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SOMMAIRE DU N° 101 Édito..............................................................3

FAITS DE SOCIÉTÉ Vie des associations...................................4-5 Santé – environnement..............................6-7 Vaccination.................................................8-9 Dossier : les statines..............................10-12 Témoignage.................................................13

BONNES PRATIQUES DE SANTÉ Alimentation et santé..............................14-15 La boîte à outils......................................16-17 Maux et remèdes....................................18-19 Témoignages...............................................20

Nouvelle thérapie.........................................21 De tout un peu.............................................22 Bon à savoir.................................................23 Santé – citoyenneté.....................................24

ESPRIT ET SANTÉ Thérapie sociale.....................................25-26 Faits de société......................................27-28 Secrets de famille...................................28-30 Psychothérapie spirituelle............................31 Bien-être.................................................32-33 Rigolothérapie.............................................34 Livres...........................................................35

QU'EST-CE QUE LA MÉDECINE HOLISTIQUE ? Une médecine globale, non restrictive, qui utilise toutes les thérapeutiques positives, même si elles ne sont pas encore comprises «scientifiquement». Une médecine qui prend en considération non seulement le corps physique dense mais aussi toutes les autres dimensions de l'être. Une médecine orientée plus sur la compréhension de la santé et le terrain que sur les symptômes, plus sur les causes que sur les effets. Une médecine personnalisée, peu ou pas toxique. Pour en savoir plus, ne manquez pas de lire les publications spécialisées auxquelles nous nous sommes référés. En plus des publications qui sont en vente dans les kiosques, notre revue de presse a été réalisée à partir des périodiques suivants : Médecines nouvelles – Sté GAG, BP 19, 14360 TROUVILLE/MER Bio contact – 24 rue Puech de Galez, BP 8, 81601 GAILLAC CEDEX Plantes et Santé – 29 bis, rue Henri Barbusse, BP 189, 75226 PARIS CEDEX 05 La revue de l'Institut Paracelse – Institut Paracelse, carrer, Concordia n°1, 17707 AGULLANA, Espagne Quelle Santé – 12-24 quai de la Marne, 75164 PARIS CEDEX 19 Nexus – 24580 FLOIRAC Effervesciences – 51, route d'Espagne, 31100 TOULOUSE Nouvelles Clés – 15 lot. La Cerisaie – Les Imberts, 84220 GORDES Réel – 129, rue de Vauban, 69006 LYON

Principes de Santé – 75164 PARIS CEDEX 19 Les cahiers de la bio-énergie – Association française de bioénergétique – 93 bd Ampère – BP 30001, 79184 CHAURAY CEDEX Alternative Santé – 11 rue Meslay, 75003 PARIS Que choisir – 60732 STE GENEVIEVE CEDEX Santé Psychologie – 85 bd St Michel, 75003 PARIS Top Santé – 25 rue d'Artois, 75008 PARIS Votre Santé – 44 bd Magenta, 75010 PARIS Santé Magazine – BP 318, 92304 LEVALLOIS-PERRET CEDEX Santé intégrative - 13 avenue Mont Valérien, 92500 RUEIL MALMAISON Néo Santé – 29 avenue Brugman, 1060 BRUXELLES (Belgique)

14ème 14èmeuniversité universitéde del'environnement l'environnementet etde dela lasanté santé du 30 juin au 6 juillet, à l'abbaye aux Dames, Saintes du 30 juin au 6 juillet, à l'abbaye aux Dames, Saintes(17) (17) La La fine fine fleur fleur des des conférenciers conférenciers :: J-J J-J Crèvecœur, Crèvecœur, Jacqueline Jacqueline Bousquet, Bousquet, Sylvie Sylvie Simon, Simon, Philippe Philippe Bobola, Marion Kaplan, Jean-Pierre Joseph, Monique Beljansky, Daniel Harran et Bobola, Marion Kaplan, Jean-Pierre Joseph, Monique Beljansky, Daniel Harran et tous tous ceux ceux que que nous nousne neconnaissons connaissonspas pas(20 (20 conférences conférencesen en tout). tout). L'évènement L'évènementààne nepas pasmanquer manquer!! Organisé par Les Chantiers Organisé par Les Chantiersdu du Futur Futur Renseignements au 05.46.90.52.77   Renseignements au  05.46.90.52.77           

Avis à nos lecteurs Les informations paraissant dans ce bulletin sont données à titre purement documentaire et pour une meilleure compréhension des règles de santé. Elles ne doivent en aucun cas, être considérées comme une prescription et ne sauraient bien entendu, dispenser de la consultation d'un médecin, soit pour un examen, soit pour des soins.

OBJECTIF SANTE – 34 rue des Hauts Pavés – 44000 NANTES – Directeur de la publication : Jean-Hugues Plougonven Réalisation : Santé Solidarité - Impression : Graphy Prim' Nantes

Bulletin d'informations exclusivement réservé aux adhérents des associations citoyennes de santé Objectif Santé n° 101 – Avril 2012

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Édito Dans ce numéro Violation de la liberté thérapeutique

Énorme surprise pour Anne-Marie, la CPAM de Vendée revient intégralement sur sa décision d'exclusion. Après avoir lui avoir supprimé ses indemnités journalières en août 2011, la Caisse de Vendée lui annonce par courrier fin février, leur rétablissement et le paiement intégral de l'arriéré. La Caisse a préféré prendre une décision, de retrait, avant que l'affaire ne passe au Tribunal des affaires sociales de Vendée où le recours avait été déposé fin décembre 2011. Liberté des vaccinations

La famille Guéret devant le juge pour enfant pour maltraitance ! Le ridicule n'a pas de limites. Apportez-leur votre soutien, ils en ont bien besoin. Témoignages

Attendus depuis longtemps, enfin voici des témoignages. C'est pour nous un grand bonheur de vous les présenter dans ce bulletin, tous très intéressants et très précieux pour nous tous. Un grand merci à leur auteurs. Alors vous aussi... La meilleure santé des enfants non-vaccinés.

Elle n'était pas destinée à prouver cela, une étude allemande de grande ampleur, l'étude Kiggs, menée avec une pré cision toute germanique, établit pourtant ce fait inattendu. Prochain scandale sanitaire:

Les statines, inutiles et nocives. 5 millions de Français escroqués chaque année, sans oublier notre CPAM. Être vieux n'est pas une maladie, c'est un état

Dans un récent reportage télévisé, on entend un gériatre hospitalier très compétent demander à sa patiente âgée : « êtes vous sûre d'avoir besoin de ce médicament ? » et d'affirmer la nécessité de remettre systématiquement en cause les ordonnances. La société a fait de la vieillesse une maladie, un marché, par intérêt des professionnels et pour la tranquillité des soi gnants. La société tout entière doit revoir sa copie. Pour Isabelle Rouch, praticien hospitalier en gériatrie, les médicaments font des « alzheimer » prématurés ! Les virus se fichent des antibiotiques !

Croyances tenaces chez les médecins conventionnels : Une enquête menée en janvier 2012 par Que Choisir indiquait qu'un patient test, se plaignant d'un mal de gorge fictif s'était vu prescrire un des antibiotiques par un médecin sur deux. Or, d'une part il n'avait rien et d'autre part le mal de gorge est dans la majeure partie des cas (95% chez les adultes ; 65% chez les enfants) un symptôme d’infection virale, contre laquelle les antibiotiques ne servent à rien. L’infection guérira toute seule en quelques jours. Comme pour les statines, la majorité des médecins, endoctrinés par les visiteurs médicaux ne remettent pas en cause leurs comportements erronés, et contribuent, consciemment ou non à dilapider les fonds publics, avec la bienveillance des médecins contrôleurs de l'Assurance Maladie. Néo-santé

Nous saluons, une fois n'est pas coutume, l'apparition d'un remarquable magazine de santé Bruxellois, Néo-Santé, revue mensuelle de santé globale, réalisée par des journalistes en collaboration avec des praticiens spécialisés en décodage des maladies.

J-H Plougonven

Le guide 2012 des producteurs BIO vient de sortir Gratuit, ce guide permet de trouver des produits bio locaux et de saison près de chez soi : légumes, plants, fruits, vins, produits laitiers, volailles, œufs, viande, pain... Ce guide recense 134 fermes sur 203 exploitations agricoles qui pra tiquent la vente directe en Loire-Atlantique. Il référence 7 transformateurs bio et 17 magasins. On se le procure auprès du GAB44 (tél : 02 40 79 46 57) ou par courriel : accueil@gab44.org. On peut aussi le télécharger sur www.gab44.org.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous accorder un peu de temps pour nous faire part de vos observations et suggestions concernant les services de notre Association à votre égard, par exemple : êtesvous bien accueillis ? Avez-vous les renseignements que vous attendez ? Les conférences et ateliers répondent-ils à votre attente d'informations sur les méthodes présentées ? Voudriez-vous voir traiter certains sujets dans le bulletin ? Et si vous voulez témoigner...

Votre avis nous intéresse fortement, merci. Objectif Santé n° 101 – Avril 2012

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Vie associative Mieux vaut tard que jamais : hommage à André Passebecq et Philippe Dargère, deux grands noms de la naturopathie André Passebecq Il est un des grands noms de la naturopathie aux côtés de Paul Carton, Raymond Dextreit, Henry-Charles Geffroy, Pierre Marchesseau et André Roux. André Passebecq, est décédé le 5 novembre 2010. Il avait fondé le centre de formation « Vie et Action » près de Nice. De 1982 à 1993, sous la houlette du doyen Pierre Cornillot, il enseigna la naturopathie dans le cadre de la Faculté de santé, médecine et biologie humaine de Bobigny (93).

mi-temps étant réservé au conseil en entreprises pour la sélection et les problèmes des cadres pour le Nord de la France. De 1982 à 1994, il est nommé chargé de cours de médecine Naturopathique à la Faculté de médecine Paris-XIII, pour le DUMENAT (pour la 1ère fois un tel enseignement était conçu grâce au Pr Cornillot, agrégé, directeur de cette Faculté). Il considère qu’informer le public sur la santé est sa mission. Sa réputation dépasse les frontières : Canada, USA, Maroc, Belgique, Luxembourg, Italie, Portugal, etc. Il met au point une méthode anti-tabac, reconnue jusqu’à New-York, et qui a permis à 2 500 personnes d’arrêter de fumer en 12 jours. À 90 ans, il poursuivait ses efforts pour, disait-il, « servir mon prochain dans le respect de sa personnalité ». Mon cher André, tu as bien rempli ta mission, malgré les embûches que tu as dû surmonter. Tu resteras un exemple pour tous ceux qui se préoccupent d’éthique et de santé.

Merci à Daniel Laurent pour ce témoignage

André Passebecq et sa compagne Né en 1920, sa vie se trouve bousculée par la seconde guerre mondiale. Il participe au sauvetage de résistants et d’aviateurs anglais abattus pendant les opérations. À ce titre, il obtient les diplômes de Commandeur et de Grande-Croix d’Honneur de l’Association Franco-Britannique pour services rendus aux Alliés, à la Liberté et à la Paix. Ensuite, après concours, il est admis à l’École d’Officiers de Gendarmerie. Il en sort avec le grade de souslieutenant. C’est alors le second tournant de sa vie. Âgé de 30 ans, il est atteint d’une néo-formation (cancer débutant) à l’estomac. Il refuse l’opération, démissionne avec le grade de capitaine et part en Angleterre se faire soigner par la Naturothérapie. Là il se forme en Naturopathie, Ostéopathie, Médecine et Psychologie. En 1961, il crée et devient président de l’Association VIE et ACTION, ayant pour devise : Santé, Liberté, Responsabilité. Il s’y consacre à mi-temps, l’autre

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NDLR : Beaucoup se souviennent à Nantes de l'association Ouest Vie Action, véritable pionnière d'une autre vision de la médecine.

Philippe Dargère Ce praticien de santé bien connu, naturopathe depuis 1976, est décédé le 7 décembre 2010. Il était dirigeant de l’école de naturopathie UNIVERS et Président de la Fédération Européenne de Naturopathie Vitaliste (FENAVI), Il avait été choisi par Pierre-Valentin Marchesseau, biologiste, père fondateur de la naturopathie en France, pour lui succéder à la tête de l´Académie internationale des sciences de l’homme. En 1992, il a repris cette école sous le nom d´École Marchesseau. Elle a fonctionné jusqu’en 1997 avec Colette Marchesseau. Puis, à partir de septembre 1998, il la dirigea sous l’enseigne « Philippe Dargère Univers ». 

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Interdiction du TICTOX du laboratoire Nutrivital par l'Afssaps témoignage d'un de nos adhérents de l'Isère Par décision du 02/01/2012, l'Afssaps vient d'interdire la vente du TICTOX, un médicament à base d'huiles essentielles, très efficace contre les piqûres de tique (maladie de Lyme – lire témoignage p. 21 du bulletin n° 100). Nous avons pu le tester, avec succès, bien qu'il ait été appliqué tardivement, sans les séquelles neurologiques dont s'inquiète cet organisme. Que ne se préoccupent-ils pas plutôt des effets néfastes de nombreux traitements et médicaments autorisés ? Encore une entrave au libre choix des soins pour le plus grand bénéfice sans doute des labos. C'est lamentable ! Mes encouragements pour vos actions et votre revue toujours instructive. Dommage : je suis trop loin (Isère) pour assister aux réunions et conférences proposées.

Signé A.F. Pour le Pr Christian Perronne* : « L'interdiction du Tic-Tox intervient dans un contexte polémique » *Spécialiste de la maladie de Lyme, chef du département des maladies infectieuses à l´hôpital Raymond-Poincaré de Garches (92), président de la commission spécialisée Maladies transmissibles du Haut conseil de la sante publique (HCSP).

NDLR : TIC-TOX est un ensemble d'huiles essentielles anti-tiques. C'est un traitement préventif des tiques (maladie de Lyme, borréliose, leish). Nous avons fait connaître à cet adhérent qu'il existe des alternatives mieux tolérées : « Aromatic » de Jema et argent colloïdal utilisé partout (USA, Europe) sauf en France ou très discrètement.


Vie associative Nos soutiens Liberté thérapeutique Anne-Marie, fut exclue des prestations de l'assurance maladie, suppression de ses indemnités journalières, pour refus des soins conventionnels.

La CPAM fait marche arrière toute ! Exclue des prestations pour avoir refusé les soins conventionnels : 4 mois après le délai légal, la Caisse d'assurance de Vendée revient entièrement sur sa position et sans explication, « réintègre » Anne-Marie en rétablissant les indemnités journalières et en payant l'arriéré. Cette surprenante décision intervient alors que, faute de réaction du Tass, nous avions pris la décision d'engager un avocat pour rechercher d'autres voies de recours ainsi que la possibilité de poser une QPC, question prioritaire de constitutionnalité, qui aurait pu faire abroger l'article L324-1 qui ôte toute liberté de choix au malade en longue maladie. Alors qu'Anne-Marie savoure sa joie, nous pensons, avant de clore ce dossier, l'aider à obtenir la réparation de ses préjudices moraux et financiers. 

Liberté des vaccinations, famille Guéret, le sommet du ridicule Les époux Guéret convoqués le 22 mars devant le juge des enfants pour « maltraitance »!!! Bientôt 200 jours d’exclusion du système scolaire pour les enfants Guéret. Cela pourrait passer pour un simple malentendu, suite à une erreur d’une administration quelque peu tatillonne. Malentendu qui finit par ressembler à de l’acharnement, si l’on considère qu’un contentieux entre des citoyens et l’administration pèse lourdement sur la scolarité et la vie sociale d’enfants de primaire et maternelle, qui ne demandent rien d’autre que de mener une vie normale au milieu de leurs petits camarades. Sur un plan juridique, et après deux procédures, il est nécessaire de poursuivre et gageons que la troisième sera la bonne. Cela nous permettra aussi d'envisager une QPC sur le fond.

Apartheid à l'école d'Allevard les Bains L'UNACS, la LNPLV, ALIS et SANTE SOLIDARITÉ-NANTES poursuivent leur soutien. Les parents, par cette situation, sont fragilisés financièrement. Alors si vous pensez que leur cause est juste, aidez-les en envoyant vos dons à l'UNACS, 44 rue des Hauts Pavés, 44000 Nantes, pour l'aide juridique ou directement à : Famille Guéret, Allevard les Bains, 38580 Isère.

NDLR : Merci à Jacques Bessin, Pdt de l'Unacs, très actif à les soutenir. Il est temps que l'obligation du DTP considérées par les autorités elle-mêmes comme aberrantes (Pr Cohen du CTV), tombe. Pour cela, à défaut du juridique, il n'y a que le pouvoir médiatique. La famille Guéret a été vue dans une émission de Michel Cymes, pourtant grand promoteur et propagandiste de la vaccination sous toutes ces formes. Site de la famille : apartheid-ecole-allevard.dyndns.info 

Notre article « Le téléphone portable disculpé » nous a valu quelques réactions indignées Pour la rédaction, ce n'était pas facile de publier une information qui vient prouver l'innocuité des ondes des portables. Quand il s'agit d'une source fiable, présentant toutes les garanties d'usage, étude publique de la société danoise du cancer, sur une durée de 17 ans, menée auprès de 358 403 per-

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sonnes et publiée par le British Medical journal, impossible de l'ignorer même si « ça ne nous plaît pas ». Il faut cependant rappeler deux choses importantes : l'étude ne porte que sur le cancer du cerveau, et surtout ne concerne pas les enfants. Dans un article précédent, il apparaissait que le taux de pénétration des radiations du portable est beaucoup plus important chez l'enfant que chez l'adulte. Pour un taux d'absorption de 2,93 W/kg de puissance absorbée par par un adulte, cette même puissance produira un taux d'absorption de 3,21 W/kg pour un enfant de 10 ans et de 4,49 W/kg chez un enfant de 5 ans. 

OGM Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire a confirmé vendredi 16 mars 2012 la mesure conservatoire visant à interdire temporairement la culture du maïs transgénique Monsanto (MON810). Bien que visant à protéger l’environnement, cette mesure n’est pas appréciée à sa juste valeur. D’aucuns la trouvent tardive, quand d’autres la condamnent systématiquement.

NDLR : Un effet de la campagne électorale ? 

«La manière de penser qui a généré un problème ne pourra jamais le résoudre.» Albert Einstein (1879-1955)

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Santé - environnement Quand le mercure « plombe »" les dents Le Nouvel Observateur 11-11 Seule contre tous, la France refuse de faire interdire les amalgames dentaires, en dépit des risques pour la santé. Entre 17 et 18 tonnes, telle est la formidable quantité de mercure qui continue chaque année d'être déversée dans les dents creuses des Français, sous forme d'amalgame dit à tort « plombage », pour en obturer les caries. Il s'agit d'un peu glorieux record européen car le mercure, chacun le sait depuis longtemps, est un dangereux poison, notamment un redoutable neurotoxique, dont on essaie un peu partout de débarrasser la dentisterie. La Suède, la Norvège, le Danemark, le Canada en ont interdit l'emploi par les dentistes, ou du moins strictement restreint l'usage. Le gouvernement américain s'est prononcé pour la « suppression progressive des amalgames », de même que le Conseil de l'Europe. Et, dans tous les pays développés, le mercure dentaire est en déclin. Pourtant, début novembre à Nairobi (Kenya) où 125 pays s'étaient réunis pour préparer une future convention mondiale limitant le plus possible toutes les utilisations du mercure, la France a bizarrement fait cavalier seul, réaffirmant son opposition officielle à toute interdiction des amalgames.

« Risques d'effets létaux toxiques » Pour André Cicolella, président du RES (Réseau Environnement Santé), « cette position française sur le mercure dentaire constitue un nouvel exemple de dysfonctionnement de la sécurité sanitaire »

Marie Grosman

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Étant celle de l'Afssaps, elle démontre que, malgré les leçons tirées après le scandale du Mediator, la santé des Français n'est toujours pas à l'abri des « expertises entachées de conflits d'intérêts ».

sés comme déchets dangereux et interdits de poubelle, alors qu'ils ont passé des années dans la bouche du patient, à quelques centimètres de son cerveau. »

Remplacer les vieux « plombages » Cela ne fait aucun doute, le mercure de nos dents creuses s'échappe peu à peu. Les vieux amalgames retirés après dix ans de séjour en bouche ne contiennent plus que la moitié de la quantité initiale. Avalé avec la salive et inhalé sous forme de vapeur, il est véhiculé par le sang et va se fixer dans divers organes, dont le foie, les reins, les intestins et le cerveau. Cette pollution sournoise perturbe les systèmes immunitaire et endocrinien, et favorise divers troubles. Cela va de l'irritabilité à la rectocolite hémorragique, de l'insomnie au tremblement des mains, de l'allergie à la perte d'équilibre.

