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Revue de la Fédération des Détaillants en Chaussures de France Mai 2015 - numéro 20

Numéro spécial

« social »

Du pain sur la planche !

I

l y a quelques mois, je communiquais sur le travail de plus en plus important que menaient les membres de la commission Sociale de votre Fédération. Aujourd’hui, avec ce numéro, nous avons fait le tour de toutes les nouvelles obligations à mettre en place dans l’entreprise d’ici la fin de l’année. Cela va représenter un coût et du temps ! Ne pensez pas que vous pourriez faire l’impasse, les pouvoirs des Inspecteurs du Travail viennent d’être renforcés. Être commerçant et chef d’entreprise devient de plus en plus difficile au quotidien. Très bientôt, la nouvelle convention collective et les nouvelles classifications des salariés (aujourd’hui signées et en attente de contrôle au Ministère du Le président Travail pour être élargies) seront effectives. Les négociations avec les partePhilippe DAQUAI naires sociaux devraient considérablement vous aider à faire face à toutes ces obligations. Lisez bien ce numéro ! Enfin, cette année, je vous donne rendez-vous à Reims pour un bon moment de convivialité, les 7 et 8 juin, lors de notre Assemblée Générale autour et à la découverte d’une coupe de Champagne, la boisson qui exprime le mieux la fête et le succès ! L’accès est facile, à une heure de Paris. Venez nombreux pour échanger avec nous et entre vous. À bientôt.

Sommaire 2 Complémentaire santé et Prévoyance 3 Accessibilité 4 Entretien Professionnel Obligatoire Ouverture dominicale 5 Compte personnel de Formation 6 Compte pénibilité 7 Temps de travail partiel 8 Prochaine Assemblée Générale

Le social à la Fédération, une obligation ?

L

e volet social occupe une place souvent ignorée dans l’activité de notre Fédération ; il est pourtant important dans la bonne gestion de nos entreprises et cela tout particulièrement ces dernières années. Le législateur, en effet, impose des obligations qu’il nous faut discuter en commission avec les partenaires sociaux. Accord Senior, Accord sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, Régime Prévoyance, et aujourd’hui Accord formation, Complémentaire santé : celle-ci est obligatoire à parJean-François BESSEC tir du 1er janvier 2016. Nous souhaitons offrir aux colvice-président FDCF lègues une formule de groupe leur évitant des choix difficiles face à une offre multiple, grâce à la mutualisation des coûts. Nous tentons également de répondre en parallèle aux besoins de la profession en discutant un accord sur l’organisation du temps de travail à temps partiel. Tous les ans, il faut discuter l’accord sur les salaires minima (en cas d’absence de signature, les négociations doivent avoir lieu au Ministère du Travail sous surveillance) afin d’obtenir des augmentations raisonnables. Pendant 5 ans, la Fédération a travaillé sur un grand chantier : la Convention collective. Celle-ci datait de juin 1973. Il fallait la remettre à niveau, la toiletter pour permettre à la branche de trouver dans une convention collective les réponses à ses questions sociales. Beaucoup de modifications sont mineures (suppression de la mention du service militaire, de la semaine de 40h…), d’autres sont une adaptation à l’évolution de la société (congé de paternité, adoption, parentalité, laïcisation avec la disparition du cas d’entrée en religion ou première communion…). Un changement majeur est la refonte de la classification qui a été simplifiée avec des définitions de postes claires : 4 niveaux d’employés au lieu de 7, la création d’agent de maîtrise correspondant à la responsable de magasin, 3 catégories de cadre au lieu de 9. Le lien avec la grille de salaire ancienne a été maintenu. Tous ces travaux nécessitent le recours à un avocat conseil, Me Lapalus ; ils impliquent beaucoup de temps, une quinzaine de journées de négociation, des réunions préparatoires. Sont à la manœuvre Philippe Daquai, Jacky Rivière, Daniel Beaufre, Jean Papillon, Emile Wakselmann, Jacqueline Grelet, Jean-Pierre Fabre et Emmanuel Kochmann, moteur actif dans les négociations.

www.chaussure.org


Complémentaire santé et Prévoyance L

a loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi prévoit un ensemble de mesures dont, entre autres, l’obligation d’une complémentaire santé. Cette loi impose une négociation de branche pour la mise en place d’un régime complémentaire de santé. La FDCF joue un rôle très actif dans les négociations pour la mise en place d’un accord. Une Complémentaire santé (appelée Mutuelle) complète tout ou partie de la part des frais non pris en charge par la Sécurité sociale pour les visites médicales, les médicaments, les hospitalisations, les frais d’optique et les soins dentaires. Elle sera financée pour 50 % par les détaillants et pour 50 % par les salariés.

