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Briout et Atslah’a pour Yehudith bat Miriam


SOMMAIRE :

Directrice : Tsipora G. Graphiste : Rephael G.

INSTITUTION NER RA’HAMIM

Directeur commercial : Rephael G.

Pages 6-09

Publicité et Abonnement :

CHABBAT

Tel. : 054.563.13.51

Pages 12-13

E-mail : famillytorah@gmail.com

ESHET ‘HAYIL

Site : www.FamilleTorah.com

Pages 14-17

Distribution :

‘HAGUIM - FÊTES JUIVES

Gratuite : Par Email et SMS

Pages 18-25

Payante : En Format A4 La reproduction et copie d’articles, illustrations et des publicités (sans l’accord écrit de l’annonceur et du journal), publiés dans ce magazine à des fins commerciales, sont strictement interdites sous peine de poursuites. Les annonceurs sont entièrement responsables de leurs publications. Tous documents transmit à notre rédaction ne seront pas retournés.

ENFANT Pages 26 BRESLEV Pages 28-37 HABBAD - LOUBAVITCH Pages 40-45 SEGOULOT

Avec le Soutien de :

Pages 46-47

Rav Yisrael Ouriel chlit’a

LA FORCE DE LA TSEDAKA

Rav Moshe Ben Moshe chlit’a

Pages 48-49

Rav Ron Chaya chlit’a

AUTRES GRANDS RABBANIM

Rav Yaakov Mazouz chlit’a

Pages 50-53

Rav Acher Fitoussi chlit’a Rav David Nacache chlit’a Yeshiva Or Arachbi Les Rabanim de Koupat Ha’ir Et plein d’autres Gdoley aDor...

VAYETSE

ENTREE

SORTIE

JERUSALEM

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17:20

TEL AVIV

16:26

HAIFA

VAYICHLA’H

ENTREE

SORTIE

JERUSALEM

16:25

17:16

17:16

TEL AVIV

16:22

17:12

16:26

17:16

HAIFA

16:22

17:12

ENTREE

SORTIE

ENTREE

SORTIE

JERUSALEM

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JERUSALEM

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17:11

TEL AVIV

16:19

17:09

TEL AVIV

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17:08

HAIFA

16:18

17:09

HAIFA

16:17

17:07

VAYECHEV

MIKETS


LA FORCE DE LA HACHGA’HA C’est l’histoire d’un juif qui après avoir vécu les horreurs de la shoah, perdu foi en son Créateur, et décida de changer de vie, d’oublier toutes ses origines et de vivre comme un non-juif. Et c’est ce qu’il fit, changea de pays, changea son nom en un nom non-juif, épousa une femme du pays et emménagea dans un endroit sans aucun juif, et ceuxci pour que jamais ses enfants n’apprennent l’existante des juifs et le rapport entre eux et les juifs. Au fils des année il eu des enfants qu’il éduqua comme des non-juifs dans un monde entouré de nonjuif. Le jour de l’anniversaire des 13 ans d’un de ses enfants, son père le sortit en ville pour lui acheter le cadeau qui lui ferrait le plus plaisir. Quand ils rentrèrent dans l’un des magasins, une brocante, et parmi tous les anciens objets de valeur s’y trouvant, les yeux de l’enfant furent attirés par une vieille Hanoukia taillée dans le bois qui se trouvé sur une étagère, et celle la son coeur désiré plus que tout. Son père essaya de l’en dissuader par tous les chemins mais sans aucun succé, le fils insister c’est cette objet qu’il désiré! Quand le père vu qu’il n’arriverait pas a changé l’avis de son fils, se retourna vers le vendeur pour demander le prix de cette Hanoukia, le vendeur refusa de lui vendre lui expliquant que cette Hanoukia avait une grande valeur et qu’elle a été sculpté avec une grande minutie par un juif des camp de concentration pendant la shoah. Le père continua à monter le prix de sa proposition jusqu'à ce que le vendeur céda contre une très importante somme d’argent, et tout ça juste pour faire plaisir à son cher fils.

A leurs retour à la maison, l’enfant commença à jouer avec sa Hanoukia, et comme il ne savait vraiment que faire avec il la déplaça d’endroit en endroit jusqu'à qu’elle tomba et ce bri-sa, le père rentra dans la cham-bre et voyant la Hanoukia cas-ser gronda son fils pour avoir casser un objet qu’il avait payer si chère. Après qu’il se calma il proposa a son fils de venir l’ai-der a essayer de la réparer. Pendant les réparations le père remarqua un bout de papier cacher dans les bois de la Ha-noukia, en ouvrant et lisant le papier le père se mit a pleurer puis s’évanouit. Quand il reprit connaissance on lui demanda la raison de ses pleurs et pourquoi il s’était éva-nouit, et il expliqua qu’il avait lut dans le petit papier les mots qu’avait écrit le juif qui avait sculpter cette Hanoukia : « Je construit cette Hanoukia pour la fête de Hanoucca et je ne sais même pas si j’aurai le mérite d’y allumer les bougies cette année, et même s’y j’allume le premier jour je ne sais pas si je pourrai allumer le 2eme jour, et si j’allume cette année si je pourrai allumer l’année prochaine, et je demande a la personne chez qui cette Hanoukia arrivera entre ses mains, qu’il sache que j’ai construit cette Hanoukia au péril de ma vie, et je lui demanderai aussi qui lise des michnayot pour l’élévation de mon Ame et celle des membre de ma famille. » et quand j’ai regardé le nom du juif qui a écrit cette lettre, j’ai paniqué et été choqué de la HACHGA’HA PRATITE - la SURVEILLANCE PERSONNEL, que celui qui a construit cette Hanoukia n’était autre que mon père qui avait mis se mot à l’intérieur, que mon fils sur tous les article du magasin la désire elle, et qu’il la casse pour que en la réparant je trouve ce papier. Le père compris que de la haut Le Seigneur faisait toujours attention à lui et retourna lui et toute sa famille a apprendre la Torah et respecter les Mitsvot

Rav Moché Ben Moché Chlit’a

Brioute Sim’ha Atsla’ha et Zéra Kodesh à Tsipora Bat Rahel

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La Valeur de cinq secondes Un juif nommé Stav ( commandant loin de Torah et des mitzvoth , kibboutznique d’origine, pendant la Shiva de Emmanuel Moreno za’l ) nous raconte :

Il a répondu : «Je dirais , Écoute, Israël , le Seigneur est notre D.ieu , le Seigneur est Un».

Durant la deuxième guerre du Liban, était un officier de la Sayeret Matkal , nommé Emmanuel Moreno, qui fut tué dans la guerre. Quelques heures avant son dernier vol , au Liban après que l’ennemi faisait tomber nos avions avec des missiles antiaériens , nous nous sommes assis et avons parlé . Emmanuel a dit: « Dis-moi Stav, que ferras tu si un missile antiaérien fais tomber ton hélicoptère et qu’il ne te reste plus que 5 secondes à vivre ? " . Je lui ai répondu : «C'était très déprimant , j'avais eu peur , désolé. J’espère que ça va passer le plus rapidement possible et avec le moins de douleur. ». Emanuel a déclaré: «Je ferais tout autre chose, une chose que chaque Juif doit faire. ». J'ai demandé : "Quoi?" .

Je lui ai demandé : « Penses-tu que sa va aider ? C’est pas comme si ça va empêcher la mort d’arriver en cinq secondes, alors à quoi bon ? " Et il répondit: " L'homme qui n'a pas de valeur pour cinq secondes dans sa vie, cela signifie que toute sa vie est sans valeur ! Cela veut dire que si tu as une minute alors les première cinq secondes ne valent rien pour toi ni les cinq secondes qui s’en suivent et ainsi de suite jusqu'à que toute ta vie soit passé sans avoir eu aucune valeur pour toi ! Mais si tu comprends que chaque seconde dans la vie d’un juif est important alors c’est la preuve que ta vie a un sens" ! Alors Stav dit déclara pendant la Chiva: « Au moins maintenant je sais que pour Emmanuel la Mort n'était pas une fin , mais juste une autre étape vers quelque chose de plus spirituel encore que l’endroit ou il se trouvait déjà. " Il est important de savoir que chaque instant des Juifs a de la valeur . «Que le Tout puissant nous aide pour l'honneur de son nom " Rav Réfael Roubin Chlit’a

Ilouye Nichmat Sabi Morde’hai ben Juliette

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Un rêve bien réel La célèbre ville arabe du Caire comptait jadis de nombreuses synagogues. Il y en avait de grandes et de plus petites, certaines possédaient des colonnes de marbre, d’autres des planchers de bois, mais toutes gardaient en commun une chose : quand sonnait l’heure de la prière, elles se trouvaient si remplies, que les Juifs avaient peine à se prosterner devant leur D.ieu sans se pousser les uns les autres. Isaac Louria appartenait à ces hommes de grande piété. Il ne manquait jamais une oraison de sorte que, même quand la synagogue était pleine, personne ne venait occuper son siège. Une fois pourtant il trouva à sa place un inconnu. Contrarié, il s’assit à son côté et ouvrit son livre de prières, lorsqu’il fut saisi d’une étrange curiosité. Se penchant vers l’homme, il s’aperçut que le livre qu’il tenait était plein d’obscures énigmes. Louria oublia tout ce qui l’entourait. Il se plongea dans les étranges symboles et pénétra, mot par mot, phrase par phrase, dans les mystérieux commentaires ; ainsi ne remarqua-t-il pas que l’oraison était finie depuis longtemps : tous les gens étaient partis et à la place de l’étranger, il ne restait que le livre ouvert. A dater de ce jour, Louria changea. Il quitta la ville pour s’installer dans une petite maison au bord du Nil, où il se consacra nuit et jour à l’oeuvre ésotérique. Personne ne savait que c’était un messager de D.ieu qui la lui avait apportée, et personne ne se doutait non plus que, dans la nuit, l’âme de Louria s’élevait dans les hautes sphères célestes. Là, elle s’instruisait auprès des Sages disparus depuis longtemps, et lorsqu’au matin elle regagnait son corps saint, Louria révélait de grands mystères. Les Juifs bientôt vinrent à lui de tous les horizons, et Louria lisait dans leur visage comme dans un rouleau de parchemin : il savait ce qu’ils avaient fait au cours de leur vie et ce que l’avenir leur réservait, et distinguait au premier coup d’oeil les bons et les méchants. Une fois, peu avant le début du Chabbat, jour de repos, Louria aperçut 4 voyageurs venant vers sa maison. Ils marchaient avec peine, comme après un long voyage, et leur visage était sombre. Louria sortit sur le seuil. Dans sa simarre blanche qu’il portait pour accueillir le Chabbat, il rayonnait, tel un ange qui viendrait de descendre sur terre. En l’apercevant, les voyageurs s’arrêtèrent, emplis de crainte. Mais, avec un sourire bienveillant, Louria leur dit : - “ Qu’est-ce qui vous amène ? Confiez-moi votre souci avant le saint Chabbat, que vous le passiez dans la joie et la paix.” - “Comment pourrions-nous nous réjouir ? gémirent les hommes. Nos coeurs sont affligés, et le Chabbat ne fait que nous rapprocher du jour de notre anéantissement.“ -” Parlez“, fit Louria, encourageant les voyageurs. Page 12

Alors ceux-ci lui rapportèrent que dans leur lointain pays le roi avait pris en haine tous les Juifs : il leur avait ordonné de déposer dans son trésor avant 3 mois une énorme somme d’argent, les avisant que s’ils ne l’apportaient pas, la moitié d’entre eux seraient exécutés et les autres vendus comme esclaves. Des messager du roi s’étaient aussitôt mis en route à travers le pays pour proclamer l’ordre du souverain. Mais la somme exigée était très élevée, et les Juifs étaient loin d’en posséder fût-ce la moitié. - “Même si toutes les larmes que nous avons déjà versées étaient en or, nous ne pourrions acquitter ce tribut, conclurent les visiteurs. Mais nous avons entendu parler de toi, de ton grand pouvoir et des miracles que tu accomplis d’une seule parole. Nous te prions donc de nous aider et de détourner de nous le danger qui nous menace.“ - “Ne craignez rien“, répondit Louria en les apaisant, “et ne désespérez pas. La tristesse ne sied pas au Chabbat. Restez ici à présent, et demain vous verrez que votre voyage n’était pas inutile.“ Le lendemain, dès la fin du Chabbat, Louria invita les voyageurs à prendre de solides cordes et à le suivre jusqu’au champ voisin. S’arrêtant alors près d’un puits profond, il leur ordonna : - “Faites descendre l’extrémité de votre corde jusqu’au fond et lorsque je vous le dirai, remontez-la !“ Les hommes obéirent et, sur son signal, se mirent à tirer. Ils pensaient que cela irait tout seul, mais, à leur grand étonnement, ils furent obligés d’y employer toutes leurs forces. Les cordes leur échappaient, comment entraînées par quelque lourd fardeau et, avant d’avoir réussi à faire ce que demandait Louria, ils étaient épuisés. Enfin, l’extrémité des cordes apparut sur la margelle du puits et les hommes comprirent alors pourquoi ils avaient eu tant de mal. A leur extrémité, étaient attachés les pieds d’un grand lit d’or sur lequel un roi reposait, vêtu d’une seule chemise de soie. - ” C’est lui, le souverain qui veut nous anéantir ! s’écrièrent les voyageurs effrayés.“ Louria fit signe aux hommes de se taire et secoua le roi. Celui-ci se réveilla et regarda autour de lui sans comprendre. Sans lui laisser le temps de se ressaisir, Louria mit dans sa main un seau sans fond, en disant : - “J’ai appris que tu demandais à mes frères quelque chose qu’ils ne pouvaient te donner. Eh bien moi, je te donne jusqu’à l’aube pour vider l’eau de ce puits!“ - “Comment le pourrai-je ? s’exclama le roi avec désespoir. Ce seau n’a pas de fond ! “ - “Et comment les Juifs de ton pays pourraient-ils te payer ?” rétorqua Louria. “Tu sais bien que même s’ils vendaient tous leurs biens, ils ne rassembleraient jamais la somme nécessaire. Alors réfléchis bien : ou bien tu passes le reste de tes jours à vider ce puits à l’aide du seau sans fond, ou bien tu signes

Briout et Atslah’a pour Yehudith bat Miriam


immédiatement en scellant de ta bague royale que les Juifs t’ont déjà versé l’argent.“ - “Je signe, fit le roi en sanglotant d’effroi. Je ferai ce que tu voudras, pourvu qu tu me laisses revenir tranquillement dans mon palais.“ - “Signe d’abord !” ordonna Louria. Il sortit un acte attestant que les Juifs n’avaient aucune dette envers le souverain, exigeant du roi qu’il le signe et y appose son sceau. - “Te voilà libre à présent !” fit Louria. “Veux-tu retourner au palais à pied, ou par le puits ?“

ce le jour où ils devraient lui apporter l’argent et, dans sa fureur, il inventait pour ces malheureux des punitions de plus en plus cruelles. A l’heure dite, les messagers des Juifs se présentèrent devant le roi. - “Où est l’argent ?” s’écria celui-ci d’un ton menaçant. “Payez immédiatement !“ - “C’est déjà fait“, répondirent les Juifs avec calme, en montrant l’acte au roi. “Tu reconnais sans doute ta signature et ton sceau.“

- “Je préfère reprendre le chemin par lequel je suis venu“, répondit le souverain apeuré.

