendant la pause de midi puisque les bureaux sont proches de nombreux magasins. » L’entreprise pense aussi à la santé de ses collaborateurs et met du café et des fruits gratuitement à leur disposition. Le choix de Nespresso n’est pas un hasard. « Cette marque place la qualité très haut  », explique Karin Van De Velde. « Les autres variétés de café se valent aussi, bien entendu. Jadis, nous avions une machine à café classique, mais nous avons remarqué que certains collaborateurs apportaient leur propre appareil Nespresso. Nous avons donc décidé d’acquérir deux machines Aguila. Nous ne nous sommes jamais plaints de cette décision. »

Evénement sur les machines à café Au printemps 2017, IFMA organisera un événement sur les machines à café auquel participera notamment Nespresso. De cette façon, IFMA offre l’opportunité de rencontrer et de mieux connaître, en quelques heures, les acteurs majeurs de ce marché. Les Facility Managers auront ainsi l’opportunité de comparer plusieurs systèmes, mais aussi de découvrir et tester le « look and feel » des machines. Garder à l’œil le calendrier d’IFMA !

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Du thé au café

Le CEO remarque que ce choix a des conséquences positives. « Nos collaborateurs profitent pleinement de leur pause. La machine Nespresso est un point de rassemblement sur le lieu de travail, idéal pour des discussions informelles. Ce qui est frappant, c’est que des buveurs de thé boivent à présent du café. » Le café cadre bien avec la philosophie de Callexcell qui est de faire plaisir à ses collaborateurs avec des petites choses. « Cela crée une bonne ambiance. Les personnes qui se sentent bien à leur travail n’en changent pas. A l’instar de la marque, nous plaçons nos collaborateurs au premier plan. Une atmosphère de travail agréable et professionnelle est dès lors primordiale. » (Par Bart Vancauwenberghe)

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www.nespresso.com

01. Les collaborateurs de Callexcell ont l’opportunité de déguster un café Nespresso. 02. Nespresso propose les mêmes types de machines partout dans le monde. 03. Chaque appareil peut préparer les 11 grands crus de la marque.

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Technique et autres installations en condition optimale “Ultimo nous aide à maintenir toutes les installations, tous les appareils et tous les outils en condition optimale. Ceci est une priorité absolue au sein de notre hôpital. Nous sommes capables de simultanément améliorer l’efficacité, économiser de l’argent et perfectionner les services pour nos clients internes.”

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Jan Flament, General Manager of Technical & Administrative Operations, UZ Brussel Tout comme d’autres organisations, UZ Brussel profite des possibilités conviviales et modulaires offertes par Ultimo Facility Management. Le logiciel propose des solutions flexibles aux services facilitaires, techniques et informatiques d’établissements provenants de secteurs aussi variés que nombreux. Et ce dans un seul système.


BENCHMARKING - FMJ

Si vous ne pouvez pas mesurer, vous ne pouvez pas gérer

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ne responsabilité importante mais souvent négligée par les gestionnaires de bâtiments est l’établissement de paramètres de performances et la comparaison régulière avec l’état des propriétés. Les propriétaires et les gestionnaires des bâtiments sont, en effet, responsables de la sécurité et de l’hygiène.

Outre la santé, le confort et la sécurité, les bâtiments et les propriétés jouent un rôle majeur dans la productivité, la gestion de l’énergie, le développement durable et la gestion des coûts. Parfois, une crise (de lourdes amendes, une plainte pour l’infraction de règles, l’effondrement d’une toiture, des problèmes de qualité d’air dans le bâtiment, une panne de courant, des défaillances inattendues, des failles de sécurité, etc.) peut permettre de communiquer au gestionnaire que des améliorations s’imposent. Pour pouvoir comparer le fonctionnement effectif d’un bâtiment, il faut disposer de données. Ces données sont aussi utiles lors de la budgétisation de moyens pour la restauration, la maintenance, les transformations, ou les adaptations pour augmenter la capacité. De nombreuses propriétés ont été acquises après une fusion ou le rachat d’une entreprise. On découvre alors souvent des bâtiments surpeuplés, des espaces inutilisés, une infrastructure obsolète et dysfonctionnelle. Bien souvent, les activités et la manière dont l’espace est utilisé ne correspondent pas à ce qui était initialement prévu, et certaines règles sont parfois sérieusement bafouées. Parmi les points qu’il est important d’évaluer, ci-

tons l’état physique des systèmes et des composants de construction, la gestion de l’énergie, la qualité de l’air dans le bâtiment, la limitation des déchets, l’utilisation et la répartition de l’espace, les facteurs ergonomiques et la maintenance. Prendre des décisions éclairées

En tant que Facility Manager, vous disposez des connaissances en matière de performance des bâtiments et vous les appliquez chaque jour pour planifier, acheter, améliorer, louer en leasing, construire, rénover ou réaménager. Mais pour pouvoir travailler correctement, vous avez besoin d’autres données qui ont un impact sur les personnes, sur les processus et sur les technologies hébergées dans le bâtiment. Il est essentiel d’établir des exigences et des paramètres de performances et de les évaluer régulièrement. Cela permet de récolter de l’information et de constituer une base de données à partir de laquelle des décisions fondées peuvent être prises et des améliorations identifiées. La qualité des décisions prises par un gestionnaire de bâtiments est proportionnelle à la qualité de l’information qu’il a à sa disposition. Qu’est-ce que le benchmarking ?

C’est par une évaluation permanente des paramètres que l’on peut améliorer les

choses. Le benchmarking est un processus continu qui consiste à mesurer les activités d’exploitation et à les comparer avec des directives et des réglementations, des critères internes et des paramètres de performances de votre plus gros concurrent ou des leaders de marché de n’importe quelle entreprise qui exerce la même activité. Les gestionnaires de bâtiments ont besoin d’information sur les performances globales des bâtiments pour savoir s’ils satisfont aux exigences des propriétaires, des utilisateurs ou des organismes de réglementation externes. Les données qui émergent d’un processus de benchmarking sont d’une valeur inestimable car elles permettent de déterminer les forces et les faiblesses d’une entreprise, et de définir les pratiques alternatives et les processus pouvant conduire à un avantage concurrentiel. Pour arriver à cela, il faut connaître les exigences des bâtiments. Il y a presque autant de modèles d’évaluations que de facettes inhérentes aux bâtiments : l’achat et la vente d’un bien immobilier, la gestion de l’espace, la gestion du budget, la maintenance et les activités, le confort et la productivité des travailleurs, le contrôle de l’environnement, la gestion de l’énergie et le développement durable, le respect

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BENCHMARKING - FMJ

de la législation et la sécurité physique, le traitement des déchets, la sécurité et la gestion de projet. Pour chaque volet important du Facility Management, il faut établir des paramètres et les comparer aux performances. Il est recommandé aux Facility Managers de comparer systématiquement et régulièrement les performances réelles et mesurées aux critères et aux paramètres. L’établissement de paramètres permet d’évaluer des alternatives pour déterminer d’éventuelles améliorations et suivre les progrès par rapport aux objectifs fixés. Mesurer

Avant d’améliorer, il faut mesurer et compter. Vous devez déterminer les critères de performances (output) que vous voulez mesurer puis les variables qui influencent ces performances. L’output peut être, par exemple, la quantité de déplacement d’air ou d’eau, la température, l’humidité, la poussière ou la pollution, l’espace ou l’uti-

La qualité des décisions prises par un gestionnaire de bâtiments est proportionnelle à la qualité de l’information qu’il a à sa disposition.

lisation d’équipements ou les réparations (durée du temps d’arrêt de la machine et coûts supplémentaires). Ainsi, la mesure de l’effet de la température et de l’humidité sur les performances peut résulter en des critères de température ou d’humidité moins stricts, ou démontrer la nécessité d’une meilleure installation de chauffage, de ventilation, de conditionnement d’air ou de contrôle d’humidité. Des instruments s’avèrent nécessaires pour mesurer la température, l’humidité, la pression statique, la vitesse des ventilateurs, la quantité d’air et la consommation d’énergie. Des benchmarks doivent également être déterminés pour les paramètres de performances environnementales et de coûts opérationnels. Le processus de benchmarking aide à identifier des problèmes, par exemple lorsqu’une autre répartition s’impose dans un bâtiment. Les benchmarks définissent les objectifs et les priorités du propriétaire et lui permettent d’investir stratégiquement. Le business d’aujourd’hui - caractérisé par des ressources limitées, une compétitivité accrue, une augmentation des mesures gouvernementales, la transparence, les technologies qui évoluent rapidement et les méthodes de management - pousse les gestionnaires de bâtiments à améliorer sans cesse le rendement de leurs actifs pour éviter de tomber du bateau.

Les évaluations peuvent être larges et effrayantes

Les évaluations peuvent être larges et consister par exemple en une recherche exhaustive avant un achat ou une évaluation des performances d’un bâtiment après la mise en service. Certains audits peuvent être effrayants et uniquement ciblés sur certaines facettes comme la conformité de réglementations, la qualité de l’air dans le bâtiment, l’efficience énergétique, la diminution du coût opérationnel, la satisfaction de l’utilisateur, le confort et la productivité, l’utilisation de l’espace et le flux de travail. Parfois, certaines études sont nécessaires pour déterminer l’état et l’espérance de vie de bâtiments existants afin de se faire une idée des ressources financières utiles à l’entretien du système et à la réalisation des besoins planifiés. Il est donc intéressant de prendre en considération le respect des prescriptions et des paramètres de performances. D’après les dispositions et la réglementation dans le secteur de la construction, les gestionnaires de bâtiments et les propriétaires sont responsables de la sécurité et de l’hygiène. Si un inspecteur commet une erreur architecturale ou ignore une infraction, cela ne veut pas dire vous en êtes quitte. Plusieurs avocats conseillent d’évaluer régulièrement les bâtiments que vous occupez pour s’assurer que toutes les prescriptions sont respectées et pour vous protéger de plaintes éventuelles de personnes qui pourraient pointer une gestion défaillante des bâtiments comme cause de leurs problèmes de santé physique ou psychologique. L’économie d’énergie est un sujet actuel. La consommation doit être mesurée ainsi que la quantité d’énergie réellement utilisée dans les bâtiments. Outre le respect des exigences légales, vous pouvez considérer d’autres standards énergétiques élaborés par des organisations industrielles. A côté de la qualité de l’air dans les bâtiments, il faut accorder de l’attention au confort thermique, à l’éclairage, à l’acoustique, au concept architectural et intérieur, et à l’ergonomie. De nombreuses organisations légales et quasi légales se consacrent à l’établissement de para-


7E FREESTONE FACILITY CYCLING TOUR

OVERIJSE 15 SEPTEMBRE 2016

FM NETWORKING ON BIKE La 7e édition du Freestone Facility Cycling Tour sera le trait d’union entre les provinces de Brabant flamand et de Brabant wallon, plus précisément entre Overijse et Wavre, un paradis pour les amateurs de cyclisme. Nous nous retrouverons à 13 heures, enfourcherons nos montures vers 14h15 et terminerons par un barbecue et un bar ouvert à partir de 17h30! Une occasion idéale pour rencontrer et nouer des contacts avec vos relations d’affaires d’une manière différente, plus informelle. Tout le monde y trouvera son bonheur: - Parcours récréatif calme de 35km - Parcours sportif 65 km - Spécial VTT - Location de vélos électriques ! Des accompagnateurs à vélo et en voiture sont prévus, et tout le monde sera pris en charge. L’événement est suivi par une équipe médicale sous la direction d’un cardiologue.

