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DU 25 JUILLET AU 14 AOóT 2009

MUSIQUE DE CHAMBRE MUSIQUES D'AUJOURD'HUI

BALADES MUSICALES

JAZZ CINƒMA

ATELIERS

MUSIQUES IMPROVISƒES

RENCONTRES

MUSIQUES DU MONDE

24f!ejujpO VALLƒES DU CHAMPSAUR ET VALGAUDEMAR / PAYS GAPEN‚AIS / HAUTES-ALPES


ÉDITOs

Voici treize ans que le festival de Chaillol crée l’événement durant la saison estivale. Alternant musique classique, jazz, musiques improvisées et musiques du monde, cette manifestation a su jouer avec succès la carte de l’originalité et de l’éclectisme. En tant que Président du Conseil Général des HautesAlpes mais surtout en tant qu’élu du Champsaur, c’est pour moi un réel plaisir d’avoir vu grandir ce festival sous la direction de Michaël Dian et de Marc Lourdaux. C’est grâce à eux, grâce aux artistes, à l’ensemble des bénévoles, mais aussi grâce aux collectivités locales à l’image de la commune de SaintMichel de Chaillol et de son maire Gérard Blanchard ou de la Communauté de Communes du Champsaur, que le festival de Chaillol a su se structurer et acquérir ses lettres de noblesse, tout en gardant son ancrage dans les vallées du Champsaur et du Valgaudemar ou dans le pays Gapençais. Une implantation à l’échelle du territoire a laquelle je tiens tout particulièrement avec un programme réparti sur des sites aussi divers que Saint-Michel de Chaillol, Chorges, Montmaur, Saint-Firmin, Tallard, Gap, Saint-Bonnet, Le Noyer et Saint-Léger-les-Mélèzes. Pour l’édition 2009, un menu savoureux attend les festivaliers et mélomanes. Pour le Conseil Général des Hautes-Alpes, pour la Communauté de Communes du Champsaur, le festival de Chaillol 2009 s’annonce à nouveau comme un moment fort et privilégié de la saison estivale. Un événement culturel majeur, dans un département où la musique résonne non seulement avec la montagne mais aussi en étroite communion avec l’ensemble des haut-alpins. Je vous souhaite de bons moments musicaux au cœur de ce territoire d’exception. Jean-Yves Dusserre

Président du Conseil Général des Hautes-Alpes Président de la Communauté de Communes du Champsaur

Depuis sa création, le festival de Chaillol représente une démarche humaine, vivante, en mouvement. En faisant le choix de venir jouer à Chaillol, ce sont les artistes qui ont lancé et entretenu cette dynamique. Le processus s’est nourri de la rencontre avec un territoire, ses habitants et ses vacanciers, avec un public. Une nouvelle étape a été franchie, cette année, grâce aux six concerts programmés dans le pays gapençais de janvier à juin : ce temps différent a permis de nouvelles découvertes, des échanges très riches. En proposant un rythme différent sur trois semaines, en tentant de réinventer les balades musicales, de multiplier les moments de rencontre, cette 13e édition du festival témoigne de notre volonté de trouver de nouvelles résonances entre la musique et nos vallées de montagnes. La structuration et la professionnalisation de l’organisation, entamées il y a quelques années, nous permettent de concrétiser ces projets. Cette démarche se concrétise aussi par la création d’une nouvelle association, « Les Amis du festival de Chaillol ». Ce nouvel espace de rencontre est le vôtre : public, bénévoles, élus, musiciens. Il est le complément indispensable du festival pour insuffler cette vie, ces envies qui permettent de poursuivre l’aventure. Une aventure à partager... Marc Lourdaux

Président de l’Espace Culturel de Chaillol


Crise. Rarement mot aura autant colonisé nos esprits. Crise financière, sociale, environnementale, morale… Crise de la culture, disent certains, qui voudraient du même coup signer l’acte de décès de la démocratisation culturelle et renvoyer la culture dans le champ des activités strictement commerciales. Crise donc, globale et planétaire. Un petit détour vers l’étymologie du mot vient l’éclairer autrement. L’origine grecque pointe le moment décisif, l’exigence et l’urgence d’une réponse. La crise, c’est ce moment charnière où tout se joue et où ça doit se décider. Nous y sommes…

Nous croyons qu’autre chose se joue, de bien plus profond, que l’on revient à la culture et aux œuvres comme on revient aux sources. Car les œuvres - et les artistes qui les créent - sont une aberration magnifique, un accident nécessaire sur nos routes trop parfaites, elles contrarient le flux qu’on voudrait toujours tendu et obligent au détour, renvoyant chacun à son intériorité, à son temps propre, abolissant tout repère extérieur, toute norme imposée. Parfois difficile, la confrontation avec l’œuvre reste un tête à tête stimulant, nourrissant, salvateur.

Pourtant, dans ce vacillement de tout, la culture se porte bien. La consommation culturelle résiste, disent les économistes. Bien sûr, il faudrait y regarder d’un peu plus près, voir qui consomme quoi, mais la tendance est là...

Et surtout, si les œuvres savent durer, triompher des siècles et du bruit des hommes, c’est qu’elles disent l’essentiel : le monde résiste. Tout n’obéit pas aux règles édictées, le monde ne se plie pas devant notre volonté de puissance, face à la seule raison instrumentale qui ne sait plus tolérer le moindre obstacle. Le monde ne se possède pas, il se traverse, et il faut apprendre à en jouir. Il est le témoin silencieux de notre présence éphémère et anxieuse. Nous en héritons, et devons en assurer la transmission, vivante, à ceux qui sont près de nous, après nous. Il s’offre en partage, et nous échouons à n’y voir qu’enjeux de pouvoir ou d’argent. Ce qu’il dévoile de beauté nous rappelle à notre humanité, dessine les contours d’une utopie et nous dit tout bas qu’il s’en faudrait de peu pour que nous soyons bien.