Lorsque le roi aperçut le document portant sa signature et son sceau, il fut saisi d’un terrible effroi. Il s’écroula sur le sol, et les médecins de la cour mirent plus d’une heure à lui faire reprendre ses esprits.

- “Dans ce cas, allonge-toi“, commanda Louria. Puis il fit signe à ses compagnons de laisser redescendre dans le puits le roi et son lit.

- “Ce que vous dites est exact“, répondit-il aux Juifs avec peine. “Je me porte garant de votre vie comme de celle de tous les vôtres.“

A l’aube, les visiteurs firent leurs adieux à Louria. Celui -ci leur remit l’acte garantissant l’existence des Juifs dans leur pays lointain, et ils reprirent le chemin du retour le coeur léger. Pour le roi, par contre, la journée commença mal. Il se réveilla en sueur et si angoissé qu’il n’osa pas interroger ses devins sur le sens de son rêve.

Le souverain donna l’ordre de ne plus nuire aux Juifs qui se réjouirent longtemps du miracle qui les avait sauvés.

- “Quel terrible cauchemar” ! pensa-t-il. “Heureusement que ce n’était qu’un songe !“ Mais cette frayeur nocturne poussa le souverain à haïr les Juifs davantage encore. Il attendait avec impatien-

Réfoua Chélèma et Atsla’ha pour Audélia bat Marie Ida

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Un enseignement pour toutes les générations

Par quelle faute le jugement est-il scellé ?

On peut l’expliquer d’après les paroles de nos Sages )Tan’houma Yachan Bemidbar 6) : « Quiconque ne se rend pas humble comme un désert, ne peut pas acquérir la Torah. »

Maintenant que Ya’akov est en exil et aspire à s’attacher à la Torah et à en puiser l’énergie de la vie, il se heurte à une pierre. Il voit Ra’hel venir avec le troupeau, Ra’hel vient, elle qui doit être son aide dans la vie, et elle l’aide, par le seul fait d’être là, à faire rouler la lourde pierre du puits. En effet, toute la raison d’être de la femme est d’être une aide face à lui pour l’étude de la Torah, ainsi que le dit la Guemara (Yébamot 62b) : « Celui qui n’a pas d’épouse n’a pas de Torah, etc. » Quand il a vu Ra’hel qui venait l’aider à puiser du puits de la Torah même à ‘Haran, un endroit tellement éloigné de l’atmosphère du beit hamidrach, alors il a rassemblé les forces des soixante-deux ans qu’il avait passés à étudier la Torah, il a écarté le mauvais penchant et a puisé l’eau du puits.

On

s’aperçoit que c’était la façon de se conduire de Ra’hel notre mère : elle s’est annulée elle-même toute sa vie par crainte du Ciel. En effet, quand Lavan a mis Léa à sa place, elle s’est annulée et lui a donné les signes convenus avec Ya’akov afin qu’elle ne soit pas humiliée (Méguila 13b). Elle n’a pas dit qu’elle ne voulait pas donner à sa soeur les signes que lui avait donnés le tsadik. Et comme elle craignait que sa sœur ne soit humiliée, elle s’est annulée et lui a donné les signes, sans se demander ce qu’elle allait devenir, si elle serait donné au tsadik ou non. C’est pourquoi Ra’hel a mérité que même les enfants de Léa portent son nom, ainsi qu’il est dit (Yirmiyah 31, 14) : « Ra’hel pleure ses enfants ». C’est par son mérite que les bnei Israël sont rachetés et reviennent de parmi les peuples, ainsi qu’il est dit (Yirmiyah 31, 15-16) : « Ainsi parle Hachem, que ta voix cesse de gémir et tes yeux de pleurer, car il y a une récompense à tes actes, parole de Hachem, et ils reviendront du pays de leurs ennemis. Oui, il y a de l’espoir pour ton avenir, parole de Hachem, et les fils reviendront dans leurs frontières. » Car si elle n’avait pas donné les signes à Léa, elle n’aurait pas du tout pu épouser Ya’akov, et toutes les tribus seraient venues de Ra’hel, c’est pourquoi ils portent tous son nom, et sont sauvés par son mérite. Page 14

Tout ceci permet de comprendre parfaitement bien l’enseignement des Sages selon lequel Moché avait appris de Ya’akov et était allé au bord d’un puits pour chercher son épouse. Moché lui aussi se trouvait dans une situation semblable à celle de Ya’akov, il s’était enfui de chez lui et de son entourage et était parti en exil, il était étranger en Midian, ainsi qu’il est dit (Chemot 2, 22) : « J’étais étranger dans un pays étranger », et il craignait également pour son existence en dehors des murs du beit hamidrach, alors qu’il était éloigné de ses frères juifs ; il a donc suivi les traces de Ya’akov et est allé au bord d’un puits pour s’attacher à la Torah et s’abreuver de ses eaux. Et il a appris de Ya’akov que seule la Torah est le but et l’espoir de subsister dans un pays étranger et entièrement différent de son mode de vie. Ainsi en Midian, quand il était en situation d’étranger et que la Torah était comme un puits, il a voulu trouver son épouse, celle qui l’aiderait à s’attacher à la Torah, qui était Tsipora.

Atsla’ha et Zivoug Agoun Keren bat Yehudith


L’honneur de nos saintes mères

La beauté une vertu?

On sait que tous les justes, hommes et femmes, qui se trouvent dans le Gan Eden, connaissent un plaisir sans bornes, pour chaque petit détail qu’ils ont observé en ce monde. Et chacun attend et espère ce bien qu’il méritera dans le monde à venir. En particulier, il méritera la résurrection des morts, au moment où tous les morts se lèveront de leur tombe pour connaître un bonheur qui n’a pas été révélé même aux prophètes. Nous, les dernières générations, nous rencontrerons les premières générations, jusqu’aux saints patriarches et matriarches, Sara, Rivka, Ra’hel et Léa, ainsi que tous les Tsadikim de chaque génération. Demandons-nous avec quel visage nous allons rencontrer nos mères ? Combien de bonheur, d’honneur et de joie ce sera pour les femmes qui ont observé toutes les lois de la pudeur, cette rencontre si émouvante avec nos saintes mères, rester dans leur entourage, jouir de leur sainteté, et l’éclat de la Cheh'ina qui les couronne ! En revanche, quelle honte insigne attend celles qui n’ont pas observé convenablement les lois de la pudeur ! Comme elles se tiendront sous les

Toute femme cherche à se rendre belle par des vêtements qui attirent le regard, elle essaye d’attirer l’attention, fait ainsi fauter un grand nombre de personnes, et malheur à elle si la faute d’un grand nombre lui est imputée ! Il n’y a aucun doute que tous les bijoux et tous les vêtements voyants sont un conseil du mauvais penchant. Ce même mauvais penchant,

remontrances de celles qui les entourent, jusqu’à nos saintes mères qui ont su se donner entièrement à la pudeur ! Ceci enseigne à toute femme combien cela vaut la peine pour elle d’observer tous les détails de ces lois.

on peut l’abaisser et le briser dans une certaine mesure en faisant une petite visite à l’hôpital. Qu’y voiton ? Quelques enfants malades du cancer dont les parents restent près du lit nuit et jour ? Quelques femmes malades ? Quelques hommes malades ? Quand on se promène dans un hôpital, on voit une chose étonnante : personne ne cherche à se regarder dans une glace, et le parfum n’intéresse personne, non plus que les vêtements ou la couleur des yeux. Parce que là-bas, tout le monde ne prie que pour une seule chose : être fort et sain pour servir Dieu. Si la femme réfléchit à cela, elle comprendra automatiquement que tout l’aspect extérieur est accessoire et sans valeur. Alors pourquoi investir dans l’aspect extérieur pour attirer l’œil de tous, si ainsi elle se cause à elle-même de descendre aux abîmes ? Il est évident que cela ne paie pas ! Et qu’est-ce qui peut être plus cher et plus important que la pudeur, qui est la source de toute bonne mida, et le seul moyen pour la femme de mériter toutes les merveilleuses bénédictions qu’ont reçues nos saintes mères !

Zera Kodesh pour Mi’hal bat Miriam

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Le Secret de la colombe N’oublions pas ces sentences de nos Sages: «Le pouvoir de la femme, c’est ce qu’il y a de plus fort au monde! » (Ye’arot Devach, 2eme partie, page 138, de Rabbi Yonathan Eibeschutz). “Tout vient de la femme” (Berechit Rabba 17,12), et le mari est le roi absolu quand sa femme le couronne. Il est précisé dans le Tana Debe Eliahou (chapitre 9): “On appelle une femme vertueuse celle qui fait la volonté de son mari!” Ce que l’on peut interpréter de la manière suivante : c’est celle qui “fait”, qui façonne la volonté de son mari afin qu’elle devienne la sienne.

La femme est le chef d’orchestre qui déclenche la musique du bonheur conjugal. Si le roi, par sa femme, est élu, A son tour, elle devient reine absolue. La base d’un foyer stable est le respect que l’épouse témoigne a son conjoint. Mais encore faut-il qu’elle sache ce que les Sages entendent par le mot Kavod respect ! Le respect authentique se manifeste sur trios plans : en pensée, en paroles et en actes. Respect en paroles et en actes est compréhensible, mais qu’appelle-ton le respect en pensée? Le Sefer ‘Haye Adam (Hilkhot Kivoud Av Vaem 67,3) nous en donne une explication très intéressante : “Ils (ses parents, et ceci s’applique aussi au mari) ne seront pas, dans son cœur et a ses yeux, indignes Page 16

d’égards, au point de ne leur témoigner que des marques de respect superficielles. Au contraire, il devra imaginer qu’ils sont de très grands personnages même si aux yeux des autres, ils sont tout a fait ordinaires”. Le respect en pensées est le plus important et il déclenche automatiquement le respect en paroles et en actes. La pensée influence la vision des choses et elle a même le pouvoir de provoquer des résultats prodigieux. Nourrissons-nous de rêves en roses et nous vivrons une vie en rose. C’est ce qu’on appelle en langage

modern la “pensée positive”. La difficulté pour nous est de nous représenter une image en opposition totale avec la vision “extérieure” révélée par nos sens. Nous sommes habitués a capter la vérité objective et a ne pas prendre en considération avec ce que nous voyons. La Torah vient alors nous révéler que c’est tout le contraire. Pour vivre mieux et en conformité avec la volonté divine, nous devons donner la priorité a la réflexion et nous laisser diriger par les yeux du cœur, par la pensée. Le Talmud (Yebamot 118b) mentionne des exemples probants illustrant le pouvoir extraordinaire de la pensée. La suite dans notre prochain numéro b’’h

Une Bonne Délivrance pour Ichti Ayekara Tsipora Bat Rahel

R. Amar


Guide Pratique de Hanoucca Généralités Le 25 du mois de Kislev débute la fête de Hanouccah qui dure huit jours.

L'historique

d'être éduqué), leur faire allumer les flammes "supplémentaires" (c'est à dire, à l'exception de la première qu'on allume). Les femmes ont l'habitude de ne pas faire de travaux ménagers durant la première demi-heure après l'allumage.

A l'époque du second Beth Hamikdach, les autorités grecques prirent des mesures de répression contre le peuple Juif. Elles empêchèrent la pratiquer des mitsvot ainsi que l'étude de la Torah. Les grecs s'approprièrent les biens et les filles des Juifs. Ils pénétrèrent dans le Temple et le saccagèrent. Une famille de Cohen Gadol, les 'Hachmonaïm, réussirent miraculeusement à prendre le dessus et délivrèrent le peuple Juif le 25 Kislev. Mais lorsqu'ils voulurent rallumer la grande Ménorah du Beth Hamikdach, ils ne trouvèrent aucune "huile pure" hormis une fiole dont la quan-tité n'aurait dû suffire que pour un seul jour. Mais un miracle se produisit et l'huile brûla huit jours, le temps de se procurer de l'huile pure. Les sages de l'époque, pour se souvenir de ce miracle, ont donc institué de se réjouir durant ces huit jours ,de louer Hachem et d'allumer des lumières chaque soir afin de proclamer le miracle et de le diffuser . D'après la stricte Halakha, la mitsva est d'allumer une flamme par jour mais le minag de nos jours est d'ajouter une flamme supplémentaire par jour.

Qui doit allumer? Tout le monde a l'obligation d'allumer les lumières de 'Hanouka. En revanche, comme l'obligation incombe au foyer, si le mari rentre tard ou est en déplacement, il est indiqué et même recommandé qu'il charge son épouse d'allumer les lumières de 'Hanouka à la tombée de la nuit et il sera acquitté par cet allumage malgré son absence (il pourra s'il le veut les allumer sans berakha de son coté). On pourra, pour habituer les jeunes enfants (en âge

Comment et quand allumer? On allume une 'hanoukia par famille .Le premier soir, on allume à l'aide du chamach (flamme supplémentaire) une lumière puis on en ajoute une de plus chaque jour jusqu'au huitième soir où on en allumera huit (le minag Achke-naze est d'allumer une 'Hanoukia par membre du foyer à l'exception de la femme qui est acquittée par son mari). Le premier soir, on allume d'abord la lumière qui se trouve le plus à droite. Le second soir, on allumera d'abord la lumière qu'on ajoute puis celle de la veille. On procèdera donc à l'allumage de gauche à droite .De cette façon, on récitera toujours la berakha sur la lumière qu'on ajoute ! Le moment idéal pour allumer les lumières est dès la sortie des étoiles. On fera la prière de Arvit avant l'allum-age. Il est bon de réaliser cette mitsva dès que possible mais en cas de force majeure on pourra allumer toute la nuit. Il faut mettre suffisamment d'huile pour que les lumières brûlent au moins une demi-heure.

