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SOMMAIRE :

Directrice : Tsipora G. Graphiste : Rephael G.

‘HAGUIM - FÊTES JUIVES

Directeur commercial : Rephael G.

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ESHET ‘HAYIL

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Fax : 077.470.17.80

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BRESLEV

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HABBAD - LOUBAVITCH

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Pages 32-39 SEGOULOT Pages 40-41 LA FORCE DE LA TSEDAKA Pages 42-43

Tous documents transmit à notre rédaction ne seront pas retournés.

AUTRES GRANDS RABBANIM

Avec le Soutien de :

ETC…

Rav Moshe Ben Moshe chlit‟a

Recettes p 46

Pages 44-45

Rav Ron Chaya chlit‟a Rav Yaakov Mazouz chlit‟a Rav Acher Fitoussi chlit‟a Rav David Nacache chlit‟a Yeshiva Or Arachbi Les Rabanim de Koupat Ha‟ir Et plein d‟autres Gdoley aDor...

CHOFTIM

ENTREE

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JERUSALEM

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TEL AVIV

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HAIFA

KI TETSE

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JERUSALEM

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TEL AVIV

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HAIFA

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ENTREE

SORTIE

ENTREE

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JERUSALEM

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JERUSALEM

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TEL AVIV

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TEL AVIV

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HAIFA

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HAIFA

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KI TAVO

NITSAVIM VAYELE’H


ROSH HACHANA COMMENT ET POURQUOI ? La fête de Roch Hachana est célébrée les 1er et 2ème jours du mois de Tichri. En hébreu, « Roch Hachana » signifie littéralement « la tête de l‟année » et, comme son nom l‟indique, c‟est le début de l‟année dans le calendrier juif. C‟est aussi l‟anniversaire de la création d‟Adam et Ève, et donc de la naissance de l‟humanité, soulignant la relation unique entre D.ieu et les hommes. Le thème principal de Roch Hachana est notre acceptation de D.ieu comme notre roi. Les Kabbalistes enseignent que le renouvellement du désir de D.ieu pour le monde, et ainsi de la continuation de l‟existence de l‟univers, en dépendent. Nous acceptation de la royauté de D.ieu suscite Son désir de prolonger la création du monde pour une année supplémentaire. Une bonne partie de la journée est passée à la synagogue. D.ieu ne désire pas seulement avoir un monde peuplé par l‟humanité, Il veut aussi établir une relation personnelle avec chacun d‟entre nous. Par-delà les aspects collectifs de la célébration, chacun et chacune demande personnellement à D.ieu d‟accepter ce couronnement, recréant ainsi l‟union exprimée par « Nous sommes Ton peuple, et Tu es notre Roi. » Au cœur de l‟observance de la fête de Roch Hachana se trouve la sonnerie du choffar, la corne de bélier. Le choffar est sonné les deux jours de Roch Hachana (à moins que le premier jour de Roch Hachana tombe un jour de Chabbat, auquel cas on ne sonne le choffar que le second jour). Cette sonnerie représente, entre autres, la sonnerie de trompette au jour du couronnement d‟un roi. Elle est également un appel au repentir, car Roch Hachana marque aussi l‟anniversaire du premier péché de l‟être humain, ainsi que son repentir et constitue le premier des « Dix Jours de Repentance » qui culminent avec Yom Kippour, le jour du Grand Pardon. En tout, ce sont 100 coups de choffar que nous entendrons pendant les offices de Roch Hachana. Voici d‟autres aspects de la célébration de Roch Hachana : Nous mangeons un morceau de pomme trempé dans du miel pour exprimer notre souhait d‟avoir une année pleine de douceur, ainsi que d‟autres plats préparés pour l‟occasion. Tous ont une signification particulière et symbolisent la douceur, les bénédictions et l‟abondance. Nous nous souhaitons mutuellement lechana tova tikatev vete‟hatem, « Puissiez-vous être inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année. »

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Le premier jour de Roch Hachana R. Idan après Chlomo la prière Peryde Chlit‟a l‟après-midi, nous nous rendons auprès d‟un lac, d‟une rivière ou de la mer (de préférence un cours d‟eau contenant des poissons), et récitons la prière de Tachlikh, dans laquelle nous jetons symboliquement nos péchés à l‟eau et laissons nos anciens manquements derrière nous, démarrant ainsi l‟année sur de nouvelles bases. Si le premier jour de Roch Hachana tombe un Chabbat, le Tachlikh est fait le second jour de Roch Hachana. Une personne qui n‟a pas la possibilité d‟accomplir cette cérémonie à Roch Hachana pourra le faire jusqu‟au dernier jour de Souccot. Et, comme à chaque fête juive, les femmes et les jeunes filles allument les bougies chaque soir de Roch Hachana (ou, s'il n'y a pas de femme dans la maison, le chef de famille) allument des bougies pour introduire chaque soir de la fête. Les bénédictions pour les 4 et 5 septembre 2013 : 1) Barou'h ata Adonaï Elo-hénou mélè'h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik ner chel Yom Hazikarone. Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d'allumer la bougie du Jour du Souvenir. [Remarque : En récitant la bénédiction suivante le second soir de la fête, il est important de penser au fruit nouveau que l'on consommera après le Kidouch.] 2) Barou'h ata Ado-naï Elo-hénou mélè'h haolam chéhé'héyanou vekiyémanou vehiguiyanou lizmane hazé. Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment. Bénédiction pour vendredi soir, 6 septembre 2013 (avant le coucher du soleil) : 1) Barou'h ata Ado-naï Elo-hénou mélè'h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik ner chel Chabbat kodech. Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d'allumer la bougie du saint Chabbat.

Zera Kodesh Meytal Bat Liza Brah’a et Atsla’ha pour Reouven ben Tsipora


FEUILLE DE MIEL Après le kiddouch, le lavage de mains et le hamotzi (les Ashkenases trempent le pain dans le miel, les Tunes dans le sucre), la célébration de Roch Hachana commence. Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Chéhéhiyanou Véki émanou Véhiguiyanou lazémane hazé Béni Sois-Tu notre Dieu Roi de l'Univers qui nous a fait vivre, subsister et parvenir à ce moment là (Ne se fait qu'une seule fois dans la soirée; sur un fruit nouveau)

agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de Pery nos pères R. Idan Chlomo Chlit‟a que soient annulés, déchirés, les mauvais décrets et que nos mérites soient présentés devant Toi). Les Épinards (en beignets avec du miel) Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou ché-ystalkou oyévénou vésonénou vékhol mévakeché raaténou mippanénou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui désirent notre malheur). Les Fèves

FRUITS DE L'ARBRE Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Boré Péri Ha-etz Béni Sois-Tu notre Dieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de l'arbre (Ne se fait que sur le premier fruit de l'arbre que l'on consomme) La Figue Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheté-é chana zo aba-a alenou tova oumtouka kadevela (Qu'il te soit agréable, Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères, de nous donner une année bonne et douce comme cette figue). La Grenade Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéyrbou zakhyoténou ka-rimone. (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que nos vertus et nos mérites augmentent comme les grains de la grenade). La Pomme Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheté-é chana zo aba-a alenou tova oumtoukka kattapouah (Qu'il te soit agréable, Seigneur notre D'ieu et D. de nos pères, de nous donner une année bonne et douce comme cette pomme) FRUITS DE LA TERRE Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Boré péri Adama (Béni Sois-Tu notre Dieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de la terre) Les Graines de Sésame Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéyirbou zakhiothenou cachoumchemine (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que nos vertus et nos mérites augmentent comme les graines de sésame). La Courge (en beignets avec du miel) Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chétikra ro ‫ג‬guezar din ‫י‬nou v ‫י‬ykar ‫י‬ou l ‫י‬fan ‫י‬kha zakyoténou (Qu'il te soit

Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheyipolou sonénou léfanénou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent). L'Ail (en beignets avec du miel) Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheyitamou oivenou vesonenou vekhol mevakche raatenou mipanenou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui désirent notre malheur). FRUITS DE LA NATURE Baroukh Ata A-donay Elo-h ‫י‬nou Malekh Aolam Chéakol nyhia bidvaro (Béni Sois-Tu notre Dieu Roi de l'Univers qui a tout créé par Sa parole). Le Miel Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chetehe chana so aba-a alenou tova oumtouka kadevach merechit achana vead aharit chana (Qu'il te soit agréable, Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères, de nous donner une année bonne et douce comme ce miel). La Tête de Mouton Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chénihyé léroch vélo lézanav vétizkor lanou élo chel Itzhak Avinou alav Haschalom (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que nous soyons à la tête et non à l'arrière et en souvenir du sacrifice d'Isaac notre père). Le Poisson Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéniferé vénirebé kadaguim vétichgah 'alane béna paki'ha (Qu'il te soit agréable Seigneur notre Dieu et Dieu de nos pères que nous croissions et multiplions comme les poissons et protèges-nous du mauvais oeil).

Ilouye Nishmat Roni Maor ben Zahava

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Ilouye Nishmat Israel ben Sara

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Brioute Sim’ha Atsla’ha et Zéra Kodesh à Tsipora Bat Rahel


Le Jeune de Guedalia Guédalia (assassiné en 3339, soit 422 avant l‟ère commune) fut le dernier dirigeant juif de Judée, après la destruction du premier Temple par les armées de Nabuchodonosor. C‟était un homme bon et sage, qui jeta les fondations d‟une économie prospère et saine. De nombreux Juifs qui avaient quitté la Terre Sainte rentrèrent au pays lorsqu‟ils sentirent un frémissement de vie dans la région. Parmi eux, il y avait un certain Yichmaël, un descendant de la maison royale de Tsidkiyahou, le dernier roi de Judée. Jaloux du succès de Guédalia, il décida de l‟assassiner. Guédalia refusa de prêter attention aux avertissements de ses proches et invita généreusement Yichmaël à participer à la cérémonie qu‟il organisait en l‟honneur de Roch Hachana. C‟est ce moment-là que choisit Yichmaël pour assassiner Guédalia et massacrer une grande partie de l‟assemblée. L‟assassinat de Guédalia, qui marque la fin de l‟indépendance juive, est commémoré chaque année par un jeûne qui a lieu le lendemain de Roch Hachana. Concrètement :

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Les adultes en bonne santé – à partir de l‟âge de bar et bat mitsva – s‟abstiennent de manger et de boire depuis l‟aube jusqu‟à la tombée de la nuit. Les femmes enceintes et qui allaitent ne jeûnent pas. Un malade doit consulter un rabbin. Ceux qui sont dispensés de jeûne, comme les malades et les enfants, ne devraient pas consommer de douceurs en ce jour. Un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir Il est permis de se lever avant le début du jeûne pour manger quelque chose, à condition d‟avoir eu l‟intention de le faire avant d‟aller dormir. Au cours de la prière du matin, nous récitons les prières spéciales de seli‟hot relatives à ce jour, figurant à la fin du recueil de prières. Le “long Avinou Malkeinou” est récité lors de l‟office du matin et de celui de l‟après-midi. La Torah est lue lors de l‟office du matin et de celui de l‟après-midi. La lecture – qui est la même pour ces deux offices – est Exode 32,11-14 et 34,1-10, et évoque comment, après l’incident du Veau d‟Or, Moïse a intercédé auprès de D.ieu en faveur des Israélites jusqu‟à obtenir Son pardon pour eux. Après la lecture de l‟après-midi, la Haftarah des jours de jeûne est lue (Isaïe 55,6 à 58,8). Au cours de la Amidah de l‟après-midi, tous ceux qui jeûnent ajoutent un petit passage, aneinou, dans la bénédiction Chéma koleinou. Si le lendemain de Roch Hachana tombe un Chabbat, le jeûne est repoussé au dimanche.

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S‟abstenir de manger et de boire est l‟aspect superficiel d‟un jour de jeûne. À un degré plus profond, un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir. Nos Sages ont enseigné : “Toute génération au sein de laquelle le Temple n‟a pas été reconstruit, c‟est comme si le Temple avait été détruit en son temps.” Un jour de jeûne n‟est pas seulement un jour triste, c‟est un jour lors duquel nous sommes investis du pouvoir de réparer la cause de cette destruction, afin que notre exil s‟achève et que nous entrions puisse-t-elle advenir très prochainement.

Dix Jours de Téchouva À partir de Roch Hachana et jusqu‟à Yom Kippour inclus, commencent les Dix Jours de Téchouva – de retour à D.ieu. Ces jours sont une période centrale du mois de Tichri. En effet, D.ieu a inscrit chacun dans le Livre de la Vie à Roch Hachana, mais Sa décision doit encore être scellée le jour de Yom Kippour. Les jours qui s‟étendent entre ces deux fêtes sont donc chargés d‟une puissance et d‟un sens particuliers : D.ieu y est comme plus proche et il appartient à chacun de conforter le pardon divin. C‟est dire que l‟effort spirituel doit y être plus intense, mais aussi qu‟il y est plus aisé. Quels sont, plus précisément, les axes de cet effort ? Ce sont ceux qui correspondent aux « trois piliers qui soutiennent le monde » : l‟étude de la Torah, la prière et la bienfaisance. Pendant cette période, chacun augmente donc son action dans ces trois domaines, ajoutant à son étude, s‟efforçant de prier à la synagogue ou d‟ajouter, par exemple, quelques Psaumes, donnant quelques pièces supplémentaires à des pauvres. Nous sommes certains alors que Yom Kippour nous donnera la conclusion positive du jugement.

Le Jour de Yom Kippour Yom Kippour est le jour le plus saint de l'année – le jour durant lequel nous sommes le plus proches de D.ieu et de la quintessence de nos âmes. C'est le jour du Grand Pardon : « Car en ce jour, Il fera expiation pour vous purifier de toutes vos fautes, afin que vous soyez purifiés devant D.ieu »– Lévitique 16,30 Durant vingt-six heures – depuis quelques minutes avant le coucher du soleil, le 9 Tichri jusqu'après la tombée de la nuit le 10 Tichri – nous « affligeons nos âmes » : en s'abstenant de manger et de boire, de se laver ou de s‟enduire le corps de lotions, de porter des chaussures en cuir, et d‟avoir des relations conjugales. Avant Yom Kippour, nous procédons au rituel d'expiation des Kapparot ; nous mangeons un repas festif, les hommes s'immergent dans un mikvé, et nous donnons plus de charité que d‟habitude. En fin d'après-midi, nous

Brioute et Atsla'ha et Zivoug Agoune Eliran ben Yéhudith


consommons le repas précédant le jeûne, après lequel nous bénissons nos enfants, nous allumons une bougie spéciale qui brûle tout au long du jeûne ainsi que les bougies de la fête. Les filles et toutes les femmes de la maison (ou, s'il n'y a pas de femme dans la maison, le chef de famille) allument les bougies au moins 18 minutes avant le coucher du soleil et récitent les bénédictions suivantes : Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik nèr chel [si Yom Kippour tombe Chabbat, ajouter : Chabbat vechel] Yom HaKipourim. Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé d'allumer la bougie de [si Yom Kippour tombe Chabbat, ajouter : Chabbat et de] Yom Kippour. Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh haolam chéhé'héyanou vekiyémanou vehiguiyanou lizmane hazé. Béni sois-Tu Éternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment. Si une personne qui allume les bougies a l'intention d'aller en voiture à la synagogue pour l'office de Kol Nidrei, elle doit avoir en tête en allumant les bougies qu'elle n'accepte pas sur elle à ce moment la sainteté de la fête. Elle devra se rendre à la synagogue dans les plus brefs délais.

