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Directrice : Tsipora G. Graphiste : Rephael G. Directeur commercial : Rephael G. Publicité et Abonnement : Tel. : 054 563 1351 Fax : 09 88 54 295 E-mail : famillytorah@gmail.com

SOMMAIRE : INSTITUTION NER RA’HAMIM Pages 4-9 Femme - ESHET ’HAYIL Pages 10-13 Hilloulot

Distribution :

Pages 14-21

Gratuite : Par Email

Enfant - Jeux

Payante : En Format A4

Pages 24-25

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Avec le Soutien de : Rav Moshe Ben Moshe chlit’a Rav Ron Chaya chlit’a RavYaakov Mazouz chlit’a

BRESLEV Pages 26-35 HABBAD Pages 38-45 Ségoulot Pages 46-47 La Force de la Tsédaka Pages 48-49 Autres Grands Rabanim Pages 50-53 Etc... Recettes et Blagues : p54 Concours du Mag : p55

Rav Acher Fitoussi chlit’a Rav David Nacache chlit’a Yeshiva Or Arachbi Les Rabanim de Koupat Ha’ir Et plein d’autres Gdoley aDor... Page 3


« Si ce n’est pas grâce à ce jour, combien de Yossefs se trouveraient dans le marché »

Divins, en utilisant au maximum le temps qui nous est impartie sans y vivre avec ce sentiment de mensonge que nous avons tout le temps du monde et que nous pouvons repousser notre travail Divin à plus tard.

Conseil pour mériter de travaillé D.ieu et de mériter sa Torah c’est de considérer chaque jour comme le dernier jour qui nous reste à vivre .

Cette pensée nous aidera aussi à battre le Yetser Hara qui constamment essaye sans relâche de nous attirer dans des plaisirs futiles de ce monde et ainsi nous empêcher de commettre des fautes qui feront de la peine a notre Père tout puissant.

La Guémara traité Pessahim nous rapporte que Rav Yossef le jour de Atsteret (Chavouot) a dit : « Si ce n’est pas grâce à ce jour, combien de Yossefs se trouveraient dans le marché »

Et sur ce sujet les écrits nous enseignent : « et vous qui êtes collés à l’Eternel votre D.ieu, vous vivez tous aujourd’hui. » Quand un Juif considère chaque jour comme le seul jour de sa vie car il ne sait pas se qui arrivera demain, alors il essaye d’utiliser tout le temps qui lui est impartit pour faire la volonté de son Créateur, au maximum de ses forces et ses possibilités malgré tous les problèmes matériels qui se trouvent en travers de sa route et seulement de cette manière il arrivera à être « collé » avec son Créateur.

La Guémara nous explique que Rav Yossef le jour de Chavouot était tellement rempli de joie, qu’il demanda que on lui prépare à manger un veau spécial à son goût. Rav Yossef expliqua la raison de cette joie que si ce jour n’existait pas, le jour du Don de la Saint Torah, alors il y aurait dans le marché beaucoup d’autres juifs qui se nommeraient eux aussi Yossef et que entre eux et lui il n’y aurait aucune différence . Seul le mérite de l’étude de la Torah lui a permis d’arriver a son niveau de Rav Yossef, qui est différent de toutes les autres personnes. Il faut comprendre, pourquoi Rav Yossef a utiliser le terme « si n’exister pas ce jour... » et n’a pas clairement dit « si ce n’était pas aujourd’hui le jour du don de la Torah... » ? On pourrait expliquer ça facilement en rétorquant que comme le jour même était Chavouot c’était la raison qu’il a dit « ce jour » qui sous entendait la fête de Chavouot où il a dit cette phrase. Mais il sera plus avisé, avec la grâce de D.ieu, d’expliquer que la raison que Rav Yossef avait de dire cette parole était un enseignement pour toutes les générations sur le chemin de travailler le Seigneur tout puissant et l’enseignement de la Sainte Torah. Il est connu des livres de Moussar que une des raisons principales qui dérange le juif dans son travail divin et la pensée trompeuse que sa vie durera à l’infinie comme écrit le Zohar Akadosh « que un homme vie dans ce monde et pense qu’il vivra éternellement ». Et même si nous savons tous que nous sommes de passage notre cœur veut nous faire nier cette vérité c’est pourquoi nous devons nous le rappeler pour que nous puissions arriver à nous soulever spirituellement dans tous les travaux

A part cela, si il a eu la chance de voir le jour suivant rien ne lui garantie qu’il pourra travaillé le Seigneur de la même manière que le jour qu’y lui a précédé avec les même possibilités, car chaque jour contient son lot d’épreuve. C’est pour cela que il ne devra pas laisser la fainéantise prendre le dessus sur son travail Divin, mais il devra comprendre clairement que aujourd’hui est le seul jour de sa vie et qu’il doit l’exploiter au maximum dans son travail Divin. Si nous comprenons que chaque jour est un cadeau de D.ieu, qui dans sa grande bonté nous offre un jour de plus de vie pour se rapprocher de lui, cela nous donnera des forces pour faire toutes les Mitsvot avec envie et joie, et nous apprendrons à utiliser notre temps pour étudier la Sainte Torah, nos prières seront faîtes avec une énorme crainte en prenant soin de lire chaque mot et de le comprendre du plus profond de notre âme. Il ne faudra pas oublier le plus important ! Si vous avez passez une période plutôt basse spirituellement, il ne faut pas en être triste mais demander pardon à D.ieu et faire un compte de notre âme et de tourner la page, avec de nouvelles envies, une volonté de fer pour se rapprocher de D.ieu sans regarder en arrière, mais mettre le cap sur un futur meilleur rempli de joie , de confiance et d’espoir vers de meilleurs jours spirituels. Rav Moché Ben Moché Chlit’a

Santé Joie Réussite et Zéra Kodesh à Tsipora Bat Rahel

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Paracha Bamidbar

Akarat Atove - Reconnaitre le Bien

«D.ieu dit à Moché dans le désert du Sinaï » La Torah a été donné par 3 éléments: Le feu, l’eau et le désert. Et c’est justement un indices sur la personnalité du peuple juif; Par c’est 3 éléments le peuple juif a été prouvé: Le Feu : Avraham Avinou - a été jeté dans une fournaise ardente pour verifier son Emouna son Créateur

Dans le Désert il n’y a rien , lement des serpents et des il est vide de tout ; tout l’homme qui n’est re marié, il très (riche,

L’Eau : Quand les enfants d’Israël sortirent d’Egypte et que les Egyptiens les poursuivirent le peuple sauta dans l’eau selon le commandement Divin.

seuscorpions, comme pas encopeut être grand intelligent, beau, etc) mais il est vide !

Le Désert : Les enfants d’Israël marchèrent dans le désert selon les ordres de D.ieu, juste par amour pour l’Eternel. Grace à ces 3 épreuves Feu, Eau, Désert, les enfants d’Israël méritèrent qu’il leurs soit donné la Torah. Ces 3 éléments non pas étaient choisi par hasard mais ils représentent le chemin que tout juif doit prendre et selon le quel il doit diriger sa vie. Avant tout le Feu : Il doit bruler d’une flamme ardente pour ce rapprocher de son Créateur ; L’Eau : tout comme l’eau descend de très haut pour arrivé très bas, la Torah ne se déverse que sur celui qui sera rester humble « qui n’aura pas la tête haute, remplis d’orgueil et de vanité » . Aussi l’eau est lipide comme doit être l’esprit de l’homme. Le Désert : c’est le signe de la Tsniout par excellence, savoir se suffire du stricte minimum, comme ça un homme doit apprendre la Torah. Comme dit le Tana: « c’est le chemin de la Torah, du pain tremper dans le sel tu mangeras, et de l’eau tu boiras et sur la terre tu te reposeras » R. Idan Chlomo Pery Chlit’a

D.ieu nous a donné le mérite d’avoir une femme, une femme qui donne un sens à notre vie, une femme qui est toujours là pour nous, qui nous fait oublier les problèmes du travail par ses paroles, qui pense à nous, fait pour nous … Une femme sans qui nous ne serrons pas complet, sans qui comme Adam Arichon ne serions encore entrain de nous chercher, car nous ne serions pas bien, nous nous sentirions mal comme témoigne le passouk : « Lo tov éyot Adam levado » il n’est pas bon pour l’home de résider seul. Et même si la femme a des défauts, tout comme chacun d’entre nous, personne n’est parfait !!! Nous devons remercier le Seigneur qu’il nous a donné le mérite d’avoir une femme car seulement quand un homme et une femme s’unissent alors cette création est dîte COMPLETE : « Véiyou lébassar E’had » et ils seront que une seul chair . Le mot E’had - un signifie « Chalem » -complet C’est pour cela que nous devons être reconnaissant envers D.ieu pour nous avoir mérité cette femme qui nous complète, et tout particulièrement avec cette femme qui, est toujours à notre coté malgré notre caractère et nos humeurs. Comme nous enseigne le Rambam : « Oava kégoufo, vémé’habda yoter migoufo » Il l’aimera comme son corps, et l’aimera plus que son corps. Il faut aimer sa femme tout comme on s’aime nous aime, et faire passer son honneur avant le notre!!! R. Idan Chlomo Pery Chlit’a

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Zera Kodesh Meytal Bat Liza


Nasso

Beaalote’ha

Pourquoi la paracha du Nazir est jointe à la paracha de la Sota ? Pour nous mettre en garde que un homme qui a vu une femme marié pendant qu’elle fautait doit prendre sur lui les lois du Nazir et de s’éloigner du vin, car le vin amène à l’adultère.

« Al Pi Hashem Ya’hanou Véal Pi Hashem Yisaou » Selon la parole de D.ieu ils s’arrêtaient et selon la parole de D.ieu ils voyageaient .

Pourquoi seulement après que les Cohanim sont béni par le Hazan , ils bénissent à leurs tours la communauté d’Israël ? Car pour bénir il faut avant être béni.

Il était une fois un riche marchand qui décida d’aller au marché pour y acheter des taureaux, sur sa route le marchand croisa Eliahou Anavi sous les trait d’un simple homme.

Pourquoi le premier sacrifice fût celui de la tribu de Yéhouda ? Yéhouda symbole de la royauté. Pourquoi le deuxième sacrifice fût celui de la tribu de Yissa’har ? Yissa’har symbole de la Torah. Pourquoi le troisième sacrifice fût celui de la tribu de Zébulon ? Zébulon représente le maintien de la Torah.

Pourquoi la Torah nous écris tous les versets des sacrifices ? Pour nous apprendre l’importance de chaque personne; Malgré que les princes des tribus amenèrent tous les même offrande à D.ieu la Torah nous fait lire pour chacun son offrande, car D.ieu ne s’arrête pas au matériel mais voit l’effort fourni par chacun d’entre nous pour faire tel ou tel mitsva. Exemple : Deux juifs vont tous les 2 au même cours de Torah, seulement D.ieu va compter pour l’un un mérite plus grand que pour l’autre car l’un doit tous les matins se lever tôt pour subvenir au besoin de sa famille et arriver le soir il est tellement fatigué que sont corps à du mal à le porter en plus du faite qu’il doit traversé toute la ville pour assister à ce cours alors que l’autre ne fait rien de ses journées, et qu’il habite juste devant la synagogue. D.ieu regarde notre cœur, prend on compte nos efforts notre situation, il ne s’arrête pas au résultat comme notre patron qui nous paye que si le travail à bien était fait . C’est pour ça que chaque juif (ve) ne doit pas se dire : « c’est trop dure , j’abandonne » mais essayer de faire même un petit peu selon sa possibilité, car D.ieu dans sa grande miséricorde nous compte chacun de nos pas aussi petits sont ils. R. Idan Chlomo Pery Chlit’a

Un merveilleux enseignement se cache derrière cette phrase : Chaque chose que une personne désire faire, elle devra demander l’aide de D.ieu.

Eliahou Anavi lui demanda : « ou se dirigent tes pas? » Le marchand lui répondit qu’il allait acheter des taureaux sur la place du marché, Eliahou lui fît remarquer qu’il avait omis de dire avec l’aide de D.ieu, le marchand lui rétorqua : « à quoi bon ? J’ai de l’argent dans ma poche, je vais acheter des taureaux et je reviens rien de très compliqué » et continua sa route. Arrivé au marché et après avoir choisi les plus beaux taureaux le marchand s’aperçu que l’argent avait disparu, et le marchand retourna chez lui pour chercher de nouveaux de l’argent pour l’achat des taureaux. Après avoir récupéet repris la marren-

ré l’argent route le chand, contra un jeune homme (Eliahou Anavi déguisé) qui lui demanda a son tour ou allait-il et de nouveau le marchand répondit qu’il se dirigeait vers le marché pour acheter des taureaux , le jeune homme lui demanda pourquoi le marchand n’avait pas dit avec l’aide de D.ieu, le marchand lui répondit que sa ne sert à rien, le jeune homme lui proposa ses services contre de l’argent et que s’il avait besoin de son aide il se trouverait sur le marché . Une seconde fois il perdit l’argent mais cette fois le marchand comprit et en rencontrant de nouveau le jeune homme il dit avec l’aide de D.ieu et même demanda les services du jeune homme. Eliahou Anavi dirigea les taureaux vers un endroit ou se trouva tout l’argent que le riche avait perdu qui comprit de suite que tout venait de D.ieu R. Idan Chlomo Pery Chlit’a

Ilouye Nishmat Roni Maor ben Zahava

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Paracha Chela’h Le’ha Les enfants d’Israël ont demandé à Moché d’envoyé des gens en Canaan avant eux, Moché Rabbenou leur en demanda la raison, et les enfants d’Israël lui répondirent que ils avaient entendu que les habitants du pays cachaient leurs trésors pour ne pas que personnes ne les trouve hors le Saint-Béni-Soit-Il leur avait promis une terre rempli dont ils en hériteraient tout le bien; mais si les trésors y sont cachés et que les enfants d’Israël rentrent dans le pays et n’y trouvent rien alors la parole de D.ieu sera compromise. C’est la raison qu’il est écrit au sujet des explorateurs: « et ils creuseront pour nous la terre » et c’est la raison que Moché Rabbenou c’est lui aussi fît prendre dans ce piège et a accepté comme il est écrit « et la chose plus à mes yeux ». Apprenons la force du Yetser Hara, qui a réussi à faire tomber les princes des tribus d’Israël et selon le Midrach même Moché Rabbenou lui-même. Dans la Guémara il est écrit : le Cho’het quel est sa faute ? Il est accusé de peindre (Chabbat 65.) Nos sages ont utilisé cette accusation pour le Yetser Hara - Guémara (Soucca 52.) Il est écrit que dans le futur l’Eternel sanctionnera le Yetser Hara, mais pourquoi sanctionner le Yetser Hara qui obéit au commandement Divin scrupuleusement ? Il sera accusé de peindre car les péchés il les peint et nous les montre comme des Mitsvot et ce n’est pas la son travail mais juste de nous faire fauter pour nous tester sans peindre un péché en mitsva. Le Rav Sousso aCohen zatsa’l nous rapporte l’histoire d’un Hassid qui voyagea d’une ville à une autre pour un sujet précis. Quand il est arrivé dans l’endroit, il chercha une l’auberge pour se reposer de son long voyage. Un passant lui conseilla une l’auberge lui précisant que l’aubergiste était un homme qui avait la crainte de D.ieu, aimable et qui aime beaucoup les Talmidei Ha’hamim et les Hassidim. Le Hassid écouta ses paroles et alla dans cette auberge joyeux. Et ce fût vers le milieu de la nuit que le Hassid aperçu l’aubergiste en train d’aiguiser son couteau. Le Hassid eu très peur et ne put se rendormir, il rassembla toutes ses forces et se leva de son lit pour aller voir l’aubergiste.

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Le Hassid dit à l’aubergiste : « Pourquoi aiguisez vous votre couteau au milieu de la nuit ? » L’aubergiste lui répondit : « le couteau que j’aiguise … est pour toi !!! » A l’entente de ces paroles le Hassid eu très peur car personne ne se trouvait avec eux dans toute l’auberge, ils étaient seul. Le Hassid remplie de crainte demanda : « Pour quelle raison voudrais tu me faire du mal, je ne comprend pas même les habitants de la ville font tes louanges, disant de toi que tu es une personne qui craint le Seigneur, comment pourrais tu tromper la confiance de toutes ces personnes en étant un assassin ? Aussi, dis moi que gagneras tu as me tuer car je suis pauvre et sans aucun bien matériel qui pourrait te servir . » L’aubergiste stupéfait des paroles du Hassid lui répondit : « Tu t’es trompé sur ma personne, ne me prends pas pour un assassin ou même un voleur loin de là, j’ai en effet une très grande crainte de D.ieu et c’est justement pour cette raison que je vais te tuer ! » L’aubergiste prit une grande respiration et expliqua au Hassid la raison de son acte : « Vois tu, cela fais plus de 40 années que je tiens cette auberge et je n’ai jamais eu la chance de voir passer un Tsadiq ou même un Hassid dans notre ville, aussi notre cimetière en est vide, et donc nous n’avons jamais eu le mérite de prier sur le tombeau d’un juste, hors justement aujourd’hui j’ai la possibilité d’offrir au habitant de ma ville un Tsadiq, Hassid sur qui une fois mort nous pourrons monter et verser notre cœur pour qu’il prie pour nous là haut. C’est justement pour cette raison que j’ai pris sur moi d’être le bienfaiteur de ma ville en te tuant cette nuit pour que à ton tour tu puisses prier sur nous la haut. » Une ‘Mitsva’ de la sorte est INTERDITE, elle est le fruit du Yetser Hara qui habit la faute avec des vêtements de mitsva de sorte que les gens vont s’appliquer à faire cette mitsva, ce leurre et vont le faire de leur mieux. En aucun cas D.ieu a créé le Yetser Hara pour faire accomplir au juif des Mitsvot même fausse, comme il est écrit : «et au méchant ( le Yetser Hara), à dit l’Eternel : pourquoi dus tu que c’est permis ? » C’est le travail de Yetser Atov de pousser les Juifs aux Mitsvot.

Zera Kodesh Meytal Bat Liza

R. Idan Chlomo Pery Chlit’a


.Ala’hot Sé’hita:

Paracha Kora’h 1)

Il est interdit de la Torah de presser des olives et des raisin pendant Chabbat.

2)

Il est interdit Dérabanan de presser des fruits pour en boire leurs jus comme des carottes, pommes, oranges, pamplemousses, etc…

L’envieux c’est empêché de demander car il ne supporterait pas l’idée que l’égoïste recevrait 2 fois plus que lui; Le jaloux non plus ne voulait rien demander par jalousie de ce que l’envieux aura grâce à lui.

3)

Des fruits et légumes que nous ne sommes habitués à presser que pour une utilité médicale seulement comme des oignions par exemples, seront permis d’être presser même pour leurs eaux.

Le roi les pressa et le jaloux fini par parler et demanda au roi de lui arraché un œil, l’important était que le roi arrache les 2 yeux de l’envieux.

4)

Des fruits que la manière de faire d’eux des jus n’est pas en les pressant mais en les écrasant et en les mélangeant avec de l’eau comme le jus de banane, jus de mangue, etc.. Ne sont pas considérés comme des fruits à presser et donc seront permis de les presser pendant

Un envieux et un jaloux allèrent voir le roi qui leurs dit : « Demandez moi et ce que vous voulez et je vous exaucerai mais attention celui qui demande le premier permettra à l’autre de recevoir une double part ».