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Brah’a et Atsla’ha pour Reouven ben Tsipora


La Mitsva d’allumer C'est l'allumage lui-même qui constitue la mitsva. C'est pourquoi, il faudra s'assurer que toutes les conditions nécessaires pour la validité de la mitsva soient présentes au moment de l'allumage (quantité d'huile, hauteur, pas de courant d'air, etc.). Il faut allumer les bougies de 'Hanouka avec beaucoup de soin car c'est une mitsva extrêmement chère par laquelle nous proclamons le miracle et remercions D. des prodiges qu'il a accomplis pour nous. Celui qui la respecte scrupuleusement mérite d'avoir des enfants érudits en Torah. On attendra bien que la majeure partie de la mèche flambe avant de retirer sa main lors de l'allumage. Il est interdit de se servir de la lueur diffusée par les lumières de 'Hanouka. Il est également inter-dit d'allumer une autre flamme ou une cigarette à partir de ces lumières.

Ou placer la Hanoukia et avec quoi allumer ? La 'Hanoukia doit être idéalement située entre 24 et 80 cm du sol. Si elle peut être visible à l'extérieur alors on préférera la placer à la porte ou à la fenêtre qui donne sur l'extérieur afin qu'elle soit visible par un maximum de passants pour diffuser le miracle ! Si la 'Hanoukia ne peut pas être visible de l'extérieur alors on la placera de préférence devant la porte d'entrée sur le côté opposé à la mézouza. Cela permettra aux personnes qui rentrent "d'être entourées" de 2 mitsvot : la mezouza et la 'hanoukia. Toutes les huiles et toutes les mèches sont valables pour les lumières de 'Hanouka, mais la meilleure façon de faire la mitsva c'est d'utiliser de l'huile d'olive. Bien que les bougies de cire soient valables, il est mieux d'utiliser de l'huile car c'est avec de l'huile que s'est produit le miracle.

Le cas de Chabbat et de l’invité

tre suffisamment d'huile pour que les lumières puissent brûler une demi-heure après la tombée de la nuit. Samedi soir, Motsé Chabbat, on fera d'abord la havdala puis on allumera les lumières de 'hanouka. Dans le cas ou on est invité chez des amis ou de la famille, on sera acquitté par l'allumage du chef de famille. On aura donc pas le droit d'allumer avec berakha dans la chambre qui nous est réservée.

Le cimetiere pendant Hanouka Comme nous l'avons vu, les sages de l'époque ont institué de se réjouir et de louer Hachem. On ne fait donc pas d'éloge funèbre pour un disparu. Il est préférable également d'éviter de se rendre au cimetière (même pour la fin des 7 jours ou du mois de deuil) car la proximité avec la tombe du défunt éveille le chagrin et les pensées douloureuses. Il est mieux d'aller se recueillir avant 'Hanouka. En revanche les règles de deuil sont maintenues, que l'on soit dans la semaine, le mois ou l'année.

Hanouka Samea’h On rajoute dans les 'amidoth que l'on récite les jours de 'hanouka, le passage « 'al hanissim » qui mentionne le miracle de 'hanouka. Le premier soir de 'hanouka, on fera 'arvit avant l'allumage et bien qu'on n'ait pas encore allu-mer la 'hanoukia, on rajoutera le passage « ‘al hanissim » dans la 'amida. On dit également 'al hanissim dans le Bircat Hamazone. Si on n'a pas allumé avant le lever du jour, on allumera alors sans berakha. Quelqu'un, qui n'a pas du tout pu allumer les lumières de 'Hanouka ne pourra plus remplacer le ou les allumage(s) perdu(s). Il allumera le nombre de lumières correspondant au jour où il a commencé à allumer (Exemple : 3 lumières si c’est le 3ème jour) en récitant la berakha. Dès qu'il allumera pour la première fois, il récitera également la bénédic-tion de chéhé'héyanou.

La veille de Chabbat, on allume d'abord les lumières de 'Hanouka puis celle de Chabbat. Comme les lumières de 'hanouka doivent brûler au moins une demi-heure après la tombée de la nuit, il faudra met-

Ilouye Nishmat Israel ben Sara

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Les Bénédictions

Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’Univers, qui nous a fait vivre, exister et parvenir jusqu’à ce moment.

1ere Benediction:

Après l’allumage des bougies on récite:

‫ לוהינו מלך העולם אשר קדשנו‬- ‫ דוני א‬- ‫ברוך אתה א‬ ‫במצוותיו וציונו להדליק נר חנוכה‬

‫הנרות הללו אנו מדליקין על הניסים ועל התשועות ��על‬ ‫הנפלאות שעשית לאבותינו בימים ההם בזמן הזה‬

« Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner 'Hanouka »

‫על ידי כהניך הקדושים וכל שמונת ימי חנוכה הנרות‬ ‫הללו קודש הם ואין לנו רשות להשתמש בהם אלא‬ ‫לראותם‬

Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de 'Hanouka.

‫בלבד כדי להודות לשמך על נסיך ועל נפלאותיך ועל‬ ‫ישועותיך‬

puis 2eme Bénédiction:

‫ לוהינו מלך העולם שעשה ניסים‬- ‫ דוני א‬- ‫ברוך אתה א‬ ‫לאבותינו בימים ההם בזמן הזה‬ « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Chéassa Nissim Laavoténou Bayamime Hahème, Bizmane Hazé » Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’Univers, qui a fait des miracles pour nos pères en ces jours-là, en ce temps-ci. Le premier soir de la fête, on ajoute la bénédiction : 3eme Bénédiction (ne se lie que le 1er soir ou le premier jour que l’on allume les bougies - voir les lois de l’allumage):

‫ לוהינו מלך העולם שהחיינו וקיימנו‬- ‫ דוני א‬- ‫ברוך אתה א‬ ‫והגיענו לזמן הזה‬ « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Chéhé’heyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé »

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Haneirot Hallalu anu madlikin, Al hanisim v'al hanifla-ot V'al hat'shu-ot v' al hanifla-ot She-asitah la-avotei-nu Bayamim ha-heim ba-z'man azeh. Al yidei ko-ane’ha hakedoshim V'hol shmonat yemei ‘hanukah. Haneirot hallalu, kodesh heim Ve-ein lanu reshout lehishtameish bahem Elah lirotam bilvad. Kedei le-odot lishim’hah Al nise’hah ve-al niflei-ote’hah ve-al yeshou-ote’hah. Ces bougies, nous allumons en souvenir des miracles et des victoires et des prodiges, que tu as mené pour nos ancêtres en ces jours la en ces temps la, par le biais de tes prêtres saints. Durant les 8 jours de ’Hanoucca, ces bougies sont consacrées. C’est pourquoi nous ne pouvons en faire usage si ce n’est de les contempler, en signe de reconnaissance a Ton Nom, pour Tes miracles, Tes prodiges, et Tes victoires. Suivi du Tehilim 30 : ‘‫ל‬Mizmor shir ‘Hanoucat abiyit leDavid.

Briout; Atslah’a et Na’hat pour Moché ben Marie Ida


BEIGNETS ET DONUTS...DE HANNOUKA !!!!

Découper des disques d'environ 6 cm de diamètre à l'aide d'un emporte pièce ou d'un verre pour former 10 à 15 petits beignets.

Dans la cuve de la MAP, mettre le lait et la levure, l'oeuf, puis tous les autres ingrédients sauf le beurre en terminant par le sel.

Placer les disques sur une plaque à pâtisserie recouverte de film étirable huilé, et les couvrir également de film étirable huilé ou fariné et les laisser lever au minimum 30 minutes. (vous pouvez les couvrir avec un torchon propre si vous avez peur que la pâte colle au film)

Lancer le programme pâte de la MAP. Rajouter le beurre au bip ou dans votre robot quand la pâte est homogène et à été travaillée un moment. La pâte doit avoir la consistance d'une pâte à pain souple qui ne colle pas aux doigts (au départ il est normal que la pâte soit collante : elle doit adhérer au paroi du bol ou de la cuve pour finir par s'en détacher, la quantité de liquide dépend de la qualité de la farine utilisée). Laisser le programme se finir (si vous n'utilisez pas la MAP laisser reposer la pâte environ 1 heure). Lorsque le programme est fini, sortir le pâton de la machine et étaler la pâte sur votre plan de travail légèrement fariné sur une épaisseur de 5 mm environ.

Chauffer de l'huile dans une friteuse ou dans une poêle et quand l'huile est assez chaude (attention pas trop !) faire cuire les beignets deux à trois minutes de chaque côté. Sortir les beignets, les poser sur du papier absorbant puis les saupoudrer de sucre semoule ou de sucre glace. Ingrédients : 4 pers 

2 Oeufs,

1 sachet de levure déshy-draté,

60 grs de sucre,

60 grs de beurre ou margarine,

250 ml de lait ou lait de soja,

1 pincée de sel,

1 cuillère à café de vanilla ,

500 grs de farine ou un peu plus

Brioute, Atsla'ha et Zivoug Agoune Eliran ben Yéhudith

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Histoire de ‘Hanoucca Dans le temple qui s’élève de toute sa splendeur sur le Mont Moriah à Jérusalem, il y a une Menora (chandelier à sept branches) en or massif. Cette Menora est utilisée par le Service Sacré. Le Cohen Gadol (grand prêtre) l’allume chaque jour avec une huile d’olive pure qu’il a spécialement préparée à cet effet. Mais voilà que du lointain pays de Grèce, arrive un méchant roi, Antiochus IV. Il décide que tous les Juifs doivent oublier la Torah et cesser d’observer les mitsvots ! Les soldats de son armée pénètrent dans le temple. Ils éteignent la Menora en or et salissent les lieux saints. Dés lors, il est non seulement interdit aux Juifs : 1• d’observer le Chabbat, 2• de manger cacher, 3• de pratiquer la Brit-mila, 4• d’étudier la Torah. Mais en plus, ils forcent les enfants d’Israël à se prosterner devant des idoles ! Certains Juifs ont peur du roi Antiochus. Il lui obéissent et vivent comme des Grecs. D’autres Juifs n’obéissent pas au méchant roi. Ils se cachent dans des grottes et continuent d’étudier et de pratiquer la Torah. Mais ils savent qu’ils risquent une très grosse punition si les soldats d’Antiochus les trouvent ! C’est une terrible période pour le peuple d’Israël ! Dans la petite ville de Modi’n, vit un grand sage, Mattatias, fils de Yohanan le Grand-Prêtre, de la famille des Asmonéens. « Révoltons-nous contre ce méchant roi Antiochus et contre les Grecs qui veulent nous obliger à transgresser la Torah ! Même s’ils sont beaucoup plus nombreux que nous, nous pourrons les vaincre si D.ieu nous y aide. » Un petit groupe de Juifs pieux se rassemble alors autour d’eux. Ensemble, ils par-

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tent en guerre contre la grande et puissante armée grecque. A leur tête, Yéhouda fils de Mattatias. Sur son bouclier il a fait graver le mot MaKaBih qui veut dire : Mi Kamo’ha Baelim Hachem « Qui est fort comme toi, oh Dieu » C’est pour cela qu’on l’appelle « Yéhouda ha-Makabi » (Juda Maccabée). D-ieu fait un grand miracle : il donne la victoire à ce petit groupe de Juifs qui réussit à chasser la puissante armée grecque de tout le pays d’Israël. Une fois la guerre terminée, les Juifs vainqueurs rentrent dans le temple profané. Ils le remettent tout de suite en état pour pouvoir apporter à D-ieu les sacrifices de reconnaissance pour les nombreux miracles qu’il leur a fait. Ils brisent les statues, purifient le temple et préparent aussi la grande Menora d’or pour l’allumer. Mais il n’ont pas d’huile d’olive pure : les Grecs ont sali toutes les réserves d’huile ! D-ieu fait un grand miracle : il donne la victoire à ce petit groupe de Juifs qui réussit à chasser la puissante armée grecque de tout le pays d’Israël. Ils cherchent et cherchent dans tous les coins puis, finissent par trouver une petite fiole ! Quel bonheur ! Elle est fermée avec le sceau du Grand Prêtre ! Elle n’a pas été touchée par les Grecs ! Cette huile est donc pure ! …mais il n’y en a que pour un seul jour ! D-ieu fait alors un autre miracle : cette petite quantité d’huile est suffisante pour allumer les lumières de la Menora pendant huit jours, (le temps qu’il faut pour préparer une nouvelle huile pure). C’est en souvenir de ce miracle que pendant huit jours, à Hanoukka, nous allumons les lumières, en rendant grâce à D-ieu pour ses bontés.

