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La Compagnie des vents tripotants présente

Néo-rite aquatique et musical Une création de Laurent Taquin et de Michel Steingueldoir Coproduction avec le CAR (centre des arts de la rue) et en partenariat avec la Ville dʼAth (dans le cadre du projet européen Euraphis) Première représentation le 1er Mai à Ath (Belgique)

Laurent Taquin ASBL Tel Quel rue Coenraets 53 1060 Bruxelles Tel : +32(0)485 639 593 Courriel : taquinlo@yahoo.fr Site : www.lesventstripotants.be


1. Un spectacle dʼeau EUPH2ONIE est un projet à géométrie variable construit autour d’un conte musical. Comme le premier spectacle de la « Compagnie des Vents Tripotants », « les Nénuph’airs », celui-ci est musical et se déroule sur l’eau. Ce nouveau projet est né de l’analyse des contraintes et des limites du précédent en jouant à les dépasser. Notre spectacle est une invitation au voyage, une fresque sonore de sons ancestraux émis par des engins non identifiés menés par une troupe de Borborigènes au gré des courants. Ceux-ci déambulent sur le miroir d’un lac, d’un canal ou d’un fleuve, emmenant les spectateurs dans une épopée au-delà du réel, au fil des chants, des incantations et de la musique envoûtante produite par les installations (à eau, à vent, à feu) et les instruments ventés et inventés. « Tout au long d’une histoire qui parle d’avant le temps, un rite élémentaire s’accomplit qui va mettre en mouvement jusqu’à l’eau (80%) qui est en chaque corps humain. La succession de tableaux autant musicaux que visuels induit une brêche dans la conscience rationnelle qui va reconnecter chacun avec la puissante magie de la ronde enfantine. L’eau sera enfin reconnue, honorée joyeusement et partagée symboliquement. Eausannah ! » Marco Bénard

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2. Distribution artistique Directeur artistique: Conception scénographique:

Laurent Taquin Laurent Taquin et Michel Steingueldoir

Dramaturgie et mise en scène: Image et vidéo: Assistance à l’image et graphisme: Mise en espace, scénographie: Conception technique: Composition: Régie son: Régie lumière:

La collectivité et Marco Bénard Olivier Meunier Maroussia Ryelandt Michel Steingueldoir José Abascal Olmos Laurent Taquin assisté de Willy Gouders Antoine Quinet Frédéric Vanesse

Artistes Musiciens:

Laurent Taquin Tooba Malebo Frédéric Dureau Michel Steingueldoir

Musicien conteur:

Philippe Cap

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3. Origines: pourquoi un spectacle sur lʼeau? En 1995 Laurent Taquin crée un spectacle pour enfants sur le thème de l’eau, « Le marchand de pluie » en collaboration avec le théâtre « musicale possible ». Par la suite, différents projets lui sont proposés et réalisés, entre autres « la Balmuse del Meuse », une sculpture monumentale et musicale flottante primée à l’exposition « Automacia Musica » en 2000. Ensuite vient la réalisation d’une installation sonore à Bruxelles dans un des vestiges de la Senne, « une goutte d’eau sue », des arbres musicaux fonctionnant sur le principe des bambous pilonnants. En septembre 2003, Alain Schmitz commande à Laurent Taquin la première création sur la Semois pour les 30 ans du festival de Chassepierre. Le spectacle des Nénuph’airs voit le jour. Composée d’artistes enthousiastes, la Compagnie des Vents Tripotants se crée afin de sensibiliser le public des festivals de rue et de grands spectacles à un message sur la mémoire de l’or bleu. D’une manière subliminale, onirique, burlesque et poétique, elle se veut porteuse d’une pensée oubliée. « L’eau est liée à l’homme, plus, à la vie, par une familiarité de toujours, par un rapport de nécessité multiple en vertu duquel son unicité se dissimule sous le vêtement de l’habitude » Primo Lévi dans « Le système périodique » Mythes, croyances et symboles liés à l’eau prouvent que celle-ci est le vecteur d’une culture, enracinée dans les perceptions et l’imaginaire des hommes sous toutes les latitudes, même si une symbolique unique de l’eau est difficile à prouver et qu’on ne peut nier dans le même temps certaines convergences frappantes. L’ambivalence est cependant souvent présente : l’archétype de tous les fleuves, le Nil, par exemple, était associé aux mythes de la mort, de la résurrection et de la fertilité. La symbolique de l’eau a souvent permis la mise en place d’une structuration sociale primitive.

