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Février 2013 n°28

LE JOURNAL L E J O U R N A L D ’I N F O R MAT I O N D E V OT R E CO O P É R AT I V E AG R I CO L E

Edito Cette fin d’année 2012 fut pour nous l’occasion de célébrer les coopératives. Notre grand week-end culturel du 2 au 4 novembre fut un moment convivial et riche en échanges. 65 bénévoles se sont prêtés au jeu pour faire connaître au grand public le système coopératif. Des salariés et agriculteurs se sont également rendus dans plusieurs centres de formations pour sensibiliser plus de 300 jeunes à la coopération. Durant ce weekend festif, des temps de rencontre furent organisés pour réunir des professionnels issus de diverses régions de France et de différentes formes de coopératives. Ensemble, nous avons pu échanger sur l’avenir du modèle coopératif. Grâce aux diverses manifestations, nous avons pu mettre en valeur nos métiers, notre engagement sur le territoire et nos valeurs coopératives. Nous souhaitons pour l’année qui arrive continuer à prouver que la coopération est une idée d’avenir. En ce début d’année, je tiens à vous présenter mes meilleurs vœux pour 2013. Que celle-ci vous apporte bonheur, santé, épanouissement, convivialité, entraide et ouverture. L’actualité économique morose, l’instabilité des prix et les profondes transformations qui touchent notre secteur d’activité ne doivent pas nous décourager. Pour mieux résister, nous pensons que nous devons rester fidèles à nos valeurs de solidarité collective, de respect du vivant, d’ouverture et d’innovation. Ensemble, nous traverserons ces difficultés et construirons notre avenir !

ette, Pierre Lafrag Fermes de Figeac de t en id és Pr


EFFECTIF...

Arrivées Fils d’agriculteur de Sousceyrac et titulaire d’un Bac agricole, Judicaël en connaît un rayon sur le monde agricole. Il remplace Guillaume BOISSIE au poste de magasinier à Sousceyrac. Guillaume a obtenu son CAP de boucher et officie aujourd’hui aux côtés de José, notre chef boucher.

Titulaire d’une licence agricole, Chantal est arrivée à la coopérative en 2002, d’abord en tant qu’employée LISA au magasin de Latronquière, puis au poste d’agent de développement à Gastronomy. Elle quitte la coopérative en 2009 pour rejoindre son compagnon à Toulouse. Chantal AMADIEU

Chantal revenant vivre au pays, nous lui avons proposé de reprendre le poste d’employée LISA qu’occupait Françoise TOTTEL à Sousceyrac. La voilà donc de retour depuis le mois d’août au sein de cette nouvelle équipe pas vraiment étrangère…

Judicaël BIAUDIS

Déjà en CDD depuis un an, Judicaël a signé son CDI en septembre 2012. Grâce à lui, nous avons pu pérenniser ce poste. Vive les jeunes à la coop !

Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous avons aussi la chance d’accueillir sur le territoire son compagnon, ingénieur de formation, qui a repris la ferme de ses parents à Sousceyrac.

Originaire de l’Ain et fraîchement diplômée de l’ESC Pau, Coralie a rejoint Fermes de Figeac à Lacapelle-Marival et remplace Adeline VISINE. Elle s’occupera donc de la Communication et du Marketing de la coop et de ses filiales. Nous lui souhaitons la bienvenue.

Ludovic BOISSIE

Laetitia nous a rejoint le 10 septembre en tant que caissière dans notre magasin Gamm Vert de Figeac. Nous espérons que ses premiers mois parmi nous se soient bien passés et lui souhaitons une bonne continuation.

Chez AGRI QUERCY SERVICES Coralie MICHEL

Son BEP agricole en poche, Ludovic a fait le choix de continuer de se former sur le métier de boucher. Arrivé à la boucherie du magasin de Figeac en septembre, il va travailler comme apprenti boucher, en alternant les cours au CFA d’Aurillac. Tous nos vœux de réussite l'accompagnent.

Après plusieurs mois de recherche, nous avons enfin trouvé le mécanicien idéal. Franck a fait sa rentrée le 3 septembre et grâce à lui, nous avons pu redévelopper tout le magasin Agri Quercy Service de Sousceyrac. Bienvenue parmi nous Franck !

Chez DELBARD

Mariline BRILLET

Laetitia RIVES

Auparavant responsable du rayon liquide chez Intermarché, Florent est depuis le 3 décembre conseiller vendeur au magasin Florent BOS Gamm Vert de Figeac. Avec un BEP action commerciale, un bac pro comptabilité et surtout de nombreuses années d’expérience, Florent n’aura aucun mal à s’adapter rapidement aux clients de notre Gamm Vert.

Franck JOUVE

Passionnée par les animaux, Mariline recherchait un poste en adéquation avec sa formation. Disposant d’un BTS agricole production animale et du certificat de capacité en vente des animaux non domestiques, Mariline est depuis le 8 octobre dernier responsable du rayon animalerie.

Coup de projecteur sur l'équipe administ Le service administratif et comptabilité ne s’ennuie jamais ! L’équipe est composée de 7 personnes chargées de la gestion de la coop et de toutes les filiales de Fermes de Figeac. Leur travail quotidien comprend : • Le suivi de la trésorerie • Le suivi et le traitement des achats appro, Gamm Vert, produits régionaux • Le suivi des relances client et le traitement des factures fin de mois

Anne SEGONDS,

Responsable du service comptable et administratif

Jean-Baptiste MAURIN,

• Le suivi des flux informatiques et du parc informatique • Le secrétariat et standard téléphonique • Le suivi et contrôle de qualité, des normes de sécurité et de respect de l’environnement Pour une plus grande efficacité, nous avons décidé de rassembler l’équipe administrative sur un seul site. Ainsi, Anne, Nadine et Cécile basées à Bagnac remonteront à Lacapelle au début d’année.

Caroline MARTY,

Responsable informatique et télécom Responsable qualité sécurité environnement

Nadine BARTHELEMY,

Assistante Secrétaire Comptable

Carine FAURE,

Assistante Secrétaire Comptable


Naissances

Départs

Françoise TOTTEL

Anaïs MAURIN

Arrivée en 2000 à la coop, Françoise a quitté son poste de vendeuse conseil au magasin de Sousceyrac et laissé place à Chantal AMADIEU. Pour raisons familiales, elle a rejoint le nord de la France. Françoise avait notamment participé à l’ouverture du magasin de Sousceyrac il y a déjà quelques années... Nous lui souhaitons le meilleur !

Inspirée par les athlètes des jeux olympiques, Anaïs a fait un véritable sprint en arrivant le 29 juillet avec un mois d’avance, et un poids de 2,960 kg pour 50 cm. Nous sommes sûrs que ses parents Jean-Baptiste et Marie-Pierre lui ont décerné la médaille du plus beau bébé. Enora CABRIGNAC Enora est une petite princesse née le 23 août 2012 à 23h45 à Cahors. Avec ses 2.9 kg et 51 cm, elle fait le plus grand bonheur de ses parents. Sa maman Laurie travaille dans notre jardinerieanimalerie Delbard. Bienvenue Enora !

Après 5 cinq années passées à nos côtés, Adeline a décidé de quitté la coop fin septembre pour s’ouvrir à de nouveaux horizons. Elle est partie sac au dos en Asie, où elle se plaît à découvrir de nouvelles cultures. Bon voyage !

Chez LAFARGUE

Adeline VISINE

Gabin MAGE Sandrine et Julien continuent de voir la vie teintée de bleu. Trois ans après Louis, c’est un petit Gabin qui a vu le jour le 27 septembre 2012, avec 3,735 kg pour 49,5 cm.

Presque un an après Christian PAILLET son beau-frère, Henri prend lui aussi une retraite bien méritée. Il occupait la double fonction de responsable de l’entreprise Lafargue et responsable de l’activité matériaux de Fermes de Figeac. Fermes de Figeac a repris la gestion de l’entreprise de matériaux depuis janvier 2010. La transition s’est d’ailleurs très bien passée. Nous tenons à remercier Henri pour ses qualités d’honnêteté et de transparence, dont il a fait preuve tout au long de notre partenariat.

Tous nos vœux à Gabin ! Gabin PLANTIE Le 11 octobre dernier, Damien PLANTIE, technicien agricole sur le secteur de Lacapelle-Marival et Morgane JUILLARD, vendeuse à la jardinerieanimalerie Delbard, ont eu la joie d’accueillir Gabin, 3,360 kg et 51 cm. Toutes nos félicitations aux jeunes parents !

Henri LAFARGUE

Bien entendu, nous gardons avec nous Coco, le frère d’Henri et Lydie sa belle-sœur. Vive la famille !

Simon AYROLES Le 27 novembre dernier à Aurillac, Simon pointait le bout de son nez. A sa naissance, il pesait 2,880 kg et mesurait 45,5 cm. Un petit mec à la maison pour ses parents Emmanuel et Céline. Bienvenue Simon !

