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Soyons Francs !

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ors de la crise de la vache folle du début des années 1990, le gouvernement décida de labelliser la Viande Bovine Française d’un "VBF" rassurant au regard de l’épizootie d’Encéphalite Spongiforme Bovine touchant les vaches britanniques. Certifier la provenance et assurer la traçabilité des rumsteacks et autres côtes de bœuf devait d'une part informer le consommateur français et d'autre part, lui garantir la qualité du contenu de son assiette.

Aujourd’hui, ce même consommateur se voit incité, non plus seulement à manger, mais aussi à acheter tout produit fabriqué en France. Un message bien reçu par 2/3 des Français qui, selon une étude du CRÉDOC(1) de 2011, seraient prêts à payer plus cher un produit national. Paradoxalement, ce ne serait pas le cas des entreprises puisque, d’après le cabinet AgileBuyer(2), seules 19% d’entre elles se fixent des objectifs d’achats de produits "made in France". Pire, les raisons invoquées par les entreprises françaises pour ne pas se fournir chez leurs compatriotes sont sévères : « trop petites, fragiles financièrement, rigides "socialement", non compétitives, peu solidaires les unes des autres… ».

Certes, l’origine quimpéroise de la marinière Armor Lux (entreprise fondée en 1938 par un Suisse allemand, Walter Hubacher, citoyen du monde avant l’heure) arborée fièrement par notre Ministre du redressement productif ne fait guère de doute. Mais il est plus difficile de qualifier la provenance de produits qu’un consommateur "citoyen" ou qu'une entreprise "patriote" devrait favoriser pour aider l’activité économique de son pays. Si nous savons tous que le site TOYOTA de Valenciennes produit des Yaris pour le marché européen, savons-nous, par exemple, que le constructeur japonais vient d’y investir en capacité pour produire 25 000 de ces mêmes Yaris à destination des marchés américain, canadien et portoricain ? Comble de l'absurde, TOYOTA est, pour le moment, le premier et seul constructeur généraliste à avoir reçu le label "Origine France Garantie"(3), une estampille que n’arbore, pour le moment, aucun véhicule RENAULT ou PSA. Autre région française, autre exemple : nous nous félicitons de l’obtention par les chantiers navals de Saint-Nazaire d’une commande d’un milliard d’euros pour un géant des mers de 361 mètres de long par l'armateur Royal Caribbean Cruise Line, représentant plus de 10 millions d'heures de travail. Doit-on rappeler que ledit chantier STX Europe est une filiale d’un groupe coréen, issu donc du même pays que HYUNDAI accusé en septembre dernier de "dumping" social ?

Force est de constater que la "nationalité" d’une entreprise ou d’un produit est, aujourd’hui, un concept plus médiatique que véritablement économique. La mondialisation est une réalité de la vie des affaires qu’il est vain de combattre : un fleuron de l’économie française comme L’OREAL (69 000 collaborateurs dans 130 pays et sur les 5 continents) ne communique même plus la part de ses effectifs ni de son chiffre d’affaires réalisé en France… Au-delà de cette mondialisation, le développement de l’économie numérique accélère encore l’effacement des territoires au profit de l’individu. Ce mouvement en accélération est, comme le dit Michel Serres(4) « une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur ». Cette révolution, qui n’est pas sans conséquences sur nos économies développées, effraie encore le monde politique et tous ceux qui n’y voient qu’une perte de leurs privilèges et de leurs avantages. Un réflexe compréhensible mais bien dommageable à court terme : nos gouvernants ont tout à gagner à comprendre et accepter que la richesse de demain se crée dans toutes les parties du monde, en Asie comme en Afrique avec des consommateurs-citoyens qui ont le monde numérique à leur disposition. Soyons francs et pas "franchouillards", l’avenir du "made in France" est profondément métissé ! (1) www.credoc.fr/pdf/4p/239.pdf (2) Les Echos Business - 03/01/2013 (3) La Tribune de l’Auto - 03/09/2012 (4) Journal du dimanche - 30/12/2012

Didier LE MENESTREL avec la complicité d’Olivier DE BERRANGER


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M. Craquelin - O. de Berranger

