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câmera* ur

ote

*m

le cinĂŠma

aire t n e m u c do


mode d’emploi La Valise accompagne les structures toulousaines qui s’inscrivent dans une démarche de projet culturel sur le thème du festival : accueils de loisirs, centres associés à l’école, classes inscrites dans le parcours culturel de la Ville, centres sociaux, clubs seniors … Cet accompagnement à visée pédagogique se décline en 6 étapes-rencontres mensuelles et 10 outils thématiques. ➜ Plus d’informations sur www.rio-loco.org, rubrique La Valise Rio Loco.

ateliers arts

plastiques

spectacle

cinéma documentaire

er

conc

À télécharger sur le site www.rio-loco.org : ce livret, + les 9 autres qui composent la Valise Rio Loco + des textes ou images complémentaires aux fiches ateliers. 

2 / La valise Rio Loco • Le cinéma documentaire

e

giqu

ago t péd


introduction

l’art du documentaire

P

vous ? le saviez documentaire, sous le règne du né t es a m né ci Le ères Lumière res vues des Fr avec les premiè ine à Lyon, us sortie de leur , qui ont filmé la nnu de l’histoire co premier film le t es C’ . ite 95 su 18 en endra par la 45 secondes. Vi d’une durée de Ciotat, La in en gare de L’arrivée d’un tra t lors an iss impact retent film qui aura un terreur la nt en provoqua de sa projection, rdant l’écran ga re qui ont cru en s ur te ta ec sp s de fonçait dessus. que le train leur

« La peste du documentaire, c’est

de vouloir expliquer le monde sans cet énorme trou du doute, du non-savoir »

Johan Van der Keuken

Le cinéma documentaire • La valise Rio Loco / 3

Le cinéma documentaire

our construire l’étape cinéma de la valise Rio Loco 2012, le festival Rio Loco s’est associé à deux autres festivals : Cinélatino, Rencontres de Toulouse et Séquence court-métrage pour élaborer un programme de 3 courts-métrages documentaires. Très utilisé comme support pédagogique, le documentaire reste l’objet de plusieurs débats : il nous a paru intéressant de réaliser un topo sur cette discipline artistique. Illustré par les 3 courts-métrages portugais et brésiliens, il se veut l’écho de l’étape 2 de la valise Rio Loco 2012. Il devrait permettre la transmission clarifiée sur ce sujet aux documentaristes en herbe qui joueront le jeu de l’atelier proposé par l’ARCALT en fiches jointes…


Lusofonia

faux -amis

documentaire et reportage

Tournage d’un documentaire

E

documentários les

mots

luso*

n préambule, il y a une chose essentielle à préciser pour « mettre les pendules à l’heure » : il s’agit de faire la différence entre le reportage et le documentaire, car on les confond souvent. Il faut dire que les frontières sont floues entre ces deux genres, les ressemblances possibles  : une équipe de tournage souvent légère (réduite à un ou deux, opérateur et preneur de son), une image brute et sans effets pour respecter la réalité , des personnages montrés comme des « gens vrais » et parlant sans dialogues préparés… En fait, on attend de l’un comme de l’autre de «  faire preuve de vérité  ». Mais il faut pourtant distinguer chaque genre  : le reportage ayant pour vocation de montrer le monde avec objectivité, délivrant une information prise sur le vif, liée à l’actualité, et destinée à un flux télévisuel ; alors que tout au contraire le documentaire affiche un parti pris, un point de vue d’auteur et une subjectivité revendiquée. Enfin, le documentaire est une œuvre cinématographique dite de création, avec un traitement plus sophistiqué, dans le montage notamment, et qui pourra toujours être vu hors contexte de l’actualité. 4 / La valise Rio Loco • Le cinéma documentaire


le saviez vous ?

