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/ impression : Sétig Palussière

DU 10 JUIN AU 5 JUILLET 2014 • festivaldanjou.com •

DOSSIER DE PRESSE

FESTIVAL D’ANJOU ÉVÉNEMENT THÉÂTRAL DU GRAND OUEST • DIRECTION ARTISTIQUE NICOLAS BRIANÇON


ÉDITOS

Festival d’Anjou 2014 : 65 ans déjà !… Depuis 65 ans, le Festival d’Anjou associe le théâtre aux plus beaux monuments de notre patrimoine historique. Depuis 65 ans, il a emmené les spectateurs enthousiastes dans des lieux prestigieux comme le château d’Angers, ceux de Brissac, du Plessis-Macé, de Montgeoffroy et de la Lorie, les Arènes de Doué-la-Fontaine, et tant d’autres encore… Cet événement culturel est une formidable occasion de mieux faire connaître notre territoire et ses richesses. Profondément enraciné, le Festival d’Anjou est particulièrement heureux de retourner cette année à Cholet, dans le nouveau théâtre Saint-Louis, après plus de quinze ans d’absence. Pour cette nouvelle édition, le talent et l’originalité seront au rendez-vous, avec tout d’abord les représentations de Roméo et Juliette, de William Shakespeare, mis en scène par Nicolas Briançon, notre directeur artistique. Aux côtés d’Ana Girardot, de Niels Schneider et de Valérie Mairesse, une vingtaine de comédiens et cinq musiciens se donneront la réplique. Présentée en 1950 au château de Brissac, cette très belle pièce renouera avec les origines du festival, ce dont je me félicite. Cette 65ème édition du Festival d’Anjou s’ouvrira avec Francis Perrin, dans une subtile évocation de « Molière ». Se succéderont ensuite Robin Renucci avec ses Tréteaux de France, Michel Boujenah, Patrick Haudecoeur et José Paul dans Le dîner de cons, Jean-Luc Moreau, Eric Métayer, Sara Giraudeau et Julien Boisselier, l’équipe du Quatuor pour sa tournée d’adieu, Jean-Paul Tribout avec sa dernière création, Roger Dumas, et bien d’autres… Seront présentés des auteurs aussi variés que prestigieux, tels que Molière, Beaumarchais, Victor Hugo, Jules Verne, Oscar Wilde, Ionesco, et plus contemporains Francis Veber et l’écrivain Jean Teulé… Merci à tous nos partenaires fidèles. Merci également à celles et à ceux qui travaillent dans l’ombre pour la réussite de ce festival qui promet encore de magnifiques moments d’échange et de convivialité, en famille ou entre amis. Christophe Béchu Président de l’EPCC

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Chère C., Voilà quelques temps déjà que je ne vous ai pas écrit, que je ne me suis pas installé devant ma feuille blanche pour vous parler, prendre de vos nouvelles, vous écouter aussi parfois, ce qui semble si difficile dans le monde tel qu’il est. L’écoute, le respect, la tolérance, l’humanité, la générosité… Tant de vertus qui nous paraissent parfois liées à une société disparue. Tant de mots qui sonnent creux parfois parce que si souvent employés et si peu souvent pratiqués. Ce sont pourtant ces vertus là que le théâtre véhicule. Du moins lorsqu’il parle par la voix des grands auteurs. J’ai voulu en faire entendre plusieurs cette année, qui devraient vous parler et parler aussi à vos enfants, votre mari (si vous arrivez à l’entraîner au théâtre cette année. Un conseil : appâtez le avec une pièce drôle, et forcez lui un peu la main pour l’emmener entendre et voir Shakespeare, Beaumarchais, ou un de ces merveilleux spectacles du concours des compagnies qui offrira cette année son édition la plus brillante). Voilà dix ans que j’ai la chance, l’honneur de diriger ce Festival. L’édition que je vous propose cette année est sans doute la plus personnelle, la plus forte, la plus exigeante et peut-être celle dont je suis le plus fier. Des stars bien sûr, Francis Perrin qui ouvrira cette 65ème édition, lui qui connait si bien cet événement pour l’avoir dirigé avant moi. Mais aussi Robin Renucci, Michel Boujenah, Eric Metayer, Roger Dumas, Jean Luc Moreau, le Quatuor ou Sara Giraudeau. Mais aussi (et peut être surtout !) des spectacles dont vous sortirez heureux, enthousiasmés ou bouleversés : « L’étudiante et Mr Henri », « La Leçon », « Voltaire-Rousseau », ou « Zelda et Scott » vont vous transporter : Courrez-y ! Nous irons cette année à Saumur, à Cholet, à Angers, à Doué-la-Fontaine et bien sûr nous investirons la cour du Plessis-Macé, notre « camp de base ». C’est un festin de théâtre auquel je vous convie cette année. Les classiques bien évidemment. Roméo et Juliette bien sûr, que j’ai eu le bonheur de mettre en scène cette année au Théâtre de la Porte st Martin avec le plus beau couple d’amoureux que l’on puisse rêver. Une pièce, chère C., à laquelle vous devez emmener vos enfants, vos ados et même les plus grands pour leur montrer que la plus grande histoire d’amour de tous les temps est une pièce qui nous parle aujourd’hui comme jamais. Le Mariage de Figaro que monte Jean Paul Tribout ou le Cromwell de Victor Hugo que monte une toute jeune compagnie qui fait merveilleusement entendre le souffle du poète. Je n’en finirais pas de vous parler de ces spectacles… Mais trop de mots tuent le mystère: venez ! Venez faire la fête avec nous ! Venez pour être heureuse, pour transmettre ce bonheur aux vôtres et pour que nous soyons ensemble cette année encore pour célébrer la fête du théâtre, c’est à dire celle de la vie et du bonheur. Nous en avons tous besoin je crois. Je vous embrasse, Nicolas Briançon

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CALENDRIER DU 10 JUIN AU 5 JUILLET 2014

05 MARDI 10 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

06 MERCREDI 11 JUIN - 21H30 JEUDI 12 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

07 VENDREDI 13 JUIN - 21H30 SAMEDI 14 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

08 LUNDI 16 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

09 MARDI 17 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ MERCREDI 18 JUIN - 20H30 SAUMUR - SALLE BEAUREPAIRE

10 MERCREDI 18 JUIN - 22H00 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

11 JEUDI 19 JUIN - 21H30 VENDREDI 20 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

12 VENDREDI 20 JUIN - 19H30 GRAND THÉÂTRE D’ANGERS

13 SAMEDI 21 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

14 LUNDI 23 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

MOLIÈRE MALGRÉ MOI

INAUGURATION

DE ET AVEC FRANCIS PERRIN

ROMÉO ET JULIETTE DE WILLIAM SHAKESPEARE

L’ÉTUDIANTE ET MONSIEUR HENRI D'IVAN CALBÉRAC

LE MEC DE LA TOMBE D'À CÔTÉ D'APRÈS LE ROMAN DE KATARINA MAZETTI

LA LEÇON D’EUGÈNE IONESCO

TRAIN FANTÔME DE GÉRALD SIBLEYRAS ET ÉRIC MÉTAYER

LE DINER DE CONS DE FRANCIS VEBER

20 000 LIEUES SOUS LES MERS

SPECTACLE FAMILIAL

D’APRÈS JULES VERNE

LE MARIAGE DE FIGARO OU LA FOLLE JOURNÉE DE PIERRE AUGUSTIN CARON DE BEAUMARCHAIS

VOLTAIRE/ROUSSEAU DE JEAN-FRANÇOIS PRÉVAND

15 MARDI 24 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

L’IMPORTANCE D’ÊTRE SÉRIEUX

16 MERCREDI 25 JUIN - 20H30

ZELDA ET SCOTT

CHOLET - THÉÂTRE SAINT LOUIS

17 JEUDI 26 JUIN - 21H30 ARÈNES DE DOUÉ LA FONTAINE

18 VENDREDI 27 JUIN - 21H30 SAMEDI 28 JUIN - 21H30 ARÈNES DE DOUÉ LA FONTAINE

D’OSCAR WILDE

DE RENAUD MEYER

MICHEL BOUJENAH… MA VIE DE ET AVEC MICHEL BOUJENAH

LE QUATUOR BOUQUET FINAL

CONCOURS DES COMPAGNIES 19 LUNDI 30 JUIN - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

20 MARDI 1 JUILLET - 21H30 ER

CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

21 MERCREDI 2 JUILLET - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

22 JEUDI 3 JUILLET - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

23 VENDREDI 4 JUILLET - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

24 SAMEDI 5 JUILLET - 21H30 CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

25 MERCREDI 25 JUIN - 10H / 11H / 16H CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

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MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ DE JEAN TEULÉ / CIE LE FOUIC THÉÂTRE

LE CAS DE LA FAMILLE COLEMAN DE CLAUDIO TOLCACHIR / CIE LES SANS CHAPITEAU FIXE

BUILDING DE LÉONORE CONFINO / CIE LES PRODUCTIONS DU SILLON

CROMWELL OU LES CONJURÉS DE VICTOR HUGO / CIE STÉRÉO

LA BANDE DU TABOU CABARET SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS / CIE NARCISSE

LE SOIR, DES LIONS… CLÔTURE NOUVEAU CONCERT DE FRANÇOIS MOREL

MISTER DOUDOU… DE KATINA LOUCMIDIS

SPECTACLE POUR ENFANTS


MARDI 10 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

MOLIÈRE MALGRÉ MOI Pièce écrite et mise en scène par Francis Perrin Avec Francis Perrin Lumières Jacques Rouveyrollis / Costumes Pascale Bordet Musique Michel Winogradof

© Sophie Géhin

DE FRANCIS PERRIN

C’est Molière dans tous ses éclats que nous raconte l’un de ses plus fervents admirateurs et serviteurs, Francis Perrin ! Après avoir joué Scapin, Alceste, Philinte, Sganarelle, Mascarille, George Dandin, Francis Perrin nous fait revivre un Molière insoupçonné : chef d’entreprise avant l’heure, meneur d’hommes à l’énergie sans borne, auteur à l’imagination débordante, amoureux insatiable des femmes, chef de troupe affamé de création. C’est dans la vie quotidienne du « premier farceur de France » et parmi ses œuvres les plus célèbres que Francis Perrin nous rappelle que Molière, avec ses mots et avec ses maux, restera pour toujours le Patron non seulement des comédiens mais celui de tous les spectateurs du monde entier. Le comédien rend hommage à l'un des plus grands maîtres du théâtre français dans une performance artistique remarquable !