Exceptions : Les salariés qui peuvent justifier d’une dispense d’affiliation à leur demande (temps très partiel, contrats de courte durée, salariés déjà couverts par la mutuelle de leur conjoint). Délai pour l’application de cette loi : La date butoir pour couvrir de façon obligatoire les frais de santé complémentaire de vos salariés est le 1er janvier 2016. Vous serez informés sur les dispositions à prendre dès la mise en place de l’accord.

Avancée des négociations : Commencées en juin 2013, les négociations ont avancé au rythme de la publication des décrets d’application de cette loi au Journal officiel, ceux-ci étant nécessaires pour fixer les objectifs, les conditions, le contenu… La commission sociale a conclu un accord temporaire avec les organismes assureurs pour prolonger l’application de l’accord du 1er janvier 2015 jusqu’à la mise en place d’un nouvel accord. Pour des raisons pratiques, la Complémentaire santé et la Prévoyance ont fait l’objet de négociations conjointes et ont suivi le même processus. Le processus s’est déroulé comme suit : - Tout d’abord la commission sociale a fait un appel d’offre pour choisir un actuaire pour l’accompagner dans la partie technique de ces accords. - Ensuite une enquête a été réalisée auprès des détaillants

2 - Le journal du Détaillant - Mai 2015

pour connaître l’existant, et s’y adapter pour la Complémentaire santé. - Les négociations ont commencé sur le contenu des garanties et leur coût. Les cahiers des charges (Complémentaire santé et Prévoyance) ont été établis et validés par les membres de la commission sociale. - L’appel d’offre pour la recommandation d’un ou plusieurs organismes d’assurance est lancé. Il a été publié dans des revues professionnelles le 4 février 2015. Le délai de réponse est fixé au 10 avril 2015 à 12h. - Une fois le choix des prestataires fait, des accords (Complémentaire santé et Prévoyance) seront signés et envoyés au Ministère du Travail pour extension. Une fois étendus et publiés au Journal officiel, ils s’appliqueront à toutes les entreprises de la branche. DÈS À PRESENT : Vous pouvez commencer à vous informer auprès de vos salariés pour savoir s’ils bénéficient déjà d’une Complémentaire santé au titre de leur conjoint. Si vous êtes démarché par votre banque ou votre assureur, il est préférable d’attendre la signature d’un contrat de groupe pour bénéficier d’un tarif négocié pour toute la branche à de bonnes conditions et respectant les critères mis en place. La Fédération nationale des Détaillants en Chaussures de France tiendra informés tous ses adhérents et se tiendra à leur disposition pour les aider dans leurs démarches.


Accessibilité L’accessibilité dans les locaux de 5e catégorie (environ 99% de nos points de vente : moins de 100 personnes par étage simultanément)

I

l y a 10 ans (2005), suite à la pression des associations d’handicapés, le gouvernement a pris des mesures pour imposer à tous les établissements qui reçoivent du public, d’être accessible à tous, en particulier les personnes souffrant d’handicap physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique. À partir de là, les derniers textes vous permettent de vous retrouver dans un des trois cas suivants : 1er cas, l’établissement est complètement accessible et respecte les critères de 2005. Dans ce cas, le chef d’entreprise doit envoyer une attestation sur l’honneur le plus rapidement possible. 2e cas, suite aux assouplissements des textes, l’établissement obéit aux nouveaux critères et il convient d’adresser une attestation AD’AP simplifiée à la Préfecture avant le 27 septembre 2015 (initialement 1er mars). 3e cas, l’établissement n’est pas conforme et il convient d’envoyer une attestation AD’AP (cerfa 15247*01) à la préfecture avant le 27 septembre accompagnée de devis et d’un agenda de travaux de mise en conformité (ils peuvent être étalés sur 3 ans mais non reportés en totalité à la fin des 3 ans). Il est donc important de s’en occuper des aujourd’hui car les amendes peuvent ensuite tomber (de 1 500 à 5 000 €), puis des condamnations par les juges (de 45 000 à 225 000 €). De plus, les associations d’handicapés, à qui ont a imposé d’attendre 10 ans, risquent se déchaîner pour obtenir facilement des compensations financières dans le cadre de procédures judiciaires. Si les travaux nécessitent un permis de construire, l’attestation cerfa est 13824.03 accompagnée d’un dossier spécifique. Il est possible de demander une prorogation (de 3, 6 ou 9 ans) du délai de dépôt.