Arrivée dès l’ouverture du magasin en février 2003, Sylvie était responsable des caisses. Elle nous a quittés pour d’autres projets professionnels. Plein de bonnes choses pour la suite !

Fermes de Figeac participe à la repopulation du territoire !

Sylvie AMAGAT

strative / comptabilité A NOTER En mars 2013, nous changerons de système informatique des logiciels de comptabilité et de gestion commerciale. Après 15 ans sous DOS, nous nous modernisons avec Windows. Afin de dompter ces nouveaux logiciels, l’équipe administrative reçoit quelques formations depuis décembre par l’éditeur de logiciel Genèse.

Mouvements Avec l’évolution des métiers et en prévision du regroupement général des services administratifs, Joël est remonté à Lacapelle. Il partage le bureau de Stéphane GERARD. Les deux hommes travaillent en étroite collaboration. Joël est responsable des ventes métiers Gamm Vert et Stéphane responsable de l’animation des magasins et boucheries.

Laurence GALES Cécile MOULENE,

Assistante Secrétaire Comptable

Céline ROUSSIES,

Assistante Secrétaire Comptable

Joël CRUBILIE

Suite à la maladie de Christiane à qui nous souhaitons un bon rétablissement et dont nous attendons le retour, c’est Laurence GALES domiciliée à Saint Félix, qui assure l’intérim de la gérance du magasin Gamm Vert de Felzins. Laurence travaillait auparavant au magasin de Figeac. Ce nouvel emploi à Felzins lui permet de se rapprocher de chez elle et de s’investir sur son territoire. Laurence est épaulée par Florent BOS.

Christine THIBAULT,

Assistante Secrétaire Comptable INFOS FERMES DE FIGEAC … P 2-3


INITIATIVES

Initiatives magasin Notre Gamm Vert voit les choses en grand… Grâce à l’opportunité qui nous a été présentée de louer un nouveau hangar, nous transformerons le magasin agricole actuel en surface de vente généraliste. En face du grand magasin, les clients bénéficieront donc de 250 m² supplémentaires pour faire leurs achats. Cette surface de vente sera dédiée pour moitié au bricolage, et des rayons seront réservés à l’alimentation animale, l’élevage et les gammes de loisirs plein air. De plus, certains services seront présents sur ce magasin tel le sertissage, l’affûtage de chaîne de tronçonneuse et la réparation de clôture électrique. Cette nouvelle surface commerciale ouvrira à la fin du printemps et devrait permettre de libérer un peu de place dans le magasin actuel pour mieux exprimer le potentiel de certains rayons. Magasin actuel avant le grand changement…

Un coup de jeune nécessaire Les marques et logos de Sicaseli n’étant plus d’actualité, un certain nombre de moyens de signalisation vont être changés cette année. Notre nouvelle marque depuis 2012 Fermes de Figeac et notre belle vache rouge et jaune serviront entre autres de nouveaux décors. La nouvelle signalétique répond à plusieurs objectifs : • • • •

Donner des repères d’orientation et de circulation plus clairs au client Clarifier les segmentations entre les rayons et créer des univers différents Imaginer une ambiance de territoire, un magasin où le client se sent à l’aise Créer une image reflétant les valeurs de la coop

T-shirts de caractère… Nous sommes convaincus que la population locale partage avec nous la passion du territoire. C’est pour cette raison que nous lançons dans nos magasins Gamm Vert et Comptoir du Village, des T-shirts décalés, portant les valeurs et la philosophie de la coopérative. Fiers de nos racines, nous l’affichons dans un esprit convivial. Pour commencer, nous proposons un T-shirt « Oh la vache ! » avec 4 tailles. Et ce n’est qu’un début…

Boutique déco : on en redemande ! La jardinerie-animalerie Delbard a accueilli de nouveaux mobiliers dans sa boutique décoration. Cet ajout de meubles contribue à une meilleure présentation des produits. Ils permettent en effet de mieux cloisonner la boutique décoration et de la diviser en plusieurs univers. Les clients auront ainsi une offre plus claire et des gammes plus fournies.


Ça bouge à Lacapelle ! Le magasin Gamm Vert de Lacapelle-Marival va déménager dans la zone d’activité de Ribaudenque.

Dans votre nouveau Gamm Vert, vous trouverez en plus des rayons classiques, un espace terroir et une boucherie des éleveurs du Pays de Figeac. Nous souhaitons donner aux produits régionaux la place qu’ils méritent ! De façon progressive viendront s’ajouter au magasin un dépôt agricole/matériaux, un restaurant de terroir et le siège social de Fermes de Figeac.

Le premier bâtiment (magasin) est maintenant couvert de toits photovoltaïques raccordés au réseau depuis le 27 décembre 2012. Le deuxième bâtiment (dépôt agricole et matériaux) est en train d’être couvert et les toits photovoltaïques seront raccordés au réseau au printemps. Le magasin aura une surface de 1000 m² (contre 300 m² aujourd’hui) et ouvrira durant

l’été 2013. Nous pourrons alors mieux exprimer l’ensemble de nos gammes. Ce futur ensemble permettra à Fermes de Figeac d'exprimer à la fois ses valeurs agricoles et ses engagements pris par rapport au développement durable (bâtiment positif en énergie).

Pique-niquons sur le chantier Jeudi 6 septembre, les élus locaux et les salariés de Fermes de Figeac du site de Lacapelle Marival étaient conviés à visiter le chantier du futur Gamm Vert. M. Berges, architecte, a organisé une visite guidée et Pierre Lafragette, notre président, a rappelé l’importance de ce projet fidèle aux valeurs et visions de notre coopérative. L’ensemble des artisans et entreprises participant aux travaux étaient également présents. La visite s’est terminée autour d’un casse-croûte grillades et produits du terroir. Nous remercions les éleveurs du groupe grillades pour leur participation, l’équipe terroir de Figeac pour la préparation des produits et les salariés de Lacapelle pour le coup de main au moment du service. Rendez-vous pour le pot d’inauguration….

BIG MAT, l’histoire continue…

Lafargue BIG MAT se lance dans la fourniture de plaquettes forestières

Big Mat est la première enseigne française de négociants indépendants de matériaux. Créée en France en 1981, cette coopérative compte aujourd’hui près de 450 fournisseurs et 338 points de vente. Dans un souci de performance et pour bénéficier de services mutualisés, nous avions fait le choix de nous rapprocher de Big Mat, dont nous partageons les valeurs de solidarité et de transparence. Ainsi l’établissement Lafargue d’Aynac passait sous enseigne Big Mat au 1er janvier 2012. Suite à la satisfaction de nos adhérents de trouver dans le magasin d’Aynac des gammes plus complètes et plus techniques, nous choisissons d’approfondir notre partenariat avec l’enseigne. Le 1er janvier 2013, les magasins de Latronquière, Sousceyrac et Bagnac sont passés sous enseigne Big Mat. Le magasin de Lacapelle Marival fera quant à lui le grand saut au cours de l’été sur le nouveau site de Ribaudenque. Ce passage sous enseigne Big Mat va permettre de structurer et professionnaliser la démarche matériaux de Fermes de Figeac dans le but de pérenniser un vrai service de proximité.

Plaquettes à l'abri sous le hangar.

Retenu par la commune de Labathude pour la fourniture du marché de plaquettes destinées à alimenter le nouveau réseau de chaleur, Lafargue BIG MAT démarre une collaboration d’approvisionnement des réseaux de chaleur collectifs. Cette approche du local au local assurera une qualité permanente. Un contrat de 3 ans nous permettra d’appréhender le développement des réseaux à venir et ainsi anticiper la production de plaquettes forestières originaire du Ségala. INFOS FERMES DE FIGEAC … P 4-5


INITIATIVES

Initiatives structure

Foire expo : une présence remarquée La foire exposition 2012 de Figeac sur le thème « circuits de proximité / espace gourmant » s’est tenue du 8 au 16 septembre et a accueilli plus de 22 000 visiteurs. A cette occasion, notre coopérative était présente avec un stand bien en vue devant l’espace François Mitterrand. Dans un climat de convivialité, nous en avons profité pour afficher notre nouveau nom et logo « Fermes de Figeac Coopérative ». Ce fut aussi le moment d’expliquer au grand public le lien entre nos magasins Gamm vert et notre coopérative agricole et de territoire.