Le jaloux était Kora’h qui était près à mourir juste au prix que Moché Rabbenou serait considéré comme menteur. Dans chaque génération il existe des Kora’h, comme il est dit : « les enfants de Kora’h ne mourront jamais » Dans notre paracha il y a 95 versets, valeur numérique de Aman pour nous enseigner que Aman et Kora’h, avait une dispute égale, car tous deux mentir. (Ben Ish Hai) Tous deux décidèrent de se proclamer « roi » avant leur moment. Kora’h vît la terre ouvrir sa bouche et l’engloutir lui tout comme c’est en ouvrant sa bouche qu’il causa tant de problème la terre à son tour ouvrit sa bouche pour l’avaler, mesure pour mesure.

Chabbat. 5)

Il est permis de presser un citron pendant Chabbat dans un ustensile vide pour le verser dans un plat ou pour en faire une limonade.

6)

Il sera permis de frotter ses mains sur les morceaux de citrons pour retirer la saleté de ses mains, même si le citron se presse pendant que on frotte ses mains dessus.

7)

La permission de presser a été donné seulement lorsque on presse à la main; mais si on presse avec un appareil manuel (à plus forte raison avec un appareil électrique) il sera interdit car cela ressemble à un travail effectué pendant le ’Hol.

R. Idan Chlomo Pery Chlit’a

Ilouye Nishmat Roni Maor ben Zahava

Rav Yair Chlit’a

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Des points d’orgueil - Ma force & Ma Main C’est l’histoire d’un roi qui voulu se vêtir d’un nouveau costume. Il fît venir des 4 coins de son royaume les meilleurs couturiers pour choisir celui qui aurez la chance de coudre le nouveau costume du roi. Chacun ramener ses plus belles créations, et ce fût que au bout de quelques jours que le roi choisi un couturier d’une des terres les plus reculé de son royaume. Il paraissait évident qu’il était le meilleurs des couturier du royaume et que aucun autre couturier ne pouvait égalé son talent, et devant son travail le travail des autres couturiers paraissaient un jeu d’enfant. Le couturier eu une audience avec le roi qui lui expliqua en détail ce qu’il désiré exactement et le couturier pris les dimensions du roi avec une très grande crainte.

Sa femme après avoir réfléchie quelques instants lui conseilla d’allé demander l’avis du « Saint Juif » surement lui sera te conseillé dans cette affaire. Le couturier suivi le conseil de sa femme et alla voir le « Saint Juif », qui après avoir écouté toute l’histoire lui conseilla de découdre le costume et de le recoudre sans rien y changé. Le « Saint Juif » refusa d’expliquer au couturier la raison de ce conseil et ceux malgré toutes les supplications du couturier. Après être rentré chez lui, le couturier fît part à sa femme des paroles du « Saint Juif », qui lui recommanda de les écouter s’il désirait sauver sa vie. Le couturier honteux décousu et recousu tout le costume, mais cette fois il était rempli de peur à l’idée de la sentence du roi. Le travail fini le couturier se représenta au royaume avec le « nouveau costume » et son cœur était remplis de crainte et de doute.

Juste avant de se séparer du couturier le roi s’adressa à lui en ces termes : « Fais très attention couturier que le costume soit le plus beau de tout le royaume , je ne m’attend pas à moins que de la perfection »

Le costume fût présente une fois de plus devant le roi et son assemblé, et à la grande surprise de tous les convives le roi s’exclama : « ça c’est un costume digne d’un grand roi comme moi ».

Enfin arriva le jour tant attendu, le jour ou le roi avec toute sa cour allaient découvrir le costume que le couturier avait confectionné en son honneur. Le couturier était rempli de fierté à l’image que tout le royaume voit que c’est lui le meilleur couturier et que même le roi en porte sa création.

Le couturier sortit heureux et s’empressa d’aller voir le « Saint Juif » pour lui demander une explication car le couturier n’avait juste décousu et recousu le costume, et en quoi cela était différent de la première fois, car le costume était le même aucune modification n’y a était apporté.

A coup de tambour on retira le voile qui cacha le costume du roi, et un silence se posa sur l’assemblé, tous les invités attendaient de voir ce que le roi allait dire.

Le « Saint Juif » lui expliqua que le premier costume ‘’s’entait mauvais’’ .

« Honte!!! » s’écria le roi, « pour qui me prend tu? Quesque c’est que ce costume ? Surement sou tu étais quand tu a confectionné ce vêtement ! n’as-tu pas entendu mon avertissement ? n’as-tu aucune peur de ce que je vais te faire? Le couturier sortît de la salle remplis de honte, il frôla les mur de peur que on le reconnaisse et trembla à l’idée de la sentence du roi. Quand enfin il arriva chez lui, sa femme lui demanda que lui était-il arrivé, et le couturier lui raconta le cœur brisé les événements de la journée.

Le couturier lui expliqua qu’il avait choisi les meilleur tissu pour coudre le costume et comment le faite de le découdre et le recoudre lui avait enlever sa mauvaise odeur? Le « Saint Juif » lui expliqua que la mauvaise odeur ne venait pas des tissus mais des points de couture fait avec orgueil et que le faite de découdre ses points et de les recoudre avec humilité avait changé l’habit car les nouveaux points étaient plus beau car sans orgueil.

Dvikouk beHashem Rephael Hai ben Yehudith

Rav Raphael Roubin Chlit’a

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Préparation pour Chabbat Four électrique - Il est préférable de ne pas utiliser de four pour réchauffer les plats pendant Chabbat même s’il est écrit Mode Chabbat. Il existe deux sortes de fours électriques, l’un qui a un mode de plaque chauffante Mode Chabbat, et un autre qui s’allume et s’éteint grâce à un thermostat ; Il faudra utiliser le four qui ne s’allume pas ni ne s’éteint mais qui reste à une chaleur constante : Mode Chabbat Un four qui ne peut être réglé en Mode C h a b b a t pourra être utilisé à l’aide d’une montre de Chabbat ; Quand la montre éteindra le four, on pourra y sortir les plats de l’intérieur. S’il n’y a

pas de montre de Chabbat qui éteint le four à des heures régulières, il sera permis de sortir les plats pendant le moment que la lampe allumé nous indique que le four est allumé. Quand le four n’a pas de Mode Chabbat et qu’il n’y a pas d’endroit de réchauffer les plats, il sera possible de les poser vendredi dans un four normal dont la lumière ne s’allume pas à l’ouverture de la porte, et il sera permis d’ouvrir la porte du four avant un ’’Chinouïe’’ - changement, de manière différente ou par un petit enfant . Chabbat, il est interdit de rentrer un plat dans le four , même un plat déjà cuisiner ! Seul un plat qui était déjà dans le four, qui est encore chaud et qui n’a pas était posé ni sur le sol ni sur le marbre ou sur aucun autre support, sera permis de le remettre dans le four. Dans des cas extrêmes, il sera permis de mettre à chauffer dans le four un plat sec, sans sauce, à condition de le posé sur une grille supplémentaire et de laisser la porte du four un peu ouverte.

La maison construite par profanation du Chabbat A l’époque où le Rav ‘Akiva Eiger était rabbin de la communauté de Friedland, un incendie éclata et le feu ardent consumait une maison après l’autre sans pitié. Les habitants de la ville couraient dans tous les sens pour tenter de maîtriser le feu et sauver tout ce qui pouvait l’être. Ce n’est qu’après de nombreux efforts que le feu s’éteignit. L’incendie parvint déjà à brûler une grande partie des maisons laissant derrière lui des monceaux de ruines. Le rabbin de la communauté Rabbi ‘Akiva Eiger s’efforça du mieux qu’il put pour aider les pauvres qui restaient sans abri. En quelque temps, furent ramassés des fonds nécessaires pour la reconstruction des maisons. Des ouvriers se mirent avec zèle à restaurer ce qui n’était plus que des ruines. Cependant, Rabbi ‘Akiva émit une seule condition aux Maîtres de maison. Dans le contrat de construction, il fallait stipuler explicitement que les ouvriers ne travailleraient pas le Chabbat et qu’ils recevraient en échange une somme d’argent prévue pour ce jour-là. Tous les habitants acceptèrent la décision du rav sans protester et firent ainsi. Un seul osa défier publiquement cette décision. C’était un puissant dignitaire, riche et insolent qui décida de ne pas se soumettre au désir du rav. Il donna l’instruction à ses ouvriers de poursuivre leur travail le Chabbat pour activer la construction et remettre la maison sur pied aussi vite que possible. Le premier Chabbat, au début des travaux, le calme et la sérénité régnaient dans la ville. Au lever du jour, les juifs se rendirent lentement à la synagogue, leur Talith sur le dos, quand soudain des coups de

Même s’il est permis d’ouvrir de four et d’y sortir des plats, si à l’intérieur il y a un plat qui n’est pas complètement cuit il sera interdit de fermer la porte du four pour ne pas transgresser l’interdiction de cuisiner. marteaux parvinrent à leurs

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Briout et Atslah’a pour Ruth Ravid bat Adassa Eshter


oreilles. Certains cherchèrent d’où le bruit provenait. Voici qu’ils découvrirent les ouvriers du riche, travaillant avec zèle et acharnement pour bâtir sa maison comme à l’accoutumée. La nouvelle arriva jusqu’aux oreilles du rav de la ville : Rabbi ‘Akiva Eiger s’emporta sur cette profanation du Chabbat en public qui se produisait dans sa ville. Il fit convoquer le riche. L’émissaire frappa à la porte de la maison provisoire où séjournait le riche (en attendant la fin des travaux). Le serviteur demanda ce qu’il désirait. « Dis à ton Maître que le rabbin de la ville le convoque » lui répondit-il. Le serviteur entra plus en avant et au bout de quelques minutes parla au nom du riche : « Mon Maître est très occupé en ce moment et il est désolé de ne pouvoir répondre à la demande du Rav. » L’émissaire revint chez le Rav en racontant l’insolence du riche qui prétendait être occupé et être dans l’impossibilité de venir. Le rav surmonta son ressentiment et attendit jusqu’au lendemain. Il envoya de nouveau son émissaire chez le riche qui, cette fois-ci, dormait et ne pouvait donc pas venir. La veille du Chabbat suivant, Rabbi ‘Akiva Eiger envoya son bedeau déclarer en son nom dans toute la ville un manifeste avertissant de la gravité de l’interdit de construire le Chabbat. Le Rav décréta qu’à partir de ce jour, on ne profanerait plus de la sorte le Chabbat et tout celui qui ne s’y soumettra pas, un serpent le mordra.

Le bedeau accomplit sa mission, proclamant le manifeste. Mais ce riche ne prit pas à cœur les paroles du rav et persévéra dans ses mauvaises voies. Le jour du Chabbat, Rabbi ‘Akiva Eiger prononça une oraison à la synagogue et parla avec flamme quant à la gravité de l’interdit de la profanation du Chabbat. Il lut à voix haute le manifeste et ajouta aux fidèles une autre mesure de taille. Celui qui enfreindra ses recommandations et construira le Chabbat, sa maison ne tiendra pas. Le riche dignitaire dédaigna les paroles du rav et ordonna aux ouvriers de continuer leur travail le Chabbat. En peu de temps, fut construite une maison grandiose et splendide comparée aux autres maisons de la ville. Le riche était très fier de sa nouvelle et agréable demeure et y pénétra avec une grande joie pour y séjourner. Quelque temps s’écoula, soudain le plafond d’une des chambres s’effondra. Il fit tout de suite appeler l’ingénieur pour qu’il détecte la raison de cet effondrement. Ce dernier vérifia tous les murs et s’aperçut que tout le bois de la maison était atteint par de la moisissure. « Le plafond et tous les murs sont pourris et véreux, c’est dangereux de rester dans cette maison, lui dit l’ingénieur, sortez d’ici immédiatement et videz la maison, il faut la reconstruire. » La nouvelle de ce miracle se répandit dans toute la ville. Tous en parlaient, la maison de ce dignitaire n’avait-elle pas été bâtie avec les mêmes arbres de la forêt que les autres maisons, seule cette maison fut touchée par les vers ! Les gens parlaient entre eux : « Ceci s’est réalisé par les paroles enflammées du juste, car le juste décrète et Hachem accomplit. » Il fallait désormais reconstruire la maison du dignitaire. Une fois bâtie, il eut peur d’y habiter et la vendit à un autre.

Briout et Atslah’a pour Tamar et Naomi bat Ruth Ravid

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Le manque de pudeur provoque le départ de la Chekhinah

La pudeur du comportement est la base du comportement de la femme

A la Knessia Guedola de Vienne, où se trouvaient présents des grands d’Israël, parmi lesquels le ‘Hafets ‘Haïm zatsal, s’éleva une question : il y avait là une ezrat nachim sans rideau, et on se demandait s’il fallait faire un rideau élevé ou non. On posa la question au ‘Hafets

La pudeur est un signe distinctif qui ne se manifeste pas seulement dans l’habillement, mais dans tout le comportement, car c’est une façon de vivre qui pénètre tous les domaines de la vie et apparaît dans toutes les actions. L’honneur de la fille d’Israël dépend d’une conduite calme, délicate et retenue. Le rôle de cette conduite est d’exprimer le fait qu’on ne se fait pas remarquer. Ce principe doit être la ligne directrice de la femme partout où elle va. Comme le dit le Midrach Tan’houma (Nasso 2), « les filles d’Israël ont l’habitude de ne pas faire de bruit et ne marchent pas avec arrogance, elles ne sont pas agitées dans la rue ».

‘Haïm, qui répondit : « Quel est le plus grand malheur qui pourrait arriver à la communauté d’Israël ? Et il répondit : si le Saint béni soit-Il nous quittait. Et pourquoi ? Parce que tout le temps que le Saint béni soit-Il se trouve avec nous, « ...même si je vais dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal, car Tu es avec moi. » Mais s’Il s’en va, alors : « Tu as caché Ta face, je me suis alarmé. » Or il est dit dans la Torah qu’à cause d’une « chose inconvenante », à cause d’un manque de pudeur, le Saint béni soit-Il nous quitte, donc tout ce qu’il est possible d’ajouter à « on ne verra pas chez toi une chose inconvenante », c’est une mitsva de l’ajouter. Tout vaut la peine d’être ajouté pour que réside parmi nous la Chekhinah.

Ce que veut dire le Midrach est clair : il ne faut pas se promener dans la rue en faisant du bruit, en parlant trop haut, avec des talons qui claquent, etc. Il faut également éviter de marcher en groupes trop importants qui attirent l’attention. Quand on marche dans la rue ou qu’on s’arrête, il faut faire attention à ne pas bloquer le passage, particulièrement dans des lieux publics, par exemple quand on est debout dans

l’autobus ou dans une infirmerie, et il faut éviter de se faire coincer entre des hommes, car ce n’est pas du tout décent . Une fille d’Israël qui se comporte calmement et discrètement mérite qu’on écoute ses paroles, sa personnalité rayonne de sagesse et de noblesse, et par-dessus tout elle mérite de sanctifier le Nom du Ciel par ses actes.

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Zera Kodesh pour Sivane bat Nava Sabah


La vigne et les olives

Un livre de Torah se rapproche

Il est dit dans Téhilim (128, 3) : Ton épouse est comme une vigne fertile dans l’intérieur de ta maison, tes fils sont comme des plants d’olivier autour de ta table. Il faut comprendre pourquoi la femme est comparée à une vigne et les fils à de l’olivier.

L’amour de la Torah de la rabbanite tsadkanit Madame Bolissa, l’épouse du gaon Rabbi Ezra Attia zatsal, ancien Roch Yéchivah de Porat Yossef, était célèbre. Dans sa jeunesse, avant de le rencontrer, alors qu’elle avait seulement entendu parler de lui, elle fit un rêve dans lequel elle vit un Séfer Torah qui se rapprochait d’elle. Le matin, quand elle se leva, elle comprit que du Ciel on lui disait en allusion que Rabbi Ezra Attia le matmid lui était destiné. Oui, un Séfer Torah qui se rapproche d’elle. Les fiançailles eurent lieu à Roch ‘Hodech Adar 5668 (1908). Du côté de la fiancée, son père, le kabbaliste Rabbi Avraham Selim, signa. Du côté du fiancé, qui était orphelin de père, Rabbi Ezra signa lui-même. La veille de Chabat HaGadol, le 11 Nissan, ils se marièrent à Jérusalem et allèrent vivre dans un appartement d’une pièce dans le quartier des Boukharim. Dans un dénuement total, ils commencèrent dans la vie avec le but commun de construire un foyer de Torah. Comme source de revenus, la femme acquit une vieille machine à coudre, manuelle, et elle cousait des vêtements et faisait des retouches, pour que son mari puisse étudier la Torah sans avoir à se soucier de la subsistance. A cette époque-là, sa belle-mère habitait avec eux. Elle était très dévouée et aidait avec beaucoup d’affection, en prenant sur elle une partie des travaux de la maison pour soulager un peu sa bru. C’est dans cette maison que Rabbi Attia mérita de s’élever dans les degrés de la Torah, et d’être choisi pour devenir Roch Yéchivah de Porat Yossef à Jérusalem.

Plus les aliments vieillissent, plus ils pourrissent et s’abîment, et ils ne peuvent plus être mangés. La vigne (le vin) est une exception, plus le vin vieillit, meilleur il est. Le verset dit en allusion que la femme est comme une vigne, qui marche sur une voie ancienne et observe la Torah et les mitsvot comme nos saintes Matriarches, et alors « tes fils sont comme des plants d’olivier », il mérite des fils talmidei ‘hakhamim, qui continuent toujours à être florissants. Ces fils sont comparés à des « plants d’olivier », car pour faire sortir l’huile il faut beaucoup de travail [comme il est raconté en détail dans le traité Chabat 17 Michnah 3]. Ainsi, pour mériter des fils qui réussissent dans la Torah et la crainte du Ciel, il faut investir beaucoup de travail.

