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Wilfredo Prieto est né en 1978 à Sancti Spíritus à Cuba. Il vit et travaille à Barcelone. L’œuvre Apolitico, présentée le long de la Terrasse Lemonnier devant le musée du Louvre en 2006, se composait de soixante drapeaux de pays du monde entier, installés selon le protocole en usage dans les rassemblements politiques internationaux (hauteur et espacement). L’artiste a réinterprété ces drapeaux officiels en noir, blanc et gris, éliminant ainsi les couleurs symbolisant les mythes des origines de l’héritage historico-culturel sur lequel le concept de nation s’est construit. Par ce geste simple, l’artiste annule les différences entre les pays en les mettant sur un pied d’égalité et remet en cause les principes d’appartenance et de reconnaissance des symboles nationaux. Emblématique de son travail, Apolitico reflète la démarche et la position critique de l’artiste. Ses œuvres sont souvent le résultat d’une légère transformation opérée sur des objets tels que des ventilateurs, des gobelets en plastique ou encore des livres. Perdant ainsi leur utilité, ces objets du quotidien acquièrent un nouveau sens et questionnent la place de l’individu dans la société de façon à la fois politique et poétique. « Le lien entre l’art et la vie est très important pour moi. L’artiste est plus un découvreur, un archéologue qui réaffirme et souligne certains symboles contenus dans la réalité. » wilfredo prieto

wilfredo prieto apolitico, 2001

60 drapeaux Galerie Nogueras Blanchard et Martin van Zomeren Présentée et produite grâce au soutien de Kadist Art Foundation

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Wilfredo Prieto was born in 1978 in Sancti Spíritus in Cuba. He lives and works in Barcelona. The work Apolitico presented along the Terrasse Lemonnier in front of the Louvre Museum in 2006 was composed of the flags of sixty nations, installed according to the same protocols (height and distribution) as that used for displays of national flags at world political events. Prieto’s interpretation of these national ensigns eliminates the range of colours symbolising the myths of origin and historico-cultural heritage on which the concept of the nation is built, substituting a composition of black, white and shades of grey, while preserving the rigour of the designs. With this simple gesture, the artist questions the difference of identities and revokes the principle of belonging and recognition by national symbols. This piece is emblematic of Wilfredo Prieto’s artistic preoccupations and critical position. His work often results from discreet modification of mundane objects such as plants, plastics cup or fans. These subtle interventions are so minimal that they sometimes reach a mimetic image within which the artistic gesture is almost imperceptible. “ The most important to me is the link and the rapprochement between art and reality. The artist is more of a discoverer, an archaeologist who reaffirms or underscores symbolic nuances that are given in actual reality.” wilfredo prieto


wilfredo prieto — apolitico (dÊtail), 2001


Jean-Michel Othoniel — les oubliés (rouge), 2004


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verre de Murano, acier 115x55 cm Galerie Perrotin

Jean-Michel Othoniel Les oubliés (rouge), 2004

Jean-Michel Othoniel est né en 1964 à Saint-Étienne. Il vit et travaille à Paris. Après avoir exploré les possibilités de transformation du soufre, l’artiste découvre l’art ancestral du verre et ses métamorphoses à Murano, en 1993. Dès lors, il met en scène un monde féerique et baroque (terme désignant à l’origine une perle aux contours irréguliers) aux couleurs et aux matières chatoyantes où colliers, couronnes, mandorles ou encore baldaquins surdimensionnés signifient, à l’image des vanités ou des parures de sépultures antiques, une présence/absence des corps. Au-delà de ses qualités formelles et séduisantes, son art révèle une beauté fragile aux blessures tangibles, comme les colliers suspendus aux arbres qui témoignent des pendaisons pendant la ségrégation raciale aux états-Unis (L’Arbre aux Colliers au New Orleans Museum of Modern Art). La série des Oubliés, présentée aux Tuileries, évoque aussi la mémoire d’êtres disparus. « La beauté ne m’a jamais fait peur, même si au départ je me posais la question d’y échapper. (…)Même en travaillant le verre, par exemple, je demandais aux ouvriers de faire des « verres blessés », de mettre en avant des défauts pour éviter une certaine pureté. Cette beauté inhérente, aujourd’hui, je l’accepte et je me permets même d’en rajouter. » jean-michel othoniel

