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Interview « Je compte sur l’aval pour qu’il tire la profession vers le haut »

Aziz Abdelali, Directeur Général de l’ONICL

N°44

15 Mai - 15 Juin 2012

30 DH

FOCUS Conception d’usine

Les clés pour réussir sa construction RESSOURCES

PROCESS

MARCHES

ENTREPRISE DU MOIS

Les engrais

Performance achat

Fiche marché

Qualavi

Pour une meilleure

Pourquoi améliorer votre

La ricotta

Engagé pour la qualité et la

productivité agricole

performance ?

diversification


L’Interview

Aziz Abdelali, Directeur Général de l’ONICL

Je compte sur l’aval pour qu’il tire la profession vers le haut Régulateur du marché, l’Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses (ONICL) est un maillon essentiel de la filière céréalière marocaine. Son Directeur Général, Aziz Abdelali, met en place une politique de modernisation de cette institution. Alors que la campagne céréalière commence, le point sur les missions de cet Office, l’état de la collecte et les perspectives d’avenir. FOOD Magazine Quelles sont les missions de l’ONICL ? Aziz Abdelali Placé sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et du Ministère des Finances, l’ONICL a pour principale mission d’assurer le bon approvisionnement du Maroc en céréales et en légumineuses. Nous n’achetons jamais nous-mêmes du blé, mais mettons en place un cadre global dans lequel les opérateurs privés interviennent pour approvisionner le pays. L’ONICL est donc un régulateur et une force de proposition auprès des Ministères de tutelle pour que l’approvisionnement se déroule dans de bonnes conditions. Nos deux grands partenaires sont le secteur des minoteries et semouleries d’un côté, et les opérateurs spécialisés dans l’importation et le stockage des céréales de l’autre. Nous avons aussi la responsabilité d’assurer la bonne commercialisation de la récolte nationale et nous sommes là aussi une force de proposition du système à mettre en place pour promouvoir cette commercia-

lisation. Enfin, avec la volatilité des prix sur le marché international, nous encaissons les coûts pour permettre aux opérateurs de travailler et de bien approvisionner le pays. Concrètement, comment cela se passe-t-il ? Le commerce des céréales est libre par la loi. Je ne peux pas interdire à quelqu’un de faire du commerce à partir du moment où il s’inscrit dans les règles. Depuis 1996, la seule condition à l’importation est le dépôt d’une caution de bonne exécution, par laquelle vous fixez la quantité et la date à laquelle vous allez importer. Dès que la quantité de céréales arrive dans les délais prévus, vous récupérez votre caution. L’ONICL ne décide donc ni de la quantité, ni de l’origine, ni de la date. Tout ce qui m’intéresse, c’est de savoir si vous passez par l’un de nos bureaux régionaux, la quantité, le type de céréale et la date. Les opérateurs eux-mêmes étaient demandeurs de la mise en place de ce système car il leur permet une meilleur planification. Mais je n’ai absolument aucun contrôle sur ce qu’ils importent et

d’où ils l’importent, à partir du moment où ils payent la caution. Il y a tout de même une régulation des prix pour le blé tendre. L’ONICL régule dans le sens où il met en place un cadre pour que le prix reste dans une fourchette. Concrètement, le pain doit rester à un prix fixe de 1,20 Dh. Pour obtenir ce prix, on sait par expérience, qu’il faut un blé entrée moulin aux alentours de 260 Dh/quintal. Notre rôle est donc d’essayer de maintenir le prix dans cette fourchette. Par le passé, le cours international du blé était bas, il suffisait donc de jouer sur les droits de douane en visant la fourchette.Mais depuis 2007, les prix sont bien au-delà du seuil. Par conséquent, même avec un droit de douane à zéro, vous vous retrouvez avec un blé qui rentre au Maroc à 300 Dh/q. Quelqu’un doit donc payer et nous mettons en place un système pour encaisser les différences de coûts. Nous compensons les importateurs pour leur donner les moyens d’importer du blé et pour pousser les prix vers le bas.

Suite pages 24-25 FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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FOCUS

Conception d’usine Les clés pour réussir sa construction Nouveau projet ou extension, la conception d’une unité agro-industrielle répond à de nombreuses contraintes techniques. Productivité, hygiène, chaîne du froid, mais aussi sécurité du personnel, efficacité énergétique, adaptabilité aux évolutions du marché… sont autant de paramètres à prendre en compte. Tour d’horizon dans ce dossier.

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RESSOURCES

Les engrais Pour une meilleure productivité agricole Pour la 3ème année consécutive, le Maroc a abrité la conférence « FMB Africa 2012 », tenue du 18 au 20 avril 2012 à Agadir. Organisé par le groupe OCP et le Fertilizer Market Bulletin (FMB), ce congrès africain a mis en avant l’importance des engrais dans l’amélioration de la productivité agricole en Afrique.

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PROCESS

Performance achat Pourquoi avez-vous besoin d’améliorer votre performance ? Il reste toujours des choses à couper, des gains à faire ! Après la crise de 2008, vous pensez que vous aviez déjà passé beaucoup de dépenses au rabot. Notre objectif est de vous démontrer, à travers une série d’articles, qu’il existe une méthodologie éprouvée qui vous permettra d’atteindre encore et directement des gisements d’économie majeurs.

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L’ENTREPRISE DU MOIS

Qualavi Confiant dans l’avenir du secteur avicole moderne, Qualavi investit actuellement dans une nouvelle unité, dédiée notamment à la fabrication de produits élaborés et de charcuterie haut de gamme. Une philosophie qui se retrouve également dans un second projet : le poulet fermier. Visite guidée de cette entreprise familiale qui trace son chemin.

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N° 44 • 15 Mai / 15 Juin 2012

L’INTERVIEW

3 Aziz Abdelali, Directeur Général de l’ONICL

Edito Adel AMOR Directeur de publication

5 Editorial

6 Agenda L’ACTU 8 14 16 18 19 20 22 23

Maroc Promotion des produits de l’olive Assises de l’Agriculture Risques pays Monde Tableau de bord Veille réglementaire Veille R&D

SALON

26 SIAM 28 Logismed 30 European Seafood Exposition

PROCESS

46 Nouveautés : Solutions Fournisseurs

QUALITE

48 Environnement : Gestion des déchets industriels

MARCHES 50 52 54 56 57 58 59

Produit : Commercialisation des dattes Distribution : Costcutter Design : Il n’y a plus de tendances Lancements Maroc Lancements Monde Lancements : Les tendances décryptées Nutrition

64 FOOD Mondain 66 Délices d’initiés 41 Petites annonces 55 Bulletin d’abonnement

La dépendance du Maroc à l’égard des importations reste très forte La 7ème édition du SIAM s’est achevée le 29 avril par la remise de trophées à des entreprises méritantes. Ce salon a été aussi l’occasion de faire le point sur les avancées du Plan Maroc Vert. En une décennie, le revenu agricole a doublé mais la dépendance du Maroc à l’égard des importations reste très forte. Seules filières à connaître un véritable essor, les olives et dérivés ainsi que le lait marquent des points dans leur développement. Cependant, il reste beaucoup à faire. L’Etat a mis en place des mécanismes de financement que ce soit sous forme de subventions ou de financements privilégiés. Il a aussi mis en place des zones industrielles dédiées que MEDZ finalise actuellement, notamment l’agropole de Meknès et celle de Berkane. Reste aux investisseurs à exploiter toutes ces opportunités pour créer de la richesse localement. Et c’est là où le bât blesse. Les freins sont connus depuis longtemps : problèmes récurrents dans l’approvisionnement en matières premières et fiscalité incohérente. Les associations professionnelles sont mobilisées pour trouver la parade. Au-delà de ces problématiques macroéconomiques, l’industrie agroalimentaire voit son environnement normatif et réglementaire se durcir. Comment produire ? Quelles sont les règles à respecter dans une unité industrielle ? Par qui se faire accompagner ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles nous nous efforçons d’apporter une réponse dans le focus de ce mois. Enfin, faut-il le rappeler, un acteur incontournable dans la réalisation de votre unité industrielle est l’Office National de Sécurité Sanitaire et Alimentaire. Outre son rôle de gendarme, il accompagne aussi les entreprises dans leur mise en conformité avec les lois et règlements en vigueur. Alors, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter plein succès dans vos projets.


Agenda • Salons World Meat Congress (Paris, France) 5 et 6 juin 2012 Salon des professionnels du secteur de la viande et du bétail au 19ème Congrès mondial.

Directeur Directeurde de publication publication Adel Adel AMOR a.amor@foodmagazine.ma a.amor@foodmagazine.ma Rédacteuradministratif en chef  Responsable CLAIR ZohraFlorence BENMESSAOUD Direct :: +212 +212 522 54 47 47 20 Direct 22 54 22 f.clair@foodmagazine.ma z.benmessaoud@foodmagazine.ma

Sepem Industries (Colmar, France) 5 au 7 juin 2012 4ème édition du salon des services, équipements, process et maintenance.

Journalistes

 Responsable la rédaction Sihamde HAMDI Abdelaziz MEFTAH Direct : +212 522 54 47 21 Direct : +212 22 54 47 21 s.hamdi@foodmagazine.ma a.meftah@foodmagazine.ma Sarah OUSAID Direct : +212 522 54 47 29

Rédacteur en chef adjoint s.ousaid@foodmagazine.ma Florence CLAIR Meriem EL HASSOUNI Direct : +212 22 20 Direct : +212 52254 54 47 47 22 f.clair@foodmagazine.ma m.elhassouni@foodmagazine.ma

Trophée de Golf (El Jadida, Maroc) 9 juin 2012 3ème édition du Trophée de golf des transporteurs et logisticiens.

Ont participé ce numéro Attachée deà direction  Salima BOUHLAL AKHSASS Yasser Direct : +212 522 54 47 27 Salah CHAKOR contact@foodmagazine.ma Catherine CORNE AMRANI Nabila LAHLOU Ont collaboré à ce numéro Driss MeriemTERRAB BENNIS Marcel ZARDONI Laurence BETHINES

Fispal Technologia (Sao Paulo, Brésil) 12 au 15 juin 2012 28ème édition du salon international de l’emballage, du process et de la logistique.

Abdallah JAWAD

Publicité Comptabilité Morad ZLOURHI Abdelaziz TOUHAM Direct : +212 22 54 47 23 m.zlourhi@foodmagazine.ma Conception graphique

IMPRIMAHD Casablanca Imprimerie Rotaco - Casablanca

FOOD MAGAZINE Distribution Maroc : Sapress Une publication de

FOOD MAGAZINE Une publication de Dossier de presse 15/08 Silvestri Media Dépôt légal 0046/2008

L'info et + … .AVENUE DES F.A.R ,119 Dossier de presse Espace Sofia B115/08 Dépôt légal 0046/2008 CASABLANCA 20 000 ISSN : 2028-0335 Tél. : +212. 22 54 47 ,119 27 AVENUE DES F.A.R Fax :Espace +212 .22 44 B1 14 05 Sofia contact@foodmagazine.ma CASABLANCA 20 000 Tél. : +212 522 54 47 27 www.foodmagazine.ma Fax : +212 522 44 14 05 Ce numéro a été tiré à contact@foodmagazine.ma 10.000 exemplaires www.foodmagazine.ma

© Nmedia - Fotolia.com

Othman EL MAHFOUDI Mostafa BEN522 CHARFA Direct : +212 54 47 26 Direct : +212 22 54 47 24 o.elmahfoudi@foodmagazine.ma m.bencharfa@foodmagazine.ma Publicité Stagiaire Mostafa BEN CHARFA SABIR DirectKawtar : +212 522 54 47 24 m.bencharfa@foodmagazine.ma Comptabilité Ahmed SEKKAT Abdelaziz Direct : +212 TOUHAM 522 54 47 28 a.sekkat@foodmagazine.ma Conception graphique Jean-Marie NAOUR Yassine LE NASSIF Gsm : +212 661 49 97 79 Samir AHCHOUCH jm.lenaour@foodmagazine.ma Direct : +212 22 54 47 26 Amal ZINIA BERRADA s.ahchouch@foodmagazine.ma Direct : +212 522 54 47 23 a.berrada@foodmagazine.ma Imprimerie

Fancy Food Show (Washington, USA) 17 au 19 juin 2012 Le Fancy Food Show représente en Amérique du Nord, le salon des aliments de spécialité et des boissons par excellence. Forte de 57 éditions, cette manifestation a enregistré en 2011 la participation de 2.400 exposants de plus de 80 pays et régions, et propose à ses visiteurs de découvrir 180.000 produits. Notons que le Maroc sera représenté cette année aussi par un pavillon organisé par Maroc Export.

Salon International de l’Entreprise - Fès (SIEF) (Fès, Maroc) 13 au 17 juin 2012 5ème édition sous le thème : « L’entreprise vecteur de développement durable de la région ». Profood (Nantes, France) 19 et 20 juin 2012 Convention d’affaires des procédés industriels et services destinés au secteur agroalimentaire.

• Colloques et séminaires « Communication événementielle : les clés

31 mai et 1er juin 2012 Destinés aux professionnels industriels, distributeurs et restaurateurs en vue de présenter les enjeux de la sécurité des aliments et les nouveautés en matière de contrôles, d’analyses et de certification. Chocovision 2012 (Davos, Suisse) 5 au 7 juin 2012 1er symposium bisannuel sous le thème : «Balance the Challenge. From cocoa to chocolate - strategy, sustainability and success». Polyphenols 2012 world congress (Paris, France) 7 et 8 juin 2012 Congrès mondial sur les polyphénols qui portera notamment sur les stratégies et les solutions de la valorisation des polyphénols à partir des déchets de fruits et légumes.

• Formations

de réussite » (Casablanca, Maroc) 22 mai 2012 Séminaire de formation présentant la démarche et les outils nécessaires pour réussir l’organisation ou le sponsoring d’un événement. Stevia Tasteful 2012 (Paris, France) 24 et 25 mai 2012 Congrès sous le thème : « formulation pour aliments et boissons : l’équilibre subtil ». Séminaires sur la sécurité des aliments (Casablanca et Marrakech, Maroc)

Formations proposées par Eurofins Certification (Paris, France) 22 mai 2012 Nouvelle version BRC v6 : s’adapter aux exigences des distributeurs anglo-saxons - Perfectionnement / changements par rapport à la version 5. 24 et 25 mai 2012 Conduite de l’audit qualité interne en entreprise. Journée de formation relative au nouveau cadre réglementaire européen (Paris, France). 30 mai 2012 Animée par deux spécialistes en agroalimentaire, cette matinée permettra de présenter des pistes pour innover dans la conformité.

Nos Annonceurs Brasseries du Maroc...........................................................7 CFIA Maroc....................................................................... 39 Charcuterie Miami............................................................ 68 CHR Magazine................................................................. 63 Comaner...................................................................... 11, 21 Ebertec............................................................................... 67 EHC.................................................................................... 65 Hit Radio............................................................................ 53

Isolab.................................................................................. 37 Jil Emballages......................................................................2 OCP.................................................................................... 43 Qualimag........................................................................... 13 Masternaut......................................................................... 29 Scandimar............................................................................9 Schneider Electric............................................................. 35 Swing & Events................................................................. 15


L’Actu CFIA Maroc 3ème édition

Miami Pulpy Nouvelle marque pour Coca-cola

Du 25 au 27 septembre, Casablanca accueillera la 3ème édition marocaine du célèbre Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire. Organisé par GL Events en collaboration avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc, le CFIA est l’événement incontournable des technologies et techniques au service du développement de l’industrie agroalimentaire : ingrédients et PAI, équipements et procédés, emballages et conditionnement seront les 3 secteurs phares. Des conférences et des rencontres B to B avec les exposants étrangers seront également au programme. Pour rappel, en 2010, la précédente édition avait réuni 180 exposants et 3.600 visiteurs professionnels.

Coca-Cola a remporté le trophée de la meilleure valorisation du produit à travers sa marque Miami Pulpy, et ses projets liés à l’agriculture et le développement durable, lors de la 7ème édition du Siam. Rappelons que Coca-Cola a investit 50 Millions de Dollars dans son usine à Nouaceur pour la nouvelle ligne de production du dernier né, sa marque Miami Pulpy. Coca-Cola a également annoncé pour 2012 un investissement total de 100 millions de Dollars pour l’ensemble de ses activités au Maroc.

Agridata Consulting Primé au Siam 2012 Agridata Consulting a remporté le prix du meilleur projet d’intervention dans la catégorie « services » lors de la 7ème édition du Siam, pour iPhyto, première application marocaine mobile gratuite à destination du monde agricole, qui donne aux professionnels du secteur la possibilité de consulter gratuitement, en mode connecté ou déconnecté, la liste des pesticides autorisés à l’échelle nationale. L’application a été développée en collaboration avec Neoxia Maroc, cabinet de conseil en architecture des systèmes d’information.

Sous la présidence du Gouverneur de la province de Chichaoua, une cérémonie de réception des travaux d’aménagement hydro agricole du périmètre Chichaoua amont, a été organisée le 2 mai. Le projet est financé par le programme Millenium Challenge Account-Maroc, entrant dans le cadre du Plan Maroc Vert Pilier II pour un montant de 45 MDH profitant à 31.000 habitants. Il engendrera une amélioration du revenu des agriculteurs avec une marge additionnelle de 5.500 DH/ha et une augmentation de la production oléicole de 1.440 tonnes/an avec une valeur additionnelle annuelle de 6 MDH. Aussi, la cérémonie a été l’occasion pour signer des conventions de passation des ouvrages aménagés aux associations des usagers des eaux agricoles.

OCP Convention de prêt avec l’AFD

Nestlé Pour que le petit déjeuner devienne grand !

En présence de l’Ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries, le PDG du goupe OCP, M. Terrab a procédé, le 10 mai à Casablanca, à la signature d’une convention de prêt entre l’OCP et l’Agence Française de Développement (AFD), pour un montant de 237 millions de Dollars. Il s’agit d’un soutien à la stratégie du groupe dans le domaine de l’eau, visant à accompagner le développement industriel de l’OCP tout en préservant les ressources hydriques. Ainsi, le prêt financera en partie les usines de dessalement prévues à Jorf Lasfar et Safi, les stations d’épuration d’eau de Khouribga, Youssoufia et Ben Guérir, et les systèmes d’adduction et de distribution d’eau. Rappelons que l’AFD a déjà accordé en 2009 à l’OCP un financement de 240 millions d’Euros pour le financement du minéroduc entre Khouribga et Jorf Lasfar.

Dans le cadre du 8ème Congrès du Forum National des Médecins, qui s’est tenu du 20 au 22 avril à Marrakech, Nestlé a organisé un symposium animé par la nutritionniste Laure JollyZarrouk et placé sous le thème « l’importance du petit déjeuner et les atouts nutritionnels des céréales complètes notamment pour la gestion du poids chez la femme ». Dans ce contexte, Nestlé a mis à l’honneur le petit déjeuner. Cette revendication de Nestlé Maroc vise à alerter le public sur les bénéfices pour la santé associés à la prise quotidienne d’un « grand déjeuner » équilibré.

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FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

Projet d’aménagement hydro agricole à Chichaoua Réception des travaux


Maroc Journée scientifique de nutrition Bilan de la 4ème édition

Kraft Foods Maroc Certifications ISO 14001 et OHSAS confirmées

Lors de la 4ème journée scientifique de nutrition, organisée par l’école supérieure de nutrition Sup’ Santé le 5 mai dernier à Casablanca, sous le thème « Actualités en Nutrition et Diététique. Focus sur les micronutriments », 180 participants de diverses spécialités (médecins, diététiciens nutritionnistes, kinésithérapeutes, chercheurs universitaires,...), étaient au rendez-vous. La journée a également été marquée par l’accompagnement de l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique, prouvant ainsi leur engagement dans une démarche nutritionnelle. Enfin, l’édition a été clôturée par deux recommandations : une alimentation variée et suffisante permet de satisfaire presque tous les besoins nutritionnels, et la nécessité de développer des partenariats entre les industries agroalimentaires, le Ministère de la Santé, les Universités, les Ecoles Supérieures de Nutrition et autres institutions. Par ailleurs, la sensibilisation, la prévention et la prise en charge nutritionnelle des citoyens marocains sont essentielles et doivent être menées par les professionnels de l’alimentation. Un rendez-vous a été donné l’année prochaine pour la 5ème édition.

Kraft Foods Maroc vient de reconduire sa certification selon les normes ISO 14000vs2004 et OHSAS 18001vs2007, respectivement liées à l’environnement et à la santé et sécurité au travail. A travers ce renouvellement, Kraft Foods Maroc se veut une entreprise citoyenne où la préservation de la santé et de la sécurité de ses collaborateurs et le respect de l’environnement font partie intégrante de sa politique interne. Rappelons que la société est l’une des premières entreprises au Maroc à avoir la combinaison de cinq certifications (ISO 9001v2000, ISO 14001v2004, OSHAS 18001v2007, ISO 22000v2005 et FSSC 22000).

Erratum Une erreur s’est glissée dans notre interview de Ahmed Hajjaji, parue dans le numéro 43 de FOOD Magazine. Le nombre de projets du Plan Maroc Vert est de 111 projets pour le Pilier I et de 224 projets pour le Pilier II, et non de 1.111 et 2.224 projets.

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L’Actu OCP/BAD Signature d’un accord de prêt • Production céréalière Selon le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, la production prévisionnelle des trois céréales principales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne agricole 20112012 s’élève à près de 48 millions de quintaux, dont 10 millions de Qx pour le blé dur, 26 millions de Qx pour le blé tendre et 12 millions de Qx pour l’orge.

Le groupe OCP et la Banque africaine de développement ont signé, le 10 mai à Casablanca, un accord de prêt de 250 millions de dollars dans le cadre du programme d’investissement de l’OCP. La signature a été présidée par M. Terrab, PDG du groupe OCP. La mise en place de ce financement s’inscrit dans le cadre de la stratégie financière globale du groupe OCP, qui se base notamment sur la diversification et l’optimisation des sources de financement, et servira à financer les projets engagés dans le cadre de Jorf Phosphate Hub.

• Fenagri La Fédération Nationale de l’Agroalimentaire (Fenagri) et le Centre Technique des Industries Alimentaires (CETIA) tiendront leur Assemblée Générale Ordinaire le 4 juin 2012 à Casablanca. Les entreprises et associations professionnelles adhérentes sont invitées à y participer.

Pompes et systèmes de pompage Wilo ouvre sa filiale marocaine

• Kühne & Nagel Le logisticien suisse Kühne & Nagel vient de s’implanter à Casablanca. Déjà présent au Moyen-Orient, il s’agit de sa première incursion au Maghreb, où il offrira des services logistiques routiers, maritimes et de fret aérien, ainsi que de l’entreposage notamment. • El Jadida La société Noa Invest prévoit un investissement de 80 millions de Dirhams dans un mall à El Jadida. Ce dernier comprendra notamment un hypermarché et un food court et s’étendra sur 20.000 m2. • L’ADA change d’adresse Depuis le 16 mai, l’Agence pour le Développement Agricole s’est installée à Espace les Patios, situé à l’angle de l’avenue Annakhil et Mehdi Ben Barka, à Hay Riad à Rabat.

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Le groupe allemand Wilo, spécialisé dans la fabrication de pompes et systèmes de pompage et déjà représenté dans plus de 70 pays, vient de s’implanter à Casablanca. Outre l’assainissement liquide, Wilo propose des solutions pour le chauffage, la climatisation, le froid industriel… pour les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’industrie. La marque met notamment en avant une nouvelle génération de produits consommant moins d’énergie et offrant un meilleur rendement. « Nous souhaitons faire bénéficier l’ensemble de nos clients du savoir-faire et de l’expérience de 140 ans dont dispose le Groupe, qui est en quête perpétuelle d’innovation, en apportant des solutions techniques efficaces et à haut rendement contribuant au développement durable du pays, grâce à nos produits d’économie verte, respectueux de l’environnement, avec une bonne durabilité et efficacité énergétique », déclare Imad Boulabat, Directeur Général de Wilo Maroc.

