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EL NUCLEO Cirque Acrobatique

Inquiétude création 2015 Spectacle intérieur ou extérieur

Contact : Fanny Fauvel Directrice de Production / Diffusion 06 67 74 41 89 elnucleo@hotmail.fr


La Compagnie La compagnie de cirque acrobatique El Nucleo existe depuis 2011 et est composée de deux directeurs artistiques, Wilmer Marquez et Edward Aleman, qui forment un duo de portés acrobatiques et une directrice de production, Fanny Fauvel. Ensemble, le trio a porté les productions et créé les deux premiers spectacles de la compagnie en 2013 : Sans Arrêt et Quien Soy ? D’autres créations sont en cours : Le solo Inquiétude d’Edward Aleman qui sera créé sous forme de dyptique, en mars 2015 dans sa forme courte et en février 2016 dans une forme plus longue et avec une scénographie plus importante. Un quatrième spectacle avec six artistes colombiens sur le plateau, est en projet pour l’automne 2016 Le projet artistique de la compagnie repose sur trois caractéristiques principales propres à Wilmer et Edward : - Le lien avec la Colombie, leur pays d’origine, qui se traduit autant par leurs sources d’inspiration que par la volonté, dans les années à venir de créer des liens artistiques directs avec ce pays. - Leur parcours autodictate et plurisdisciplinaire avant d’intégrer le Centre national des arts du Cirque de Châlons en Champagne. - Leur expérience de colombiens vivant en Europe, qui leur inspire des thèmes tels que la la rencontre, la solitude, l’itinérance, la place de chacun dans le monde que l’on retrouve dans leurs différents projets artistiques. - La recherche d’un langage et d’une écriture acrobatique sensible. La singularité de leur parcours a attiré l’attention et plusieurs soutiens. Depuis 2013, la compagnie a été choisie pour les deux dispositifs territoriaux « Vivre ici » (par les Pays de Chaumont) et « Ardèche Terre d’Artistes ». La compagnie est également en résidence pour trois ans au Nouveau Relax, Scène Conventionnée de Chaumont.
En 2014, elle est associée au Centre Dramatique National de Normandie- Rouen, direction David Bobée.

Le Solo Un solo pour parler de l’intime Un spectacle sur le voyage, le regard qui change, la vie qui nous bouscule et des images qui reviennent, formées ou déformées par le vécu. C’est à un voyage que nous convie Edward, dans ses souvenirs, sa mémoire... Mettre en avant tout ce que l’enfance a de magique et retourner pour cela de là où on vient. Pour voir, revoir, comprendre, avancer... Et dire avec des mots, avec le corps. Mémoire sensible, corps traversé par les mots, les impressions. Un univers réel, un récit magique. Après 15 années de travail en duo, l’envie de se retrouver seul sur un plateau se fait dans une urgence, une nécessité. Edward Aleman est un artiste pluridisciplinaire, au corps engagé, à la présence mystérieuse et sensible. Sa volonté et son envie de se raconter, de refaire son chemin de vie à l’envers, de retourner vers ses racines sont la suite logique du processus entamé avec Quien soy ?. « J’ai toujours eu envie de parler de mon village d’origine, de cette île, Mompox, qui m’inspire. L’expérience accumulée et l’équipe formée au sein de la compagnie me donnent le cadre et l’énergie nécessaires pour créer cette forme en solo. »


Inquiétude INQUIETUDE : Inquiétude : Etat affectif pénible causé par la crainte, l’appréhension, l’incertitude Inquietud : falta de quietud, desasosiego (absence de quiétude, agitation, trouble) du latin Inquitudo «agitation, trouble» La non quiètude: absence de repos L’absence de repos, c’est le mouvement, l’agitation, l’hyperactivité.