Jean-Michel Othoniel was born in 1964 in Saint-Etienne. He lives and works in Paris. After having explored the possibilities of transforming sulphur, the artist discovered the ancestral art of glass and its possibilities of metamorphosis in Murano in 1993. Since then, he has represented a magical and baroque world (a term that originally referred to a pearl with irregular contours) with glimmering colours and materials in which necklaces, crowns, mandorla or oversized canopies signify a presence/absence of the body, like vanitas or the adornments of ancient sepulchres. But beyond its formal and seductive qualities, his art reveals a fragile beauty with tangible wounds, such as the necklaces hanging from trees, which bear witness to the hangings that took place during racial segregation in the United States (L’Arbre aux Colliers, New Orleans Museum of Modern Art). The series Les Oubliés, shown in the Tuileries, also evokes the memory of the dead and departed. “ I’ve never been afraid of beauty even if, in the beginning, I wondered about escaping this idea (…). For example, even when working the glass, I asked the glassblowers to make “wounded glass” by highlighting the flaws in order to avoid a kind of purity. Now I accept this inherent beauty and I even allow myself to accentuate it.” jean-michel othoniel


L’art comme description formelle et holistique de l’espace réel et comme expérience du paysage et de ses éléments matériels La nature a toujours été représentée par les artistes, des peintures rupestres préhistoriques à la photographie de paysage du xxe siècle. Je voulais, moi aussi, faire de la nature le sujet de mon œuvre, mais de manière novatrice. J’ai commencé à travailler à l’extérieur avec des matériaux naturels comme l’herbe et l’eau, et cela a abouti à l’idée de faire une sculpture en marchant. La marche possède sa propre histoire culturelle, des pèlerins aux poètes japonais errants, en passant par les Romantiques anglais et les randonneurs d’aujourd’hui. Ma première œuvre réalisée en marchant fut, en 1967, une ligne droite dans un pré. Il s’agissait aussi de mon propre chemin, qui allait « nulle part ». Dans les premières œuvres cartographiques qui ont suivi, où je consignais des marches simples mais précises dans les landes de l’Exmoor et du Dartmoor, mon intention était de créer une nouvelle forme d’art qui soit aussi une nouvelle façon de marcher : la marche en …/

richard long Meandering line, 2002

marbre 4700x60x80 cm Tucci Russo Studio per l’Arte Contemporanea

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Art as a formal and holistic description of the real space and experience of landscape and its most elemental materials Nature has always been recorded by artists, from pre-historic cave paintings to 20th century landscape photography. I too wanted to make nature the subject of my work, but in new ways. I started working outside using natural materials like grass and water, and this evolved into the idea of making a sculpture by walking. Walking itself has a cultural history, from Pilgrims to the wandering Japanese poets, the English Romantics and contemporary long-distance walkers. My first work made by walking, in 1967, was a straight line in a grass field, which was also my own path, going “nowhere.” In the subsequent early map works, recording very simple but precise walks on Exmoor and Dartmoor, my intention was to make a new art which was also a new way of walking: walking as art. Each walk followed my own unique, formal route, for an original reason, which was different from other categories of walking, like travelling. Each walk, though not by definition conceptual, …/


richard long — meandering line, 2002


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/… tant qu’art. Chaque marche suivait son propre itinéraire formel, et ce pour une raison particulière, ce qui la différenciait d’autres formes de marche comme le voyage. Chaque marche, bien qu’elle ne soit pas conceptuelle par définition, réalisait une idée spécifique. Ainsi, la marche – en tant qu’art – constituait pour moi un moyen idéal d’explorer les rapports entre le temps, la distance, la géographie et la mesure. Ces marches sont enregistrées ou décrites dans mon œuvre de trois manières : par des cartes, des photographies ou des textes, en utilisant la forme la plus appropriée à chaque idée. Toutes ces formes nourrissent l’imagination et sont la distillation de l’expérience. Marcher m’a également permis de repousser les limites de la sculpture, qui avait désormais le potentiel d’être déconstruite dans l’espace et dans le temps lors de ces longues marches. La sculpture pouvait alors porter sur le lieu autant que sur le matériau et la forme. Je considère que mes sculptures de paysage habitent le riche territoire entre deux positions idéologiques : créer des « monuments » ou, à l’inverse, ne « laisser que des empreintes de pas ». Au fil des années, ces sculptures ont exploré des variables comme l’éphémère, la permanence, la visibilité ou la reconnaissance. Une sculpture peut être déplacée, dispersée, emportée. Les pierres peuvent être utilisées comme marqueurs du temps ou de la distance, ou exister comme parties d’une sculpture immense mais anonyme. Lors d’une marche en montagne, une sculpture peut être réalisée au-dessus des nuages, dans un endroit isolé, ce qui libère l’imagination quant à comment, et où, l’art peut être fait dans le monde. richard long, bristol, 2000