ECOM

Lieu : Kamp Kwadraat Terlaenen (Overijse) Frais de participation (hors TVA) : Facility Manager ou équivalent : 50 euros Sous-traitant / Consultant : 195 euros Inscription: via le site web www.facilitynights.com ou par e-mail sur pw@kicom.be Information: Ki’ communications - 0475/550073 - pw@kicom.be

7e_FacilityCycling_FR_2016.indd 1

mètres pour les performances des bâtiments. L’IFMA mène des recherches critiques sur les qualités des performances et publie les résultats des enquêtes de benchmarking des bâtiments des secteurs les plus divers. Il revient au Facility Manager de faire un choix parmi les paramètres à appliquer pour la comparaison et la mesure des performances des bâtiments. Etudes analytiques de la valeur

Les études analytiques de la valeur peuvent être mises en œuvre comme instrument pour faire baisser le coût d’un bâtiment et pour développer des paramètres de performances. Elles servent à garantir que les bâtiments sont conçus, construits et utilisés de la manière la plus économique qui soit, en tenant compte du coût du cycle de vie. Le bâtiment et les matériaux sont scrupuleusement étudiés et les plus gros postes de coûts sont déterminés. Le coût et le fonctionnement sont comparés à des alternatives selon une analyse coût-exploitation. L’évaluation systématique des bâtiments et des propriétés ainsi que le développement de paramètres de performances et d’exigences minimales génèrent immédiatement des améliorations significatives.

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Avant de répertorier les exigences d’un nouveau bâtiment, il faut être conscient des problèmes, des goulots d’étranglement et des inefficiences des bâtiments actuels et de leur fonctionnement. Recueillez des données et développez des paramètres de gestion pour combler l’écart entre la situation actuelle et celle que vous voulez atteindre : - Déterminez ce qui doit être évalué - Déterminez les exigences fondamentales - Déterminez une méthode pour recueillir les données et récoltez-les - Déterminez le coefficient de performance actuel - Développez un plan d’action pour l’avenir

- Augmenter l’efficience et l’effectivité de la gestion ? - Déterminer si vous dépensez l’argent intelligemment ? - Renforcer et planifier les besoins d’investissement ? - Attirer les clients et augmenter la satisfaction globale des clients ?

Prenez des objectifs spécifiques comme base pour l’étude de benchmarking. L’objectif est-il de : - Diminuer les coûts ? - Faire entrer/sortir les produits de l’usine plus rapidement ? - Respecter des prescriptions ? - Améliorer le moral, le confort et la productivité des utilisateurs ? - Justifier ou déterminer des budgets de départements ?

(Par Dr. Richard W. Sievert)

Le Facility Management est un exercice d’équilibre. Lorsque les organisations passent le coût de leurs bâtiments sous la loupe, elles constatent qu’un montant considérable est dépensé sans trop de contrôle de gestion. Voilà pourquoi on ne peut pas se permettre de ne pas évaluer en permanence le fonctionnement des bâtiments et leur contribution dans la réalisation des objectifs. Cet article est initialement paru dans FMJ, le magazine officiel de l’International Facility Management Association (www.ifma. org/fmj), et est une nouvelle fois publié avec l’autorisation de l’éditeur.


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BENCHMARKING - PROJET FAKL

Projet de benchmarking FaKL : premiers résultats de l’enquête Etude comparative des indicateurs facilitaires des villes et des communes

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n poste de travail coûte en moyenne plus de 9.000 euro par an aux communes flamandes. Voici le premier résultat significatif du projet de benchmarking FaKL réalisé par la Haute Ecole Odisee. Avec un minimum de 20.000 collaborateurs dans les administrations locales flamandes (sans les CPAS), cela revient à 180 millions euro par an. L’analyse de ces chiffres offre un gros potentiel pour le déploiement optimal des fonds publics.

DLa Haute Ecole Odisee a organisé - en collaboration avec l’association professionnelle des Facility Managers (IFMA), la KULeuven, la Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten (VVSG) et les partenaires sur le terrain [Uitgeverij Vanden Broele; Procos Group en Fier.fm] - le projet ‘Etude comparative des indicateurs facilitaires des villes et des communes’ – en abrégé FaKL-benchmark.be – qui se concentre sur les administrations locales. Les villes de Gand et de Sint-Niklaas y ont été impliquées de près via le groupe de pilotage. Lors d’une phase préparatoire et de tests en 2015, les coûts facilitaires de 20 bâtiments administratifs ont été collectés et analysés. L’étude est basée sur la norme européenne pour FM, NEN 15221, qui a néanmoins été partiellement simplifiée. Il a été décidé de limiter les rubriques de coûts (33 au total) à 18 rubriques pertinentes, dont 9 obligatoires. Suite à cela, le temps utile à la recherche de données était acceptable pour les participants. Les 9 rubriques obligatoires représentent 2/3 des coûts totaux. Si les 18 rubriques sont complétées, on obtient alors un aperçu de 90% des coûts facilitaires totaux. Au total, les données de 20 bâtiments administratifs ont donc été collectées. Cela représente environ 100.000 m² de SPB (surface de plancher brute selon la norme EN 15221) et un peu plus de 3.000

postes de travail. La plus petite commune compte quelque 9.000 habitants et la plus grande, 250.000. Les participants sont issus de toutes les provinces. Deux rubriques principales

Les coûts facilitaires repris dans la norme citée plus haut sont répartis dans deux rubriques principales : • espace et infrastructure (bâtiment, maintenance technique, énergie, nettoyage, etc.) • personnel et organisation (sécurité, accueil, TIC, gestion documentaire, etc.). Les résultats de l’étude montrent que les coûts facilitaires en matière d’espace et d’infrastructure représentent environ 55% des coûts totaux demandés. Les coûts facilitaires relatifs au personnel et à l’organisation représentent, eux, environ 45%. Si on compare cette répartition des coûts avec l’indice NFC (indicateurs de coûts facilitaires néerlandais) des bureaux en 2014, on obtient une image similaire. Les coûts pour le FM stratégique et les fonctions horizontales, qui représentent environ 4% des coûts totaux, ne sont pas pris en compte car ils n’ont pas été repris dans l’étude. Suite à cela, on peut affirmer avec une quasi-certitude que les coûts demandés dans l’étude (18 des 33 rubriques de coûts) donnent une image correcte des coûts totaux et de leur ventilation.

Quote-part des rubriques dans les coûts facilitaires totaux

Dans l’ensemble, on peut dire que les coûts de location, de leasing ou d’amortissement du bâtiment représentent un petit 25% des coûts totaux. Idem pour les TIC. La maintenance technique, l’énergie et le nettoyage de routine interviennent entre 6 et 10% des coûts totaux. Les coûts moyens (pondérés) peuvent aussi bien être calculés par m² de surface de plancher brute (SPB), par poste de travail, par collaborateur ou par ETP. Indicateurs de base

La comparaison des diviseurs de base cités plus haut délivre des indicateurs intéressants. L’utilisation au m² est un facteur déterminant du prix de revient d’un poste de travail. Les communes utilisent en moyenne 29,6 m² de SPB par poste de travail. Ceci correspond au même résultat d’une étude réalisée par Fier.fm auprès d’un certain nombre de communes néerlandaises. La différence entre la commune ayant le nombre de m²/WP le plus élevé et celle qui en a le moins est significative et s’élève à 19 m²/WP. En d’autres termes, la première commune a environ besoin du double de m² que la seconde. Les deux bâtiments font partie du groupe des bâtiments plus grands et sont relativement récents ou ont été rénovés en profondeur.


BENCHMARKING - PROJET FAKL

Le potentiel pour héberger des collaborateurs supplémentaires dans les bâtiments existants des communes diffère clairement. Espace et infrastructure

Dans la rubrique principale ‘espace et infrastructure’, les coûts demandés portent sur le bâtiment, l’énergie, la maintenance technique, le nettoyage, l’aménagement des postes de travail, etc. Les coûts moyens pour la ‘maintenance technique’, soit environ 6% des coûts facilitaires totaux, s’élèvent à 16,42 euro/m² pour les communes flamandes. Comparé à l’étude néerlandaise citée plus haut, c’est 35% en moins. Les communes flamandes

déplacent-elles une partie de la maintenance des bâtiments et des installations ? La différence entre les communes qui ont les dépenses les plus basses (3,75 euro) et les plus élevées (32,52 euro) pour ce poste de coût – soit un facteur 9 - est énorme. Les facteurs comme la location ou la propriété, le neuf ou l’ancien, peuvent jouer un rôle. Les communes participant à l’enquête possèdent 2/3 des bâtiments en propriété. Les coûts de maintenance technique ne sont pas aussi élevés pour ce groupe (12%) par rapport au groupe qui loue ou qui loue en leasing le bâtiment. La différence entre le groupe de bâtiments dont l’année de construction ou de rénovation en profondeur date d’avant ou

Répartition des coûts par sous-rubrique (€/WP)

Espace

Externe

Nettoyage

Postes de travail

Sécurité

Environnement de travail et accueil

m² de SPB/WP

TIC

Logistique

après l’an 2000 (chaque fois 50% des bâtiments) est plus importante. Le groupe des ‘anciens’ bâtiments dépense 40% de plus à la maintenance des bâtiments et des installations. Personnel et organisation (sans les TIC)

