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Revue de la Fédération des Détaillants en Chaussures de France Septembre 2011 - numéro 8

Le e-commerce et ses faux-semblants La vente par internet ou e-commerce c’est un peu le miroir aux alouettes avec comme élément majeur : le prix. Les ingrédients habituels sont : - Des prix de référence les plus élevés possible pour faire des remises exceptionnelles. - La mise en exergue de remises, de promotions ou de soldes permanents. - Les quantités proposées d’articles sont insuffisantes - Des soldes qui sont déclarés en ventes privées. Un assortissement très profond de marques. La réalité est toute autre car en vendant du prix, il y a des conséquences évidentes. En effet, il faut savoir que, dans le e-commerce, plus de la moitié des articles (55 %) sont vendus en promotion ou en solde. Comment peut-on être rentable sans marge ? A cela se rajoutent les frais de retour ou d’échange qui représentent un taux de 11 à 12 %. Voilà leur talon d’Achille : moins de 2 % de marge (pour un détaillant, la norme est de 6 à 7 %). Il y a un manque de rentabilité évident. Il faut savoir que seulement 2 % des internautes deviennent des acheteurs ; alors que lorsque les clients rentrent dans votre boutique ils sont près de 55 % à faire un achat. Mais l’écart se creuse entre les grands sites et les petits. A chacun son métier. Les données commerciales sont en train de changer, jamais on n’a connu un si grand écart : - le chausseur avec son marché, sa zone de chalandise

Sommaire 2 Sondage sur les soldes 3 Charges sociales et indices 4 Dossier e-commerce De quoi on semelle ? Internet… Business model à part… 6 L’Assemblée Générale du 6 juin 2011 à La Palmyre 8 Petites annonces

(un quartier, une ville) ; - le e-commerce avec son marché, sa zone de chalandise (un pays ou le monde). Nous sommes dans une situation qui oppose la localisation à la globalisation, cela n’est plus virtuel mais factuel. Quel impact cela va t-il générer ? nul ne peut le prévoir. Quels sont nos atouts ? Ils tiennent en un mot : la qualité. Et le maintien des fondamentaux : 1) Des collections qui proposent de la création, de l’imaginaire, du rêve. 2) Des produits alliant qualité et chaussant. 3) La qualité de service. En conclusion, la force du rapport humain, du rapport de confiance entre le client et le chausseur qui apporte savoirfaire et compétences. Etre le chausseur référent de son marché, le professionnel reconnu. Etre le spécialiste. En un mot soyez élitiste et vous serez gagnant.

55% des articles vendus sur Internet sont des promos ou des soldes.

Votre fédération vous défend et veille au respect et à l’application de la réglementation face à cette nouvelle forme de commerce. Elle vous aide pour la formation, la certification de vos magasins pour que vous soyez les meilleurs et cela c’est de votre seule volonté. Jean-Pierre FABRE, Président

La COMMISSION des COMPTES COMMERCIAUX DE LA NATION. Les intervenants ont répondu au tour de table organisé par le ministère sur les soldes d’été. Les résultats sont entre 0 et - 20 % pour tous les secteurs. Seule la représentante des grands magasins qui avait annoncé + 6 % dès le vendredi dans la presse est revenue sur ses estimations et a refusé de donner des chiffres car ses adhérents tardaient, cette année, à lui remonter des résultats (!). Elle a laissé passer du bout des lèvres que les grands magasins parisiens étaient un peu déçus par rapport à ce qu’ils attendaient ! C’est le moment de taper FORT pour obtenir une date des soldes qui respecte enfin les cycles normaux du commerce. Il faut redonner confiance aux consommateurs et refuser cette politique qui n’existe QUE pour favoriser les grandes enseignes dans leurs politiques commerciales douteuses qui ne séduisent même plus les consommateurs dupés et dont nous faisons maintenant les frais. TAPONS SUR LA TABLE, les conditions n’ont jamais été aussi bonnes pour démontrer que nous avions raison. D’ailleurs, le conseiller du ministre a dit tout haut que cette date avait été choisie par tout le monde et que seules la fédération du vêtement et surtout celle de la chaussure s’y étaient fortement opposé. J’ai rebondi en déclarant que les faits nous donnaient raison et qu’il était temps de revenir à des pratiques logiques et économiques si on ne voulait pas casser toute la consommation définitivement… Personne ne m’a contredit. Philippe DAQUAI, trésorier

www.chaussure.org


Sondage sur les soldes 21 juin 1er jour de l’été, 22 juin 1er jour des soldes !