/… realised a particular idea. Thus walking –as art– provided an ideal means for me to explore relationships between time, distance, geography and measurement. These walks are recorded or described in my work in three ways: in maps, photographs or text works, using whichever form is the most appropriate for each different idea. All these forms feed the imagination; they are the distillation of experience. Walking also enabled me to extend the boundaries of sculpture, which now had the potential to be de-constructed in the space and time of walking long distances. Sculpture could now be about place as well as material and form. I consider that my landscape sculptures inhabit the rich territory between two ideological positions, namely that of making “monuments” or conversely, of “leaving only footprints.” Over the years, these sculptures have explored some of the variables of transience, permanence, visibility or recognition. A sculpture may be moved, dispersed, carried. Stones can be used as markers of time or distance, or exist as parts of a huge, yet anonymous, sculpture. On a mountain walk, a sculpture could be made above the clouds, perhaps in a remote region, bringing an imaginative freedom about how, or where, art can be made in the world. richard long, bristol, 2000


Né en 1967 à Arras, Stéphane Calais vit et travaille à Paris. « Rodéo évoque les mouvements saccadés, bondissants des concours folkloriques pour cow-boys valeureux. Mais ici les plans courbés qui composent le volume sont à l’arrêt, accrochés par une corde à un arbre ; l’histoire est presque clownesque ; les couleurs choisies le confirment. Ainsi la puissance de la sculpture équestre, sa valeur de pouvoir est à bas, au sol près des fleurs sur le gazon. Ne reste plus qu’un objet impraticable, car en aluminium, redessiné et peint, signifiant simplement l’espace entre le cheval et son cavalier. » stéphane calais

Stéphane Calais Rodéo, 2007

aluminium, peinture, vernis, sangle et corde 87x88x80 cm Galerie Jocelyn Wolff

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Born in 1967 in Arras, Stéphane Calais lives and works in Paris. “ Rodéo evokes the jerky, bouncing movements of picturesque competitions for valiant cowboys. But here the curved planes that make up the volume are stationary, attached by a rope to a tree. The concept is almost clown-like and the colours chosen reinforce this. Thus the symbolic power of equestrian sculpture has been levelled, placed on the ground, near a flowerbed, on the lawn. All that remains is an impractical object. Made from remodelled, painted aluminium, it signifies nothing more than the space between the horse and its rider”. stéphane calais


stéphane calais — rodéo, 2007


gérard deschamps — l’insoutenable légèreté d’une île n°2 (détail), 2006


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Pneumostructures 150x200 cm Galerie Martine et Thibault de la Châtre

Gérard Deschamps L’insoutenable légèreté d’une île N 0 2, 2006

Né en 1937 à Lyon, Gérard Deschamps s’est toujours revendiqué comme un peintre. Il collecte divers éléments dans les hypermarchés et les discounters qui fleurissent à la périphérie des villes pour réaliser ses œuvres. Depuis 2003, il utilise les gadgets de plage provenant des pays asiatiques tels que matelas pneumatiques, piscines gonflables ou bouées aux couleurs acidulées et aux formes empruntées au bestiaire du monde de l’enfance et au quotidien. Assemblés en fonction de leurs couleurs et de leurs formes, ces éléments composent des sculptures figuratives ou abstraites. La couleur et un esprit ludique dominent, mais la critique sous-jacente du monde consumériste n’est jamais absente. « Je n’ai pas abandonné la peinture. J’ai constaté qu’elle n’était pas seulement dans les tubes. » gérard deschamps

Born in 1937 in Lyon in France, Gérard Deschamps has always considered himself a painter. In the shopping malls and discount stores that thrive on the outskirts of cities and towns, he collects what he requires for his work. Since 2003, he has been using beach toys imported from Asia: rubber rings, lilos, and inflatable pools with their characteristic bright colours and shapes borrowed from childhood bestiaries and everyday life. Assembled according to their colours and forms, they compose sculptures –figurative or abstract– dominated by an outburst of colour and a playful spirit. An underlying criticism of the consumer world is never absent. “ I didn’t abandon painting. I just realised it wasn’t only in tubes.” gérard deschamps


