Page 1

L Ed’information TTRE

la

NOVEMBRE

PERIODE

2011

éditorial

4

DU

30

SEPTEMBRE AU

28

OCTOB R E

2011

Monnaie, Monnet !

Le 9 mai 1950, Robert Schuman, alors Ministre français des Affaires Etrangères, suggère la création d’une haute autorité "supranationale", chargée de gérer les productions allemandes et françaises de charbon et d’acier. L’Europe, à cette époque, peine à se redresser et les intérêts politiques et financiers de chacun des pays qui la composent divergent, mettant en péril l’idéal de paix né à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’heure est grave ! Moins d’un an plus tard, le 18 avril 1951, le Traité de Paris entérine la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), réunissant dans une même communauté d’intérêts, la France, l’Allemagne, l’Italie et les trois pays du Benelux. L’Europe respire et entre dans une période de croissance rapide.

Les débuts de la Communauté européenne illustrent l’intelligence tactique de ses "pères fondateurs"(1) (Jean Monnet et Robert Schuman) qui ont construit l’Europe à travers des actions concrètes, essentiellement économiques, permettant d’influencer efficacement la sphère politique : « A l'instant où les idées manquent, ils [les hommes politiques] acceptent les vôtres avec reconnaissance, à condition que vous leur en laissiez la paternité. Puisqu'ils ont les risques, ils ont besoin des lauriers »(1). L’Union européenne dans laquelle nous vivons découle directement de ces principes pragmatiques : une sorte de "fédéralisme à l’envers" qui consiste à transférer d’abord les compétences économiques puis, ensuite, éventuellement, les pouvoirs politiques : « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes »(1).

C’est assurément ce principe non écrit mais ouvertement affirmé qui a poussé les décideurs européens des années 80 et 90 (de Valéry Giscard d’Estaing à Helmut Kohl en passant par Jacques Delors) à militer et à accepter la mise en place de l’euro s’imposant à la fois aux gouvernants mais aussi à leurs administrés. Un transfert de souveraineté accepté par un monde politique peu féru de science économique ou d’histoire financière, surtout ravi de pouvoir imposer sans risque électoral majeur, au nom du bien-être économique commun, des mesures souvent impopulaires. L’euro, né le 1er janvier 1999 avec 11 pays participants (17 aujourd’hui dont la Grèce qui a rejoint la Communauté en 2001), est le symbole – aujourd’hui remis en cause – de cette réussite pragmatique d’une Europe parvenue à mettre en commun ses moyens financiers avant d’avoir consolidé ses assises constitutionnelles et démocratiques. Peu importe que la communauté politique ne se soit pas bâtie en parallèle : « Une monnaie est bien entendu un moyen de paiement. Mais une monnaie, c'est également bien plus, elle a à voir avec l'identité culturelle et constitue un baromètre de la stabilité politique »…(2) A l’heure où l’euro est malmené par les marchés, ces propos tenus en 2009 résonnent étrangement. Ce n’est d’ailleurs pas tant la monnaie qui inquiète les marchés que l’utilisation qui en a été faite par certains Etats. La crainte de voir se répéter le scénario grec à toute l’Europe du Sud est légitime et les fondations bâties patiemment au cours des vingt dernières années se fissurent.

« La vie des institutions est plus longue que celle des hommes et les institutions peuvent ainsi, si elles se sont bien construites, accumuler et transmettre la sagesse des générations successives »(1). Cette phrase visionnaire de Jean Monnet est à mettre en exergue essentiellement pour la condition qui soutient l’affirmation : « si elles se sont bien construites »… Rebondissements, atermoiements et revirements au sein de la zone euro induisent des réactions boursières de grande ampleur. Difficile de jouer les Pythie et de rendre un oracle à quelques jours. A moyen terme, le doute n’existe pas : l’Europe ne pourra aller plus loin dans sa crédibilité économique qu’en réformant son système de gouvernance. Il lui faudra aussi accepter qu'il n'est pas sain de laisser les rênes d'une monnaie comme l'euro à autant d'élus qu'il y a de pays qui la composent.

(1) Association Jean Monnet www.ajmonnet.eu (2) Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen en 2009

Didier LE MENESTREL


le point sur…

2 L

A

LE

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

DE

L

’ECH

IQU I E R

ECHIQUIER QUATUOR J-N. Roffiaen

En 2010, à la même époque, nous prédisions un regain d’intérêt du marché pour la thématique "value". Nous avons eu raison… pendant cinq mois. A partir de juin, le ralentissement économique et la montée des inquiétudes en Europe ont tué dans l’œuf ce mouvement de réappréciation. 2011 devrait être la troisième année consécutive de sous-performance du "value" par rapport aux sociétés dites de "croissance visible". En baisse de 19,5% à fin octobre, Echiquier Quatuor en porte les stigmates. En dépit de ces vents contraires, votre équipe de gestion a rarement été aussi optimiste : à 0,9x les fonds propres, la valorisation moyenne du fonds est proche de ses plus bas historiques et le potentiel moyen d’appréciation des valeurs en portefeuille retrouve ses plus hauts niveaux. Le taux d’investissement très élevé d’Echiquier Quatuor atteste de notre degré de confort sur les niveaux de valorisation actuels.