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4. Objectifs: une ode à lʼeau « Bien avant de naître à l’air, notre vie première à l’état de fœtus se fait au cœur de l’élément liquide. Nos premières émotions, nos premières sensations sont liées à l’eau. Notre corps est à 70% constitué d’eau, et l’eau recouvre 70% de la planète. Le goût salé du sang qui coule dans nos veines nous rappelle nos lointaines origines marines. L’emplacement des rivières, des lacs et des sources a de tout temps conditionné le choix des lieux de vie des populations du monde et des lieux de l’industrie. » STOP, Laurent de Bartillat et Simon Retallack « Mythes et symboles sont des besoins impérieux pour l’être humain, face à la transcendance, par exemple. Son imaginaire, ses rêves, ses fantasmes et sa pensée s’y expriment. Même dans les sociétés occidentales, la dimension anthropologique de l’imaginaire, le besoin de mythe sont en train de refaire surface disent certains psychologues.” cfr. www.institut.veolia.org Rapport n°5: Symbolique et culture de l’eau Comme l’illustre bien ce texte, c’est dans le but de sensibiliser à la problématique de l’eau que Laurent Taquin et la compagnie des Vents Tripotants créent des spectacles musicaux aquatiques: recréer une légende, un mythe, une initiation en l’honneur de l’eau pour porter une réflexion, un regard, sur la beauté, la majesté et la force de celle-ci, bien souvent insoupçonnées. Ces artistes sont animés par un réel désir de créer un rituel “ psycho-magique” mettant le spectateur face à son propre regard afin qu’il le pose sur un des éléments primordiaux, naturels, universels appartenant au patrimoine de l’humanité. Ces réflexions s’appliquent à la problématique de l’eau et à sa symbolique, en un mot, à la culture de l’eau et montrent la voie pour faire progresser et améliorer l’usage par les hommes de cet élément essentiel et à nul autre pareil -pourtant menacé par la pollution et la pénurie à l’échelle globale- dans le respect des racines et de l’identité de chacun.

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4.1 Des étendues dʼeau, comme espace scénique.

4. objectifs: une ode à lʼeau

Après de multiples expériences mêlant eau, structures et musicalité, un constat s’est imposé à Laurent Taquin: les étendues d’eau sont trop rarement exploitées à leur juste valeur. Ces lieux sont pourtant magiques et peuvent prendre une dimension au-delà du réel. L’idée s’impose d’un spectacle... Dans notre démarche, l’art est au service de la nature qui devient muse.

4.2 Un spectacle en harmonie avec son environnement. Le trésor qu’est la nature est la suprême ressource pour agrandir les espaces et donner au public un autre regard sur les passages de l’eau à travers une ville, un village, ou même pour l’étendue en soi, comme l’étang et son côté apaisant. La nature est perçue, dans ce projet, comme une force inépuisable de couleurs, de sons, de formes, de rythmes, etc.... C’est un modèle inégalé de développement, de variations perpétuelles du décor.

4.3 Le rôle de lʼhumanité « Des millénaires durant et partout dans le monde, les sociétés ont considéré l’eau comme une force sacrée, un « dieu bleu » dont il était vital de préserver la pureté et l’abondance. Le développement du monde industrialisé a modifié profondément ce culte ancestral de l’eau comme source essentielle de vie. Dans ces pays, l’eau est devenue un bien comme un autre, que l’on tire du robinet avant de l’envoyer usée dans un ailleurs invisible. Ou encore des multinationales se la monopolisent comme certaines plantes ou bien d’autres choses qui sont en fait le patrimoine de l’humanité. » « Si vieille est notre eau. Chaque molécule d’eau que nous tenons dans notre verre a son histoire. Cette eau a pu être à l’état de condensation dans un nuage. Elle a pu tomber sous forme de flocons de neige sur le sommet d’une montagne, s’infiltrer à travers des mousses et le sol, avant de se frayer un chemin vers une ancienne nappe aquifère ou une rivière. Dans notre verre, c’est bien l’eau de

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la terre que nous buvons, qui permet de maintenir en vie notre organisme. Pourtant, ce précieux cycle hydrologique, pour cause de surexploitation, est en train d’être bouleversé par l’homme. » STOP, Laurent de Bartillat et Simon Retallack

4. objectifs: une ode à lʼeau

Ce spectacle a aussi la volonté d’éclairer le spectateur sur notre rôle d’être humain par rapport au gaspillage et à la surconsommation de l’eau douce dans notre société occidentale, nettement privilégiée par rapport au reste du monde. Que dire de l’utilisation de l’eau courante dans notre vie quotidienne : les bains, l’eau potable qui sert à évacuer nos excréments, l’arrosage des jardins d’agrément et des cultures intensives où les terres s’érodent et ne retiennent plus l’eau, les piscines individuelles et même, exemples extrêmes, les vingt golfs de Las Vegas ou les pistes de ski de Dubaï, où l’eau est exploitée de manière extravagante alors que ces deux villes sont en plein désert ? C’est à nous, citoyens, de remettre les pendules à l’heure de la Terre et de prévenir la sécheresse et la pénurie d’eau douce en commençant, dès à présent, à surveiller et contrôler notre propre consommation. A nous aussi de faire prendre conscience à chacun que, même à sa petite échelle d’un six milliardième, il a un impact sur toute notre planète.