Marie Grosman, vice-présidente de l'Alliance mondiale pour une dentisterie sans mercure, et coauteure avec Roger Lenglet du livre Menace sur nos neurones (Actes Sud), parle même d'une « collusion malséante entre l'Afssaps et l'Ordre des dentistes ». Sur les dix experts qui, en 2005, avaient défini la doctrine française en la matière, « trois au moins avaient des liens avec des fabricants d'amalgames ». Or, les dentistes, surtout français, aiment beaucoup le plombage au mercure : c'est traditionnel, rapide et facile à poser. Et puis, on persiste à leur enseigner à la fac que « l'amalgame est sans danger », ou que « le patient devrait avoir en bouche environ 530 ( !) obturations pour voir sa santé affectée », alors que selon une étude allemande, avec un seul amalgame, la teneur en mercure de la salive dépasse déjà très largement celle admise pour l'eau potable. Chacun d'entre nous avale quotidiennement un litre de sa salive. D'ailleurs, dans leurs notices - que les dentistes ne lisent pas -, les fabricants eux-mêmes mettent en garde. On y lit des phrases comme « risque d'effets létaux aigus toxiques », ou « le mercure est reconnu comme causant des malformations du fœtus et des troubles de la reproduction ». D'où ce paradoxe épinglé par Marie Grosman : « Les débris de vieux amalgames sont clas-

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Alliance mondiale pour une dentisterie sans mercure Le mercure traverse le placenta, passe dans le lait maternel et notamment perturbe le développement cérébral : on a démontré que « le Q.I. de l'enfant est inversement proportionnel au taux de mercure du cordon ». Et aussi que la pose d'amalgame en début de grossesse multiplie par quatre le risque de bec de lièvre. Bref, il faudrait vraiment s'en débarrasser et remplacer les vieux « plombages » par l'un des deux matériaux qui ont fait leurs preuves, avec une longévité égale ou supérieure. Les composites polymères et le ciment verre ionomère, ce dernier ayant en outre l'avantage d'être moins coûteux que l'amalgame. À la prochaine carie, exigez-le de votre dentiste ! Fabien Gruhier Le Nouvel Observateur l'hebdomadaire du 24 novembre 2011


Santé - environnement L’impossible coexistence « OGM/apiculture » établie par la justice Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel. Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé. L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

Seule solution : le moratoire La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité. L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM ! Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de : - suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810, - bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères, - faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les

abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats - respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

empreintes génétiques créé à l'origine en 1998, pour les auteurs d'agressions sexuelles. Reuters, différents médias, fin janvier

NDLR : Une méthode légale pour éviter d'avoir à dire le droit. La proposition de l'État français et la réaction de la CEDH montrent qu'il y avait bien atteinte au respect de la vie privée. Cela nous rappelle le verdict de cette même CEDH dans l'affaire du Dr Schroeder. 

Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels. Source : Inf’OGM 

Prélèvements ADN : des faucheurs d'OGM jugés trop bavards par la CEDH STRASBOURG (Reuters) La Cour européenne des droits de l'homme a rejeté les requêtes de 34 « faucheurs volontaires » français de cultures OGM, faute pour ces derniers d'avoir respecté la confidentialité de la procédure. Les militants contestaient leur condamnation à des amendes pour refus de subir un prélèvement biologique destiné à alimenter le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) qui recense les auteurs d'infractions. S'étant vu proposer par le gouvernement français un « règlement amiable », procédure prévue par la Cour, sous forme d'une indemnité de 1 500 euros chacun, ils avaient clamé dans la presse leur refus d'y souscrire et leur volonté d'obtenir une condamnation de Paris en bonne et due forme. La juridiction du Conseil de l'Europe estime, dans un communiqué que les requérants « ont porté atteinte au principe de la confidentialité » prévu par son règlement « et que leur comportement constitue un abus du droit de recours individuel ». Le délit spécifique de fauchage de culture génétiquement modifiée, qui n'a été introduit dans le code pénal qu'en 2008, ne prévoit pas le fichage des

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Pharming parties, les ados jouent à la roulette russe Les Pharming Parties (ou Pharm Parties), nouveau concept de soirées adolescentes, consistent à mettre en commun les armoires à pharmacie parentales pour ensuite ingérer une ou plusieurs poignées du contenu, au hasard des mélanges… Les médicaments les plus répandus de ces « soirées cocktails » sont les analgésiques (Oxycontin, Vicodin), les anxiolytiques (Valium, Xanax) et ceux prescrits en cas de troubles de l'attention (Ritaline, Adderall). Tous sont prisés pour l'état d'ivresse qu'ils procurent. 2,3 millions d'adolescents américains de 12 à 17 ans auraient participé en 2003 à ces soirées. Un chiffre qui a été multiplié par trois depuis 1992. Assez pour alimenter les scenarii de certains épisodes de séries télé comme « New York Unité Spéciale » (« Law & Order : Special Victims Unit ») et « Boston Justice » (« Boston Legal »). Le succès des Pharming Parties réside dans la facilité d'approvisionnement, les produits concernés étant récurrents dans les pharmacies parentales ou disponibles sans ordonnance sur des sites Internet spécialisés. Son caractère légal malmène l'inconscient collectif en substituant cette pratique à la toxicomanie. Pour preuve, certains junkies de Houston consommeraient à forte dose du sirop contre la toux contenant de la prométhazine et de la codéine (cf le titre hip-hop d'UGK, « Sippin » on some Syrup »). Au XXIe siècle, c'est peut-être la forme qui, au fond, a évolué. Les orgies seventies se seraient-elles transformées en trocs médicamenteux ? Source : rue89 (extraits)

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Vaccination Des vaccins qui donnent la maladie qu'ils sont censés éradiquer Selon le très officiel CDC (Centre de Contrôle Américain des Maladies), ainsi que selon l'information émanant des centres officiels de surveillance et rapportés par N.Z. Miller dans Vaccine Safety Manual (2008), à la page 140, 90 % des personnes qui ont été vaccinées contre la coqueluche en Ohio en 1993 ont contracté la coqueluche, alors que seulement 10 % des non vaccinés ont fait la maladie. En ce qui concerne la rougeole, The New England Journal of Medicine, Volume 316, n° 13, p. 771-774 (1987) rapportait que 99 % des personnes vaccinées au Texas en 1985 contre la rougeole avaient bel et bien contracté la rougeole, alors que seulement 1 % des personnes non vaccinées contractaient la maladie. Le CDC a, dans sa publication officielle (MMWR) du 26 mai 2006, pages 559-63, rapporté qu'en 2006, 92 % des personnes qui avaient été vaccinées contre les oreillons aux États-Unis ont contracté les oreillons, alors que 8 % des personnes non vaccinées contractaient la maladie. Le journal Pediatrics de 2004 (Vol. 113, n° 3, p.455-459) rapportait que, dans l'état d'Orégon, 97 % des personnes vaccinées contre la varicelle ont contracté cette maladie au cours de l'année 2001, alors que seules, 3 % des personnes non vaccinées contractaient la maladie.

Catherine J. Frompovich 

Paludisme-malaria : vers un vaccin efficace à 50 % pour les enfants Présenté comme un succès, un nouveau vaccin antipaludéen réduit le risque de contracter la maladie d'environ 50 % chez les enfants en bas âge, selon les premiers résultats d'un essai clinique de phase 3. L'essai clinique de ce vaccin dénommé RTS,S et mis au point par le groupe britannique GlaxoSmithKline dans un laboratoire situé en Belgique,

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le plus avancé contre le paludisme, a été mené dans sept pays d'Afrique subsaharienne.

NDLR : Reconnaitre une efficacité à 50 %, c'est un effort de de transparence. 50 % suscite des espoirs modestes comme le titre le magazine américain Science AAAS. Certains vaccins ne dépassent pas 25 % d'efficacité alors que 100 % des vaccinés se croient protégés. Dans cette étude, 50 % des enfants ne seront pas protégés, alors qu'ils seront exposés aux effets secondaires auxquels il n'est guère fait allusion. Cet essai, financé par GlaxoSmithKline et la fondation Bill et Mélinda Gates financée par les bénéfices de Microsoft-Windows, a été mené sur 7 pays et 15 460 nourrissons. À part des cas de méningite signalés, il a peu de communication sur les effets secondaires. Il y a encore de sérieux efforts de transparence à faire. D'autre part, la durée de la protection n'est pas mentionnée. Le MONDE octobre 2011 

Le Gardasil contaminé par des résidus de virus

SANE Vax Inc., un organisme canadien crédible, indépendant et dont les recherches sont menées avec rigueur

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scientifique, a publié un article absolument choquant concernant le vaccin Gardasil, vaccin qui sera administré à toutes les jeunes filles entre 9 et 15 ans et en 2012, même aux garçons ! « Un jour, SANE Vax a reçu un appel peu commun de la mère d’une jeune fille de 13 ans sexuellement non active de la région de Toronto. Selon cette mère, sa fille avait développé de l’arthrite rhumatoïde chronique au cours des 24 mois suivant l’injection du vaccin Deux ans plus tard, son sang était testé par un laboratoire local et elle était alors diagnostiquée infectée par le virus VPH ADN. Les médecins locaux n’étaient pas en mesure de fournir une explication sur les raisons d’une telle infection. En fait, les médecins ne pouvaient expliquer pourquoi le virus se trouvait dans le sang à la place des anticorps qui auraient dû s’y trouver. Découragée, la mère de la jeune fille contacta SANE Vax afin de voir s’il y avait une quelconque explication relative à une telle situation. SANE Vax décida alors de faire appel à des experts afin d’obtenir une opinion professionnelle. Après plusieurs appels téléphoniques, ils en conclurent que la seule voie à explorer était de vérifier si Gardasil ne pouvait pas être la cause de la présence du virus VPH dans le sang de la jeune fille. Comme cette découverte ne paraissait « pas normale », il fut décidé de faire analyser une fiole de Gardasil. L’échantillon testé s’avéra positif pour des résidus viraux recombinants (génétiquement modifiés) d’HPV-11 et d’HPV viral-18, tous deux fortement attachés à l’adjuvant aluminium. Afin d’être certain que cette analyse pouvait être reproduite, il fut décidé de se procurer d’autres fioles, de lots différents et de différents pays du monde. Les fioles de Gardasil avec des numéros de lots différents furent envoyés de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Espagne, de Pologne, de France et de trois états américains. 100 % des échantillons testés s’avérèrent positifs quant à la présence d’ADN d’HPV génétiquement modifié. Les lots testés provenaient de quatre installations de fabrication différentes.

NDLR : Les vaccins Gardasil et Cervarix sont depuis leur origine très controversés, à la suite d'une efficacité réduite et de nombreux accidents. Ces produits défectueux sont à éviter et à retirer du marché.


Vaccination Enfin prouvé : la santé des enfants non vaccinés est nettement meilleure que celle des autres. Ce fait, inattendu, est clairement établi par l'analyse d'une étude allemande de grande envergure, l'étude Kiggs. Afin de connaître la santé réelle des enfants allemands, les autorités allemandes ont lancé une étude de vaste envergure, dite « Kiggs », de 2003 à 2006 portant sur 17 461 enfants de 0 à 17 ans. Cette étude approfondie, menée méthodiquement par la plus haute institution de santé allemande, l'institut Robert Koch (*), a donné lieu à plusieurs publications, et son exploitation, 1 500 données par enfant, est toujours en cours. Elle est d'ailleurs prolongée (2009-2012).

Institut Robert Koch Fait singulier, les autorités n'ont pas pensé à comparer la santé des enfants vaccinés et ceux qui ne le sont pas, alors que ce critère figure en détail dans les données. C'est là que Angelika Kögel-Schauz, mathématicienne et responsable de l'EFI, une association allemande pour l'information sur les vaccins, entre en scène. Elle réussit à se procurer l'intégralité de cette volumineuse étude et se lance dans l'analyse des 20 millions de données pour établir la comparaison de la santé des enfants sur le critère du statut vaccinal, sachant qu'en Allemagne la vaccination n'est pas obligatoire. Le dépouillement des données et leur analyse par l'EFI ont été critiqués par l'Institut lui-même sans une argumentation spécifique. Ce prestigieux institut n'explique pas non plus pour quelle raison il n'a pas de son côté, et, compte tenu de ses moyens, procédé lui-même à cette analyse. D'un point de vue de santé publique, et du fait de la promotion de la vaccination par les autorités allemandes, c'était certaine-

ment une occasion royale de prouver aux Allemands et au monde la validité des vaccinations, l'acceptation des risques vaccinaux et la justification des sommes supportées par les populations. Le fait que l'Institut n'ait rien publié sur ce point précis, tout en disposant des données, prouve à tout le moins une volonté de dissimulation.

On peut voir l'interview de Angelika Kögel-Schauz sur de nombreux sites internet.

Sylvie Simon

Angelika Kögel-Schauz Toujours est-il que l'analyse d'Angelika Kögel-Schauz a fait l'objet d'une émission de télévision sur la chaîne suisse Alpenparlament TV le 20 octobre 2001 et entraîné un débat intéressant en Allemagne. L'importance de cette étude et son caractère incontestable dans un pays comme l'Allemagne, chantre de la rigueur sont indéniables. Verra-t-on enfin un peu de transparence sur ce sujet encore tabou ici ? Les travaux de Angelika KögelSchauz, ont été repris en France par Sylvie Simon (**) dans un excellent article publié par Nexus, n° 77, auquel nous renvoyons les lecteurs désireux d'approfondir cette question. Nous en reprenons ici quelques extraits : « Les enfants non vaccinés ont moitié moins d'allergies que les vaccinés (22,9 contre 10,6 %) pour le rhume des foins on trouve 10,7 contre 2,6 % (4 fois moins), pour l'asthme et les bronchites chroniques 18,4 contre 2,4 % (7 fois moins), pour les neurodermites 13,2 contre 7 %, pour l'herpès 12,8 contre 0,2 % (64 fois moins !) et pour les migraines 2,5 contre 1,1 %. Il en est de même pour le diabète, les problèmes thyroïdiens, les crises d'épilepsie, l'hyperactivité. On observe également chez eux moins de scolioses que chez les autres, 5,3 % contre 0,5% (10 fois moins), moins de problèmes de langage, car le besoin d'orthophoniste est de 6,25 contre 2,11 % (7 fois moins). Quant aux problèmes de vue, les nonvaccinés portent bien moins souvent de lunettes comme l'avait déjà remarqué le Dr Gerhard Buschwald ...».

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Sylvie Simon nous rappelle aussi qu'on ne trouve pas de cas d'autisme, maladie en forte augmentation en occident, chez les Amish qui, pour des raisons religieuses, ne font pas vacciner leurs enfants.

La conclusion s'impose d'ellemême :les enfants sans vaccination se portent mieux que les autres, nos autorités seraient bien inspirées de le comprendre car il est difficile d'admettre que nos enfants sont différents de ceux d'Outre-Rhin. Si on admet en France un effet protecteur du DTP, seules vaccinations obligatoires, le tribut à payer est bien trop lourd en matière de santé publique. Dans tous les cas, une étude de ce type est impossible en France du fait de l'obligation vaccinale qui constitue, de fait, un camouflage de la vérité. Un premier pas salutaire serait la levée de l'obligation vaccinale, mais est-ce possible ?

J-H Plougonven (*) Koch, le découvreur du bacille du même nom et de la tuberculine, père du dogme de l'asepsie cellulaire, le postulat de Koch-Henle, toujours enseigné en faculté (**) Sylvie Simon est auteur et journaliste. Elle a écrit plusieurs romans et de nombreux ouvrages sur divers sujets comme l’Ésotérisme et la Métaphysique . Depuis quelques années elle s‘est spécialisée dans le domaine de la Santé et celui des dérives de la Médecine. Sylvie Simon se bat contre la désinformation et les sophismes en matière de santé et d’écologie, sujets de brûlante actualité. 

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Dossier : les statines Les statines soignent les labos Jusqu'à présent, tout était simple : contre le cholestérol, il y avait les statines, efficaces, sûres et sans danger. Mais voilà que de gros soupçons pèsent désormais sur cette panacée... Le pitch pour le client à la statine est le suivant : le mauvais cholestérol (nom de code LDL-C), on en a toujours trop : il encrasse les artères et à force, ça les bouche. Alors on risque l'infarctus ou l'AVC, un jour ou l'autre. On ne le sent pas venir car la « maladie » évolue silencieusement pendant des années, mais elle tue vite (quasi sur le coup) dans 50 % des cas ou laisse des séquelles irréversibles. Heureusement on a les statines ! Un médicament miraculeux qui désincruste le LDL-C. Le mieux ? Commencer dès à présent son traitement. En prévention. C'est plus sûr. Les maladies cardio-vasculaires pèsent lourd, elles sont la première cause de mortalité dans le monde ; en France, les affections cardio-vasculaires représentent 180 000 décès par an (soit 32 % des décès totaux). Le marché hexagonal des hypocholestérolémiants (99 % de statines) touche entre 5,5 et 7 millions de personnes. Soit 1 personne sur 4 audessus de 40 ans. Une manne pour l'industrie pharmaceutique.

Au top 10 du classement prévisionnel des dix médicaments les plus vendus : Lipitor/Tahor (atorvastatine) des laboratoires Pfizer, et Crestor (rosuvastatine) des laboratoires Astra-Zeneca. Lipitor/Tahor, qui occupe la première place du classement mondial, est une statine « incontournable » qui a réalisé un chiffre d'affaires mondial de 11,7 milliards de dollars en 2010, mais il

devait perdre son brevet en novembre 2011 aux États-Unis. Crestor arrive en dixième position avec un chiffre d'affaires prévisionnel pour 2010 de 5,8 milliards de dollars. Mais grâce à l'obtention d'un élargissement de ses indications approuvées par la FDA (Food and Drug Administration) en février 2010, il est fort probable de retrouver cette statine mieux placée dans le top 10 des médicaments les plus vendus dans le monde.

Voix dissidentes

La tendance du marché de la statine vise à l'élargissement des indica tions. Traiter plus de personnes de préférence celles en bonne santé et au long cours.

De la statine au Mac Do ? Pour que la manne ne se tarisse pas, en même temps que les brevets tombent dans le domaine public, « on » œuvre pour la libéralisation de la statine. La Grande-Bretagne est le premier pays à avoir sauté le pas de la vente libre avec la simvastatine à 10 mg depuis juillet 2004 ; les ÉtatsUnis ont refusé cette demande pour deux statines en 2000.

En France, statu quo : le rapport remis par l'ancien directeur général

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de la santé, le professeur Joël Ménard, à Philippe Douste-Blazy alors ministre de la Santé, est toujours en haut de la pile. Et si, pour contrecarrer les effets de la malbouffe, on distribuait un comprimé de statine avec le big-cheese-burgermayo-milkshake ? Une idée anglaise d'août 2010. Une étude en double aveugle (hamburger + statine versus hamburger) réalisée par des « chercheurs » britanniques montre que « avec » c'est mieux. Marketing et lobbying, les deux mamelles d'une industrie pharmaceutique en panne d'innovation ?

Pour faire baisser le cholestérol, la statine est la panacée. Selon le dosage et la molécule, on peut tabler sur une diminution du cholestérol de 30 à 60 %. Pour mourir moins, ce n'est pas sûr. À l'encontre de la pensée scientifique dominante qui accorde un rôle central au cholestérol dans la maladie cardio-vasculaire, des chercheurs dissidents pensent différemment. Pour faire court, ils arguent que le cholestérol n'est pour rien dans l'affaire des artères qui se bouchent. Que le faire baisser artificiellement ne sert à rien, que les statines n'ont donc aucune ou peu d'utilité pour lutter contre le risque d'infarctus. Mais que surtout, elles comportent des effets secondaires qui n'ont pas été évalués correctement. Des farfelus ? Non, des scientifiques, des cardiologues, des biochimistes, des chirurgiens... Un certain nombre d'entre eux font partie des THINCS (The International Network of Cholesterol Skeptics). Michel de Lorgeril et d'autres scientifiques ont décortiqué les données accessibles de plusieurs dizaines d'études, et ils se sont aperçus que beaucoup étaient biaisées, tronquées, voire manipulées. Ils posent très clairement le problème de la validité scientifique de ces études qui évaluent des médicaments dont le bénéfice n'est pas démontré, et dont les effets secondaires n'ont pas été évalués (ou ont été minimisés).       


