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PLANETE XIII

FINALE DERBY «Il fallait avoir les nerfs solides» PAGE 5

Valentin MAROT historique!

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VINCENT, YACINE DAVID-PAUL et LES AUTRES ... Page 43

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SPÉCIAL FINALES

IL FALLAIT REDORER LE BLASON DE PIA ... PAGE 14

NOUS AVONS ete TRès Disciplinés...... PAGE 16 JUILLET 2018

SASHA REMERCIE DGINO Page 29 LES ÉTOILES DANS LES YEUX Page 53


Voilà c’est fini pour mieux commencer! Vous lisez le dernier numéro «numérique» de notre magazine mensuel. Depuis sa création nous avons publié 10 numéros exclusivement disponibles sur les plateformes de lecture comme ISSUU. Vous avez été très nombreuses et nombreux à nous solliciter pour passer à la version «papier» de PLANETE XIII, nous vous avons écouté et suivi et dès le mois d’Octobre, PLANETE XIII n’existera plus que dans sa version papier. A la fin de cette édition, vous trouverez un bulletin d’abonnement afin de recevoir chez vous, par la Poste le numéro 12 de PLANETE XIII. 10 numéros par an au tarif exceptionnel de 29.00€ au lieu de 39.00€ soit 2.90€ par numéro livré à domicile! N’attendez pas pour vous abonner car ce tarif n’est valable que pour les abonnements effectués avant le 31 décembre 2018. Toute l’actualité de la PLANETE XIII, chaque mois directement chez vous c’est maintenant possible! PLANETE XIII n’existera que par vous et pour vous, ensemble faisons bouger les lignes! Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire ce numéro 11 exclusivement consacré aux finales de cette saison 2017/2018, que nous en avons pris à le réaliser.

Fédération Française de Rugby à XIII 46 route Minervoise - 11000 Carcassonne 04 68 77 32 29 Directeur de la publication: Marc Palanques Rédaction : Hervé Girette Photos : Bernard Rieu, Michel Robeyrenc, Richard Photographe, Zebulon Nog, L.B.C. Joseph Raymond Franques, So’Proxi 81 - Tarn Maquette: Seod Communications www.seo-diffusion.com Impression: Imprimerie du Mas - 13 rue Maurice de Broglie - 66330 Cabestany - 04 68 66 81 55 Dépot légal en cours:

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Alors qu’une partie des joueurs «suivis» par le staff du XIII de France seront en stage à Port-Barcarès le 11 juillet, imités une semaine plus tard par les Bleus proprement dits, Aurélien Cologni donne son avis sur le comportement des Français - à l’exception des infortunés Lucas Emblard et Mathieu Mayans, au temps de jeu trop limité - durant la finale. Mike Melhout : Sobre, il a fait son travail». Olivier Arnaud : «Décisif par ses prises de balle. Un métronome, dur à l’impact, qui rassure par sa longue expérience». Sofiane Ghanem : «Très intéressant, sobre, dur, adroit, excellent finisseur, il a en outre su prendre des ballons importants lors des moments difficiles traversés par Avignon». Joris Bissière : «Accélérateur de particules, capable faire basculer un match, bon au pied et dans la gestion, fort en défense à un contre un. A joué juste, et réussi également à couper le rythme imposé par Limoux». Rémi Andreu : «Il a été culotté. Promis à un bel avenir». Charles Nies : «Un régulateur comme peut l’être par exemple Mickaël Goudemand. Toujours présent grâce à un mental d’acier».

ELITE 1 CHAMPIONNAT

Renaud Ganz : «Petit en taille mais gros travailleur. Remarqué pour sa débauche d’énergie. N’a pas plié, au milieu, sur les impacts. Il a bien défendu et pris les bonnes décisions, bien qu’ayant manqué d’un peu de lucidité». Clément Durandal : «Un combattant jamais dans la lumière, mais tellement précieux».

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Joris Clément : «Même pro- faire la différence, et a eu très peu fil que Durandal. Travaille et va de déchets». au bout de son effort, gagnant les mètres nécessaires». Allan Torreilles : «Plus le temps passe, plus il progresse. Il Romain Pourret : «Doté de très prendra bientôt complètement les bonnes lignes en attaque, capable rènes de l’équipe. On peut regretde changements de direction, a ter qu’il ait décidé de s’engager en joué intelligemment et fait de gros solitaire lors des vingt dernières dégâts sur le côté droit. Il va vite minutes de la finale. Reste que et sait donner le ballon à l’impact. sans faire d’éclats, il a globalement D’année en année il prend de l’en- beaucoup joué pour les autres. La vergure». plaque tournante de l’ensemble». Vincent Comtat : «Régulateur, et bosseur dans l’âme. Ayant dépanné à l’ouverture précédemment dans la saison, il a fait fructifier son jeu de troisième ligne, notamment au soutien». Alexis Corona : «Jeune et mature à la fois. Du culot mais sans en faire trop. N’a pas reculé». Fabien Jullien : «A eu l’intelligence de s’effacer, aux côtés de Bissière, alors qu’il se montre davantage, et pèse plus sur le jeu, quand Comtat évolue en demis». Martial Romano : «Sa petite faute sur Murcia aurait pu coûter cher. J’attend plus de sa part, car il est intéressant tant offensivement que défensivement, mais à l’instar auparavant de Damien Cardace, comme lui de retour en club après son passage chez les Dragons, il est en capacité de progresser».

nel. Dommage, car il a tout pour lui, la vitesse, les appuis, la gestuelle technique». Valentin Yesa : «Beaucoup de déchets, emporté par son envie de bien faire. Il n’a pas été suffisamment concentré sur ce qu’il est capable de produire, alors que sa puissance se situe au-dessus de la moyenne».

Romain Péault : «Comme pour son frère, j’aimerai en voir plus de Mickaël Murcia : «Un compor- sa part, car il est jeune et a bien tement honnête. A eu l’oeil pour des qualités». embrouiller la défense adverse. Il donne confiance à ses coéquipiers, Florian Bousquet : «Il aurait pu mais visé en priorité par Avignon, décider de prendre plus d’options, il a dès lors été un peu moins lu- quand Limoux gagnait beaucoup cide que d’ordinaire, manquant de mètres, car possédant la vitesse également de «jus» sur la fin». comme atout». Daymeric Pelo : «En vue déjà en demi-finale, il est monté régulièrement en puissance depuis son arrivée à Limoux. Ce joueur a su se remettre en question. C’est aussi un gagneur, bas sur ses appuis, redoutable par sa tonicité, du style Abde El Khalouki avant lui». Sylvain Teixido : «Un gros travailleur, pas distributeur de jeu par nature, qui a multiplié les efforts et dépensé un maximum d’énergie, dans le genre James Roby en Super League».

Maxime Herold : «A alterné le bon et le mauvais, commettant des Thomas Lasvenes : «Il s’est trop fautes qui ne pardonnent pas, à ce cantonné dans le jeu bien rôdé, niveau. Reste qu’il s’est montré huilé, mais stéréotypé étalé par Li- solide malgré son handicap à un moux. Du coup, on l’a hélas peu vu genou, et a eu de bonnes lignes en dans le jeu libre. Dommage, car il début de rencontre». percute et accélère». Maxime Péault : «Décevant, en Romain Puso : «S’est montré raison de son indéniable talent et solide et puissant au poste occupé de ses moyens physiques». par Mayans. Il a su s’adapter à la situation». Mickaël Rouch : «Bon dans les transmissions et l’engagement, Quentin Garrouste : «Egal à mais comme Lasvenes a eu un lui-même. En un contre un, il sait comportement trop convention-

Arthur Gonzalez-Trique : «Décevant, mais il a éprouvé des difficultés, cette saison, à supporter les changements de poste, sachant qu’il préfère jouer en demis».

La finale des

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COUPE LORD DERBY

«Il fallait avoir les nerfs solides»

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«Cette finale m’a pris beaucoup d’influx», expliquait Benoît Albert, au lendemain d’un duel épique que Thomas Ambert fit basculer du côté catalan dans la prolongation. Ambert, un joueur en or, comme l’essai de la délivrance. L’entraîneur de Saint-Estève XIII Catalan revient sur cette finale pas comme les autres.

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Quelle part du plan de jeu a été respectée par vos joueurs ?

la peur de gagner, autant comme au début de chaque mi-temps, en prolongation l’équipe a montré du caractère, jouant sereinement, voyant les coups. Et plutôt que de tenter le drop, comme je «J’ai trouvé qu’offensivement le souhaitais, les joueurs ont jugé parlant, nous avons plutôt réus- préférable, pour l’emporter, de si à trouver des espaces dans la déplacer le jeu. J’ai en fait été imdéfense adverse. Du moins lors pressionné de les voir exploiter un de chaque début de mi-temps, car extérieur, puis l’autre, avec le rénous sommes ensuite sortis du sultat que l’on sait». plan. Heureusement, en prolongation aussi les gars ont été forts Les quatre joueurs de avec le ballon».

