

Sommaire
Introduction
Comment utiliser cet ouvrage
Glossaire de la couleur
Les attributs de la couleur
Introduction
Teinte
Valeur
Saturation
Température
Transparence et opacité
Les couleurs primaires
RVB : Rouge – vert – bleu
CMJ : Cyan – magenta – jaune
RJB : Rouge – jaune – bleu
À la recherche des primaires parfaites
Le mélange des couleurs
Couleurs analogues et tendance
Couleurs analogues
Les interactions de couleur
Introduction
Intensité et poids
Transitions et volume
Pigments et peintures
La nature de la peinture
La fabrication de la peinture
Catalogue des pigments

En menant les recherches et les expérimentations nécessaires à la rédaction de cet ouvrage, j’ai invariablement constaté que plus j’en apprenais sur la couleur, plus il m’en restait à apprendre, tant le sujet est vaste et complexe.

Chromie – Vient de chroma, le mot grec pour « couleur ». Ce terme a été popularisé par A. H. Munsell pour décrire la pureté ou l’éclat d’une couleur. Dans cet ouvrage, j’utilise le synonyme plus courant de « saturation ».
Couleur – Terme très général, mais souvent utilisé comme synonyme de teinte.
Couleur complémentaire – Deux couleurs diamétralement opposées sur le cercle chromatique. Souvent, elles voient leur saturation diminuer lorsqu’elles sont mélangées, et donnent
Échelle des gris
une couleur neutre, sous forme de gris ou de noir.
Couleur dégradée
– Couleur à laquelle on a ajouté du blanc, ce qui la rend plus claire et moins saturée.
Couleur insaturée
– Couleur à laquelle on a ajouté du gris, ce qui modifie sa valeur et la rend moins saturée.
Couleur opposée
– Couleur correspondant à la post-image rétinienne d’une autre couleur. Lorsqu’on fixe une couleur suffisamment longtemps, puis qu’on détourne le regard et ferme les paupières,
on voit une autre couleur ; il s’agit de la couleur opposée (rouge vs vert, bleu vs jaune, noir vs blanc). Cette théorie fut proposée en 1892 par le physiologiste Ewald Hering (1834-1918), et se rapproche beaucoup de la théorie des couleurs complémentaires, bien que la première traite de la perception d’une couleur, et la dernière de la création physique d’une couleur par mélange de peinture.
Couleur primaire
– Couleur pure du spectre qui ne peut résulter d’un mélange d’autres couleurs. En peinture, il s’agit le plus souvent du rouge, du bleu et du jaune (voir p. 88).

GUIDE PRATIQUE SUR L’AJOUT DES COMPLÉMENTAIRES
Le schéma ci-contre montre un cercle chromatique dans l’ordre du spectre, et les couleurs complémentaires nécessaires à chaque couleur pour les neutraliser et créer du noir, ou du quasi-noir. Ce schéma a été un vrai casse-tête à élaborer, mais a donné quelques résultats intéressants. J’espère qu’il vous sera utile quand vous essaierez vous-même de changer la valeur des couleurs en peinture.
Quelle est la complémentaire de ma couleur ?
Dans cet exercice, posez-vous les questions suivantes :
Y a-t-il une tendance chaude ou froide dans mes couleurs primaires dont il faut que je tienne compte pour trouver leur complémentaire ?
Dois-je ajuster les proportions des couleurs primaires que je mélange ?
Puis-je utiliser une couleur secondaire toute prête ?
En théorie, le principe est simple. Mais dans la pratique, il faut associer les couleurs de manière très spécifique pour créer du noir. Par exemple, si vous ajoutez du violet à un jaune qui n’est pas tout à fait équilibré, vous pouvez obtenir un verdâtre foncé ou une couleur orangée assez éloignée du noir. Les proportions doivent être très précises pour que les mélanges neutralisent toute couleur visible et créent du noir.
Mais quel est le but ? Eh bien, si vous arrivez à déterminer exactement de quelle teinte vous avez besoin pour neutraliser votre couleur de départ, vous pourrez créer un noir qui foncera votre couleur sans influencer sa teinte. C’est extrêmement utile quand on veut garder la teinte, mais en la fonçant progressivement. En termes de dimensions chromatiques, cela vous permet de foncer directement sans vous déplacer sur l’échelle des teintes.