Echiquier Patrimoine, fonds défensif de Financière de l’Echiquier, a un objectif clair : engendrer une performance régulière tout en préservant le capital et en limitant la volatilité. Dans l’environnement de taux très bas dans lequel nous évoluons depuis trois ans, cet objectif est plus exigeant qu’auparavant. En plaçant 44,4% de nos encours au sein de la poche monétaire, nous assurons effectivement le maintien d’une faible volatilité mais acceptons en contrepartie d’être très faiblement rémunérés. Vos équipes se sont donc employées, tout au long de l’année écoulée, à aller capter la performance sur les marchés des obligations (36,8% de l’encours) et des actions (18,8%). Des efforts récompensés par une progression de 4,5% sur un an pour l’ensemble du fonds. Si les investisseurs se souviendront de 2012 comme d’une bonne année boursière caractérisée par une faible volatilité, les occasions de douter n’auront pourtant pas manqué. Dès janvier 2012, le "downgrade" de 9 pays de la zone euro par les agences de notation posait une question cruciale : l’euro allait-il traverser l’année ? Cette incertitude culminera au début de l’été avant que Mario Draghi ne mette tout le monde d’accord dans une allocution historique avec son déjà célèbre « ready to do whatever it takes to preserve the euro ». La banque centrale allait stabiliser les dettes européennes en engageant sa signature pour des montants quasiment illimités. Au-delà de la macro-économie, 2012 était une année également chargée sur le plan politique avec des élections en France bien sûr mais surtout en Chine et aux Etats-Unis. A peine Obama élu pour un second mandat et l’Amérique se trouvait confrontée à son fameux « fiscal cliff » ; problématique dont l’issue n’est pas encore claire au moment où nous écrivons ces lignes. On le voit, la relative sérénité dont ont fait preuve les marchés est plus à mettre au crédit de l’action des banquiers centraux qu’à un "authentique" regain d’appétit pour le risque de la part des investisseurs. Pour autant, le résultat est semblable : obligations et actions ont progressé de concert.

Les opérations FONDAMENTALES En Europe, les obligations d’entreprises auront connu un rally historique (l’iBoxx 1-3 ans a gagné 7,2%). Ce mouvement haussier a évidemment été un moteur de performance pour Echiquier Patrimoine. Doté d’une exposition naturelle à cette classe d’actifs, notons que le pilotage aura été opportun puisque la remontée de l’allocation en

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"high yield" et de l’exposition italienne (achats en UNICREDIT et TELECOM ITALIA cet été) aura permis de profiter à plein de l’intervention de Mario Draghi évoquée plus haut. Un mouvement qui va dans le sens d’une gestion active "génératrice d’alpha". Comme expliqué précédemment, les attentes étaient fortes sur la poche actions cette année. C’est en mêlant investissements fondamentaux et opportunistes que nous avons tenté d’y répondre. Les prises de participations dans les sociétés SECP (comme par exemple CANAL+ SA), OENEO et GROUPE GUILLIN illustrent parfaitement cette première catégorie. Le dossier SECP, à mi-chemin entre l’action et l’obligation, apporte la stabilité propre à l’exploitation de rente qu’il représente. OENEO est un fier représentant des dossiers de croissance, porté par l’adoption progressive de son nouveau bouchon technologique Diam (+12% à 320M d’unités vendues au dernier semestre). GROUPE GUILLIN, quant à lui, est un dossier à la gouvernance typiquement familiale, bien géré et doté d’une stratégie claire qui repose sur la consolidation du marché européen et la confirmation de son leadership. Ces achats ont fait face aux cessions de nos lignes en COLAS, en CEGID ou encore en PAREF, des dossiers aux potentiels d’appréciation limités. CONJONCTURELLES Pour ce qui est des investissements que nous qualifions d’opportunistes, nous avions l’embarras du choix tant les cibles à faible valorisation étaient nombreuses sur le marché européen cette année. Nous nous sommes appuyés, pour notre sélection, sur le travail réalisé par l’ensemble de l’équipe de gestion. Ce partage d’informations nous a, par exemple, permis de réaliser des aller-retours gagnants sur CFAO (+24%, dans les pas d’Agressor) et sur CARREFOUR (+18% puis +7%, dans les pas d’Echiquier Quatuor).

Dans une démarche plus autonome, nous avons souhaité profiter de la faible valorisation d’un secteur bancaire alors sous pression pour bénéficier de la stabilisation de la zone euro. Les valeurs bancaires ont ainsi sensiblement contribué à la performance de la poche actions comme en témoignent les progressions de BNP PARIBAS (36% de plus-value latente), SOCIETE GENERALE (26%) et AXA (24%). La consommation chinoise déclinée au travers d’investissements sur des titres européens se sera également avérée être un choix gagnant ces derniers mois, les groupes BMW (22% de plus-value latente) et CHRISTIAN DIOR (19%) affichant, eux aussi, de belles performances.

Stratégie d'investissement La stratégie d'investissement 2012 d'Echiquier Patrimoine a clairement suivi les pas de la BCE. Le poids du risque n'a cessé d'augmenter au cours des derniers mois et de la montée en crédibilité du président de la BCE. Bien nous en a pris mais en 2013, nous allons de nouveau devoir piloter au plus juste le poids des trois poches qui composent le fonds. La classe obligataire qui, par son rendement, reste un bon actif de portage, n’offre plus les mêmes opportunités que celles qu’elle pouvait présenter sur l’année écoulée. Face à un "reward" en baisse sur les obligations et la volonté d’augmenter leur "risk", les investisseurs devraient logiquement se tourner vers le marché actions, où ce fameux ratio "risk/reward" sera le plus attractif. Anticipant cette thématique, le poids de la poche actions d’Echiquier Patrimoine est passé ces 6 derniers mois de 14,2% à 18,8% de l’encours. Un poids relativement élevé au regard de l’exposition historique mais parfaitement en ligne avec notre volonté d’aller capter la performance là où elle se trouve ; c’est bien là l’intérêt d’un fonds diversifié.