Les opérations CONJONCTURELLES Un temps sous-investi (17% de cash fin février 2011), votre fonds a profité des "soldes d’été" pour mettre sa trésorerie au travail. A fin octobre, le taux d’investissement est de 99%. Comme évoqué en introduction, nous sommes désormais pleinement investis. Même dans un contexte de stagnation en Europe, nous pensons que notre portefeuille de sociétés a les qualités fondamentales et managériales pour naviguer dans des eaux économiques particulièrement troubles. Les premiers résultats du troisième trimestre en attestent : les sociétés qui souffrent le plus (UPM-KYMMENE, DECEUNINCK ou PSA PEUGEOT CITROEN) réduisent les coûts et protègent leurs "cash flows". D’autres valeurs du portefeuille, comme SECHILIENNE-SIDEC, COLT ou SINGULUS TECHNOLOGIES, sont déjà en phase de convalescence et voient leurs résultats s’améliorer. FONDAMENTALES La philosophie d’investissement n’a pas changé : nous aimons les sociétés mono-métier, bien positionnées (parts de marché élevées), capables de couvrir le coût de leur capital, mais connaissant un accident de parcours et temporairement malaimées par le marché. Cela nous permet d’acheter de

4

N OV E M B R E

2011

très belles entreprises autour, voire endessous, de leur actif net comptable. C’est par exemple le cas d’EASYJET, le transporteur aérien "low-cost", que nous avons pu acquérir à 0,9x les fonds propres alors que le marché s’inquiétait des prix élevés du kérosène. NEXANS, l’un des leaders mondiaux du câble, répond également à cette feuille de route : le groupe français, qui s’échange à 0,6x les fonds propres, devrait bénéficier de l’interconnexion croissante des marchés européens de l’électricité et du développement de l’éolien offshore. De façon dérogatoire, Echiquier Quatuor peut opérer sur des dossiers moins purs, comportant plusieurs métiers, si les conditions de valorisation nous paraissent particulièrement absurdes : c’est le cas de LAGARDERE ou d’ALTAMIR AMBOISE, deux dossiers dont la somme des parties, telle que nous l’estimons, est plus de deux fois supérieure au cours de bourse.

Stratégie d'investissement Plus concentré, plus européen, moins endetté : voici les principes qui ont guidé votre équipe de gestion au cours des douze derniers mois. Fin octobre, votre fonds comptait 34 valeurs. L’objectif est de tendre vers 30 lignes en fin d’année, avec toujours le même souci d’équipondération des

sociétés en portefeuille. Pourquoi 30 valeurs ? Cela nous semble assurer une bonne diversification des risques tout en nous donnant une connaissance exhaustive des dossiers investis et un levier important sur la réussite de nos idées. Parallèlement, nous entretenons une liste de 50 candidats potentiels à l’entrée dans le fonds, nous permettant d’arbitrer en faveur des sociétés présentant le meilleur couple rendement-risque. Plus européen, Echiquier Quatuor compte désormais 36% de l’actif investi hors de France, contre 21% un an auparavant. Cette stratégie a deux objectifs : réduire la dépendance du fonds à la conjoncture économique franco-française et profiter d’un univers d’investissement plus large, nous donnant accès aux meilleures idées "value" européennes. L’Allemagne et l’Angleterre sont, en particulier, des territoires d’investigation fructueux. Dernier axe de gestion, le fonds a continué de réduire son exposition aux dossiers cycliques et endettés. Le raisonnement est simple : dans un contexte économique compliqué, il vaut mieux, comme le dit Martin Bouygues, "voyager léger". Le crédit bancaire va devenir à la fois plus rare et plus cher, au détriment de ceux qui financent, par endettement, des capitaux employés cycliques.


3 L

A

LE

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

L’actualité

– F

I N A NCI E R E

Grandes valeurs internationales P. Puybasset

Après un été chahuté, le mois d’octobre aura été marqué par des décisions politiques visant à éviter une nouvelle crise financière : plan de sauvetage de la zone euro et assouplissement potentiel de la politique monétaire chinoise. Dans ce contexte, Echiquier Global n’est pas en reste et réalise un rebond honorable de +8,6% pour atteindre une performance de -7,6% depuis le début de l’année. Parmi les titres en portefeuille, ce sont les valeurs cycliques exposées aux pays à forte croissance qui ont affiché les meilleurs parcours. En Chine, le secteur du luxe a bénéficié à plein de la "Golden Week" (semaine de vacances nationales). Nous pensons que RICHEMONT (+28%) est le meilleur véhicule pour profiter de l’enrichissement de la population et d’une demande forte en produits d’horlogerie de luxe. Le groupe américain COACH (+28%), conception et fabrication de maroquinerie haut de gamme, bénéficie également de cette tendance. Les titres exposés au cycle des matières premières rebondissent aussi fortement. C’est notamment le cas de CHALCO (+34%), un producteur chinois d’aluminium, d’ANGANG STEEL (+20%), un aciériste chinois, et de l’équipementier suédois ATLAS COPCO (+21%) qui bénéficie des investissements miniers. A l’inverse, les moins bonnes performances d’Echiquier Global reviennent aux titres qui avaient le mieux résisté pendant l’été. En effet, les valeurs les plus défensives et les plus décorrélées du cycle économique mondial n’ont pas rebondi avec la même vigueur : COLGATE PALMOLIVE (+3%) LINDT & SPRUENGLI (+2%) ou encore PEARSON (+3%), leader mondial de l’éducation, affichent des hausses bien moins significatives. Votre équipe de gestion termine ce mois d’octobre avec 6% de liquidités, indispensables pour saisir des opportunités.

AGRESSOR Carte blanche au gérant D. Lanternier

Agressor profite de la volatilité de ces derniers mois pour investir opportunément dans des entreprises et des managers que nous suivons de près depuis plusieurs années. La vision longue reste le fil conducteur et les publications du troisième trimestre nous ont permis de trouver des points d’entrée sur des valeurs de croissance mondiale bien positionnées structurellement. Premier exemple avec le groupe familial BIC, bien connu de votre équipe de gestion. Sur les huit dernières années, BIC a vu ses ventes dans les pays émergents croître en moyenne de 14% par an et y réalise aujourd’hui plus de 30% de son chiffre d’affaires. Le respect des normes de sécurité nécessaires à la commercialisation de briquets