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5. Le parti pris musical et visuel « L’eau parle sans cesse, mais jamais ne se répète » Octavio Paz, écrivain mexicain. Toute la dramaturgie est portée par les images et la musique, celles-ci formant un tout indivisible.

5.1 Les images de cérémonies Elles nous remettent en mémoire les gestes de différentes traditions, représentant chacune une forme de purification ou d’offrande. Toutes ces notions du sacré ayant disparu chez nous, il est grand temps de renouer avec cette prise de conscience.

5.2 Les images sur les écrans Le monde serait né du son et de la vibration, dit Alexander Lauterwasser dans son livre « Images sonores d’eau, la musique créatrice de l’univers ». “J’ai pu ainsi constater par moi-même que les oscillations et les sons peuvent effectivement donner naissance à des figures et donc que les vibrations et les rythmes jouent peut-être un rôle essentiel dans le développement des formes qu’on rencontre dans la nature.” « Ces dessins sont formés par l’action de la musique sur l’eau. L’eau est vivante et répond avec ses structures ondulantes au flux constant des sons, à la sonorité simultanée des instruments les plus divers et à leurs harmoniques, sa facilité à se mouvoir, à accompagner et à ainsi faire jaillir miraculeusement une foule quasi inépuisable de formes, de modèles et d’images les plus variées. » Les projections des vibrations sonores produites par la musique sur de l’eau sont projetées sur écran. Ce qui montre le rapport direct entre le son et l’image à travers le milieu aqueux. Ces vibrations sonores nous transmettent des formes géométriques multiples qui suivent les sons, les rythmes et les mélodies des Borborigènes de la contrée des Vents Tripotants. Notre désir est de créer un réel théâtre musico-visuel évoquant l’émotion et le message de la mémoire de l’eau.

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5. Le partis pris musical et visuel

5.3 La renaissance du rituel Cette démarche symbolique nous conduit à la création d’un nouveau rituel qui en appelle à notre conscience collective.

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6. Les structures flottantes 6.1 Le principe scénographique Le spectacle est un ensemble de modules indépendants: - les structures flottantes: a. une tour comportant des mécaniques sonores, des modules de jeu pour les musiciens et l’orgue à feu b. un carrousel intégrant un orgue c. le tapis et la clepsydre servant d’espace au conteur et au rituel d. la roue à aubes: véhicule à propulsion humaine intégrant des mécaniques sonores et pou vant tracter les autres éléments - l’espace scénique: la surface de l’eau est animée de différentes façons : braseros flottants, jeux d’eau et de pompes et détritus flottants. Tous ces modules intègrent au maximum la technique nécessaire à la sonorisation, à l’éclairage, à la pyrotechnie et au déplacement, afin de conserver un maximum de liberté au mouvement. Pour des raisons de mobilité, de flexibilité et de rentabilité, ces modules peuvent aussi être utilisés séparément pour de petits déambulatoires acoustiques et visuels, diurnes ou nocturnes.

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6. Les structures flottantes

6.1.1 La roue à aubes Ce véhicule très mobile est actionné par un pédaleur en position « vélo couché ». À l’avant, une grande roue à aubes brasse l’eau et propulse l’engin. Cette roue est équipée de mécanismes sonores à la manière d’une boîte à musique : percussions, carillons et flûtes harmoniques sont actionnés par le mouvement circulaire et répètent une mélopée vacillante, dépendant de la vitesse de déplacement. La roue à aubes peut suffire à un petit déambulatoire et l’on peut accessoirement lui faire tracter une, deux ou trois plates-formes ou l’ensemble des éléments pour un déambulatoire sans trame narrative.

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6. Les structures flottantes

6.1.2 La plate-forme Structure pyramidale, c’est l’élément le plus grand en surface mais aussi en hauteur, culminant à près de 7 mètres. Son aspect global rappelle celui d’une plate-forme pétrolière off-shore et tous les accessoires renforcent cette image : bidons pour les flotteurs, structure en aluminium, caillebotis métalliques, etc...Au sommet de la tour, l’orgue à feu crache ses flammes qui déchirent la nuit et se reflètent dans les eaux. Sur cet engin, la musique est d’inspiration industrielle : baril d’huile et jerricanes, tambours, bonbonne de gaz mélodique, la cloche à eau, le tambour à eau, « le clapophone » et « le marimtuba » viennent illustrer l’univers bruyant des technologies de la révolution industrielle. Un petit moteur permet de la déplacer de façon autonome.

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6. Les structures flottantes 6.1.3 Le tapis flottant Cet élément dépouillé de taille moyenne sert d’espace scénique. C’est le véhicule du conteur et, grâce à un petit moteur invisible, il se déplace mystérieusement à la surface de l’eau. Cet espace est aussi celui du rituel et en ce sens il évoque un petit « temple ». Au centre de celui-ci trône la clepsydre qui sera actionnée à la fin du spectacle.