Edward Aleman, artiste acrobate, colombien, nous invite à un voyage dans ses souvenirs,sa mémoire. Un retour aux sources dans le petit village de son enfance en Colombie. Seul sur le plateau, Edward raconte par le corps et les mots et refait le chemin de sa vie à l’envers. S’il a intitulé son spectacle - Inquiétude - qui signifie «hyperactivité» en espagnol- ce n’est pas un hasard. Artiste perpetuellement en mouvement, d’où lui vient toute cette énergie? L’inquiétude est aussi le nom que l’on donnait au fauteuil à bascule au XIXe siècle en France. En Colombie, le rocking chair est le fauteuil traditionnel utilisé quotidiennement par toute la famille. Dans ce solo, cet accessoire devient un partenaire avec lequel il joue, sur il se tient debout en étant instable et cherche son point d’équilibre. Avec sensibilité et délicatesse, il nous convie à un voyage de l’intime et retrouve ses racines. Pour comprendre, avancer, se battre et vivre !


Inquiétude – extraits textes « Bien des années plus tard face au peloton d’exécution le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. Macondo, était alors un village d’une vingtaine de maisons construites au bord d’une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des œufs préhistoriques. Le monde était si récent que beaucoup de choses n’avaient pas encore de nom et pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt. Tous les ans, au mois de mars, une famille de gitans plantait sa tente près du village et, dans un grand vacarme d’instruments faisait part des nouvelles inventions. Un vieux gitan, qui répondait au nom de Melquiades Criait : «Les choses ont une vie bien à elles, il faut réveiller leur âme, toute la question est là. »

Texte extrait de Cent ans de solitude de G. G. Marquez Voilà, un rocking-chair… C’est mon rocking-chair Il est comme celui de mon père, Maximo Comme celui de mon grand-père, Maximo Comme celui de mon cousin : Maximiliano Comme celui de mon frère aîné : Alexandre Comme celui de mon beau frère : François Comme celui de mon cousin (un prénom Espagnol …) Celui là c’est le mien Je me sens bien dedans, ça m’aide à réfléchir… Dans ma famille aussi Ça a beaucoup aidé à réfléchir… Chez moi dans le salon il y en avait plein Y avait pas de chaises, de canapé de tabouret, Non : des rocking-chair, plein Des grands, des petits, pour tout le monde Le soir, Le soir on les sortait dans la rue et on les posait sur le trottoir Et on regardait les gens passer : (he vecino !… ) Et puis on restait là, à la fraiche… Un rocking-chair ça sert aussi, à brasser l’air, à rester en mouvement sans trop faire d’effort…

Texte extrait du spectacle : Ronan Chéneau


Inquiétude Partir d’un objet emblématique, caractéristique de l’enfance d’Edward, le rocking chair, pour évoquer une histoire, un village, un enfant et sa famille. Dans ce fauteuil à bascule, passer de l’univers de l’enfance à celui de l’adulte, en racontant par le corps et les mots, un commencement. Aller et venir dans ses souvenirs, se balancer pour trouver un point d’équilibre, se tenir debout en étant instable, mettre à l’épreuve son/ses déséquilibres et continuer à avancer, se battre et vivre. Ce rocking chair n’est pas un nouvel agrès : c’est un partenaire pour Edward avec qui il développe un langage corporel qui lui est propre. Une véritable complicité nait de cette rencontre, le mouvement de l’un influant la réaction de l’autre, la danse de l’un entrainant celle de l’autre. Une proposition sensible, engagée où l’artiste dévoile une partie de son histoire intime, réelle ou fantasmée. Une histoire où le basculement, la recherche de l’équilibre dans l’instabilité, sont les axes de recherche corporelle.

