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URBAN CULTURE Textes : Marie Abeille, Benoît David, Jessica Lamacque, Camille Lorente, Camille Moulonguet.

Les cultures urbaines nous embarquent de l’underground au mainstream,du trottoir aux pages des magazines, de la musique de gang au style bling-bling, de la pratique pure et dure à la recherche esthétique. Fisheye a suivi les traces de photographes, de skateurs, de DJ, d’artistes hiphop, de galeristes, de graffeurs de train. Des guides qui ont tracé un chemin dans la jungle des images de rue.


même temps que je shoote. Réussir la photo, c’est presque une question de respect envers le skateur que tu photographies. Il se donne et tu dois te donner pour que son travail paye à l’image. Pour moi, une photo réussie, c’est une photo sans retouches. Au niveau technique, c’est pareil, je bosse avec un 7D. Je trouve que c’est le plus pratique, ce n’est pas terrible au niveau de la mise au point, mais le rapport qualité-prix est imbattable. Je ne suis pas dans la course à la technologie : ce qui compte, c’est surtout un bon cadrage et une bonne lumière. » La photo de skate n’a rien à voir avec la photo de sport en général. Pourquoi ? D.T. « Je pense que, dans les mags de skate, il y a toujours eu un gros effort sur la photo. Du coup, les skateurs sont habitués à ouvrir l’œil, ils ne voient que des images assez esthétiques, ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres sports. En fait, rien ne ressemble à la photo de skate, c’est pour ça que ça m’attire, c’est unique dans le paysage de la photo sportive. » AU-DELÀ DU SKATE

Le skate demande une volonté de fer, mais sans laisser place à l’arrogance. On ne naît pas skateur ou photographe de skate, on le devient. Et on ne le reste pas forcément toute sa vie. À 40 ans, Bertrand Jacquot est photographe de mode, mais il reste un skateur dans l’âme. Quel regard portes-tu sur le skate aujourd’hui ? Bertrand Jacquot « Bien sûr, la pub a récupéré le skate et la plupart des cultures urbaines d’ailleurs, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Ça permet à plus de personnes de vivre du skate et il y a toujours de vrais skateurs. Il ne faut tout de même pas que ça pervertisse l’esprit des jeunes. L’essence du skate, c’est de s’amuser, de s’exprimer avec son corps et une planche. » Et pourquoi avoir arrêté la photo de skate ? B.J. « J’ai eu envie de prendre en photo autre chose que des mecs qui sautent en l’air ! Arrêter de faire de la photo allongé dans le caniveau. Et puis il faut laisser la place à la nouvelle génération. » Tu t’es tourné vers la mode. Qu’astu gardé de tes années skate ? B.J. « J’ai acquis une vraie sensibilité aux formes et à l’architecture. Quand je me balade dans la ville, je pense comme un skateur. Cela me pousse à montrer la rue sous un autre angle. » Tu as aussi photographié la scène hip-hop des années 80. Il y avait une corrélation entre le skate et le hip-hop ? B.J. « J’ai grandi en banlieue. Quand le hiphop est arrivé, je faisais du breakdance et du skate. On croisait tous les mecs du hip-hop, NTM et les autres. Comme pour le skate, pour être un bon photographe de hip-hop, il fallait évoluer dans ce milieu, comprendre les mecs. Ce n’est pas le

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© David Turakiewicz.

DAVID TURAKIEWICZ, RÉMY TAVEIRA À MALMÖ.