Briout et Atslah’a pour Ruth Ravid bat Adassa Eshter


Trouvez les Differences

Briout et Atslah’a pour Tamar et Naomi bat Ruth Ravid

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Jeu de la Toupie Ce Jeu ce joue avec des pièces (de chocolat) ou des bonbons. Chaque participant dépose dans un centre un nombre égale de pièces ou bonbons. A tour de rôle vous faites tourner la toupie. Regarder la lettre du haut de la toupie à son arrêt, et agi selon la lettre: N (noûn) pour "rien" - c'est à dire : "ne prends rien" ; G (guimel) pour "tout" - c'est à dire "prends le tout" ; H (hé) pour "la moitié" - c'est à dire : "prends la moitié" ; Sh (shîn) pour "placé" - c'est à dire : "ajoute à la cagnotte". Les quatre lettres forment aussi les initiales de la phrase

"NES GADOL HAYA SHAM", "un grand miracle s'est produit là-bas (au Beith Amikdash)". Page 24


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Un bon ami Avant qu'ils puissent rattraper le petit garçon, celui-ci était déjà arrivé à sa maison ; sa maman se tenait sur le devant de la porte pour l'accueillir. “Que se passe-t-il mon fils ? Pour quelle raison pleures-tu ?” “Maman, j'ai perdu l'argent que tu m'avais confié ; je ne le trouve nulle part,” pleurnicha le petit garçon. Soudain, on entendit du bruit à l'entrée du jardin.

par: le Rav Shalom Arush

Nos deux tsadiqim – Na'hman et Chim'on – arrivaient en courant. Les deux amis étaient impatients de remplir la mitswa qui consiste à ramener une chose qui a été perdue. “Nous avons trouvé l'argent !” dirent-ils ensemble. Na'hman agitait le sac rempli de pièces en guise de trophée. “Quels merveilleux garçons êtes-vous !” s'exclama la maman. “Merci beaucoup ! J'aimerais tant que tous les enfants du peuple juif vous ressemblent.” Na'hman et Chim'on remercièrent Hachem pour leur avoir permis de faire une mitswa importante : celle de rendre à leurs propriétaires l'objet qu'ils ont perdu. De plus, ils étaient particulièrement heureux de constater d'eux-mêmes la façon dont Hachem avait écouté leur prière et répondu à leur demande. À suivre b’’h...

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Zera Kodesh pour Sivane bat Nava Sabah


L’axe central Il existe un principe, sur lequel repose toute la joie de la femme. A partir du moment où l’homme comprend un tel principe, toute sa vie de couple devient alors très simple et légère, ce principe est l’axe central sur lequel repose tout son Chalom Bayit )L’harmonie du foyer). La base de cela c’est que le mari sache que la chose la plus importante pour lui est sa femme, et il saura comment lui donner le sentiment qu’elle se trouve au premier plan et à la première place dans sa vie. L’homme doit transmettre à sa femme par tous les moyens le fait qu’elle a la première place dans sa vie. Il peut lui faire comprendre cela grâce à des paroles en lui disant à chaque occasion possible : Ma femme, tu es la première ! Tu es plus importante que tout et tu passes devant toute autre chose ! Tu es la plus belle ! La plus intelligente ! …Il peut aussi lui faire passer ce message par des actes, comme par exemple, au moment ou elle lui demande une certaine chose ou a besoin d’une chose, et cela dérange son planning , son temps , ou bien à propos d’un sujet ou sa pensée contredit la sienne – il s’annulera et fera sa volonté, et de cette façon il lui prouvera qu’elle est plus importante que toute autre chose au monde et qu’elle passe avant toute autre chose qu’il planifie dans sa vie ,en bref- qu’elle se trouve a la première place dans sa vie. A partir du moment où la femme fera attention a tous ses égards envers elle, elle se sentira vraiment à la première place devant lui, et on ne peut concevoir la grande confiance, la vivacité et la joie qu’elle recevra de cela. Elle sera la femme la plus heureuse au monde, et le mari est le premier qui jouira de cela sur tous les plans, et le gain qu’il gagnera de ces concessions qu’il a fait pour elle, montera mille fois plus, que ce qu’il a cru perdre par ses concessions, comme cela est expliqué en détail dans le 5eme chapitre du livre le Jardin de la paix.

La Paix Domestique par: le Rav Shalom Arush

C’est pourquoi, l’entrée du mari à la maison, après une journée pleine et fatigante au travail ou aux études, est très importante, et c’est le moment de montrer à sa femme qu’elle tient la première place pour lui. Il est recommandé, qu’avant de commencer une discussion avec ses enfants, il faut avant tout rechercher sa femme et poser la question à tous : Ou est maman ? Bonjour …bonjour les enfants, mais ou est maman ? Avant tout Maman ! A l’instant où il la voit, il lui dira avec un grand et vrai sourire et avec plein d’adoration : Bonjour ma chérie ! Comment ça va ? Je suis obligé de te parler quelques instants. Toute la journée j’ai pensé à toi et je veux savoir comment tu te portes, qu’est ce qui t’es arrivé aujourd’hui, et comme ca il s’assoit avec elle tout en la réveillant a entrer dans la discussion. Il lui posera des questions : Quoi de neuf ? Comment tu te sens ? As-tu mangé aujourd’hui ? (toutes ces paroles ne sont que des exemples et chacun doit trouver les paroles qui feront vraiment passer le message à sa femme sur le fait qu’elle est la première) De cette façon il continuera à s’intéresser vraiment à elle et

L’entrée a la maison Il existe un principe très connu que tout dépend du bon commencement entrepris, du bon départ.

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Ilouy Nichmat Joelle Jeanne Haya bat Eliane

remarquera ce qui est nouveau chez elle, quelle chose particulière l’a travaillé cette journée etc. Le but est de lui donner son attention à l’ instant où il entre à la maison, ce qui lui transfère le sentiment qu’elle est la chose la plus importante dans la maison, et donc instantanément a son


entrée a la maison, sa femme est la première. «Ce qui nous appartient à moi et à vous- lui appartient» Le proverbe est connu : « Derrière chaque grand homme se cache une grande femme ». Lorsque Rabbi Akiva rentra dans sa ville accompagné de quelques dizaines de milliers d’élèves, il vit sa femme et il déclara à ses élèves : « Ce qui nous appartient à moi et à vous- lui appartient » Il fit dépendre, toute son énorme réussite dans l’étude de la Tora, de sa transmission, et le fait de faire grandir des dizaines de milliers d’élèves, de sa femme. Respect et honneur Nos sages obligent, de façon stricte le mari d’honorer et de respecter sa femme et sur cela il signe devant deux témoins dans la Ketouba. Cette obligation n’est pas conditionnée par quoi que ce soit, ni le comportement de sa femme, ni ses actes, mais c’est une obligation qui reste vraie sans aucun changement, peu importe ce qui se passe. On peut essayer de comprendre cela grâce à l’histoire de Rabbi H’iya, dont la femme imposait la terreur, et pourtant lui malgré cela, à chaque fois qu’il trouvait une nouvelle écharpe au marché ou tout autre cadeau, il lui achetait, et en arrivant a la maison lui donnait ce cadeau. Rabbi lui posa la question : « Mais n’est ce pas qu’elle te rend tout le temps malheureux et t’impose la terreur ?» Rabbi H’iya lui a répondu : « C’est suffisant, qu’elles fassent grandir nos enfants et nous sauvent de la faute …» De cette histoire nous apprenons que le respect et l’honneur de la femme n’a aucun lien avec quoi que ce soit, et cela est rapporté clairement dans le Rambam ( Hilhot Ichout 19 ) : «…Et aussi nos sages ont obligé l’homme a honorer sa femme plus que soi même, et l’aimer comme soi même, et si il a de l’argent, il doit multiplier ses bontés selon son argent, et Page 29

n’imposera pas sur elle une grande crainte, et sa discussion avec elle sera avec calme et il ne sera pas triste , ni énervé …» Respecte et tu seras respecté A long terme, une femme qui se fait respecter et honorer par son mari, ne pourra pas aller contre la volonté de son mari. Elle ne se sentira pas bien à s’y confronter, de lui mettre des bâtons dans les roues, puisqu’il la respecte tellement et la prend tant en compte. C’est pourquoi, sans lui dire un mot, elle-même aura honte de se confronter à lui a cause de sa bonne attention envers elle. Est-ce qu’il est concevable qu’elle fasse contre son gré après toutes ses bontés ? C’est pourquoi, il montrera a sa femme qu’il l’aime comme elle est, et lui dira que tout est par son mérite, par sa force il va étudier, et lui dira qu’au contraire il aurait préférer rester a côté d’elle à la maison, mais pour le bien être du foyer il va étudier la Tora, et d’autres paroles de ce genre qui par leur biais l’éclairera, lui fera ressentir qu’elle est la chose essentielle dans sa vie, et qu’elle a une part considérable dans sa Tora et ses Mitsvots. L’homme doit faire attention a une seule chose, de faire tout cela avec vérité, et sans espérance du résultat immédiat, il a un petit peu sourire, et tout de suite elle sera annulée devant lui…car il est possible qu’il aura besoin de continuer et persévérer à sourire, écouter, donner pendant une longue période, et elle continuera sa confrontation et ses abaissements etc. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas mettre en épreuve cela, mais se comporter de cette façon fixe et par principe, c’est à dire : « Eclairer et prier » et lorsqu’elle remarquera que son comportement est vrai, elle se retournera, comme il est écrit : « Lorsque D.ieu agréé les voix d’un homme, Il lui concilie aussi la faveur de ses ennemis ».

Zera bar Kayema Nati ben Eliyahou ve Oraline


Il est une chose que n’importe quelle personne dotée d’intelligence comprend. Si l’enfant grandit dans une atmosphère où les parents sont tristes et déprimés, celui-ci croit bien vite que ce n’est pas merveilleux d’être juif. Il a une preuve irréfutable au fait que le judaïsme n’est pas ce qui l’amènera à son épanouissement dans ce monde-ci, tout simplement du fait qu’il voit ses parents qui sont « très religieux » et qui sont même « harédim » -« orthodoxes », et qui pourtant, ne sont pas heureux. Pourquoi faut-il donc que lui-même vive ainsi ? Pourquoi est-ce que lui doitêtre puni en étant déprimé toute la vie, alors qu’il voit des gens dehors dans le monde du mensonge, qui paraissent à priori tellement heureux et qui profitent de chaque instant de la vie ? Si les parents travaillent leur propre bonheur, qu’ils dansent, qu’ils chantent et qu’ils sont pleinement heureux et satisfaits de chaque Mitsva qu’ils accomplissent, et qui remercient avec joie et effusion le Créateur pour chaque Mitsva qu’ils ont le mérite d’accomplir, que le père de famille chante des louanges à Hachem, et que la maman elle aussi chante avec joie, cela s’imprime et s’imprègne à l’intérieur des enfants. Ils voient que leurs parents sont heureux et qu’ils ont une vie belle et joyeuse, et d’une manière naturelle, ils aspirent à être comme eux. C’est pour tout cela que les parents doivent travailler dur sur ce point précis, car c’est là l’essentiel de l’éducation. L’enfant a devant lui des parents enthousiastes et qui remercient Hachem d’être juif, qui s’extasient de chaque Mitsva dans la joie et les louanges, et c’est ainsi qu’il voit des parents qui sont tout simplement bien dans leur peau, et désire vivre la même vie de plénitude. D’une façon naturelle s’imprègne en eux la reconnaissance que pour une vie comme celle de leurs parents, il faut être comme eux. Mais si l’enfant grandit avec des parents tristes et déprimés, aussi désespérés, et qui se dénigrent et se maudissent, qui disent qu’ils n’ont pas la force de vivre et que tout va mal et que tout est amer, alors que peuvent-ils lui dire pour l’éduquer ? Ils vont lui dire que c’est leur chemin qui est le bon et qu’il faut qu’il le suive ? De toutes les façons, il n’acceptera pas cela parce que c’est totalement contradictoire avec la réalité qu’il voit

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Le Jardin de l’éducation par: le Rav Shalom Arush

et qu’il vit au quotidien. L’enfant est peut-être petit, mais il comprend tout, il ressent tout et il ressent encore plus que le chemin qu’ont pris ses parents ne les a pas conduits au bonheur et à la sérénité. Et il ne veut en aucun cas vivre la même chose. D’autant plus si leur façon de faire est aussi une raison pour lui faire de la peine, pour le rabaisser et le stresser au nom de la Torah et de la crainte, alors il est certain qu’il s’échappe et fuit tout cela comme l’on fuirait le feu qui brûle tout, qu’Hachem nous en préserve. Le chemin vers la plénitude : Il est impossible de fuir la réalité. Si l’enfant ne voit pas que les parents suivent une voie qui les mène au bonheur et à la plénitude, il ne suivra pas ce chemin, et c’est quelque chose de primordial à savoir pour toute personne qui représente le chemin de Dieu. Il faut savoir qu’un homme qui marche avec une kippa sur la tête et que l’on voit à son visage qu’il n’est pas heureux, il profane le nom d’Hachem en public. Une personne qui le voit se dit en elle-même que si cette kippa qu’il a sur la tête vaut vraiment quelque chose comme l’affirment tous les religieux et les croyants, et qu’elle est véritablement un trésor comme ils disent, alors celui qui la porte devrait normalement être totalement heureux. S’il porte une barbe, des péoth, et des tsitsit, et que l’on comprend qu’il est vraiment un Ben-Torah, un fils de la Torah, et que ni il sourit, ni il est joyeux, celui qui le voit pense sincèrement que cette voie n’est vraiment pas une trouvaille exceptionnelle. Pourtant

Atsla’ha bemessimat Hashem à Rephael Hai ben Yehudith


cet homme étudie la Torah et il a vraiment l’air très religieux, et il n’est quand même pas heureux, cela signifie que ce n’est pas le bon chemin. La valeur de la Emouna et des Mitsvot est tellement grande qu’elle est impossible à évaluer à l’aide du cerveau humain. L’être humain doit ressentir qu’il vaut la peine de vivre une vie très difficile ne seraitce que pour qu’on lui donne la possibilité d’accomplir une seule Mitsva, ou bien de mettre une kippa sur sa tête, ou d’étudier un seul mot de Torah. Il est content de mériter cela, de mériter cette spiritualité. Ainsi, si un homme désire apprendre et montrer à ses enfants que son chemin est le bon, il ne pourra pas le faire si il est rempli de tristesse, de déprime. L’enfant n’avalera pas cela. La vie doit être joyeuse et délicieuse, et non pas obscure. Chacun comprend cela, même l’enfant le plus petit . Des parents qui pleurent et se lamentent, et obligent leur enfant à suivre leur chemin, ce dernier ne peut l’accepter en son coeur. De quel chemin veulent-ils parler exactement ? Du chemin qui mène à la dépression ? Vers où veulent-ils emmener leur enfant ? Loué soit l’homme L’une des manières de faire passer à l’enfant la joie et le renforcement dans le chemin emprunté c’est de suivre les traces du Roi David, les traces des «

louanges ». Dans chaque chose que l’on veut apprendre à l’enfant il faut lui dire : comme c’est bien de faire comme cela ou comme il est bon d’agir ainsi etc. Comme par exemple lorsque l’on réveille l’enfant le matin, on peut le faire d’une manière agressive et avec des critiques : « Allez ! Lève-toi ! Il est tard ! Paresseux ! Jusqu’à quand tu vas dormir ?! », ou bien à la manière du Roi David, avec des louanges dans la bouche : « Comme il est bon mon chéri de se lever pour servir Hachem le créateur du monde ! Sais -tu quelle réussite a celui qui se lève tôt ? Bravo que tu arrives à surmonter ton envie de continuer à dormir et que tu te lèves comme un grand pour servir le Créateur ! Quel mérite d’être juif et de pouvoir se lever afin de servir son créateur ! ». Un jour, on m’a amené un cas particulier et assez grave. On m’a amené un enfant qui s’était tellement affaibli dans la pratique du judaisme, qu’il avait complètement arrêté de prier. Il s’est fermé hermétiquement et campait sur ses positions si bien qu’il n’y avait plus aucune manière pour l’inciter à prier de nouveau. Il ne voulait rien entendre. Rien n’a servi, c’était comme si que l’on parlait à un mur. Tout cela à cause de quoi ? Parce qu’on l’a toujours forcé et toujours incité à prier sous forme de critique, et qu’on ne l’a pas au contraire encouragé avec des louanges et des bonnes paroles.

