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LE MAGAZINE ROMAND DE LA DÉCO ET DU DESIGN AUTOMNE 2008 N° 3 6 FR.

short list

LES DIX INDISPENSABLES EN CUISINE

lampes

PAR TROIS OU CINQ , JOUEZ LA MULTIPLICATION

design

ARNE QUINZE, LE FEU FOLLET BELGE

hôtels

DES CHAMBRES AU MILIEU DE NULLE PART

bon goût

LE RETOUR EN FORCE DU KITSCH

CONCOURS X FDÉCO – BELU

Gagnez des lampes de Hella Jongerius !

INTÉRIEUR

vivre en blanc


envies

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INCONTOURNABLE N° 1

Fait divers

«THE FLASHER, THE MUGGER, THE LOST SALESMAN AND THE GAY COUPLE», 65 EUROS PIÈCE, DISPONIBLES SUR HTTP://CHARLESANDMARIE.COM ET WWW.SCIENCEANDSONS.COM

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PHOTOS: DR

Attaque à main armée, exhibitionnisme, vol à la tire, bastonnade xénophobe, on en passe et des pas belles. Les parcs ont parfois mauvaise réputation, et il vaut mieux éviter certains d’entre eux. La série «Park Planters» de Tristan Zimmermann le relève magistralement avec des minisaynètes plus vraies que nature transposées à l’ombre d’un ficus ou de toute autre plante d’intérieur. Génial pour se faire un film tout seul à la maison. /


envies //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// PORTRAIT

Fabrice Calame, l’homme vert Avec Point eco, il lance une boutique consciente et respectueuse, mais pas prise de chou. «P lutôt que de donner des leçons, il faut faire envie! Il faut inciter les gens à voir les déchets différemment», explique-t-il. Fabrice Calame, 35 ans, relève le défi et lance Point Eco, un magasin éco-conscient, avec plein de «gros mots» pictogrammés à l’intérieur: recyclage, naturel, équitable, énergie renouvelable... Dans sa boutique qui vient d’ouvrir, on trouve quelques 200 références dans quasiment tous les domaines du quotidien, qu’il s’agisse de design utilitaire, de mode ou de cosmétiques. «On peut consommer éco, tout en gardant un style contemporain», poursuit-il. Avec des rouflaquettes sur les joues, il n’est pas franchement du style Ayatollah vert, même si le cadre de son vélo, appuyé contre la vitrine, arbore l’autocollant «One less Car». Entre les kits de greffe de nos chouchous des 5.5 designers et du savon au lait d’ânesse, on y découvrira des luminaires néo-zélandais de David Trubridge, des meubles en carton des Suédois Retur Design, d’autres en bois de récup’ de l’Anglais Ryan Frank, des vêtements en coton bio de chez Patatrac. «Le fait de réunir tous ces produits dans un même commerce est une manière de les crédibiliser.» La boutique n’est pas pour autant un repaire d’éco-guerriers. Fabrice la voit plutôt comme un laboratoire, «afin que ce que je présente devienne la norme d’ici cinq à huit ans et m’oblige à fermer.» / POINT ECO, RUE LISSIGNOL 12, GENÈVE, WWW.POINT-ECO.CH

LINGE DE MAISON

PHOTO

Les brodeuses de Fez

Méfiez-vous des contrefaçons!

Comme on fait son lit, on se couche, dit l’adage. Mais il ne dit rien de la literie dans laquelle se glisser. La Genevoise Valentine Ebner apporte de beaux éléments de réponse avec sa marque Industrial Craft Design (ICD). Ancienne assistante de la grande prêtresse des tendances Li Edelkoort et désormais chargée de cours à la Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève, elle lance trois lignes aux motifs simples, géométriques, épurés. On aime les lignes Mistery, très Veuve noire, et Rustic, inspirée des couvertures berbères, parfaite pour des ambiances montagnardes. Adepte de la technique de broderie de Fez, où le rendu

PHOTOS: DAVID WAGNIÈRES ET DR.

est identique à l’endroit comme à l’envers, elle a choisi de travailler avec une poignée de femmes réunies en corporation et seules garantes de ce savoir-faire artisanal. Un type de

ENVIRON 230 FR. POUR UNE HOUSSE DE COUETTE ET 50 FR. POUR UNE TAIE D’OREILLER.