On dira que la culture, dans les moments difficiles, est un exutoire ou une consolation, qu’elle fabrique de la cohésion sociale, qu’elle donne des formes socialement acceptables à l’indignation et à la révolte, qu’elle est une soupape bien utile.

Et reviennent les mots inspirés de Jean Monnet, utopiste s’il en est, qui sonnent toujours aussi justes aujourd’hui : « les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »

Comme toujours dans les situations critiques (autre occurrence du krisis grec), la question de la culture et de son utilité réapparaît, intacte et dérangeante : que peuvent les œuvres et les artistes face à la brutalité du monde, de quelle utilité sont-ils dans les situations d’urgence sociale ? Comment exiger des décideurs publics des choix budgétaires en leur faveur alors que tout doit être fait pour mettre à l’abri les plus fragiles d’entre nous ?

Bon festival. Michaël Dian

Directeur du festival


calendrier

juillet 25

21h

Clásico y Moderno

Saint-Michel de Chaillol Église du hameau

D 26

21h

Clásico y Moderno

Montmaur Château

L

27

21h

Clásico y Moderno

Saint-Firmin Église

S

Ma 28

21h

Intégrale Beethoven 1 Tallard Château

Me 29

21h

Victor Villena en solo

Saint-Laurent-du-Cros Temple

J

30

21h

Vanessa Wagner

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

V

31

21h

Intégrale Beethoven 2

Montmaur Château

21h

Cinéclub

Saint-Bonnet Cinéma

D 2

9h

Balade musicale

lieu à préciser

21h

Intégrale Beethoven 3

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

L

18h30

Quatuor de marimba Beat

Gap Jardin du couvent de la Providence

Ma 4

21h

Quatuor de marimba Beat

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

Me 5

21h

Frank Woeste Trio Tallard Château

J

6

21h

Frank Woeste Trio

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

V

7

21h

Frank Woeste Trio

Montmaur Château

S

8

21h

Cinéclub

Saint-Bonnet Cinéma

D 9

9h

Balade musicale

lieu à préciser

21h

Mieko Miyazaki en solo Le Noyer Église

L

21h

Chen Halevi

21h

Cordes orientales, cordes occidentales Tallard Château

Ma 11

21h

Cordes orientales, cordes occidentales

août S

1

3

10

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

21h

Hommage au temps

Saint-Léger-les-Mélèzes Église

Me 12

14h & 17h

L’arbre reconnaissant

Gap Musée Muséum départemental

21h

Hommage au temps

Chorges Église Saint-Victor

J

13

21h

L’arbre reconnaissant

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau

V

14

21h

Hommage au temps

Saint-Michel-de-Chaillol Église du hameau


Clásico y moderno de Gustavo Beytelmann Victor Villena et le Quatuor Benaïm Église du Hameau de Saint-Michel samedi 25 juillet / 21h Château de Montmaur dimanche 26 juillet / 21h Église de Saint-Firmin lundi 27 juillet / 21h Victor Villena

Q

bandonéon

Yaïr Benaïm Yuri Kuroda

Q Q

Archil Kharadze Paruyr Shahazizian

Q

violon violon

Q

alto

violoncelle

Gustavo Beytelmann

Clásico y moderno Anibal Troilo

Che Bandoneon Daniel Binelli

Suite pour bandonéon Diablito (arrangement Julio Pane)

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Rencontre improbable entre un instrument populaire et un groupe instrumental des plus classiques. Et pourtant, le bandonéon et le quatuor à cordes sont faits pour s’entendre : le quatuor à cordes a toujours été présent dans les ensembles de tango. Le bandonéon, par ailleurs, n’est pas né dans les bordels de Buenos Aires, mais en Allemagne, où il remplaçait l’orgue. Quant aux quatuors à cordes, ils ont joué de la musique légère, de danse ou d’accompagnement pour toutes les cours d’Europe. Quoi de plus naturel dès lors que d’accorder bandonéon et quatuor à cordes, les deux exprimant la gamme de sentiments foisonnants de la rage à la mélancolie. « Musique de confluences, musique d’aujourd’hui, Clásico y moderno est l’expression d’un tango inventif d’ici et d’aujourd’hui d’un Argentin d’ici et d’aujourd’hui », conclut Andrea Cohen, ami du compositeur Gustavo Beytelmann. Victor Villena, qui revient à Chaillol après les concerts donnés avec le Quinteto el Despues en 2008 et sa prestation cet hiver en solo, a demandé au quatuor Benaïm de reprendre avec lui Clásico y moderno, écrit par Gustavo Beytelmann pour le quatuor qui l’a créé et déjà enregistré. « Argentin de Paris » comme Beytelmann, Victor Villena a l’habitude de dire que, lors de ses séjours en France, il se sent profondément Argentin ; mais, dans son pays, les Argentins le voient comme un Européen. Résidant également à Paris, le quatuor Benaïm réunit des musiciens venus d’Israël, du Japon, de Géorgie et d’Arménie.


Intégrale des sonates pour piano et violoncelle de Ludwig van Beethoven (I) Château de Tallard Mardi 28 juillet / 21h Renaud Guieu