N OV E M B R E

2011

L

’ECH

IQU I E R

D E VO S

ECHIQUIER GLOBAL

4

DE

ainsi que le taux de notoriété très élevé de la marque BIC à travers le monde constituent d’importantes barrières à l’entrée. La croissance du groupe va continuer d’être tirée par l’émergence des classes moyennes dans les pays en développement et par le durcissement des réglementations. L’augmentation des volumes de production sur le briquet et le rasoir offre de plus un fort levier opérationnel. Agressor profite d’une publication trimestrielle qui déçoit le marché pour accompagner ce gagnant structurel très faiblement valorisé. En CRODA, nous avons aussi profité de chiffres trimestriels décevants pour augmenter notre position. Le britannique est le fournisseur incontournable d’éléments actifs organiques pour les produits cosmétiques et la chimie de spécialité. Doté d’un "business model" unique de distribution directe, il fournit l’ingrédient actif qui permet au producteur d’affirmer un bénéfice produit. Ce positionnement très en amont dans la chaîne de valeur permet à CRODA de bénéficier d’un bon "pricing power" et ainsi d’assurer la résilience de ses marges dans les périodes de turbulences. Les autorisations sanitaires nécessaires à la commercialisation des éléments constituent une importante barrière à l’entrée, ne permettant ainsi qu’une concurrence à l’échelle locale. Ce gagnant structurel de croissance longue possède en plus une culture d’entreprise et une qualité managériale dont nous sommes friands. Nous continuerons d’allier opportunisme et vision longue afin d’accompagner les projets managériaux les plus créateurs de valeur. La période actuelle de faible valorisation et de volatilité est particulièrement propice. Agressor a donc remonté son taux d’investissement à plus de 95%.

ECHIQUIER PATRIMOINE Diversifié prudent M. Craquelin - O. de Berranger - D. de Coussergues

Au cours du mois d’octobre, Echiquier Patrimoine a progressé de 0,8% et s’affiche en retrait de 1,8% depuis le début de l’année. Le resserrement des primes de risque sur les obligations d’entreprises présentes dans votre portefeuille a été spectaculaire et profitable. L’arrêt du cycle de hausse de taux engagé par la BCE devrait permettre en outre de profiter d’un taux de rendement actuariel supérieur à 4,1% pour une duration raisonnable légèrement supérieure à 2 années. M6, "la petite chaîne qui monte", vient de faire son entrée dans Echiquier Patrimoine. Elle correspond totalement à nos critères d’investissement, avec plus de 8% de rendement sur la base d’un dividende que la société n’a jamais baissé depuis 1998, 350M€ de trésorerie nette au bilan et des marges très stables. Mais c’est avant tout une formidable histoire managériale. Depuis sa création, la chaîne est dirigée


4 L

A

LE

L’actualité

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

L

’ECH

IQU I E R

D E VO S F O N D S

par Nicolas de Tavernost, d’abord Directeur général puis Président du Directoire depuis 2000. Dans un environnement télévisuel totalement chamboulé ces dernières années avec l’émergence de la TNT (Télévision Numérique Terrestre), les dirigeants ont fait de M6 la seule chaîne historique à maintenir sa part d’audience lorsque celle de TF1 a perdu presque 20% depuis 2008. Cette performance assez exceptionnelle s’est traduite par une stabilité du chiffre d’affaires et une baisse de seulement 3,5% de la marge opérationnelle en 2008. En 2012, le paysage audiovisuel va passer de 18 à 24 chaînes gratuites. En fait, le secteur se concentre autour des opérateurs historiques, preuve en est la récente acquisition de Direct8 et DirectStar par Canal+ à Bolloré. Avec W9, sa nouvelle chaîne qui s’impose comme un succès tant opérationnel que financier, et sa trésorerie disponible, M6 nous apparaît particulièrement bien armée pour profiter du développement de la TNT.

ECHIQUIER OBLIG Obligations d'entreprises en euro O. de Berranger

Enfin un peu de répit dans la crise des dettes européennes. Après moult suspense et rebondissements, le sommet européen du 26 octobre a permis des avancées certaines sur la recapitalisation du secteur financier, sur l’augmentation de la puissance de feu du FESF (Fond Européen de Stabilité Financière) ainsi que sur l’implication du secteur privé sur la décote consentie aux obligations grecques. Même s’il contient des risques d’implémentation élevés, ce nouveau plan marque la prise de conscience par les politiques de la réalité de la crise financière en zone euro et de la nécessité d’apporter des réponses crédibles et massives. Du côté des obligations d’entreprises privées de la zone euro, la compression des primes de risque a été particulièrement importante. Si les obligations du secteur financier, notamment les subordonnées bancaires, ont affiché des performances spectaculaires, la dette des entreprises industrielles et commerciales n’a pas été en reste. Les émetteurs les plus cycliques (LAFARGE, FIAT, ARCELOR) ont affiché d’excellents parcours sur la période. A titre d’exemple une obligation FIAT 6,125% 2014 a vu son rendement passer de 11% fin septembre à 7,4% fin octobre : c’est un gain de près de 9% en capital dont Echiquier Oblig a pu profiter. Avec une poche de cash portée à 12%, une duration de 4 années et un rendement actuariel de 5,3%, votre fonds continue d’offrir une alternative à la très faible rémunération des emprunts d’Etat. Au final, Echiquier Oblig progresse de 2,4% sur le mois et s’affiche en recul de 2,3% depuis le début de l’année. 4

DE

N OV E M B R E

2011

ECHIQUIER MAJOR Grandes valeurs européennes de croissance F. Plisson

Le récent sommet européen a conduit à une détente des primes de risque, un contexte qui a naturellement profité aux valeurs les plus cycliques : VOLKSWAGEN + 39%, TEMENOS +38,7%, CONTINENTAL + 35,6%. Ces hausses spectaculaires sont bien sûr à mettre en perspective des baisses que nous avons connues depuis les deux derniers mois. Même s’il est rassurant de constater qu’Echiquier Major réagit bien (+9% en octobre), votre équipe de gestion ne se laisse pas distraire par le court terme. Nous restons surtout mobilisés afin de saisir toutes les opportunités que pourraient nous offrir ces marchés volatils. Investir dans des leaders capables de dépasser leurs plus hauts dans les prochaines années est notre objectif. C’est avec cette conviction que nous avons investi dernièrement dans le suédois HEXAGON, dont la récente publication de résultats est venue confirmer notre cas d’investissement. HEXAGON, leader dans la métrologie, réalise une croissance organique à deux chiffres (+13%) au troisième trimestre avec une génération de cash qui rassure sur les capacités du groupe à rembourser la dette issue de leur dernière acquisition (Intergraph, logiciel de conception par ordinateur). Avec une priorité (faire économiser de l’argent à leur clients), le champ d’application du groupe doit être profondément transformé par cette acquisition structurante. Notre cas d’investissement repose sur un changement de statut, d’une société du secteur des biens d’équipement vers celui du logiciel. Si l’avenir nous donne raison, notre objectif (retrouver HEXAGON à ses plus hauts niveaux) ne sera qu’une première étape.

