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Les Diaboliques / Clouzot / 1955

DE JANVIER À MARS 2018

Ciné32 - Allée des Arts - 32000 AUCH - www.cine32.com


LES LES YEUX DIABOLIQUES SANS VISAGE Dim 14 janv 15h + débat Mra 16 janv 18h Sam 20 janv 19h Dim 21 janv 15h Mar 22 janv 18h Sam 27 janv Dim 28 janv Mar 3 fev Dim 4 fev Mar 6 fev Sam 10 fev Dim 11 fev Mar 13 fev Mar 20 fev Dim 25 fev Dim 11 mars Mar 13 mars Sam 17 mars Mar 20 mars Dim 25 mars Mar 27 mars 19h 15h 18h

BLADE RUNNER

18h

15h + débat

LA NUIT DU CHASSEUR

18h

18h + prés 18h 19h 15h

NOTRE PAIN LE GOUFFRE QUOTIDIEN AUX CHIMERES

15h + débat

FRAISE ET CHOCOLAT

Les Ciné-Rétros fixent leurs rendez-vous !

18h

15h + débat

LA RUE DE LA HONTE

18h

18h + prés

BELLE DE JOUR

15h

18h 19h

JOHNNY GUITARE


(Re)découvrez les pépites du passé ravivées dans leur version restaurée !

DEUX PERLES NOIRES DU CINÉMA FRANÇAIS LES DIABOLIQUES, de Clouzot

DIM 14 JANV - 15H / CinéClub avec Patrice Chambon, ancien critique de cinéma et programmateur à Véo/Ciné32.

LES YEUX SANS VISAGE, de Georges

Franju

FESTIVAL AFCAE/TELERAMA BLADE RUNNER, de Ridley Scott

CINÉ LATINO FRAISE ET CHOCOLAT, de Juan Carlos

Tabio, Tomas Gutierrez Alea DIM 25 FÉV - 15H CinéClub avec Louise Legal, intervenante à l’ACREAMP dans le cadre du programme CinéLatino.

FEMMES FEMMES., , , 3 INCONTOURNABLES PAR JEAN DOUCHET LA RUE DE LA HONTE, de Kenji

Mizoguchi DIM 11 MARS - 15H CinéClub avec Jean Douchet, critique.

BELLE DE JOUR, de Luis Buñuel LA NUIT DU CHASSEUR, de Charles

Laughton DIM 4 FÉV - 15H / CinéClub avec Marie-Pierre Lafargue, intervenante à Ciné32 + projection de Notre pain quotidien

NOTRE PAIN QUOTIDIEN, de King

Vidor DIM 4 FÉV - 18H / Séance précédée du CinéClub avec Marie-Pierre Lafargue.

LE GOUFFRE AUX CHIMÈRES, de

Billy Wilder

JOHNNY GUITARE, de Nicholas Ray Le Gouffre aux chimères / Billy Wilder / 1952

FICTIONS EN CRISE

DIM 11 MARS - 18H / Séance précédée du CinéClub avec Jean Douchet.


LES DIABOLIQUES De Henri-Georges Clouzot. France/1955/1h54.

Avec Noël Roquevert, Simone Signoret, Vera Clouzot.

DIMANCHE 14 JANVIER 15H / MARDI 22 JANVIER 18H Au début des années 50, le roman de Boileau-Narcejac « Celle qui n’était plus » figure dans la liste des envies d’adaptations d’Hitchcock, mais Clouzot le double et en acquiert les droits le premier. Il réalise un thriller psychologique, flirtant avec le fantastique, taillé pour rivaliser avec l’œuvre du maître britannique. Paul Meurisse y campe un directeur d’école despotique qui tyrannise son épouse au cœur fragile, interprétée par Véra Clouzot, cardiaque aussi dans la vie (elle mourra d’une attaque cinq ans plus tard). Avec sa rivale mais néanmoins confidente, jouée par Simone Signoret, elles élaborent un plan pour éliminer l’odieux mari. Michel Serrault, pour son premier rôle, joue un jeune prof. Charles Vanel, le commissaire. Les jeunes élèves s’appellent Georges Poujouly ou Jean-Philippe Smet. Des baignoires qui se remplissent, des piscines qu’on vide, un cadavre qui disparaît. Clouzot joue avec les nerfs des spectateurs jusqu’au twist final et les avertit d’un carton : « Ne soyez pas diaboliques ! Ne racontez pas à vos amis ce que vous avez vu. » Première du genre, une campagne promo parfaite. Les Diaboliques est un tel succès aux États-Unis qu’Hitchcock demande aussitôt à BoileauNarcejac de lui fournir la base d’un scénario. Ce sera Vertigo.