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Moyennes valeurs européennes de croissance A. de Coussergues

Echiquier Agenor termine 2012 sur une performance de +23,1% dont +3,8% pour le seul mois de décembre. Marquée par de nombreuses incertitudes, l’année boursière finit sur une dynamique positive. Les investisseurs ont su prendre la mesure de la volonté forte de la Banque Centrale Européenne de préserver la zone euro. Nos choix thématiques se sont avérés payants. Ainsi, la sélection de valeurs dont la croissance est indépendante du cycle économique a contribué à la performance du fonds. Citons l’exemple de MTU, le motoriste allemand, dont la performance boursière en 2012 est de +39,2%. Le marché valide la forte croissance à venir par la participation de MTU dans de nouveaux programmes de moteurs d’avions à potentiel, ainsi que par la stabilité du modèle économique (revenus récurrents en provenance de vente de pièces détachées). Nous avons également privilégié des valeurs moyennes capables de tirer profit de la mondialisation pour accélérer leur rythme de croissance. Ce fut le cas de DUFRY (+38,3% en 2012), l’opérateur suisse de magasins "duty free". Le groupe bénéficie pleinement de ses positions incontournables tant aux Etats-Unis que dans de nombreux marchés émergents comme le Brésil. Pour cette nouvelle année 2013, nous allons continuer à faire confiance à nos thématiques gagnantes de 2012. Concernant la croissance résiliente, nous mettons en avant GERRESHEIMER, un spécialiste allemand du packaging pharmaceutique. C’est un métier avec de fortes barrières à l’entrée dans un secteur bénéficiant de la tendance longue du vieillissement de la population, notamment dans le monde émergent. Nous pensons aussi que les investisseurs vont retrouver un goût plus prononcé pour la prise de risque. Cela nous permet d’être plus opportunistes en mettant en avant des sociétés ayant connu un accident et donc délaissées par le marché, en pensant qu’elles vont connaitre un retour en grâce. C’est le cas d’APR ENERGY, producteur d’électricité à partir de capacités temporaires tels que les groupes électrogènes. Après une mauvaise performance boursière en 2012 (-18%), nous avons initié une ligne avec la conviction que le groupe, par le gain de nouveaux clients, va être en mesure de fortement améliorer sa rentabilité dans les années à venir. Nous abordons l’année avec la même obsession, chercher des valeurs moyennes en croissance forte et disposant d’un potentiel d’appréciation conséquent.

ECHIQUIER QUATUOR Valeurs "value" et de retournement José Bérros

En cette fin d’année qui reste marquée par une visibilité faible, dénicher de belles sociétés massacrées pour de mauvaises raisons, reste notre fer de lance. Sur la période, votre fonds a construit une position en NRJ GROUP. Sous l’impulsion de son président Jean-Paul Baudecroux, le groupe de multimédia a su réduire ses coûts de façon significative (redevances et droits d’auteur, coûts des programmes, marketing et promotion…) tout en gagnant le pari de la TNT avec sa chaine NRJ 12 qui devrait

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être à l’équilibre opérationnelle courant 2013. Reste la cession à venir de la filiale de diffusion TOWERCAST qui doit permettre au groupe d’extérioriser de la valeur non encore identifiée par le marché et qui, si elle a lieu, entrainera probablement le versement d’un dividende exceptionnel. Au final, NRJ GROUP est une belle histoire "value" oubliée par le marché qui affiche des ratios de valorisation conforme avec la charte de votre fonds. Dans le même temps, nous avons également initié une position en MANUTAN. Le spécialiste des biens d’équipements pour les entreprises affiche sans surprise des résultats annuels en retrait (chiffre d’affaires en décroissance de 2,9%) compte tenu de l’environnement économique. Une situation qui ne déplait pas au groupe puisqu’elle va lui permettre de continuer à saisir des opportunités de croissance externe. La dernière en date, CASAL, le leader français de la distribution, permettra de créer des synergies avec CAMIF, rachetée de façon opportuniste en 2009. Comme NRJ, MANUTAN affiche également des ratios de valorisation faible : 0,8 x les fonds propres et 4,2 x l’excédent brut d’exploitation. Un niveau qui laisse un potentiel de revalorisation significatif pour 2013. Le fonds Echiquier Quatuor a été absorbé le 31 décembre 2012 par le fonds AR2I pour donner naissance à Echiquier Value. Echiquier Value investira dans des sociétés, principalement françaises ou de la zone euro, que l'équipe de gestion juge sous-évaluées par le marché.