La journée de Yom Kippour comporte cinq prières : 1. Maariv, avec le solennel Kol Nidrei, le soir de Yom Kippour ;

2. Cha'harit, la prière du matin ; 3. Moussaf, qui inclut un récit détaillé du service de Yom Kippour dans le temple ;

4. Min'ha, qui inclut le récit de Jonas ; 5. Néïla, la prière de la « fermeture des portes », au moment du coucher du soleil. Tout au long de Yom Kippour, nous prononçons à huit reprises la prière de Al „Het pour la confession de nos

fautes, et nous récitons des psaumes à chaque moment libre. Ce jour est le plus solennel de l'année, pénétré toutefois d'une joie sous-jacente : une joie qui se révèle à travers la spiritualité de ce jour et qui exprime notre confiance que D.ieu acceptera notre repentir, pardonnera nos fautes et scellera notre verdict pour une année de vie, de santé et de joie. La prière de clôture, Néïla, culmine avec les cris retentissants de : « Écoute Ô Israël... D.ieu est Un ». suivie par une sonnerie unique du choffar et de la proclamation « L'an prochain à Jérusalem ! » Nous prenons ensuite part à un repas festif de fin de jeûne, faisant ainsi de l‟issue de Yom Kippour une fête à part entière.

Les Lois de Yom Kippour À Yom Kippour, la Torah nous commande de nous « affliger », ce qui signifie s‟abstenir d‟un certain nombre de comportements matériels. Il y a deux raisons à cela : a) En ce jour où notre lien intrinsèque avec D.ieu se révèle, nous sommes comparés aux anges et n‟avons aucun besoin matériel. b) Nous nous affligeons pour manifester la profondeur de notre regret pour nos fautes passées. Libéré des contraintes matérielles, la plus grande partie du jour est passé à la synagogue, consacrée au repentir et à la prière. Il y a cinq domaines d‟agrément que nous évitons à Yom Kippour, depuis le coucher du soleil la veille de la fête jusqu‟à la tombée de la nuit le lendemain :

1. 2. 3. 4. 5.

Manger et boire Porter des chaussures en cuir Se baigner ou se laver S‟appliquer des crèmes et des lotions Avoir toute forme d‟intimité conjugale

(Ces restrictions sont spécifiques à Yom Kippour. Nous nous abstenons également de toutes les activités créatives interdites le Chabbat, comme allumer la lumière, conduire ou porter des objets dans le domaine public.) Nous sommes comparés aux anges et n‟avons aucun besoin matériel Il est également de coutume de ne pas porter de bijoux en or à Yom Kippour, car l‟or évoque le péché du Veau d‟or, et le Jour du Pardon – le jour dans l‟histoire où nous fûmes pardonnés pour cette terrible faute – nous ne voulons pas « rappeler » au Procureur (Satan) nos fautes passées.

Briout et Atslah’a pour Moché ben Marie Ida

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Rav Réfael Roubin Chlit‟a

Réfoua Chélèma pour David Philipe ben Audélia

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Souccot - la Fête des Cabanes Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l'arbre hadar, des branches de palmier, des rameaux de l'arbre avoth et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez, en présence de l'Éternel votre D.ieu, pendant sept jours. Vous la célèbrerez cette fête pour l'Éternel, sept jours chaque année. C'est une règle immuable pour vos générations, au septième mois vous la fêterez. Vous demeurerez dans des Souccot durant sept jours ; tout citoyen en Israël demeurera dans des Souccot, afin que vos générations sachent que c'est dans des Souccot que J'ai fait résider les enfants d'Israël, quand Je les ai fait sortir du pays d'Égypte, Moi, l'Éternel, votre D.ieu. Lévitique 23, 40-43 Ainsi, pendant sept jours, du 15 au 21 Tichri, nous résidons et surtout nous mangeons dans une Souccah – une cabane dont le toit est provisoire – élaborées suivant des règles halakhiques très précises.

Les « nuées de gloire » La Souccah représente les nuages miraculeux qui entourèrent le peuple juif après sa sortie d‟Égypte, lors de la Traversée du Désert, tandis qu‟il se dirigeait vers la Terre Sainte. Ces nuages aplatissaient les montagnes et comblaient les vallées qui se trouvaient sur le chemin du peuple juif. Ils le protégeaient aussi des serpents, scorpions et des flèches ennemies, de même qu‟ils nettoyaient et repassaient leurs vêtements sur eux. Lorsque nous résidons dans la Souccah, nous évoquons la miséricorde infinie et éternelle de D.ieu à l‟égard de chacun d‟entre nous. La Mitsva de résider, de manger et de passer la plus grande partie de son temps dans la Souccah (en faisant une bénédiction spéciale : « ... qui nous a ordonné de résider dans la Souccah ») est une Mitsva unique : la personne y est entièrement investie, chaque partie de notre corps, chaque cellule de notre personne est totalement enveloppée, investie et absorbée par cette Mitsva.

Souccah et Quatre Espèces La Souccah est le symbole de la concrétisation de l‟énergie spirituelle que nous avons attirée par nos prières et nos efforts à Roch Hachana et à Yom Kippour. Cependant, cette énergie est tellement transcendante qu‟elle reste au-dessus de nos têtes, c‟est-à-dire qu‟elle est encore éloignée de notre conscience.

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Comment nous en approcher ? En accomplissant, de préférence dans une Souccah, la Mitsva des Quatre Espèces : réunir l‟Etrog (le cédrat), le Loulav (une branche de palmier), les Hadassim (le myrte) et les Aravot (le saule des rivières) en les prenant en main d‟une façon particulière, puis, après avoir récité la bénédiction, on les secoue suivant la coutume. Tenez-vous face à l'Est. Prenez le Loulav (le bouquet contenant la feuille de palmier, les trois tiges de myrte et les deux branches de saule) dans votre main droite et récitez la bénédiction "Al netilat Loulav". Prenez ensuite l'Etrog (le cédrat) dans votre main gauche. Si c'est le premier jour de Souccot (ou la première fois que vous accomplissez cette mitsva cette année), récitez également la bénédiction de "Chéhé'héyanou". Rassemblez le Loulav et l'Etrog. Faites avec le Loulav serré contre l'Etrog trois va-et-vient dans chaque direction. Chaque fois que les quatre espèces sont ramenées vers vous, le bas du bouquet doit toucher votre poitrine (à l'endroit du cœur).

Un dépaysement chez soi La fête de Souccot est une des rares occasions d‟impliquer toute la famille dans une expérience religieuse aussi plaisante. Chacun peut participer à la construction de la Souccah ; puis, on prend les repas de fête en famille dans un environnement naturel où règne un parfum de fête et où l‟atmosphère est détendue. Cette expérience est mémorable non seulement pour les enfants, mais aussi pour les adultes, car nous n‟avons pas souvent l‟occasion de vivre de la sorte.

Yom Tov Les deux premiers jours de Souccot (le 15 et le 16 Tichri) sont « Yom Tov », des jours de fête, avec toutes les lois qui se rapportent à ce statut. Les interdictions du Chabbat s‟appliquent, à l‟exception de certaines tâches liées à la préparation de la nourriture : il est notamment permis de manipuler et d‟allumer du feu, mais à partir d‟une flamme déjà existante (cependant, il reste interdit de l‟éteindre), de mettre des aliments à cuire et de faire passer un objet d‟un domaine à l‟autre ou de le transporter dans le domaine public.

‘Hol Hamoède Les jours suivants sont appelés « „Hol Hamoède », des jours de « demi-fêtes », comportant quelques restrictions concernant le travail. Il y règne toujours une atmosphère de fête, mais celle-ci apparaît sous un autre aspect, qui était inaccessible pendant Yom Tov. Nous pouvons en effet voyager pour rejoindre de la famille ou des amis, nous pouvons aussi danser et chanter au son d‟instruments de musique, comme on le faisait au Beth Hamikdache, le Temple à Jérusalem, lors des grandes réjouissances de Sim‟hat Beth Hachoéva, la « joie du puisement de l‟eau » qui était ensuite offerte en libation sur l‟autel du Temple.


Hochaana Rabba

Sim’hat Torah

Le septième jour de Souccot (le 21 Tichri) s‟appelle « Hochaana Rabba », qui, bien que faisant partie des « demi-fêtes », est une fête d‟envergure. C‟est en effet le jour où le jugement divin entamé à Roch Hachana est finalement tranché. Il est donc marqué par des prières de supplications particulières dans lesquelles nous implorons D.ieu de nous juger favorablement. Nous consommons néanmoins un joyeux repas de fête dans l‟après-midi, confiant dans la bienveillance de D.ieu.

Finalement vient le jour le plus joyeux de tous : Sim'hat Torah. C'est en fait le second jour de la fête de Chemini Atseret et on continue à l'appeler ainsi dans la prière. En Israël, où Chemini Atseret ne dure qu'un jour, Sim'hat Torah est célébré ce même jour.

C‟est le dernier jour où l‟on accomplit la Mitsva des Quatre Espèces et où nous récitons la bénédiction de la Souccah.

Chemini Atseret/Sim'hat Torah À l'issue de Hochaana Rabbah, la fête de Souccot est immédiatement suivie de la fête de Chemini Atseret/ Sim'hat Torah qui est un Yom Tov.

Chemini Atseret Nos Sages ont enseigné une belle parabole concernant la fête de Chemini Atseret : Un roi organisait un jour dans son palais une grande fête à laquelle il invita des princes et des princesses. Après avoir passé ensemble quelques jours dans l'allégresse, les invités se préparèrent à s'en aller. Mais le roi leur dit : « Je vous en prie, restez encore un jour de plus, j'ai peine à vous quitter ! » La même chose nous arrive. Nous avons passé des jours heureux dans la Maison de D.ieu, à la synagogue, au cours des fêtes de Tichri : Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot. Avant de quitter cette période de proximité exceptionnelle avec D.ieu pour retourner à la routine de l‟année, D.ieu nous donne, un yom tov, une fête supplémentaire pour se retrouver ensemble encore une fois : Chemini Atseret. Il y a des communautés où les Hakafoth ont lieu le soir de Chemini Atseret comme on le fait le soir de Sim'hat Torah. Telle est la coutume „Habad-Loubavitch. À Chemini Atseret, nous prenons toujours nos repas dans la Souccah, mais sans dire la bénédiction Leichev Bassouccah. La partie de la Torah lue pendant l'office du matin de Chemini Atseret est le chapitre « Asser Teasser » qui traite des dîmes. Souccot est la fête de la moisson ('Hag Haassif), l'époque où la récolte était ramassée dans les champs. C'était le moment de retrancher un « dixième » de la récolte pour le donner, selon le commandement de la Torah, aux Lévites et aux pauvres. Pendant l'office de Moussaf, nous récitons une prière spéciale pour la pluie (Tefilat haGuechèm). À partir de ce jour, nous demandons la pluie dans notre prière quotidienne, jusqu‟à la fête de Pessa‟h.

Après les prières du soir et après le Kiddouche dans la synagogue, les rouleaux de la Torah sont portés en procession solennelle dans l'enceinte de la synagogue et les fidèles prononcent la prière « Atah Hareitah ». Cette procession, les Hakafoth, fait sept fois le tour de la Bimah. C’est alors que chacun, avec force chants et danses, exprime sa joie infinie d‟être dépositaire de la Torah. Les enfants, garçons et filles, participent à l'allégresse générale, accompagnant la procession avec dans les mains des petits drapeaux de Sim‟hat Torah. Il y a des drapeaux très travaillés, avec des arches miniatures, qui s'ouvrent et se ferment ou avec des images de Moïse, Aaron et David qui expriment leur joie en face de la Torah. Dans certaines synagogues, c‟est l‟occasion d‟une pluie de bonbons. Cette procession a lieu à nouveau pendant l'office du matin, avec non moindres réjouissances. Ensuite, on sort de l'arche trois rouleaux de Torah pour la lecture publique. Sur le premier rouleau de Torah, on lit la dernière paracha de la Torah « Vezot Haberakha », et on appelle chaque membre de l‟assemblée à « monter » à la Torah, y compris les garçons qui ne sont pas encore Bar Mitsva, qui « montent » accompagnés d'une personnalité de la communauté. Pour la lecture de la partie finale, on appelle un personnage important de la communauté qui est appelé „Hatan Torah, « le fiancé de la Torah ». On invite une autre personnalité pour la lecture du commencement de la Torah, Béréchit (la Genèse), qui est faite sur le deuxième rouleau. Cet homme est appelé „Hatan Béréchit, « le fiancé de Béréchit ». Finalement, on appelle un autre homme pour le Maftir qui est lu sur le troisième rouleau. La Haftara est le premier chapitre du livre de Josué, successeur de Moïse. Et c'est ainsi que la lecture de la Torah s‟est perpétuée, chapitre par chapitre, pendant toute l‟année, au cours de tous les siècles de notre histoire, dans un cycle ininterrompu. En ce jour de Sim‟hat Torah, on achève en effet le cycle annuel de la lecture de la Torah et tout de suite après, on recommence à la lire depuis le début. Ceci nous montre qu'il n'y a pas de fin à la Torah, qu'elle doit être lue et étudiée constamment, car la Torah, comme D.ieu qui nous l'a donnée, est éternelle. En agissant ainsi, notre peuple d'Israël forme le troisième maillon dans l'union éternelle entre D.ieu, la Torah et Israël. Page 13


La pudeur l’intelligence et la sagesse

La débauche un danger de mort

Ce que l‟homme a de plus que l‟animal, c‟est l‟intelligence qui s‟exprime par la honte, alors que la bête, qui manque d‟intelligence, n‟a pas non plus de honte. En effet, l‟intelligence implique obligatoirement la honte, et la honte est un signe d‟intelligence.

