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DOSSIER PEDAGOGIQUE JEANNOT L’INTRÉPIDE de Jean Image

LES FORMIDABLES AVENTURES DU PETIT POUCET AU PAYS DE L’OGRE ET DES INSECTES ENCHANTÉS

Niveau d’exploitation Cycle 2


I. INTRODUCTION AU FILM Date de sortie au cinéma 13 décembre 1950 Date de reprise 10 février 2010 (copie retaurée) Genre Animation Durée 1h 20min Nationalité Française

I. INTRODUCTION AU FILM Fiche technique et artistique Quelques dates importantes Synopsis Les personnages Les Lieux

II. ACTIVITES PEDAGOGIQUES Avant d’aller voir le film

Activité 1 : sensibiliser au cinéma Activité 2 : découvrir le film par l’affiche

Après avoir vu le film

Activité 3 : reconstituer l’histoire Activité 4 : quelques questions Activité 5 : étudier les personnages autres pistes ....

III. POUR ALLER PLUS LOIN bio et filmo entretien et articles de presse

équipe de réalisation Réalisation Jean IMAGE Scénario Paul COLLINE sur une histoire imaginée par ERAINE d’après Le Petit Poucet de Charles Perrault Musique originale René CLOËREC photographie Kostia TCHIKINE Animation Albert CHAMPEAUX Son René SARAZIN Chansons & Dialogues Paul COLLINE Production Les Films Jean Image l’histoire Sept petits garçons se promènent dans la forêt quand Jeannot, le plus petit d’entre eux, décide d’aller combattre l’ogre pour qu’il ne puisse plus manger de petits enfants. Dans le château de ce dernier, Jeannot est fait prisonnier, mis en cage et réduit à la taille d’un insecte. Mais une pie voleuse s’empare de la cage, et Jeannot se retrouve transporté à Insect-Ville, entraîné malgré lui dans un extraordinaire voyage par un énorme lézard… Technique d’animation Jeannot l’intrépide est un long-métrage fait de dessins animés, en technicolor. Le graphisme est influencé des films des studios Disney. Jeannot marque par la vitalité de ses couleurs et sa fantaisie.

conception : valérie zard pour l’epcccy - 2013


Mots clés

Les personnages principaux.

[ adaptation conte chansons rimes insectes courage patrimoine et histoire du cinéma ]

Jeannot : C’est le personnage principal de l’histoire, le héros. Comme le Petit Poucet, Jeannot a six frères, avec qui il va se perdre dans la forêt, et se faire enlever par l’Ogre. Jeannot est intrépide, c’est-à-dire qu’il n’a pas peur du danger. Il est en effet le plus courageux et le plus rusé de la fratrie. C’est lui qui sauvera tous ses frères de l’Ogre, alors qu’il est devenu minuscule par les pouvoirs d’une machine à rétrécir de l’Ogre.

Quelques dates importantes 1895 première projection publique d’un film des frères Lumière, les inventeurs du cinéma, avec L’arrivée du train en gare de La Ciotat. 1927 premier film parlant : Le chanteur de jazz d’Alain Crosland. 1937 premier long métrage d’animation. Il s’agit de Blanche-neige et les sept nains des studios Disney. 1950 Jeannot l’intrépide, premier long-métrage d’animation français.

L’Ogre : C’est un personnage typique de contes et traditions populaires. Ses caractéristiques : il est géant, il fait peur, il mange les enfants. Dans Jeannot l’intrépide, il vie dans un château perché. Il a de grandes dents et de longues griffes. Il est bête et cruel : il rit tout le temps à regarder les malheurs qu’il fait subir à Jeannot. La reine des abeilles : c’est la reine de la ruche dans laquelle Jeannot vient se réfugier après avoir été pris au piège par l’araignée. Dans toute ruche, il y a une reine, qui se distingue des ouvrières. Elle est habituellement la mère de la plupart, sinon de la totalité, des abeilles de la ruche. Dans Jeannot l’intrépide, elle est décrite à l’image d’une reine humaine, avec ses gardes, une couronne sur la tête, des bijoux. Sa ruche est son palais. Les lieux de l’histoire Le Château de l’Ogre : c’est un grand château hanté, puisque les dalles, tapis, et autres éléments de son architecture s’animent pour faciliter l’enlèvement de Jeannot et ses frères par l’Ogre. Insect-ville : Jeannot, une fois rétréci, se retrouve à Insect-ville, dont les habitants sont désormais à sa taille. Comme toute ville, Insectville possède une église, un commissariat, un institut de beauté, des bars, des routes, et des problèmes de circulations… La ruche : Jeannot y est invité et bénéficie d’une visite guidée de la ruche : il assiste à la fabrication du miel, à la ponte des œufs par la reine des abeilles, à la métamorphose des larves, il regarde les abeilles butiner les fleurs et ramener le pollen.