Limoux que vous avez Qu’est-ce qui vous a le trouvé les plus plus contrarié ? dangereux ? «Il convient surtout de féliciter Limoux, qui avait bien préparé son coup. Revenir dans la partie après avoir été mené 16-0, puis 26-12, c’est la preuve du gros mental dont disposaient nos adversaires. Et cela a eu pour effet de nous faire en partie déjouer. Limoux, persévérant au possible, a su profiter de nos faiblesses. C’est pourquoi je me suis attaché, lors de chacune de mes interventions durant le match, à rassurer les plus jeunes, crispés du fait qu’ils n’avaient encore jamais disputé une finale à ce niveau».

Le plus beau des essais de Saint-Estève XIII Catalan ?

«Le dernier, bien sûr, car il fallait avoir les nerfs solides, mais je ne dissocie pas les trois premiers de la finale, parfaitement exécutés, limpides, avec de la fluidité et de la vitesse, ce qu’on avait proposé jusque-là cette saison».

Et le plus beau de la part de Limoux ?

«Celui de Lasvenes, né de la chistera d’Edwards, permettant à Limoux d’égaliser à 26-26».

«Thomas Lasvenes, Valentin Yesa, Allan Torreilles, et le Facteur X Joel Edwards, qui avec sa passe à porté son équipe».

Quel joueur a le plus répondu à votre attente ?

«C’est difficile à dire, car l’équipe formait d’abord un bloc, mais le cas de Thomas Ambert est spécial. Il n’avait plus joué depuis cinq semaines, en raison d’une blessure au genou, ce qui ne l’a pas empêché de disputer l’intégralité de la rencontre, ce qui était déjà une première victoire pour le staff, et d’inscrire l’essai de la gagne». Il n’était alors plus question de crispation... «En effet, autant j’avais souvent senti de la fébrilité, chez les Catalans, avec cette sensation de

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CHAMPIONNAT - ELITE 2 Le triplé historique de

Valentin Marot

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Le hasard fait parfois bien les choses... Alors que des joueurs, et non des

moindres, attendent en vain, tout au long de leur carrière, de remporter une finale, voire même d’en disputer une seule, Valentin Marot, lui, en épinglé successivement trois titres de champion de France à son palmarès, dans la même catégorie, l’Elite 2, et sous les couleurs de trois clubs différents, s’il vous plait ! Champion avec La Réole en 2016, Villefranche-Aveyron en 2017, Villegailhenc-Aragon Cabardès en 2018, il est ainsi entré dans les annales du Rugby à XIII français. Un fait unique, pour un joueur de grande qualité, demi d’ouverture de 24 ans habile ballon en mains, et savant organisateur.

Rencontre avec le Lot-et-Garonnais, double licencié STAPS, entraînement sportif et éducation-motricité, qui aujourd’hui dirige «Odobio», une épicerie carcassonnaise de produits naturels.

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Quels étaient tes coéquipiers, à l’école de rugby de Tonneins ?

«A l’âge de cinq ans, pour mes débuts, j’ai joué aux côtés de William et Raphaël Ousty, et un peu plus tard en compagnie de Paul Marcon».

Et en cadets, à Limoux ?

des joueurs, auxquels il faisait nos gros gabarits du pack, provoconfiance. A Villegailhenc, Vinnie quant ainsi des fautes». Anderson était un peu plus strict, avec évidemment un maximum d’expérience». Combien d’essais as-tu

Qui fut le meilleur joueur de La Réole lors de la finale 2016 ?

«8 ou 9 je crois, dont un doublé en finale, ce qui ne m’étais encore jamais arrivé».

«Le talonneur Makaui».

Un quatrième club en Et de l’équipe adverse, quatre ans est-il envisageable, Lescure ? «C’était davantage un groupe, et pour toi ?

«J’étais alors au Pôle Espoirs de Carcassonne, avec notamment Benjamin Vergniol, et sous le maillot rouge et noir nous avions c’est toujours le cas aujourd’hui». comme coéquipiers Mickaël Rouch, Paul Barbaza...»

De Villefranche, lors Quelle trajectoire as-tu de la finale 2017 ? «Bernard Gregorius, qui a inscrit ensuite suivi ? un essai déterminant à un quart «En raison d’une rupture des ligaments croisés du genou, j’ai passé une année blanche à Tonneins, avant de rallier La Réole, où je jouais notamment avec Benjamin Vergniol de nouveau, Etienne Bezo, Jace Brown, Théo Guinguet, Vladica Nikolic, Sioeli Makaui, qui venait de Wests Tigers... Puis j’ai rejoint d’abord Villefranche, car j’étais étudiant à Toulouse, ensuite le VARL pour raisons professionnelles».

inscrit cette saison ?

d’heure de la fin».

De l’équipe adverse, Baho ?

«Je n’en sais rien, nous n’avons pas encore discuté avec les dirigeants. J’ai entendu parler, ici et là, d’une éventuelle accession en Elite 1. Ce qui semble problématique, car le VARL n’a qu’une petite école de rugby, des cadets associés à ceux de Limoux, et pas d’équipe juniors, indispensable pour le court terme».

«William Paillès».

Du VARL, lors de la finale 2018 ?

«Difficile à dire, car nous n’avons pas fait un bon match. Nous ne sommes pas parvenus à suffisamment compléter nos chaînes. Trois As-tu toujours évolué seulement en première mi-temps, par exemple, ce qui est catastroen demis ? phique. Nous n’avons pas respec«Oui, à l’exception de mes débuts té le système de jeu, nos essais ont en équipe fanion de Tonneins, à 17 été inscrits sur des actions indians, où j’avais été placé à l’aile». viduelles. Heureusement encore Un mot concernant tes que nous avons été plus diciplinés que lors de notre match à Lescure, différents plus tôt dans la saison, et que nous avons ainsi gagné». entraîneurs ? A Tonneins, j’étais dirigé par Patrick Hollevoët, et sous sa coupe De l’équipe adverse, en deux ou trois ans j’ai beaucoup progressé. A La Réole, le Néo-Zé- Lescure ? landais Scott Hurrell était entraî- «Le talonneur remplaçant Marneur-joueur. A Villefranche, Yan- tyn Smith. Quand il est entré en nick Buttignol était ouvert, proche jeu, il a tenté de jouer vite face à

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DN1 - CHAMPIONNAT «Un recrutement de qualité» Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page12


Pia Baroudeurs a un jeune président, Gaby Bor- «Lorsque nous avons repris le club, voici deux ans, nous avions ras, qui a fait fait ses classes à l’école de rugby besoin de quelqu’un à la fois d’exdu village, avant d’évoluer au XIII Catalan en périmenté et de professionnel. Franck nous a apporté ces deux minimes et cadets, de retourner à Salanque Mé- qualités. Sa gestion du groupe a diterranée Pia en juniors, avec quelques matchs été efficace». d’Elite 1 à la clé, et de poursuivre sa carrière de Sera-t-il toujours aux joueur à Saint-Laurent de la Salanque XIII et... affaires, en aux Baroudeurs. 2018-2019 ? Un club qu’il dirige depuis deux ans, après deux saisons comme dirigeant à l’ESBAC, à l’époque en Fédérale 3 de rugby à XV.

«Il était entouré de Mathieu Griffi, son adjoint, parti voici un mois et demi pour raisons professionnelles, et de Mathias Cologni, le préparateur physique. Il nous manque donc un membre du staff pour la prochaine saison. Une option n’est pas à écarter : faire de Franck le manager, et recruter un entraîneur».

Franck Rovira en était un des entraîneurs. Il a suivi Gaby à Pia. Ensemble, ils ont soulevé le bouclier de DN2, puis cette saison celui de DN1, au terme d’une finale joliment aboutie. Une Et concernant réussite à laquelle le président n’est surtout pas l’Elite 2 ? «Nous avons obtenu les garanties étranger. financières souhaitées, de la part Explications. Pourquoi une saison Gaby, quels ont été les aussi réussie ? avons d’abord bénéficié trois meilleurs Barou- «Nous d’un recrutement de qualité, avec deurs en finale ? cinq joueurs venant du Soler XIII,

de la mairie et de la Communauté des Communes. Des discussions sont en cours avec l’école de rugby de Pia-Bompas pour qu’elle devienne notre partenaire».

«Cédric Pacull, Sylvain Masuaute, Loïc Gimeneez».

un club qui ne repartait pas. Tous se sont bien intégrés, et Loïc Torrès, notamment, nous a beaucoup comme l’ailier Maxime Et les plus réguliers apporté, Garcia, qui nous a rejoint en fin de dans les perormances, saison. Nous avons par ailleurs eu chance de nous appuyer sur un sur l’ensemble de la la effectif identique à 80% à celui de saison ? l’exercice précédent. Enfin, tout a «Abdelkader Cherat, Alexandre été mis en oeuvre, en amont, pour Lévy, Arthur Bidaut». que la finale du championnat soit une réussite : préparation sémise au vert, aucun accroc Le joueur de Toulon le rieuse, à signaler».

plus dangereux, en finale ? «L’arrière, Mathis Samaï».

Quel genre d’entraîneur est Franck Rovira ?