Ilouye Nishmat Roni Maor ben Zahava

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Sans malice C’est aussi une réponse à ceux qui se croient sages et ne pratiquent pas l’hitbodédouth, mais se justifient en affirmant qu’il suffit de dire les prières écrites, comme l’'Amida, la lecture des Psaumes, etc. En réalité, selon ce que nous avons écrit, cela est compréhensible, car il faut pratiquer beaucoup d’hitbodédouth et prier de nombreuses prières individuelles venant du cœur avant de mériter de prier ces prodigieuses prières écrites, avec intention. Car si l’homme ne multiplie pas l’hitbodédouth pour implorer et demander à Hachem béni soit-Il de prier les dix-huit bénédictions comme il convient, le mauvais penchant ne cessera pas de l’embrouiller en le poussant à les dire rapidement, tandis qu’il se promet : demain, je tâcherai de prier en me concentrant… Chacun comprendra qu’une telle personne est loin de pouvoir prier les dix-huit bénédictions comme il convient.

À travers champs et forêts par: le Rav Shalom Arush

tous ses défauts, etc.

Mais même si on suppose que l’homme prie le plus correctement possible l’'Amida, elle ne remplacera pas l’hitbodédouth. Elle ne lui “épargnera” pas le temps de l’hitbodédouth. En effet, dans l’'Amida, l’homme n’effectue pas d’examen de conscience sur la journée écoulée ; il ne remercie pas pour chaque

Si l’homme considère ce que nous avons écrit, à savoir, que la prière est la rédemption, il commencera par prier sur la prière. C’est aussi un des sujets qu’il convient de choisir : pendant une certaine période, on doit se concentrer demi heure chaque jour et prier ainsi : “Hachem, ouvre mes lèvres et que ma bouche dise Tes louanges. Maître du monde, aide-moi à dire les mots justes, donne-moi l’amour de la prière, permets-moi de prolonger la prière autant qu’il le faut, aide-moi à me concentrer sur un sujet afin que le mauvais penchant ne perturbe pas la suite de mes

bienfait divin reçu ; il ne vérifie pas, par exemple, pourquoi il s’est énervé avec son fils et ne prie pas sur

idées, aide-moi à être assidu dans ma prière pour mériter la chose pour laquelle je prie, donne-moi au moins une demi-heure par jour pour me consacrer à

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Réfoua Chélèma pour David Philipe ben Audélia


convenante, il se confesse devant lui, exprime son regret, lui demande pardon et promet dorénavant d’essayer de corriger ses actions.

un sujet déterminé. Un substitut aux souffrances L’hitbodédouth permet d’annuler totalement, ou au moins de réduire considérablement les souffrances subies par l’homme dans ce monde, comme nous nous proposons de l’expliquer. À titre de préambule, voici une parabole : Un père punit son fils. Le fils stupide s’énervera contre son père et le détestera. Bien qu’il ne se réjouisse pas de la punition reçue mais qu’il en souffre, un fils un peu plus intelligent comprendra que la punition ne fut pas donnée en vain et il en cherchera les raisons. Lorsqu’il aura trouvé, il confessera sa faute, la regrettera, demandera pardon et s’engagera à ne plus récidiver. Mais même s’il ne trouve rien, il demandera à son père de le pardonner en général et dira : “Pardonne-moi pour ce qui a provoqué cette punition et aide-moi de ne plus jamais fauter.” Un fils encore plus intelligent sait que son père l’aime et qu’il le punit afin qu’il s’améliore. Par conséquent, il recevra la punition avec joie et se tournera vers lui : “Père, je sais que ta seule intention était de m’éveiller et me rapprocher de toi. Mon cher père, je te remercie de ne pas m’abandonner à mes égarements.” Il vérifiera ses actions et cherchera pourquoi son père l’a puni.

Il est évident qu’un père est heureux d’avoir un tel fils et il se dit : “Quel fils charmant ! Il sait apprécier les bienfaits reçus et cherche vraiment à faire le bien. Il n’attend pas qu’on le punisse mais s’efforce luimême de corriger ses actions.” “Même si je vois qu’il s’égare, transgresse mes injonctions, n’a pas encore tout corrigé et commet des fautes graves, comment puis-je le punir ? Il consacre journellement un temps à son introspection, afin de se rectifier et exécuter ma volonté. Punirais-je un tel fils ? Au contraire, il suffit qu’il ouvre la bouche et déjà j’exauce tous ses souhaits. Là où il se trompe encore, je procède par de très fines allusions et beaucoup d’amour, car je sais qu’il corrige son erreur, dès qu’il la discerne.” Le père continue à méditer : “Si seulement tous mes fils venaient à moi chaque jour, me parlaient de cette façon et me demandaient de subvenir à leurs besoins, il est certain que je céderais à leurs requêtes. Et même celui qui ne comprend pas et se met en colère dès que je le punis, s’il se tournait vers moi et me demandait une faveur, je l’exaucerais et peut-être comprendrait-il combien je l’aime.” À suivre…

Lorsqu’il aura trouvé, il confessera sa faute, la regrettera, demandera pardon et s’engagera à se corriger et à ne plus jamais fauter. S’il ne trouve pas la raison de la punition, il demandera à son père : Montre-moi pourquoi tu m’as puni. Bien entendu, un tel fils se tient à un niveau supérieur, car il se réjouit des douleurs, mais son défaut est grand, car c’est seulement après avoir reçu la punition, qu’il commence à s’éveiller et à réparer ses actions. Un autre fils qui aime parfaitement son père n’attend pas de recevoir une punition pour s’éveiller et comprendre qu’il a fauté, mais s’interroge journellement ainsi : “Quelle est l’instruction de mon père aujourd’hui ? L’ai-je accomplie parfaitement ? Me conduis-je selon sa volonté ?” Il pratique un examen de conscience sur chacune de ses pensées, paroles et actions, et se demande comment il convenait de se conduire. Pour chaque bonne action accomplie, il s’emplit de joie et remercie son père pour son aide. En revanche, il regrette profondément chaque chose inconvenable. Il reconnaît devant son père tous les bienfaits qu’il reçoit de lui, car c’est lui qui le nourrit, l’entretient, lui enseigne la sagesse, l’entendement et la connaissance, et ainsi de suite. Quant à sa conduite in-

Zera Kodesh Meytal Bat Liza

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Le père s'affligea terriblement ; il s'en alla la chercher de-ci, de-là... Même si pour Hachem il n'existe pas d'alternative que de dissimuler Sa Lumière divine à une personne qui a péché, cela Lui cause un très grand chagrin, tel qu'il est écrit )Isaïe 63:9) : “Dans toutes leurs souffrances, Il a souffert avec eux.” “Leurs souffrances” fait référence à la dissimulation de la Lumière divine car, comme nous l'avons indiqué dans le chapitre précédent, les souffrances ne peuvent exister qu'à cause d'une absence d'émouna (foi). Cependant, aussi longtemps qu'une personne adhère à l'émouna, elle ne ressentira aucune souffrance et le Créateur n'aura pas de raison se désoler sur son compte.

Lorsqu'une personne est victime d'une dissimulation spirituelle, le Créateur ressent une très grande peine à son égard. Dans ce cas, c'est Hachem Lui-même qui souffre et qui prie pour la fin de cette dissimulation. Il est écrit dans la Guémara Berakhoth 7a : “Rabbi Yo'hanan a dit d'après Rabbi Yossi : 'D'où savons que D-ieu prie ? Grâce au verset (Isaïe 56:7) : 'Je les amènerai sur Ma sainte montagne, Je les comblerai de joie dans Ma maison de prières.” Il est écrit 'Ma maison de prières' plutôt que 'leur maison de prières ;' ceci nous apprend que D-ieu Lui-même prie.' Maintenant que nous savons qu'Hachem prie, il semPage 34

Le jardin du désir par: le Rav Shalom Arush

ble légitime de poser la question suivante : à propos

de quoi le Créateur du monde prie-t-Il ? La même Guémara répond par Mar Zoutra bar Touvia qui a dit d'après Rav que D-ieu prononce la prière suivante : “Qu'il puisse M'être agréable que Ma compassion subjugue Ma colère ; que tous Mes traits de caractère soient empreints de compassion ; que Je puisse Me comporter avec Mes enfants avec compassion et que Je puisse les juger d'une façon clémente.” Le verset cité plus haut est une allusion à ce que nous avons expliqué précédemment, à savoir que le Créateur dit : “Je les amènerai sur Ma sainte monta-

Refoua Chelema Benjamin ben Marie Ida et sa femme


gne, Je les comblerai de joie dans Ma maison de prières”. Ceci signifie que D-ieu nous accorde la rédemption et qu'Il nous comble de joie en nous emmenant à l'émouna et à la prière. De fait, grâce à l'émouna nous pouvons atteindre la libération et la joie. Ainsi, “Je les comblerai de joie” signifie que D-ieu s'adresse à nous en nous disant : “Je vous comblerai de joie en vous rapprochant de la prière.” Apaiser la Colère divine et révéler la dissimulation Nous avons appris que selon la Guémara, Hachem prie en disant : “Qu'il puisse M'être agréable que Ma compassion subjugue Ma colère ; que tous Mes traits de caractère soient empreints de compassion ; que Je puisse Me comporter avec Mes enfants avec compassion et que Je puisse les juger d'une façon clémente.” Nous devons savoir que l'objectif de cette prière consiste à révéler la dissimulation spirituelle dans laquelle nous nous plaçons. De fait, la Colère divine représente ellemême la dissimulation. Ce concept est plus facilement compris en utilisant un exemple. Imaginez qu'une personne soit en colère à votre égard. Dans ce cas, il ne vous sera pas difficile d'imaginer qu'aussi longtemps que sa colère ne se sera pas apaisée, cela n'est pas le moment idéal pour lui demander de vous rendre un quelconque service. Si vous le faisiez, vous sauriez d'avance que sa réponse serait négative. Cette personne ne désire rien entendre de vous et il n'y a rien que vous pouvez faire pour changer cela. De plus, vous ressentez certainement que son attitude à votre égard n'est pas aussi amicale qu'auparavant. Cela ressemble point par point à la situation dans laquelle le Créateur est en colère contre nous, que Dieu nous préserve. Dans une telle situation, nous nous

retrouvons tout simplement incapables de prier, que D-ieu nous préserve. Tout cela peut changer si nous désirons nous repentir sur le fait que nous nous trouvons très éloignés-es de la véritable émouna. Dès cet instant, cela signifie que nous désirons déjà retrouver l'émouna. La conséquence immédiate de cette nouvelle disposition d'esprit est d'apaiser la Colère divine à notre égard. Cela ne devrait pas nous surprendre : si la Colère divine s'était déclenchée contre nous, que D-ieu nous préserve, s'était à cause de notre éloignement de l'émouna, ainsi que de l'imperfection qui marquait nos actions liées à celle-ci. Par conséquent, lorsque nous retournons vers l'émouna, nous éveillons à notre égard le sentiment de Compassion divine. Également, les nombreux jugements stricts qui nous concernaient sont adoucis et changés en compassion. Cette compassion céleste permet d'illuminer notre âme. Nous retrouvant dans une situation soudainement plus favorable, atteindre l'émouna devient évidemment plus facile. Si nous revenons à l'exemple cité précédemment, lorsqu'une tierce personne est en colère à notre égard, cela signifie que la réconciliation avec cette personne devient possible. L'heure est favorable pour lui demander de nouveau de nous rendre service. Cela nous permet de comprendre la véritable nature de la prière de D-ieu : le Créateur Lui-même prie pour qu'Il puisse subjuguer sa colère et la transformer en compassion. Le résultat est d'empêcher le retour de la dissimulation, lorsque D-ieu semble s'être éloigné de nous. À suivre...