II. ACTIVITES PEDAGOGIQUES >> >> Avant d’aller voir le film Activité 1 : sensibiliser au cinéma Objectif -> Introduire le thème du cinéma et du médium film en classe

L’exercice d’échauffement suivant peut consister à poser aux élèves quelques questions sur le médium film et le cinéma en général : ------------------------------------------------------------------------------------Est-ce que vous allez souvent au cinéma ? Quand avez-vous été au cinéma pour la dernière fois ? Quel était le film que vous avez vu ? Le film vous a plu ? Dites pourquoi ? Quel genre de film préférez-vous : films d’aventures, comédie, … ? ------------------------------------------------------------------------------------Vous pouvez mener ce petit questionnaire de différentes manières : - Soit en posant les questions « à la volée » en groupe-classe ; - Soit en découpant le questionnaire et en le distribuant à la classe divisée en groupes de deux. Au sein de chaque groupe, les apprenants se posent mutuellement les questions et notent les réponses des autres. Ensuite, chaque apprenant pourra rapporter les réponses de son partenaire à la classe entière.


Activité 2 : découvrir le film par l’affiche > Que voyez-vous (personnages, éléments du décor, …) > Qui sont les personnages ? > Dites pourquoi (un ogre : il est grand, avec de grandes dents, il fait peur …) > Décrivez l’image (couleurs, disposition ex : le château est à l’arrière plan) > A quoi vous fait penser cette image ? > Observez le titre : que signifie « intrépide » ? > Le sous-titre : « D’après Le Petit Poucet de Charles Perrault ». Connaissez-vous l’histoire du Petit Poucet ? Que signifie « d’après ? » ? > Racontez : imaginez l’histoire du film.


>> >> APRES AVOIR VU LE FILM Activité 3 : Reconstituer l’histoire Numérotez les photogrammes selon leur ordre d’apparition dans le film. Donnez à chaque photogramme un titre. N°

- titre :

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Activité 4 : quelques questions -> Trouvez des adjectifs qualificatifs pour décrire Jeannot. -> Décrivez l’Ogre : description physique et description de ses traits de caractère. -> Citez les différents animaux que vous avez pu rencontrer dans Jeannot l’intrépide ? -> Comment appelle-t-on le nectar que produisent les abeilles ?


Activité 5 : Reconnaître les animaux d’Insecte-ville Reconnaissez les animaux d’Insect-ville et trouvez leurs caractères. qui suis-je ? Je suis un petit insecte noir ou rouge. Je vis en société avec toute une colonie. Je peux porter jusqu’à 60 fois mon propre poids. J’ai un corps allongé en forme de bâton, quatre grandes ailes et de grands yeux. A l’état de larve, je vis dans l’eau. Puis je me métamorphose et deviens un animal terrestre. Mais je vis généralement au bord des mares ou des rivières. Je fais partie de la famille de gastéropodes. Je suis généralement phytophage, c’est-à-dire que je mange des végétaux. Je suis un animal hermaphrodite : je suis à la fois mâle et femelle. Je suis facilement reconnaissable car je porte une coquille sur le dos ! Je suis un grand insecte. Ma couleur me permet de passer inaperçue au milieu des plantes. Le nom que je porte m’a été donné du fait de la forme de mes pattes avant, repliées : On pensait que c’était pour prier. Je suis un petit insecte trapu et luisant de la famille des coléoptères. Je suis souvent de couleur noire et mes pattes possèdent de petites dents. Je vis dans la forêt et je suis généralement coprophage (c’est-à-dire que je mange les excréments des autres animaux !) Je suis un insecte noir et jaune. Je possède un dard venimeux. Je suis omnivore, mais j’aime particulièrement le nectar ou le jus de fruit. Ma taille est très fine, si bien qu’on en a tiré une expression : « Avoir une taille de … » autres pistes de travail ... -> Rimes et jeux de mots Le narrateur de l’histoire, en voix-off, ne cesse de jouer avec la langue française pour nous conter les aventures de Jeannot. exemples : « Insect-ville est une petite cité, par tous les insectes, citée, comme un modèle de cité » « Amoureuse, une mouche regarde de sa terrasse, passer un taon. Et le taon/ temps passe »