Dossier : les statines « Pro » contre « anti » Depuis plus de 15 ans, les « pro » statines ont la mainmise sur le discours officiel et les règles de bonnes pratiques édictées par les sociétés savantes. À tel point que le taux de cholestérol déclaré comme « normal » descend toujours plus bas et qu'un médecin convaincu par sa pratique de l'inefficacité des statines est presque obligé de les prescrire pour dégager sa responsabilité médicale. Il devient urgent que le débat s'engage pour rétablir une liberté de soins. Cardiologue spécialisé depuis trente ans dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, Michel de Lorgeril est « anti » sur toute la ligne. Il préconise de ne pas se préoccuper du cholestérol, de jeter sa statine à la poubelle et surtout de changer ses habitudes de vie.

Si ce n'est pas le cholestérol, qu'est-ce qui bouche les artères ?

Michel de Lorgeril

Michel de Lorgeril : « Ce qu'on appelle athérosclérose est un mécanisme lent et progressif pratiquement jamais total, et donc jamais responsable de l'infarctus. Il consiste en un rétrécissement de l'artère. Il répond à deux mécanismes : pour 70 %, c'est une fibrose chronique (la sclérose) et ressemble de ce point de vue à une sorte de tumeur bénigne (type fibrome de l'utérus) et pour 30 % environ, il s'agit d'une accumulation de lipides variés (acides gras, triglycérides, phospholipides) parmi lesquels le cholestérol

ne représente au maximum que 30 % du total. Au final : le cholestérol ne pèse que 10 % du total du matériel obstructif. Il faut noter qu'on peut avoir beaucoup de cholestérol dans le sang et pas de plaque, et des plaques à profusion avec un taux de cholestérol bas. Et pour aller plus loin, on peut faire un infarctus en ayant peu d'athérosclérose, et avoir des artères très endommagées et éviter l'infarctus toute sa vie. Alors, on meurt de quoi ? Comment survient l'infarctus ? L'infarctus du myocarde, dans 99 % des cas, fait suite à la formation d'un caillot de sang, le thrombus dans l'artère. Ce thrombus est parfois le résultat d'une rupture de plaque d'athérosclérose qui passe d'un état stable à un état instable. »

hépatique ; il semble exister une majoration modérée du risque de survenue d'un diabète de type 2 : on parle aussi de toxicité pour les neurones et d'accélération du déclin intellectuel lié au vieillissement... Bref, un tas de trucs pas très bons si l'on veut vivre longtemps. Mais l'effet le plus courant est la toxicité musculaire, avec douleurs et fatigue. Selon les experts sponsorisés, elle touche moins d'un patient pour 1000, mais dans la vraie vie, en consultation ambulatoire, près d'un patient sur deux s'en plaint. Parmi les scientifiques spécialisés en nutrition, beaucoup ont des vues plus nuancées sur le cholestérol : ils sont de plus en plus nombreux en France à reconnaître que la statine n'est pas utile dans bon nombre de cas, et que le « régime » est largement supérieur. En revanche, sur les cas dits d'hypercholestérolémie familiale (HF), ceux où le cholestérol peut monter au-dessus de 3, 4, 5 g/l, aucun ne lâchera la prescription de la statine.

J'arrête ma statine, et après ? Pour éviter l'infarctus, pour améliorer la santé de ses artères et la longévité, il y a un moyen simple, non breveté, qui fait consensus : bien manger et bouger plus. Simple, mais pas forcément facile.

Quid des statines dans tout cela ? Non seulement elles ne servent à rien, mais en plus elles sont délétères. D'abord parce qu'un taux de cholestérol bas est corrélé à une espérance de vie diminuée par rapport à ceux qui ont un cholestérol dit normal ou modérément élevé, ensuite parce que le médicament est toxique en lui-même. Mais ses effets « indésirables » sont volontairement mal documentés, et ce ne sont pas les labos qui vont le faire ! On a remarqué une mortalité par cancer nettement plus élevée dans les groupes traités aux statines. On sait qu'il peut y avoir une atteinte

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Dossier : les statines Le docteur Michel De Lorgeril recommande par mesure de précaution un sevrage progressif avec une diminution des doses (½ dose) pendant 10 à 15 jours. L'arrêt de la statine permet d'éviter les effets secondaires délétères sur les muscles, les yeux, les neurones, les cancers... Pour se protéger réellement des maladies cardio-vasculaires, il y a trois mesures à prendre : stop au tabac, à la malbouffe (ou à un régime inadapté), à la sédentarité.

rouges et de charcuterie. Sans forcément se venger sur le poulet. Moins, c'est moins ! 3)

Du poisson gras au moins deux fois par semaine Saumon, sardine, maquereau... Les oméga-3 étant sensibles à la chaleur, mieux vaut cuire doucement, peu ou pas ; le sushi à la japonaise est un bon exemple.

4)

Les céréales en version complète et des légumineuses Exit le pain blanc, on mange le pain noir (complet, seigle...), au levain si possible.

5)

Moins de produits laitiers Remplacer ou alterner avec des spécialités au lait de brebis, de chèvre ou au soja, en quantité raisonnable en privilégiant les produits fermentés.

Le régime idéal Il s'agit d'une nutrition qualitative, à haute densité nutritionnelle c'est-àdire riche en éléments protecteurs et en antioxydants de toutes sortes. Le contraire des petite gâteaux sous cellophane ou du plat tout prêt micro-ondable. Dans la pratique, on utilise des aliments simples et bruts peu ou pas transformés (la transformation s'opérant en cuisine !).

sésame, pistache... grillés, non salés.

Non

Du muscle !

L'activité optimale consiste à la fois à entretenir son système cardio-vasculaire et ses muscles. L'exercice, n'importe lequel, fait circuler le sang plus vite, entraîne le muscle cardiaque à pomper, et entretient l'élasticité des artères. Il est nécessaire au quotidien. Un peu comme on se brosse les dents. Source : Nexus n° 72

NDLR : Après le Médiator, les statines ? Ce pourrait bien être le prochain scandale. Après la conférence Santé-Solidarité donnée par Michel de Lorgeril à Nantes le 2 octobre 2008, Objectif Santé a souvent attiré l'attention de ses lecteurs sur ce problème des statines (relire Objectif Santé n° 93) En 4 ans, rien n'a bougé. Pourtant les autorités sanitaires sont parfaitement informées, mais chut, pas de vagues ! 1)

Plus de fruits et légumes Plutôt de saison, plutôt cultivés en pleine terre, plutôt issus de la production locale, si possible sans pesticides... Mais à l'impossible nul n'est tenu. Ce qui compte, c'est de manger vraiment plus de légumes variés. 2) Moins de produits carnés Beaucoup moins de viandes

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Des huiles d'olive et de colza C'est la bonne base pour le quotidien. La qualité importe, on les choisit bio, vierge première pression à froid. Pour tartiner ses toasts de pain complet : margarine olivecolza uniquement. Des oléagineux « nature » Amandes, noisettes, noix,

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« Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade. » Jiddu Krishnamurti (1895-1986) 


Témoignage Témoignage : historique de ma démarche vers la médecine alternative (B.O) En 2006, découverte d’un myélome suite à une hospitalisation pour une pneumonie. Je suis pris en charge en service d’hématologie où l’on m’annonce les multiples traitements préparatoires à une autogreffe de moelle osseuse. Je passe sur les états déclenchés par cette série noire. Alors s’impose la question : pourquoi ce cancer ? Dans mon cas, je n’ai jamais eu de doute. En effet, j’ai subi un lourd traumatisme à ma mise à la retraite, brutale et imprévisible. Je suis parti dans les pires conditions. Persuadé d’être victime d’une injustice, j’ai porté l’affaire devant les tribunaux. J’ai été confronté à une forteresse et à l’échec total de mon recours en cassation : une procédure chaotique de plus de 5 années qui m’a complètement anéanti. Mais la prise de conscience de la cause de ma maladie m’a beaucoup aidé pour le marathon qui a suivi. La première chimio, avec une molécule test, me déclenche quasi immédiatement des neuropathies hyper douloureuses aux pieds et aux mains. S’ajoutent les douleurs osseuses dues à la mise en pression de la moelle à l’intérieur des os et leur détérioration, ce qui m’empêche de marcher et de dormir, jusqu’à me conduire aux urgences. Après beaucoup d’examens, dont une ponction lombaire, on m’envoie en neurologie sur un soupçon du syndrome de Guillaume Barré (maladie inflammatoire des nerfs périphériques) qui s’avèrera non fondé. S’ensuit une prise en charge pour la douleur via maints essais de traitements chimiques et tâtonnements dans les posologies. Celle-ci devient acceptable avec l’aide psycho, sophro et kiné. Puis vient le prélèvement du greffon par cytaphérèses répétées sur une semaine. Enfin, c'est la mise en aplasie totale par chimio très puissante (destruction complète de l’immunité), suivie de l’injection du greffon et l’attente anxieuse de la remontée des pla-

quettes, le tout sur 3 semaines où l’on traverse tous les états, y compris celui où l’on ne sait plus qui l’on est. À la sortie de cette épreuve, la pente à remonter est laborieuse d'autant plus que s’ajoutent un traitement de consolidation à base de Thalidomide à effets secondaires aigus, des analyses et contrôles fréquents en hémato. Je suis actuellement en rémission complète, mais les douleurs neuropathiques sont toujours là, juste tolérables, avec un traitement neuroleptique que je ne peux arrêter sous peine de réveiller l’insupportable.

Dès 2007, j’ai essayé beaucoup d’approches différentes (kiné, acupuncture, électrostimulation, guérisseur, magnétiseur, auto hypnose, centre anti-douleur etc.) puis je suis tombé sur le livre de Robert Chiron « Croque la vie et trompe la mort » où j’ai trouvé une autre vision de la maladie. Il y est fait référence à de nombreuses techniques et aides aux soins conventionnels. J’y apprends l’existence de « Santé Solidarité » où j’ai découvert le monde, inconnu pour moi, de la médecine alternative. On m’a présenté plusieurs pistes et j’en suis venu à rencontrer un naturopathe/chercheur qui a établi un protocole basé sur des remèdes vibratoires pour éradiquer la maladie de Lyme fortement impliquée dans mon cancer et susceptible de favoriser une rechute. À ce jour, je suis en phase de reconstruction des terminaisons nerveuses gravement endommagées. Parallèlement, j’ai eu connaissance (toujours par Santé Solidarité) de l’existence d’un médecin chercheur qui a mis au point un procédé

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de remèdes numériques à disposition sur Internet et avec qui j’expérimente gracieusement un traitement pour la douleur. Ce soin est uniquement basé sur l’information vibratoire de tel ou tel remède allopathique ou homéopathique par exposition à l’écran d’ordinateur. Enfin, j’ai réussi à convaincre un médecin généraliste anthroposophe, ouvert à ces alternatives, de me trouver un protocole « spécial douleur » en acupuncture. Pour l’instant, je n’ai pas réussi à me passer de mon antidouleur de base mais j’ai quand même pu en diminuer la dose des 2/3 et j’ai bon espoir de pouvoir m’en passer totalement. J’ai voulu faire ce témoignage pour montrer qu’il ne faut jamais baisser les bras et que plus on se prend en charge, plus on a de chance d’arriver à ses fins. Pour ma part, je n’étais pas préparé à ce type d’approche de par mon éducation, ma formation scientifique et mon vécu, mais en écoutant mon ressenti et en oubliant les préjugés, je me suis convaincu qu’il y avait peut-être beaucoup à tirer de cette approche. La vie nous a formatés et l’ouverture du carcan est indispensable pour le choix de sa guérison. Il faut être curieux, inventif et oser se réapproprier sa santé. Cette association a pour moi une grande importance car on peut voir qu’il existe de nombreuses approches de la maladie sans tomber dans l’irrationnel et le charlatanisme. De par son sérieux, son charisme, l’information y est accessible, expliquée et surtout on vous laisse toute liberté de faire son choix par rapport à ses propres convictions et à son ressenti, c’est ce que j’avais envie de vous faire partager. B.O. Merci

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Alimentation et santé Haricot vert, coco, mogette, lingot, flageolet = fournisseurs d'énergie durable Voilà un type de légume qui s'offre à nous sous de multiples aspects au cours de l'année. Viennent d'abord les haricots verts, forme immature de la gousse, dont la cueillette s'étale grosso modo de juin à octobre. Puis on les récolte en « demi-sec », c'est-à-dire à un stade intermédiaire avant la pleine maturité des graines : les flageolets, les cocos paimpolais ou encore les mogettes sont généralement vendus frais pendant une courte période, d'août à octobre. Enfin, les haricots secs et leurs multiples couleurs, tailles et saveurs sont disponibles toute l'année. Toutefois, même pour ces derniers, il est préférable de les consommer juste après récolte si possible car leur digestibilité diminue au cours du temps.

Un légume des plus nutritifs En plus de cette intersaisonnalité, ils sont présents sur tous les continents, notamment en Amérique et en Afrique où ils représentent dans plusieurs pays la base de l'alimentation. Il faut dire que les haricots secs constituent une bonne source de protéines, macronutriments indispensables à la construction de tous les tissus vivants. Même les haricots verts en renferment davantage que les autres légumes verts. Ajoutez à cela une forte teneur en fer, et vous avez là une excellente alternative à la viande, puisque ces légumes n'ont pas les inconvénients des matières grasses animales. Logiquement, des études scientifiques ont associé une consommation régulière de haricots à un moindre risque de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Cependant, les protéines des haricots sont incomplètes par rapport à celles que l'on trouve dans la viande, car elles sont déficitaires en un acide aminé essentiel, la méthionine. Mais il suffit de les combiner avec des céréales ou des noix, dont les protéines sont riches en méthionine. On le voit bien, c'est une erreur de manger de la viande en même temps. Le cassoulet, aux haricots blancs, ou le fameux gigot accompagné de flageolets ne sont heureusement pas des mets du quotidien,

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mais à juste titre considérés comme des plats très riches, pour ne pas dire trop riches. On préférera une association végétale avec du riz, des galettes de maïs ou de la polenta. Au Brésil, premier producteur mondial de haricots secs, l'assiette d'arroz com feijao, littéralement « riz avec haricots », est consommée à tous les repas.

Cette richesse en protéines s'accompagne d'un très bon apport en fibres, ces glucides non digérés par notre intestin, dotés de nombreuses vertus. Elle ne se contentent pas de faciliter le transit ! On distingue fibres solubles et fibres insolubles :les premières (pectines, mucilages, etc.) contribuent à la prévention des maladies cardiovasculaires en aidant à l'évacuation des sels biliaires auxquels elles se lient, réduisent le taux de cholestérol et aident au contrôle du diabète de type 2 en ralentissant la digestion du glucose présent dans le bol alimentaire ; les secondes (cellulose, lignine, etc.) contribuent à prévenir la constipation en augmentant le volume des selles. Les deux types de fibres procurent rapidement un sentiment de satiété et leur richesse dans notre alimentation est réputée lutter contre le risque de cancer du côlon.

Protection intestinale On connaît trop bien la réputation scabreuse des haricots secs, responsables de ballonnements intestinaux et de flatulences. Or, ce phénomène incommodant est dû, non pas aux fibres, mais à d'autres glucides, les oligosaccharides. Ces derniers résistent à la digestion dans l'intestin grêle et se retrouvent dans le gros intestin où ils fermentent ; ce faisant, ils favorisent le développement des bonnes bactéries intestinales et limitent celui des souches nuisibles, d'après certaines études. Il faut savoir que les oligosaccharides provoquent moins de gaz chez les personnes habituées à consommer des haricots. Et nul doute qu'à la lecture de cet article, vous augmenterez la cadence ! Il existe aussi des astuces de préparation des haricots secs permettant de

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réduire le phénomène de flatulence (voir encadré). Il est d'autant plus aisé d'en manger souvent que les haricots nous offrent de larges variétés de formes et de couleurs.

Âge par âge Les haricots verts sont particulièrement intéressants pour les enfants et les femmes enceintes car ils sont non seulement très riches en fer, mais aussi en folate et en vitamines B, C et E, autant d'éléments utiles pour la croissance. Quant aux haricots à écosser, secs ou demi-secs, ils sont hautement recommandés aux personnes actives, fournissant des glucides à absorption lente qui libèrent longtemps leur énergie dans le système sanguin ; en d'autres termes, ils nous mettent à l'abri des coups de barre et évitent les grignotages entre les repas. Il sont également riches en magnésium, arme contre la fatigue et le stress. Enfin, soulignons que les haricots secs sont très tendres lorsqu'ils sont bien cuits et donc particulièrement utiles à certaines personnes âgées qui ont parfois du mal à mastiquer les aliments glucidiques ; les seniors ont aussi intérêt à les consommer verts car ceux-ci sont l'une des principales sources de silice, ce qui contribue à diminuer la dégradation osseuse.

Un légume au caractère bien trempé Pour éviter les ballonnements intestinaux et les gaz provoqués par la consommation de haricots secs : Rincez-les et mettez-les dans une casserole avec de l'eau et une cuiller à café de bicarbonate de soude. Faites bouillir pendant 2 à 3 minutes puis laissez reposer les haricots 2 heures dans leur eau. Ensuite, rincez-les, remplissez la casserole d'eau tiède et laissez à nouveau tremper les haricots pendant une douzaine d'heures. Rincez, remplissez la casserole d'eau et faites cuire les haricots une heure environ jusqu'à ce qu'ils soient tendres. L'ajout d'ail ou de gingembre atténue les flatulences provoquées par les haricots. À l'inverse, évitez de les cuisiner avec beaucoup de matière grasse, association qui les rend indigestes. Plantes et santé n° 116


Alimentation et santé La vitamine D, cette inconnue négligée Une vitamine est par définition une substance organique indispensable aux réactions de l'organisme bien que dépourvue de valeur énergétique.

Un peu d'histoire Les premières découvertes sur la vitamine D remontent à 1865 avec le Dr Armand Trousseau qui avait constaté que l'huile de foie de morue avait un effet anti-rachitique. A la fin des années 1920, il est démontré que l'exposition au soleil prévient les risques de rachitisme. Depuis, les découvertes concernant cette vitamine ne cessent de progresser et de susciter de plus en plus d'intérêt pour la communauté scientifique.

un effet protecteur des neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine ; des études montreraient une relation entre le déficit en vitamine D et la destruction des sites dopaminergiques dans la maladie de Parkinson. Elle aurait également un effet anti-tumoral réduisant les risques de cancers : colorectal, prostate, pancréas, poumons... Il semblerait que l'exposition aux rayonnements UV-B (ultraviolets de longueur moyenne) ou la supplémentation en vitamine D fassent baisser la pression artérielle chez les sujets hypertendus.

Les risques des carences ou déficits en vitamine D Rachitisme chez l'enfant et ostéomalacie chez l'adulte avec risque de fracture chez la personne plus âgée ou la femme ménopausée. L'hypocalcémie (taux anormalement faible de calcium dans le sang), peut entraîner des troubles de la contractibilité musculaire (tétanie), troubles du rythme cardiaque, hypotension artérielle, convulsions, manifestations neurologiques (instabilité émotionnelle, anxiété, dépression, parfois hallucinations, confusion, psychoses, hypertension intra-crânienne), des troubles cutanés (peau sèche, chute des cheveux, ongles cassants, eczéma, hyperpigmentation, cataracte...). A plus long terme, une carence peut permettre l'expression d'une maladie auto-immune.

En conclusion, les risques liés à un déficit en vitamine D intéressent de nombreux tissus de l'organisme et les conséquences d'une carence à long terme peuvent être déterminantes dans l'apparition de troubles dégénératifs, cardiovasculaires, immunitaires, ostéo-articulaires, poly-métaboliques entraînant un risque de mortalité accru.