Il y a eu beaucoup et de longues négociations pour les cas particuliers. Ainsi il est bon de savoir que l’opposition du conseil de copropriété à des travaux en façade est un motif admis pour dispense. Les points concernés à vérifier sont L’accès à l’établissement (largeur de la porte (mini 0.77 m de passage), hauteur des dénivelés), marches d’une hauteur inférieure à 17 cms circulation dans le magasin (1.05 m entre les meubles au sol, 0.90 m à partir d’une hauteur de 20 cms ), en cas d’étage, obligation d’installer un ascenseur si la prestation ne peut être faîte au rez de chaussée, parois vitrées signalées…), en cas d’escalier, contraste visuel et tactile. Sanitaires (nous ne sommes pas concernés) mobilier d’accueil (maxi 80 cms de haut) Si les locaux ne sont pas conformes, il est possible de demander une dérogation. Elles sont généralement accordées. Il est possible de faire un autodiagnostic sur le site www.accessibilite .gouv.fr et ainsi savoir où vous en êtes. Un état des lieux suivi d’un diagnostique des travaux vous est fourni. Attention ! Compte tenu des délais d’autorisation pour les travaux nécessitant une autorisation municipale (souvent 2 mois) qui sera à joindre au dossier, il est important de se pencher sur ce dossier au plus vite pour respecter la date du 27 septembre 2015 !

Plus d'info :www.accessibilite.gouv.fr

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Entretien professionnel obligatoire L

a loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale met en place l’organisation d’un entretien professionnel obligatoire tous les 2 ans pour toutes les entreprises et tous les salariés. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2015.

Objectif de l’entretien professionnel Il vise à faire le point sur le parcours et les perspectives d’évolution professionnelle du salarié en termes de qualification et d’emploi. Il permet à l’employeur d’identifier les actions de formation dont la mise en place est nécessaire dans le plan de formation. Il ne concerne pas l’évaluation du travail du salarié. Tous les 6 ans (au regard de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise), l’employeur fait, à l’issue de l’entretien, un bilan du parcours professionnel du salarié. Il permet de faire le point sur les formations suivies par le

salarié et de s’assurer qu’il a bénéficié d’une action de formation ou d’une certification professionnelle ou d’une progression salariale ou professionnelle.

Contenu de l’entretien Il ne concerne pas les performances du salarié ni son évaluation par rapport aux exigences du poste occupé comme c’est le cas pour l’entretien annuel. A travers l’entretien, l’employeur tentera de concilier les intérêts de l’entreprise avec le projet professionnel du salarié. C’est pour l’employeur un outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Cet entretien s’appuie sur les éléments suivants : Les difficultés éventuelles du salarié et ses atouts Les formations suivies et les formations à venir Le projet professionnel du salarié (souhait de changement ou évolution) Il n’y a pas de pénalités pour les entreprises de moins de 50 salariés.

Ouverture dominicale L

e repos dominical est la règle, mais il connaît des dérogations permanentes pour certains établissements « dans des secteurs nécessaires à la continuité de la vie économique et sociale ». Pour les autres secteurs, les dérogations au repos dominical se font par autorisation administrative. La loi Macron, qui apportera des modifications importantes, sera votée de façon définitive cet été. Les précisions qui suivent concernent la loi actuelle encore en vigueur pour le moment.

Les ouvertures du dimanche (dites « dimanches du maire  ») - Dans les commerces de détail non alimentaires, le nombre d’ouvertures est de 5 dimanches par an. Les maires accordent des dérogations pour ces 5 dimanches par arrêté municipal ; ou bien c’est le préfet par arrêté préfectoral à Paris. - Pour les contreparties, le salarié qui travaille le dimanche est payé le double de la rémunération normalement perçue et il récupère une journée de repos (en fonction des heures effectuées). Il n’y a pas de volontariat. Il est obligatoire si l’employeur le demande.

Les Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnelle (PUCE) - Seules certaines régions sont concernées (Paris, Marseille et Lille). Les salariés des commerces de détail installés dans les PUCE peuvent travailler le dimanche. Ces zones PUCE sont délimitées par le préfet et les dérogations au repos dominical sont accordées pour 5 ans.