Coproductions : La Brèche, Pôle National des Arts du Cirque de Cherboug Octeville, Les Subsistances, Le CDN de Normandie Rouen, Le Nouveau Relax, Scène conventionnée de Chaumont. Durée : 40 minutes A partir de 8 ans Extérieur ( de préférence de nuit )/ intérieur

INFORMATIONS TECHNIQUES Espace de jeu : 8m d’ouverture x 8m de profondeur – hauteur min : 4,5m / sol plat / plancher-tapis de danse noir Un micro – diffusion son – lumière selon lieux 3 à 4 personnes en tournée


Edward Aleman Edward Aleman est né en 1985 en Colombie et développe très tôt un goût pour la scène. Dès l’âge de 12 ans il pratique le cirque, le théâtre et la danse et s’oriente après le bac vers un enseignement sportif à la faculté. Cette filière ne lui permettant pas d’exprimer sa créativité et fantaisie, il se rapproche, avec Wilmer Marquez complice de toujours, de la Gata Cirko, première compagnie de cirque contemporain colombienne. Il s’investit particulièrement au sein d’associations pour le développement des arts du cirque et devient artiste au sein de la Gata Cirko. Avec Wilmer Marquez, son porteur, ils participent à la création du spectacle « DÉJÀ-VU ». Friands de nouvelles expériences et aventure, le duo renonce alors à son activité professionnelle en Colombie pour intégrer ensemble, en 2008, la 22ème promotion de l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Chalons-en-Champagne, en France. En 2011, ils fondent la compagnie El Nucleo. Wilmer et Edward sont associés en septembre 2012 à la création de David Bobée « Romeo & Juliette» et sont les deux nouveaux interprètes du spectacle « Warm » du même metteur en scène. En octobre 2013, El Nucleo crée son premier spectacle « Quien soy ?» et développe, dans le même temps, une petite forme tout public, le spectacle « Sans arrêt ». Parallèlement à leurs projets communs, Edward participe seul à un projet en Palestine avec l’école de cirque de Ramallah en tant qu’assistant à la mise en scène en 2010, Il est professeur de danse acrobatique et main à main à l’école de cirque Vertigo de Turin depuis 2012. En 2014 Wilmer et Edward sont nommés « artistes associés » au Centre Dramatique National de Normandie -Rouen nouvellement dirigé par David Bobee. La prochaine création «Somos» est prévue en mars 2017 et mettra en piste 6 acrobates.


L’équipe de création Sophie Colleu

Ronan Chéneau

C’est un exercice bien compliqué que d’essayer de retranscrire le CV de Sophie Colleu qui est à l’image de sa personnalité : libre, curieuse et multifacettes ! Du CDN de Normandie / Comédie de Caen (19972003) au Festival d’Avignon (2003-2008), en passant par le Merlan à Marseille (2007) et le festival Off Courts de Trouville sur Mer (2003-2014), Sophie a travaillé avec des personnalités artistiques comme Eric Lacascade, Ricardo Bartis (Argentine) et Oskaras Korsunovas (Lituanie). En 1999, elle rencontre David Bobée et le groupe Rictus. De «Res Persona» à «Lettres d’amour» en 2016, elle participe à la majorité des créations françaises de la compagnie de la production/logistique à l’assistanat à la mise en scène. Diplômée de l’Institut de Sciences Politiques à Paris, Sophie a voyagé de l’institution à la compagnie, de la production de tournées, d’événements et de courts mé- trages à la mise en scène. Elle a évolué entre ces différents secteurs avec pour dénominateur commun la priorité aux rencontres humaines. Son chemin croise celui de la compagnie El Nucleo lors de la première collaboration d’Edward Aleman et Wilmer Marquez avec le groupe Rictus en tant qu’interprètes sur «Roméo & Juliette» en 2012. Coup de coeur humain, complicité artistique, elle rejoint l’aventure de la création du spectacle «Quien Soy?» en 2013 dans laquelle elle intervient en tant que collaboratrice artistique. L’histoire se poursuit tout naturellement sur le nouveau projet d’Edward.