ECHIQUIER AGENOR Moyennes valeurs européennes de croissance A. de Coussergues

Octobre a été un mois de soulagement sur les marchés financiers. C’est dans ce contexte qu'Echiquier Agenor rebondit de 4,5%. L’environnement macro-économique perturbé nous incite à privilégier des sociétés de croissance autonome et faiblement exposées au cycle. Nous avons ainsi initié une position en SYMRISE. Cette société allemande est le numéro quatre mondial du secteur des arômes et parfums. Elle fournit aux acteurs de l’agro-alimentaire et des biens de consommation courante des ingrédients nécessaires à la conception des produits. A titre d’exemple, SYMRISE est le premier producteur mondial de menthol synthétique et un acteur de référence sur le marché de la vanille naturelle. Le secteur des arômes et parfums connaît une croissance annuelle visible de 2 à 3%, tiré par la hausse du niveau de vie dans les pays émergents. Mais c’est aussi une


5 L

A

LE

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

croissance résiliente : en 2009, année de récession mondiale, le secteur a vu son activité reculer de seulement 3%. Les atouts de SYMRISE sont importants. Tout d’abord, 46% de son chiffre d’affaires est réalisé dans les pays émergents. Ensuite, être un poids lourd de son secteur assure à SYMRISE une présence privilégiée auprès de grands clients (PROCTER&GAMBLE, COLGATE, NESTLE etc), qui ont une croissance supérieure à celle de leurs marchés. Enfin, le groupe se développe dans un nouveau secteur porteur, les principes actifs pour la cosmétique et notamment pour des crèmes anti-âges ou anti-irritations. SYMRISE est une société de très grande qualité comme le démontre sa capacité à générer des cash-flows libres importants. Cela laisse de la place pour accélérer le développement via des acquisitions ciblées mais permet aussi d’être généreux avec les actionnaires (rendement actuel de 3,2%). Ces éléments ne sont pas pris en compte dans la valorisation actuelle (13x les bénéfices 2012).

ARTY Artifs de rendement - actions et obligations d'entreprises en euro O. de Berranger

Le mois d’octobre a été marqué par un fort rebond des actifs risqués dont ARTY a pu profiter grâce à son exposition aux marchés d’actions européens (27,4% du portefeuille) et au fort resserrement des primes de risque obligataires, notamment pour les obligations "high yield" et subordonnées financières. Avec une performance supérieure à 21% sur le mois, SAINT-GOBAIN bénéficie de son exposition à une double thématique. Tout d’abord, l’efficience énergétique, en ces temps de baril cher, permet à la division matériaux innovants d’afficher un chiffre d’affaires en hausse de 7,3% sur les neuf premiers mois de l’année, à périmètre et taux de change constants. Au-delà de la solide croissance du vitrage, ce sont les Matériaux Haute Performance qui tirent les ventes du groupe. Parallèlement, SAINT-GOBAIN continue de se déployer vers l’Asie et les pays émergents où les revenus progressent de plus de 10% sur les trois premiers trimestres, et dépassent pour la première fois la barre de 20% du chiffre d’affaires total.

DE

L

’ECH

IQU I E R

ECHIQUIER JUNIOR Petites valeurs françaises de croissance J. Berros

Echiquier Junior a progressé en octobre de 4,2%, grâce aux bonnes performances de MANITOU (+28%), de LISI (+14,7%), de GUERBET (+14,5%) ou d’EUROFINS (+13,5%). Dans la morosité actuelle, les performances économiques des entreprises constituent de bons repères pour confronter nos thèses d’investissement. La confiance est aujourd’hui l’élément crucial dont ont besoin les marchés financiers, perdus entre des politiques qui ont bien du mal à s’entendre et des Etats qui ont "prouvé" leur incapacité à être de bons gestionnaires. Plus que jamais, nous sommes persuadés que les meilleurs garants de l’épargne à long terme sont les entrepreneurs à qui nous confions vos capitaux. Eux seuls seront capables de les faire fructifier, grâce à leur positionnement sur des marchés porteurs (EUROFINS, NATUREX, SARTORIUS STEDIM), aux développements des nouvelles technologies (CELLECTIS, WEBORAMA) et disons-le, grâce à leur envie, leur combativité, leur imagination et souvent même, leur génie. Un chiffre, +66%, qui permet d’illustrer certaines publications mensuelles de titres détenus dans Echiquier Junior. + 66%, c’est en effet la croissance du chiffre d’affaires de WEBORAMA au troisième trimestre, société spécialisée dans les technologies de ciblage comportementale appliquées à la publicité sur internet. Cette performance équivaut au chiffre d’affaires de l’année 2007 toute entière ! Preuve que les entreprises de taille moyenne innovantes et emmenées par des managers talentueux sont capables de croître rapidement, même en période de crise. +66%, c’est aussi la croissance du chiffre d’affaires réalisée au troisième trimestre par le groupe NEXTRADIO sur la chaîne BFM TV. Pendant que ses "grandes sœurs" peinent à maintenir leur part de marché, comment ne pas être admiratif de la vision d’Alain Weill ? Le fameux "PAF", qui semblait si figé jusqu’en 2005, est en pleine révolution avec l’arrivée de la TNT. NEXTRADIO sera à coup sûr l’un des futurs grands groupes de médias en France. L’avenir n’est a priori pas aussi radieux pour le leader actuel, TF1. "Small is beautiful", n’est-ce-pas …?

Sur la poche obligataire, le rétrécissement des primes de risque a été particulièrement spectaculaire sur les obligations des banques et des assurances. Les obligations subordonnées de SCOR ou d’AXA affichent respectivement des gains de plus de 13%. Le "high yield" n’a pas été en reste avec les performances flatteuses des entreprises cycliques en général et de l’automobile en particulier. ARTY maintient l’exposition "high yield" et non notée à un peu plus de 30% de la poche obligataire pour bénéficier d’un portage qui reste très favorable.