Briout et Na’hat pour Yehudith bat Miriam

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Le Secret de la colombe Cette idée de mariages décidés par D.ieu, est le fondement même de l’harmonie dans le foyer. L’union entre deux êtres n’est pas le fruit du hasard ou même d’un choix mais une situation imposée par le Tout-Puissant. Nous devons comprendre que notre conjoint, nous étant prédestiné du Ciel, nous convient pleinement dans la mesure où nous nous investissons totalement pour que règne la paix dans le foyer. La femme, nantie d’un supplément d’intelligence et d’intuition, a le pouvoir d’opérer de véritable miracles dans l’amélioration du bonheur conjugal (Nidda 45b). Mais c’est un travail continu, un travail de toute une vie. Il devrait débuter dès la première année de mariage, accompagné d’efforts intensifs de compréhension, d’écoute … Toutefois, rien n’est jamais perdu, et cette démarche trouvera aussi sa place la dixième ou vingtième année après la ‘houpa, la cérémonie matrimoniale. Pourtant, mieux vaut ne pas attendre les noces d’argent … et encore moins les noces d’or pour ne point souffrir pendant un demi-siècle ! Sachons nous plier à la décision d’Hachem qui nous a donné le mari approprié, même se cela ne paraît pas évident au premier abord, comme l’enseigne le Midrach (Beréchit Rabba, paracha Vayésté) : « Le Saintbéni-soit-Il réunit les couples contre leur volonté, ainsi qu’il est écrit dans les Psaumes (68,7) : « D.ieu donne un foyer à ceux qui vivent solitaires ; Il rend la liberté aux prisonniers avec des ‘’chaines’’ ». En hébreu, le mot chaînes - bakocharot, peut se décomposer en deux mots : bekhi - pleurs, et chirot - chants. A nous de choisir entre nous réjouir de notre lot ou nous en attrister ». Dans tous les cas, nous devons peiner durement et courageusement afin de découvrir que l’autre … c’est nousmêmes. Surtout, il ne faut point désespérer car après la pluie viendra le soleil. N’oublions pas qu’il faut savoir semer dans les larmes pour récolter dans la joie (Psaumes 126,5) c’est le prix du bonheur conjugal ! Pour nous encourager dans cette noble voie, inspironsnous de la colombe, image souvent utilisée par nos Sages pour symboliser l’harmonie parfaite du couple. La colombe possède de multiples qualités et c’est pour nous exemple édifiant dans tous les domaines : pudeur, fidélité et surtout c’est l’image de la femme idéale, de l’épouse parfaite entièrement dévouée à son conjoint. Page 16

Quel est donc son secret ? Il tient en quelques mots : elle sait pertinemment que son conjoint est unique car elle est à la fois sa sœur et sa femme, comme nous l’explique le Rachbam (Baba Batra 80a) : La colombe pond deux œufs chaque mois, un mâle et une femelle qui formeront un couple indivisible. Si un des conjoints est dévoré, le deuxième restera sans compagnon pour la vie. De même si un œuf se casse, le poussin sorti du second œuf ne se mariera jamais. Les Sages (Tan’houma, parachat Tétsavé 5 et Midrach Rabba, Chir Hachirim 84b) nous enseignent que la colombe ne change en aucun cas de mari. Pour elle, divorce ou secondes noces ne rentrent pas en ligne de compte et sont même inconcevables. « Si nous n’avions pas la Torah, nous pourrions apprendre la fidélité conjugale de la colombe » (Erouvim 100). De la vie de cette oiseau, ressort une image idyllique. Le « mari » apporte des feuilles et des brindilles à sa « femme » et c’est elle qui construit le nid. Dans la journée, elle s’affaire à procurer de la nourriture à sa maisonnée. Les tâches domestiques sont partagées équitablement à tel point que le mâle a également la charge de couver les œufs du lever au coucher du soleil, tandis que la femelle le remplace durant la nuit. Le choix de leur maison est fait à deux et avec beaucoup de perspicacité. Le nid est protégé du vent et du soleil ardent, loin des pattes des chats, hors de la portée des hommes. Le couple vit un bonheur sans nuage car les conjoints sont unis depuis la naissance. Le Cantique des Cantiques, poème d’amour ardent en inconditionnel entre le Maître du monde et la communauté d’Israël, est calqué sur le modèle de l’attachement profond entre mari et femme. L’amoureux déclare à sa bien-aimée : « ...ma sœur, ma compagne, ma colombe, mon amie accomplie... » (chapitre 5, verset 2). Est-il possible d’être à la fois sœur et femme ?! Oui, lorsqu’il s’agit d’une colombe. Le Zohar, jouant sur les mots, nous recommande de ne point lire « mon amie accomplie » - tamati en hébreu, mais d’ajouter la lettre aleph afin de former le mot teomati - « ma jumelle ». Le lien est bien plus fort entre jumeaux qu’entre frère et sœur (Paracha Haazinou et Yalkout Chim’oni, Chir Hachirim 5b).

Une bonne Délivrance pour Tsipora Bat Rahel


Spécial Chavouot : Lois et Coutumes (Yalkout Yossef) 1) La fête de Chavouot est célébrée le six Sivan, à la fin des quarante-neuf jours (sept semaines) de la Sérifat Ha’ Omer. C’est pour cela que cette fête s’appelle Chavouot, fête des semaines, comme il est dit (Devarim/ deutéronome 16,9-10) : « tu compteras sept semaines… et tu célébreras la fête de Chavouot en l’homme de l’Eternel, ton Dieu ». Mais pourquoi le texte fait-il dépendre de la fête de Chavouot d’un compte, ce qui n’est pas le cas pour aucune des autres fêtes ? C’est parce que lorsqu’ils sortirent d’Egypte, les enfants d’Israël se virent annoncer qu’ils recevraient la Torah cinquante jours plus tard, comme il est dit (Chemot / Exode 3,12) : « lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne ». Or « vous servirez », ta’avdoun, est écrit avec un « noun » supplémentaire, d’une valeur numérique de 50, en allusion aux 50 jours à la fin desquels ils allaient recevoir la Torah. Les enfants d’Israël, animés d’un grand amour pour la Torah, commencèrent à compter, dès la sortie d’Egypte « Un jour à passé», « deux jours », et ainsi de suite, car dans leur impatience, ce temps leur semblait long et ils anticipaient avec joie le moment où ils recevraient la Torah. C’est pourquoi ce compte fut fixé pour les générations suivantes également. 2) D’après certains décisionnaires, le soir de Chavouot il faut attendre qu’il fasse vraiment nuit avant de faire le Kidouche (Vingt minutes environ après le coucher du soleil). En effet, si on faisait le Kidouche avant la tombée de la nuit, ce serait comme si on enlevait une partie du quarante neuvième jour du compte du ‘Omer, alors qu’il est écrit (Vayikra/ Lévitique 23,15) : « Ce seront sept semaines entières ». Mais d’autres sont d’avis qu’on n’a pas à faire attention à cela, l’habitude étant de dire le Kidouche avant la tombée de la nuit. A priori, il est donc préférable d’attendre vingt minutes au moins après le coucher du soleil pour faire le Kidouche, en particulier dans nos régions où il n’est pas bien difficile de se conformer à cette opinion et d’attendre la nuit. En cas de besoin, on peut faire le Kidouche avant la tombée de la nuit. 3) Le soir de Chavouot, on peut faire la prière de Arvit avant la tombée de la nuit, comme on le fait les autres soirs, et il n’est pas nécessaire d’attendre qu’il fasse vraiment nuit, même si on se montre plus strict en ce qui concerne le Kidouche. 4) Il est évident que si on oublie Page 18

de réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou, on ne peut plus la faire après la fête, même pas au cours des sept jours suivants. 5) Le soir de Chavouot, de même que le soir de Roch Hachana, on n’a pas besoin de manger le pain (sur lequel on a fait Hamotsi) avec un aliment doux. On peut donc le manger avec des salades ou des condiments. 6) Dans toutes les communautés, on a adopté la coutume de rester éveillé toute la nuit de Chavouot et étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme l’indique le Zohar : « les premiers ‘Hassidim ne dormaient pas toute cette nuit-là et étudiaient la Torah » « Allons, disaient-ils, prendre possession de notre saint héritage, pour nous et pour nos enfants, dans les deux « mondes ». « Tous ceux qui font le Tikoun cette nuit-là et qui s’y réjouissent, dit encore le Zohar, seront inscrits dans le Livre de Souvenirs, et le Saint Bénit Soit-Il leur accorde les 70 bénédictions et couronnes du monde supérieurs ». D’autres part, les A’haronim donnent une raison à cette coutume de rester éveiller la nuit de Chavouot : lors du Don de la Torah, les enfants d’Israël dormirent toute la nuit, et Dieu fut obligé de les réveiller par le tonnerre et les éclairs qui précédèrent le Ma’amad har Sinaï. Nous devons donc réparer cette négligence en restant nous-mêmes vigilants toute la nuit à étudier la Torah. Cet usage ne concerne que les hommes, et pas les femmes. 7) Si on veut agir au mieux, il est préférable de tenir l’opinion des Kabbalistes et, la nuit de Chavouot, étudier en groupe le Tikoun imprimé dans le Séfer Qeriyei Mo’ed plutôt que d’étudier la Guémara. Mais si les étudiants des Yéshivot sentent qu’ils gagneront à étudier la Guémara avec zèle et assiduité, il n’y pas à les empêcher, et cela se justifie. Certains ont l’habitude d’étudier le Sefer Hamitsvot du Rambam. Mais lorsque la plus grande partie de la communauté lit le Tikoun, un particulier ne doit pas s’en séparer pour étudier la Guémara ou Rambam. il serait bon qu’il explique les passages de la Guémara, du Midrach et des 613 Mitsvot bien clairement, à l’aide d’Agadot intéressantes, afin que le public ne s’endorme pas ; les mérites de toute la communauté lui reviendront.

Brah’a et Atsla’ha pour Reouven ben Tsipora


8) Il faut éviter toute conversation inutile ou qui ne porte pas sur des sujets de Torah pendant le nuit de Chavouot et ne pas gaspiller ces heures précieuses à des futilités. Rester assis sans rien faire équipant à dormir. D’après la Kabala, on n’étudie pas de Michna cette nuit -là. On récitera le Chema avant ‘hatsot, surtout si on l’a

dit avant la tombée de la nuit. S’il y a un Talmid ‘Haham dans l’assistance, il serait bon qu’il explique les passages de la Guémara, du Midrach et des 613 Mitsvot bien clairement, à l’aide d’Agadot intéressantes, afin que le public ne s’endorme pas ; les mérites de toute la communauté lui reviendront. 9) On ne récite pas les bénédictions de la Torah qu’après le lever du jour. Les horaires du lever du jour indiqués dans le calendrier ne suivent pas l’opinion du Maran ni des décisionnaires dont nous suivons les enseignements. 10) Ceux qui sont restés éveillés toute la nuit de Chavouot ont également l’obligation de réciter les bénédictions de la Torah ; c’est l’usage le plus courant, et la règle qu’on ne récite pas de Bénédiction en cas de doute ne s’applique pas lorsqu’un usage fermement établi existe. Certains poussent la piété jusqu’à s’efforcer d’écouter ces bénédictions lorsque quelqu’un qui a dormi pendant la nuit les dit, mais tel n’est pas l’usage. 11) Nous avons l’habitude de réciter toutes les bénédictions du matin à l’exception de celle de Al Nétilat Yadayim et de Acher Yatsar, à moins qu’on ne soit allé au toilettes et qu’on doive alors de toute façon réciter cette bénédiction ; mais on ne dit pas Al Nétilat Yadayim (dans ce cas non plus). 12) On s’efforcera d’être aussi fort qu’on lion pour la prière du matin et de ne pas se laisser gagner par le sommeil, pour ne pas perdre le salaire de sa mitsva si on en venait à somnoler pendant le Chéma’ ou la amida. On aura soin de ne pas somnoler pendant la lectu-

re de la Torah non plus, puisqu’on fait la lecture des dix commandements et que nos Sages Zal nous disent : « Mes enfants, déclare Hachem, faites chaque année (à Chavouot) la lecture des dix commandements. Je vous compterai comme si vous vous teniez devant moi au mont Sinaï et que vous recevriez la Torah ! »

13) Certains ont l’habitude de se lever pour écouter cette lecture, mais c’est un usage incorrect, cela laissant supposer que ce passage seul est d’origine Divine, et que le reste ne l’est pas – ‘Hasse Véchalom (Que nous D. nous en préserve) – On encourage donc l’erreur en se levant, et il faut empêcher ceux qui le font, surtout dans les communautés où les Talmidei ‘Hakhamim restent eux-mêmes assis : se lever est alors un principe de fatuité. Quelqu’un dont le père ou le Rav sont appelés à la Torah, se lèvera des que celui-ci monte sur le Bima, ce qui ne soulevé aucune objection. Le gabaï, lorsqu’il vend les Mitsvot, ne doit pas non plus annoncer qu’il s’agit d’une paracha « importante », ni faire une autre déclaration de ce genre. Il est d’ailleurs interdit de lire chaque jour le passage des dix commandements en public, mais celui qui le lit à titre individuel a une certaine justification à cela. 14) Quelqu’un qui se trouve dans une communautés où les fidèles ont l’habitude de se lever pour les dix commandements, et qui n’a pas la possibilité de leur faire abandonner cette habitude, se lèvera depuis le début de la paracha ou, au moins, à partir du moment où l’on a appelé la personne pour la aliya au cours de laquelle on fait la lecture des dix commandements, de façon à ne pas rester seul assis parmi ceux qui se lèvent, comme si on méprisait la sainteté des dix commandements.

Ilouye Nishmat Israel ben Sara

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Les coutumes de la fête de Chavouot Il y a des coutumes nombreuses et variées concernant la fête de Chavouot. Nous allons en citer quelques-unes. La décoration de la synagogue et de la maison : On a l’habitude de décorer les synagogues et les maisons de feuillage et de fleurs, ainsi que de mettre des arbres dans la synagogue (Rema 494). La Michna Beroura (494 al. 10) écrit qu’on le fait en souvenir du fait qu’en ce jour on est jugé sur les fruits de l’arbre. Le Gra a annulé cette coutume parce qu’elle rappelle des coutumes non-juives, mais beaucoup de décisionnaires ont écrit qu’il n’y a pas lieu d’en tenir compte, parce que c’est une coutume qui a une raison et qui s’est déjà répandue dans toutes les communautés d’Israël (Da’at Torah 494). Il faut simplement faire attention à ne pas cueillir des branches d’arbres fruitiers, parce que certains estiment qu’on transgresserait ainsi le verset (Devarim 20, 19) : « Tu ne détruiras pas ses arbres ». Le Ya’avets décrit tume : C’est en souveeu lieu sur une montaemtoutes pour se ré-

ainsi la raison de cette counir du don de la Torah qui a gne verte, c’est pourquoi on ploie beaucoup d’arbres et sortes de fleurs odorantes jouir de ce grand jour.

Milin ‘Hadetin Moché est 7 Adar, et il est « Elle le cacha pendant jusqu’au 6 Sivan, et alors « joncs », c’est-à-dire les que nous étalons en souvequi a été fait à Moché.

écrit : né le écrit trois mois », donc elle le mit dans les roseaux et les herbes nir du miracle

Bnei Issakhar écrit : La coutume des bnei Israël doit être considérée comme la Torah, et ils préparent des roses et autres herbages à Chavouot en accord avec les paroles suivantes du Midrach (Vayikra parachat A’harei) : « Cela ressemble à un roi qui avait un verger planté. Au bout d’un certain temps, le roi est venu regarder son verger et il était rempli de ronces. Il a amené des ouvriers pour les enlever, et a vu dedans une rose. Le roi a dit : à cause de cette rose, tout le verger sera sauvé. Ainsi, par le mérite de la Torah, le monde entier sera sauvé. » L’étude pendant la nuit de Chavouot : Yessod Véchorech HaAvoda écrit : Dans le prière de Aravit de Chavouot, on dit avec une grande joie la bénédiction « ahavat olam », car c’est aujourd’hui que Hachem a choisi nos pères et les a sanctifiés par une Torah Page 20

de vérité et des lois droites, réjouissons nous donc de notre Dieu, de Sa Torah et de Ses mitsvot, et que l’homme fasse attention à ne pas trop manger cette nuit -là pour pouvoir dire le tikoun. Immédiatement après le birkat hamazone, on ira rapidement au Beith Hamidrach, sans perdre un seul instant en conversations profanes. Le Yaavets écrit que ceux qui restent réveillés fassent attention à ne pas s’occuper de futilités. Il n’y a pas à plaisanter ni à tenir des propos légers, car alors mieux vaudrait dormir, ce serait mieux pour eux et pour le monde. Pélé Yoets écrit que le tikoun de la nuit de Chavouot est un grand tikoun pour réparer ce que l’homme a abîmé en regardant des spectacles interdits… et par ce qu’il a abîmé en quelques nuits de travail et de colère, parce qu’il était éveillé pour irriter son Créateur par ses rires, sa légèreté et autres choses mauvaises. Les aliments lactés : Le Rema écrit (494 3) : On a l’habitude à certains endroits de manger des aliments lactés le premier jour de Chavouot, et la raison en est de prendre deux sortes d’aliments, comme la nuit de Pessa’h où l’on évoque à la fois le sacrifice de Pessa’h et le sacrifice de ‘Haguiga. De même, à Chavouot, on mange des produits lactés et ensuite de la viande. (Voir Michna Beroura ibid., qui explique les propos du Rema). La Michna Beroura donne une deuxième raison au nom d’un grand de la Torah qui a dit qu’au moment où les bnei Israël se sont tenus sur le mont Sinaï, ils ont reçu la Torah, sont descendus de la montagne chez eux, et n’ont pas tout de suite trouvé de quoi manger en dehors des produits lactés, car cela demande une grande préparation d’apprêter la viande. Il faut égorger la bête avec un couteau vérifié, enlever les graisses interdites, saler la viande, et la faire cuire dans des ustensiles neufs puisque les ustensiles qui leur avaient servi jusque là se trouvaient maintenant interdits. C’est pourquoi ils ont choisi des produits lactés.

Zivoug Agoune Eliran ben Yéhudith


Une troisième raison se trouve dans Colbo : On a l’habitude à certains endroits de manger du miel et du lait parce que la Torah est comparée au miel et au lait, ainsi qu’il est écrit : « Le miel et le lait sont sous ta langue ». Une quatrième raison est citée par Maguen Avraham : D’après ce qui est dit dans le Zohar, ces sept semaines étaient pour les bnei Israël comme les sept jours de purification d’une femme, et l’on sait que le sang se transforme en lait, c’est-à-dire qu’il passe de la couleur de la stricte justice à la couleur de la miséricorde. Or les coutumes de nos pères doivent être considérées comme la Torah. Maté Moché cite une cinquième raison : Il y a une allusion dans la Torah au fait de manger des produits lactés à Chavouot, ainsi qu’il est dit : Min’ha ‘Hadacha LeHachem BeChavouot (« on amène une offrande nouvelle à Hachem à Chavouot »), mots dont les initiales forment le mot ‘HaLaV (le lait).

Cette précaution nous a valu de recevoir la Torah, donc on mange des aliments de lait à Chavouot, pour montrer que nous faisons très attention à séparer entre ces aliments et ceux de viande. Septième raison : Le mot ‘halav (lait) a la valeur numérique de quarante, allusion à la Torah qui a été donnée en quarante jours. Et c’est l’importance de la Torah, que tous les délices de la terre ne valent rien à côté d’elle. Pour montrer combien ils l’aiment, les bnei Israël ont pris l’habitude de manger du lait, qui est une allusion à cette idée. (Sources : Rema 494, Maguen Avraham al. 6, Michna Beroura ibid., Beit Halévi parachat Yitro, Baer Heitev 494, Séfer Nezirout Chimchon, Kovets Mevakchei Torah par. 187, Séfer HaToda’ah).

Sixième raison : Quand le Saint béni soit-Il a voulu donner la Torah à Israël, les anges du service ont voulu la retenir dans le Ciel, et Hachem leur a dit : Quand vous êtes descendus chez Avraham, vous avez mangé de la viande et du lait, ainsi qu’il est écrit : « il prit du beurre et du lait et un jeune veau qu’il prépara ». Quand leur enfant vient de l’école et que sa mère lui donne du pain avec de la viande et du lait, il lui dit : Aujourd’hui, le Rabbi nous a appris « Tu ne feras pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère ». On en conclut que par le mérite de cette précaution de ne pas mélanger les aliments de viande et de lait, Hachem a repoussé les raisons des anges.