Les professionnels jugent Frédéric Lefebvre « sur pièce » ! Sur son engagement auprès des détaillants :

Les dates des soldes font l’objet d’analyses différentes pour les détaillants, néanmoins une majorité se prononce pour qu’elles interviennent en fin de saison. certains « crient à l’ineptie » des dates des soldes et réclame le retour à leur fonction initiale, c’est-à-dire une « époque de déstockage ». Ainsi, deux tiers (68 %) préfèrent le dernier mercredi de juin et un fort contingent souhaiterait même repousser les soldes d’été au mois de juillet (43 %). Les soldes d’hiver suscitent encore plus de débats entre ceux qui désirent faire de l’après-Noël une période de soldes (40 %) et ceux qui respecteraient le cycle de fin de saison (30 % pour fin janvier).

Non au maintien de fausses promotions pour de mauvaises raisons !

* Environ 10% des sondés ne se sont pas prononcés.

95 %, autant dire l’unanimité des professionnels, soulignent clairement l’aspect politisé de la reconduction des soldes flottants. Et beaucoup réaffirme que le clivage entre les détaillants et les grandes enseignes se creuse à cause des soldes flottants jugés « inutiles et stupides », « très difficiles à gérer », ou encore à « stopper immédiatement ». Au lieu d’encourager la consommation, cette mesure perturbe des « clientes qui disent ne plus savoir quand acheter, à quel prix, elles sont perdues et du coup n’achètent plus qu’avec des remises » selon un détaillant. La moitié des commerçants ne croient pas aux ventes à perte en pleine saison… et 80 % dénoncent la pratique des fausses remises : « il y a un monde entre les commerçants indépendants ou franchisés et certaines chaînes qui pratiquent la double marge et chargent en stock pour les soldes ! ».

La relation entre les détaillants et le ministre est tendue. Celui-ci « n’a pas compris les indépendants », sans compter les 17 % qui pensent que « son action sera peu efficace ». Elle révèle de l’incompréhension, une certaine ignorance du secteur ou encore de la « mauvaise foi » selon certaines personnes interrogées. D’autres affirment qu’ils « s’exprimeront dans les urnes » aux prochaines élections présidentielles…

Sur son projet de réguler les soldes sur Internet :

Avec son projet de régulation des promotions sur internet, et même si certains doutent encore, le Ministre emporte l’adhésion de plus de 40% de professionnels. Remarques entendues au cours de l’enquête : « Je pense que c’est une bonne chose, il faut analyser, anticiper, et faire en sorte que la concurrence soit juste entre les différents modes de distribution », « c’est bien qu’il y ait une réglementation qui s’applique à tout le monde ». Côté fédération Frédéric Willems (FNH) relève des irrégularités : quand on analyse la réalité et la sincérité de l’offre, on s’aperçoit que certains sites annoncent 80 %, avec seulement deux produits sur 300 proposés avec cette remise…

Source : sondage auprès de ses lecteurs (forte majorité du prêt-à-porter et accessoires). Avec l’aimable autorisation de :