alors un harpon en main pour chasser té. qu’il n’en utilisait plus dans la réali récent : plus e, miqu polé de ple Un autre exem peut En raison de cette subjectivité qui ar de Darwin, qui a été un véritable chem Cau Le une rs, mettant apparaître pour certains comme succès public, nominé aux Osca la réalité, manipulation ou une trahison de tion de la perche du Nil loita l’exp llèle para en été objet le film documentaire a souvent explicitement avec un trafic d’armes suggéré en est verra aucune de polémique. Le cas le plus anci ne sur l’affiche du film ; mais on é en 1921 ns un film de Robert Flaherty tourn uatio insin les ré malg s de ces arme Nanouk et montrant la vie (exotique) de sujet. Pour sa défense, le sur tes anen perm it être l’Esquimau (à l’origine, ce film deva livre un argument revendiquant commanditaire le réalisateur à but publicitaire, financé par un : « Mon langage à moi, c’est pris  parti son ché marchand de fourrures). On a repro . Sous-entendu :  mon film ma » celui du ciné convenance au cinéaste d’avoir arrangé à sa système à dénoncer d’un orie allég une est nt pour et mis en scène la réalité, notamme ves. preu de in beso et n’a pas ue était une séquence de pêche où le phoq usion est grande conf la fois, une re Enco ine é » une certa erne déjà mort. Même s’il a « réinvent entre les genres et le cinéma mod arche réalité, on peut estimer que la dém sauter les frontières faire de pas finit n’en montrer cinéaste, du cinéaste était sincère, voulant entre documentaire et fiction. Un Inuit,  : « Peu ainsi avant tout la rudesse de la vie d’un it disa Johan Van der Keuken, le mis sain ». être mais on peut lui reprocher d’avoir doit fond le erie, trich la importe mettant en danger son personnage en lui

Des docs au pluriel Il n’y a pas qu’un genre de documentaire mais plusieurs… Du «  cinéma direct  » au documentaire de mémoire, du portrait intimiste au cinéma militant, de l’animation ou encore du cinéma expérimental au film ethnographique  : il n’existe a priori aucune limite au champ du documentaire. La réalisatrice Agnès Varda (Les glaneurs et la glaneuse, Les plages d’Agnès…) a même donné un mot-valise pour définir un genre vraiment particulier : « le documenteur », un film qui défend une thèse farfelue comme une sorte de canular tout en ayant l’apparence d’un documentaire sérieux. (On citera comme exemple Opération Lune de William Karel, expliquant comment Stanley Kubrick aurait participé à une opération de mystification pour faire croire que les Américains se sont posés sur la Lune, alors que toutes les images connues auraient été tournées en studio). Dans tous les cas, il s’agira pour le réalisateur documentariste d’avoir une certaine éthique et de dépasser son sujet pour atteindre à l’universel de la condition humaine.

Le cinéma documentaire • La valise Rio Loco / 5

Le cinéma documentaire

La Polémique autour de Nanouk l’Esquimau


À voir

Docs Musicau da Brasil, Tom Zé, Da ntiago de Claude Sa documentaire 60, es né fin des an (2005) – À la il, Tom Zé G to er ilb G , so Caetano Velo tres créent le et quelques au assable et picaliste. Incl mouvement tro du ue iq us m rente, la toujours diffé naire, est gé ua pt se e qu trublion pres du ns la tradition enracinée da aire, mais in ig or t es il Nordeste d’où rs hyper ée par l’unive aussi façonn vit. o Paulo où il urbain de Sã

Saudade à Dakar, film documentaire de Laurence Gavron (2005), consac ré à la comm unauté des Cap-Verdi ens exilés à D akar. Leur exil n’es t pas particu lièrement triste ou amer , et pourtant, ils portent en eu x ce sentimen t de la « Saudade ». À travers l’am our pour la musique, la chaleur de le ur soirée, les souvenirs du « petit pays  », ils expriment l’e ssence de ce concept lusophone qu i se traduit av ec le mot nostalgie, mai s qui en réalité , est un état d’âme qu i ne peut être exprimé dans aucune autre langue.