Q

violoncelle

Laurent Wagschal

Q

piano

Ludwig van Beethoven

Sonate n°1, opus 5 n°1 en fa majeur Elliott Carter

Sonate pour violoncelle et piano Ludwig van Beethoven

Sonate n°5, opus 102 n°2 en ré majeur

Trois violoncellistes et trois pianistes, trois lieux pour trois concerts uniques autour des cinq sonates composées pour piano et violoncelle par Ludwig van Beethoven (1770-1827). « Beethoven est un créateur de chimères musicales », écrivait Roland Barthes, lui-même pianiste amateur. Même si l’œuvre pour piano et violoncelle de Beethoven se limite à cinq sonates et trois cycles de variations, ces cinq sonates racontent le parcours de toute une vie, des ambitions et des réussites de l’homme et de l‘artiste. Beethoven s’engage dans la voie d’une nouvelle musique : il donne plus d’importance aux interprètes, qui ne sont plus là pour égayer le quotidien d’un souverain ou de riches bourgeois. Avec la moindre sonate de Beethoven, l’interprète exécute, l’auditeur écoute, il reste à l’affût, on est saisi, figé comme les premiers modèles des daguerréotypes où le temps de pose exigeait une immobilité peu naturelle. Pour chacun des fragments de cette intégrale, une œuvre du répertoire moderne pour piano et violoncelle viendra compléter et comme dynamiter le programme. Renaud Guieu, souvent venu au festival de Chaillol, notamment pour un récital en solo en 2008, a choisi d’inviter Laurent Wagschal pour ce premier concert de musique de chambre du festival 2009, et tous deux ont choisi la Sonate pour violoncelle et piano, composée en 1948 par l’Américain Elliott Carter, compositeur né en 1908 et toujours vivant.

Depuis plusieurs éditions, le festival de Chaillol a trouvé coquille à son pied dans la commune de Tallard. Le château est maintenant une des étapes obligés du déploiement du festival. Cette avancée du territoire du festival dans le Sud gapençais se prête à une écoute plus près des étoiles lorsque la journée a été lumineuse et chaude

FESTIVALDECHAILLOL 6

Tallard est la première commune à venir à notre rencontre quand on quitte l’autoroute qui, depuis Aix et Marseille, conduit dans les Alpes. Surplombant la Durance et le village, le château de Tallard a été construit aux XIV e et XVI e siècles. Bien que durement touché pendant les guerres de religion (Tallard la catholique a lutté ferme contre le connétable François de Bonne de Lesdiguières, chef des protestants), puis incendié par l’armée du duc de Savoie, le château a conservé son enceinte et sa courtine d’origine ; la chapelle Saint-Jean est ornée d’un important décor sculpté reprenant les blasons des différents seigneurs qui se sont succédé.


Victor Villena en solo

Temple de Saint-Laurent-du-Cros mercredi 29 juillet / 21h Victor Villena

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Q

bandonéon

Né en 1979, Victor Villena commence l’étude du bandonéon à l’âge de 9 ans sous les conseils de Juan José Mosalini. Meilleur Soliste aux concours de Chascomus et de Cosquin, il joue avec l’Orchestre national de tango d’Argentine, le Grand orchestre de Juan d’Arienzo et le Color Tango d’UB Tango. En France, il intègre le Grand orchestre de tango de Mosalini, avec lequel il enregistre en soliste Bando d’Astor Piazzolla. Il participe aux spectacles Passions latines et La Argentina de Julia Migenes. En 2003, il interprète avec l’Orchestre de Besançon le Concerto pour bandonéon de Piazzolla. Sa curiosité musicale l’amène à se tourner vers le jazz avec le Brussels Jazz Orchestra, ou la musique électronique au sein du Gotan Project.


Vanessa Wagner récital de piano

Église du Hameau de Saint-Michel jeudi 30 juillet / 21h Vanessa Wagner

Q

piano

Joseph Haydn

Artiste atypique, pianiste aux multiples visages, Vanessa Wagner se révèle au piano « charme électrique, volupté inquiète, fulgurance fébrile, force et fragilité ». Rien en elle ne laisse indifférent : son jeu est engagé, habité, et sensible à la fois. Curieuse de tous les répertoires, elle traverse toutes les époques, jusqu’à la musique d’aujourd’hui.

Variations en fa majeur Luciano Berio

5 variations pour piano Claude Debussy

Estampes Frédéric Chopin

3 Valses op 64 Fantaisie Impromptu op 66 Andante Spinato et Grande Polonaise

Pour son récital attendu à Chaillol, Vanessa Wagner a choisi de tendre divers fils de clocher en clocher, d’univers et de couleurs variés. Lui servant de fil rouge pour son dernier CD, la « variation » est en musique classique l’un des modes de composition les plus féconds. Combien différentes apparaissent à deux siècles de distance les œuvres de Haydn et celles de Berio, chez qui l’on retrouve pourtant une retenue du compositeur devant son matériau, une modestie, que la pianiste fait siennes. Pour honorer les attaches du festival de Chaillol, quoi de mieux ensuite que les trois Estampes de Claude Debussy, Pagodes baignées des sonorités d’Extrême-Orient, Soirée dans Grenade des rythmes hispanisants, et Jardins sous la pluie de la nature où l’enfant aime à se perdre. En deuxième partie, la pianiste propose un hommage à Chopin, à travers des pièces brillantes et mélancoliques. Avec ce programme aventureux, combien présente et insoupçonnable apparaît Vanessa Wagner lorsqu’elle passe d’une variation à une autre, d’une couleur raffinée à trois temps de valse, s’investissant de son être et son âme, tout en se tenant à distance et laissant le compositeur et son univers sonore nous toucher.

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Intégrale des sonates pour piano et violoncelle de Ludwig van Beethoven (II) Château de Montmaur Vendredi 31 juillet / 21h Ingrid Schoenlaub

Q

violoncelle

Sodi Braide

Q

piano

Ludwig van Beethoven

Sonate n°3, opus 69 n°1 en la majeur Alfred Schnitke

Sonate n°2 pour violoncelle et piano

Montmaur, une autre résistance

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Composée à la même époque que la Cinquième symphonie et la Symphonie pastorale, la 3e sonate pour piano et violoncelle de Beethoven est une sonate lumineuse, un sommet de la musique de chambre du compositeur, alors en pleine possession de ses moyens. Dédiée au violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch, qui l’a créée en 1994, la 2e sonate de Schnittke date des toutes dernières années de ce compositeur russe d’origine allemande, né en 1934 et mort à Hambourg en 1998. Victime en 1985 d’une attaque cérébrale qui le laissa quelques jours dans le coma, Schnittke sera plusieurs fois atteint de ce phénomène. Même si le décès clinique fut prononcé à chaque attaque, toujours Schnittke se remettait à son travail de composition. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château de Montmaur a abrité le réseau de résistants que dirigeait Antoine Mauduit. C’est lui qui fonda le Mouvement national de résistance des prisonniers de guerre grâce à l’aide de François Mitterrand qui est venu plusieurs fois à Montmaur. La bâtisse avec ses deux tours rondes est visible de très loin, dans la large plaine du Petit Buëch. Contrairement à beaucoup de châteaux forts, le château est situé au contact des basses terres, adoptant un aspect résidentiel. Classé monument historique en 1988, le château a été acheté en 2006 par le conseil général des Hautes-Alpes. Comme le site de Tallard, Montmaur accueille depuis plusieurs années les concerts extramuros du festival de Chaillol, et peut être considéré comme un de ses plus proches partenaires.