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Dossier e-commerce

De quoi on semelle ? Internet… Le e-commerce fera 30 milliards d'euros de vente en 2015 contre 18 milliards en 2010. En 2000, quand tout a commencé, c'était « une bulle ». Les marques s'inquiétaient de la disparition du détaillant. Acheter des chaussures sans les essayer était impensable. La vente à distance représente 6 % des ventes de chaussures, soit de 25 à 30 millions de paires par an à un prix moyen de 30 euros. Internet en représente 55 % (des 6 %), soit 16 millions de paires pour 500 sites vendant des chaussures pour une moyenne de Alain Corassant 32 000 paires par site. Les 500 sites de ventes de chaussures sont des spécialistes du e-commerce. Le plus important des sites européens est Spartoo avec un chiffre d’affaires de 60 millions d'euros, le second, Sarenza, réalise un CA de 20 millions d'euros. En 2011, 98 % de ces sites passent par Facebook avec 500 millions de visiteurs et simultanément 73 % sur Twitter. 4 millions d'internautes consacrent une heure par jour à surfer sur Facebook (source : Médiamétrie). 73 % des consommateurs français consultent et jugent les notations et les avis des clients utiles pour leur propre processus d'achat en ligne. Internet a représenté 20 % de la croissance française entre 2004 et 2009. 18 000 sites nouveaux en France pour 2010. Le e-commerce connaît une pénurie de main-d'œuvre, selon le colloque du 2 mai dernier rassemblant les élus et professionnels de cette branche à l'Assemblée Nationale. Il représente déjà 60 000 emplois en 2010 avec une forte augmentation d'effectifs à venir. Internet est incontournable à 90 % des Européens avant l'achat.

Qui achète sur Internet ? 9,2 % sont des femmes de 25 à 44 ans et 6,6 % des hommes de 35 à 44 ans. En général, les prix sont inférieurs sur le net. 55 % des ventes sur internet se déroulent au moment des soldes ou des promotions, contre 33 % pour l'ensemble du marché. Les consommateurs cherchent avant tout un prix sur internet. Les 45-65 ans sont en forte progression. Les e-consommateurs visitant un nouveau site ne serait que 2 % à y effectuer un achat, alors qu'ils sont 55 % à avoir effectivement acheté quand ils ressortent d'un magasin. Un internaute peut acheter sur un site et se faire livrer dans une boutique de la marque du site.

Opération de déstockage Les ventes privées : Au premier trimestre 2011, on a enregistré 780 ventes « privées ». Une vraie explosion ! Avec des publicités colossales pour promouvoir ces ventes. « Vente-privee.com » a réalisé en 2010 un CA de 969 millions d'euros avec 12,5 millions de membres, dont 795 millions en France. « Showroomprive.com » annonce un CA de 130 millions d'euros en 2010.

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Rien n'est organisé légalement. Les Nouvelles Directives Européennes pour les e-soldes vont faire « du ménage ». Des chaussures non encore livrées aux détaillants pour la nouvelle saison sont déjà à - 50 % voire - 70 % sur certains sites !

Nouvelles Directives Européennes Adoptée le 24 mars dernier par le Parlement Européen, la directive sur les droits des consommateurs a fait des vagues, car elle aurait bouleverser la vente en ligne si elle avait été adoptée in fine en l’état. Voici qu’elles étaient alors les mesures prévues : - un allongement de la durée de rétraction des clients d'environ un mois pour retourner les produits, soit 14 jours pour se désister suivi de 14 jours pour renvoyer ; - le e-commercant doit rembourser les marchandises renvoyées et les frais de port avant même d'avoir pu vérifier leur état pour toute commande de plus de 40 euros dans les 14 jours suivant la rétraction ; - le e-commercant livrant en Europe devra prévoir des contrats de vente en 25 langues, le système de paiement en 7 monnaies différentes et des contrats de livraison dans 27 pays ; - l'identité et l'adresse du vendeur doivent être clairement identifiées ; - le prix total devra être annoncé à l'acheteur avant l'achat faute de quoi l'acheteur pourra annuler sa commande ; - le vendeur sera responsable de tout dommage ou perte du bien lors de la livraison. Cette directive aurait pu amputer le e-commerce de 5 % de marge et sera obligatoirement à rajouter au PV. Le ministre Eric Besson était farouchement opposé à cette directive qui aurait entraîné une hausse des prix et pénalisé le e-consommateur. Mais ce scénario catastrophe pour le e-commerce n’aura pas lieu. Le 23 juin dernier, la nouvelle directive européenne sur les droits des consommateurs supprime finalement les mesures les plus radicales – et irréalistes. Au final, on peut retenir que les consommateurs auront le droit, à l'échelle européenne, de changer d'avis après un achat effectué en ligne dans les deux semaines suivant la réception du bien et que les commerçants en ligne seront tenus de fournir au consommateur des informations exactes sur le prix total, les produits commandés et les coordonnées du commerçant.