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6. Les structures flottantes

6.1.4 Lʼorgue carrousel Objet flottant de plus petite taille, il accompagne le tapis et est tiré par celui-ci. Dieu des instruments et instrument des dieux, c’est lui qui résonnera magistralement pendant le déroulement du rituel. Sa belle architecture de tuyaux d’orgue en bois tourne lentement sur elle-même et dynamise poétiquement l’ensemble.

6.1.5 La surface de lʼeau L’eau est la première scène du spectacle. Au début du spectacle, elle est jonchée d’objets usuels, de quelques poissons morts et de braseros flottants animant la rive. C’est à sa surface que miroitent les structures éclairées et les flammes fugitives de l’orgue à feu créant une image inversée et ondulante.

6.1.6 Les projections Les projections sur écran sont de 2 types. Elles créent une dimension scénographique supplémentaire qui ouvre à d’autres univers : - Des images documentaires de rituels de par le monde, qui nous relient à l’universalité. - Des images rétroprojetées en temps réel de l’interaction des ondes sonores sur les milieux aqueux (cfr le travail de Frédéric Marbais et les images de Lauterwasser). Il serait également possible de filmer en direct les acteurs et de projeter des détails du spectacle sur l’écran en fond de scène, par exemple, les mains d’un musicien jouant de l’orgue de cristal.

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6.1.7 Les fontaines Le spectacle se terminant sur le rituel de la clepsydre, il est essentiel qu’il soit suivi d’un événement remarquable, véritable apothéose de clôture. Pour rester dans la thématique, et proposer une alternative à la traditionnelle pyrotechnie, nous avons l’intention de travailler avec la société « le sourire de Pierrot » qui fournit une animation clef en main de fontaines dansantes. Celles-ci consistent en un bac d’eau à installer au sol qui anime des jets d’eau de 9m de haut éclairés par des jeux de lumière (15,000 couleurs) pouvant êtres synchronisés avec la musique. www.le-sourire-de-pierrot.com/ fontaines_dansantes.html

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7. Dramaturgie 7.1 Lʼunivers narratif du conte Le thème abordé est un sujet d’actualité : la montée des eaux suite au réchauffement climatique généré par les activités humaines. Le monde scientifique prévoyant une élévation de 1,50 m du niveau des mers d’ici à la fin du siècle. Deux univers sont associés dans la dramaturgie: - Le premier est celui de la tribu humaine, de ses activités mécaniques et de ses choix technologiques liés au passé et les problèmes que ceux-ci engendrent, comme la pollution et l’exode des réfugiés climatiques lié à la destruction des milieux naturels. Le génie créatif y est aussi représenté, notamment par le recyclage de matières premières (essentiellement du plastique) et d’objets quotidiens. Ils sont détournés et transformés pour devenir des objets musicaux qui serviront à l’illustration musicale et sonore du spectacle. - Le second est un monde onirique et intemporel. Il est représenté par le conteur qui incarne le génie, le magicien, l’alchimiste venu accomplir un rituel de purification de l’eau. Il voyage à bord d’un tapis flottant. Au centre de celui-ci se trouve la clepsydre, contenant « l’eau diamant », objet aux multiples énergies prenant différentes dimensions symboliques : tantôt celle du miroir de l’inconscient et des songes, tantôt celle de la Mère primordiale ou encore celle de la perception organique du Temps... Cet univers onirique sera renforcé par des jeux de lumière et des effets pyrotechniques de proximité, et le spectacle n’atteindra sa réelle capacité à émerveiller qu’en nocturne et en site « naturel », bien qu’il ait également sa place en milieu industriel.

7.2 Les personnages 7.2.1 Le maître de cérémonie Évoluant sur le tapis flottant, ce personnage appartient à l’univers onirique. Son rôle est de conter l’histoire et d’amener les autres acteurs à accomplir le rituel et ainsi de purifier les eaux. En ce sens c’est un être spirituel détenant la clef des pouvoirs subtils. Vêtu d’un habit raffiné, il joue avec des instruments étranges faits de matière végétale (tel que le khen, orgue à bouche du Laos, ou la flûte shakuashi du Japon),animale (corne et coquillage) ou encore, avec un orgue de cristal. Mais son véritable don c’est son organe vocal qu’il manie à merveille dans tous les registres.

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7. Dramaturgie 7.2.2 Les mécaniciens Travaillant sur la plate-forme, ceux-ci sont plutôt « terre-à-terre ». Vêtus de salopettes, ils s’activent au bon fonctionnement de leur tour infernale et n’ont pas conscience de l’impact sur leur environnement. Ils activent l’orgue à feu, actionnent la cloche à eau comme s’ils pompaient, ils tapent sur des bidons, soufflent dans des tubes et rejettent à l’eau tout ce qui leur est inutile.

7.3 Le déroulement dramaturgique

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7. Dramaturgie

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7. Dramaturgie Premier tableau Les modules et les acteurs ne sont pas visibles. Le plan d’eau est jonché de détritus et de poissons morts. Musique d’entrée avec...