Tribunes Massolia Zoom sur l’environnement et le social La performance sociale et environnementale était au cœur de la rencontre organisée par Massolia, le 3 mai dernier. Lors de ce rendez-vous, diverses conférences animées par des consultants experts en la matière ont porté sur l’importance du concept environnemental et social dans l’entreprise marocaine. L’accent a été mis sur les risques professionnels et les dispositions à mettre en place pour leur prévention, sur l’étude des différents impacts sur l’environnement et le point de vue réglementaire, ainsi que sur le cas de Centrelec, entreprise spécialisée dans le secteur électrique qui a apporté son témoignage quant à la démarche HSE qu’elle adopte. Rappelons que Massolia organise un cycle de conférences thématiques et professionnelles tournant autour du développement durable, des pratiques responsables, etc. La prochaine rencontre, prévue pour le 30 mai, sera dédiée aux villes durables.

Holmarcom Deux nouvelles filiales Fortement engagé dans sa politique de croissance dynamique, le groupe Holmarcom renforce son positionnement dans le secteur agro en se dotant de deux nouvelles filiales : Yellowrock et Les Huiles d’Olives de la Méditerranée. Basée au port de Jorf Lasfar, Yellowrock est spécialisée dans les services logistiques liés à l’importation des produits céréaliers pour les industriels de l’alimentation animale. Elle propose à ses clients une solution intégrée en prenant en charge toute la chaîne d’importation de céréales, de la négociation des prix à la livraison au client final. Les Huiles d’Olives de la Méditerranée quant à elle, est destinée à la production d’huile d’olive extra vierge, exploitant 170 ha d’oliviers dans la région de l’Oriental où sont cultivées différentes variantes d’olives (Picholine marocaine, Arbequina, Arbosana et Koroneiki). Son unité de trituration est conçue selon les standards interna• Mohamed Hassan Bensalah, tionaux, contribuant à la préservation de l’environnement à travers une économie d’eau et la suppression des effets nocifs Président du Groupe Holmarcom. causés par les margines sur les nappes phréatiques.

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Maroc Sécurité des aliments Séminaires organisés par Eurofins La sécurité sanitaire des aliments est une préoccupation toujours vive pour les professionnels. Les contrôles sont de plus en plus nombreux, avec des méthodes d’analyses toujours plus pointues, précises et rapides. En face, les sources potentielles de contamination sont également plus nombreuses et les toxi-infections alimentaires toujours aussi présentes. Pour débattre de ces problématiques avec les professionnels marocains, Eurofins, l’un des leaders mondiaux de l’analyse agroalimentaire, organise en partenariat avec le laboratoire Laagrima deux séminaires : à Casablanca le 31 mai et à Marrakech le 1er juin. Industriels, distributeurs et restaurateurs se verront présenter un panorama des enjeux de la sécurité des aliments et les nouveautés en termes de contrôles, d’analyses et de certification. L’inscription est gratuite mais le nombre de places limité.

E-Commerce Expo Une 2ème édition pour novembre La deuxième édition du salon E-Commerce Expo aura lieu du 1er au 3 novembre 2012 à Casablanca. Cette année, le salon, qui se tiendra sur une surface de 8.000 m², réunira les acteurs du E-Commerce aussi bien marocains qu’étrangers, qui viendront présenter leurs nouveautés dans ce secteur. Une activité en plein essor au Maroc, vu notamment l’évolution des nouvelles technologies et des techniques de communication permettant un commerce plus libéré. Rappelons qu’en 2011, la première édition de ce salon avait accueilli 68 exposants et 3.299 visiteurs professionnels.

Nescafé Professeurs… SOS ! A l’approche de la période des examens de fin d’année, Nescafé Maroc a lancé une opération sans pareil au profit des étudiants marocains. Sur sa page Facebook (www. facebook.com/NescafeMaroc), la marque de café soluble a dédié aux étudiants marocains un espace qui permet de les accompagner pour réussir leurs examens. Cette action se traduit par des fonctionnalités gratuites constituant une plateforme d’échange entre étudiants et professeurs : « Le Forum SOS Professeurs ». Comprenant toutes les matières, cette plateforme permet également d’adresser une question à l’un des 10 professeurs de l’ISCAE ou de l’ENCG Settat recrutés pour l’opération, qui y donneront réponse dans les 48 heures suivantes.

CGEM Le président est une femme ! Miriem Bensalah Chaqroun, PDG des Eaux Minérales d’Oulmès, est la première femme élue à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), avec 96,8% des voix. Le Vice-Président est Salah-Eddine Kadmiri. Après son élection effective, Mme Bensalah a exprimé sa fierté d’être élue à la tête de la CGEM. Dans son discours, elle a affirmé son engagement à être au rendez-vous du patriotisme économique et à promouvoir un partenariat gagnant-gagnant avec les partenaires institutionnels, gouvernementaux ou syndicaux. « Nous mobiliserons tous les moyens pour un changement nécessaire et porteur de progrès pour les entreprises marocaines. Un changement qui consiste à conjuguer l’économique au social et qui préfigure un modèle marocain basé sur des particularités nationales au service d’une vision durable et pérenne », a-t-elle déclaré. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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L’Actu Exportations des produits de la mer Un rapport de la Direction des Etudes et des Prévisions Financières • Offre exportable Dans le cadre de sa stratégie de développement des exportations « Maroc Export Plus », le Département du Commerce Extérieur vient de lancer une enquête sur l’offre exportable marocaine. Les entreprises intéressées peuvent remplir un questionnaire, disponible en ligne sur le site www.maroc-trade. gov.ma. L’objectif est de cartographier l’offre marocaine, de façon géographique mais aussi sectorielle, et de définir les besoins en accompagnement des opérateurs. • Agence nationale de la logistique Un décret d’application de la loi portant création de l’Agence Nationale pour le Développement de la Logistique a été libéré par le secrétariat général du gouvernement. Cette agence, dont le siège est à Casablanca, sera sous la tutelle du Ministère de l’Equipement et des transports.

Relevant du Ministère de l’Economie et des Finances, la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF) met à disposition sa dernière publication d’avril 2012 intitulée : « Performances des exportations marocaines des produits de la mer sur le marché mondial », disponible également sur le site web de la direction à l’adresse : www. finances.gov.ma/depf/depf.htm. Il en ressort qu’en 2011, les exportations marocaines des produits de la mer ont enregistré près de 11,7 milliards de Dh, contribuant ainsi pour près de 58% aux exportations alimentaires et pour 6,8% aux exportations globales. Par ailleurs, une baisse remarquable du volume des exportations a été enregistrée en 2011 (-40% en volume et -9% en valeur), suite à la baisse du volume de la production halieutique, notamment pour les pélagiques.

Eaux Minérales d’Oulmès La première bouteille végétale au Maroc Lors de la tenue de la 7ème édition du Salon International de l’Agriculture du Maroc, Les Eaux Minérales d’Oulmès ont dévoilé leur dernière innovation : la bouteille végétale de l’eau minérale naturelle Sidi Ali. Grande première au niveau national, la nouvelle bouteille végétale de Sidi Ali est fabriquée à base de 30% de résidus de canne à sucre et est recyclable à 100%. Cette initiative s’inscrit dans la démarche responsable et citoyenne du groupe Holmarcom en matière de RSE et contribue davantage à la préservation de l’environnement.

USAID et EACCE Partenariat L’Etablissement Autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (EACCE) et le programme Compétitivité Economique du Maroc (MEC) de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) ont organisé, du 23 au 27 avril dernier à Casablanca, une formation sur la norme ISO 22000 au profit de 10 auditeurs de l’EACCE. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la convention de coopération signée par les 2 partenaires le 12 février 2012, qui définit les domaines de coopération dans le but d’introduire de meilleures pratiques internationales en matière de contrôle technique des exportations agricoles et agroalimentaires, l’optimisation de certaines procédures administratives et la formation des agents de l’EACCE. Rappelons que le programme MEC, financé par l’USAID, a pour objectif de réduire les freins au développement du commerce et de l’investissement au Maroc.

Forum Recomed Promotion de l’huile d’olive méditerranéenne Le 16 avril dernier, la ville de Meknès a abrité la 1ère réunion du Réseau Méditerranéen des Villes de l’Huile d’Olive (RECOMED). Créé il y a une année, ce réseau réunissant plus de 15 pays oléicoles méditerranéens constitue une nouvelle stratégie initiée et appuyée par l’UNESCO, le Conseil de l’Europe et le Conseil Oléicole International pour promouvoir l’huile d’olive de qualité. En marge de cette réunion, l’Agro-pôle Olivier a organisé un forum sous le thème : « Marché International et Stratégies de Promotion de l’Huile l’Olive de Qualité », avec l’appui de la Ville de Meknès, du Crédit Agricole du Maroc, de l’Association UDOM et des Conserves de Meknès, et la participation des pays oléicoles méditerranéens membres du réseau Recomed. Ainsi, cette manifestation a été l’occasion de partager les expériences de l’Italie, de la Turquie, de l’Espagne et du Maroc en matière de stratégies de promotion de l’huile d’olive. Dans leurs interventions, les conférenciers ont notamment mis l’accent sur l’amélioration et le maintien de la qualité, l’éducation pour la sensibilisation des générations futures, la formation pour promouvoir les huiles de qualité et la sensibilisation du consommateur à consommer l’huile d’olive extra vierge. Le but étant d’augmenter les ventes et d’améliorer le prix, dans l’intérêt des pays producteurs et importateurs. La séance de débat a été suivie de la cérémonie de remise des Trophées Prémium « Volubilis Extra Vierge Maroc 2012 ». Organisé par l’Agro-pôle Olivier Meknès et l’Association UDOM, ce prix a distingué les meilleures huiles d’olive conditionnées du Maroc : Volubilia et Arij dans la catégorie « Fruitée Moyen », Olealys et Chafia dans la Catégorie «Fruitée Intense». Quant à elle, l’entreprise LCM-Aïcha a remporté le prix Export Huile Olive Maroc 2012 de la meilleure société marocaine exportatrice d’huile d’olive.

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Maroc Pêcherie des petits pélagiques Accès à 74 sardiniers

Salon international de l’entreprise Rendez-vous pour la 5ème édition

Les discussions qui ont eu lieu entre le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et les représentants institutionnels de la profession du secteur de la pêche maritime, syndicats et associations d’armateurs de la pêche sardinière, ont abouti le 27 mars dernier à un accord permettant à 74 sardiniers côtiers d’accéder à la pêcherie des petits pélagiques en Atlantique Sud. Le processus de sélection a été ouvert à tous les armateurs de navires sardiniers côtiers ayant manifesté leur intérêt et montré les engagements pour répondre aux conditions requises (caisses en plastiques, respect des quotas…). Ce sont donc 74 navires sur 200 qui ont été retenus et déclarés conformes aux conditions d’éligibilité. Ils pourront accéder à cette pêcherie à compter du 11 avril 2012 et jusqu’au 31 décembre 2012 et sont tenus de respecter la réglementation en vigueur conformément aux dispositions de l’Arrêté n°3279 du 16 décembre 2010, fixant les conditions d’accès à la pêcherie des petits pélagiques en Atlantique Sud.

C’est du 13 au 17 juin que Fès accueillera le salon international de l’entreprise. Le thème choisi pour cette nouvelle édition est celui de « l’entreprise vecteur de développement durable de la région ». Le salon sera un carrefour de rencontres de toutes les synergies et de tous les talents, et a pour objectif de mettre en valeur les potentialités de la région dans tous les secteurs : industrie, artisanat, tourisme, services… Il réserve un espace dédié au secteur du bâtiment et de la construction pour y présenter les dernières innovations, des produits et des services. Sur une superficie de plus de 3.000 m², le salon accueillera plus d’une centaine d’exposants et plus de 20.000 visiteurs.

Pêcherie des algues marines Amélioration de la biomasse Elaboré en 2010 par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime dans le cadre de la stratégie Halieutis, le plan d’aménagement de la pêcherie des algues a pour objectifs de reconstituer le stock surexploité, d’organiser l’activité, de préserver les emplois formels et d’augmenter la valorisation du produit. Aujourd’hui, les mesures entreprises dans ce sens ont donné leurs fruits. Aussi, la biomasse des algues marines a connu une amélioration de 30% en 2011 comparativement à 2010. Ce constat a été établi suite à la campagne de prospection menée par l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) et qui a mis en exergue des améliorations au niveau de la biomasse et l’augmentation de la ressource en gélidium, algue naturelle et sauvage. Néanmoins, des efforts restent à déployer quant au respect du repos biologique et la lutte contre la collecte illicite du gélidium, phénomène en prolifération à Sidi Bouzid et dans ses environs. Ainsi, les nouvelles orientations visent à encourager l’algoculture de gracilaria et son utilisation pour fabriquer de l’agar alimentaire, sachant que 80% de gelidium rentre dans la fabrication de l’agar alimentaire et 20% dans la fabrication de l’agar bactériologique.

Conserves de poisson Un quota arrêté Désormais, les industries de la conserve de poisson peuvent assurer leur approvisionnement en matière première pour une année, à la suite de la signature, en avril, d’une convention entre le ministère de tutelle et l’Union Nationale Industrielle des Conserves de Poisson (UNICOP). Cet accord prévoit un quota de 100.000 tonnes de petits pélagiques, et permettra ainsi de dépasser la crise d’approvisionnement qui sévit dans ce secteur depuis 2010.

Labels RSE Des entreprises agroalimentaires récompensées Au total, 9 entreprises de différents secteurs se sont vues attribuer les labels de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE), lors d’une cérémonie organisée le 14 mai par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en présence des entrepreneurs, partenaires sociaux, représentants ministériels, etc. Dans le secteur agroalimentaire, le label RSE a été décerné une nouvelle fois à la société Pack Souss, et pour la première fois aux filiales Sucrafor, Sunabel et Suta du groupe Cosumar. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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L’Actu

Maroc

Produits de l’olive Promotion de la consommation intérieure A l’occasion de son Assemblée Générale, le 17 avril 2012 à Casablanca, la fédération Interprolive a organisé une journée sur la promotion des produits de l’olive de qualité. A cette occasion, les résultats d’une enquête de consommation réalisée par le cabinet Meda Consulting a été présentée, ainsi qu’un spot publicitaire générique. Florence CLAIR

G

râce aux nombreux investissements réalisés dans le cadre du Plan Maroc Vert, la production d’olives et d’huile d’olive est en forte augmentation. En 2011, « la production d’olives a atteint 1,7 millions de tonnes, dépassant l’objectif de 910.000 T inscrit dans le contrat programme », souligne Hassan Zouhry, Chef de service Relations avec les Acteurs au Ministère de l’Agriculture. Or, la consommation de ces produits sur le marché national reste très faible : 2 kg/habitant/an d’huile d’olive et 3 kg/hab/ an d’olives de table ! De plus, cette consommation est essentiellement sous forme vrac. Ainsi, moins de 1% des olives de table sont commercialisées sous forme conditionnée.

Un consommateur peu informé

Dans le cadre du contrat-programme signé en avril 2009 entre l’Etat et l’Interprolive, le cabinet Meda Consulting s’est vu confier la réalisation

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d’une étude du comportement du consommateur marocain afin d’élaborer un programme de promotion de la consommation des produits d’olive dits « de qualité », c’est-à-dire conditionnés et produits dans le respect des bonnes pratiques d’hygiène. Réalisée auprès de 100 foyers, l’enquête a permis de dégager plusieurs constats, entre autres : - Le poids de la tradition dans les habitudes de consommation des adultes ; - L’huile d’olive appréciée par les adultes ne l’est pas par les jeunes, qui s’opposent à la tradition ; - Perception erronée de l’huile d’olive, plutôt vue comme un assaisonnement qu’une matière grasse, ce qui en limite les utilisations ; - Préférence du vrac dans l’approvisionnement des olives de table ; - Manque de connaissances des différents types d’huiles et d’olives, alors que les enquêtés sont avides de connaissances ; - L’approvisionnement dans les commerces modernes reste marginal ; - Le rôle de la marque est insignifiant (prédominance du vrac). De ces constats, Meda Consulting a tiré des orientations stratégiques et un programme de promotion de 11 actions (dont 6 prioritaires pour 2012)

mobilisant des canaux de communication très variés. « La complémentarité, en termes de pertinence des messages à véhiculer et des populations cibles, est une caractéristique essentielle des actions formant le programme de communication », indique Abderrahman Ramdaoui, Directeur Général de Meda Consulting. Parmi les principales actions proposées, citons la diffusion d’un spot télévisé pour l’huile d’olive de qualité (sur le thème de l’or vert), un sousprogramme pour les jeunes, de la publicité radiophonique, des débats télévisés, ou encore des actions de formation des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie. Dans ce dernier cas, il s’agirait de les sensibiliser à l’utilisation de l’huile d’olive, mais aussi à l’importance de communiquer sur cet usage. Prochaine étape : la recherche de sources de financement. Le contratprogramme prévoit un financement par l’Etat à hauteur de 50% du programme de promotion, les 50% restants devant être apportés par la profession. Le projet de loi sur les interprofessions, longtemps attendu, serait bientôt prêt et devrait permettre de lever des fonds par la contribution obligatoire de tous les professionnels dans leur association. Quant au Conseil Oléicole International, il pourrait apporter un financement, mais qui resterait assez faible. En attendant, Hassan Debbarh, Président d’Interprolive, a rappelé que « ce panel d’actions ne peut être efficace que si l’on assainit le marché et combat l’informel et le vrac. »


L’Actu

Assises de l’Agriculture 2012 Engagés sur la bonne voie… Quatre années se sont écoulées depuis le lancement de la stratégie Plan Maroc Vert (PMV) sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Lors de cette session des Assises de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, fait le point sur les résultats de la dernière campagne et dévoile les perspectives promises au secteur agricole. De notre envoyée spéciale à Meknès, Sarah OUSAID aux régions les plus touchées. Par ailleurs, le retour des précipitations a eu un impact positif sur les récoltes attendues comme les céréales, dont la production pour la campagne 2011-2012 est désormais estimée à 48 millions de quintaux. Autres bénéficiaires : la nappe phréatique, les prix des aliments de bétail en baisse, les barrages (taux de remplissage de 71%), les parcours et les plantations.

Bilan positif du PMV

T

enue le 24 avril dernier dans la capitale ismaïlienne, la 5ème édition des Assises de l’Agriculture a été placée sous le signe du développement rural. Ce thème symbolise l’importance du rôle incarné par le secteur primaire dans le développement rural sur le plan productif et social et souligne la nécessité de conduire des actions intégrées en vue de mettre en œuvre un développement à retombées socioéconomiques considérables pour le pays. Dans ce sens, des résultats positifs ont été enregistrés. D’une part, la productivité agricole a augmenté à hauteur de 40% sur la période (2009-2011) en comparaison avec la période de référence (20052007). D’autre part, le revenu agricole s’est vu doubler sur la période 20012011 passant de 4.000 à 8.000 Dh/ habitant dans le milieu rural.

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Caractéristiques de la campagne actuelle

« Particulière », telle a été qualifiée la campagne agricole 2010-2011 par A. Akhannouch. En effet, le bon démarrage de la saison avec une pluviométrie de 130 mm en automne n’a pas duré longtemps. « L’agriculture marocaine a souffert depuis décembre 2011 jusqu’en mars 2012 en raison de la baisse de la pluviométrie et d’une vague de froid qui s’est abattue sur le pays », regrette A. Akhannouch. Les conséquences furent sans merci : ralentissement de la croissance des primeurs, hausse des prix des aliments de bétail, dégâts sur des cultures comme les céréales, les pommes de terre ou encore la canne à sucre. Pour pallier au déficit pluviométrique, un programme d’urgence a été mis en place, mobilisant 1,53 milliard de Dh pour venir en aide

En 2011 et en comparaison avec la période de référence, le secteur agricole a enregistré de nettes progressions sur l’ensemble des filières végétales et animales, se traduisant par une amélioration de la production (voir encadré). Cependant, la production du sucre a été marquée par une baisse de 13%, due aux inondations qu’ont connu certaines régions ainsi qu’à des difficultés de terrain. Sur le volet technique, une amélioration notable a été enregistrée dans l’utilisation des

Amélioration de la production en 2011 en comparaison avec la période 2005-2007 Filières végétales : • 83 % pour les olives • 45% pour les dattes • 36% pour les agrumes • 32% pour les rosacées • 4% pour les primeurs • 52% pour les céréales

Filières animales • 56 % pour les viandes blanches • 35 % pour le lait • 22 % pour les viandes rouges


Maroc intrants et des moyens de production, d’où la hausse de la vente des semences, l’augmentation de l’utilisation des engrais et du goutte à goutte…

Les chantiers en cours…

Dans l’objectif de poursuivre le chemin vers la modernisation de l’agriculture nationale, le Ministère de l’Agriculture a lancé des chantiers Nature de la signature

Accord relatif à la construction d’unités de trituration d’olives (MCA-Maroc)

Contrat Programme filière Safran

Contrat Programme Filière Rose à Parfum

stratégiques au nombre de cinq. Il s’agit du conseil agricole à travers le renforcement institutionnel des activités du conseil agricole et la mise en application de la loi 10-57 relative à l’organisation du métier de conseiller agricole privé, la mise en place d’un nouveau cadre stratégique de formation et R&D, le lancement et la finalisation d’agropoles, la commer-

Signataires

• Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Nizar Baraka, Ministre de l’Economie et des Finances et Morad Abid, Président de l’Agence de Partenariat pour le

cialisation et la valorisation, notamment à travers la refonte du cadre réglementaire des marchés de gros et des abattoirs, la promotion du Label Maroc, la mise à niveau du secteur agroalimentaire et la valorisation des produits agricoles, et enfin les études stratégiques telles que l’impact de l’accord de libre échange entre le Maroc et la Turquie.

Objectif

Investissement

• Définir les modalités d’allocation au profit du projet d’arboriculture fruitière en vue de construire 20 unités modernes de trituration des olives.