La rubrique principale ‘personnel et organisation’ (sans les TIC) a trait aux coûts liés notamment à la sécurité, à l’accueil, aux fournitures de bureau, à la gestion documentaire, etc. Ces coûts représentent 21% des coûts facilitaires totaux. Les coûts ‘sécurité’ s’élèvent, en moyenne et chaque année, à 505 euro / équivalent temps plein (ETP), soit environ 5% des coûts facilitaires totaux. Parmi les coûts, il y a ceux liés à la surveillance par caméra, au contrôle d’accès, aux services de sécurité, … ainsi que les coûts qui tombent sous le dénominateur commun ‘prévention et protection’ : conseiller en prévention, médecine du travail, … . La différence entre les communes ayant les coûts en sécurité les plus bas et les plus élevés est considérable et s’élève à 759 euro/ETP. Si on se penche spécifiquement sur les communes plus grandes, on remarque que les coûts moyens pour la sécurité sont 50% supérieurs par rapport aux bâtiments dans les petites communes. Le suivi de l’évolution des coûts liés à la sécurité, dans le cadre des récents attentats, pourrait s’avérer intéressant. TIC

Les coûts liés aux TIC s’élèvent à environ 24,7% des coûts facilitaires totaux. Leur importance peut donc être difficilement surestimée. Ce poste de coût ne devait pas être obligatoirement rempli. Les données mentionnées ici sont basées sur 1.200 ETP. La part du lion des coûts TIC va aux hardware & software. Les coûts de formation liés aux TIC sont limités à 1%. Nettoyage et externalisation

Dans cette étude comparative, on s’est aussi intéressé au comportement à l’externalisation des communes pour le nettoyage et la maintenance technique. En ce qui concerne le nettoyage, on remarque que certaines communes n’externalisent rien alors que d’autres sous-traitent à

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BENCHMARKING - PROJET FAKL

100%. En moyenne, 23% des coûts de nettoyage des communes flamandes participant à l’enquête sont sous-traités. Ce chiffre est légèrement inférieur aux données relatives à l’externalisation du rapport de tendance FM en Belgique de 2015. Le set de données est malheureusement trop limité pour établir un lien significatif entre l’externalisation et les coûts de nettoyage au m². Un élément frappant par contre, c’est la différence des coûts de nettoyage au m² par rapport à l’étude néerlandaise. En 2014, les communes néerlandaises ont dépensé 14,20 euro/m² de SPB en nettoyage (coût de traitement des déchets inclus). Les communes flamandes participant à l’enquête ont dépensé 26,3 euro/m² de SPB en nettoyage, soit 85% de plus. Quatre 4 communes ont des coûts au m² inférieurs à 20 euro. Avec une quotepart de presque 10% dans les coûts facilitaires totaux, il s’agit là d’un sujet intéressant pour pousser les autres communes à poursuivre l’optimalisation ! Conclusion

L’objectif principal de ce projet FaKL est de générer, de manière structurée, des indicateurs de coûts pour un certain nombre de bâtiments communaux en Flandre. Les communes participantes peuvent comparer à tout moment et de manière anonyme leurs coûts avec d’autres communes via www.fakl-benchmark.be. Cet article reprend un certain nombre de résultats émanant de la première ronde de questions. Le rapport complet paraîtra le 1er septembre et mettra des informations de gestion à la disposition des administrations publiques locales et d’autres organisations. Outre ces indicateurs, il est essentiel que la qualité et les facteurs influençant les coûts soient aussi évalués. Ils ont en effet une grande influence sur les coûts. L’objectif est que les communes participantes puissent comparer les résultats obtenus à ces facteurs, via des plateformes de consultation, afin d’obtenir un meilleur aperçu des coûts facilitaires et le niveau de service associé. Cette combinaison donne tant un aperçu des coûts facilitaires des communes que le potentiel pour réaliser les optimalisations.

L’objectif principal du projet FaKL est de générer des indicateurs d’un certain nombre de bâtiments communaux en Flandre, de manière structurée

Coûts maintenance technique (€/m² de SPB)

Coûts Sécurité (€/ETP)

Coûts TIC (€/ETP)

(Par Johan Ryckx, mai 2016)

www.fakl-benchmark.be

Hard- & software

Helpdesk

Gestion réseau

Formation


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BENCHMARKING - TABLE RONDE

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Projet de benchmarking FaKL : la voix de la pratique

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ans les pages précédentes, vous avez pu lire un article sur les premiers résultats du projet de benchmarking FaKL. Que pensent les communes participantes de cette initiative, quelles sont les pierres d’achoppement ? Y a-t-il des suggestions d’amélioration ? Et quelle est l’étape suivante ? Il ressort de la table ronde organisée par l’IFMA, que ce projet peut représenter une plus-value significative mais il y a encore du chemin à faire. L’augmentation du taux de participation est un point important.

Augmentation du taux de participation

Johan Ryckx (Formation Facility Management Odisee), l’inspirateur de ce projet de benchmarking FaKL, souligne que le projet dans cette phase est avant tout une prise de conscience de l’importance d’une analyse comparative permettant de mieux identifier les coûts et la qualité, et de les garder sous contrôle. Une condition préalable à l’obtention, dans l’avenir, d’une pertinence statistique est l’augmentation du taux de participation. Actuellement, les données facilitaires de 20 bâtiments administratifs sont enregistrées, ce qui rend la masse critique trop faible. Les villes et les communes doivent être motivées à fournir leurs données. Le seuil est-il trop élevé à cause d’un manque de temps, de main d’œuvre ou peut-être parce qu’on ne sait pas trop par où commencer suite au manque de structure organisationnelle correcte ? Et qui doit se charger de cette tâche : le secrétaire, le gestionnaire financier … ? Comment motiver les collaborateurs à travailler avec des chiffres ? Aux Pays-Bas, où plus de 60 communes sont associées à une telle initiative, une aide est proposée pour compléter les données. La question à poser est de savoir si on est prêt à payer une contribution financière pour cela. Sensibiliser et promouvoir

la plus-value du projet ou les bénéfices financiers pouvant être réalisés est essentiel. Des road shows locaux peuvent permettre de mieux faire connaître l’initiative. Comment comparer ?

S’il existe un certain nombre de bâtiments comparables, un partage des connaissances est possible mais il est dangereux de se baser uniquement sur les coûts via cet instrument. Une difficulté est qu’il y a de très nombreux variables qui peuvent avoir un impact considérable, ce qui peut parfois justifier une solution plus coûteuse. La qualité et la satisfaction du client sont d’autres facteurs déterminants.

Dirk Goossens (Gent) : « Une comparaison fondée sur le coût-qualité et la satisfaction du client. »

Le benchmarking de résultats est souvent plus complexe que le benchmarking de rendement. Un autre élément consiste à examiner les facettes et à comparer chaque poste. Par ailleurs, les coûts facilitaires qui sont passés sous la loupe pourraient être limités à un ou deux items. Des vitesses variables

Une autre pierre d’achoppement est le fonctionnement des villes et des communes à des vitesses variables. Un support doit être proposé via une approche top down et un réseautage (des séances d’information locales, p.ex.). Le Facility Management est en effet croissant dans

Luc Verheyen (Lier) : « Faire connaître le projet FaKL auprès des gestionnaires financiers. »

Mieke Loncke (IFMA): « Des participants qui servent d’ambassadeur pour les différents clusters pourraient donner plus de notoriété au projet. »


Fini de se plaindre les villes et les communes. L’idée suggérée est qu’il soit davantage développé à différents niveaux ou dans divers clusters. Des clusters qui peuvent par la suite générer des ambassadeurs. Suite

Le rapport complet paraîtra le 1er septembre et propose de l’information de gestion intéressante aux autorités locales ou à d’autres organisations. Actuellement, l’idée est de déterminer une instance capable de reprendre le rôle de plateforme/moteur du projet (cfr www.gebouwbeheerder.be, une initiative similaire de CeDuBo). Le VVSG est pressenti comme partenaire approprié. Au niveau du budget, des pistes doivent aussi être trouvées. (Par Tilly Baekelandt)

Guy Van der Veken (Heist op den Berg) : « Nous devons planifier longtemps à l’avance, et mieux. »

Guy Vanhoorde (Gent) : « Est-il dangereux de se baser uniquement sur les coûts via cet instrument ? »

Johan Ryckx (Formation Facility Management Odisee) : « Dans une première phase, il faut surtout ouvrir les yeux sur l’importance d’un benchmarking. »

Frederique Christiaens (Harelbeke) : « Il est important de définir les bonnes clés budgétaires dans votre ville ou votre commune. »

Vous avez des questions ou des suggestions concernant ce projet ? Contactez Johan Ryckx (johan.ryckx@odisee.be). Modérateur de la table ronde: Guy Vanhoorde (Gand). Participants : Frederique Christiaens (Harelbeke), Steven Ghysens (Aalst), Dirk Goossens (Gent), Mieke Loncke (IFMA), Anne-Louise Peeters (Heist op den Berg, stagiaire), Johan Ryckx (Formation Facility Management Odisee), Guy Van der Veken (Heist op den Berg), Luc Verheyen (Lier)

Vous connaissez ce sentiment : l’entreprise de nettoyage fait-elle bien ce qui a été convenu, ne payons-nous pas trop cher, le programme de nettoyage est-il optimal et le contrat est-il conforme au marché et actuel ? Vous avez besoin d’une vision globale de la qualité et de la quantité. Alors il est temps de nous rencontrer. www.atir.be

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PROJET

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Travailler de manière plus flexible grâce au contrôle d’accès

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méliorer le système de contrôle d’accès : cela faisait plusieurs années que les responsables logistiques des sites de Flandre orientale de la mutualité Bond Moyson avaient cet objectif en tête. La découverte des solutions de Salto Systems a donné un coup d’accélérateur au projet. Aujourd’hui, plusieurs bureaux sont équipés de serrures électroniques XS4. Koen Van der Jeugt, responsable technique et logistique senior chez Bond Moyson, nous retrace le trajet parcouru.