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COUPE PAUL-DEJEAN

Franck Rovira : «Il fallait redorer le blason de Pia»

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Comme pilier toujours apte au combat, il a fait les beaux jours de Pia et de Lézignan. Franck Rovira est ensuite devenu l’assistant d’Aurélien Cologni au FCL, avant de passer trois ans à l’ESBAC, un club catalan de Fédérale 3 de rugby à XV. Mais le XIII lui manquait. Et peutêtre plus encore Pia. «Les dirigeants des Baroudeurs ont fait appel à mes services la saison passée, avec comme objectif principal de redorer le blason de cette commune traditionnellement treiziste», se souvient Franck, qui a mené les siens au titre de champion de France de DN2, en 2017. L’accession a suivi, comme les ambitions. «Notre but consistait à installer Pia en Elite 2 au bout de trois ou quatre ans, cette saison, en qualité de promus, nous songions surtout à la qualification, avec l’espoir d’aller le plus loin possible, or l’occasion se présente plus tôt que prévu, et nous avons d’ores et déjà l’assurance d’être soutenus par la ville», se réjouissait l’entraîneur des Baroudeurs, au lendemain d’une finale de Coupe Paul-Dejean assortie d’une victoire un peu tirée par les cheveux (26-22), et à laquelle a amplement participé Loïc Gimenez, auteur d’un essai époustouflant, celui de la bascule, à la 57è minute.

Franck, retenez-vous autre chose que la victoire ?

vers. Mais pas tous, heureusement...»

Vous pensez à qui ?

«Au centre Sylvain Masuaute, arrivé du Soler à l’inter-saison, où il jouait le plus souvent deuxième et troisième ligne, et qui avait également disputé quelques rencontres avec Baho. Il a montré en finale, comme d’ailleurs tout au long de la saison, de quoi il est capable. Il est puissant du haut du corps, donc fort dans l’évasion, possède de bonnes courses et un crochet».

L’absence de Greg Gimenez a-t-elle pesé lourd, en finale ?

«Forcément, c’est un pion essentiel de notre «back 3», avec Cédric Pacull et Sylvain Masuaute, et il nous a manqué pour ses prises d’intervalle, et sa faculté à faire le «plus un» sur les côtés».

Quelle est, globalement, la force de votre équipe ?

«Le groupe est homogène, avec un socle constitué de plusieurs anciens de Salanque Méditerranée Pia, Marc Janicot, Antho«Je suis frustré, du fait que les ny Léger, Alexandre Lévy, et de fondamentaux n’ont pas été resplusieurs jeunes ayant franchi pectés. Nous avons commis trop un palier, cette année. Comme de fautes directes, et n’avons Thomas Castagnet, qui s’est hépas rendu la copie espérée, vu ce las fracturé un bras, ou le pilier que nous avions montré jusqueKader Cherat, en provenance des là dans la saison, avec quelques juniors de Saint-Estève XIII Cajoueurs qui sont passés au tra-

talan».

Avez-vous été surpris par la résistance de Trentels ?

«Non, cette équipe est montée en puissance au fil de la saison. Elle avait éliminé Pujols en quart de Coupe, puis Saint-Martin de Crau, lequel avait sorti Toulon au tour précédent. Trentels n’est pas la formation la mieux organisée de la compétition, mais ses joueurs libèrent des ballons et prennent les intervalles».

Quel joueur de Trentels aurait sa place sans problème chez les Baroudeurs ?

«Le demi d’ouverture, grand, un brin nonchalant, il me fait d’ailleurs penser à Fred Banquet, avec une passe de qualité des deux côtés. C’est lui qui a amené les deux premiers essais de son équipe, en finale».

Et le joueur adverse vous ayant fait la meilleure impression, sur l’ensemble de la saison ?

«Ilyass Lamarti, qui joue demi à Tonneins, alors qu’il évoluait plutôt au centre ou en deuxième ligne, les années précédentes avec Villeneuve-sur-Lot. Il a l’expérience de l’Elite 1, anime bien le jeu, et excelle au pied».

L’équipe de DN1 qui pratique le meilleur rugby ? «Toulon, que nous avons battu à deux reprises avant de les retrouver en finale du championnat, mais dont le potentiel est réel. L’équipe est complète, avec notamment de beaux gabarits devant, dont plusieurs maoris, et de la vitesse sur les ailes».

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DN2 - CHAMPIONNAT «Nous avons été très disciplinés»

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Mathieu Posez a terminé en fanfare, à 36 ans, une exemplaire carrière, fidèle aux couleurs de Trentels, à l’exception d’une saison passée à Bias, en Elite 2, lorsque son club de toujours fut momentanément mis en sommeil. Le gendre de l’ancien président de l’US Trentels, Maurice Belbes, et petit neveu de Clovis Belbes, fondateur du club en 1969, revient sur un titre de champion obtenu de haute lutte. Qu’est-ce qui a fait la différence en faveur de votre équipe, en finale ?

«Nous avons été très disciplinés, respecté le système de jeu mis en place, en conservant au maximum le ballon et en ne jouant pas exagérément dans notre camp. Nous nous sommes également montrés plus agressifs que précédemment face à Pia, en finale de la Coupe Paul Dejean».

Quel fut le meilleure match de Trentels, cette saison ?

«Il y en a eu deux. A Pujols, en quart de finale de la Coupe, puis en demie contre Saint-Martin de Crau, où nous sommes parvenus à maîtriser correctement la partie».

d’environ 130 convives».

Que ferez-vous la saison prochaine ?

«J’ai décidé d’arrêter, mais je vais continuer mon rôle d’éducateur à l’école de rugby de Villeneuve Rugby League, où évoluent mes deux fils, Maxime en U10, et Alexis, en U8».

Et le plus régulier, sur l’ensemble de la saison ?

«Les jeunes, Nicolas Cassagne et Benjamin Brouat».

Quel style de capitaine est Alexandre Anger ?

«Un excellent joueur, dur, fort sur les impacts, et polyvalent par excellence, ayant joué cette saison en deuxième ligne, au talonnage, à la charnière, et même au centre, avant de terminer troisième ligne».

Depuis combien de temps butez-vous ?

«Depuis toujours. Je jouais stoppeur, puis demi défensif, à Casseneuil, avant de découvrir le rugby à XIII, à l’âge de 16 ans. J’ai donc un bon pied, même si je ne Et le pire ? me suis jamais beaucoup entraîné «Trois sur les quatre disputés face dans l’exercice des tirs au but». à La Réole. Le premier, surtout, en début de saison, le dernier éga- Avez-vous déjà eu 100% de lement malgré notre victoire». réussite, dans un match ? «La dernière fois, c’était contre

Un mot sur Patrice Désiré, le Saint-Martin de Crau, en demi-ficoach ? nale de la Coupe Dejean». «Patou est un fidèle. Sanguin, passionné, il est en poste depuis dix ans, et vit pour le club à 200%».

Où l’équipe a-t-elle passé la soirée d’après-match ?

«Après avoir assisté à la finale de DN1, et de sacrifier longtemps aux séances photos avec nos suppor«Les demis, Benjamin Brouat et ters, nous avons été reçus par la Frédéric Séchet, qui ont parfaite- mairie, puis participé à une soirée ment dirigé la manoeuvre». à la salle des fêtes du village, animée par un chanteur, en présence

Le joueur de Trentels le plus en vue, lors de la finale ?

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COUPE LOUIS FALCOU Les jeunes d’Ille poussent derrière l’équipe fanion Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page19


Fleuron d’un club illois idéale-

Les exemples Rollat et ment structuré au niveau de ses jeunes, l’équipe Hidalgo Une finale que Bernard a d’autant première a été récompensée de son brillant par- plus suivi à la loupe que face à la de Lescure figuraient deux cours en Fédérale 1 par une finale un peu ban- réserve produits de la ferme : «Mathieu cale en première mi-temps, puis ensuite parfai- Rollat a joué a fréquenté notre de rugby, de benjamin à catement maîtrisée, et remportée 39-8, comme école det, c’est un centre de petit gabale note Bernard Llong, hyper actif président de rit, mais habile ballon en mains et très fort en défense. S’il est soul’école de rugby de la cité de Jean Galia. vent ciblé par ses adversaires, il «Les joueurs ont mis une mi-temps à se chercher, en regardant jouer exagérément l’adversaire, s’attachant en priorité à conserver le ballon», dit l’ancien pilier international du XIII Catalan et de l’AS Carcassonne. Une tactique payante, à l’arrivée, «car la densité physique des Illois a fait la différence, et il n’y avait plus qu’une seule équipe sur le terrain, en

n’a pas son pareil pour échapper à leurs griffes. Gabriel Hidalgo, pour sa part, a également joué chez nous chez les jeunes, avant de partir à Saint-Estève, pour ensuite revenir. Centre, lui aussi, il est plus costaud, possède de belles courses, et plaque efficacement». Deux individualités marquantes, auservice d’un collectif peaufiné de main de maître par Pascal Jampy et ses complices du staff technique, Mickaël Osmont, «Momo» Békhédouma et Pierre David .

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«Ille a le bonheur de s’appuyer sur des joueurs de qualité, à l’image du jeu pratiqué», précise en effet Bernard Llong, qui aux côtés de son épouse Christelle, autre poutre du club, et des enfants de l’école, a eu les honneurs d’un reportage télévisé, en novembre 2011, sur France 5, dans l’émission «Echappées belles». C’est que depuis des lustres, les Llong ne comptent ni leur temps, ni leur peine, pour hisser haut les couleurs du club.