Deuxième tableau ...l’arrivée de la roue à aubes tractant la tour et les mécaniciens. Lent déambulatoire sonore et musical. Les lumières se rapprochent. Un phare balaie la nuit qui enveloppe le plan d’eau. L’orgue à feu entre en action. Il déchire le ciel, couvrant le son des tambours et des trompes. Le vaisseau laisse dans son sillage des braseros qui tanguent sur les remous. Maintenant qu’ils se rapprochent, on aperçoit la grande roue qui brasse l’eau devant elle. Elle change de direction et passe maintenant devant le public qui distingue plus clairement les machines et des hommes en salopette, tachés de cambouis. L’étrange véhicule continue son virage jusqu’à faire demi-tour et jette l’ancre à quelques encâblées de la rive. Activité et agitation à bord ; les mécaniciens s’affairent à leurs travaux répétitifs en allant puiser l’eau, la déversant, formant une musique mécanico-infernale. Ça tempête, ça claque. L’orgue à feu continue à cracher ses flammes, les mécaniciens nettoient le pont à grande eau et rejettent leur détritus. La sirène retentit et c’est la pause. Ils viennent s’asseoir et manger leur sandwich. L’un d’entre eux prend sa canne à pêche et ne réussit qu’à attraper une chaussure, il est consterné. Les passagers finissent par s’endormir, épuisés...

Troisième tableau Une musique céleste vient les bercer. Un tapis flottant à la surface de l’eau s’illumine de violet dans le lointain. À sa suite, un orgue mécanique, tourne sur lui-même dans un mouvement de vis sans fin. Derrière lui, un nuage de vapeur se répand lentement à la surface des eaux. Son ballet aquatique l’amène à proximité du public. Maintenant, on distingue clairement le Mage jouant de l’orgue de cristal. Il vient s’amarrer auprès de la tour infernale. L’être intemporel s’adresse aux mécaniciens endormis et au public dans un espéranto musical universel. Il nous relate la situation actuelle de cette planète qu’il n’a plus visitée depuis bientôt 300 ans. Il s’alarme face aux changements climatiques et à la montée des eaux liés aux activités polluantes des humanoïdes. Il pressent que son rôle est de leur redonner le sens du sacré et de réapprendre aux habitants de cette planète à la respecter en lui consacrant un rituel.

Quatrième tableau Mélancolique, il entame un chant ; cette mélopée entre en résonance avec les molécules de l’eau. Les vibrations sont projetées sur écran et dessinent des mandalas organiques. Cette magie pénètre les songes des travailleurs de la plate-forme. Émerveillés, ceux-ci se réveillent dans un univers qu’ils découvrent pour la première fois de leur vie. Ils regardent l’écran où sont maintenant projetées

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7. Dramaturgie des images de rituels accomplis de par le monde. Peu à peu, grâce au conteur, ils prennent conscience de leurs actes, de leurs responsabilités et de leurs devoirs d’usagers temporaires de notre bien commun.

Cinquième tableau À présent, le conteur les invite sur son tapis. Ils se lavent à l’eau pure et le conteur leur fournit des habits cérémoniels. Les mécaniciens les revêtent pendant que le conteur joue de son orgue de cristal. Les humains sont prêts, le rituel peut commencer. Incantations, danses et musique nous amènent au moment clef : la clepsydre est renversée lentement. Cette musique hypnotique et métronomique est amplifiée par la projection en gros plan de l’eau s’écoulant goutte-à-goutte. Le temps est suspendu. Le rituel a-t-il fonctionné ?

Sixième tableau Les hommes et le conteur ont l’air satisfaits. Ils peuvent dès à présent repartir, emportant dans leurs filets les détritus flottant à la surface de l’eau.

Septième tableau Soudain en arrière plan, de l’eau commence à jaillir. Le mouvement s’amplifie rapidement et des fontaines colorées s’élancent maintenant droit vers le ciel dans une chorégraphie féerique. FIN

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8. Instrumentarium Plate-forme : Percussions:

Bidons / jerricanes - Clapophone Marimtuba / Cloche à eau Tambours à eau / Trompe

Vents:

Cremophones / Poiroflûbes Flûtes harmoniques / Didgeritube

Autres:

Orgue à feu

Tapis flottant: Percussions:

Bols tibétains

Vents:

Khen / Shakuashi Flûtes / Conques / Cornes

Autres:

Orgue de cristal Baschet - Clepsydre

Carrousel Vents: Tuyaux d’orgue - Crémophone basse

Roue à aube Carillons / Flûtes harmoniques / Percussions mécaniques

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9. Budgets Ce dossier se veut le reflet le plus précis de nos intentions artistiques. A l’heure actuelle, nous sommes assurés d’un premier financement de 23 000 euros. 20 000 euros émanant de la ville d’Ath et 3000 euros provenant du « Centre des Arts de la Rue » d’Ath. Ce spectacle rentre aussi, grâce à la ville d’Ath, dans un projet de partenariat culturel avec 20 villes belges et françaises. La première d’Euph2onie aura lieu le premier mai sur la Dendre dans sa portion canalisée proche du centre ville. Comme vous pouvez le constater dans ce dossier, tout est en place pour passer à la phase de réalisation et plusieurs techniciens sont déjà en train de plancher pour résoudre les questions de flottabilité, de motorisation des structures, d’amplification sonore, des projections et des créations d’instruments de lutherie sauvage (bricolutherie). Malheureusement, ce premier subside de production est insuffisant pour mener à bien l’intégralité de ce qui est projeté dans ce dossier. Il serait dommage de revoir celui-ci à la baisse et de devoir en éliminer des éléments forts qui font partie d’un ensemble cohérent. A ce stade de financement, nous ne pouvons pas encore envisager la réalisation de : - la roue à aube - la motorisation des structures - une sonorisation adaptée - des projections performantes - une rationalisation du système de flottaison - les fontaines dansantes. Car nous devons y inclure aussi : - les frais administratifs - les assurances - les salaires des techniciens, des concepteurs et des acteurs, - trois semaines de répétition in situ, - le transport, - le montage, le démontage et le stockage - un budget pour le graphisme et la post production.

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10. Planning Chronologie du travail Alain Coulon a pris contact avec Laurent Taquin en Juin 2007 pour élaborer un spectacle sur l’eau à Ath. Une réflexion importante c’est établie à fin de ne pas retomber dans les manquements du spectacle « les Nénuph’air ». Le procésus de création a commencé à partir du mois d’octobre et a prit un peu de retard dû au travail de cet été 2007. Une recherche sur l’instrumentation aquatique est déjà commencée depuis Novembre.

Décembre et début janvier Collaboration et rencontre avec:

Monsieur Baschet à Paris pour un Orgue de cristal Monsieur Thomas, facteur d’Orgues à Stavelot Monsieur Benoit Paulis, facteur d’orgues de barbarie. «Le sourire de Pierrot» pour les Fontaines dansantes. Marcel Lauwers, ingénieur mécanicien Monsieur Willy Gouders, compositeur.

Janvier - Fin des plans et démarrage des structures des bases flottante. - Prise de contact et exposé avec les acteurs musiciens. - Elaboration de la structure et osature de la partition musicale - Ecriture du conte et textes

Février - Remise du dossier au service Les arts de la rue - Elaboration de l’instrumentation pour la tour et de la structure orgue, finition mi- février. - Remise de la structure de base musicale aux musiciens. - Recherche sur l’image vidéo et travail avec les bacs résonnants de Frédèric Marbais.

Mars - Suite du travail de construction et réalisation des structures. - 18 au 26 Mars inclus répétition avec les musiciens.

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Avril - 21 au 28 avril, répétition avec les musiciens et acteurs sur les structures à Ath - 29 et 30 avril, Générale et le 30 avril, collaboration et répétition avec les structures de fontaines dansantes.

- 1er Mai LE GRAND JOUR.

11. Revues de presse

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11. Revue de presse

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12. Curriculum Vitae

12. Curriculum Vitae

12.1 Laurent Taquin Quelques chouettes taquineries sonores « C’est curieux, chaque fois que je vous vois, j’entends cette musique. D’où vient-elle ? » « Oh, vous parlez de mes pigeons. Ce sont des flûtes que j’ai attaché sur leurs dos. Regardez ! Venez avec moi, je vais vous montrer comment je fais. Regardez, je les attache comme ça. J’obtiens toutes les notes que je veux en variant la taille des flûtes. Et le vent fait le reste. Parfois, certains les perdent comme celui-ci. » « C’est vous qui avez eu cette idée ? » « Oui ! » James Hilton, Horizons perdus, 1937 De sentiers de randonnée en chemins de traverse, l’itinéraire musical du musicien et inventeur belge Laurent Taquin est un formidable laisser-passer pour la poésie et l’imagination. Au début des années 80, après une formation en mime avec Fugyo Ishimaru et en Commedia del Arte avec Franco Dragone à Bruxelles, Laurent Taquin entreprend l’apprentissage de l’acrobatie, de la jonglerie et de la danse. Il se perfectionne pendant plusieurs années dans ces différentes disciplines et devient même formateur en mime et en expression scénique. Parallèlement, sa découverte du free-jazz le conduit dès 1985 à se lancer dans l’apprentissage autodidacte du saxophone. L’esprit de liberté et d’improvisation propres à ce courant jazzistique, portée par des musiciens fougueux et libertaires, tels John Coltrane ou Albert Ayler, rencontre une sensibilité déjà fort peu encline aux carcans de toutes sortes, musicaux ou pas. D’une manière totalement empirique, il se livre alors à une sorte d’initiation instrumentale à rebours. Au lieu de chercher à se plier à une étude didactique du saxophone, il l’apprivoise petit à petit, cherchant à en tirer des sons jusque là inconnus. A cette époque, cette approche musicale peu orthodoxe en choquera plus d’un. Par la suite, sa rencontre en 1989 avec le compositeur et saxophoniste Fabrizio Cassol sera déterminante. Ce dernier est le leader du groupe Aka Moon, probablement l’une des formations de jazz actuel les plus originales de Belgique. Laurent Taquin intègre sa classe d’improvisation pure au sein de laquelle, pendant quatre ans, il se livre à un intense travail d’exploration sonore. « Tout était possible dans ces sessions ; nous pouvions tout nous permettre au sens musical. On travaillait aussi des compositions contemporaines telles que des « partitions en couleurs et formes » de John Cage,