On connaît ce qui est dit dans notre sainte Torah sur le désir le Bilam de maudire Israël, et le fait que Hachem ne l‟a pas laissé faire, ainsi qu‟il est dit : « Et Hachem ton Dieu a transformé pour toi la malédiction en bénédiction, parce que Hachem ton Dieu t‟aime. » Quand Bilam a vu qu‟il ne pouvait pas atteindre son but, il a appelé Balak et lui a dit : « Et maintenant je rentre chez mon peuple, je vais te dire littéralement : je vais te donner un conseil] ce que ce peuple-là fera à ton peuple à la fin des temps » (Nombres 24, 14). Rachi explique : « Je vais te dire ce que tu dois faire ; quel conseil lui a-t-il donné ? Le Dieu de ceux-là déteste l‟impudeur, etc. »

Naturellement, la honte comporte une quantité de détails, les uns, positifs, à admirer, et les autres, négatifs, qui n‟ont rien d‟admirable. Mais en ce qui concerne l‟habillement et la pudeur, il est évident que la honte est très positive, et en cela l‟homme se distingue de la bête qui manque de pudeur tout autant que d‟habillement. Nous pouvons apprendre un merveilleux détail dans ce domaine d‟Adam. Lorsqu‟il a mangé de l‟arbre de la connaissance et que ses yeux se sont ouverts pour distinguer entre le bien et le mal, il est dit : « leurs yeux à tous deux s‟ouvrirent, ils surent qu‟ils étaient nus et ils cousirent des feuilles de figuier ». On voit donc que la connaissance implique la honte et la pudeur. Et plus l‟homme est intelligent, plus il est normal qu‟il soit pudique dans son habillement et son comportement. A l‟inverse, l‟absence de discernement provoque l‟absence de pudeur, et Or‟hot Tsadikim écrit : « Je n‟ai jamais vu quelqu‟un de pudique qui manquait de discernement, ni une personne remplie de discernement qui n‟ait aucune honte. »

Sache que Bilam a donné ce conseil pour les faire tomber dans la débauche. Cela signifie que Bilam a donné à Balak un conseil habile pour faire tomber Israël dans la terrible faute de la débauche, afin de l‟attirer dans le péché, ce qui a effectivement été le cas avec les femmes de Moab quand elles se sont livrées à la dépravation avec eux. Le conseil de Bilam a donc réussi. Ce que Bilam n‟avait pas réussi par ses malédictions, malgré tous ses efforts, il l‟a réussi avec Balak par la faute de la débauche : perdre vingt-quatre mille hommes ! Et sans Pin‟has qui a manifesté son zèle envers Dieu, ce qui a eu pour effet d‟arrêter l‟épidémie, il y aurait eu une hécatombe dans le peuple d‟Israël. Nous pouvons apprendre de là que l‟absence de pudeur est presque un danger pour la vie même. Comment pourrions nous la négliger ?

Toute femme peut apprendre de là qu‟outre les merveilleuses qualités que comporte la pudeur, elle reflète aussi son degré d‟intelligence et de sagesse, plus ou moins élevé. Page 14

Zera Kodesh pour Sivane bat Nava Sabah


Quelle est la femme honnête?

Voici comment on mérite un fils Tsadik

Les sages ont dit : Rabbi Akiva a expliqué que par le mérite des femmes pieuses de cette génération, Israël est sorti d‟Égypte (Sota 11b).

Nous voyons un phénomène curieux chez beaucoup de femmes, et aussi chez certains hommes. On peut constater chez eux une

Cet enseignement est perçu par les femmes comme un compliment et un grand honneur, et c‟est la vérité. Cependant il s‟agit seulement d‟une femme qui est fidèle à son rôle. De là, toute fille d‟Israël doit comprendre une chose simple : en faisant dépendre la délivrance de toute la communauté d‟Israël du mérite des femmes pieuses les Sages viennent nous dire : de même qu‟au moment de l‟esclavage d‟Égypte, les femmes ont été assez fortes pour que la délivrance se fasse par leur mérite, de même dans l‟avenir elles seront assez fortes pour amener la rédemption. Mais le Midrach dit )Bemidbar Raba 3, 6) : Israël est sorti d’Égypte par le mérite des femmes honnêtes. Et les Sages ont dit (Tana Debei Eliahou Raba 9) : quelle femme est honnête ? Celle qui fait la volonté de son mari. C‟est par conséquent le but de la femme, de faire la volonté de son mari, dans la modes-

tie, la droiture et la foi. S‟il en est ainsi, elle peut véritablement mériter d‟amener rapidement la rédemption à venir. C‟est entre ses mains ! Par là repose sur toute fille d‟Israël une très lourde responsabilité, parce qu‟elle détient la possibilité de mettre fin au long exil et d‟amener la délivrance tant attendue depuis des milliers d‟années !

grande sévérité dans tous les domaines de la Torah, comme par exemple une grande sévérité pendant la fête de Pessa‟h, des mitsvot faites avec embellissements, la propreté de la maison dans les moindres détails de crainte qu‟il y ait la moindre trace de „hamets, et ainsi de suite dans les autres domaines. Dès qu‟il s‟éveille le moindre doute sur la cacherout de la viande, ou un mélange de viande et de lait etc., on se montre sévère même dans le doute. Mais ici apparaît une grande surprise : pourquoi, quand la femme va acheter une perruque ou un vêtement douteux selon la halakhah, n‟a-t-elle aucune hésitation de ce genre ? Elle ne craint même pas les nombreux décisionnaires qui se montrent stricts, mais s‟appuie sur un quelconque décisionnaire isolé qui permet peut-être ! La réponse à cet étonnement figure déjà dans le Zohar : « L‟essentiel du combat du mauvais penchant pour faire chuter l‟homme est dans le domaine des relations interdites. » C‟est-à-dire que le mauvais penchant est prêt à laisser l‟homme se montrer strict dans tous les domaines du monde, mais en ce qui concerne la pudeur, il investit et lutte de toute sa force pour le faire tomber. C‟est pourquoi nous devons investir toutes nos forces avec un dévouement total pour lui répliquer, ainsi nous serons irréprochables en ce qui concerne la pudeur.

Atsla’ha et Zivoug Agoun Keren bat Yehudith

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Le Secret de la colombe Nos Sages nous enseignent: « Qui a trouvé une femme a trouvé le bonheur ». Ceci s‟applique à Mikhal, fille du roi Saul (Midrach Tehilim 59).

On raconte que, lorsque Saul poursuivait son gendre pour le tuer, sa fille se rangea du côté de son époux et lui sauva la vie en l‟aidant à s‟enfuir par la fenêtre. Ensuite, pour brouiller sa trace, elle façonna, sous la couverture, l‟apparence d‟un homme endormi. Quand son père, ayant découvert le subterfuge, lui reprocha sa supercherie, elle se justifia en assurant qu‟elle avait agi sous le coup de la menace, ce qui n‟était pas exact. Mais les Sages nous ont enseigne que pour faire régner la paix, on peut déguiser la vérité. On peut toujours, avec beaucoup de délicatesse et de diplomatie, arriver à éviter de pénibles conflits et vivre

en parfaite harmonie avec notre mari et nos parents. Deux chemins s‟offrent à nous : construire ou détruire. Pour que notre maison soit solide , il faut investir sérieusement dans les fondations. La base d‟un foyer stable, c‟est le respect du conjoint. Pour illustrer ce sujet, nous rapporterons un fait divers qui a eu lieu en Israël, il y a quelques années.

La noce battait son plein quand, soudain, le parterre s‟effondra et les invités furent engloutis dans un gouffre apocalyptique. Le photographe qui filmait la fête a fixé sur la pellicule des images de cauchemar. Une enquête fut ouverte qui révéla de grave vices de construction. Le gouvernement exigea alors de contrôler la conformité aux normes de sécurité de toutes les salles. Chaque famille qui devait fêter un heureux événement, demandait à voir les preuves que nul danger ne puisse surgir. Un beau jour; pour le mariage de son fils, une maman est allée se renseigner auprès du propriétaire du “Vagchal” à Bnei Brak car elle désirait fortement cette sale pour la cérémonie matrimoniale. Le directeur du “Vagchal” lui donna une réponse percutante et inattendue. Il lui dit : -Mon grand-père, lorsqu‟il décida de faire construire une sale de mariage, est allé tout d‟abord chez le Gadol Hador, le ‟Hazon Ich. Le Rabbi lui recommanda de prendre le meilleur constructeur et de lui demander combien il fallait de fer, de béton, de ciment, etc. pour que les fondations soient résistantes et ensuite de doubler ces quantités. Le respect du mari étant la base de la maison, les Sages ordonne à l‟épouse d‟y mettre une portion double et d‟honorer son conjoint plus que nécessaire. Respecter, c‟est donner, c‟est aimer véritablement et non égoïstement, à l‟image de la volaille qu‟on aime pour en faire un bon plat au four. La suite dans notre prochain numéro b’’h

Le “Versaille” était une sale de réception du plus grand luxe, avec des tentures somptueuses, des chaises capitonnées, une décoration artistique et un service de qualité.

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Une bonne Délivrance pour Tsipora Bat Rahel

R. Amar


Un porte-monnaie perdu Un certain jour, tandis que Na'hman et Chim'on revenaient de l'école, ils aperçurent un petit garçon pleurer. Ils coururent vers lui afin de le consoler. Il lui demandèrent : “Que se passe-t-il ? Pouvons-nous t'aider à quelque chose ?” ”Ma maman m'a demandé d'aller faire des courses à l'épicerie du village,” répondit le petit garçon en pleurnichant. “Cependant, j'ai perdu l'argent qu'elle par: le Rav Shalom Arush m'avait donné pour acheter ce qu'elle désire. Sans doute, l'argent est tombé de ma poche tandis que je traversais la forêt.” ”Nous allons t'aider à trouver l'argent,” s'exclamèrent d'une seule voix les deux amis. ”Tu n'as pas besoin de pleurer : avec l'aide d'Hachem, nous trouverons l'argent en très peu de temps.” Na'hman et Chim'on commencèrent à chercher l'argent que le petit garçon avait perdu entre les arbres. Le long du chemin, à la lisière de la forêt, ils regardaient chaque recoin. Pendant ce temps, le petit garçon continuait à pleurer. Après quelques minutes, il avait perdu espoir de retrouver l'argent de sa mère. Il commença à rebrousser chemin et se dirigea vers sa maison. Tout ce qu'il désirait, était de dire à sa mère ce qui lui était arrivé. À suivre b‟‟h...

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Extrait du livre Le Jardin de La Paix - réservée aux hommes

Le paradis dans ce monde Toutes les plus belles choses du monde, des abondances matérielles en passant par le domaine spirituelles jusqu'à la délivrance totale [Guéoula] -tout dépend d'une seule chose-La paix dans la maison ,le Chalom Bayit. Concernant les biens matérielle-la santé du mari, sa femme et de ses enfants, aussi bien physique que mentale –ceux-ci dépendent du Chalom bayit. Et particulièrement la santé mentale, car une maison dans laquelle ne se trouve pas de Chalom Bayit tous sont touchés par des problèmes psychologiques. Et aussi, la Parnassa, la richesse, la réussite etc , etc. tout dépend du Chalom Bayit. Concernant le domaine spirituelle-Il est évident que tout dépend du Chalom Bayit, comme la Téchouva, la lumière de la Emouna, la connaissance de la Tora etc. Et la plus grande des élévations spirituelles la Guéoula [la délivrance] dépend du Chalom Bayit.

La perfection de la Création Il faut bien comprendre que le but de la Création ne peut se réaliser rien que par le biais et seulement du Chalom Bayit. C'est pourquoi, peu importe quelles Mitsvots la personne fera dans ce monde ci ou quel service divin[avodat Hashem] il réalisera, en fin de compte si il n'y a pas de Chalom Bayit entre lui et sa femme ,le but pour lequel le Créateur créa le monde n'aura pas été atteint…

La source de tout le bien Aussi nous disent nos sages (Traite Sota 17) :«Un homme et sa femme qui ont mérité -La Cheh'ina règne entre eux…» Un homme qui vit avec le Chalom Bayit ,la Cheh'ina l'accompagne tout le temps; Et en plus il mérite une protection divine de tous les malheurs du monde, une réussite et une bénédiction dans tous les domaines. A l'inverse, celui qui ne vit pas avec le Chalom Bayit est exposé à tous les dangers ,et tout est fermé et obscur devant lui ,comme nous le disent nos sages dans la suite du passage cité plus haut :«Et si il n'ont pas mérité –un feu les dévore» …Et donc il est imposPage 20

La Paix Domestique par: le Rav Shalom Arush

sible qu'ils réussissent quoi que ce soit , car le mot «Chalom» est un nom de D.ieu ,et Lui ne règne que dans un endroit ou se trouve la «paix»,le «Chalom». Il se trouve que le Chalom Bayit est la source de toutes les abondances de bénédiction de D', qui vont amener la personne à l'élévation spirituelle et à la perfection de son essence en tant qu'être créé à l'image de D' .Le Chalom Bayit est aussi la base et la source de la réparation de la création[le Tikoun].C'est la raison pour laquelle lorsqu'on s'investi a l'étude et au travail pour mériter de vivre dans le Chalom Bayit, il faut bien intégrer dans notre coeur ceci – Le Cha-

lom Bayit n'est pas une histoire de confort ,de niveau de vie, d'un «plus» ou une meilleure qualité de vie mais c'est le fondement le plus important ,en particulier dans la vie de l'homme et en général dans la Création du monde entier . Ce principe doit diriger notre chemin dans la vie et doit se trouver en priorité parmi tous les buts ou les ambitions qu'on recherche au cours de la vie- Le Chalom Bayit est la chose la plus importante et la plus chère qui existe dans l'univers !! Il faut investir toutes les forces possibles pour l'acquérir et être prêt à faire de grandes concessions pour lui !!Et à tout prix ne pas le perdre !!!

Le Chalom vaut toute richesse

Ilouy Nichmat Joelle Jeanne Haya bat Eliane


Un homme radin qui fait attention avec minutie aux dépenses de sa femme et qui est prêt aussi à se disputer pour quelques centimes ou n'importe quelle somme, qui selon lui elle dépensa en trop, celui-ci perdra finalement a la fois le Chalom et aussi son argent .Car lorsqu'il n'y a pas de Chalom Bayit alors la Parnassa est directement impactés. En conclusion, cet homme veut gagner de l'argent et en fait perd beaucoup. En vérité, si il savait quelle bénédiction existe dans le Chalom Bayit, il aurait su que cela ne vaut pas de perdre le Chalom- même pour un instant – même pour tout l'argent du monde, à plus forte raison pour quelques centimes. Par contre , l'homme pour qui le respect de sa femme est plus important que toute les richesses au monde, à fortiori qu'il ne lui fera pas honte ne la critiquera pour quelques malheureux centimes qu'elle

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aurait pu économiser ou même pour des milliers – celui-ci aura toujours l'abondance et ne lui manquera rien. Car nos sages ont dit: «Honorez vos femmes pour que vous vous enrichissez»… Il ressort de cela, que cet homme était prêt a pardonner et délaisser son argent pour la paix de son foyer, a gagner a la fois le Chalom et a la fois l'argent, puisque par le mérite du Chalom, la bénédiction règne dans sa vie, et il reçoit aussi l'abondance de parnassa. A suivre… Que D' nous donne la force de vivre selon ces conseils extraordinaires et fasse régner la paix dans tous les foyers du peuple d'Israël. Amen.