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Molière malgré lui… pour le plaisir de tous ! » Lorsqu’une icône de la scène contemporaine honore un des grands Maîtres du théâtre français... Le public vibre, retient son souffle, réagit, rit. Francis Perrin révèle Molière, l’incarne. La performance artistique est remarquable, le métier, la sensibilité, le jeu du comédien subliment le texte. C’est comme un feu d’artifice, et ce, jusqu’au bout. » Marie-Agnès ESPA, Le Journal Toulousain

© Sophie Gehin

INAUGURATION

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MERCREDI 11 JUIN JEUDI 12 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

ROMÉO ET JULIETTE DE WILLIAM SHAKESPEARE Mise en scène Nicolas Briançon / Adaptation Pierre-Alain Leleu et Nicolas Briançon Avec Ana Girardot, Niels Schneider, Valérie Mairesse, Bernard Malaka, accompagnés de Dimitri Storoge, Cédric Zimmerlin, Bryan Polach, Charles Clément, Valentine Varela, Mas Belsito, Pierre Dourlens, Pascal Elso, Adrien Guitton, Côme Lesage, Geoffrey Dahm, Eric Pucheu, Ariane Blaise, Marthe Fieschi, Noémie Fourdan et cinq musiciens Dramaturgie Julie-Anne Roth / Décors Pierre-Yves Leprince / Lumières Gaëlle de Malglaive / Costumes Michel Dussarat / Musiques Gérard Daguerre Chorégraphies Karine Orts / Combats Albert Goldberg Nicolas Briançon (La Nuit des Rois, Le Songe d'une nuit d'été…) met en scène la pièce la plus célèbre du répertoire de Shakespeare. Entourés d'une troupe de plus de vingt acteurs, Ana Girardot et Niels Schneider sont les héros de cette pièce emblématique. Un chant d'amour passionné et violent ! Le mot du metteur en scène Pourquoi Roméo et Juliette est-il toujours au box-office des pièces les plus jouées dans le monde ? Son merveilleux chant d'amour, bien sûr… Les batailles spectaculaires, les murs qu'on escalade. Le romanesque et la nostalgie. L’émerveillement de l'amour et la stupéfaction de la rencontre… Il y a tout cela dans Roméo et Juliette bien sûr… Mais pourquoi cette pièce où les jeunes gens parlent un langage ordurier et bourré de testostérone, où l'on nous montre une adolescente sexuellement mature, et un amant entêté et meurtrier, pourquoi cette pièce reste-t-elle la plus belle introduction à Shakespeare auprès d'un public jeune ? Bien sûr on peut voir la pièce par le simple biais du sentiment, mais il reste que la pièce est là : brutale et violente. Complexe et limpide. La passion, le machisme, la famille, la violence, la religion. Tous ces thèmes qui traversent la pièce et qui forment une architecture savante sur laquelle repose l'histoire de Roméo et de Juliette puisent directement leur inspiration dans une certaine organisation patriarcale de la société. Une société où les filles sont considérées lorsqu'elles font ce qu'on leur demande, et où les garçons le sont lorsqu'ils font le contraire. Une société qui veut faire le bien de ses enfants en leur imposant des choix qui ne sont pas les leurs. Une société où la religion est présente partout mais où la violence est banale et quotidienne. En ce sens la pièce nous parle d'aujourd'hui… D'ici ou d'ailleurs. Nous connaissons tous cette pièce. Shakespeare prend d'ailleurs bien soin de nous en révéler la fin dès le démarrage. Mais ce qui nous fascine est précisément dans le chemin qui nous mène à cette conclusion que nous connaissons déjà. "Ils vont mourir" nous dit Shakespeare, et "voilà pourquoi…" Et nous assistons, mi-voyeur, mi-horrifié, à ce que nous savons être inéluctable. Etape par étape, marche par marche, nous assisterons à la mutilation et à la mort des deux héros. Shakespeare nous raconte comment et pourquoi. Ce chemin, je voudrais que vous le redécouvriez avec nous. Que vous entendiez la pièce comme si c'était la première fois. Et que vous repartiez, heureux, émerveillés et songeurs néanmoins : Que faisons-nous de nos enfants? Comment les éduquer? Quelle société leur proposons-nous ? Et l'amour ? L'amour reste-t-il la première force de résistance lorsqu'on veut échapper aux vies qu'on vous impose ? La réponse est là devant nous ! "Car jamais il n'y eut chant d'amour plus beau que celui de Juliette et de son Roméo…" Nicolas Briançon

© Victor Tonelli / Arcomart

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

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« Nicolas Briançon a réussi son pari : sa mise en scène est efficace, cultive la fibre populaire sans dénaturer la pièce. On est pris par le spectacle. » Les Echos « Nicolas Briançon a réuni un couple idéal. » Le Point « L'ambiance est là. Le tout emballe un large public ! » Pariscope « Vive les « Roméo et Juliette » de Niels Schneider & Ana Girardot ! Un spectacle magnifique ! » Agora Vox « Roméo et Juliette, mythe parmi les mythes. » Sortiraparis.com « Nicolas Briançon revient à Shakespeare dans une mise en scène illuminée du charme radieux de ses interprètes principaux. ». Toutelaculture.com


L’ÉTUDIANTE ET MONSIEUR HENRI

VENDREDI 13 JUIN SAMEDI 14 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

D'IVAN CALBÉRAC Mise en scène José Paul / Assistante à la mise en scène Emmanuelle Tachoires Avec Roger Dumas, Claudia Dimier, Sébastien Castro et Lysiane Meis Décors Édouard Laug / Lumières Laurent Béal / Costumes Brigitte Faur-Perdigou Musique Laurent Aknin Le coup de cœur des programmateurs ! Un petit bijou d'écriture et d'interprétation. A 78 ans, monsieur Henri vit seul dans son appartement parisien, ce qui commence à inquiéter son fils, Paul. Si le septuagénaire, particulièrement bougon, refuse catégoriquement tout placement en maison de retraite, il finit par accepter de louer une chambre de son appartement à une étudiante. Constance, 21 ans, emménage chez lui. C’est une jolie demoiselle pleine de fraîcheur et d’enthousiasme, aux faibles moyens, en plein échec dans ses études, qui cherche encore sa voie. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir de Constance pour créer un véritable chaos familial… Dont il était loin d’avoir prévu toutes les conséquences… Une comédie décapante sur les ingérences familiales, les hérédités lourdes à assumer, et la difficulté de concilier les grands rêves d’une vie avec les petits arrangements quotidiens que chacun fait avec sa conscience… Que ce soit à 20 ans, 40 ans ou presque 80 ! Note d’intention La bouille ronde, le regard rieur, un sourire empli d’humanité, Ivan Calbérac a, comme on dit, la gueule de l’emploi, mais derrière cette apparence débonnaire, se cache un être soucieux, perfectionniste, un travailleur acharné, mais aussi un homme à la joute verbale incisive qui porte un regard bienveillant mais néanmoins sans concessions sur ses contemporains. Bref, il est donc à l’image de sa pièce, joyeusement réaliste ! En effet, dans L’étudiante et Monsieur Henri, il sait décliner, avec une gourmandise teintée d’ironie corrosive, des situations et des personnages plus pittoresques les uns que les autres, où il confronte trois générations d’hommes et de femmes en manque de repères (filiation tourmentée, jeunesse à l’avenir incertain ou encore fragilité du couple face à l’adversité). Cette comédie transgénérationnelle nécessitait de mon point de vue de metteur en scène, de laisser s’émanciper ces personnages au gré de la plume de l’auteur, car Ivan Calbérac fait partie de la race de ces dramaturges qui écrivent pour les acteurs. Hormis un espace scénique déstructuré à l’image d’un univers familial en pleine mutation, la priorité était de réunir un quatuor de haut vol afin de prolonger avec virtuosité et intégrité le propos de l’auteur. Roger Dumas, Lysiane Meis, Sébastien Castro et Claudia Dimier ont su répondre à mes attentes avec la seule exigence de faire briller de mille feux la véritable star d’un tel projet, à savoir la pièce elle-même. José Paul

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Roger Dumas triomphe dans cette pièce décapante ! » France Télévisions « Une tornade familiale ! Un gros coup de cœur ! » Une comédie tragique magistralement portée par les acteurs, des acteurs au sommet. Un petit bijou ! « Un petit miracle, comme il en arrive quelquefois au théâtre. » Le Point « Un petit bijou. Bravo ! » Pariscope « Un miracle de cocasserie bougonne. Un cadeau ! » L'Express « Un vrai bonheur. » Une mise en scène fine qui sent si bien les notes douces et les accélérations d’un texte, deux interprètes au talent bien repéré, Roger Dumas et Lysiane Meis, et deux jeunes comédiens au jeu très nuancé, Claudia Dimier et Sébastien Castro. Gilles Costaz, L'Avant-Scène « La comédie de la rentrée ! Une tornade de rires ! » Le Journal du Dimanche « Magnifique prestation de Roger Dumas ! » Le Nouvel Observateur

© Bernard Richebe

Direct Matin

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LUNDI 16 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

LE MEC DE LA TOMBE D'À CÔTÉ D'APRÈS LE ROMAN DE KATARINA MAZETTI Adapté par Alain Ganas / Mise en scène Panchika Velez Avec Sophie Broustal, Didier Brice Nominations aux Molières 2011 pour ce spectacle dans les catégories : Molière du théâtre privé : Théâtre de la Renaissance Molière de l’adaptateur/traducteur : Alain Ganas

Ils sont voisins de cimetière. Elle vient régulièrement se recueillir sur la tombe de son mari, trop tôt enlevé par un malencontreux accident de vélo. Il vient fleurir la tombe de sa mère, emportée par un cancer. Elle est bibliothécaire, ne pense que culture et mange bio, il est agriculteur, élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire «de son plein gré» ; l'apparence du mec de la tombe d'à côté agace la jeune femme autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil. Rien, à priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant… Note d’Intention Le Mec de la tombe d’à côté est une vraie histoire d’amour. L’union des corps, puis des cœurs, au-delà des codes sociaux, avant même que les intelligences se mettent au travail, c’est peut-être le premier charme de ce texte. Le roman de Katarina Mazetti est tendre et caustique. L’air de rien, elle y bouscule les conventions avec une modernité décapante. Alain Ganas signe une adaptation théâtrale subtile et forte, qui en restitue parfaitement l’humour et la sensibilité. Il a saisi l’essence dramaturgique du texte. Il resserre la tragicomédie de ce couple improbable et cible en gros plan l’avant, le pendant et l’après de leur rencontre. Si 1+1 peut être égal à 3, le couple existe ici comme un troisième personnage, et leur rencontre nous parle une langue d’où la logique s’échappe. Sur le plateau, la lumière accompagne cet homme et cette femme, comme l’objectif d’une caméra, dans leurs basculements de la narration à l’action, de la version vécue par l’un à celle que raconte l’autre. Au centre de la scénographie, le grand lit de leurs ébats, tantôt chez lui, dans sa maison un peu sale, cuisine graisseuse et mouches collées au néon ; parfois chez elle dans son appartement aseptisé, plantes vertes et tableaux monochromes. Le lit devient aussi banc du cimetière ou terre arable… Panchika Velez

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Un ravissement que ce spectacle. Katarina Mazetti et son adaptateur Alain Ganas s'amusent à scruter l'évolution des émois amoureux. Panchika Velez met en scène cette jolie pièce avec une sensibilité et une intelligence merveilleuses.» Figaroscope

© Mirco Magliocca

« Un moment de théâtre attachant.»Télérama « Plein de charme et d’humanité. Bravo ! » Pariscope « Ce pas de deux est un enchantement. » Nouvel Observateur « C’est une très agréable découverte que cette histoire d’amour improbable, écrite par la suédoise Katarina Mazetti et adaptée comme une comédie par Alain Ganas. » Le Journal du Dimanche « Situation cocasse, relations craquantes. Une soirée douce et sympa comme un bon massage. » Le Point

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MARDI 17 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30 MERCREDI 18 JUIN SAUMUR SALLE BEAUREPAIRE 20H30

LA LEÇON D’EUGÈNE IONESCO Mise en scène Christian Schiaretti Avec Robin Renucci, Jeanne Brouaye, Yves Bressiant Lumières Julia Grand Une création en co-production Tréteaux de France - Direction Robin Renucci et Théâtre National Populaire - direction Christian Schiaretti, Centres Dramatiques Nationaux.