São Paulo, le Rap de la Saturation, documentaire de Yves Billon (19 98) – São Paulo, mégapole efferve scente, dévelop pe elle aussi des ryt hmes métissés. 1994, le Brésil et São Paulo, découvrent le ra p. Sa rencontre avec la samba do nne le « pagode » , un genre musical qui s’enrichit aussi d’influenc es hip-hop. La samba-rap co mme avant le jazz-rap amér icain sonne alors comme les revendications d’une population qui veut dénoncer une so ciété tourmentée.

Saudade à Dakar

São Paulo, le Rap de la Saturation

6 / La valise Rio Loco • Le cinéma documentaire


La Révolution Tropicaliste

Viola, meu Paulinho da ire je, documenta Tempo é Ho La – 3) aribe (200 de Isabel Jagu anteur tée du grand ch an ch ie ph ra biog nne, ilie és br ba r de sam et compositeu e gé on pl e Un a. ol Paulinho da Vi icien vie de ce mus au cœur de la us dévoile no i qu t ai rtr hors pair. Un po amis, ses maîtres et ses influences, ca Ze a, m Li a in ar entre autres, M encore arisa Monte, ou Pagodinho, M ent em al ég s ai M s. Elton Medeiro à travers lequel un film intime, mple ola montre l’exe Paulinho da Vi ec av t an ge e, parta d’une vie simpl ées, nn ço up so ns io nous ses pass res, de vieilles voitu la restauration une partie d’ s ur lo ve le l’ébénisterie ou de billard.

Hermeto Pascoal, l’Allumé Tropical

La Révolu tion Tropi caliste, documentaire de Dominique Dreyfus (2001) – En 19 68, un mouve ment musical émin emment subv ersif et impertinent émerge au Br ésil : le tropicalism e. Ce docum entaire retrace l’histo ire de cette pr ofonde révolution cu lturelle. Ce m ouvement a bouleversé toutes les do nnées de la musique au Brésil, tout en se faisant le miroir des contradictions d’une période particulièrem ent agitée. Le tropicalism e a remis en question les fondemen ts de la sociét é brésilienne, ag issant comm e un détonateur , le catalyseur d’une véritab le révolution des mœurs, de la pensée , de l’idée mêm e de l’identité br ésilienne.

Le cinéma documentaire

x

llumé scoal, l’A Hermeto Pa Yves de ire ta documen Tropical, ste, flûtiste, ni éo rd co Ac – Billon (2001) one, tout ou de saxoph joueur de tuba usique m t propice à la pas ce qui vibre es te si hé n’ i scoal qu l d’Hermeto Pa ie ér at emparer de m ue non plus à s’ tiq as pl en s n, tube de récuperatio ire fa ferraille, pour ou pièces de registre , lorsqu’il n’en ue iq de la mus eau up gnie d’un tro pas en compa scoal, Pa o et m er Pour H de cochons ! font ne e e quotidienn té musique et vi au un m m co donc en qu’une. Il vit ue iciens et chaq avec ses mus couvrir ccasion de dé l’o t es journée s re alliages sono de nouveaux inventé re lo lk fo ront ce qui constitue tre aî es par le m de toutes pièc vieilles ns à partir de ie ic us m et ses estines. racines nord

Paulinho da Viola, meu Tempo é Hoje

Le cinéma documentaire • La valise Rio Loco / 7


Lusofonia

Du côté des lusophones…

O primero rei

olhar les

mots

luso*

On remarquera dans la production documentaire lusophone une forte tendance politique et sociale, ceci dû sans doute à l’histoire de la lusophonie au passé douloureux. On citera pour exemples Glauber Rocha, leader du Ciné Novo (nouvelle vague brésilienne), qui a eu des problèmes avec la censure de son pays, ou Zeze Zamboa qui traite de la guerre d’Angola avec Dissidence, ou encore Licinio Azevedo abordant l’indépendance du Mozambique avec Un camp de déminage… Ce sont souvent des sujets « engagés » et peu adaptés au jeune public. Mais on trouvera malgré tout dans la sélection de films proposés lors de l’étape cinéma proposée en février 2012, l’exemple d’un documentaire d’animation retraçant l’histoire du premier roi du Portugal (O primero rei), un exemple réussi dans la forme et le propos, à la fois pédagogique et ludique, visible par tous et compréhensible même sans maîtriser la langue.