Ilouy Nichmat Joelle Jeanne Haya bat Eliane


Un sujet fondamental dans l‟éducation des enfants est celui du lien qui existe entre les parents et les professeurs et autres éducateurs de leurs enfants. Peu importe le type d‟établissement, une école, un Talmud Torah, un séminaire ou autre, il y a toujours un lien à entretenir. Les parents doivent être actifs et en bons termes avec la(ou les) personnes responsables de l‟éducation de leurs enfants. Nous désignerons cette personne sous le nom d‟enseignant afin de ne pas compliquer la lecture, mais il est question ici de toutes les personnes responsables de l‟éducation : un Rav, un éducateur, une éducatrice aussi bien pour filles que pour garçons. Premièrement, nous allons essayer d‟expliquer en quelques points l‟importance d‟une bonne et saine relation entre parents et enseignants.

Gratifier l’enseignant Il faut bien comprendre que l‟enseignant se trouve en compagnie de l‟enfant un nombre d‟heures assez conséquent dans la journée. Il voit le comportement de l‟enfant et connait son niveau scolaire. Si les parents n‟ont pas une bonne relation avec le professeur, ils ne sauront pas ce qui se passe avec leur enfant durant les heures de cours. Les enfants sont la plus grande partie de la journée en compagnie de ce professeur et il est fort possible qu‟il connaisse leur enfant plus encore qu‟eux-mêmes. Ainsi, il est dommage qu‟ils ne s‟aident pas du professeur pour éduquer leur enfant, et inversement, il est dommage de ne pas aider le professeur à l‟éduquer. C‟est pour cette raison qu‟il est indispensable d‟entretenir une relation chaleureuse et cordiale entre parents et professeurs. Durant toutes ces années, j‟ai rencontré beaucoup de parents qui n‟ont pas prêté attention à nouer des liens corrects et actifs avec les professeurs de leurs enfants et qui ne se sont pas intéressés, comme il aurait fallu, de ce qui se pratiquait au sein de l‟établissement. Pendant des années ils se sont imaginés que tout allait bien, et à un certain moment, l‟amère réalité leur « explosa » en plein visage. Soudain, ils découvrirent que leur enfant était dans une situation assez désespérée, et que s‟ils avaient été présents depuis le départ, ils auraient pu empêcher cette situation de se produire. Même si cela ne leur avaient pas été dévoilé dès le début, ils l‟auraient malgré tout découvert plus tôt. Ils auraient pu agir et essayer de sauver la situation au dernier moment. A présent que s‟est produit tout ce qui s‟est produit durant toutes ces années où ils ne savaient rien, ils ont besoin de miracles et un changement de la nature afin de sauver l‟enfant. Il est donc très important que les parents créent un lien solide avec l‟enseignant de leurs enfants. Pour Page 22

Le Jardin de l’éducation par: le Rav Shalom Arush

commencer, il faut beaucoup honorer le professeur et se conduire avec lui en faisant preuve de savoirvivre et de reconnaissance pour tout le bien qu‟il apporte aux enfants. Il faut lui donner des bénédictions à chaque occasion et le remercier pour tous les efforts qu‟il fait pour les enfants. Ce rapport amical se construit avant tout grâce à la reconnaissance des parents pour le travail accompli par le professeur. Cela est connu mondialement : lorsque l‟on donne de bonnes appréciations au professeur, ce dernier ressent le lien positif qui se crée et se conduit en conséquence. Ainsi, il existe un dessin bien connu qui représente un enfant qui apporte une belle pomme rouge à son professeur. Il existe également des séances d‟activités sur le judaïsme où les parents donnent à chaque fête une somme d‟argent au professeur. Ainsi, le professeur se sent redevable aux parents et aux enfants, et il s‟investit d‟autant plus. Tout cela forme les prémices de la réussite des enfants au sein de l‟établissement scolaire. Les enseignants doivent voir qu‟il est important pour les parents que leurs enfants réussissent. Les parents de leur côté valorisent les efforts du professeur et sont prêts à tout donner pour la réussite de leurs enfants que ce soit du temps, des efforts ou de l‟argent.

Porter une attention véritable La deuxième étape est celle de l‟intérêt que portent les parents à la situation de leur enfant et leur disposition à faire tous les efforts possibles pour sa réussite. Ils doivent toujours être en relation avec le professeur, et participer à toutes les réunions de parents d‟élèves. Malheureusement, il y a des parents qui, non seulement n‟ont pas de relation avec le professeur, mais en plus ne prennent même pas la peine de venir aux réunions. Sont concernés par cette description le modèle de parents dont nous avons raconté l‟histoire plus haut et qui risquent d‟avoir de mauvaises surprises par la suite dans leur vie parce qu‟ils ne savent pas du tout ce qui se passe avec leurs enfants. Il existe aussi des parents qui viennent aux réunions

Kirouv Le Hashem Itbara’h à Rephael Hai ben Yehudith


mais qui ne s‟intéressent pas assez à ce qui se passe avec leur enfant. Ils ne veulent entendre que de bonnes choses et des compliments sur leurs enfants. Il leur suffit d‟entendre que la situation de l‟enfant est correcte pour qu‟ils puissent apaiser leur conscience et continuer ainsi. Assurément, ces parents, dans le meilleur des cas, survolent les feuilles de contact, les bulletins de notes, ou l‟agenda pour se rendre quitte de leur responsabilité. Pendant la réunion de parents d‟élèves, ces parents-là se contentent d‟écouter ce que le professeur a à dire et espèrent tout le long de la soirée que celui-ci ne leur imposera pas des choses supplémentaires à accomplir pour pouvoir ensuite retourner à leur routine quotidienne. Cela signifie que ces parents-là n‟ont ni l‟envie, ni le temps, ni la force d‟aider leurs enfants et de les faire avancer. Ils se contentent de les envoyer à l‟école où ils savent que là-bas ils seront confiés à des « babysitters » qui leur donneront une éducation, ce qui leur permettra à eux de se débarrasser de ce joug et de les exempter de leur rôle afin d‟oublier ce sujet au maximum. Il est évident que ce n‟est en aucun cas la marche à suivre pour réussir avec les enfants. Des parents qui veulent le bien de leur enfant, même s‟il s‟agit d‟un enfant doué et excellent, doivent interroger le professeur afin d‟obtenir le maximum d‟informations sur leur enfant. Ils doivent lui demander quelles sont les choses qu‟il faudrait améliorer ou arranger, car on peut toujours faire mieux. A plus forte raison s‟il s‟agit d‟un élève qui ne réussit pas beaucoup, les parents doivent envisager les moyens à utiliser pour améliorer la situation. Ils doivent apprendre à insuffler la volonté, l‟envie et la motivation chez l‟enfant et lui donner les outils pour évoluer et s‟épanouir.

Toute chose dans la vie, on la reçoit comme on le veut. Si les parents veulent uniquement « s‟acquitter de leurs obligations », sans intérêt véritable et sans être disposés à faire des efforts, le professeur s‟en rend vite compte et voit qu‟il n‟a en face de lui personne pour l‟écouter et personne avec qui travailler. Il ne dira donc pas toute la vérité sur l‟enfant, car à quoi cela servirait-il ? Le professeur sait que, de toute façon, les parents n‟ont pas la volonté de se confronter aux problèmes ou de corriger ce qui doit être corrigé. L‟attitude du professeur avec de tels parents s‟adapte donc à ce qu‟il a devant les yeux. Si les parents n‟ont ni la volonté, ni le temps, ni la force d‟aider leur enfant, pourquoi le professeur se donnerait-t-il du mal ? Lui ferait son travail avec acharnement et eux non ? En revanche, si les parents veulent s‟investir, cela donnera l‟envie au professeur d‟en faire autant. Les parents doivent se poser la question : est-il logique que le professeur développe plus de volonté pour s‟investir pour un enfant que ses propres parents ? Même le professeur le plus acharné a des forces limitées. En général, la plupart des professeurs ne sont pas si acharnés que cela, et en réalité les parents doivent supplier pour que celui-ci leur donne des informations afin qu‟ils fassent un travail ensemble.

« Dans le chemin que l’homme est déterminé à emprunter » Kirouv Le Hashem Itbara’h à Rephael Hai ben Yehudith

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Un canal d’abondance Un homme m‟a raconté que dans son hitbodedouth il ne demandait rien, mais se contentait d‟un peu de remerciements. Je lui ai dis qu‟en ne demandant rien à Hachem béni soit-Il, il entravait le plaisir du Saint béni soit-Il, car “la vache désire allaiter plus que le veau ne veut téter.” Le Saint béni soit-Il a créé le monde entier afin de prodiguer une abondance de biens à Israël. Et le Saint béni soit-Il veut donner plus que l‟homme ne veut recevoir, ainsi qu‟il est rapporté dans Liqouté Moharan (I:102) : “Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé, Il le créa en Son honneur (Avoth 6), afin de révéler Son royaume, ce qui par voie de conséquence, subjugue les forces du mal devant la Présence divine. Comment le royaume divin se révèle -t-il ?” ”Par l‟abondance de biens prodigués à Israël. C‟est alors que chacun reconnaît le pouvoir de Son royaume (Psaumes 103). Comment faire descendre cette abondance de biens ? Grâce aux prières, car les mots de la prière sont des récipients aptes à recevoir l‟abondance. C‟est la raison pour laquelle chacun doit prier de telle façon à faire venir l‟abondance dans le monde, comme nos Sages de mémoire bénie l‟enseignent (Sanhédrin 37) : 'Chacun doit dire : le monde a été créé pour moi'.” On comprend de cette causerie que lorsque le Saint béni soit-il prodigue un bien abondant à Israël, Son royaume se révèle au monde entier et le mal disparaît ; car lorsqu‟un Juif réussit à recevoir une abondance de bénédictions, toutes les nations du monde reconnaissent qu‟Hachem est le Souverain suprême du monde, et il est alors évident que la réussite d‟Israël est surnaturelle et que toute sa réussite provient d‟Hachem béni soit-Il. Ne constatons-nous pas que le pays d‟Israël est le plus petit de tous et que le monde entier s‟occupe de lui et l‟observe ? C‟est que les nations du monde ressentent bien la spécificité du peuple d‟Israël. Comment faire descendre l‟abondance ? Par la prière ; chacun de ses mots étant un récipient propre à la recevoir. A titre d‟exemple, la prière est comparable à des sacs que l‟homme peut remplir des bienfaits qu‟Hachem lui prodigue. Mais celui qui n‟en possède pas, n‟a rien pour recevoir cette abondance. Les mots de la prière sont comme des morceaux de sac, qu‟il faut coudre les uns avec les autres, ou comme des fils qui servent à tisser une étoffe. Chaque prière qui s‟ajoute équivaut à un autre morceau du sac qui recevra l‟abondance. Chaque nouvelle prière est un nouveau morceau de sac.

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À travers champs et forêts par: le Rav Shalom Arush

Lorsque le sac est suffisamment grand et solide, c‟est alors qu‟on peut recevoir des trésors. Plus l‟homme prie et plus il prépare de sacs, des récipients qui recevront en abondance. Et plus les sacs sont grands et plus on reçoit de biens. Lorsque l‟homme médite sur la prière de cette façon, il abandonne son approche négative de la vie, qui l‟incitait à croire que le manque et la nécessité de prier sont une punition. Bien au contraire, il prendra grand plaisir à prier, car cette adoration est pure et agréable : il s‟agit de construire des récipients qui recevront directement du Tout puissant une abondance bénie. Chaque fois qu‟il aura besoin de quelque chose, il priera avec patience, se construira des récipients et “coudra des sacs” jusqu‟à ce que sa requête soit satisfaite. La règle est la suivante : Hachem béni soit-Il ne cesse de prodiguer une abondance de bienfaits et lorsque Israël ne peut les recevoir à cause de ses fautes, le Saint béni soit-Il est attristé. Or, il est impossible de se repentir sans la prière, le repentir n‟étant que prières et supplications : il s‟agit de demander à Hachem de nous pardonner pour avoir fauté devant Lui ; de nous rapprocher de Son service et nous aider à maîtriser dorénavant notre mauvais penchant ; de Lui demander de ne plus jamais fauter et qu‟Il nous prodigue l‟intelligence et la connaissance pour maîtriser nos désirs charnels et nos défauts. Il s‟ensuit qu‟il est impossible de recevoir l‟abondance sans la prière et cela pour deux raisons : a) grâce à la prière, l‟homme regrette ses fautes et peut recevoir les bienfaits -b) par l‟intermédiaire de la prière, on se construit des récipients destinés à recevoir cette abondance. Il en résulte que celui qui ne prie pas, non seulement entrave le plaisir éprouvé par le Saint béni soit-Il à multiplier Ses bienfaits, mais de plus, il annule la finalité de la Création.

Les amis du maître de la prière En fait, en disant que les mots sont des récipients destinés à recevoir l‟abondance, notre Maître ne pense pas à la prière personnelle de l‟hitbodedouth. Dans

Zera bar Kayema Nati ben Eliyahou ve Oraline


toute prière prononcée, que ce soit l‟Amida, la lecture des Psaumes ou toute autre, l‟homme créé des récipients pour recevoir l‟abondance. Par conséquent, à chaque prière l‟homme doit se dire : Je me prépare à construire maintenant des récipients qui recevront l‟abondance. Il doit prier avec cette intention, en prenant garde de ne pas négliger sa prière. Ce dernier point nécessite aussi une prière. En effet, l‟homme doit beaucoup prier sur la prière et demander au Créateur d‟avoir pitié de lui et mériter de ne pas négliger la prière. Également, il doit demander de développer un lien avec le Créateur, que sa pensée soit fermement et constamment liée à ses paroles, de savoir que l‟essentiel de la vie dépend de la prière, de pouvoir prononcer chaque mot avec enthousiasme. Il doit aussi vouloir chanter et jouer d‟un instrument, comme les amis du maître de la prière, décrits par notre Maître, occupés par le chant et les louanges, les confessions et le repentir, puis recevaient de leur maître des écrits sur le thème de la prière, etc. Chacun doit ainsi aspirer à devenir un ami du maître de la prière. Il faut véritablement prier sur la prière elle-même. En fait, la prière nécessite plus de prières que les autres choses, car comme nous l‟avons déjà définie, la prière est la rédemption. Et si la prière est la rédemption, l‟homme qui sert Hachem dans la prière, reçoit la rédemption de son âme. C‟est pourquoi la prière nécessite plus que toute chose, l‟éveil de la miséricorde divine. L‟homme doit donc demander beaucoup à Hachem : Maître du monde, puisai-je mériter de m‟approcher de la prière. Aide-moi à ne négliger aucune des trois prières de la journée. Accorde-moi de prier chaque prière sérieusement : celle du matin, de l‟après-midi, du soir, le Tiqoun ‘Hatsoth, les Psaumes, le Liqouté Tefiloth, etc. Aies pitié de moi, afin que je sache que la prière représente l‟essentiel de l‟union et de la ferveur et que lorsque je prie les dix-huit bénédictions, je ne me dépêche pas pour finir au plus vite.

activités de ce monde, afin que j‟y investisse toutes mes forces. En vérité, on assiste ici à la guerre du mauvais penchant contre l‟homme. Chacun sait que rien n‟égale la bonté d‟Hachem et que rien n‟est meilleur et plus doux que de s‟attacher à Hachem. Chaque Juif désire s‟attacher à la lumière divine et lorsque enfin vient le commandement, où il est possible de s‟introduire près d‟Hachem béni soit-Il, où il peut s‟unir et s‟attacher à Lui, il se dépêche… Le mauvais penchant réussit à embrouiller le monde entier pour l‟empêcher de prier avec concentration. Lorsque l‟homme comprend tout ce qui précède, et quel mérite il a de pouvoir s‟attacher à Hachem, peutil se poser la question de savoir si sa prière a été acceptée et exaucée ? Il est évident qu‟il n‟y pense pas ; car comme il est entièrement plongé dans l‟union avec Hachem et qu‟il s‟attache à Lui, il est déjà exaucé. Il est donc évident que l‟homme doit beaucoup prier sur la prière, afin de prier comme il le faut. Nous constatons ici la profondeur de ce précepte, son mérite, sa grâce et son pouvoir de rédemption : il ne viendrait donc à l‟esprit de personne de recevoir un aussi grand présent sans beaucoup prier pour cela. Si l‟homme comprend fortement et clairement, que la rédemption est la prière, il priera évidemment beaucoup pour elle. La prière étant la rédemption de l‟homme, lorsque l‟homme se rapproche du culte de la prière, la rédemption de son âme a déjà commencé. Il est maintenant possible de comprendre cette déclaration de Rabbi Nathan de Breslev : “Mon Machia’h est déjà là” – car il eut le mérite de prier comme il le fallait ; et lorsque l‟homme mérite de prier, il peut dire pleinement : “Mon Machia’h est déjà là.”