« Le doctorat total ?... Vous avez beaucoup de courage Mademoiselle... » Cette leçon se donne à trois : un professeur d’allure classique, une élève docile, une bonne rigoureuse et austère. Rendez-vous est pris, chez le professeur, pour préparer « mademoiselle » au « doctorat total ». La progression du savoir sera méthodique : géographie, arithmétique, linguistique et philologie. Au départ, les échanges respectent le strict cadre des codes sociaux. Il y a la timidité du professeur, la naïveté de l’élève et les interventions intempestives et inquiétantes de la bonne. C’est par le langage que tout va basculer, s’affoler. Le professeur s’empare peu à peu de la parole et la leçon prend un tour magistral et sadique. Son objet se fait de plus en plus improbable. Les mots s’animent alors en séries obsédantes, se répètent jusqu’au mot de la fin, qui apparaît alors comme l’instrument d’un crime imaginaire perpétré sur scène : « Dites : couteau... cou... teau... couteau... cou... teau... ». Dans ce drame comique, le langage est comme un terrain miné qui, sous ses apparences de convention et d’échange, devient l’arme abstraite d’un asservissement. Si la leçon ne nous enseigne rien, elle fait plus essentiel : elle nous met en éveil. Note d’intention Mettre chaque spectateur en capacité de penser par soi-même et de se construire singulièrement est un enjeu fondamental pour l'acteur. Les Tréteaux de France ont ainsi placé au cœur de leur projet la question de l'émancipation et de l’emprise des cerveaux : de la manipulation de Ruy Blas par Don Salluste à l'enfermement physique et moral d'Agnès par Arnolphe dans L’Ecole des femmes, en passant par les rapports de domination de classe et de genre entre Jean et Mademoiselle Julie. La Leçon de Ionesco en cristallise les enjeux politique, philosophique et éducatif. Cette fable pousse la logique de l'injonction à son paroxysme. Robin Renucci

© J. C. Bardot/Bar Floréal

Répétition publique du spectacle mardi 17 juin à 14h30 au château du Plessis Macé, sous la direction de Robin Renucci (entrée libre sur réservation obligatoire auprès de la billetterie, dans la limite des places disponibles)

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MERCREDI 18 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 22H00

TRAIN FANTÔME DE GÉRALD SIBLEYRAS ET ÉRIC MÉTAYER Mise en Scène Éric Métayer / Assistante mise en scène Sarah Gellé Avec Eric Métayer, Jean-Philippe Beche, Andréa Bescond, Dorel BrouzengLacoustille et Christophe Laubion Son Vincent Lustaud / Décor Nils Zachariasen et Nikolas Val Costumes Carole B. Hontebeyrie / Lumières Stéphane Fritsch Marionnettes Fanny Béranger / Chorégraphies : Andréa Bescond « Comme son nom l’indique, Train fantôme est un spectacle qui cherche à redonner ces ambiances de fêtes foraines où l’on prenait son ticket en riant… jaune. Où les filles se collaient aux garçons et les garçons, bien contents d’avoir quelqu’un qui se colle contre eux, parce qu’ils n’en menaient pas large… Train fantôme : un spectacle loufoque, drôle et qui fait peur ! Pour adultes et enfants amateurs d’émotions fortes ! Interprété par 5 fous furieux (3 des 39 marches et deux petits nouveaux). » Éric Métayer « Éric Métayer est un chef de troupe. Après les 39 Marches, il s’est dit « on prend les mêmes et on recommence ». Il m’a parlé de son idée farfelue de Train Fantôme, m’a fait part de mille idées (dont les trois quarts ne verront jamais le jour) et m’a donné une sorte de canevas de la pièce qu’il voulait monter. Ensuite, il m’a laissé me débrouiller tout seul avec comme consigne : « Plus tu mets de choses infaisables à faire au théâtre, plus je suis content ». Travailler avec Éric, ça fait peur. D’un autre côté, c’est le but du spectacle ». Gérald Sibleyras

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

© Laurencine Lot

« Vérifiez l'état de vos mandibules, de vos maxillaires et surtout de vos zygomatiques avant de pénétrer dans ce « Train fantôme ». « Une folle aventure, des effets spéciaux, des gags, cinq comédiens pour plein de rôles, le tout joué sur le mode du burlesque - talents. A voir entre amis, en famille, pour frémir de rire ! » Pariscope « La pièce se veut une « comédie flippante »... et forcément délirante. Du théâtre impossible, populaire, fantastique et comique, réalisé avec trois bouts de ficelle : le pari est osé. » Les Echos « Une soirée époustouflante… Une suite savoureuse de sketches, d’images, de tableaux, de références ciné… C’est complètement loufoque… Les acteurs débordent d’énergie. (..) Finalement ce n’est pas la peur que cette « comédie flippante » inspire, mais le rire et la bonne humeur. » Le Canard Enchaîné « Une « comédie flippante » d’une rare inventivité. Attention, les comédiens vous font mourir de rire. Et ça, c’est bon à vivre ! Coup de cœur » Paris Match

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LE DINER DE CONS

JEUDI 19 JUIN VENDREDI 20 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

DE FRANCIS VEBER Mise en scène Agnès Boury Avec José Paul, Patrick Haudecoeur, Grégoire Bonnet, Patrick Zard', Florence Maury, Anne-Sophie Germanaz et Stéphane Cottin Décors Édouard Laug Lumières Laurent Béal / Costumes Juliette Chanaud / Musique Sylvain Meyniac Un face à face tour à tour féroce, émouvant et drôle, servi par deux comédiens talentueux, Patrick Haudecœur (Thé à la menthe ou t’es citron ?) et José Paul (Un petit jeu sans conséquence, Feu, la mère de Madame, L’étudiante et Monsieur Henri…) dans une nouvelle mise en scène ! Chaque semaine, Pierre Brochant, grand éditeur parisien, et ses amis, organisent un dîner de cons. Le principe est simple : chaque participant amène un « con ». À la fin de la soirée, celui qui a dégoté le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il a déniché la perle rare, un con de classe mondiale : François Pignon, fonctionnaire au ministère des Finances et fou de maquettes en allumettes. Mais ce qu'ignore l'éditeur, c'est que Pignon, prêt à tout pour rendre service, est passé maître dans l’art de déclencher des catastrophes ! La rencontre entre deux destins qui n’auraient jamais dû se croiser…

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

© Bernard Richebé

« Une interprétation talentueuse, un public hilare et enchanté ! » Un savoureux Dîner de Cons, fidèlement interprété. Les personnages sont bien campés, joués avec justesse, laissant place au comique de situation, de mots. Le public ne s’y trompe pas et les éclats de rires sont nombreux. Eglantine RS, Clapzine « Un propos toujours d’actualité et avec la promesse de passer une agréable soirée. Une pièce à voir ou à revoir. Rires garantis » info-culture.biz

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VENDREDI 20 JUIN GRAND THÉÂTRE D’ANGERS 19H30

20 000 LIEUES SOUS LES MERS D’APRÈS JULES VERNE Compagnie Imaginaire Théâtre Mise en scène Sydney Bernard Avec Sydney Bernard et Thierry Le Gad (distribution sous réserve) Musiques John Scott « Jules Verne Aventure » Direction d’acteur : Thierry le Gad, Patrick Pezin, Jean Pierre Gaillard Décors sonores Loïc le Cadre / Lumières Jean Marie Dillaser, Jean Pierre de Robolight, Tristan Urbanek / Décor et menuiserie Patrick Chemin et ATC de Vannes Création résidence au Théâtre des 2 rivières de Lanester. Avec le soutien du Théâtre de Morlaix, du Quai des Rêves de Lamballe, du Fourneau de Brest et du Théâtre du Chien qui Fume / Co-production : Océanopolis de Brest – Le Conseil régional de Bretagne – Le Conseil général du Finistère – les Villes de Brest et de Quiberon

Nous sommes en 1869 au Muséum d’Histoire Naturelle. Le gouvernement français sous Napoléon III organise une réception officielle pour le retour triomphal du célèbre professeur d’histoire naturelle, Pierre Aronnax. Le professeur avait disparu en mer lors d’une expédition à la recherche d'un monstre marin qui menaçait la sécurité des navires sur toutes les mers du globe. A cette occasion, l’éminent professeur conte avec fougue et passion son extraordinaire odyssée à bord du Nautilus, l’incroyable navire sous-marin du capitaine Némo. Emporté par son récit, le truculent professeur s’anime, s’enflamme et revit son aventure tout en l’illustrant avec les objets et les animaux empaillés de son laboratoire. Le récit sort de la mémoire d’Aronnax et de son imaginaire… et toute son histoire s’illustre avec son bureau qui se transforme en bateau, en sous-marin, en grandes orgues, en salle des machines ou en banquise. Aronnax et son assistant fantasque plongent dans les abysses, voyagent autour du monde, se battent avec un requin ou un poulpe géant… et embarquent le public dans une odyssée poétique, teintée d'humour et d’effets visuels. Une adaptation spectaculaire du roman de Jules Verne qui met en valeur son regard précurseur sur l'environnement et la nécessité d'un développement durable et humaniste. « C’est l’une des meilleures adaptations d’une œuvre de Jules que j’ai vu à ce jour » Jean Verne, arrière-petit-fils de Jules Verne

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Interprétation magistrale de Sydney Bernard acteur bouillonnant et généreux. Poésie, énergie, imaginaire foisonnant, une réussite ! » Télérama « Des comédiens ingénieux qui enchantent. Un plongeon avec bonheur » France 2 « Une fête pour les yeux. Des changements de décors époustouflants. Aventures fantastiques imprégnées de magie et d’humour... » Le Figaro « Un spectacle formidable à ne pas manquer » Europe 1 « Un petit miracle ! « 20 000 lieues sous les mers » comme vous ne l’avez jamais vu. Jules Verne serait épaté par ce spectacle débordant d’imagination. » TF1 « Un spectacle étonnant dans une très belle adaptation qui jongle avec l’humour, la poésie et les effets spéciaux... » France 3 « Ingénieuses trouvailles. Drôle et émouvant. A vous couper le souffle ! » Pariscope « Vous succomberez à la féerie de ce spectacle enchanteur ! » Le Nouvel Observateur

© JeromeRey

PROGRAMMATION FAMILIALE À PARTIR DE 7 ANS

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LE MARIAGE DE FIGARO OU LA FOLLE JOURNÉE

SAMEDI 21 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

DE PIERRE AUGUSTIN CARON DE BEAUMARCHAIS Metteur en scène Jean-Paul Tribout Avec Marc Samuel, Marie Christine Letort, Eric Herson Macarel, Agnes Ramy, Claire Mirande, Pierre Trapet, Jean Paul Tribout, Emmanuel Dechartre, Xavier Simonin, Dominique Gras, Alice Sarfati, Thomas Sagols Costumes Aurore Popineau / Décors Amélie Tribout / Lumières Philippe Lacombe Trois ans après le mariage du comte Almaviva et de Rosine, qui conclut Le Barbier de Séville, Figaro est devenu concierge du château et va épouser Suzanne, camériste de la comtesse. Mais le comte, qui délaisse maintenant sa femme, convoite la jolie Suzanne et entend satisfaire son caprice ou empêcher les noces… « Tout a été dit sur Le Mariage de Figaro, toutes les analyses faites, toutes les lectures envisagées, une chose est sure, nous sommes en présence d'un chef d’œuvre. Quelles furent l'influence et la portée politique du texte ? Personnellement je n'imagine pas Beaumarchais taillant sa plume pour préparer la prise de la Bastille mais plutôt utilisant son génie, de dramaturge joyeux, pour soutenir les revendications d'une classe montante, la bourgeoisie, pour réclamer, dans tous les domaines, la liberté. S’agit-il d'une pièce à thèse ? Certes on trouve dans Le Mariage des thèmes nouveaux : Figaro, contrairement à Scapin dont il est inspiré ne travaille pas comme le héros de Molière, pour ses jeunes maîtres mais pour lui-même. On y entend une apologie de ce qu'on appellerait aujourd'hui la méritocratie, un plaidoyer pour les femmes aux accents franchement féministes, mais pour faire passer toutes ces idées neuves Beaumarchais utilise une arme imparable : le rire. » Jean Paul Tribout Note d’intention « Le bonheur est une idée neuve en Europe ! » La phrase célèbre de Saint Just s'applique à merveille au texte de Beaumarchais elle guidera mon travail. Il y a dans cette œuvre une réunion étonnante de formes théâtrales. C'est une comédie d'intrigue aux dialogues de bout en bout pétillants, à l'intérieur de laquelle Beaumarchais utilise successivement et souvent simultanément, les quiproquos, les mots d'auteur, le détournement parodique, le plaisir de la gaffe, et même le vaudeville. La base même du comique de Beaumarchais c'est le style : jongleries spirituelles, naturel des naïvetés, richesse de la fantaisie. Son art lui permet d'enchainer par exemple, le très sérieux monologue de Figaro avec la folle partie de cache-cache du dernier acte. Ce que je souhaite, dans ma mise en scène c'est mettre en exergue, la gaité et l'optimisme qui caractérisent ce texte, elle se voudra à l'instar de la pièce, multiple et pétillante, l'univers visuel sera inspiré de Fragonard avec ce mélange de sensualité libertine et de légèreté empreinte d'humour que l'on retrouvera aussi dans le jeu des comédiens. Le sous-titre « La folle journée » deviendra l'axe principal du spectacle, la rapidité tourbillonnante et vaudevillesque entrainera les personnages et les spectateurs à la suite de Figaro sans jamais accentuer la charge progressiste du texte. L'évidence n'a pas à être surlignée ! » Jean Paul Tribout

CRÉATION AU FESTIVAL D’ANJOU

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LUNDI 23 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