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Le rayonnement de l'âme de la femme Il est important de savoir que les revenus d'une personne lui sont accordés par le Ciel en fonction du rayonnement de l'âme de sa femme. Cela a été expliqué par Rabbi Na'hman de Breslev dans le Liqouté Moharan (I, 69) : “L'essentiel de l'argent dont dispose une personne lui est accordé par l'entremise de son épouse (Zohar Tazriy'a 52). De fait, c'est grâce au rayonnement de l'âme de sa femme qu'une personne reçoit l'argent qui lui revient. Ainsi, en fonction de l'étincellement et du développement des lumières de l'âme de sa femme, on accorde à son mari l'argent qui doit lui revenir. Cela s'explique par le fait que l'argent possède un aspect de lumière [car il provient du même endroit que l'âme], comme cela a été expliqué dans les écrits du Arizal.” En d'autres termes, lorsqu'une femme est heureuse et joyeuse, son âme s'agrandit – au sens spirituel du terme – et son mari peut recevoir alors l'abondance dans le domaine matériel. Par conséquent, il n'existe pas de plus grande erreur que d'oppresser l'âme de sa femme en lui disputant son droit de dépenser l'argent du couple ou de vouloir lui empêcher de se procurer ce qu'elle veut. Dans les deux cas, cela aboutit à la situation où la femme pense qu'elle ne peut pas utiliser l'argent à sa guise et qu'elle ne peut pas acheter ce dont elle a besoin. De fait, dès l'instant où une femme a l'impression d'être étouffée, le rayonnement de son âme diminue, ce qui produit l'effet identique sur les revenus de son mari. Nous apprenons de cela que lorsqu'un mari se dispute avec sa femme – à propos de ses dépenses – il scie la branche sur laquelle il est assit. Parce qu'il désire économiser quelques euros, en réalité, il en perd infiniment plus. Ce que ce mari fait, c'est de diminuer le rayonnement de l'âme de sa femme, ce qui lui fait perdre tous ses revenus. Celui-ci a tout simplement oublié que l'argent qu'il recevait lui était donné en tenant compte de la lumière émise par l'âme de sa femme ! Page 36

Le Jardin de la Prospérité par: le Rav Shalom Arush

Si un mari rencontre des difficultés importantes dans le domaine de ses revenus, il ne doit surtout pas chercher à économiser de l'argent en posant des obstacles devant sa femme. Même si le mari peut penser qu'une telle attitude pourrait lui permettre d'économiser des grandes sommes, il est évident que cela ne résoudra pas ses problèmes. De fait, l'inverse est vrai : nous avons expliqué la raison pour laquelle un mari qui agit de la sorte aggrave en réalité sa situation. Plutôt, la véritable solution consiste à ce que nous avons dit précédemment : que le mari commence à rassembler son courage et qu'il fasse ce qui doit être fait pour qu'il puisse continuer à garantir le train de vie de sa femme. C'est pour cela qu'il doit commencer par se tourner vers D-ieu et déverser tout ce qu'il a sur le coeur. Il doit se repentir et faire tous les efforts dont il est capable. S'il y a une vérité à laquelle il ne peut pas échapper, c'est celle selon laquelle il lui revient de garantir les revenus de sa femme et de faire face à ses obligations, avec tout ce que cela signifie. De plus, cela n'est pas suffisant. Il est également interdit à l'homme de s'attendre à ce que sa femme comprenne la situation dans lequel il se trouve ou qu'elle l'aide dans sa recherche de revenus. Plutôt, il doit faire son maximum pour la rendre heureuse, lui offrir les cadeaux qu'elle mérite, lui fournir l'argent dont elle a besoin pour ses dépenses… Ne pas être mesquins Lorsqu'un mari se dispute avec sa femme à propos de l'argent que celle-ci dépense – même s'il s'agit de

Refoua Chelema David Philipe ben Odelia Odette


milliers d'euros et que selon lui, elle pourrait économiser cette somme – il se comporte en réalité comme une personne qui est déjà submergée par les dettes. Selon Rabbi Na'hman, un tel comportement fait preuve d'un manque évident d'intelligence. Un mari qui commence à calculer toutes les sortes de dépenses que sa femme fait agit comme si cela pourrait l'aider à résoudre ses problèmes financiers. C'est exactement cela qui est une preuve de manque d'intelligence. Ce mari est incapable de réfléchir d'une façon adéquate et de prendre conscience que ces calculs ne riment à rien et qu'il aurait plutôt intérêt à essayer d'atteindre la source de ses revenus : le Créateur Luimême. De fait, c'est D-ieu qui a ordonné au mari de subvenir aux besoins de sa femme, de la respecter et de la rendre heureuse. Ainsi, plutôt que d'être mesquin envers sa femme, un mari qui désire sortir du cercle vicieux de ses dettes doit réaliser qu'il doit faire preuve d'une grande intelligence. Il doit donner à sa femme l'argent dont elle a besoin pour répondre aux désirs de son coeur et il doit faire cela en lui faisant sentir que tel est son plaisir : qu'elle utilise l'argent qu'il gagne comme elle l'entend. Un homme doit avoir confiance que cette attitude – qui consiste à ouvrir largement sa main et son coeur –

aura une conséquence directe : celle d'ouvrir la main – si l'on peut parler ainsi – du Créateur et d'augmenter les revenus dont il disposait jusqu'à maintenant. À son tour, cela permettra au mari de le mettre dans une situation enviable : celle où il pourra donner encore plus d'argent à sa femme ! Penser à autre chose que l'argent Dès l'instant où un mari donne de l'argent à sa femme, il doit en oublier l'existence. En aucun cas, il doit prêter attention à ce que sa femme fait avec cet argent. À plus forte raison, il ne doit pas chercher à connaître la nature des dépenses qu'elle a faites. Ce que le mari a donné à sa femme représente l'argent qu'il est obligé de lui donner et celle-ci peut en disposer à sa guise. Si un mari se trouve dans une situation financière difficile, mais qu'il est tout de même un homme digne de ce nom et courageux, il doit faire tout ce qu'il peut pour ne pas modifier d'un iota son attitude envers sa femme. Nous l'avons dit précédemment : ses problèmes sont les siens et pas ceux de sa femme. Il s'est marié avec elle sous la condition de subvenir à ses besoins et sa situation périlleuse ne change pas les conditions du mariage : il doit faire face à ses responsabilités, quoi qu'il lui en coûte. À suivre…

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Dormir dessue Paracha Vayetsé La plupart des personnes qui ont un cerveau sont d'accord pour reconnaître que c'est un outil des plus utiles ! Mais il existe un très grand désaccord quant à savoir comment et quand l'utiliser. Certains diront :"J'utilise mon cerveau pour ce qui concerne les défis physiques et matériels que lance la vie: pour diriger mon entreprise, écrire un CV, acheter une maison, construire un bateau, faire un programme pour mes élèves. Tous ces sujets nécessitent le guide indispensable de la raison et de la logique. Et puis vient ma vie intérieure, spirituelle: mes convictions religieuses, mon amour pour ma famille, mes moments de méditation et de prière, ces choses-là ne peuvent être rationalisées ou pesées avec les critères de la logique. Ce sont les domaines que je laisse aux aspects de ma personne, subconscients et intuitifs". D'autres empruntent une approche diamétralement opposée. "Au contraire, disent-ils, l'aspect spirituel de la vie est celui où l'on a le plus besoin de l'aide de l'esprit. Précisément parce qu'il est élevé et subtil, il est plus vulnérable et sujet à la corruption. En ce qui concerne mes entreprises matérielles, je peux me permettre de laisser agir le "pilote automatique"; en outre, pour moi, elles ne sont pas importantes, si elles ne réussissent pas aussi bien qu'elles le devraient, ce n'est pas la fin du monde. Mais dans ma vie spirituelle, ce qui est beaucoup plus sérieux pour moi, je ne veux pas me tromper. Dans ce domaine, je soumets chaque action, chaque pensée et chaque sentiment à l'instrument le plus précis que je possède: mon intellect". Qui a raison et qui a tort? Selon le Midrach fascinant évoquant les habitudes de sommeil de Yaakov, les deux approches sont erronées. Dans le 28ème chapitre de Béréchit, nous lisons que Yaakov, voyageant de la Terre Sainte vers 'Haran, passa une nuit au Mont Moriah (le Mont du Temple): Page 40

"Il arriva à l'endroit; il dormit là-bas, car le soleil s'était couché...et il s'allongea dans cet endroit." Comme le soulignent nos Sages à maintes reprises, la Torah ne contient pas un mot ou une lettre en trop. Quel est donc le sens de la ligne apparemment superflue: "et il s'allongea dans cet endroit" (la Torah nous a déjà dit: "il dormit là-bas") ? Quel message se cache derrière ces mots? Le Midrach dit: "Dans ce lieu il s'allongea, car pendant les quatorze années où il s'était caché dans la maison de Ever, il ne s'était pas allongé… dans cet endroit il s'allongea car pendant les vingt années qu'il passerait dans la maison de Lavan, il ne s'allongerait pas". "Cette nuit", la nuit que passa Yaakov dans le lieu le plus saint de la terre, était encadrée des périodes les plus intensément spirituelles et des plus intensément matérielles de sa vie. Pendant quatorze ans, avant cette nuit, Yaakov avait été reclus dans la maison de son maître Ever (l'arrière arrière-petitfils de Noa'h), dévouant chaque instant de sa vie à la poursuite de la sagesse divine. Et pendant vingt ans, après cette nuit, il allait travailler comme employé de son oncle Lavan, veillant aux moutons de Lavan et amassant une fortune pour luimême ; selon son propre témoignage, sa dévotion à cette tâche fut si absolue que "le sommeil quitta mes yeux" (Béréchit 31 :40). Mais au court de cette nuit qui s'interposa entre ces deux périodes et les unit, Yaakov "s'allongea". Une personne allongée met sa tête et le reste de son corps au même niveau. Ainsi, elle abandonne le plus grand avantage que possède un être humain sur les animaux, le fait que, dans l'être humain, la tête est positionnée en haut du corps. Parce que, comme l'enseignent les Rabbis, la verticalité de l'homme est bien plus qu'un aspect de son anatomie physique. Elle reflète plutôt une vérité plus profonde: celle que dans l'être humain, l'esprit

Kol ayechouot à la famille Bensimon Jonathan


dirige le coeur, la tête est la maîtresse du moi corporel. Cela, écrit Rabbi Chnéour Zalman de Liadi dans son Tanya, constitue la " nature innée " de l'homme. Une personne qui se laisse diriger par ses émotions ou par ses instincts est quelqu'un qui renonce à la caractéristique la plus importante de son humanité, à la priorité la plus éclatante de l'homme sur l'animal. Là, dit le Rabbi, est le sens profond de l'affirmation du Midrach selon laquelle Yaakov ne "s'allongea" pas pendant ses quatorze années dans la maison de Ever ni durant les vingt années de son séjour au service de Lavan. Yaakov nous indique par là que le principe selon lequel "l'esprit dirige le coeur" s'applique à tous les domaines de la vie, depuis l'engagement le plus spirituel jusqu'à l'occupation la plus matérielle. Tous les domaines de la vie...sauf quand on est sur le Mont Moriah. Parce qu'existe aussi une vérité plus élevée. Une vérité qui transcende la matérialité et la spiritualité. Une vérité qui embrasse à la fois l'intellect et l'instinct. D.ieu n'est ni spirituel ni matériel. Il a créé les deux royaumes et Se trouve également présent dans les deux. Il nous pourvoit de moyens de nous connecter à Lui dans les deux domaines: la prière, par exemple, est le moyen de nous lier à Lui spirituellement alors que donner la charité en est la voie matérielle. Et Il nous donne un guide, notre esprit rationnel avec lequel nous pouvons naviguer dans les deux domaines de la vie.

Mais nous avons également besoin de nous attacher à une vérité divine supérieure qui transcende l'esprit et la matière. En fait, ce n'est que grâce à cette relation que nous pouvons habiter deux mondes si différents et même les incorporer tous deux dans nos vies. C'est la raison pour laquelle Yaakov devait passer une nuit sur le Mont Moriah, lieu futur du Saint Temple, lieu de la manifestation la plus profonde de la révélation divine à l'homme et de l'engagement ultime de l'homme au service de D.ieu : le lieu où la vérité divine fondamentale est manifeste. Seule une rencontre avec le Mont Moriah peut construire un pont entre nos "années Ever" et "nos années Lavan". Seule une rencontre avec le Mont Moriah peut placer nos entreprises spirituelles et nos poursuites matérielles dans une même vie, peut leur permettre de vivre harmonieusement ensemble voire de se nourrir réciproquement et imposer aux deux les mêmes critères d'intégrité. Mais sur le Mont Moriah, il n'y a ni lois ni outils. On ne peut le comprendre ou l'appréhender, on ne peut ni réfléchir ni expérimenter. On ne peut que s’y abandonner. On ne peut que s’allonger dessus. Nos moments "Mont Moriah" sont extrêmement rares. Pour Yaakov, une nuit seule suffit pour 34 ans. Ce qui est important n'est pas qu'ils arrivent souvent ou qu'ils durent longtemps. Ce qui est important, c'est que leur influence se fasse sentir sur tout ce que nous faisons.

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LE TERME DE LA DIMINUTION DE LA LUNE. Le ‘Hidouch de la ‘Avoda de Ya’akov dans les Parachoth Vayichla’h et Vayéchev au regard de sa ‘Avoda dans les Parachoth Vayetsé et Toldoth est que Ya’akov est déjà prêt pour les jours messianiques, raison pour laquelle : a) il envoya des messagers devant lui vers ‘Essav son frère vers le pays de Séïr” pour l’informer que “s’est achevé et parachevé, dans le summum de la Chelémouth, l’objet du Bérour et du Tikoune (d’extraction et de réparation), etc.”, et le moment est arrivé d’aller ensemble vers la Gueoula : “j’irai chez mon seigneur, à Séïr”, comme “à l’époque de Machia’h, ainsi qu’il est dit (‘Ovadia à la fin), dans la Haftara de Vayichla’h : ‘Les sauveurs monteront à la montagne de Tsion pour juger la montagne d’Essav, et la Royauté appartiendra à l’É.ternel’” ; b) “Vayéchev… “Ya’akov voulut s’installer paisiblement” – et en fait il demeura en paix jusqu’à ce que survinrent les tourments de Yossef, et à nouveau paisiblement en Égypte, âgé de 131-147 ans. Et jusqu’à la realization de la prophétie de la véritable “vie paisible” des jours messianiques, qui sera la plénitude du sujet de “Il a racheté mon âme dans la paix”, d’une manière encore plus élevée qu’à l’époque de David et Chelomo. Et la différence de la situation de Ya’akov dans la ‘Avoda des Bérourim avec sa situation lors du couronnement de cette ‘Avoda (étant prêt à l’époque de Machia’h), est à l’exemple de la différence entre la position de la lune telle qu’elle reçoit du soleil, et sa position lorsqu’ils sont à égalité : Ya’akov est comparé à la lune : “le petit luminaire”, étant lui aussi appelé petit, et “compte son calendrier selon le petit luminaire”. Or, la diminution de la lune (“Va et diminue toi !”, pour devenir un “petit luminaire”), est en raison de “la Cassure des Réceptacles” du Monde du Tohou – et des étincelles de Kedoucha qui sont alors tombées icibas, provoquant aussi la descente de Malkhouth (la lune) pour arriver au rang de Mekabel et descendre dans les mondes B.Y.A. (Beria, Yetsira et ‘Assiya) pour extraire les étincelle du Tohou ; il ressort que la position et situation de la lune qui doit recevoir du soleil est pour le besoin de la ‘Avoda des Bérourim, mais lors de l’achèvement de cette ‘Avoda, la lune ne sera plus de l’ordre de Mekabel, mais “la lumière de la lune Page 42