-> Les différentes familles d’insectes Le petit monde dans lequel évolue Jeannot nous fait rencontrer un tas de petits animaux, plus ou moins connus : libellules, éphémères, lucioles, coccinelles… -> La fabrication du miel la visite de la Ruche par Jeannot est un bon moyen de se familiariser avec le processus de la fabrication du miel et l’organisation des abeilles en colonie.


III. POUR ALLER PLUS LOIN

Le Premier long métrage d'animation Français

Réalisé par Jean Image, sorti en 1950, Jeannot l'intrépide peut être considéré comme le tout premier long métrage d'animation Français. Ce ressemble à un somptueux album colorié dont les insectes stylisés s'animent sur un rythme follement accéléré.

Récompensé à la Biennale de Venise

Après un mauvais démarrage en salles, le film reçoit en 1951 le Grand Prix du film pour l'Enfance à la Biennale de Venise, ce qui lui permet de s'offrir une seconde naissance et, à la clé, un succès d'où Jean Image pourra tirer un deuxième long métrage : Bonjour Paris, ou la Tour prend garde.

Le saviez-vous ?

L'intrigue de Jeannot l'intrépide s'inspire librement du conte de Charles Perrault "Le Petit Poucet". A l'instar des modèles inaugurés par les studios Disney, Jean Image privilégie une atmosphère et une poésie exclusivement destinées à un public d'enfants. Walt Disney n'était cependant pas seulement un modèle mais aussi un concurrent direct. Marie-Luce Image, la fille du réalisateur, le souligne : "Mon père admirait Disney mais voulait s'en démarquer en réalisant des dessins animés populaires et divertissants accompagnés d'un message pédagogique. Il prônait dans ses dessins animés une animation originale et souple, des personnages et des décors aux couleurs souvent très vives. Cet amour de la couleur venait de son enfance, ma grandmère était artiste peintre et peignait de grandes compositions florales en utilisant des couleurs très vives. Pour son graphisme, il est difficile de trouver les influences qu'il aurait pu avoir, il ne semblait pas vraiment avoir de maître. C'est vraiment un dessin original, d'autant qu'il variait d'une oeuvre à l'autre."

Jean Image ou l'imaginaire roi

Le réalisateur Jean Image confiait autrefois : "Dès ma tendre enfance, je dessinais, je ne cessais de dessiner... sur tout ce qui se trouvait à portée de main : du papier, la table où nous prenions nos repas, les nappes en tissus, et, à la grande colère de Maman, sur les serviettes brodées que mes tâches d'encre rendaient irrécupérables ! Oui, c'était avec un crayon à encre, précurseur de nos stylos à bille, que je dessinais mes petits bonshommes – de l'animation avant la lettre !" La fille du cinéaste, Marie-Luce Image, témoigne quant à elle : "Mon père vivait dans un monde intérieur, imaginaire. Quand je lui posais une question, il ne réagissait pas immédiatement et je devais attendre environ un quart d'heure avant qu'il ne me réponde. Il me répondait toujours mais il y avait systématiquement ce léger décalage qui donnait des échanges assez décousus et parfois très drôles car il avait un grand sens de l'humour. Il n'avait jamais oublié ses livres d'enfance et voulait recréer ces différents univers. C'est ce qui l'a vraiment poussé à faire Jeannot l'intrépide."