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12. Curriculum Vitae la « structure de réseau et couleur » d’Henri Pousseur, ou encore nos propres compositions, fruits de toutes ces informations et fantaisies. » Porté par ces fécondes années d’expérimentation, et encouragé par Fabrizio Cassol, Laurent Taquin déstructure son saxophone. Il joue de plus en plus fréquemment sur des becs de tuyaux, des hanches seules, ou bien encore ajoute de nouveaux becs à son instrument. Puis un jour, une de ses amies, la plasticienne Anne Mortiaux, lui apporte des tuyaux d’orgue. Les sons qu’il arrive à tirer de ces simples tubes sont pour lui une véritable révélation. Pour le vernissage d’une exposition, il commence à construire sa première sculpture sonore, le Taquinophone. Ce prototype se présente sous la forme d’un grand tabouret de bar sur les hauts pieds duquel sont fixés une série de tuyaux d’orgue, eux-mêmes reliés à une batterie de gonfleurs à soufflets pour matelas pneumatiques. Les sons produits par cette sculpture artisanale sont littéralement prodigieux et, lors de l’inauguration, la prestation remporte un grand succès. Encouragé par cette expérience, il décide alors d’améliorer cette première sculpture. A ce jour, la famille des Taquinophones a pris cinq visages différents, toujours en activité aujourd’hui, sauf le quatrième d’entre eux, qui n’a jamais pu fonctionner. Le cinquième avatar, surnommé le Nénuphone, se présente sous la forme d’une structure métallique sur laquelle prennent place tuyaux d���orgue en PVC, robinets flexibles et soufflets. Montable et démontable en quinze minutes, sa souplesse d’installation permet à son inventeur de l’utiliser dans de nombreux spectacles de rue ou lors de représentations en salles. « Pour moi, l’orgue reste la révélation. Il s’agit de le détourner et d’en retirer toute son essence. Se met alors en place un jeu avec la pression de l’air sous les pieds à l’aide de soufflets de forgeron, en bouchant le haut des cromornes avec les mains pour les faire chanter selon ma fantaisie. On peut aussi faire varier la tonalité du tuyau et varier d’un ton ou d’un ton et demi, ou jouer sur des quarts de ton, octave ou tierce. Cet instrument à lui tout seul pourrait en faire perdre le Bambara à une tribu Aka ! » Contrairement à d’autres instruments inventés, dont le jeu diffère peu de celui d’un instrument « classique », le Taquinophone présente la particularité d’intégrer entièrement l’instrumentiste au sein même de la structure, un peu à la manière d’un costume ou d’une panoplie sonore. « Le corps est en relation directe avec la musique d’une manière physique, on se sent au milieu de l’instrument et des sons. En se laissant partir dans une marche ou une danse, on y trouve son propre rythme, et, hypnotisé par son chant, on se laisse emmener pour une ballade sonore. » Loin des plans préétablis, Laurent Taquin préfère se fier à son instinct, écoutant plus son cœur et ses mains qu’une quelconque rationalité cérébrale. Glanant dans les marchés aux puces ou les poubelles les objets de ses futurs instruments, il peut alors laisser libre cours à son inspiration et à son imagination. « Pour une installation sonore ou une sculpture, j’aime utiliser des matériaux de construction que les gens peuvent reconnaître et associer à leur vie de tous les jours pour en retirer la