Les risques d'un surdosage naturel ou iatrogène (provoqué par le médecin, le traitement ou les médicaments) La dose considérée comme dose limite de sécurité est de 10 000 UI/jour correspondant à un taux de 25(OH)D de 375 nmol/l. La toxicité directe d'un surdosage en vitamine D est liée aux conséquences de l'hypercalcémie par augmentation de l'absorption intestinale de calcium : hypertension artérielle, anorexie, nausées, vomissements, polyurie, polydipsie, faiblesse, nervosité, prurit, et, à long terme, une maladie rénale ou cardiaque ischémique. L'exposition aux UV-B n'expose à aucun risque de toxicité, l'excédent de production de vitamine D3 étant transformé en métabolites inactifs. d'après un article de Catherine Picard, naturopathe, iridologue (Enquêtes de santé n°8)

docteur Armand Trousseau Classiquement, le rôle de la vitamine D dans la prévention du rachitisme et de l'ostéomalacie (décalcification osseuse qui se traduit par des os mous et flexibles) est largement démontrée. L'action de la vitamine D déterminante dans le maintien de l'équilibre phosphocalcique par augmentation de l'absorption intestinale du calcium et du phosphore est maintenant un fait établi. Selon une étude néo-zélandaise, la vitamine D jouerait un rôle dans la diminution de l'insulino-résistance. Une supplémentation en vitamine D augmenterait la sensibilité de la cellule à l'insuline. Pour de nombreux chercheurs, la vitamine D se comporterait comme un neurostéroïde et serait donc capable d'exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Elle aurait également

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La boîte à outils Étonnante zéolite Une zéolite à la clinoptilolite pour survivre dans un monde radioactif

NOTA : Dans les pays de l'est, cette zéolite est utilisée pour décontaminer les cancéreux de leurs chimios et de leurs radiothérapies.

sur la santé humaine régulièrement répertoriés par des institutions internationales telles que l'OMS.

Les poudres de roche de la classe des zéolites sont de nature paramagnétique. Bien qu'elles ne soient pas des argiles, elles agissent tout comme les argiles. Leur découverte a été réalisée par le minéralogiste suédois Axel Frederik Cronstedt en 1756. Le terme composé zéolite, ou zéolithe (du grec « zein » = bouillir et « lithos » = pierre) fait référence à la perte d'eau conséquente dont est sujette la zéolite lorsqu'elle est chauffée.

Une véritable éponge chimique Il existe 48 types de structures de zéolites naturelles. La CLINOPTILOlITE, la plus pure possède un ratio de silice/aluminium de 4/1. La zéolite est une roche cristalline étonnante avec une structure en nid d'abeille de cavités et de canaux, qui est capable d'adsorber et d'absorber de nombreux types différents de gaz, d'humidité, de pétrochimiques, de métaux lourds et d'éléments radioactifs et d'une multitude de composés divers. Les zéolites naturelles peuvent adsorber jusqu'à 30 % de leur poids sec en azote et gaz ammoniac.

Sous les retombées radioactives Il est intéressant de savoir que les zéolites constituent l'un des fronts les plus efficaces de lutte contre la contamination radioactive dans les sols et contre l'accumulation radioactive subséquente au sein de la chaîne alimentaire. Une étude, en provenance de Suède, a récemment mis en valeur que la MORDENITE, une zéolite naturelle, avait décontaminé la viande et les animaux vivants touchés par la radioactivité lors du désastre nucléaire de Tchernobyl. On sait maintenant que la zéolite riche en clinoptilolite est un des meilleurs draineurs des radio-éléments aussi bien chez les animaux que chez les humains ; elle peut se substituer parfaitement au Miso dont l'élaboration est malheureusement longue.

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clinoptilolite Na Posologie humaine :1 à 3 cuillers à café par jour selon le degré de pollution.

Détoxification vétérinaire par les zéolites Il existe trois sortes principales de zéolites : fibreuse, feuillée ou cristalline. L'usage médical concerne la zéolite cristalline riche en clinoptilolite. La zéolite possède une histoire d'usage vétérinaire et industriel, incluant la purification de l'eau, la filtration de l'air, l'incorporation à de la nourriture pour les animaux d'élevage (afin de réduire la production d'ammoniac et d'accroître la capacité nutritionnelle), l'utilisation dans les étables et pour les litières des chats afin de diminuer les odeurs.

Zéolite en tant qu'adsorbant des métaux lourds L'exposition au mercure, au cadmium, au plomb et à l'arsenic constitue la principale menace vis-à-vis de la santé humaine. Ces métaux ont été extensivement étudiés et leurs effets

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Ces études ont mis en exergue que la zéolite possède une affinité élevée pour piéger le plomb, le cadmium, l'arsenic, le mercure et d'autres métaux potentiellement dangereux. Au travers du processus d'échange de cations, la zéolite peut abaisser l'exposition totale aux métaux lourds chez un individu. Cela permettrait d'influer, de manière conséquente, sur la réduction de certains cancers et de pathologies cardiaques. Il est intéressant de souligner que la zéolite semble éliminer les toxines dans un ordre particulier. Durant les premières semaines, elle élimine les métaux lourds ci-dessus mentionnés ; elle élimine ensuite les toxines de seconde urgence, à savoir les pesticides, les herbicides et les plastiques.

Zéolite et pH sanguin Le sang doit être conservé à un niveau très spécifique de pH 7, afin de maintenir son homéostasie. Malheureu-


La boîte à outils sement, le régime alimentaire moderne contient énormément d'aliments acidifiants, tels que le sucre, les féculents et les hydrates de carbone raffinés. Ce type d'aliments ne peut pas maintenir un équilibre acide/basique adéquat dans le corps et il induit une augmentation de l'acidité. La zéolite protège le système en maintenant le pH à des niveaux oscillant entre 7,35 et 7,45, à savoir le pH optimal pour l'organisme humain. Le niveau de pH dans le corps influence à la fois l'immunité et le fonctionnement cérébral. Un sang acidifié (7,34 ou inférieur) génère un terrain favorable au cancer. Dans un environnement acide, les fonctions des cellules cérébrales peuvent être également perturbées, ce qui entraîne de la dépression, de l'anxiété, de l'hébétude, de la paranoïa, des illusions ou des hallucinations.

Zéolite en tant qu'antidiarrhéique La zéolite diminue l'incidence de la maladie et du décès induits par des pathologies intestinales chez divers animaux. Fondée sur ces résultats, une étude exhaustive a été réalisée dans la thérapie des pathologies diarrhéiques chez l'être humain. Cette recherche a permis que le remède ENTEREX soit approuvé. L'ingestion de la zéolite peut être comparée à de l'argile puissance 2. En raison des propriétés d'échanges d'ions, la zéolite peut modifier le contenu ionique, le pH, la capacité de protection des sécrétions gastro-intestinales et affecter le transport au travers de l'épithélium intestinal. Elle peut avoir également une influence positive sur la flore bactérienne et la résorption des vitamines et des oligoéléments.

Zéolite et mycotoxines La zéolite est réputée pour sa capacité à neutraliser des mycotoxines en formant des complexes hautement stables. Les mycotoxines constituent une famille diversifiée de toxines produites par certains champignons et plus particulièrement par des espèces du genre Aspergillus, Claviceps et Alternaria. Il existe plusieurs centaines de mycotoxines différentes qui peuvent provoquer des problèmes de santé tels que des pathologies rénales et hépatiques et peuvent affaiblir le système immunitaire. Les mycotoxines qui ont été le plus extensivement étudiées sont les aflatoxines que l'on trouve dans le maïs,

les arachides, le lait et les céréales qui ont été corrélées à l'émergence de cancers du foie, de l'estomac et des reins.

Mycotoxine Aspergillus

Zéolite en tant que puissant antioxydant Plus de 90 % des diverses pathologies (cancers, arthrite, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies neurovégétatives, etc.) tout autant que le vieillissement sont les conséquences de dysfonctionnement cellulaire et de lésions des cellules provoquées par l'influence directe ou indirecte des radicaux libres. La zéolite constitue un antioxydant unique. Un antioxydant agit en absorbant l'excès de radicaux libres dans son système parce qu'il possède un électron libre non apparié. Par contraste, la zéolite piège les radicaux libres au sein de sa structure complexe : elle les neutralise et elle les élimine.

Zéolite et cancer Les nitrosamines sont probablement les substances cancérigènes les plus répandues dans l'environnement du travail, dans les viandes industrielles, dans la fumée de cigarettes et dans les bières. La pollution environnementale aggrave ce problème caché en raison de la contamination de la nourriture et de la pollution de l'atmosphère. La zéolite est considérée comme le meilleur piégeur à nitrosamine. Elle a été utilisée dans des remèdes à libération prolongée, des remèdes anti-tumoraux, des remèdes enzymatiques et même des additifs dans les cigarettes pour éliminer les substances cancérigènes. En résumé : le mécanisme d'action de la zéolite, à l'encontre de la cellule cancéreuse, est unique et différent de toute autre substance. Elle possède la rare capacité d'intégrer une quantité

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gigantesque de toxines chargées positivement, en neutralisant indirectement leur influence dans l'émergence de cancers. Au cours de ce processus, la zéolite développe une charge légèrement positive. Elle est alors attirée par la membrane chargée négativement de la cellule cancéreuse. Lorsque la zéolite pénètre dans la cellule cancéreuse, le gène p21 est activé. Ce gène agit comme un suppresseur de tumeur de par sa capacité à contrôler la progression du cycle cellulaire. L'activation du gène p21 stoppe la croissance des tumeurs en supprimant indirectement les signaux de croissance. On a pu constater chez la majorité des patients qui prenaient la zéolithe activée en complément des traitements médicaux, une amélioration rapide (perceptible en moins d'une semaine) de la vitalité, de l'état général et de l'appétit. Les résultats obtenus chez les patients traités par chimiothérapie ou radiothérapie montrent que la thérapie est mieux supportée, ce qui en fait un adjuvant et un fortifiant exceptionnel en cas de maladies graves.

Qualité garantie La zéolite à la clinoptilolite provenant de Pologne et d'une pureté exceptionnelle. Un contrôle sévère la garantit de toute présence d'impuretés pouvant être dangereuses pour la santé. Elle est microbroyée selon un procédé breveté qui lui confère une efficacité maximum. Enfin, elle a été homologuée par les services sanitaires européens.

Pour commander Il existe plusieurs laboratoires de produits naturels, et les prix sont assez élevés. La présentation en poudre est a préférer. Privilégier les laboratoires, qui, à prix voisins, prodiguent de précieux conseils. Quelques adresses : - Ecoidées Sarl : 03 88 80 59 75, - Diéti-nature Nantes, - Fleuronbio à Sainte-Luce, - Vedamed, 09 51 49 36 69 « Zéolite: Nature's Heavy Metal Detoxifier » du Docteur Howard Peiper. Traduction : Dominique Guillet (Kokopelli) Mise en forme : MD, le journal de Michel Dogna n° 92

NDLR : un super charbon actif, une argile plus, véritablement un adjuvant thérapeutique de premier ordre pour les traitements conventionnels du cancer.

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Maux et remèdes Gaz à tous les étages Véritable handicap dans la vie sociale plus que vrai problème médical, la sensation de ballonnement due à l'accumulation de gaz intestinaux est un motif fréquent de consultation. Aucun médicament n'a fait la preuve d'une réelle efficacité, seuls des conseils diététiques améliorent ce désagréable inconfort digestif. Chacun lâche des vents tous les jours. C'est un phénomène normal, qui ne devrait pas être considéré comme un problème. Pourtant, de nombreuses personnes pensent qu'elles sont victimes d'une flatulence excessive, situation qui les met souvent dans l'embarras et qu'elles vivent mal. Face à ces plaintes, les médecins ont tendance à multiplier les investigations biologiques, radiologiques et endoscopiques pour rechercher une cause organique. Mais, dans la grande majorité des cas, ces examens sont inutiles, notamment quand cet inconfort n'est pas associé à des douleurs. En fait, un excès de flatulence reste assez rare. En effet, pour les gastro-entérologues, seules les personnes émettant plus d'une vingtaine de gaz par jour sont dans l'excès ! De toute façon, pour diminuer le volume d'air intestinal, mieux vaut ne pas compter sur les médicaments. Il faut soit modifier son alimentation pour diminuer la fermentation physiologique, soit avaler moins d'air !

1) Vous avez une alimentation riche en glucides non digestibles Bravo, vous avez une alimentation saine. Ces glucides dits non digestibles ou non assimilables sont représentés par les fibres alimentaires, l'amidon, le raffinose, le sorbitol, etc., et leur consommation est un gage de bonne santé. Ils améliorent le transit intestinal et luttent contre la constipation. De plus, des études ont mis en évidence qu'un régime alimentaire riche en fibres diminue le risque de souffrir de maladies cardio-vasculaires, infectieuses et respiratoires. Mais... il augmente la quantité de gaz intestinaux, qui dépend fortement de l'alimentation, même si elle varie d'une personne à l'autre. Les glucides non assimilables ne se dégradent pas dans l'estomac ni dans l'intestin grêle, ils sont digérés dans le côlon grâce à l'action de bactéries qui

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entraînent une production de gaz.

glucides producteurs de gaz) réduisent le risque de ballonnements.

Que faire ? Ne pas se retenir. Au contraire, émettre des pets. Ne pas se coucher immédiatement après un repas. Pratiquer un exercice physique régulier d'intensité modérée qui facilite le transit intestinal. Limiter et non supprimer la consommation de fruits, légumes, légumineuses et féculents à base d'amidon (sauf le riz), c'est-à-dire les aliments les plus fermentescibles. Privilégier les aliments entraînant le moins de flatulences : œufs, viandes maigres, poissons, volailles (sans la peau), fenouil et riz. Diminuer la consommation de viandes et sauces grasses, fromages contenant plus de 25 % de matières grasses, graisses cuites, fritures, lard, saindoux, pâtisseries, etc. Ces aliments riches en lipides ralentissent le transit intestinal.

Bon à savoir En cas de flatulence excessive, privilégier le riz, car c'est le seul féculent totalement absorbé. Le lavage répété des légumineuses à l'eau tiède avant la cuisson, l'ajout de graines de cumin ou de fenouil dans l'eau de cuisson des

2) Vous souffrez d'une malabsorption de sucres comme le lactose, le fructose et le sorbitol L'intolérance au lactose, principal sucre du lait, a déjà fait couler beaucoup d'encre. À l'âge adulte, l'enzyme responsable de sa bonne digestion, la lactase, diminue naturellement. Résultat : le lactose n'est plus toujours bien digéré. Une fois dans le côlon, il fermente et génère des gaz pouvant s'accompagner de ballonnements. Quant au fructose et au sorbitol, la part de ces sucres a fortement augmenté dans notre alimentation depuis vingt ans. Le fructose, présent dans les fruits comme son nom l'indique, est désormais beaucoup utilisé comme additif sucré dans la pâtisserie industrielle, les plats cuisinés, les bonbons et les jus de fruits. Le sorbitol présent de façon naturelle dans les pruneaux et les pommes, est de plus en plus employé comme édulcorant dans les produits dits sans sucres : bonbons, gomme à mâcher, boissons, sirops, etc.

Flatulence et alimentation Les aliments qui en contiennent

Principaux glucides produisant des gaz - AMIDON

pain blanc, pâtes et pâtisseries à base de farines blanches, pommes de terre, maïs,...

- FIBRES ALIMENTAIRES

son de blé et d'avoine, pain complet, flocons d'avoine, légumineuses, fruits secs, choux, carottes, navets, asperges, brocolis, betteraves...

- FRUCTOSE

blé, oignons, artichauts, fruits, miel, boissons gazeuses fruitées...

- RAFFINOSE

légumineuses (haricots, pois, etc.), céréales à grains entiers, famille des choux, asperges, navets...

- SORBITOL

pommes, poires, pêches, prunes, pruneaux, aliments de régime, gommes à mâcher.

légumes (notamment ceux de la famille des choux) ou la prise d'alpha-galactosidase (connue aussi sous le nom de Beano, cette enzyme décompose les

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Absorbés en trop grande quantité, ces sucres sont mal digérés et augmentent les problèmes intestinaux, notamment la production de gaz.


Maux et remèdes Que faire ? Supprimer certains aliments contenant ces sucres (voir encadré ci-dessus), puis les réintroduire progressivement afin de déterminer les aliments qui sont réellement associés aux troubles.

consiste à évacuer naturellement ces gaz. Vous pouvez vous consoler en vous disant qu'ils sont un signe de bonne santé et indiquent que votre côlon fonctionne bien. Sans compter qu'à une époque, les pétomanes faisaient carrière... Que Choisir Santé n° 54

Bon à savoir Le beurre et les fromages (notamment le camembert, le bleu, le gouda, le gruyère, le parmesan, etc.) contiennent très peu de lactose. Ils sont souvent bien tolérés.

3) Vous souffrez d'aérophagie Si, en mangeant ou en buvant, vous avalez beaucoup d'air, une partie sera évacuée sous forme d'éructation communément appelée rot. Mais une autre partie migrera de l'estomac vers le côlon et s'échappera sous forme de gaz.

Que faire ? Bien mastiquer, manger lentement, boire avant et après le repas plutôt que pendant. L'ingestion de quelques gouttes d'huile de menthe pourrait réduire ce phénomène.

Bon à savoir Certains aliments comme les soufflés, les meringues et les boissons gazeuses contiennent de l'air et augmentent donc la quantité d'air avalée.

Deux antidiabétiques oraux (acarbose, Acarbose Biogaran, Glucor ; miglitol, Diastabol), des laxatifs (lactulose, Duphalac ; lactitol, Importal ; macrogol, Forlax ; sorbitol Sorbitol Delalande) et un hypolipémiant (simvastatine, Lodalès, Zocor) exposent à des risques de ballonnements accompagnés de flatulence.