Un succès grandissant

le saviezvous ?

L’Île aux fleurs, film cu

lte !

Court-métrage réalisé par le cinéaste brésilien Jor ge Furtado, ce petit chef-d’œuvre a obtenu de nombreux prix don t un Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1990, en racontant en douze minutes les raisons pou r lesquelles des hommes doivent disputer leur nourriture à des cochon s, dans une forme de réquisitoi re contre la barbarie en général et le capitalisme en particulier, mais san s manquer d’humour malgré la gra vité du sujet. Ce film est une démons tration implacable et détona nte d’un grand sujet de réflexion exp osé dans un petit format.

Le film documentaire a longtemps été considéré comme un genre réservé aux initiés, pour cinéphiles et rats de cinémathèques, ou encore cantonné sur le petit écran à des horaires tardifs, pour des insomniaques curieux de connaître « les bienfaits de l’amidon à travers les âges  » parmi mille exemples rébarbatifs. Certes, il y a eu quelques exceptions à la règle, et l’on ne peut s’empêcher de mentionner Le Monde du silence, premier film documentaire à obtenir la Palme d’Or à Cannes en 1956. Mais ce fut un succès rare, on estimait plutôt à cette époque que le grand public préférait s’évader et se distraire à travers l’imaginaire de la fiction. Cependant, depuis quelques années, alors même que le monde est en pleine ébullition et qu’une réalité pas toujours réjouissante nous saute à la gorge, ce même grand public semble se passionner d’un coup pour des films qui aident à mieux comprendre notre époque. Et cinquante ans après le film de Cousteau, c’est un réalisateur américain plein d’impertinence, Michael Moore, qui va bousculer le monde documentaire avec ses films engagés, Roger et Moi, Bowling for Columbine, et qui obtiendra à son tour la Palme d’Or en 2004 avec Fahrenheit 9/11. Il ouvrira ainsi la voie du succès à d’autres, on citera par exemple Super Size me de Morgan Spurlock ou Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim…

8 / La valise Rio Loco • Le cinéma documentaire


le saviez-vous ?  ?

Mais alors, le docufiction, kézaco

llation Encore une fois, c’est une appe usion. qui a tendance à provoquer la conf s gorie caté deux Un mot-valise entre eraient cinématographiques qui se retrouv si la fiction dans ce genre hybride. Comme idique » engendrée avait la caution « vér serait du documentaire, ou que celui-ci ire inventée. aussi extraordinaire qu’une histo ir que c’est En réalité, on peut surtout reten le plus souvent une reconstitution des éléments d’un événement historique, avec une réalité fictionnés mais censés recréer t notamment ayant bien eu lieu, cela permettan archives de donner à voir des époques sans

fiction audiovisuelles. Un exemple de docu ues Jacq de èce l’esp récent : L’Odyssée de contant nous ion duct a-pro még , terre Mala huit millions l’évolution de la race humaine sur à l’homme ales anim nes origi ses de , nées d’an e et niqu tech esse moderne. À la fois prou ue documentaire fresq cette e, tifiqu scien ion caut succès en trois épisodes a été un véritable que le iner imag leurs d’ail peut On e. du genr ero Rei, prim O tôt, plus court-métrage évoqué docufiction, en fait être pu nt eme égal it aura d’époque avec des acteurs en costumes effets force avec sées réali illes bata et des en aurait et budg le ent spéciaux, mais évidemm e finale… form la de plus en rent diffé bien été

des films documentaires qui se regardent comme une fiction.