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- Pour les contreparties, le repos hebdomadaire est donné par roulement soit parce qu’il est prévu par un accord collectif, soit par une décision de l’employeur après un référendum, soit encore par un accord d’entreprise (un même salarié ne peut travailler tous les dimanches). Les compensations salariales sont doublées en fonction des heures travaillées. Le volontariat est la règle car les salariés peuvent refuser de travailler le dimanche. Et ce refus ne peut faire l’objet d’une sanction ou d’une discrimination.

Les Communes ou Zones touristiques (ZT) - Ce sont des zones strictement délimitées situées dans des communes touristiques, thermales ou d’animation culturelle permanente. Le caractère touristique est établi par un arrêté préfectoral. - Pour les salariés, le repos est accordé par roulement. L’employeur n’a aucune obligation de verser des compensations salariales, sauf si des accords ou des conventions le prévoient. Les salariés ne peuvent pas refuser de travailler le dimanche.


Compte Personnel de Formation L

a loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale met en place le Compte Personnel de Formation (CPF). Il remplace le Droit Individuel à la Formation (DIF) à compter du 1er janvier 2015. Public concerné : - tout salarié, quel que soit son contrat de travail, aura son CPF tout au long de sa vie professionnelle (qui peut commencer à 16 ans) et jusqu’à la retraite ; - les demandeurs d’emploi ; - les contrats de professionnalisation ; - les contrats d’apprentissage.

Passage du DIF au CPF Au 1er janvier 2015, les heures de droit à la formation acquises et non encore utilisées dans la cadre du DIF créditent le CPF. Ces heures de DIF seront à solder avant le 31 décembre 2020. L’employeur doit informer chaque salarié par écrit du nombre d’heures acquises. Il faut conserver une copie de l’attestation du solde DIF. Chaque salarié doit activer lui-même son Compte Personnel de Formation en se rendant sur son espace personnel du portail www.moncompteformation.gouv.fr. Il reporte ses heures de DIF. Alimentation du Compte Personnel de Formation - par les heures de DIF déjà acquises ; - par des heures de formation acquises tous les ans (24 h par an jusqu’au seuil de 120 h puis de 12 h par an jusqu’à la limite de 150 h) ; Pour les salariés à temps partiel, l’alimentation du CPF suit un calcul sur la base du rapport entre le nombre d’heures travaillées et la durée conventionnelle du temps annuel de travail. ATTENTION ! Les absences pour congés maternités, paternité, d’adoption, de présence parentale, de soutien familial, accident du travail, maladie professionnelle sont prises en compte pour le calcul des heures. Financement du Compte Personnel de Formation Pour les entreprises de moins de 10 salariés, il n’y a pas de contribution spécifique. Les salariés bénéficient des fonds mutualisés de l’OPCA (Agefos). Pour les entreprises de plus de 10 salariés : 0,2% de la masse salariale doit être versée à l’OPCA (Agefos PME pour notre branche) L’État, la Région et Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi. Les AGEFIH pour les personnes handicapées Formations éligibles Ce sont: - des formations  qui permettent d’acquérir « le socle de connaissances et de compétences » - des accompagnements à la Varorisation des Acquis de l’Expériance - des formations certifiantes et qualifiantes faisant partie de la liste établie

par les partenaires sociaux au niveau interbranche par le Comité Paritaire Interprofessionnel National pour l’Emploi et la Formation (COPANEF) et complétée par les partenaires sociaux dans les branches. LISTES CPF Il s’agit de la liste des formations, pour les salariés de la branche, éligibles pour le Compte personnel de Formation (CPF). Ces listes sont mises à disposition par le COPANEF qui gère ces listes au niveau national. En partant de ces listes, les branches décident paritairement des formations à ouvrir aux salariés de la profession. Cette liste est ensuite renvoyée aux COPANEF au niveau régional et national. Toute inscription sur les listes doit être justifiée quant à sa nécessité. Cette liste de formations éligibles est disponible sur le site de la Caisse de Dépôt et de Consignation qui lui dédie un portail. Elles doivent avoir pour objectif d’ouvrir à des formations qualifiantes et s’articulent avec les entretiens professionnels obligatoires censés faire le point sur leur évolution professionnelle pour aller vers une formation qualifiante. Attention Les formations relevant du CPF ne remplacent pas les formations qui peuvent être menées dans le cadre du plan de formation de l’entreprise ou d’autres dispositifs de ftormation professionnelles. Par exemple les formations non qualifiantes comme l’adaptation d’un salarié à son poste de travail ne relèvent pas du CPF. Mobilisation du CPF L’accord de l’employeur n’est pas sollicité par le salarié s’il suit une formation au titre du CPF en dehors de son temps de travail. Dans ce cas, il ne recevra ni rémunération, ni allocation de formation. Si la formation s’effectue pendant le temps de travail, l’employeur donne son autorisation sur le contenu de la formation et sur le calendrier. Dans ce cas, le salarié maintient