, junior Elite de Saint-Estève XIII Bernard, soucieux de combler le Catalan». vide qui, cette année, existait en U12 et U16. «Nous n’avions pas C’est le cas, aussi, d’Arthur, un pu engager d’équipe dans ces capilier arrivé de la JO Prades XV tégories, ce qui ne devrait pas être tard dans la saison, des Juniors le cas à l’automne prochain, car 3 Brandon Pastor, pilier lui aussi, nous possédons des U14 dernière Lucas Strauss, polyvalent, ou Alric année, et plusieurs jeunes de l’US Sibieude, qui avait stoppé le rugby Millas XV, tel Jordan Llech, susen raison de ses études, et qui de- ceptibles de nous rejoindre». vrait se remettre au serice du club Lesquels ne seront pas déçus, tant en 2018-2019. Ille XIII est une belle et grande faDes jeunes qui perpétuent la tradi- mille. tion, à Ille, «où en minimes le réservoir est prometteur», souligne

Le plein de minimes dans le réservoir

Avec un franc succès. «Cette année, nous avions de nombreux premiers pas et poussins, les U14 ont remporté la finale du Challenge, et plusieurs U19 frappent à la porte de l’équipe fanion, alors que quelques autres devraient arriver de l’extérieur, comme un ancien de la maison, Victor Capillaire,

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FEDERALE 1 CHAMPIONNAT Une finale ne se gagne jamais seul

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Au poste de demi-de-mêlée, il a longtemps symbolisé l’alliance parfaite, en Provence, entre combativité et esprit d’entreprise. Lucien De Macedo, qui à l’orée des années quatre-vingt dix a bataillé sous le maillot tricolore aux côtés des plus grands, Pierre Chamorin, Pascal Fages, Jean-Marc Garcia, Gilles Dumas, Patrick Torreilles, Didier Cabestany, David Despin, Thierry Buttignol, Pascal Bomati, a guidé cette saison avec science le parcours des Caumontois. Associé à Dimitri Féraud, moins expérimenté mais avec lequel il «partage la même vision du rugby», il a trouvé en finale une récompense à laquelle il était à cent lieux de songer, lorsqu’en septembre dernier le président Vincent Sevestre lui a confié les clés de l’entraînement. «Lulu», qui a chaussé ses premiers crampons à l’US Pontet à l’âge de cinq ans, avait quitté le club d’Alain Cortade quinze saisons plus tard, poursuivant sa route à Roanne (trois ans), Avignon (trois ans), Carpentras (cinq ans), Entraigues (un an), devenant à 33 ans entraîneur-joueur de Vedène, titre de champion de France à la clé, en 2004. Coach ensuite à Carpentras, il retourna à Vedène pour diriger, quatre saisons durant, les minimes et cadets. Il revient pour nous sur sa première saison à la barre de Caumont. A quoi est due votre victoire en finale ? «Nous nous attendions à un match difficile, mais nous avons su faire le dos rond dans nos moments faibles. Et entre la maladresse de Pomas et notre envie de ne rien lâcher, c’est finalement passé».

Quels ont été les trois joueurs clés de la finale ? «Une finale ne se gagne jamais seul, mais notre capitaine, Marius Gérin, a été un élément important du succès. Par ailleurs, l’essai inscrit par Damien Duros en fin de première mi-temps a eu le don de nous rassurer. Déterminante, également, a été l’interception victorieuse de «Titou» Chave, alors que nous étions dominés, et nous avons eu la chance de pouvoir tabler sur l’adresse de notre buteur, Romain Ricci».

L’accession en Division Nationale est-elle d’actualité ? «Je ne pense pas, car nous avons un tout petit budget et aucune subvention municipale».

Quel Caumontois a affiché les progrès les plus notables, depuis le début de la compétition ? «John Dumont, un ancien junior du SO Avignon ayant également évolué en Angleterre, est à Caumont depuis deux ans, et il nous apporte beaucoup par sa belle animation du jeu». Entre Pomas et Ille-sur-Têt, qui a été cette année le plus difficile à affronter ? «Les deux, mais Pomas a produit du beau jeu tout au long de la saison, les Audois étant moins forts physiquement que Ille et Caumont». Ce titre de champion a-t-il dépassé toutes vos espérances ? «Oui, car la saison a été longue, compliquée. Au départ, nous espérions seulement faire mieux que la saison précédente, où nous avions perdu en demi-finales de Coupe et de Championnat. Mais le fait d’avoir éliminé, en Coupe Lord Derby, trois équipes qui évoluaient dans des catégories supérieures (ndlr : tour à tour St Martin-de-Crau, Aussillon-Mazamet, Barcarès-XIII Laurentin), nous a ouvert les yeux sur nos possibilités».

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Grégory Tiquet, au centre, devant un autre bouclier, celui d’Elite 2 remporté par Benjamin, à gauche.

FEDERALE 2 CHAMPIONNAT Cinq Tiquet pour le prix d’un Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page24


Il y a des familles, comme ça, qui font beaucoup de bien au rugby à XIII. C’est le cas des Tiquet, incontournables en Cabardès. André fut un temps le président d’un club dont Didier, son frère, est l’actuel co-président. Lequel a trois fils, dont deux portent le maillot de Villegailhenc-Aragon XIII Cabardès, Benjamin, 32 ans, un des fers de lance de l’équipe d’Elite 2, et Grégory, de trois ans son aîné, maître à jouer de la réserve. Paul, de son côté a joué à l’AS Carcassonne jusqu’en Espoirs, et tous les cinq sont aujourd’hui autant au service du VARL que de la menuiserie familiale. La saison prochaine, le club perdra un Tiquet sur le terrain, mais en gagnera un comme dirigeant. Greg a en effet décidé de tourner la page - exemplaire - d’une carrière qui l’a mené de la MJC (où il a débuté à l’âge de cinq ans) aux juniors de l’ASC, où il disputa quelques matchs en première avant de rallier Pia l’espace de deux saisons, puis de retourner en 2012 à Carcassonne, pour finalement prolonger le plaisir au VARL, en famille, donc. Rencontre avec Grégory, qui parle avec son coeur quand il évoque le VARL...

de rater un match, pas un coach, et je veux profiter de mon épouse et de mes deux enfants pour, par exemple, passer quelques weekend en Espagne».

De joueur à entraîneur, il n’y a qu’un pas... «Non, je vais intégrer l’équipe dirigeante, mais couper avec le terrain. Un joueur, à notre niveau, peut se permettre

A quoi est due votre victoire ?

Comment s’est passée la relation entre les entraîneurs du VARL 2 et les joueurs, lors de cette première saison en Fédérale ?

«Tout le monde s’est régalé, mais il a fallu que les entraîneurs s’adaptent aux joueurs, et vice-versa. Patrice Satgé avait entraîné le Cabardès, il y a de cela quelques années. Il était partenaire du club et quand celui-ci a émis le souhait d’engager une deuxième équipe, il s’est montré intéressé par l’aspect convivial de l’aventure. Il y avait quelques débutants, dans le groupe, comme l’ailier Florian Roger, ou Jean Picornel, 18è en finale, et Patrice a surtout insisté sur les fondamentaux. Gaby Molinier, un autre ancien du Cabardès, était dans le même état d’esprit».

handicapés en début de saison par les vendanges, et ont eu le malheur de perdre deux matchs dans la première phase. Ensuite, en finale, Arnaud Rodenas n’a pas rencontré la même réussite dans les tirs au but qu’Anthony Doutre. En plus, ils sont partis à Cavaillon le matin du match, alors que nous étions au vert depuis la veille, et il manquait Alexandre Fontane dans leurs rangs. Enfin, et peutêtre surtout, ils ne s’attendaient probablement pas à une telle agressivité de notre part, en défense».

Qui est passé devant, au VARL ?

«Les cinq premiers plaquages de la partie ont été effectués conjointement par Yann Marchio, Maxime Banquet, Guillaume Philip. Et ils ont mis une telle intensité que cela a peut-être joué, psychologiquement. Yann a par ailleurs été aussi dur en attaque, mettant beaucoup de vitesse dans ses prises de balle».

Et du côté de Salses ?

«Le troisième ligne Sylvain Fru-

Pourquoi avoir aligné teau de Laclos et le demi Arnaud deux joueurs d’Elite 2, en Rodenas». finale ? «Quatre de nos joueurs partici- Vous faudra-t-il recrupaient à un mariage en Corse, ter pour conserver une deux d’entre eux étaient même tééquipe réserve ? moins, et c’était prévu de longue date. Nous n’étions donc plus que dix-huit joueurs disponibles. Sans cela, il n’aurait pas été question de faire appel à Anthony Doutre et à Maxime Banquet, qui auraient pris la place de ceux ayant évolué avec nous toute la saison».

«Oui, sachant qu’il faut au moins vingt-cinq éléments en début de saison si on tient à terminer celleci. Mais je ne suis pas inquiet. Certains joueurs, soit débutants soit inexpérimentés, n’avaient pas osé franchir le pas, l’été dernier, or vu le parcours que nous venons d’accomplir, nous ne manquerons pas de candidats, cette fois».

«D’abord, si nous devions rejouer ce match dix fois, nous en perdrions huit. Car les Salséens n’étaient pas à leur place, en Fédérale 2. Seulement, ils ont été

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U19

CHAMPIONNAT

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Préparateur physique du FC Lézignan l’année du doublé de 2011, Pascal Fournier a ensuite passé trois ans au XIII Catalan (2012 à 2015), avant d’intégrer cette saison le staff technique des U19 de Saint-Estève XIII Catalan.