ECHIQUIER OBLIG Obligations d'entreprises en euro O. de Berranger

En fin d’année dernière, nous insistions sur le niveau élevé des primes de risque obligataires que devaient payer les entreprises européennes et l’opportunité d’investissement que cette classe d’actifs représentait. A 175 bp, l’indice iTraxx Main Europe (qui reflète les primes de risque à 5 ans des 125 meilleurs émetteurs de la zone euro) sousentendait des défauts cumulés dans les 5 années suivantes d’environ 12,5% alors que la pire série de 5 années de défaut n���avait jamais excédé 6% en Europe depuis 1920 (source Moody’s). Force est de constater que le marché obligataire a retrouvé ses esprits en 2012 et affiche une performance impressionnante, l’indice iTraxx Main Europe clôturant l’année à 117 bp, soit une compression d’un tiers. Le dynamisme du marché primaire a également nourri un réel appétit pour les obligations d’entreprises : avec près de 200 milliards d’euros d’émissions nouvelles qui ont trouvé facilement preneurs, les entreprises européennes ont continué de délaisser leurs banquiers au profit des investisseurs. Pour 2013, la situation est différente puisque le niveau absolu des taux est beaucoup plus faible : à 4,00% de rendement début 2011, une obligation AIR LIQUIDE d’échéance 2020 a commencé 2012 à 3,00% et s’affiche aujourd’hui à peine au-dessus de 1,50% de rendement. La performance 2013 viendra donc davantage des variations du niveau général des taux. Si nous restons positifs sur les obligations d’entreprises, nous n’excluons pas qu’une remontée des taux sans risque à long terme en Allemagne et en France vienne confisquer une partie de la


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performance du "corporate" : à 1,32% et 2,00% respectivement à fin décembre, les rendements offerts par les obligations souveraines européennes les plus sûres (les moins dangereuses ?) ne rémunèrent pas correctement le risque et pourraient progresser de 50 à 100 bp simplement par effet de stabilisation de la zone euro. Au final, Echiquier Oblig progresse de 1,6% sur le mois de décembre et s’affiche en hausse de 16,3% sur l’ensemble de l’année.

AGRESSOR Carte blanche au gérant D. Lanternier

La performance boursière européenne a été la bonne surprise de 2012. Le Stoxx Europe 600 (+14,2%) réalise une meilleure performance que le MSCI World (+11,4%). Dans un contexte économique difficile, cette performance est un formidable révélateur de la qualité des sociétés européennes. Votre fonds Agressor a largement bénéficié de cette tendance avec une performance 2012 de +26,5% sur l’année. Nous remarquons la performance particulièrement forte des groupes capables de vendre leurs produits partout dans le monde sur la base d’une production européenne. Dans un contexte de croissance mondiale porteuse (+3% par an) et de stabilisation des coûts de production en Europe, conséquence directe du contexte d’austérité, ces sociétés se trouvent devant une équation très intéressante pour les années à venir. Les secteurs du luxe et de l’aéronautique, deux expositions fortes d’Agressor, en sont ainsi des bénéficiaires naturels. Citons à titre d’exemple le groupe PPR, dont les bases de production italiennes de ses marques GUCCI et BOTTEGA VENETA ne l’empêchent pas de profiter de l’attrait de ses produits auprès des consommateurs émergents, toujours prêts à voyager à la recherche de la qualité et de l’exclusivité. Dans le secteur aéronautique, nous noterons l’empreinte industrielle résolument française du groupe SAFRAN, qui réalise toujours 75% de ses investissements en France, tout en profitant de la croissance mondiale du trafic aérien. Avec des valorisations respectives de 13x et 14x les résultats 2013, PPR et SAFRAN restent des fortes convictions avec des valorisations raisonnables. Par ailleurs, nous profitons de ce début d’année pour réaffirmer notre conviction en SEB, un dossier dont la performance boursière a été difficile cette année (-4%). SEB a également fait de la production en Europe un atout important au service de l’innovation et de la réactivité. Une présence qui lui permet de faire la différence sur ses concurrents qui ont délocalisé l’essentiel de leur production en Asie et qui continue de se traduire en gains de parts de marché. Cet atout, combiné à une stratégie de développement ambitieuse dans les pays émergents, nous réserve de bonnes surprises pour les années à venir.