Maré Capoeira

ficção les

mots

luso*

filme

Le cinéma documentaire • La valise Rio Loco / 9

Le cinéma documentaire

On a déjà évoqué cette mise en scène du réel qui posait parfois problème dans l’esprit des spectateurs, ceux-ci s’attendant à ce qu’un documentaire soit exclusivement réalisé dans des conditions de direct avec une volonté d’intervention minimum sur la réalité. Or de plus en plus usent de ressorts dramaturgiques qui les rapprochent de la fiction, sans pour cela renier la sincérité du propos mais avec le parti pris de provoquer une émotion qui puisse donner au film une certaine qualité « d’œuvre d’art ». Ainsi, comme dans une fiction, on pourra retrouver une structure avec une exposition, des pivots dramatiques (moments déclencheurs) conduisant à une confrontation, éventuellement un personnage principal poursuivant une quête et se retrouvant face à des obstacles jusqu’au climax (permettant la résolution finale). Si l’on prend l’exemple du court-métrage Maré Capoeira, on voit bien comment le même sujet aurait pu être traité en reportage, juste axé sur des danseurs filmés en direct avec un commentaire informatif, mais l’option d’identifier le jeune garçon comme le héros va permettre à la fois de raconter les origines de cette danse martiale, mais surtout de s’intéresser au sujet avec plus d’humanité. João, le petit garçon, arrivera-t-il à devenir un Grand Maître de Capoeira comme ses aieux ? Alors qu’on le pensait invincible, on lui découvre un terrible adversaire : une fille de son âge qui le ridiculise au vu de tous. Heureusement, en fin de film, on se doute que cette adversité va se transformer en une affection positive et porteuse d’espoir. Avec cette mise en scène minimale, ce film court raconte à peu de choses près ce que peut être une vie entière, en plus d’évoquer le seul sujet « Capoeira ».


Lusofonia

Groupes Medvekine

Priara Jo

Caméra au poing !

Camera kids

projetor les

mots

luso*

Il existe bien un moyen d’aborder un sujet au plus près, et le dernier film présenté dans la sélection, Priara Jo, en est l’illustration. En étant à la fois acteurs et « filmeurs », les enfants de ce court-métrage nous entraînent au cœur de leur vie, de leur quotidien, nous dévoilant ainsi leur intime mieux qu’un regard extérieur. Cette initiative de l’association « Video nas Aldeis » permet aux communautés indigènes du Brésil d’accéder au moyen d’expression audiovisuel pour «  se raconter  » et se réapproprier leur image. Et l’on peut voir dans ce petit film plus loin qu’un simple jeu d’enfants (mimant leurs ancêtres partant à la guerre), toute une mythologie guerrière encore vivace et juste relativisée derrière des rires d’enfants. On pourrait d’ailleurs faire un rapprochement de cette initiative, permettant à des «  non-spécialistes  » de s’emparer de l’outil caméra, avec la démarche des Groupes Medvekine à la fin des années soixante, qui, sous l’impulsion de Chris Marker et quelques autres, permirent à des ouvriers de réaliser euxmêmes des films militants et protestataires. Dans un registre pas si éloigné, le long-métrage Camera kids (Oscar 2005 du meilleur documentaire), est un film initié par une photographe (Zana Briski), qui montre des enfants d’un bidonville de Calcutta prendre en mains des appareils photo pour témoigner de leur quotidien, se retrouvant à la fois acteurs et témoins de leur propre histoire. Mais ce film reste quand même le geste de réalisateurs gardant contrôle de leur démonstration.

pour que le débat reste ouvert Ainsi, comme on a pu le voir, l’art du documentaire est multiple et continue de s’émanciper à chaque nouvelle tentative dans sa quête de « production de vérité ». Mais comme le soulignait Jean Louis Comolli au Festival de Lussas en 1997 : « La question du vrai ou du faux au cinéma est un faux débat. C’est ne pas tenir compte de l’ambiguïté fondamentale de la représentation. En dernière analyse, c’est au spectateur de décider ce en quoi il veut croire ou non ». 10 / La valise Rio Loco • Le cinéma documentaire