• Mise en place de systèmes de financement bancaire pour les projets d’unités de trituration d’olives A l’horizon 2020, renforcer la production, développer les infrastructures, valoriser les produits et améliorer les conditions de commercialisation à travers des actions intégrées

100 millions de Dh, dont 94 millions de Dh pris en charge par l’Etat

A Akhannouch, N. Baraka et

A l’horizon 2020, développer les infrastructures, valoriser

103,2 millions de Dh,

Jalal Charaf, Président de la Fédération Interprofessionnelle

les produits et améliorer les conditions de commercialisation à travers des actions intégrées

Memorandum

A. Akhannouch et Mardochée

d’entente MAPMJnan Aicha

Devico, Président de la Fondation Aïcha

Améliorer la production agricole, contribuer à la sécurité

Projet

David Saudan, DG de Nestlé Maroc, Abdelaziz Ouaakka de la

Organiser la production et la

DRA de la région de DoukkalaAbda et Ahmed Hajjaji, DG de l’Agence de Développement

commercialisation de lait pour les agriculteurs de la région Doukkala-Abda

de valorisation

- groupements d’intérêts économiques : 20%

A Akhannouch, N. Baraka et Mohamed Belhoucine, Président de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Safran

Marocaine de la Rose à parfum

d’agrégation dans la filière laitière autour díune unité

- Catlyst Fund : 50%, - gouvernement du Maroc : 30%

Progrès (APP) • Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Crédit Agricole, M. Abid, DG de l’APP

90 millions de Dh qui se décomposent comme suit :

dont 96 millions de Dh financés par l’Etat

alimentaire, créer des emplois et améliorer les revenus agricoles

49,71 millions Dhs étalés sur 3 ans jusqu’à fin 2014

Agricole (ADA)

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L’Actu

Maroc

Risques pays Une croissance au ralenti Organisé en partenariat avec la SMAEX, la CGEM et la CFCIM, le colloque Coface Risque Pays s’est tenu pour la première fois au Maroc le 10 mai dernier, à Casablanca. Le groupe Coface, présent dans 66 pays, dont 20 en Afrique, est l’un des leaders mondiaux de l’assurance-crédit. Cette déclinaison régionale de son colloque annuel parisien avait pour objectif de présenter le panorama des risques pays ainsi que les perspectives de l’économie marocaine. Florence CLAIR

E

n introduction, Nezha Lahrichi, PDG de la SMAEX et Présidente du Conseil National du Commerce Extérieur, a rappelé l’importance capitale, dans un monde en perpétuel changement, de l’information dans les processus décisionnels. D’ailleurs, « la SMAEX est appelée à développer sa propre notation des pays », a-t-elle indiqué. La crise actuelle renforce encore plus ce besoin. Abdelhakim Marrakchi, Vice-Président de la CGEM, estime également que les entreprises marocaines ont besoin de diversifier leurs marchés d’exportation du fait du ralentissement économique des marchés traditionnels et de l’étroitesse et de la forte concurrence qui caractérisent le marché national : « la crise est une opportunité pour nous redéployer et reconquérir des parts de marché perdues. »

Une crise qui perdure

Après cette entrée en matière, l’économiste en chef de Coface, Yves Zlotowski, a présenté un panorama des risques pays, qui sont des mesures de l’influence du cadre macroéconomique et institutionnel des pays

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sur le risque de crédit des entreprises, soit le risque moyen d’impayé. Selon M. Zlotowski, « la crise actuelle est la première récession mondiale depuis la 2ème guerre mondiale, avec le pire pic d’incidents de paiements. De plus, c’est une crise lancinante qui ne se termine pas, car après avoir chuté en 2010, les impayés augmentent à nouveau. » Les entreprises sont donc les premières à souffrir de cette crise. « Mais au Maroc, les performances sont extraordinairement stables. La croissance va se ralentir, mais modérément. Le nuage principal est la crise de la zone Euro du fait de la forte exposition commerciale des exportations, notamment vers l’Espagne », estime M. Zlotowski. Cette résilience va-t-elle se maintenir ? Selon Mohamed Berrada, Président du centre de recherche Links et ancien Ministre des Finances, qui a présenté son analyse des perspectives de l’économie marocaine, certains indicateurs commencent à clignoter : « 2012 sera une année difficile, dont j’estime la croissance à 2,6 – 2,7% », indique-t-il. En cause : la faible croissance chez nos partenaires, impactant les exportations et les nuitées touristiques, mais aussi la faible pluviométrie, annonciatrice d’une hausse des importations de céréales et d’une aggravation de la balance commerciale.

Pour un soutien des industries

Autre point noir : « la source prin-

cipale de dérapage budgétaire est le fait qu’aucun gouvernement ne soit parvenu à mettre en œuvre une réforme courageuse de la caisse de compensation », affirme M. Berrada, avant d’insister sur la balance commerciale et la nécessité de faire une évaluation de l’impact des accords de libre échange qui ont provoqué une explosion des importations de produits alimentaires et de consommation. Plutôt que de pousser la demande, « il faut soutenir les entreprises et l’innovation, exporter plus, produire marocain et consommer marocain », martèle-t-il. La véritable locomotive de l’économie serait donc dans le tissu industriel national. Le colloque s’est conclu par une table ronde sur les stratégies de développement pour les sociétés marocaines, entre crise de la zone Euro et printemps arabe. Hassan Benabderrazik, Président d’Agro Concept, a insisté à cette occasion sur les progrès accomplis par le secteur agricole, « un des rares secteurs qui a accru ses parts de marché à l’exportation », tout en regrettant une offre moins diversifiée qu’auparavant et comptant moins de produits transformés. Saad Benabdellah, Directeur Général de Maroc Export, a quant à lui observé une adaptation de l’offre, les entreprises produisant ce qu’elles peuvent vendre et non plus l’inverse, ainsi qu’une montée en puissance des exportations vers l’Afrique. Cependant, même si la part de l’UE baisse, « ce n’est pas parce que mon premier partenaire est en crise que je dois en changer, sinon je suis opportuniste », tempère-t-il.


Monde France Starbucks en GMS

Mars Chocolat France S’engage pour la santé des consommateurs

Starbucks, un des leaders de la vente au détail et de la torréfaction de café, vient de se lancer en France dans le circuit de la grande distribution, avec des Frappuccinos en bouteille. Disponible depuis mai dans certaines enseignes d’hypermarchés, de supermarchés et de commerces de proximité à Paris et dans sa région (en tout 900 points de vente), ces bouteilles ont été créées en partenariat avec Solinest, suite à la signature d’un accord de licence en décembre dernier. Starbucks est présent en GMS aux Etats-Unis depuis 1996, en réponse à la demande de ses clients pour d’autres occasions de consommation. Ce marché du café en bouteille est par contre encore peu développé en France. « Nous sommes déjà présents sur ce secteur dans le monde entier et notamment dans plusieurs pays européens, où l’expérience auprès des consommateurs s’est avérée très positive », commente Jeff Hansberry, Président du Channel Development chez Starbucks Coffee Company.

Pour ses marques Mars, Snickers, Milky Way, Balisto et Twix, ainsi que pour l’ensemble de sa gamme de barres glacées, Mars Chocolat France signe avec le Ministère de la Santé une Charte d’Engagements Volontaires de Progrès Nutritionnels, dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Par ladite charte, Mars Chocolat France s’engage à consolider la réduction de la teneur en acides gras saturés d’au moins 15% sur toutes ses barres nougatées commercialisées en France (Mars, Snickers, Milky Way) depuis l’été 2010, à réduire la teneur en acides gras saturés d’au moins 20 % sur l’ensemble des barres biscuitées commercialisées en France (Balisto en cours de réalisation, Twix avant fin 2014), à réduire la teneur en lipides totaux et en acides gras saturés de l’ensemble de ses barres glacées par une diminution des matières grasses laitières de 9% à 5% dans les trois prochaines années. Il a fallut au groupe Mars près de cinq années de recherche et un investissement de près de 10 millions d‘Euros pour aboutir à la réduction de la teneur en acides gras des barres chocolatées tout en conservant leurs qualités gustatives, et ce en remplaçant l’huile de palme par de l’huile de tournesol. Une première dans le secteur de l’industrie chocolatière.

Conditionnement Cermex achète Newtec Case Palletizing Spécialiste des machines d’emballage secondaire et filiale du groupe Tetra Laval, Cermex vient d’acquérir Newtec Case Palletizing, expert des systèmes de palettisation du groupe Newtec. Cermex consolide donc sa stratégie de croissance et son expertise dans tous les stades du conditionnement (encaissage, fadelage et palettisation), tout en se créant des opportunités de développement à l’international. Le chiffre d’affaires sera ainsi porté à 120 millions €.

Clin d’oeil Un spray pour l’ivresse Le célèbre designer Philippe Starck a mis au point, en collaboration avec un scientifique, le « WA|HH Quantum Sensations », un aérosol permettant de ressentir l’ivresse sans les effets secondaires de l’alcool. Chaque pulvérisation libère une infime quantité d’alcool, juste assez pour stimuler les récepteurs du palais et du cerveau, sans risque d’alcoolémie. Prix de vente : 20 €. Après la cuisine moléculaire, l’ivresse moléculaire !

Soufflet La poussière de céréales devient énergie Le groupe Soufflet, opérateur français dans les céréales, a publié le premier bilan de sa nouvelle chaudière biomasse, installée en septembre 2011. Fonctionnant à base de poussières de céréales, cette chaudière permet de réduire la consommation annuelle de gaz naturel d’environ 75% et d’économiser sur le transport des déchets. Un procédé particulier permet de maîtriser la combustion de poussière, biomasse instable mais abondante, et jusqu’ici jamais exploitée.

Concours AVPA Les meilleures huiles du monde récompensées Les 19 et 20 avril derniers, l’Agence pour la Valorisation des Produits Agricoles (AVPA, France), a organisé la 10ème édition de son concours annuel des meilleures huiles végétales du monde. Les huiles d’olive italiennes et espagnoles trustent les premières places, mais les huiles tunisiennes, nombreuses à participer, ont bien tiré leur épingle du jeu. Cinq d’entre elles ont ainsi été récompensées, avec notamment un Gourmet d’Or dans la catégorie intensité moyenne – fruité mûr moyen pour l’huile biologique Mahdia de la société Couleurs Olive. Dans la catégorie des huiles de graines et de noix, une nouvelle huile a été particulièrement remarquée : l’huile de Perilla, originaire de Corée du Sud, qui contient jusqu’à 65% d’omega 3. Elle a reçu le Gourmet d’Argent dans cette catégorie. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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L’Actu Cours des matières premières (en Dollars/Tonne) Prix internationaux du cacao, du jus d’orange et du café

Prix internationaux du blé, du soja, de l’huile de palme et du sucre

Tableau de Bord

Baromètre des exportations A fin janvier 2012, les volumes des exportations sont toujours en retard par rapport à la campagne dernière. Les produits végétaux transformés confirment le même niveau qu’en décembre, à -18% par rapport à la même période de la campagne 2010/2011 ; quant aux exportations de produits de la mer, même si elles restent très inférieures aux niveaux de l’année dernière, elles continent de se redresser, passant de -37% à fin novembre à -28% à fin janvier. Les exportations au 31 janvier 2012 ont ainsi atteint : • 120.901 T pour les produits végétaux transformés (t -18% par rapport à la même période de la campagne précédente) • 229.200 T pour les produits de la pêche (t -28%) Tendances des exportations 2011/2012 de produits végétaux transformés (évolution en volume par rapport à la campagne 2010/2011, cumul au 31 janvier 2012, soit 7 mois de campagne) Par produit Conserves de fruits s +31% Conserves d’olives s +1% Huiles végétales t -20% Surgelés t -20%

Prix internationaux des produits laitiers

Par marché Maghreb s +4% ALENA t -4% Autre Afrique t -8% Union Européenne t -16% Tendances des exportations 2010/2011 de produits de la pêche (évolution en volume par rapport à la campagne 2010/2011, cumul au 31 janvier 2012, soit 7 mois de campagne)

(Source : USDA)

Par produit Semi-conserves s +11% Conserves de sardines t -21% Poissons congelés t -26% Farine et huile de poisson t -42%

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Par marché PECO s +48% Union Européenne t -22% Autre Afrique t -23% Amérique du Sud t -50% (Source : EACCE)


eille Réglementaire

L’Actu

Veille Réglementaire

Maroc

Décision du Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies n°831-12 du 6 rabii I 1433 (30 janvier 2012) portant homologation de nomes marocaines. (BO n° 6036 du 5/4/2012). Sont homologuées des normes marocaines, dont : - NM 08.7.022:2012 : Poisson éviscéré et non éviscéré surgelé ; - NM 08.7.045:2012 : Guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP pour la production de la glace ; - NM 08.7.046:2012 : Guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP pour les halles à marée et marchés de gros ; - NM 08.6.150:2012 : Viandes et produits à base de viande – Khlii ; - NM 08.5.600:2012 : Miel – Spécifications ; - Normes relevant du lait et des produits laitiers ; - Normes relevant de la microbiologie des aliments ; - Normes relevant des aliments pour animaux.

Décision du Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies n°915-12 du 6 rabii I 1433 (30 janvier 2012) portant homologation de nomes marocaines. (BO n° 6036 du 5/4/2012). Sont homologuées les normes marocaines suivantes : - NM 08.2.002:2012 : Concentré de tomates – Spécifications ; - NM 08.2.007:2012 : Confitures, gelées et marmelades – Spécifications ; - NM 08.2.024:2012 : Fruits et légumes en conserve - Tomates – Spécifications ; - NM 08.2.060:2012 : Directives pour les milieux de couverture des fruits en conserve ; - NM 08.2.061:2012 : Code d’usages pour la prévention et la réduction de la contamination des aliments en conserve par l’étain inorganique ; - NM 08.2.062:2012 : Code d’usages en matière d’hygiène pour les aliments réfrigérés conditionnés de durée de conservation prolongée ; - NM 08.1.071:2012 : Abricots secs – Spécifications ; - NM 08.1.077:2012 : Pistaches non décortiquées – Spécifications ;

- NM 08.1.100:2012 : Fruits et légumes surgelés - Pêches surgelées – Spécifications ; - NM 08.7.042:2012 : Guide de bonnes pratiques d’hygiène pour la production de poissons en semi-conserves et autres transformations ; - NM 08.7.043:2012 : Guide de bonnes pratiques d’hygiène pour la purification et l’expédition des coquillages vivants. Adoption du projet de loi 39-12 relatif à la production biologique des produits agricoles et aquatiques. Le Conseil a adopté le projet de loi 3912 relatif à la production biologique des produits agricoles et aquatiques, qui ambitionne d’encourager et de valoriser la production biologique de ces produits et des produits de cueillette et de ramassage des espèces sauvages, ainsi que la contribution au développement durable à travers l’amélioration des revenus des producteurs intéressés par ce mode de production. Ce projet de loi vise aussi la protection de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que la garantie de la qualité liée aux produits agricoles et aquatiques issus de la production biologique.

Union Européenne Règlement d’exécution (UE) n°307/2012 de la Commission du 11 avril 2012 établissant des modalités d’exécution pour la mise en œuvre de l’article 8 du règlement (CE) n°1925/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant l’adjonction de vitamines, de minéraux et de certaines autres substances aux denrées alimentaires. Lors de l’évaluation des conditions dans lesquelles la substance concernée est ajoutée à des aliments ou utilisée dans la fabrication d’aliments, il convient de tenir compte de la mise sur le marché, dans un ou plusieurs États membres, du produit alimentaire auquel la substance a été ajoutée. Les États membres peuvent introduire une demande auprès de la Commission lorsqu’une évaluation des conditions dans lesquelles la substance concernée est ajoutée ou utilisée dans la fabrication d’aliments, fait état d’un risque potentiel pour les consommateurs, lié à l’ingestion de quantités de la substance supérieures à celles correspondant à des conditions normales, ou d’un risque potentiel associé à la consommation de cette substance par la population adulte générale ou d’autres groupes de popula-

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tion particuliers, pour la santé desquels un risque a été déterminé. La demande doit contenir des preuves scientifiques pertinentes, disponibles et généralement admises, relatives à l’adjonction de la substance ou son utilisation dans la fabrication de denrées alimentaires, et établissant que les quantités ingérées sont considérablement supérieures à celles correspondant à des conditions normales de consommation et démontrant que les critères sont remplis. Directive 2012/12/UE du Parlement Européen et du Conseil du 19 avril 2012 modifiant la directive 2001/112/ CE du Conseil relative aux jus de fruits et à certains produits similaires destinés à l’alimentation humaine. Les modifications de la directive 2001/112/ CE concernent notamment : - la soumission des produits définis à l’annexe I aux dispositions du droit de l’Union applicable aux denrées alimentaires, notamment au règlement (CE) n° 178/2002 du Parlement Européen et du Conseil du 28 janvier 2002 ; - l’énumération des fruits utilisés, dans le cas de l’utilisation de 2 fruits ou plus (sauf

en cas d’emploi de jus de citron et/ou de limette), dans l’ordre décroissant du volume des jus ou purées de fruits mis en œuvre. Pour les produits fabriqués à partir de trois fruits ou plus, l’indication des fruits utilisés peut être remplacée par la mention « plusieurs fruits », par une mention similaire ou par celle du nombre de fruits utilisés ; - L’étiquetage du jus de fruits concentré non destiné à être livré au consommateur final porte une mention indiquant la présence et la quantité de jus de citron, de jus de limette ou d’acidifiants ajoutés, sur l’emballage, sur une étiquette attachée à l’emballage, ou sur un document d’accompagnement. Les produits qui sont mis sur le marché ou étiquetés avant le 28 octobre 2013, conformément à la directive 2001/112/CE, peuvent continuer à être commercialisés jusqu’au 28 avril 2015. La mention « à partir du 28 octobre 2015, aucun jus de fruits ne contient de sucres ajoutés » peut figurer sur l’étiquetage, dans le même champ visuel que la dénomination des produits visés à l’annexe I, partie I, points 1 à 4, jusqu’au 28 octobre 2016.


Dans les céréales, la présence de moisissures libérant des mycotoxines est un fait très courant. Afin de remédier à ce risque relativement dangereux, des ingénieurs de l’ACIB (Austrian Centre of Industrial Biotechnology) ont mis au point une technique efficace et économique de production d’enzymes capables de dégrader des toxines. Aussi, les chercheurs ont élaboré un traitement enzymatique préventif de la nourriture destinée aux animaux d’élevage. Lesdites enzymes empêcheront l’apparition de mycotoxines. Reposant sur l’utilisation de levures, la production des enzymes fait appel à des méthodes d’ingénierie génétique et moléculaire afin de modifier ces levures en vue de produire des enzymes dégradant un type spécifique de toxine, particulièrement toxique et cancérigène. Cette optimisation de processus de fabrication est le fruit d’une coopération avec Biomin, une entreprise autrichienne opérant dans la production d’additifs alimentaires. Les chercheurs pensent pouvoir prochainement produire un prototype d’additif alimentaire.

© 2004-2012 - bien-et-bio

Toxines des céréales Elimination par des enzymes

Eaux de distilleries Recyclage ! Au niveau des distilleries, l’éthanol est obtenu à l’issue de la fermentation. Pour 1 litre d’éthanol, on obtient environ 5 litres d’un résidu aqueux riche en matières organiques qui, après concentration, est utilisé comme engrais. Quant aux condensats, leur gestion (lagunage préalable, transport, épandage) représente un coût économique de plus en plus conséquent. L’idée est de recycler directement ces condensats dans le circuit de fermentation. Pour ce faire, ils doivent être traités pour éliminer les composés organiques formés au cours de la fermentation et des opérations thermiques qui inhibent la fermentation. Aussi, des chercheurs d’un laboratoire Inra-AgroParisTech ont mis au point une technique combinée de purification des eaux usées de distillerie. Les eaux sont traitées en premier lieu par osmose inverse et échange d’ions permettant d’éliminer 99% des agents inhibiteurs de fermentation. Elles passent ensuite par des résines échangeuses d’anions qui retiennent les composés inhibiteurs les moins bien retenus par osmose inverse. A partir de cette combinaison, les chercheurs ont optimisé les conditions d’application pour améliorer l’efficacité de la rétention et proposer une mise en œuvre industrielle. Ces travaux ont été co-financés par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie) et trois partenaires industriels.

© L. Diat, Crête d’or Entrepriseclose

Charcuterie de volaille Valorisation de la matière grasse Le développement des produits de charcuterie fabriqués entièrement à partir de volaille est freiné par la mauvaise qualité technologique des tissus adipeux de volailles. Des chercheurs du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ont mis au point un procédé innovant pour produire de la charcuterie « 100% volaille » qui pallie au manque de structure de la graisse de volaille. En effet, les technologies développées reposent sur un procédé de fractionnement à sec de la graisse de volaille, basé sur une cristallisation sélective des triglycérides, suivie d’une filtration et/ou d’un procédé de texturation des matières grasses. Les fractions obtenues peuvent être utilisées pour le nappage de terrines, dans les pâtés, mousses, en barde pour entourer des pièces de viande ou de brochettes, dans les saucissons et les saucisses crues. Le CIRAD recherche un partenaire industriel intéressé par l’industrialisation du procédé. INRA Transfert est en charge de la valorisation de cette innovation par la concession de licences pour des applications commerciales dans l’industrie agroalimentaire. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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L’Interview

Suite de la page 3

Régulateur du marché, l’Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses (ONICL) est un maillon essentiel de la filière céréalière marocaine. Son Directeur Général, Aziz Abdelali, met en place une politique de modernisation de cette institution. Alors que la campagne céréalière commence, le point sur les missions de cet Office, l’état de la collecte et les perspectives d’avenir. octobre va bénéficier d’une prime de magasinage. A partir du 15 octobre, nous commençons à décompter les stocks de 7% minimum, que l’opérateur vende ou pas. Ceci les incite à déstocker, afin d’arriver en avril avec des silos vides en vue de la prochaine récolte. Enfin, je lance des appels d’offre pour acheter le blé local destiné à la fabrication de la farine compensée (Farine Nationale de Blé Tendre - FNBT), pour inciter les opérateurs à acquérir ce blé. Le prix est libre, mais par cette série de mesures, nous biaisons un peu la demande.