Né en 1970 à Montpellier, Bruno Peinado vit et travaille à Douarnenez. Il se joue des signes culturels pour inventer un environnement symbolique, mixant les techniques telles que peinture, sculpture, vidéo et son dans des installations qui reflètent sa vision de la société contemporaine : « une collision d’images et de cultures ». L’œuvre installée en 2006 dans le Jardin de l’Infante près de la Cour Carrée du Louvre apparaît, à première vue, telle une lune échouée, mais l’image romantique de cet astre se ternit ; l’objet du désir se mue en menace. Cette sphère légère fait alors référence au « Globule » de la série culte américaine Le Prisonnier qui, pour empêcher les hommes de fuir, se positionne à la surface de la Terre.  

bruno peinado Sans titre, Globule Ubiquity Vibrations, 2004

Structure gonflable, luminaires 4m de diamètre Galerie Loevenbruck

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Bruno Peinado was born in 1970 in Montpellier. He lives and works in Douarnenez. Mixing techniques such as painting, sculpture, video and sound, the artist plays with cultural signs to invent a symbolic environment in installations which reflect his vision of contemporary society: “a collision of images and cultures”. The work presented in 2006 in the Jardin de l’Infante near the Cour Carrée of the Louvre Museum looks, at first glance, like a stranded moon, but the romantic image of the planet quickly fades; the object of desire becomes a threat. The sphere then echoes the “Rover” from the cult series The Prisoner which positions itself over the Earth’s surface to prevent people from escaping.


bruno peinado — untitled, globule ubiquity vibrations, 2004


tony cragg — i’m alive, 2004


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Acier 250x390x360 cm Galerie Thaddaeus Ropac

Tony Cragg I’m Alive, 2004

Tony Cragg est né en 1949 à Liverpool. Il vit et travaille à Wuppertal en Allemagne. « Tout l’œuvre de Tony Cragg, depuis ses premières accumulations d’objets de rebut jusqu’aux colonnes torsadées des dernières années, est une investigation, un élargissement du territoire de la figure (…). Quels que soient le procédé (étalage, entassement, superposition, agglomérat) et le matériau utilisé (plastique, bois, marbre, métal, bronze, fibre), il s’agit toujours pour Tony Cragg de déconstruire, puis de reconstruire, afin de la déployer sous tous ses angles, une nouvelle forme, une unité reconstituée à partir de fragments. De la partie au tout et du tout aux parties. Ce credo de sculpteur, élémentaire dans son énoncé et complexe dans ses multiples applications, donne ainsi naissance à une floraison de formes diverses, alliant géométrie et organique, concept et émotion. » marie-laure bernadac (extrait du catalogue tony cragg – figure out figure in, musée du louvre & éditions dilecta, 2011)

Tony Cragg was born in 1949 in Liverpool. He lives and works in Wuppertal in Germany. “ From his earliest accumulations of found objects to the twisted columns of recent years, all of Tony Cragg’s work is an investigation, an extension of the figure’s territory(…) Whatever the process (display, stacking, superimposition, agglomerate) for Tony Cragg it is always a matter of deconstructing, then reconstructing in order to display under every angle, a new form, a unity reconstituted from fragments. From the part to the whole and from the whole to the parts. This creed of the sculptor, basic in its wording and complex in its multiple applications, gives birth to a flowering of varied forms, combining geometric and organic, concept and emotion.” marie-laure bernadac (extract from tony cragg – figure out figure in, musée du louvre & éditions dilecta, 2011)


Kimsooja est née à Taegu en Corée en 1957. Elle vit et travaille à New York. Les Bottaris – des balluchons de vêtements usagés – jouent un rôle central dans son travail. à l’origine, ils étaient faits de couvre-lits traditionnels coréens richement colorés, qui occupent une place profondément symbolique dans la culture coréenne, une sorte de fil rouge reliant les événements importants de la vie : ils servent à emmailloter les nouveau-nés, à célébrer les mariages, à réchauffer les malades et à envelopper les morts. Bottari Truck – Migrateurs, présentée en 2007 dans la Cour Carrée du musée du Louvre, a été réalisée pendant la résidence de l’artiste au musée d’art contemporain du Val-de-Marne, le MAC/VAL, en banlieue parisienne, où vivent de nombreux migrants originaires de Chine, d’Inde, d’Afrique du Nord ou d’Europe du Sud. L’œuvre évoque la question de la migration et, plus généralement, le thème du voyage, mais aussi les expériences humaines qui marquent Bottari Truck – Migrateurs de leur empreinte, puisque Kimsooja utilise des draps et des vêtements usagés donnés par des résidents du Val-de-Marne.