Genèse d'un film populaire

Dans un texte intitulé 50 ans de dessin animé, le réalisateur Jean Image revient sur la genèse du projet, dont le but était avant tout de faire un film populaire : "(...) en ce qui me concerne, je me souviens encore que pendant mes vacances passées chez mes grands-parents dans un petit village des Karpates avant d'être en âge de fréquenter l'école, j'ai, couché par terre, observé des heures entières le "manège" des fourmis, essayant de deviner à quoi rimait tout ce va et vient de ces petits êtres besogneux. Puis, en relisant Le Petit Poucet de Perrault, cela m'a donné l'idée de base d'un scénario intitulé Les Nouvelles Aventures du Petit Poucet. Ce conte n'a été que le point de départ d'une aventure fantastique, car l'ogre transposé à une époque proche de la nôtre, réussit, grâce à une machine infernale, à réduire la taille de ses victimes à de si minuscules proportions qu'il pouvait les dévorer comme un sandwich. Mais Jeannot, le petit poucet, parvenait à s'évader et se vit plongé dans l'univers mystérieux des insectes, où il put s'initier à la manière de vivre de toute ce petit monde. Mon but, en mettant en scène la vie d'un petit garçon au comportement d'un jeune scout avec ses vertus de courage, de bravoure et d'intrépidité, était d'apporter dans ce dessin animé d'une heure vingt, du mouvement, des aventures, de la poésie, des gags, mais j'ai surtout pensé faire un film populaire."

Jeannot et l'univers du conte traditionnel

Le film de Jean Image propose un voyage plus large au coeur de l'univers complexe des contes. Le film apparaît comme une nouvelle version du conte Le Petit Poucet, adaptée au public du XXe siècle et mélangée à l'univers des insectes. Le conte pour enfants se définit justement par son caractère inépuisable. Mais l'histoire originale peut être racontée d'une infinité de façons, et les contes les plus célèbres sont issus d'une très ancienne tradition orale. Ce n'est pas un genre littéraire fixe, mais il existe à travers la transmission : il est toujours possible de le remettre à jour, de le réécrire, ou de le raconter autrement. Dans la manière même de dessiner ses personnages, Jean Image répond aux codes du conte pour enfants. Ses figures, simples et schématiques, aux proportions démesurées, semblent tout droit sorties de cahiers d'école gribouillés par des enfants imaginatifs. Certaines parties du corps de l'ogre semblent plus grosses, comme pour souligner sa seule fonction : manger les petits. Comme le loup du Petit Chaperon rouge, à la question "Mais pourquoi tes mains sont-elles si grandes ?", il répondrait par "C'est pour mieux t'attraper, mon enfant !". Ou, pour justifier la démesure de sa bouche, la taille de sa langue, l'aspect tranchant de ses dents : "C'est pour mieux te manger, mon enfant !". De même, Jeannot et ses frères, identiques en apparence, figures effilées aux voix fluettes, semblent fonctionner comme des symboles : ce sont avant tout des petits enfants, comme tous les petits enfants de tous les contes de fées – ils ne sont pas encore "formés". Ce sont les aventures et les épreuves traversées qui vont en faire de véritables personnages et construire leurs personnalités. La matière de départ utilisée par Jean Image est donc celle, innocente et archétypale, du conte.

Une valeur pédagogique ?

Marie-Luce Image revient sur la dimension pédagogique de Jeannot l'intrépide : Mon père voulait transmettre une information à travers ses films. Pour cela il s'est inspiré de ses lectures d'enfance, dont "La Vie des abeilles" ou «La Vie des fourmis» de Maeterlinck. Ceci était assez précurseur car la plupart des films de l'époque n'avaient pas cet aspect pédagogique. Ainsi dans "Les Aventures de Joe", inspiré de Jeannot l'intrépide, des séquences montraient comment les abeilles récoltaient le pollen, construisaient les alvéoles destinées à recueillir le miel, ... des informations simples destinées à éveiller l'esprit de curiosité des enfants. Mon père voulait toucher un grand public. Son souci constant était le développement de l'animation française. Il a participé à de nombreux festivals, Annecy, Cannes, et il a créé des cours d'animation par correspondance et formé ainsi de nombreux dessinateurs. Pour lui, le film d'animation est un langage universel qui peut favoriser les échanges à travers les peuples.


bio Jean Image, de son vrai nom Émeric André Hajdu, est un réalisateur, scénariste et producteur de films d’animation français, né le 26 janvier 1911 à Budapest (Hongrie) et mort le 21 octobre 1989 à Paris.