Il va falloir désormais compter avec le Black Bird Fly, un appareil aux faux airs de Rolleiflex qui vous tire des photos carrées en 35 mm. Avec la petite manivelle sur le côté et le viseur sur le sommet, l’objet est confondant de réalisme. On va se l’arracher. /

PLUS D’INFOS SUR WWW.ICD-DESIGN.COM

ENVIRON 100 DOLLARS, WWW.SUPERHEADZ.COM/BBF

production qui vous assurera du sommeil du juste. /


en texte

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LE CARRÉ ROUGE

Chambres avec vue

Des fenêtres qui donnent sur la rase campagne, des paysages bruts ou désertiques. La nouvelle tendance hôtelière est de s’installer au milieu de nulle part. / TEXTE: FABIEN TROLLIET assés du stress, du bétonnage urbain et de la hausse des loyers, de plus en plus de citadins préfèrent s’installer à la campagne. A ce niveau, ce n’est plus à un épiphénomène qu’on assiste mais à une véritable migration. Mais il faut souligner que c’est aussi une manière de voir son environnement différemment. De laisser son esprit vagabonder entre deux nuages et rien d’autre qu’une nuée de mouches pour venir noircir le tableau.

L

UN CADRAGE NATUREL Aujourd’hui, l’importance est dans le point de vue. Car dans une époque qui se veut très fin du monde (d’Al Gore au LHC du Cern), la

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nature est le seul élément qui permet d’avoir un peu de recul, d’apercevoir une ligne d’horizon et par là même de repartir au combat le lundi matin en ayant rechargé ses accus. Dans cet esprit, nombreux sont les lieux à s’ouvrir au milieu de nulle part. L’étonnant quatre-étoiles Aire de Bardenas se trouve au cœur du désert de Navarre, son isolement et la théâtralité de son enceinte avec des barricades faites de palettes font immanquablement penser à la trilogie de Mad Max, crise du pétrole incluse. Le Carré Rouge, imaginé il y a quelques années par l’artiste Gloria Friedmann sur le plateau de Langres, en France, est un refuge qui se passe d’eau et d’électricité. Pas très loin de la Suisse, les Cadoles d’Iguerande, œuvre de l’immense

architecte Patrick Bouchain pour le grand chef Troisgros, sont de sublimes chambres sur pilotis, entre la grange à foin et le nichoir à oiseaux. Ces lieux ont un point commun. La vue qu’ils offrent. Le sentiment de vivre une expérience originelle, quasi primitive, avec une démarche de sincérité absolue. Ces fenêtres sont tellement grandes, format panoramique, qu’elles prennent tout l’espace – de la pièce, de l’esprit. Comme si on s’était mis des œillères pour n’avoir qu’un point unique à fixer. On peut appeler ces différents lieux comme on veut: retraites monacales, refuges robinsonniens, gîtes pour bobos. Qu’importe. Parce que l’essentiel réside dans la volonté de s’offrir une fenêtre, une respiration, un bol d’air frais. Une dose d’espoir. / LES CADOLES D’IGUERANDE 750 EUROS POUR TROIS NUITS (INFOS AU TÉL. +33 6 03 58 30 45 ET SUR WWW.TROISGROS.FR) LE CARRÉ ROUGE DÈS 130 EUROS LE WEEK-END (TÉL. +33 3 25 84 22 10) AIRE DE BARDENAS DÈS 110 EUROS (TÉL. +34 948 11 66 66, WWW.AIREDEBARDENAS.COM)

PHOTOS: A. MORIN/LE CONSORTIUM ET DR

WEEK-END


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AIRE DE BARDENAS

LES CADOLES D’IGUERANDE

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entretien

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Arne Quinze L’INSOLENTE LIBERTÉ

G

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Créateur de génie au look de biker trash, Arne Quinze revient de loin. Avant de devenir une star du design, il a connu la rue et la lutte acharnée de ceux qui veulent s’en sortir. Ce survivant dirige aujourd’hui une fabrique à projets qui vont du design de produits à l’architecture en passant par le graphisme et l’urbanisme. Mais c’est dans ses installations artistiques, sortes de sculptures monumentales éphémères, qu’il s’exprime le mieux. Rencontre. /

Paysage mental et spirituel, ce «temple de paix», tel que le qualifie le créateur au tempérament de feu, ne dévoile que la pointe de l’iceberg de son imaginaire. Après avoir arpenté sans domicile fixe les rues de la capitale belge entre l’âge de 15 et 20 ans, y avoir tagué les murs, inscrit sa signature, dessiné ses interminables lignes tentaculaires sur les remparts de son champ de perdition, le voilà qui y laisse une trace optimiste et omniprésente.

TEXTE: ALINE ASMAR D’AMMAN PHOTO D’OUVERTURE: THIERRY VAN DORT

«FLUID», DES OBJETS RÉALISÉS EN VERRE DE THERESIENTAL.