Soma est plus proche des lecteurs que SuGaR. C’était ton intention ? D.T. « Oui, je voulais casser la barrière qui pouvait exister entre les gens qui font les magazines de skate et les gens qui les lisent. Je me considère plus comme un skateur qui a envie de faire des magazines que comme un journaliste ou un photographe. » Dans ton fanzine parisien À Propos, les photos tournent presque au paysage urbain. C’est une volonté artistique selon toi ? D.T. « Je prends le minimum de risques pour réussir ma photo. Je sais assez précisément ce que je veux, j’écris l’article dans ma tête en


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même délire de faire une photo de gangsta rap ou de funk punk… Si tu ne sais pas ce que font les mecs comme musique, tu es forcément à côté. »

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Le hip-hop a marqué une époque et créé un style. On a en tête le graphisme, les looks vestimentaires et les tatouages propres au hip-hop. Bling-bling, gangsta, East coast et West coast… les styles bougent et les images doivent suivre. Des États-Unis à la scène française, des années 80 à nos jours, nous avons rencontré des femmes et des hommes qui ont côtoyé la scène hip-hop et ont créé les images de cette culture urbaine. Janette Beckman a photographié le mouvement hip-hop dès les années 80. Au départ, elle photographiait la scène punk britannique de The Clash à Boy George. Puis, un jour, elle a

© Janette Beckman.

JANETTE BECKMAN, RUN-DMC & POSSE, HOLLIS, 1984.

EAST COAST & WEST COAST

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été contactée pour shooter la première tournée hip-hop en Europe, c’était en 1982. Comment s’est passée cette expérience ? Janette Beckman « J’ai été complètement retournée par cette musique. Ce soir-là, j’ai photographié Afrika Bambaataa, Futura 2000 et Dondi White, il y avait des danseurs de break, de double dutch, c’était stupéfiant. Très vite après, je me suis installée à New York et j’ai commencé à documenter la scène hip-hop. » Tu prenais ton appareil et tu allais à Harlem et dans le Bronx ? J.B. « C’était dans ces quartiers que les gens s’exprimaient à travers la musique, la danse et la poésie. Le hip-hop, c’est avant tout un discours libre de personnes qui ne sont pas écoutées et qui veulent raconter leurs histoires au monde entier. Aujourd’hui, cette passion n’existe plus. Et je le déplore. » 


AGRANDISSEMENT


AG R AN DI SSEMENT

FOCUS

Elles sont nées en Iran, au Maroc, au Liban, en Jordanie, aux Émirats arabes unis et au Yémen. Ces artistes font raisonner en images leurs désirs, leurs aspirations et leurs révoltes. Des histoires surgissent, narrées par des voix profondes et émouvantes.

© Shirin Neshat, Charles Bain Hoyt Fund and Francis Welch Fund, courtesy Museum of Fine Arts, Boston.

Texte : Jessica Lamacque

Femmes photographes au Moyen-Orient

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« JE N’AVAIS JAMAIS PENSÉ DEVENIR PHOTOGRAPHE »


M IS E AU

POINT

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PARCOURS

Timide, modeste, VuThéara Kham, alias Vutheara, possède le plus gros compte français sur Instagram, loin devant JR et ses 245 000 abonnés. Venu à la photo par hasard, il a désormais la possibilité d’en vivre. Retour sur l’itinéraire d’un jeune homme sensible et plus complexe qu’il n’y paraît. Texte : Benoît Baume – Photo : Marie Abeille

Vutheara On peut trouver ses images un peu trop naïves, mais, à bien y regarder, elles réunissent trois qualités rares : l’universalité, l’esthétisme et le sens du détail. Vutheara n’avait pas prévu la notoriété, sa bonne étoile ne semblait pas l’y destiner. Il est pourtant né un vendredi 13, un soir d’août 1982. Ses parents avaient fui le régime khmer un an plutôt, préférant Cherbourg au Cambodge. Élevé au milieu de trois autres frères, Vutheara se décrit comme « le plus tourmenté de sa famille ». De fait, l’un est pharmacien, l’autre est ingénieur dans l’agroalimentaire, le dernier aide les parents au restaurant, mais ils sont tous restés dans la Manche. Après un STI Électronique, il enchaîne sur un DUT en services et réseaux de communication à Saint-Lô. Il découvre les médias lors d’un stage en PAO à la Presse de la Manche, le quotidien local. Il part pour Caen et s’ouvre au webdesign. « Je me suis intéressé à l’image pour la première fois. On avait des cours d’histoire de l’art, de théâtre, de communication ou de marketing. J’ai eu le déclic pour le cinéma, mais pas vraiment pour la photo. Je n’avais d’ailleurs pas encore d’appareil à l’époque. » Selon ses propres mots, il est « timide, discret, ayant du mal à prendre la parole en public, et mystérieux ». Il décide alors de se jeter dans le grand bain du Web en atterrissant en 2007 chez Dimelo, une start-up où il est stagiaire en webdesign dans une pièce de 15 m2 au cinquième étage d’un bâtiment de la rue de Seine, à Paris. « J’ai débarqué dans la capitale avec mon sac à dos et mon skate. Je squattais à Cergy-Préfecture chez des amis. J’ai découvert la ville et les transports. J’étais perdu et fasciné à la fois. » TERRAIN DE JEU