Après des études en arts plastiques en peinture et décoration, il s’installe en 1932 à Paris. Il réalise et produit des films publicitaires dès 1937 puis, en 1939, son premier film d’animation le Loup et l’Agneau d’après La Fontaine, fable antinazie où l’on voit la Pologne avalée toute crue par Hitler. Il enseigne pendant la guerre dans une école d’animation fondée par Paul Colin. En 1950, après plusieurs court-métrages, il entreprend un long métrage dans la tradition de Walt Disney : Jeannot l’intrépide, suivi trois ans plus tard de Bonjour Paris ! ou La tour prend garde . En 1958, il réalise tour à tour Magie moderne et La Petite Reine dans un style moderne. En 1959, il participe à la création du festival du film d’animation d’Annecy. À partir des années 1960, il travaille pour la télévision créant les séries Joë (1960), Picolo et Piccolette (1964), Kiri le clown (1966) et Au clair de lune (1971), tout en continuant à produire parallèlement pour le cinéma des longs métrages au style académique : Aladin et la Lampe merveilleuse (1970), Les Fabuleuses Aventures du baron de Münchhausen (1979), Le Secret des Sélénites (1984)... Il est également l’auteur d’un ouvrage consacré au dessin animé, Le Dessin animé : Initiation à la technique (1979).


Filmo Cinéma Jeannot l'intrépide (1950) Bonjour Paris ! ou La tour prend garde (1953) Aladin et la Lampe merveilleuse (1970) Joë petit boum-boum (1973) Pluk, naufragé de l'espace (1979) Les Fabuleuses Aventures du légendaire baron de Munchausen (1979) Le Secret des Sélénites (1984)

Prix obtenus

Courts-métrages Le Loup et l'Agneau (1939) - détruit Les noirs jouent et gagnent (1944) Princesse Clé de sol (1945) Rhapsodie de Saturne (1946) Ballade atomique (1948) Monsieur Tout-le-Monde (1949) Les Rêves de Jeannot (série, 1950) La Cigale et la Fourmi (1954) Monsieur Victor ou la Machine à explorer le temps (1955) Le Loup et l'Agneau (1956) Un grain de bon sens (1956) L'Aventure du père Noël (1956) La Petite Reine (1958) Le Petit Peintre et la Sirène (1959) François s'évade (1959) Souvenir d'Épinal (1965)

PICOLO LE PETIT PEINTRE

Télévision Joë chez les abeilles (1960) Joë chez les fourmis (1962) Joë au royaume des mouches (1964) Picolo et Piccolette (1964) Kiri le clown (1966) Patatomanie (1970) Au clair de lune (1971-72) Arago X 00 1 (1972-73) Le Crayon magique (1973)

LE SECRET DES SELENITES

Prix du meilleur film pour la jeunesse – Festival de Gijon en Espagne 1981

LES FABULEUSES AVENTURES (...) DE MUNCHAUSEN

Prix du Jury d’enfants et diplôme de l’union des cinéastes soviétiques au Festival de Moscou 1978 Mention d’honneur aux Rencontres Internationales du film pour la Jeunesse à Cannes 1964

MAGIE MODERNE

Diplôme de mérite exceptionnel 1960 Belgique

FRANCOIS S’EVADE

Prix de la Paix au Festival de Mar del Playa en Argentine 1959

JEANNOT L’INTREPIDE

Grand prix du festival du film pour l’enfance à Venise 1951

RHAPSODIE DE SATURNE

Sélection festival de Cannes 1947

LE CRAYON MAGIQUE

1er prix au 4ème festival International du film d’information pour la jeunesse à Paris

LE LOUP ET L'AGNEAU

Sélection Edinburgh film festival


Extrait de 50 années de dessin animé, écrit par Jean IMAGE en collaboration avec Serge KORMANN En réalisant Jeannot l’intrépide, Jean Image a été un véritable précurseur du métier, ouvrant grande la porte aux pratiques du dessin animé en France. Marqué par l’exemple de Walt Disney, il eut l’intelligence de garder le maître américain en référence tout en cherchant à s’en démarquer, attitude nécessaire en regard des budgets extrêmement précaires qu’on lui mettait à disposition. Pour Jeannot l’intrépide, il dut aller régulièrement à Londres où se trouvait le seul laboratoire d’Europe permettant de développer en Technicolor. Malgré ces contraintes techniques, il parvint à mener à bien son projet en dix-huit mois et avec une équipe réduite de moins de 40 personnes.