Il y avait d’une part 40 à 50 bureaux encore équipés de clés traditionnelles et, d’autre part, un système de contrôle d’accès classique : les sites de Flandre orientale de la mutualité Bond Moyson travaillaient avec un double système jusqu’il y a peu. « Suite aux nombreuses extensions planifiées, nous avons réalisé qu’il fallait rechercher une solution supplémentaire. Nous l’avons trouvée lors d’une visite d’un salon, sur le stand de Santens Automatics qui exposait les produits de Salto Systems. » Bond Moyson a alors élaboré un ‘plan clés’ pour toute la province. Par ailleurs, le personnel devait pouvoir travailler de manière plus flexible. « Nous avons évolué au fil des ans et sommes passés des titulaires de bureaux traditionnels à des ‘équipes volantes’ actives dans divers bureaux. Comme nous travaillions jadis avec des clés traditionnelles, il fallait un énorme trousseau de clés pour accéder à n’importe quel bureau. Un système à badges nous a semblé être l’alternative idéale. » Intégration

Les solutions de Salto Systems sont aujourd’hui systématiquement intégrées lors de rénovations des bureaux de la mutualité en Flandre orientale. Les bureaux de

Zottegem et de Ledeberg en sont équipés et le bâtiment administratif de Zwijnaarde est entièrement adapté. Idem pour le bâtiment sur le Vrijdagmarkt à Gand, figure de proue de l’organisation qui abrite toutes les facettes des prestations de services. « Nous avions ici un défi supplémentaire à relever car le bâtiment est occupé par des tiers. Heureusement, le programme logiciel rend cela parfaitement gérable et nous disposons d’une grande flexibilité. Nous pouvons délimiter l’accès aux zones ‘autorisées’ pour chaque utilisateur individuel et lui donner un droit d’accès via les badges. » Van der Jeugt est satisfait de ces solutions à plus d’un titre : « Les portes peuvent aisément être équipées de ce système de contrôle d’accès électronique. C’est notre nouveau standard et nous ambitionnons de rénover annuellement deux à trois bureaux. De plus, la collaboration est excellente  : il y a d’une part le point de vente Santens Automatics avec une seule personne qui se consacre spécifiquement au contrôle d’accès automatisé, et d’autre part Salto Systems qui apporte un support direct et efficace. Nous avons choisi ce fournisseur suite à la combinaison possible entre les portes offline et online.

Un bureau peut par exemple être équipé de 10 portes offline et 1 online (la porte d’entrée), ce qui est plus intéressant au niveau du prix. Et il ne faut pas prévoir de câblage supplémentaire. » (Par Bart Vancauwenberghe)

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Plateforme XS Suite à la grande variété des modèles, les serrures électroniques XS4 se montent sur presque n’importe quelle porte, tant les portes en bois, PVC que les portes avec des cadres métalliques étroits. Les serrures communiquent, sans câblage, via le SALTO Virtual Network et SALTO Wireless pour un contrôle d’accès en temps réel. Elles sont adaptées à la plupart des coffres de serrures à mortaiser ANSI européennes et scandinaves. 01. Le mini coffre à serrure XS4. 02.Un défi supplémentaire a dû être relevé avec le bâtiment du Vrijdagmarkt à Gand qui est occupé par des tiers. Le programme logiciel rend cela parfaitement gérable et offre une grande flexibilité.


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PROJET

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Un restaurant IKEA ne ferme pas lors de la pose d’un nouveau revêtement de sol

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aire du shopping est fatigant et ouvre l’appétit. IKEA propose une formule restaurant à ses visiteurs, une journée à l’extérieur se combinant idéalement avec un déjeuner. Le repas servi doit être bon et le restaurant agréable, une entreprise qui vend des meubles se doit de montrer le bon exemple et un bel aménagement. Huit ans après son ouverture, le restaurant IKEA de Gand méritait un rafraîchissement. La pose d’un revêtement de sol dans un lieu très fréquenté n’est pourtant pas une sinécure. Le fabricant de meubles suédois a trouvé une solution avec Sigan Elements, un système d’encollage de qualité pour le revêtement de sol. Le réaménagement du sol a eu lieu pendant le jour de fermeture hebdomadaire, le dimanche, et le restaurant a rouvert le lendemain, prêt à accueillir les visiteurs.

La restauration pour une expérience totale

Le restaurant visiteurs d’IKEA Gand est l’un des plus visités de Belgique. Il peut accueillir 600 visiteurs sur une superficie de 1.300 m². Après huit ans de bons services, il était temps de le rafraîchir, explique Aline De Wulf, Interior Design Manager du magasin de Gand. « En tant que fabricant de meubles, nous voulons rendre le design abordable pour tout le monde. Avec notre restaurant, nous avons là un magnifique podium pour exposer tout ce qui peut se faire avec nos produits. Cet espace n’est pas uniquement destiné à faire du chiffre avec des repas, bien que nous n’ayons pas à nous plaindre. Notre priorité est de proposer une expérience totale à nos clients. Nous voulons leur donner tout ce qui peut contribuer à faire

un ‘fun day out’, et donc ils méritent bien une pause dans notre bistro ou notre restaurant. » Jusqu’à récemment, le sol était un plancher en bois de Tarkett. Le réaménagement de l’espace impliquait la pose d’un nouveau revêtement de sol. De Wulf : « Nous avons opté pour des bois clairs et des meubles roses, et l’ensemble n’était donc plus adapté. Nous avons demandé conseil à Multi-Step qui s’est chargé à l’époque de la pose du revêtement à Gand, à notre plus grande satisfaction. » Un délai court pour le placement

Le grand défi pour IKEA Gand fut de pouvoir travailler dans un délai court. Le magasin, et donc le restaurant, est fermé le dimanche et doit pouvoir rouvrir le lendemain pour accueillir les clients. David Janart, directeur de Multi-Step, a conseillé

à IKEA Gand le produit Sigan Elemants d’Uzin, distribué par Unipro. « Ce système d’encollage unique permet de coller les nouveaux éléments de sol en PVC sur des revêtements existants. Il s’agit de deux colles séparées par un film spécial à renforcement métallique qui est autoadhésif des deux côtés. La colle du fond est destinée au support existant et celle du dessus aux revêtements de sol appropriés. Le grand atout de ce système est qu’il fait gagner du temps lors de la préparation et de l’égalisation du revêtement de sol existant. De plus, la pose est très simple. Ce que nous faisons aujourd’hui en un jour demanderait normalement deux à trois jours  », souligne Janart. «  D’autre part, le revêtement de sol est immédiatement praticable et il supporte les charges. Cette solution fut une douce musique aux oreilles d’IKEA car cela voulait dire que le restaurant ne devait pas fermer. Et puis, un placement traditionnel génère des nuisances comme des odeurs et de la poussière, ce qui n’est pas le cas ici. On travaille de manière respectueuse et on évite la production de déchets.  » Il faut néanmoins respecter un certain nombre de conditions lors de l’utilisation de Sigan Elements. Ainsi, le revêtement existant doit être structurellement intact. « Les petits défauts comme les soufflures ou les imperfections seront naturellement emportés », prévient Janart. « Et le nouveau revêtement de sol doit être en PVC. IKEA a dès lors opté pour un nouveau dallage adapté de Tarkett. Toutes les conditions étaient réunies. » Un coin bistro comme exemple

IKEA Gand n’a pas pris la décision de réaménager un espace de 1.300 m³ à la légère. Le bistro situé à proximité des caisses a fait office de test. Les clients


PROJET

peuvent y boire un verre ou déguster un en-cas. « La superficie totale du bistro n’est que de 68 m², raconte De Wulf. « Il pouvait parfaitement servir d’exemple. Suite à la collaboration précédente avec Multi-Step, nous avions une grande confiance dans la solution proposée. En s’attaquant d’abord au bistro, nous avons eu une bonne vision de ce à quoi ressemblerait l’aménagement, et l’équipe de maintenance a donné son avis. Nous n’avions pas besoin d’autres références. » L’exploit a consisté à mettre en place un planning ingénieux pour le réaménagement du restaurant. Comme toute la zone ne pouvait être finalisée en un jour, il fut décidé de répartir la pose du revêtement sur quatre dimanches successifs. Le nombre de m² à poser était à chaque fois déterminé. «  La préparation du travail fut assez palpitante  : à quatre heures, on commençait à enlever les tables et les chaises de la zone concernée. Ensuite, il fallait nettoyer et dégraisser la surface avant que ne sonnent les dix heures. On ne pouvait alors plus travailler là. » La pose avait lieu chaque dimanche, en fonction de ce qui avait été réalisé le dimanche précédent. Une bande séparait l’ancien revêtement de sol du neuf afin d’éviter toute gêne chez les visiteurs. Si des dommages sont constatés aux bords

« Comme le revêtement de sol était immédiatement praticable et supportait les charges, le restaurant rouvert tout de suite » - David Janart, gérant de Multi-Step

01. Le bistro et sa superficie de 68 m² a fait office de test avant le réaménagement du restaurant de 1.300 m². 02. Le restaurant des visiteurs nécessitait un nouveau revêtement de sol. IKEA Gand a choisi des dalles en PVC de Tarkett. 03. La pose du revêtement est très simple. Le système comprend deux colles séparées par un film spécial à renforcement métallique. Après le placement, il suffit d’enlever le film de protection et de fixer le nouveau revêtement dessus.

des nouvelles dalles, celles-ci peuvent être remplacées très facilement. Janart : «  Sigan Elements offre une excellente fixation au sol mais le film peut être enlevé sans laisser de résidus de colle. Il suffit d’enlever la dalle endommagée et d’en placer une autre, c’est aussi simple que cela. Avec les solutions classiques, la réparation resterait visible, ce qui n’est pas le cas ici. » Digne d’intérêt

IKEA est particulièrement satisfait du nouveau revêtement de sol et du système d’encollage. « Poser un revêtement sur une aussi grande surface demande un cer-

tain investissement. Mais cela en valait la peine. La collaboration avec les diverses parties s’est très bien déroulée. Des problèmes, il y en a toujours. Le ruban que nous avons par exemple utilisé n’était pas aussi facile à enlever que les dalles. Mais les problèmes sont faits pour être résolus et ce fut heureusement le cas à chaque fois. De plus, le planning strict a bien été suivi par toutes les parties. Nous sommes ravis du résultat, et l’équipe de maintenance n’a émis aucune plainte, c’est tout dire », sourit De Wulf. (Par Valérie Couplez)

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CATERING

Transformer une cantine en restaurant d’entreprise Un congrès sur ‘L’avenir du catering’

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e véritable chemin pour toucher le coeur d’un homme passe par son estomac. Voilà un proverbe qui s’applique aussi aux travailleurs. Voyez ce qu’il se passe chez des employeurs populaires comme Google. Au quartier général à la Silicon Valley, les salariés ont le choix parmi une trentaine de restaurants où ils peuvent déjeuner gratuitement. Des plats de qualité, accompagnés d’une information sur la valeur nutritive des aliments, à déguster dans un cadre agréable. Votre restaurant d’entreprise ne doit pas suivre cet exemple à la lettre mais il faut être sensible à cette tendance. Tel était le message des spécialistes présents au congrès IFMA ‘L’avenir du catering’ qui s’est tenu au showroom de Miele.