ECHIQUIER AMERIQUE Moyennes valeurs américaines de croissance C. Bowen

Dans son ensemble, le marché américain a délivré une performance neutre en décembre mais affiché de forts gains sur l’année. Pour ce dernier mois, l’attention des investisseurs s’est essentiellement portée sur la stratégie et l’agenda adoptés par les législateurs pour aborder le "fiscal cliff" des hausses d’impôts et les coupes budgétaires gouvernementales prévues en janvier. Bien qu’un accord de dernière minute ait été trouvé, les tentatives infructueuses du Congrès pour relever le plafond de la dette garantissent que les négociations concernant la politique fiscale se poursuivront. Sur le front économique, les informations de ce mois de décembre étaient mitigées et ont quelque peu occulté les conséquences de l’ouragan Sandy, la "super-tempête"qui s’est abattue sur la côte est fin octobre. D’un point de vue sectoriel, la technologie, les matériaux et les biens d’équipement ont globalement surperformé le marché en décembre. En revanche, les biens de consommation de base, les services publics et la consommation discrétionnaire ont affiché un certain retard. MICROCHIP TECHNOLOGY est l’un de nos meilleurs contributeurs. Nous suivons la société depuis plus de dix ans et croyons en son potentiel de bénéfice en cette période de prolifération des technologies. MICROCHIP TECHNOLOGY fabrique des microcontrôleurs augmentant la rapidité des processeurs et réduisant la consommation d’énergie, avec des parts de marché au niveau mondial dans de nombreuses industries. Tandis qu’aucun évènement majeur n’a influencé le marché en décembre, la compagnie a marqué des points dans l’industrie automobile, en partie grâce à une acquisition réalisée plus tôt cette année. HERBALIFE affiche la plus faible performance. Cette société de marketing possède une importante équipe commerciale indépendante, spécialisée dans le suivi nutritionnel et les produits minceur. La société est devenue la cible d’un manager de "hedge fund" très agressif, qui a attaqué publiquement le groupe et cédé 20 millions d’actions. Celui-ci remet en cause le prix des produits HERBALIFE et la force commerciale du groupe, qui consommerait la majeure partie de ses ressources. Nous avons passé en revue les chiffres de la société et ces accusations nous semblent infondées. HERBALIFE est présent sur le marché depuis 35 ans, possède de solides flux de trésorerie, et a reversé plus de 2 milliards de dollars à ses actionnaires via des rachats d’actions et des dividendes ces cinq dernières années. Nous gardons un œil attentif sur le groupe et notre conviction est que celui-ci repose sur des bases saines. Le prix de son action a rebondi de 26% sur les quatre derniers jours de trading en décembre.

ECHIQUIER GLOBAL Grandes valeurs internationales A. Dumas

Avec une perspective économique toujours morose en Europe pour 2013, Agressor continuera de se concentrer sur les sociétés capables d’utiliser leur présence européenne comme un atout avec la conviction qu’elles continueront à créer de la valeur. 4

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L’année 2012 se clôture favorablement pour votre fonds qui réalise une performance de +13,6%, en avance par rapport à son indice (+11,4%). Cette performance globale cache des disparités importantes par zone géographique avec des valeurs européennes en plus forte progression, par rapport


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aux titres américains et ceux du reste du monde. Certains thèmes d’investissement ont été particulièrement porteurs. Le luxe a bien contribué à la performance du fonds : les titres RICHEMONT (+50%) et SWATCH (+18% depuis son entrée en cours d’année) ont progressé. Le paiement mobile et le e-commerce se sont avérés être des placements fructueux : les titres EBAY (+68%), AMAZON (+44% depuis son entrée en cours d’année), VISA (+49%), TENCENT (+60%) ou même SAMSUNG ELECTRONICS (+53%) en témoignent. La déception reste notre exposition à la consommation de base chinoise : les leaders chinois TINGYI (-9%), HENGAN (-4%) ou américains avec NIKE (+7%) et MEAD JOHNSON NUTRITION (-4%) ont subi un sentiment de consommateur local plus attentiste et des effets de volatilité sur les commandes liées aux stocks. L’année 2013 devrait justement marquer le rebond de l’économie chinoise après 18 mois de ralentissement du rythme de croissance. La relance budgétaire du nouveau gouvernement cumulée à des effets de base favorable nous poussent à augmenter notre exposition aux leaders cycliques : nous faisons confiance entre autres à CATERPILLAR (équipements de construction et miniers), ANGLO AMERICAN (minière diversifiée) et ORICA (services miniers) pour profiter de ce momentum porteur. En sus de ces biais conjoncturels, nous augmentons notre exposition à la thématique structurelle du vieillissement de la population : VARIAN MEDICAL SYSTEMS (oncologie), et MEDTRONIC (équipements médicaux) devraient voir leur profil de croissance augmenter dans les prochaines années sous l’effet conjoint de deux tendances, le vieillissement de la population et la croissance dans les pays émergents. 2013 devrait être un bon cru pour la croissance mondiale. Votre équipe continue de sélectionner les locomotives qui sauront le mieux en profiter !

INVESTISSEMENT ET RESPONSABILITÉ M-C. Korniloff

Au-delà du compte de résultat traditionnel, place au compte de résultat environnemental, social et économique global ! L’idée est pour le moins originale. Elle a en tout cas le mérite de faire de PUMA, principale marque de Sport & Lifestyle de PPR, un pionnier en France. Après avoir présenté au printemps 2011 son premier compte de résultat environnemental, voilà que le groupe vient de rendre public l’avis d’experts sur sa méthodologie. De quoi s’agit-il ? Le principe consiste à attribuer une valeur monétaire aux biens et services offerts par la nature afin de mieux identifier les risques et surtout prendre des décisions plus avisées. Si l’idée séduit, son application est néanmoins complexe. En pratique, cinq indicateurs ont été choisis par PUMA, parmi lesquels les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau. Tous ont fait l’objet d’une analyse complète intégrant toute la chaîne d’approvisionnement. Avec l’aide de Pricewaterhousecoopers et Trucost, une évaluation financière a été réalisée avec notamment un prix de la tonne de CO2 estimé à 66€, une hypothèse haute comparée au coût actuel de 7€, et un coût moyen de l’eau de 0,81€ par mètre cube. In fine, l’impact environnemental total de PUMA a été établi à 145M€ à la fin 2010. Autre enseignement, l’analyse montre que 4