Bosseur, il gravit les échelons pour finir directeur artistique de la société. En février 2011, après qu’un de ses amis a relié son Facebook à son compte Instagram, Vutheara voit sa première photo issue du nouveau réseau social mobile. « Je travaillais alors rue du Louvre. Je mangeais souvent seul pour aller faire des photos avec mon iPhone aux Halles, à Palais Royal, aux Tuileries ou sur le pont des Arts. Je programmais mes images dans ma tête pour Instagram, c’était un jeu. » En mai 2011, il rejoint le célèbre éditeur de sites marchands PrestaShop,

avec pour mission la refonte visuelle de toutes les interfaces. « Je travaillais beaucoup, Instagram n’était pas une priorité. Des amis à qui j’avais montré l’appli ont eu rapidement plus d’abonnés que moi, je ne décollais pas. » En juillet 2011, il a 4 000 abonnés. Il organise une expo photo de 80 images, dans une start-up, dont le bénéfice de la vente est reversé à une association qui s’occupe des enfants qui travaillent dans les décharges au Cambodge. L’occasion d’aller pour la première fois dans son pays d’origine. Il remporte un vrai succès qui l’encourage. Suit un concours où trois de ses photos sont exposées à New York. Vutheara est interviewé par un blog influent, The Beginners’ Lens. Novembre 2011, 10 000 abonnés. En rentrant des États-Unis, des médias français commencent à s’intéresser à lui. Il intervient sur le thème de l’évolution de la photo à la Social Media Week qui a lieu à la galerie Templon. Février 2012, 30 000 abonnés. Il est sélectionné pour une expo au Château d’Eau à Toulouse et passe sur France 24. « Hasard du calendrier, une page qui parlait de moi est parue dans le Nouvel Obs qui suivait la victoire de Hollande, ce fut leur meilleure vente depuis longtemps. Le lendemain, j’avais un coup de fil de La Martinière. » Mai 2012, 90 000 abonnés. L’éditrice Brigitte Govignon l’invite à manger une soupe phô. « On a vite parlé d’un projet de livre. Un de mes followers de Toronto m’a suggéré “Point of Vuth” comme titre, je n’ai pas trouvé mieux. » Il reçoit alors ses premières commandes photographiques. L’office du tourisme de Brivela-Gaillarde lui demande de venir immortaliser la ville à l’iPhone. « J’ai compris que je pouvais vivre de la photo. J’avais envie de faire une pause, de voyager. J’ai démissionné. » Juillet 2012, 150 000 abonnés. Vutheara s’achète le premier vrai appareil photo de sa vie. Un Canon EOS 550D. « Cela m’a permis d’apprendre les bases. La lumière, la profondeur de champ, le cadrage, la règle des tiers. J’ai aussi beaucoup appris sur Lightroom. Mais j’avais également l’impression de perdre la spontanéité, l’instant. J’ai donc continué à poster sur mon compte Instagram avec mon iPhone. » Techniquement pointu, Vutheara aime passer beaucoup de temps dans un lieu afin de trouver le bon cadrage, le bon moment. Un vrai instinct de photographe. Au niveau des effets, il est parti du sépia, en

passant par le noir et blanc, puis il est allé vers des couleurs saturées. Aujourd’hui, il tend vers le rendu le plus naturel possible et n’utilise pas les filtres Instagram, même s’il retravaille ses photos pour obtenir une image proche de l’argentique. 10 000 À 20 000 « LIKE » PAR PHOTO