Le vieillissement de la société entraîne une diminution de la partie active de la population. Ce qui signifie l’ouverture de la chasse aux talents pour de nombreuses fonctions. Dans l’avenir, les entreprises vont devoir plus se vendre à des candidats potentiels, et non l’inverse. Un bon salaire et une garantie d’emploi ne suffiront plus. En d’autres termes, le rôle du Facility Manager sera primordial dans la création d’un environnement de travail attrayant. L’enquête ‘World’s best Multinational Workplaces’ démontre que les travailleurs accordent une grande attention à un environnement de travail plaisant, ouvert et agréable. Le restaurant d’entreprise, qui représente une part importante dans le budget du Facility Manager, est un élément à ne pas négliger. D’après une étude de HTC, ce poste (25,38%) arrive en seconde place après le nettoyage (31,85%) dans la répartition de la sous-traitance. L’IFMA a dès lors organisé en avril le congrès ‘L’avenir du catering’ où plusieurs experts étaient invités à venir partager leurs visions. Etaient présents Ralph Van Loocke (directeur Hotelschool Ter Groene Poorte), Stefan Kraft van Ermel et Mariëlle Hintzen (HTC Advies Nederland), Hederik Tijs (Facility Manager BASF Anvers), Didier Matthys (Studio DM-A) et Jo Hillaert (food consultant MCS). Cette après-midi a

montré que la base d’un restaurant d’entreprise repose sur trois piliers : une alimentation saine, des espaces multifonctionnels et plus d’expérience. Une cuisine plus saine et plus variée

Les employés apprécient le restaurant d’entreprise pour sa facilité. Si on passe le volet culinaire sous la loupe, on remarque qu’une alimentation saine arrive en première position dans la restauration de l’avenir. En proposant une restauration adaptée de qualité, les entreprises valident leur engagement d’investir activement dans le bien-être de leurs collaborateurs. La mise à disposition d’une information sur la valeur nutritive des aliments s’avère payant. Il ne s’agit pas d’afficher uniquement les calories mais de mentionner aussi la présence d’allergènes ou la provenance de produits, et si le repas est adapté aux végétariens ou aux végétaliens. Aucune politique de ‘l’index levé’ donc, mais une information assimilée par les travailleurs qui prennent leur propre décision et font leur expérience de cette valeur ajoutée. A côté de cela, les produits locaux et saisonniers ont la cote. Les consommateurs veulent une cuisine vraie et sincère. Les moments dédiés à l’utilisation du restaurant s’estompent. Il faut

Le restaurant d’entreprise de l’avenir doit être un espace attrayant qui fonctionne comme un lieu de rencontre. prévoir plus de variété dans l’offre selon le principe ‘grazing around the clock’. Les quantités sont moins importantes mais les moments pour se sustenter plus fréquents. Pensez à proposer un petit déjeuner, des en-cas (sains), des sandwiches et des petits pains, un bar à légumes, à fruits, … Travaillez avec plus de suggestions que vous pouvez adapter chaque semaine. La diversité ouvre l’appétit. Il faut aussi regarder plus loin que ses propres frontières et proposer une cuisine du monde plus représentative. Des espaces multifonctionnels

Les cantines aux tons gris cendré doivent progressivement disparaître. Le restaurant d’entreprise de l’avenir doit être un espace attrayant, qui fonctionne comme un lieu de rencontre. Les travailleurs s’y rendent pour déjeuner le midi mais aussi pour des pauses ou des réunions, des entretiens de sollicitation, pour rencontrer des clients ou des fournisseurs, ou encore pour l’organisation d’événements ‘after work’.

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CATERING

Ralph Van Loocke (directeur Hotelschool Ter Groene Poorte): « Nous lançons cette année ‘l’envie verte’. Plus de légumes dans l’assiette doit être un levier pour une alimentation plus saine. »

Hederik Tijs (Facility Manager BASF Anvers): « La rentabilité était un élément important de notre nouveau concept de catering. »

Une citation a bien illustré cela lors du congrès : « It’s not a company restaurant, it’s not an office, but if you are a mobile worker, it is something much better than both together ». Pour réaliser cela, il faut bannir l’aménagement typique et monotone d’un réfectoire et de ses rangées de tables et de chaises. Un restaurant d’entreprise est un prolongement agréable du lieu de travail qui offre divers types d’assises. Les banquettes offrent aux travailleurs un temps de repos dans l’agitation de la journée, les ‘cosy corners’ créent une intimité pour des entretiens en petits groupes ou des réunions informelles, des tables de hauteurs et de formes diverses génèrent une atmosphère particulière dans une grande salle, une cuisine ouverte établit le contact entre le personnel en cuisine et les clients, et un espace spécifique pour les petits pains permet d’éviter les longues files d’attente. Par ailleurs, toutes les techniques modernes sont présentes. Une table héberge par exemple

Didier Matthys (Studio DM-A) : « Laissez les employés devenir le chef de leur plateau. »

des fiches de contact ou des ports UTP et USB et il y a le wifi. Il est donc possible de donner un sens plus large à cet espace, tout au long de la journée. Stimuler les sens

Un dernier point important pour un restaurant d’entreprise est la perception. Les clients d’aujourd’hui font partie de la génération Y. Le plaisir passe avant tout. Ils recherchent aussi plus de confort. Diner au travail leur convient parfaitement, certainement au vu du nombre de familles monoparentales en augmentation. Mais il faut stimuler leurs sens pendant les repas. Les consommateurs sont devenus plus critiques ces dernières années, notamment sur la plus-value. Le principal sens à combler est l’œil, suivi du nez et de l’oreille. Le goût ne se trouve qu’en quatrième position. Cela signifie que la présentation dans l’assiette revêt une énorme importance. Parallèlement à cela, le Facility Manager fait bien de

Jo Hillaert (food consultant MCS) : « Ce qui prévaut dans les restaurants horeca vaut aussi dans les restaurants d’entreprise : étudiez votre marché et voyez ce que vos clients veulent. »

veiller à un environnement attrayant et une présentation particulièrement visuelle. Accordez une attention suffisante à l’éclairage pour créer la bonne ambiance. L’interactivité est un autre atout majeur. Elle donne la sensation d’avoir plus de choix, comme un bar à salades où les employés peuvent préparer leur salade préférée. Ou un buffet pour les repas chauds à la carte, où ils peuvent choisir des aliments (viande, légumes, sauce, …) qui sont préparés devant eux. Les nouveaux concepts comme les foodtrucks doivent aussi être pris en considération. En été, ce peut être une bonne alternative valable. Enfin, le personnel joue aussi un rôle dans la création d’une perception. L’amabilité envers le client et l’enthousiasme sont les mots-clés. BASF donne le bon exemple

Ces théories sont aujourd’hui déjà mises en pratique. Hederik Tijs, Facility Manager de BASF Anvers, a apporté son témoignage


CATERING

dans la manière dont il a transformé le restaurant d’entreprise. Au port d’Anvers, BASF possède 54 sites de production répartis sur 600 hectares. Au total, 3.042 travailleurs y sont actifs. Le catering est géré par Compass Group. L’idée était d’évoluer d’une ancienne cantine avec une cuisine à emporter déficitaire et des automates alimentaires en un self-service autonome avec un bar à sandwichs intégré et une zone à emporter dans un environnement attrayant. Une approche phasée fut nécessaire pour réaliser les adaptations à l’infrastructure et proposer simultanément des facilités de restauration suffisantes au personnel. Un prix correct pour les travailleurs était primordial. Le nouveau concept a donc conservé le menu social pour l’équivalent d’un chèque-repas. Les autres prix sont conformes à ceux du marché, en comparaison avec le prix de produits comparables disponibles dans les alentours du site. Ceux-ci sont revus chaque année. Pour l’exploitation commerciale, BASF a opté pour une mise à disposition comme point de départ. Le traiteur paie une redevance mensuelle et se charge de l’entretien. Ce nouveau concept est rentable pour les deux parties. La communication s’est avérée essentielle dans l’obtention des bons résultats. Chaque occasion et chaque canal de communication ont été utilisés pour informer les collaborateurs sur les changements. BASF a puisé son inspiration lors de visites d’autres restaurants d’entreprises comme ceux de Google, HSBC, Toyota et Imec. Aller voir les collègues Facility Managers et puis traduire les idées en une culture d’entreprise propre. Le résultat vaut le détour. (Par Valérie Couplez)

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Il faut prévoir plus de variété dans l’offre selon le principe ‘grazing around the clock’.

01. Un concept ‘à la carte’ permet de répondre au souhait d’une plus grande liberté de choix. 02. Les ‘cosy corners’ créent une intimité pour des entretiens en petits groupes ou des réunions informelles. 03. Le nouveau restaurant d’entreprise de BASF Anvers se focalise sur une offre de qualité, un prix conforme à celui du marché et un cadre agréable.