Un joueur en réels progrès ?

Le plus assidû aux entraînements ?

Hugo Delaunay est un pilier qui Simon Estève et Joe Chan, mais était formaté pour le rugby à XV, Hugo Boudebza est pareillement et il est arrivé ici en surpoids. Il exemplaire. a eu le mérite de se transformer physiquement, et il est désormais Le plus discret bien plus affûté.

Ancien joueur de rugby à XV en séries inférieures, ce prof d’EPS de 38 ans à Espira-de-l’Agly a ap- Le plus régulier sur précié les efforts consentis par les protégés de Philippe Pidemunt et l’ensemble de la «Momo» Belmaziz, tout au long saison ? de l’exercice 2017-2018 couronné Lucas Aggery est passé de talonpar un nouveau titre de champion neur à demi, et il a cependant de France. parfaitement tenu la route.

hors du terrain ?

Quels sont les joueurs les plus remarquables, au plan athlétique ?

Hugo Boudebza.

Mehdi Bouajaj, qui a réalisé une superbe finale, et Romain Parès, qui possède des qualités mais est desservi par sa timidité.

Le plus volubile, à l’inverse ?

Simon Estève est un exemple pour tous, dans ce domaine, alors qu’Alexandre Huescar est également l’auteur de performances notables.

Le plus impressionnant, en salle de muscu ?

L’ensemble du groupe est assez homogène, mais globalement les juniors 3è année, sortent logiquement du lot, au même titre que les cadets Romain Khedimi et Joe Chan, pourtant âgés seulement de 16 ans. Hugo Boudebza se distingue, lui, par son explosivité.

Les Catalans les plus en vue, en finale du championnat ?

Joe Chan, gros travailleur, possède de belles courses, et c’est un joueur dur, dont l’attitude est à louer. C’est à mon sens le meilleur joueur de la compétition.

«Joe Chan est le meilleur»

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COUPE LUC-NITARD Sasha remercie Dgino Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page29


Léo, son frère, 22 ans, joue à Ferrals. Sasha, lui, sera encore U19 dans deux saisons, mais il a déjà atteint le Graal, en soulevant un trophée transporté ensuite par les juniors lézignanais «jusqu’au bout de la nuit», après l’incontournable halte au «79», pour partager pareil bonheur avec leurs fidèles supporters. Le très jeune, mais déjà habile et imaginatif arrière du FCL, revient sur la victoire des siens, au bout d’un duel splendide.

T’attendais-tu à pareille résistance de la part de Carcassonne ?

«Je pensais même que ce serait plus serré, compte-tenu de la qualité des avants de l’ASC. Mais la chaleur a finalement eu raison de leurs efforts. Nous étions plus athlétiques, et les avons usés, pour faire la différence en deuxième mi-temps».

A quoi devez-vous cette victoire ?

«A notre agressivité, notre envie, notre détermination. Nous étions très soudés, et avions d’ailleurs travaillé la-dessus, en amont».

Quel joueur lézignanais a le plus crevé l’écran, en

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finale de la Coupe ?

reprises, et est resté fort jusqu’au «Le plus influent a été Dgino bout, en dépit de la fatigue». Waeldo. C’était plus un travail de l’ombre, de sa part, mais il a per- Quel essai de la finale cé deux ou trois fois, a beaucoup défendu, a joué quatre-vingt mi- retiens-tu en premier ? nutes comme troisième ligne et «Celui de Dgino Waeldo, car il talonneur. Son expérience nous a restait environ un quart d’heure à jouer, et dans ma tête je me été bénéfique». suis alors dit : la Coupe est pour nous».

Et sur l’ensemble de la saison ?

Satisfait de ta

«Dorian Gouzy a véritablement explosé. Ce n’est pas pour rien performance en s’il a disputé plusieurs matchs en finale ? Elite 1, en fin de saison. Sa vitesse «Assez, oui, j’ai fait le job, et ma est impressionnante». première percée nous a remis dans le match».

Quel joueur de Que dois-tu améliorer Carcassonne a posé le en priorité piur être plus de soucis à plus utile encore à Lézignan, en finale ? «Le deuxième ligne Clément Ar- l’équipe, à l’avenir ? «Le soutien, en attaque».

COUPE LUC-NITARD Sasha remercie

rans, qui s’est échappé à plusieurs

Dgino

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U19 NATIONAUX CHAMPIONNAT «Il nous restait 10% de chances»

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A 29 ans, son genou a dit stop, mettant ainsi un terme à une carrière de joueur débutée au XIII Catalan à l’âge de dix ans. En cadets 2, le jeune arrière prend la direction de Saint-Estève.

Comment expliquer «l’absence» de votre équipe en première mitemps ?

Quels sont les autres leaders du groupe ?

«Le pilier Hugo Pujol, le talonneur Léo Llong, le centre Lucas «C’était à l’image de notre saison. Jampy, le troisième ligne Hugo Lors de la première partie de la Cordoba, et Hugo Fonda». compétition, en dépit de résultats probants, nous baissions trop Quel avenir pour les U19 vite les bras lorsque nous ne trou- du club ? Il y restera jusqu’en Espoirs, vions pas les bonnes solutions. «Cette saison a été meilleure que remportant la saison sui- Puis dans la deuxième moitié du la précédente, les joueurs étaient vante, en 2000, la Coupe championnat, nous avons enfin plus appliqués, avec comme avande France de cette catégorie compris qu’un match dure 80 mi- tage le fait que 80% des juniors nutes. A la mi-temps de la finale, 2017-2018 étaient encore là cette avec Pia, en belle compagnie j’ai dit aux joueurs qu’avec 20 année. Neuf d’entre eux seront se(Sébastien Terrado, Adel points de retard nous étions per- niors la saison prochaine, mais le Fellous, David Romero, Be- dants à 90%, mais qu’il nous res- groupe sera encore performant, noît Albert, Mathieu Ambert, tait 10% de chances et qu’il conve- avec dans ses rangs les plus jeunes, comme Laurent Vidal, VaGuillaume Knecht, Chris- nait de jouer celles-ci à fond». lentin Guénart, Léo Llong, Lucas tophe Lévy...). Direction enQuel fut le plus bel essai Jampy».

suite la Fédérale 3 de XV avec Millas, la Fédérale 2 avec Rivesaltes, avant de réussir le doublé Coupe-Championnat de Nationale 1, en 2008 avec Palau, club avec lequel, en suivant, il évolua en Elite 2.

de Ille, en finale ?

«Ils étaient tous beaux, mais celui qui nous a permis d’égaliser à 26-26 était forcément le plus important : Hugo Cordoba tape un petit coup de pied à suivre pour lui-même, il est repris un peu plus loin, et sur la chaîne suivante Hugo Pujol marque».

Quel rôle joue Jean-Louis Lligat, au sein du staff des U19 ?

«Essentiel, car il sait rappeler certaines valeurs aux jeunes, qu’il fréquente depuis qu’ils sont minimes. Il a surtout en charge la Depuis sept ans, Sébastien préparation physique, assisté par Maris est passé de l’autre côté Quel genre de capitaine son fils, Jessy. Mais si je mets en de la barrière. Il entraîne les place le système de jeu, nous nous est Duarte Pereira ? seniors d’Ille-sur-Têt pen- «C’est un deuxième ligne parais- partageons les tâches, aux entraîdant deux ans, les juniors sant timide au premier abord, nements, concernant les différents Fédéraux de Saint-Estève mais en fait toujours présent ateliers de travail». XIII Catalan l’espace d’une quand il faut passer devant. A saison, les juniors de Palau l’échauffement, il trouve toujours les trois ou quatre mots justes, durant deux ans, et enfin les prononcés au bon moment».

U19 d’Ille depuis la saison dernière.

Rencontre avec un éducateur de qualité, également à la tête des U14 d’Ille, et qui coupera avec le rugby la saison prochaine, pour profiter de sa famille, et notamment de son fils Romain, minime à Ille XIII, et karateka . Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page33


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COUPE TARBOURIECH

Un état d’esprit remarquable

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Jérôme De Azevedo, Peter Lima, Yannick Noel, Didier Garrigues, et le préparateur physique anglais Rory Simon, étaient aux anges, le soir de la victoire en Coupe.