VOLTAIRE/ROUSSEAU DE JEAN-FRANÇOIS PRÉVAND Mise en scène Jean-Luc Moreau et Jean-François Prévand Assistante à la mise en scène Anne Poirier-Busson Avec Jean-Luc Moreau et Jean-Paul Farré Décor Charlie Mangel /Lumières Jacques Rouveyrollis Costumes Mathilde Penin / Assistante aux lumières Jessica Duclos Nous sommes en 1765. Chassé de Suisse, Rousseau vient rendre visite à Voltaire dans sa propriété de Ferney. Il n’a qu’un but : savoir si ce dernier est l’auteur du pamphlet anonyme qui l’a fait bannir pour avoir abandonné ses cinq enfants à l’hôpital public. Voilà la situation de départ de Voltaire/Rousseau qui débute comme une comédie policière et s’achève en dispute philosophique. À travers une seule grande scène de ménage mouvementée et spectaculaire, nos deux célébrissimes auteurs s’étripent ardemment, se lançant au visage vaisselle, mobilier… et idées sur l’éducation, sur Dieu, sur l’égalité, sur la liberté, sur le théâtre. Ils nous font redécouvrir avec plaisir et stupéfaction tout ce que nous devons encore aujourd’hui à leurs visions fulgurantes, mais complémentaires, de notre humanité. Ce dialogue ancré dans le quotidien de deux monstres d’esprit aux convictions et aux caractères radicalement opposés est d’une actualité de chaque instant. Les thèmes abordés n’ont pas pris une ride, ni les positions des deux représentants de courants très divergents bien que nés de la même préoccupation : l’Homme et le développement de la société. Du théâtre de verbe, de jeu, d’acteurs : Jean-Paul Farré et Jean-Luc Moreau se lancent à cœur joie dans l’arène ! Voltaire/Rousseau, duo historique […] D’où vient cette querelle qui les oppose aux yeux de la postérité ? De la profonde différence avec laquelle ils envisagent le monde, l’Homme, les grands principes sur lesquels repose la société. C’est sur un sujet bien personnel que Rousseau attaque Voltaire dans le dialogue fictif imaginé par Jean-François Prévand. L’affaire de son abandon d’enfants, que Voltaire avait violemment relayée par une mise en accusation publique, contre laquelle Rousseau s’insurge, en se déclarant victime d’une diffamation. Si la situation est inventée de toutes pièces par l’auteur, les termes du débat au cours duquel les deux hommes s’affrontent en un duel verbal mené au fleuret de l’esprit – et dont nous sommes les témoins ravis – sont souvent empruntés à leurs œuvres respectives, et font acte d’authenticité. […] Voltaire et Rousseau ressuscitent sur les planches, grâce à l’ingéniosité et à la fantaisie de Prévand et de ses comparses metteur en scène et comédiens. Et tant pis pour Rousseau si farouchement dressé contre cet art qu’il jugeait corrupteur ! Il s’était insurgé contre le projet de Voltaire, fervent militant de la cause théâtrale à des fins éducationnelles, de faire construire un théâtre à Genève. C’est la faute à Voltaire si le théâtre, aujourd’hui, fait entendre leurs voix…

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

© Brigitte Enguerand

« La pièce peut se résumer en une merveilleuse engueulade entre deux figures légendaires de la littérature française. […] Jean-Paul Farré et Jean-Luc Moreau, formidables comédiens, s’en donnent à cœur joie, […] auxquels viennent s’ajouter une finesse d’écriture tout simplement incroyable rendant à la pièce original le plus beau des hommages. Voltaire/Rousseau est une leçon de théâtre comme on aimerait en apercevoir davantage, un exemple de mise en scène et d’écriture porté avec brio par deux comédiens possédés par leur personnage.» La critiquerie

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L’IMPORTANCE D’ÊTRE SÉRIEUX

MARDI 24 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

D’OSCAR WILDE Nouvelle traduction Jean-Marie Besset / Mise en scène Gilbert Désveaux Collaboration artistique Régis de Martrin-Donos Avec Claude Aufaure, Clémentine Baert Gwendolen, Mathieu Bisson, Mathilde Bisson, Arnaud Denis, Emmanuel Lemire, Margaret Zenou Scénographie Gérard Espinosa Costumes Alain Blanchot / Lumières Martine André / Son Serge Monségu Maquillage Agnès Gourin-Fayn / Editions L’avant-scène théâtre Une création et production du Théâtre des 13 Vents / CDN Languedoc-Roussillon Montpellier

Deux jeunes hommes, deux amis, s’inventent chacun un alter ego débauché, le citadin en quête d’aventures sexuelles à la campagne, et vice-versa pour le campagnard qui veut jouir librement des occasions de la grande ville. Ces deux complices en libertinage, vont in fine se révéler être deux frères. Deux jeunes femmes devenues amies « comme deux sœurs » partagent l’obsession d’épouser un jeune homme à la seule condition qu’il se prénomme Ernest*(prénom synonyme de sérieux, sincère, loyal) c'est-à-dire un jeune homme qui ne soit pas un débauché, précisément. Or, c’est des deux frères roués (et pas du tout sérieux) que vont s’éprendre les demoiselles (celle des villes et celle des champs) avant d’en devenir les épouses. Les relations très symétriques de ce quatuor sont arbitrées par une femme monstrueuse (décrite comme « une gorgone »), Lady Bracknell, la mère de l’une des jeunes filles. Réflexions sur L’Importance d’être sérieux « C’est au moment où sa vie va basculer dans la tragédie, en 1895 que Wilde donne la comédie la plus brillante du théâtre anglais : The Importance of Being Earnest. Après son incarcération, elle a d’ailleurs continué de triompher dans le West End, mais le nom infamant de son auteur fut retiré de l’affiche. […] La pièce, qui se présente comme une très mondaine comédie de salon (« drawing-room comedy ») tire sa profondeur d’une variation sur le double, et l’idée platonicienne que l’être est en perpétuelle recherche de sa moitié perdue. Elle célèbre aussi la fougue et l’insolence d’une jeunesse capable de subvertir les conventions de la société victorienne. […] Même si la malédiction est patente (« toutes les filles finissent par ressembler à leur mère »), il y a dans cette comédie un hymne à la jeunesse, au simple fait d’être jeune, et amoureux, une célébration des jeunes gens et des jeunes filles en fleur, avant que la vieillesse ne les condamne à devenir grotesques, pesants, et incapables d’aimer, au sein de cet enfer que serait la vie conjugale. » Jean-Marie Besset

CE QU’EN DIT LA PRESSE… «Wilde aurait adoré » Pariscope « Une comédie centenaire mais revigorante » L’Express « On a rarement réuni au théâtre avec une telle habileté et un tel charme gravité et légèreté. Il faut beaucoup de doigté et de sensibilité pour reproduire cette chimie sur la scène. Le couple Besset-Désveaux y a réussi. […] Le plaisir est total. » Le Figaro Magazine

© Marc Ginot

« Voilà la meilleure représentation française de la pièce depuis la lointaine mise en scène par Jérôme Savary » Webthea « On savoure le jeu enlevé et précis des interprètes qu'il faut tous louer. Ils ont trouvé exactement le juste ton… » Le Figaro « Jean-Marie Besset s’est appliqué à restituer le plaisir de la langue et de ses doubles sens. Une réussite. […] La mise en scène de Gilbert Désveaux joue merveilleusement des ambiguïtés du désir […] » Rappels

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MERCREDI 25 JUIN CHOLET THÉÂTRE SAINT LOUIS 20H30

ZELDA ET SCOTT DE RENAUD MEYER Mise en scène Renaud Meyer Assistante à la mise en scène Alison Lunier Avec Sara Giraudeau, Julien Boisselier, Jean-Paul Bordes Accompagnés par le Manhattan Jazz Band : Xavier Bornens à la trompette, François Fuchs à la contrebasse, Aidje Tafial aux percussions Scénographie Jean-Marc Stehlé assisté de Catherine Rankl Costumes Dominique Borg / Lumières Hervé Gary / Chorégraphies Lionel Hoche / Arrangements musicaux Xavier Bornens Couple mythique des années 20, Zelda et Scott Fitzgerald brûlent leur vie dans des fêtes sans fin. Cette existence folle et débridée fera de Zelda une légende, immortalisée par les romans de Scott. Lorsqu’il rencontre Zelda, Scott Fitzgerald est persuadé qu’elle est venue au monde pour incarner l’héroïne de ses romans. La garçonne délurée se laisse séduire par les promesses de gloire du dandy ambitieux. Deux ans plus tard, ils sont devenus le symbole de l’Amérique des années 20, et les livres de Fitzgerald ont fait de sa femme une légende. Les jeunes amants se jettent à corps perdus dans un univers d’illusions, où tout n’est que jeu. Les magazines relatent leurs odyssées nocturnes, et l’on ne parle bientôt plus que de leurs frasques. Ernest Hemingway fait alors son entrée. Il devient le confident passionné, le frère de littérature, le partenaire des fêtes sans fin magnifiées dans Gatsby. Mais cette course débridée, lancée par les enfants terribles du jazz, tourne subitement au drame. A l’image de l’Amérique, le couple Fitzgerald est emporté par la dépression. Hemingway devient ainsi le spectateur impuissant de l’effondrement de Scott et de la schizophrénie de Zelda. Zelda et Scott raconte la comédie du jazz, le drame du couple, la folie d’un monde immensément beau parce qu’il se sait mortel.

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Il faut saluer l'excellence de ce spectacle. On en sort enchanté et ému. » Pariscope

« C’est la très bonne surprise de la rentrée. Les mots sont brillants, les corps sont libres et dansants… » Webthea « L’écriture est élégante, drôle, maîtrisée. Les comédiens sont étonnants…» Froggy’s Delight

« On sort du théâtre avec l'envie de relire les livres de ces deux enfants terribles. » Figaroscope

© Lot

« Une romance jazzy et tourmentée… Réjouissant ». ELLE « Il faut saluer l'excellence de ce spectacle conçu par Renaud Meyer. […] Il y a du style, du rythme, de l'énergie et le texte s'enchaîne et se déchaîne au son de la musique, jouée en direct par le Manhattan Jazz Band. On sort du spectacle enchanté et ému. » Pariscope « Les Années folles comme si on y était» Le Parisien « Pleine de charme, Sara Giraudeau crée un personnage aux airs de garçonne bourrue, extravagante et attachante […] » Télérama « Zelda et Scott, à voir absolument, pour un moment de folie douce. » Gala

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MICHEL BOUJENAH… MA VIE

JEUDI 26 JUIN ARÈNES DE DOUÉ-LA-FONTAINE 21H30

DE ET AVEC MICHEL BOUJENAH Collaboration artistique Corinne Atlas « Raconter ma vraie vie ne me plaisait pas et pourtant, c’est à la mode, les confessions. Il y a même des gens qui écrivent leurs mémoires à 25 ans. Les sportifs, les personnages de la télé réalité. Enfin, tout le monde écrit sa vie.

© Jean-Marc Helies

Mais raconter une vie que je n’ai pas eue me fascine. Alors je peux devenir un vrai héros puisque j’invente ma vie et si je l’imagine cette vie que je n’ai pas vécue, alors tout est possible. Oui, c’est vrai que le jour de ma naissance le soleil brillait comme jamais, alors qu’il était 4H du matin. Oui, c’est vrai que le matin de ma naissance des oiseaux se sont penchés sur mon berceau. Oui, tout est possible quand on invente sa vie. A Tunis, là ou je suis né, je vivais dans un palais et, tous les soirs, des femmes magnifiques me donnaient le bain avant de me demander si je voulais bien me coucher. Vous voyez tout est possible (sauf que là c’est la vérité). Je peux rêver et refaire mon parcours, je peux faire de moi une personne meilleure. Mais au milieu, peut être que je glisserai des événements véridiques. J’ai eu cette année 60 ans et beaucoup de mes proches me pressaient de faire un « Best of ». Je m’y refuse, même si dans ce spectacle je pourrai à ma guise reprendre un extrait d’Albert ou de l’Ange gardien ou de tout autre spectacle (hormis les Magnifiques que je joue tous les 20 ans). Voilà, j’ai toujours pensé qu’il était plus passionnant de rêver sa vie que de la vivre. Je vais le faire, mais si tout cela n’était pas entouré de la plus grande dérision possible ce serait horrible. Alors on va rire, je ferai tout pour ça puisque je me demande souvent si j’écris pour faire rire ou si je fais rire pour écrire. Qu’importe ! si vous tous vous passez un beau moment rempli d’émotion ! A très vite. Votre humble serviteur. » Michel Boujenah

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VENDREDI 27 JUIN SAMEDI 28 JUIN ARÈNES DE DOUÉ-LA-FONTAINE 21H30

LE QUATUOR

TOURNÉE D’ADIEU !