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YOUNG IFMA

Le choc des cultures : le secteur du nettoyage belge est prometteur pour les professionnels ambitieux

En tant que nouveau membre du comité Young IFMA, il me revient l’honneur de rédiger cette chronique. Je vais donc vous raconter mes expériences vécues dans le secteur facilitaire en Belgique. J’ai terminé mes études à la Hoge Hotelschool Maastricht puis j’ai travaillé quelques années comme conseillère en catering et nettoyage auprès du bureau de consultance indépendant ATIR Nederland. Plus tard, j’ai été transféré chez la société sœur en Belgique où je travaille actuellement en tant que conseillère facilitaire (catering et nettoyage). Tout d’abord, j’aimerais lever un tabou. Certaines personnes perçoivent le travail dans le secteur du nettoyage comme quelque chose dont elles devraient avoir honte, parce que le terme ‘nettoyage’ manque de fantaisie. On est souvent limité dans nos pensées parce qu’on ne sait pas tout ce qu’une organisation de nettoyage apporte à un bâtiment. Il s’agit d’un terrain de travail au sein duquel – en tant que young professional - vous pouvez vous développer à bien des égards et où vous devez relever constamment des défis par des innovations, des économies de coûts et des exigences de qualité croissantes. Dans ma fonction actuelle de conseillère, je m’occupe notamment de projets d’envergure qui nécessitent des compétences en consultance, je gère les questions courantes, les appels d’offres, les contrôles de qualité, les calculs, je planifie des activités commerciales, je recherche des pistes et je suis les procédures de sélection et de recrutement. J’entretiens aussi mon propre fichier de clients. Vous voyez, c’est un emploi dynamique qui amène chaque jour son lot de défis et de deadlines à relever. Je reviens un instant sur mon transfert vers la Belgique. Ce jour-là, je me suis dit : ‘ça va aller’. J’ai de l’expérience, je suis une demi-belge et j’habite près de la frontière, donc les rapports avec les Belges ne me sont pas étrangers. Néanmoins, ce fut assez différent dans la pratique. La manière de faire des affaires, de collaborer avec des tiers, le comportement d’aversion au risque, le professionnalisme et le secteur facilitaire global sont perçus autrement. Voyez la nouvelle manière de travailler qui a un grand impact sur le Facility Management. Aux Pays-Bas, c’est considéré comme un standard alors qu’en Belgique, de nouveaux développements sont attendus. Et que penser des différences concernant le Total Facility Management (TFM). Par rapport aux Pays-Bas, je perçois ici de nombreuses possibilités et opportunités, et travailler dans le secteur facilitaire en Belgique a quelque chose d’unique. Je ne citerai que quelques aspects : le contrôle de qualité, le professionnalisme, le TFM, l’hospitality, la numérisation, la gestion des relations, la centralisation, le développement durable, … . Tout cela me pousse à faire quelque chose en plus. C’est ainsi que je suis entrée en contact avec Young IFMA. L’objectif de Young IFMA – promouvoir le (l’auto)développement de jeunes professionnels dans le secteur facilitaire via une plateforme jeune et dynamique, par le transfert de connaissances et le réseautage – m’a immédiatement plu. C’est précisément ce que je recherchais. J’apporte des connaissances et j’en acquiers, je participe à des collaborations intéressantes et je rencontre de nouvelles connexions, comme vous par exemple ! Je me réjouis déjà de vous rencontrer à l’un des prochains événements IFMA et de discuter ensemble des développements d’un secteur facilitaire en mutation.

Marjolein de Detter Conseillère facilitaire – Bureau de consultance indépendant Atir Belgique Membre du comité Young IFMA


FROM SMART TO CLEVER. TRAINING AGENDA

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UPCOMING EVENT FREESTONE CYCLING TOUR 15 SEPTEMBER 2016 BUILDING ASSESSMENT AND MAINTENANCE FORECASTING (NEN2767) 29 SEPTEMBER 2016 6 OCTOBER 2016 ANTWERP (ZWIJNDRECHT) CLEANING & INNOVATION 7 OCTOBER 2016 BRUSSELS (WEMMEL) BUILDING ENGINEERING FOR DUMMIES 10-17-24 NOVEMBER 2016 1 DECEMBER 2016 BRUSSELS (WEMMEL)


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SMART BUILDINGS

Smart Building - Smart Home Congress la révolution numérique

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e 21 avril dernier s’est tenu au Ghelamco Arena de Gand le ‘Smart Building, Smart Home Congress’, un événement organisé par la FEE, la Fédération de l’Electricité et de l’Electronique. Le public, nombreux et enthousiaste, en a appris un peu plus sur le phénomène des bâtiments intelligents qui vont profondément changer nos vies. Utilisation de l’énergie, confort accru, sécurité, contrôle, automatisation… Tout va-t-il changer ? Le congrès FEE avait pour thème les bâtiments intelligents en général mais aussi, et plus spécifiquement, les maisons intelligentes. De nombreux orateurs ont parlé de ‘maisons intelligentes’, mais leurs visions concernaient également les évolutions potentielles pour les bâtiments gérés par les Facility Managers. Voici un aperçu de ce qui a été dit.

cela possible, il faut un logiciel de gestion d’énergie intelligent qui puisse rendre l’environnement plus flexible et regrouper les flux d’énergie. Par ailleurs, il y a un besoin de contrôle d’énergie intelligent au niveau du bâtiment individuel. Il y aura un flux de données et un flux d’énergie, dans les deux sens. On obtiendra alors une combinaison de deux réseaux collaboratifs.

Flexibilité

Réseau LoRa

Pour Ronnie Belmans (CEO EnergyVille), nous évoluons vers des sources d’énergie de plus en plus distribuées et renouvelables, laquelle va de pair avec une évolution vers des réseaux intelligents. Ceci entraîne une demande pour une offre énergétique, et vice-versa. Parallèlement à cela, les bâtiments deviennent plus intelligents. Belmans souligne que la flexibilité prend de plus en plus d’importance : pour le consommateur dont la demande doit être déplaçable, par exemple une machine à laver est mise en route lorsque l’électricité (renouvelable) est disponible, mais aussi pour la production et le stockage du surplus d’énergie produite – disponible sous forme d’électricité : la capacité de stockage des batteries va rapidement augmenter, et le prix va fortement baisser. L’énergie sous forme de chaleur sera aussi largement stockée, pensez aux appareils de chauffage qui, associés à des pompes à chaleur, stockent la chaleur la nuit et la diffusent en journée. Pour rendre tout

Phillip Vandervoort était jusqu’en 2014 general manager de Microsoft pour l’Amérique centrale et du sud et les Caraïbes. Il est aujourd’hui chief consumer market officer chez Proximus. Vandervoort a présenté le réseau LoRa de Proximus, conçu pour équiper des objets - des bâtiments, des voitures, des appareils ménagers ou des machines – de capteurs qui les connectent à internet. Les capteurs collectent de l’information sur l’état et/ou l’environnement des objets. Via le réseau LoRa et internet, il y a un échange d’information qui permet la surveillance, le pilotage ou le contrôle à distance. Vandervoort explique que dans les bâtiments, on utilise de plus en plus de matériaux isolants et qu’à l’instar du béton armé, cela peut freiner le rayonnement. Mais un bâtiment ne peut être intelligent que si vous pouvez interagir, dit-il. Voilà pourquoi il y a aujourd’hui les femtocells capables de couvrir un bâtiment ou une superficie avec une force de signal suffisante et de

la capacité pour fournir une meilleure expérience d’utilisation des télécommunications mobiles. Tout comme les points d’accès Wifi, vous pouvez les combiner dans un réseau maillé, et les connecter via le réseau LAN de l’entreprise. Les Mobile Coverage Extenders de Proximus sont basés sur la technologie des femtocells : ils sont prévus pour les maisons et les bâtiments plus grands, jusqu’à 1.000 m² et/ou pour des utilisateurs plus nombreux (jusqu’à 16 appelants simultanés). Les écosystèmes ouverts

Plusieurs orateurs ont parlé de l’importance des ‘écosystèmes ouverts’ et de collaboration avec des partenaires. Vandervoort a fait savoir que Proximus a entretemps testé avec succès les solutions Internet of Things avec plusieurs entreprises. Il a ainsi abordé la maintenance des bâtiments. Plusieurs immeubles de bureaux sont aujourd’hui équipés de capteurs qui doivent conduire à un usage plus efficient des locaux et à un environnement de travail plus agréable. Les capteurs peuvent par exemple surveiller l’utilisation des sanitaires et des salles de réunion. Ils comptabilisent le nombre de fois que les salles de réunion et les sanitaires sont utilisés pour que l’équipe de nettoyage puissent intervenir à temps. Vandervoort a aussi parlé d’une technologie où les chaises, après une réunion, sont automatiquement replacées contre


SMART BUILDINGS

la table via des roulettes, pour garder le local bien rangé. Une étude néerlandaise

Peter Van Den Heede est notamment business development manager Smart Grids chez ABB et responsable du Comité Smart Cities chez Agoria. Il est revenu sur une étude néerlandaise, réalisée à grande échelle, focalisée sur les maisons d’habitation, mais qui donne aussi une idée de l’évolution probable de nombreux autres bâtiments. L’étude s’est déroulée dans le nouveau quartier résidentiel Hoog Dalem. La demande énergétique des habitations est entièrement électrique. La quasi-totalité des habitations produisent de l’énergie solaire. Si la consommation est faible, voire inexistante, alors celle-ci est stockée dans des batteries. L’énergie stoc-

kée peut être utilisée à tout moment de la journée par les appareils domestiques. Les maisons s’autoalimentent en grande partie par la surveillance, la planification et l’ajustement de leur consommation. La charge du réseau d’électricité est donc minime et les goulots d’étranglement sont évités. Il n’y a pas de raccordement au gaz : le chauffage et l’eau chaude sont fournis par un système de stockage chaud-froid collectif, combiné à des pompes à chaleur individuelles. Van Den Heede a remarqué qu’il y a des prosuments (des consommateurs qui produisent de l’énergie) aux Pays-Bas mais aussi et surtout un second groupe d’investisseurs sur le marché des logements : des entreprises qui veulent placer ces maisons sur le marché de l’énergie et qui sont des agrégateurs d’énergie. Pour arriver à cela, il faut une passerelle qui puisse gérer les différents protocoles. Caméras

Ethan Ambabo (Google Mountain View) a parlé de la présence croissante de caméras dans les bâtiments intelligents.

Ronnie Belmans (EnergyVille): « La flexibilité prend de plus en plus d’importance. »

Wouter Haerinck (iMinds): « La nouvelle manière de penser est : l’ajout de la personnalisation d’apprentissage. »

Peter Van Den Heede (ABB) est revenu sur l’étude à grande échelle (dans le quartier résidentiel Hoog Dalem) focalisée sur les maisons d’habitation, mais qui donne aussi une idée de l’évolution probable de nombreux autres bâtiments.