Cinéclub Si Sos Brujo Cinéma de Saint-Bonnet samedi 1er août / 21h en partenariat avec Cinévadrouille et le L.A.C. de Saint-Bonnet

Argentine / 2005

Si Sos Brujo (« Si tu es sorcier »), réalisé par Caroline Neal, raconte la quête de jeunes musiciens argentins auprès des maîtres du tango des grands orchestres des années 1930. On suit la création d’un orchestre-école de tango, dont les musiciens cherchent à retrouver et acquérir les techniques musicales auprès des maestros encore vivants. L’initiateur du projet, Inacio Varchausky, que la réalisatrice a rencontré à Londres lors du Festival de tango 1999, a orienté toute sa carrière autour de ce projet. Ensemble, ils ont réussi à convaincre Emilio Balcarce, bandonéoniste aujourd’hui âgé de plus de 80 ans, de diriger le travail et les concerts d’un orchestre de jeunes professionnels auquel viennent s‘ajouter quelques anciens camarades d’Emilio. Une histoire de transmission des traditions tournée résolument vers le futur, de renouvellement durable dans le nerf du tango.

Balade musicale dimanche 2 août / 9h Se renseigner à l’office du tourisme pour le point de départ

« Installez-vous où vous voulez. Personne n’a pris votre place. Rideau… La musique vient à vous, parcourt vos sens, vous aide à prendre conscience de ce qui vous entoure, une fleur, de l’herbe, un arbre, des oiseaux qui passent, et plus loin… un paysage dévoilant sa grandeur. Et l’homme dans tout ça ? Bach renaît. Schubert a toujours habité ici. Il n’y a plus de frontière : le danseur est à la fois arbre et Bach. Il n’y a plus de danseur. Tout est un. » Alexandre Sauvaire, violoniste et alpiniste

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Intégrale des sonates pour piano et violoncelle de Ludwig van Beethoven (III) Église du Hameau de Saint-Michel Dimanche 2 août / 21h Frédéric Lubiatto

Q

violoncelle

Andrea Corazziari

Q

piano

Ludwig van Beethoven

Sonate n°2, opus 5 n°2 en fa majeur Sonate n°4, opus 102 n°1 en ut majeur Morton Feldmann, Durations n°2

Saint-Michel de Chaillol

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Dernier volet de cette intégrale qui aura emmené le mélomane d’un château à l’autre, et du versant Sud à l’Ouest du pays gapençais pour s’achever sur les adrets du Nord. Dans sa 2e sonate de l’opus 5, dédié au roi de Prusse, Beethoven expérimente son matériau instrumental. Pianiste et violoniste, Beethoven ne pratiquait pas le violoncelle ; le roi de Prusse en était très amateur. À la cour de Berlin, Beethoven rencontre Jean-Pierre Dupont, violoncelliste et pédagogue, avec qui il crée ces sonates. Pour un autre violoncelliste de ses amis, il écrit vingt ans plus tard les deux derniers de ces dialogues jamais orageux, toujours passionnés entre deux instruments très complémentaires. Frédéric Lubiatto est un des premiers fidèles du festival. Avec le pianiste Andrea Corazziari, ils ont choisi de donner à entendre une œuvre mystérieuse du compositeur américain Morton Feldmann, où les durées de chaque note restent à l’appréciation de chaque musicien, le duo devant s’écouter et rester attentif pour aller de l’avant tout au long de cette Duration.

Huit hameaux composent la commune de Chaillol. Ce sont les Marrons, la Fromentière, le Moulin, la Villette, Saint-Michel (là se trouve la petite église qui accueille le festival), Chaillol-cheflieu avec la mairie, la poste et l’église Saint-Pierre, Chaillolet, et Chaillol 1600, où sont regroupées les infrastructures de la station de ski. Étagée sur les contreforts du Vieux Chaillol, la commune connaît son point culminant à 2745 mètres (Pic du Tourond), pour descendre ensuite jusqu’aux Marrons et Saint-Michel où de nombreuses fontaines vous rafraîchiront l’été, quand l’ensoleillement est à son maximum. Si la station l’hiver reste très active, avec ses télésièges et téléskis adaptés pour les enfants, les pentes de Chaillol offrent l’été toutes sortes de balades, prétextes à admirer le bocage du Champsaur, et à se refaire une santé, reprendre du souffle et quelque hauteur de point de vue…


Quatuor Benaïm Clásico y Moderno 25 / 26 / 27 juillet

Victor Villena

Renaud Guieu et Laurent Wagschal

EN solo

Intégrale Beethoven

29 juillet

28 juillet

Ingrid Schoenlaub et Sodi Braide

Vanessa Wagner

Intégrale Beethoven

30 juillet

31 juillet

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Quatuor de marimba Beat

Frank Woeste

2 et 3 août

5 / 6 / 7 août

Mieko Miyazaki

Chen Halevi

Saori Furukawa

en solo

10 août

L’arbre reconnaissant

9 août

12 et 13 août

Thomas Keck

M.Clapies / A.Sauvaire / N.Saint-yves / J.P.Minali-Bella

L’arbre reconnaissant

Hommage au temps

12 et 13 août

11 / 12 / 14 août

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Quatuor marimba Beat Gap / Jardins du couvent de la Providence lundi 3 août / 18h30 Église du Hameau de Saint-Michel mardi 4 août / 21h

Le beat, c’est le battement, la pulsation, à l’origine de toute émotion musicale. Avec ses camarades du Conservatoire de Paris Aurélien Carsalade, Laurent Fraiche et Jérôme Guicherd, le percussionniste Gabriel Benlolo a fondé un quatuor dynamique pour explorer et faire découvrir la richesse et la variété du monde de la percussion.