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près de la moitié de l’impact environnemental de PUMA (57 %, soit 83 millions d’euros) tient à la production de matières premières, notamment les bovins pour le cuir, le coton et le caoutchouc. Alors quelles sont les perspectives ? Première étape : déployer un compte de résultat environnemental d’ici 2015 pour l’ensemble des marques de PPR. Et pourquoi pas étendre la démarche à des facteurs socioéconomiques (salaires, conditions de travail...) à terme ! Le principal enjeu sera, avant tout, de faire de ce nouvel outil, une référence, adoptée à grande échelle. Complémentaire du bilan carbone, cette approche devrait permettre une meilleure comparabilité des entreprises. Seulement, pour que l’initiative puisse vraiment faire des émules, il faudra fiabiliser davantage la méthodologie, un exercice en cours de réalisation avec la revue d’expert publiée dernièrement. Il faudra également montrer en quoi ce compte de résultat inédit modifie réellement les décisions opérationnelles. La série d’objectifs précis communiquée par le groupe y contribue et tend à prouver que ce compte de résultat d’un nouveau genre n’est pas seulement un outil de communication, mais doit devenir un outil de management.

ECHIQUIER JAPON Valeurs japonaises P. Delecourt

La bourse de Tokyo a bien terminé l’année en progressant de 10% au cours du dernier mois sous l’effet notamment du résultat des élections à l’Assemblée qui ont permis au Parti Libéral Démocrate et au Komeito de remporter 325 sièges sur 480 soit plus des deux tiers, ce qui leur permet de passer outre une opposition éventuelle du Sénat toujours contrôlé par le DPJ. Le marché a anticipé un plan de relance rapide ainsi que l’adoption de mesures monétaires expansionnistes (achat d’obligations étrangères) susceptibles de faire baisser le yen. Ceci a contribué à des sorties de capitaux qui ont entrainé un recul de 5,8 % du yen contre l’euro au cours du mois. Dans ces conditions, nous avons augmenté notre couverture de change, portée à 29,5% du portefeuille en fin d’année. Nous avons également renforcé nos positions dans des valeurs exportatrices en achetant MAZDA dont les usines se trouvent au Japon et qui devrait pleinement profiter de ce mouvement. Nous avons aussi acheté TS TECH, fournisseur de Honda dont les ventes progressent aux Etats-Unis. En revanche, nous avons vendu NISSAN qui pourrait souffrir des conflits politiques en Chine et des problèmes de RENAULT. Nous avons également vendu SKYMARK AIRLINES qui souffre plutôt de la baisse du yen. Le secteur immobilier a progressé de prés de 23% en fin d’année. Nous avons donc pris des profits sur ACTIVIA PROPERTIES et réinvesti sur NOMURA REAL ESTATE, dont la décote par rapport à la valeur d’actifs reste forte. Nous avons aussi participé à l’introduction de GLP J REIT, la filiale logistique au Japon du groupe de Singapour. Echiquier Japon a progressé de 2,9 % au cours du mois. La baisse du yen va entrainer un fort rebond des bénéfices dont le fonds va profiter.


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D E VO S F O N D S ECHIQUIER MAJOR Grandes valeurs européennes de croissance

F. Plisson

Replaçons-nous dans le contexte d'il y a un an, où les anticipations des marchés se basaient sur l’éclatement de la zone euro. Le pire ne s’est pas produit (merci Monsieur Draghi !) et malgré une conjoncture économique difficile, 2012 aura finalement été une bonne année boursière. Dans ces conditions, pas surprenant de constater que les valeurs liées aux cycles mondiaux (celles pour lesquelles le pessimisme était le plus fort) ont été les meilleures performances d’Echiquier Major en 2012 : CONTINENTAL +82,1%, HEXAGON +58,5%, PRYSMIAN +56,4% et MICHELIN +55,9%. Ces phénomènes d’anticipation sont toujours difficiles à appréhender pour les néophytes, et pourtant il reste la base de notre métier. Dès lors, quid de 2013 ? Force est de constater que les anticipations des professionnels sont plus optimistes que celles de l’année dernière. Toujours très peu d’espoir de croissance en Europe mais globalement une croissance mondiale de 3% et une situation technique très favorable aux marché actions. Dans ce contexte, nous abordons cette nouvelle année avec un portefeuille concentré autour de 44 valeurs (les 15 premiers poids représentent 40%) et investi une fois encore à plus de 95%. Notre potentiel de hausse est proche de 30%. Notre conviction est que ce contexte est favorable à notre univers de valeurs de croissance pour lesquelles nous attendons en 2013 une croissance moyenne de chiffre d’affaires et de résultat d’exploitation respectivement de 6,5% et de 10,5%. Nous anticipons notamment une confirmation du statut de valeur de croissance pour nos titres pharmaceutiques (ROCHE, NOVARTIS, QIAGEN), un retour des acquisitions qui devraient jouer un rôle moteur sur certains titres (BRENNTAG, RECKITT, L'OREAL) et enfin une accélération de la croissance chez nos leaders (PEARSON, BARRY CALLEBAUT) qui poursuivent une stratégie du "pure play". Au moment d’aborder sa neuvième année, la stratégie d’Echiquier Major ne change pas : investir sur des valeurs de croissance leaders présentant une valorisation attractive.