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Compte pénibilité L

e décret du 9 octobre 2014 prévoit la prévention de la pénibilité au travail quels que soient la taille, l’activité ou le statut juridique de l’entreprise. Pour ce faire, chaque salarié a un compte personnel de prévention de la pénibilité qui comportera des points en sa faveur en fonction de la pénibilité au travail. Une instruction ministérielle du 15 mars 2015 précise les conditions de mises en œuvre de ce compte qui a débuté le 1er janvier 2015. Qu’est ce que la pénibilité ? Elle est évaluée en croisant les facteurs de pénibilité et l’exposition moyenne annuelle des salariés en fonction de leur poste. Il s’agit d’une exposition au-delà de certains seuils à un ou plusieurs facteurs de risques qui ont des effets sur la santé des salariés. L’employeur doit établir une fiche individuelle d’exposition pour chaque salarié. Quels sont les facteurs de pénibilité ? Voici les 4 facteurs qui sont pris en compte cette année depuis le 1er janvier 2015 : - le travail de nuit ; - le travail en équipes successives alternantes ; - le travail répétitif ; - les activités exercées en milieu hyperbare. D’autres facteurs entreront en compte en 2016 : - les manutentions manuelles de charges ; - les postures pénibles ; - les vibrations mécaniques ; - les agents chimiques dangereux ; - les températures extrêmes ; - le bruit. Que devez-vous faire ? La première étape, c’est de faire un diagnostic : identifier pour chaque salarié si son poste comporte des facteurs de risques ci-dessus énoncés. Attention : si, après diagnostic, votre entreprise n’est pas concernée par les facteurs de pénibilité cités, vous n’avez pas d’obligation à mettre en place le compte pénibilité mais vous avez quand même une obligation générale de sécurité vis-à-vis de vos salariés. Il y a obligation d’évaluation de tous les risques professionnels liés à votre activité. Le résultat doit être

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annexé au Document unique d’évaluation des risques. Ce document unique est obligatoire à partir de plus d’un salarié depuis 2001 suite à une directive européenne. Pour plus d’information sur le Document unique obligatoire et sur le compte pénibilité et l’évaluation des risques pénibilité, prendre contact avec la Fédération

In Memoriam Les membres du Conseil Fédéral ont la tristesse de vous faire part du décès de Jacqueline Grelet. Détaillante à Nantes et proche de la retraite, elle avait décidé de consacrer une partie de son temps pour la profession lors d’une Assemblée Générale à Paris en 2012 et s’est investie au Conseil Fédéral. Depuis un an, elle avait pris un poste dans la Commission Sociale pour laquelle elle se passionnait. Fin novembre, elle participait encore aux négociations avec les partenaires sociaux. Hospitalisée en décembre, elle nous a quittés fin mars, quelques Jacqueline Grelet, au centre jours avant le salon Crecendo. La brutalité de sa maladie et la rapidité foudroyante de l’issue nous laisse attristés, nous perdons une amie chère. Nous assurons son compagnon et tous ses proches de notre compassion.


« Simplifications » ils avaient dit… Sachez que devant la complexité de ces textes que nous avons essayé de rendre compréhensifs en les résumant au mieux mais en enlevant les cas particuliers si nombreux, notre secrétariat est à votre disposition pour répondre à vos questions. Ces textes complets seront disponibles sur notre site : www.chaussure.org fdcf@chaussure.org

Temps de travail partiel L

a loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi encadre aussi le temps partiel. Elle fixe, dans son article 12, la durée minimale de travail d’un salarié à temps partiel. Elle ne peut être inférieure à 24h par semaine ou à son équivalent mensuel ou encore à son équivalent calculé sur une période prévue par un accord collectif. Depuis le 1er juillet 2014, cette disposition est applicable à tout salarié qui en fait la demande « sauf refus de l’employeur justifié par l’impossibilité d’y faire droit compte tenu de l’activité économique de l’entreprise ».

fois signé, il sera envoyé au Ministère du Travail pour extension. Votre Fédération vous tiendra informés pour la mise en place une fois que l’accord sera signé et étendu.