Les produits régionaux étaient à l’honneur sur notre stand. Plusieurs producteurs de la région ont organisé des dégustations de pastis, charcuterie, gâteau aux noix, vin des Coteaux du Quercy, vin de Cahors, ratafia, viande de bœuf et porc du Pays de Figeac… Les ateliers sur le thème du goût Nous avons eu le plaisir d’accueillir sur notre stand ont beaucoup plu aux visiteurs Martin MALVY, ancien ministre et président du qui ont découvert la fabrication conseil régional Midi-Pyrénées et Sylvia PINEL, des fromages et se sont initiés à ministre de l’artisanat, du commerce et du l’œnologie. tourisme. Parallèlement à la foire-expo, nous avons mis en place des ateliers avec les écoles de Figeac sur le goût et les 5 sens : ce sont au total 192 élèves qui ont participé à ces sessions ludiques. Merci à toute l’équipe du magasin Gamm Vert de Figeac pour son investissement durant la foire-expo.

Colis Viande : notre boucherie de Sousceyrac vient à vous ! Vous résidez sur les secteurs de Latronquière, Lacapelle-Marival, Bagnac ou Felzins et vous n’avez pas le temps d’aller faire vos achats dans une de nos deux boucheries des éleveurs ?

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José et Guillaume vous préparerons sur commande, colis de viande ou morceaux choisis. Utilisez les bons de commandes hebdomadaires disponibles en magasin (voir horaires de livraison en magasin). Vos commandes peuvent être passées jusqu’au samedi pour être livré dans votre magasin le plus proche le jeudi suivant. A noter aussi que vous retrouverez désormais dans nos magasins produits régionaux du fromage et de la charcuterie de pays, préparés en portions libre-service et sous vide par notre atelier de Sousceyrac. Gamm Vert Sousceyrac José MARTIN et Guillaume BOISSIE Testez, régalez-vous et faites-le savoir autour de vous. Tél. 05 65 33 01 36

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Concours départemental bovins : des récompenses méritées Lors du concours départemental bovins de Figeac des 15 et 16 septembre dernier, Fermes de Figeac a tenu pour la première fois un stand, où l’équipe technique expliquait aux éleveurs les services proposés par la coopérative et le fonctionnement de l’infralyseur, appareil de mesure des valeurs des fourrages et des matières premières. Cinq vaches de nos adhérents ont été sélectionnées dans la catégorie « animaux de boucherie » : quatre limousines et une vache blonde d’Aquitaine. Ces vaches engraissées avec une attention toute particulière depuis plusieurs mois, ont été commercialisées dans nos boucheries de Figeac et Sousceyrac durant notre foire au bœuf du 10 au 20 octobre.

Le groupe Grillades en action Dimanche 28 octobre 2012, trois éleveurs de Fermes de Figeac (Sébastien BOY, Laurent DAVAL et Jean-Marc FOUR) ont grillé environ 200 bavettes de bœuf pour le repas d’avant match du GSF rugby contre Sarlat.

Les assiettes bien garnies, avec notre viande et l’Aligot de la coopérative Jeune Montagne de Laguiole, ont permis aux spectateurs les plus courageux d’affronter ensuite le vent froid qui a soufflé sur les tribunes en fin d’après-midi pour encourager leur équipe… mais le GSF a tout de même perdu !

A NOTER : le t avec le Pays de Figeac, Grâce à notre partenaria n tio uellement une forma groupe Grillades suit act de n e par l’ADEFPAT afi développement dispensé re uvoir proposer une off se « structurer » et po mps. commerciale dès le printe à d’expériences » ouverte Une visite « découverte 20 i ed grammée le mercr tous les éleveurs est pro ent d’éleveurs bovins en février chez un groupem un abattoir et quatre Gironde. Celui-ci a acheté ercialiser sa viande. boucheries pour comm

CONTACT Stéphane GERARD Tél. 05 65 40 82 71

Journée « fêtes de la terre » La CUMA Lot Environnement s’est rendue à la journée « fêtes de la terre » organisée par le CDJA à Fontanes du Causse. Par un soleil de plomb et dans une ambiance joyeuse, tous les âges étaient représentés et trouvaient leur compte dans les activités et animations proposées. Sur notre stand, Frédéric Lalo, développeur de la CUMA et Bernard de Franssu, responsable agro-innovations ont accueilli les visiteurs, leur ont présenté la CUMA et son offre de prestations. En plus d’avoir bénéficié d’une présentation des plaquettes bois (pour la litière et l’énergie), les visiteurs ont pu découvrir le matériel en action. Le composteur de fumier a beaucoup intéressé ainsi que le déchiquetage de bois, le lamier pour l’élagage et l’automoteur de pulvérisation. Nous espérons que cette action permettra de développer les prestations de la CUMA sur le reste du département. INFOS FERMES DE FIGEAC … P 6-7


INITIATIVES

Initiatives énergie Vers une maîtrise territoriale des projets énergétiques Acteurs concernés En plein débat sur la transition énergétique, les modalités de développement des énergies renouvelables sont loin d’être connues de tous. Elles risquent d’ailleurs pour les projets de panneaux photovoltaïques, d’être sujettes comme lors des dernières années à de fortes variations périodiques pour faire coïncider dans le temps réalisations et objectifs. Les énergies renouvelables (ENR) font l’objet par ailleurs d’une attention particulière des gros investisseurs à la recherche de projets spéculatifs et rémunérateurs, de quoi modifier significativement les courbes tendancielles projetées en terme de production. Dans ce débat où divers enjeux fondamentaux s’entremêlent et s’opposent, les territoires ruraux, du fait même de la nature décentralisée des ENR, pourraient jouer un rôle essentiel en étant, soit des éléments de stabilité et de cohérence dans le développement de projets ENR, soit de simples acteurs opportunistes ou dans le cas extrême des opposants systématiques. Les territoires, avec leurs habitants et leurs structures, économiques et associatives, détiennent en effet une part essentielle dans l’acceptabilité et la faisabilité des projets qui les impactent directement.

Chez nous En Ségala Limargue, la question est clairement posée avec les projets éoliens en cours. Pour le parc éolien de la Luzette, où le permis de construire a été accordé pour 7 éoliennes sur les communes de Sousceyrac et Saint Saury, le territoire, collectivités locales et coopérative Fermes de Figeac, ont décidé de mobiliser une épargne locale pour devenir partenaire du

développeur VALOREM. Sur le Canton de Latronquière, les élus et la coopérative étudient ensemble les conditions de réalisation d’une « ferme éolienne citoyenne du Haut Ségala ». L’éolien n’est pas le seul secteur ENR concerné. En matière de « bois énergie », l’organisation de l’approvisionnement est indispensable pour valoriser au mieux la ressource et en conserver la maîtrise (cf. article sur la coopérative de chaufferie page 9). La réflexion se poursuit aussi au sein de la coopérative sur le solaire avec un projet citoyen de ferme photovoltaïque au sol. La coopérative et un groupe d’agriculteurs travaillent également sur la faisabilité de projets de méthanisation.

Enjeux futurs Malgré les moyens financiers considérables que nécessitent ces projets ENR, les enjeux économiques, sociétaux et environnementaux sont trop importants pour que les territoires ruraux ne s’en préoccupent pas et délèguent totalement la maîtrise des projets à des tiers investisseurs. Le bénéfice des projets ENR ne peut être réduit aux seules retombées fiscales, par ailleurs diluées dans un budget intercommunal. L’emploi local et le développement économique du territoire sont aussi concernés. Il n’est pas non plus acceptable de refuser toutes les opportunités de projets ENR (en application du principe « je suis pour, mais pas chez nous ! »), car chaque territoire doit faire sa part en matière de transition énergétique et notre secteur a des atouts. Une prise de conscience autour de l’appropriation des projets ENR est en train de se faire sur notre territoire mais cette démarche doit être soutenue et promue plus largement. Le virage à prendre, c’est maintenant!

Photovoltaïque 2012 : encore une bonne année! En 2012, l’ensemble des centrales de la SAS SAES, soit 109 sites, a produit 7% de plus que le productible prévisionnel (base 1080). Comparé à 2011, année exceptionnelle (+13%), la production électrique a été pénalisée par un mois d’avril et une arrièresaison peu lumineuse (cf. schéma ci-contre). Côté maintenance, grâce aux interventions très rapides du service énergie de la coopérative (99% des onduleurs changés en moins de 24h), le parc PV a fonctionné au maximum et a pu valoriser tout le potentiel soleil. Le nettoyage des panneaux se poursuit ainsi que la mise au point d’un robot semi-automatique pour améliorer l’efficacité de la prestation et accélérer la fréquence des interventions. L’objectif est de laver au moins tous les bâtiments une fois par an et d’intervenir plusieurs fois pour les environnements les plus salissants.


Bois énergie : une coopérative de chaufferie dans les tuyaux…

Chaufferie à Sousceyrac

Dans le secteur du bois énergie, le département du Lot se caractérise par son action innovante de création et gestion de réseaux de chaleur, pilotés par le SYDED. Les neuf sites en fonctionnement aujourd’hui consomment environ 5.000 t de plaquettes et bénéficient d’un tarif unique, mutualisé et incitatif au regard des coûts du combustible fossile. Les perspectives de développement sont par ailleurs importantes avec de gros réseaux en projet, comme celui de Lacapelle (1,5 MW) appel d’offre en cours ou celui de Figeac (14 MW) au stade de l’avant-projet.