Qu’en est-il de la régulation pour la production locale ? D’un autre côté, vous avez effectivement la production locale, pour laquelle nous avons l’obligation de pousser les prix vers le haut car on ne peut pas accepter que les fermiers touchent des prix trop bas. Les principales mesures prises jouent sur la demande : en juinjuillet, nous informons les organismes stockeurs de la hausse des droits de douane à un niveau tel que les importations ne seront pas possibles et nous les incitons à mettre leur argent sur le marché intérieur et donc collecter le maximum. Nous prévenons également les agriculteurs qu’ils ont 4 ou 5 mois pour vendre leur blé et les informons des prix du marché ; à eux de négocier ensuite. De plus, nous payons aux organismes stockeurs une prime de magasinage, pour qu’ils achètent le blé et qu’ils le stockent. Concrètement, tout stock acheté entre juin et

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Comment se déroule un appel d’offres pour la FNBT ? Entre un quart et un cinquième des écrasements de la minoterie industrielle sont destinés à produire de la FNBT. Ces farines sont destinées à quelques 1.500 régions démunies, dont la liste est arrêtée par commission interministérielle, en fonction de la carte de pauvreté. Les prix d’entrée et de sortie au moulin sont fixés par l’Etat et nous prenons en charge le transport du moulin à la zone bénéficiaire. Le blé doit rentrer au moulin à 258,80 Dh/q. L’appel d’offres permet de choisir l’opérateur le moins-disant, qui va vendre le blé au prix le plus proche possible de ce tarif. Il y a 6 appels d’offres par an pour la FNBT. Nous sommes aussi chargés d’autres appels d’offres, dans le cadre des accords de libre échange avec les Etats-Unis et avec l’Union Européenne. Pour chacun, il existe un quota de blé qui va entrer à tarif préférentiel. Lorsque les droits de douane sont à zéro, il n’y a bien sûr pas d’appel d’offres. Dans le cas contraire, je dis aux importateurs : « j’ai besoin d’acheter X tonnes de blé d’origine américaine à faire rentrer au Maroc avant telle date et à un taux préférentiel Y. Combien me payez-vous pour avoir accès à cette préférence ? »

Tous ces appels d’offres sont réalisés en fonction des besoins, mais jamais en pleine récolte. Quelle est la situation de la collecte de céréales à ce jour ? A fin avril 2012, la collecte depuis juin dernier dans le circuit officiel des opérateurs agréés par l’ONICL a atteint 22,3 millions de quintaux, ce qui est très raisonnable compte-tenu des difficultés rencontrées en 2011 : il avait plu en mai, ce qui avait sérieusement affecté les récoltes de certaines régions. Au niveau des stocks de blé tendre, nous en sommes à 14 millions de quintaux à fin avril, ce qui correspond à environ 3 mois et demi des besoins des minoteries. Ce niveau est relativement élevé car avec le manque de pluie, la récolte qui se déroule normalement fin mai au sud du pays risque de ne pas être abondante. Nous préférons donc assurer un stock en attendant les récoltes des régions Centre et Nord. Les pluies récentes ont-elles permis de revoir les prévisions de récolte à la hausse ? Je ne suis pas habilité à en parler, mais je peux vous dire que les dernières pluies nous ont énormément soulagés en reverdissant les pâturages et en baissant la pression sur les prix des aliments du bétail. Le gouvernement avait d’ailleurs décidé de lancer deux appels d’offres pour l’approvisionnement en orge subventionnée en mars et avril, afin de faire baisser les prix. Notre production locale de blé tendre, blé dur et orge dépend fortement des précipitations, avec une variation d’un facteur de 1 à 7 d’une année à l’autre. Ces dernières années, avec les efforts réalisés dans le cadre du Plan Maroc Vert, nous avons profité de la moindre goutte d’eau. Il y a un effet de levier très important. Cette année, même avec la sécheresse, on constate que si


Aziz Abdelali, Directeur Général de l’ONICL

rien n’avait été fait au niveau investissement, les résultats auraient pu être pires. Heureusement, les gens ont maintenant compris qu’il fallait utiliser des semences sélectionnées, mettre plus d’engrais, etc. Il faut faire les choses d’une manière professionnelle, on ne peut pas juste semer puis revenir en juin pour récolter. Et si malgré tout l’activité céréalière n’est pas rentable dans certaines régions, il ne faut pas hésiter à opter pour d’autres cultures qui permettront de mieux valoriser les terres et d’améliorer les revenus des agriculteurs. Avez-vous d’autres rôles, en dehors de votre mission principale ? Nous travaillons avec les opérateurs pour essayer de mettre en place un cadre réglementaire dans lequel la profession va se développer. Aujourd’hui, en comparaison avec les pays voisins du Maghreb, nous avons un secteur privé très performant et concurrentiel qui me laisse dormir en paix ! Ce sont eux qui prennent les risques, eux qui approvisionnent le marché, eux qui investissent dans des silos de 40.000 ou 60.000 T…. Et s’ils le font, ce n’est pas pour les regarder vides, mais bien pour les remplir. C’est un capital auquel je tiens énormément et que pour rien au monde je ne laisserais tomber. Au niveau de la transformation, les minoteries sont en surcapacité. Est-ce que la régulation du secteur consisterait aussi à agir à ce niveau ? Il y a effectivement une surcapacité car la compensation a attiré trop d’investissements opportu-

nistes. Il est possible d’avoir un secteur beaucoup plus performant, avec moins de minoteries. Mais aujourd’hui on constate que les investissements récents sont structurants, trop grands pour être opportunistes.

excellent et a fait ses preuves dans d’autres filières, comme la tomate ou les agrumes par exemple, mais il pose des problèmes car nécessite un changement de culture de la part des agriculteurs. Cela viendra avec le temps.

Faites-vous partie de la FIAC (Fédération Interprofessionnelle des Activités Céréalières) ? L’ONICL n’est pas membre de la FIAC, réservée aux professionnels. L’un des grands avantages du Plan Maroc Vert est la responsabilisation de la profession. Dans le contratprogramme pour les céréales, l’une des clauses était la création d’une fédération regroupant les différents maillons de la filière. Je ne vous cache pas que ce n’était pas une tâche facile car il existe des intérêts très contradictoires. Il y a des équilibres à trouver et la FIAC est justement là pour cela. Je suis le secteur des céréales depuis toujours et c’est un secteur qui a toujours été très sensible, très difficile à organiser car vous avez affaire à de très petits agriculteurs. Or, on ne peut pas travailler individuellement car il faut une taille critique minimale pour s’imposer sur le marché, d’où l’idée de l’agrégation. Les minotiers se sont très bien développés et le marché leur impose une certaine qualité, un certain prix. Je compte donc sur l’aval pour qu’il tire un peu la profession vers le haut. D’ailleurs, l’un des grands projets d’agrégation du secteur est le fruit du travail des minotiers avec les agriculteurs eux-mêmes : les minotiers demandent une certaine variété de blé, et s’engagent à acheter la récolte en contrepartie. Ce concept est

Quels sont les projets de l’ONICL ? Notre premier grand projet était l’informatisation afin que tout soit mieux géré et contrôlable. Notre deuxième grand projet est de restructurer les 4 silos pour les rendre privatisables. Enfin, le 3ème projet est le contrat programme dans le cadre du Plan Maroc Vert, par lequel nous essayons de trouver des voies pour le développement et la réforme du secteur en général. Réforme de la commercialisation, réforme de la compensation… : plusieurs sujets sont sur la table. Certains sont assez chauds et il faut attendre le bon moment. Le tout en espérant que l’amont va suivre car nous avons besoin d’un amont concurrentiel, afin d’avoir un blé local qui soit au moins à un niveau acceptable pour les minotiers. Pour cela, l’agrégation est vraiment une opportunité extraordinaire.

Propos recueillis par Florence CLAIR

Parcours

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome de l’IAV Hassan II, Aziz Abdelali a passé un an et demi aux Etats-Unis, avant de revenir au Maroc. Il effectue alors la 1ère partie de sa carrière pour l’USDA (Département américain de l’agriculture) à l’Ambassade des Etats-Unis de Rabat, en tant qu’Agricultural Specialist, pour finir Responsable du Bureau des Affaires Agricoles. Pendant 20 ans, il couvre ainsi tout le secteur agroalimentaire, dont les céréales. C’est en avril 2009 qu’une nouvelle page s’ouvre, avec sa nomination au poste de Directeur Général de l’ONICL.

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Salon SIAM 2012

Une édition fructueuse Une fois de plus, le Salon International de l‘Agriculture du Maroc a remporté un franc succès, notamment de par les importants partenariats engendrés entre le Maroc et différents pays. Compte-rendu d’une édition marquée par ses nombreuses activités et nouveautés. De nos envoyées spéciales à Meknès, Siham HAMDI et Meriem EL HASSOUNI a présenté sa nouvelle gamme de produits lors du salon. D’autre part, certaines sociétés ont choisi de ne pas présenter leurs produits… mais plutôt des photos ! C’est le cas du groupe Delassus qui, en lieu et place des étalages de fruits et légumes, a exposé des photographies… prises par ses salariés ! Une idée originale pour valoriser le Capital Humain. Enfin, certaines entreprises, bien qu’elles ne soient pas exposantes, ont néanmoins répondu présentes au SIAM, en participant à l’une ou l’autre des activités du salon, telle la conférence sur le Halal à laquelle a pris part Agro Food Industrie.

D

SIAM

écidément, le SIAM est devenu LE rendez-vous incontournable pour s’enquérir des nouveautés du secteur agricole. Comme chaque année, ce salon a encore une fois suscité l’intérêt aussi bien des professionnels du secteur que du large public, d’où un nombre important d’exposants et de visiteurs. En effet, 920 exposants, représentant 42 pays internationaux, ont accueilli 180.000 visiteurs, au cours des trois premiers jours.

Un salon grandissant

Outre une surface d’exposition doublée par rapport à la première édition (la superficie étant passée de 50.000m2 en 2006 à 100.000m2 aujourd’hui), l’espace d’exposition a enregistré une augmentation globale de l’ordre de 11 % par rapport à l’édition précédente. Par ailleurs, le SIAM s’est affiché cette année avec quel-

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Des opportunités d’accords

• Charcuterie Miami représentée par sa Directrice Générale Hayat Berka et Michel Bardey, Directeur Commercial.

Le SIAM a été l’occasion de sceller des partenariats entre le Maroc et d’autres pays, à travers la signature de nombreux accords et conventions relevant du secteur agricole. Ainsi, un protocole d’entente a été signé entre le Maroc et le Canada, pays à l’honneur de cette édition, visant à promouvoir, encourager et faciliter la coopération des participants dans des domaines d’intérêt commun liés à l’agriculture, l’agroalimentaire et leurs secteurs connexes. Dans le cadre de ce protocole d’entente, les

ques nouveautés au niveau de ses différents pôles. A titre d’exemple, le pôle Produits a accueilli de nouveaux exposants, comme l’entreprise Charcuterie Miami qui • Signature du protocole d’entente entre le Maroc et le Canada.


Maroc

• Signature de la convention de réalisation du Centre d’excellence maroco-allemand pour l’agriculture.

deux pays partenaires ont convenu d’entreprendre des actions de coopération à travers l’organisation de séjours au Canada portant sur différents domaines, tels la recherche, le conseil, etc., élargissant ainsi la coopération entre le Royaume et le pays de l’érable. D’autre part, il est à rappeler que les discussions sont en cours pour l’accord de libre-échange entre les deux pays, prévu début 2013. Par ailleurs, le « Centre d’excellence maroco-allemand pour l’agriculture » constitue un autre partenariat entre le Maroc et l’Allemagne, un an après l’accord entre les Ministres de l’agriculture des deux pays pour mettre en place ce centre d’excellence. Ce projet-pilote vient alors d’être concrétisé et signe l’engagement, non seulement des autorités, mais aussi d’un certain nombre d’entreprises marocaines et allemandes, comme Ranch Adarouch et Grïmme, société allemande spécialisée dans les machines agricoles. Dédié à la formation et à la démonstration des technologies agricoles, ce centre d’excellence consiste à améliorer le savoir-faire des agriculteurs marocains en recourant à la technologie allemande. Il portera, dans une première phase, sur les cultures céréalières et fourragères, puis sur la production. Ses locaux seront abrités dans un nouvel ensemble situé à Sidi Slimane dans la région du Gharb.

Remise des prix aux lauréats

Au terme de cette 7ème édition, la cérémonie de clôture a été marquée par l’attribution des prix du mérite et d’encouragement, par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, aux exposants et participants qui se sont distingués dans les différents pôles du salon. Ainsi, le prix du mérite a été décerné au groupe OCP, alors que le prix de la meilleure participation internationale est revenu au pavillon du Canada. Par ailleurs, le prix de la meilleure recherche et innovation a été remporté par Itti-

salat Al-Maghrib pour son cyber arbre. D’autres prix pour les meilleurs projets d’intervention ont été remis à la société Agrico Asdim, à l’Université Moulay Ismail, et à Agridata Consulting. Quant au prix du meilleur exposant du pôle « machinisme », il est revenu à Auto Hall. Pour le prix du meilleur pavillon du pôle « produits », l’on retrouvera Holmarcom, tandis que le prix de la valorisation du produit a été remis à Coca-Cola pour sa marque Miami Pulpy. Enfin, un trophée similaire a été décroché par Koutoubia, pour la meilleure valorisation du produit animal. En récompense de leurs efforts dans les principaux secteurs productifs, des prix du mérite ont été octroyés à des agriculteurs choisis par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, de différentes régions et opérant dans divers domaines agricoles. Dans les filières des arbres fruitiers et des légumes, c’est Arbor qui s’est vu remettre le prix du mérite.

Miami s’installe au pôle produit

Pour la 4ème année successive, Coca-Cola a participé à la 7ème édition du SIAM, pour présenter ses nouveautés, notamment Miami Pulpy, et ses projets de développement durable. Rappelons que Coca-Cola Maroc a lancé, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et l’Association pour la Lutte contre l’Erosion, la Sécheresse et la Désertification au Maroc, un projet d’une valeur de 10 Millions de Dirhams pour la sauvegarde de l’écosystème oasien et la réhabilitation d’oasis dans la province de Tata. Ce projet de développement durable s’inscrit dans la plate forme « live positively » de Coca-Cola, un programme citoyen fondé sur sept piliers fondamentaux qui traduisent l’engagement de la compagnie envers la communauté, l’environnement, l’eau, l’intégrité du produit, le conditionnement, une vie saine et active et les bonnes conditions de travail. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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Salon

Maroc

Logismed 2012

Un bilan positif Organisé sous l’égide du Ministère de l’Equipement et du Transport, le salon Logismed s’est tenu du 12 au 14 avril 2012, sous le thème « Défis et enjeux de la logistique méditerranéenne ». Un pari réussi pour la première édition de ce salon de dimension internationale. Siham HAMDI leur compétence logistique et d’optimiser leur supply chain. Logismed a par ailleurs dévoilé les nouveautés en termes d’innovations technologiques, de prestations logistiques et de plateformes aux normes internationales, etc.

• De g. à dr. : Abdelali Berrada, Président de Logismed, et Aziz Rebbah, Ministre de l’Equipement et du Transport.

A

Logismed

près 3 jours d’échanges, de rencontres et d’opportunités pour les participants, Logismed a baissé le rideau sur une édition fructueuse qui a dépassé ses objectifs en termes de nombre d’exposants et de visiteurs. En effet, 126 professionnels du secteur du transport et de la logistique ont participé à cette édition, au cours de laquelle 8.600 visiteurs venus des quatre continents et de toutes les sphères d’activité ont enregistré leur présence.

Logistique : un levier de compétitivité

Le secteur de la logistique est aujourd’hui perçu comme un moteur du développement économique du pays. « Notre ambition est de faire du Maroc une référence dans le développement logistique, un hub attractif pour les acteurs nationaux et internationaux, et un allié de choix pour les pays et régions partenaires », a affirmé Abdelali Berrada, Président de Logismed. A cet effet, le salon a mis en avant les différentes solutions répondant aux besoins et aux exigences des entreprises des secteurs-clients, en vue de renforcer

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Les trophées Logismed

En marge de ce salon, des trophées ont distingué les entreprises performantes ou innovantes en logistique, ayant réalisé un projet logistique au cours des 24 derniers mois. Dans la catégorie Industrie, c’est Centrale laitière qui a été récompensée pour sa stratégie en matière de logistique. L’entreprise a en effet mis en place des process de planification poussée avec révision de la chaîne logistique, de la collecte du lait jusqu’à la distribution du produit fini, ainsi qu’une « Ecole Supply Chain » pour la formation continue des effectifs logistiques, depuis les opérateurs jusqu’aux cadres managers. Le trophée « Coup de cœur » a été

attribué à Younes Tazi, de la Direction de la Stratégie des Programmes et de la Coordination des Transports au Ministère de l’Equipement et du Transport, et à Mohamed Talal, Directeur Général de La Voie Express et Président de la Commission Logistique de la CGEM. Autre concours : celui des meilleurs caristes, organisé par Manorg et Avenir Formation pour la première fois au Maroc, et remporté par Kraft Food, devant DHL Logistics Morocco et Dachser Morocco, ce dernier ayant également reçu le Prix du Meilleur Stand.

Un salon ambitieux

Aujourd’hui, Logismed se positionne comme un salon professionnel pour les professionnels, et se veut un salon de référence accompagnant l’émergence de la culture logistique au Maroc. « Nous pouvons donc nous féliciter de tous les progrès accomplis pour affirmer progressivement le secteur du transport et la logistique, pour lui donner en fin de compte une vision méditerranéenne et africaine », a déclaré M. Berrada. Rappelons que la prochaine édition de ce salon annuel est prévue du 8 au 10 mai 2013.

La logistique au cœur des thématiques

25 conférences et rencontres d’experts, relevant de l’actualité, des enjeux et prospectives de développement de la logistique, étaient au programme au cours de ce salon, avec l’intervention de nombreux professionnels du secteur nationaux et internationaux. Parmi ces présentations, citons l’étude sur la logistique agroalimentaire, réalisée en collaboration avec la Fenagri par GCL Logistics, cabinet de conseil en Supply Chain représenté par Kamal Chraibi et Patrick Remords. Cette étude a porté sur la représentativité du secteur de la logistique dans les entreprises agroalimentaires, en apportant des orientations et des recommandations sur l’optimisation logistique. Objectif : sensibiliser les chefs d’entreprises sur l’importance de ce maillon et contribuer au développement de solutions logistiques adaptées aux entreprises marocaines dans le secteur de l’agroalimentaire.


Salon

European Seafood

European Seafood Exposition

Les produits de la mer font salon Du 24 au 27 avril derniers, Maroc Export a organisé la participation nationale à la 20ème édition de l’European Seafood Exposition (ESE), salon international des produits de la mer. Au total, 25 entreprises marocaines ont bravé la pluie et le froid, mais surtout la crise, pour venir présenter leur offre aux acheteurs du monde entier. De notre envoyée spéciale à Bruxelles, Florence CLAIR

A

vec une grande bannière « Morocco, Taste the freshness » au-dessus de l’entrée principale, aucun visiteur de l’European Seafood ne pouvait manquer de remarquer la présence marocaine cette année ! Avec 25 exposants sur 504 m2, le Maroc signait ainsi sa 13ème participation consécutive à ce salon. Une fidélité qui s’explique par la portée du Seafood, qui, loin d’être un événement belge voire européen, est un rendez-vous international incontournable pour les acheteurs du monde entier (plus de 140 pays). La plupart des entreprises marocaines présentes cette année ne s’y trompent pas et sont des exposants de longue date au Seafood. « Nous participons également au Seafood Boston et à l’Anuga, mais l’ESE est l’événement

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rendue au Maroc la semaine dernière, pour présenter le souhait de l’UE de négocier un nouvel accord de pêche. Des séances de discussions exploratoires vont démarrer dans les semaines qui viennent et détermineront la décision sur la négociation d’un nouvel accord de pêche. L’intérêt du côté de l’UE est manifeste. Du côté du Maroc, nous sommes ouverts à la discussion, à partir du moment où cela se fait dans le cadre du respect des intérêts supérieurs de la nation et des intérêts du secteur national. »

Le business au rendez-vous malgré tout

Malgré la crise, le manque de liquidités et le déficit en ressources, les visiteurs ont répondu présent. Selon à ne pas rater », révèle Mohamed Elbey, Manager de Hafsa Samac.

Un salon sur fond d’accord de pêche

L’offre marocaine couvrait tout type de produit, de la farine de poisson aux surgelés élaborés et même au saumon fumé, en passant bien sûr par les produits frais, congelés, en conserve ou semi-conserve. Le pavillon a été inauguré par Samir Addahre, Ambassadeur du Maroc en Belgique, et Menouar Alem, Ambassadeur du Royaume auprès de l’Union Européenne, qui se sont félicités de l’évolution très positive du stand marocain. Interrogé sur l’accord de pêche Maroc-UE et l’intérêt de sa renégociation, Menouar Alem explique que « la Commissaire européenne en charge de la pêche s’est


Belgique

le bilan officiel, 25.000 acheteurs et vendeurs ont arpenté les allées de l’ESE cette année, soit le même nombre que l’année précédente. Selon plusieurs exposants, l’affluence a en effet été plus calme que prévue. Cela n’a pas empêché toutefois de faire des affaires. « Il y a moins de monde que d’habitude, mais les visites sont plus qualitatives et nos clients viennent avec des projets beaucoup plus intéressants », déclare Julien Dujol, Business Unit Manager de Seafoodexport. « J’avais arrangé plusieurs rendezvous à l’avance mais j’ai eu aussi des nouveaux contacts. J’ai signé des contrats sur place dès la première journée », se réjouit pour sa part Rochus Zeevaarder, représentant de la société Copelit. Outre le business, les conserveurs marocains étaient aussi là pour rencontrer en un seul endroit tous leurs clients et les rassurer face à la rareté et à la cherté du poisson marocain : « 2011 a été très mauvaise et nous avons beaucoup de contrats en retard. Nous sommes venus surtout pour rassurer nos clients, leur expliquer la situation et leur dire que nous honorerons nos engagements », indique Driss Rhalimi, Directeur Commercial d’Aveiro Maroc. Le pavillon marocain a bénéficié

Vu sur le salon : un burger à l’anchois ! La société péruvienne Tasa vient de lancer sur son marché local un burger à base de filets d’anchois (6%). Pré-cuit, riche en oméga 3, ce produit surgelé présente également une couleur brune semblable à celle d’un hamburger classique au bœuf.

d’une animation préparée par le Chef Hicham Aouad qui a attiré les foules avec des dégustations de spécialités comme les briouates, les rillettes aux deux saumons, etc. De nombreux exposants regrettent toutefois la position

excentrée du pavillon marocain dans le dernier hall et espèrent que l’emplacement sera meilleur pour la prochaine édition, du 23 au 25 avril 2013. M. Toulba, Directeur du groupe Cofrigob et Secrétaire Général de la FENIP, remarque également que le pavillon manquait de professionnels. Car comme le souligne un exposant, « ce n’est pas parce que l’on a rien à vendre que l’on doit faire l’économie du salon ! »

Innovations : les gagnants du Seafood Prix d’Elite

Organisé pour la 12ème fois, le concours Seafood Prix d’Elite récompense les meilleurs nouveaux produits de la mer de l’année sur le marché européen. Les gagnants sont : • Prix du meilleur nouveau produit pour la grande distribution et Prix spécial emballage : En K de Caviar, de Karviari (France) Un conditionnement original et nomade pour déguster 15 grammes de caviar en toute occasion : au bureau, à l’hôtel, en discothèque, en voyage, au spa, pour un pique-nique… Le packaging se décline en 6 couleurs et contient une cuillère de dégustation. Une nouvelle façon de consommer le caviar ! • Prix du meilleur nouveau produit pour la restauration : Zeeuwse Creuse Caresse, de Prins & Dingemanse (Nouvelle-Zélande) Cette huître creuse de Nouvelle-Zélande a bénéficié de soins particuliers : régime alimentaire à base d’algues nutritionnelles,environnement optimum et contrôlé, sans pollution. • Prix de la praticité : Lerøy Päleggslaks Provence, de Hallvard Lerøy (Norvège) Des tranches rondes de saumon fumé sauvage de 8 cm de diamètre. • Prix spécial nutrition et santé : Vita-All de Jens Møller Products (Danemark) Une boisson énergétique non gazeuse, fabriquée à partir d’algues et de différents jus de fruits, enrichie en vitamines, antioxydants et avec un peu de caféine. • Prix de l’originalité : International Shrimp S’cones de Dish Hospitality (Inde) Des cônes croquants farcis de deux recettes de crevettes black tiger : l’une à la sauce tomate et au fenugrec et l’autre au curry et à la noix de coco. • Prix de la meilleure gamme de produits de la mer : Seafood Duo, de Heiploeg Group (Belgique) La gamme Seafood Duo pour risotto, pour pâtes ou pour paëlla est une combinaison de crevettes, d’écrevisses et d’une sauce à la truffe, au parmesan et au vin blanc, prête à l’emploi. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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Focus • Qu’est-ce qu’une usine idéale ? • Bâtiments, lots techniques, froid industriel, laboratoire et même entrepôt de stockage : des conseils d’experts

Conception d’usine

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Conception d’usine

Les clés pour réussir sa construction

Conception d’usine

L’entrepôt

Les clés pour réussir sa construction

Le dernier maillon

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Focus Conception d’usine

Conception d’usine

Les clés pour réussir sa construction Nouveau projet ou extension, la conception d’une unité agroindustrielle répond à de nombreuses contraintes techniques. Productivité, hygiène, chaîne du froid, mais aussi sécurité du personnel, efficacité énergétique, adaptabilité aux évolutions du marché… sont autant de paramètres à prendre en compte. Tour d’horizon dans ce dossier. Meriem EL HASSOUNI, Siham HAMDI et Sarah OUSAID

C

oncevoir une unité industrielle en agroalimentaire s’amorce par une série de démarches administratives à accomplir. En termes de ressources humaines, l’entrepreneur doit être entouré d’une équipe de maîtrise d’œuvre constituée d’un architecte, d’un Bureau d’Etudes Techniques (BET) spécialisé en agroalimentaire et d’un économiste. Le créateur d’entreprise est appelé à disposer d’un cahier des charges de la zone d’implantation, d’études d’impact environnemental, et d’études techniques architecturales du bâtiment et des lots techniques de son usine Tous Corps d’Etat (TCE). Il peut ensuite déposer son permis de construire et adresser des demandes d’agrément sanitaire auprès des directions régionales de l’ONSSA. A la fin des travaux, une visite de réception est effectuée pour accorder le numéro d’agrément sanitaire de l’unité agroalimentaire. Un contrat de suivi sanitaire en cours de fonctionnement est également à établir entre les deux parties.