Comment est-il possible de se presser lorsqu‟on se tient devant le Roi des rois et qu‟on peut s‟unir et s‟attacher à Lui ? Je veux me lier à Toi et non fuir devant Toi. Je veux m‟attacher à Toi et non me couper de Toi. Maître du monde, Tu m‟as donné des ”pauses” journalières pour me lier à Toi, m‟attacher à Ta lumière, Te connaître et reconnaître Tes bienfaits et renouveler mes forces et ma vie. Aide-moi à maîtriser mon mauvais penchant qui ne cherche qu‟à m‟empêcher de prier et murmure des pensées méprisantes pour la prière. Permets-moi de croire que la prière est supérieure à toutes les

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Les punitions n'existent pas ! La situation suivante perdure depuis le péché d'Adam : à chaque transgression commise par les habitants du monde, la dissimulation spirituelle se renforce encore plus. Un nouveau péché signifie une nouvelle dissimulation; un autre péché ? Une dissimulation encore plus forte... C'est ce qui est expliqué d'une façon claire dans la Tora (Deutéronome 31 : 18) : “Mais alors même, Je persisterai, moi, à dérober Ma face, à cause du grave méfait qu'il a commis...” C'est à tout cela que Rabbi Na'hman fait allusion dans son “Histoire de la princesse disparue” : chaque fois que le vice-roi ne fait pas ce qu'il est censé faire, la princesse s'éloigne encore plus de lui; cette nouvelle situation oblige le vice-roi à la chercher de nouveau, dans des endroits encore plus éloignés. En réalité, il n'existe pas de punition dans le monde. La faute elle-même représente la punition, tel qu'il est écrit (Psaumes 34 :22) : “La perversité cause la mort du pécheur.” Cela ressemble à une personne qui consomme du poison. C'est ce dernier qui lui fait du mal. Dans ce cas, il saute aux yeux qu'il n'y a pas de punition – si ce n'est la conséquence de l'acte qui a été commis – et qu'une telle personne ne peut en accuser aucune autre, si ce n'est elle-même. C'est dans cette situation que se trouve celui qui pèche. C'est lui qui est la cause de la dissimulation divine. Ainsi, cela ne devrait pas l'étonner et il ne lui sert à rien de s'en prendre à Hachem. C'est lui qui est la cause de son propre mal. De quelle façon est-il possible de remédier à cette situation ? Il faut que cette personne décide de tourner la page et de faire comme si rien ne s'était passé. Un début entièrement nouveau ! Cela signifie qu'elle doit réfléchir sur ce qu'il lui arrive et faire une hitbodédouth afin de se poser la question suivante : “Après avoir erré comme je l'ai fait, que désire réellement D-ieu de moi maintenant ? Hachem me demande-t-Il de perdre espoir ? Dois-je devenir dépressif pour ce que j'ai fait ?” La réponse est négative, évidemment et sans l'ombre d'un doute. De fait, Hachem désire que cette personne se renforce immédiatement et commence réellement à croire en Lui.

Le jardin du désir par: le Rav Shalom Arush

réaliser qu'il n'existe pas un seul endroit dans le monde qui est exempt de la Présence divine. Cette personne doit prendre sur elle de commencer sérieusement à chercher le Créateur. Si une personne réagit de la sorte, elle pourra transformer la descente spirituelle dans laquelle elle se trouvait en une montée spirituelle ! Le mensonge deviendra alors un rapprochement avec Hachem. L'exclusion se transformera en un sentiment doux et agréable.

La tristesse n'est pas de ce monde Le sentiment de tristesse qu'une personne peut ressentir quelques fois, s'explique uniquement à cause de la dissimulation spirituelle. De fait, si cette personne n'avait pas fauté et causé cette dissimulation, la tristesse n'aurait aucune place dans ce monde. Aussi longtemps que nous possédons l'emouna (la foi), il est impossible de ressentir une quelconque forme de manque, de tristesse. Rabbi Na'hman a expliqué cela dans le Liqouté Moharan (vol. I 250) en disant que le sentiment de tristesse qu'éprouve à l'occasion une personne est rendu possible seulement par l'absence de sentiment spirituel (da'ath). Une telle absence fait oublier à la personne que dans le monde, tout est providentiel et pour le Bien ultime. Un exemple d'une telle situation est décrit dans la Tora elle-même. Dans le livre de l'Exode (6:9), nous apprenons que la principale difficulté à laquelle fit face le peuple d'Israël pendant son exil en Égypte s'explique uniquement par son manque d'Emouna.

Également, il est important de Page 26

Refoua Chelema Benjamin ben Marie Ida et sa femme

Il est écrit : “Mais ils n'écoutèrent point Moché (Moïse), ayant le “roua'h” (esprit/


souffle) oppressé par une dure servitude.” Selon Rabbi Na'hman, l'expression “l'esprit oppressé” est en mettre en parallèle avec le verset des Psaumes (135:17) dans lequel il est dit : “[Les idoles des nations] ont des oreilles et n'entendent point, il n'y a même pas de “roua'h” (souffle) dans leur bouche.” Dans la mesure où le verset des Psaumes fait référence à l'idolâtrie – l'absence d'une véritable Emouna – le verset dans le livre de l'Exode fait également référence à l'absence d'Emouna. C'est la raison pour laquelle Rabbi Na'hman enseigne (Liqouté Moharan I 155) que savoir contrôler sa respiration (c'est à dire avoir de la patience) est un des attributs de la parfaite Emouna. C'est ce manque de parfaite Emouna qui fut la cause des difficultés et de la vie amère des juifs en Égypte. Nous devons comprendre cela : l'aspect essentiel de la souffrance des juifs en Égypte s'explique par leur absence de croyance en la Providence divine. C'est pour cette raison qu'ils se plaignirent et qu'ils désespérèrent de l'avenir. De fait, même le message de la future libération ne put les réjouir : ils n'y croyaient simplement pas ! Lorsqu'une personne manque d'emouna, c'est sa capacité de réflexion qui est diminuée. Rien ne sert de suggérer à cette personne un moyen afin de se sortir de cette fâcheuse situation ou d'offrir un conseil approprié : cela équivaut à parler à un mur. Sa tristesse et son désespoir lui empêchent d'entendre ce que nous lui disons.

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L'aspect crucial sur lequel se fonde la réussite de chaque personne se trouve chez elle :c'est de la paix conjugale que tout dépend ! Nos Sages ont dit ('Ouqtsin 3) : “Hachem n'a pas trouvé de meilleur récipient qui puisse contenir la bénédiction du peuple d'Israël que la paix.” Nous apprenons de cela qu'une des conditions essentielles afin de recevoir l'Abondance divine et la bénédiction de D-ieu consiste à voir régner chez soi la paix conjugale. Nous constatons cela tous les jours et d'une façon qui ne laisse planer aucun doute : une personne chez qui cette paix ne règne pas ne reçoit aucune bénédictions de toutes ses entreprises ! Un certain jour, un couple vint me rencontrer pour obtenir des conseils. Ces deux personnes possèdent des positions prestigieuses et elles sont très respectées au sein de leur communauté. Autant le mari que la femme ont des salaires élevés. Je n'ai aucun doute sur le fait que de nombreuses personnes sont sans doute jalouses de leur réussite. Cependant, la femme commença à me raconter le véritable supplice qu'elle vivait. Son mari – une personne pourtant hautement distinguée et admirée pour ses bonnes manières – se comportait d'une manière totalement différente chez lui. Celui-ci l'humiliait régulièrement ; il la critiquait sans cesse et se vantait continuellement auprès d'elle… La situation était tellement dramatique que la femme avait pensé mourir, plutôt que de continuer à vivre de la sorte et à subir cette souffrance sans nom. De plus, leur apparente opulence n'était que de la poudre aux yeux. Le couple était endetté à un niveau très élevé et leur découvert bancaire atteignait des profondeurs effarantes.

Le Jardin de la Prospérité par: le Rav Shalom Arush

en pleurant que la femme s'adressa à moi : “Aidezmoi ! Aidez-moi ! Je n'ai personne vers qui me tourner et à qui je pourrais raconter la vérité. Mon mari est une personne respectée et dont la réputation est grande. Je ne veux l'humilier d'aucune façon. Personne ne croira que mon mari – une personne admirée pour ses bonnes manières – se comporte chez nous de la façon dont il se comporte.” La femme poursuivit : “Pourtant, je ne peux pas continuer ainsi. De tout ce que nous faisons, nous n'avons aucune bénédiction. Chaque jour, quelque chose d'autre ne fonctionne plus, se casse. Un jour, c'est notre voiture qui est en panne ; un autre jour, c'est notre réfrigérateur. Chaque jour amène avec lui son lot de désolation. Tout notre argent se perd à réparer tout ce qui se brise autour de nous.” Il est clair que la vie de ce couple – dont les revenus sont importants et qui est lourdement endetté – est une raison pour pleurer et pour se plaindre. Comment cela est-il possible ?

Ainsi, tout ce qu'ils gagnaient était dépensé à rembourser les sommes que les deux devaient et en fin de compte, il ne restait rien à leur disposition. À la fin de son exposé, c'est Page 28

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La réponse est simple. Tout cela est possible parce qu'au sein du couple, le mari n'accorde pas à sa femme l'honneur qu'il devrait. C'est pour cela que ce couple ne possède pas le récipient qui lui permettrait de recevoir – et


de conserver – les bénédictions célestes. Cependant, si la paix régnait entre le mari et la femme, il recevrait automatiquement le récipient qui leur manque ! D'autre part, il existe des personnes dont les revenus n'atteignent pas 10% de ce couple et qui pourtant, ne manque de rien ! Ces personnes ne sont pas obligées de dépenser des sommes folles en des réparations de toutes sortes ; elles ne sont pas victimes de dépenses importantes inattendues. Ces personnes ne possèdent pas de dettes et elles sont toujours heureuses. Comment expliquer cela ? La raison de leurs succès est que dans ces couples, le mari respecte sa femme et que la paix règne entre eux. Par conséquent, ils se trouvent dans une position où ils peuvent recevoir – et conserver – les bénédictions du Ciel ! Si l'on tient compte de ce que nous venons d'expliquer, il est facile de comprendre les paroles de nos Sages (Yalqout Chimoni, Lekh lekha) : “Un homme doit constamment faire attention à respecter sa femme. La raison en est que les bénédictions d'un foyer

ne sont pas décrétées en fonction pas du mari, mais de la maîtresse de maison.” À première vue, ces paroles posent une difficulté : pour quelle raison nos Sages ont-il dit d'une part, qu'il n'est pas possible de recevoir la bénédiction de D-ieu en l'absence de paix et d'autre part, que cette bénédiction dépend de la femme ? En fin de compte, d'où proviennent les bénédictions célestes ? Est-ce la paix où le respect que nous avons pour notre femme qui nous permet de recevoir ces bénédictions ? Après notre exposé, la réponse à cette question devrait être évidente. À quoi nos Sages font-ils référence lorsqu'ils disent que la paix est un récipient pour recevoir les bénédictions du Ciel ? Quelle est la nature de cette paix ? À la paix conjugale ! Et de quelle façon est-il possible d'obtenir la paix conjugale ? En respectant sa femme. Si un homme désire réellement apprendre ce qu'il doit faire pour respecter sa femme, nous lui recommandons de lire le livre “Le jardin de la paix.” Cette lecture lui sera d'un grand bénéfice.