Son futur ? Il le voit large, peut-être à l’international, alors que 87 % de ses abonnés ne sont pas français. « C’est en France qu’on critique le plus mes images. Pourtant, j’essaie de sortir des clichés pour surprendre. Les étrangers le perçoivent, les Français pas tout le temps. » C’est d’ailleurs quand il est resté trois mois dans le classement US des Instagram préférés que son compte s’est envolé. Novembre 2012, 250 000 abonnés. Son livre finit par sortir au printemps 2013, « ma plus grande fierté ». Derrière, l’office du tourisme de Paris lui commande les onze images de couverture de ses guides touristiques. « Un gros contrat. Je me suis acheté un reflex professionnel, le Canon 5D Mark III. J’ai arpenté la ville sans relâche pendant des heures et des heures durant huit semaines. Les images ont plu et cela m’encourage à prendre la voie de la photographie. » On le serait à moins quand on sait que la moindre de ses trois photos quotidiennes sur Instagram réunit entre 10 000  et 20 000 « likes ». Un score très élevé sur ce réseau. « Instagram m’a apporté de la visibilité, mais aussi de la rancœur de la part d’autres photographes. Pour épouser ce métier, j’étais sûr qu’il fallait avoir une formation béton. J’ai appris sur le tas. Des gens comme Fred Mortagne ou les films de Wong Kar Wai m’ont beaucoup inspiré. » « Je photographie beaucoup de scènes d’ambiance, loin des gens. À l’avenir, je veux plus me confronter aux personnes. Pour cela, je dois aller contre ma nature pour oser le faire, mais je sens que c’est une étape indispensable pour moi. » Alors qu’il commence à refuser des projets et à construire une carrière, il essaie de ne pas se laisser griser par le succès. Que pensent ses frères et ses parents de cette soudaine notoriété ? « Au Cambodge, on exprime sa joie de manière différente. Ils sont contents de me voir à la télé ou à la une de la Presse de la Manche. Le mieux, c’est quand un client du restaurant leur parle de moi. Mais je sais qu’ils ne me diront jamais leur fierté. » Novembre 2013, 400 000 followers.


RÉVÉLATEUR


R É V É L AT E U R

POLITIQUE

Un héros ordinaire Oublions le temps d’un instant les spin doctors et autres chargés de com’. Les images politiques doivent retrouver de l’authenticité et de la force de caractère. Nous avons trouvé un maître en la matière : Vlad, plus connu sous le nom de Vladimir Poutine.

© Alexei Druzhinin/AP/Sipa.

Texte : Le stagiaire de Jessica Lamacque qui a décidé de partir se refaire une santé quelque part près de Vladivostok

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S ÉC TION

© Alexei Druzhinin/AP/Sipa.

78 CHAPITRE


R É V É L AT E U R

Se plonger dans les images de presse de Vladimir Poutine est une aventure initiatique. Un premier constat s’impose. Vladimir n’est pas un simple homme politique, c’est aussi un homme fort qui sait être doux, un chasseur qui aime les animaux, un nageur qui affronte les flots. Un homme qui n’hésite pas à se rouler dans la neige pour donner un peu d’amour à nos amies les bêtes. Et quand il emprunte un sous-marin (désolés, nous n’avions pas la place de publier toutes les images), nous sommes convaincus qu’il prend quelques instants pour plonger avec les dauphins. Mais ceci n’est que pure spéculation. Une chose est prouvée : Vlad est un cavalier hors pair. Le voir ainsi arpenter la toundra sur son fidèle destrier devrait donner des idées à bon nombre d’hommes politiques français. Mais Vladimir Poutine ne se ridiculise pas avec une classique tenue de cavalier. Il puise son inspiration dans le vestiaire militaire, sans oublier d’y ajouter sa touche personnelle : une capuche en fourrure véritable qu’il associe à une paire de Ray-Ban en or. Décidément, Vlad ne connaît pas le fashion faux pas.