ECHIQUIER JUNIOR Petites valeurs françaises de croissance J. Berros

Echiquier Junior termine 2012 sur une hausse de +9,1% après un mois de décembre (+3,6%) où le fonds a bénéficié des performances de CEGEDIM (+19,3%), APRIL (+18,8%), SECHILIENNE SIDEC (+14,1%) ou DEVOTEAM (+13,6%). Au cours de l’année, nous avons continué à concentrer le portefeuille sur nos principales convictions (30 lignes) qui représentent des poids significatifs : NEXTRADIO (5,5%), APRIL (5%), PARROT (5,2%) ou GUERBET (5,1%). Conformément à notre stratégie d’investissement visant à privilégier les sociétés réalisant une part importante de leur chiffre d'affaires dans des zones géographiques en croissance, nous avons augmenté notre pondération sur SARTORIUS STEDIM, NATUREX, INTERPARFUMS ou IPSOS. Dans le même temps, nous avons réduit notre exposition aux entreprises trop dépendantes de l’économie 4

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européenne comme ALTEN, MANITOU ou GROUPE FLO. Même si l’environnement économique s’annonce compliqué pour 2013, nous estimons que les sociétés de votre portefeuille sont bien armées pour traverser cette période. La croissance du chiffre d'affaires des entreprises d’Echiquier Junior est estimée à 8% entre 2012 et 2014 et elles disposent de situations financières saines qui devraient leur permettre de réaliser des acquisitions. Notre stratégie d’investissement pour 2013 sur le portefeuille se décline en trois étapes : privilégier les sociétés positionnées sur des marchés en forte croissance qui seront capables de changer de taille dans les trois prochaines années (PARROT, NEXTRADIO…), rester opportunistes sur des sociétés dont la valorisation ne reflète pas les fondamentaux de l’entreprise (APRIL, DEVOTEAM…) et privilégier les entreprises avec une croissance visible sur des marchés structurellement porteurs (SARTORIUS STEDIM, NATUREX…).

ARTY Actifs de rendement - actions et obligations d'entreprises en euro O. de Berranger

Le choix de maintenir une exposition élevée aux obligations "high yield" ainsi que d’avoir maintenu la pondération de la poche actions au-delà de 35% aura été favorable à ARTY en cette fin d’année. Votre fonds progresse ainsi de 1,5% sur le mois de décembre et de 13,5% sur l’ensemble de l’année 2012. La "chasse au rendement" déclenchée par les investisseurs depuis l’été sur les marchés obligataires corporate européens a bénéficié en premier lieu au segment "high yield" ainsi qu’aux obligations émises par des entreprises d’Europe périphérique, notamment italiennes. Avec plus d’un tiers de son portefeuille obligataire en "high yield" et non noté, ARTY a profité de cet engouement : notre position en obligations ARCELOR MITTAL 2016 (noté BB+ chez Standard & Poor’s) a ainsi gagné plus de 7% sur le dernier trimestre de l’année, son taux de rendement actuariel baissant de 5,4% à 3,6%. Même processus sur les obligations corporate italiennes qui représentent près de 20% du portefeuille obligataire : protégée par la mise en place d’une possible intervention de la BCE sur la partie courte de la dette souveraine périphérique, notre obligation INTESA SANPAOLO 2015 a vu son rendement chuter de 4,0% à 2,8% en trois mois. Nous sommes convaincus que ces deux thèmes de normalisation des marchés obligataires corporate européens resteront dominants en ce début d’année 2013. L’exposition à 35% aux marchés actions, soit 10% de plus que son indicateur de référence, aura aussi permis à ARTY de capter la performance des marchés boursiers en décembre tout en se positionnant pour 2013. Nouvelle entrée en décembre, BOUYGUES a pâti cette année du succès de Free dans la téléphonie mobile. Pourtant, le groupe est avant tout un acteur de la construction : Bouygues Construction et COLAS représentent à eux deux 55% de l’ANR alors que la participation dans ALSTOM représente, quant à elle, environ 16%. Marque de confiance dans l’avenir, BOUYGUES a même procédé à une OPRA fin 2011 à 30€ sur près de 12% de son propre capital. Le dividende de 1,60€ (soit 7% de rendement), maintenu en 2009 et 2010, le groupe réaffirmant en outre sa volonté de le faire croître, a fini de convaincre ARTY d’accompagner la revalorisation de ce conglomérat.


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L’actualité P A T R I M O N I A L E FISCALITE DE L’EPARGNE EN 2013 : LA NOUVELLE DONNE !