BOUQUET FINAL Mise en scène Alain Sachs Avec Jean-Claude Camors, Violon / Laurent Vercambre, Violon / Pierre Ganem, Alto / Jean-Yves Lacombe, Violoncelle Création lumière Philippe Quillet / Arrangements musicaux Le Quatuor ou Patrice Peyrieras / Accessoires et effets spéciaux Denis Richard / Conception son Antoine Garry et Stéphane Lorraine Direction technique Dominique Peurois / Régie son Antoine Garry ou Stéphane Lorraine / Responsable HF Pierre-François Decroix / Régie lumière Dominique Peurois ou Moïse Hill / Régie plateau Denis Richard ou Moïse Hill Administration de tournée Vincent Ganem Production Polyfolies, Dominique Dumond

C’est bel et bien Le Quatuor qui a inventé Le Quatuor ! En créant sa propre légende, il a tracé une voie nouvelle dans l’humour musical qui, depuis, n’a jamais cessé de faire école. Après 35 ans d’une exceptionnelle carrière, nos quatre mousquetaires ont décidé de remiser queues-de-pies et archets. En quelques mots rapides, le parcours du Quatuor serait : une dizaine de créations originales, des représentations dans les plus beaux théâtres de l’hexagone, des tournées dans le monde entier, des triomphes sur les plus prestigieuses scènes parisiennes, trois Molières, une Victoire de la Musique et, par-dessus tout, le bonheur d’un public toujours plus fidèle et nombreux à manifester sa jubilation. Ce spectacle d’adieu, véritable bouquet final, inclura les tableaux les plus savoureux, les séquences les plus émouvantes, les trouvailles les plus hilarantes qui ont fait la renommée du Quatuor. Toujours sous la houlette d’Alain Sachs, il s’agira d’un véritable spectacle et non pas d’une simple compilation rétrospective. Le répertoire de trente années de créations sera revisité avec l’ambition de l’interroger et de le réinventer à chaque instant pour en restituer le joyeux fourmillement.

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

© Didier Pallags

« En trente ans, ils ont conquis la France. » Le Figaro « La performance, qui mêle habilement musique, théâtre, et humour clownesque, est impressionnante. » Le Parisien « Les artistes se mettent en quatre pour nous plier en deux de rire. Tant par leur fantaisie que par leur maestria burlesque. » Le Canard Enchaîné « Un enchantement pour grands et petits, mélomanes, musicophiles et néophytes. » Pariscope « Les rois de l’humour musical et visuel. » Télérama « Chaque spectateur y fait son miel : les musiciens sont soufflés par la performance, les mélomanes ébahis par l'étendue du répertoire et ses subtils glissements. Quant au grand public, il est émerveillé par tant de poésie. Oui, c'est cela : de la poésie. » Figaro Magazine « Le Quatuor n’a cessé de se bonifier et de s’enrichir de trouvailles aussi délirantes qu’originales. » Figaroscope

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CONCOURS DES COMPAGNIES

LE FOUIC THÉÂTRE

LUNDI 30 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ DE JEAN TEULÉ Adaptation Jean-Christophe Dollé Mise en scène Jean-Christophe Dollé et Clothilde Morgiève Avec Clotilde Morgiève, Mehdi Bourayou Laurent Guillet, Jean-Christophe Dollé Création sonore Fabien Aumeunier / Création Lumière Caroline Gicquel Chorégraphie Magali B / Scénographie Adeline Caron et Nicolas Brisset Texte publié aux Éditions Julliard Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'histoire du XIXe siècle en France. Mise en scène - Un spectacle électro-rock et culinaire. Cette histoire se passe en 1870 dans une campagne du Périgord. Pourtant elle raconte bien plus que cela. Elle est de toutes les époques et de tous les lieux. Ce qu’il est important d’en tirer, c’est avant tout son universalité. C’est l’histoire de toutes les lâchetés, de tous les conformismes, de tous les fascismes, et de quelques braves aussi. Donc ne pas l’enfermer dans un contexte historique défini mais au contraire, sans chercher à brouiller les pistes, les ouvrir toutes pour que cette histoire nous parle, à nous, aujourd’hui. À côté d’une cuisine 1950, dans laquelle évolue une ménagère modèle pleine de l’insouciance des trente glorieuses, deux musiciens résolument contemporains, en costume noir, élégants, comme nous le sommes tous en apparence, nous les « braves gens ». Entre les deux, le narrateur, mi-dandy, mi-gitan, porte lui aussi des habits d’aujourd’hui. La barrière de la temporalité est brisée. Enfin puisqu’il s’agit de manger dans cette pièce, pourquoi ne pas manger réellement ? La ménagère sera donc présente en permanence sur scène, cuillère en bois à la main et casseroles sur le feu, préparant le ragoût qui se joue sous nos yeux. Figure maternelle apaisante et rassurante, elle deviendra successivement, amante protectrice puis monstre cruel cuisinant avec délectation les rognons de notre cher Alain. Cette présence féminine qui n’est pas un personnage réel de l’histoire, endosse en réalité la figure immatérielle de «monsieur et madame tout le monde », elle est à elle seule la représentation de ces « braves gens » qui, ne se révoltant pas contre la barbarie de leurs contemporains, s’en rendent complices. […] La musique est un support tragique de l’épopée d’Alain de Monéys, une transposition de la violence, elle n’est pas seulement là pour accompagner, elle provoque, elle agit. […] La musique contamine l’ensemble de la scène, telle la folie meurtrière qui s’empare de la foule.

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

© Le droit-Perrin

« Jean-Christophe Dollé et Clotilde Morgiève interprètent tous les personnages avec une certaine ironie. Ils sont épatants. » Télérama Sortir « Un spectacle bouleversant et surtout très original. » Pariscope « Une des très bonnes surprises du Festival "off"…Un petit bijou de modernité et d'audace… Rien de gore, mais ce qu'il faut d'humour noir et de cynisme. Une pièce haletante. » Le Monde « À couper le souffle. Un spectacle fort. » Vaucluse Matin

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MARDI 1ER JUILLET CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

CONCOURS DES COMPAGNIES

LES SANS CHAPITEAU FIXE

LE CAS DE LA FAMILLE COLEMAN DE CLAUDIO TOLCACHIR Traduction Ana Karina Lombardi / Mise en scène Johanna Boyé Avec Fanny Aubin, Guillemette Barioz, Arnaud Dupont, Elise Noiraud, Boris Ravaine, Jacques Trin, Julien Urrutia / Costumes Melisande de Serres Lumière Cyril Manetta / Scénographie Julie Benegmos et Anna Crosby Création musicale Kevin Carro Lauréat du concours Jeune Metteur en scène du Théâtre 13 : Prix du jury & Prix ex-æquo du public Le Cas de la famille Coleman dresse le portrait acerbe et corrosif d’une famille marginale et sans-le-sou, structurée autour de deux femmes, une mère et sa fille. Cette dernière, légèrement attardée a enfanté 4 enfants, sans grande conviction, ni véritable désir. L’un d’eux est atteint d’un syndrome psychiatrique obscur. Peu à peu, nous découvrons que cette mère et son fils constituent un poids et représentent une charge pour les autres membres de la famille. Leur situation la plonge dans la pauvreté, l’endettement, les privations et les frustrations. Ils sont le centre de toutes les préoccupations, la cause de toutes les difficultés et maintiennent les autres dans une incapacité à se réaliser. Ceux-ci tentent pourtant, tant bien que mal, de subvenir à leurs besoins mais aussi de vivre et d’exister malgré la constante attention que nécessitent ces deux êtres. La convalescence, puis le décès du pilier familial que représente la grand-mère, va redistribuer les rôles et les priorités. Chacun des personnages va chercher à sauver sa peau, à tirer son épingle du jeu et à fuir loin de ce cocon mortifère. Cette disparition délite alors tous les liens et laisse place à un égoïsme primaire noué dans une pulsion de survie. Note de mise en scène « Le Cas de la famille Coleman est une pièce qui a longtemps résonné en moi après sa lecture. Comment considérer la gestion du handicap au sein même de la famille ? De quelle manière aborder la question de la charge qu’il représente pour ses membres ? De quelle façon est-il possible d’aborder la culpabilité qui découle de certains de nos choix ? Avons-nous pour obligation de rester loyal et intègre à notre lignée ? Quel en est le prix à payer ? Existe-t-il un moyen véritable de se défaire de son histoire familiale ? Tels sont les thèmes et les questions, inscrits au cœur de nos problématiques sociétales et de notre actualité, que je voudrais soulever. Car dans une société où les liens familiaux se distendent et se perdent, ces enjeux-là me paraissent essentiels et se doivent d’être éprouvés au sein de l’espace théâtral. Le premier acte se présente sous le registre de la comédie. Le burlesque et la farce plongent le public dans la cacophonie de cette famille […] Le tempo, la pulsation de cette famille résonne comme une bombe à retardement, siffle telle une cocotte-minute prête à exploser. Puis, le deuxième acte se découpe en quatre journées. Le temps prend alors la forme d’un compte à rebours qui se resserre autour d’un secret. […] Nous sommes soudain projetés dans un drame grinçant, dont le public devient le témoin et le complice silencieux. Le rire arrive alors comme une soupape, seul moyen de ne pas pleurer. […] La mise en scène donne corps aux liens invisibles et à l’étrangeté qui se niche dans les rapports filiaux et fraternels de cette famille. Avec ce spectacle, je cherche à sonder l’être humain et à voir, dans son cheminement, un miroir de la société qu’il bâtit. » Johanna Boyé

© Stephan Avoge

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

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« Johanna Boyé, l'inconnue qui monte […] La mise en scène de Johanna Boyé se met au service de la pièce avec brio tout en imprimant sa patte à travers des ponctuations oniriques (poétiques ou burlesques) bienvenues. Elle orchestre ce chaos avec une précision d’horloger, mène tambour battant cette partition chorale en un tempo haletant. Il y a une circulation d’énergie enivrante dans ce spectacle porté par huit comédiens réjouissants. Sa récompense résonne comme une pure évidence. » Le Pariscope