En octobre, Echiquier Real Estate affiche une performance de 3,9%. Il a certes bénéficié d’une plus grande sérénité des marchés d’actions, mais aussi de la présence dans le portefeuille de sociétés qui poursuivent leurs politiques d’investissements.

Au final, le portefeuille progresse de 4,2% sur le mois pour inscrire une performance annuelle négative de 4,8%.

DIC ASSET est un groupe allemand qui détient un patrimoine de bureaux localisé dans les principaux

4

N OV E M B R E

2011

ECHIQUIER REAL ESTATE Valeurs du secteur immobilier D. de Coussergues


6 L

A

LE

L’actualité

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

DE

L

’ECH

IQU I E R

D E VO S F O N D S

marchés d’affaires outre-Rhin. La société a racheté en octobre 50% de trois portefeuilles dont elle détenait déjà la moitié du capital. Ces trois portefeuilles, d’une valeur de 190M€ sont constitués de 17 actifs, situés majoritairement à Berlin et Francfort. Ils sont à 72% composés de bureaux, le reste de commerces. Ils offrent des baux d’une durée moyenne de 5,6 années qui assurent une bonne visibilité et sont loués à 90%, une bonne proportion pour le marché allemand. Cette acquisition est intéressante pour DIC ASSET à plusieurs égards. D’une part, les vendeurs vont percevoir des titres DIC ASSET et non du cash, cette transaction ne va donc pas alourdir la dette du groupe. D’autre part, l’opération est très relutive puisque les actifs offrent un rendement de 7,7%, sur la base de la valeur d’acquisition de 190M€, soit 7M€ de loyers additifs en année pleine ce qui représente 5% des revenus totaux de la société.

transports. C.H. ROBINSON offre également des services de courtage personnalisé, de stockage de marchandises et de paiement grâce à une plateforme qui facilite notamment les transferts de fonds. La société vend aussi des produits frais aux grandes chaînes de distribution et aux restaurants. Elle est implantée sur tous les continents et compte 232 bureaux. Malgré une mauvaise performance du titre en septembre et des résultats qui devraient se détériorer prochainement du fait du ralentissement économique, nous sommes convaincus de la qualité à long terme de ce dossier et le conservons avec conviction au sein du portefeuille.

DIC ASSET est toujours une importante conviction d’Echiquier Real Estate, qui profite de l’expertise de ce bon management au sein de l’économie la plus performante de la zone euro. Au cours actuel, le titre capitalise 5,6 fois son résultat opérationnel 2011 et offre plus de 6% de rendement.

Les défis énergétiques à relever sont sans précédent : d’ici 2030, la demande d’électricité aura quasiment doublé tandis que nous devrons réduire de moitié les émissions de C02. Pour résoudre un tel dilemme, une solution s’impose : l’efficacité énergétique, qui consiste à utiliser moins d’énergie pour un même niveau de performance. Ainsi, selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), 57% de la réduction des émissions mondiales de CO2 découleront des solutions d’efficacité énergétique d’ici à 2030. Une projection loin d’avoir échappé à SCHNEIDER ELECTRIC, numéro un mondial des équipements électriques, qui en a fait son cheval de bataille. Aujourd’hui, les solutions d’efficacité énergétiques représentent un tiers du chiffre d’affaires du groupe et permettent à ses clients de diminuer jusqu’à 30% leur facture énergétique. De quoi intéresser les secteurs les plus énergivores comme les centres de données ou le bâtiment, responsable à lui seul de 40% de la consommation énergétique mondiale. Pour répondre aux besoins du secteur résidentiel ou de l’industrie, la démarche de SCHNEIDER ELECTRIC s’articule autour de trois axes : la mesure, l’optimisation et enfin le contrôle des consommations énergétiques. En parallèle, le groupe vise à favoriser une distribution intelligente de l’électricité en transformant le réseau électrique classique et linéaire en un réseau intelligent et interactif, communément appelé "smart grid". L’acquisition récente de la société espagnole TELVENT en juin, société de software leader dans le domaine du "smart grid", ou le partenariat signé avec IBM en octobre témoignent de l’offensive du groupe sur ce marché. Enfin, SCHNEIDER ELECTRIC entend profiter du succès à venir des véhicules hybrides et électriques rechargeables en développant des stations de recharge intelligentes. Ce potentiel de croissance "verte" de ses activités concerne aussi bien les pays matures que les économies en forte croissance (qui représentent déjà 38% du chiffre d’affaires du groupe) et s’inscrit dans une politique de développement durable de qualité (des objectifs clairs et quantifiés), qui vient renforcer notre conviction sur ce cas d’investissement.

ECHIQUIER AMERIQUE Moyennes valeurs américaines de croissance C. Bowen

Echiquier Amérique a affiché une hausse de 10,3% en septembre, tandis que l’indice Russel Midcap Growth gagnait 16,6%. Ces bonnes performances sont dues notamment à des chiffres supérieurs aux attentes (emploi et ventes au détail), et par les premières publications de résultats semestriels très encourageantes dans l’ensemble. Mais nous considérons toujours que l’économie américaine ne retrouvera pas à court terme son niveau de croissance normale. Dans ce contexte économique atone, nous sommes convaincus que la qualité de nos valeurs en portefeuille fera la différence. COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS fournit des services de conseil en technologies de l’information (gestion de logiciels, conception et développement d’applications etc) ainsi que des services de sous-traitance de systèmes d’information. Ses principaux clients sont situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, et le groupe est implanté dans de nombreux secteurs : services financiers, santé, industrie, distribution ou encore biens de consommation. Le titre a récemment surperformé le marché et a été la plus forte hausse du portefeuille. Nous restons confiants dans la capacité de la société à dégager de bons résultats à l’avenir. C.H. ROBINSON WORLDWIDE est spécialisée dans les services de transports et de logistique. Elle propose des solutions de fret par voie routière, ferroviaire, aérienne et maritime et travaille avec 49 000 compagnies de 4

N OV E M B R E

2011

INVESTISSEMENT ET RESPONSABILITÉ M-A. Verdickt


7 L

A. Amiel

A

LE

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

DE

L

’ECH

IQU I E R

L’actualité P A T R I M O N I A L E COMMENT FONCTIONNE UN COMPTE TITRES DEMEMBRÉ ?