olhar = regarder

cinema = cinema

documentários = documentaire  

filme   =   film

les

mots luso

câmera =   caméra  

ficção =   fiction  

projetor =   projection  

boîte à outils

POUR ALLER PLUS LOIN Festivals de Cinéma à Toulouse Partenaires de Rio Loco

➜ Le FID Marseille : Festival international, rétrospectives, débats et tables rondes. ➜ Les États Généraux du film documentaire de Lussas (Ardèche). ➜ Le Cinéma du Réel, à Paris. ➜ Le FIPA de Biarritz, Festival International de Programmes Audiovisuels. ➜ Doclisboa : Les meilleurs documentaires présentés dans les sections compétitives du festival et dans la section « Investigations ». ➜ It’s all true – Rio de Janeiro / São Paulo : le plus important festival du film documentaire d’Amérique du Sud. ➜ Dockanema est le premier festival de films documentaires organisé à Maputo, au Mozambique, visant à promouvoir simultanément le cinéma de la région et de montrer les plus innovateurs courants du cinéma en langue portugaise.

➜ Rio Loco fait son cinéma ! Du 13 au 17 juin, retrouvez tous les soirs, des courts et des longs métrages lusophones en VOSTF sur la Prairie des Filtres !

CINELATINO, 24e Rencontres de Toulouse 23 mars – 1er avril 2012 Vise à aider et défendre les cinémas d’Amérique Latine : mieux les faire connaître, diffuser et distribuer en France ➜ Festival Peuples et Musiques au Cinéma, 25 au 28 octobre 2012 (sous réserve de modification) Organisé par l’association Escambiar à La Cinémathèque de Toulouse et à La Cave Poésie. Peuples et Musiques au Cinéma présente chaque année des films de fictions et des documentaires, le plus souvent suivis de rencontres avec leurs réalisateurs, leurs acteurs, leurs musiciens, des ethnomusicologues, des personnes faisant partie des peuples présentés. ➜ Les Mardis de l’INA – L’INA présentera  deux soirées spéciales Les Mardis de l’INA – Rio Loco Lusofonia au Grand Auditorium de  la Médiathèque José Cabanis les 22 mai et 19 juin à 18 h 30 autour d’archives documentaires lusophones.

Le cinéma documentaire • La valise Rio Loco / 11

le cinéma documentaire

festivals de films documentaires dans le monde :


Rio Loco

En 2012, Rio Loco invite à voyager sur les cinq continents en suivant le fil rouge de la Lusophonie (Lusofonia en portugais) : une programmation éclectique en mai et juin dans les Barrio Loco (lieux culturels toulousains) puis un noyau festif du 13 au 17 juin sur la Prairie des Filtres, en plein cœur de Toulouse et en bord de Garonne. La Valise Rio Loco accompagne les curieux à découvrir tout au long de l’année la pluralité des cultures lusophones ainsi que les univers des artistes choisis par l’équipe du festival. étape 2 – 7, 8 et 9 février – cinéma Lusophone

Avec le partenariat de :

contacts Direction générale : Hervé Bordier Coordination La Valise Rio Loco : Marion Casals-Miollan / marion.casals@mairie-toulouse.fr Mathilde Sarrazin / mathilde.sarrazin@mairie-toulouse.fr Assistées de Micaela Courty Partenariats /Communication : Marie-Agnès Steunou Site Internet /suivi de fabrication : Gaëlle Le Maréchal Le livret « Le Cinéma Documentaire » est l’outil numéro 6 de la valise Rio Loco 2012-01-06. / Tous droits réservés. Rédaction : Loïc Balarac Illustrations  : tous droits réservés Création graphique et maquette : Ageel Impression : Imprimerie du Grand Toulouse Toute reproduction est interdite, sauf sur demande écrite.

Licence spectacle N°1-1025131 / N°2-1025107 / N°3-1025105 / Visuel 4e de couverture : Zoveck Estudio / Imprimé sur papier recyclé

Un grand merci aux partenaires de l’étape : Pour la programmation : Cinélatino, Rencontres de Toulouse et particulièrement à Marie Chèvre et Louise Legal pour leur implication et au festival Séquence court-métrage. Aux doubleurs : Laurence Belet, Céline Pique et Denis Rey. À toute l’équipe de la salle Ernest Renan et au centre d’animation des Chamois pour leur accueil.


Livret Pédagogique Le Cinéma documentaire