Des bâtiments sûrs et adaptés à l’activité

Pour les entreprises naissantes comme pour les expérimentées, le challenge à relever reste le même. « Il s’agit pour elles d’améliorer et d’optimiser en permanence leur outil industriel, en termes de conception, de mise en œuvre, d’exploitation,

de maintenance… Pour in fine, raccourcir les délais de mise sur le marché et satisfaire la demande de leurs clients », affirme Mounir Souizi, Vice President BUs Infrastructure & Industry chez Schneider Electric. En général, la structure des bâtiments est constituée d’une charpente métallique avec des façades en bardage isolant extérieur et des cloisons internes en panneaux sandwichs isothermes. Les huisseries et les portes agro-industrielles garantissent ergonomie, facilité d’entretien, solidité et sécurité. « Ce type de construction présente de multiples avantages, tels que la rapidité d’exécution, une composition en matériaux correspondant aux règles d’hygiène en vigueur et une facilité de modification ou d’extension des locaux. Enfin, ce mode de construction correspond aux exigences HQE car les nuisances de chantier sont minorées », précise Marcel Zardoni, Directeur Général du Cabinet IR2A. De plus, la conception même des bâtiments doit pouvoir s’adapter aux futures extensions de production et de stockage : « les ateliers doivent évoluer facilement pour accueillir de nouvelles lignes de fabrication pour des produits dont le renouvellement et la mise sur le marché s’accélèrent. Elles ont donc besoin de disposer des technologies les plus performantes », affirme M. Souizi. Ainsi, compte tenu de l’importance du projet et FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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Focus

Focus Conception d’usine senfumage, robinet d’incendie armé (RIA), extincteurs idoines.

Lots techniques : des buts communs

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sente une parfaite sécurité sanitaire avec une possibilité de démontage. • Portes « va & vient » : en matériaux minimum M1, dotées d’un anti-pince doigt avant et arrière ainsi qu’un grand oculus qui évite les collisions pour le personnel circulant dans les deux sens. • Sanitaires du personnel : cuvette WC à l’anglaise, lave mains commande non manuelle et douche, • Protection incendie : centrale de détecteur « incendie », système dé-

Les secrets d’une adaptation optimale de l’outil industriel

Face à la demande des marchés, la réactivité est le maître mot pour l’entreprise agroalimentaire qui souhaite rester concurrentielle. Voici quelques recommandations aux professionnels pour adapter rapidement l’outil de production. Adopter : • Une approche collaborative permettant le partage de l’information dans un temps réel à travers une interface avec les « Entreprise Resource Planning » (ERP). Elle donne une vision claire et synthétique de chaque situation pour prendre les décisions qui s’imposent. • Une approche d’automatisation des process et des machines par la gestion des process batch et le changement simple et rapide des lignes de conditionnement. En effet, la 3ème génération de systèmes d’automatisation de machines offre une flexibilité accrue des lignes de conditionnement, permettant une augmentation de cadence jusqu’à 30%. • Une approche de mesure de performance par des systèmes d’identification et de mesure, applicable de la réception à l’expédition, avec la détection de critères de qualité des produits finis et l’identification des lots. Les données collectées doivent être facilement et rapidement consultables pour la vérification ou la gestion des éventuelles situations de crise. • Une approche de contrôle avancé par la gestion des inventaires. Une gestion efficace des stocks est le facteur d’équilibre entre flexibilité et efficacité économique.

(Source : Schneider Electric)

des investissements mis en jeu, le hasard n’a point de place. Il est nécessaire de faire appel à un cabinet d’ingénierie spécialisé en agro afin de réussir à couvrir l’ensemble des aspects menant à la concrétisation de cette réalisation. Bien entendu, les locaux doivent être conçus de manière à assurer hygiène et sécurité du personnel. Pour la sélection des matériaux, le prestataire au même titre que le client se doit d’exiger le « mieux ». « Non seulement nous adaptons, mais nous obligeons nos clients à se soumettre aux obligations des normes d’hygiène et de sécurité. Aussi, aucune installation émanant de notre société ne se verrait refuser un agrément ! », affirme Gérard Albert, Directeur Général de Stale. Selon M. Zardoni, les conditions pour garantir hygiène et sécurité sont : • Sol : revêtement en résine époxy, pour ses qualités antidérapantes et hygiéniques, • Murs : revêtement en panneaux sandwichs ayant une tenue au feu M0 (incombustible) ou M1 (difficilement inflammable) ainsi que des qualités hygiéniques grâce à un joint traité au silicone fongicide et des profils sanitaires assurant la continuité des parois. • Plafond : modulaire en dalle de 60 X 60, soit en laine de roche avec film lavable ou en dalle aluminium. Il pré-

En ce qui concerne les lots techniques dans lesquels on regroupe l’alimentation électrique et pneumatique, la plomberie, la ventilation…, ils doivent être conçus de manière à converger tous vers les mêmes objectifs. Il est question d’assurer une fonctionnalité du process de production ou de transformation quel qu’il soit, de garantir des conditions de sécurité du travail, des conditions d’hygiène optimale, une bonne configuration et bonne ergonomie des postes de travail et présenter une facilité d’entretien et de nettoyage pour les locaux et les équipements. « Les sources d’alimentation sécurisées permettent aux systèmes de continuer à fonctionner pendant un certain temps après une coupure d’alimentation inattendue, mettant ainsi la production en état de repli, et en enregistrant les paramètres nécessaires », ajoute M. Souizi. Quant au volet de la sécurité du travail, « les équipements électriques sont dotés de disjoncteurs 30 mA et les appareillages ont des indices de protection IP 45/IP 55 étanche et anti-bactérien », précise M. Zardoni.


© Ben Earwicker Garr

Focus

Pour la plomberie sanitaire, les circuits d’eau chaude sont traités et configurés « anti-légionellose ». Ils sont équipés en mitigeur et limiteur de température d’eau chaude pour éviter les risques de brûlures… De plus, l’eau est traitée pour garantir sa potabilité et les rejets sont épurés en fonction des filières.

Performance, sécurité et hygiène du process

« Dans l’ensemble des filières agroalimentaires, l’emploi d’équipements à

base d’acier inoxydable AISI 304 ou similaire est une obligation réglementaire, le bois étant formellement interdit », rappelle M. Zardoni. Les ateliers de fabrication peuvent être en panneaux isothermes avec deux faces en acier laqués et un isolant de polyuréthane injecté. Les angles verticaux et horizontaux ont des profils sanitaires arrondis et des plinthes basses avec lèvres d’étanchéité. Néanmoins, il existe des contraintes relatives à chaque domaine d’activité (température de travail entre 2°C et

4°C pour les produits de la mer, 4°C et 6°C pour les viandes rouges, isolation de l’air ambiant pour les produits laitiers…) En ce qui concerne les lignes de fabrication, « les machines doivent être encore plus rapides, plus flexibles et capables d’exécuter des opérations toujours plus complexes tout en consommant moins », souligne M. Souizi. Et pour ce faire, il est nécessaire de mesurer, pour chaque équipement, les temps de fonctionnement ainsi que ses performances pour favoriser la mise en place d’actions d’amélioration continue. La mise en place d’outils de surveillance et de diagnostic permet de détecter rapidement voire d’anticiper les pannes. D’une part, la maintenance corrective et les arrêts de production en cas d’intervention sont réduits. D’autre part, les opérations de maintenance sont optimisées. La sécurité alimentaire elle, est assurée par la fiabilité des outils d’hygiène, de formation et de traçabilité utilisés.

Environnement et efficacité énergétique vont de pair

La conception d’une usine agroalimentaire est également liée à d’autres contraintes spécifiques à l’environnement et à l’énergie, et qui

Conception des laboratoires

© Yuri Nemkin

Dans l’usine agroalimentaire, un laboratoire d’analyses interne peut s’avérer nécessaire pour assurer un contrôle permanent des produits, tout au long de la chaîne de production. Et disposer de cette partie de l’usine est généralement avantageux. « La rapidité peut être un avantage, essentiellement pour les analyses physico-chimiques », répond Mounir Diouri, Directeur Général de Qualilab International. « Avoir un laboratoire en place permet d’assurer la sécurité alimentaire, de répondre aux exigences législatives, de mieux maîtriser le process, etc. », ajoute Youssef Guennouni, Président de Professional Labo. Installer un laboratoire d’analyses en interne requiert pourtant des pré-requis, dont certains sont spécifiques à chaque type de laboratoire. A titre d’exemple, le laboratoire de microbiologie doit être absolument isolé et loin de la zone de production. « Les risques sont de nature à amplifier des germes pathogènes et contaminer la production entière de l’entreprise », affirme Dr Diouri. De plus, « les installations de l’eau et des eaux usées doivent être distinctes par rapport à celles de la production. En plus, s’il y a un système d’aération, il faut qu’il soit indépendant de celui de la production », souligne-t-il. Un certain nombre de règles ne doivent pas non plus être oubliées quant à l’entretien du laboratoire. « Les bonnes pratiques de laboratoire doivent être respectées, à savoir le nettoyage et la désinfection, le contrôle de la température de travail, le flux du personnel, des échantillons, des déchets, etc. », ajoute Dr Diouri. Installer un laboratoire au sein de l’industrie est avant tout un « projet » en lui-même. « Avant toute installation de laboratoire, il faut prendre le temps de faire une analyse de besoin en se posant les questions suivantes : quel est le risque pour la présence d’un laboratoire dans les locaux de l’usine ? Quelle est la nécessité de faire des analyses en interne ? Quel est l’impact sur le coût d’exploitation ? », explique le Directeur Général de Qualilab International. D’après Youssef Guennouni, « un investissement en laboratoire diffère d’un secteur à l’autre et dépend de la dimension de l’usine. Il peut débuter à partir de 150.000 Dh et peut aller jusqu’à plusieurs millions de dirhams ».

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Conception d’usine mations énergétiques. C’est un principe qui ne se limite pas à la construction des locaux, mais qui est aussi valable pour les équipements et les processus de fabrication performants », fait savoir Mohamed Outmouhine, Consultant en conduite de projet et management d’équipe. « Il est important de prendre en compte l’efficacité énergétique, et ce dès la conception du bâtiment, afin de

centraliser la gestion de l’énergie à tous les niveaux de l’entreprise : bâtiments, lignes de production, machines, etc., et là où l’on consomme de l’énergie », réitère Mounir Souizi qui rappelle que la gestion centralisée de l’énergie permet en effet d’optimiser toutes les consommations, sans avoir d’impact sur le confort des exploitants, ni sur les capacités techniques propres à leurs activités.

Récapitulatif de l’usine « idéale »

• Situation géographique avec un environnement sain, • Construction du bâtiment avec matériaux faciles d’entretien et de maintenance • Postes de travail spacieux et ergonomiques, • Bureaux de contrôle « Entrées, Sorties » des produits et vision sur la fabrication • Eclairage naturel optimisé, éclairage artificiel en fonction des postes de travail, • Niveau acoustique interne et externe minimum, • Traitement d’air adapté aux postes de travail, • Salles des machines et locaux techniques facilement accessibles pour la maintenance, • Contrats de maintenance globalisés et révisions périodiques, • Circuits de « visites des clients » isolés des zones de production.

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(Source : Cabinet IR2A)

doivent être prises en compte. En ce qui concerne l’aspect environnemental, une étude des impacts environnementaux est nécessaire avant le lancement d’un projet, et consiste à l’identification, l’analyse, l’évaluation, la réduction et la surveillance de ces impacts. Il faut également tenir compte des rejets industriels sur la nature et recourir à des solutions comme le traitement et la récupération des déchets liquides, solides et gazeux. « Les effluents (déchets, eaux usées, etc.) doivent faire l’objet d’un traitement particulier avant leur rejet au réseau public », affirme Marcel Zardoni qui souligne qu’une usine doit être située dans un environnement sain. Outre l’environnement, l’efficacité énergétique constitue un autre aspect à prendre en considération dans la conception d’une usine agroalimentaire, qui a besoin aujourd’hui d’un outil industriel le plus économe possible. « Une bonne conception est incontestablement le meilleur moyen pour optimiser les consom-

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Focus De même, bien que la production industrielle engendre une consommation d’énergie à travers différentes voies, comme le fonctionnement des machines, le dégagement de chaleur, l’éclairage, la réfrigération et la climatisation, etc., « toutes ces charges en énergie doivent être maîtrisées par des options techniques et financières très étudiées, faisant partie d’une étude globale de consommation d’énergie », souligne Marcel Zardoni. A cet effet, il existe actuellement de nouvelles techniques en matière d’économie énergétique. « A titre d’exemple, les qualités des nouveaux matériaux de construction en termes d’isolation énergétique sont considérables et de nos jours incontournables pour minimiser les coûts de structure ainsi que les coûts de revient des produits », assure M.

Froid industriel

Focus Conception d’usine Outmouhine. Certaines solutions doivent aussi être mises en place afin de garantir le contrôle, la supervision et la gestion globales de l’entreprise. Selon Mounir Souizi, ces solutions servent à la mesure, à l’analyse et à l’optimisation énergétique de la production, à savoir la consommation moyenne d’énergie et l’émission moyenne de CO2 par tonne de produit fabriqué. D’autre part, elles permettent d’optimiser l’énergie au niveau des bâtiments, notamment en ce qui concerne le contrôle du chauffage, de la ventilation et de la climatisation. De même, une moindre consommation en énergie n’entrave pas la productivité. « En choisissant un tel système de management global de l’énergie, les industriels bénéficient de solutions intelligentes qui leur permettent de diminuer leurs

dépenses d’investissement et d’exploitation, de réduire en moyenne de 30 % leur facture énergétique, sans perdre en productivité », assure M. Souizi. D’autre part, il s’agit là d’une occasion pour s’inscrire dans une démarche de développement durable. Les entrepreneurs marocains sont-ils toutefois sensibilisés au principe de l’efficacité énergétique ? « Plusieurs campagnes de sensibilisation ont été mises en place par l’Etat marocain, visant à sensibiliser les entrepreneurs aux gains possibles par l’adoption d’une politique d’efficacité énergétique », répond Mounir Souizi. Finalement, intégrer le respect de l’environnement et l’efficacité énergétique dans la démarche peut être fortement lié à la culture de l’entreprise.

La chaîne du froid est l’un des éléments essentiels dans une usine agroalimentaire et donc de sa conception. L’accompagnement des industries dans l’installation des systèmes frigorifiques tient compte principalement des éléments suivants : 1. Calcul des dimensions des chambres froides : dépend de la capacité de stockage de chaque équipement. « Dans une unité de congélation de poisson, la capacité de stockage est soit sur un seul niveau allant de 3,5 à 4m de hauteur, soit sur deux niveaux allant jusqu’à 8m », explique Samir Fathi, Gérant de la Samofri. « Nous orientons le client vers des dimensions qui vont faciliter l’entreposage et le contrôle du produit entreposé », ajoutet-il. 2. Type de produit à traiter : les surgelés et les produits frais nécessitent un stockage consommateur d’énergie. Quant aux procédés de surgélation, le choix des équipements dépend du produit et du résultat souhaité. Par exemple, la congélation des poissons se fait dans des tunnels de surgélation rapide à -40C°. « Une température et une humidité relative optimales doivent être bien choisies pour une meilleure conservation ou surgélation du produit en question », explique Emilio de la Fuente, Directeur technique de Frigicoll. 3. Efficacité énergétique : pour une bonne efficacité énergétique, plusieurs aspects devraient être pris en considération. Entres autres, le type de l’installation frigorifique. L’utilisation de systèmes évaporateurs de haute superficie en conservation et décongélation par air et de systèmes de décongélation par gaz chaud dans des chambres de surgélation assurent une bonne efficacité énergétique. Les équipements frigorifiques ont un double impact sur l’effet de serre : en raison de la consommation d’énergie qu’ils nécessitent, d’une part, mais aussi parce qu’ils fonctionnent grâce à des fluides frigorigènes. « Aujourd’hui, beaucoup d’innovations dans le froid sont basées sur l’économie de la consommation énergétique et son rôle éco-responsable, telles que : systèmes de variateurs de fréquence aux moteurs, système CO2, système de froid indirect avec l’eau-glycol et les systèmes de haute efficacité énergétique », souligne Emilio de la Fuente. 4. Choix du système frigorifique : « calculs de bilans thermique, dimensionnement du matériel, réalisation de schéma de plans d’implantation sur logiciel : toutes ces étapes doivent être effectuées pour le bon déroulement d’une l’installation frigorifique dans une IAA », souligne Samir Fathi. Le coût d’installation d’une chambre froide dépend du type d’activité de chaque entreprise. « Le coût de la mise en place d’une chaîne de froid dans une unité de stockage de poissons congelés d’une capacité de 50 Tonnes coûte environ 580.000 Dh, contre 380.000 Dh pour une chambre froide positive d’une capacité de 50 T pour des produits végétaux (fruits et légumes », indique Samir Fathi.

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Focus L’entrepôt

Le dernier maillon Lien entre l’usine et le circuit de distribution des produits, l’entrepôt de stockage, qu’il soit intégré à l’usine ou indépendant, est un point névralgique pour toute usine agroalimentaire. Cette zone nécessite une étude de conception détaillée afin d’optimiser ses coûts de construction et de fonctionnement.

© Abcd

Florence CLAIR

E

n préambule, il convient de distinguer pour le secteur alimentaire deux grandes familles d’entrepôts : les entrepôts secs (pour un stockage à température ambiante) et les entrepôts à température dirigée (pour les produits frais –froid positif – et les produits surgelés – froid négatif). « Certains produits, comme le chocolat par exemple, nécessitent une hygrométrie contrôlée en plus de la température », complète Pierre Caruana, Associé de GCL Optima, cabinet de conseil en logistique.

Dimensionnement : les points clés

De nombreux critères sont à prendre en compte pour la conception des espaces intérieurs d’un entrepôt de stockage : - Une fois le type de produit identifié, toutes ses spécifications ainsi que celles du support de manutention doivent être déterminées : cohabitation des différents produits, dimen-

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sions, poids, conditionnement en carton ou non, configuration des palettes… - La capacité de stockage peut être basée soit sur le stock maximum, soit sur le stock moyen, tout en tenant compte de l’évolution commerciale de l’entreprise. - Les contraintes de la gestion de stock influent sur le type de stockage : mode FIFO (First In, First Out) ou FEFO (First Expired, First Out) - Les flux et leur chronométrie doivent être bien identifiés afin d’harmoniser les flux et donc d’optimiser les surfaces. - Tous les process doivent être répertoriés (réception en vrac ou en palette, stockage, préparation des commandes, expédition…). - Enfin, le type de véhicule déterminera la configuration des quais et des aires de manœuvre.

Une structure adaptée pour une exploitation optimale

Au niveau de la structure du bâtiment proprement dite, la tendance pour les produits secs est le stockage en rack en sol +4 voire sol +5. Le sol du bâtiment doit donc être parfaitement adapté : « il faut un sol plat, ce qui peut sembler élémentaire mais ne l’est pas, et un dallage avec une capacité importante de résistance mécanique, notamment aux

effets de poinçonnement des pieds de racks », explique Jean Thédenat, Directeur d’Abcd Maroc, société spécialisée dans la réalisation clé en main de plates-formes logistiques et d’unités industrielles. « De plus, une excellente qualité de dallage permet une résistance dans le temps et une vitesse d’exploitation importante, la vitesse de gestion de la palette étant une conséquence directe de la qualité du dallage », renchérit M. Thédenat. Dans le même ordre d’idée, il convient de réduire au maximum le nombre de poteaux et de ne pas faire d’entrepôt à étage. Le nombre de portes à quai doit également être suffisant pour assurer une bonne vitesse d’expédition et de réception. Pour les produits frais, il convient encore plus d’optimiser la taille de l’entrepôt afin de ne pas avoir à refroidir des espaces inoccupés et donc réduire les coûts énergétiques. Quant à l’isolation de l’entrepôt, elle repose sur le principe de la bouteille thermos, soit une « boîte dans la boîte, d’autant plus performante que la température doit être basse », indique M. Thédenat. Concrètement, on construit « un bardage double peau et portes étanches sur les quais pour le chargement des camions », complète M. Caruana. Conséquence, si le coût moyen de construction d’un entrepôt sec de 10.000 à 20.000 m2 varie entre 3.000 et 4.000 Dh/m2 hors foncier selon Abcd Maroc, il faut compter plus du double pour un entrepôt frigorifique. Une bonne conception, basée sur une étude approfondie réalisée par des spécialistes est donc d’autant plus importante et « permet des gains de 10 à 30% sur le coût des surfaces de stockage », selon M. Caruana.


Conception d’usine

Vers une dissociation stockage/distribution

La montée en puissance du secteur de la distribution moderne amènera

des bouleversements dans la logistique des industries alimentaires. En effet, dans un premier temps et à l’instar de ce qui s’est passé en Europe par exemple, les enseignes de distribution imposeront la mutualisation des marques à la livraison, puis, pour certaines, créeront leurs propres entrepôts dans un second temps. Pour M. Caruana, « mon conseil est de conserver le stockage usine et de livrer en palettes complètes, à un ou plusieurs entrepôts locaux ou régionaux externalisés. Ces entrepôts se chargeront de mutualiser les produits en regroupant différentes marques, et de préparer et livrer ensuite les différents points de vente. » Cette externalisation permet également à l’industriel de se concentrer sur son métier - la recherche, le marketing, la production et la vente - et de laisser à des professionnels de la logistique le soin d’investir dans les outils. Ceci est d’autant plus vrai que les contraintes logistiques de qualité, de traçabilité, de management de la chaîne logisti-

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que en général, deviendront de plus en plus contraignantes (pour le bien du consommateur final). Les installations, les outillages, les systèmes d’information… continueront à progresser. « Ceux qui anticiperont ces évolutions seront gagnants », conclut M. Caruana.

© Abcd

Hygiène et sécurité (notamment incendie) sont également des éléments majeurs. Un entrepôt destiné à stocker des produits alimentaires se doit d’être conçu avec des matériaux au grade alimentaire et facilement nettoyables du sol au plafond afin d’éviter toute pollution. Quelques exemples : sols traités epoxy ou polyuréthane, véhicules de manutention fonctionnant à l’électricité, sans oublier les vêtements et hygiène du personnel, la gestion des eaux pluviales, etc. L’efficacité énergétique doit également être prise en compte dès la conception, notamment au niveau de la production de froid et de l’éclairage. Un éclairage fluorescent par exemple est amorti en seulement deux ans. Il est également possible d’utiliser la lumière naturelle ou encore d’indexer les éclairages, pour n’éclairer que les rangées utilisées.

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Ressources

Les engrais Pour une meilleure productivité agricole Pour la 3ème année consécutive, le Maroc a abrité la conférence « FMB Africa 2012 », tenue du 18 au 20 avril 2012 à Agadir. Organisé par le groupe OCP et le Fertilizer Market Bulletin (FMB), ce congrès africain a mis en avant l’importance des engrais dans l’amélioration de la productivité agricole en Afrique. Siham HAMDI Pour les décideurs politiques, l’amélioration de la productivité agricole est devenue un leitmotiv en vue d’assurer la sécurité alimentaire dans leurs pays, en mettant en place des stratégies facilitant l’accès et l’utilisation des engrais. D’autre part, la sensibilisation des petits agriculteurs est aussi un paramètre important pour une utilisation optimale des engrais.