Briout et Atslah’a pour Keren bat Yéhudith

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« Je parle à Hachem ! » Sur le chemin du retour, le petit Na'hman remercia Hachem : “Merci beaucoup Hachem ; grâce à Toi, j'ai eu la joie d'accueillir le Chabbat avec des chansons et des prières dans la merveilleuse synagogue de mon papa.” Rabbi Sim'ha s'aperçut que son fils bougeait ses lèvres, mais il ne pouvait pas entendre ce qu'il disait. Il lui demanda : “Na'hman – mon cher fils – à qui parles-tu ?”

Le Petit Na’hman par: le Rav Shalom Arush

“Papa, je parle à Hachem ! Je Le remercie de t'avoir persuadé de m'emmener à la synagogue avec toi et de m'avoir permis de Le prier avec beaucoup de joie en cette soirée du saint Chabbat.” “Dans ce cas mon fils, tu pourras toujours venir avec moi à la synagogue !” Le coeur du petit Na'hman se remplit de joie. Celui-ci attendait déjà avec impatience les prières de la journée du Chabbat – le lendemain matin – dans la synagogue. Un peu plus tard dans la soirée, Rabbi Sim'ha et le petit Na'hman retournèrent chez eux pour y réciter le Kidouche et partager en famille le repas de soirée de Chabbat. Le papa du petit Na'hman raconta à tout le monde la façon admirable dont son fils avait prié et s'était comporté à la synagogue. Na'hman remercia Hachem pour lui donner tant de raisons d'être content.

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La racine du problème Lorsque le mari voit qu'il investit son temps et son énergie en d'épuisantes discussions pour tenter d'apaiser sa femme, la concilier, lui apporter des cadeaux, la réjouir, etc. à la suite de quoi elle n'est pas complètement satisfaite, il doit savoir qu'il n'a pas intériorisé le fait que sa femme occupe la première place. Avec tout ce qu'il a pu faire pour elle, il n'a pas établi ce concept en lui, car il ne place pas vraiment sa femme à la première place dans sa vie, en la respectant et en l'aimant. Il se contente seulement de réparer ce qu'elle lui reproche. Par exemple, s'il lui dit : “Tu es en colère parce que je ne suis pas arrivé à l'heure ! Tu te désoles parce que je n'ai pas fait ce que tu me demandais ? Dorénavant, je ferai plus que tu ne souhaites !” Cela est inutile et il ne réussit pas à la rendre vraiment heureuse. Si le mari se contente de réparer les symptômes extérieurs qui semblent avoir provoqué l'insatisfaction de sa femme – et même si elle admet que ce sont les raisons de son chagrin – tant qu'il ne traitera pas la racine du problème, rien ne la contentera. Il restera frustré en se demandant : ”Pourquoi refuse-t-elle de faire la paix ? J'ai pourtant fait plus que ce qu'elle me demandait !” C'est qu'il n'a pas compris la vraie raison de ses souffrances. La femme ignore comment définir son problème de dire clairement à son mari : ”Je ne suis pas importante à tes yeux.” Pourtant, elle dit parfois quelque chose d'important : “Tu ne m'aimes pas.” Mais après avoir corrigé tout ce qu'elle lui reprochait, le mari ne peut comprendre pourquoi elle lui dit qu'il ne l'aime pas. Par conséquent, lorsque le mari entend les plaintes de sa femme, il doit savoir qu'elle ignore comment définir sa souffrance. Cette douleur s'exprimant selon ses états d'âme, elle fait parfois appel à des raisons illogiques, qui l'étonnent et le déroutent. Il doit donc chercher à comprendre la racine de ses plaintes : sa femme ne ressent pas qu'elle occupe la première place chez lui ! Il devra s'employer à vraiment réparer cela et ne pas se contenter d'un nettoyage superficiel. Car s'il considère les reproches seulement comme des symptômes, il ne réparera rien du tout. Pourtant, lorsqu'il comprendra que tous ses reproches se ramènent à une seule chose ; qu'il entretient une relation défectueuse avec sa femme et ne lui accorde pas vraiment la première place dans sa vie, et qu'il commence à réparer cela dans son for intérieur, il verra alors comment avec un minimum d'investissement et quelques mots d'attention et d'amour, elle sera comblée de joie. Le profit qu'il en tirera sera incalculable, une grande abondance spirituelle et matérielle, l'aide divine là où il se tournera et beaucoup de temps libre. Il est évident qu'il acceptera dorénavant avec joie et bonne volonté lorsqu'elle acceptera dorénavant avec joie et bonne volonté lorsqu'elle lui demandera occasionnellement de faire un sacrifice !

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par: le Rav Shalom Arush

Un court-circuit dans la communication Il faut savoir qu'en général, la femme n'a pas besoin de l'actuelle présence de son mari à ses côtés. Au contraire, sa présence à la maison la dérange et la crispe, car il lui est plus facile de vaquer à ses occupations en son absence. Mais lorsque sa relation avec elle est inconvenable, son sentiment qu'elle n'occupe pas la première place se traduit par des reproches, des exigences et ainsi de suite. Elle exige qu'il vienne à la maison et qu'il y reste longtemps. Elle n'a pas vraiment besoin de lui à la maison, mais comme elle ignore comment définir ce qu'elle veut de lui, même lorsqu'il l'écoute et vient à la maison, elle reste insatisfaite. Bien entendu, le mari ne comprend pas ce que sa femme veut de lui et il se dit : ”Je suis venu, je l'ai aidée, je suis resté à la maison de nombreuses heures, pourquoi n'est-elle pas contente ?” En général, il le lui dit même explicitement : ”Que veux-tu ? Je suis venu, je t'ai aidée, que te manque-t-il ? Qu'estce qui te ferait plaisir ?” Mais elle ne sait pas elle-même ce qu'elle veut, et elle s'efforce de trouver une raison pour expliquer son mauvais sentiment, jusqu'à ce qu'elle dise quelque chose et qu'il tente d'y répondre. Mais cela ne sert à rien, car ce n'est pas la profonde raison de son insatisfaction. En résumé, il s'est produit comme un court-circuit dans la relation du couple et les choses se compliquent. Elle s'énerve parce qu'il ne comprend pas et il ne comprend pas ce qu'elle veut de lui. Ainsi cela fait boule de neige sans que personne ne sache où cela mènera – puisse Hachem avoir pitié d'eux. En vérité, tout commence au moment où il apporte chez elle ce sentiment que quelque chose de plus important occupe sa place dans sa vie, par exemple lorsqu'il la repousse en lui disant qu'il n'a pas le temps, et lui donne l'impression qu'elle le dérange, ou qu'elle le prive de quelque chose. Dès lors, elle souffre et continuera à souffrir intérieurement, car elle sait que quelque chose est plus important qu'elle dans la vie de son mari – et quoi qu'il fasse, il ne changera pas ce sentiment. Voilà comment un couple malheureux vit dans la discorde jusqu'à ce que Hachem les prenne en pitié et les aide à parvenir à un “cessez-le-feu”, jusqu'à la prochaine crise…

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Le sage a la tête sur ses épaules Le mari doit réfléchir et comprendre qu'il est préférable de renoncer à son temps lorsque sa femme le lui demande, plutôt que de s'entêter en répliquant que ce n'est pas le moment, pourquoi le dérange-t-elle au milieu de son travail, au milieu d'un rendez-vous important ou au milieu de son étude. Ainsi elle sera toujours satisfaite et lui donnera du temps libre. De même à d'autres occasions, lorsque leurs volontés ou leurs vues s'opposent, dans les domaines de l'économie domestique, de l'éducation des enfants, etc. il ne doit pas s'obstiner, mais lui laisser la première place pour qu'elle décide ; car elle a toujours raison et elle est intelligente, etc. Sinon, il lui sera très difficile d'effacer la mauvaise impression reçue – qu'elle n'est pas importante à ses yeux – et il devra y investir beaucoup de temps et d'énergie. Ce sujet est tellement fondamental et profond, et contient de si nombreux détails que le mari doit multiplier ses prières, afin que le Créateur le prenne en pitié et qu'il puisse fixer en son coeur que D.ieu veut que sa femme soit toujours la plus importante ; que c'est sa réparation et son repentir, car l'essentiel du repentir est l'humilité. Il devra beaucoup supplier le Créateur pour qu'il lui rappelle en toute occasion que la chose la mieux “rémunérée” au monde consiste à écouter sa femme. Ceci est mieux 'rémunéré' que tout autre travail ou adoration d'Hachem. Il doit implorer l'Aide divine pour ne pas être tenté de se disputer avec sa femme, ou lui donner l'impression qu'il agit sans désir, sinon il devra par la suite investir beaucoup pour réparer cela. Et lorsque les cas se répètent, le coeur de la femme est blessé à cause de ces rejets et la vie du couple devient difficile, amère et très compliquée. Puisse D.ieu avoir pitié d'eux. Par conséquent, même lorsque la logique et le bon sens donnent raison au mari, en dernier ressort, ses raisonnements détruisent sa vie. D'où cette expression proverbiale : “Mieux vaut être sage que d'avoir raison !” Car même lorsque le mari sait qu'il doit accorder la première place à sa femme, son cœur s'y oppose et lui dit que cela n'est pas justifié dans tel ou tel cas : dans tel cas, il faut la corriger, dans tel autre il faut l'éduquer et lui montrer ses responsabilités, ainsi de suite.

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Tous ces bons arguments ne sont en réalité que des astuces du mauvais penchant (yétser hara') qui proviennent de l'égoïsme et de l'hérésie de “c'est ma puissance et ma force” (koa'h véOtsem yadi). Un tel homme ne s'efface pas devant la Providence divine individuelle et refuse de comprendre que lorsque sa femme exige quelque chose de lui ou le lui refuse, le retient, le dérange, etc. c'est Hachem qui le retient ou le dérange. Mais il doit annuler sa volonté devant la providence du Créateur et se limiter à la prière et au repentir, sans recourir au principe de “c'est ma puissance et ma force”. Par conséquent, le mari doit multiplier ses prières et demander au Créateur qu'Il lui accorde l'intelligence d'intérioriser intégralement ce concept, par la croyance en la Providence divine individuelle et par le besoin spirituel de sa femme qui veut savoir qu'elle occupe la première place chez lui. Un exemple de prière “Maître du monde, aie pitié de ma femme, de mes enfants, de moi et de tous ceux qui dépendent de nous. Puisses-tu me donner la claire connaissance que notre bonheur et notre réussite ne dépendent que du bonheur de ma femme, et que le bonheur de ma femme dépend du savoir qu'elle est la plus importante dans ma vie. Maître du monde, aie pitié de moi et inspire en mon coeur un grand amour pour ma femme. Que mon amour pour elle soit plus grand que tout autre chose au monde. Aie pitié de moi que mon coeur ne m'incite d'aucune manière, jamais et nulle part, à repousser ma femme, ou à lui préférer quoi que ce soit. Aide-moi à affronter les épreuves qui me sont soumises à ce propos, afin que je place ma femme avant tout, en repoussant et renonçant à tout pour ma femme. Puis-je avoir le mérite de savoir que c'est selon Ta volonté que je me conduise ainsi avec ma femme ; que c'est le décret de Ta sagesse qu'elle passe avant tout autre chose, qu'elle occupe la première et la plus importante place chez moi.” En suivant ce modèle, chacun prolongera ses prières en fonction de ce qu'il apprendra de ce texte, et d'après les épreuves auxquelles il sera soumis. Car ces épreuves changent, d'un homme à l'autre, et pour chaque homme d'un moment à l'autre.

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Tes fleuves s’étendront : La règle générale est donc que l’on se doit d’habiter uniquement dans des endroits où l’on garde la Torah et la Foi. Cela concerne tout le monde sans exception. Cela est valable même pour celui qui est envoyé dans un certain endroit pour donner du mérite aux gens. Il faut habiter dans un endroit de Torah, et de là-bas il sortira pour rapprocher les personnes éloignées. En effet : « on ne dit pas à quelqu’un de fauter pour que ton ami mérite » Il n’existe pas de réalité où la Torah demanderait à l’homme de faire quelque chose qui l’entrainera à fauter même pour sauver l’autre de la faute ou pour tout simplement le rapprocher. Comme il es rapporté dans le Traité Chabbat, il est impossible de faire un travail interdit par les Rabbanim même pour sauver ton ami d’un travail qui lui serait passible de mort. Même si l’on dit que l’homme peut se protéger lui-même, qui lui a permis de renoncer à la vie des membres de sa famille, sa femme et ses enfants pour un entourage qui les endommagera au niveau spirituel ? De la même façon, qui peut dire qu’il est fort au point de tenir le coup face aux influences de l’entourage lorsqu’il est seul ? Il n’existe pas de tel homme. C’est ainsi qu’on nous l’a transmis : il y a une obligation totale de rapprocher les personnes éloignées et de faire profiter les autres, mais pas au prix de l’abandon de la sainteté. Bien évidemment on ne renonce pas non plus à sa famille et à ses enfants pour cela. L’homme doit habiter avec sa famille dans un endroit de Torah et il devra étudier la Torah la majeure partie de la journée. Pour les Chabbat et les fêtes, il fera attention à se trouver avec un entourage saint, et le soir, il pourra aller diffuser de la Torah là où il veut et rapprocher les personnes éloignées. Ensuite il reviendra chez lui et renouvellera sa propre sainteté. Un invité qui fleurit : Après que l’homme ait compris ce point là, qu’il faut qu’il habite avec toute sa famille dans un endroit de Torah, un autre point entre en ligne de compte, celui de faire attention lorsque l’on a des invités. En effet, après que l’homme habite dans un endroit de Torah et avec un entourage propre, il doit savoir ne pas faire entrer dans sa demeure des choses qui pourraient tout détruire ! Il est interdit de faire pénétrer dans sa maison des personnes qui pourraient endommager l’éducation des enfants ainsi que la spiritualité de la maison. Combien de dommages nos sages nous racontent qui sont la conséquence d’invités non conformes, qui font entrer des hommes qui ont une influence négative sur la famille et les enfants. Ainsi m’a raconté un Avrekh : Un jour ils ont invité chez eux une jeune fille qui demanda à goûter les mets de Chabbat. Ils firent une erreur en lui permettant de dormir dans la même chambre que leur fille beaucoup plus jeune. Toute la nuit la jeune fille discuta avec elle et la rem-

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plit de mauvaises pensées, de choses qui menaient à renier la Torah, des histoires à propos de ce bas monde dont la petite fille n’aurait jamais dû entendre parler. Depuis ce jour, ils font très attention aux personnes qu’ils invitent et réfléchissent bien avant de faire entrer quelqu’un dans leur maison et mettent des conditions. Bien évidemment, il existe une Mitsva d’avoir des invités, même ceux qui sont éloignés de la Torah. Mais cela doit se faire d’une manière où l’on préserve la suprématie et le contrôle sur la famille et les invités. Par exemple, ils peuvent venir pour un repas, et pendant le repas on chante et on dit des paroles de Torah et on ne permet pas de perdre le contrôle. Il faut protéger les enfants, la pudeur des filles, et il faut donner aux invités une chambre qui leur est réservée afin qu’ils ne soient pas seuls avec les enfants. « Renvoie cette esclave et son fils » : La règle générale qui doit être suivie est de ne jamais rien faire qui soit sur le compte de la sainteté et de la spiritualité des enfants. Cela, nous l’avons appris de manière choquante avec Avraham Avinou dans la paracha de Vaéra où nous voyons que lorsqu’il y a un risque de détérioration de l’éducation des enfants il ne faut éviter aucun sacrifice, comme il est écrit : « Sarah vit le fils de Hagar l’Egyptienne, qu’elle avait enfanté à Avraham, se livrer à des railleries. Elle dit à Avraham : « Renvoie cette esclave et son fils, car le fils de cette esclave n’héritera pas avec mon fils, avec Itshak ! La chose affligea profondément Avraham à propos de son fils. Dieu dit à Avraham : « Ne sois pas affligé à cause du jeune homme ou de ta servante : tout ce que te dira Sarah, écoute sa voix, car c’est en Itshak qu’une postérité sera considérée comme tienne. » Il faut méditer sur ce qui écrit ici et sur la grandeur de l’épreuve qu’a surmonté Avraham. En effet, Avraham est le symbole de la bonté. Toute son essence n’est que don et bonté. Il rapprochait le monde entier aussi bien des idolâtres que des fauteurs ou des mécréants. Avraham est l’homme qui pria pour les méchants habitants de la ville de Sodome afin qu’Hachem ne les tue pas. Dans sa maison, il était l’exemple même de la miséricorde et du rapprochement des autres au service divin. Et voici que sa femme Sarah lui demande explicitement de répudier son fils Ichmaël de la maison !

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Nous qui lisons cela savons bien tous les malheurs qui sortiront d’Ichmaël et de sa descendance et nous ne sommes pas choqués de son renvoi. Mais pour Avraham, il représentait le premier fils qu’il avait eu, la chair de sa chair, et Sarah qui n’est pas sa mère, demande à le répudier ! Ainsi, on peut donc comprendre ce qui est écrit : « la chose affligea profondément Avraham à propos de son fils ». Evidemment, à ses yeux, il est mal de renvoyer son fils qui était encore petit. Et même s’il avait été encore plus grand, cela est très difficile de ren-

voyer un enfant de la maison. Que personne n’aie à vivre une telle épreuve, qu’un enfant entraine dans le mauvais chemin le reste de la famille, que doivent faire les parents ? C’est sûrement l’une des questions les plus difficiles qui soit : faut-il le sortir de la maison ? Il se dégradera encore plus ! Le laisser ? Il dégradera les autres ! C’est donc une question terriblement difficile que l’on traitera dans le chapitre « une mauvaise culture est difficile ».