C’est à l’issue d’une succession ou d’une donation que vous êtes parfois amenés à devenir usufruitier ou nu-propriétaire d’un portefeuille de titres. On parle alors d’un compte titres démembré. Vous êtes nombreux à nous interroger sur le rôle de chacun et la fiscalité applicable dans la gestion du portefeuille de valeurs mobilières. Qui est imposable sur les plus-values réalisées ? Qui doit déclarer le portefeuille démembré, le cas échéant, à l’ISF ? Et pour quelle valeur ?

Qui sont les titulaires d’un compte titres démembré ? Les titulaires d’un compte titres démembré sont l’usufruitier et le nu-propriétaire qui ont chacun des droits différents : - l’usufruitier dispose du droit d’user le bien et d’en percevoir les revenus (dividendes d’actions, coupons d’obligations…) - le nu-propriétaire a le droit de disposer du bien, c’est-à-dire notamment de le vendre, le donner ou le modifier. Ainsi l’usufruitier et le nu-propriétaire sont titulaires, sur le même bien, de droits distincts. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété du portefeuille sans droit de succession, ce qui constitue un avantage fiscal important.

Comment sont répartis les rôles ? L’usufruitier a le pouvoir de gérer le portefeuille de titres. Il peut décider d'y effectuer des arbitrages (vente ou achat de certaines valeurs). Mais sa liberté est encadrée. L’usufruitier est tenu de réinvestir le produit des ventes dans le portefeuille. S’il peut prélever des revenus liés aux valeurs, l’usufruitier doit en conserver le capital ("la substance"). En effet, l’usufruitier a un devoir d’information envers le nu-propriétaire afin que celui-ci puisse apprécier la valorisation et l’évolution du portefeuille.

D’un point de vue de la fiscalité, l’usufruitier déclare à l’impôt sur le revenu, l’ensemble des produits (dividendes, coupons…) générés par le portefeuille. Toutefois, c’est le nu-propriétaire qui s’acquitte de l’éventuelle imposition sur les plus-values réalisées, même s’il ne peut ni les appréhender, ni s’opposer à la cession de titres. Concernant l’ISF, la totalité de la valeur du portefeuille est inclus dans le patrimoine imposable de l’usufruitier sans abattement possible.

Comment faciliter les relations entre usufruitier et nu-propriétaire ? Il est possible de mettre en place une convention pour faciliter la gestion du compte titres démembré. En effet, il peut arriver que les intérêts de chacun (nu-propriétaire et usufruitier) divergent en matière de gestion et de paiement de l’impôt. Par exemple, l’usufruitier peut souhaiter percevoir des revenus tandis que le nu-propriétaire peut désirer une appréciation à terme du portefeuille. De plus, si l’usufruitier doit informer le nu-propriétaire des changements réalisés dans le portefeuille titres, il n’a pas à obtenir son accord pour vendre. Les deux parties peuvent donc conventionnellement aménager leurs droits afin d’éviter tout problème de gestion, de perception des revenus et préciser le fonctionnement du portefeuille démembré. Par exemple, l’impôt sur les plus-values peut être mis à la charge exclusive de l’usufruitier qui en appréhendera les profits. Il suffit que le nu-propriétaire et l’usufruitier précisent ce choix auprès de l’établissement financier teneur de compte. Cette option est irrévocable. Elle est possible uniquement lorsque le démembrement du portefeuille résulte d’une succession. Le compte titres démembré répond à des règles de fonctionnement précises qui peuvent être ajustées par une convention. Il convient alors de bien maîtriser ces notions et d’en mesurer toutes les conséquences.

N’hésitez pas à questionner Avy Amiel au 01 47 23 99 48 Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun; il est susceptible d’être modifié.

4

N OV E M B R E

2011


C O N TAC TS I n ve s t i s s e u r s p a r t i c u l i e r s N a d èg e SY LV E ST R E 01 47 23 55 23 n s y l ve s t re @ f i n - e c h i q u i e r. f r

Investisseurs institutionnels et Allocataires d’actifs Jérôme ROUGIE R 01 47 23 71 90 jrougier@fin-echiquier.fr

"Pour assurer l'envoi du présent document, certaines informations nominatives vous concernant font l'objet d'un traitement automatisé. Conformément aux dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification que vous pouvez exercer auprès de notre société. Si vous ne souhaitez plus recevoir le présent document vous pouvez nous le faire savoir en nous écrivant."

53, AVENUE D’IENA - 75116 PARIS - TEL. : 01 47 23 90 90 - FAX : 01 47 23 91 91

www.fin-echiquier.fr SOCIETE DE GESTION DE PORTEFEUILLE AGREEE PAR L’A.M.F. N° GP 91004