QUATUOR BEAT Gabriel Benlolo Aurélien Carsalade Laurent Fraîche Jérôme Guicherd

L

Le répertoire du quatuor Beat et la façon avec laquelle il l’aborde créent une alchimie entre classique et contemporain, comme pour les tangos élaborés par un des plus grands musiciens du dernier siècle, Astor Piazzolla.

marimbas

Jean-Sébastien Bach

Le Clavier bien tempéré, Fugue n°16 L’Offrande musicale Thierry Deleruyelle

Celero

La renommée du compositeur argentin (mort en 1992) dépasse les frontières du tango traditionnel. Piazzolla a renouvelé le tango en osant des mélodies et des harmonies plus recherchées. Il a changé le rythme traditionnel du tango, présentant des alternances de rythme au sein d’un même morceau. Cet aspect novateur et les couleurs chaudes et suaves qui lui sont propres sont retranscrits grâce à la précision et au grain de son des marimbas et vibraphones.

Astor Piazzolla

Fuga y misterio Primavera, Invierno Lunfardo Allegro tangabile Soledad La muerte del angel

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Du vivant déjà de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), on a beaucoup transcrit ses compositions, et le maître en premier. Ainsi, nombre de ses pièces ne sont pas écrites pour un instrument précis, mais elles se proposent à l’attention et au travail de tout musicien, et plus généralement, plus généreusement, comme une « offrande » à chacun, à Dieu, aux hommes, aux femmes, et aux futures générations de musiciens et d’auditeurs.


Untold Stories Frank Woeste Trio Château de Tallard mercredi 5 août / 21h Église du hameau de Saint-Michel jeudi 6 août / 21h Château de Montmaur

Après l’avoir accueilli deux fois déjà, notamment au sein du « Jus de Bocse » que pressait Médéric Collignon en 2007, le festival de Chaillol est heureux de présenter le pianiste et amateur de Fender Rhodes avec son trio, l’impeccable Jérôme Regard à la contrebasse, et l’incorruptible Matthieu Chazarenc à la batterie…

vendredi 7 août / 21h Frank Woeste

Q

piano, Fender Rhodes

Jérôme Regard

Q

contrebasse

Matthieu Chazarenc

Q

batterie

Né à Hanovre en 1976, Frank Woeste suit une formation de pianiste classique et d’organiste au conservatoire de Brême. Venu à Paris où il vit depuis, Frank Woeste entre dans la classe de jazz au Conservatoire national supérieur de musique. Avec ses camarades de classe, il fonde son trio en 2003. Après le CD Mind at Play, salué par la presse en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, le trio enregistre un deuxième album, Untold Stories sous le label Challenge. Sélectionné par l’Afijma pour son programme « Jazz Migrations 2006 », le Frank Woeste Trio a eu la chance de tourner parmi les 30 festivals adhérents du réseau. Il a également joué aux Djangos d’Or 2006. « Le secret de sa formule ? », s’interroge Thierry Quénum dans Jazz magazine, « une interaction vivace, un jeu de piano qui a trouvé son identité dans le sillage d’Herbie Hancock, une virtuosité et un lyrisme tantôt affichés, tantôt sous-jacents, un art de passer avec pertinence du piano au Fender Rhodes, ou de superposer les deux en alternant finesse et puissance, un sens aigu des couleurs harmoniques, une capacité, enfin, à combiner approche binaire et ternaire, énergie rock et ballades romantiques. Sans jamais tomber dans l’étalage de savoir-faire et sans faute de goût. »

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Cinéclub Sonic mirror Cinéma de Saint-Bonnet samedi 8 août / 21h en partenariat avec Cinévadrouille et le L.A.C. de Saint-Bonnet

finlande / 2008

Bien connu des amateurs de jazz, le batteur Billy Cobham est suivi dans ce documentaire globe-trotteur par la caméra et l’œil enthousiaste de Mika Kauirsmäki, le grand frère du réalisateur finlandais Aki. D’abord interrogé sur son enfance à New York, Bill est filmé lors d’une tournée en Finlande, où le batteur se lance dans un étonnant solo d’une grande finesse et souplesse, deux baguettes dans chaque main. On s’envole ensuite pour le Brésil où l’on assiste à plusieurs de ses rencontres avec des enfants des quartiers difficiles de Salvador au Brésil, et surtout aux échanges simples et sereins que Bill Cobham noue avec des autistes, dans un centre d’accueil en Suisse.

Balade musicale dimanche 9 août / 9h Se renseigner à l’office du tourisme pour le point de départ

« Si vous aimez découvrir des endroits insolites dans la nature ou dans les entrailles d’un village ancestral, si la musique, la danse, le cirque, le théâtre vous interpellent, venez partager un moment privilégié avec nous, à la rencontre de l’art et de la nature, de la culture sous toutes ses coutures. A vos chaussures, ouvrez vos sens et suivez le guide... » Alexandre Sauvaire, violoniste et alpiniste

Mieko Miyazaki en solo Église du Noyer dimanche 9 août / 21 h

Mieko Miyazaki découvre le koto à l’age de neuf ans. Jeune étudiante, elle est invitée à jouer au palais impérial en présence de l’Empereur du Japon et de l’Impératrice. Révélée lors d’un concert de musique japonaise diffusé à la radio, elle étend son répertoire à une grande variété de styles musicaux. Elle se produit en Asie et dans des festivals européens. Mieko Miyazaki est également parolière et compositrice de chansons pour enfants, dont certaines sont devenues des standards du genre. En 1999, lors du concert à la mémoire des victimes du tremblement de terre de Hanshin, elle donne un récital qui rencontre un accueil enthousiaste. Depuis 2001, elle a fondé ses propres ensembles, comme le groupe East Current (duo koto et flûte shakuhachi). Mieko Miyazaki a réalisé neuf CD, dont trois autour de transcriptions de Bach, Chopin, et Satie.