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D’autre part, l’homme doit attacher son coeur aux mots écrits devant lui dans la lecture de la prière écrite, mais comme il ne peut se maîtriser, elle est récitée sans concentration. Tel n’est pas le cas de la prière personnelle qui sort du coeur et s’exprime instantanément ! Elle ne présente aucune difficulté et ne requiert pas même le besoin de se concentrer, car la concentration vient d’ellemême, en particulier lorsque l’homme prie sur des sujets qui le touchent personnellement ; alors aucun problème ne se présente pour exprimer la prière directement de son coeur, comme il le convient. Voilà la différence essentielle entre la prière écrite et celle qui ne l’est pas. Dans la prière dont la formulation est déjà écrite, l’homme doit fournir un travail titanesque et des efforts incommensurables pour connecter son coeur aux mots écrits, jusqu’à ce qu’il ressente que les mots de la prière écrites dans le livre proviennent vraiment de son coeur et expriment réellement ses émotions et son intériorité. Mais comme la plupart des gens sont encore incapables de contrôler leur coeur, ils ne peuvent y ressentir vraiment les mots écrits dans le livre, et sont donc impuissants à se concentrer. Il s’ensuit que seule une petite élite, ceux qui maîtrisent leur coeur, réussissent à réciter les prières écrites avec la concentration requise. Cependant, la plupart des gens et pas seulement les gens du peuple, se limitent à lire les prières dans le livre. Pourtant cette lecture n’est en aucun cas une prière pour Hachem, car une prière sans concentration est comme un corps sans âme. A quoi cela est-il comparable ? A un homme qui te déclare les plus belles paroles qui soient. Par exemple, qu’il t’aime, que rien ne t’égale, etc. sans ressentir les mots dans son coeur. Il pense à tout, sauf à ce qu’il dit. Il en résulte que celui qui se contente d’articuler la prière telle qu’elle est écrite, n’a presque aucun lien avec elle et par conséquent, presque aucun lien avec Hachem. Pourtant, chacun peut à tout moment, prier du plus profond de son coeur, même si son niveau est très ordinaire, juste en parlant à Hachem avec ses propres mots. Cette causerie et prière sort tout droit du coeur et puisqu’elle n’est pas écrite, on ne dit donc que ce que le coeur dicte, car l’essentiel de la concentration dans la prière consiste à attacher le coeur aux mots. Ainsi, chacun, petit ou grand, peut entretenir un lien très intime avec Hachem, car la prière est un lien avec Hachem. C’est le contenu des paroles de Rabbi Na'hman de Breslev : ‘Petit ou grand, on ne peut devenir un homme vraiment digne de ce nom, que grâce à la prière dans l’isolement’ (Likouté Moharan Tinyana, 100). Car sans l’isolement, l’homme n’est pas lié à Hachem, et malgré tous ses efforts, il lui manque toujours l’essentiel. Crée ton propre chemin C’est aussi ce que notre Maître écrit dans Sipouré Maassiot (1ère histoire) : Il vit un chemin sur le côté et fit ce raisonnement : ‘Je marche depuis si longtemps dans le désert sans rien trouver, peut-être ce chemin conduit-il à Page 28

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une habitation ?’ Après avoir recherché la fille du roi disparue depuis de nombreuses années, le gouverneur du pays, second personnage du royaume, vit un chemin sur le côté, décida de le suivre et quitta la grande route. C’est une allusion à la révélation de la prière personnelle, ou en d’autres termes, à la prière dans l’isolement. Le chemin est une voie étroite ne laissant passer qu’une seule personne à la fois ; c’est pourquoi la révélation de la prière personnelle prit pour lui l’aspect d’un chemin. Car en vérité, bien qu’il existe des prières écrites et connues dans les rituels de prières – les Psaumes, les Likouté Tefilot, et d’autres, qui sont toutes importantes et efficaces – il est impossible sans prière personnelle, de trouver la fille du roi, c’est-à-dire la foi. Voici l’explication du monologue du gouverneur du pays : ‘Je marche depuis si longtemps dans le désert sans rien trouver’ - il vit clairement qu’il suivit jusqu’à présent des voies empruntées par tous, qui sont les prières appartenant au peuple d’Israël et dont la formulation est fixée et égale pour tous. ‘Je marche depuis si longtemps’ - c’est-à-dire qu’il utilisa constamment ces prières et néanmoins ne réussit pas à trouver la fille du roi. Lorsqu’il vit ‘un chemin sur le côté’ - c’est la voie personnelle, il pensa en son for intérieur : Peut-être ce chemin conduit-il à une habitation ! Et en réalité, il trouva la fille du roi en suivant ce chemin. Le gouverneur du pays comprit qu’il doit composer sa propre prière, adaptée exactement à sa situation de l’heure, comprenant les louanges, la reconnaissance, l’examen de conscience, les requêtes, la tranquillité de l’esprit, et ainsi de suite. Cette prière ne peut être écrite nulle part, car elle change selon le lieu, le temps, l’épreuve, le sujet dont chacun se préoccupe dans son corps et dans son âme. Il comprit alors que c’est seulement s’il s’engage dans la voie de la prière individuelle qu’il pourra trouver une habitation, un lieu où règne la tranquillité d’esprit – sa propre solution et réparation. Un bain de jouvence Chacun possède dans le monde une voie propre et particulière, correspondant à la racine de son âme, ses

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réincarnations et sa réparation. Et bien que tous doivent réaliser des préceptes collectifs, chacun les accomplit à sa façon. Chacun doit donc trouver sa propre voie, ce qui n’est possible que grâce à l’isolement. La prière personnelle ne peut être écrite dans aucun livre, car non seulement elle change d’un homme à un autre, mais de plus, elle diffère d’un jour et d’une heure à l’autre pour le même individu, et selon les messages qu’Hachem envoie à ce moment-là. Il en résulte une règle supplémentaire qu’il faut savoir : l’isolement d’un jour n’est jamais comparable à celui d’un autre jour car l’homme doit rechercher journellement et à chaque instant ce qu’Hachem attend de lui : sur quoi prier et solliciter ; sur quoi se confesser et exprimer ses regrets ; quel message caché Hachem lui envoie-t-il dans ce qui lui arrive, etc. Même la reconnaissance et les louanges qu’il éprouve envers Hachem ne sont pas identiques d’un jour à l’autre, car il doit toujours reconnaître de nouveaux bienfaits. Ainsi, la manière et la voie de la reconnaissance changent selon l’optique du moment et le vécu de l’instant. Il est évident que pour chacun, chaque jour diffère des précédents. Chez l’homme aussi, de nombreuses choses changent sans cesse. L’isolement change donc naturellement, d’un jour à l’autre. Pourquoi l’isolement amène-t-il l’homme à son chemin personnel dans la vie ? Voici une explication supplémentaire à cette question : l’isolement est l’unique as-

pect du service divin à être vraiment personnel, car il diffère d’un individu à l’autre. Le reste des commandements est égal pour tous : tous mettent les mêmes Téfilines, tous étudient la même Tora, et la prière écrite aussi est la même. En revanche, l’isolement est exclusivement personnel et chacun le pratique d’une manière différente. Il n’y aucune règle et chacun ouvre son coeur à Hachem, selon son inspiration et ce qu’il éprouve dans son corps et dans son âme. Crier silencieusement Il convient d’avertir ici celui qui pratique l’isolement, qu’il est interdit à quiconque de l’entendre et que s’il veut crier, il doit être sûr que personne ne l’entendra. Tant qu’un doute subsiste, il devra parler silencieusement, et s’il ressent malgré tout le besoin de crier, il devra le faire silencieusement, voire dans son coeur. Notre Maître rapporte en effet qu’il existe un cri du coeur et que même au milieu d’une foule, un homme peut crier vers Hachem sans que personne n’y prenne garde. Il ne s’agit pas seulement de savoir vivre (derekh erets), d’éviter une dispute ou de profaner le nom d’Hachem, mais cela touche directement à la nature de la prière dans l’isolement ,qui doit être tellement individuelle que personne n’a le droit d’être le témoin des paroles prononcées devant le Créateur. Tant que l’homme sait que quelqu’un peut l’entendre, il ne pratique pas l’isolement et n’est pas vraiment seul avec le Créateur. C’est seulement lorsqu’on se trouve seul avec Lui, que cela s’appelle vraiment hitbodédout (l’isolement).

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Avoir l'esprit tranquille (yichouv hada'ath) Arrivés à ce stade de notre analyse, nous avons déjà formulé une des définitions de l'hitbodédouth adéquate : avoir l'esprit tranquille (yichouv hada'ath). Lorsque Rabbi Yits'haq Bender – que sa mémoire soit bénie – faisait référence à hitbodédouth, il utilisait les concepts de “tranquillité d'esprit”, de “clame” (yichouv hada'ath). L'essence de cette maîtrise de soi-même, de ce calme, consiste à clarifier la nature exacte de la vérité. Cela signifie que nous possédons une vision claire comme de l'eau de roche de ce que D.ieu attend de nous et que cette vision s'applique à l'ensemble des différentes facettes de notre vie. En d'autres termes, cela signifie l'absence totale du doute. Pour atteindre cette vision, notre esprit doit être clair, fort et vigoureux. De plus, nous devons être convaincus que notre esprit restera longtemps aussi fort. Nous devons être persuadés que nous sommes arrivés à une définition exacte de la vérité et qu'il n'existe rien dans le monde, choses ou personnes, qui pourra nous faire douter de cette définition. Nous devons également être convaincus que même s'il existe des aspects dans notre vie dans lesquels nous sommes encore très loin d'avoir atteint nos objectifs, la raison en est que le chemin qui se présente devant nous est long. Cependant, nous savons que nous relèverons les défis qui ne manqueront pas de se présenter devant nous et que nous ferons les efforts nécessaires pour atteindre nos objectifs ! De fait, lorsque nous sommes parvenus à posséder une vision claire de la nature exacte de la vérité, il n'existe rien dans le monde qui pourra amoindrir notre volonté ou nous dissuader d'atteindre notre but ! De la sorte, nous réussirons à atteindre notre idéal jusqu'au point où nous n'échouerons plus. Une personne qui atteint ce niveau possède le véritable “yichouv hada'ath.” Aussi longtemps qu'une personne possède le moindre doute sur la nature exacte de la vérité ou sur le chemin qu'elle doit prendre, sur ce qu'on attend réellement d'elle, le yetser hara' (le mauvais penchant) peut facilement l'induire en erreur, la faire chuter. Il est bon de savoir que la valeur numérique du mot hébreu “safeq” (“doute”) est la même que celle du mot “'Amaleq ” (qui correspond au mauvais penchant). De fait, nos doutes – qui veulent nous faire transgresser ce que nous sommes censés devoir faire – sont les véritables 'Amaleq ; ils nous font chuter en nous faisant faire des transgressions et des fautes. Nos doutes nous affaiblissent, ils nous empêchent de persister dans notre service divin et de réussir à atteindre notre idéal. L'absence de clarté à propos de la nature exacte de la vérité ne s'explique pas seulement par notre manque d'emouna envers le Créateur ou les Tsadiqim. Cette absence s'explique principalement par notre manque d'emouna envers nous-mêmes. Nous devons absolument croire en nous-mêmes, que tout ce que nous apPage 30

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prenons dans la Tora, ainsi que tout ce que nous entendons du Tsadiq, correspond exactement à ce que nous devons faire et à la vérité parfaite. Ainsi, nous n'abandonnerons jamais la partie. Plutôt, nous nous battrons pour cette vérité en nous soumettant à personne et nous poursuivrons dans cette voie jusqu'au jour où nous aurons mérité d'accomplir tout ce que nous devons. Croire en nous-mêmes Si nous lisons toute la Tora, nous constatons que tous les échecs et les revers, peu importe qui en a été la victime, s'expliquent uniquement à cause de cela : les personnes ne croyaient pas en elles-mêmes. Commençons par 'Hava (Ève). C'est à elle que fut ordonné de ne pas manger de l'arbre de la science. Pourtant, lorsque le serpent survint dans le but de la tenter... il y réussit. Cela fut possible car 'Hava ne croyait pas en elle-même. Elle n'était pas totalement convaincue que ce qu'elle avait entendu de ses propres oreilles de la bouche de son mari Adam était la vérité absolue – que seulement cela était la vérité – et qu'elle devait donc agir en conséquence. En ce qui concerne ce péché, nos Sages ont dit : “Entre l'enseignant et l'élève : qui doit-on écouter ? Le Créateur – l'enseignant – avait ordonné de ne pas manger ; cependant, selon le serpent – l'élève – il était possible de manger. Quelles sont les paroles que nous devrions écouter ? Celles de l'enseignant évidement ! ” Si tel est le cas, pour quelle raison 'Hava a-t-elle écouté les paroles du serpent ? La réponse est que 'Hava ne croyait pas en elle-même. Elle ne croyait pas que ce qu'elle savait correspondait à la vérité absolue et que cela n'était pas négociable ! Elle n'était pas prête à rejeter de la main tout autre discours et à dire : “Il est interdit de manger ! Cela est un fait accompli. Cher serpent, désires-tu peut-être me parler d'autre chose ? Je te prie de passer à un autre sujet car celui-ci est terminé.” Parce qu'elle ne possédait cette vision claire de la situation, elle a laissé la porte ouverte au serpent qui a pu la détourner de la vérité. Il en va de même pour Adam. Celui-ci qui avait entendu du Créateur Lui-même qui lui était interdit de manger de l'arbre de la science. S'il avait eu foi en lui-même, il au-

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rait dû se dire : “Il est interdit de manger ! Ceci est la vérité ! Ce que j'ai entendu du Créateur est un fait et le sujet est clos. Il ne peut y avoir aucune discussion à ce propos !” Une attitude ferme de ce genre aurait rendue vaine n'importe quelle tentative de le séduire. Même 'Hava n'aurait rien pu faire pour modifier sa position. Un autre exemple concerne le Roi Chaoul (Saül) qui commit l'erreur de ne pas détruire entièrement le peuple d''Amaleq. Cela fut manifestement possible parce qu'il ne croyait pas en lui. Ainsi, il rendit les armes devant le peuple et se laissa convaincre d'épargner le bétail capturé. Le prophète Chmouel (Samuel) le réprimanda à ce propos en lui disant (Chmouel I, 15:17) : “Quoi ! Si tu es

petit à tes propres yeux, n'es-tu pas le chef des tribus d'Israël ? Et Hachem ne t'a-t-Il pas sacré roi d'Israël ?” En d'autres termes, Chmouel le réprimanda pour cette faute précise : de ne pas croire en lui-même qu'Hachem l'avait oint pour qu'il devienne roi et pour qu'il décide ce qui était approprié de faire selon Hachem plutôt que d'entendre l'agitation du peuple. Hachem lui avait ordonné de détruire la totalité du peuple d''Amaleq et l'avait enjoint clairement de n'épargner personne, même pas les animaux ! Dans ce cas, comment a-t-il pu écouter d'autres paroles ?

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La différence entre l'être humain et un animal est le Savoir. L'être humain sait qu'il y a un Maître dans le monde, que c'est Lui qui a créé toutes les créatures et que tout dépend de Lui. L'être humain sait également que le Créateur a l'œil à tout et que rien n'échappe à son contrôle. C'est cela qu'on appelle le “Savoir” : savoir que D.ieu existe. D'autre part, un animal ne possède pas ce Savoir. Conséquemment, une personne qui ne sait pas qu'Hachem dirige le monde, que la Providence divine s'étend sur tous les aspects de sa vie et que c'est Lui qui décide le montant d'argent dont il disposera, ne ressemble pas à un être humain. Si cette personne n'a pas conscience que de vouloir gagner un sous de plus que ce que D.ieu a décidé pour elle n'est d'aucune utilité – sauf si elle se repent de ses péchés et qu'elle prie – et que tout ce qui est en son pouvoir est d'augmenter ses dettes, il lui reste encore un long chemin à parcourir. Soyons clairs : une personne qui ne sait pas que le montant d'argent dont elle dispose – et dont elle disposera – est fixé par Hachem ne sait rien ; par conséquent, elle est l'équivalent d'un animal qui ne possède pas le Savoir ! Rabbi Na'hman a écrit (Liqouté Moharan II, 7) : “L'aspect principal de la personne et le Savoir. La personne qui ne détient pas de Savoir ne peut d'aucune sorte se prévaloir du titre d'“être humain.” Cette personne est l'équivalent d'un animal qui a l'apparence d'un être humain.” Nous apprenons de cela qu'une personne qui emprunte de l'argent à d'autres descend de son statut d'être humain pour rejoindre celui d'animal. Cela est encore plus vrai pour les personnes endettées : celles-ci sont deviennent extrêmement confuses et le Savoir leur manque entièrement. Chaque personne devrait y penser sérieusement : existe-t-il vraiment une seule chose au monde que nous désirons tellement pour qu'elle la fasse descendre de son statut d'être humain et rejoindre celui d'animal ? Une perte de confiance L'aspect essentiel pour construire un récipient spirituel qui nous permet de recevoir notre gagne-pain est d'avoir confiance en Hachem. Dès l'instant où une personne devient endettée, elle ouvre la porte aux soucis : “De quelle façon – et quand – vais-je pouvoir rembourser l'argent que je dois ?” C'est précisément cette anxiété qui brise notre confiance en D.ieu. Page 32

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De plus, un souci en amène un autre. En devenant endettée, la personne a pris un marteau et a cassé le récipient spirituel qui lui permettait de construire sa confiance ; c'est pourtant celle-ci qui est le récipient principal pour recevoir notre gagne-pain. Lorsque ce récipient est brisé, il devient impossible de recevoir l'Abondance divine que désire nous donner D.ieu. Dans ces conditions, obtenir un gagne-pain satisfaisant devient extrêmement difficile. Par conséquent, il est de notre devoir de réfléchir aux situations qui nous permettent d'éviter d'emprunter de l'argent. De la sorte, nous ne ruinerons pas notre confiance qui nous est indispensable pour recevoir notre gagne-pain. Une perte de réussite Certaines fois, nous pouvons penser que nous possédons un certain don, une certaine adresse. Dans ce cas, nous pouvons croire qu'emprunter de l'argent servira notre recherche de grandeur. Nous sommes même certains qu'Hachem viendra à notre aide pour réussir dans notre entreprise. C'est Lui qui nous donnera la main pour rembourser nos dettes ! Cependant, il s'agit d'une fausse confiance en D.ieu. La véritable confiance en D.ieu consiste à avoir une confiance absolue en la possibilité d'entreprendre ce que nous désirons – même s'il s'agit d'une entreprise modeste – sans nous retrouver endettés et qu'Hachem nous enverra l'abondance et la réussite. D'autre part, si nous sommes plus ambitieux et que nous désirons nous lancer dans une entreprise de plus grande envergure, il nous faut avoir la certitude que – dans ce cas aussi – D.ieu fixera notre bénéfice.

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Dans le désert - Paracha Bamidbar Deux montagnes occupent une place prééminente dans l’histoire juive: le Mont Sinaï sur lequel nous reçûmes la Torah et le Mont Moriah, également connu sous le nom de Mont du Temple, qui représente le lieu ultime du service humain du Créateur. Le premier s’élève dans un désert nu, quant au second, il est au coeur de Jérusalem. Nos Sages expliquent que la Torah fut donnée dans le désert pour mettre l’accent sur le fait qu’elle est accessible à tous. Le monde civilisé se divise en “zones” ayant chacune des niveaux d’exclusivité particuliers: les passages publics, des zones réservées à certains groupes spécifiques (citoyens du pays, membres du club etc.), des maisons privées. Il y a les villes ouvertes, les villes fortes, les capitales. Le Mont du temple représente l’apothéose d’une telle hiérarchie de l’espace: nos Sages comptent dix “cercles” géographiques, chacun comprenant un domaine de sainteté ou de restriction plus grandes, depuis les bords de la Terre Sainte jusqu’à la pièce la plus intérieure, le Saint des Saints. Cela exprime l’idée que le chemin menant de l’homme vers D.ieu consiste en de nombreux niveaux par lesquels une personne doit passer avant de pouvoir continuer.

Rabbi Yichmaël est de l’opinion qu’ils furent communiqués à Moché dans le Michkan, le sanctuaire portable que le Peuple Juif érigeait à chacune de ses 42 étapes dans le désert. Rabbi Akiva n’est pas d’accord, soutenant que “les principes généraux et tous les détails de toutes les lois furent enseignés au Sinaï”. Le Michkan était le précurseur du Temple. Il constituait l’épicentre du camp israélite, le plus intérieur d’une série de périmètres qui marquaient successivement des domaines plus saints comme le serait le Temple sur le Mont Moriah. Le Michkan (consistant en un “Saint des Saints, un sanctuaire moins limité d’accès et une cour extérieure) était entouré par le camp des Léviim, qui était à son tour encerclé par les campements des douze tribus d’Israël. En d’autres termes, le camp israélite avec le Sanctuaire en son coeur représente la “civilisation” du désert dans un espace structuré, divisé en zones, elles-mêmes catégorisées par leur fonction, leur sainteté et leurs limites. A la lumière de ce qui précède, nous pouvons comprendre le sens plus profond de la dissension entre Rabbi Yichmaël et Rabbi Akiva.