www.fondation-echiquier.fr

www.planète-echiquier.fr


a L

A

LE

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

DE

L

’ECH

IQU I E R

Performances au 28 octobre 2011 Vos Fonds

Valeur liquidative

ĂƵ Ϯϴ͘ϭϬ͘ϮϬϭϭ

Taux de liquidités

Performances

ĚĞƉƵŝƐůĞ Ϭϭ͘Ϭϭ͘ϭϭ

ĞŶϮϬϭϬ

Montant de l’actif

Les 3 premières lignes

ĂŶŶƵĂůŝƐĠĞƐ ĚĞƉƵŝƐůĂ ĐƌĠĂƚŝŽŶ

Fonds actions de sélection de titres FRANCE нϴ͘ϳй

ϰ͘ϵй

ϵϭ͘ϰDΦ

ͻ^ĂƌƚŽƌŝƵƐ^ƚĞĚŝŵ

ϰ͘Ϯϵй

нϴ͘ϳй

ϰ͘ϵй

ϵϭ͘ϰDΦ

ͻZƵĞĚƵŽŵŵĞƌĐĞ

ϰ͘Ϭϵй

ϭϯϳ͕ϰϬΦ

нϴ͘ϳй

ϰ͘ϵй

ϵϭ͘ϰDΦ

ͻƉƌŝů

ϯ͘ϴϱй

ϭϳϯ͘ϴϵΦ

нϲ͘ϲй

Ϯ͘Ϭй

ϭϰϲ͘ϱDΦ

ͻ^ĠĐŚŝůŝĞŶŶĞͲ^ŝĚĞĐ

ϰ͘ϭϱй ϰ͘Ϭϭй ϰ͘ϬϬй

ϭϯϳ͕ϰϬΦ

Echiquier Junior

ϭϯϳ͕ϰϬΦ

Echiquier Quatuor

Ͳϳ͘ϭй

нϮϰ͘ϵй

нϲ͘ϲй

Ϯ͘Ϭй

ϭϰϲ͘ϱDΦ

ͻ>ŝƐŝ

нϲ͘ϲй

Ϯ͘Ϭй

ϭϰϲ͘ϱDΦ

ͻ>ĂŐĂƌĚğƌĞ

нϭϯ͘ϭй

ϰ͘ϳй

ϵϬϳ͘ϵDΦ

ͻŽĚŝĂĐĞƌŽƐƉĂĐĞ

ϰ͘Ϯϯй

нϭϯ͘ϭй

ϰ͘ϳй

ϵϬϳ͘ϵDΦ

ͻŽŶƚŝŶĞŶƚĂů

ϯ͘ϯϴй

ϭϭϭϮ͘ϴϵΦ

нϭϯ͘ϭй

ϰ͘ϳй

ϵϬϳ͘ϵDΦ

ͻ^ĞƌĐŽ

ϯ͘Ϯϱй

ϭϵϯ͘ϴϱΦ

нϲ͘ϴй

ϯ͘Ϯй

Ϯϭϯ͘ϲDΦ

ͻŽĚŝĂĐĞƌŽƐƉĂĐĞ

ϰ͘ϯϲй ϯ͘ϰϱй

ϭϳϯ͘ϴϵΦ

Ͳϭϳ͘ϱй

нϭϬ͘Ϯй

ϭϳϯ͘ϴϵΦ

EUROPE ϭϭϭϮ͘ϴϵΦ Agressor

ϭϭϭϮ͘ϴϵΦ

Agressor PEA

нϲ͘ϴй

ϯ͘Ϯй

Ϯϭϯ͘ϲDΦ

ϭϵϯ͘ϴϱΦ

нϲ͘ϴй

ϯ͘Ϯй

Ϯϭϯ͘ϲDΦ

ͻ^ĞƌĐŽ

ϯ͘ϯϰй

ϭϲϬ͕ϴϬΦ

нϲ͘ϰй

ϱ͘ϳй

ϰϰϱ͘ϲDΦ

ͻ^ĂƌƚŽƌŝƵƐ

ϯ͘ϳϯй

нϮϴ͘Ϭй

нϲ͘ϰй

ϱ͘ϳй

ϰϰϱ͘ϲDΦ

ͻĞůŽŶŐŚŝ

ϯ͘Ϯϰй

нϲ͘ϰй

ϱ͘ϳй

ϰϰϱ͘ϲDΦ

ͻ'&<

ϯ͘ϭϵй

ϭϯϳ͘ϭϭΦ

нϰ͘ϵй

ϲ͘Ϯй

ϳϬϲ͘ϯDΦ

ͻ,ΘD

ϯ͘Ϯϰй

нϰ͘ϵй

ϲ͘Ϯй

ϳϬϲ͘ϯDΦ

ͻĂƉŝƚĂ

Ϯ͘ϵϵй Ϯ͘ϵϱй

ϭϯϳ͘ϭϭΦ

Echiquier Real Estate

ͲϭϮ͘ϰй

ϭϲϬ͕ϴϬΦ

ϭϲϬ͕ϴϬΦ

Echiquier Major

нϮϴ͘Ϯй

ͻŽŶƚŝŶĞŶƚĂů

ϭϵϯ͘ϴϱΦ

Echiquier Agenor

Ͳϭϭ͘ϲй

ͲϮϬ͘ϴй

Ͳϵ͘ϵй

нϯϲ͘ϯй

нϮϲ͘ϲй

ϭϯϳ͘ϭϭΦ

нϰ͘ϵй

ϲ͘Ϯй

ϳϬϲ͘ϯDΦ

ͻhŶŝůĞǀĞƌ

ϭϴϱ͘ϱϵΦ

нϮϱ͘ϳй

ϰ͘ϲй

ϭϯ͘ϴDΦ

ͻdĞƌƌĞŝƐ

ϰ͘Ϭϴй

нϮϱ͘ϳй

ϰ͘ϲй

ϭϯ͘ϴDΦ

ͻtŝŚůďŽƌŐƐ&ĂƐƚŝŐŚĞƚĞƌ

ϰ͘Ϭϯй

нϮϱ͘ϳй

ϰ͘ϲй

ϭϯ͘ϴDΦ

ͻĂƐƚĞůůƵŵ

ϯ͘ϵϲй

ϭϴϱ͘ϱϵΦ ϭϴϱ͘ϱϵΦ

Ͳϵ͘ϱй

нϭϳ͘ϰй

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

4

NOVEMBRE

2011


b L

LE

A

TTR E

D

’I

N FO RM AT ION

– F

I N A NCI E R E

DE

L

’ECH

IQU I E R

Performances au 28octobre 2011 Valeur liquidative

Vos Fonds

ĂƵ Ϯϴ͘ϭϬ͘ϮϬϭϭ