Conclusion Le détaillant doit faire des gains de productivité, donner du service, de la qualité, être professionnel, suivre des formations pour utiliser les nouvelles techniques comme une bonne gestion de stock. Etre Certifié. Car la vente en linéaires n'a pas d'avenir ; autant acheter sur Internet car le client peut essayer ses chaussures et retourner gratuitement les modèles qui ne lui plaisent pas. Alain CORASSANT Expert près la cour d’Appel de Paris en Chaussures Expert EXPERTEX Membre des Experts Européens AEXA Assesseur près la Commission de Conciliation et Expertises Douanière Membre de UITIC


Business model à part… Si le marché de la chaussure se tient bien, il y a de nouveaux acteurs à qui on ne prédisait pas grand avenir et qui commencent à faire peur au commerce traditionnel, ce sont les « pure players » de l’Internet. Sarenza et Spartoo. La concurrence devient même européenne puisque ceux-ci ouvrent des « calling desk » (espace fermés travaillant dans la langue du pays au sein des open spaces) en adaptant leur livraisons et paiements à chaque pays, et certains acteurs européens, comme l’allemand « Zalendo », arrivent aussi sur le marché français. Pourquoi réussissent- ils ? Tout d’abord ce ne sont pas des professionnels de la chaussure, ils viennent du monde de l’Internet ou du business. La moyenne d’âge au sein de ces entreprises est d’environ 30 ans. Ils surfent sur les valeurs d’Internet qui sont celles d’une nouvelle génération, qui n’est même plus réservé aux jeunes : l’image, l’instantanéité, l’interactivité, le traitement optimum de l’information. Cette génération qui ne court plus les hypermarchés pour chercher et se perdre dans une offre pléthorique, mais qui dans un minimum de temps compare et trouve ce qu’elle cherche en cliquant sur ses critères personnels. Le client est ciblé et individualisé au travers des informations qu’il a volontairement ou pas données. Si certains commerces de détail avaient ciblé leur clientèle, les pure players de l’Internet ont individualisé leurs clients et en ont fait leur unique actif immatériel pour lesquels ils investissent des fortunes.

Le taux de croissance, c’est ça qui compte… D’un point de vue comptable, ces pure players n’ont quasiment pas d’actif car pas de magasin, mais ils ont des dépenses marketing élevées pour acquérir ces clients. Les banques qui ne prêtent qu’à ceux qui gagnent de l’argent ne financent pas ces gens-là. Mais ceux ci se financent beaucoup plus facilement. Aux USA, le business par Internet à pris une telle envergure que des fonds de plusieurs millions d’euros qu’on appelle des « business angels » prennent part au capital de jeunes sociétés Internet en forte croissance dans l’optique de revendre à 5 ou 10 ans plus tard leur participations avec un multiple maximum. Peu importe si de nombreux projets échouent, ceux qui avaient investi hier dans Amazon, voire

même vente-privee, meetic et autres ont largement dépassé leur retour sur investissement. Ils ne regardent qu’une seule chose, c’est le taux de croissance. Aujourd’hui, si Sarenza et Spartoo perdent de l’argent dans leur compte d’exploitation, ce n’est pas un problème car ils doublent leur CA chaque année. Et vous connaissez la fable du grain de riz sur l’échiquier : à chaque fois qu’on double il y a un moment où le capital de ces entreprises vaudra suffisamment cher pour que leur créateurs, même en ayant partagé leur bénéfices avec les business angels, partent à la retraite multimillionnaires bien avant l’âge.

Le détaillant et Internet La part de marché qu’ils vont prendre est incontournable. Le business model des pure players est un business model à part qu’il va falloir accepter. Pour autant, les détaillants doivent intégrer Internet et se différencier de la vente dématérialisée. Ils doivent intégrer Internet comme un outil de communication, soit de promotion de leur magasin, soit de vente. Certains comme le groupe Desmazières fait jusqu’à 15 % de son CA par internet et certains détaillants multipoints de vente ont embauché des jeunes webmasters et vendent leurs collections sur leur site, réalisant jusqu’à l’équivalent du CA d’un magasin. On peut aussi présenter son magasin par Internet en se faisant référencer sur Google. Cela coûte beaucoup d’argent pour être dans les premières pages en fonction des mots clefs, mais Garant offre grâce à une cotisation mutualisée un portail de la chaussure où les détaillants adhérents bénéficient d’une visibilité dans les premières pages de leur site. Il faut enfin se battre par opposition à la dématérialisation de la vente par internet sur la matérialisation de l’acte de vente qui doit redevenir plus encore un acte de conseil, de relation humaine, de plaisir, de toucher, d’ambiance, d’assistance par un professionnel, …en s’investissant à nouveau dans la formation, le management, le magasin, l’accueil, … Bref, plein de nouveaux challenges en perspective.