Le Mont Sinaï, par ailleurs, qui s’élève dans le désert représente un sommet accessible à tous: la Torah est offerte à tout un chacun, tout comme le désert n’a ni propriétaire ni zone privée. Cela est également évoqué par le fait que la Paracha Bamidbar (“dans le désert”) est toujours lue avant la fête de Chavouot qui marque le jour où nous reçûmes la Torah, mettant à nouveau l’accent sur le fait qu’elle est aussi “accessible que le désert, à tous les habitants de la terre”. Une autre leçon que nous offre le désert sans limite est que la véritable maîtrise de la Torah requiert le Messirat Néfèch, un engagement et un sacrifice sans équivoque. Dans chaque domaine, il existe des frontières qui indiquent jusqu’où l’on peut aller. Le Messirat Néfèch signifie que l’on ne reconnaît pas de frontières à ses capacités, ou d’obstacles qu’on l’on n’est pas “censé” surmonter. Selon les mots du Midrach, “celui qui ne s’abandonne pas comme s’il était un désert, ne peut acquérir la Torah”. Le camp La Torah fut donnée dans le désert. Mais où exactement dans le désert ? Le Talmud cite deux versions de la manière et du lieu où survint la transmission de la sagesse divine à l’homme. Toutes deux tombent d’accord pour dire que “les principes généraux” de la Torah furent révélés au Mont Sinaï (sous la forme des Dix Commandements et de la communication à Moché pendant les 40 jours qu’il passa sur la montagne). En ce qui concerne les détails de la Torah,

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Alors que tous deux sont d’accord sur le fait que la Torah fut donnée dans le désert, c’est-à dire qu’elle est ouverte à tous et qu’elle doit être abordée dans un esprit de Messirat Néfèch, Rabbi Yichmaël le voit comme la qualité élémentaire “générale” de la Torah qui doit être suivie d’une étude structurée de ses détails Pour lui, le Messirat Néfèch doit exister dans l’arrière plan mais la véritable poursuite de la Torah doit être “civilisée” et balisée par les mêmes lois et frontières que celles qui s’appliquent à chaque entreprise sainte. Néanmoins, Rabbi Akiva soutient qu’à la fois “les principes généraux et les détails de toutes les lois furent prononcés au Sinaï”, que l’universalisme de la Torah imprègne tous ses domaines et que l’abandon de soi à son étude doit être total et tout embraser. La Torah, pour Rabbi Akiva, est toute désert: un terrain ouvert de Messirat Néfèch sans aucune restriction. Le parfait et le passionné Ces deux perspectives de la Torah trouvent leur reflet dans la vie de chacun des protagonistes. Rabbi Yichmaël fut un érudit durant toute sa vie et un Cohen Gadol (Grand Prêtre). Rabbi Akiva était le descendant de convertis au Judaïsme et jusqu’à sa quarantième année,

un berger ignorant qui, selon ses propres dires, éprouvait une haine immense à l’égard des érudits en Torah. Ainsi Rabbi Yichmaël et Rabbi Akiva représentent-ils les chemins respectifs du Tsadiq, le juste parfait qui suit le programme de toute sa vie pour développer le bien en lui et dans le monde, et du Baal Téchouva, qui se projette des profondeurs de l’iniquité jusqu’aux hauteurs de ses accomplissements. La route du Tsadiq est ordonnée et sans surprise; pas à pas, il monte les marches de la Torah pour accroître sa connaissance de D.ieu et son union avec Lui. La vie du Baal Téchouva implique des chutes brutales et des montées météoriques. Le Tsadiq intériorise son Messirat Néfèch et construit par-dessus une civilisation sainte; le Baal Téchouva l’agite pour parvenir à une vie pleine d’enthousiasme. Ces deux approches à la Torah doivent être adaptées et adoptées, combinant la perfection ordonnée de Rabbi Yichmaël à la force et la passion de Rabbi Akiva. Adapté d’un discours du Rabbi de Loubavitch (la Sidra de la Semaine - Rav S. Azimov)

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Icha Sotta - Paracha Nasso La Parachat Nasso discute de la loi de la Sotta : lorsqu’un époux avertit sa femme de ne pas s’isoler avec un certain homme et qu’elle ne tient pas compte de ses propos, alors, même si elle n’a pas commis de faute avec cet homme, le fait même qu’elle se soit isolée avec lui, lui confère le statut de Sotta : une “ femme qui s’est éloignée du chemin de la pudeur ”. La relation entre un mari et sa femme est, dans ce monde, analogue à la relation qui unit le Tout-Puissant et le Peuple Juif, qui sont considérés comme “mari et femme”. Ainsi toutes les lois de la Sotta s’appliquent-elles à la relation entre D.ieu et le Peuple Juif. L’ “avertissement” de D.ieu au Peuple Juif se lit dans le commandement: “tu n’auras pas d’autres D.ieu devant Moi”. Ces mots sont similaires au commandement “ne te cache pas avec un autre homme”. Mais comment D.ieu peut-Il avertir une personne de ne pas se cacher alors qu’Il est omniprésent: “il n’existe aucun endroit vide de Lui” ? Où qu’un homme se cache, il est toujours perceptible à D.ieu. Comme le dit le verset: “Si l’homme se cache dans un endroit secret, ne le verrai -Je pas ?” Comment donc le Peuple Juif pourrait-il se cacher de D.ieu ? Nous trouvons qu’à propos d’un individu prétentieux D.ieu dit: “Lui et Moi ne pouvons résider ensemble”. L’orgueil contredit la Divinité, et D.ieu, si l’on peut s’exprimer ainsi, ne se retrouve pas en un individu orgueilleux et donc ne le voit pas. C’est ainsi qu’un homme orgueilleux est capable de se “cacher” de D.ieu.

exemple où la “dissimulation” n’existe qu’à cause de l’avertissement du mari. Par exemple, le mari pourrait demander à sa femme de ne pas se cacher avec son père ou avec cent hommes ! Dans de telles circonstances, sans les paroles du mari, le fait de se cacher n’aurait aucune base. C’est pourquoi, lorsqu’il enlève son objection, le fait de se dissimuler devient vide et nul. Il en va de même en ce qui concerne D.ieu et le Peuple Juif. Puisqu’il n’existe aucun endroit où D.ieu ne soit présent, il s’ensuit qu’on ne peut jamais trouver un cas de réelle dissimulation. Le fait de “se cacher” ne vient que du fait que D.ieu trouve l’orgueil détestable. Puisque la dissimulation émane de Lui, il s’ensuit qu’Il peut donc annuler son avertissement même après l’acte lui même. Mais cela n’est vrai que tant que le parchemin n’a pas été effacé, c’est-à dire, tant que la personne fait toujours un avec le rouleau de la Torah. Si néanmoins lui et la Torah sont devenus entièrement étrangers, l’individu est régi par les lois de la Sotta et doit apporter une offrande d’orge, nourriture habituellement réservée aux animaux. Dans un sens spirituel, cela signifie que le pécheur doit raffiner ses traits animaux et tout particulièrement ceux qui le mènent à l’arrogance. Il atteindra alors l’humilité, la qualité qui lui permettra à nouveau de résider avec D.ieu.

La Guémara enseigne que, même après que l’époux ait averti sa femme de ne pas se cacher avec un certain individu, il peut encore se rétracter et c’est alors comme si l’avertissement n’avait jamais été émis. La Guémara conclut que cela ne s’applique que si l’avertissement est suspendu avant que la femme ne se soit cachée. Une fois qu’elle s’est isolée avec cet homme, le mari ne peut revenir sur son avertissement. La raison en est la suivante : tant que la femme ne s’est pas dissimulée, la seule chose qui existe est l’avertissement du mari. Puisqu’une personne est maîtresse de ses avertissements, elle est capable de se rétracter à volonté. Mais une fois que la femme s’est cachée, quelque chose a transpiré qui ne dépend plus du mari. Il ne peut donc reprendre ses paroles. Toutefois, dans le Talmud de Jérusalem, nous lisons que tant qu’un parchemin spécialement écrit pour la femme Sotta n’a pas été effacé, le mari peut toujours revenir sur son interdiction, même si son épouse s’est cachée. Devons-nous en conclure qu’il y a un désaccord entre le Talmud de Babylone et le Talmud de Jérusalem? Le Gaon de Ragatchov explique qu’il n’y a là aucun sujet de désaccord. Car le Talmud de Jérusalem parle d’un

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L’anatomie d’une flamme - Béaaloté’ha Bien qu’elle n’occupe que trois versets du début de notre Paracha, la Mitsva de l’allumage de la Menorah donne à toute la Paracha son nom: Behaaloté’ha (“quand tu feras monter la lumière”). Comme cela est détaillé dans les sources de nos Sages, les lumières de la Menorah représentent les âmes d’Israël. Le fondement de l’équation Menorah/peuple, lampe/âme est la déclaration du Roi Chlomo dans le Livre des Proverbes: “une lampe de D.ieu, l’âme de l’homme”. Le fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, s’étend sur cette métaphore, retrouvant dans les constituants de la lampe matérielle une anatomie détaillée de l’âme humaine. Ce qui suit est basé sur l’analyse de Rabbi Chnéour Zalman et les discours que firent par la suite les Rebbéim ‘Habad. La flamme: des aspirations paradoxales La flamme s’étire vers le haut comme pour se libérer de la mèche et se perdre dans la grande dépense d’énergie qui ceint les cieux. Mais même quand elle s’étire vers le ciel, elle revient aussitôt, resserrant son attache à la mèche et buvant avec soif l’huile de la lampe, une huile qui maintient son existence continue de flamme individuelle. Et c’est la tension entre ces énergies conflictuelles, ce vacillement entre vouloir se dissoudre et être à nouveau qui produit la lumière. L’âme, également, aspire à la transcendance, aspire à s’arracher aux attaches de la matérialité et à parvenir à une réunion qui annule son existence propre avec son Créateur et sa Source. Néanmoins, simultanément, elle est également conduite par une volonté d’être, une volonté de mener une vie physique et d’imprimer sa marque dans le monde matériel. Dans la “lampe de D.ieu” qu’est l’homme, ces tendances contraires convergent en une flamme qui illumine son environnement d’une lumière divine. Les ingrédients Comment une flamme est-elle créée et maintenue ? Par l’intermédiaire d’une lampe, consistant en de l’huile, une mèche et un ustensile les contenant, de sorte que l’huile se transforme par l’intermédiaire de la mèche en une flamme qui brûle. L’huile et la mèche sont toutes deux des substances combustibles. Mais aucune ne peut produire de la lumière par elle-même avec l’efficacité et la stabilité de la lampe. La mèche, si elle est allumée, ne brille que brièvePage 40

ment et meurt, entièrement consumée. Quant à l’huile, il serait extrêmement difficile de l’allumer. Mais quand une mèche et de l’huile sont jointes dans la lampe, elles produisent une lumière contrôlée et stable. L’âme de l’homme est une lampe de D.ieu dont le but dans la vie est d’illuminer le monde avec une lumière divine. D.ieu nous a fourni l’élément qui produit Sa lumière: la Torah et Ses commandements (Mitsvot) qui incorporent Sa Sagesse, Sa Volonté et apportent Sa Vérité lumineuse. L’huile divine requiert une “mèche”, un corps physique, pour canaliser sa substance et la transformer en une flamme lumineuse. La Torah est la sagesse divine; mais pour que la sagesse divine soit manifeste dans notre monde, il faut que des esprits physiques l’étudient et la comprennent, que des bouches physiques en débattent et l’enseignent, et que des media concrets la publient et la disséminent. Les Mitsvot représentent la volonté divine; mais pour que la volonté divine soit manifeste dans notre monde, il faut de réelles mains pour la concrétiser et des objets matériels (des peaux animales pour les Tefilines, de la laine pour les Tsitsit, de l’argent pour la charité) par l’intermédiaire desquels elle se concrétise. Pour réaliser son rôle comme “lampe de D.ieu”, une vie humaine doit être une lampe qui combine une existence physique (la “mèche”) avec des idées divines et des actes de la Torah (l’ “huile”). Quand la mèche saturée d’huile nourrit régulièrement ses aspirations spirituelles, la flamme qui en résulte est à la fois lumineuse et stable, préservant la productivité de la mèche et illuminant le coin du monde dans lequel elle a été placée. Des nuances de lumière La flamme elle-même est multicolore ce qui fait allusion aux nombreux niveaux auxquels l’homme se lie au Créateur dans son observance des Mistvot. D’une manière générale, il y a les régions inférieures et plus sombres de la flamme qui touchent la mèche et les parties supérieures et plus claires. La partie plus sombre de la flamme représente ces aspects du service d’une personne, colorées par leur association avec l’élément physique de la “mèche”, c’est-à -dire les Mistvot motivées par l’intérêt de soi-même. La partie la plus haute et la plus pure de la flamme représente les moments de l’être humain où il se dépasse lui -même, agit, comme le dit Rambam “pour aucune raison dans le monde: ni par peur du mal ou par désir de parvenir au bien; mais plutôt, il accomplit la vérité parce qu’il sait que c’est la vérité”.

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Se rapprocher et revenir Aussi la “mèche” est-elle à la fois un geôlier et un libérateur pour la flamme. Elle retient l’âme dans sa spécificité par rapport au Tout Divin et dans son appartenance au Créateur. Et pourtant, ce sont cette spécificité et cette appartenance, cette incarnation dans la vie matérielle qui nous permettent de nous lier à D.ieu de la façon la plus profonde et la plus significative, en accomplissant Sa volonté. Ainsi lorsque le commandement divin, le corps physique et la vie humaine se réunissent comme l’huile, la mèche et la lampe, le résultat en est la flamme: une relation avec D.ieu caractérisée par deux aspirations contraires: un élan pour se rapprocher associé à un engagement à revenir. La matérialité de la vie évoque dans l’âme un désir de s’en libérer et de fusionner dans le divin. Mais plus l’âme se rapproche de D.ieu, plus elle reconnaît qu’elle ne peut accomplir Sa volonté qu’en étant un être distinct et matériel. Ainsi, alors que la corporalité de la mèche pousse la flamme dans un désir de s’élever, la volonté divine implicite dans l’huile soutient son engagement à l’existence et la vie.

Chaque Mitsva est de l’huile pour l’âme: avec chaque acte qui constitue l’accomplissement de la volonté divine, nos vies deviennent des lampes qui brillent, allumées de flammes qui vacillent du ciel vers la terre et à nouveau dans le sens inverse, et illuminent le monde par ce processus. C’est là que réside la spécificité de la Mitsva de l’allumage des lampes de la Menorah dans le Temple. Chaque Mitsva génère de la lumière, que cela implique de donner une pièce à la charité, d’attacher les Téfilines sur notre bras et sur notre front, ou de manger de la Matsah à Pessa’h. Mais cette Mitsva (et les Mitsvot qui lui sont liées : l’allumage des lumières de Chabbat et de ‘Hanouka) ne font pas que de nous transformer en lampes métaphoriques, elles assument également la forme réelle d’une lampe matérielle, d’une huile matérielle, d’une mèche matérielle et d’une flamme matérielle qui produisent une vraie lumière, tangible. Adapté d’un discours du Rabbi de Loubavitch (la Sidra de la Semaine - Rav S. Azimov)

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La liberté du choix - Chela’h Le’ha Qui prit l’initiative d’envoyer les explorateurs ? Si l’on observe la manière dont l’histoire est relatée dans la Paracha de Bamidbar, ce fut un commandement divin: Et D.ieu parla à Moché en ces termes: “Envoie pour toi des hommes pour espionner la terre de Canaan que Je vais donner aux Enfants d’Israël... Un homme, un homme par tribu tu enverras, chacun d’eux un prince…” (Bamidbar 13 :1-2). Mais lorsque Moché relate ces événements, quarante années plus tard, il dit au peuple d’Israël : “Et vous vous êtes approchés de moi et avez dit: “Laisse -nous envoyer des hommes devant nous, pour qu’ils observent le pays et reviennent avec des rapports concernant le chemin par lequel nous monterons et les villes dans lesquelles nous pénétrerons ”. Et la chose a paru adéquate à mes yeux et j’ai pris douze hommes parmi vous, un homme par tribu…” (Devarim 1 :22-23). Les commentateurs réconcilient ces deux récits de l’envoi des explorateurs en expliquant que l’initiative vint bien du Peuple d’Israël. “Moché consulta alors D.ieu, Qui lui dit: “envoie pour toi des hommes…” impliquant par là: envoie-les selon ce que te dictera ta compréhension. Je ne te dis pas quoi faire. Fais comme ce qui te semblera adéquat” (Rachi). Aussi la mission des explorateurs, bien qu’elle eût reçu le consentement divin, était-elle une entreprise humaine, née du désir du peuple et menée à bien parce que “la chose avait paru adéquate” aux yeux de Moché. Le résultat fut un tragique sursaut dans le cours de l’histoire juive. Les espions ramenèrent un rapport des plus démoralisants, ce qui eut pour conséquence que le Peuple perdit foi en la promesse de D.ieu de lui donner la terre d’Israël en héritage éternel. La génération entière fut alors jugée ne méritant pas d’hériter la terre et il fut décrété qu’elle finirait sa vie dans le désert. Ce n’est que quarante ans plus tard que le successeur de Moché, Yehochoua, conduisit une nouvelle génération, à travers la rivière du Jourdain, à la Terre promise. (Yehochoua et Calev furent les deux seuls explorateurs qui parlèrent positivement de la conquête de la terre et les deux seuls membres de cette génération à y entrer.) Jusqu’à cette période, D.ieu avait donné des directives spécifiques à Moché et au Peuple d’Israël, virtuellement à chaque pas de leur cheminement. Le cas des explorateurs est le premier exemple dans lequel D.ieu dit: “Je ne vous dis pas quoi faire, faites comme bon vous semble”. Cela n’aurait-il pas dû éveiller, dans l’esprit de Moché, une lueur d’inquiétude ? En fait, c’est ce qui se passa. Nos Sages rapportent que Moché envoya Yehochoua avec la bénédiction: “Que D.ieu te délivre de la conspiration des explorateurs” (Rachi, Bamidbar13: 16). Mais dans ce cas, pour-

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quoi les envoya-t-il ? Et si, quelle qu’en soit la raison, il jugeait nécessaire de les envoyer, pourquoi ne les bénit -il pas tous comme Yehochoua? Le libre-arbitre Un élément fondamental de notre mission dans la vie est celui du choix. Si D.ieu avait créé l’homme comme une créature qui ne peut faire le mal, alors Il aurait pu également créer, en premier lieu, un monde parfait, ou pas de monde du tout. Le propos du désir de D.ieu dans la Création est qu’il existe un monde imparfait et que nous choisissions de le parfaire. C’est précisément cette possibilité de l’erreur de notre part qui donne une signification à nos accomplissements. Jusqu’à l’épisode des explorateurs, D.ieu avait donné une ligne de conduite sans équivoque pour chacun des problèmes auquel les Juifs étaient confrontés dans leur vie. Ils avaient la possibilité de désobéir, cependant cela aurait été contraire à leurs instincts les plus profonds. Un second niveau de choix fut introduit par la réponse de D.ieu à Moché à propos des Explorateurs. Quand Moché entendit D.ieu dire: “fais comme bon te semble”, il comprit que D.ieu ouvrait une nouvelle, plus profonde et plus vraie encore, dimension de choix dans la vie de l’homme. En créant un domaine dans lequel Lui, le Créateur et Maître absolu du monde déclarait: “Je ne te dis pas quoi faire”, D.ieu impartissait une signification encore plus grande aux actions humaines. Là et seulement là, réside le véritable choix; là et seulement là n’y a-t-il rien pour nous diriger dans quelque direction que ce soit. Quand nous pénétrons cette arène, nous encourrons des risques plus grands: la possibilité de se tromper est plus réelle et les conséquences de nos erreurs plus dévastatrices. Mais lorsque nous réussissons à découvrir, sans instruction et sans aide d’En-Haut, la manière la plus efficace pour pénétrer la Terre Sainte et actualiser la Volonté Divine, notre action prend infiniment plus de valeur et de sens. Le moi de Yehochoua C’est la raison pour laquelle Moché détacha des explorateurs bien qu’il fût pleinement conscient des risques de leur mission, sans même une bénédiction pour qu’ils soient gardés des pièges des actions humaines. S’il les avait bénis, s’il leur avait donné une part de sa propre force spirituelle pour réussir leur mission, il aurait miné l’occasion unique que D.ieu avait accordée en consentant à ce que cette mission soit menée selon leur propre compréhension. Le but était qu’à la fois Moché (en décidant ou non de les envoyer) et les explorateurs (en exécutant leur mission) soient entièrement indépendants, guidés uniquement par leurs propres compréhension et humanité. Le seul qui reçut la bénédiction de Moché fut Yeho-

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choua qui était “le serviteur fidèle… ne quittant jamais la tente (de Moché)” (Chemot :33,11). Pour Moché, bénir Yehochoua ne signifiait donc pas le doter d’une force qui lui était étrangère. Le moi entier de Yehochoua était Moché. Armé de la bénédiction de Moché, Yehochoua restait totalement et pleinement indépendant, c’étaient là son essence et son moi, plutôt que quelque chose qui lui était imposé de l’extérieur. Tel était Yehochoua, celui qui avait totalement négocié l’arène du véritable et libre choix, celui qui conduisit le peuple d’Israël dans la terre de Canaan. Car la conquête

de Canaan et sa transformation en une “Terre Sainte” représente notre entrée dans un lieu où ne sont pas dispensées de directives divines claires pour nous permettre de distinguer le bien du mal, et où c’est en toute indépendance que nous devons découvrir comment sanctifier cet environnement pour en faire une demeure pour D.ieu.