Bon à savoir Aucun médicament n'a, à ce jour, fait la preuve de son efficacité pour diminuer la production de gaz : ni la siméticone (Imonogas, Siligaz), ni la diméticone (Polysilane Upsa, Pepsane), ni les prokinétiques censés stimuler la motricité intestinale. Enfin, sachez que la méthode la plus efficace pour être soulagé et éviter des complications douloureuses

Syndrome sec En ce qui concerne la sécheresse de la peau et des muqueuses, la première étape consiste à tenter de les réhydrater en buvant de l'huile de bourrache (souvent oubliée). La prise de zinc et de vitamine D (après contrôle sanguin) est généralement indiquée. Ensuite, pour les yeux secs, les antioxydants à fortes doses sont souvent efficaces : l'acide alpha-lipoïque est bien indiqué. Mais il y en a d'autres, comme les vitamines A et C, le sélénium, etc. Si malgré tout, cet état perdure, il faut rechercher un syndrome sec (syndrome de Gougerot-Sjögren). Des analyses particulières sont alors nécessaires. La micro-immunothérapie apporte souvent des solutions intéressantes. Demandez l'adresse d'un médecin pratiquant la micro-immunothérapie à l'Institut 3IDI. Tél 02 51 57 53 60 www.3idi.org Principes de Santé n° 40 

4) Vous prenez certains médicaments

dans les fesses et variations de température indique l'implication du côlon inflammatoire dans le mécanisme de cette douleur. Réduisez votre consommation d'épices fortes (poivre, piment), assurez-vous d'aller à la selle quotidiennement et contrôlez si le fait de « pousser » modifie la douleur. En homéopathie, trois tubes granules de Bryonia 5 CH (5 granules trois fois par jour) vont atténuer la douleur, tandis qu'un massage de Vinalège (crème à base d'huiles essentielles, des laboratoires Diétaroma) agira contre les picotements et le froid des membres inférieurs (massage matin et soir). Principes de Santé n° 40 

Cruralgie

Polyarthrite et cou bloqué Voici une solution simple et efficace : porter le soir un « tour de cou » rempli de graines de lin (Mille Oreillers), préalablement chauffé. Cette chaleur sèche sera du meilleur effet sur les douleurs et de plus, soutiendra la tête (20 minutes le soir, possible deux fois par jour). L'homéopathie soulagera cette douleur avec Lachnantes 7 CH (5 granules trois fois par jour, pendant deux mois). Principes de Santé n° 40 

Sciatalgie Une sciatique qui associe douleurs

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La cruralgie est un équivalent de la sciatalgie liée à une compression des racines crurales. Comme on ne dispose pas, en homéopathie, du nerf crural, on peut remplacer par Nerf sciatique 4 CH (5 granules à jeun). Masser le dos avec le gel Oemine Artro, prendre Oemine Krill (2 capsules trois fois par jour pendant 10 jours, puis diminuer la dose de moitité), associer cela à Oemine Artro (2 gélules trois fois par jour pendant 10 jours, puis diminuer la dose de moitié et continuer jusqu'à amélioration complète). S'il y a de l'arthrose, associer Oemine Silicium marin (2 gélules matin et soir pendant six mois). Principes de Santé n° 40

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Témoignages Témoignage sur la fibromyalgie : comment j'ai atténué mes douleurs de 70 % Je suis atteinte de fibromyalgie et j'aimerais vous transmettre mes trouvailles personnelles ainsi que les résultats. Depuis deux mois, je prends de la bromélaïne pour relancer la perméabilité de la membrane cellulaire, associée à la coenzyme Q10 pour réoxygéner les cellules. Et, en complément, de la poudre Schindele's Mineralien. Tout cela me permet non seulement de diminuer mes douleurs de près de 70 %, mais aussi de retrouver l'énergie pour recommencer à vivre un peu plus normalement. Je peux à nouveau conduire ma voiture, faire mes courses toute seule (j'ai 20 kilomètres aller-retour de virages en montagne pour ce faire !) et tout un tas de petites choses dans ma maison que je ne pouvais plus réaliser depuis des années. Après un an de crise aiguë, j'apprécie à leur juste valeur ces améliorations. Principes de Santé n° 40 

Témoignage : douleurs à l'épaule

sans résultats. Puis infiltrations : idem. Je suis ensuite allé voir une méziériste pour essayer de rééduquer cette épaule. Constatant qu'elle ne pouvait pratiquement pas me toucher, elle m'a donné l'adresse d'un spécialiste de l'épaule. Je me suis donc retrouvé, en juin, chez un kiné de la Société française de rééducation de l'épaule (SFRE) pour suivre les quinze séances prescrites. À la première lecture de mes radios, sur lesquelles personne n'avait rien vu, le diagnostic est tombé : l'humérus était remonté de 5 millimètres et venait pincer nerfs et tendons contre l'acromion, chaque mouvement provoquant une douleur. Le travail a consisté, entre massage et rééducation, à remettre chaque élément à sa place. À raison de deux séances par semaine, dix séances ont suffi. Depuis, j'effectue quelques mouvements pour entretenir... et c'est tout. NDLR : la SFRE est une association qui développe l'étude et la diffusion de toutes les questions pédagogique, clinique, physiologique, scientifique, technique, éthique, de santé publique et de formation médicale continue liées à la rééducation appliquée à l'articulation de l'épaule. Ses membres sont kinésithérapeutes, médecins, chirurgiens. Elle propose un annuaire de professionnels spécialisés. Contact : www.sfre.org Principes de Santé n° 40 

Témoignage : hanche

Au mois de janvier 2011, j'ai ressenti une douleur à l'épaule gauche, apparue petit à petit, pour devenir vraiment gênante. J'attendais que ça passe, en faisant juste des massages à l'arnica. Mais elle a augmenté jusqu'à ce que je ne puisse plus dormir sur le côté gauche. J'ai alors consulté un généraliste, sur les radios : rien de spécial. Donc, kiné :

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À deux reprises (voir Objectif Santé n° 87 et n° 98), nous avons parlé d'une nouvelle technique de pose de prothèse de hanche, non plus par voie postérieure avec section du muscle fessier (comme cela se fait encore couramment), mais par voie antérieure : l'opération se fait par devant, « un peu sur le côté », comme dit Monsieur A.B. ; et ce, avec de nombreux avantages. Monsieur A.B., 80 ans, opéré de cette façon en 2011, à la clinique Brétéché de Nantes, par le docteur Kamel Ajouy, chirurgien orthopédiste, tient à témoigner de sa très grande satisfaction. « Je n'ai pas du tout souffert, pas le moindre petit bobo. Le surlendemain, je pouvais arpenter les couloirs de l'hôpital avec des cannes anglaises ».

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Monsieur A.B. souligne la compétence de son chirurgien, mais aussi son humanité envers ses patients. Pour raison personnelle, Monsieur A.B. a prolongé un peu son séjour à l'hôpital, mais il fait savoir que certaines personnes opérées le mardi, peuvent rentrer à la maison le samedi suivant. Monsieur A.B. veut bien partager son expérience avec les personnes qui aimeraient en savoir plus sur cette technique de prothèse de hanche. Tél. 02 51 00 10 50. Santé Solidarité remercie cet adhérent de longue date à notre association pour son témoignage. 

Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Vous en consommez à l’insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure. Ça ressemble au fromage mais ça n'en est pas. C'est un produit sans lait, issu du génie agro-alimentaire et inventé par Cargill, un fabricant américain implanté dans 63 pays. Le « Lygomme ACH Optimum » est destiné au marché européen et composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410, 412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie « Innovation de l’année pour la Laiterie ». Ce

Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 3 fois moins cher que le fromage. En plus, Cargill se glorifie cyniquement d’avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher. La Commission Européenne a autorisé l’emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l’étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c’est le fromage ?

Bon appétit !


Nouvelle thérapie La CST La CST porte un nom bizarre : CellSymbiosisThérapie .Elle est basée sur la symbiose (association entre deux organismes) au sein de la cellule entre deux de ses constituants.

- le cytoplasme : il produit l’énergie, sans oxygène, à partir du glucose issu de l’alimentation. Une molécule de glucose fournit ainsi 2 molécules d’énergie (ATP) et de l’acide lactique : c’est la glycolyse, fermentation anaérobie, non performante en énergie. Elle pilote la division cellulaire. - les mitochondries produisent de l’énergie à partir du glucose par oxydation avec l’oxygène respiré. Une molécule de glucose fournit ainsi 36 molécules d’énergie (ATP) avec du gaz carbonique et de l’eau : c’est la respiration cellulaire, performante en énergie. Elle pilote les activités cellulaires. Les mitochondries sont nos « centrales énergétiques » qui entraînent les activités de tous nos organes... Il y a alors aussi production de radicaux libres oxygénés : mais ceux-ci sont normalement neutralisés par des antioxydants produits par la mitochondrie. Il y a commutation permanente entre les 2 systèmes, mais parfois, le bon fonctionnement des mitochondries peut se dérégler. Dans ce cas, c’est l’autre voie qui travaille seule avec la fermentation anaérobie. Alors démarre la dangereuse division cellulaire, la multiplication anarchique des cellules malades, et apparaissent les problèmes de santé : cancer, infections, allergies, dépression, fatigue chronique, maladies auto-immunes et cardio-vasculaires… En fait, toutes ces maladies ont

donc pour origine les perturbations mitochondriales au niveau de la respiration cellulaire : blocage de certaines enzymes, accumulation de radicaux libres. La production d’énergie reste bloquée. On observe souvent alors le

« syndrome d’épuisement ». Quand le système a ainsi « déraillé », il faut le remettre sur la bonne voie pour retrouver la santé. C’est la démarche de la CST, une thérapie complémentaire qui nous arrive d’Allemagne où elle est reconnue par la médecine officielle. Elle fait appel aux dernières connaissances en biologie et biochimie : c’est une démarche profondément scientifique. C’est une thérapie naturelle, non toxique, avec une forte base alimentaire. Elle vise à remettre en bon état un terrain malade avec : 1- l’alimentation : la cellule cancéreuse se nourrit de glucose. Il faut donc l’affamer, pour l’affaiblir, en éliminant au maximum les glucides (sucres rapides et lents) : donc, chasser sucre, miel, fruits, céréales, féculents. Choisir des aliments à index glycémique peu élevé. Prendre de bonnes huiles (oméga 3, germe de blé, lin, olive, noix) et lipides (beurre de lait cru bio) et protéines (viandes blanches, poissons gras, œufs) qui fourniront alors l’énergie nécessaire par la bonne voie de l’oxydation. En clair, alimentation bio, très peu de glucides, mais riche en protéines et acides gras essentiels. 2- l’intestin : en lien avec 80 % de notre système immunitaire. Les intolérances alimentaires (et médicaments, conservateurs, stress…) enflamment l'intestin et le rendent poreux. Des molécules indésirables passent la barrière intestinale et stimulent ainsi en permanence le système immunitaire

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qui s'épuise. Les molécules mal dégradées sont aussi source de radicaux libres. Suite à une prise de sang, le dosage des IgG va détecter ces intolérances alimentaires parmi 260 aliments (de la réaction la plus faible à la plus forte). Il faut les éliminer plusieurs mois avant une réintroduction très progressive. Ainsi la muqueuse intestinale retrouvera sa qualité. 3- des compléments en micro et macronutriments : ce sont surtout des extraits de polyphénols provenant des plantes (curcuma, resveratrol…) pour rétablir le bon fonctionnement des mitochondries. Ces antioxydants sont de plus en plus reconnus pour leur activité anticancéreuse. 4- en supplément : compenser les carences en éléments vitaux, éliminer les pollutions et les stress, bouger son corps et s’oxygéner. La CST a été élaborée par le Dr. Kremer à partir des travaux du Dr. Warburg, prix Nobel de médecine. Elle permet d’établir un protocole individualisé.

Docteur Otto Warburg On peut se documenter sur le site www.reseaucellsymbiosis.eu. Il y a un réseau francophone. Pour l’Ouest : Laurence Gallais à Challans tél 02 28 12 04 72 Bilan provisoire d’un malade du cancer : « Au bout de 3 mois de CST, mon bilan en bio-électronique s’est sensiblement amélioré. J’ai retrouvé énergie et vitalité. A suivre…»

Robert Chiron, Dr es sciences NDLR : C'est de la naturopathie de haut niveau, hautement individualisée, reconnue et remboursée en Allemagne, avec des résultats surprenants. Merci à Robert.

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De tout un peu L'ablation de l'appendice en forte diminution Hier Il y a 50 ans, peu de jeunes adultes avaient encore leur appendice. L'ablation de cet organe était alors quasiment la règle, une sorte de rite de passage. Aujourd'hui Les appendicectomies ont fortement diminué. En 30 ans, l'évolution des techniques d'examen et des mentalités a fait diviser par plus de 3 le nombre de ces opérations. Les chirurgiens ont constaté que dans un cas sur quatre, ils enlevaient l'appendice pour rien. L'incidence de l'appendicite aiguë est d'environ 1 pour 1000 ! Il est légitime de penser que l'on pourrait encore éviter 15 000 interventions supplémentaires par an. Que choisir Santé n° 54

officines sous leur contrôle, au nom de leur vision de la sécurité ! Votre santé n° 144

Les champions de la fraude à l'assurance maladie sont les professionnels Sur les 156,3 millions d'euros de fraude, seuls (si l'on peut dire), 2,5 millions sont le fait des assurés. Le reste provient en premier lieu des hôpitaux et des cliniques, puis de l'ensemble des professionnels de la santé. Que choisir Santé n° 54

Le four à micro-ondes

Le gouvernement ne veut plus d'herboriste La proposition de loi déposée par Jean-Luc Fischet, sénateur du Finistère, pour créer un nouveau diplôme d'herboristerie a été refusée sous la pression de l'Ordre des pharmaciens qui s'y oppose. Cette demande correspond pourtant aux attentes du grand public qui s'intéresse de plus en plus aux plantes.

Celui-ci, en plus du champ électromagnétique de 2 450 MHz émis à plusieurs mètres, détruit en quelques secondes l'énergie vitale des aliments. En particulier, il rend le lait toxique ; c'est donc une grave erreur de chauffer les biberons au micro-ondes Sources Vitales n° 80

Jouets : des substances chimiques préoccupantes toujours présentes

Jean-Luc Fischet Le diplôme d'herboristerie a été supprimé en 1941 ; le doyen de cette profession a aujourd'hui 91 ans. Rappelons que 148 plantes sont actuellement en vente libre (hors législation). Aujourd'hui, les pharmaciens souhaiteraient plutôt qu'un professionnel de l'herboristerie travaille dans les

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WECF, un réseau international d'organisations féminines et environnementales, a fait tester 29 jouets vendus en France, en Allemagne et aux PaysBas. Sans être représentatifs du marché du jouet dans son ensemble, ils donnent des indications sur certaines substances préoccupantes qu'on peut encore trouver dans un échantillon de produits vendus en Europe. Mauvaise surprise dans un tablier en plastique du rayon jouets vendu aux Pays-Bas : il contient pas moins de 578 mg.kg de DEHP, ce phtalate interdit dans les jouets et articles de puériculture, souvent signalé par Rapex, le système européen d'information sur les produits dangereux. Les autres jouets testés ne montrent, eux, pas de traces de phtalates. Le bois est souvent consi-

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déré comme un matériau sain : si c'est le cas du bois brut non verni, il en va autrement des panneaux de bois aggloméré. Sur 5 jouets testés, 3 sont endessous ou très proches de la limite de détection de formaldéhyde. Un puzzle pour les plus de 2 ans, vendu en France, l'excède de beaucoup, avec 1,25 mg/l. Classé « cancérigène pour l'être humain » au niveau international et identifié comme substance prioritaire par l'OMS, le formaldéhyde n'a rien à faire dans les jouets. Alternativement vendus au rayon jouets ou dans des boutiques d'accessoires, maquillages et bijoux sont très prisés des enfants, même les plus jeunes. 2 des 3 articles de maquillage testés contiennent du baryum, avec un taux voisin de 150 mg/kg dans l'article vendu en France. Les bijoux testés montrent également la présence combinée de plomb (neurotoxique), nickel (allergène connu) et de cadmium. Des résultats qui inquiètent quand on sait que ces produits peuvent être mis à la bouche par de jeunes enfants. Et que dire d'un brillant à lèvres contenant un filtre UV soupçonné d'être un perturbateur endocrinien, la benzophénone-3, que l'Afssaps recommande « de ne pas utiliser chez les enfants jusqu'à l'âge de 10 ans dans les produits cosmétiques. www.wecf.fr

Y a-t-il des aliments à recommander quand on est végétarien ? En plus des fruits et des légumes, bons pour tous, les végétariens doivent rechercher les végétaux les plus riches en protéines, comme les légumineuses, le soja et tous les produits dérivés, les graines oléagineuses et particulièrement le sésame, les algues et les céréales complètes surtout lorsqu'elles sont germées. L'œuf est précieux car il apporte les 8 acides aminés essentiels, les vitamines A, D et B12 et des oméga 3 animaux ! Source : Consom'action n° 61


Bon à savoir Les fibres des céréales protègent du cancer colorectal La prévention du cancer colorectal repose sur une vie saine, sans tabac, ni alcool et sur la consommation de céréales complètes. Ce sont les conclusions de chercheurs britanniques qui ont analysé 25 études sur le sujet. Cette méta-analyse révèle qu'une consommation de 10 g de fibres par jour contribue à réduire de 10 % le risque de cancer colorectal. Cette baisse atteint 20 % pour une consommation de 90 g.

explique ce spécialiste de la phytothérapie, ces médicaments sont d'autant plus efficaces que les huiles essentielles qu'ils contiennent s'éliminent au niveau des poumons, justement là où elles doivent agir en cas de toux. Plantes et Santé n° 120 

Étonnante curcumine Il est maintenant bien connu que la curcumine, présente dans le curcuma, possède un fort potentiel de prévention de nombreux cancers et dans les maladies dégénératives telle l'Alzheimer.

Il arrive qu'un mauvais mouvement, ravive une douleur ancienne et nous mette dans l'impossibilité de se mouvoir. Un geste d'urgence consiste à mettre en onction de l'huile essentielle de lavande sur la zone douloureuse (sans frictionner) et de passer au-dessus un sèche-cheveux très chaud ; sous l'effet de la chaleur la lavande franchit la barrière épidermique et devient un décontractant puissant. À faire matin et soir jusqu'à amélioration et chercher rapidement à connaître le problème de fond. Plantes et Santé N° 120 

Mastiquer et prendre son temps

Ces bénéfices sont apportés par les fibres des céréales complètes (riz complet, son, farine complète, ...) et non par celles des fruits et des légumes. Les céréales aux grains entiers contiennent des fibres, des vitamines, des minéraux, des composés antioxydants et d'autres micronutriments dont on connaît aussi l'importance pour la santé du cœur et des artères. T. Norat, Dagfinn Aune dans BMI sept 2011, article cité dans Plantes et Santé N° 120 

Mais pour profiter pleinement de ses bienfaits dans votre cuisine, deux solutions existent : cuisinez le curcuma avec un peu d'huile qui solubilisera mieux la curcumine, et associez-le au poivre noir dont la pipérine démultiplie son absorption dans l'organisme. Plantes et Santé N° 120

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Médicaments – des suppositoires qui ne passent plus

Urgence – les bons gestes « Aïe, je suis bloqué »

Fin de course pour quatre suppositoires aux huiles essentielles (Terpone, Bronchodermine...) indiqués contre la toux chez le nourrisson : l'agence nationale de sûreté des médicaments les a jugés trop risqués en raison de la présence de dérivés terpéniques. Au banc des accusés : le menthol, le camphre, le cinéol, le terpinol, la terpine, le citral et le menthol ainsi que les huiles essentielles qui en contiennent, notamment celles de niaouli, de thym, d'aiguille de pin, d'eucalyptus et de térébenthine. Cette décision de l'Afssaps n'a pas lieu d'être, selon Jacques Fleurentin, pharmacien : en outre,

Cela permet d'alléger le travail des organes digestifs et de favoriser une assimilation intestinale optimale et une nutrition parfaite des cellules : on n'aura pas mangé pour rien ! Concilier plaisir et satiété : l'impression de satiété parvient au cerveau au bout de 15 à 20 minutes environ. Il convient de manger en conscience en redécouvrant le plaisir de l'aliment : prendre le temps de déguster avec les yeux (ce qui favorise les sécrétions digestives) et dès la mise en bouche pour cultiver l'art de savourer et ingérer ainsi de plus petites quantités, tout en ayant rassasié l'organisme. Dans le cadre d'un repas festif, on ne peut que conseiller de bien mastiquer ses aliments, encore mieux que d'habitude en prenant le temps de poser sa fourchette entre les bouchées et bien respirer. Biocontact n° 219 

Semences : racket des paysans Les agriculteurs devront payer une taxe aux semenciers s'ils veulent ressemer une partie des grains récoltés l'année précédente. La loi sur les « certificats d'obtention végétale » est passée dans le droit français le 28-112011. Mais le monde paysan ne compte pas se laisser racketter de la sorte. Plantes et Santé n° 120 

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Santé - citoyenneté Bientôt tous pucés comme des animaux En dépit des protestations de nombreuses personnes propriétaires d'animaux d'élevage ou de compagnie, l'obligation de pucer tous les animaux est entrée en vigueur en France sans que l'opinion s'en émeuve. A notre tour bientôt ?

En Amérique Le nouveau projet de Loi relatif aux soins de Santé (référence HR 3200), qui a dernièrement été adopté par le Congrès américain, contient l'exigence selon laquelle tous les citoyens qui dépendent du système de santé devront être «identifiés», par l'implantation d'une puce sous-cutanée, ceci sous prétexte de mieux assurer les soins médicaux. Un marquage obligatoire est ainsi prévu pour tous les Américains, à partir de 2013. Et notez que cela entrera en vigueur sans qu'aucune réglementation sur des usages annexes possibles ne soit précisée. Ne vous laissez jamais pucer ! Le Journal de Michel Dogna (extraits) n° 92

pant. Ainsi, lorsque la Cnil doit se prononcer sur la mise en place d'un nouveau dispositif intrusif, elle évalue toujours de façon concrète les enjeux spécifiques du dossier qu'on lui soumet. En général, plus la sécurité des citoyens est en jeu, plus nous consentons à l'installation de tels dispositifs. Ces dernières années, par exemple, nous avons validé la mise en place de contrôles biométriques au sein des aéroports. Le gain en matière de sécurité nous semblait en effet évident. En revanche, nous venons de refuser l'installation de technologies identiques au sein des cantines scolaires. C'était totalement déplacé.

Puce RFID

N'est-il pas un peu exagéré de comparer les dérives actuelles au Big Brother d'Orwell ?