La loi de finances 2013 modifie en profondeur la fiscalité de l’épargne. Désormais, les revenus mobiliers (intérêts, coupons, dividendes) et les plus-values boursières sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR). Pour commencer l’année, nous vous proposons une synthèse des principaux placements reprenant la nouvelle donne fiscale pour votre épargne.

Fiscalité des livrets, des comptes titres et des PEA : (intérêts, coupons, dividendes) Imposition

Prélèvements sociaux

Livret bancaire, compte à terme Barème progressif IR* Compte titres ordinaire Avant 2 ans Entre 2 et 5 ans PEA clos

Exonération (sauf titres non cotés au-delà de 10% du coût d'acquisition)

Prélèvements sociaux

-

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Barème progressif IR IR 22,5% IR 19%

15,5%

15,5%

Barème progressif IR**

Après 5 ans

Imposition

15,5%

Exonération

* Si les intérêts perçus sont inférieurs à 2000€, option possible au taux forfaitaire de 24% ** Pour les dividendes, appliquer un abattement de 40 % sur le dividende distribué

La fiscalité des plus-values réalisées au sein d’un compte titres peut être atténuée par la mise en place d’un abattement progressif pour durée de détention (les prélèvements sociaux de 15,5% restent dus sur l’ensemble de la plus-value réalisée). (à partir de la date d’acquisition des titres et non à partir du 01/01/2013) Entre 2 et 4 ans Entre 4 et 6 ans Plus de 6 ans

Abattement sur la plus-value 20% 30% 40%

Fiscalité de l’assurance-vie : Il n’y a pas de changement pour l’assurance-vie.

Avant 4 ans Entre 4 et 8 ans Après 8 ans

IR ou PFL 35% IR ou PFL 15% IR ou PFL 7,5%*

15,5%

* Après abattement de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple)

Fiscalité du patrimoine : Nous avons sélectionné ici les principaux changements en 2013 sur la fiscalité de votre patrimoine. Thèmes Plafonnement de l’ISF Niches fiscales Impôt sur le revenu

Fiscalité applicable IR + Contributions Sociales + ISF < 75% des revenus effectivement perçus Plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € (sauf SOFICA et Outre-Mer plafond de 18 000 €) Création d’une nouvelle tranche marginale d’imposition à 45% pour la fraction des revenus supérieurs à 150 000 € par part de quotient familial (éventuellement augmentée de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 3% ou 4%)

L’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail nécessite de réaliser une analyse approfondie de son portefeuille et de sa situation fiscale. N’hésitez pas à interroger votre gérant privé pour vous apporter toutes les précisions nécessaires. N’hésitez pas à questionner Avy Amiel au 01 47 23 99 48 Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun ; il est susceptible d’être modifié.

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C O N TAC TS I n ve s t i s s e u r s p a r t i c u l i e r s N a d èg e SY LV E ST R E 01 47 23 55 23 n s y l ve s t re @ f i n - e c h i q u i e r. f r

Investisseurs institutionnels et Allocataires d’actifs Jérôme ROUGIE R 01 47 23 71 90 jrougier@fin-echiquier.fr

"Pour assurer l'envoi du présent document, certaines informations nominatives vous concernant font l'objet d'un traitement automatisé. Conformément aux dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification que vous pouvez exercer auprès de notre société. Si vous ne souhaitez plus recevoir le présent document vous pouvez nous le faire savoir en nous écrivant."

53, AVENUE D’IENA - 75116 PARIS - TEL. : 01 47 23 90 90 - FAX : 01 47 23 91 91

www.fin-echiquier.fr SOCIETE DE GESTION DE PORTEFEUILLE AGREEE PAR L’A.M.F. N° GP 91004

www.fondation-echiquier.fr

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  Performances au 31 décembre  2012 Vos Fonds

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Les 3 premières lignes

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Echiquier Junior

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Echiquier Japon

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  * Performances au 28/12/2012 : Echiquier Quatuor a fusionné le 31/12/2012 avec un autre fonds géré par Financière de l'Echiquier pour donner naissance à Echiquier Value. dans le temps. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes  4

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Performances au 31 décembre  2012



Valeur liquidative

Vos Fonds

ĂƵ ϯϭ͘ϭϮ͘ϮϬϭϮ

ĚĞƉƵŝƐůĞ Ϭϭ͘Ϭϭ͘ϭϮ

ĞŶϮϬϭϭ



Taux de liquidités

Performances

Les 3 premières lignes

Montant de l’actif

ĂŶŶƵĂůŝƐĠĞƐ ĚĞƉƵŝƐůĂ ĐƌĠĂƚŝŽŶ

Fonds diversifiés (produits de taux + actions) ϴϬϮ͕ϲϰΦ

Echiquier Patrimoine

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obligations: 36,8% liquidités : 44,4%

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obligations: 92,8%

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     Indices boursiers*



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 Eonia et Iboxx Euro Corporate 3-5)  revenus (sauf * Hors éléments de























Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes  dans le temps. 

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