Au-delà de la faisabilité technico-économique du projet, sa réussite repose sur la capacité à réunir dans une même structure et autour du même objectif, des producteurs, des bénéficiaires et différents acteurs impliqués dans la filière bois.

L’approvisionnement de ces réseaux de chaleur et des quelques chaudières bois de particuliers a été jusqu’à présent satisfait par le broyage de palettes de récupération, le déchiquetage des bords de route, des produits connexes de scierie et par quelques plaquettes forestières fabriquées entre autres par la CUMA Lot Environnement. Pour satisfaire les besoins futurs des chaufferies, le développement des plaquettes forestières est indispensable. Or celui-ci ne peut se faire dans les conditions actuelles caractérisées par l’absence de gros opérateurs et par des prix d’achat de plaquettes particulièrement bas qui n’encouragent pas l’exploitation forestière et la structuration de la filière d’approvisionnement. Malgré une ressource bois locale importante, la demande risque d’être satisfaite par des territoires voisins en avance et mieux structurés. Afin d’anticiper cette perspective très dommageable pour l’ensemble de la filière bois locale, des solutions incitatives qui redynamisent l’exploitation forestière en rémunérant mieux la ressource bois doivent être testées. C’est sur cette idée de Fermes de Figeac que le projet de coopérative de petites chaufferies est né. Cette coopérative permettrait : • un partenariat pérenne entre l’amont (exploitants forestiers) et l’aval (utilisateurs de la chaleur) • une optimisation et une mutualisation des coûts d’investissement et de maintenance • une mobilisation de financements, facilitée par le regroupement de la demande

Usagers finaux des chaufferies

Propriétaires et exploitants forestiers

(collectivités, privés, TPE) ~15 sites x 70kW (1 MW)

(~1.000 t de plaquettes)

Coop Bois énergie (SCIC) Installation et exploitation des chaufferies

Structures d’appui (Quercy énergie, Syded, Parc Naturel Régional des Causses du Quercy )

Prestataires de services • Cuma Lot Environnement (prestation débardage, déchiquetage…) • Fermes de Figeac (animation, gestion, transport…) • Entreprises locales : chauffagiste, fabrication modules chaufferies…

APPEL À PROJET Vous êtes intéressé et souhaité participer au projet ? Fermes de Figeac lance un appel à candidature au cours du 1er semestre 2013 destiné : • aux bâtiments communautaires (mairie, école, maison de retraite…) • à des petits regroupements d’habitation (4 ou 5 maisons) • à des exploitations très consommatrices d’eau chaude (élevage de veaux par exemple) Nous nous fixons comme objectif d’atteindre environ une quizaine de sites d’une puissance moyenne de 70 KiloWatt (soit un total de 1 MegaWatt).

CONTACT Service Energie Laurent CAUSSE Tél. 05 65 40 82 71 INFOS FERMES DE FIGEAC … P 8-9


INITIATIVES

Initiatives approvisionnement agricole Bilan des essais 2012 Pour les essais 2013, une palette importante de nouvelles variétés a été mise en place dont les trois meilleures en protéines. En effet, au-delà des observations de rendements paille et grain, nous observerons toujours la teneur en protéine. Elément de préoccupation majeure pour les éleveurs, chaque point de protéine gagné se traduit par une économie en tourteau.

Essais maïs Essais céréales On retiendra des essais menés en colaboration avec Arvalis, que l’année 2012 fut une bonne année en céréales (parfois même record). Une alimentation hydrique régulière et peu d’à-coups de température nous ont bien aidé pour autant que l’on ait su maintenir le potentiel par une fertilisation fractionnée et une protection fongicide. Néanmoins, des variations de plus de 15 quintaux à l’hectare sont observées, montrant l’adaptation plus ou moins marquée de certaines variétés à notre terroir. En blé, les teneurs en protéines sont elles aussi assez élevées par rapport à la moyenne relevée sur le territoire de la coopérative, puisqu’on atteint 13%, avec une différence de 2,3 points entre la plus basse et la plus élevée, soit 170 kg /ha ou encore 354 kg de soja 48 par ha ! Ce qui est loin d’être négligeable. En triticale également le taux de protéines est plus haut que d’habitude (jusqu’à 10%) avec une variabilité forte, la variation est de 180 kg/ha ou encore 375 kg de soja 48 par hectare! Dans ces deux espèces, on n’observe pas de forte corrélation entre le rendement et la production de protéine. Cette dernière étant plutôt due à des aspects génétiques et également au mode d’alimentation en azote (une minéralisation tardive du sol ou un apport tardif en minéral sont des facteurs favorables). Avec les cours particulièrement élevés en 2012, le choix d’intensification était donc payant et le retour en trésorerie bien utile.

Très mal partie, avec un mois d’avril très pluvieux et des implantations délicates, la campagne de maïs s’est bien terminée. Au final, le rendement est au rendez-vous avec un bémol sur la qualité. On observe en effet, une moins bonne digestibilité par rapport à l’année dernière et aussi un niveau énergétique moindre. Beaucoup se sont laissé prendre par l’évolution rapide dans les derniers jours et ont rentré des maïs trop secs. Nos essais sur les trois sites habituels de Bagnac, Latronquière et Labathude ont confirmé ces éléments. Contrairement aux céréales, on observe une bonne corrélation entre le rendement et la protéine en raison notamment d’une alimentation azotée régulière tout au long du cycle de la plante. Les productions selon les lieux et les variétés varient entre 485 kg/ha et 1 085 kg/ha de protéines! Il y a donc lieu d’optimiser la fertilisation pour parvenir à passer la barre d’1t de MAT*/ha, ce qui correspond à 2,08 t de tourteau de soja 48. Merci encore aux adhérents qui ont accepté de recevoir ces essais chez eux, aux techniciens qui les ont suivi et à Arvalis pour leur soutien technique.. * MAT (Matière Azotée Totale)

En chemin vers la transition colza... Cet hiver, Fermes de Figeac a pris la décision de ne pas se couvrir en soja et de valoriser le colza et le colza gras dans les rations afin de limiter l’impact de l’augmentation du prix des matières premières. En effet, les prix respectifs de ces produits cet hiver rendent le tourteau de colza tout à fait intéressant économiquement. C’est un produit un peu plus riche en cellulose et pénalisé d’un point de vue énergétique et protéique par rapport au soja. Pour avoir la même couverture protéique qu’un kilo de soja, il faut utiliser entre 1,2 et 1,5 kilo de colza. Cette augmentation concentre la ration totale et permet d’augmenter l’ingestion de celle-ci et par voie de conséquence la production. Toujours en comparaison au soja, ce tourteau a comme caractéristique d’être plus fermentescible dans le rumen et plus riche en phosphore et calcium. Il est également un peu pénalisé en PDIE. On préconisera donc de l’associer à du tourteau tanné, surtout en début de lactation. Le tourteau de colza gras présente quant à lui un intérêt physiologique par sa concentration en matière grasse qui vient combler un peu le déficit énergétique du colza. Notons que l’énergie apportée par la matière grasse du colza gras permet de diversifier les sources d’énergie (généralement par de l’amidon) et de mieux valoriser celle-ci. Les formules réalisées à Latronquière ont suivi cette évolution en intégrant plus de colza dans les rations. Cette alternative au soja est bien passée dans les élevages, malgré des fourrages de base peu productifs.


Le semis direct présente de nombreux avantages L’intérêt réside dans la recolonisation du sol par les microorganismes et les invertébrés. Le sol retrouve un fonctionnement équilibré, la matière organique reste en horizon superficiel protégeant le sol de la sécheresse, captant les éléments minéraux qui migreront moins facilement dans les nappes et protégeant le sol de l’érosion. Ce système permet de laisser les débris végétaux se dégrader tranquillement à la surface du sol, constituant un obstacle à la levée des adventices.

Est-il possible de semer directement du maïs dans notre région ? Et quel intérêt ? Nous souhaiterions mettre en place cette année un ou deux essais sur le sujet. Le principe du semis direct est d’implanter la graine en travaillant la terre uniquement sur la ligne de semis et non sur toute la surface du champ.

L’un des inconvénients du semis direct est le réchauffement plus lent du sol. Pour l’éviter, un outil (striptill ou équivalent) travaille le sol sur une largeur de 5 à 10 cm de part et d’autre de la ligne de semis et sur une profondeur d’une dizaine de cm, permettant au passage de positionner l’engrais qui n’a pas besoin non plus d’être épandu sur toute la surface du champ. Il s’agit donc d’une technique économe en énergie, (réduction des ¾ en carburant), en désherbant, en engrais et anti-érosive. Il y a fort à parier que cette technique se développera rapidement.