En France Le sénateur Alex Türk (*), président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), plaide pour un « droit à l'opacité » et appelle ses concitoyens à se mobiliser contre les dérives du traçage généralisé.

Certains estiment que le recours massif aux nouvelles technologies n'est pas à craindre, dès lors qu'on n'a personnellement rien à se reprocher. Que leur répondez-vous ?

Alex Türk

Extraits d'un entretien avec une journaliste de « la Croix » Les technologies numériques (biométrie, vidéosurveillance, géolocalisation) nous offrent une sécurité renforcée tout en empiétant sur nos libertés individuelles. Comment, concrètement, la Cnil arbitre-t-elle entre les deux ? Alex Türk : Aucune technologie n'est bonne ou mauvaise en soi, seul l'usage qu'on en fait peut être préoccu-

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être seront-elles interconnectées un jour ? Cette transparence, c'est le rêve des multinationales : elles espèrent bien tirer profit de nos profils. C'est une forme de Big Brother convivial...

Alex Türk : Quelle naïveté ! Tenir un tel discours revient à confondre intimité et innocence. Il faut préserver son intimité, quand bien même on est irréprochable ! Nous devons pouvoir aller et venir sans être tracés, pistés, contrôlés. Qu'adviendra-t-il de notre liberté d'expression si nous sommes en permanence épiés et jugés pour des propos tenus en privé ?

Nos concitoyens critiquent volontiers la multiplication des fichiers de police, tout en mettant librement en ligne, sur les réseaux sociaux, nombre d'informations les concernant. Alex Türk : Aujourd'hui, un citoyen est forcément fiché quelque part, et souvent sur de multiples bases. Peut-

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Alex Türk : Mais ce qui nous attend est bien pire ! Car Big Brother était un système centralisé, on pouvait se rebeller contre lui. Or, aujourd'hui, nous assistons à la multiplication des nanoBrothers (capteurs, puces électroniques dans les cartes et les portables). Ce sont là des outils de surveillance multiples, disséminés, parfois invisibles. Ils sont donc bien plus difficiles à contrôler. On ne sait pas qui collecte les données, ni dans quel but, ni pour combien de temps. Prenons l'exemple des puces RFID qui permettent aujourd'hui de géolocaliser les marchandises. Leur usage va probablement s'étendre. À terme, les individus consentiront sans doute, eux aussi, à être tracés en permanence. Nous allons assister à un développement « métastasique », si je puis dire, massif et pernicieux, des puces électroniques. Par sécurité et par confort, nous consentirons exceptionnellement à être pistés lors de nos vacances aux sports d'hiver. Et ce, afin d'être secourus rapidement en cas d'accident. Petit à petit, nous ne nous en passerons plus... (*) La vie privée en péril, des citoyens sous contrôle, Odile Jacob, 2011, 265p., 19,90€ Source : La Croix, juin 2011

NDLR : Pour compléter le dispositif, bientôt les nouveaux compteurs EDF, pour transmettre nos informations « énergétiques » et peut-être plus !


Thérapie sociale Résultats : « soulagement de la pauvreté, plus d'initiatives personnelles, davantage d'activité professionnelle et de sens de la solidarité. »

La santé des individus ne peut être séparée de leur appartenance sociale. C'est le 3ème volet du postulat de la définition de la santé par l'OMS : un état de bien être-physique, psychique et social. Fernand Kochert, adhérent de nos associations nous livre ici une une vision nouvelle d'une idée politique qui fait son chemin: le salaire de vie.

En Zambie En 2005, Une société zambienne (GTZ) démarra un projet d'aide sociale par le versement direct d'argent. Les bénéficiaires de ces dons étaient surtout des ménages tenus par des femmes âgées s'occupant d'enfants orphelins du sida ou de parents souffrants de graves pathologies chroniques. Le système connut un vif succès. L'essentiel des aides fut dépensé en denrées et produits de première nécessité. Certaines femmes ont investi dans des semences, fait labourer leur champ ou acheté des poulets ou une chèvre.

Voulons-nous une société plus juste, une terre plus vivable ? Si oui, il importe de nous secouer un peu pour élargir notre regard sur le monde, surtout en période pré-électorale qui manque cruellement d'imagination constructive. Des idées indéniablement fécondes, traitées naguère d'utopies, deviennent à présent réalité, et chargées d'une efficacité forte pour évoluer d'une « culture de la défiance et de la méfiance vers une culture de la confiance », dépassant ainsi des politiques et des réseaux nationaux et mondiaux qui génèrent déshumanisation et exclusion. Le livre cité en annexe montre à quel point nos représentants vaguement élus acceptent en fait comme une fatalité le jeu de lobbying et d'intrigues politiciennes. Il propose en contrepartie une alternative plus que plausible puisqu'elle fonctionne déjà et de mieux en mieux dans une dizaine de pays ou régions. La faisabilité étant établie, l'Allemagne envisage de lancer incessamment dans deux régions, le projet « un revenu de base garanti ».

Utopies et réalités Un livre (*) vient de paraître avec ce sous-titre étonnant : « Liberté. Égalité. Salaire de vie ». Deux auteurs l'ont signé : G.Werner et A.Goehler. Le premier, co-directeur de la chaîne de magasin DM, avec 30 000 salariés, s'indigne depuis des années, d'une fiscalité injuste et souvent inefficace, au vu des dépenses inadéquates, voire aberrantes, d'où son initiative d'instituer un « revenu de base pour chacun », un « salaire de vie ». Adrienne Goehler est Sénatrice de Berlin, ex-directrice de l'École supérieure de Hambourg et toujours présidente de plusieurs organismes sociaux ou culturels.

Après maints débats publics sur le revenu de base inconditionnel, les deux auteurs très engagés, ont décidé de publier le présent ouvrage qui, après un bref historique, étudie toutes les dimensions sociétales de l'idée d'un revenu minimum vital, et ensuite présente en détail les réalités vécues là où ce revenu se trouve d'ores et déjà passé dans la vie quotidienne : Inde, Brésil, Zambie, Namibie ainsi que la faisabilité dans un pays européen.

Au Brésil L'un des plus vastes programmes de social-cash-transfer (**) fut lancé au Brésil par Luis Ignacio Lula Da Silva, aide appelée « boisa familia », et accordée à toute personne ayant au moins un enfant à charge et ne dépassant pas cinquante euros de revenu mensuel.

Une idée. Cependant, le livre ne se veut ni panacée, ni promesse, mais proposition d'une idée et de tout le potentiel qu'elle porte. Un aperçu de l'évolution historique de l'idée nous emmène depuis Sparte jusqu'à nos jours en passant par les principaux penseurs et utopistes dont Thomas More (1548, Utopia), Ch. Montesquieu (1748), Ch. Fourier (1836), J. Stuart Mill (même époque) et enfin J. Rifkin et Milton Friedman. La position de Montesquieu est citée en bonne place : l'État doit à tout citoyen le minimum vital, nourriture, vêtement, logement, éducation et soins de santé.

Réalités L'analyse du rôle précurseur à partir de 1983 de la Grameen Bank (Muhammad Yunus, le microcrédit) montre bien l'évolution d'une « culture de la méfiance » vers une « culture de la confiance ». Le taux de remboursement des prêts atteint 98 %..., « plus élevé qu'en toute autre banque ».

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Luis Inácio Lula Da Silva Depuis 2003, ce sont 12,8 millions de familles qui sont secourues, à condition d'accepter certaines obligations : examens médicaux, vaccinations, scolarisation et alphabétisation pour les adultes illettrés. Le Brésil compte 182 millions d'habitants. Le total des aides se monte à 0,3 % du PIB ! Si besoin est, cette aide peut être allouée à vie.

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Thérapie sociale Pour l'État donc, les dépenses sont minimes, mais les résultats sur le terrain sont considérables. La pauvreté absolue a reculé, passant de 34 % en 2002 à 23 % en 2005 ; plus d'un million d'emplois se sont créés par an, dont les deux tiers avec un statut reconnu ; les autres, informels,... et un impact très important sur l'économie locale entraînant notamment l'augmentation générale des salaires. Personne n'est plus sous pression pour devoir accepter, par nécessité vitale, un salaire indigne ou un travail au noir. Et ce revenu de base favorise notablement la mobilité des travailleurs, par exemple pour prendre le bus et travailler sur les fermes éloignées. Le système « boisa familia » est cependant encore loin d'avoir pris toute l'extension d'un revenu inconditionnel, qui faciliterait le mode d'attribution de l'aide, diminuerait les frais de fonctionnement et supprimerait les lourdeurs bureaucratiques.

Kameeta, un ami de l'archevêque Desmond Tutu, « et tout aussi fort par son assurance, son charisme et sa détermination », théologien de la Libération, il avait siégé dix ans au Parlement en tant que vice-président, avait ensuite repris le ministère paroissial et, devenu évêque de son Église, en 2002, a créé une « coalition sociale » en vue d'instaurer le Basic Income Grant (BIG, octroi d'un revenu de base). Cette coalition composée du Conseil Interconfessionnel des Églises, des syndicats et d'une fédération d'ONG, est soutenue également par la Mission Évangélique Unie d'Allemagne. Le choix de l'endroit pour le projet-pilote s'arrêta sur l'agglomération d'Otjivero-Omitara qui satisfaisait aux critères politiques des Homelands (multiethnicité) localité très isolée qui se caractérise par le taux de chômage, le

Projet-pilote en Namibie La Namibie compte 2 millions d'habitants pour une superficie de plus de deux fois celle de la France. La Namibie, pays très riche en matières premières, connaît pourtant la pauvreté la plus extrême et les inégalités sociales les plus criantes : 90 % des familles n'ont aucun revenu régulier.

Depuis 1989, le pays est sous l'autorité de la SWAPO (***) qui tente de lutter contre cette pauvreté et a donc créé une commission ad hoc. Celle-ci a rendu son rapport stipulant que « le moyen de loin le meilleur de lutte contre la pauvreté et pour l'équité serait d'allouer un revenu de base universel ». Ce rapport resta lettre morte. Un homme pourtant a su en saisir l'opportunité : le pasteur de l'Église évangélique-luthérienne, Zephania

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Zephania Kameeta nombre d'enfants sous-alimentés, la fréquence du sida et le nombre de familles mono-parentales. En été 2007, les responsables réunirent la population sous l'arbre à palabres. « Nous nous disions : si le BIG peut apporter du changement ici, ce sera possible partout ailleurs. Car nulle part ailleurs, on ne trouvera une situation pire qu'ici ». (Un porte-parole) L'évêque Kameeta explique, motive, harangue... laisse parler son cœur.... Mais le doute persiste. « C'est un conte de fées », disait-on. Car on avait connu trop de mensonges et de déceptions dans le passé. Le projet fonctionna un peu comme la « boisa familia » au Brésil. Mais ici, la population se choisit un comité d'élus représentant tous les âges et toutes les ethnies : dix-huit personnes, plus le chef. Tout le déroulement fut suivi par des experts. Les résultats se basent également sur des statistiques médicales et des rapports de police.

Résultats. En février 2010, Adrienne Goehler et Peter Damann, photographe,

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Adrienne Goehler viennent sur place et constatent les effets du projet BIG : « II n'y a plus aucun cas d'enfant sous-alimenté. Auparavant, il fallait en hospitaliser trois ou quatre par mois. L'état général de santé s'est amélioré énormément » « 90 % des enfants sont scolarisés et 90 % des parents paient l'écolage » « Auparavant, 76 % des ménages se situaient en-dessous du seuil de pauvreté. Ils ne sont plus que 36 % » « Les initiatives de coopération se multiplient : achat collectif de chèvres, six femmes ouvrent un atelier de couture, d'autres un atelier de cuisine, d'autres achètent ensemble des poules » « Les femmes deviennent beaucoup moins dépendantes des hommes, économiquement et sexuellement » « Le nombre de vols a diminué. Aucune augmentation de l'alcoolisme ». Et aussi, les gens se font plus confiance entre eux. L'économie locale connaît une forte activité. Les maisons, les jardins et le village, tout est dans un bel état de propreté.

Les faits parlent d'eux-mêmes. Tirez-en les conclusions. (*) Titre du livre : 1 000 euros für jeden. Non traduit, éd. Econ 2010. (**) Aide sociale donnée en espèces. (***) SWAPO : South-West Africa People's Organisation.

Traduit et rédigé par Fernand Kochert les Pruniers, 49160 Saint Martin de la Place


Faits de société Être vieux serait la dernière des maladies Le gériatre Olivier St-Jean dénonce la surmédicalisation dans la prise en charge des personnes âgées depuis dix ans.

Olivier Saint Jean C'est un débat essentiel, mais il reste à bas bruit : la vieillesse est-elle une maladie ? Faut-il la médicaliser ? La médecine est-elle une chance pour les vieux ? Le professeur Olivier St Jean, chef de service de gériatrie à l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), a toujours questionné le rôle de la médecine dans le grand âge. Il fait partie du jury qui suit les débats sur la vieillesse organisés par le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, en partenariat avec France-Culture et Libération. Ce qui vient de se passer autour des médicaments anti-Alzheimer - à savoir on continue de les rembourser alors que leur intérêt thérapeutique est nul -, est-ce le symbole de l'ambiguïté autour la médicalisation de la vieillesse ? C'est en tout cas un très bel exemple de surmédicalisation, faute de savoir penser une médecine différente pour les personnes âgées. Dans la maladie d'Alzheimer, que voit-on ? D'un côté, il y a une tendance à identifier le déficit cognitif, c'est-à-dire les pertes de la personne, puis à essayer de les compenser. De l'autre, on va multiplier les examens, les analyses, faire des ponctions lombaires, lancer des IRM à d'éventuels marqueurs de la maladie. Cela peut avoir du sens en matière de recherche, mais cela ne change en rien la prise en charge de ces malades. Tout cela n'a pas de sens, sauf celui de satisfaire cette logique biomédicale sur la vieillesse qui cherche à s'imposer.

Mais d'où vient cette logique ? Schématiquement, pendant longtemps, quand ils perdaient la tête, les vieux étaient considérés comme séniles ou gâteux. C'était bien sûr péjoratif, mais ils restaient dans une logique du monde des vivants.

Dans les années 70, les vieux déments ont été enfermés dans des services de long séjour, et aujourd'hui, disons depuis dix ans, on cherche à transformer la vieillesse en la saucissonnant, en la faisant entrer dans des catégories médicales. Être vieux serait la dernière des maladies. Sur le moment, cette évolution a pu être positive, car elle redonnait de la dignité à la personne âgée. Mais une partie du corps médical n'a pas su s'arrêter. Elle continue, elle essaye désespérément de faire de la médecine, qui plus est, de pointe. Comme dans le cas de la maladie d'Alzheimer, où l'on a donné des médicaments comme ça, parce qu'il faut bien donner quelque chose pour faire de la médecine, il y avait ce désir d'intervenir, même si on se doutait que cela ne servait pas à grand-chose. En somme, après leur avoir refusé les soins, on a donné accès aux malades âgés à des thérapeutiques très pointues, on leur a même ouvert la possibilité d'aller dans les services de pointe des hôpitaux.

pour autant pas faire de dialyse. Or, ne pas en faire est une perte de chance... On a donc le sentiment que les vieux ont accès à tous les soins, mais avec une pertinence moindre, en tout cas incertaine.

Une bonne nouvelle, quand même ?

Comment y remédier ?

Un changement radical en tout cas. Car n'oublions pas qu'il y a trente ans, un chef de service n'entrait jamais dans une chambre occupée par une personne âgée. Mais on a ouvert les techniques lourdes de la médecine aux sujets âgés, comme la réanimation, sans réflexion ni limitation. On est arrivé, à des absurdités, avec plus de 20 % de personnes âgées de plus de 80 ans en réanimation.

Notre système de santé est incapable de penser un parcours de santé pour une personne âgée, car on reste toujours un modèle du tout ou rien. Le très vieux est dans un itinéraire, dans un parcours fragile, il a besoin de lieux différents, de pluridisciplinarité. Or là, on lui procure des soins lourds, qui ne tiennent compte ni de l'avant ni de l'après. On ne prend, en plus, jamais leur avis. Et cela est d'autant plus attristant qu'il y a une certaine passivité des personnes âgées.

Et la question du consentement... Dans la pratique quotidienne, demande-t-on leur avis pour initier ou arrêter un traitement ? On a travaillé sur l'entrée des personnes âgées en réanimation. Une fois sur cinq, on leur a demandé leur avis, mais on n'en a pas tenu compte. Et une fois sur trois, on a demandé l'avis de la famille. C'est un peu maigre, car ce qu'on leur propose, c'est quand même une médecine sans preuve, ni accord, avec parfois un risque de sur-traitement, parfois de sous-traitement. Exemple de cette absence de recherche : 40 % des cancers touchent des personnes de plus de 70 ans, or seulement 2 % des malades de plus de 70 ans sont intégrés dans des essais cliniques.

Comment faire alors pour recueillir un consentement éclairé ?

Tout cela s'est fait sans recul, ni conscience, comme une évidence. En réanimation, cela s'est traduit par un taux de mortalité énorme : dans une étude, avec indice de gravité équivalent (pondéré par l'âge, NDLR), nous avons démontré que les vieux mouraient plus que les autres patients en réanimation. En même temps, les équipes ne faisaient les choses qu'à moitié, un peu de réanimation, mais pas totalement. Un exemple ? Lorsqu'on a 85 ans, que l'on est hospitalisé en réanimation avec une insuffisance rénale, on ne va

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C'est bien là le problème, il nous manque des données pour éclairer le consentement sur la pertinence des traitements qu'on peut leur proposer. Et, en plus, on ne gère pas leur consentement, on va demander parfois aux proches. Or souvent, les proches sont ambigus, voire ont des conflits d'intérêts.

Au final, la médecine reste-t-elle une bonne porte d'entrée pour la prise en charge de la vieillesse ? Tout dépend de là où l'on met le balancier. Il y a peu, on nous disait : « Le vieillissement explique tout, il n'y a rien à faire » Puis on nous disait : « La vieillesse est une maladie, il faut la traiter. » Aujourd'hui, on est entre les deux.

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Faits de société Comment comprendre et analyser le chevauchement entre ce qui est du ressort de la maladie et ce qui relève du processus du vieillissement ? Il y a une médicalisation qui peut être utile, comme dans les pathologies cardiaques, mais pour le reste ? J'en viens même à penser qu'aujourd'hui, un des enjeux majeurs serait de démédicaliser la maladie d'Alzheimer.

77 ans c'est l'âge moyen des personnes décédant aux urgences des hôpitaux. Est-ce le bon endroit ?

Entre Alzheimer et pacemaker La famille est souvent démunie face à la sénélité et au monde hospitalier. Quand faut-il s'arrêter ? À quel moment la médecine devient-elle folle ? Deux histoires de personnes âgées où l'on ne sait plus si le soin est malédiction ou une chance.

Des traitements déments M. V. , 78 ans, en maison de retraite... Ce jour-là, il traîne par terre, au bord de son lit, répétant qu'il est sur son bateau . M.V., 78 ans, est dans une maison de retraite de Bourgogne. Il est atteint de troubles cognitifs prononcés, en partie liés à son alcoolisme, et son état s'est très vite dégradé en six mois. Ses proches ne comprennent pas. Ils pensent qu'on le prend mal en charge, voire que l'on abuse de médicaments. L'équipe de la maison de retraite assure comme elle peut. Le médecin traitant veut à tout prix hospitaliser ce vieux résident pour lui faire passer une batterie d'examens radiologiques. N'aurait-il pas eu un accident vasculaire cérébral ? Ne faut-il pas changer le traitement ? Drôles de questions ... Et s'il était simplement en fin de vie ? Et s'il fallait simplement le laisser tranquille et privilégier sa qualité de vie, plutôt que l'affirmation d'un diagnostic ?