Dérogations au temps partiel minimum : - les étudiants de moins de 26 ans ; - les entreprises d’insertion pour les salariés dont le parcours justifie un temps très partiel ; - les salariés qui le demandent pour raisons personnelles ou pour cumuler plusieurs emplois. Dans ce cas, ils en font part par une demande écrite et signée que l’employeur doit conserver. Exception transitoire : Pour les contrats à temps partiel en cours à la date de la promulgation de cette loi, l’entrée en vigueur est différée et une période dérogatoire est prévue entre le 1er juillet 2014 et le 1er janvier 2016. Contenu des négociations Le temps partiel peut, suite à un accord passé après négociation de branche, être sous la barre des 24h. Actuellement, la commission paritaire de la Fédération négocie sur la question. Ce nouvel accord vise à préciser, clarifier et rendre lisible le régime des différents modes d’organisation du temps de travail (répartition hebdomadaire, RTT, annualisation, heures supplémentaires, heures complémentaires, rémunération, dérogation aux 24h hebdomadaire, modalités d’application de la convention forfait, etc.). Avancée des négociations au sein de notre commission sociale Une première lecture de l’accord a permis de discuter et d’obtenir un consensus sur la majorité de son contenu. Le temps partiel hebdomadaire à été ramené de 24 à 16 h. Il a été tenu compte de la diversité des postes. Il reste encore des points à négocier et d’autres pour lesquels il faut vérifier la conformité avec les dispositions législatives. Une Le journal du Détaillant - Mai 2015 - 7


Lundi 8 juin 2015

Assemblée Générale FDCF REIMS : À la découverte de la Champagne et du Champagne Dimanche 7 juin 17 h : départ pour la visite des caves de Champagne "MERCIER" par leur responsable Monsieur Bélaton, Maître de Chai, suivi d'une dégustation.

Avenue de Champagne

20 h : Diner Champenois "Au 7", annexe du restaurant étoilé "Les Berceaux" à Epernay. Retour à l'hôtel à 23h30 A partir de 14h : accueil à l'hôtel Le BEST WESTERN PLUS Hôtel de la Paix est situé au coeur de Reims, dans un cadre exceptionnel, à deux pas de la cathédrale, du Centre des Congrès, et des commerces. Proche de la gare. Départ en bus à 14h30

Découvrir les vignes du Phare de Verzenay Musée de la vigne depuis 1999, ce phare fut construit en 1909, par un fondateur de Goulet Turpin, dans un but publicitaire.

Promenade autour des Faux de Verzy La forêt domaniale de Verzy est un endroit au caractère magique grâce à une variété étonnante de hêtres, dits "tortueux". Véritable énigme pour les scientifiques. Unique en France…

Lundi 8 juin 2015

L'Assemblée Générale FDCF Ordre du jour prévisionnel Rapport d'activité de Mr Gonet, Secrétaire Général, Rapport financier par le trésorier, Mr Delmas Intervention de Mr Daquai, Président, sur les affaires sociales et les sujets d'actualités, en présence d'une personnalité de la mairie de Reims. Vous aurez ensuite le temps de débattre sur vos préoccupations personnelles concernant notre profession. ACCOMPAGNANTS : visite de la célèbre Cathédrale des Sacres et de la Basilique Saint Rémi de 9h à 12h. Un lunch servi dans les salons de la CCI de REIMS clôturera nos travaux.

ARRIVÉE DES TGV :

Tarifs : 295 € couple / 249 € single

- PARIS - REIMS : 10H28 - 11H16 OU 12H58 - 13H44 - DIJON - REIMS : 10H29 - 13H44 - STRASBOURG - REIMS : 10H16 - 13H44 Lors de votre inscription, nous vous adresserons Toutes les informations pour nous rejoindre facilement à l'hôtel. Pour les locaux, possibilité de s'inscrire uniquement au diner (60€)

(transport non inclus)

Renseignements et inscription à notre bureau : Tél : 01 42 06 79 30 - fax : 01 42 06 52 09 Du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30.

Tél. : 01 42 06 79 30 / 01 42 06 79 40 - Fax : 01 42 06 52 09 Du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00 fdcf@chaussure.org www.chaussure.org 46, boulevard de Magenta 75 010 Paris. Conception : Nicolas Petit - 05 53 62 55 15

8 - Le journal du Détaillant - Mai 2015

Imprimeur : Graphicentre - 35300 Fougères

Journal du détaillant n°20  
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