CONCOURS DES COMPAGNIES

LES PRODUCTIONS DU SILLON

MERCREDI 2 JUILLET CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

BUILDING DE LÉONORE CONFINO Metteur en scène Catherine Schaub Avec Bruno Cadillon, Miren Pradier, Yann de Monterno, Léonore Confino, Olivier Faliez Création musicale R. Jéricho et A. Gilbert Chorégraphe Magali B. / Scénographie Sophie Jacob / Créateur lumières Vincent Grisoni / Costumes Julia Allègre Un Building. 13 étages. Nous sommes chez Consulting Conseil, une entreprise qui a pour absurde mission de coacher les coachs, de conseiller les conseillers. Le président directeur général amorce la pièce en motivant ses employés avec un discours démagogique, superposant avec éloquence banalités et techniques de communication. Puis, suivant la chronologie d’une journée de travail, on se hisse dans le building au rythme soutenu d’une scène par étage : chacun s’agite, déjeune, prospecte, brainstorme et surtout, se donne en pâture à une société qui revendique sans ciller « la rentabilité avant tout ». Comme un cycle perpétuel, la pièce s’achève avec le président répétant le discours du prologue...mais la substitution de quelques mots le rend effrayant de cynisme : "l’effectif" se mue en "cheptel", "client" devient "patient", le jargon s’efface pour laisser place à l’acide vérité du système qui régit l’entreprise. L’écriture de la pièce, piquante, caustique et ponctuée de passages musicaux et chorégraphiés, met en relief la noirceur des thèmes abordés : la perte de notre identité et, avec elle, celle de nos idéaux. Note d’intention Dans une étude de l’Insee menée auprès de 6 000 personnes, le travail arrive en deuxième position comme condition du bonheur. [...] « Quand Léonore Confino m’a fait lire Bulding j’ai été enthousiasmée par le sujet, l’efficacité incisive de son écriture, l’originalité de la construction dramatique, la juste vision de ces personnages et de leur névrose. Et je me suis sentie en accord immédiat avec cet univers ludique, acide et poétique […]. Quelle belle idée que d’opposer d’un côté la construction de l’immeuble bétonné, symbole érectile de l’empire capitaliste, et de l’autre, la construction de l’homme ! La pièce croise les deux interprétations : plus on gravit les étages du bâtiment, plus l’humain s’écroule. Les 32 personnages de la pièce seront interprétés par cinq comédiens, vêtus en tailleur et en costumes, […] l’identité profonde s’effaçant sous la fonction et l’uniforme. La mise en scène tiendra compte de la chronologie d’une journée de travail : le parking à 8 heures, puis une scène par étage jusqu’au sommet du building, à 20 heures. Un tour de cadran qu’on ne peut arrêter, une ascension vers la catastrophe. Dans cette temporalité, je voudrais travailler sur la mise en tension des étages : au fil de la journée, plus on se hisse, plus les personnages étouffent sous la pression sociale : leurs rêves s’étriquent, le langage se mécanise… à en devenir fou. Le discours du président qui ouvre et clôt la pièce confirme cette dégénérescence : celui d’ouverture est vague et policé, celui de fin reprend la même structure que le premier, mais le remplacement de quelques mots le rend effrayant de cynisme : comme si notre oreille de spectateur, après avoir passé une journée dans l’entreprise, était capable de déceler le sens véritable du discours. L’univers sonore participera également à l’enfermement progressif des personnages jusqu’au 13ème étage, où s’épanche une musique stéréotypée de cocktail, tristement romantique pour accompagner la ronde mécanique de séduction entre les employés. » Catherine Schaub

« Catherine Schaub a mis en scène ce tourbillon avec une inventivité réjouissante. On rit beaucoup, parfois jaune tant le miroir reflète une réalité. » Pariscope

« Drôle et cinglant. » Le Progrès « Courez-y, c'est extraordinaire ! » Le Mouv' « Une mise en scène d'une inventivité réjouissante. À ne pas manquer ». Pariscope

© RuyPhoto-Shortcom

CE QU’EN DIT LA PRESSE…

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JEUDI 3 JUILLET CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

CONCOURS DES COMPAGNIES

COMPAGNIE STÉRÉO

CROMWELL OU LES CONJURÉS DE VICTOR HUGO Adaptation et mise en scène Djenabah Bakary Avec Vincent Heneine, Thomas Arthuis, Jonathan Demay, Kamel Loukas, Mickael Gaya Amiar, Sultania Dukovic, Nikola Krminac (distribution en cours) Chorégraphie des combats Mickael Gaya Amiar Avec Cromwell ou les conjurés, le western s’invite dans l’Angleterre du XVIIe siècle à travers une adaptation déjantée, moderne et inattendue d’une œuvre de Victor Hugo quasi inédite au théâtre. Londres. Entre le somptueux Palais de Westminster, fraîchement usurpé au Roi Charles 1er par le régicide Cromwell, et la sinistre Taverne des Trois-Grues, se trame le complot d’un groupe de conjurés. La conjuration réunit Royalistes et Républicains contre Cromwell, Lord « Protecteur d'Angleterre » : les uns ne lui pardonnent pas l'exécution de Charles 1er, les autres n'admettent pas qu'il veuille prendre la couronne du Roi. Ils projettent son assassinat la veille du jour où Cromwell a décidé de se faire proclamer Roi, tentant ainsi d’usurper le titre héréditaire. […]

© D. R.

Note d’intention Dès ma première lecture de cette fresque immense, j'ai su que ce serait un gâchis énorme que de ne pas faire connaître, ne pas donner vie à ce chef d'œuvre jamais encore porté sur scène. Un joyau inconnu, un trésor enterré, pour lequel je me suis passionnée au point d'extraire de ce dédale historique ma trame favorite. L'œuvre originale en effet est injouable telle quelle parce que trop vaste. C’est pourquoi j’ai centré cette adaptation, ré-intitulée Cromwell ou les conjurés, sur le thème du complot et de son intrigue politique. Si l’intrigue se déroule dans l'Angleterre du milieu du XVIIe siècle, elle fait écho à des événements politiques contemporains : la chute des pouvoirs totalitaires et de leurs tyrans "héroïques" et complexes (la destitution de Mouammar Kadhaffi en Libye, la contestation de Bachar el-Assad en Syrie) ou l’accès au pouvoir d'opportunistes ambitieux, les complots et autres putschs (Ukraine) associés à un fanatisme religieux ambiant. Les tableaux peints par Hugo dans Cromwell, s’ils rendent compte avec force détails et précisions de la situation politique de l’Angleterre du milieu du XVIIe siècle, n’en sont pas moins caractéristiques de la politique actuelle, où tous les partis sont renvoyés dos à dos par agitation brouillonne et inefficacité bavarde. C’est pourquoi à travers Cromwell ou les conjurés, la peinture de l’histoire cesse subtilement d’être reconstitution du passé pour devenir méditation sur le présent, illustrant l’impuissance politique et les séquelles d’une révolution ayant échoué. Pour donner vie à cette adaptation moderne de Cromwell, je me suis attachée à construire une mise en scène inspirée de toutes mes influences littéraires, théâtrales, et cinématographiques : depuis les westerns de mon père, le cinéma de Scorsese et de Tarantino, jusqu’à ma passion pour le théâtre classique français, en passant par les dessins animés de mon enfance. […] Le résultat donne une pièce de théâtre à l’allure de BD, qui reste fidèle à Hugo, conservant ses alexandrins et l’héroïsme de ses personnages. Actions, rires, larmes, émotions, rebondissements, cascades et musique, c’est un western en alexandrins, Victor Hugo au cinéma. C’est une pièce drôle, ponctuée de moments qu’Hugo appelle « sublimes ». Quintessence du drame romantique, Cromwell ou les conjurés est une tragédie sous une comédie, le grotesque au revers du sublime, l’âme sous le corps. J’espère prouver avec la création de cette pièce qu’on peut rassembler tous les publics : le populaire et l’élitiste, qu’on peut allier western avec alexandrins, Charles Bronson récitant des vers.» Djenaba Bakary

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CONCOURS DES COMPAGNIES

COMPAGNIE NARCISSE

VENDREDI 4 JUILLET CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

LA BANDE DU TABOU CABARET SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS CRÉATION COLLECTIVE Collaboration artistique Jean-Marc Hoolbecq et Alexandre Delawarde Avec Claire Barrabès, Fiona Chauvin, Sol Espeche, Antonin Meyer-Esquerré, Pascal Neyron, Yoann Parize, Lorraine de Sagazan, Jonathan Salmon, Guillaume Tarbouriech Coordinatrices Sol Espeche et Lorraine de Sagazan / Direction musicale Delphine Dussaux / Arrangements musicaux Jean-Pierre Gesbert / Chorégraphie Jean-Marc Hoolbecq / Scénographie Antoine Milian / Costumes Bruno Marchini / Lumière Charlotte Montorio / Piano Delphine Dussaux / Saxophone Lucas Gaudin / Percussions Cédric Barbier Coproduction le Studio d’Asnières, direction Hervé Van der Meulen et Jean-Louis MartinBarbaz, et la Compagnie Narcisse

Saint-Germain-des-Prés, 1950 Devenu le haut lieu à la mode, musiciens, auteurs, philosophes, cinéastes, peintres… s’y retrouvent dans l’effervescence d’après-guerre, guidés par le goût de la fête revenu. L’existentialisme cohabite avec le jazz américain, de nouveaux noms s’imposent (Prévert, Cosma, Ferré, Vian...), le foisonnement d’idées littéraires et artistiques marquera l’époque. La jeunesse d’après-guerre nous a fait rêver ; aujourd’hui elle nous inspire. Nous revisitons ces années pleines d’espoir où tout est possible, où tout reste ouvert. Comment nous, jeunes trentenaires, racontons ce club mythique qu’était le Tabou ? On vous accueille un verre tendu, le pop-corn éclatant, on se presse, on s’entasse, prêts à danser, boire, fumer, s’engueuler sur le cinéma ou sur les nouveaux penseurs. On jubile de la liberté retrouvée, et puis surtout, on chante ! Qui ? Sartre, Beauvoir, Vian, Gréco, Gainsbourg et les autres. Autant de figures emblématiques que vous verrez apparaître à mesure que le spectacle avance. La Bande du Tabou fait revivre le jazz, le be-bop et l’espoir d’un monde meilleur.

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « Vous qui refusez de vieillir, empressez-vous d’aller boire cet élixir, à consommer sans modération » LeMonde.fr

© Sabine Bouffelle

Note d’intention « […] En découvrant le Tabou, nous avons tout de suite compris que c’était là que tout se passait : la fête, la joie, le désespoir, le risque. Tout sauf l’incertitude. Et nous nous sommes reconnus. Non seulement dans la folie de cette jeunesse, mais dans cette nécessité vitale d’écrire son histoire, de faire un pied de nez à la mort en chantant. Nous sommes allés à la rencontre de cette bande de créateurs. Nous avons eu le désir de créer un spectacle de façon collective, à l’image du foisonnement d’idées, de rêves et de tentatives de créations qui les caractérisaient. Notre condition de créateur – plus encore, d’être humain – est actuellement remise en question par l’individualisme dont notre société fait preuve. Beaucoup de jeunes artistes se forment collectivement afin de générer de nouvelles forces créatrices. […] Dès le début de la représentation, les spectateurs sont interrogés, mobilisés dans notre volonté de définir ce qu’était cette époque et qui la composait. Ce lien avec le public ne se rompt jamais, le spectateur est omniprésent. Nous l’accompagnons dans ce voyage dans le temps d’où surgissent des numéros de cabaret, des reconstitutions d’anecdotes et d’événements germanopratins, mais aussi des scènes de théâtre teintées de notre regard contemporain. Quand ce moment s’achève, nous accompagnons les spectateurs jusqu’à la porte du théâtre en souhaitant qu’ils se soient un peu égarés dans le temps. Étions-nous au Tabou ? Étions- nous au théâtre ? Par ce jeu de miroir entre les artistes qui ont fait le Tabou, et nous, jeunes créateurs contemporains, nous espérons susciter l’envie de créer ensemble et autrement. » Collectif les Brigades du Flore

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SAMEDI 5 JUILLET CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 21H30

LE SOIR, DES LIONS… NOUVEAU CONCERT DE FRANÇOIS MOREL Textes et interprétation François Morel Accompagné de trois musiciens Antoine Sahler, Lisa Cat-Berro, Muriel Gastebois Musiques Antoine Sahler, Reinhardt Wagner / Lumières Gaëlle de Malglaive assistée d’Alain Paradis / Décor Nils Zachariasen / Costumes Pascale Bordet, assistée de Caroline Martel / Stagiaire costumes Sarah Colas / Son Yoan Corchia Régie générale Denis Melchers / Production : Les Productions de l’Explorateur, La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle « Acteur de variétés, j’ai longtemps été chanteur. Notamment sous la douche, en conduisant ma voiture ou ma tondeuse à gazon. Avec « Collection Particulière », j’ai osé, grâce à la complicité amicale de Reinhardt Wagner et de Jean-Michel Ribes, franchir le Rubicon, chanter sur une scène, derrière un micro, avec un vrai piano et de vraies lumières. Aujourd’hui, je propose un nouveau rendez-vous avec cet amour de jeunesse qu’est la chanson… Il y sera question de lendemain de fêtes, de cas sociaux et de nappes à carreaux. On y entendra la voix du GPS mais pas celle du Bon Dieu. Une croisière qui j’espère s’amusera puisque Juliette, à la mise en scène et Antoine Sahler, parmi d’autres, feront partie du voyage. » François Morel D’où vient ce titre Le soir, des Lions… ? D’un patron de trattoria à Francfort qui était très sympathique et qui faisait des pâtes excellentes. On s’y retrouvait souvent lorsqu’on jouait en Allemagne avec la troupe des Deschamps. Avec Yolande, on y a bu quelques verres de Chianti ! Le patron regardait ses serveurs qui avaient fait la fête toute la nuit et qui, le midi, n’étaient pas très réveillés et il disait (ndlr : avec l’accent) :« Regardez les, le soir, des lions, le matin des pauvres cons… » Lorsqu’on est sur scène le soir on se sent lion. Mais parfois le matin est un peu moins brillant. On a le droit de se sentir lion de temps en temps, même si on redevient pauvre con le lendemain… Propos recueillis par Camille Lagrange, La coursive.

