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Traitement

des effluents

SEDIFLOW : Une idée pour éviter l’envasement Envasement réguliers et coûteuses opérations de dragage, une solution préventive pour éviter l’envasement portuaire vient d’être mise au point. L’idée est de faire en sorte que les sédiments ne stagnent plus mais, au contraire, n’effectue que leur transit par le site menacé. C’est le système Sédiflow, qui doit du reste être prochainement testé à Binic, dans les Côtes d’Armor.

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e concept, imaginé par l’équipe d’Hémisphère Sub est le suivant. Il s’agit d’adopter une gestion en continu des sédiments portuaires, en exportant quotidiennement les particules apportées simultanément par la marée précédente, et le bassin versant. Les sédiments habituellement piégés dans l’enceinte portuaire, ne font que transiter par le port avant de rejoindre la circulation hydrosédimentaire côtière. En définitive, on ne fait que rétablir un processus naturel, et on apporte une solution à l’en-

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vasement par une prévention à la source. Ce projet est en totale cohérence avec les objectifs du Grenelle de la Mer et l’on est au cœur de l’ingénierie écologique, c’est-à-dire imaginer des solutions techniques durables en adéquation avec le fonctionnement des écosystèmes naturels. Ici, on ne se contente pas de limiter les impacts, mais au contraire de faire en sorte que le phénomène lié à l’activité anthropique soit transparent dans le milieu où il s’exerce. Concrètement, le moyen de captage des particules consiste en un réseau de drains déposés sur le fond du bassin portuaire. A chaque marée descendante, une partie des eaux portuaires (la couche profonde du bassin étant la plus concentrée en particules en suspension) est évacuée. La solution est particulièrement adaptée aux petits ports de plaisance, mais on peut trouver aussi d’autres applications, en particulier dans le domaine aquacole. On peut dire que Sédiflow apporte par ailleurs une solution incitatrice pour une gestion plus intégrée du bassin versant et du milieu côtier. En effet, aujourd’hui même si les ports s’envasent, ils remplissent également un rôle de tampon face aux effluents du bassin versant, et séquestrent un certain nombre de contaminants. Mais l’adoption d’un fonctionnement en continu induit que l’on passe en mode diffusif, et un grand volet du développement de Sédiflow s’attache à garantir que les faibles quantités de diffusion journalières ne soient pas néfastes pour le milieu récepteur. Ceci implique forcément de réfléchir à une meilleure gestion des effluents qui se retrouvent déversés dans le milieu marin côtier. Finalement, Sédiflow met l’accent sur le fait qu’un port n’est pas une entité structurelle indépendante, mais qu’elle est au contraire le maillon

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d’une chaîne d’échange entre le milieu terrestre et le milieu marin. “Néanmoins, explique-t-on chez Hémisphère Sub, la solution n’est pas antinomique avec les dragages car pour être installé, l’équipement nécessite une remise à niveau du port. Nous réfléchissons d’ailleurs à l’intégration de la démarche Sédimatériaux pour la valorisation des sédiments dragués, en nous rapprochant SETARMS”. Le projet Sédiflow (également présenté à la Baule, dans le cadre des journées thématiques du réseau Econav, et par la suite au salon de La Baule sur les activités portuaires durables), est aujourd’hui en phase de montage avec les différents acteurs.

D’ores et déjà, les laboratoires Lasagec et UT2A, ainsi que la société Créocéan s’est engagée dans le groupe. Le Conseil Général des Côtes d’Armor et la mairie de Binic sont également très impliqués et particulièrement volontaires pour faire émerger cette solution sur leur territoire. Actuellement, le projet est en attente d’une décision d’un ultime partenaire industriel qui prendrait en charge l’ingénierie réseau, les phases d’études d’impacts, de modélisation, de concertation et de dimensionnement économique étant déjà à l’actif du consortium. Néanmoins, le projet adopte une politique d’ouverture face à d’éventuels intervenants complémentaires qui pourraient être intéressés ; l’idée est d’apporter le maximum de garanties et de niveau technique pour que la solution soit validée. Les services de l’Etat sont d’ailleurs de la partie avec la supervision du Cetmef et de la Préfecture Maritime, mais aussi de la Dreal dès que le projet passera la phase Etudes. Bon vent à cette équipe que nous retrouverons début octobre au Salon Européen du Littoral de Lorient.

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