Adapté d’un discours du Rabbi de Loubavitch (la Sidra de la Semaine - Rav S. Azimov)

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Trois miracles naturels - Paracha Kora’h Notre Paracha relate l’histoire du bâton d’Aharon qui fleurit. Kora’h et sa faction rebelle avaient contesté le droit d’Aharon au grand Sacerdoce, Kehounah Guedolah. Afin de réitérer Son choix d’Aharon pour Le servir dans le Sanctuaire comme représentant de la nation juive, D.ieu instruisit Moché : “Prends… un bâton de chacun des chefs (de tribus)… Chacun inscrira son nom sur le bâton… Inscris le nom d’Aharon sur le bâton de la tribu de Lévi… et le bâton de l’homme que je choisirai fleurira…”. Moché plaça chaque bâton devant l’Eternel dans le Sanctuaire… Le jour suivant… voici que le bâton d’Aharon avait fleuri: il avait bourgeonné, produit des fruits et portait des amandes mûres (Nombres 17 :16- 24). Dans un discours prononcé, Chabbat Kora’h en 1991, le Rabbi cite l’épisode qui précède comme un exemple classique de ce qu’il appelle un “miracle naturel”. D.ieu ne se contenta pas de faire apparaître des amandes sur le bâton d’Aharon. Il simula plutôt le bourgeonnement, la floraison, l’émergence et le mûrissement du fruit, comme le relatent les versets cités ci-dessus, signe que ces trois étapes étaient apparentes sur le bâton d’Aharon. Tout en défiant les lois de la nature et ses restrictions, le bâton se conforma néanmoins aux phases de développement par lesquelles passe la nature. Il transcendait la nature mais dans les termes propres de la nature. En d’autres termes, il existe deux types de miracles : a) un miracle “d’affrontement”, qui s’empare des normes naturelles et les transforme, créant une réalité complètement contraire aux lois de la nature. b) un miracle naturel qui, bien que paraissant moins “impossible” selon les standards normaux, et non moins évidemment le résultat d’une intervention divine, emploie des phénomènes et des processus naturels pour arriver à sa manifestation. Pour comprendre la différence entre ces deux types de miracles, nous devons tout d’abord examiner le but des miracles en général. Le mot hébreu pour miracles, Ness, signifie “élevé” et “éthéré”. La régularité et la prédictibilité de la nature créée ce que l’on appelle ses lois: “c’est la matière dont cela se passe, dit l’ordre naturel, et vous ne pouvez que vous conformer à cette réalité définie et limitée”. Toutefois, la vérité est toute différente: l’homme et son monde ont été imprégnés par leur Créateur du potentiel de grandir et d’élever leur existence, d’aller au-delà de ce qui est dicté par les mots: “les choses sont ce qu’elles sont”. Un miracle, que dispense ouvertement la puissance divine, élève ceux qui l’expérimentent, leur permettant de voir à travers la façade de la nature et les inspirant à transcender les limitations perçues de leur propre nature et les normes acceptées par leur société. A première vue, il peut paraître que le besoin du miracle Page 44

naturel d’utiliser le processus naturel en fait un moins grand miracle. En réalité, un miracle qui agit à travers la nature a une force d’élévation (et donc est plus “miraculeux”) qu’un miracle qui la domine. Un changement soudain, bouleversant n’a pas transformé la nature, il l’a simplement dépassée; mais lorsqu’un miracle est intégré dans les oeuvres de la nature, la nature ellemême s’en trouve élevée. Un miracle surnaturel libère la personne qui le vit de l’ordre naturel; un miracle naturel libère la substance même de l’ordre naturel. Le jour où le soleil s’arrêta La Paracha de Kora’h est habituellement lue la première semaine du mois de Tamouz. Le Chabbat où le Rabbi parla du miracle du bâton d’Aharon était le 3 Tamouz, et le Rabbi trouva deux autres exemples historiques, tous deux s’étant produits à cette date. Le 3 Tamouz de l’année 2488 après la Création, (1273 avant l’ère vulgaire), Yehochoua conduisait le Peuple Juif dans l’une des batailles de conquête de la Terre d’Israël. La victoire était imminente mais la nuit était sur le point de tomber. “Soleil, proclama Yehochoua, arrêtetoi à Givon; lune, à la vallée Ayalon” (Yehochoua 10 :12). Les luminaires célestes acquiescèrent, interrompant leur progression à travers le ciel jusqu’à ce que les armées aient remporté la victoire. Nos Sages ont déclaré: “D.ieu n’accomplit pas un miracle en vain”. Quelle fut donc la raison des miracles accomplis sous l’ordre de Yehochoua ? N’aurait-il pas suffi d’accomplir un miracle plus limité, comme par exemple illuminer le champ de bataille de Givon par d’autres moyens surnaturels ? Mais un miracle impliquant la production d’une lumière “artificielle” aurait signifié que les lois de la nature étaient transcendées, dépassées mais non transformées. Pour inspirer le Peuple d’Israël à ne pas simplement transcender leur être naturel mais aussi à le transformer et le sublimer, D.ieu insista pour que la lumière miraculeuse qui leur fut donnée soit la lumière naturelle du soleil, même si cela impliquait créer un nouvel ordre dans les cieux. Un miracle en différentes étapes. Le second miracle associé au 3 Tamouz eut lieu en 5687 (1927), le jour où le précédent Rabbi, Rabbi Yossef Its’hak Schnneersohn (1880-1950) fut libéré de la prison de Spalermo à Leningrad (aujourd’hui Pétersbourg). Rabbi Yossef Its’hak avait été arrêté par des agents de la Guépéou (la police secrète soviétique, précurseur du KGB) et par la Yevsektsia (“section juive” du parti communiste) pour ses efforts menés pour soutenir et promouvoir la vie juive sous le régime communiste. Il fut condamné à mort, mais la pression internationale obligea le régime soviétique à commuer cette sentence en une condamnation de dix ans de travaux forcés en Sibérie,

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puis en un exil de trois ans à Kostrama, une ville de la Russie profonde. Le 3 Tamouz, il fut libéré de prison et envoyé en exil.

La transformation miraculeuse qui est en cours dans ce pays est la suite du miracle auquel nous avons assisté le 3 Tammouz, en 1927.

Neuf jours plus tard, le 12 Tamouz, allait survenir une nouvelle phase dans la libération du Rabbi précédent, un ordre lui permettant de retourner chez lui à Leningrad. Plusieurs mois plus tard, il fut autorisé à quitter le pays. De l’extérieur des frontières de la Russie, le Rabbi continua à diriger son réseau d’émissaires et d’activistes secrets qui fournirent et continuent à fournir jusqu’à ce jour (au grand jour, aujourd’hui) le support spirituel et matériel aux Juifs éparpillés dans l’ensemble de ce qui fut l’Empire soviétique.

tout puissant de déraciner le Judaïsme en Union Soviétique et y et persévérer, suggérer que l’étranglement par le communisme de millions d’âmes juives se desserrerait, en d’autres termes, prédire 1991 en 1927 aurait été semblable à arrêter le soleil dans sa course. Et en même temps, pourtant, c’était un “miracle naturel”, comme cela est accentué par le fait que : a) la libération du Rabbi avait nécessité l’accord de ceuxlà mêmes qui l’avaient arrêté et condamné (un changement de l’intérieur, comme les récents événements dans ce pays) ; et b) la victoire ne fut pas immédiate et complète mais se produisit par étapes et continua de la sorte pendant de nombreuses années.

Dans une lettre écrite lors du premier anniversaire de sa libération, Rabbi Yossef Its’hak déclare ;

“Ce n’est pas seulement ma personne que D.ieu a libéré en ce jour… mais aussi tous ceux qui portent le nom d’Israël”. Rabbi Yossef Its’hak s’était engagé contre le parti communiste tout puissant et l’avait emporté dans ce véritable combat. Ceux qui cherchaient à détruire la vie juive en Union Soviétique étaient obligés de reconnaître qu’ils n’avaient aucun droit d’empêcher un Juif de pratiquer sa foi. Maintenant, conclut le Rabbi dans son discours de 1991, après plus de dix décades nous avons eu le privilège d’assister à encore une autre réalisation de la victoire du Rabbi et du Judaïsme russe.

Le 3 Tamouz fut le jour où une nouvelle réalité supplanta l’ancienne. Et pourtant cette nouvelle réalité vit le jour par des moyens tout à fait conventionnels, de la manière graduelle et progressive qui sont les marques d’un développement naturel. Des exemples spirituels et moindres C’est la leçon du 3 Tamouz: ne pas être intimidé par les limites des formes naturelles, mais également ne pas les désavouer. Travailler, au contraire avec elles, pour les élargir et les étendre. Plutôt que de chercher à nous libérer des conditions naturelles, nous devons rechercher à libérer et élever la nature de la nature ellemême. Adapté d’un discours du Rabbi de Loubavitch (la Sidra de la Semaine - Rav S. Azimov)

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SEGOULOT La veille de Chavouot: Ségoula pour avoir un enfant Rav Haïm Palagi a enseigné au nom de son père dans son ouvrage « Mo’èd le Kol ‘Haï » la Ségoula suivante : « La veille de Chavouot, prenez 91 pièces et ajoutez-y 13 autres afin de parvenir à la somme de 104 (deux fois la valeur numérique du mot « Ben » qui signifie fils). Donnez cette somme à la Tsédaka afin d’aider les indigents et les érudits dans le besoin. Vous serez gratifiés par la naissance d’un enfant et vous hâterez la rédemption finale. » Cette ségoula, enseignée par Rav Palagi, a permis à de nombreux Juifs d’avoir une descendance. Voici quelques témoignages aussi étonnants qu’émouvants parvenus au Vaad Harabanim (association pour aider les nécessiteux). « Nous tenons absolument à témoigner car notre histoire est tout simplement extraordinaire. Ma femme et moi-même étions mariés depuis presque 15 ans et nous n’avions pas encore le mérite d’avoir des enfants. L’année dernière, juste après Pessa’h, je suis allé prier sur les kivré tsadikim afin de demander de tout mon cœur d’avoir une descendance. Ma femme m’a parlé de la ségoula de Rav Haïm Palagi dont elle avait pris connaissance dans un prospectus de votre association. La veille de Chavouot, je l’ai faite trois fois et 9 mois plus tard, nous avons eu des triplés ! Nous serons toujours reconnaissants pour tout le bien que vous dispensez autour de vous. » « J’ai 13 ans et ma sœur aîné en a bientôt 31. Elle n’avait pas encore d’enfant et elle en était très triste. J’ai décidé de réunir l’argent pour réaliser la ségoula de Rav Palagi. Cela m’a pris des mois car je fais du baby sitting et je n’ai pas beaucoup d’argent. Après avoir économisé la somme nécessaire, je l’ai envoyée au Vaad Harabanim, une semaine avant Chavouot. Grâce à D.ieu, ma sœur a aujourd’hui un fils qu’elle a appelé Haïm. Merci et à bientôt. » « Grâce à la Tsédaka, nous sommes des parents comblés : nous avions eu une petite fille au début de notre mariage. Mais après plusieurs années, malheureusement, nous pensions que cette petite fille resterait enfant unique. Des amis nous ont parlé de la ségoula de Rav Haïm Palagi et nous avons tenu à la faire avec hidour, en donnant la somme en dollars. Grâce à D.ieu, nous avons eu un fils la même année. Que tout le bien que vous faîte au peuple juif un mérite et une bénédiction. »

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INTRODUCTION DE RABBI NATHAN DE BRESLEV A LA LECTURE DES NOMS DES TSADIKIM La Torah représente le nom d’Akadoch Baroukh Hou et contient 600.000 lettres. Le peuple d’Israël également contient 600.000 âmes. Lorsqu’un juif, par son comportement et l’accomplissement des Mitsvoth, révèle le nom d’Hachem dans le monde, il devient son associé dans la création dont la Torah en est le schéma et donc acquiert la liberté en tant qu’associé d’intervenir dans son évolution en faisant des miracles… « Le Tsadik décrète et Hachem accomplit » En prononçant le nom du Tsadik qui révèle une phase du nom d’Hachem, c’est comme si on prononçait le nom révélé, c’est-à-dire Le Youd-Hé-Vav-Hé.(Likouté Halakhot).Cette prononciation réveille également le mérite du Tsadik qui est toujours actif dans le monde, même s’il n’est plus là physiquement. Les Tsadikims sont le maintien du monde, ils nous dévoilent les secrets de la Torah et la présence du Créateur en tous domaines, ils sont notre espoir et notre vitalité et nous nous maintenons avec leurs enseignemen ts, nuit et jour. En prononçant leurs noms, puissons-nous attirer la lumière de leur sainteté, apprendre, transmettre et accomplir leurs paroles. Que par leur mérite, soit reconstruite Jérusalem et que les Cohanim retournent à leur service, bien vite et de nos jours, Amen. UNE PRIERE EST A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS. ELLE SE TROUVE EN FIN DE PAGE. Lire quelques noms tous les jours est une grande protection, retrouvez tous les mois une page de nom de nos Tsadikim

SHEMOT HATSADIKIM Voici les noms des Enfants d’Israël mentionnés dans le Livre des Chroniques : Les fils de Zérah’ : Zimeri. Etane. Hémane. Khalkol. Dara. Les fils de Etane: ‘Hazarya, fils de H’ètsrone. Yérah’méèl. Rame. Kélouvi. ‘Haminadav. Nah’chone. Salma. Bo’haz. ‘Hovèd. Yichaye. Ses descendants : Elyav, Avinadav. Chima. Nétanèl. Radaye. Otsème. David, le Roi David. Et leurs soeurs, Tsérouya Avigayil. Avchaye. Yoav. Assaèl. ‘Hamacha. Yétèr Hayichmé’héli. Yéchèr. Chovav. Ardone. Ségouv. Yaïr. Achh’our Avi Tékoa. Yérah’méèl. Rame. Bouna. Orène. Otsème. Ah’iya. Ma’hatss. Yamine. ’Hékèr. Chamaye. Yada. Nadav. Avichour. Ah’bane. Molide. Sélède. Apayime. Yichi. Chéchane. Ah’laye. Yétèr. Yonatane. Pélète. Zaza. ‘Hataye. Natane. Zavade. Eflal. ‘Hovède. Yéhou. ‘Hazarya. H’alètss. Ellassa. Sismaye. Chaloum. Yékameya. Elichama. Mécha. Marécha, le père de H’èvrone. Korah’. Tapouah’. Rékème. Chama. Rah’ame, le père de Yarké’hame. Chamaye. Ma’hone. H’arane. Motsa. Gazèz. Yadaye. Réguème. Yotame. Guéchane. Pélète. ’Héfa. Cha’haf. Chévèr. Tirh’ana. Chéva, le père de Makhbéna et le père de Guiv’ha. ‘Hakhsa, la fille de Kalèv. Les fils de Kalèv, fils de H’our, l’aîné de Efrate : Choval. Salma. H’arèf. Les fils de David : Danièl, Chéfatya. Yitréame. Chima. Chovav. Natane. Et Chlomo. Yivh’ar. Elichama. Elifalète. Noga. Néfègue. Yafiya. Elichama. Elyada. Elifélète. Bate Chéva, mère du roi Chlomo. Les Rois de la Maison de David : Assa. Yéhochafate. Yéhoach. ‘Houziyahou. Yotame. Yéh’izkiyahou. Yochiyahou. Tsidkiyahou.

TEFILA A DIRE APRES LA LECTURE DES NOMS

Que le mérite de tous les Tsadikim que j’ai mentionné devant toi, Notre D’ et D’ de nos pères, les ‘Hassidim, Sages, Prophètes et Tsadikim, que par le mérite de leurs saints noms, de leur Torah et bonnes actions, Tu puisses avoir miséricorde envers nous dans Ta grande bonté, gratifie-nous de la lumière de leur sainteté, que nous puissions suivre leurs sentiers et marcher sur leurs pas. Que nous méritions maintenant grâce à leur grande force, revenir vers toi et aller dans les sentiers des justes devant toi. Inspire tous les Tsadikim, ceux dont j’ai prononcé le nom maintenant et ceux qui nous sont inconnus, afin qu’ils nous défendent et plaident pour nous devant le Trône de Ta Gloire, pour éveiller Ta compassion et nous prendre en pitié, pour nous ramener vers toi avec sincérité. Ote-nous ce coeur de pierre et donne-nous un coeur de chair, que nous puissions revenir vers toi ! Que nous puissions toujours aller sur le chemin des Tsadikim et que notre part soit avec eux dans le Monde Futur et le Gan Eden.