Vainqueurs 25-18 de Lambesc-Salon en finale, les Toulousains, menés 13-12 à la mi-temps, n’ont été libérés que sur la fin. «Nous étions au coude à coude, ne menant que d’un point, avant l’ultime essai libérateur», poursuit Jérôme. Auparavant, la défense provençale avait notamment plié face à Manuel Oliva et Mamadou Wade, mais tout le monde a pris part à la victoire. «Franklin Olive, notre arrière, a été fantastique. Il est physique, et «Nous avions cette saison 50 fort dans les relances. Yann Rodrijoueurs licenciés dans nos guez a également brillé, particudeux équipes juniors, et nous lièrement au pied, Axel Fourcade, avons pu travailler efficacequi a pris des ballons difficiles, et ment», expliquait Jérôme. le demi-de-mêlée Louis Dussert, Comme en 2017, quand l’équipe ont aussi beaucoup apporté, mais avait atteint la finale, défaite 38c’est le groupe dans son ensemble 21 par l’Ecole Stéphanoise Rugby qu’il convient de féliciter». XIII, le parcours du TO cette anUn groupe qui n’a pas été à la noce, née a été remarquable, avec cette «car il a fallu surveiller comme le récompense en Coupe de France lait sur le feu l’arrière de Lambesc Juniors Nationaux, malgré la prédangereux avec ses appuis et ses sence en son sein de nombreux carelances, les demis possèdent de dets. grosses qualités individuelles, et le troisième ligne, le meilleur des

Provençaux, organise bien le jeu en même temps qu’il sait défier physiquement l’adversaire». «Nous avions gagné chez eux en début d’année, mais nous étions méfiants», souligne encore Jérôme De Azevedo, qui loue «l’état d’esprit exemplaire affiché tout au long de la saison» par ses protégés. Et la prochaine promet, car seul Mamadou Wade, né en 1998, devrait passer senior en 2018-2019, alors que bon nombre de juniors du TO sont de 2000 et 2001. De quoi voir venir. Et voir progresser un peu plus encore Axel Fourcade, par exemple. «Il n’est pas le plus costaud du pack, mais il s’est révélé cette saison en troisième ligne. C’est un leader, animé d’une grande vaillance». Et les plus jeunes de tous, Dylan Blin, et l’ancien joueur de Colomiers et Muret à XV, Anthony Guidez, ne seront certainement pas les derniers à montrer le chemin du succès.

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CHAMPIONNAT U16 «Un régal d’entraîner ce groupe» Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page37


Laurent Cazalet, an- Lequel sera toujours présent, la Yanis BELMAAZIZ : un saison prochaine, à la barre d’une particulièrement agréable à cien centre, arrière, équipe dont la moitié de l’effectif pilier entraîner, neveu de l’ex talonneur talonneur, de Pia passera en U19, alors qu’une quin- de Saint-Estève et de Pia, «Momo» zaine de U14 rejoindront le vivier Belmaaziz. jusqu’en juniors, puis des cadets. de St Hippolyte, est Marwan CHAOUCHA : Avec le neveu de un avant tenace, qui sera encore éducateur au XIII Cacadet en 2018-2019. talan depuis une di- Benoît Baby 17 d’entre eux ont brillamment zaine d’années. soulevé le «planchot», début juin, Tony LADURELLE : au Voici quatre saisons, il a pris en mains les U16 du club sang et or, et ne le regrette surtout pas.

et Laurent Cazalet a un mot pour club depuis les premiers pas, il chacun... passe junior et devra peaufiner son potentiel en travaillant dur, Julien ROSES : arrivé du cet été. Barcarès XIII voici deux ans, il se distingue par la qualité de ses déplacements, sa vision du jeu, et son grand sérieux.

Joe CHAN : énorme, il a le

rugby dans le sang et s’entraîne tous les jours, notamment avec les Juniors Elite. Après une défaite, il n’hésite pas à téléphoner ou à envoyer un message pour s’excuser !

Erwan MATHE : un preCar au delà du nou- mière année en nets progrès. veau titre de chamBABY : neveu de Benoît pion de France ornant Romain HUMBERT : pre- Alan mière année, il est resté six mois Baby, ancien international chamla vitrine des trophées, sans jouer, la saison passée, en pion de France avec le Stade Touet Clermont, il est rapide, au stade Gilbert-Bru- raison d’une blessure, mais il est lousain mais pas seulement. C’est un roc revenu au premier plan, avec sa tus, ce sont les qualités belle vision du jeu et ses atouts qui s’entraîne au quotidien depuis le 20 août dernier. humaines des joueurs physiques. qui, cette année, ont Damien HUESCAR : pre- Romain KHEDIMI : le capile plus séduit ce coach mière année, en provenance d’Ille taine. Lui aussi s’entraîne avec les Depuis la catégorie benjaaux petits soins pour XIII, il s’est parfaitement intégré. juniors. mins il sort du lot, et sa marge de Un joueur polyvalent qui constitue progession est gigantesque. ses protégés. un plus, au centre. «C’est un régal de travailler avec ces joueurs dont la politesse n’a d’égal que le talent», explique en effet le collaborateur de Ludo Beck. «Ce dernier a la responsabilité de la technique, Stéphane Baby est le préparateur physique, et je suis plus spécialement en charge du relationnel, participant en outre au travail sur la vidéo, et aux entraînements sur le terrain, alors que Michel Beck et José Huescar font aussi partie intégrante du staff», poursuit Laurent.

Thomas ESTEVE : et mentalement fort.

sérieux

Rubens CHAMPIN :

arrivé du XV voici trois ans, encore un peu timide mais doté de louables dispositions.

Bastien GARCIA : frère de

Maxime, le pilier de Sheffield, il opère à l’ouverture et sera encore cadet la saison prochaine.

Florian CUBRY : il sera éga-

lement encore avec nous en 20182019. Il met beaucoup de coeur à l’ouvrage, prend un maximum de Hakim BELKADRI : de la ballons, malgré son petit gabarit. volonté et du punch. Polyvalent, Surnommé «Petit tonnerre», il et très prometteur depuis déjà les s’est fracturé une pommette, en benjamins. finale.

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Ilies MIMOUNI :

un deuxième année à qui rien ne fait peur. Il compense son manque de poids par une incroyable envie. Eexemplaire à souhait.

Marwan FODIL :

un pilier puissant, qui sera encore cadet l’an prochain.

Ludo Beck et Laurent Cazalet savourent... Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page39


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CHALLENGE U16 «Le travail de sape a payé» Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page41


«C’est une affaire de famille», explique Thierry Pagès, l’entraîneur des U16 de Baho, vainqueurs du Challenge de la catégorie aux dépens de Limoux.

Thierry Pagès, qui a décidé de faire un break dans sa déjà longue carrière d’éducateur, est aux affaires à Baho depuis la résurgence du club, voici dix ans.

Le plus rapide du groupe ?

«L’arrière Julien Salvetat».

Le plus doué,

«Je suis les U16 actuels depuis qu’ils étaient poussins», rappelle techniquement ? En effet, suivez son regard : au sein celui qui a été formé à l’école de «Le troisième ligne Laurent Casde l’équipe figuraient Tanguy Ze- rugby de Saint-Estève XIII, avant tano». non, fils de Réchal, l’autre coach, de prolonger son plaisir de demi intervenant sur le système de jeu de mêlée ou d’ouverture jusqu’en Le meilleur et la composition de l’équipe, Va- Espoirs, sous le maillot bleu et lentin Fernandez, fils de Sébas- rouge, avant de défendre les cou- défenseur ? «Le talonneur Valentin Fernantien, le manager, et Julien Salve- leurs de Palau et du Barcarès. dez». tat, fils de Bertrand, préparateur physique et soigneur. Un trio de jeunes Geckos figurant parmi les plus performants de cette formation comprenant en son sein deux première année cadets, David Pena et Julien Salvetat, et dont la reconstruction est annoncée en vue de la saison prochaine, une dizaine d’entre eux étant désormais appelés à évoluer en U19.

Thierry, quels étaient Le plus constant dans les principaux atouts l’effort ? de l’équipe, cette sai- «Le pilier et capitaine Damien Dauzet». son ? «Le pack, compact, qui a d’ailleurs fait la décision, en finale du Challenge. Le travail de sape des avants a en effet porté ses fruits, Limoux finissant par craquer».

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CHAMPIONNAT U14 Vincent, Yacine, David-Paul et les autres... Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page43


Mohamed Belmaaziz, assistant de Philippe Pidemunt auprès des U19 de Saint-Estève XIII Catalan, est aussi et surtout l’un des trois techniciens, principalement en charge de la préparation physique, ayant conduit les U14 du XIII Catalan jusqu’au titre de champion de France. Une équipe également dirigée par Arnaud Raviglione et le joueur des Dragons U23, Clément Meunier, à l’arrêt depuis le début de saismoon en raison d’une opération de l’épaule, qui a signé cette année le doublé Coupe - Championnat, comme en 2016, lors de la prise de fonction de «Bel», et s’étant contentée en 2017 du titre de champion. «Momo» Belmaziz, qui a fait toutes ses classes à l’école de rugby de Saint-Paul de Fenouillet, remportant le championnat de

France Promotion en 1981 avec le SPAC, avant de passer trois saisons en Elite avec Pia, puis de rallier Saint-Estève via un crochet par Le Barcarès en Groupe B, était un talonneur de feu, d’une rare efficacité en défense. Un atout dont il a ensuite fait profiter Saint-Hippolyte XIII durant trois saisons, avant de ranger les crampons à 35 ans pour endosser la tenue d’entraîneur.

A l’image du capitaine et troisième ligne ou pilier Yacine, «très rugby et physique à la fois», d’Alexandre, «un centre en double licence à l’USAP», de Lucas, «un pilier réellement prometteur arrivé d’Elne XV, vaillant, gros plaqueur, et animé d’une folle envie».