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Le cœur du problème, le dilemme de la double pathologie C'est un vieux monsieur, atteint depuis quelques années d'une forme très avancée de la maladie d'Alzheimer. Non seulement, il n'a plus de mémoire, mais il a perdu toute pudeur. Il se promène nu sans complexe. Lui, l'ancien militaire, rigoriste et sérieux, fait n'importe quoi dans les gestes de la vie de tous les jours, et il le fait avec un grand sourire. Comme s'il n'en souffrait pas du tout. Sa femme est à bout. Elle est fatiguée, ne sait plus quoi faire. Elle dit que tel qu'il est actuellement, son état n'a plus rien à voir avec l'homme qu'il a été. Qu'il n'aurait jamais voulu vivre ainsi. Que faire ? Son mari est aussi « malade du cœur ». Il y a quelques années, on lui a posé un pacemaker pour réguler son rythme cardiaque. Mais voilà, il faut prochainement en changer la pile. Mais est-ce bien nécessaire ? La changer, n'est-ce pas médicaliser à outrance une fin de vie qui est déjà bien particulière et, en quelque sorte, ne serait-ce pas de l'acharnement médical ? En revanche, ne pas la changer, n'est-ce pas précipiter sa mort, ou du moins réduire son espérance de vie ? Lui demander son avis, alors ? Mais lui demander quoi à lui qui n'a plus de souvenirs ?

« La vieillesse n'est pas une maladie, c'est un état. » Albert Jacquard, généticien, 86 ans

Secrets de famille Les non-dits, maîtres silencieux de nos destins Quelle famille n’a pas ses secrets ? Pourtant, petits ou grands, ils risquent d’engendrer de lourds conflits familiaux et individuels qui pèsent sur plusieurs générations. Helge, honorable bourgeois, fête ce soir ses 60 ans. Réunion de famille, ambiance joyeuse, dîner au champagne. Christian se lève. « Je voudrais proposer le premier toast. Après tout, c’est mon devoir de fils aîné. [...] C’est une sorte de discours de vérité. Je l’ai intitulé : « Quand papa prenait son bain ». [...] Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais papa était un maniaque de la propreté. Il emmenait Linda et moi dans son bureau. Il avait d’abord une chose à régler. Il verrouillait la porte, baissait les persiennes et allumait une jolie petite lampe. Il enlevait sa chemise et son pantalon et nous devions en faire autant. Il nous allongeait sur la banquette verte, qu’on a jetée depuis, puis il nous violait. Il abusait de nous sexuellement. Il avait des rapports sexuels avec ses chers petits. À la mort de ma sœur (NDLR : elle s’est suicidée il y a juste un an), j’ai réalisé que Helge était un homme très propre, avec tous ces bains. J’ai donc pensé qu’il fallait partager ceci avec la famille. Des bains été comme hiver, au printemps, en automne, matin et soir. »

Recueilli par Eric Favereau Libération du 08/11/ 2011 N° 9483 Pages 14 et 15 NDLR : Une réflexion pleine de sens et d'humanité pour inspirer les familles.

« La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer. » Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) 

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« Festen », le film exemplaire de Thomas Vinterberg, illustre à merveille ce qui définit un secret de famille : un savoir commun mais que l’on ne partage pas avec les autres membres de la tribu. Nul ne sait jamais qui sait quoi exactement. Aussi, il crée une dynamique particulière au sein du groupe et engendre de lourds conflits, familiaux et individuels, qui se répercutent sur plusieurs générations. Toutes les familles abritent des secrets.


Secrets de famille Petits ou grands, ils ont toujours des conséquences. Leur gravité réside dans « l’importance du secret, mais aussi dans l’insistance mise en œuvre pour le préserver », observe le psychanalyste Gilbert Maurey (auteur de Secret, secrets, De Boeck université, 1998). Quand le clan familial s’impose le silence sur un événement, communiquer devient finalement impossible. C’est ainsi que, porteurs de nos passés occultés, de nos bouts de mémoire manquants, les secrets de famille deviennent les maîtres silencieux de nombreux destins.

On tait ce dont on a honte « Durant toute mon enfance, j’ai eu des crises d’angoisse terribles, se souvient Nadine, 35 ans. J’avais peur d’être enterrée vivante. Or, récemment, j’ai appris que cela était arrivé à mon arrière-grand-père pendant la guerre de 14-18. Cette mort atroce avait été cachée : « Il avait succombé en héros sous les balles ennemies », racontait la légende familiale. » « Les contenus des secrets de famille touchent essentiellement la mort, les origines, la sexualité, la stérilité, le divorce, la maladie mentale, le handicap, les transgressions morales et/ou juridiques, les revers de fortune, tout ce qui peut entacher l’image qu’une famille a d’elle-même, tout ce qui n’aurait jamais dû exister, tout ce dont on a honte », observe Sylvie Angel, psychanalyste, directrice du Centre Monceau, à Paris, spécialisée dans les thérapies familiales, « même s’il s’agit d’un fait anodin ». Ainsi, Camille a dû attendre l’âge de 30 ans pour apprendre que, lorsqu’elle en avait 4, elle avait été confiée quelques mois à sa tante. « Ma mère, malade, avait été hospitalisée. Puis, elle avait eu honte de révéler qu’elle avait failli à sa mission de mère parfaite en m’abandonnant à sa sœur. »

Le « secret des secrets », c’est l’inceste. Mais on dissimule aussi la double vie de papa, l’homosexualité de tonton… Des parents n’acceptant pas leur stérilité tairont à leur enfant qu’il

est né par insémination artificielle, ou qu’il a été adopté. Par souci de respectabilité, on ne racontera pas que le petit dernier est un enfant adultérin. On cachera l’existence de tante Adèle, qui s’est déroulée entre les murs d’un hôpital psychiatrique. Autrefois, on rayait purement et simplement de l’arbre généalogique les enfants morts en bas âge. Avec le temps et l’évolution des mentalités, le contenu des secrets de famille a changé : les « filles-mères » que l’on montrait du doigt deviennent d’honorables mères célibataires qui ont courageusement décidé d’élever seules un enfant. De même, au hit-parade des secrets, ce n’est plus la syphilis qui l’emporte, mais le sida. « Certains de mes patients dont l’un des parents est mort du sida ne l’ont appris que plus tard », raconte Sylvie Angel. Un secret qui, automatiquement, soulève d’autres questions : « Mon père était-il bisexuel, toxicomane ? Comment a-t-il pu contracter la maladie ? »

Le secret est contagieux « Virginie interrompait constamment la tétée de son bébé », raconte le psychanalyste Serge Tisseron. « Dès qu’il commençait à boire son biberon, elle lui retirait la tétine de la bouche en disant : « Arrête, tu vas t’étouffer ! » Après un moment de surprise, le bébé pleurait. La mère lui rendait alors le biberon, puis le lui retirait à nouveau précipitamment, en répétant : « Tu vas t’étouffer ». Il en était ainsi à chaque tétée. » Dans les faits, le grand-père maternel de Virginie était mort étouffé et ce drame avait été tenu secret. Mais sa propre mère l’avait commémoré, à son insu, en venant vérifier chaque nuit, quand Virginie était enfant, si elle ne s’étouffait pas avec ses couvertures ; d’où les angoisses que celle-ci projetait, adulte, sur son bébé et qui se traduisaient par sa façon de le nourrir. Cependant, en procédant ainsi, elle ancrait en lui une crainte, non de l’étouffement, mais du manque (crainte qu’il léguera sans doute à sa descendance sous forme de peur de manquer d’amour, d’argent, de nourriture…). Une jeune femme « jolie et bien mariée », mais frigide et obsédée par la crainte que sa petite fille prenne froid, consulte le psychanalyste Claude Nachin. Le grand-père de cette femme était mort noyé dans l’eau glacée lors d’un voyage avec sa maîtresse. Cette tragédie ne lui avait pas été cachée. Mais elle n’avait pu prendre la mesure de la douleur qui avait affecté sa grandmère, ses tantes et sa mère : ellesmêmes la niaient, feignant… la froideur.

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« L’amour conduit à la mort », voilà tout ce qu’elle avait pu entendre du drame. Sa frigidité et sa phobie du froid lui étaient une manière de « s’arranger » de cette idée. Le secret transpire par le biais d’attitudes étranges ou anxieuses des parents, par leurs petites phrases équivoques, leurs mimiques, les voix qui s’altèrent dès qu’un mot, un nom rappelant le drame caché est prononcé. Autant de micro-comportements qui parlent à l’inconscient des enfants et leur indiquent qu’il y a du secret dans l’air… Mais aussi de la souffrance. D’ailleurs, leurs symptômes, leurs conduites pathologiques sont, selon Claude Nachin, autant de tentatives – inadaptées ! – pour soigner leurs parents et mettre fin au malheur familial. On constate aussi qu’un même secret ne touche pas de façon identique les membres de la fratrie. « Chacun construit son psychisme, ses repères personnels, en interrelation avec ses divers proches », explique Serge Tisseron. Ce n’est donc pas le même discours, ou le même silence, qui est envoyé à chacun.

Il traverse les générations

Martine était issue d’une lignée de filles. Comme sa mère, elle avait deux sœurs et avait déjà mis au monde une petite fille. Sa deuxième grossesse – un garçon cette fois – s’était soldée par une fausse couche tardive. Enceinte une troisième fois, d’un garçon, elle avait dû être hospitalisée dès le début du cinquième mois pour éviter un accouchement prématuré. D’où venait cette impossibilité de mettre au monde un garçon ? Prise en charge par une psychanalyste, elle a découvert que sa grand-mère maternelle avait eu un fils mort-né dont elle n’avait jamais parlé. Ce deuil non fait s’était répercuté de génération en génération. Dans son livre « Aïe, mes aïeux », la psychothérapeute Anne Ancelin Schützenberger cite plusieurs cas de transmission, à l’identique, des secrets familiaux : on dissimule l’existence d’un oncle escroc et deux générations plus

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Secrets de famille tard apparaissent des petits-neveux escrocs… « Il est exceptionnel que les choses se déroulent ainsi », assure Claude Nachin. D’ailleurs, pour que « ça n’arrive plus jamais, les générations suivantes adoptent parfois des conduites aux antipodes de ceux des ancêtres. » Un exemple : une femme à la cuisse légère s’est fait engrosser, pendant la Première Guerre, par un soldat qui a disparu dans la nature. Le fils était donc un enfant illégitime. Pour éviter la naissance d’autres enfants illégitimes, plusieurs des descendants ont opté, sans savoir pourquoi, pour l’homosexualité ou l’absence de sexualité.

La souffrance en héritage Les 1ère, 2nde et 3ème générations ne laisseront pas le secret transpirer de la même manière. La 1ère, porteuse du secret, est partagée entre l’envie de se taire et le besoin d’avouer. Une attitude ambivalente qui empoisonne les relations avec l’entourage et perturbe les enfants. Comme cette femme mariée qui, découvrant, grâce à des tests sanguins, que son second fils était l’enfant de son amant, s’est employée de façon obsessionnelle à empêcher mari et enfants de recueillir une quelconque information sur les groupes sanguins par les médias. Elle éteignait la télévision ou changeait de chaîne dès qu’une émission sur le sujet était programmée. En fait, sa stratégie consistait simultanément à cacher et à montrer qu’elle cachait quelque chose. À la 2nde génération, le contenu du secret est ignoré : la « chose » est donc innommable. Mais l’enfant pressent le mystère et se coupe psychiquement en deux. Tandis qu’une part de lui a l’intuition de la dissimulation, l’autre essaie de se persuader du contraire (les parents n’ont pu mentir ou mal se comporter…). Il n’est pas rare qu’apparaissent des troubles de la personnalité, voire des symptômes graves. Sylvie Angel se souvient d’une famille venue au Centre Monceau pour une adolescente de 16 ans, fugueuse et en pleine débâcle scolaire. « Mutique, elle n’ouvrait la bouche que pour répéter : « Je n’ai pas confiance, je n’ai pas confiance. » Je décide donc d’organiser une séance sur le thème de la confiance. Rien ne se passe. Mais au moment de décider du rendez-vous suivant, le père demande brusquement à parler et se met à raconter un pan de son histoire, ignoré de tous : il avait eu une jeune sœur, qui s’était suicidée à l’âge de 16 ans, l’âge de sa fille. Celle-ci s’était, sans le savoir, identifiée à la disparue. Sans doute son comportement suicidaire avait-il été influencé par

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l’attitude de son père qui craignait sans cesse pour elle. » Heureusement, il arrive que les effets du secret sur la 2nde génération soient moins dramatiques. Martine a eu son dernier fils avec son amant, un homme politique assez connu. Le mari et l’enfant, Jérôme, l’ignorent. Les années passent. Le petit devient adulte et son père « officiel » souhaite qu’il devienne commerçant, comme lui. Jérôme s’y oppose avec véhémence, s’acharne à entrer à l’université, et se lance en… politique. En fait, par amour pour son ancien amant, Martine avait favorisé ses ambitions et, sans s’en rendre compte, l’avait poussé dans cette voie. A la 3ème génération, le secret est encore plus toxique : d’innommable, il devient impensable ; d’où souvent des problèmes plus graves (délinquance, toxicomanie, voire schizophrénie). L’individu est la proie d’émotions (dépression récurrente, angoisses rebelles, pensées suicidaires…), d’images obsédantes, de désirs qui lui semblent totalement étrangers…

Briser la loi du silence Pour les thérapeutes, la révélation du secret ne permet pas d’en guérir. Du moins, n’est-elle pas suffisante. Certains réussissent à s’en sortir par la création artistique ou l’écriture, mais beaucoup ont besoin d’emprunter la voie thérapeutique. « On peut envisager une thérapie familiale, une psychanalyse ou une psychothérapie », recommande Claude Nachin. Celle-ci aidera la personne à reconnaître les symptômes, les attitudes qu’elle s’est fabriquées pour d’autres dont elle a pris en charge les secrets honteux. « Elle doit réaliser qu’en tant qu’adulte elle n’a plus à gérer les malheurs passés de sa famille. Et qu’il est temps pour elle d’utiliser ses ressources intérieures pour sa propre vie » et ainsi reprendre en main son destin.

Tendance, les secrets de famille, sujet à la mode ? Au cinéma, l’explosif Festen, du Danois Vinterberg, ouvre la série : papa

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fête ses 60 ans et, devant la famille réunie, Christian, le fils aîné, révèle l’impensable… Dans les pays nordiques, ce film enregistrera autant d’entrées que Titanic ! Dans Beloved, tiré du roman de Toni Morrison (10-18), Jonathan Demme (le Silence des agneaux) s’attaque à un double secret : l’esclavage, tâche sombre de l’histoire américaine, et le meurtre de Sethe, ancienne esclave qui a tué sa fille, Beloved. Le passé enfoui resurgit quand le fantôme de Beloved s’incarne en une énigmatique jeune femme… Présenté à Cannes : Pola X de Léos Carax, avec Guillaume Depardieu et Catherine Deneuve. À la veille de son mariage, un jeune homme découvre qu’il a une demi-sœur, révélation qui l’amène à rompre avec sa famille et sa fiancée. Les romans ne sont pas en reste… Dans les coulisses du musée (LGF), Kate Atkinson prend le parti de faire rire sur les pensées secrètes et les agissements inavouables de la famille Lennox. Dans Peau de fesse (Fayard), François Frain nous présente une mère (la sienne ?) mythomane et fantasque qui a décidé d’élever son petit garçon comme s’il était une fille. Une conduite insensée s’expliquant par un secret entourant la naissance de sa fille aînée. Enfin, le très hollywoodien roman de Judith Krantz, Les Bijoux de Tessa Kent (Lattès). Quand sa fille Maggie naît, Tessa n’a que 14 ans. Ses parents élèvent la petite comme leur propre enfant. Tessa devient une star du cinéma et Maggie une adolescente fan de celle qu’elle croit être sa sœur…

Secrets, mensonges et célébrités C’est à 20 ans que le poète Louis Aragon a appris que sa sœur aînée était en réalité sa mère… Et que son « parrain » – un illustre serviteur de la République, déjà chef de famille – était son père. Pour éviter le scandale, les grands-parents maternels de Louis se sont fait passer pour ses parents. L’aveu est survenu au moment où Aragon, partait pour la guerre : « Mon père força ma mère à me le dire [...]parce qu’il ne voulait pas que je pusse être tué sans savoir que j’avais été une marque de sa virilité. » Scénario sensiblement identique pour l’acteur Jack Nicholson : il a longtemps cru que sa grand-mère maternelle était sa mère et sa mère, sa sœur. Lourd secret également pour le comédien Daniel Prévost. Il n’a appris


Psychothérapie spirituelle que récemment, à la cinquantaine, le nom de son père, obsessionnellement tu par une mère refusant de se souvenir qu’elle avait aimé un Algérien, un Kabyle. Cette histoire douloureuse et ses retrouvailles avec sa famille paternelle, Daniel Prévost vient d’en faire un roman, Le Passé sous silence (Denoël). La romancière Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, vient, elle aussi, de révéler son secret familial dans Hymnes à l’amour (Gallimard). À la mort de sa mère, elle a découvert, dissimulé dans ses archives, le testament de son père décédé trente ans plus tôt. Il exigeait qu’un disque de sa collection, « Hymne à l’amour » d’Édith Piaf, soit envoyé à une certaine Maud Jacquet, à Genève. La femme qu’il a aimée et dont il a été aimé ! Une vérité que son épouse avait préféré tenir secrète… Article d’Isabelle Taubes Psychologie magazine 

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Psychothérapie spirituelle

Comment la guérison s'accomplit-elle ? Les extraits ci-dessous sont tirés du livre « Un cours en miracles ». Il n'est pas destiné à culpabiliser le malade mais à lui rendre son pouvoir. Seulement il n'est pas aussi aisé de mettre en pratique ce qui est proposé à moins de le croire. Et là est sans doute le problème : croire que cela peut être si simple. Il ne faudrait pas s'imaginer non plus que parce que l'on dit que le corps est neutre, cela signifie qu'il ne faut pas s'en occuper. Au contraire, il est un merveilleux outil mis à notre disposition. Cela veut simplement dire que c'est l'esprit qui dicte au corps quoi accomplir. Il faut bien comprendre que la guérison vue comme en parle le texte est la guérison ultime. Un patient peut bien entendu guérir de sa maladie par les moyens mis à sa disposition dans les thérapies mises sur le marché. Mais son esprit tout entier ne sera pas guéri. À la lecture de ce texte, on peut se rendre compte à quel point la souffrance de la séparation d'avec le Divin est poignante au point de se rendre malade pour espérer regagner l'unité

puisqu'il est dit qu'en guérissant de la manière proposée dans le texte, ce n'est pas seulement la guérison d'une maladie mais le retour à la « maison ». Il n'est pourtant pas besoin de se rendre malade pour atteindre cela, mais croyons-nous que nous en soyons dignes ? A vous de répondre à cette question...

Andrée Jouan

La guérison suppose une compréhension de ce à quoi sert la maladie. La guérison est impossible sans cela.

Le but perçu de la maladie La guérison est accomplie dès l'instant que celui qui souffre ne voit plus aucune valeur dans la douleur. Qui choisirait la souffrance à moins de penser qu'elle lui apporte quelque chose, et quelque chose qui a de la valeur pour lui ? Il doit penser que c'est payer un bas prix pour quelque chose de plus grande valeur car la maladie est un choix, une décision. C'est faire choix de la faiblesse, avec la conviction erronée que c'est la force. Quand cela se produit, la force réelle est vue comme une menace et la santé comme un danger... Or, avec cette conviction insane, que représente la guérison ? ... S'il est guéri, il est responsable de ses pensées. Et s'il est responsable de ses pensées, il sera tué pour lui prouver à quel point il est faible et pitoyable. Mais s'il choisit lui-même la mort, sa faiblesse est sa force...

Le changement de perception La guérison doit se produire dans l'exacte proportion où le manque de valeur de la maladie est reconnu. Quelqu'un a seulement besoin de dire : « il n'y a aucun gain pour moi en ceci », et il est guéri. Mais pour dire cela, il faut d'abord reconnaître certains faits. Il est évident que les décisions sont de l'esprit, et non du corps. Si la maladie n'est qu'une approche erronée en résolution

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de problèmes, c'est une décision. Et si c'est une décision, c'est l'esprit et non le corps qui la prend. La résistance est énorme et empêche de reconnaître cela, parce que l'existence du monde tel que tu le perçois dépend de ce que le corps soit le décideur. Des termes comme « instincts », « réflexes » et autres, représentent des tentatives pour doter le corps de motivations non mentales. De fait, de tels termes ne font qu'énoncer ou décrire le problème, ils n'y répondent pas. L'acceptation de la maladie comme une décision de l'esprit, dans un but pour lequel il voudrait utiliser le corps, est la base de la guérison. Il en va ainsi de toutes les formes de guérison. Un patient décide qu'il en est ainsi, et il se rétablit. S'il décide de ne pas se rétablir, il ne sera pas guéri. Qui est le médecin ? Uniquement l'esprit du patient lui-même. Le résultat est ce qu'il décide. Il semble que des agents particuliers lui procurent des soins, mais ils ne font que donner forme à son propre choix. Il les choisit afin d'apporter une forme tangible à ses désirs. Et c'est cela qu'ils font, et rien d'autre. Le patient pourrait simplement se lever sans leur aide et dire : « Cela ne m'est pas utile ». Il n'y a pas une forme de maladie qui ne serait guérie sur-lechamp.