CE QU’EN DIT LA PRESSE… « En une heure trente de pur bonheur l’artiste joue sur toutes les gammes : la tendresse, la malice, l’émotion…» Le figaro et vous «Le soir, des lions… » déroule ses chansons pastels et sanguines enveloppées dans des images de cinéma en noir et blanc. […] Le public sort heureux » L’Express « Derrière son micro, il est parfait quand il déambule joyeux dans la douce ironie et l'autodérision fantasque… » Libération « Un savoureux cocktail d’absurde » Le Journal du Dimanche

© Manuelle Toussaint Paris

CLÔTURE

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MISTER DOUDOU DE KATINA LOUCMIDIS

MERCREDI 25 JUIN CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ 3 REPRÉSENTATIONS DE MISTER DOUDOU 10H / 11H / 16H DURÉE 25 MN

Texte et jeu Katina Loucmidis Aide à la mise en scène Sylvain Wallez / Aide au travail corporel Brigitte Davy Musique originale Xavier Pourcher / Scénographie, graphismes et accessoires Roberta Pracchia / Costumes Laure Chartier / Lumières François Villain Chargée de production et diffusion Priscillia Gazon Mister Doudou est la création 2013 de la Compagnie angevine les 3T, destinée aux tout petits et à ceux qui les accompagnent. Zoé nait. Avant, elle était dans le ventre de Maman. Elle découvre en même temps le froid du dehors, et la douceur des bras de Maman et de Papa. Elle fait encore « un » avec son entourage, jusqu’à ce qu’elle réalise qu’elle et sa Maman, ça fait deux ! Pour adoucir la douleur de la séparation, Maman lui offre un Doudou : Mister Doudou. Maintenant, elle n’est plus seule face aux étapes de sa toute nouvelle vie. Mister Doudou l’accompagne, comme un ange bienveillant qu’elle va adorer mais aussi malmener au gré de ses états d’âme. Et la grande aventure commence !... Le spectacle C’est du théâtre. Une comédienne joue à la fois Zoé, Maman et Papa. C’est de la danse et du théâtre gestuel. Le corps est fortement engagé, animé de cet élan de vie du premier âge où l’enfant découvre ses multiples possibilités, où la motricité est libre, spontanée, jubilatoire. C’est du théâtre d’objet. Mister Doudou est protéiforme. Il est petite marionnette ou doudou géant, turbulette ou bavoir, tapis ou couverture, déguisement ou seconde peau. Et il n’est pas seul… D’autres doudous prennent vie, rencontrés à la crèche, ou proposés au pied levé par Papa et Maman, le jour où Mister Doudou est perdu... C’est une écriture, adaptée aux tout petits, ludique et musicale, exigeante et accessible.

© Gilles Mathieu

SPECTACLE JEUNE PUBLIC EN INTÉRIEUR À PARTIR DE 9 MOIS

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LE CONCOURS DES COMPAGNIES En 2005, le directeur artistique du Festival d’Anjou, Nicolas Briançon, a créé le Concours des Compagnies. Son but est de présenter des nouveaux talents et de soutenir financièrement le travail de création mené par des troupes professionnelles de théâtre. Ainsi, chaque année, 5 compagnies entrent en compétition, dans l’espoir d’emporter l’un des 3 prix en jeu : le Prix du jury professionnel, le Prix du jury « jeunes » et le Prix d’interprétation. Le premier prix remis par le jury professionnel est doté de 20 000 €. Cette somme est destinée à cofinancer la création, par la troupe lauréate, d’un nouveau spectacle qui sera appelé à être programmé dans le cadre d’une prochaine édition du festival d’Anjou.

Le jury professionnel remet également le Prix d’interprétation doté de 1 000 € au meilleur comédien ou à la meilleure comédienne. Ce prix permet d’encourager la carrière d’un professionnel du théâtre et souvent de faire découvrir de jeunes talents. Un deuxième jury est également constitué, composé de cinq étudiants du Maine et Loire. Celui-ci remet le Prix du jury « Jeunes », doté de 5 000 €. Cette année, ces 3 prix sont financés par des partenaires du festival : Mécène et Loire finance le prix du jury professionnel, Cegelec prend en charge le prix d’interprétation et l’imprimerie Connivence celui du jury « jeunes ». Les trophées sont offerts par l’Orfèvrerie d’Anjou.

Historique du concours des compagnies Jurys professionnels 2006 - Françoise Fabian (Comédienne), Philippe Tesson (Journaliste, critique de théâtre), Jean-Paul Tribout (Acteur Metteur en scène), Carole Tolila (Journaliste), Nathalie Roussel (Comédienne) 2007 - Gilles Costaz, Président (Journaliste), Françoise Petit (Metteur en scène), Florian Zeller (Ecrivain), Sarah Biasini (Comédienne), Julie Debazac (Comédienne) 2008 - Dominique Jamet, Président (Journaliste, écrivain), Gérald Sibleyras (Auteur), Anne Denis (Journaliste), Elodie Navarre (Comédienne), Emma Colberti (Comédienne) 2009 - Jacques Nerson, Président (Critique de Théâtre), JeanPhilippe Viaud (Journaliste), Sara Forestier (Comédienne), Laëtitia Colombani (Réalisatrice), Marie-Cécile Niviere (Journaliste)

2008 - Prix du Jury et Prix du Public : Teatro Delusio par la Familie Flöz (Berlin) / Prix d’interprétation : Guillaume SeveracSchmitz, dans Georges Dandin par le Collectif Masque (Paris)

2010 - Virginie Efira, Présidente (Comédienne), Mélanie Bernier (Comédienne), Isabelle Pasco (Comédienne), Xavier Daugreilh (Producteur), Bertrand Guyomar (Journaliste)

2009 - Prix du Jury Pro : Hamlet par le Cie Les Sans-cou (Paris) Prix du Jury Jeunes : La Mégère à peu près apprivoisée par la Cie Los Figaros (Avignon) / Prix d’interprétation : Alexis Michalik, dans La Mégère à peu près apprivoisée

2011 - Stéphanie Fagadau, Présidente (directrice artistique du Studio des Champs Elysées), Noémie Kocher (actrice), Julie de Bona (comédienne), Eric Laugerias (acteur et scénariste), Stéphane Engelber (directeur du Théâtre de la Gaité Montparnasse et des Mathurins)

2010 - Prix du jury pro et du jury jeunes : Le préjugé vaincu par la Cie du Théâtre du Temps Pluriel (Nevers) / Prix d’interprétation : Olivier Broda dans Le préjugé vaincu

2012 - Jean-Robert Charrier Président (Directeur du Théâtre de la Porte Saint Martin), Yves Pignot (comédien et metteur en scène), Salomé Lelouch (actrice, directrice du Ciné 13 Théâtre), Julie Anne Roth (comédienne), Christine Boisson (comédienne)

2013 - Florence Pernel (comédienne), Ana Girardot (comédienne), Tristane Banon (journaliste), Niels Schneider (comédien), Caroline Verdu (directrice du Théâtre de la Pépinière)

2012 - Prix du Jury : Roméo et Juliet par la Compagnie Magnus Casalibus (Grenoble) / Prix du Jury Jeunes : Beaucoup de bruit pour rien par la Compagnie Hypermobile (Paris) Prix d’interprétation : Monica Companys pour son interprétation dans Les Chaises de Ionesco par la Compagnie du 3ème Œil.

Palmarès

2013 - Prix du jury : Le cercle de craie caucasien par la Compagnie Orten (Paris) / Prix d’interprétation : Florent Guyot pour son interprétation dans Le Cercle de craie caucasien / Prix du Jury Jeunes : Le Porteur d’histoires par la Compagnie Mises en Capsules (Paris)

2006 - Prix du Jury : Occupe-toi d’Amélie par la Cie JLM Barbaz (Paris) / Prix du Public : Les hors la loi / Prix d’interprétation : Zazie Delem, dans Moi aussi je suis Catherine Deneuve

2007 - Prix du Jury : Les Fourberies de Scapin par les Compagnons de la Chimère (Paris) / Prix du Public : Le Tour du Monde en 80 jours par la Cie S Azzopardi (Paris) / Prix d’interprétation : Denis d’Arcangelo, dans Le Cabaret des Hommes perdus (Nevers)

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2011 - Prix du Jury : Fatrasie ou la fabuleuse histoire de Louis Leray par la Cie Les épis noirs (Paris) / Prix d’Interprétation : Mathieu Bisson pour son interprétation dans Hitch (François Truffaut) / Prix du Jury Jeunes : Monsieur Martinez (Les Cadouins #1) par la compagnie Teknaï (Paris)

Grâce aux prix décernés, les compagnies lauréates sont venues présenter leurs nouvelles créations au Festival d’Anjou. En 2013, c’est L’Opéra d’un Fou par les Epis Noirs (prix du Jury en 2011).


RENCONTRES FORUM… Moments privilégiés pour les spectateurs, ces rencontres après spectacles sont l’occasion de prolonger certaines soirées du festival en échangeant sous les étoiles avec les comédiens et le metteur en scène. Elles seront animées par Nicolas Briançon, Nathalie Renoux (journaliste M6), Philippe Tesson (journaliste) ou Olivier Hamard.

SÉANCES DE DÉDICACES Partenariat avec la librairie Richer

Le partenariat développé en 2013 avec la librairie Richer sera reconduit cette année : un espace librairie sera présent tous les soirs de représentations sur les sites du Plessis Macé et de Doué-la-Fontaine. Une vente de livres en lien avec la programmation sera proposée au public, ainsi que certains soirs, des séances de dédicaces avec des auteurs.

MÉDIATION CULTURELLE Une journée d’animations articulée autour du spectacle La Leçon de Ionesco, sera organisée le mardi 17 juin 2014 à destination des collégiens, d’élèves de la classe d’art dramatique du Conservatoire d’Angers et de groupes accueillis dans le cadre de la Charte culture et solidarité. Des ateliers de théâtre et de découverte des métiers liés au spectacle vivant seront également proposés en matinée aux divers participants. Ils assisteront l’après-midi à une répétition publique de la pièce, suivie d’un échange avec l’équipe artistique dont le comédien et metteur en scène Robin Renucci. Une répétition publique et une rencontre seront organisées entre des étudiants du CFA (Centre de Formation d’Apprentis) de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Angers et Nicolas Briançon afin de les sensibiliser au théâtre. Depuis 2 ans, ces apprentis participent au jury « jeunes ».

ACCESSIBILITÉ ET HANDICAP Notre objectif : rendre toujours plus accessible à tous le festival d’Anjou, malgré les contraintes liées au plein air et à la configuration de certains sites historiques. Nouveauté : pour les personnes déficientes auditives, des boucles magnétiques individuelles seront disponibles à l’accueil des spectacles. Concernant plus spécifiquement les personnes en situation de handicap visuel, un dispositif d’audio description est mis en œuvre depuis 2012 sur certains spectacles, et sera renouvelé cette année. Cette action est financée grâce au partenariat entretenu avec le groupe Allianz. Nous invitons les personnes en situation de handicap à signaler leurs besoins en terme de placement lors de l’achat de leurs billets.

CULTURE ET SOLIDARITÉ Le festival d'Anjou propose chaque année, dans le cadre de la Charte Culture et Solidarité initiée par la ville d'Angers, une sélection de spectacles à un tarif très préférentiel.