La luzerne : premiers résultats concluants Bien malin celui qui sait dire où s’arrêtera la vertigineuse ascension des cours du tourteau de soja et, par voie de conséquence, de la protéine en général ! S’il parait illusoire de se passer totalement de protéine concentrée en alimentation animale, en réduire sa dépendance est un objectif qu’on doit se fixer pour protéger son résultat économique. Dans le cadre d'une autonomie alimentaire, la production locale de luzerne présente un réel potentiel. En production végétale, la luzerne est championne avec, en irrigué, plus de 2 t de protéines par ha (contre 1,2 t en maïs irrigué). Afin de maîtriser la production de luzerne, nous devons nous concentrer sur la maîtrise du séchage. Une convention expérimentale entre Fermes de Figeac, Euralis(64) et la SICA GRASASA(24) a été établie début 2012, afin de tester et d’améliorer un système de séchage en grosses balles cubiques. La première campagne a vu l’implantation sur le site de GRASASA d’un séchoir italien de type AgriCompact et son équipement avec des sondes. Comme pour tout prototype, des difficultés techniques sont

apparues, comme par exemple la mesure des calories injectées ou de l’humidité extraite. Le printemps pluvieux n’a pas aidé non plus, ce système de séchage nécessitant au moins un ressuyage au champ, toutes les mesures nécessaires n’ont pu être réalisées. Néanmoins des améliorations substantielles ont été apportées à l’appareil. En comparaison des premiers cycles de séchage, le temps de séchage a pu être réduit de 50% et l’énergie dépensée divisée par 3 !

En 2013, les essais continueront. Quelques modifications seront engagées telles que le pilotage automatisé du séchoir et l’accroissement de sa capacité, afin d’optimiser l’énergie dépensée et le temps pour le séchage. Des essais au champ seront également réalisés pour connaitre les meilleurs équipements complémentaires d’un tel dispositif.

INFOS FERMES DE FIGEAC … P 10-11


INITIATIVES

Bilan des fourrages 2012 Maïs L'année 2012 a été marquée assez fortement par un manque d’eau pour les maïs. La carte ci-contre représente l’écart entre les précipitations et l’évapotranspiration de juillet à septembre 2012. Le Lot se trouve dans la diagonale sèche représentée en rouge et orange sur la carte. Les conséquences se lisent sur les résultats des analyses d’ensilage de maïs. L'année 2013 sera donc encore une année exceptionnelle en termes de valeurs alimentaires des fourrages avec une grande variabilité tant nationale que sur notre territoire. Les matières sèches des ensilages de maïs s’étalent de 28 à 42 %. Rappelons qu’un ensilage de maïs se situe à l’optimum entre 30 et 32 % de matière sèche. La moyenne du territoire de 35.3 % est identique à la moyenne nationale, avec une disparité prononcée entre les échantillons. Si en 2011, la majorité des fourrages analysés se trouvaient entre 34 et 38 % de matière sèche, cette année, les maïs se distinguent en deux pôles : un autour de 32 % de matière sèche et un plus important audessus de 36% de matière sèche.

Ecart du bilan " Pluie-ETP " de l'année 2012 avec la médiane historique (1982-2011) sur la période du 21 juillet au 15 septembre

Le secteur de Bagnac se distingue par une matière sèche moyenne de 31%, expliquée par les surfaces en maïs irrigué. Les maïs de l’année 2012 ont la particularité d’avoir beaucoup moins d’amidon qu’en 2011 (32 % de moyenne en 2012 contre 41 % en 2011) et un peu plus de cellulose (20,5 % de cellulose en 2012 contre 18 % en 2011). Rappelons quand même que les valeurs amidon des maïs de 2011 étaient particulièrement élevées. Les maïs présentent également un peu plus de cellulose (20,5 % de cellulose en 2012 contre 18 % 2011). Avec des maïs plus cellulosiques et moins amidonnés, la production permise par la ration de base est limitée. Cette tendance est associée à une faiblesse de la digestibilité expliquée par le manque d’amidon et de forts niveaux de NDF (lignine, cellulose et hemi-cellulose)(40,4 % en 2012 contre 37 % en 2011).

Amidon des Maïs

Matière Sèche des Maïs

Herbe Pour ce qui concerne l’herbe, nous notons en 2012 des ensilages avec un petit peu plus de protéine (+ 1 point en moyenne) et plus de cellulose (29 % en 2012 contre 27 % en 2011), avec toujours une grande disparité entre les échantillons.

Cellulose

Protéine

Vu la disparité qu’il existe entre les ensilages, l’analyse de fourrage prend tout son rôle. Elle devient indispensable pour ajuster les rations.


l ie t n e m e n é v é d n e k e SPECIAL we 2 1 0 2 e r b m e v o n 4 t e des 2,3 ée Internationale Dans le cadre de l’Ann U 2012, Fermes des Coopératives – ON and week-end gr de Figeac organisait un tres du vendredi on nc d’échanges et de re mbre, afin de faire 2 au dimanche 4 nove public le modèle connaître au grand ération. économique de la coop

En préambule, plusieurs agriculteurs et salariés se sont rendus dans cinq centres de formation à Figeac et Lacapelle-Marival (12 classes) pour sensibiliser les étudiants à la coopération. Grâce à un jeu de rôle ludique, plus de 300 jeunes ont pu se rendre compte des avantages et des conditions de la coopération et s’interroger sur ce modèle économique synonyme d’avenir et de résistance pour notre territoire.

Vendredi soir avait lieu le vernissage de l’exposition photo « 1+1 exhibition » organisé en partenariat avec l’artiste photographe Ghyslain BONDOUX et Yves CARIOU.

Vendredi, 10h00, eu lieu la traditionnelle assemblée générale suivie d’un débat ouvert sur le thème « La coopération, une solution pour favoriser l’installation ? », animé par Yves CARIOU, sociologue d’Oxymore et faisant intervenir deux professionnels issus de coopératives : - Bernard PELISSIER, viticulteur et président de l’UJVR (Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants), de Vercheny (26). L’UJVR est organisée en SCAEC (Société Coopérative Agricole d'Exploitations en Commun) et représente une forme originale de coopérative où les agriculteurs adhérents sont également salariés. Les problématiques du foncier et de la succession sont donc différentes de celles rencontrées dans une exploitation traditionelle. - Philippe GARAUD, trésorier de la CUMA (Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole) de Guizerix (65). Comme M. Garaud, de nombreux agriculteurs choisissent la CUMA intégrale pour diminuer leurs charges et leur temps de travail. Une CUMA intégrale se distingue d'une CUMA classique par le "taux d'intégration" du matériel. La CUMA intégrale possède l'ensemble de la chaîne de mécanisation et les adhérents n'ont presque plus de matériels en propriété individuelle.

Cette exposition photo a été réalisée grâce aux dons-de-soi désintéressés des agriculteurs photographiés pour la galerie de portraits et du personnel de Fermes de Figeac et de ses partenaires pour le photomaton. Les portraits de 250 personnes composent le mot « coopérative » sur une banderole de 11 mètres de long. L’objectif principal a largement été atteint : interpeller le plus grand nombre sur la place de l’homme au cœur du système coopératif. Cette exposition photo voyagera maintenant dans plusieurs régions de France. (Voir article page 21).

INFOS FERMES DE FIGEAC … P 12-13


INITIATIVES Comme promis, la soirée débat fut un moment riche d’échanges à la fois entre intervenants et avec le public.

Samedi, une journée chargée attendait les 40 invités, professionnels rattachés au monde de la coopération, lors de l’Université Coopérative Portative (UCP).

Après s’être présentés tour à tour, les intervenants ont expliqué les raisons de la genèse de leur coopérative et répondu aux questions du public. Celui-ci a pu appréhender la multiplicité des modes de fonctionnement coopératifs et l’universalité du système. Même s’ils vivent des aventures différentes, les intervenants partagent les mêmes valeurs et placent l’Homme au centre du débat.

La matinée s’est déroulée à Viazac au GAEC de Scaumels où Pierre LAFRAGETTE et ses associés ont présenté leur exploitation agricole.

De gauche à droite : François GOUDENOVE SCIC WEBSOURD (Société Coopérative d'Intérêt Collectif au service des sourds et malentendants de 30 salariés dont 50% de sourds, Toulouse) Kolin KOBAYASHI GREEN COOP (coopérative regroupant 400 000 consommateurs, Japon) Pierre LAFRAGETTE Rémi ROUX SCOP ETHIQUABLE (coopérative du commerce équitable de 60 salariés, Gers) Béatrice et Gérard BARRAS SCOP ARDELAINE (Société Coopérative Ouvrière de Production de laine fondée sur une filière solidaire en circuit court, Ardèche).