Périodes de soldes : fin des dérogations pour les cybercommerces Les entreprises de vente à distance ne pourront plus bénéficier d'un régime dérogatoire concernant les dates des soldes d'été et d'hiver (Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011, JO du 18 mai 2011) Incontournables pour les clients en quête de bonnes affaires et les commerçants désireux d'écouler leurs stocks, les soldes se déroulent chaque année, en été et en hiver, durant une période de 5 semaines. Fixées par décret, les dates de ces soldes ont vocation à s'appliquer sur l'ensemble du territoire national. Toutefois, certains départements frontaliers ou connaissant une forte saisonnalité des ventes en raison de leur caractère touristique bénéficient d'un régime dérogatoire leur permettant de proposer des dates de soldes différentes. Une situation qui, jusqu'à présent, s'imposait aux entreprises de vente à distance dont le siège social était situé dans l'un de ces dépar-

tements, bien que leur clientèle soit nationale et non spécifiquement locale. L'entrée en vigueur de la loi du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit met fin à cette situation de « distorsion de concurrence ». Désormais, les dérogations concernant les dates de soldes ne s'appliqueront plus aux entreprises de vente à distance quel que soit le département abritant leur siège social. Elles devront respecter les dates nationales. Cette mesure ne concerne que les sites en .fr, régis par la loi française. L’harmonisation des dates de soldes sera internationale ainsi que la pratique des promotions, la définition du prix de référence, l'encadrement des ventes à perte (autorisées en Allemagne, Irlande, Finlande et Angleterre) et des règles fiscales.

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Assemblée Générale de La Palmyre du 6 juin 2011 Les actions de la Fédération en 2010 La Fédération a multiplié les contacts avec les pouvoirs publics. Le Président Fabre n’a eu de cesse de démontrer les incohérences des mesures décidées au sein des cabinets et l’ignorance des politiques vis-à-vis de la petite entreprise. Il a multiplié les contacts dans les ministères, rencontré les secrétaires d’Etat successifs – Monsieur Novelli, le chef de cabinet de Monsieur Lefebvre –, assisté à des réunions de concertation à Bercy. Il a ainsi porté les doléances de la branche sur les nombreux sujets qui minent les bases de la

Au cours de l’AG le 6 juin. De gauche à droite : Emile Wakselman, Jean-François Bessec, Jean-Paul Fabre et Philippe Daquai.

branche : soldes flottants, fins de série et autres promotions, fiscalité grandissant avec la taxe sur les publicités extérieures, la Contribution économique territoriale - CET) remplaçant la taxe professionnelle composée de la taxe foncière sur les entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), urbanisme commercial sauvage, vente internet, délais de paiement raccourci. La Fédération est présente au CEDDEC, la Confédération Européenne des Associations de Détaillants en Chaussures : J.-P. Fabre préside cette association et a organisé deux réunions, l’une en mars à Milan, l’autre en septembre à Düsseldorf. Elles ont été consacrées aux mesures anti dumping, au suivi de la qualité de la chaussure, à la connaissance de la situation économique du commerce de détail dans les différents pays membres, … Pendant toute l’année les permanentes, Sylvie Afonso et Christine Bochet, ont aidé les adhérents à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent : elles ont renseigné sur les questions sociales et réglementation. Elles utilisent, en cas de dossiers litigieux, des conseils de spécialistes : • Maître Lapalus du cabinet Barthelemy pour traiter des problèmes de droit du travail ;