sera comme celle du soleil” – “les deux grands liminaires”. Ce sujet trouve son allusion également dans la Paracha Vayichla’h : “Ya’akov envoya des messagers devant lui vers ‘Essav son frère” – c’est-à-dire que Ya’akov dont la racine se situe dans le monde du Tikoune (de la Réparation) = Atsilouth, a envoyé des messagers vraiment devant lui, à un degré au-delà du sien, vers ‘Essav son frère, à sa racine en Haut, dans le Monde du Tohou (car, selon Ya’akov, ‘Essav serait après son extraction, et serait remonté à sa racine au niveau des Makifim, des dimensions englobantes du Tohou), “afin d’attirer les Makifim du Tohou vers lui, en bas, dans le Monde du Tikoune, qui est de l’ordre de la lumière intériorisée – le Penimi, tandis que le Makif est au-delà d’être appréhendé, Il brillera alors dans le Penimi et ils s’unifieront”. C’est aussi le sujet de l’union et de l’unification de la lune et du soleil – Ya’akov et ‘Essav – le petit et le grand luminaire, la lumière intériorisée et celle qui transcende, et jusqu’à ce que la lune ne reçoive plus du soleil, lorsque s’achève et se parachève le Bérour des étincelles du Tohou, raison de la diminution de la lune pour devenir Mekabel, mais sa lumière devient comme celle du soleil, et ils sont tous les deux égaux. Après “notre action et notre ‘Avoda” de tous les Enfants d’Israël pendant la durée de toutes les générations, y compris et en particulier après le dévoilement du Youd-Teth Kislev, qu’alors a commencé l’essentiel du sujet de “Tes Sources se propageront vers l’extérieur”, auquel va et s’ajoute par nos Princes et Maîtres de génération en génération, et jusqu’à mon saint Maître et beau-père le Rabbi, Chef de notre génération, par lesquels les Sources se sont répandues vers l’extérieur dans tous les confins du monde – sont déjà achevés et parachevés tous les sujets également en regard du (et dans le) monde, tel qu’il a informé et proclamé que tous les sujets de la ‘Avoda sont parachevés, également “l’astiquage des boutons (des vêtements pour la parade)”, et tout est prêt pour la venue de Machia’h ! Notre ‘Avoda consiste aujourd’hui à amener concrètement son dévoilement dans le monde. (Discours du Rabbi, Chabbat Paracha Vayichla’h Vayechev).

Kol ayechouot à la famille Lugassy


LES JUIFS ET LE MONDE. La Paracha Mikets débute en racontant les deux rêves de Par’o, celui des vaches et celui des épis, et rapporte leur interprétation par Yossef, annonçant des années d’opulence et des années de famine. Bien que ce soit grâce à l’interprétation des rêves de Par’o par Yossef, que celui-ci devint vice roi d’Égypte, la Torah ne pouvait-elle évoquer brièvement le sujet, et mentionner qu’il était le seul à être capable de les interpréter et qu’il y eut sept années d’opulence et sept autres de famine ? À quoi bon décrire son rêve avec tant de détails et de précision ? La réponse : la Torah raconte que l’on décrivit en rêves à Par’o les deux périodes que son pays allait connaître, précisément parce que Yossef lui-même avait précédemment eu lui aussi la révélation de ce qui allait se passer, au moyen de rêves. En effet, Yossef – “le Juste, le fondement du monde” – possédait une âme collective et toute influence accordée au monde devait nécessairement se révéler par son intermédiaire (Béouré Hazohar, Vaye’hi 30a). Yossef reçut la révélation céleste par ces rêves et il fit en sorte qu’il en soit de même pour les autres. Aussi, lorsque Par’o, roi d’Égypte et maître de la terre, dut recevoir une information, il l’obtint également en rêve. Il y a là un enseignement fondamental pour notre service de D.ieu. Si un Juif est soumis aux épreuves (préjugés dommageables et passions) il doit savoir que cette situation lui est personnellement imputable. Certains commettent l’erreur de penser que l’on doit imiter les comportements du monde. D’autres disent que l’on peut mettre en pratique la Torah et les Mitsvot uniquement en s’adaptant à son environnement. Or, le contraire est vrai. La situation du monde est conditionnée par l’attitude du Juif. S’il en adopte les valeurs ou s’il en éprouve les passions, il retrouvera l’équivalent de celles-ci dans le monde, car celui-ci est conçu pour voiler la Divinité. Il se trouvera alors dans l’impossibilité de ressentir la source spirituelle de ces événements. En effet, ceux qui surviennent au Juif semblent se produire par euxmêmes. En pareil cas, le Juif sera conduit à imiter les comportements du monde.

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Mais, en réalité, tout ce qui survient à un Juif est la conséquence de sa propre attitude. Si celui-ci abandonne ses mauvais comportements et ses passions, le monde en sera également modifié. Bien plus, même si l’on ne peut considérer qu’un Juif soit à l’origine des épreuves qui se dressent devant lui, n’étant pas victime des valeurs et des passions du monde, y compris sous leur forme la plus fine, il n’en est pas moins responsable de ces événements, car la création fut faite pour les Juifs, “pour Israël, qui l’a devancée”, il s’agit donc bien, en l’occurrence, de surmonter l’épreuve. Celui qui saura trouver en lui la détermination nécessaire pour ne pas s’affecter devant l’épreuve, s’apercevra que celle-ci n’est, en réalité, qu’une illusion. Ce qui se passe dans le monde est bien directement conditionné par l’attitude qu’il adoptera. Les rêves de Par’o furent donc la conséquence de ceux de Yossef. Pour autant, les uns et les autres conservèrent une nature opposée. Ceux de Yossef se limitèrent au domaine de la Sainteté, alors que ceux de Par’o s’inscrivirent dans “l’autre côté”. On peut donc constater, entre eux, plusieurs différences, sur l’ordre dans lequel ils apparaissent comme sur leurs aspects spécifiques : Les rêves de Yossef commencent par un exposé de l’effort, “nous formons des gerbes”, que ceux de Par’o, n’évoquent pas. L’explication : les bénédictions, du domaine de la sainteté, que D.ieu accorde aux Juifs, sont une fin en soi et non un moyen d’obtenir quelque chose d’autre. Elles émanent de D.ieu Qui possède la perfection véritable et ne peut donc être un intermédiaire. L’âme juive, “parcelle de Divinité véritable” (Tanya chap. 2), ne peut pas non plus jouer un rôle d’intermédiaire. Elle est assurément un but en soi. Il en est de même pour ces bénédictions, qui représentent la perfection et le bien. La situation de “l’autre côté”, du mal, est bien différente. Celui-ci n’a pas de finalité, il n’est qu’accessoire à une autre cause. La perfection de l’effort n’est donc pas nécessaire pour recevoir son influence, qui est accordée “gratuitement” étant, de toute façon, sans valeur… (Discours du Rabbi, Chabbat Paracha Mikets).

Kol ayechouot à la famille Benita Jonathan


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Prières, Ségoulot & Kaméot Segoula du ventre de la baleine Pour un accouchement facile avec l’aide de D.ieu Lorsque la femme rentrera en salle d’accouchement Le mari lira le livre de Jonas

____________________________________________________________________________ Chabbat est la source des benedictions Ségoula pour avoir des garçons que le Ariz’al Hakadoch conseilla à quelqu’un: Faire très attention a commencer le Chabbat un peu avant le temps et le terminer un peu après et aussi d’encourager les autres à le faire (source Tefila lerabenou Mordehai shaarabi hatsadik)

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INTRODUCTION DE RABBI NATHAN DE BRESLEV A LA LECTURE DES NOMS DES TSADIKIM La Torah représente le nom d’Akadoch Baroukh Hou et contient 600.000 lettres. Le peuple d’Israël également contient 600.000 âmes. Lorsqu’un juif, par son comportement et l’accomplissement des Mitsvoth, révèle le nom d’Hachem dans le monde, il devient son associé dans la création dont la Torah en est le schéma et donc acquiert la liberté en tant qu’associé d’intervenir dans son évolution en faisant des miracles… « Le Tsadik décrète et Hachem accomplit » En prononçant le nom du Tsadik qui révèle une phase du nom d’Hachem, c’est comme si on prononçait le nom révélé, c’est-à-dire Le Youd-Hé-Vav-Hé.(Likouté Halakhot).Cette prononciation réveille également le mérite du Tsadik qui est toujours actif dans le monde, même s’il n’est plus là physiquement. Les Tsadikims sont le maintien du monde, ils nous dévoilent les secrets de la Torah et la présence du Créateur en tous domaines, ils sont notre espoir et notre vitalité et nous nous maintenons avec leurs enseignements, nuit et jour. En prononçant leurs noms, puissons-nous attirer la lumière de leur sainteté, apprendre, transmettre et accomplir leurs paroles. Que par leur mérite, soit reconstruite Jérusalem et que les Cohanim retournent à leur service, bien vite et de nos jours, Amen. UNE PRIERE EST A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS. ELLE SE TROUVE EN FIN DE PAGE. Lire quelques noms tous les jours est une grande protection, retrouvez tous les mois une page de nom de nos Tsadikim

SHEMOT HATSADIKIM

Les vingt-quatre Kohanime de garde : 1- Yéhoyariv. 2- Yédaya. 3- H’arime. 4- Sé’horime. 5Malkiya. 6- Miyamine. 7- Hakotss. 8- Aviya. 9- Yéchoua. 10- Chékhaneyahou. 11- Elyachiv. -12Yakime. 13- H’oupa. 14- Yéchèvav. 15- Vilga. 16- Imèr. 17- H’ézir. 18- Hapitsètss. 19Pétah’ya. 20- Yéh’èzkèl. 21- Yakhine. 22- Gamoul. 23- Délayahou. 24- Ma’hazyahou. Yèkhdéyahou. Yah’ate. Mikha. Chamir. Yichiya. Zékharyahou. Ya’haziyaou. Choame. Zakour. ‘Hivri. Yérah’méèl. Les fils de Assaf : Zakour. Yossef. Nétaneya. Aassaréla, les fils de Assaf. Yédoutoune. Les fils de Yédoutoune : Guédalyahou. Tséri. Chayahou. H’achivyahou. Matityahou. Les fils de Hémane : Boukiyahou. Mataneyahou. ‘Houzièl. Chévouèl. Rimote. H’ananeya. H’anani. Eliata. Guidalti. Romameti-‘Hézèr. Yachbékacha. Maloti. Hotir. Mah’aziote. Tels sont les noms des vingt-quatre Léviyim de garde. Les fils de Méchélémeyahou : Zékharyahou. Yédi’haèl. Zévadyahou. Yatnièl. ‘Hélame. Yéhoh’anane. Elyo’hénaye. Chémaya. Yéhozavade. Yoah’. Sakhar. Nétanèl. ‘Hamièl. Yissakhar. Pé’houlati. ‘Hotni. Réfaèl. ‘Hovède. Elzavade. Elihou. Sémakhyahou. H’ossa. Chimeri. H’ilkiyahou. Tévalyahou. Zékharyahou. Choupime. Ah’iya. Yéchayahou. Yorame. Zikhri. Chlomite. Kénaneyahou. H’achavyahou. Y��riya Haroch. TEFILA A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS

Que le mérite de tous les Tsadikim que j’ai mentionné devant toi, Notre D’ et D’ de nos pères, les ‘Hassidim, Sages, Prophètes et Tsadikim, que par le mérite de leurs saints noms, de leur Torah et bonnes actions, Tu puisses avoir miséricorde envers nous dans Ta grande bonté, gratifie-nous de la lumière de leur sainteté, que nous puissions suivre leurs sentiers et marcher sur leurs pas. Que nous méritions maintenant grâce à leur grande force, revenir vers toi et aller dans les sentiers des justes devant toi. Inspire tous les Tsadikim, ceux dont j’ai prononcé le nom maintenant et ceux qui nous sont inconnus, afin qu’ils nous défendent et plaident pour nous devant le Trône de Ta Gloire, pour éveiller Ta compassion et nous prendre en pitié, pour nous ramener vers toi avec sincérité. Ote-nous ce coeur de pierre et donne-nous un coeur de chair, que nous puissions revenir vers toi ! Que nous puissions toujours aller sur le chemin des Tsadikim et que notre part soit avec eux dans le Monde Futur et le Gan Eden.