Les engrais : faible consommation !

Eléments vitaux pour l’agriculture, les engrais assurent l’apport en élément nutritifs, améliorent les rendements agricoles • Allocution d’ouverture de Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, lors du FMB Africa 2012. et contribuent à la régéremière source de revenus se pencher sur la faiblesse de ce nération de la qualité des sols. Or, des populations africaisecteur en Afrique, sans omettre des chiffres alarmants démontrent nes, l’agriculture constitue de soulever la crise alimentaire de qu’avec moins de 1% de la consomun levier indispensable 2010 qui a touché de nombreux pays mation mondiale d’engrais pour 18% de la croissance économique du africains à la suite de la flambée des des terres cultivables de la planète, continent. Or, le secteur souffre en cours des produits agricoles. Les l’agriculture africaine souffre d’une termes de productivité, compte tenu engrais s’avèrent ainsi une arme qui très faible utilisation des fertilisants, de la faible utilisation des engrais. contribuera à une véritable Révoluce qui provoque une décroissance Une problématique commune qui a tion Verte Africaine. de la production agricole africaine réuni quelques 500 participants à Lors de cette conférence, deux malgré l’augmentation des surfaces la troisième édition du FMB Africa, grands panels ont permis de débatcultivées. Pis encore, l’on prévoit afin de discuter de l’amélioration de tre sur les stratégies à adopter pour que la production agricole pourrait la productivité agricole en Afrique, à l’amélioration de la productivité agrichuter de 30% dans les 15 prochaitravers une solution durable : l’utilicole, autour de deux thèmes impornes années si l’utilisation des engrais sation des engrais. tants : l’accès au marché des engrais n’est pas intensifiée. Rappelons pour le petit agriculteur africain d’une que la consommation d’engrais en Zoom sur la productivité part, et, d’autre part, les innovations Afrique tourne autour de 8 kg/Ha/an agricole et les investissements du marché contre 120 kg/Ha/an dans le reste du Le FMB Africa a été l’occasion de national et régional des engrais. monde.

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Matières premières OCP : des solutions adaptées Etant l’un des principaux exportateurs d’engrais phosphatés, le groupe OCP est un véritable acteur engagé et solidaire de l’agriculture africaine et de la Révolution Verte, à travers sa contribution dans la démocratisation de l’utilisation des fertilisants en Afrique. De plus, le groupe s’est engagé dans la réalisation d’une cartographie des sols du continent, qui permettra d’offrir aux agriculteurs africains des engrais adaptés à leurs sols et d’accroître ainsi leur productivité. Dans le cadre de sa politique de recherche et d’innovation, l’OCP a développé des solutions « sur mesure » adaptées aux cultures et aux besoins des sols, telles que : - NPS : nouvelle gamme de complexes fertilisants, ces engrais sont à base de phosphate et d’azote et enrichis en soufre. Lancés en février 2012 par l’OCP, les NPS ont été testés par le groupe avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) sur des sols basiques, notamment sur des cultures de maïs en Côte d’Ivoire. Ces produits sont destinés aux régions souffrant d’une carence en soufre et permettent de réduire la toxicité par l’aluminium ; - Teractiv : cette solution fertilisante à base de phosphate réactif a été développée par l’OCP après avoir testé les sols de quelques pays africains. Ce produit s’adapte en effet aux sols acides, puisqu’il diminue leur acidité et réduit la toxicité en aluminium, augmentant de ce fait l’efficacité des engrais et la réhabilitation des sols. D’application directe, cet engrais se caractérise par son accessibilité et sa facilité d’utilisation. Il est destiné à des cultures bien définies comme le cacao, le maïs, le coton, etc. ; - Feed Phosphates : ce nouveau produit est destiné à l’alimentation animale et sa commercialisation est prévue pour mai 2012. A base de calcium et de phosphate, ce produit est fabriqué à partir de matières premières 100% marocaines conformes aux standards internationaux de l’alimentation animale ; - La carte de la fertilité des sols : cette base de données géographique de la fertilité des sols repose sur un certain nombre de critères tels les nutriments, le pH, l’alcalinité, etc., et permet de mesurer l’adaptabilité du sol aux fertilisants. Ce projet a été développé sur 3 ans et s’étale sur 9 MHa. Au Maroc, les cartes sont aujourd’hui finalisées au niveau de différentes régions (Meknès, Fès, El Hajeb, etc.), et suscitent l’intérêt d’autres pays africains comme l’Ethiopie, le Nigeria et le Ghana,…

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Process

Performance achat Pourquoi avez-vous besoin d’améliorer votre performance ? 1ère partie

Il reste toujours des choses à couper, des gains à faire ! Après la crise de 2008, vous pensez que vous aviez déjà passé beaucoup de dépenses au rabot. Notre objectif est de vous démontrer, à travers une série d’articles, qu’il existe une méthodologie éprouvée qui vous permettra d’atteindre encore et directement des gisements d’économie majeurs.

Meriem BENNIS,

Manager Performance Grant Thornton Conseil m.bennis@fidarocgt.ma

de capitaux sont soucieux de taux de retour sur investissement élevés et rapides. Ils requièrent la garantie d’une rentabilité croissante à terme. Enfin, l’environnement légal est de plus en plus contraignant, engendrant un important mouvement de normalisation. Ainsi, la mise en conformité aux normes alimentaires requises par l’ONSSA (Office National de la Sécurité Sanitaire, délivrant les agréments), présente un coût supplémentaire.

Avec quelles difficultés internes devez-vous composer ?

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u-delà d’initiatives telles que le gel des recrutements, la réduction des participations aux salons et des déplacements en classe affaires, il existe des outils de professionnalisation et de pérennisation de l’optimisation des charges et achats. Dans cette 1ère partie, voyons d’abord pourquoi vous avez besoin d’améliorer votre performance.

A quelles contraintes externes faites-vous face ?

Les entreprises du secteur agroalimentaire sont confrontées à un environnement externe et interne de plus en plus hostile et critique. En effet, en externe, des enjeux majeurs sont touchés, notamment par l’agrégation du marché fournisseur qui dicte les prix, causant ainsi un risque

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d’entente et de perte de pouvoir de négociation. Une plus grande compétitivité à la vente a été exacerbée par l’ouverture aux marchés extérieurs au travers des nombreux accords de coopération commerciale signés par le Maroc. La biscuiterie et la confiserie turques par exemple ont envahi le marché national depuis l’avènement du libre échange avec la Turquie. Une tendance actuelle inflationniste a découlé de la crise sur les matières premières entamée en 2008 puis atteignant des niveaux records dans les bourses mondiales depuis 2010, sans retour (maïs, beurre, café…). Les clients sont par ailleurs de plus en plus exigeants en termes de dynamique et de régularité de service, en plus des prix à maintenir au niveau le plus bas. Les actionnaires détenteurs

De la même manière, au niveau interne, les niveaux de satisfaction de service ont évolué depuis l’avènement d’une approche contractuelle intra compagnie. La conception des produits « prix » s’articule autour de prix de vente cibles, « Target Price », amenant une pression dans l’atteinte d’un coût cible budgétisé. La démar-

Lexique KPI : Key Performance Indicators, Indicateurs de performance. Lead Time : Temps nécessaire de l’émission de la commande à la réception de la marchandise (à ne pas confondre avec transit time). TCO : Total Cost Ownership. Time to Market : Temps de préparation du lancement d’un produit, de la conception à la mise sur le marché.


Achats le biais d’outils décisionnels voulus instantanés, sur des périodes régulières et rapprochées. Les systèmes de reporting et KPI se généralisent.

Où en est votre niveau de performance ?

Il existe des solutions adaptées selon les configurations de votre entreprise. La démarche s’articule autour des axes suivants : - Structuration et réduction des coûts ; - Professionnalisation de la fonction achats pour pérenniser les gains ; - Pilotage et mesure de l’activité pour une performance durable ; - Identification, qualification et quantification des opportunités et du potentiel de réduction des coûts. Cette démarche permet : - La production d’économies, rapides et visibles dans le compte de résultat ; - La sécurisation du taux de service et d’une base fournisseurs ; - La mise en place des bonnes pratiques pour s’inscrire dans l’amélioration continue. Avec cette méthode, vous pouvez atteindre une réduction des coûts d’achats de 5% à 35%. Pour atteindre une croissance de rentabilité de 25%, il est plus efficace de réaliser 5% d’économies que de déployer un effort commercial pour augmenter le chiffre d’affaires de 25% (cf. graph. ci-dessous). L’objectif des articles suivants consistera à élucider les étapes de cette méthodologie.

Dans les prochains numéros : Comment identifier rapidement et efficacement les chantiers d’optimisation achat ? Comment mettre en place le programme de réorganisation et de réduction de coût ?

Une réduction des coûts d’achats de 5% équivaut à un accroissement des ventes de 25%

© Grant Thornton Conseil

che est ainsi inversée : le prix d’un produit alimentaire sera fixé à 1 Dh au préalable à la recherche des éléments de coût qui vont permettre la conception du produit ; l’exemple type est le yaourt. De plus, les cellules Marketing ont accéléré le time-to-market, nécessitant la mise en place d’une veille sur le marché en alerte continue, assurant une réactivité perpétuelle et la réduction du lead time. Par ailleurs, les organisations s’orientent de plus en plus vers le résultat, qu’elles soient des coopératives, des associations, ou des entreprises industrielles agroalimentaires. L’actionnariat exprime un besoin de pro-activité, de gestion stratégique, grâce à un capital humain averti avec des compétences en phase. Les fonctions financières émettent quant à elles une pression sur la rallonge des crédits fournisseurs afin de soulager la trésorerie. Le marché marocain a souffert d’un manque de liquidité drastique en dépit des montants conséquents émis par la Banque Centrale Marocaine à plusieurs occasions. Enfin, la demande de visibilité et de publication transparente est de plus en plus grande. La finalité est d’analyser les indicateurs et de piloter par

L’ensemble de ces enjeux impacte profondément la performance de l’entreprise et sa rentabilité, surtout quand les achats pèsent en général plus de 50% du chiffre d’affaires dans le domaine alimentaire. Dans ce contexte, vous pouvez rencontrer de nombreuses situations de dysfonctionnements et être affectés par des symptômes de sous-performance. Des alertes liées à la triptyque de prix, délai, qualité sont banalisées du fait de leur expansion : des coûts d’achat en hausse, des niveaux de stock qui grimpent, un coût de main d’œuvre qui dérive, des ruptures d’approvisionnement graves, une obsolescence des stocks, la détection tardive de non qualité incluant son coût caché (TCO). Compte tenu de ces environnements interne et externe, vous devez certainement vous poser certaines questions : - Avez-vous les méthodes et outils vous permettant de faire face à ces contraintes ? - Avez-vous conscience des risques liés aux dysfonctionnements actuels ? Des gains potentiels ? - Maîtrisez-vous l’efficacité et l’efficience de vos achats ? Comment améliorer votre rentabilité ? - Quel est le niveau de maturité de vos fonctions achats et logistiques ?

Quelle démarche suivre ?

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Process

Solutions Fournisseurs • LOGISTIQUE

• PUBLICATION

Aldata. Gestion de réapprovisionnement

Mettler-Toledo. Nouveau guide sur la productivité agroalimentaire

Aldata, l’un des leaders mondiaux de l’optimisation du retail et de la distribution, présente sa nouvelle solution Aldata Replenishment Insights, un système qui aidera les entreprises à identifier les forces et les axes d’amélioration de leur gestion du réapprovisonnement. Basée sur des indicateurs clés « Stocks », « Taux de Service », « Productivité Métier », Aldata Replenishement Insights permet aux entreprises de mesurer et de comparer plus facilement leurs performances, et d’en identifier ainsi les forces et les axes d’amélioration. Pour chaque indicateur, il offre aux utilisateurs une vision claire de leur performance, résumée en un écran contenant : un tableau récapitulatif des données nécessaires à l’analyse, leur représentation graphique permettant d’identifier directement les enjeux (histogramme 2D) et un outil de tri, permettant de comparer les données par famille de produits (commerciales, fournisseurs, utilisateurs, etc.). Disposant d’une plate forme ouverte, Aldata Replenishment Insights peut s’intégrer à n’importe quelle solution de gestion des approvisionnements déjà en place et être déployée en quelques jours seulement.

Psion. RFID intégré au PDA Psion, fournisseur de solutions d’informatique mobile à l’échelle mondiale, présente son nouveau produit NEO UHF RFID, un module qui se monte à l’arrière d’un PDA et qui permet la lecture rapide des tags, quel que soit l’environnement. Cette technologie s’intègre en outre facilement dans d’autres dispositifs de capture de données et peut être utilisée et déployée dans diverses applications, notamment dans la gestion des stocks et le commerce de détail. Le NEO UHF de Psion est également l’un des plus petits lecteurs industriels UHF du marché, ce qui en fait un outil parfaitement adapté aux applications telles que les inventaires ou le contrôle des articles dans les points de vente. Ce produit est idéal pour les clients ayant des exigences élevées en matière de gestion des stocks, d’inventaires, et d’une manière générale, de traçabilité des produits. Il offre une combinaison d’avantages, aussi bien sur le plan ergonomique, par sa légèreté, que sur le plan fonctionnel, par sa haute capacité de lecture d’étiquettes RFID.

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Mettler-Toledo publie un nouveau guide sur la productivité agroalimentaire, destiné aux personnes chargées de la conception des processus et de la sélection des équipements. Ce guide permet d���identifier les domaines pouvant faire l’objet d’une optimisation par le biais d’une adaptation des processus, par la sélection du bon équipement ainsi que par le développement de procédures opérationnelles permanentes et de processus d’étalonnage adaptés. L’ouvrage aborde des recommandations pour l’optimisation des processus de pesage, de contrôle ou de mesure, Ainsi, l’industriel bénéficie rapidement : d’un transfert de matières rapide et précis, d’une minimisation du gaspillage grâce aux services de suivi et de traçabilité ainsi qu’aux méthodes de formulation et de dosage reproductibles, d’un débit optimisé des processus manuels et automatisés, d’un remplissage cohérent dans les emballages en lots et de vente, d’une réduction des plaintes et des procédures judiciaires grâce à une meilleure détection des corps étrangers, d’une forte réduction du gaspillage produit grâce à la réduction du surdosage, et d’une précision de pesage constante et durable grâce à des procédures de contrôle de l’étalonnage et de la performance adaptées.


Nouveautés • PROCESS Ishida. Peseuse associative linéaire pour produits délicats La peseuse associative linéaire CCW-NZ-110 représente une véritable solution pour maintenir la bonne production des produits délicats. Pour la première fois en Europe, la CCW-NZ-110 s’intègre à la ligne des produits enrobés du site Sucralliance. Elle a été spécialement développée par Ishida et comprend 20 bennes de 0,5 litre revêtues d’un matériel spécial amortissant. Les dragées arrivent sur la table de répartition par un élévateur de godets spécifiquement conçu. Grâce à la bonne flexibilité de la peseuse, l’utilisation de la ligne peut s’étendre à d’autres produits enrobés tout aussi fragiles. • La cadence peut atteindre 50 sachets/minute avec un taux très faible de non-conformité, de l’ordre de 0,5%. • Les dragées ne chutent pas, elles suivent une pente douce de 45°.

Concetti Group. Ensacheuse automatique A l’occasion du salon Ipak-Ima qui s’est tenu à Milan du 28 février au 3 mars 2012, Concetti Group, spécialisé dans la production de machines de pesage, ensachage, fermeture de sacs et la palettisation de produits d’écoulements libres, a présenté sa nouvelle ensacheuse FFS Continua™. Ce système innovant d’ensachage, complètement automatique pour sacs plats ou à soufflets, forme, remplit et soude des sacs réalisés à partir de bobines de différentes largeurs et matériaux, tant en PE qu’en PP. L’utilisation d’une bobine à la place de sacs préformés constitue un avantage économique évident pour le client, du fait de la réduction des frais de main-d’œuvre et de la productivité de l’installation, avec un coût matière plus faible par rapport aux sacs préformés, permettant ainsi d’amortir dans des délais resserrés les frais d’acquisition du matériel. L’applicateur de zip, importante innovation de Concetti Group, peut être ajouté aux FFS Continua™. Le dispositif prend un zip refermable pour le placer exactement et le souder sur la bouche du sac, transformant ainsi des sacs normaux préformés en sacs refermables, tout en réduisant significativement les coûts de l’ensachage.

• LOGISTIQUE TKT. Conteneurs isothermes TKT propose des conteneurs isothermes TKT type C-720 et G-180, des outils logistiques permettant un flux efficace des produits thermiquement sensibles. Le conteneur de type C-720 pèse 90 Kg, et est d’une dimension extérieure de 735 x 955 x 1770 mm, et de 610 x 810 x 1440 mm à l’intérieur, avec une contenance d’environ 720 litres. Ce modèle contient un verrouillage au centre de la porte, 2 poignées latérales de manutention, 1 poignée rabattable dans le creux de la porte, un châssis à roulettes résistant au froid, un dispositif de maintien de la porte en position ouverte, une coque intérieure lisse, des profilés verticaux cintrés vers l’intérieur, des panneaux en PE (2 mm d’épaisseur) et des plinthes de protection (sur 3 faces). Le conteneur de type G-180 gerbable est de 30 Kg, d’une dimension extérieure de 660 x 810 x 630 mm et intérieure de 520 x 640 x 490 mm, avec une capacité de charge d’environ 160 litres, une ouverture par le haut avec deux poignées de transport rabattables. Les panneaux sont en PE (2 mm d’épaisseur). Ces produits sont distribués au Maroc par Cottafut.

• HYGIENE Groupe Bobet. Lave-bottes compact Dans la continuité de ses produits, Bobet Matériel a conçu un lave-bottes et semelles nouvelle génération « lave-bottes compact 2012 ». Un équipement qui assure le lavage et la désinfection des semelles et des bottes ou chaussures, avec une puissance maximum et un encombrement minimum. Il répond aux besoins de petites industries qui utilisent des postes individuels, ou des entreprises avec des accès secondaires non équipés. Le lave-bottes est fabriqué en inox 1.4307 et pèse 100 Kg. Il est doté de 3 moteurs de 0,25 Kw (un par brosse) qui assurent un brossage plus rapide (300 tours/min) et d’une grille de récupération des déchets qui joue le rôle d’un premier filtre pour collecter les souillures sur la face avant. Enfin, l’appareil est directement raccordé sur le système d’évacuation d’eau (pas de siphon intermédiaire).

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Qualité

Gestion des déchets industriels 2013, décrétée année contre le gaspillage La question des pertes et du gaspillage semble être une prise de conscience très récente pour les pouvoirs publics et les populations. Les pays développés semblent se préoccuper de ces questions depuis belle lurette, alors même que les pays du Sud de la Méditerranée s’intéressent depuis la fin du siècle dernier aux problèmes des pertes agricoles. Tous les pays se doivent de veiller à leur mode de production agricole et donc s’intéresser au mode de consommation et aux problèmes concomitants de perte et de gaspillage. Abdallah JAWAD,

Consultant en Emballage/Logistique jawad-ab@menara.ma

Des pertes chiffrées

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n France, le réseau de professionnels pour conforter la sécurité et la qualité des denrées animales, plus connu sous le nom de RESEDA, a réalisé, depuis une décennie, une enquête sur les pertes au niveau de la production industrielle avec l’aide de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie). Lancé en septembre 2010, le Plan national pour l’alimentation du Ministère de l’Agriculture français a consacré tout un chapitre sur le gaspillage, devenu un enjeu à l’échelle européenne. Pour sa part, la Commission Européenne a réalisé une étude dans tous les pays européens et le parlement a tout dernièrement adopté un vœu, afin que la Commission se penche sur le sujet et décrète 2013 « Année contre le gaspillage ».

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La définition des pertes varie selon les pays et les cultures. On distingue les déchets industriels organiques (fuite ou perte selon qu’il s’agit d’un problème inhérent au procédé ou à une malfaçon), les déchets inévitables (les os, les coquilles d’œuf) et les déchets partiellement évitables (les peaux des légumes et fruits par exemple). En France, les pertes de ce type sont estimées à 89 millions de tonnes, soit 179 kg par personne sur toute la supply chain. Une étude de l’ADEME établit que l’on jette 20 kg de produits encore consommables, dont 7 kg de produits encore emballés au niveau des consommateurs et des petits commerces, y compris les restaurants. Un rapport du groupe de travail du Centre d’Etude et de Prospective du Ministère de l’Agriculture français, consacré au gaspillage et sur le thème de l’alimentation durable, détaille le rôle de l’emballage dans le flux des produits de grande consommation. Selon cette étude, les pertes et gaspillages dans les pays industrialisés se produisent au niveau de l’usage par le consomateur. Ramadan est là pour nous rappeler qu’au Maroc, le gaspillage des

produits alimentaires fait rage. Nos poubelles débordent de produits non consommés. Il y a donc une prise de conscience générale de la nécessité de réduire les gaspillages qui ont un réel coût environnemental et économique, estimé à 430 € par an et par habitant en France. Chez nous, maints outils ont été mis en œuvre, entre autres la mise en place de la Charte Nationale sur l’Environnement et le développement durable et la loi 20-00 relative à la gestion des déchets.

Du rôle des industries agroalimentaires

Aujourd’hui on se pose la question de la finitude de la planète, on étudie les cycles de vie des produits, le coût environnemental du contenu par rapport au contenant. Les industriels font beaucoup d’efforts et de recherches pour limiter les pertes à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Toutes les actions menées pour établir les « taux de restitution » d’un emballage ou encore la notion de « cuillérabilité » d’un yaourt sont intéressantes. L’emballage peut véritablement être un levier de préservation des ressources et les industriels peuvent inciter à de bonnes pratiques de prévention et d’utilisation. Il y a une véritable marge de manœuvre pour les industries agro-


Environnement alimentaires, notamment dès lors qu’elles sont contraintes par un ensemble de règles sanitaires très strictes en matière de sécurisation microbiologique (DLC et autres DLUO). On peut concilier le souci des consommateurs d’acheter des produits de plus en plus sains et la volonté de réduire les emballages. C’est au niveau de l’affichage que l’effort doit être apporté, mais aussi d’une meilleure compréhension par les consommateurs de la notion de DLC et DLUO. Souvent, ces indications ne sont pas très lisibles ou mal comprises. La notion « d’utilisation optimale » mériterait par exemple une campagne d’explication : ce n’est pas parce qu’un produit a dépassé cette date qu’il n’est plus consommable. « Meilleur avant le » serait la formulation la plus adéquate. L’amélioration de la qualité et la garantie de la sécurité sanitaire du produit font partie des finalités visées par le Plan Maroc Vert. Or, s’il est un fléau qui subsiste, c’est bien la prédominance des marchandises vendues en vrac et l’informel. Si l’informel, sans l’éliminer, suit les standards internationaux nous pourrons aller plus vite. L’objectif du Plan Maroc Vert demeure la sûreté alimentaire et assurer au consommateur la disponibilité du produit et la consommation d’un repas sain, complet et économique.

Recyclage et valorisation des déchets industriels

De toutes les filières de traitement de déchets, le recyclage est la solution qui emporte pratiquement tous les suffrages. Les papetiers ont pu trouver dans le recyclage l’occasion idéale de redorer le blason d’une industrie souvent critiquée par les écologistes. Le recyclage des vieux papiers est assuré d’une part par les six producteurs nationaux de vieux papiers et cartons, et d’autre part par les fabricants d’alvéoles pour l’emballage des œufs.