Ethan Ambabo (responsable business development chez Google Mountain View) est revenu sur la présence croissante de caméras dans les bâtiments intelligents. Celles-ci gardent un œil sur l’occupation, les lieux, les anomalies, … Dans l’avenir, de plus en plus de capteurs surveilleront notamment la température, l’humidité, le positionnement, … La quantité de lumière entrante dans un bâtiment sera plus fréquemment ajustée dans le courant de la journée, il y aura plus de services qui augmenteront le confort et l’efficience des travailleurs. Une technologie émergente sait parfaitement ce qu’un collaborateur estime être un climat intérieur confortable. Les utilisateurs qui entrent dans un bâtiment intelligent voudront utiliser ces possibilités et indiquer leurs préférences. Le smartphone sera la clé du système. Suite à cela, la sécurité deviendra plus importante mais d’après Ambabo, les utilisateurs ne sont pas prêts à renoncer à leur vie privée. Ils percevront par contre la plus-value offerte par le partage de leurs données. Enfin, on aura une meilleure compréhension de la consommation d’énergie. Ambabo a aussi mentionné l’importance croissante des mises à jour logicielles d’applications, par exemple. On reçoit, par exemple tous les soixante jours, une mise à jour logicielle qui corrige quelques éléments et/ou intègre de nouvelles possibilités. Cela crée un lien avec

le client et soutient le marketing. Enfin, Google est une entreprise de services qui veut proposer une plateforme ouverte, dit-on. Elle va donc proposer de la reconnaissance vocale, des possibilités d’analyse d’images de caméras, l’analyse de données, etc. Des technologies potentiellement disruptives

D’après Patrick Warnez (electrics & controls development manager Daikin), les bâtiments intelligents rassemblent cinq technologies potentiellement disruptives : l’internet mobile, la technologie cloud, Internet of Things, l’automatisation des connaissances et les énergies renouvelables. Cela rend les bâtiments plus durables aux niveaux de l’énergie, de l’environnement et de la flexibilité du côté de la demande. Cela génère aussi plus de confort. Ce qui pousse la tendance plus en avant, c’est la politique européenne qui avance des directives pour consommer moins d’énergie et plus d’énergie renouvelable, conclut Warnez. La nouvelle manière de penser

Wouter Haerinck est CTO Everything Connected chez iMinds. Pour lui, une focalisation sur ‘l’automatisation’ est l’ancienne manière de penser. La nouvelle manière de penser est : l’ajout de la personnalisation d’apprentissage. Et il prévoit d’autres glissements concernant les bâtiments intelligents  : pensez à l’électronique imprimée dans le papier peint, dans les revêtements de sol, au plafond, les passerelles virtuelles, … A l’instar des autres orateurs, il a souligné l’importance d’une collaboration et d’une innovation ouvertes. iMinds, en tant qu’institut TIC du gouvernement flamand, y joue un rôle actif de facilitateur. Reinhard Laroy (conseiller du ministre Alexander De Croo) a ajouté que le gouvernement a comme objectif d’atteindre, d’ici 2020, 30 Mbps pour tous et 1 Gbps pour 50% des ménages. Entretemps, la confidentialité doit être protégée. (Par Koen Vandepopuliere)

www.feesmartbuilding.be Le 29 septembre, IFMA organise avec ISS, MCS et Proximus l’événement « Smart Buildings  : from Hype to Value  » dans l’Art & Design Museum (Bruxelles). Inscription par www.ifma.be.

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MOBILITÉ

Mobilité : l’engorgement ?

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n des défis que doivent anticiper les Facility Managers touche à la mobilité. La mobilité future a en effet un impact non négligeable sur le lieu et l’environnement de travail. Lors d’un débat-séminaire organisé par IFMA en marge du salon Realty, qui s’est tenu le 24 mai, plusieurs scénarios ont été avancés pour développer une politique cohérente. Comment le budget de la mobilité peut-il générer un changement modal ?

Chez Proximus, un plan impulse une réflexion par rapport au budget mobilité chez les collaborateurs (évolution du choix de la mobilité, voir la présentation via le site ci-dessous). Le parking a été l’une des plus grandes motivations pour lancer le budget mobilité. Gregory Jacobs (Proximus) : « Les avantages de la mobilité sont un élément important. Le budget mobilité, proposé depuis 2010 aux collaborateurs sous la forme d’un achat annuel, tourne autour de l’échange d’avantages. Le choix est basé sur le profil de mobilité et le besoin de flexibilité. Jusqu’à présent, on remarque que le budget mobilité génère une image plus verte de l’employeur et une plus grande satisfaction chez le travailleur. C’est un avantage indéniable pour attirer les talents. Le suivi administratif, la nécessité de contrôle quant à l’usage privé, le manque d’alignement entre le fisc et l’ONSS, les différences internes en matière d’avantages de mobilité et d’accessibilité des bâtiments sont les points faibles du système. » Développements dans le transport électrique et la charge

D’après les chiffres avancés par Steven Leeten (Rexel), on recense au niveau inter-

national mais aussi en Belgique une augmentation du nombre d’inscriptions de véhicules électriques : « Cette percée a été rendue possible grâce aux incitants financiers et aux évolutions techniques comme l’harmonisation des raccordements et la technologie améliorée des batteries qui augmentent la facilité d’utilisation. De plus, on se rapproche de l’interopérabilité. Actuellement, des tests ont lieu sur le chargement et le déchargement. L’autonomie reste un point sensible. Conduire un véhicule électrique est relativement bon marché, notamment suite au coût minime de l’entretien. Ce type de véhicules ne va pas résoudre la problématique de la mobilité, à moins de repenser la mobilité dans le sens d’un usage intelligent de l’IoT et du big data. » Driver management

Guido Schouteet (Fleet and Driver Care) a souligné l’optimalisation de la sécurité dans l’approche de la mobilité : « Si vous choisissez bien votre voiture de société et les options, que vous l’entretenez et que vous roulez correctement, vous obtenez une situation où la sécurité, l’empreinte écologique et les économies peuvent être optimalisées. L’idée qui prévaut encore et toujours est que l’on va perdre des collaborateurs si on touche à la voiture de société. Nous ne pouvons pas réaliser

Steven Leeten (Rexel)

Gregory Jacobs (Proximus)

Guido Schouteet (Fleet and Driver Care)

d’économies sans la collaboration ni un changement de mentalité du conducteur. Il existe diverses possibilités pour influencer le comportement à la conduite, qui représente un facteur de coûts et de sécurité important chez les conducteurs de voitures de société et de leasing. On peut citer l’initiative Road Safety Pioneers comme exemple de processus intégré en termes de mobilité. »


MOBILITÉ

Etude de cas T&T

Le nouveau Centre administratif flamand à Bruxelles, le bâtiment Herman Teirlinck situé sur le site de T&T, devient le lieu de travail de 2.500 fonctionnaires flamand à Bruxelles. Carl Vranken (Het Facilitair Bedrijf) : « 70% des personnes font chaque jour le déplacement, 71% viennent gratuitement en train, ce qui limite le nombre de voitures de société. 400 personnes viennent en voiture. Dans le nouveau bâ-

timent, nous n’avons pas assez de place et nous devons gérer cela. Il va falloir changer les habitudes, notamment en faisant plus de vélo, en prévoyant de bonnes facilités pour le vélo, en partageant la voiture et autres. » (Par Tilly Baekelandt) Vous pouvez télécharger toutes les présentations via le site http://www.ifma.be/ fr/24052016-apras-midi-dabat-mobilitaon-est-dans-un-engrenage/

Carl Vranken (Het Facilitair Bedrijf)

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REPORTAGE PHOTOS

Jean Morren, président d’IFMA, flanqué par présentateurs Tatiana Silva et Kobe Ilsen

La gagnante du Best FM Thesis Odisee 2016 Rika Denduyver et Cliff Mostien (Odisee)

La gagnante du Best FM Thesis HEPL 2016 Fabienne Theijs à côté de Alain Delahaut (HEPL)

Les six finalistes avec le président du jury Gert Potoms, le président d’IFMA Jean Morren et Mieke Loncke, directeur d’IFMA


REPORTAGE PHOTOS

Guy Vanhoorde (Ville de Gand) est le Facility Manager of the year 2016

Le gagnant Guy Vanhoorde (Stad Gent) avec le président du jury Gert Potoms, Tatiana Silva, Kobe Ilsen et Mieke Loncke, directeur d’IFMA

Dans le numéro 5 de FM-Magazine, vous avez eu l’opportunité de faire plus ample connaissance avec les six finalistes du titre de Facility Manager of the Year 2016 (Loïc Bologne – Nagelmackers, Steven Clemminck – Vlerick Business School, Jan Geeraerts – Carrefour, Giovanni Novello – GSK, Ronny Smismans – Barco, Guy Vanhoorde – Ville de Gand). C’est Guy Vanhoorde qui est monté sur le podium du Proximus Lounge à Bruxelles le 10 mai dernier pour réceptionner ce prix prestigieux, lors d’une magnifique soirée présentée par l’ancienne Miss Belgique Tatiana Silva et le visage de Eén, Koben Ilsen. Tradition oblige, l’IFMA a aussi récompensé deux thèses. La Best FM Thesis Odisee 2016 est allée à Rika Denduyver (« Coût facilitaire d’un fonctionnaire  »), et la Best FM Thesis HEPL 2016 à Fabienne Theijs (« #lefacilitymanagerdevientcyber-généreux. Le Facility Manager peut-il se passer d’une communication WEB? »). Lisez la lettre ouverte du lauréat, Guy Vanhoorde, sur le site ci-dessous et enregistrez d’ores et déjà votre projet pour les Facility Awards 2017 ! www.ifma.be/fr/facility-awards-2016facility-manager-of-the-year/

Le président du jury Gert Potoms, flanqué par présentateurs Tatiana Silva et Kobe Ilsen

Photo’s: Bernard De Keyzer

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EVENT

Un intérêt croissant pour la Journée du Facility Management

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a Journée du Facility Management, une organisation de l’IFMA et de Kluwer Opleidingen, s’est tenue cette année le 17 mars à Anvers (ALM). Pour cette troisième édition, un nombre croissant d’inscriptions (89) a été enregistré. Le Facility Manager a pu profiter d’une large offre de conférences et d’ateliers où toutes les facettes du FM ont été passées en revue. Nous avons sélectionné trois orateurs qui ne nous ont pas laissé indifférent.