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Carte blanche à Chen Halevi Église du hameau de Saint-Michel lundi 10 août / 21h Chen Halevi

Q clarinette Q violoncelle Saliamonas Q piano

Elena Cheah David

Alexander Zemlinsky

Trio pour violoncelle, clarinette et piano, op 3 (1896) Yan Radjinski

Nouvelle carte blanche proposée par le festival au clarinettiste Chen Halevi. Son programme en 2008 juxtaposait Brahms à deux compositeurs israéliens, l’un de tradition classique d’Europe centrale, la seconde, aujourd’hui installée aux États-Unis, représentant la nouvelle génération. Accompagné cet été par Elena Cheah au violoncelle et David Saliamonas au piano, Chen Halevi continue d’explorer ce répertoire israélien. Et, comme l’an dernier, une œuvre du répertoire viennois de la fin du XIXe siècle permettra de passer d’une tradition à l’autre, le Trio pour piano, violoncelle et piano d’Alexandre Zemlinsky (1871-1942).

Duo pour violoncelle et clarinette (2004) Lior Navok

Like a Whirling Sand Clock pour clarinette, violoncelle et piano (2006)

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Chen Halevi, dès l’âge de 15 ans, a fait sensation avec l’Orchestre philharmonique d’Israël sous la direction de Zubin Metha : depuis il a joué avec les Virtuoses de Moscou, le Philharmonique de Leipzig ou l’Orchestre de la Radio de Berlin, mais il mène surtout une carrière de musicien de chambre, s’imposant par son charisme, son incroyable virtuosité et la variété de son répertoire. Elena Cheah, née aux états-Unis, vit aujourd’hui à Berlin ; elle travaille avec Daniel Barenboim, à la fois comme musicienne et pour ses capacités de réflexion et d’écriture. Elle-même a écrit un livre où elle raconte l’extraordinaire aventure du West-Eastern Divan Orchestra, ensemble fondé par Barenboim et qui réunit des musiciens d’Israël, de Palestine et de divers pays arabes du Proche Orient. David Saliamonas, bien connu des habitués du festival de Chaillol, se produit depuis son plus jeune âge sur les scènes du nouveau continent et de l’ancien, et il aime à faire partager de l’intérieur les compositions qu’il interprète avec passion et intelligence.


Cordes orientales cordes occidentales Château de Tallard lundi 10 août / 21h Église du hameau de Saint-Michel Mardi 11 août / 21h Mieko Miyazaki François Rossé

Q

Q

chant et koto

piano paléophone

Au premier plan, penchée sur son instrument à cordes pincées, la japonaise Mieko Miyazaki, chanteuse et virtuose du koto. Les amateurs, venus cet hiver l’écouter à l’église de Chorges, ont été séduits et conquis par les sonorités à la fois étranges et si simples de son univers. Légèrement en retrait, debout, le pianiste, compositeur, improvisateur et pédagogue François Rossé cherche en caressant les touches et les cordes du piano à questionner cultures lointaines et sentiments intimes. Voici comment il présente leur rencontre : « L’Orient... l’Occident... ces deux grands espaces de culture se sont toujours inscrits dans une fascination l’un pour l’autre. Sur cette attraction entre deux mondes, teintée d’exotisme à ses débuts, s’est élaborée une relation plus dense et qui touche les dimensions d’attitude les plus intimes de l’humain. « Si le Japon a pointé son regard sur notre monde, l’Occident le lui a bien rendu. De manière générale comme dans le domaine musical, le rapport de l’homme à la nature, celui avec ses propres énergies, ses silences, ses temps intérieurs, est devenu pour l’Occidental une magnifique prise de conscience de son espace humain. Interroger le face à face cordes orientales et cordes occidentales revient à interroger nos racines en profondeur. « Le koto et le piano ont un ancêtre commun, dont sont issus la cithare, la harpe, le cymbalum, le koto, le clavecin, le piano, etc. Une fois que les instruments se sont reconnus dans leur mémoire, il suffit d’interroger les préhistoires sensibles des instrumentistes, celles du public, et celles du lieu tout vibrant de sa propre histoire. »

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Hommage au temps Église de Saint-Léger Mardi 11 août / 21h Église Saint-Victor, Chorges

Le festival rend hommage au Kronos Quartet, ensemble américain fondé en 1973, qui a commandé et créé plus de 600 œuvres de compositeurs de tous horizons, tous styles et toutes générations.

mercredi 12 août / 21h Église du Hameau de Saint-Michel vendredi 14 aout / 21h Alexandre Sauvaire Mélanie Clapiès

Q Q

Jean-Paul Minali-Bella Nicolas Saint-Yves

Q

violon violon

Q

alto

violoncelle

Ludwig van Beethoven

Quatuor n°11, op.95 «serioso» Philipp Glass

Quatuor à cordes n°4 «Buczak» TerrY Riley

The Gift extrait des «Salomé dances»