Sur les 400.000 tonnes de cartons consommés en 2006, 80% proviennent de la récupération. La consommation de vieux papiers et carton est de l’ordre de 160.000 T. Le recyclage est, intellectuellement, la solution idéale. La récupération des emballages est un « métier » assez développé du secteur informel. La branche la plus active de l’économie souterraine est celle des ramasseurs ambulants de carton et papier qui jouent un rôle économique et écologique important. Ils opèrent une collecte sélective et le produit de la collecte oscille entre 40 et 150 kg par jour et par ramasseur. Ces derniers constituent le premier maillon de la chaîne du processus de récupération, sans pourtant en être les principaux bénéficiaires. Ce sont les intermédiaires qui tirent les marrons du feu, car ils disposent de moyens logistiques performants pour approvisionner l’industrie. Dans le cadre de sa stratégie de développement, un cimentier a mis en place en 2007, dans la province de Berrechid, une plate forme de regroupement et de prétraitement de déchets industriels. Cette plateforme vise à offrir à la collectivité un service d’élimination écologique des déchets et permet aux cimentiers de réaliser des économies en matière de consommation d’énergie. Le Maroc foisonne d’imagination et d’idées. La dernière en date est celle du lancement de la bourse des déchets industriels, un concept nouveau pour le pays, lancé par la Commission Développement durable de la CGEM et mis en place par le Centre Marocain de Production

Propre (CMPP). En structurant et en coordonnant les filières de traitement des déchets, une économie et des emplois durables peuvent être développés. En évitant le gaspillage, en valorisant et en donnant une valeur économique aux déchets, on règle un problème à la fois économique social et environnemental. L’objectif de cette Bourse des déchets industriels est de servir d’interface entre les industriels, producteurs de déchets, et les opérateurs qui recherchent une matière première. L’esprit de cette nouvelle structure est de passer d’un déchet qui représente une pollution et un coût pour l’entreprise à un déchet qui représente une valeur. L’application de la loi 20-00 va en faciliter le développement, puisque cette bourse offre la possibilité à l’industriel de vérifier d’abord s’il peut valoriser ses déchets avant de les mettre en décharge. Elle permettrait à terme de promouvoir le recyclage, le réemploi et contribuerait à éliminer le gaspillage.

Etre éco-consommateur

Consommer bien, c’est vivre mieux ! Cette référence à la qualité de vie rejoint notre préoccupation d’une consommation durable respectueuse du concept réunissant l’économie, l’éthique et l’environnement. Par la traçabilité et un étiquetage détaillé sur la nature et la composition des produits et des emballages, le consommateur sera à même de procéder à l’acte d’achat en toute confiance. C’est l’émergence de l’éco-consommateur. Etre éco consommateur aujourd’hui, c’est comprendre et valider ou non tel ou tel produit par rapport aux conditions de sa fabrication et son impact sur l’environnement. Concernant la Charte de l’environnement, les consommateurs ou leurs associations se positionnent favorablement pour que chacun ait le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé, et que toute personne contribue à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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Marchés Commercialisation des dattes

Potentialités encore sous-exploitées Le Maroc est un pays présentant de grandes potentialités en matière de palmier dattier. Le grand atout est que la demande est au rendez-vous et les perspectives prometteuses. Cependant, les potentialités de cette filière sont largement sous-exploitées. Les efforts de tous les acteurs de la filière se conjuguent pour changer beaucoup d’habitudes, surtout au niveau de la commercialisation des dattes. Les différentes phases du processus (de la production à la commercialisation) sont ainsi appelées à connaître une mise à niveau exceptionnelle. Meriem EL HASSOUNI Un marché demandeur mais…

L

a participation aux salons nationaux et aux foires internationales, ainsi que les échanges avec des clients potentiels pour les dattes marocaines ont confirmé une fois de plus qu’il existe des opportunités commerciales très importantes à saisir pour ce produit tant apprécié. « Le marché international est clairement demandeur », annonce Bernd Pöeschk, Adjoint du Chef d’équipe/ Expert en Marketing et Commercialisation du Programme MCA*/Maroc, Projet Arboriculture Fruitière/ TC-5B. « Ceci a été confirmé lors de la participation des représentants de la filière aux

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foires Fancy Food, Anuga et Fruit Logistica. Une multitude de demande concrètes ont été formulées par des clients potentiels », poursuit-t-il. Les personnes intéressées sont surtout des professionnels d’Europe et des pays du Golfe. Néanmoins les dattes marocaines ne sont pas encore bien connues à l’échelle internationale et même nationale. Ainsi, la grande distribution installée au Maroc est intéressée par la datte marocaine mais encore hésitante quant aux partenaires commerciaux avec lesquels elle pourrait établir des contrats de livraison régulière.

En effet, l’offre ne répond pas encore aux exigences des clients et des consommateurs. La non disponibilité des dattes en quantité et en qualité suffisantes (homogénéité des dattes, salubrité, présentation, emballage, étiquetage, etc.) déprécie considérablement sa commercialisation. Conséquence : la balance commerciale extérieure demeure déficitaire. Les importations irakiennes et tunisiennes sont appelées à la rescousse. Le Maroc exporte de petites quantités de dattes et importe une quantité annuelle de l’ordre de 40.000 tonnes en provenance principalement de l’Irak (40%) et de la Tunisie (35%), le reste étant réparti entre l’Arabie saoudite, la Syrie, les Emirats Arabes Unis et l’Algérie. Un peu plus chers que la production locale, les produits importés se démarquent par un conditionnement plus attractif. Ils sont de plus en plus demandés par un consommateur devenu particulièrement regardant quant à la qualité des produits alimentaires.

Des efforts qui se conjuguent

Au-delà des salons, c’est au niveau des choix du gouvernement et des outils utilisés pour encourager le secteur dattier qu’il faut s’arrêter. Les palmeraies bénéficient d’un intérêt grandissant de la part du gouvernement marocain et des bailleurs de


Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

fonds internationaux, avec l’initiation de nombreux programmes de développement et de mesures structurantes visant la préservation du patrimoine phoenicicole. L’intégration des palmeraies dans le cadre du Projet Arboriculture Fruitière (PAF) du programme MCA 2008-2013 a ainsi été mise en œuvre. L’activité du projet porte sur plusieurs points : soutien des unités de conditionnement et de celles en cours de construction, amélioration des pratiques culturales, appui à la commercialisation, formation et assistance technique des opérateurs de la filière du palmier dattier, conseil et développement des plans d’affaires pour le conditionnement des dattes, équipements d’emballage et entreposage au froid au niveau des coopératives secondaires. Plusieurs expériences ont d’ores et déjà été initiées par les acteurs du PAF. Résultats : beaucoup de changements ont pu être réalisés, entres autres la possibilité de traiter les dattes après la récolte contre l’infestation par les pyrales, qui peut affecter jusqu’à 30% de la production. D’autres projets sont en cours d’exécution. Ainsi, le PAF a organisé un atelier « business to business » réunissant la grande distribution et les producteurs des dattes en vue de l’établissement de contrats réguliers avec des partenaires commerciaux et de tests consistant à vendre des échantillons de dattes pour analyser les préférences des consommateurs quant à la présentation du produit, les quanti-

tés idéales par paquets (0,5 Kg, 1 Kg…), les variétés de dattes les plus appréciées, les prix envisageables, etc. Ces tests sont planifiés pour le mois de Ramadan 2012. Leurs résultats seront analysés à la fin de cette opération. Au final, il est attendu que la datte marocaine fasse son entrée dans la grande distribution au courant de cette année. De plus, il est prévu de concrétiser des relations commerciales au niveau de la grande distribution avec les entreprises ayant montré le plus grand intérêt et d’honorer quelques demandes présentées au niveau international notamment aux niveaux d’opérateurs situés en Europe ou dans les pays du Golfe.

Une filière qui se dynamise

Afin de répondre aux exigences des clients et de parvenir à intégrer un marché organisé et éventuellement de concurrencer les dattes provenant de l’étranger sur le marché marocain, il semble logique de mettre en place des actions pour renforcer les liens commerciaux entre les différents maillons de la filière. En effet, l’absence de normes commerciales rend la commercialisation des dattes difficile au niveau des circuits modernes comme au niveau des marchés internationaux. Sans normes, il est également très difficile de mettre en place un système d’information sur les prix des dattes qui répondrait aux besoins des opérateurs de la filière. Un nouvel entrant fera son apparition à la fin de cette année : l’élaboration d’une norme marocaine pour les variétés de dattes ayant le plus de potentialités commerciales et dont les travaux ont déjà commencé. Cette norme sera utilisable au plus tôt durant la campagne 2012. Elle consiste à donner aux consommateurs et intermédiaires du commerce des indications fiables sur la qualité offerte. Elle offre également aux opérateurs de la filière une référence leur permettant d’assurer des niveaux de qualité reconnue. L’élaboration de cette norme a affronté quelques difficultés, entre autres la diversité aussi bien des variétés des dattes que des oasis où elles sont produites. Sur le plan catégorisation

Produit commerciale, « un grand effort a été déployé pour rapprocher les méthodes et les critères de définition des catégories de dattes », révèle M. Pöeschk. Autre aspect incontournable pour valoriser les dattes : le traitement des dattes après la récolte. L’utilisation de la phosphine sur les dattes, avant conditionnement et stockage, est devenue actuellement indispensable afin de conserver la datte en bon état et de répondre aux besoins des consommateurs et des commerçants en mettant à leur disposition un produit de bonne qualité. La dérogation ministérielle existante en ce qui concerne l’utilisation de la phosphine au Maroc a finalement été élargie au courant du mois de mai 2011. Comme il s’agit d’une toute nouvelle pratique dans le secteur des dattes, il est fort probable que cela prenne des années avant que la fumigation ne soit pratiquée à grande échelle. Il est entre autres important d’analyser au fur et à mesure l’efficacité de cette pratique sur les différentes variétés de dattes marocaines.

* MCA (Millenium Challenge Account) est destiné à financer des initiatives visant à aider les pays en développement à améliorer leur économie ainsi qu’à relever le niveau de vie de leur population. Il récompense les mesures salutaires qui auront été prises en faveur de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. Le Compact MCA-Maroc a été signé entre le Royaume du Maroc et la MCA le 31 août 2007, à Tétouan, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le financement octroyé au Royaume s’élève à 697,5 millions de Dollars US.

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Marchés

Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

Distribution

Costcutter

Une enseigne britannique au Maroc Fondée en 1986 par Najib Khan, britannique d’origine pakistanaise, avec 7 magasins, l’enseigne Costcutter en compte aujourd’hui plus de 1.550 au Royaume-Uni. Pour sa première incursion à l’international, ses dirigeants ont choisi le Maroc, et plus particulièrement Marrakech. Visite guidée chez ce nouvel acteur de la distribution moderne. Florence CLAIR

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ruit d’une joint-venture entre les 3 groupes actionnaires de Costcutter (Sunstar Group, le fondateur, Thothaal Group et Payless Group), Costcutter Morocco a établit son siège et son premier point de vente en propre dans le quartier M’hamid, à proximité de l’aéroport de Marrakech. « Nous avons choisi le Maroc car il n’est qu’à 3 heures de vol de Londres. De plus, nous pensons que M’hamid avait besoin d’un magasin de proximité avec de bons standards », explique Syed Ishrat Husain, Operations Manager de Sunstar Group. « Lors de leur première visite à titre touristique au Maroc, les dirigeants de Costcutter ont perçu Marrakech comme une ville internationale, de culture proche et dans laquelle la consommation augmente », complète Nadia Khalfaoui, Office Administrator de Costcutter Morocco.

Une supérette de proximité aux standards de la distribution moderne Ouverte depuis le 22 septembre 2011, cette supérette est en effet le premier point de vente moderne

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Manager de Costcutter Morocco, dans ce quartier. Sur 380 m2, il offre un large assortiment – qui a fait ses armes pendant 18 ans en tout environ 6.000 référenchez Carrefour dans les pays du ces - de produits marocains Golfe. et importés, depuis les preQuinze magasins en 2015 miers prix jusqu’au haut de Deux nouveaux magasins marrakchi gamme. Car contrairement à sont en cours d’aménagement (quarce que son nom pourrait laistiers Massira et Guéliz) et devraient ser penser, Costcutter n’est ouvrir dans les tous prochains pas une enseigne discount, mois. A l’horizon 2015, l’objectif est mais de proximité, avec pour d’atteindre 5 à 6 magasins dans la credo « Fresh, Local, Value ». ville ocre et de s’implanter dans les Une cinquantaine de produits autres grandes villes du Royaume. britanniques, sous la marque CostUn point de vente est d’ailleurs déjà cutter, viendront compléter l’offre en cours d’installation à Casablanca. courant mars. Le magasin dispose également d’un rayon boucherie Chez Costcutter, on annonce « un taux annuel de 3 ouvertures par an, avec atelier de découpe, mais aussi dans le but d’avoir 15 magasins d’ici fruits et légumes, surgelés ou encore 2015. » Un développement qui s’efboulangerie-pâtisserie. Au sous-sol fectuera dans un premier temps en se trouvent les zones de réception et de stockage des marchandises, avec propre, avant de proposer des fran5 chambres froides (produits laitiers, chises. Signalons enfin que Costfruits et légumes, viande, surgelés, cutter se développe parallèlement retours) contrôlées 3 fois par jour. au Pakistan, et selon les mêmes Ouvert tous les jours de 8h à 23h, le objectifs chiffrés. supermarché Costcutter vise une clientèle locale, avec une politique de prix inférieurs à la concurrence et de nombreuses promotions. Fidèle à son concept de magasin de proximité, le groupe applique au Maroc sa stratégie, qui privilégie l’implication dans la communauté locale. • Inauguration de Costcutter à Marrakech (de g. à dr. au 1er plan) : « La plupart de nos 20 Syed Ishrat Husain, Operations Manager de Sunstar Group, employés sont issus du Chloe-Beth Morgan, Miss Univers Grande-Bretagne, Colin Graquartier M’hamid », inves, Président de Coscutter Supermarkets, et Najib Khan, PDG dique ainsi Nabil Basri, de Coscutter Morocco.


Marchés

Il n’y a plus de tendances ! Avant, vous étiez à la mode ou vous ne l’étiez pas. Puis vous êtes devenus « tendance » ou pas. Intéressant de noter cette évolution de langage : ce n’est plus ce que dit ou fait l’individu Laurence Béthines, qui est jugé mais plutôt ce qu’il est ou ce qu’il donne à voir. Il est Directrice du département Tendances & Innovations évident que nous avons atteint ce pour quoi les hommes et les Team Créatif laurence.bethines@team-creatif.com femmes se sont battus durant des siècles : l’ère de l’Individu. www.team-creatif.com Formidable !

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ui mais… Cet individu est devenu tellement protéiforme, tellement paradoxal, tellement insatisfait qu’il veut désormais tout et son contraire. Et tout le monde s’y met. Nous sommes en plein dans la confusion des genres à tous les niveaux : au niveau des modèles sociétaux, dans la publicité, dans les produits… En terme d’offre produits et de design, les marques et les distributeurs proposent tout et leur contraire aussi, et nous, agences de design, nous concevons des produits de luxe dans des emballages cheap, des produits basiques dans des emballages premium, nous nous inspirions des codes anglo-saxons si conceptuels et si valorisants pour créer des produits qui parfois se vident de leur réalité ! Alors y-a-t-il seulement un nouveau

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mot d’ordre ? Une nouvelle attitude intéressante, motivante ? S’il n’y en avait qu’une, ce serait… Être soi, tout simplement. Assumer ce que l’on est. Essayer de faire du mieux que l’on peut. Trouver des solutions malines et intelligentes pour se présenter aux autres et avoir du succès en étant sincère.

Trois exemples

Premier exemple extraordinaire : Le Petit Producteur. La promesse de la qualité et de l’équité pour le plus grand plaisir des consommateurs et des producteurs. Une façon toute simple et unique de rendre accessible des produits naturels, simples, sains. En apparence aucune règle classique du packaging : une grande liberté, juste de

l’authenticité ! Mais quelle puissance, la force d’une couleur de marque extraordinaire : le rouge ; une simplicité de déclinaison déconcertante, le choix d’un visuel noir & blanc simple et surtout rassurant parce qu’évoquant hier, nos racines, les bonnes pratiques d’hier… Ce packaging a la force d’être ultra impactant parce que différent, unique. Faut-il rappeler que la première vocation d’un packaging est d’être vu ? Reconcentrons-nous sur l’essentiel : concevons des packagings plus simples, plus directs. Simplifions les discours et utilisons les nouvelles technologies pour apporter une information plus fine sur nos produits. Un second exemple formidable : Quai Sud et particulièrement sa très


Design simple fait de copier les tendances mais qui consistent à en être les instigateurs. Mais pour cela, il faut accepter de prendre un peu de recul et redonner un peu de temps au temps…

belle création de desserts à préparer soi-même. Une façon simple de réenchanter le packaging en mixant nostalgie, régression, plaisir, gourmandise et esthétique. Cessons de nous prendre au sérieux et apportons du sourire, de la convivialité. Enfin ne soyons pas chauvin et « single minded ». Regarder ce qui se passe ailleurs nous permet d’ouvrir notre esprit. Fresh & Naked

est une très jolie marque de salades dont le parti-pris design est la simplicité, disons presque le no design : une marque, du papier kraft, une couleur par référence et surtout de la transparence. En travaillant pour des marques internationales, nous nous rendons compte chaque jour que la France a un incroyable talent créatif, une capacité reconnue à avoir des idées innovantes qui vont bien au-delà du

Bulletin d'abonnement

Abonnement Maroc : 250 DH Etranger : 80 € Maghreb : 50 € Modalités de paiement : chèque ou virement à l'ordre de Silvestri Media Compte : N° 022780 000087 0005104145 74 Banque : SGMB Agence Casa M.youssef Code Swift : SGMB - MAMC

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Maroc

Marchés Miami Pulpy Orange Boisson au jus d’orange avec de la vraie pulpe d’orange dans une bouteille en verre. Contient au moins 12% de jus d’orange. Fabricant : Coca Cola Company - Eau, sucre, jus et pulpe d’orange, acidifiants (E330, E300), épaississant (E440), émulsifiant (E414, E445), arômes, colorant (E160a). - Boissons. - Volume : 1 l. - Prix : 7,50 Dh.

Glucovia Steviaform Comprimés au goût sucré constitués de 100% d’ingrédients naturels issus du végétal. 1 comprimé est l’équivalent d’un morceau de sucre de 4 g. Distributeur : CMG - Mannitol, édulcorant : rebaudioside A (extrait de Stevia Rebaudiana), polyplasdone, lipoxol, sipernat. - Epicerie. - Poids : 8,25 g. - Prix : 99 Dh.

Maroc

Koutoubia Luncheon Charcuterie de dromadaire cuite Halal. Fabricant : Sapak - Charcuterie.

Valcrest Chèvre feuille de Brick 5 fromages de chèvre sous feuille de brick, à dorer 5 minutes au four. Contient 17% de matière grasse. Fabricant : Valcrest Importateur : Label’Vie. - Fromage de chèvre 67% : lait de chèvre pasteurisé, sel, ferments lactiques, présure animale, stabilisant : E461. Feuille de brick 33% : eau, farine de blé, huile de tournesol, sel, conservateurs : E200, E202. - Références : Chèvre feuille de Brick , 4 chèvres chauds prêts à dorer, - Crémerie. - Poids : 5 x 18 g. - Prix : 58,95 Dh.

Vieira Circus Mel Petits biscuits au miel. A déguster au petit déjeuner avec du lait. Fabricant : Vieira de Castro - Farine de blé, graisse végétale, sucre, sirop de glucose-fructose, miel (5,5%), extrait de malte, poudre à lever (bicarbonate de sodium et bicarbonate d’ammonium), sel, arôme. - Biscuiterie. - Poids : 300 g. - Prix : 33,60 Dh. Orientines Craquants au fromage Biscuits au fromage sans conservateurs dans un nouvel emballage. Fabrication artisanale selon une recette traditionnelle marocaine. Fabricant : Orientines - Farine de blé, fromage 12%, beurre, moutarde, huile d’olive, lait,

sel (1%), levure, poivre. - Références : sablés à la confiture de fraise, sablés à la confiture d’abricot, croquants aux amandes et raisins secs, craquants à l’origan, croquants à l’anis, croquants à l’écorce d’orange, croquants aux pépites de chocolat, craquants au paprika (piquant), palmiers pur beurre, craquants au fromage. - Biscuiterie. - Poids : 200 g. - Prix : entre 20 et 23 Dh.

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Maple Joe Pur Sirop d’Erable Sirop d’érable canadien à déguster avec des crêpes ou des tartines. Distributeur : Foods & Goods - Sirop d’érable 100% pur. - Epicerie. - Poids : 250 g. - Prix. : 112 Dh.

La Goutte d’Or Huile d’olive extra vierge 100% naturelle. Obtenue à partir d’olives cueillies à la main et pressées par des procédés exclusivement mécaniques. Fabricant : Les Domaines de Tazakourt - Huile d’olive extra vierge obtenue par une première pression à froid. - Références : 250 ml, 500 ml, 750 ml. - Epicerie. - Volume : 500 ml. - Prix : 72,29 Dh.

Crest Le Tout Chèvre 10 chèvres frais à déguster sur une tartine, en apéritif, pour des recettes ou sur un plateau de fromage. Contient 21% de matière grasse. Fabricant : Valcrest Importateur : Label Vie. - Lait de chèvre pasteurisé (98,8%), sel fin (1%), ferments lactiques (0,1%), présure animale (0,1%). - Crémerie. - Poids : 200 g. - Prix : 58,95 Dh. Assayad Saumon Fumé au sésame Tranches de saumon fumé aux graines de sésame. Existe aussi en conditionnement de 1 kg pour le CHR. Fabricant : Garden Sea’s - Saumon fumé, graines de sésame. - Références : noix et poivron vert, sésame blanc et noir, fromage bleu. - Saurisserie. - Poids : 150 g. - Prix : 40 Dh.

Donnez de la visibilité à vos produits Envoyez vos nouveautés à s.ousaid@foodmagazine.ma Cette sélection de nouveaux produits du Maroc est une veille marketing de FOOD Magazine.


Monde

La Para Vinaigre de vin bio Vinaigre artisanal fabriqué à partir de raisins issus d’agriculture biologique sans conservateurs ni soufre ajouté, conditionné en spray. Fabricant : Vinaigrerie La Para - Vinaigre de vin issu de raisins de l’agriculture biologique. - Epicerie. - Volume : 25 cl. - Prix : 7,90 €. Milka Crispello Sachet de 14 gaufrettes croustillantes (7%) fourrées (38%) d’une crème confiseur goût vanille, et enrobées de chocolat au lait du Pays Alpin. Fabricant : Kraft Foods France - Sucre, graisses végétales, farine de blé, lait écrémé en poudre, beurre de cacao, lactosérum en poudre, maltodextrine, beurre concentré, pâte de cacao, crème en poudre, émulsifiants (lécithine de soja, E476), noisettes, amidon de pomme de terre, cacao en poudre fortement dégraissé (0,1%), arômes, colorant (bêta-carotène), poudre à lever (carbonate acide de sodium, carbonate acide d’ammonium), sel, gousse de vanille désaromatisée. - Références : vanille, chocolat. - Confiserie. - Poids : 150 g. - Prix : 1,99 €. CHINE Audun Rice Flour for Babies Sachets individuels de farine de riz. Convient pour les bébés de six à douze mois. Fabricant : Fu Jia - Farine de riz, huile de maïs, fructo oligosaccharides, DHA, pyrophosphate ferrique, sulfate de zinc, vitamines (A, D, E, B1, B2, B6, B12, C), niacine, acide folique, biotine. - Epicerie. - Poids : 250 g. - Prix : 0,30 €.