Leurs bâtiments étant équipé de panneaux solaires, Laurent CAUSSE, responsable du service énergie de Fermes de Figeac, en a profité pour présenter la SAES (Ségala Agriculture et Energie Solaire). Les convives se sont retrouvés à la salle des fêtes de Viazac autour d’un bon repas pour échanger sur les différentes problématiques liées aux coopératives. Ainsi, les sociologues, philosophes et responsables de coopératives, issus de diverses régions de France et de différentes formes de coopératives ont travaillé sur l’avenir du modèle coopératif. Samedi après-midi, les invités se sont joints aux clients de Gamm Vert Figeac pour comprendre la démarche de valorisation des produits de terroir et rencontrer des producteurs de différentes régions de France organisés en coopératives : • L’UJVR (Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants) de Vercheny (26) et la Clairette de Die • La coopérative Coufidou de Sainte-Livrade-sur-Lot et les pruneaux d’Agen • La coopérative La Quercynoise et les magrets de canard • Dégustation des vins de la coopérative de Bergerac Les participants à l’UCP ont ensuite eu la chance de bénéficier d’une visite guidée de la ville de Figeac, menée par l’Office de Tourisme de Figeac.


Samedi soir, Fermes de Figeac, en partenariat avec les Services Culturels de Figeac-Communauté, organisait un concert étonnant. Nous avons eu la chance de recevoir l’Orchestre de Chambre de Toulouse, organisé en coopérative (SCOP)* et dirigé par Renaud GRUSS. Ce chef d’orchestre a d’abord témoigné et raconté l’histoire d’hommes et de femmes qui n’ont jamais renoncé, ni à leur passion ni à leurs valeurs, l’histoire d’une « troupe » animée d’un idéal qui, pour sauver leur association, ont décidé de prendre leur destin en main et de devenir une coopérative de musiciens. L’Orchestre a charmé son public par la qualité des musiciens et l’originalité du programme, à savoir un menu. Le public a choisi son programme « à la criée ». Chaque morceau a ainsi été voté à main levée : A. Corelli et H. Purcell pour l’entrée ; G. P. Telemann et J. Turina pour le plat ; A. Dvorak au fromage ; W. A. Mozart et S. Joplin au dessert. Le public a même demandé le café !

Dimanche, malgré une pluie incessante, la randonnée de 12 kilomètres à travers le Ségala, au paysage modelé par l’évolution de l’activité agricole, a séduit petits et grands.

Plusieurs étapes de fermes en fermes ont permis de découvrir :

• La SAES et les panneaux photovoltaïques sur la toiture de l’exploitation agricole du GAEC de La Rengue

• Le robot de traite de Frédéric Bladou au GAEC du Pech d’Amont. Avant de devenir agriculteur, Frédéric était salarié à Fermes de Figeac. • Une exploitation traditionnelle en veau sous la mère, où André Labro commercialise lui-même ses veaux au marché de St Céré. Il est réputé pour être l’un des meilleurs producteurs du marché. • Sur le site d’un ancien moulin de production de farine, le Syndicat d’aménagement et de gestion de l’eau a présenté les actions que conduit le monde agricole pour limiter les impacts de l’élevage sur la qualité de l’eau. • Une lecture de paysage à Lascombelles, un outil pour comprendre la relation homme-nature

Après le bon repas préparé par les bénévoles à Sainte Colombe puis le café au GAEC de La Rengue, les 200 randonneurs ont fini la boucle à Labathude l’après-midi et reçu un T-shirt surprise à l’arrivée.

Grâce à ces manifestations, nous avons pu mettre en valeur nos métiers, notre engagement sur le territoire et plus généralement la coopération agricole.

* Société Coopérative Ouvrière de Production INFOS FERMES DE FIGEAC … P 14-15


A SAVOIR

Cuma Lot Environnement : un exercice 2011-2012 en demi-teinte La Cuma Lot Environnement a subi de plein fouet les conséquences d’un été 2011 sec et en manque de fourrage : pour compenser la trésorerie utilisée dans l’achat de fourrage, les éleveurs ont fait l’impasse sur le renouvellement des praires et les investissements d’avenir comme la remontée des Ph des sols (chaulage). En lecture rapide de l’exercice clôturé au 30 juin 2012, nous pouvons classer les prestations en trois catégories : • Activités stables : pulvé sur cultures et épandage de solution azotée • Activité en progression : prestation de main d’œuvre (notamment les chauffeurs de tracteurs)

Ces résultats ne remettent pas en cause les choix et orientations de la Cuma. Pour redynamiser l’activité et chercher de nouveaux marchés, le conseil d’administration a pris l’option de recruter un développeur d’activité qui a la double mission d’assurer la présence de la Cuma auprès des collectivités locales (développement des prestations élagages et déchiquetage) et sur la partie Causse centrale, de développer les activités semis en semis simplifié ou en semis direct et les prestations pulvé et épandage de solution azotée. Les premiers résultats sont concluants et nous accordons toute notre confiance à Frédéric LALO a qui nous avons confié la mission de développement de la Cuma Lot Environnement auprès des collectivités locales.

• Activités en perte de vitesse : semis direct, épandage de lisier, élagage et déchiquetage.

Des plaquettes bois comme litière animale La plaquette est un matériau plein qui résiste au tassement alors que la paille est une fibre creuse qui s’écrase. Les animaux s’enfoncent donc moins sur la litière à plaquettes. De plus, la sous-couche plaquettes amène un effet drainant très supérieur à la paille. Les retours d’expérience des agriculteurs montrent qu’elle est très saine car elle est sèche et elle chauffe peu. Il n’y a pas de problème d’échardes ni d’ingestion de plaquettes et la couche de paille permet un meilleur confort.

Cette année beaucoup moins d’adhérents ont décidé de mettre en place de la plaquette bois en litière, soit par manque de temps, d’organisation ou d’informations sur le réel intérêt de cette méthode, soit tout simplement parce que le prix de la paille a baissé. Il convient de rappeler que la litière plaquettes est une bonne alternative à la paille. La meilleure solution est de faire des couches paille/plaquettes en utilisant les plaquettes comme sous-couche.

Voici les ressources principales pour les plaquettes bois : • Elagage des arbres isolés (têtards), arbres de bordures et arbres de haies hautes • Récolte intégrale des arbres de bords de cours d’eau (bois blanc de grande productivité, très intéressant en litière car il se dégrade rapidement) • Haies arbustives denses • Forêts L’élagage est indispensable pour garder en état le parcellaire et sa mécanisation.


Les petites routes communales vont enfin voir le soleil Les 12, 13 et 14 novembre 2012, les arbres de la commune de Lentillac Saint-Blaise se sont fait coupé les branches. Le chantier était une première pour la Cuma qui a assuré une prestation « clé en main » pour la commune : l’élagage des branches, le déchiquetage et l’enlèvement des plaquettes de bois. Suite à un partenariat avec le SYDED du Lot, le bois d’élagage des routes communales est ensuite valorisé en chauffage dans les divers réseaux de chaleur gérés par le SYDED. Le chantier s’est déroulé avec succès, les délais prévus ont été respectés. Déjà plusieurs autres communes sont programmées et la demande est croissante.

Etape 1 : élagage

« Nous souhaitions vraiment que les branches d’élagage ne restent pas dans un coin à pourrir, et la prestation proposée par la Cuma et le SYDED correspondait tout à fait à ce que nous attendions. Le déchiquetage en suivant permet de régler le problème de l’enlèvement et du stockage. Nous avons d’ailleurs réservé pour l’année prochaine sur un autre tronçon. » M. SALENS, Maire de Lentillac Saint-Blaise

Etape 2 : déchiquetage

Agrément Certiphyto : une approche globale Résolument engagée dans une démarche d’amélioration des pratiques phytos, Fermes de Figeac a décidé de s’investir massivement dans la certification du conseil et de la distribution des produits phytopharmaceutiques. Ainsi la coopérative et ses filiales ayant une action de distribution professionnelle ou grand public (Fermes de Figeac pro, Gamm

Vert, Delbard, BigMat Lafargue) seront certifiées sous le même numéro d’agrément. Cette approche globale de la certification doit nous permettre d’homogénéiser les messages vers les utilisateurs mais représente une réelle prise de risque car les erreurs des uns peuvent pénaliser l’ensemble du groupe. Malgré cela, c’est dans cet esprit que nous avons souhaité nous engager afin de

faire progresser l’ensemble du groupe. Les salariés au contact du public professionnel ou amateur ne sont pas oubliés. Un cursus de formation de deux ans leur est prévu (2013 et 2014). Il débouchera sur un certificat professionnel. Le budget consacré à cette initiative avoisine 30 000 €.