Quelle est la seule chose requise pour ce changement de perception ? La re-connaissance, du fait que la maladie est de l'esprit et qu'elle n'a rien à voir avec le corps. Qu'est-ce que cette re-connaissance coûte ? Elle coûte le monde entier que tu vois, car plus jamais le monde ne paraîtra gouverner l'esprit. Car avec elle, la responsabilité est placée là où elle doit être : non pas sur le monde mais sur celui qui regarde le monde et le voit tel qu'il n'est pas. Il regarde ce qu'il choisit de voir. Ni plus ni moins. Le monde ne lui fait rien. Il le pensait seulement. Lui non plus ne fait rien au monde, parce qu'il faisait erreur sur ce qu'il est. Là est la délivrance à la fois de la culpabilité et de la maladie, car elles ne font qu'un. Or pour accepter cette délivrance, il faut d'abord que l'insignifiance du corps soit une idée acceptable.

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Bien-être 6 respirations mieuxêtre et santé Régulateur de la santé physique et mentale, le souffle est thérapeutique : il agit directement sur le système nerveux autonome, chef d'orchestre des grandes fonctions de l'organisme. Lutter contre la déprime, l'insomnie, réguler la digestion ou gagner en créativité et énergie... 6 respirations pour vous accompagner en toutes circonstances.

1- Écarter la déprime Cette respiration tonifie le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral et régule ainsi le fonctionnement de l'hypothalamus, de la glande pinéale (elle secrète la mélatonine dérivée de la sérotonine et joue un rôle central dans la régulation du rythme biologique). Elle stimule aussi l'activité des reins.

serrées. Bouchez la narine droite avec le pouce de la main droite. Puis inspirez lentement et longuement (8 à 10 secondes) par la narine gauche en vous concentrant sur la fraîcheur de l'air inspiré. Retenez votre souffle poumons pleins (8 à 10 secondes) en visualisant une substance blanche et lourde, laiteuse et douce. Débouchez la narine droite et expirez lentement (8 à 12 secondes) par cette narine en laissant s'évacuer les soucis, les tensions. Tenez l'arrêt du souffle, poumons vides 3 secondes, en bouchant la narine droite avec le pouce de la main droite. Inspirez lentement et longuement par la narine gauche;

Quand ? 10 à 20 respirations d'affilée, le soir avant le coucher.

Prudence Ne pas forcer sur les rythmes et durées, les réduire en cas de difficultés à tenir.

Comment ? Debout, les bras le long du corps, poings serrés, le dos droit et le visage relâché. Inspirez de 5 à 6 secondes par la bouche, puis tenez l'arrêt poumons pleins (5 à 10 secondes sans forcer) en gonflant les joues en poussant l'air vers les oreilles, tête baissée. Secouez vivement les épaules en dirigeant votre attention sur le relâchement de la nuque et le mouvement vif ferme et souple des épaules. Expirez par le nez dès que le besoin s'en fait sentir, en dégonflant lentement les joues, relâchez les épaules et redressez la tête (8 secondes).

Quand ? Dès que les signes de fatigue, de troubles du sommeil ou de manque d'enthousiasme se font sentir. A répéter 3 ou 5 fois.

Prudence En cas d'hypertension artérielle, d'emphysème respiratoire, d'asthme ou de troubles cardiaques, réduire les temps respiratoires (inspiration, rétention, expiration).

2 - Se préparer au sommeil La « respiration de la lune » permet de calmer les agitations mentales, de laisser filer les pensées parasites. Idéal pour glisser dans le sommeil.

Comment ? Asseyez-vous au bord du lit, le dos droit, le visage relâché, mâchoires des-

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3 - Stimuler le système digestif Cette respiration type « locomotive vapeur » tonifie les muscles abdominaux, masse les viscères, active leur fonctionnement, combattant ainsi la constipation et les problèmes génitaux.

Comment ? Expirez puissamment par le nez en rentrant le ventre, en vous concentrant sur les muscles et les viscères repoussés vers le dos. Inspirez de même en relâchant le ventre sans le gonfler comme un ballon en se fixant sur l'élasticité du ventre qui se détend. Puis accélérez la cadence inspiration/expiration. Après une série, terminez sur une longue inspiration nasale et soufflez par la bouche en relaxant.

Quand ? 10 à 15 respirations d'affilée à éviter en phase de digestion.

Prudence À éviter en cas de spasmophilie, de tachycardie, d'asthme ou si vous avez subi une opération abdominale.

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4 - Stimuler le foie La respiration dite « du soleil » augmente la chaleur du corps, elle est particulièrement adaptée aux personnes souffrant d'insuffisance hépatique chronique et d'insuffisance biliaire. Elle contribue à éviter les refroidissements type rhinites, sinusites, bronchites.

Comment ? Asseyez-vous le dos droit, muscles du visage relâchés, frottez-vous énergiquement les paumes de la main l'une contre l'autre. Posez la main droite sur votre foie (entre la poitrine et la taille à droite),et bouchez la narine gauche avec votre pouce gauche. Expirez lentement par la narine droite sur 8 secondes en vous concentrant sur la chaleur de votre souffle. Gardez l'air poumons vides sur 8 secondes en bouchant votre narine droite avec l'annulaire et le majeur de la main gauche. Rentrez l'abdomen et remontez les sphincters du plancher pelvien (anus, rectum, vessie, urètre, prostate,/vagin). Visualisez la remontée des muscles du plancher pelvien favorisant la pression et l'élévation du lobe droit du foie où se situe la vésicule biliaire. Puis relâchez les muscles du plancher pelvien. Débouchez la narine droite et inspirez longuement par cette narine. Retenez alors votre souffle poumons pleins sur 8 secondes en bouchant votre narine droite et remontez l'anus et le rectum. Imaginez que votre foie s'embrase comme un feu de cheminée; Relâchez anus et rectum et débouchez la narine droite.

Quand ? Chaque matin à jeun, 10 à 15 respirations.

Prudence À éviter pour les personnes qui souffrent de chaleur constante, de transpiration, d'hypertension artérielle, de glaucome, de saignements de nez, ou pour les tempéraments nerveux et hyperactifs. Réduire les temps de rétention poumons pleins pour les cardiaques, spasmophiles et asthmatiques.

5 - Dynamiser sa créativité et ses fonctions cérébrales La respiration dite « du petit chien » éveille le cortex cérébral qui correspond à la surface des hémisphères du cerveau, sièges de la conscience, de l'intellect, des émotions et du langage.


Bien-être Stimulez le cerveau en cas de tête embrumée.

Comment ? Asseyez-vous les jambes jointes, le dos droit, relâchez les muscles du visage et de l'abdomen. Renversez la tête en arrière sans forcer et fixez un point précis au plafond en vous concentrant sur le sommet de la tête au niveau du cortex cérébral. Pratiquez 10 petites respirations nasales, brèves et régulières, souples et rapides (type petit chien). Inspirez longuement pour finir sur 8 secondes toujours tête renversée en arrière. Retenez votre souffle poumons pleins pendant 4 secondes et expirez sur 8 secondes en ramenant la tête dans son axe et relaxez-vous quelques instants.

Quand ? Plutôt le matin, au lever à jeun.

Prudence S'exercer progressivement à la respiration nasale courte et souple pour éviter l'hyperventilation et les sensations de vertige.

6 - Doper son énergie et se donner du courage La respiration rénale implique la maîtrise de la respiration ventrale et une bonne capacité à mobiliser ses abdominaux. Il s'agit d'une respiration ventrale doublée du gainage progressif des abdominaux pendant l'inspiration, bien connue des chanteurs d'opéra. Cette respiration active les surrénales et est particulièrement recommandée pour toutes les situations où l'on a besoin de courage car elle stimule la vigilance : oral, concert, compétition, examen, entretien etc... Le plus : effet massant sur toute la région lombaire.

Comment ? Assis sur une chaise devant une table, penchez-vous en avant, le front sur la table, puis placez les mains au niveau des lombaires. Les pouces sont à la frontière entre la dernière côte et le creux du flanc. Serrez les abdominaux. Imaginez les poumons dans les reins et inspirez en gonflant les reins sous les mains en contractant vos abdominaux sans gonfler le ventre. Imaginez faire craquer une ceinture trop serrée en dilatant consciemment toute la taille. Expirez. La taille s'affine et les mains retrouvent leur position d'origine. Autre option possible, accroupi(e)

ou assis(e) sur les talons, même position pour les mains. La compression de l'abdomen par les cuisses favorise nettement la dilatation de la région rénale postérieure et la prise de conscience souhaitée.

cis) et « Merci » en expirant (plusieurs mercis). Ceci en ne faisant pas de pose entre l’inspiration et l’expiration et en disant « Merci » une fois par seconde environ.

Quand ? Chaque fois que nécessaire. Démarrez par un cycle de 3 respirations (inspiration et expiration) puis augmentez progressivement, selon vos possibilités, jusqu'à 12 cycles.

Prudence Ne pas pratiquer en cas de pathologies rénales, ptoses rénales, tumeurs et kystes rénaux, tout ce qui risque d'être trop sous pression. article d' Isabelle Frenay Alternative Santé N° 387 Pour aller plus loin : Apprendre à respirer en 20 circonstances de Christine Campagnac Morette ( Ed du Dauphin)

NDLR : Le QI Gong est une technique remarquable qui peut vous aider à apprendre la pratique des exercices de respiration conscients.

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La Gratitude Inconditionnelle Anticipée Une nouvelle technique qui donne des résultats surprenants :

SOURIRE en disant MERCI à voix audible sur un certain RYTHME Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est imaginaire et ce qui est réel. Donc, le fait de dire « Merci » implique que le cerveau croit qu’il arrive quelque chose d’heureux et non seulement modifie les substances chimiques du corps mais transforme notre taux vibratoire. Idem en ce qui concerne le fait de sourire. Mais les deux ensemble décuplent la puissance de chacun. Pour commencer, disposer d’une matinée libre pour s’exercer à dire « Merci » en inspirant (plusieurs mer-

Objectif Santé n° 101 – Avril 2012

Le premier jour : Faire l’exercice pendant 21 minutes. Les autres jours durant une semaine, faire l’exercice entre 5 et 21 minutes. Normalement, on s’aperçoit que quelque chose a changé, on se sent mieux d’une façon ou d’une autre. Après une semaine, il est nécessaire pour la plupart des gens de le faire environ 5 à 7 minutes le matin en se levant et le soir en s’endormant. Nous avons tous une tolérance au bonheur maximum. Au-delà de celle-ci, on fait échouer la proposition que la vie nous offre. Dans la physique quantique on sait que toutes les possibilités existent dans l’invisible. Et suivant nos dispositions ou notre taux vibratoire, notre niveau de ton diraient certains, pour faire simple, notre état interne de bonheur, nous faisons arriver un événement en correspondance. Faire cet exercice fait monter notre taux vibratoire, nous avons plus de chance de voir arriver le bonheur dans notre vie.

À pratiquer sans modération 

« Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières. » Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781)

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Rigolothérapie Définitions du Petit Robert: Être au bout du rouleau : situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes. Égalité des sexes : nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer le restaurant. GPS : seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin. Autobus : véhicule qui roule 2 fois plus vite quand on court après que lorsqu'on est assis dedans. État : système mafieux le plus organisé de tous les temps. Voiture : invention ingénieuse, permettant de contenir 108 chevaux dans le moteur avec un âne au volant. Parents : deux personnes qui t'apprennent à marcher, puis à parler pour ensuite te dire de t'asseoir et de fermer ta g... .

Bulletin de notes de Jésus Jésus qui est interne à l'école Saint Philippe rentre à Nazareth avec son bulletin du deuxième trimestre. Franchement ce n'est pas bon. Sa mère a déjà lu ce mauvais bulletin mais elle n'a rien dit, méditant toutes ces choses dans son cœur. Le plus dur reste à faire : le montrer à Joseph. « - Mathématiques : ne sait quasiment rien faire, à part multiplier les pains et les poissons. Sens de l'addition même pas acquis : affirme que lui et son père ne font qu'un. - Écriture : n'a jamais son cahier et ses affaire, est obligé d'écrire sur le sable. - Chimie : ne fait pas les expériences demandées. Dès qu'on a le dos tourné, transforme l'eau en vin pour faire rigoler ses camarades. - Expression orale : de grosses difficultés à parler clairement, s'exprime

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toujours en paraboles. Ordre : a perdu ses affaires à l'internat. Déclare sans honte qu'il n'a même pas une pierre comme oreiller . Conduite : fâcheuse tendance à fréquenter les étrangers, les pauvres, les galeux. » Joseph se dit que vraiment ça ne peut plus durer, qu'il doit prendre des mesures. « Eh bien, mon petit Jésus, puisque c'est comme ça, tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques. »

De Pierre Dac Rencontres Astronaute recherche femme lunatique. Artificier cherche femme canon. Sourd rencontrerait sourde pour trouver terrain d'entente. Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée. Abeille épouserait frelon - lune de miel assurée. Emploi Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage. On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort. Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe. Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites. Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste. Achat-vente Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi. Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants. A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur. Services Analphabète ? Écrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées. Divers Homme sans histoires recherche éditeur pour devenir écrivain. Souffrant d'insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb. Échangerais voiture de sport endommagée contre chaise roulante en bon état. Perdu partie haute de dentier ; merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible.

Objectif Santé n° 101 – Avril 2012

Il était une fois... Il était une fois un château où habitait un roi. Il avait une très belle fille mais elle avait un problème. Tout ce qu'elle touchait fondait. Peu importe le matériau. Tous les hommes avaient peur d'elle à cause de ça et personne ne voulait l'épouser. Le roi était désespéré. Que pouvait-il faire pour aider sa fille ? Il demanda à son mage. Le mage dit : « Si la princesse touche quelque chose qui ne fond pas, elle sera délivrée du sort. » Le roi était heureux. Le lendemain, il lança cet appel à concours : « Celui qui apportera un objet que ma fille pourra toucher sans qu'il ne fonde, pourra se marier avec elle. » Trois princes se présentèrent. Le premier apporta un morceau de titane mais il fondit. Le prince partit déçu. Le deuxième apporta un diamant en pensant : « C'est le matériau le plus dur de la terre, il ne fondra pas. » Mais le diamant fondit lui aussi et le prince partit très déçu. Le troisième prince arriva et dit: « Plonge ta main dans ma poche et on va voir si ça fond. » Ce que la princesse fit. Elle toucha plus longtemps et rien ne se passait, c'était toujours aussi dur. Le roi n'y croyait pas. C'est ainsi que le prince se maria. Question : Qu'y avait-il dans la poche du prince ? Un m&m's car il fond dans la bouche, mais pas dans la main. A quoi pensiez-vous ?


Livres Le sens des maux Oui, la maladie a un sens ! par Bernard Tihon, Éd. Yves Rasir Dans les deux premiers tomes de son ouvrage, Bernard Tihon explore le sens biologique et propose des pistes de compréhension pour plus de 150 maladies et états de mal-être « Ce livre exceptionnel vous révèle que la nature a inventé les maladies comme solutions de survie à des situations de stress. Décrypter le sens psychobiologique des maux est une étape précieuse dans un chemin de guérison » Le sens des maux est constitué principalement de 80 articles, classés de A à Z, sur le sens des maladies ou dysfonctionnements, avec un schéma de présentation identique traitant de l’étymologie, de l’écoute du verbe, de l’analogie avec les animaux et essentiellement du sens biologique: en quoi cette « mal a dit » est-elle une question que l’auteur cherche à résoudre à chaque fois en explorant plusieurs pistes d’interprétation des maux et en s’inspirant des découvertes des illustres décodeurs qui se sont déjà exprimés sur le sujet.

On y trouvera donc à la fois une synthèse de son expérience pratique. Une introduction générale présente le décodage en le plaçant dans le contexte des nouvelles thérapies qui sont là comme compléments à la médecine pour l’aider à résoudre les pathologies chroniques, la particularité de celle-ci étant d’apporter un nouvel éclairage par la « traduction » en mots du langage des maux. Dans toutes les bonnes librairies et sur le site de vente en ligne www.neosante.eu Plus d’info au + 32 (0)2- 345 04 78.

NDLR : L'éditeur Yves Rasir est le directeur de publication du magazine Néo-Santé 

No Mammo, Rachel Campergue, Éd. Max Milo

montré que plus on intervient tôt sur un cancer, plus on accélère le développement des métastases. »

NDLR : Un grand merci à cette femme très courageuse 

Gardasil, femmes et mères de jeunes filles Ci dessous un texte publié au JO le 07/02/2012 – p. 1045, concernant le vaccin Gardasil

« Je veux que les femmes soient informées. Pas infantilisées. » Rachel Campergue n'y va pas par quatre chemins. Dans son livre No Mammo ?, elle s'attaque clairement à la politique de dépistage du cancer du sein réalisée en France, notamment dans le cadre de l'opération Octobre rose. Le danger, c'est le « surdiagnostic » Avec les progrès technologiques, les médecins sont aujourd'hui capables de déceler des tumeurs de plus en plus petites. Mais la technique ne fait pas tout. Car certaines de ces tumeurs mammaires n'ont pas vocation à dégénérer. Certaines se résorbent d'ellesmêmes ou évoluent si lentement qu'elles n'ont pas le temps de devenir dangereuses. Sans parler de ces tumeurs qui, elles, peuvent devenir mortelles et que les mammographies, qui ne détectent pas tout, peuvent laisser passer. « Le dépistage ne sert à rien », selon le Dr Junod. Rachel Campergue a dû faire face à un procès en légitimité : après tout, elle n'est pas spécialiste. Mais Bernard Junod, auteur de la préface de No Mammo ?, est ancien chercheur de l'École des hautes études de santé publique de Rennes (EHESP) et il tient des propos encore plus tranchés que ceux de Rachel Campergue : « Le dépistage du cancer du sein n'a fait que développer les sur-diagnostics. Il ne sert à rien. Il est même nocif pour la santé des femmes. Des études ont

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« M. Rudy Salles appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la présence de sels de bore dans le vaccin Gardasil. Depuis le 6 novembre 2008, les sels de bore sont classés par la réglementation européenne comme toxiques. Les emballages des produits en comprenant doivent d'ailleurs porter à cet effet un logo à tête de mort avec les deux indications suivantes : R60 (peut altérer la fertilité) et R61 (risque pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant). Malgré ces contre-indications, le conservateur contenu dans le vaccin Gardasil, vivement recommandé par nos autorités sanitaires pour la protection contre l'infection du col de l'utérus par les papillomavirus, est le borax (borate de sodium). Un tel conservateur dans les vaccins contre les infections du col de l'utérus est d'autant plus inquiétant au regard des études cliniques préalables à la mise sur le marché. Cinq femmes tombées enceintes 30 jours après leur vaccination ont eu des bébés anormaux comme le rapporte l'avis du CTV et du CSHPF relatif à la vaccination contre les papillomavirus humains. M. Rudy Salles tient ici à rappeler à M. le Ministre le cas du Distilbène, médicament donné aux femmes enceintes pour éviter les fausses couches, qui ont été atteintes par la suite de cancers des voies génitales. Ces anomalies sont d'ailleurs toujours observables chez les enfants des femmes traitées ainsi que chez leur propres enfants et donc à la troisième génération. Il souhaite donc l'interroger sur les actions qu'il compte mettre en œuvre pour éviter qu'avec le vaccin Gardasil un scénario comparable à celui du Distilbène ne se produise. » Transmis par un adhérent, P.M., que nous remercions JO http://questions.assembleenationale.fr/q13/13-127937QE.htm

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Objectif Santé - N°101 - Santé Solidarité  

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