EGYPTE Schweppes Apple Flavored Carbonated Soft Drink Boisson gazeuse aromatisée à la pomme en canette. Fabricant : Coca Cola - Eau gazéifiée, sucre, acide citrique, jus de pomme naturel, colorant caramel, acide ascorbique, conservateurs, arômes - Boissons. - Volume : 320 ml. Bounty Milk Drink with Real Coconut Boisson au lait au goût unique de noix de coco. Fabricant : Mars - Lait demi écrémé 45%, lait écrémé 45%, poudre de lait de noix de coco 5,5% (noix de coco, maltodextrine, protéines de lait), sucre, chocolat à boire 0,8%, émulsifiant (E471), stabilisants (E407 et E412), arômes. - Crémerie. - Volume : 388 ml.

Monde

FRANCE Croc’frais Poivronnade Poivronnade à tartiner préparée avec des poivrons frais. Elle se déguste en accompagnement d’une viande blanche ou en bruschettas. Fabricant : Croc’frais - Poivrons rouges 84% (poivrons 76%, huile de colza, sel, poivre, conservateur : sorbate de potassium), huile d’olive vierge extra, ail 5%, fécule de pomme de terre, fibres de blé, protéines de pomme de terre, sel, poivre. - Références : crème d’anchoïade, tapenade noire, caviar d’aubergines, tapenade verte, poivronnade, caviar de tomates séchées. - Fruits et légumes. - Poids : 100 g. - Prix : à partir de 2,10 €.

Lancements

Wish Bone Balsamic Vinaigrette Dressing Vinaigrette balsamique avec de l’huile d’olive extra vierge. Fabricant : Unilever - Eau, vinaigre balsamique, huile de soja, huile d’olive, sucre, sel, colorant caramel, benzoate de sodium, acide citrique, arôme naturel d’oignon. - Epicerie. - Volume : 237 ml. - Prix : 2,48 €.

TUNISIE Randa Mesfouf aux Raisins Secs Couscous aux raisins secs. Préparation en 15 minutes. Fabricant : Randa - Mesfouf extrait de semoule de blé dur, raisins secs. - Epicerie. - Poids : 250 g. Shehrazad Halawa Tahinia with Pistachios Halawa tahinia avec des pistaches en boite en plastique. Fabricant : Sokapo - Pâte de sésame, sucre, sirop de glucose, pistaches, monoglycéride (E471 émulsifiant végétale), extrait de racine pour Halawa, acide citrique, vanilline. - Epicerie. - Poids : 350 g.

Cette sélection de nouveaux produits du monde est issue de la base de données INNOVA.

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Marchés

Lancements

Monde

www.innovadatabase.com

Kellogg’s élargit sa gamme All Bran en tant que topping

Le marché des soft drinks alcoolisées s’échauffe

Pour la première fois et en Australie, Kellogg’s a lancé All-Bran Fibre Toppers comme un produit polyvalent, fabriqué à partir de son de blé naturel, de fibre d’avoine et de psyllium (plantain des Indes, aux propriétés de coupe faim et de régulateur du transit intestinal), et pouvant être ajouté à n’importe quel plat : saupoudré sur du yaourt, des salades (de fruits, de légumes ou de laitues) ou accompagnant des fruits rouges. En 2011, Innova Market Insights a repéré 194 nouveaux produits contenant du psyllium, soit un peu moins qu’en 2010 (201 lancements), mais beaucoup plus qu’en 2008 (58).

Anheuser-Busch accroit son attention sur le marché des soft drinks alcoolisées innovantes, alors que l’intérêt pour ce secteur augmente aux Etats-Unis. Le brasseur a ainsi lancé « Michelob Ultra 19th Hole Light Tea & Lemonade », un thé glacé alcoolisé inspiré par un parcours de golf. Les margaritas, autre cocktail classique en été, sont aussi rafraîchies cette année avec le lancement national de « Bud Light Lime Lime-a-Rita », le dernier né de la gamme en vogue Bud Light. Contenant 8% d’alcool, cette boisson satisfait une demande croissante des consommateurs adultes pour des alternatives plus sucrées. Ce lancement suit celui de Bud Light Platinum en janvier, la nouvelle bière la plus vendue en 2012 selon les données de IRI Symphony. Au Canada, Molson Coors a révélé ses projets de lancement de Coors Light Iced T. Cette bière aromatisée au citron titre 4% d’alcool. Une analyse des nouvelles soft drinks alcoolisées en 2011 montre que les saveurs dominantes sont des classiques : vodka, citron, rhum, citron vert et vin.

L’emballage parlant fait ses débuts La marque pour enfants Fred & Ed a introduit un « emballage parlant » sur le marché hollandais. En scannant l’emballage avec un smartphone ou une tablette, les personnages Fred & Ed prennent vie. Pour cela, la marque utilise une technologie de filigrane numérique, qui consiste à imprimer un code invisible sur le packaging. Une application spéciale qui reconnaît ce code « anime Fred & Ed sur la table du petit-déjeuner. » Cette technologie est déjà utilisée aux Etats-Unis dans des publicités, mais Fred & Ed constituent une première mondiale pour l’emballage. Par contraste avec le code QR, il n’y a rien de visible sur l’emballage et l’application emmène l’utilisateur directement à du contenu actif Fred & Ed, plutôt que sur un site web.

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Top des arômes* pour les nouvelles soft drinks alcoolisées (monde, 2011) Arôme

Vodka Citron Rhum Citron vert Vin

% des produits recensés

22 13,1 12,3 11,9 11,6 * Certains produits ont plus d’un arôme.

(Source : Innova Market Insights)

Les tendances décryptées


Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

Nutrition

Avant l’été

4 conseils nutritionnels Faire attention à sa ligne tout en se faisant plaisir est parfaitement possible ! Au programme, manger équilibré, faire attention à la taille des portions, sans oublier de boire de l’eau bien sûr (en moyenne 1,5 l par jour) ! Découvrez ce programme progressif en 4 points-clés pour retrouver la forme avant l’été.

filet suffit) et le citron (pour la vitamine C). - Je donne la priorité aux céréales complètes qui rassasient et sont facilement assimilées par l’organisme car elles apportent plus de fibres, de minéraux et de vitamines.

1ère bonne résolution : je reprends mon alimentation en main

Pour déloger les petits kilos de l’hiver, j’adopte quelques principes simples : - Je bois de l’eau (en moyenne 8 verres d’eau par jour) pour m’hydrater. Pour le plaisir, je peux l’aromatiser légèrement avec une rondelle de citron ou d’orange. - Je profite des fruits et légumes de saison ! Avec l’été, une large variété de fruits riches en goût et en couleurs s’offre à nous ! Dégustez-les entiers, ou mixés avec du lait pour faire de rafraichissants smoothies ! Succès garanti auprès des enfants ! Quant aux légumes, c’est le temps des salades fraîches et colorées, des soupes froides façon gaspacho, ou des légumes grillés! Profitez-en pour faire le plein de vitamines et de minéraux. Pensez aux herbes fraîches pour des assiettes appétissantes ! Privilégiez l’huile d’olive (un

2ème bonne résolution : je choisis mieux mes produits dans mon panier Quand vous faites vos courses, limitez-vous au strict nécessaire. Si besoin, établissez une liste et tenez-vous y. On privilégie l’essentiel : viande blanche ou poisson, fruits et légumes, céréales et produits céréaliers complets, pour leur richesse en fibres et minéraux et leur capacité à rassasier plus longtemps, sans oublier l’eau bien sûr (un bon repère : 8 verres d’eau répartis dans la journée) !

3ème bonne résolution : je tonifie mon corps

Je trouve une activité physique douce qui me plaît, je me fixe des objectifs raisonnables et je n’y déroge pas : - La marche rapide, l’aquagym… pour reprendre contact avec vos muscles. Fixez-vous une cadence de 2-3 fois 30 minutes par semaine. Aucun prétexte pour annuler.

Linda Belabed,

Docteur en Sciences de la Nutrition, Nestlé Maghreb

- La petite gymnastique matinale, faire quelques étirements du dos et des jambes. - La danse. Saisissez tous les prétextes pour danser si vous aimez cette activité. L’avantage ? Bouger tout en se faisant plaisir ! - Bougez au grand air! L’été est idéal pour reprendre des activités aquatiques à la mer, à la piscine !

4ème bonne résolution : se faire plaisir !

A condition de tenir mes bonnes résolutions alimentaires et de poursuivre mon activité physique, je profite de l’été qui s’installe ! Week-end ou pause pendant la semaine, se faire plaisir est au programme : - Je vais au restaurant sans culpabiliser à condition de bien choisir : une belle grillade ? Oui, mais avec des légumes. Un restaurant italien avec ses pâtes et ses pizzas ? Oui, si je partage en 2 une pizza aux légumes ou si je prends des pâtes plutôt à la sauce tomate qu’à la crème fraîche. - Une fois par semaine, je m’accorde une pause gourmande dans de bonnes conditions. Une boule de glace vanille aux éclats de noisettes ? Oui, si je l’apprécie vraiment, en profitant d’un brin de soleil, et de préférence après un effort physique. Et si j’ai envie de m’accorder une pause quotidienne, je prends le temps de savourer un bol de céréales avec un fruit pour recharger mes batteries en attendant le dîner. En un mot, il convient de s’appuyer sur les repères de l’alimentation équilibrée en évitant les excès, et en pratiquant une activité physique régulière. FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

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L’Entreprise du mois 1

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Qualavi

Engagé pour la qualité et la diversification Confiant dans l’avenir du secteur avicole moderne, Qualavi investit actuellement dans une nouvelle unité, dédiée notamment à la fabrication de produits élaborés et de charcuterie haut de gamme. Une philosophie qui se retrouve également dans un second projet : le poulet fermier. Visite guidée de cette entreprise familiale qui trace son chemin. Florence CLAIR

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’est sous l’impulsion d’Abderrahmane El Kmiti, accompagné de quatre associés, que la société Qualité Avicole, plus connue sous sa marque Qualavi, est créée en 2001 à Kénitra. Sa spécialité : l’abattage et la découpe de poulet. M. El Kmiti dispose alors d’une solide expérience puisqu’il opère dans le secteur de l’élevage, de l’abattage et de la distribution de volailles depuis 1980. « Sa vision était d’offrir une protéine de qualité et abordable pour la majorité des Marocains. Le démarrage est pourtant difficile car le secteur de la distribution n’était pas encore prêt pour l’abattage industriel », se

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rappelle Karima El Kmiti, Directrice du Développement. En 2005, le fondateur rachète leurs parts à ses associés et restructure l’entreprise afin de travailler en continu.

Une qualité maîtrisée tout au long de la chaîne

Outre ses deux fermes d’élevage (filiales de la société), Qualavi fait appel pour son approvisionnement en volailles à une poignée d’éleveurs des régions du Zaër et du Gharb, rigoureusement sélectionnés. Une proximité synonyme de fraîcheur des produits. Au niveau du process, l’unité d’abattage et de transformation répond au principe de la marche en avant et est

certifiée ISO 22000 depuis 2010. Les volailles vives sont réceptionnées et entreposées quelques heures afin de diminuer le stress dû au transport. Un responsable qualité, ainsi qu’un agent vétérinaire de l’ONSSA, réalisent une inspection ante-mortem. Ce dernier effectue également une inspection post-mortem (après éviscération) et délivre un agrément pour chaque lot. Après accrochage et abattage selon le rite islamique, les volailles sont échaudées dans une eau à 50-52°C maximum, afin de préserver l’intégrité de la peau et éviter son arrachage lors de l’étape suivante de plumaison. Après éviscération, les abats sont prélevés, puis les poumons, l’eau


Qualavi 3

1- L’unité, basée à Kénitra, verra bientôt ses capacités de production et de stockage démultipliées. 2- L’entreprise vient de se lancer dans l’élevage en plein air de poulets de souche rustique. 3- Atelier de découpe : la température y est maintenue à 12°C maximum, comme dans toutes les zones de l’usine.

et le sang restant à l’intérieur sont ensuite aspirés. Enfin, les poulets sont lavés avant une première finition qui consiste à enlever les plumes qui restent et à couper les pattes. Etape essentielle qui permet de faire passer rapidement la volaille à une température de 2°C et de l’assécher pour stopper toute prolifération bactérienne, le ressuyage dure au minimum 4 heures chez Qualavi. « Cela fait perdre du poids au produit mais c’est une phase clé pour garantir une bonne qualité et une bonne DLC », renchérit Karima El Kmiti. Cette opération se déroule dans des chambres froides munies d’un dispositif de forte ventilation, et en marche en avant, les chariots portant les volailles entrant d’un côté après la finition, pour sortir de l’autre vers les salles de conditionnement ou de découpe. Toutes les salles de travail sont maintenues à une température de 12°C maximum. Les poulets entiers ou découpés sont ensuite condi-

tionnés (sous film, avec ou sans barquette, ou sous-vide), étiquetés, puis stockés en chambre froide ou surgelés dans un tunnel. « Le frais reste le produit le plus demandé, bien que le surgelé soit d’excellente qualité. Il y a une méconnaissance et des préjugés sur le surgelé de la part de beaucoup de professionnels. Pourtant, ces mêmes personnes n’hésitent pas à congeler ensuite chez eux alors qu’ils ne disposent pas de l’équipement adéquat pour le faire dans de bonnes conditions ! », révèle Karima El Kmiti. Le chargement des commandes s’effectue sur un quai équipé d’un sas. De plus, « afin de garder la maîtrise totale du produit jusqu’au client, nous effectuons nous-mêmes la livraison, en camions frigorifiques équipés de thermogrammes », explique Karima El Kmiti. Chaque livreur est responsable de son propre camion, aussi bien en termes de propreté que de suivi de la température. Qualavi commercialise ses produits essen-

tiellement auprès des boucheries, des revendeurs, des GMS et des restaurateurs/traiteurs. Les hôtels et rôtisseries restent pour l’instant des marchés de niche. Depuis ses débuts, Qualavi a donc fait le choix de la qualité, que ce soit sur les achats, sur les étapes clés du process, sur le service client, etc. Une stratégie qui finit par payer en fidélisant les clients à la recherche de produits qualitatifs. La preuve : les enquêtes de satisfaction réalisées chaque année auprès de 80% des clients montrent des résultats

Dates clés

2001 : Création de la société Qualité Avicole 2005 : Le fondateur, M. El Kmiti, rachète toutes les parts de ses associés 2010 : Certification ISO 22000 2012 : Construction d’une extension de l’usine et augmentation des capacités de stockage

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L’Entreprise du mois 4

Qualavi

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5- Atelier de conditionnement. 4- Chambre froide.

6- Machine de mise sous film.

impressionnants. La dernière en date indique que 98% des clients ont l’intention de faire à nouveau appel aux services de Qualavi.

par 10 les capacités de stockage et ainsi de réduire la dépendance au prix d’achat du vif et donc de mieux maîtriser le prix à la vente.

Vers la diversification

Un poulet fermier haut de gamme

Pourtant, l’abattage avicole industriel souffre toujours énormément de la concurrence du secteur informel : en 2011, seuls 8% des poulets de chair ont été abattus dans des établissements contrôlés par les services vétérinaires. A l’instar de tous les abattoirs industriels du pays, Qualavi n’utilise donc pas à plein ses capacités de production. Loin de se décourager, les responsables de l’entreprise voient le côté positif des choses : « le Maroc évolue. Le marché ne peut que se développer, certes lentement, mais il y a de la demande pour de nouveaux acteurs, de nouveaux produits, et surtout des produits qualitatifs », explique Karima El Kmiti. Dans cette optique, l’entreprise vient d’acquérir le lot de terrain voisin et de lancer les travaux de construction d’une nouvelle unité. Opérationnelle fin 2012, elle sera dédiée à la transformation du poulet en produits marinés, saucisses, charcuterie… toujours dans un segment moyen et haut de gamme. L’usine d’origine sera réorientée pour l’abattage uniquement, ce qui permettra de passer en 2 voire 3 équipes au lieu d’une actuellement. L’investissement de 15 millions de Dirhams sera également l’occasion de multiplier

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FOOD MAGAZINE N° 44 15 Mai - 15 Juin 2012

Développer un produit de niche que le marché ne propose pas et qui est pourtant demandé par les chefs des grands hôtels et restaurants, telle était l’idée de Karima El Kmiti lorsqu’elle s’est lancée dans le second projet de l’entreprise : l’élevage de poulets fermiers. Prenant pour modèle le cahier des charges français « label rouge », les poulets de souche rustique à croissance lente sont achetés auprès d’un couvoir à Agadir, puis élevés pendant 81 jours minimum (soit quasiment deux fois plus longtemps que les poulets dits « blancs ») et disposent d’un accès permanent à un parcours enherbé. Leur alimentation se compose à plus de 80% de céréales et « ne contient aucun médicament ni anticoccidien, ni farine ou graisse d’origine animale », affirme Karima El Kmiti. Enfin, les volailles sont finies au lait de vache les 10 derniers jours, ce qui permet d’obtenir une viande ferme mais tendre, se prêtant particulièrement bien à la rôtisserie. Au final, le poulet vidé pèse entre 1,4 et 1,6 kg et est moins gras qu’un poulet classique. Du fait de l’investissement nécessaire en termes d’espace, d’immobilisation de bâtiment et d’alimentation,

son prix de revient – et par conséquent de vente – est de deux à deux fois et demie plus cher. Le tout premier lot vient d’être commercialisé et bénéficie de « très bons retours des restaurateurs », souligne Karima El Kmiti. Cette dernière a d’ailleurs développé un véritable partenariat avec les chefs des établissements les plus prestigieux du Maroc, leur faisant partager toutes les phases de l’élevage à travers un blog tout spécialement créé, baptisé « Le poulet bien élevé ! ». Vendu pour l’instant sous la marque « Qualavi Gastronomy » avec la mention « élevé en plein air », ce produit fera l’objet d’une demande de labellisation au Ministère de l’Industrie et du Commerce, dans le cadre de la réglementation sur les signes distinctifs d’origine et de qualité. A suivre…

Chiffres clés

Capacité d’abattage : 1.500 poulets/heure Capacité de stockage froid : 20 T (200 T après extension) Superficie de l’usine actuelle : 1.100 m2 x 3 niveaux Superficie de l’extension : 1.800 m2 x 2 niveaux Investissement dans l’extension : 15 millions de Dirhams 98 employés (le double à long terme) 10 véhicules frigorifiques Une quinzaine de références


FOOD Mondain SIAM, du 24 au 29 avril 2012 à Meknes

De g. à dr. : Jaouad Chami, Commissaire du SIAM, Ahmed Ouayach, Président de la Fédération Interprofessionnelle des Activités Céréalières (FIAC), et Mohamed Badraoui, Directeur Général de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

De g. à dr. : Michael Witter, Ambassadeur d’Allemagne au Maroc, et Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime. De dr. à g. : Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, et son homologue canadien Gerry Ritz.

Séminaire de l’Interprolive sur la promotion des produits de l’olive de qualité, le 17 avril 2012 à Casablanca Inauguration du pavillon marocain à l’European Seafood Exposition, le 25 avril 2012 à Bruxelles

De g. à dr. : Nadia Rhaouti, Directrice Sectorielle à Maroc Export, Menouar Alem, Ambassadeur du Royaume auprès de l’Union Européenne, Samir Addahre, Ambassadeur du Maroc en Belgique, et Karim El Ghamarti, Directeur Général des Frigorifiques Bouzargtoun.

De g. à dr. : Abderrahman Ramdaoui, Directeur Général du Cabinet Meda Consulting, Hassan Zouhry, Chef de service Relations avec les acteurs au Ministère de l’Agriculture, Hassan Debbarh, Président d’Interprolive, Abdelkrim Adi, Chef de Département Insfrastructure technique & Chef du jury du panel de dégustation huile d’olive de l’EACCE, Abdelhak Bennani, Directeur de la FICOPAM, et Mustapha Mabkhout, Directeur du GIAC Agroalimentaire.

Cérémonie de remise de Trophées en marge du Forum du Réseau Méditerranéen des Villes de l’Huile d’Olive, lundi 16 avril 2012 à Meknès.

De g. à dr. : Mohamed Faouzi, Wali de la région Meknès-Tafilelt et Abdelhafid Debbagh, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres. De g. à dr. : El Hadi Boumahdi, Directeur Général de l’Ecole Nationale de l’Agriculture de Meknès et Mardochée Devico, PDG des Conserves de Meknès.

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Délices d’initiés Halieutis Prochaine édition en février 2013 La seconde édition d’Halieutis, salon du secteur halieutique, initialement prévue en 2012, avait été reportée. Elle aura finalement lieu du 13 au 17 février 2013 à Agadir. Abdelfattah Zine, Commissaire Général d’Halieutis, a d’ailleurs arpenté les allées du salon Seafood Processing Europe en avril dernier à Bruxelles pour faire la promotion active de cet événement auprès des exposants, en compagnie de Amina Figuigui, Directeur Général de l’Office National des Pêches.

Olives de table Analyse sensorielle bientôt obligatoire A l’occasion de la journée dédiée à la promotion des produits d’olive, organisée le 17 avril dernier par l’Interprolive, Abdelkrim Adi, Chef de département Infrastructure technique et Chef de jury du panel dégustation huile d’olive de l’EACCE, a présenté la réglementation en matière d’étiquetage et de détermination de la valeur nutritionnelle des produits de l’olive. Selon la nouvelle loi européenne sur l’étiquetage nutritionnel n°1169/2011, tout produit devra faire mention des allergènes en 2016, et présenter un étiquetage nutritionnel dès 2014. En outre, « demain, l’analyse sensorielle sera également obligatoire pour les olives de table. L’EACCE travaille d’ores et déjà sur ce sujet », a-t-il indiqué.

Les Eaux Minérales d’Oulmès Des nouveautés... en coulisse ! Quelques semaines à peine après avoir dévoilé leur nouvelle bouteille végétale, les Eaux Minérales d’Oulmès préparent le lancement d’une autre innovation. Il s’agit d’une gamme d’eaux minérales gazeuses Oulmès arômatisées… La date de mise sur le marché n’est pas encore connue.

Centrale Laitière Divergence avec Danone ? Selon certaines sources, si l’acquisition prévue de Centrale Laitière par son actionnaire Danone prend du temps, c’est qu’il existe des points de divergence sur des sujets sensibles. Le spécialiste des produits laitiers Danone souhaiterait en fait ne conserver que l’activité transformation en dérivés, et donc se séparer de l’activité collecte et vente du lait, à l’image de la structure du groupe dans d’autres pays. Ce qui soulève des questions d’ordre social. A suivre… Quant à la filiale de Centrale Laitière Fromagerie des Doukkalas, détenue en partie par le groupe français Bongrain, quel sera son avenir ?

King Pélagique Bientôt de nouveaux produits La société Benis Pêche, spécialisée dans les pélagiques surgelés, les bases de surimi et de pet food, compte lancer prochainement, sous sa marque King Pélagique, des boulettes de sardine. Ces produits seront destinés à l’export mais aussi au marché local.

Les managers qui bougent Tetra Pak Maghreb

Tawfiq Agoumi a rejoint l’équipe de Tetra Pak Maghreb en tant que Communication Manager. Nommé à ce poste depuis 3 mois, il assurera sa nouvelle fonction au Maroc au même titre qu’en Algérie et en Tunisie.

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