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Après Strasbourg en 2010, cette année, début juin, notre AG se déroulait au Club Med de La Palmyre, entre Bordeaux et La Rochelle. Les détaillants de toute la France eurent la surprise d’avoir un temps clément et plutôt ensoleillé alors que la météo ne semblait pas favorable (hasard des marées ou embellie soudaine ?). Cela permit finalement à la majorité de passer un dimanche sur les longues plages, de découvrir le célèbre zoo qui était à quelques centaines de mètres de notre lieu de villégiature et d’apprécier les environs et, pour certains, de faire le plein de spécialités liquides et solides. Après l’installation dans les bungalows avec le concours des GO, un apéritif fut servi sous une tente et nous avons pu constater qu’un certain nombre de détaillants fidèles formaient maintenant un noyau et avaient tissé, lors de nos AG au fil des années, de solides liens d’amitié et d’échanges et que, chaque année, de nouveaux venaient s’y greffer. Puis, nous nous sommes retrouvés pour passer à table et découvrir les fameux buffets du Club Med. Le lundi, dès 9 heures, après un bref mot d’accueil du Président, le bureau passa en revue les obligations statutaires et légales avec la lecture du rapport moral par le Président adjoint et du bilan par le trésorier qui furent approuvés à l’unanimité. Pour le premier, il est dommage de constater que malgré tous nos efforts, les mêmes dossiers chauds reviennent chaque année (les soldes flottants, les promotions, la concurrence déloyale des ventes sur Internet, …) et qu’à chaque remaniement ministériel, le travail est à recommencer. Mais heureusement, d’autres points évoluent, murissent, apportent leur lot de nouveautés et de succès (formation, CQP, Ecologie et recyclage, Labellisation, …). Quant au bilan, il est bien équilibré et les dépenses restent raisonnables et contenues malgré le nombre croissant de dossiers à traiter. Cette année, le bureau avait particulièrement mis un point d’honneur à réaliser cette première partie rapidement mais clairement. Cela permis aux détaillants d’avoir un long moment d’échanges avec le bureau et entre eux pour définir les priorités de l’année à venir. Tout le conseil fédéral aura à cœur de suivre ces missions auxquelles les détaillants se Ph. D. sont prononcés. • Maître Bomsel pour régler les questions de droit des affaires ; • Alain Corassant, expert près de la cour d’appel, notre spécialiste des problèmes de contrefaçon, des problèmes fiscaux liés à la gestion des stocks et aux douanes. La Fédération a renouvelé une offre de formation intéressante. Des modules courts, consacrés à la vente des produits, sont ainsi proposés pour un faible coût par Alain Madec, Michel Fourneyron, le CTC (20 euros la journée). Ils sont destinés à entretenir les connaissances techniques de nos équipes. Une innovation : nous avons obtenu la possibilité d’une mise en pratique des enseignements prodigués dans l’entreprise. La Fédération a également tenté d’organiser le recours aux CQP vendeurs chausseurs expert, dans le cadre du contrat de professionnalisation qui concerne les jeunes désirant s’insérer dans la profes-


sion. Elle a obtenu des avantages financiers des AGEFOS, qui accompagneront en 2011 les contrats en alternance. La Fédération a décidé de booster le label « Chausseur Certifié ». Elle a convenu avec le Groupement Garant de promouvoir cette démarche qui fera apparaître au plan national la garantie de qualité des services offerts et le savoir chausser apporté par les détaillants labellisés. Pour inciter les adhérents à s’inscrire dans la démarche, avec l’aide d’un cabinet marketing spécialisé, a été élaboré un livret qui explique pourquoi et comment demander la certification, un kit communication (publicité papier, spot radio, affiches, vitrophanies) . La Fédération a organisé une nouvelle fois au sein du Conseil National du Cuir l’opération « J’aime le cuir », animation offerte aux détaillants à l’occasion de la Saint Crépin en octobre. La Fédération a travaillé en 2010 sur un projet de partenariat avec la Fédération Nationale de Podologie. Ce partenariat part d’un constat simple : les podologues ne savent pas orienter les patients vers les chausseurs vendant des modèles de chaussures adaptés à leur problématique, notamment au niveau des orthèses plantaires. Les chausseurs ne trouvaient pas chez leurs fournisseurs les chaussures adaptées à la pose de semelles orthopédiques. Les principes d’application définis en 2010 sont simples : FDCF et la FNP créeront une association réunissant les parties au projet : « Chausseurs et podologues associés ». Ce sera une association reconnue d’utilité publique si le nombre d’adhérent dépasse le nombre de 200. Les plus apportés en 2010 par la Fédération La Fédération a poursuivi en 2010 le développement de contrats de groupe : elle a obtenu en 2010 des conditions plus favorables pour les redevances SACEM et ADAMI en forte augmentation. La Fédération a poursuivi sa participation à ECO TLC, organisme chargé de prélever la taxe destinée à la récupération et au retraitement des vêtements et chaussures usagés achetés. La Fédération a proposé de se charger de récupérer l’Eco taxe. Elle a informé les