Performances

ĚĞƉƵŝƐůĞ Ϭϭ͘Ϭϭ͘ϭϭ

ĞŶϮϬϭϬ

Les 3 premières lignes

Taux de liquidités

Montant de l’actif

ϱ͘ϴй

ϯϴ͘ϳDΦ

ͻ,ĞŶŐĂŶ/ŶƚĞƌŶĂƚŝŽŶĂů

Ϯ͘ϵϯй

ĂŶŶƵĂůŝƐĠĞƐ ĚĞƉƵŝƐůĂ ĐƌĠĂƚŝŽŶ

MONDE ϭϬϳ͘ϰϱΦ

Echiquier Global

нϰ͘ϴй

ϱ͘ϴй

ϯϴ͘ϳDΦ

ϭϬϳ͘ϰϱΦ

нϰ͘ϴй

ϱ͘ϴй

ϯϴ͘ϳDΦ

ͻzƵŵ͊ƌĂŶĚƐ

Ϯ͘ϳϱй

ϭϭϭ͘ϭϳΦ

Ͳϭ͘ϵй

ϰ͘ϱй

ϯϱ͘ϴDΦ

ͻDŝƚƐƵďŝƐŚŝh&:&ŝŶ͘

ϯ͘ϮϮй

Ͳϭ͘ϵй

ϰ͘ϱй

ϯϱ͘ϴDΦ

ͻ^ŽĨƚďĂŶŬ

ϯ͘ϭϭй Ϯ͘ϳϵй

Ͳϳ͘ϲй

ϭϭϭ͘ϭϳΦ

Echiquier Amérique

ϯ͘Ϭϯй

ͻhŶŝƚĞĚdĞĐŚŶŽůŽŐŝĞƐ

ϭϬϳ͘ϰϱΦ

Echiquier Japon

нϰ͘ϴй

Ͳϴ͘ϴй

нϭϲ͘ϯй

нϭϱ͘ϵй

ϭϭϭ͘ϭϳΦ

Ͳϭ͘ϵй

ϰ͘ϱй

ϯϱ͘ϴDΦ

ͻĂŶŽŶ

ϵϬ͘ϬϮΦ

Ͳϭ͘ϴй

ϭ͘ϴй

ϴ͘ϴDΦ

ͻŽŐŶŝnjĂŶƚ

ϱ͘Ϭϴй

Ͳϭ͘ϴй

ϭ͘ϴй

ϴ͘ϴDΦ

ͻ/ŚƐ

ϰ͘ϲϳй

Ͳϭ͘ϴй

ϭ͘ϴй

ϴ͘ϴDΦ

ͻŽƉĂƌƚ

ϰ͘ϰϬй

ͻůĞĐ͘ĚĞ^ƚƌĂƐďŽƵƌŐ

Ϭ͘ϲϵй

ϲϯϯ͘ϯDΦ

ͻ^ƵĚZŚƀŶĞůƉĞƐ

Ϭ͘ϱϳй Ϭ͘ϱϳй

ϵϬ͘ϬϮΦ

Ͳϭ͘ϳй

нϮϴ͘ϱй

ϵϬ͘ϬϮΦ

Fonds diversifiés (produits de taux + actions) ϳϳϱ͘ϮϱΦ

Echiquier Patrimoine

ϳϳϱ͘ϮϱΦ

ARTY

нϰ͘ϯй Ͳϭ͘ϴй

нϮ͘ϲй

нϰ͘ϯй

obligations: 32,6% liquidités : 54,3%

ϲϯϯ͘ϯDΦ

ϳϳϱ͘ϮϱΦ

нϰ͘ϯй

ϲϯϯ͘ϯDΦ

ͻĚƵ>ĂŶŐƵĞĚŽĐ

ϭϭϱϰ͘ϵϳΦ

нϰ͘ϯй

ϭϱϲ͘ϯDΦ

ͻ^ĂŶŽĨŝͲǀĞŶƚŝƐ

ϭ͘Ϯϴй

ϭϱϲ͘ϯDΦ

ͻhŶŝůĞǀĞƌ

ϭ͘Ϯϳй

ϭϱϲ͘ϯDΦ

ͻ,ΘD

ϭ͘Ϯϳй

ϭϭϱϰ͘ϵϳΦ

Ͳϰ͘ϴй

нϳ͘ϲй

ϭϭϱϰ͘ϵϳΦ

нϰ͘ϯй

obligations: 57,8% liquidités : 14,1%

нϰ͘ϯй

Fonds obligataire ϭϮϯ͘ϴϴΦ

Echiquier Oblig

ϭϮϯ͘ϴϴΦ

ͲϮ͘ϯй

нϯ͘ϱй

ϭϮϯ͘ϴϴΦ

нϱ͘ϭй

obligations: 87,3%

ϰϴ͘ϴDΦ

ͻ^ĐŽƌƉĞƌƉ

Ϯ͘ϰϴй

нϱ͘ϭй

liquidités : 12,7%

ϰϴ͘ϴDΦ

ͻŽƵLJŐƵĞƐϮϬϭϱ

Ϯ͘ϯϮй

ϰϴ͘ϴDΦ

ͻWWZϮϬϭϰ

Ϯ͘ϯϮй

нϱ͘ϭй

Variations depuis le 1er janvier 2011

Indices boursiers* ϰϬ͗

ͲϭϮ͘Ϭй

&d^'ůŽďĂů^ŵĂůůĂƉƵƌŽƉĞ͗

Ͳϭϱ͘ϭй

ůůdƌĂĚĂďůĞ;Ğdž^&ϮϱϬͿ͗

Ͳϭϭ͘ϭй

ZƵƐƐĞůůDŝĚĂƉ'ƌŽǁƚŚ;h^Ϳ͗

нϯ͘ϭй

^ŵĂůů;Ğdž^ŵĂůůϵϬͿ͗

ͲϭϬ͘Ϯй

dŽƉŝdž͗

Ͳϭϰ͘Ϯй

Žǁ:ŽŶĞƐƵƌŽ^ƚŽdždžϱϬ͗

Ͳϭϭ͘ϴй

/ďŽdždžƵƌŽŽƌƉŽƌĂƚĞϯͲϱ͗

нϮ͘Ϭй

Žǁ:ŽŶĞƐ^ƚŽdždžϲϬϬ͗

Ͳϵ͘ϳй

ŽŶŝĂ͗

нϬ͘ϳй

* Hors éléments de revenus (sauf Eonia et Iboxx Euro Corporate 3-5)

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

4

NOVEMBRE

2011

Lettre mensuelle d'information  

Novembre 2011

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you