Optimalisation du confort et consommation d’énergie dans les bâtiments

Geert Bellens (directeur de BestBuildingconcept et METIZ) a démontré qu’il n’est pas évident d’avoir un bâtiment économe en énergie avec un confort agréable ou un climat intérieur sain, même s’il satisfait aux normes. Les points d’attention sont allés à l’efficacité d’une simulation de confort lors de nouveaux projets de construction, à l’intégration utile de techniques et à l’enveloppe du bâtiment. Pour les bâtiments existants, l’orateur a expliqué comment objectiver les plaintes liées au confort et de quelle manière celles-ci déterminent le rendement du personnel. Une productivité réduite des

collaborateurs peut en effet représenter un surcoût d’un facteur 100 par rapport au gain réalisé par l’économie d’énergie. L’orateur est également revenu sur la législation récente et plus stricte sur le confort et le climat intérieur dans les bâtiments existants (AR 26/3/2016), et pourquoi une surveillance permanente du climat intérieur est généralement plus intéressante qu’une mesure de confort instantanée. Plusieurs exemples ont démontré les avantages d’une telle surveillance, tant pour les musées, les sites de production que les bureaux. Les installations de climatisation et la consommation d’énergie peuvent être réglées de manière optimale, pour toutes les saisons.

Geert Bellens (directeur de BestBuildingconcept et METIZ)

Encadrement juridique de la gestion documentaire électronique

Hans Graux (avocat TIC, bureau d’avocats time.lex)

Hans Graux (avocat TIC, bureau d’avocats time.lex) a présenté les futures nouvelles possibilités en matière d’encadrement juridique de la gestion documentaire électronique, où un progrès est perceptible. Il a passé en revue la législation belge (Loi du 9 juillet 2001) et le règlement eIDAS (Règlement (EU) Nr. 910/2014 du 23 juillet 2014), et a indiqué qu’une nouvelle réglementation européenne verra le jour le 1er juillet 2016. eIDAS créée une base juridique commune pour toute l’Europe. En matière de signature électronique, il n’y a pas grand-chose de neuf. Une nouveauté toutefois avec le timbre électronique, l’estampille temporelle électronique, l’envoi par recommandé électronique, l’authentification du site web, la non-discrimination des documents électroniques et le service d’archivage électronique.


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‘FMIS? Bonne idée ! Et après ?’

C’est sous ce dénominateur commun qu’Ewoud Harnie (responsable de l’équipe systèmes IT facilitaires, Het Facilitair Bedrijf) a parlé de l’implémentation des systèmes FMIS dans les organisations. Comment éviter que les souhaits ne s’éloignent de la réalité et comment démarrer idéalement un projet FMIS ? Trois éléments-clés ont été avancés  : l’homme, l’organisation et le processus. Tout commence par une sensibilisation et le balisage d’une mission claire. L’analyse reflète une traduction de la mission en fonctionnalités concrètes et en processus. Les étapes suivantes, le RFI/RFQ et la réalisation, sont passées en revue jusqu’à l’acquisition d’une solution et son intégration dans l’organisation. Last but not least, il y a le ‘run’ ou le suivi, parce qu’un trajet FMIS ne se termine pas après la finalisation de l’implémentation. Comment appréhender l’exploitation et le support aux utilisateurs finaux ? Quid des mises à jour et des nouveaux besoins ? Dans la seconde partie, il a brièvement été question d’Internet of Things (IoT) et des possibilités offertes par cette technologie pour une automatisation poussée des processus facilitaires. Mesurer, c’est savoir mais c’est aussi agir !

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LIVRES

Zitten is het nieuwe roken - Katja de Bruin

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ans le numéro 3 de FM-Magazine, nous avions abordé le thème ‘Bureaux assis/debout : une réponse à la maladie de l’assise ?’. Bien que nous soyons convaincus qu’il faut vivre et manger plus sainement, le fait que nous restons tous trop longtemps assis est peu pris en compte. Pourtant, de nombreuses études confirment que rester assis pendant une longue période n’est pas bon pour la santé. Dans son livre ‘Zitten is het nieuwe roken’, la Néerlandaise Katja de Bruin (rédactrice du guide VPRO) se demande pourquoi nous aimons tant rester assis et nous explique pourquoi il est tellement mieux de rester debout. « Ce livre a été écrit en partie assis. Mais aussi debout. Et en faisant du vélo. Parce que je fais partie des personnes converties. Pas parce que j’ai peur de mourir trop tôt mais parce qu’après avoir passé une grande partie de ma vie en position assise, je suis convaincue que rester moins longtemps assis est meilleur pour le corps et l’esprit », explique de Bruin (48). Son livre se veut être avant tout une source d’inspiration. Ce n’est pas un travail scientifique mais il est basé sur des entretiens qui portent tant sur la théorie que la pratique et les expériences vécues. La communication en position debout génère-t-elle des réunions plus courtes, la personne qui bouge plus pendant sa journée de travail se sent-elle plus énergique  ? L’auteur ne détient pas le monopole de la vérité absolue mais donne des idées et des conseils. Le travail, ponctué d’humour, se décline en dix chapitres. Dans ‘Debout et désagréable’, l’auteur décrit comment elle a été inspirée par des ‘collègues debout’ et a développé progressivement un modèle fixe pour les jours où elle travaille chez elle. Cette attitude déplacée à l’extérieur entraînait parfois des froncements de sourcils. L’acceptation sociale du travail en position debout revient à plusieurs reprises dans le livre. ‘La position assise, nouvelle mode’ emmène le lecteur en Amérique - via des articles et des opinions/constats de publicistes et de chercheurs - où ce thème est largement répandu. ‘A propos des sièges

rembourrés et des chaises-suicides’ explique en détail l’évolution et la fonction de la chaise au fil des ans ainsi que le dormir debout. Dans le chapitre ‘Faire du vélo dans le jardin de bureau’, nous découvrons le vélo de bureau, une nouvelle façon de travailler, et à quel point le travail debout est ancré aux Pays-Bas. Au chapitre ‘Dix Marathons’, on peut lire que les Néerlandais sont, parmi les Européens, les plus souvent assis et la question critique est posée de savoir combien de ‘marathons’ nous brûlons en travaillant debout. Le chapitre ‘Dès le plus jeune âge’ souligne que la position assise excessive démarre chez les jeunes et explique le rôle que peut jouer l’enseignement. Le volet ‘Combien d’heures siégez-vous par jour ?’ cite une étude épidémiologique qui a recherché un lien entre une assise prolongée et le décès prématuré. Le chapitre ‘A propos des bureaux intelligents et des tables de réunions hyper grasses’ s’adresse à celles et ceux qui recherchent de l’inspiration sur le mobilier de bureau dynamique. Dans les deux derniers chapitres (‘Sur ton derrière, paresseux’ et ‘La vieillesse vient en bougeant’, l’auteur pose la question de savoir si la dépendance à l’assise n’est pas simplement la conséquence d’une erreur évolutionnaire et fait le lien avec la vieillesse. La conclusion que nous tirons de ce livre ? «  La solution consiste à alterner la position assise, la position debout et à bouger tout au long de la journée. Si vous faites

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cela, alors vous êtes dans le bon » pour reprendre les mots du scientifique Hidde Van der Ploeg. (Par Tilly Baekelandt) Zitten is het nieuwe roken – Katja de Bruin, 2015, De Geus, 189 pages, ISBN 978 90 445 3694 2


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NOUVEAUX MEMBRES

« L’IFMA, en tant que réseau, joue un rôle important dans le partage d’expériences des succès mais aussi des dangers et des échecs d’une externalisation maximale en vue d’une réduction des coûts. » Bernard Poulin (global services expert Solvay)

« J’aimerais obtenir plus d’information sur les tendances en Facility Management ainsi que des présentations de nouveaux produits relatifs à la numérisation, tant de l’économat que du nettoyage, en tenant compte des aspects environnementaux et du développement durable. Le partage des connaissances mène au renouveau et au change management. » Marc Van Horenbeeck (building infrastructure/cleaning manager - Infrastructure & Real Estate Brussels Airport Company)

« La manière par excellence de rencontrer des Facility Managers intéressants. » Daryle De Schryver (étudiante en dernière année de Facilitair Management à la haute école Odisee) « Je souhaite rester au courant des dernières évolutions et tendances dans le secteur du Facility Management, et plus spécifiquement dans le domaine des smart buildings et des digital facility tools. » Jeroen De Smet (fondateur de Lobbipad) « J’attends de l’information sur le FMIS, la législation, les normes, les événements et les opportunités de carrière. » Marc Geuens (technical manager dans une entreprise de construction spécialisée dans les projets PPP)

« J’attends de l’IFMA principalement de l’information sur les évolutions de marché et les formations. » Sandro Biancolini (site manager Facility Management division Finances & Services STIB-MIVB)

« Les Facility Managers sont responsables du climat intérieur de leurs bâtiments et sont donc mon premier contact. Je veux comprendre leur situation spécifique et aider à trouver ensemble une solution. » Els De Bie (account manager clear air solutions, Zehnder)

« L’IFMA permet la pollinisation croisée entre les différents acteurs du secteur. Suite à cela, de nouvelles idées et des partenariats attractifs voient le jour. » Erik Uytterhoeven (account executive ENGIE Cofely)

« Cette année, nous allons principalement nous focaliser sur la durabilité de l’organisation. Si c’est agréable de partager des connaissances et de l’information avec des personnes issues du même secteur ? C’est ce qui m’a poussé à devenir membre. » Serena van der Spruit (collaboratrice infrastructure&housekeeping, Musée d’Art Moderne à Anvers)

« Via des cours à distance, je suis la formation de bachelier en Facility Management à Gand. L’information générale m’intéresse car j’ai encore beaucoup à apprendre dans tous les domaines. » Lieven Vandriessche (actuellement à la recherche d’un emploi dans le secteur Facility, expérience de plusieurs années dans une entreprise de nettoyage en tant que responsable de secteur.)

Vous aussi, vous êtes un mordu du FM et tout ce qui touche au FM vous fascine ? Inscrivez-vous alors à la fédération professionnelle du FM en Belgique,

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“ Avec moi, chacun trouve sa place. ” Hicham Bey, Handyman chez UCB Anderlecht

Dans une grande entreprise comme UCB, il y a souvent des déménagements internes au programme. Hicham planifie et coordonne les opérations : « Vite et bien. Même en cas de changements importants, chacun peut rapidement se mettre au travail. » Ce professionnalisme reflète le caractère d’ISS – un demi-million de personnes dévouées, qui proposent à vos collaborateurs des services taillés sur mesure avec la force de l’Human Touch. Tout cela pour mieux développer vos affaires. FACILIT Y MANAGEMENT

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