« J’ai commencé à écrire pour le théâtre il y a dix ans. J’ai écrit depuis pour une vingtaine de spectacles pour le théâtre, le cirque et la danse. J’ai éprouvé une méthode, une « écriture de plateau » au fil de pièces écrites notamment pour David Bobee pendant ces dix dernières années. Ces spectacles étaient presque toujours l’occasion de rencontres avec d’autres pratiques, la danse (Nos enfants nous font peur... créé en 2009 au CDN de Gennevilliers et My Brazza créé en 2014 pour le CDN de Sartrouville), le cirque (Cannibales, créé en 2007 à la scène nationale de Douai). J’ai voulu ensuite prolonger ces rencontres et en faire de nouvelles, avec les metteurs en scène Médéric Legros (Borderland), Nicole Yanni (Tout l’amour du monde), Solange Oswald et le groupe Merci (Colère !), Laurent Gutmann (Nouvelles Vagues), Philippe Eustachon (L’Homme du coin) et les chorégraphes Xavier Lot et Bruno Dizien... Je n’ai cependant jamais cherché le mélange « pluridisciplinaire ». Je n’ai pas reçu de formation théâtrale, je n’ai pas appris à écrire le théâtre, j’essaie donc toujours de comprendre ce qu’est l’écriture théâtrale par l’expérience de ce qu’elle peut être. Ce n’est donc pas un souci contemporain de croiser les disciplines, mais celui plus fondamental, philosophique, de ne me soumettre a priori à aucune loi de lieu, de temps, de manière et de genre. Je me reconnais dans cette phrase Jean-Luc Godard : « le cinéma pour moi, c’est la vie en même temps ». Quand on rencontre des artistes d’une autre discipline, d’autres pays, le but est aussi de raconter la rencontre elle-même, même si au départ ce n’était pas le sujet... Et dans une oeuvre collective, faire entrer cette solitude solide d’auteur – c’est aussi cela que racontent mes textes. A la liberté de ces rencontres avec des genres différents j’ai voulu aussi mêler celle des influences. Je m’inspire au moins autant du théâtre lui-même que de la poésie sonore (Bernard Heidsieck...) et ses épigones (Christophe Fiat, Christophe Tarkos...), que de la description romanesque (Ellis, McCarthy, le Nouveau Roman (A. Robbe-Grillet...). Mes textes répondent à des commandes, suscités par des rencontres, des collaborations. Mes textes sont souvent qualifiés de « politiques ». Mes textes reviennent au fond toujours à cette histoire, même si ce n’est pas exactement celle qu’ils racontent : des personnes d’aujourd’hui (au moment où elles parlent) sont confrontées au changement, à des bouleversements dont elles n’identifient vraiment ni l’ampleur, ni le lieu, ni l’origine, ni la fin. Si dimension politique il y a, elle passe donc toujours par le prisme d’individualités fortes, contemporaines, confine parfois au métaphysique, une tentative de transfiguration du banal – une banalité que j’essaie toujours de prendre telle qu’elle se présente, écartant le plus possible les a priori, les jugements. Mes points de départs ne sont jamais des situations stables, qu’un événement viendrait perturber, comme pour révéler quelque chose. Mes textes pour le théâtre n’évoluent pas de façon dialectique mais ils se tordent. Le problème, l’instabilité sont déjà là. Les personnes qu’ils racontent cherchent la meilleure façon d’agir, pour les autres et elles-mêmes, et à défaut d’absolu, le meilleur pour leur vie.»

Edward Aleman : Auteur et interprète Sophie Colleu : Regard extérieur Ronan Cheneau : Textes et dramaturgie Lola Etieve : Création sonore (avec la collaboration de Butch Mckoy et Grégory Adoir) Stéphane Aubert : Création Lumière William Thomas : Intervenant acrobatique (Cie BAM) Fabrication du Rocking chair : Sude Side Merci à Marie Clothilde Chéry pour leurs extraits sonores crédit photos : Anthonin Mélaine Fanny Fauvel : Direction de Production,/diffusion


Inquietude 3