INFOS FERMES DE FIGEAC … P 16-17


A SAVOIR

Evaluation du conseil coopératif La charte du conseil coopératif a pour but de garantir la qualité du conseil, valoriser les compétences, l’objectivité et la responsabilité des conseillers. C’est parce que nous souhaitons répondre à tous ces objectifs que nous avons mené une enquête auprès des adhérents de notre coopérative pour la troisième année. Par souci d’amélioration constante, cette enquête a été revue avec plus de personnes enquêtées et la constitution d’un échantillon qui soit, tant que possible, représentatif de l’ensemble des adhérents de la coopérative. Cet été, Marjolaine Fage a passé 50 questionnaires par téléphone lors de son CDD au Gamm Vert de Figeac. bois énergie

L'échantillon Les critères de représentativité retenus sont : le secteur géographique, le type de production, et l’implication de l’adhérent dans la coopérative. Ainsi, 30 % de l’échantillon est considéré comme peu utilisateur de la coopérative (basé sur le montant des achats à la coop). L’échantillon final se caractérise par une population relativement âgée et la production bovin viande est très représentée. En effet, la plupart des laitiers sélectionnés sont mixtes lait-viande.

Les résultats Les premières questions du questionnaire portaient sur les différents contrats qui existent entre la coopérative et ses adhérents (contrat fidélité, contrat céréales, contrat agronomique, contrat juste besoin). L’adhésion à l’un de ces contrats concerne environ la moitié de la population enquêtée avec en premier lieu le contrat fidélité, suivi du contrat céréales.

Le suivi technique a été abordé avec globalement une satisfaction du service et des visites des techniciens. Les services alors proposés par les techniciens les plus utilisés sont les analyses de fourrage, le rationnement, la valorisation de la ration et les analyses de sol avec une volonté d’accompagnement pour la gestion du troupeau. Deux questions en particulier ont été rajoutées cette année. Une concernait la mobilisation de moyens par la coopérative pour la diversification des moyens et l’autre la valorisation de la fidélité des adhérents. La question de la diversification est surprenante par son adhésion de la part des enquêtés. En effet, les matériaux de construction ont été approuvés à 82 %, la Cuma Lot Environnement à 70 %, le photovoltaïque et le bois énergie à 66 %, les produits alimentaires et l’éolien à 55 % et enfin la méthanisation à 48 %. La proposition de valoriser de manière plus incitative la fidélité des adhérents a également été largement approuvée, à la hauteur de 66 %.

Approuvé à 66% photovoltaïque

produits alimentaires

Approuvé à 66% cuma lot environnement

matériaux de construction

Approuvé à 56% éolien

Approuvé à 82% méthanisation

Tout à fait

Approuvé Tout àà 70% fait

Tout à fait

Plutôt oui

Tout à fait

Plutôt oui

Plutôt non

Plutôt oui

Approuvé à 54%

Plutôt non

Pas du tout Sans Sans avis avis

Tout à fait Tout fait

Plutôt Plutôt oui oui

Plutôt Plutôt non non

Pas du tout Pas tout

Plutôt oui Conclusion

Plutôt non

Pas du tout

Sans avis

Approuvé à 48%

Pasdesduadhérents tout Sans avis finalement peu les outils de la coopérative (contrats et outils techniques) non on trouve En Plutôt conclusion, qui utilisent mais qui en sont satisfaits et qui sont intéressés à ce que la coopérative conserve un appui technique fort. Pas du tout

Sans avis

La stratégie de la coopérative sur son changement de cap avec une valorisation forte de la fidélité et une innovation constante Sans dans les avis services portés aux agriculteurs est suivie par les adhérents qui semblent non seulement la comprendre mais aussi l’approuver.


Un bilan carbone neutre L’autonomie alimentaire de nos troupeaux est un enjeu clé identifié par la coopérative depuis plusieurs années. Les stratégies envisagées pour la réduction des quantités d’aliments importés sur le territoire et la diversification des sources d’auto-approvisionnement doivent permettre d’améliorer la compétitivité économique des exploitations adhérentes, et de réduire les risques liés à une rupture d’approvisionnement en intrants. Avec la mise en œuvre de Climagri, en lien avec l’ADEME et le projet « Grignon Energie Positive », la coopérative a souhaité vérifier quels impacts environnementaux étaient engendrés par ces mêmes stratégies, en

termes de consommations d’énergie et de gaz à effet de serre. L’objectif est de réaliser les bilans énergétiques et rejet gaz à effet de serre du territoire en vue d’une part d’en connaître la valeur pour en revendiquer les évolutions positives et d’autre part pour simuler l’influence des changements de pratiques. Notre structure cherche en effet à promouvoir un développement durable de sa production agricole, allant dans le sens d’une amélioration de la situation économique et environnementale des facteurs de production. Le diagnostic Climagri a été entrepris par extrapolation des données recueillies sur l’exploitation du GAEC Scaumels à Viazac.

Fermes Écophyto

Sur le territoire de la coopérative, le bilan carbone est neutre car les zones boisées compensent les rejets de méthane des ruminants et de protoxyde d’azote des effluents organiques.

Redonner du sens à la valeur argent En ces temps d’économie mouvante où les banques « de proximité  » se désengagent des territoires ruraux, où les épargnants perdent confiance dans le système bancaire, le conseil d’administration de Fermes de Figeac a souhaité permettre à chacun de redonner du sens et de la solidarité à la valeur argent.

Quatre fermes sur le territoire de notre coopérative sont engagées dans le programme Ecophyto. Ce programme lancé au niveau national vise, dans la continuité du Grenelle de l’Environnement à étudier les alternatives permettant de réduire le recours aux molécules chimiques dans la protection des cultures. Chacune de ces exploitations a proposé de travailler sur l’un de ses itinéraires culturaux.

Fidèles à ses valeurs mutualistes, le conseil d’administration a ainsi souhaité ouvrir le capital de Fermes de Figeac à ses salariés, qui peuvent dès aujourd’hui devenir « porteurs de parts B ». Une façon comme une autre, de rappeler à chacun qu’une coopérative n’est pas une entreprise délocalisable, qu’elle prend compte de l’avenir de son territoire et de ses parties prenantes, en premier lieu desquels, ses salariés. De plus, l’ensemble des parts sociales (adhérents et salariés) seront désormais rémunérées selon le taux fixé annuellement par Coop de France (3,8% en 2011).

Dans notre région, on part d’un niveau de pression phytosanitaire déjà très bas, puisque d’une part l’essentiel des sols est occupé par des prairies pas ou peu traitées et que d’autre part le niveau d’intensification est limité en fonction d’un potentiel moyen à faible. Il est donc difficile de trouver comment réduire une consommation déjà faible.

Le conseil d’administration a également décidé d’offrir l’opportunité à chacun de ses adhérents (agriculteurs et salariés, donc) d’investir dans l’économie réelle, locale et solidaire, en proposant une souscription de compte courant, et ainsi, un engagement coopératif. L’épargne mobilisée sur ce compte courant permettra de développer des actions générant de la valeur ajoutée locale : bois, énergie, biodiversité, bâtiments, etc. et de soutenir encore plus les projets de votre coopérative.

Les pistes travaillées sont :

Le compte courant est indépendant du capital, il permet aux adhérents qui le souhaitent de « placer de l’argent » dans leur coopérative, lui assurant ainsi une plus grande indépendance face aux financements extérieurs, et permettant ainsi de « donner du sens à l’épargne » en finançant des projets qui sont bénéfiques au territoire et à l’agriculture. Après l’alimentaire et l’énergie, nous mettons ainsi en place un nouveau circuit court : celui de l’argent.

• L'accroissement de la durée de vie des prairies temporaires • L'implantation sous couvert ou faire du sur-semis de prairie plutôt que de les retourner • Le faux-semis • Le semis à densité accrue • Le désherbage précoce • Le binage des maïs • L'utilisation de variétés résistantes aux maladies.

CONTACT Anne SEGONDS

Tél. 05 65 34 90 44 INFOS FERMES DE FIGEAC … P 18-19


A SAVOIR

Une charte paysagère pour quoi faire ? Conscients de la qualité du cadre de vie et des paysages du territoire, Fermes de Figeac et ses filiales soutiennent financièrement la charte de paysage d’urbanisme et d’architecture élaborée par le syndicat mixte du Pays de Figeac. Cet outil vise trois grands objectifs : • Une plus grande maîtrise du développement du paysage habité • Une valorisation de la culture, des valeurs paysagères et écologiques • Un accompagnement d’une agriculture et d’une sylviculture participant positivement au cadre de vie. La charte ne donne pas de solutions toutes trouvées mais invite aussi bien les élus que les professionnels et la société civile

à inscrire leurs projets dans le respect et la préservation des paysages du Pays de Figeac. La charte sera disponible prochainement dans les mairies sur tout le territoire. 22 fiches synthétiques et pédagogiques seront également à votre disposition ( un extrait de la fiche 18 vous ai proposé dans l’article ci-dessous ZOOM SUR...) Vous y trouverez des exemples, paroles d’habitants, plans, schémas, recommandations… Si vous préférez la version numérique, vous pourrez télécharger la charte en vous rendant sur le site suivant : http://urlin.it/37d37 La phase d’étude touchant à sa fin, un groupe de travail a été créé pour concrétiser le projet et faire vivre la charte en menant différentes actions auprès de tous les publics.