Une finale au cours de laquelle se sont par ailleurs distingués, entre autres, «Vincent le pilier, Théo le troisième ligne ayant ensuite glissé à l’arrière», souligne «Bel», en Une saison à Saint-Laurent de la outre fort satisfait de ceux ayant Salanque XIII, en compagnie du affiché un maximum de régularité regretté Paul Okesene, deux à St tout au long de la saison. Hippolyte XV aux côtés d’un autre treiziste bon teint, Henri Gironès, et enfin trois à Salanque XV. A savoir «David-Paul, deuxième ligne grand et costaud, le demi Depuis trois ans, il sert à nouveau Guy, son pendant à la charnière, avec diligence son rugby originel, Matéo, l’ailier Yacine, Lagdar...» et ne tarit pas d’éloges sur les U14 ayant triomphé de Lézignan en finale. Autant de belles individualités s’étant mises au service d’un colA l’image du capitaine et troisième lectif qui a fait fureur, en finale.

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CHALLENGE U14 Des Bahotencs solidaires

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Ils sont trois à avoir guidé leurs jeunes protégés jusqu’à la victoire en finale : Gérard Dediès, en charge de la tactique et du jeu collectif, Jean-Benoît De Maury, plus spécialement attaché à l’organisation des ateliers de travail, aux entraînements, et Olivier Martinez, qui veille particulièrement à la motivation et à la discipline. Les deux premiers faisaient déjà équipe la saison précédente à la barre des benjamins. Et si «JB» est éducateur depuis déjà six ans chez les Geckos, Gérard fait partager à l’école de rugby sa longue expérience depuis un peu plus longtemps encore. Depuis la création de celle-ci, en fait, en provenance d’un autre prestigieux nid de champions, l’AS Saint-Estève.

sur Ille-sur-Têt, en finale, qui a réjoui Gérard Dediès : «Notre adversaire était de grande qualité, agressif dans le bon sens du terme en première mi-temps, avant de voir notre équipe réagir positivement, après la pause. Les jeunes sont entrés avec plus de détermination, plus de solidarité, pour finalement l’emporter alors que Baho et Ille étaient très proches l’un de l’autre, avec jusque-là une victoire chacun en championnat».

Un talonneur de 12 ans

Une équipe de Baho au sein de laquelle le talonneur Alexis Scimone, frère cadet de Bastien, Dragon Catalan U19, et cousin de

Maxime, pilier de Palau, était le plus jeune, du haut de ses 12 ans et huit mois. Accompagné, notamment, du trio roi Louis Fourès, pilier, Léopold Jammet, deuxième ligne, Maxime Masuaute, arrière. «Trois joueurs qui se sont plus particulièrement distingués», relève Gérard Dediès, alors que sur l’ensemble de la saison, celui-ci cite volontiers, «pour leur régularité dans les performances, Louis et Léopold encore, le deuxième ou troisième ligne Enzo Delbé, plus gros plaqueur de l’équipe, qui a affiché une agressivité positive, et le demi Adrien Sire», petit-fils de Jean, qui a été longtemps un dirigeant actif du comité du pays catalan.

Un club qu’il avait auparavant servi comme joueur, à l’ouverture, époque José Calle, Jacques Jorda, Didier Meynard, avant de brusquement stopper sa carrière en Elite, les deux genoux abîmés en l’espace d’un an. Plus jeune, Gérard Dediès avait défendu les couleurs de la MJC Carcassonne, de l’ASC en juniors, et sur le tard il évolua, jusqu’à l’âge de 36 ans, dans divers clubs du pays catalan, dont Baho. Aujourd’hui, à 60 ans, la flamme treiziste brûle toujours. Au service des U14, dont onze d’entre eux passeront en U16, en 2018-2019, alors que les minimes, lauréats du Challenge, bénéficieront du renfort de douze benjamins récent vainqueurs du Tournoi de la Ligue Occitanie, au Barcarès. Ils seront donc 26 U14, en septembre, sur la ligne de départ d’un championnat au sein duquel ils espèrent faire au moins aussi bien que cette année, avec une victoire

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FEMININES ELITE CHAMPIONNAT La parole à deux championnes

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Auteures chacune d’un doublé, Elodie Moinache et Aude Goubaïrate ont été parmi les Toulousaines les plus en vue lors de la finale remportée 28-14 sur Lyon-Villeurbanne-Vaux-en-Velin. Questions pour deux championnes de haut niveau.

Qu’est-ce qui différencie Lyon de Biganos, sur un Quelles qualités possède terrain ? Aude (Elodie), sur et hors Elodie : «Les Lionnes sont plus rapides, et ne baissent jamais les du terrain ? saison».

Elodie : «Aude s’appuie sur une excellente vision du jeu, et relance efficacement. Sinon, elle a un véritable sens de l’accueil, vis à vis des Combien de finales de nouvelles». championnat de France Aude : «Elodie est très puissante, avez-vous remporté ? et libère adroitement le ballon Elodie Moinache : «C’est la pre- après contact. C’est une fille exmière. La saison dernière je jouais travertie, qui s’est idéalement inpremier centre au Stade Toulou- tégrée à notre groupe». sain, à XV, après avoir précédemment évolué au SC Chaudron Rugby, à Saint-Denis de La Réunion. Aujourd’hui je préfère le XIII, car il y a plus de contacts, et l’ambiance à Toulouse Ovalie est excellente. Nous formons une famille». Aude Goubaïrate : «C’est mon deuxième titre. Le plus beau était celui conquis en 2017, car avec les plus anciennes, Sonia Zaghdoudi,, Ambre Decarnin, Alice Varela, nous avions perdu les finales 2014, 2015, 2016. Auparavant, j’avais joué treize ans au Handball, au PLGC de Nouméa».

La meilleure zoulouzen en finale ?

Elodie : «Cyndia Mansard, pour ses départs derrière le tenu, dont nous avons profité tout au long de la saison». Aude : «Cyndia Mansard et Alice Varela, car elles possèdent le meilleur mental et se montrent ainsi les plus efficaces dans les moments difficiles rencontrés en cours de match».

La meilleure Lyonnaise ?

Elodie : «La capitaine Fayina Moussa». Aude : «Elsa Bedu nous a posé le plus de problèmes, via ses excellentes courses et son envie, même si c’est ensemble de l’équipe qui s’est montré à la hauteur, cette

bras, les Girondines sont plus expérimentées». Aude : «Les Lyonnaises courent beaucoup, et son hyper vaillantes. Biganos a une meilleure maîtrise de son rugby, et profite notamment de l’expérience internationale d’Anaïs Mikalef».

QUESTIONS POUR DEUX CHAMPIONNES DE HAUT-NIVEAU

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FEMININES - DN

Les Cigales en famille

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Caumont-sur-Durance était doublement aux anges, le 24 juin. Pendant que les garçons, à Cavaillon, enlevaient le titre de Fédérale 1, les Cigales, à Port-Barcarès, soulevaient le bouclier U16. Et la troisième mi-temps avait forcément un esprit de famille quand on sait que plusieurs joueuses et joueurs sont liés.

On suppose que sa Un match qui survenait une segrande expérience vous a maine après avoir perdu à domicile contre Montpellier, alors que été précieuse... «Sa carrière internationale parle en sa faveur, et c’est notre leader, sur le terrain, au poste de talonneuse. C’est une métronome, sa vision du jeu est exceptionnelle, d’où sa capacité à jouer les bons coups. En plus elle fait mal à ses adversaires en défense, et possède la faculté d’enchaîner les plaquages».

nous menions un moment 16-0...»

L’adversaire le plus redoutable, cette année ?

«Montpellier, justement. Une équipe dont les filles courent énormément, se relevant sans problème après avoir essuyé de gros plaquages. Elles proposent un rugby désorganisé, fait de passes croisées, de petit jeu dans les inLaurianne Guigue est Vous attendiez-vous à tervalles, et sont donc très diffil’épouse de Marius Gérin, ciles à contrer. Il faut également remporter le titre ? Cindy Chave celle de Chris- «Au départ de la saison, nous citer Carcassonne, pour sa soliditophe, Jessika Guehaseim savions pouvoir compter sur un té». la compagne de Jake Hazell, gros collectif, nous y pensions Julie Dauphin celle du pré- donc forcément, mais du rêve à la Comptiez-vous des sident Vincent Sevestre, et la réalité... D’autant plus que l’exer- débutantes, cette saison cice passé avait été compliqué, ? présidente Katia Bounoura nous incitant à repartir sur un «Quelques-une, comme Inès Tadcelle de Ange Ramoino. nouveau cycle». miri, une ailière de 17 ans, qui arrivait du Touch rugby, comme sa Mais la famille, c’est aussi Qui s’est soeur, Anita. Et plusieurs autres n’ont que deux ans de rugby dercelle que forment les joueuses particulièrement rière elles». du XIII Provençal de Cau-

mont, vainqueur en finale grâce aux cinq essais de Laura Melani, Nathalie Verola, Cindy Chave, Laurianne Guigue, Elodie Pittana. Et Baptiste Faure en est l’heureux entraîneur, à tout juste 25 ans.

illustré, en finale ?

«Outre Laurianne, auteur d’une grosse prestation, les piliers Jessika Guehaseim et Elodie Pittana, la centre Julie Dauphin, Melissa Panicucci...»

Envisagez-vous d’accéder à l’Elite ?