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SOIRÉES PARTENAIRES

CONTACT Anne-Françoise Floch af.floch@anjou-theatre.fr 02 41 24 88 77

Depuis 1993, le Festival d’Anjou offre un nouveau concept de communication aux entreprises, groupements, clubs, fédérations… : inviter leurs membres, clients ou personnels à un grand spectacle suivi d’un cocktail dînatoire avec les comédiens. Quoi de mieux pour renforcer les liens lors d’une soirée inoubliable dans un cadre unique ? C’est un premier pont entre la culture et l’économie et entre des hommes qui se découvrent des passions et des intérêts communs. Avec les « Soirées Partenaires », un Directeur de société achète une quantité de places pour un spectacle. Il invite, à la date de son choix, pendant le festival, ses clients, prospects, V.I.P. ou son personnel pour fêter l’événement de son choix : anniversaire de l’entreprise, lancement de produits,… ou tout simplement afin d’assister à un grand moment de théâtre, de rire et d’émotion. Le Festival met à votre disposition son professionnalisme, la qualité de ses manifestations, ses infrastructures et son sens de l’accueil. Les entreprises associent leur image au dynamisme du Festival. La beauté des sites, la majesté d’un château, la qualité d’un spectacle, le jeu des comédiens, la convivialité d’une équipe vont forcément rejaillir sur l’image des entreprises participantes. Sur la vingtaine de représentations proposées, chaque entreprise peut choisir celle qui correspond le mieux à sa culture. Une comédie, une tragédie, une pièce intimiste, un grand spectacle historique… Nous pouvons recevoir des groupes allant de 20 à plus de 500 personnes par entreprise. Le choix est large. La prestation est à la carte et volontairement souple, adaptée à vos attentes. L’entreprise définit ses objectifs et le Festival s’engage à trouver les moyens de les satisfaire.

Plusieurs formules sont possibles • Accueil personnalisé des invités du partenaire sur le site • Cocktail d’accueil • Cocktail dînatoire ou dîner sur site avant le spectacle • Spectacle choisi par le partenaire • Buffet dînatoire ou dîner après le spectacle, en présence des comédiens, du Directeur Artistique et des membres du Festival.

NOS PARTENAIRES

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En 2013, 52 entreprises ont ainsi participé au Festival et 2940 personnes ont été accueillies dans le cadre des soirées partenaires sur l’ensemble des représentations.


INFOS PRATIQUES Accueil pour les enfants

Tous les modes de réservation seront ouverts à partir du samedi 24 mai 2014 à partir de 8h

Renseignements au 02 41 88 14 14 Les horaires de la billetterie Place Kennedy à Angers Le 24 mai de 8h00 à 18h00 Puis du 26 mai au 7 juin de 10h00 à 18h00 Et du 9 juin au 5 juillet de 13h00 à 18h00 (fermée le dimanche)

Locations et réservations • Par correspondance grâce au bon de commande que vous trouverez au centre du dépliant du Festival d’Anjou à partir du 7 mai. Ces commandes seront traitées à partir du samedi 24 mai, dans leur ordre d’arrivée. • Par téléphone au 02.41.88.14.14 (aux horaires d’ouverture de la billetterie). • Par Internet : www.festivaldanjou.com Paiement en ligne sécurisé. • Le soir, sur site, à partir de 19h30 au château du Plessis Macé, à la salle Beaurepaire de Saumur, au théâtre Saint Louis de Cholet et à partir de 20h30 aux Arènes de Doué-laFontaine. • FNAC, Carrefour, France Billet : Tél 0892.68.36.22 (0.34€/min), www.fnac.com • Hyper U : Mûrs-Erigné/ Chemillé • Super U : Angers les Justices / Saint-Barthélémy Les Banchais / Beaucouzé • Offices de Tourisme de Doué-la-Fontaine, Saumur et Cholet pour les spectacles ayant lieu dans ces villes.

Prise en charge des enfants de 5 à 10 ans pendant certains spectacles. Les parents assistant aux représentations des mardis (sauf inauguration), vendredis et samedis au château du Plessis Macé ainsi que tous les soirs du concours des compagnies pourront bénéficier d’un dispositif de prise en charge de leurs enfants âgés de 5 à 10 ans pendant le spectacle (sur réservation uniquement – nombre de places limité). Ces derniers participeront à des animations proposées au sein même du château du Plessis Macé. Participation : 2 € par enfant

Navette Une navette au départ d’Angers sera mise à votre disposition avant chaque spectacle au Plessis Macé, à Doué-la-Fontaine et à Cholet. Tarif plein : 5 € (A/R) Tarif réduit : 3 € (A/R) (scolaires, étudiants, dem. d’emploi) Information et réservation conseillées au 02 41 88 14 14

L’accès au département 2 axes principaux en voiture Paris - Angers : A11 (3h) Nantes - Angers : A11 (45min) Cholet - Angers : A87 (1h) Saumur - Angers : A85 (45min)

Par le train Paris - Angers : TGV Atlantique direct (1h30) Lyon - Angers : TGV direct (4h) Lille - Angers : TGV direct (3h15)

Les tarifs Tarif plein Tarif réduit

31 € 16 €

(scolaires, étudiants, dem. d’emploi)

Tarif groupe

28 €

(+ de 10 personnes)

Forfait famille

66 €

(2 adultes + 1 enfant)

Forfait jeune

28 €

Restauration Situé dans la cour du château du Plessis Macé, sous les marronniers, le restaurant L’Avant-scène est ouvert aux festivaliers, chaque soir de représentation, de 19h30 à 21h15. Un service de restauration rapide vous sera également proposé aux Arènes de Doué-la-Fontaine, de 19h30 à 21h15.

(2 spectacles)

Forfait 2 spectacles

55 €

Abonnement 3 spectacles et +

26 € par spec.

(à partir de 3 spectacles)

PASS Concours des Compagnies ouvrant droit à une place pour les 5 spectacles engagés dans le Concours des Cies Tarif plein 60 € (soit 12 €par spec.) Tarif réduit (scolaires, étudiants, dem. d’emploi) 50 € (soit 10 €par spec.)

20 000 lieues sous les mers : Tarif spécial spectacle familial

Suivez le festival en direct ! www.festivaldanjou.com Toutes les actualités du festival d’Anjou vous seront communiquées via notre compte Twitter.

NOUVEAU

Tarif spectacle Jeune Public

Le festival en ligne

5 € (tarif unique) 16 € (adulte) 10 € (jusqu’à 12 ans)

Retrouvez nous sur Facebook et suivez les coulisses du festival d’Anjou en direct !

Les + du festival... • Des spectacles, des interviews d’artistes de renom, des coups de coeur. Et chaque jour, la revue de presse et les photos de chaque spectacle. • Le spot promotionnel est réalisé par Vincent Drouin. • Sur le site du festival, retrouvez toutes les informations concernant le festival : bulletin météo, photos et reportages, billetterie en ligne, le festival en direct (plateaux radio, interviews...)

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QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES Le Festival d’Angers a été créé en 1950 par le Préfet de Maine-et-Loire Jean MORIN qui a l’idée d’une soirée exceptionnelle, à caractère culturel, au château de Brissac. Il y fait présenter la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette, mise en scène par l’angevin René RABAULT. Marcel HERRAND lui succède et présente en 1952 son premier programme. Malade en 1953, il demande à son ami Albert CAMUS d’assurer la direction artistique du festival. Avec ce dernier, le festival acquiert une audience nationale. La suite est une montée en puissance régulière d’un rendez-vous estival où les grands noms du théâtre français créent en plein air de grands rôles du répertoire, sous l’impulsion de Jean MARCHAT, puis de Maurice ESCANDE, Michel de RE, Maurice GERMAIN, Jean-Albert CARTIER et Henri RONSE. A partir de 1975, le Festival d’Angers devient le Festival d’Anjou. En 1985, Jean Sauvage, président du Festival, fait appel à Jean-Claude BRIALY. Sous sa direction artistique, le Festival d’Anjou trouve une nouvelle jeunesse et le public ratifie largement ses choix. En 2001, il assure la direction artistique avec Francis PERRIN, qui lui succède ensuite durant deux ans. En 2004, c’est Nicolas BRIANÇON qui reprend la direction artistique du Festival d’Anjou. Ce dernier marque de son empreinte le Festival par ses choix de spectacles hétéroclites et sa volonté de promouvoir les jeunes talents. Après le décès de Jean Sauvage en 2005, Christophe Béchu devient Président du Festival. Depuis le 1er janvier 2010, le Festival d’Anjou est géré par l’Etablissement Public de Coopération Culturelle ANJOU THEATRE, soutenu par le Conseil général de Maine et Loire.

Le Festival d’Anjou, 2ème Festival de Théâtre en France, touche ainsi plus de 25 000 spectateurs et compte chaque année entre 15 et 25 spectacles.

L’EPCC ANJOU THEATRE ANJOU THÉÂTRE est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui associe le Département de Maine-etLoire, la Commune de Doué-La-Fontaine et la Commune du Plessis Macé. Opérationnel depuis le 1er janvier 2010, cet établissement public entièrement dédié au théâtre a pour principales missions de promouvoir et de valoriser la création, la diffusion et la pratique de cet art du spectacle vivant dans le département. Regroupant le Festival d’Anjou et le château du Plessis Macé, il s’appuie sur ces deux éléments forts de la culture angevine pour développer le théâtre dans notre département et renforcer son rayonnement local, régional et national. Avec près de 350 troupes en exercice (professionnelles et d’amateurs) recensées en Maine-et-Loire, notre territoire figure parmi les départements les plus actifs de France en matière de théâtre. Cela constitue un atout évident qu’il importe de valoriser et de mieux faire connaître, au sein même du 49 mais aussi et surtout à l’extérieur du département. Ce potentiel théâtre constitue l’un des principaux fers de lance d’une politique culturelle ambitieuse soutenue par le Conseil général au niveau du territoire.

ANJOU THEATRE regroupe les trois entités suivantes Le Festival d’Anjou Son organisation est assurée par l’EPCC depuis le 1er janvier 2010.

Le Château du Plessis-Macé Depuis plusieurs années, l’animation de ce site historique repose sur le théâtre. Le château, propriété départementale, est mis à la disposition de l’EPCC qui assure la gestion et l’animation du site, les activités pédagogiques ainsi que sa programmation théâtrale et l’organisation du festival de théâtre amateur «Très tôt en scène» dont c’est la 16e édition cette année.

La politique de soutien au théâtre Organisme partenaire du Conseil général de Maine-et-Loire, ANJOU THEATRE s’est vu confier par la collectivité départementale la gestion des aides au fonctionnement, à la création et à la diffusion en matière de théâtre.

Pour en savoir plus : www.anjou-theatre.fr

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LES SITES DU FESTIVAL

LE CHÂTEAU DU PLESSIS MAÇÉ

LE GRAND THÉÂTRE D’ANGERS

LES ARÈNES DE DOUÉ-LA-FONTAINE

LA SALLE BEAUREPAIRE SAUMUR

LE THÉÂTRE SAINT-LOUIS CHOLET

Directeur de publication : Cyrille Gilbert / Directeur artistique : Nicolas Briançon / Rédaction : Anne-Françoise Floch Visuel de couverture / création graphique et mise en page : Carré de Lune / © Jean-Claude Hermaize (pour toutes les photos Festival d’Anjou hors programmation) / Imprimé par : Sétig Palussière - Imprimeur - Angers - Labellisé Imprim’vert. EPCC Anjou Théâtre- Licence d’entrepreneur de spectacle : CAT 2 : 2-1032 187 / CAT 3 : 3-1032 188

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RELATIONS PRESSE Raphaël Bouteau Attaché de presse / Attaché de production 02 41 24 88 77 r.bouteau@anjou-theatre.fr

Ronan Pichavant Responsable Communication / Médias Directeur de projets 02 41 24 88 77 r.pichavant@anjou-theatre.fr Nous vous informons que le visuel du Festival, le dossier de presse, ainsi qu’un ensemble de photographies sont mis à votre disposition sur le site internet du Festival.

www.festivaldanjou.com

FESTIVAL D’ANJOU EPCC ANJOU THÉÂTRE 49 boulevard du Roi René, BP 22155, 49021 Angers cedex 2 Tél. : 02 41 24 88 77 - Fax : 02 41 24 88 78 - email : festivaldanjou@anjou-theatre.fr www.festivaldanjou.com


Dossier de presse festival anjou 2014  

Festival d'Anjou 2014 : tous les spectacles de l'édition 2014. Festival de théâtre en extérieur.

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