© Dmitry Astakhov/AP/Sipa. © Alexei Druzhinin/AP/Sipa.

LE NATUREL REVIENT AU GALOP

Soyons réalistes, pour arriver à un tel niveau de communication visuelle, nos représentants politiques ne pourront pas se contenter de monter à cheval et de peaufiner leur look vestimentaire. Ils vont devoir se motiver et prendre le chemin de la salle de sport. Sur toutes les images, les muscles de Vladimir imposent le respect et inspirent un sentiment de protection. Avec une telle musculature, il est le superhéros de la politique, celui à qui rien ne résiste. Politiciens français, écoutez l’injonction de Vlad : « Remettez-vous au sport. » Mais il n’y a pas que le physique dans la vie, il y a aussi le mental. L’homme politique doit savoir affronter l’adversité avec force, et Vlad a trouvé la métaphore parfaite du courage politique : un nageur dans une rivière hostile, bravant froid et courants. Vlad relève le défi et se jette à l’eau corps et âme. Ces images seraient franchement inappropriées si elles n’étaient pas si spontanées et naturelles. Vlad ne se met pas en scène, il vit devant l’objectif. Les photographes ont eu la chance de se trouver au bon endroit au bon moment. Ces photos ne sont pas le résultat d’une stratégie médiatico-politique, mais le reflet de la vraie vie de Vlad, un héros ordinaire venu de Russie. P.S. : N’essayez pas d’imiter Vlad chez vous, cela peut s’avérer dangereux.

POLITIQUE

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S EN S IB ILITÉ

COMMUNITY

Tumblr des lecteurs IZBERG Scènes de vie graphiques et colorées : ce Tumblr est animé par deux photographes qui font dialoguer les images. izberg.tumblr.com

BENISMITH Un Tumblr qui mixe les genres, où paysages et natures mortes côtoient portraits et photos de mode. benismith.tumblr.com

JUNEOF TENDREAMS Une série de Polaroids qui nous emmènent dans un monde sombre et énigmatique, teinté de rêve et de poésie. juneoftendreams.tumblr.com

MATHILDE POLAKTOUCHARD Ville, nature ou intérieur : ici, les sujets prennent la pose dans un univers poétique et coloré. mathildepolaktouchard.tumblr.com

MIKECORNELUS De superbes images, des paysages, des instants de vie : un Tumblr entre reportage, carnet de voyage et photos de mode. mikecornelus.tumblr.com

SARAHSEENE Un univers onirique où le merveilleux et la féminité sont sublimés par un travail manuel sur le support Polaroid. sarahseene.tumblr.com


S ENSIBILITÉ

COMMUNITY

Concours Avec un dossier sur les cultures urbaines, impossible de ne pas sauter sur l’occasion. Fisheye a proposé aux lecteurs un concours sur le thème de la street photography. Vous êtes nombreux à avoir mis le doigt sur les beautés du quotidien : une lumière, une situation, un visage ou juste un lieu, vous avez su capter cet instant où tout semble se mettre en place et où la magie opère. Félicitations à Arnaud Montagard, Alice Lobel et Damien Imbert qui remportent un Nikon 1 J1 + 10-30 VR + 10 mm blanc, offert par le réseau de magasins Images Photo, partenaire du concours.

Arnaud Montagard

Une mention spéciale à (de haut en bas) Stéphane Goin, Éric Forey et Julien Coquentin, qui, s’ils n’ont pas remporté le concours, ont tout de même séduit la rédaction avec leurs propositions.

Alice Lobel

Damien Imber t

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Fisheye Magazine N°3  

Au sommaire de ce numéro dédié aux cultures urbaines: Des planches à roulette, les Experts, des Femmes au top, les bancs de l’école, du SWAG...

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