«Pas dans l’immédiat. Nous nous sommes donné trois ans pour retrouver l’Elite. Nous devons Que retiendrez-vous en d’abord solidifier l’existant. Nous premier de la conquête espérons ainsi avoir Cavaillon comme équipe réserve, à 9. Après Rencontre avec un du titre ? leur victoire, les filles ont assisté à «Pour tout le groupe, ce fut un la finale Elite, et ont pu constater passionné. grand moment d’émotion de voir l’écart qui sépare celle-ci de la DiQu’est-ce qui vous a Nathalie Verola stopper sa car- vision Nationale. Physiquement, enclin à entraîner les rière avec un titre, à plus de qua- et surtout tactiquement. Nous alrante ans». Cigales ? lons faire en sorte d’étoffer notre «Je joue à Caumont depuis quatre effectif, en espérant par exemple ans, mais la concurrence est vive Quel a été votre meilleur retrouver Justine Carrot, qui au sein de l’effectif, et en début de match, cette saison ? avait mis sa carrière entre parensaison, j’ai alors saisi l’opportuni- «L’élément déclencheur de notre thèses pour raisons professionté de continuer à vivre ma passion belle fin de parcours a été notre nelles». via une nouvelle expérience. J’ai victoire à Carcassonne, où nous passé le diplôme d’entraîneur, et avions réussi à l’emporter en déLaurianne Guigue m’épaule effi- pit de nos nombreuses fautes, les cacement aux entraînements». filles ayant su se serrer les coudes.

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FEMININES U16 Le don de soi et la nièce de Suta Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page51


Pedro Martinez a joué contre... Pedro Martinez, voici quelques années déjà. L’un avec Carpentras, l’autre avec Montpellier. Et pour éviter toute confusion, sachez que c’est ce dernier qui a guidé jusqu’au titre les minimes-cadettes de Rugby Marseille Treize Avenir, aux côtés de l’incontournable Eric Drevet, à l’origine du projet de rugby à XIII féminin sur Marseille, voici une dizaine d’années..

cette saison».

nir de la finale c’est le comportement exemplaire, l’état d’esprit, le Quelle est la force des don de soi énorme».

Marseillaises ?

«Leur cohésion. Les filles sont issues à 80% du collège Versailles, et elles ont été plusieurs fois chappionnes de France UNSS minimes».

Le niveau en scolaire n’est-il cependant pas différent de celui du championnat ? «Si, mais plusieurs filles évoluent aussi en U15, avec les garçons, ce qui compense le manque d’expérience de l’ensemble, et puis au-delà du score, ce qu’il faut rete

Et une star...

«Le mot est trop fort, mais Maïlys Borac, qui entrera au Pôle Espoirs de Salon à la rentrée scolaire prochaine, est un phénomène. Walisienne, et nièce de l’ancien deuxième ligne international français du RC Toulon, Jocelino Suta, elle joue pilier avec la sélection masculine du comité des Bouchesdu-Rhône. C’est une joueuse polyvalente, très puissante, et intelligente. Elle impressionne aussi par sa capacité à retenir ce qu’on lui enseigne».

Des mini lionnes plus heureuses que leurs aînés de l’entente Montpellier-Marseille, défaites en finale DN par le XIII Provençal. Car elles n’ont laissé aucune chance aux Griffonnes de Réalmont (48-18). Un titre en forme de revanche, pour les deux Samira, Lena, Joumrati, Tania, Siliya, Carla, Maïlys, Rabouan, Nafissa, Natasha, comme nous l’explique Pedro.

Réalmont, cela restait un mauvais souvenir pour vous, avant le coup d’envoi de la finale...

«Nous avions en effet essuyé deux lourds revers contre cette équipe, cette saison, alors que nous avions remporté tous les autres matchs, c’est dire si les filles étaient motivées à l’idée de les retrouver. Preuve que ce n’est pas parce qu’on perd qu’on échoue».

Le bouclier ne vous quitte plus, du coup...

«Il n’y a qu’un seul nom, celui de notre club, inscrit dessus, depuis la création du championnat U16, voici trois ans. Nous avons d’abord battu Ayguevives à deux reprises en finale, puis Réalmont

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XIII FAUTEUIL CHAMPIONNAT ELITE 1 «Les étoiles dans les yeux de Jean-Marie» Fédération Française de Rugby à XIII - PLANETE XIII - Juillet 2018 - N°11 Page53


Laurent Despuès, le capitaine des Dragons Handi Rugby, revient sur la finale et dit tout le plaisir que la victoire a procuré, chez les derniers arrivés dans le club catalan. Esprit collectif épinglé au maillot, il aime faire partager sa passion. Laurent, vous attendiez-vous à pareille résistance de la part d’Avignon ?

«Oui, et nous nous étions préparés à ce match rugueux. Les autres équipes de la compétition tablent davantage leur système sur la rapidité, le SOA se concentre plus volontiers sur l’impact physique. Les Provençaux ont affiché une envie à toute épreuve, à Laroque d’Anthéron, et c’est tout à leur honneur».

Votre tactique consistait-elle à laisser venir l’adversaire ?

Quel joueur catalan vous a fait la meilleure impression, en finae ?

plus on progresse. Sa montée en puissance, depuis son arrivée à Perpignan, est en tout cas exceptionnelle».

Est-ce difficile de se motiver quand on a remporté, comme vous, autant de titres ?

«L’expérience et la vélocité de Nicolas Clausells ont à nouveau fait merveille. C’est un joueur hors normes, qui a été au-dessus de tous les autres, en finale. Contrairement à la rencontre précédente, il est parvenu à ne pas sortir du «J’en suis à mon septième, comme Nico Clausells, et Gilles match». doit en posséder deux de plus, mais notre motivation est intacte Qu’apporte de plus son car notre challenge, cette saison, consistait à amener les nouveaux, oncle, Gilles comme Arnaud Vargas et Jérémy Bourson, d’abord à une victoire Clausells ? «Sa sérénité, comme on s’en est en Coupe de France, ensuite au aperçu en deuxièmpe période. A doublé. Je n’oublie pas que moila mi-temps, j’avais demandé à même, quand j’ai rejoint ce club, mes coéquipiers de se reposer sur ce sont Cyril Torrès, Fabien Plaza, Gilles Clausells, qui m’ont amené lui». en haut de l’affiche». Vous semblez tenir à cette transCelui qui a le plus mission... «Oui, notre club est un tout. progressé depuis le Jean-Marie Cros, qui n’a pas discoup d’envoi de la puté la finale en raison de son lourd handicap, avait néanmoins saison ? «Arnaud Vargas, d’abord parce des étoiles dans les yeux, après le que il travaille beaucoup, et qu’il coup de sifflet final. Comme Joel est très à l’écoute, ensuite car Lacombe, qui a peu joué dans sa classification à deux points cette rencontre, mais qui persél’oblige à disputer l’intégralité des vère depuis son arrivée ici depuis deux ans, malgré son handicap». rencontres. Et plus on joue,

«Non, nous tenons à imprimer d’entrée de jeu notre vitesse d’exécution, entre autres sur la réalisation des tenus, mais nous éprouvons souvent des difficultés à pleinement entrer dans le match. Il nous faut généralement dix à quinze minutes avant de trouver le rythme adéquat. Mais cela dit, nous savons faire preuve de patience, pour fréquemment scorer en fin de première mi-temps, puis en seconde».

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FAUTEUIL - CHAMPIONNAT ELITE 2

Le baroud d’honneur de Cahors

Le dernier match de la belle histoire des Diables Cadurciens

s’est achevé par une victoire sans appel (62-24) contre les Treiz’aribos d’Apt, mais si faute d’effectif suffisant, le club ne repartira pas la saison prochaine, un autre, voisin, pourrait voir le jour. Sébastien Peytavie, âgé de 36 ans, à la fois joueur et responsable de l’équipe du Lot depuis 2011, habite en effet Sarlat. Et il compte bien convaincre suffisamment de joueurs pour offrir à la capitale du Périgord noir une équipe de XIII Fauteuil à la rentrée sportive prochaine.

«Nous avons débuté la saison avec 13 joueurs, nous n’étions plus que 7 avant la finale, et celle-ci a constitué pour nous un baroud d’honneur», explique le leader d’une équipe qui avait à coeur de prendre sa revanche sur des Provençaux vainqueurs à Sarlat, lors de la phase de brassage. «Nous déplorions alors nombre de blessés, et avions en outre pris ce match probablement un peu trop à la légère». Cahors a en tout cas assumé pleinement son rôle de favori, en finale à Laroque d’Anthéron, les Diables ayant en effet au préalable rivalisé avec leurs adversaires de la première phase, perdant quelques rencontres par un écart allant de deux à six points.

Une équipe au sein de laquelle l’international Dany Denuwelaere mettra sa carrière entre parenthèses, en 2018-2019, et qui était accompagné en finale par le capitaine Méderic Gaubert, Sébastien Peytavie bien sûr, le vétéran Christophe Mazel, bientôt 50 ans, Gilles Delabac, Jérôme Seixas, Kevin Marineche, tout juste âgé de 20 ans, et Christophe Verlingue. Une partie d’entre eux se tournera prochainement vers le Handi Basket, qui jouit d’une belle dynamique à Cahors, d’autres seront à la base de la probable naissance de la première équipe de XIII Fauteuil de Dordogne.

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