PHOTO: DR

rand séducteur, un brin moqueur, Arne Quinze aime le danger, la vitesse, le chaos, ses nombreux enfants, les musiques du monde, les pirates du cinéma, les couleurs pop, le noir des tatouages, les règles pour mieux les briser, les codes pour tous les défier. Autodidacte téméraire aux multiples visages, ce Flamand flamboyant ne cache pas son jeu. Il clame haut et fort ses visions utopistes, bravant ceux qui le traitent de mégalo. «J’aimerais changer le monde, façonner une vie meilleure. Dans mon univers à moi, il n’y a pas de limites. Je glisse comme je veux de l’art au design, de l’architecture à l’urbanisme. Je n’ai pas étudié toutes ces disciplines, mais elles sont dans mes veines, au bout de mes doigts. C’est ma passion, toute ma vie», dit-il avec l’assurance effrontée de ceux qui n’ont ni dieu ni maître. Chez Arne Quinze, c’est l’instinct qui prime, les tripes qui mènent la danse. Sa rigueur se situe sans aucun doute son implacable volonté de tout transgresser. De là naissent des concepts de génie, comme cette forêt virtuelle baptisée Cityscape, sorte d’échafaudage en forme de raie manta, colossale sculpture en lamelles de bois clouées en croix et en triangle, suspendue à 18 mètres du sol au-dessus d’un îlot vide, avenue de la Toison-d’Or, à Bruxelles, entre la porte de Namur et la place Louise. Un nid d’oiseau qui a tout d’une performance olympique.

VISIONS TENTACULAIRES Mieux, il rêve d’une ville nouvelle, multiple, moderne, futuriste, en phase avec son temps. «Tant de gens, ici, ont peur du changement, s’exclame-t-il. Imaginez d’autres projets comme Cityscape, imaginez des concours d’architecture confiés à la jeune génération plutôt que de passer commande aux mêmes agences endormies. Bruxelles rayonnerait cent fois plus! Je voudrais redessiner cette ville.» Et d’enchaîner, indomptable: «J’aimerais que mes enfants puissent vivre dans une ville qui corresponde à l'état d'esprit et aux besoins de leur époque, pas à ceux du siècle précédent.» Ses quatre enfants, il en parle souvent. Son passetemps préféré? Jouer avec eux aux pirates, conquérir des mondes de chimères, braver des lois imaginaires. Il faut voir Arne Quinze dessiner pour croire à la puissance de ses convictions. Bien plus toujo


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en série ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// SHOPPING

LAMPES DE MULTIPLICATION

«JEEVES & WOOSTER», DE JAKE PHIPPS, WWW.JAKEPHIPPS.COM ET WWW.HIDDENARTSHOP.COM

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PHOTOS: DR

Trois est le chiffre d’or, mais les variations sont bienvenues. Et impair, la plus sûre manière de réussir ses effets de lumière. Car c’est un fait, les lampes fonctionnent mieux quand elles avancent groupées. La preuve par seize. / SÉLECTION: MAXIME PÉGATOQUET


«72DPI, 144DPI ET 300DPI», DE GUILLAUME DELVIGNE POUR INDUSTREAL, WWW.GUILLAUMEDELVIGNE.COM ET WWW.INDUSTREAL.IT

«ALLEGRO», DE L’ATELIER OÏ POUR FOSCARINI, WWW.ATELIER-OI.CH ET WWW.FOSCARINI.COM

«SAVING GRACE», D’ADRIEN ROVERO POUR DROOG DESIGN, WWW.ADRIENROVERO.COM ET WWW.DROOG.COM

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en série

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PORCELAINE

fragile!

La porcelaine fait son retour dans la déco d’intérieur. Et manière de dépoussiérer son côté ringard, les manufactures historiques – Lladró, Royal Tichelaar Makkum, Reichenbach – font appel aux plus grands designers. Les cheminées n’ont plus qu’à se rhabiller. / STYLISME: TATIANA GIUDICI — PHOTOS: SANDRA POINTET — PRODUCTION: CHRISTIANE NILL FDÉCO/10


«REVISITED: SINKING POLAR BEAR», HATHAWAY DESIGNS BY CYNTHIA HATHAWAY, SÉRIE LIMITÉE, WWW.HATAWAYDESIGNS.ORG PAPIER PEINT «IGUANA», PAR TIMOROUS BEASTIES, WWW.TIMOROUSBEASTIES.COM

PAGE DE GAUCHE: GRAND PLAT AVEC IMPRESSION PISTOLET, VASE EN FORME DE BOTTE ET PETITE ASSIETTE IMPRESSION CHARLES BRONSON, LE GARAGE PIERRE BLANC, PIÈCES UNIQUES, WWW.LEGARAGEPIERREBLANC.COM