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La prière de ‘Hannah ...aimer l‟Eternel ton D.ieu et Le servir de tout ton coeur et de toute ton âme. ) Deutéronome 11:13) Quel est le service du coeur ? C‟est la prière. (Sifri, ibid) La Haftarah (lecture tirée des Prophètes) du premier jour de Roch Hachanah nous relate l‟histoire de ‟Hannah, la mère du prophète Chmouël. ‟Hannah, l‟épouse sans enfant d‟Elkanah, vint à Chilo, où se tenait le Sanctuaire, avant que le roi Chlomo ne construise le Temple de Jérusalem, pour prier pour un enfant : Elle pria D.ieu, en pleurant abondamment. Et elle émit un voeu et dit: “ Ô D.ieu des Hôtes...Si tu donnes à Ta servante un enfant, Je le consacrerai à D.ieu tous les jours de sa vie...” Eli, le Grand Prêtre, l‟observait alors qu‟elle “priait profusément devant D.ieu...Seules ses lèvres bougeaient, sa voix ne se faisait pas entendre. Eli pensa qu‟elle était saoule. Et il lui dit: „Combien de temps seras-tu ivre? Mets de côté ton vin!‟. „Hannah répliqua: ‟Non, mon Maître… je n‟ai bu ni vin ni aucune boisson forte, j‟ai épanché mon âme devant D.ieu...‟”. Eli accepta sa réponse et la bénit pour que D.ieu exauce sa requête. Cette année-là, „Hannah donna naissance à un fils qu‟elle nomma Chmouël (“demandé à D.ieu”). Quand elle l‟eut sevré, elle accomplit son voeu de le consacrer au service de D.ieu, en le conduisant à Chilo où il fut élevé par Eli et les prêtres. Chmouël grandit pour devenir l‟un des plus grands prophètes d‟Israël. La “prière de „Hannah” comme l‟on dénomme cette lecture, constitue l‟une des sources bibliques fondamentales du concept de la prière. En fait, le dialogue entre Eli et „Hannah touche l‟essence de la prière en général, et la prière de Roch Hachana en particulier. Le paradoxe Le concept de la prière à D.ieu, comme il est présenté dans la Torah et exposé dans les écrits de nos Sages, Page 32

semble renfermer une contradiction interne. D‟une part, la prière est décrite comme la communion de l‟âme avec le Créateur, une île de ciel dans une journée du monde du quotidien. “Les pieux méditaient une heure, disent nos Sages, et seulement alors ils se mettaient à prier. Ils se retiraient du monde et se concentraient jusqu‟à s‟être complètement départis de leur matérialité et avoir atteint la suprématie de l‟esprit de la raison, de sorte qu‟ils atteignaient un état proche de la prophétie”. Ils “ attachaient leur âme au Maître de Tout, dans un état de crainte, d‟amour absolus et de véritable attachement”. En fait, le mot hébreu pour “prière”: tefillah signifie “attachement”; la prière consiste en la décision de s‟élever au-dessus des soucis quotidiens et de s‟attacher à sa source en D.ieu. Et pourtant, l‟essence de la prière est notre demande à D.ieu de pourvoir à nos besoins quotidiens matériels. C‟est là le fondement sur lequel repose son édifice spirituel tout entier. Maimonide définit ainsi le principe de la prière: ...Chaque jour l‟homme doit prier et solliciter, dire les louanges de D.ieu et puis Lui demander de pourvoir à ses besoins avec supplication; après cela, il offre sa prière et ses remerciements à D.ieu pour le bien qu‟Il lui a attribué… Mais ces deux aspects de la prière ne sont-ils pas incompatibles et même contradictoires? Celui qui s‟est complètement départi de sa matérialité demande-t-il à D.ieu de pourvoir à ses besoins? Celui qui a atteint un état proche de la prophétie a-t-il ces préoccupations dans son esprit? Le paradoxe de la prière s‟accentue encore le jour de Roch Hachanah. En ce jour, non seulement nous nous tenons devant D.ieu mais nous Le couronnons, faisant abnégation totale de notre personne et de nos besoins. Et pourtant un seul regard sur la prière de Roch Hachanah montre qu‟elle est pleine de requêtes pour la vie, la santé et la subsistance pour l‟année à venir. Une Maison sur terre

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D.ieu créa le monde, disent nos Sages, parce qu‟ ”Il désirait une demeure dans les mondes inférieurs”. Les “mondes inférieurs” sont notre monde matériel, inférieur à cause de sa distance spirituelle de notre source, son illusion d‟autosuffisance, et son retrait quasi absolu de tout ce qui est transcendant et divin. Mais c‟est là que D.ieu a désiré résider, souhaitant que “ce monde inférieur” soit celui qui habite et exprime Sa vérité. C‟est pourquoi la Torah décrit notre mission dans la vie comme essentiellement faite d‟actions impliquant des objets matériels. En fait, virtuellement, chaque ressource matérielle sur terre, chaque membre et organe de notre corps a sa mitsva spécifique, la manière de D.ieu d‟établir comment elle peut être l‟instrument de Sa volonté. Ainsi nos actes ne sont pas personnels et nos demandes ne sont pas égocentriques. Oui, nous demandons à manger, la bonne santé et la richesse ; mais nous les demandons comme un serviteur demande à son maître les moyens de mieux le servir. Nous demandons de l‟argent pour accomplir l a mitsvah de la charité, la force pour construire une soukkah, la nourriture pour maintenir ensemble le corps et l‟âme pour que notre vie serve de “résidence dans les mondes inférieurs”qui abrite la présence divine dans notre monde.

Et Roch Hachanah, le jour qui couronne D.ieu est le plus propice pour lui demander de pourvoir à tous nos besoins et désirs matériels. Couronner D.ieu signifie l‟accepter comme souverain dans tous les domaines de notre vie, nous vouer non seulement à une quête spirituelle mais aussi et surtout à accomplir Son désir pour une demeure ici-bas. Une accusation d’ivrognerie C‟est là le sens profond de l‟échange entre Eli et ‟Hannah. L‟accusation d‟Eli peut aussi se comprendre comme une critique de ce qu‟il jugeait comme un excès dans les demandes matérielles. Tu es dans le lieu le plus saint, implique-t-il, et c‟est dans ce lieu que tu demandes à D.ieu d‟accéder à tes désirs matériels ? ”Tu m‟as mal comprise, répond „Hannah. J‟ai épanché mon âme devant D.ieu”. Je ne demande pas simplement un fils, je demande un fils que je puisse “consacrer à D.ieu tous les jours de sa vie”. Nos Sages nous disent que Chmouël fut conçu à Roch Hachanah. Que D.ieu ait exaucé cette prière en ce jour nous encourage à L‟approcher avec toutes nos demandes matérielles en ce jour éminent. Car à Roch Hachanah nos besoins ”personnels” et notre désir de servir notre Roi sont les mêmes.

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L’espoir et le pardon Pourquoi Yom Kippour est-il le jour le plus saint de l‟année ? Quelle est la force de ce jour qui réveille la conscience de tant d‟individus? La réponse réside dans la compréhension de la racine et de l‟origine de Yom Kippour. Le premier Yom Kippour de l‟histoire, Moché obtint de D.ieu le pardon pour le Peuple Juif qui avait pêché avec le Veau d‟or. Quarante jours seulement avaient suffi pour que Moché reçoive la Torah sur le Mont Sinaï mais il lui fallut quatre vingts jours pour convaincre D.ieu de nous pardonner ! Pourquoi D.ieu n‟a-t-Il pas accéder plus tôt à la supplication de Moché? Il ne fait aucun doute que D.ieu sait, sans que Moché ait besoin de le Lui rappeler, que l‟homme est faillible et fait des erreurs. Et si finalement D.ieu devait agréer la demande de Moché pour le pardon, pourquoi le soumettre à quatre vingts jours de supplication? L‟existence créée par D.ieu est un système de cause à effet: mettez votre main dans le feu et vous serez brûlé. Il en va de même spirituellement. Le Peuple Juif fabriqua une idole, transgressant de manière flagrante le second commandement, seulement trente-neuf jours après en avoir entendu l‟interdiction par la bouche de D.ieu Lui-Même. Ne pouvait- il y avoir aucune conséquence à leurs actions ? Et pourtant Moché supplia D.ieu de pardonner à son peuple. Comment pouvait-il être sûr qu‟ils pouvaient être pardonnés? La vie et le temps avancent irrémédiablement, aussi comment attendre des mortels qu‟ils corrigent leurs erreurs passées? Et pourtant il semble que même dans les situations les plus pénibles, nous sommes toujours animés d‟un espoir inné. Quelle est cette force mystérieuse en nous qui nous convainc que nous pouvons surmonter les défis les plus difficiles, que nous pouvons espérer une vie meilleure malgré les déceptions graves et les rêves brisés? Yom Kippour est la réponse à ces situations paradoxales. En ce jour, Moché révéla le secret de D.ieu : il y a toujours une ouverture. D.ieu n‟est pas lié par Ses propres règles existentielles de cause à effet. Moché dévoila la force de la Techouvah, démontrant que c’est à l’homme que revient le rôle d‟obtenir le pardon de D.ieu. Yom Kippour est le jour le plus saint de l‟année parce que c‟est l‟anniversaire de l‟ingrédient le plus simple et le plus important dans la vie: l‟espoir. Yom Kippour une nouvelle force fut introduite dans notre existence mortelle : la capacité de transformer notre passé, de transcender le flux du temps lui-même et de corriger les erreurs.

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C‟est cette force qu‟à Yom Kippour Moché obtint de D.ieu quand il Le supplia de pardonner son peuple. Néanmoins le pardon de D.ieu n‟est pas une route à double voie. Kippour apporte le pardon pour les fautes commises entre l‟homme et D.ieu, mais en guise de préparation, nous avons le devoir de pardonner aux autres et de demander leur pardon. Cela peut paraître plus simple que ça ne l‟est en pratique. Comme le dit le dicton: “l‟erreur est humaine mais le pardon est divin”. Le mot hébreu pour “pardon” Me‟hilah a la même racine que le mot Ma‟houl, un “cercle”. Chacun de nous reçoit à la naissance le potentiel et les ressources pour accomplir un cercle complet, pour avancer selon un rythme équilibré qui englobe toutes nos activités dans un courant continu. Néanmoins, les déceptions de la vie, les mauvais traitements et les souffrances que nous vivons rompent notre cercle. Quand quelqu‟un nous heurte ou que nous heurtons quelqu‟un, le cercle de l‟espoir se trouve rompu. Quand vous pardonnez, ce que vous faites en réalité est de compléter votre cercle en vous libérant de cette atteinte et d‟accéder à l‟espoir que D.ieu nous a donné. Tant que vous vous maintenez cet état de blessure, de ressentiment et de colère vous n‟arrivez plus à aller de l‟avant et à construire une vie productive. Le pardon ne signifie pas seulement pardonner la personne qui nous a blessé mais se pardonner à nous-même, pardonner D.ieu, pardonner à la vie elle -même avec ses détours mystérieux et souvent cruels. Le pardon nécessite des efforts. Mais surtout il nécessite un lien avec D.ieu. Quand vous vous souvenez que votre naissance est la façon qu‟a D.ieu pour dire “tu es important pour Moi”, que vous êtes vivant et que vous comptez, que vous êtes irremplaçable et essentiel à la perfection du monde de D.ieu, alors vous pouvez vous élever au-dessus du niveau de la douleur que les autres vous ont causée et trouver l‟amour et la force de pardonner à la fois à eux et à vous-même. Le pardon est divin, c‟est le produit de l‟espoir, qui naquit à Kippour lorsque D.ieu ouvrit pour nous une nouvelle porte et nous permit de transcender les paramètres et les limites de notre monde où tout va selon la loi de cause à effet. Quand notre espoir nous permet de pardonner, nous avons reconstruit le cercle infini qui transcende les vicissitudes transitoires d‟une vie faite de hauts et de bas. Le message de Yom Kippour est que nous ne devons jamais abandonner, nous devons garder espoir, en nousmêmes, en les autres et en D.ieu. Chaque Yom Kippour, nous avons l‟occasion de rafraîchir nos vies et de tout bien recommencer.

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Les affaires de D.ieu “Venez voir les actions de D.ieu, Son complot effrayant pour les enfants de l‟homme” (Psaumes 66 : 5). Et la femme vit que l‟arbre était bon à manger et elle prit de ses fruits et en mangea ; et elle en donna aussi à son époux et il en mangea avec elle (Genèse 2 : 6). Le but d‟une aventure commerciale est de faire des profits. Aucun homme d‟affaire qui se respecte n‟investirait un capital et ne consacrerait du temps et des talents quand les comptes ne montrent pas une véritable possibilité de bénéfices. Et pourtant, les bénéfices les plus importants doivent être récoltés sous les conditions même que l‟homme d‟affaire responsable cherche le plus à éviter: à la suite de développements tout à fait imprévisibles, dans des environnements sur lesquels il n‟a aucun contrôle et dans lesquels son aventure tout entière, et peutêtre sa propre personne, sont menacées. C‟est pourquoi l‟on peut dire que l‟esprit de l‟homme d‟affaire opère à deux niveaux. Au niveau manifeste, il cherche la stabilité et le contrôle. A ce niveau, “être pris au dépourvu” jette l‟anathème sur les affaires. Tout en sachant que chaque aventure comporte une part de risques, son but est de les empêcher, d‟éviter l‟imprévisible, d‟avoir un plan d‟action pour toute éventualité. Mais à un niveau plus profond, subconscient, l‟homme d‟affaire aspire à l‟imprévisible. Au plus profond de son coeur, il veut être pris par surprise, être plongé dans les circonstances que la structure de ses affaires cherche à éviter. Car là et seulement là, réside le potentiel de profits plus grands qu‟aucun analyste ne pourrait envisager. A ce niveau, si “tout va selon le plan prévu”, ce serait une déception plutôt qu‟un accomplissement. Ce sont des scénarii qu‟il n‟osera jamais présenter à ses investisseurs, ni même à son moi conscient. Mais en dernière analyse, ce sont ces mêmes possibilités se cachant derrière les chiffres et les projets officiels qui constituent la plus grande motivation pour laquelle il s‟est engagé dans les affaires. Le complot effrayant Nos Sages nous disent que “le royaume des Cieux est semblable au royaume de la terre”, que les structures de la société humaine et les modes de comportement humain reflètent la manière dont le Créateur établit un rapport avec Son monde et le dirige.

création” définit le “profit” que le Créateur veut tirer de Son entreprise. Les lois de la Torah détaillent ce qui devrait et ce qui ne devrait pas être fait, et ce qui devrait et ne devrait pas arriver, pour sauvegarder l‟investissement divin dans la création et assurer sa rentabilité. Mais au premier jour des affaires de l‟histoire, le plan alla de travers. Adam et Eve, en mangeant du fruit de l‟Arbre de la Connaissance violèrent la première Mitsva, le premier commandement de D.ieu. Leur acte mit en péril l‟aventure tout entière, laissant un chaos de bien et de mal déferler sur le monde sous contrôle et organisé dans lequel ils étaient nés. Et pourtant, nous disent nos Sages, c‟était “le plan effrayant de D.ieu pour les enfants de l‟homme”. “C‟est Moi qui les ai fait pécher, en créant en eux un penchant vers le mal” admit D.ieu devant le Prophète Elie. Car c‟est le processus de la Téchouva (“retour”) du péché qui apporte le plus grand profit dans l‟entreprise de la vie. Il n‟existe aucun amour plus fort que l‟amour ressenti de loin et de plus grande passion que la quête du retour à une maison abandonnée et à un moi qui s‟est aliéné. Quand le lien de l‟âme avec D.ieu s‟est étiré au point de rupture, la force qui le rattache à sa source est plus grande que tout ce qui peut être produit par l‟âme qui ne quitte jamais l‟orbite divine. Et quand une âme qui a erré jusqu‟aux recoins les plus éloignés de la vie, et a exploité tout l‟aspect négatif et vil de son environnement, ressent l‟impulsion de retourner à D.ieu, elle élève ces parties de la Création qui résident derrière le cadre d‟une vie vécue dans la droiture. C‟est là “le complot effrayant” contre les enfants de l‟homme: créer un homme avec une inclination au mal, de sorte que lorsqu‟il y succombe, il renoue avec D.ieu dans un amour plus grand et des ressources rachetées, générés par une vie maintenant en conformité avec la Volonté Divine. Toutefois, il est sûr qu‟on ne peut dire que D.ieu voulait que l‟homme pèche: un péché est, par définition, un acte que D.ieu ne veut pas. De plus, si le “plan” de D.ieu était que l‟homme faute, que serait-il arrivé si Adam et Eve n‟avaient pas choisi de manger des fruits de l‟Arbre de la Connaissance. Le but de D.ieu dans la Création aurait-il été accompli?