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Cet été, pour répondre au 11e quatuor de Beethoven, créé en 1814, deux compositeurs américains tous deux nés en 1937, Terry Riley et Philipp Glass. Beethoven, une fois maîtrisées les règles « classiques » de la forme quatuor, les a poussées dans toutes leurs limites harmoniques et mélodiques, devançant les solutions romantiques, voire modernes de la musique du vieux continent. Terry Riley et Philipp Glass ont renouvelé la musique de la seconde moitié du XXe siècle par une connaissance (et une pratique) de la musique indienne, ainsi que de multiples autres cultures. Père des musiques dites « répétitive » et « minimaliste », Riley part d’un matériau très réduit pour mener à des révolutions infinies. Glass, connu pour ses opéras et ses musiques de films, questionne avec le quatuor sa façon de composer : « C’est curieux, écrit-il, les quatuors à cordes ont toujours eu cet effet sur les compositeurs. C’est comme si l’on décidait que l’on allait écrire un quatuor à cordes et que l’on prenait un grand souffle en avançant lentement pour essayer de composer la pièce la plus sérieuse et la plus importante qui soit. Et pourtant, depuis Beethoven, ce procédé a poussé les compositeurs à créer et à maîtriser des quatuors d’une véritable simplicité d’emploi. »


L’Arbre reconnaissant Conte japonais mis en musique par Thomas Keck Commande du festival de Chaillol Musée Muséum départemental de Gap mercredi 12 août / 14h et 17h entrée libre Église du hameau de Saint-Michel jeudi 13 août / 21h le jeudi soir, l’œuvre sera suivie d’une suite de pièces

Depuis cinq ans, des échanges culturels se sont noués entre la vallée du Champsaur et la province de Kagoshima, au Japon, où l’équipe du festival est partie organiser le Kagoshima-Chaillol International Music and Dance Festival ! Pour mener l’échange plus loin, le festival a passé commande à Thomas Keck d’une œuvre de théâtre musical sur un conte japonais. Le guitariste et jeune compositeur connaît depuis longtemps le festival ; il y a créé en 2008 Souffle en Silence, liant musique et danse.

du répertoire traditionnel et contemporain japonais Saori Furukawa

Q violon Q chant Nicolas Chesneau Q piano Julie Brunet-Jailly Q flûte Thomas Keck Q guitare Éléonore Lemaire

Dans le conte l’Arbre reconnaissant, une enfant voit son destin transformé par l’aide que lui apporte un arbre centenaire, compagnon de toutes ses confidences, mais promis à l’abattage. L’arbre annonce à l’enfant que le bateau, construit de son propre bois, ne pourra être mis à l’eau que par elle, ce qui lui vaudra reconnaissance et protection du seigneur local. « Lors de notre voyage au Japon, j’ai été très touché par le rapport au temps, à la nature et au silence propre aux Japonais. Ces notions sont vécues autrement que dans le monde occidental, dans un respect, une humilité et une conscience de chaque élément qui nous environne. J’ai été touché, et je m’en suis senti intimement proche. De manière symbolique, j’ai retrouvé cela dans L’arbre reconnaissant avec la relation entre la jeune fille et l’arbre. Mettre ce conte en musique m’a permis d’explorer ce monde et de m’en imprégner, d’y apporter ma sensibilité et d’y mêler mon propre univers musical. »

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Les concerts des stages de musique

Éveil musical

Partenaire du festival, Espace Musique Montagne réunit chaque été une équipe d’enseignants professionnels afin d’accompagner jeunes et moins jeunes dans l’apprentissage de la musique. Le festival de Chaillol accueille les concerts des professeurs et L’enfance de l’art, performances des stagiaires, dans l’église du hameau de Saint-Michel.

Pour s’ouvrir aux senteurs de la musique, un atelier d’éveil musical offre une initiation ludique au monde de la musique et des instruments : apprendre des comptines, jouer et sentir l’espace sonore avec son corps, rencontrer les artistes du festival, et bien d’autres choses passionnantes.

Mercredi 29 juillet / 21h Concert des professeurs Vendredi 31 juillet / 17h et 20h30 L’enfance de l’art Vendredi 7 août / 21h Concert des professeurs Dimanche 9 août / 17h et 20h30 L’enfance de l’art entrée libre

Une heure avec…

Chaque jour ou presque, à l’heure de l’apéro, le festival propose un moment d’échange autour des œuvres du concert de la veille. L’occasion d’évoquer avec les artistes et en toute simplicité la pratique, le métier, la vie de musicien. Les rencontres sont animées par Dina Dian. Cette année, Une heure avec… a lieu à Chaillol et également dans d’autres communes accueillant des concerts. À 11h / Programme disponible au bureau du festival ou sur www.festivaldechaillol.com

Atelier d’écriture

Pour mieux approcher le Japon et l’Argentine, un atelier propose des écritures ludiques, poétiques, fantastiques, symboliques… inspirées des cultures de ces deux pays. L’Argentine du XXe siècle a vu éclore une riche littérature fantastique avec les nouvelles de Cortázar, Borges ou Ocampo. Parmi tous les genres où la littérature du Japon a atteint la perfection, le choix se portera sur le Haïku, le Setsuwa ou encore le Nikki… Dans une atmosphère intime, l’atelier d’écriture est centré sur le plaisir du texte, la joie de la création : sensualité, rêverie, violence, réflexion, jeu, connaissance de soi. Animé par Sylvia Gourion et la complicité de Dina Dian. Se renseigner auprès de l’office du tourisme de Chaillol pour les lieux et horaires

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À l’école de musique de Saint-Bonnet À 9h30 et 10h30 / Du lundi 27 juillet au samedi 1er août, et du lundi 3 au samedi 8 À partir de 5 ans / Tarif : 25 € / la semaine

Atelier de chant choral

Dans cet atelier emblématique du festival se rencontrent gens du pays, festivaliers, touristes, curieux ou fidèles de l’atelier depuis sa création, pratiquants du chant choral ou novices. Pour découvrir et expérimenter à plusieurs, sous la direction généreuse et attentive de Jean-Luc Keck, le plus fascinant et le plus intime des instruments de musique : la voix. À l’école communale de Chaillol chef-lieu À 16h30 / Du lundi 27 juillet au samedi 1er août et du lundi 3 au samedi 8 Tarif : 25 € / la semaine