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12. Curriculum Vitae poésie. Que ce soit de petits ou de grands instruments, l’aspect plastique tient une place prépondérante dans mon travail. Je dis toujours qu’il faut des yeux pour entendre et des oreilles pour voir, car j’aime associer le visuel à la musique. Le spectateur auditeur se retrouve alors dans un espace à la fois théâtral et sonore. » Dans ses créations à destination des enfants, notamment « Crom cornes faune » et « Le Marchand de pluie », Laurent Taquin utilise une pléiade d’autres objets sonores incongrus et surprenants : coquillages variés, tuyaux de toutes sortes, appeaux d’oiseaux et machines musicales simples tels le Crème o phone, le Cornophone, le Totem, les Krikoubas ou les Kouklangs. Il y dévoile également d’autres facettes de son talent artistique polymorphe. Tour à tour mime, clown, jongleur, acrobate, saxophoniste ou taquinophoniste, il invite son jeune public à des voyages imaginaires emplis de poésie et de rêve. Loin d’être isolée, sa pratique de la construction d’instruments l’a amené à rencontrer de nombreux autres sculpteurs sonores. Durant l’année 2000, il participe notamment au collectif Le Septuor des Namureauphones, au sein duquel on trouve aussi Anne Mortiaux ou Xavier Rijs. Il y présente la Balmuse del Meuse, une création aquatique, plastique et sonore, inspirée des moulins à eau et des limonaires, qui sera primée lors de l’exposition thématique « Automatia musica ». La même année à Bruxelles, il rejoint dix-sept autres luthiers inventeurs sur le projet « Nemo ». En 2003, il rejoint la Compagnie des Vents Tripotants pour une fresque sonore embarquée au gré des courants sur la Semois. Pour « Une goutte d’eau sue », il crée une installation de douze arbres sonores dans un ancien lavoir de Bruxelles. Il a également été un des coordinateurs artistiques de la Zinneke Parade en 2000 et 2004. Aujourd’hui, Laurent Taquin a rejoint d’autres musiciens, guérisseurs, luthiers et alchimistes innovateurs au sein de la Caravane du Zoublistan, une bien belle fanfare qui parcourt les rues et les scènes de Belgique et d’ailleurs, en invitant les spectateurs à participer à la Fête du Grand Bouzouk, la fête de tous les empêcheurs de penser carré.

12.2 Michel Steingueldoir 1990 - 2007

Architecture dʼintérieur

- Nombreuses réalisations et collaborations en tant qu’architecte d’intérieur indépendant dans le secteur privé.

1993 - 2003

Sculpteur

- Atelier de sculpture à Bruxelles. Nombreuses réalisations et expositions

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12. Curriculum Vitae 1993-2005

Enseignant

- Prof. de maquettisme et prof. de structures formelles (Acad. des Beaux-Arts de Bruxelles)

2000 - 2007

Théâtre de rue et scène

- Nombreuses collaborations avec Laurent Taquin : coconception, esquisses, maquettes et aide à la réalisation de structures et machineries musicales (Balmuse del Meuse, Nénuph’airs, ...) - Acteur-musicien et co-créateur de la « Caravane du Zoublistan », collectif de luthiers sauvages et d’improvisateurs sonores, spécialisé dans le happening mystique - Collaboration artistiques diverses avec, entre autres, Jean Marie Fievez (scénographe), Kevin Brooking (clown), la compagnie des Vents Tripotants,... - Musicien du trio Ethnic Pulse dirigé Par Philippe Lenaif, chamane et auteur - Percussionniste des rituels de l’Umbanda dans la tradition afro-brésilienne (en formation) - Collaboration en tant qu’art-thérapeute avec Guy Corneau, psychanalyste québecquois de renommée internationale et auteur de nombreux best-sellers - Pratique régulière (et formation en cours) en « danse des 5 rythmes® » de Gabrielle Roth

2005 - 2006

Pause...

-Je pars me mettre au vert dans le parc naturel de l’«Alta Garrotxa » en Catalogne espagnole. Travail de la terre et d’élevage. Co-gestion d’un terrain de 60 hectares, bois et prairies.

«Dans cet univers ou l’on enferme l’eau, la cloître, l’ignore la monopolise où l’on oublie qu’elle chante, se faufile, s’engouffre. Elle sue elle susurre force son passage. Elle naît de notre corps comme nous naissons du siens. Sa mémoire véhicule depuis la nuit des temps les siècles impatients. Elle fouille farfouille gazouille s’engouffre stagne, coule, caresse, nettoie, brille.» Laurent Taquin

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Table des matières 1. Un spectacle dʼeau .................................................................................................................................. 2 2. Distribution artistique ............................................................................................................................. 3 3. Origines: pourquoi un spectacle sur lʼeau? ............................................................................................... 4 4. Objectifs: une ode à lʼeau ........................................................................................................................ 5 4.1 Des étendues dʼeau, comme espace scénique..................................................................... 6 4.2 Un spectacle en harmonie avec son environnement. .......................................................... 6 4.3 Le rôle de lʼhumanité........................................................................................................ 6 5. Le parti pris musical et visuel .................................................................................................................. 8 5.1 Les images de cérémonies ................................................................................................. 8 5.2 Les images sur les écrans .................................................................................................. 8 5.3 La renaissance du rituel .................................................................................................... 9 6. Les structures flottantes ........................................................................................................................... 10 6.1 Le principe scénographique ............................................................................................... 10 7. Dramaturgie ............................................................................................................................................ 15 7.1 Lʼunivers narratif du conte ................................................................................................. 15 7.2 Les personnages................................................................................................................ 15 7.3 Le déroulement dramaturgique ......................................................................................... 16 8. Instrumentarium ..................................................................................................................................... 20 9. Budgets ................................................................................................................................................ 21 10. Planning ............................................................................................................................................... 22 11. Revues de presse ................................................................................................................................... 23 12. Curriculum Vitae .................................................................................................................................... 25 12.1 Laurent Taquin ................................................................................................................ 25 12.2 Michel Steingueldoir........................................................................................................ 27

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