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Un éclairage céleste « Enfin, mon frère se marie ! soupire Sarah, l’aînée de la famille. Je ne sais pas comment mes parents arrivent à traverser cette période de stress pour chacun de leurs enfants ! » Elle s’effondre sur la première chaise qu’elle trouve et tente de détendre ses muscles qui lui font mal. Un instant plus tard, elle se lève déjà d’un bond pour accueillir les invitées qui entrent dans la salle, les accompagner à une table et s’assurer qu’elles sont à l’aise. La cérémonie vient de se terminer. Sa mère est restée près de la houpa avec quelques invitées qui s’apprêtent à partir. Sarah est la sœur aînée d’une famille nombreuse. Voici que Yossi se marie déjà. Qui l’aurait cru ? Pour elle, il est encore l’enfant turbulent qui se dispute avec tout le monde. Certes, les années ont passé et Yossi est devenu un garçon sérieux au coeur d’or… Les pensées défilent dans son esprit mais voilà que de nouvelles invitées arrivent : exclamations, embrassades, cadeaux déposés dans ses mains. « Où est ta maman ? » « Elle arrive tout de suite, voilà la table des amies de la famille, vous pourrez y trouver Mme… » Boum ! L’éclairage s’est éteint. Que se passe-t-il ? Sarah lève les yeux au plafond comme si la réponse à cette énigme s’y trouvait. Tous les néons sont éteints. Un brusque silence annonce que l’orchestre a perdu la possibilité de se faire entendre. L’absence de flashes fait comprendre à tous que le photographe est, lui aussi, dans l’incapacité de travailler. Du côté des hommes, quelqu’un commence à fredonner un chant dans l’obscurité. Personne ne le suit. Ce genre de mélodies correspond davantage aux heures de minuit qu’au moment où on doit commencer le repas. Sarah sort en courant vers les bureaux de la salle de mariage. Elle y trouve un responsable debout près de la boite d’électricité ouverte, perplexe. « Je ne comprends pas où est le problème. Je ne comprends pas, dit-il, découragé. Mes trois salles sont plongées dans l’obscurité. Cela ne m’est jamais arrivé. – Vous vous occupez de régler le problème, n’est-ce pas ? Demande Sarah. – Bien sûr! Je n’ai pas le choix! Si un soir de mariages se passe dans l’obscurité, je fais faillite ! » Sarah s’empresse de quitter les lieux, laissant le propriétaire nerveux toucher un bouton après l’autre. Elle retourne à la salle et voit que sa Page 48

jeune sœur a rallumé les bougies ayant été utilisées à la houpa. Sarah passe de table en table pour s’assurer que toutes les invitées se sentent aussi à l’aise que possible. Au début, les gens attendant patiemment, puis quand les minutes passent sans que l’électricité ne revienne, les questions commencent à se faire entendre : « Vous avez essayé de téléphoner aux propriétaires de la salle? » «Est-ce qu’on a fait venir un électricien? » « Je connais un excellent électricien. Je vous conseille de l’appeler! Dites-lui que vous êtes en plein mariage et il arrivera en quelques minutes. Je suis sûre qu’en dix minutes, on aura oublié le problème. » « Ah ! Les gens aujourd’hui ! Les directeurs ont loué leur salle et une fois qu’ils ont reçu l’argent, on ne peut plus compter sur eux. » Sarah n’a pas le temps d’apprécier le cocktail de réactions des invités. Elle est soulagée que sa mère soit encore dehors et n’ait pas à affronter l’obscurité en présence des invitées. Le temps passe. Quelle situation désagréable ! Il n’y a ni orchestre ni photographe, ni lumière dans les toilettes ni climatiseur. L’air devient de plus en plus étouffant. « Pourquoi ne pensestu qu’à toi-même ? Pense plutôt aux mariés… » la gronde sa sœur qui passe près d’elle. En réalité, elle ne pensait pas à ellemême à ce moment-là mais plutôt aux invités. Pourtant, il est vrai qu’elle avait oublié les mariés. Les pauvres ! Ils se trouvent tous deux dans la chambre du yihoud plongée dans le noir. Peut-être ont-ils allumé des bougies... Elle espère qu’ils en avaient. Sarah sort une nouvelle fois. La tension qui monte ne la laisse pas rester sur place. Le responsable est toujours de-

Kol ayechouot à la famille Meyer Sebbag


bout devant la même boite électrique, un portable collé à l’oreille. Il descend un bouton après l’autre et les remonte ensuite, juste pour voir que rien n’a changé. D’autres personnes énervées se trouvent à côté de lui – ce sont les personnes qui ont loué les autres salles de mariage. « Il n’a pas même d’éclairage de secours. C’est inadmissible ! » s’écrie l’un d’eux. Le responsable rougit comme une tomate. « Il n’a pas de technicien qu’il peut appeler d’urgence, pas d’instructions dans un cas pareil. Rien ! Nous avons payé cher des salles de luxe et nous recevons un service déplorable. » Sarah revient dans la salle à petits pas. Elle n’a rien à annoncer aux invités et ne sait que leur dire. Sa mère entrée avant elle tente d’affronter la situation désagréable de son mieux. Toutes les blagues ont été dites. Les bougies sont terminées. Quel mariage va avoir Yossi ? Dans vingt ans, il en rira, mais ce n’est pas cela qui la rassure pour l’instant. Déborah, une bonne amie, voit son visage défait. « Vous devriez peut-être essayer de faire un don à Koupat Ha’ir. – Koupat Ha’ir est une excellente solution pour ceux qu’elle aide, répond Sarah en haussant les épaules. Je ne sais que te dire. J’ai essayé plusieurs fois. J’ai toujours promis : ‘Si mon problème est résolu, je donnerai tant’ et quand il ne l’a pas été, j’ai donné malgré tout. Je suis différente, probablement. Pour moi, cela ne marche pas. – Pourquoi ne pas essayer quand même ? Ne fais pas de don si cela ne marche pas mais au moins mets les chances de votre côté. Tu ne peux pas arranger le circuit électrique, n’est-ce pas ? Cette panne dure depuis plus d’une demi-heure et on dirait que personne ne sait ce qui va se passer. Essaie au moins la seule chose que tu as la possibilité de faire. – D’accord, je vais essayer. » La voix de Sarah révèle le peu de chances qu’elle donne à cette possibilité. Elle s’écarte un moment et se met dans un coin. Soudain, une prière l’envahit, proPage 49

fonde, authentique, tout droit de son coeur vers le Ciel. En un instant, un pont direct est formé et elle éprouve un sentiment de proximité qu’on ne perçoit que rarement dans sa vie. « Si l’électricité revient, je donnerai 18 chékels à Koupat Ha’ir » dit-elle à mi-voix. « Tout ce que D. fait est pour le bien. Mais s’Il veut que notre prière soit accompagnée d’un don à la charité, voilà, j’ai promis un don. » Elle termine et pousse un profond soupir. Avec sa délicatesse habituelle, Déborah l’avait laissée seule. A présent, une attente inexplicable monte en Sarah. Elle ne donne pas de chances à ce don, cela n’a jamais marché pour elle, elle n’a donné que parce que c’était la seule chose qu’elle pouvait faire pour ce mariage – qu’attendait-elle ? Elle attendait que la lumière revienne. Malgré ce qu’elle avait dit quelques minutes plus tôt seulement, au plus profond de son coeur, elle savait que la lumière allait revenir à présent. Et elle est revenue. Cela lui a semblé arriver après une seconde. Après coup, en récapitulant, elle comprit qu’environ deux minutes avaient passé. La lumière revint d’un coup et éclaira le visage troublé des mères des mariés, des tantes, des amies… En un instant, les moments de tension et de gêne furent oubliés et une joie spontanée éclata. Les musiciens reprirent leurs instruments avec enthousiasme, le photographe se mit à émettre des flashes dans toutes les directions. On aurait dit que tout le monde voulait compenser les familles des mariés pour les difficiles moments qu’elles venaient de passer… « Cela valait la peine ! » dirent les yeux brillants de Déborah à ceux de Sarah. « Cela valait la peine, sourit Sarah. Tu ne peux pas t’imaginer à quel point. A part le mariage qui a repris tournure, j’ai gagné un moment très précieux de prière authentique, du plus profond du coeur. J’ai senti que ma prière montait et j’ai su qu’elle était acceptée. J’ai senti la main de D. m’envelopper. Qui n’a jamais senti cela ne pourra jamais le comprendre. » Comme Sarah était contente de faire partie de ceux qui ont pu goûter ce précieux sentiment !


GARDES TA LANGUE Des bénédictions pour ceux qui gardent leur langue Le ‘Hafets ‘Haïm écrit : Outre toutes les parachiot que nous avons citées qui parlent de l’interdiction du Lachone HaRa, le Saint béni soit-Il a donné une bénédiction spéciale à celui qui se garde de cette faute, et le contraire pour ceux qui disent régulièrement du Lachone HaRa, et à propos desquels il est écrit «maudit». C’est dans la parachat Ki Tavo (27, 12) : ceux là se tiendront pour bénir le peuple sur le mont Guerizim. Chacune des dix maledictions commence d’abord par une bénédiction pour celui qui se garde de cette faute. C’est pourquoi on a d’abord donné les bénédictions à voix haute pour tout homme d’Israël qui se garde de cette faute, et tout Israël a répondu Amen. Ensuite on a dit : «Maudit celui qui frappe son prochain en secret» (ibid. 24), ce qui désigne l’interdiction du Lachone HaRa, et tout Israël a répondu Amen. Combien il faut se garder de cette faute, qui est maudite de tout Israël! Heureux celui qui s’en préserve, il est béni de tout Israël.

Le silence même est une mitsva Le ‘Hafets ‘Haïm écrit : Quelqu’un qui contrôle ses paroles et fait attention à chaque mot qui sort de sa bouche a un atout énorme, parce qu’à chaque fois qu’il veut parler, il examine si les paroles qu’il veut prononcer contiennent un element interdit de Lachone HaRa, de persiflage, ou si elles sont susceptibles de causer de la peine, et tout cela lui permet de maîtriser ses instincts et de s’empêcher de parler, ce qui lui est compté comme s’il accomplissait effectivement une mitsva. Ainsi qu’il est dit (Makot 23) : « Il y a des gens qui, parce qu’ils ont évité de transgresser, reçoivent une recompense comme s’ils avaient accompli une mitsva ». En faisant le compte, on s’aperçoit qu’en évitant les paroles interdites pendant une année, on accumule des milliers et des myriades de mitsvot.

de surmonter des épreuves, il recevra une grande récompense. A quoi est-ce que cela ressemble ? A quelqu’un qui nomme un gardien sur ses biens : le gardien recevra certainement un salaire pour son temps de garde, même s’il ne s’est pas présenté de voleurs à ce moment-là. De même, quand on garde sa langue de paroles interdites, par le fait qu’on s’empêche de les prononcer, c’est déjà suffisant pour recevoir une énorme récompense qu’aucun ange ni aucune creature ne peuvent imaginer, comme l’a écrit le Gra dans sa célèbre lettre.

Pourquoi Rav Houna a-t-il jeûné pendant quarante jours ? Le Rav Tsedaka zatsal avait l’habitude de citer la Guemara (Baba Metsia 33b) qui parle de Rav Hisda et Rav Houna alors qu’ils avaient un différend. Rav Hisda fit quarante jeûnes parce qu’il avait causé de la peine à Rav Houna, et Rav Houna fit quarante jeûnes parce qu’il avait soupçonné Rav Hisda pour rien. C’est terrible ! Si le grand Rav Houna, pour un léger soupçon contre son ami, a jeûné pendant quarante jours, que dire de ceux qui parlent n’importe comment de leurs amis, et à plus forte raison des grands d’Israël ? Que le Ciel nous préserve! Pendant la fête de Soukot, un an avant la disparition du Rav zatsal, quelqu’un de sa famille est venu le voir, et l’a trouvé assis en train de regarder une photo du ‘Hafets ‘Haïm zatsal. Quand notre maître a senti sa présence, il lui a dit : « Celui qui garde ce visage devant les yeux ne peut pas faiblir dans la maîtrise de sa langue selon la halakhah. »

Une récompense pour chaque instant de silence Le ‘Hafets ‘Haïm écrit dans ‘Hovot HaChemira : « Sache aussi que celui qui prend sur lui de se garder des paroles interdites reçoit en plus une récompense séparée pour chaque jour où il s’est engagé à faire attention, ainsi qu’il est écrit « arrête ta langue du mal ». Et même s’il n’a pas eu l’occasion

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Atsla’ha pour Avraham ben Fortuné


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Le Chidou’h pas à pas Les présentations :

Le déroulement du rendez-vous :

Les présentations autorisées par la Torah de nos jours se font par une série de rendez-vous, le temps de chaque rendez-vous vari entre une à deux heures et le nombre de rendez-vous entre 8 à 12 rendez-vous jusqu’au mariage. Dans le cas ou il faudra rajouter des rendez-vous pour éclaircir les derniers points jusqu’à la décision du mariage il sera permis de le faire sous la directive d’un rav ou d’une rabbanite ou même d’un ben Torah compétant en la matière car le plus important c’est de compléter toutes les vérifications sur la personnalité du futur(e) conjoint(e) et de s’assurer qu’il commence à se créer une communication et une compréhension entre dans le couple pour arriver à une décision finale si les conjoints vont bien ensemble.

Il est certain que surtout au premier rendez-vous l’émotion est à son apogée des deux cotés car l’on ne sait pas trop de quoi parler et par ou commencer, c’est pour cela qu’il est recommandé d’être naturel le plus possible et ne pas essayer d’impressionner l’autre.

Les vérifications dont nous avons parlé peuvent être fait par les parents, par des proches ou même par le rav ou la rabbanite mais la décision doit être obligatoirement prise par le couple.

FAITES TRES ATTENTION

Il faudra faire attention car multiplier les rendezvous peut créer des liens qui empêcheront le couple de prendre les bonnes décisions sur leurs avenirs. Naturellement au cour des rendez-vous chacun essaye de se montrer sous son meilleur jour et ce depuis le tout premier rendez-vous. Seulement après le mariage le voile tombe et on s’aperçois que pas toutes les qualités montrés étaient totalement vrai et que la personne avec qui on s’est marié est différente de celle des rendez-vous; c’est pour cela qu’il faudra impliqué des personnes extérieur qui verront toute la situation d’un point de vu neutre.

Le jeune homme va commencer à parler et demandera à son Chidou’h de parler d’elle-même, de sa maison, ses études, son travail, de se qui occupe son temps libre et de ses hobby et après à son tour il parlera de lui-même pour que la jeune femme puisse elle aussi apprendre à le connaitre. Pendant les autres rendez-vous il essayera d’en savoir plus sur ses midot (valeur), ses connaissances dans la torah et sa vision de la vie. Ne transformez pas les rendez-vous en interrogatoires !!! Il faudra avoir une discussion normal et à travers celle-ci en apprendre un maximum d’information possible mais surtout voir si un sentiment de rapprochement et d’accord mutuel se forme entre eux.

Les signes importants : Chacun doit chercher ses indications chez soit et chez l’autre : 1) un langage commun au couple 2)des esprits qui se rejoignent 3)une discussion naturelle (sans stress ni tension) 4)une attente au prochain rendez-vous (un manque d’attirance n’est en rien une raison suffisante pour arrêter le Chidou’h , la vrai attirance se développe après le mariage) 5)les défauts remarqués chez l’autre au début vont et disparaissent au fil des rendez-vous. Rav Moché Lizmi Chlita Pour prendre rendez-vous auprès du rav Composez le +972 (0)54.84.60.861

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Zivoug Agoune Yehoudith Garçona bat Rahel


UZAN


Magazine Familly Torah N°12 - Spécial Kislev