Initiation aux percussions

Conduit par Kevin Bohn, passionné par les traditions orales latino-américaines et africaines, l’atelier de percussions propose une plongée dans les paysages rythmiques de ces deux continents. Au-delà du plaisir de faire sonner un surdo brésilien ou un doun-doun africain, c’est un peu de la riche histoire de ces peuples qui est ainsi transmise. Débutants bienvenus. Au Fayore, Chaillol 1600 À 14h30 / Du lundi 27 juillet au samedi 1er août et du lundi 3 au samedi 8 août Tarif : 25 € / la semaine

Symphonie pastorale

Avec ce séjour qui allie les plaisirs de la randonnée dans le Parc national des Écrins et la richesse d’un festival de musique, découvrez le paysage de la vallée du Champsaur. Du samedi 1er au vendredi 7 août 7 jours / 6 nuits en pension complète 614 € / personne (3 concerts inclus) Maison du tourisme du Champsaur & Valgaudemar 04 92 49 08 80 / resa@champsaur-valgaudemar.com


L’équipe du festival

Le festival, c’est aussi

Michaël Dian Q directeur Sandra Bartmann Q administratrice Philippe Poulain Q attaché de presse Alexandre Sauvaire Q coordinateur des balades musicales Léo Tissier Q chargé de production Clémentine Reynaud Q responsable de la billetterie Gilles Vuillod Q régisseur général Frédéric Garnier Q technicien

Marcel André, Janine et Daniel Bohn, Jean-François Borel, Dina et Roger Dian, Brigitte Escalier, Yvonne et Bernard Escalier, Jean-Claude Fichet, Charlotte Hénion, Christiane Lagneau, Monique et Gérard Lety, Monique Malfroy, Annick Martin, Marie-France et Jean Sauge. Un grand merci pour votre aide précieuse. Espace culturel de Chaillol Association loi 1901 à but non lucratif Miguel Angel Estrella Q président d’honneur Marc Lourdaux Q président

pays gapençais

CRÉDITS PHOTOS Pour les photos de paysages : Claire Lamure (pages 10, 18) Marc Lourdaux (pages 8, 9, 14, 15, 17) Alexandre Sauvaire (page 20) Beate W (page 7) Julian Hills (pages 5, 19) Pour les photos des artistes (pages 12, 13) : Christophe Abramowitz (pour V. Villena) Michaël Dian (pour le quatuor Hommage au temps) Véronique Dupart-Mandel (pour V. Wagner) Autres photos © DR


Devenez mécène

Le festival de Chaillol est subventionné par

Grâce à la loi mécénat du 1er août 2003, tout don à des associations culturelles à but non lucratif donne droit à une déduction fiscale. En vous associant au festival, vous soutenez un projet culturel dynamique aux valeurs et à l’identité affirmées. Vous contribuez à sa pérennité et à son rayonnement sur le territoire du pays gapençais et au-delà. Votre engagement permet de développer la diffusion de la musique auprès du plus grand nombre, en maintenant un prix d’entrée le plus bas possible et en proposant des activités éducatives de sensibilisation à la pratique de la musique.

Il est soutenu par

Vous trouverez toute l’information au sujet du mécénat culturel sur le site www.mecenat.culture.gouv.fr Vous pouvez également contacter directement Michaël Dian : 06 62 42 42 56 Vous êtes un particulier Tout don effectué par un particulier donne droit à une réduction d’impôt égale à 66 % des sommes versées, retenues dans la limite annuelle de 20 % du revenu imposable. En contrepartie de votre soutien, et en fonction de son montant, vous bénéficiez du tarif réduit sur tous les concerts du festival. Vous recevrez des informations régulières sur le festival et les concerts de la saison d’hiver, et des invitations. Vous êtes une entreprise Tout don effectué par une entreprise donne droit à une réduction d’impôt égale à 60 % du montant du don effectué en numéraire, en compétence ou en nature, et retenu dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxe. En contrepartie de votre soutien, et en fonction de son montant, vous bénéficiez d’invitations et de tarifs préférentiels pour les concerts du festival, ainsi que d’une promotion de votre entreprise sur les supports de communication du festival (brochure, dépliant, dossier de presse, site internet).

Infos pratiques Plein tarif Tarif réduit

12-18 ans / étudiants

8 EUROS

chômeurs / handicapés

intermittents du spectacle

Pass 8 concerts

Q

le pass n’est pas nominatif

Moins de 12 ans

Q Q

Cinéclub

les villes et communes de Gap, Tallard, Montmaur, Chorges, Le Noyer, Saint-Bonnet, Saint-Firmin, Saint-Laurent-du-Cros, Saint-Léger-les-Mélèzes et Chaillol, les communautés de communes des Deux-Buëch, du Haut-Champsaur, et du Valgaudemar, et le Musée Muséum départemental de Gap ainsi qu’avec Harmonia mundi, la Poste, la maison du tourisme du Champsaur et Valgaudemar la Centrale Cinéma – association L.A.C. et Cinévadrouille Et avec le mécénat de Gébelin, Chaillol Loisirs, Hôtel-restaurant La Bagatelle (Chaillol 1600), Bertrand Assurance, Peugeot Champsaur Autos

Points de vente 10 EUROS

Q Q

En partenariat avec

64 EUROS gratuit 5 EUROS

Office du tourisme de Chaillol de 16h à 19h, à partir du 13 juillet. 04 92 50 48 19 Harmonia Mundi 43, rue Pérolière, Gap Avant chaque concert à partir de 20h Les places ne sont pas numérotées. RENSEIGNEMENTS 04 92 50 13 90 www.festivaldechaillol.com


RENSEIGNEMENTS / 04 92 50 13 90 / WWW.FESTIVALDECHAILLOL.COM

CONCEPTION GRAPHIQUE > PATRICK LINDSAY > WWW.LINDSAY.FR

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brochure 2009  

La brochure de la 13e édition du festival de Chaillol

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