DIMANCHE 14 JANVIER - 15H

CinéClub avec Patrice Chambon, ancien critique de cinéma et programmateur à Véo/Ciné32.


LES YEUX SANS VISAGE

De Georges Franju. France/1h28/1960. Avec Pierre Brasseur, Alida Valli, Edith Scob.

MAR 16 JANV 18H / SAM 20 JANV 19H / DIM 21 JANV 15H « Une nuit, une femme jette dans la Seine le cadavre d’une jeune fille affreusement défigurée. Plus tard, on découvre qu’il s’agit de Christiane Génessier, que le professeur Génessier, son père, reconnaît formellement. Mais ce mystérieux chirurgien ment... Franju, formidable alchimiste du réel et du fantastique, a façonné au scalpel un pur film d’épouvante, d’une poésie folle. Pas de monstres sanguinolents, mais des objets scintillants, des outils tranchants, des paysages inquiétants. Une réalité ordinaire transfigurée, avec la précieuse collaboration du chef opérateur, Eugène Schufftan. On glisse dans un climat étrange où la netteté des traits, le noir et blanc soyeux et les gestes minutieux des personnages impassibles concourent à créer l’angoisse. Ce qui fait peur, c’est la lenteur, le silence clinique, la sensation tactile du corps. Dans cet univers obsessionnel et macabre, l’amour est atroce, la pureté inhumaine, la folie extrêmement calme. Cauchemar sans cri, presque muet mais très sonore, Les Yeux sans visage opère à vif, en laissant de magnifiques cicatrices.» Télérama - Jacques Morice


BLADE RUNNER

De Ridley Scott. EU/1h57/1982. Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young.

SAM 27 JANV 19H / DIM 28 JANV 15H / MAR 3 FÉV 18H Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés «hors la loi». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait...

Dans le cadre du festival Télérama et du nouveau passage de Blade Runner de Denis Villeneuve.


LA NUIT DU CHASSEUR

De Charles Laughton, Robert Mitchum. EU/1h33/1956. Avec Robert Mitchum, Shelley Winters, Lillian Gish.

DIM 4 FÉV 15H / MAR 13 FÉV 18H Après un court séjour en prison, Harry Powell, un prédicateur dévoyé, part à la recherche du magot que son ex-partenaire de cellule a caché. Il se rapproche de la veuve de celui-ci et de ses deux enfants. « J’ai vu ce film de manière improbable, à une soi-disant séance de cinéma pour les enfants, lorsque j’avais 9 ans. Son intensité m’a sidéré de manière inattendue, comme jamais un film ne l’avait fait. C’est en partie un conte de fées, en partie un film d’horreur. Le fait que Charles Laughton n’ait jamais réalisé d’autre film est une tragédie pour le monde du cinéma. Ici, il s’est servi d’une étonnante gamme de styles allant de l’expressionnisme allemand au naturalisme de Griffith, parachevée par le casting emblématique de la muse de ce cinéaste, Lillian Gish. Les talents combinés de Laughton, du directeur de la photographie Stanley Cortez et du scénariste James Agee ont créé une évocation particulièrement onirique de la névrose née de la Grande Dépression, telle qu’incarnée (dans ce qui sera la meilleure performance de sa carrière) par Robert Mitchum en « prédicateur serial killer ». Poétique, cauchemardesque et inoubliable, c’est un bijou unique de cinéma. » Joe Dante, Novembre 2016

DIMANCHE 4 FÉVRIER - 15H

CinéClub avec Marie-Pierre Lafargue, intervenante à Ciné32 + projection de NOTRE PAIN QUOTIDIEN à 18h


NOTRE PAIN QUOTIDIEN De King Vidor. EU/1h14/1934. Avec Karen Morley, Tom Keene, John Qualen.

