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sont envoyés dans la région en 1967.101 Les réunions deviennent bilingues une fois que les missionnaires amènent des contacts francophones.102 C’est ainsi qu’est née la branche de Chicoutimi, qui comprend les agglomérations d’Arvida, de Jonquière, de Bagotville, d’Alma, et de toutes les communautés environnantes.103 Quelques-unes de ces juridictions sont fusionnées en 2002 pour former la ville de Saguenay, mais, dans les années 1960, ce sont des juridictions distinctes et des communautés indépendantes.

Il y a une ouverture envers l’Église pendant cette période. Grant Fletcher, un missionnaire œuvrant dans cette région en décembre 1967, signale que les missionnaires avaient parlé à un groupe de 57 prêtres catholiques et que chacun d’entre eux avait reçu un exemplaire du Livre de Mormon. Fletcher indique également que plus de 150 exemplaires du Livre de Mormon sont distribués dans les hôtels, et 200  autres exemplaires sont placés dans le collège local. Même la femme du maire en accepte un exemplaire.104

Première salle de réunion dans la ville de Québec

Dean R. Louder Dean R. Louder, membre de la branche de la ville de Québec pendant de nombreuses années, s'est remémoré la façon dont les membres de la branche avairent trouvé une salle de réunion qui leur convienne : Créée le 13 avril 1969, la branche de Québec n’a pas de lieu de réunion fixe. Une piste de curling, un immeuble délabré et enfin le bureau du YMCA ont tous servi de salle de réunion le jour du sabbat pour nos saints, aussi peu soient-ils – quelques convertis locaux et un tout petit nombre d’expatriés américains. Avant de mettre en place la chaire portative en contreplaqué autrement rangée au fond d’une armoire sombre, et de placer une trentaine ou une quarantaine de chaises en métal, il faut d’abord vider les poubelles et les cendriers. À une occasion en particulier, le président de branche a oublié d’aller chercher la clé du YMCA la veille et, le lendemain matin, il a fallu faire entrer un garçon de cinq ans par un vasistas afin d’ouvrir la porte de secours à barre antipanique de l’intérieur, rendant possible la réunion des saints et la tenue des réunions du dimanche. En 1973, nous sommes envion 60 membres, et il devient de plus en plus nécessaire de trouver une salle de réunion pour nos saints. L’un des quotidiens locaux, le Journal de Québec, vient tout juste d’abandonner son bureau du centre-ville pour un local plus spacieux à Ville-Vanier. Les dirigeants locaux de l’Église sautent sur l’occasion pour louer, pour 300 $/mois, ce bureau vacant, soit un local de deux étages situés au-dessus d’un magasin de pièces automobiles, au 765, boulevard Charest Est. Ce local devient donc le site officiel de la première église des saints des derniers jours de la ville de Québec. Une cinquantaine de membres et une douzaine de missionnaires commencent à y travailler au début de mars. D’abord, ils vident une multitude de petites cabines ayant autrefois logé les journalistes et les équipes de rédaction du journal. Ensuite, ils cloisonnent l’espace pour faire une chapelle (remplie de bancs en chêne que l’Église avait achetés d’une pièce auxiliaire de l’Église catholique Saints-Martyrs-Canadiens située dans le quartier), une garderie et un bureau pour le président de branche. À l’étage supérieur, ils installent une salle de sports de 50 pieds x 20 pieds (15 m x 6 m), avec une scène, deux salles de classe, une cuisine et une salle de bain. La bibliothèque de la branche se situe dans une grande voûte en métal vide dont la serrure à combinaison ne fonctionne plus. Le petit nombre d’hommes ayant des compétences en menuiserie enseignent aux autres à bien enfoncer des clous, à scier des planches et à utiliser le fil à plomb. Un membre du collège des anciens à Orem, en Utah, avait appris de son père des compétences en plomberie. (Son père était un enseignant local devenu plombier, et maire de la ville). Ce missionnaire réussit facilement à remplacer la vieille tuyauterie et à installer des robinets; il y a dorénavant de l’eau courante dans l’immeuble. Les sœurs de la Société de Secours tricotent des rideaux verts épais afin de couvrir les fenêtres non lavables de la façade et de l'arrière de l’immeuble. Elles sont aussi responsables d’enlever toutes les petites croix gaufrées sur chacun des petits bancs en chêne, puis de sabler et de vernir les bancs pour effacer toute autre trace laissée par les croix. Des brosses et des rouleaux en main, de petits groupes de membres et de missionnaires à la fois pleins d’énergie et d’enthousiasme mettent une couche de peinture de couleur vive sur chacun des bancs. Le 4 juin 1973, dimanche de jeûne, les membres se mettent sur leur trente-six et montent deux étages en empruntant des escaliers étroits pour participer à leur première réunion dans l’église qu’ils ont construite de leurs propres mains. Pendant les dix années suivantes, les saints des derniers jours de la ville de Québec se réunissent dans ce bâtiment. Mais, le 13 mars 1983, une véritable église est consacrée dans le quartier de banlieue Les Saules.98

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