D.ieu opère selon une stratégie empruntée au monde des affaires: la Torah qui est “le plan de D.ieu pour la Page 36

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Ce que désire D.ieu Tout comme dans le cas de l‟homme d‟affaire conventionnel, il existe deux niveaux de “motivation” derrière l‟acte divin de création. Au niveau manifeste, le monde fut destiné et créé pour accomplir le plan indiqué par la Torah. Ce plan appelle l‟existence d‟une inclination au mal dans le coeur de l‟homme pour que notre conformité à la volonté divine ait du sens et de la signification. Selon les paroles de Maimonide: “La liberté est donnée à chaque homme: s‟il désire suivre le droit chemin et être une personne juste, le choix de le faire est entre ses mains; et s‟il désire suivre la voie du mal et devenir un être vil, le choix de le faire est entre ses mains. C‟est un principe majeur et une base de la Torah et des commandements. Car si D.ieu devait décréter qu‟une personne soit bonne ou vile ou s‟il existait dans l‟essence de l‟individu quelque chose qui le force à emprunter telle ou telle voie, comment D.ieu aurait-Il pu nous commander par Ses Prophètes “fais cela” et “ne fais pas cela”? Quelle place aurait occupé la Torah tout entière? Et selon quelle justice D.ieu aurait-Il puni les méchants et récompensé les bons?”.

Ce plan ne requiert pas l‟existence du mal, mais seulement le potentiel de son existence. Il nous est possible de violer la Volonté divine, pour que le fait que nous ne le fassions pas soit pour nous un triomphe moral et une source de plaisir pour D.ieu. Il faut qu‟il nous soit possible de ne pas faire le bien, pour que nos bonnes actions aient une valeur et un sens. Les risques doivent être présents, ils sont ce qui rend l‟aventure valorisante et jouable, mais le but de tout cela, c‟est qu‟ils soient évités. Mais au niveau “subconscient” plus profond, D.ieu complote pour que l‟homme succombe au péché. Ce n‟est pas ce qu‟Il désire et c‟est même une déviance de Sa Volonté expresse. Mais quand cela arrive, cela libère une richesse de possibilités qui sont infiniment plus efficaces que tout ce que le plan “officiel” aurait pu permettre. Et ce sont ces possibilités se cachant derrière les calculs et les projets officiels qui constituent Sa motivation ultime pour laquelle Il s‟est investi dans “l‟affaire” de la vie humaine.

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Intuition La pierre angulaire d‟un mariage réussi est l‟empressement de chaque partenaire à accomplir la volonté de l‟autre. Si l‟un des deux exprime un désir, l‟autre fera tout ce qui lui est possible pour donner satisfaction à son conjoint. Un plus grand amour encore est exprimé quand chacun des partenaires aspire également à accomplir les désirs implicites (non exprimés) de l‟autre. Pour le conjoint réellement dévoué, il ne fait aucune différence si le désir a été prononcé à haute voix ou s‟il l‟a deviné: il investira les mêmes efforts pour apporter satisfaction à son conjoint. Et en dernier lieu, dans certains mariages, l‟allusion la plus discrète n‟est même pas nécessaire. Le lien unissant le mari et son épouse est si profond que chacun sait intuitivement ce que l‟autre veut de lui ou d‟elle. En fait quand les deux personnes éprouvent mutuellement de tels sentiments, la joie la plus grande qu‟ils puissent ressentir est d‟avoir su deviner et satisfaire le désir de l‟autre. Trois degrés de commandements Le mois de Tichri est un mois rempli de Mitsvot, d‟opportunités pour accomplir la volonté divine. Pendant trente jours, la pensée et l‟emploi du temps de chaque Juif sont remplis de prière, de retour à D.ieu, de jeûnes, de danses, de construction de la Soucca, d‟acquisition du Loulav , de l’Etrog ou d‟un bouquet de Hochaanot et de dizaines d‟autres Mitsvot, coutumes et observances. Ces préceptes de Tichri tombent dans trois catégories générales. Se distinguent tout d‟abord les “préceptes bibliques”, commandements statués explicitement dans la Torah. Ils incluent les Mitsvot comme celle de faire résonner le Chofar, jeûner à Yom Kippour ou manger dans la Soucca. Il existe aussi un nombre de ”préceptes rabbiniques”, des observances instituées par les Prophètes et les Sages investis d‟une telle autorité par la Torah. L‟on peut citer en exemple le service des cinq prières qui se tient à Yom Kippour et l‟utilisation des “Quatre espèces” tous les jours de Souccot (à l‟exclusion du premier jour où la Mitsva est alors un précepte de la Torah). Enfin le mois de Tichri comprend de nombreux ”Minhagim” ou coutumes, comme celles de manger une pomme trempée dans le miel, le premier soir de Roch Hachanah ou faire les Kapparot à l‟aube du jour qui précède Yom Kip-

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pour. Les Minhagim ne sont pas ordonnés par la loi biblique ou rabbinique mais par la force de la coutume: nous les avons nous-mêmes initiés pour embellir le service de notre Créateur. L‟apogée du mois de Tichri, le point où notre célébration des fêtes de D.ieu atteint le summum de la joie, se vit à Sim‟hat Torah pendant les Hakafot, lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux de la Torah pour danser avec eux autour du pupitre dans la synagogue. Ce qui est extrêmement surprenant c‟est que ces Hakafot ne sont ni une injonction biblique, ni un précepte rabbinique mais simplement une coutume! Car c‟est par notre observance des coutumes que nous exprimons la profondeur de notre amour pour D.ieu. Le commandement biblique peut être comparé aux désirs exprimés expressément par deux personnes liées par le mariage. Les observances rabbiniques que D.ieu ne nous a pas ordonnées directement mais qui constituent aussi l‟expression de la volonté divine* ressemblent aux requêtes implicites entre deux époux. Mais les Minhagim représentent ces domaines dans lesquels nous sentons intuitivement comment nous pouvons apporter à D.ieu du plaisir et c‟est alors que s‟exprime notre joie la plus grande. *Avant d‟accomplir une Mitsva rabbinique, nous récitons une bénédiction qui commence par les mots: “Béni sois-Tu Eternel...Qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous a enjoint de ...” Car puisque D.ieu nous a commandé d‟accomplir les Mitsvot instituées par les Sages, ce sont des commandements divins; la seule différence entre les Mitsvot bibliques et les Mitsvot rabbiniques est que les premières expriment plus explicitement la volonté de D.ieu. Ainsi, accomplir un commandement rabbinique est une preuve de plus grand engagement car nous exprimons alors une dévotion égale pour ces désirs divins que D.ieu ne nous a pas exprimés ouvertement. La marchandise de Michaël Lors d‟une réunion tenue à Sim‟hat Torah, le Baal Chem Tov raconta l‟histoire suivante à ses disciples: le matin de Sim‟hat Torah, tout le monde dort un peu tard à cause des Hakafot et des festivités du soir précédent. Néanmoins, les anges célestes ne disent pas “Le‟hayim” à Sim‟hat Torah si bien que le matin suivant ils se lèvent à l‟heure normale pour l‟office. Mais les anges se retrouvèrent sans rien à faire, comme

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l‟exprime le Talmud: “quand les étoiles du matin chantent ensemble, les étoiles célestes répondent, “les anges ne peuvent chanter les louanges de D.ieu dans le ciel avant qu‟Israël ne chante Ses louanges sur terre”. Aussi décidèrent-ils de faire un peu de “ménage” dans le jardin d‟Eden. Ils le trouvèrent jonché d‟objets étranges: des chaussures déchirées, des talons cassés. Les anges étaient accoutumés à trouver des Tsitsit, des Tefilines et des objets similaires mais jamais ils n‟avaient rencontré ce type d‟objets. Ils décidèrent de demander à l‟ange Michael, l‟avocat

suprême du peuple juif, s‟il savait d‟où tout cela provenait . ”Oui, répondit Michael, c‟est ma marchandise. Ce sont les restes des Hakafot de la nuit dernière au cours desquelles les Juifs ont dansé avec la Torah ”. Michaël se mit à compter et empiler les chaussures déchirées selon les communautés :tant et tant de Kraminkeh, tant et tant de Mezeritch etc. ”Matat, chantonna Michaël se référant au plus prestigieux des anges de la cour céleste, fait des couronnes pour D.ieu à partir des prières d‟Israël. Aujourd‟hui, je fabriquerai une couronne encore plus glorieuse pour D.ieu, à partir de ces chaussures déchirées”.

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Prières, Ségoulot & Kaméot La plume bât le marteau Pour Réussir un procès avec la force de troubler l’esprit du juge pour trancher en notre faveur; de dire à l’endroit et à l’envers 17 fois ( une fois à l’endroit, une fois à l’envers – 1fois - une fois à l’endroit, une fois à l’envers – 2fois- etc… au total 17 fois) le passouk des Téhilim : BNEI EFRAHIM NOCHKEI ROMEI KACHET AF ‘HOU BEYOM KRAV

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La pomme de Newton Pour avoir un accouchement facile le mari posera une pomme sur la tête de sa femme pendant l’accouchement et dira la phrase : «TA’HAT ATAPOUA’H ORARTI’HA»

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INTRODUCTION DE RABBI NATHAN DE BRESLEV A LA LECTURE DES NOMS DES TSADIKIM La Torah représente le nom d‟Akadoch Baroukh Hou et contient 600.000 lettres. Le peuple d‟Israël également contient 600.000 âmes. Lorsqu‟un juif, par son comportement et l‟accomplissement des Mitsvoth, révèle le nom d‟Hachem dans le monde, il devient son associé dans la création dont la Torah en est le schéma et donc acquiert la liberté en tant qu‟associé d‟intervenir dans son évolution en faisant des miracles… « Le Tsadik décrète et Hachem accomplit » En prononçant le nom du Tsadik qui révèle une phase du nom d‟Hachem, c‟est comme si on prononçait le nom révélé, c‟est-à-dire Le Youd-Hé-Vav-Hé.(Likouté Halakhot).Cette prononciation réveille également le mérite du Tsadik qui est toujours actif dans le monde, même s‟il n‟est plus là physiquement. Les Tsadikims sont le maintien du monde, ils nous dévoilent les secrets de la Torah et la présence du Créateur en tous domaines, ils sont notre espoir et notre vitalité et nous nous maintenons avec leurs enseignements, nuit et jour. En prononçant leurs noms, puissons-nous attirer la lumière de leur sainteté, apprendre, transmettre et accomplir leurs paroles. Que par leur mérite, soit reconstruite Jérusalem et que les Cohanim retournent à leur service, bien vite et de nos jours, Amen. UNE PRIERE EST A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS. ELLE SE TROUVE EN FIN DE PAGE. Lire quelques noms tous les jours est une grande protection, retrouvez tous les mois une page de nom de nos Tsadikim

SHEMOT HATSADIKIM

Parmi les Kohanime : Yédaya. Hoyariv. Yakhine. ‘Hazarya, fils de H’ilkiya, fils de Méchoulame, fils de Tsadok, fils de Mérayote, fils de Ah’itouv. ‘Hadaya, fils de Yéroh’ame, fils de Pach’hour, fils de Malkiya. Massaye, fils de ‘Hadièl, fils de Yah’zéra, fils de Méchoulame, fils de Michilémite, fils de Imèr. Chémaya, fils de H’achouv, fils de ’Hazrikame, fils de H’achavya. Bakbakar. Hérèch. Galal. Mataneya, fils de Mikha, fils de Zikhri, fils de Assaf. ‘Hovadya, fils de Chémaya, fils de Galal, fils de Yédoutoune. Bérèkhya, fils de Assa, fils de Elkana. Chaloum. ‘Hakouv. Talmone. Ah’imane. Ah’ième Chaloum Haroch. Chaloum, fils de Koré, fils de Evyassaf, fils de Korah’. Zékharya, fils de Méchélémiya Cho’hèr. Matitya. Yé’hièl. Les vaillants entourant David : Yachav’hame, fils de H’akhmoni. El’hazar, fils de Dodo Haah’oh’i. Avchaye, frère de Yoav. Bénaya, fils de Yéhoyada. Assaèl, frère de Yoav. Elh’anane, fils de Dodo, de Beth Lékhème. Chamote Haarori. H’élètss Hapéloni. ‘Hira, fils de ‘Hikèch Hatéko’hi ; Avi’hézèr Ha’hanétoti. Sivkhaye Hah’ouchati. ‘Hilaye Haah’ohi. Maraye Hanétofati. H’élède, fils de Ba’hana Hanétofati. Itaye, fils de Rivaye, de Gibéa des Benjamites. Bénaya Hapir’hatoni. H’ouraye de Nah’alé Ga’hach. Avièl Ha’harvati. ’Hazmavète Habah’aroumi. Elyah’ba Hacha’halvoni. Les fils de Hachème Haguizoni. Yonatane, fils de Chagué Haarari. Ah’iame, fils de Sakhar Haarari. Elifaz, fils de Our. Héphèr Hamékhérati. Ah’iya Hapéloni. H’ètsro Hakarméli. Na’hari, fils de Ezbaye. Yoèl Ah’i Natane. Miveh’ar, fils de Hagueri. Tsélèk Ha’Hamoni. Nah’raye Habéroti. ‘Hira Hayitri. Garèv Hayitri. Ouriya Hah’iti. Zavade, fils de Ah’laye. ‘Hadina, fils de Chiza Haréouvéni. ‘Hanane, fils de Ma’hakha. Yochafate Hamitni. ‘Houziya Ha’hachtérati. Chama. ‘Hièl, les fils de ‘Hotame Ha’haro’héri. Yédi’haèl, fils de Chimeri. Yoh’a, frère de Hatitsi. Elièl Hamah’avime. Rivaye. Yochavya, fils de Elna’hame. Yitma Hamoavi. Elièl. ’Hovède. Ya’hassièl Hamétsovaya. TEFILA A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS

Que le mérite de tous les Tsadikim que j‟ai mentionné devant toi, Notre D‟ et D‟ de nos pères, les „Hassidim, Sages, Prophètes et Tsadikim, que par le mérite de leurs saints noms, de leur Torah et bonnes actions, Tu puisses avoir miséricorde envers nous dans Ta grande bonté, gratifie-nous de la lumière de leur sainteté, que nous puissions suivre leurs sentiers et marcher sur leurs pas. Que nous méritions maintenant grâce à leur grande force, revenir vers toi et aller dans les sentiers des justes devant toi. Inspire tous les Tsadikim, ceux dont j‟ai prononcé le nom maintenant et ceux qui nous sont inconnus, afin qu‟ils nous défendent et plaident pour nous devant le Trône de Ta Gloire, pour éveiller Ta compassion et nous prendre en pitié, pour nous ramener vers toi avec sincérité. Ote-nous ce coeur de pierre et donne-nous un coeur de chair, que nous puissions revenir vers toi ! Que nous puissions toujours aller sur le chemin des Tsadikim et que notre part soit avec eux dans le Monde Futur et le Gan Eden.