5 000 chausseurs en 2010 et proposé à ses adhérents des conditions avantageuses de souscription. La Fédération a en effet négocié un contrat de groupe beaucoup plus intéressant que pour un détaillant isolé : une cotisation de 20 euros, correspondant à une quantité importée directement de 500 paires par détaillant qui, en contrepartie, reçoit un reçu ECO TLC. Elle supprime des calculs complexes, un risque d’erreur et d’amende coûteuse induits par une adhésion directe. En effet, un détaillant a la possibilité de faire sa déclaration luimême en ligne. Outre le temps qu’il lui faut passer pour se déclarer (il lui faut d’abord remplir une fiche et recevoir un numéro pour faire sa propre déclaration), il faut régler les frais de dossier de 30 euros par entreprise et faire le total de ces importations facturées H.T. Ce dossier est suivi par Alain Corassant, qui est administrateur d’ECO TLC. Il présidera en 2011 le Collège intégrant fédération de l’habillement, fédération du sport, fédération de la chaussure. A noter que la fédération a pris en charge les cotisations 20072008 pour les nouveaux adhérents. De nombreuses rencontres ont eu lieu en CPN CPNEFP SPP : elles ont abouti le 14 juin 2010 à l’accord sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Elles ont également conduit à l’accord sur les salaires minima signé le 1er septembre 2010. Cette négociation annuelle obligatoire (en cas d’absence de signature, les négociations doivent avoir lieu au Ministère du Travail sous surveillance) a débouché sur une augmentation des salaires raisonnable et permet également de bénéficier d’une réduction Fillon plus avantageuse. La Fédération a également lancé un projet de refonte de la grille de classification des emplois. Cet état doit permettre de créer une nouvelle grille de classification fonctionnelle et applicable facilement dans les commerces de la branche. Il s’agit du cabinet APEX qui sollicitera un échantillon composé de quelques adhérents. 2010 a été marqué par l’échec de l’actualisation de la convention collective, laquelle, totalement dépassée, est source d’erreurs pour les détaillants dans leur relation avec leurs salariés.

Les participants à l’assemblée générale.

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Fonds de commerce chaussures - Marseille proche station tramway (Bail chaussures, vêtements, accessoires, maroquinerie) Spécialiste pieds sensibles femmes Superficie 50m2 + cave nouvelle annonce Loyer : 765 € par mois - Prix : 65 000 € Tél : 06.48.26.99.56 Sud Vienne (86) Magasin de Chaussures H/F Centre-ville, rue piétonne, bonne notoriété. CA 155 000 € (à développer) - Prix fonds : 75 000 € Possibilité vente murs. Ecrire à la Fédération qui transmettra Région SUD cède FONDS CHAUSSURES Cause retraite – Grosse rentabilité Affaire à saisir : Tél : 06 85 75 04 05 Fonds de commerce chaussures cause retraite, Vendée. Proche de la côte (Clientèle locale et estivale) Pour tous renseignements : Tél : 02 51 68 62 28 Fonds de commerce chaussures cause retraite, maroquinerie et vêtements - Tenu depuis plus de 20 ans à Aubagne (13) –28 rue de la république, rue principale (Emplacement unique dans la ville) Bon CA - Chaussures homme et femme de gamme moyenne Surface de 185 m2 avec possibilité d’appartement PRIX 120 000 € à débattre - Tél : 04.42.82.32.31 N. : Nouvelle annonce.

JOURNAL DETAILLANT N°8  

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