ZOOM SUR… Extrait de la fiche 18 :

Préserver et promouvoir les espaces agricoles singuliers et remarquables (…) Le pays de Figeac offre des visages contrastés qu’il est important de préserver et de valoriser. Ces spécificités disparaissent progressivement au grès de l’évolution des pratiques agricoles. De plus en plus standardisées sur certains secteurs, ces pratiques agricoles intensives contribuent à estomper cette mosaïque paysagère. La baisse du nombre d’agriculteurs, la difficulté pour des jeunes à s’installer, ou pour certains à maintenir la viabilité de leur exploitation, sont des enjeux majeurs à prendre en compte pour le maintien et la sauvegarde du patrimoine paysager.

OBJECTIFS : • Accompagner les agriculteurs dans la mise en place de pratiques agricoles respectueuses des ressources locales (sol, eau, biodiversité...) et intégrant des actions agripaysagères. • Associer les agriculteurs à la promotion de la spécificité paysagère des terroirs agricoles à l’échelle du territoire.

RECOMMANDATIONS : 1. Mettre en lumière les paysages Ex : relier les activités touristiques de découverte des paysages et les pratiques agricoles créatrices de paysage : itinéraires de découvertes, information sur l’histoire du lieu, accueil à la ferme... 2. Concilier et coordonner les activités agricoles et les enjeux environnementaux Ex : inciter à la transformation et à la diversification des pratiques agricoles sur les espaces à enjeux écologiques et paysagers : abords des villages, coteaux, abords des cours d’eau...

Certains passages ont volontairement été coupés. Pour visualiser la fiche entière, rendez-vous sur la p.114 de la charte.


L’expo photo se balade Suite à son inauguration à Fons le 2 novembre, l’exposition photographique 1 plus 1 exhibition n’a pas tardée à voyager. Elle a pris sa valise pour partir à l’Ecole Supérieure d’agriculture d’Angers et illustrer la semaine des Happy Hours : une semaine de débat sur la coopération. Trop contente de voir du pays, elle ne s’arrêtera pas là. Elle a prévu de faire un petit tour par Guérande avant de redescendre pour participer à l’assemblée générale du crédit coopératif, et bien d’autres choses sont encore à son programme. Elle compte servir de support à tout mouvement ayant trait à un mieux vivre, mieux produire, mieux consommer. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle laisse derrière elle des questionnements sur la coopération… Parlons-en, parlez-en, parlons-nous !

Les comités d’entreprise du territoire pensent collectif

Depuis le 1er juillet 2012, les comités d’entreprise (CE) de Ratier, Figeac Aéro, ADAR et Fermes de Figeac se sont impliqués ensemble sur des projets et ont mutualisé leurs moyens pour créer plusieurs évènements à destination de leurs salariés. Ainsi, mardi 25 septembre fut organisée pour les salariés des quatre entreprises une soirée dinatoire suivie d’une visite nocturne de la ville de Figeac. Cet événement a connu beaucoup de succès et réunit 180 personnes. A travers la visite guidée de Figeac, l’Office de tourisme du Pays de Figeac a exaucé son souhait de s’impliquer auprès de la population figeacoise. Durant l’automne, les quatre CE se sont associé avec l’association « Derrière le Hublot », l’IUT de Figeac, et les Services culturels de Figeac-Communauté sur le projet Rêve Générale, qui vise à se regrouper autour de spectacles, de rencontres, de conférences, de débats pour dire et penser le monde tel qu’il tourne et tel que nos utopies nous poussent à le rêver ! Cette démarche a permis de mettre en place des ateliers entre acteurs et étudiants de l’IUT, une représentation dans un atelier à Ratier, une réflexion autour de la problématique du service à la personne pour les salariés de l’ADAR, le 16 novembre une soirée thématique sur la transmission avec le film « Entre les Bras » introduit par les administrateurs de Fermes de Figeac, deux représentations du « Cirque Misère » et enfin le Noël inter-CE le dimanche 16 décembre à l’Espace Mitterrand avec spectacle et goûter en commun. Toutes les idées et réflexions de chacun seront les bienvenues !

Renforçons la dynamique économique territoriale

Le Club d’Entreprises Mode d’emploi*, dont notre coopérative fait partie, s’est engagé avec le Pays de Figeac dans une démarche de Gestion Territoriale des Emplois et Compétences (GTEC). Il s’agit de penser l’évolution des activités et des compétences, dans une dynamique territoriale au niveau de des 69 communes du Pays. La démarche de mobilité GTEC est divisée en deux volets : • Volet prospectif : Suite au travail de recherche et d’analyse du territoire, des activités et des métiers, plusieurs chefs d’entreprise, élus locaux et membres d’associations mènent une réflexion collective afin d’élaborer de possibles scénarii quant à l’évolution des activités et des compétences sur le territoire. • Volet collectif interentreprises : En 2013, les acteurs concernés par la GTEC vont engager plusieurs actions. Une étude de mobilité permettra de connaître les besoins de déplacement de chacun. Il est également prévu une mutualisation des Ressources Humaines. Les entreprises du territoire réunies au sein d’un Club Compétences pourront bénéficier de conseils et d’accompagnement sur des sujets RH et de management d’entreprise. *Club d’Entreprises créé en 1999 pour accompagner les TPE et PME du territoire dans le management des ressources humaines. INFOS FERMES DE FIGEAC … P 20-21


Horizons Audit fidélité service En 1984, un groupe d’agriculteurs décidait de construire une coopérative agricole sur le territoire du Ségala Limargue. La Coopérative du Ségala Limargue voyait le jour autour de trois idées simples : • Pouvoir de décision local : la connaissance et l'animation du territoire étaient intuitives. Elles se sont traduites au fil du temps par des initiatives originales et créatrices de valeurs ajoutées (commercialisation de produits régionaux , création de boucheries dans les magasins Gamm Vert, la SAES et son projet photovoltaïque...). • Proximité : nous souhaitions que chaque adhérent ait accès rapidement à un dépôt agricole (moins de 15 km) afin de s'approvisionner en intrants au quotidien. • Compétences techniques : l'idée était d'accompagner les adhérents dans le développement de leurs outils de production et de créer les conditions de durabilité des exploitations agricoles (regroupement des exploitations et mutualisation des moyens).

Les questions essentielles posées dans cette enquête sont les suivantes : • Faut-il segmenter le suivi des adhérents avec un accompagnement plus précis des adhérents fidèles ? • Doit-on « offrir » les services de la coopérative aux adhérents fidèles et les faire payer aux autres ? • Doit-on intensifier la démarche de fidélisation en généralisant la notion de contrat (matières premières, fertilisants, semences, prestations de la Cuma) ? Dans un univers concurrentiel où tout est permis, nous devons continuer à affirmer nos valeurs et récompenser la fidélité des adhérents les plus coopératifs. Sébastien ROUSSIÈS, agriculteur à Saint-Médard-Nicourby

Près de trente ans plus tard, nous pouvons constater que ce pari est gagnant. La production laitière du département se concentre sur le Ségala et le troupeau allaitant du département se développe prioritairement sur notre territoire. Il y a toutefois un revers à cette réussite que nous pouvons caractériser par une attractivité concurrentielle de notre territoire. Les choix que nous avons fait (proximité et compétences techniques) représentent un investissement important et se traduisent par une charge annuelle non négligeable pour Fermes de Figeac. À l'aube d'un renouvellement important de génération, nous devons à nouveau interroger nos adhérents : quels services attendent-ils de Fermes de Figeac et comment les rémunérer ? Cette question a été débattue en conseil d’administration, une mission d’évaluation a été confiée à Bernard de Franssu qui auditera des adhérents, les techniciens de la coop et quelques responsables professionnels. Nous vous ferons part des conclusions dans notre prochain numéro du journal Fermes de Figeac.

Le journal Fermes de Figeac : journal d’information de la coopérative Fermes de Figeac

Responsables d’édition : Pierre LAFRAGETTE Dominique OLIVIER

Programme 2013 Hiver : agasins igne Big Mat des m Passage sous ense usceyrac et Bagnac de Latronquière, So Printemps : vente uvelle surface de Ouverture d’une no 2 m Vert de Figeac de 250 m au Gam Eté : Visites de fermes ps » « La Clé des Cham Automne : rale • Assemblée géné mm Vert notre nouveau Ga • Inauguration de 2 pelle-Marival de 1000 m à Laca

Animation-Rédaction : Coralie MICHEL

Equipe rédactionnelle : Fermes de Figeac

Conception-Mise en page : Créarmonie

Crédits photos : Fermes de Figeac, Fotolia.


Journal Fermes de Figeac - fev 2013  

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