KIMSOOJA Bottari Truck – Migrateurs, 2007

404 Peugeot pick-up 470x170x200 cm Vêtements usagés emballés dans des draps, dons de résidents du Val-de-Marne Kewenig Galerie

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Kimsooja was born in 1957 in Taegu in Korea. She lives and works in New York. Bottari –bundles of wrapped-up used clothes– play a central role in her work. Orginally made of richly colored traditional Korean bedcovers known as Bottari, they occupy a deeply symbolic position in Korean culture, an abstract thread connecting life’s most significant events: they are used to swaddle newborn babies, to celebrate weddings, to care for the ill and to shroud the dead. Bottari Truck – Migrateurs, presented in the Cour Carrée of the Louvre Museum in 2007, was created during Kimsooja’s residence at the Museum of Contemporary Art in Val-de-Marne (MAC/VAL), a suburb of Paris, home to many immigrants from China, India, North Africa and Southern Europe who donated used textiles for the bundles. The work evokes global migration and, more generally, travel, but also the sum of human experience represented by the bundles of used clothing and bed linen.


kimsooja — bottari truck — migrateurs, 2007


miquel barcelÓ — Elefant Dret, 2007


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bronze 410x180x160 cm Galerie Yvon Lambert

Miquel Barceló Elefant Dret, 2007

Né en 1957 à Félanitx sur l’île espagnole de Majorque aux Baléares, Miquel Barceló vit et travaille entre Majorque, Paris et le Mali. Elefant Dret (« éléphant droit » en catalan) est une sculpture monumentale en bronze de quatre mètres de haut, représentant un éléphant juché en équilibre sur sa trompe, défiant l’apesanteur. L’œuvre puise dans le répertoire commun de l’artiste : l’Afrique, les animaux et la métamorphose. érigeant son éléphant en véritable « Totem », Miquel Barceló joue ainsi avec les composantes traditionnelles de la sculpture, inversant la répartition des masses et travaillant la matérialité du bronze.

Born in 1957 in Félanitx in the Spanish island of Majorca, Miquel Barceló lives and works between Majorca, Paris and Mali. Elefant Dret (“straight elephant” in Catalan) is a four-metre high monumental bronze sculpture representing an elephant which, balancing upside down on the tip of its trunk, defies the laws of gravity. The work invokes recurrent themes from the artist’s repertory: Africa, animals and metamorphosis. By repositioning the body of the elephant vertically like a “Totem”, Miquel Barceló plays with the traditional codes of sculpture, inverting classic mass distribution and playing with the materiality of bronze.


Claude Lévêque est né en 1953 à Nevers. Il vit et travaille à Montreuil. « à l’occasion de la FIAC 2007, Claude Lévêque a présenté Mon repos aux Tuileries dans le Bassin Rond. Des lampadaires typiquement parisiens à moitié immergés encerclent une camionnette de type « Tube Citroën ». Éclairée de l’intérieur par un lustre à pampilles, la camionnette glisse sur l’eau, prise dans le cercle de ces éclairages de rue, comme des torches dansantes presque englouties. Par ces visions dédoublées et ces multiples diffractions de lumière, le bassin se transforme en un paysage renversé recueillant des brins de lumière comme les restes d’un feu d’artifice retombant. Cet univers féerique et théâtral met en scène des émotions personnelles indissociables d’une mémoire collective. » d’après un texte de timothée chaillou

Claude Lévêque Mon repos aux Tuileries, 2007

Tube Citroën, lustre, réverbères parisiens dimensions variables Galerie kamel mennour

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Claude Lévêque was born in 1953 in Nevers. He lives and works in Montreuil. “ During FIAC 2007, Claude Lévêque presented Mon repos aux Tuileries in the Round Basin on the Louvre side of the Tuileries: a circle of typically Parisian streetlamps surrounded a “Tube Citroën” van. Lit from the inside by a chandelier, it seemed to glide on the water, caught within the circle of the streetlamps resembling half-submerged dancing torches. Through the split visions and multiple diffractions of light, the basin morphs into an upturned landscape, gathering blades of light like the remains of falling fireworks. This magical, theatrical universe alludes to an inner world of private emotions, indissociable from collective memory.” extract from a text by timothée chaillou


claude lévêque — mon repos aux tuileries, 2007


Extrait "Aux Tuileries"  

Livre "Aux Tuileries"

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