DIM 4 FÉV 18H / MAR 20 FÉV 18H « Notre pain quotidien occupe une place à part dans l’histoire du cinéma américain : celle d’un des premiers films écrits, produits et fabriqués indépendamment des studios hollywoodiens. Son instigateur et réalisateur, King Vidor (1894-1982), était pourtant l’un des piliers historiques de la MGM, auteur de chefs-d’œuvre tels que La Foule (1928) ou La Grande Parade (1925). Le résultat est une petite merveille qui parvient, en 75 minutes à peine, à raconter rien moins que la constitution politique d’une communauté et la conquête de son autonomie. John et Mary Sims, un couple de citadins subissant le chômage de plein fouet, s’installent dans une ferme hypothéquée pour fuir la pauvreté et tout recommencer de zéro. Leur inexpérience en matière d’agriculture les conduit à recruter des travailleurs, mais c’est toute une foule hagarde et désœuvrée – les laissés-pour-compte de la crise – qui se presse à leur porte. Ainsi, avec une grande simplicité de moyens, Vidor orchestre la convergence naturelle, et pourtant si rare, de la politique et du sentiment amoureux. » Le Monde - Mathieu Macheret

DIMANCHE 4 FÉVRIER - 18H

Séance précédée du CinéClub avec Marie-Pierre Lafargue et de la projection de LA NUIT DU CHASSEUR à 15h


LE GOUFFRE AUX CHIMÈRES De Billy Wilder. EU/1952/1h51. Avec Kirk Douglas, Jan Sterling, Porter Hall.

MAR 6 FÉV 18H / SAM 10 FÉV 19H / DIM 11 FÉV 15H Charles Tatum, journaliste sans scrupules, va exploiter un scoop. Au Nouveau-Mexique, Leo Minosa, un Indien, est coincé au fond d’une galerie effondrée. S’arrangeant pour être le seul journaliste sur le coup, il va persuader le shérif de choisir la formule de sauvetage la plus lente. Tatum va devenir l’amant de la femme de la victime et poussera l’hypocrisie jusqu’à devenir l’ami de Leo. « A cette petitesse des personnages, Wilder oppose une mise en scène d’une ampleur impressionnante. Dans un décor gigantesque, construit aux abords de la ville de Gallup, il suit avec une précision ironique la mise en place d’un parking, puis d’un parc d’attractions. Le montage sec fait alterner ce tableau des loisirs viciés des Etats-Unis de l’après-guerre, avec l’agonie de Leo qui se passe au son des flonflons. La noirceur sans faille de ce reflet ne plut guère aux critiques et au public. Le Gouffre aux chimères fut le premier échec de Billy Wilder mais marqua ses débuts de producteur indépendant, statut qui lui permit ensuite d’enchaîner les chefs d’œuvre, de Stalag 17 à La Vie privée de Sherlock Holmes.» Le Monde


FRAISE ET CHOCOLAT De Juan Carlos Tabio, Tomas Gutierrez Alea. Cuba/1994/1h51. Avec Jorge Perugorria, Vladimir Cruz, Mirta Ibarra.

DIMANCHE 25 FÉVRIER 15H « À La Havane, en 1979. David est étudiant et « bon révolutionnaire ». Il aime la glace au chocolat. Diego, photographe, artiste dissident, aime les jolis garçons et... la glace à la fraise. Ours d’argent au festival de Berlin en 1994, prix du festival de La Havane, ce film fut, à Cuba, un véritable phénomène. À travers ce tête-à-tête chaleureux entre la carpe et le lapin, Tomás Gutiérrez Alea fait l’éloge de la tolérance, épingle les travers d’une société bloquée : répression de l’homosexualité, mouchards, marché noir, paranoïa antiaméricaine. Il est logique que les Cubains, étouffant sous le bâillon, aient cherché un peu d’air frais dans ce portrait amer et subtil de leur pays. » Télérama - Cécile Mury

DIMANCHE 25 FÉVRIER - 15H

CinéClub avec Louise Legal, intervenante à l’ACREAMP dans le cadre d’un programme spécial Ciné Latino.


LA RUE DE LA HONTE

De Kenji Mizoguchi. Japon/1956/1h27. Avec Machiko Kyô, Michiyo Kogure, Ayako Wakao.

DIM 11 MARS 15H / MAR 20 MARS 18H Dans une maison de geishas de Yoshiwara, le quartier des plaisirs de Tokyo, on s’inquiète d’une nouvelle loi discutée au parlement prévoyant l’interdiction de la prostitution. Mickey, une nouvelle employée jeune et sans complexe, est décidée à gagner le plus d’argent possible pour étancher sa soif de dépenses. Mais si ses compagnes ont souvent une raison plus précise de vendre leur corps aux clients réguliers ou de passage, toutes restent fidèles à leur mode de vie, entretenu par l’arrivée permanente de nouvelles recrues… « Dans son dernier film, chronique d’un bordel menacé de fermeture, Mizoguchi se surpasse pour dépeindre la brutalité des rapports sociaux avec une crudité inouïe. Le déchirant lyrisme des films à costumes laisse place à une violence qui coupe le souffle. Plus que jamais, la prostitution, LE sujet du cinéaste, se révèle non la métaphore mais l’incarnation même du lien entre les êtres, où le corps s’efface devant la marchandise.» Les Inrocks.