Extrait de l’article de Jocelyn Manchec / kinok.com Télévisuelle Notoriété La carrière de Jean Image semble, pour le commun des spectateurs, davantage liée à la télévision qu’au cinéma. Les diffusions Récré A2-esques du Secret des Sélénites (sorti en février 1984 au cinéma, le film devait se voir proposé en une série de 13 épisodes une quinzaine de mois plus tard dans le show Dorothéissime) et de son prédecesseur Les Fabuleuses Aventures Extraordinaires du Légendaire Baron Munchausen (1978), autant que les authentiques productions télévisuelles liées à l’artiste (et dont Kiri le Clown, créé en 66, n’est pas le plus confidentiel) ont ainsi fait un peu oublier que Jean Image officiait aussi pour le cinéma. Ses travaux pour la télévision devront cependant bientôt lutter, dès l’été 78, contre l’importation massive de la japanimation (les studios Toei essentiellement par l’entremise de la société de distribution IDDH) et sa position farouchement indépendante (il ne rejoindra pas les forces tokyoïtes comme le feront Bernard Deyriès et Jean Chalopin s’associant à la TMS Entertainment) le laissera un peu sur les bords de la route les années 80 durant au cours desquelles ses petites abeilles et

ses petits peintres ne feront pas le poids face aux Golgoths de Goldorak et aux Sylvidres d’Albator (il se sera pourtant essayé dès 1972 à la SF spatiale avec, par exemple, le programme Arago X 00 !)... French Silly Symphony Mais avant donc ces grandeurs et décadences télévisuelles était pour l’animateur, le cinéma. Sept long-métrages en trente ans, dont Jeannot l’Intrépide s’impose historiquement comme le titre fondateur autant qu’il constitue viscéralement une authentique matrice à tout un pan de l’oeuvre de Jean Image. En effet, le thème central d’un jeune enfant réduit à la taille d’un insecte et évoluant dés lors dans leur monde de drôles de petites bêtes sera un motif pour le moins récurrent dans la filmographie du dessinateur: Jeannot devient ainsi le modèle de Joë le petit boum boum, personnage central de plusieurs séries ultérieures (chez les abeilles, chez les fourmis, au royaume des mouches, ...). Car l’argument petitpoucesque de Jeannot n’est en réalité qu’une amorce. Des frères, une forêt, un ogre, certes oui tout est bien là... mais bientôt la tangente est prise pour gagner Insecte-Ville, cité aux bestioles anthropomorphiques et aux moeurs passablement humaines, micro-monde où la vanité et l’hystérie de l’existence humaine moderne sont diablement croquées (aidée en cela du texte de Paul Colline, moquant la fièvre de la mode et autres frivolités contemporaines). Ainsi proche de Grimault et Prévert dans la poétique caricature, le film de Jean Image ne s’en laisse pas compter non plus lorsqu’il s’agit de jouer sur le terrain d’un Walt Disney, dont il retient le meilleur des Silly Symphonies, ces contes musicaux (à la richesse inouïe) que le père de Mickey produisit dans les années 30. L’homme n’a toutefois pas ni la folle technique ni les moyens financiers de ses fameux collègues et Jeannot (comme son oeuvre cinématographique en son entier), modeste contemporain d’une fastueuse Cendrillon, souffre d’une certaine désuétude plastique qui, prise sous le bon angle, pourra offrir cependant un charme indiscutable. On ne saurait en revanche lui ôter l’audace et l’invention perpétuelle dont il fait montre à cette occasion et tout au long de son oeuvre... ni la place qui, découlant, lui revient dans l’Histoire de l’Animation française.


presse


sur yon La Roche 16-21 octobre 2013

4e ĂŠdition

festival international du film www.fif-85.com

Contacts Coordination Jeune public et scolaires 02 51 36 37 73 Julie AUZOU / Carmen LEROI jauzou@fif-85.com cleroi@fif-85.com


Dossier pédagogique jeannot l'intrepide