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C’est ce qu ‘elle attendait !

glisser de son doigt. Myriam tire, pousse, tourne. Son doigt devient rouge mais rien à faire : la bague ne bouge pas.

« Bonjour, Myriam ! Comme je suis contente de te voir ! »

-Une seconde, je n‟arrive pas à l‟enlever. Attends, je vais te la donner tout de suite.

Myriam rougit. Cela fait trois jours seulement qu‟elle s‟est fiancée et elle se sent encore gênée en présence de sa future belle-mère, la mère de son fiancé.

Myriam rassure sa soeur et se rassure elle-même. Elle lave sa main à l‟eau, tire, tire encore, mais rien à faire.

« Veux-tu t‟asseoir à coté de moi ? » propose Mme N.

-Essaie avec du liquide vaisselle » suggère son père qui la voit tendue.

Myriam hoche la tête et prend place. Elles bavardent de choses et d‟autres. Le cousin de Myriam se marie ce soir, aux Salons Hatamar de Bnei Brak. Sa future belle-mère est elle aussi invitée à ce mariage et la jeune fiancée essaie de se tenir droite, de manger proprement et d‟être irréprochable. Après l‟entrée, Mme N. lui tend un petit paquet. « C‟est un cadeau d‟anniversaire, lui dit-elle en souriant. Ouvrele ! » Myriam sort du sachet un petit coffret qu‟elle ouvre délicatement. Sur un tapis de velours bleu brille une magnifique bague en or.

-Elle te plait ? Elle est jolie ? -Elle me plait beaucoup ! Vraiment, merci ! Merci beaucoup ! » Myriam passe la bague à son doigt et la lui montre.

regarfiancée.

Dans la voiture aussi, sur la route qui ramène sa famille vers Arad au sud du pays, la bague orne le doigt de Myriam. C‟est l‟anneau de sa famille, la première fiancée… Le cadeau qu‟elle vient de recevoir capte toute l‟attention de ses soeurs. Toutes observent la bague à tour de rôle, en discutent et en font l‟éloge. « Laisse-moi l‟essayer, d‟accord ? demande l‟une des soeurs en arrivant à la maison. -Avec plaisir, répond Myriam. Elle essaie d‟enlever la bague mais celle-ci refuse de Page 42

Malgré leur fatigue, ses frères et soeurs se rassemblent autour d‟elle. Myriam est inquiète : son doigt commence à lui faire mal à cause de la pression de la bague. « Mets de l‟huile » propose sa mère, anxieuse. La jeune fille trempe son doigt dans l‟huile de soja, puis dans l‟huile d‟olive, tire fort, mais en vain. Ils essaient de badigeonner son doigt de dentifrice, puis d‟huile pour machine à coudre. Ils tirent la bague, la tournent dans tous les sens, mais la bague ne semble pas prête à coopérer. Son doigt bleuit et gonfle. Ses parents inquiets envisagent de l‟emmener à l‟hôpital de Beer Chéva mais pensent qu‟il vaut mieux trouver dans leur ville un artisan prêt à scier le bijou.

« Oh !

Pendant tout le mariage, la bague brille à son doigt alors que ses amies et ses cousines la dent, l‟admirent et complimentent la

Myriam verse une bonne quantité de savon liquide sur son doigt. Sans en être impressionnée, la bague reste fermement sur place.

« Mais c‟est un cadeau ! De ma future belle-mère ! » pleure Myriam. Certes, ce n‟est plus une enfant mais la fatigue, l‟affolement et la douleur affaiblissent sa résistance. « Qu‟est-ce que je vais lui dire ? Que nous avons fait scier la bague qu‟elle vient de m‟offrir ? -Alors qu‟est-ce que tu vas faire ? Tu vas rester comme ça avec cette bague jusqu‟à ton mariage ? » demande candidement son petit frère. Sa question innocente ne fait qu‟accroître les sanglots de la fiancée. Cinq minutes de plus passent. Le doigt de Myriam continue à gonfler et personne ne sait que faire. Le père a pris le téléphone en main pour commander un

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taxi en direction de l‟hôpital alors que de l‟autre main, il tourne les pages de l‟annuaire pour trouver un orfèvre qui pourrait brûler une petite partie de la bague et la faire glisser. « Qu‟est-ce qui est préférable ? L‟hôpital ou un orfèvre ? demande-t-il. -Attends. Je vais téléphoner à ma soeur et je vais lui demander conseil » dit la maman. Sa soeur habite la même ville qu‟eux et les deux familles sont revenues ensemble du mariage. Elle n‟est probablement pas encore all‫י‬e dormir. Après deux sonneries, la tante décroche. « Oui ? Qu‟est-ce qu‟il se passe ? -C‟est la bague de Myriam… Sa belle-mère lui a offert une bague ce soir. Elle n‟arrive pas à l‟enlever. On a mis de l‟eau, du savon, de l‟huile, et même du dentifrice. Rien à faire. Qu‟est-ce que tu en penses ? Cela sert à quelque chose d‟aller à l‟hôpital ? Peut-être que nous devrions chercher ici un orfèvre pour qu‟il scie la bague ? Tant pis pour le bijou, nous en achèterons un autre à Myriam. Nous sommes inquiets pour son doigt qui est tout bleu et enflé . Mais elle ne veut pas en entendre parler. C‟est le premier cadeau qu‟elle a re‫ח‬u de la famille du fiancé…

sans rien trouver… -Et ensuite ? - J‟ai téléphoné à mon mari pour lui demander de venir m‟aider à chercher. „Tu as fait un don à Koupat Ha‟ir ? me demande-t-il. „Non‟. Je n‟y avais même pas pensé .Mon mari s‟est étonné :„Comment as-tu pensé que tu réussirais à trouver un verre minuscule et transparent dans l‟obscurité Je donne 1 shekel à Koupat Ha‟ir pour que tu la trouves.‟ Nous avons raccroché et j‟ai pensé qu‟un shekel, c‟était trop peu. J‟ai donné moi aussi 18 shekels et j‟ai éclairé le sol de mon portable. Juste à l‟endroit que nous avions examiné plusieurs fois, j‟ai trouvé le verre. » -Nous faisons un don à Koupat Ha‟ir pour que la bague glisse facilement du doigt de Myriam ! » annonce la maman. Et la belle bague, premier cadeau de la famille du fiancé ,semble n‟avoir attendu que cette déclaration pour glisser du doigt de Myriam… « Pourquoi ne m‟as-tu pas rappelée hier soir pour savoir comment cela s‟était terminé ? demande la maman à sa soeur le lendemain matin. -Je n‟avais pas le moindre doute. Mon expérience m‟a prouvé ce que tout le monde sait : la tsédaka à Koupat Ha‟ir peut faire des prodiges ! »

-Ni hôpital ni orfèvre, affirme la tante de Myriam. Il existe une solution bien plus simple. Tu n‟as pas entendu ce qui est arrivé à mes lunettes au mariage ? Ce soir, j‟étais debout près de la balustrade de la salle de mariage et tout d‟un coup, un verre de mes lunettes est tombé deux étages plus bas à l‟arrière du bâtiment, il y a des jardins d‟enfants. Tout était fermé à clef et sombre. J‟ai réussi à me faufiler dans la cour des jardins d‟enfants et j‟ai éclairé le sol avec la lampe de mon portable. J‟ai essayé de chercher et une parente est venue m‟aider avec son portable à elle… Nous avons fouillé dans toute la cour Page 43

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GARDES TA LANGUE « Protège mon âme du mensonge, de dire une tromperie » Le roi David nous enseigne un principe important, qui est d‟établir une barrière même contre des paroles qui paraissent à l‟homme permises et ne semblent pas relever du Lachone HaRa. Qui est plus grand que le roi David, qui a gardé sa bouche pendant toute sa vie, et qui a pourtant prié Hachem de le protéger de cette faute ! C‟est pourquoi „Hovot HaLevavot écrit qu‟il faut s‟éloigner soixante-dix fois de ce qui est permis, car la nature humaine est d‟être attirée par les conversations vaines jusqu‟à en venir au Lachone HaRa. C’est pourquoi il convient à chacun de s‟attacher à la prière du roi David : « Protège mon âme… » pour se protéger du mauvais penchant qui le fera s‟égarer de la route et le mènera à l‟échec. Amen, qu‟il en soit ainsi ! )Marpè Lachone de Rabbi Raphaël Hacohen de Hambourg zatsal).

« Rien n’est meilleur qu’une bonne langue » Le Midrach raconte (Vayikra Raba 33, 1)

que Rabbi Chimon ben Gamliel avait dit à son serviteur Tabi d’aller au marché et de lui rapporter quelque chose de bon. Il rapporta de la langue. Ensuite Rabbi Chimon ben Gamliel demanda de nouveau à Tabi d’aller au marché et de lui rapporter quelque chose de mauvais. Il rapporta de la langue. Rabbi Chimon lui demanda : « Quand je t’ai demandé de m’apporter quelque chose de bon tu m’as apporté de la langue, et quand je t’ai demandé quelque chose de mauvais tu m’apportes de nouveau de la langue !

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Pourquoi ? » Tabi lui répondit : « Quand la langue est bonne, il n’y a rien de meilleur qu’elle. Mais quand elle est mauvaise, il n’y a rien de pire qu’elle ; c’est pourquoi j’ai apporté de la langue dans les deux cas. » On rapporte aussi sur Rabbi (ibid.) qu’il avait fait un festin pour ses élèves et qu’il leur a présenté des langues tendres et des langues dures. Ils ont commencé à trier les tendres et à mettre de côté les dures. Rabbi leur a dit : « Mes enfants, qu’ainsi votre langue soit douce les uns envers les autres. » Ces paroles de nos Sages nous enseignent combien la langue peut aller loin dans un sens ou dans l’autre, et faire beaucoup de mal. Ce n’est pas pour rien que le roi David nous a ordonné « Arrête ta langue de dire du mal ».

Toute parole crée un ange Toute parole que prononce l‟homme, si c‟est une parole de mitsva, crée un bon ange. Et si c‟est une parole interdite, elle crée un mauvais ange. L‟ange créé appartient à la même catégorie que la parole, bonne ou mauvaise. Donc si la parole est futile, l‟ange créé sera futile, et si c‟est une parole de Torah ou de prière, elle crée des anges qui percent le Ciel et montent très haut. C‟est pourquoi si l‟homme prononce des paroles interdites de Lachone HaRa ou de raillerie qui font partie des fautes les plus graves, il rend ainsi son âme impure. Ses paroles montent en haut à un endroit d‟impureté et forment un bataillon d‟anges destructeurs, qui lui feront payer chaque parole interdite qui est sortie de sa bouche en ce monde !

Atsla’ha pour Avraham ben Fortuné


Holishkes - chou farci a la viande, riz, legumes Special Souccot Mettre la viande, le riz, 1 c. à thé de sel, une autre de poivre, les oignons hachés et l'ail dans un récipient. Battre les œufs avec l'eau, et mélanger avec la préparation précédente. Réserver. Couper le cœur du chou en forme de cône et le jeter. Porter l'eau à ébullition, plonger le chou dans l'eau et le faire blanchir 1-2 minutes, puis le retirer. Détacher deux couches de feuilles de la tête du chou, puis replonger le chou. Répéter jusqu'à ce que toutes les feuilles aient été blanchies. Préchauffer le four à 160°C. Disposer une feuille de chou sur un plan de travail, déposer 1 à 2 cuillère(s) de farce au centre et replier une extrémité de la feuille sur la farce. Replier les côtés et rouler la feuille pour bien la fermer.

Ingrédients : 8 pieces • 1 kg de bœuf haché maigre • 120 g de riz à grain long • 4 oignons, 2 hachés et 2 tranchés • 5 - 8 gousses d'ail, hachées • 2 œufs • 3 cuillères à soupe d'eau • 1 gros chou vert (chou frisé de Milan) • 800 g de tomates pelées, concassées (soit deux ½ boîtes) • 3 cuillères à soupe de sucre roux • 3 cuillères à soupe de vinaigre (blanc, rouge) ou citron • 1 pincée de cannelle moulue • Sel, poivre noir moulu • Quartiers de citron pour la décoration

Disposer les feuilles de chou farcies dans un grand plat à four (jointure vers le bas), en alternant avec les oignons émincés. Verser les tomates, ajouter le sucre, le vinaigre ou le jus de citron, le sel, le poivre et la cannelle. Couvrir et laisser cuire pendant 2 heures. Pendant la cuisson, retirer les holishkes du four et les arroser avec le jus de tomate deux ou trois fois. Découvrir le plat et faire cuire encore 30 à 60 minutes supplémentaires, la sauce tomate est alors épaisse et les holishkes légèrement dorées. Servir chaud décoré de quartiers de citron.

Beignets Potiron / Epinard / Ail

Ingrédients :

Nettoyer le potiron, le découper en tranches d’environ un demi-centimètre. Blanchir les tranches dans de l’eau bouillante. Retirer et poser dans un plat. Cassez l'oeuf , le battre à la fourchette . Mettre chaque morceau de potiron dans la farine, Trempez les dans l'oeuf , mettre ensuite dans l’huile chaude dans la poêle à feu moyen, laissez cuire de chaque coté , réserver dans une assiette garnie de papier absorbant. Par ailleurs vous préparez un miel avec le sucre, le jus du demi citron, de l’eau et rajouter du miel après cuisson. Passer les tranches de potiron dans le miel . Dresser les dans le plat de service. Vous pouvez agrémenter avec des graines de sésame.

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Même recette pour les épinards, ou pour l’ail, les pocher feuille par feuille et faire frire, ensuite dans le miel.

1/4 de potiron, Un oeuf, De la farine Le miel Du sucre Un demi citron De l’huile


CONCOURS FAMILLY TORAH Parmi les bonnes réponses 3 gagnants seront tirés au sort et gagnerons 1 stylo Birkat Amazone et un livre des Tehilim 1 - Pourquoi levons nous très tôt le matin ? [ ] pour lire les selihots

[ ] pour lire les tehilim

[ ] pour lire une histoire

[ ] pour lire la Torah

2 - Pourquoi sonnons nous du choffar pendant eloul? [ ] pour nous reveiller

[ ] pour savoir ou doit -on manger

[ ] pour faire peur aux voisins

3 - Que signifie Hai Eloul ? [ ] c‟est le nom d‟un garçon

[ ] Le 18 eloul

Réponses à renvoyer sur famillytorah@gmail.com / sur notre groupe FaceBook avant le 20 Mais 2013 Merci de préciser votre nom, adresse et téléphone La liste des gagnants apparaîtra sur notre prochain numéro Noms des Gagnants du Mois de Juillet 2013 : Elirane - Israel

L'enfer !! Rachel à sa mère : - Samuel a demandé ma main. - Il te plaît ? Demande la mère. - Il a des idées bizarres. Il ne croit pas à l'enfer. - Qu'il t'épouse et il y croira.

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Magazine Familly Torah N°10 - Spécial Tichrei  

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