DIMANCHE 11 MARS - 15H

CinéClub avec Jean Douchet, critique de cinéma.


BELLE DE JOUR

De Luis Buñuel. France/1967/1h40. Avec Catherine Deneuve, Jean Sorel, Michel Piccoli.

DIM 11 MARS 18H / MAR 27 MARS 18H Au fond, Séverine est comme tout le monde : elle aspire à ce qu’elle n’a pas. Parce que son jeune, beau et fortuné chirurgien de mari n’est que douceur et prévenance, elle rêve d’humiliation, de fange sur son visage diaphane. Plus tard, quand ce mari idéal sera hors service, elle rêvera de tendresse conjugale. Entre-temps, il y a la révélation dans la «maison» de Mme Anaïs, les passes de l’après-midi avec des messieurs... On a rarement tout à la fois, Séverine en fera la cruelle expérience. C’est donc tragique, Belle de jour. Mais, hilarant, aussi. Traversé par des courants contraires: la morale d’un roman de 1929 (signé Kessel) et le Paris à la page des années 1960, très Vadim ; un bordel digne de l’avant-guerre et les robes Saint Laurent de l’héroïne; le surréalisme de Buñuel et le prosaïsme des débuts de la libération sexuelle ; les fantasmes et la réalité... Inaltérable en vertu de ce merveilleux syncrétisme, Belle de jour cumule des trésors de cinéma trouble, au pouvoir d’évocation intact : la beauté renversante de Deneuve, la chaussette trouée de Pierre Clémenti contre sa cheville virginale... Ou encore cette réponse lapidaire de Séverine à la femme de ménage qui spécule sur la dureté du métier de putain : « Qu’est-ce que tu en sais ? » Télérama - Louis Guichard

DIMANCHE 11 MARS - 18H

Séance précédée du CinéClub avec Jean Douchet et de la projection de LA RUE DE LA HONTE à 15h


JOHNNY GUITARE

De Nicholas Ray. EU/1955/1h50. Avec Joan Crawford, Sterling Hayden, Mercedes McCambridge.

MAR 13 MARS 18H / SAM 17 MARS 19H / DIM 25 MARS 15H « Le film lyrique de Nicholas Ray porte le nom d’un héros tourmenté et inoubliable, entouré de seconds rôles masculins qui ne le sont pas moins - Ben Cooper, apprenti bandit trop jeune pour mourir, John Carradine, serviteur de l’ombre qui rentre enfin dans la lumière à l’heure de l’agonie. Et pourtant, dans ce western pas comme les autres, ce sont les femmes qui portent la culotte. La frustrée Emma Small incarne le puritanisme américain, intolérant jusqu’à la haine (le scénario, écrit par le « progressiste » Philip Yordan, est une parabole de la « chasse aux sorcières » qui sévissait alors contre les communistes aux Etats-Unis). Emma veut la peau de Vienna, son contraire : une femme libre, indépendante, propriétaire à poigne d’un salooncasino, qui assume sa vie dissolue et ses sentiments. Le duel entre les deux rivales est également visuel : le rouge flamboyant des lavallières de Vienna, puis le blanc immaculé de sa robe de soirée s’opposent aux tenues noires d’Emma. Une symphonie de couleurs que Nicholas Ray orchestre dans une mise en scène au baroque furieux. Et somptueux. » Télérama — Samuel Douhaire


JANVIER - MARS 2018

Tarifs habituels du cinéma * toutes les séances de 18h sont au tarif réduit de 5,50€ (sauf jours fériés) ** Collégiens, lycéens et apprentis, profitez du tarif réduit à 3€ pour tous les ciné-rétros (sur présentation d’un justificatif à jour)

Cette programmation est réalisée en partenariat avec : Association de Cinémas d’Art et d’Essai en Aquitaine, Limousin et Midi-Pyrénées

Son objectif est de soutenir la diffusion des œuvres Art et Essai par l’aide à l’accès aux copies, la coordination des animations dans les salles, l’édition de documents de communication.

Agence pour le Développement Régional du Cinéma.

Par le financement et la mise en circulation de copies supplémentaires (numériques) des films, l’une des missions premières de l’ADRC consiste à favoriser l’accès des salles à la diversité des films.

Cinérétros 2018  

Programme des Ciné Rétros 2018 - Ciné 32

Cinérétros 2018  

Programme des Ciné Rétros 2018 - Ciné 32

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