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en privĂŠ

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LA MAISON DE MONSIEUR Sur les bords du lac des Quatre-Cantons, ce bloc de béton blanc aux larges baies vitrées rectangulaires joue les contrastes avec sa façade pop alignant les ouvertures circulaires. Cet édifice high-tech conjugue la domotique avec une esthétique très sixties pour un résultat résolument rétro-futuriste. / TEXTE: FLORENCE SCHMIDT – PHOTOS: DOMINIQUE WEHRLI - STYLISME: PURSUCRE©

n imagine Emma Peel, de la série Chapeau melon et bottes de cuir, sortir de cette propriété pop-épurée dans un bolide de course. Un cube de béton blanc rectiligne sur trois étages, à peine masqué par une haie de bambous de sept mètres et un jardin japonais très zen. Le plus surprenant? Sa façade «gruyère», faite de rangées de cercles géants, comme des miroirs sans fond qui reflètent l’intérieur de l’habitation. Si les propriétaires préfèrent garder l’anonymat, on saura seulement que ces ronds symbolisent des «o», l’initiale du prénom de Monsieur. Pour pénétrer cet antre, il faut traverser l’un de ces cercles de 2,05 mètres de diamètre et, surtout, montrer «pouce blanc». Car le système de verrouillage de la porte ne fonctionne pas avec de vulgaires clés mais avec des empruntes digitales. Les doigts «autorisés» ouvrent ainsi ce sésame de modernité et de technologie. Soit 1000 mètres carrés de surface habitable équipés d’un système de domotique.

O

«EFFET MIAMI» Le côté pile de la maison qui fait face au lac est tout aussi impressionnant: au premier étage, une loggia déstructurée faite de ronds de glace plante l’esprit résolument contemporain. Pour que l’«effet Miami» soit total, il suffit de débarquer directement en bateau – qu’on amarre dans le hangar juste à côté du bateau cigarette du propriétaire – puis sauter sur le ponton ou gravir les larges marches olympiennes qui mènent à la pelouse comme taillée aux ciseaux. Pour réaliser cette maison d’exception, l’architecte Philippe Stuebi s’est inspiré

VUE SUR LE LAC DES QUATRE-CANTONS.

des résidences de la Renaissance italienne et de leurs façades spectaculaires. Car cette villa a la vocation d’une party house pour recevoir relations professionnelles et amis. Résultat? Vu de la rue, cet imposant édifice en jette. «Aujourd’hui, quand on a des moyens, on les cache, explique Philippe Stuebi. J’ai étudié de nombreux palais et églises baroques. Les façades principales sont souvent les plus sculpturales et fastueuses. Le reste demeure très simple, comme pour la O house. De côté, les mûrs sont faits de simple crépi.» PARTY HOUSE OU BUSINESS CENTER Lorsqu’on pénètre dans la maison, on arrive en premier lieu dans l’orangerie, un jardin exotique vitré qui s’étend sur deux niveaux de la maison. Ensuite deux accès sont possibles: l’espace business pour conclure des affaires ou l’espace privé. Le propriétaire peut ainsi recevoir ses clients sans déranger l’intimité de la famille. L’autre passage, sur la droite, mène au hall équipé d’un ascenseur. Dans les escaliers, un lustre en verre de Murano, fait sur mesure,

s’étend sur toute la hauteur de la maison. Mobile, il tinte et fait aussi office de «boîte à vent». Depuis la vaste cuisine, les murs ajourés prennent des allures de tableaux. Et un des cercles cadre précisément le Mont-Pilatus. Côté lac, la cuisine est ouverte sur le salon. Très lumineux, il est entouré de baies vitrées format «aquarium» qui offrent un coup d’œil à 180 degrés. Le premier étage se distribue sur trois chambres d’enfants, une d’invités et enfin celle de la fille au pair, équipée d’une kitchenette et d’un accès indépendant. Au deuxième, se situe la chambre de maître avec deux dressings: un pour monsieur, l’autre pour madame, histoire de ne pas faire de jaloux. Le plus bluffant dans la O house reste le rezde-chaussée inférieur, niveau lac. La piscine de 25 mètres de long, à cheval sur l’extérieur et l’intérieur, mène à l’espace wellness. Cette caverne de bien-être conçue en matériaux nobles, comme le terrazzo (du marbre de Carrare mélangé à du ciment), comprend un jacuzzi big size pouvant accueillir jusqu’à douze convives, un hammam, un sauna et une salle de fitness. N’en jetez plus! Derrière la laverie professionnelle, qui réceptionne le linge sale grâce à une trappe qui relie les trois étages, un luxueux cellier recèle des vins miraculeux et, enfin, un gigantesque parking souterrain avec puits de lumière. Ferrari, Porsche, Mercedes de collection et même une vieille Trabant est-allemande y sont entreposées. Ce n’est finalement peut-être pas Emma Peel qui sortira de cette propriété au volant d’une voiture de sport, mais la propriétaire. Tout aussi glamour. / ARCHITECTES: PHILIPPE STUEBI ET EBERHARD TRÖGER PLUS D’INFOS: WWW.PHILIPPESTUEBI.CH

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