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Hors de l’ordinaire Pour entendre l’histoire de la bouche du protagoniste, tel. après 22.00 au :+972-50-4140370

Le paragraphe suivant est cité mot pour mot de la lettre de M. Yossef, le héros de notre histoire. Nous avons pensé qu’il ne fallait pas présenter cette histoire incroyable sans écrire le premier paragraphe : « Je fais partie des donateurs réguliers de Koupat Ha’ir en tant que caisse de tsédaka pour les pauvres. Je les aide même quelquefois à recueillir de l’argent dans certains quartiers, comme en témoignera mon ami … (un des responsables de Koupat Ha’ir). Mais d’un détail, j’ai ri à voix haute et sans me cacher : les yéchouot de Koupat Ha’ir ! Chaque bulletin qui paraissait me servait d’occasion de rire et de me moquer, comme peuvent le raconter tous mes amis. Jusqu’à ce qu’un jour, mon tour est arrivé… » Tout est prêt : les valises sont fermées et pesées, le bagage à main posé dessus, l’appartement rangé. Yossef et son épouse ont prévu de partir tôt le matin en direction d’Israël, en faisant une halte indispensable pour régler certaines affaires en Europe. Ils ont l’habitude de prendre l’avion, de passer les contrôles de frontières, de présenter leurs passeports. Cette fois aussi, ils ne s’attendent pas à rencontrer de problème. Tard le soir, un ami américain leur téléphone. « Vous partez en Europe, je crois ? Demain matin, c’est ça ? Cela tombe vraiment à pic parce que je dois absolument faire passer trois paquets à trois bons clients. Depuis hier, je suis préoccupé, c’est vraiment crucial pour moi. D’accord, répond Yossef, serviable comme d’habitude. Apporte-les ici et je les mettrai dans mes bagages. J’aime emporter des sacs pour rendre service aux gens. Si je prends l’avion de toute façon, que quelqu’un d’autre en profite aussi. Pourquoi pas ? » Il ne savait pas « pourquoi pas » mais très bientôt, il l’a su à ses dépens… Son ami apporte les paquets en question : trois boîtes de luxe renfermant un bon nombre de crèmes, de produits cosmétiques, et de parfums des plus grandes marques. « Notre branche a baissé ces derniers temps, lui dit son ami. Les gens n’ont pas d’argent et les produits de luxe comme les cosmétiques passent en deuxième ou troisième priorité. Malheureusement, c’est mon gagne-pain. Je ne peux pas me permettre de renoncer à ces trois clients. La roue tourne, tu sais, l’encourage Yossef en lui tapant sur l’épaule. Aujourd’hui la branche baisse, demain elle remontera. En tous cas, tes clients peuvent être tranquilles. Nous n’utilisons pas ces produits-là et nous n’y connaissons rien. Nous n’aurons même pas la curiosité d’y jeter un coup d’oeil. » Ils rient ensemble de sa plaisanterie et l’ami quitte les lieux, soulagé.

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Yossef introduit les trois boîtes dans ses valises et oublie complètement qu’il a déjà tout pesé. Avec sa précision habituelle, il avait fait en sorte que les valises aient juste le poids requis. « 300 dollars, Monsieur, demande l’employé du check-in. 300 dollars ? Pourquoi donc ? s’écrie Yossef. Il n’a jamais dépassé le poids limite. L’employé lui montre les chiffres sur la balance. Ce sont les boîtes de Moché ! s’exclame Yossef en se frappant le front. Je les ai oubliées… Bon, je n’ai pas le choix. Je vais les mettre dans mon bagage à main. » Il sort rapidement les trois boîtes, les enfouit dans son bagage à main et remet sa valise sur la balance. Le poids est exactement le poids limite, comme il l’avait prévu. Yossef et son épouse poursuivent leur chemin à travers les contrôles de sécurité. Yossef marche tranquillement, sans se rendre compte de ce qui l’attend bientôt. Sur les avions en partance des Etats-Unis, il est interdit d’emporter le moindre liquide. Pas le moindre liquide ! Il n’y a aucune exception à la règle, aucune pitié, aucune explication. Les officiers de contrôle ne laissent jamais emporter de liquides à bord. Yossef avance avec son bagage à main dans lequel se trouvent trois boîtes contenant des parfums et des crèmes fluides… « Ce passager doit être mis au pas » pense le technicien des rayons X en voyant le bagage à main de Yossef sur son écran. Il appelle l’inspectrice des frontières debout non loin de lui. « Son paquet m’a l’air suspect, très suspect » dit-il. Yossef se prend la tête dans les deux mains. Ah lala ! C’est trop tard maintenant ! La policière les amène vers un bureau sur le côté. Le sac problématique est posé avec méfiance sur le comptoir. Yossef et sa femme respirent à peine. Que vont-ils faire de ces trois paquets de prix à présent ? Doivent-ils manquer leur avion à cause de cela ? Doivent-ils les laisser ici ? Ils seront peut-être confisqués… Une boîte de fromage blanc est tirée la première du sac. « Vous ne savez pas qu’il est interdit de prendre des liquides ? demande sévèrement la policière. Ce fromage blanc est un liquide ? C’est à la limite ! Dans ces choseslà, on est très sévère ! Quelle histoire ! dit la dame affolée en yiddish à son mari. A ce rythme-là, ils vont nous confisquer les boîtes. Cela me fait mal au coeur, et c’est tellement gênant vis-à-vis de ton ami. Il faut faire quelque chose qui dépasse la nature… Essaie de faire un don à Koupat Ha’ir. » Yossef est prêt à tout faire pour se sortir de cette situation, même à faire un don à Koupat Ha’ir. Il promet sans tarder une belle somme à Koupat Ha’ir. Entretemps, la policière sort la première boîte et l’ouvre en veillant à ne pas abîmer le magnifique emballage. Elle en tire une bouteille de parfum qu’elle contemple avec un plaisir évident. Elle la pose délicatement sur le comptoir. Ensuite, elle dépose à côté une bouteille de shampoing de luxe, une boite de crème antirides, des tubes de préparations de soins de la peau aux étiquettes

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luxueuses. La boite n’est pas encore vide. Elle regarde à l’intérieur. « A qui c’est, tout cela ? demande-t-elle. A nous. Qu’avez-vous dans les deux autres boîtes ? La même chose. Elle les ouvre l’une après l’autre, regarde à l’intérieur, hoche la tête et les referme. Les cœurs des deux voyageurs battent à tout rompre. Ne touchez à rien pour l’instant. D’accord ? Hé ! Bill ! Surveille-les ! » Après avoir fait venir ce policier pour les surveiller, où va -t-elle à présent ? Chercher la police ? Les arrêter ? Que va-t-elle inventer ? Cinq minutes plus tard, elle revient en apportant un rouleau de papier adhésif portant l’insigne du service de contrôle de l’aéroport. Elle remet les objets à leur place les uns après les autres, referme les boîtes et les colle soigneusement avec le papier adhésif qu’elle tient en main. « De mon côté, c’est bon, dit-elle sans autre explication. Je vous les ai collées pour que personne ne vous arrête plus loin pour un contrôle supplémentaire. Si vous rencontrez un problème, montrez cette bande de papier et on vous laissera passer. » Elle se tourne et s’éloigne comme si rien ne s’était passé.

Que je vais empoisonner le pays ? » Ils sortent de son sac une bouteille de shampoing, un flacon de parfum et des boites de crèmes pour la peau. « C’est liquide, Madame, li-qui-de. Vous comprenez ? Il est interdit d’emporter cela dans l’avion ! » La vieille dame se met à crier et à se plaindre. Une foule s’attroupe autour d’elle. La policière prend un produit après l’autre et les jette à la poubelle. La vieille dame fait un scandale. Un policier demande le silence. Les gens attroupés tentent de la consoler. « A moi aussi, ils ont confisqué du parfum ! Ils m’ont pris aussi du shampoing et des crèmes. C’est comme ça. On ne peut rien faire ! Soyez contente que ce n’est que cela. Vous pourrez en racheter n’importe où. Ce n’est pas si grave. Vous en achèterez d’autres. Ils ne permettent pas d’amener ce genre de choses dans l’avion. Ils ne le permettent à personne, vous savez, à personne ! Ne pensez pas qu’ils ont quelque chose contre vous. Ils font cela à tout le monde. Seuls les médicaments et la nourriture de bébé passent ce contrôle, rien d’autre. Il faut se faire une raison. Ils sont comme ça ici, ils ne permettent même pas d’emporter du fromage blanc ! » Yossef et sa femme observent la scène sans en croire leurs yeux…

Yossef et son épouse reprennent leurs sacs, éberlués. C’est tout ? Sans explication, sans raison ? Elle les a simplement collées, un point c’est tout ? Alors qu’ils passent devant le contrôle, une vieille dame dépose son bagage pour le contrôle des rayons X. « Madame, qu’est-ce que c’est ? » La même policière alertée par le technicien élève la voix. « Vous savez, j’ai quatrevingts ans. Qu’est-ce que vous croyez ? Page 49

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GARDES TA LANGUE Le Lachone HaRa sur les créations de D.ieu

Un habitué du Lachone HaRa est considéré comme un renégat ! Quelle est la plus grande catastrophe ? Rabbenou Yona écrit que le malheur, c’est que quand on a fait une faute et qu’on l’a répétée, elle devient à nos yeux comme permise. Quelqu’un qui commet une faute en permanence de telle façon qu’elle lui est devenue « permise » est considéré comme s’il avait trahi l’intégralité de la Torah. Quelqu’un qui dit du Lachone HaRa une fois et une autre fois, et recommence encore et encore, a l’impression que c’est permis et finit par en dire sans aucun sentiment de culpabilité. Si une seule fois il avait mangé à Yom Kippour, comme ses instincts le poussent à le faire, il serait encore considéré comme un juif intègre. Et certains disent qu’il en va de même pour l’idolâtrie et la profanation du Chabbat devant témoins. Même s’il a fauté une seule fois, il n’a pas encore un statut de renégat. En revanche, s’il commet une faute régulièrement, il est considéré comme un renégat en ce qui concerne ce domaine particulier, ce qui le fait considérer comme un renégat envers toute la Torah ! Et c’est là toute la force de l’impureté ! Chaque parole de Lachone HaRa donne de la force à l’impureté. Et c’est une chose terrible !

Attache ta bouche, pour qu’elle ne faute pas ! L’auteur de Divrei ‘Haïm raconte qu’un jour, il y avait un ignorant de bonne foi qui ne connaissait absolument pas les halakhot de Chabat. Malgré tout, il craignait de transgresser le Chabat, c’est pourquoi à chaque fois qu’arrivait le vendredi, vers le soir il ordonnait à sa femme de l’attacher dans son lit pour qu’il ne puisse pas bouger du tout, ainsi il serait sûr de ne pas profaner le Chabat. Notre saint maître dit à ce propos : Certes, il ne profanait pas le Chabat, mais il transgressait la mitsva de oneg Chabat, d’avoir du plaisir du Chabat ! Car ce n’est certainement pas un plaisir d’avoir les pieds et les mains attachés au lit pendant toute la journée. Mais cela s’applique au Chabat, qui comporte une mitsva de oneg Chabat. Ce n’est pas le cas pour les conversations ordinaires. Celui qui ne connaît pas bien les halakhot de l’interdiction de dire du Lachone HaRa dans tous leurs détails et ne maîtrise pas parfaitement le livre ‘Hafets ‘Haïm, mieux vaut qu’il s’attache la bouche et se rende lui-même muet, sans rien dire absolument ! Page 50

Il est dit dans notre parachah : « Les gens qui avaient calomnié Erets Israël sont morts dans une épidémie devant Hachem » (14, 37). Dans le traité Sota, nos Sages ont expliqué que c’est parce que les explorateurs avaient dit du Lachone HaRa sur Erets Israël qu’ils ont été punis mesure pour mesure et sont morts d’une mort étrange. Leur langue s’est allongée jusqu’à leur nombril et des vers sont sortis de leur langue pour se promener jusqu’à leur nombril. Les Sages ont également dit au nom de Rabbi Elazar ben Parta : « Voyez combien est grande la force de celui qui dit du Lachone HaRa ! Nous l’apprenons des explorateurs. Et s’il en est ainsi de celui qui dit du mal des pierres et des arbres, à combien plus forte raison de celui qui dit du mal de son prochain ! On voit de là la gravité du châtiment du Lachone HaRa, au point que les explorateurs ont subi une mort affreuse et ont été retranchés du monde à venir, et qu’il a été décrété que tout le peuple d’Israël devrait errer dans le désert pendant quarante ans ! »

Mesure pour Mesure Kora’h s’est insurgé contre Moché, et à cause de lui, luimême et deux cent cinquante hommes, des chefs d’Israël, et même de jeunes bébés ont perdu la vie à cause de la faute de la discorde, qui est criminelle. Mais le facteur principal en est le Lachone HaRa. Kora’h a réussi à entraîner avec lui tous les chefs des communautés par le Lachone HaRa qu’il a prononcé jour et nuit sur Moché, qui d’après lui avait lui-même nommé ses proches à des postes honorifiques. Quiconque entendait ces paroles creuses acceptait le Lachone HaRa et se joignait à la discorde, qui a en fin de compte amené la mort d’un grand nombre. Kora’h a été puni mesure pour mesure, et parce qu’il avait ouvert la bouche pour dire du Lachone HaRa et de la calomnie, la terre a elle aussi ouvert sa bouche et l’a avalé. Nous pouvons apprendre de là quelles catastrophes peut entraîner le mauvais usage de la langue !

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par: Rabbenou Yonah de Gerone

Supérieurs du repentir et intensifier la crainte en son âme, sera puni pour cela; car il est orgueilleux et veux ignorer les insuffisances de son âme. Il ne reconnaît pas, non plus, son obligation de perfectionner, autant que possible, ses voies devant D.ieu et ne se protège guère de son mauvais penchant pourtant constamment posté en embuscade ; il finira donc par tomber dans ses pièges.

Les Principes du Repentir Cinquième principe (suite) Ce verset s’applique également aux transgressions commises envers D.ieu dans le cas ou où elles ont été révélées à autrui. Car celui qui commet une transgression en public profane le Nom de Dieu ; il devra se lamenter et s’affliger de ses fautes devant tous afin de réparer sa faute en sanctifiant Son Nom, comme il est écrit : « Après avoir été ramené, je me suis repenti… après avoir été connu, je me suis frappé la cuisse » (Jérémie 31.18). « Je me suis repenti » fait référence au regret et à la souffrance puisque, comme nous l’avons expliqué, le repentir consiste principalement en l’amertume du cœur. « Après avoir été connu, je me suis frappé la cuisse » signifie : après avoir été révélé aux hommes, après que mes transgressions aient été connues, je me suis affligé par des actes de remords visibles de tous, comme « Frappe-to i la cuisse » (Ezéchiel 21.17). « Mais celui qui confesse [ses fautes] et y renonce trouvera la compassion » (Proverbes 28.13). Bien que le repentir comprenne trois éléments : le regret, la confession, et l’abandon du péché, le regret est inclus dans la confession car, si on confesse sa faute, c’est nécessairement parce que l’on regrette son acte. Le repentir ne peut exister sans ces trois éléments. En effet, l’homme qui éprouverait du regret et confesserait sa faute sans abandonner son péché est semblable à celui qui procède à l’immersion rituelle en tenant , en main, un animal impur : son immersion est vaine. Tandis que « celui qui confesse et y renonce trouvera la compassion » car, bien qu’il existe, comme nous l’avons expliqué, de nombreux niveaux de repentir, il est néanmoins appelé « repenti ». Le verset suivant dit « Heureux l’homme qui a constamment peur, mais celui qui endurcit son cœur tombera dans le mal ». Bien qu’il ait confessé et abandonné sa faute, l’homme doit toujours craindre que son repentir ne soit imparfait. En effet, un repentir complet suppose de nombreux niveaux à atteindre quotidiennement. Il doit également craindre la résurgence de son mauvais penchant et doit s’en protéger constamment. Il doit perpétuellement intensifier la crainte de D.ieu en son âme et Le prier de l’aider à se repentir et de le sauver de son mauvais penchant. « Mais celui qui endurcit son cœur tombera dans le mal ». L’homme qui pense avoir déjà accompli un repentir complet et ne s’efforce pas d’atteindre les niveaux

Sixième principe La honte : Le verset dit « Je reconnais avec confusion et honte que j’expie l’opprobre de mes jeunes années » (Jérémie 31.19). Le pécheur est généralement terriblement confus de commettre des transgressions en présence d’autrui et il a honte que les gens ne connaissent ses transgressions. Comment à plus forte raison, peut-il ne pas éprouver de honte de D.ieu? N’est ce pas parce que la réalité de l’omniprésence de son Créateur est si loin de sa conscience que seul les créatures suscitent sa honte? Nos Sages disent que , lorsque Rabbi Yo’hanan ben Zakkaï était sur le point de mourir, ses disciples lui demandèrent : « Bénis-nous, notre Maître ! » Il leur répondit : « Puisse la crainte du Ciel être sur vous comme la crainte des hommes ». Ses disciples s’étonnèrent : « Est-ce tout? » Il répondit alors : « Si seulement vous parveniez à cela ! Sachez que lorsqu’un homme transgresse en secret, il se dit : « Pourvu que personne ne me voie » (Berakhot 28b).

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Le Shidou’h pas à pas L’ Education :

La Famille :

Comme nous le savons tous, pas dans toutes les maisons l’éducation donnée est la même. Nous pouvons justement remarqué ces changement à travers différents habitudes de gaspillage ou l’inverse : à travers un niveau de vie élevé (riche) ou que les membres de la famille se contentent de peu, s’ils aiment se faire plaisir ou au contraire n’utilise que ce dont ils ont vraiment besoin ;

La Guémara dans le traité de Pessa’him (49) et le traité de Sota (2) discute sur l’importance du sujet de la famille de la futur épouse, par contre pour ce qui est du Ba’hour, ses qualités personnelle sont le principale, mais chez la future épouse, c’est important de savoir si la famille aussi aime la Torah, que c’est une famille qui craint D.ieu, que ses membres sont connu pour être des gens bon, ça apporte une très bonne influence; dans notre génération de Baaleï Téchouva , la phrase du Hazon Ish zatsa’l nous sauve : « toutes filles d’Israel qui a été éduqué dans un centre d’étude religieux, est ellemême appelée fille de Talmid Ha’ham. » Nos sage de mémoire bénite nous ont enseigné l’importance d’un homme de tout faire pour se marié à la fille d’un Talmid Ha’ham, que si par malheur il soit déporté ou meurt ses enfants seront des Talmidés Ha’hamim.

Aussi à travers le respect d’autrui, si la famille est dirigé avec un respect d’un membre à un autre ou avec une orgueil et un respect uniquement tourné sur soi-même ; Toutes ces sujets et tout particulièrement le rapport parents enfants parents - positif ou négatif, peuvent servir d’exemple des fois (has véchalom) néfaste que les enfant ont grandi avec et que à leurs tours risque de copié dans leur vie de couple, c’est pour cela qu’il est important de vérifier dans quel environnement les futurs mariés ont passé grandi et quelle éducation ils ont reçu.

Vision : Les femmes non pas besoin d’avoir obligatoirement des visions profondes de leur future comme les hommes, mais elles doivent avoir une vision, un comportement respectueux et valoriser le monde de la Torah et de la Kédoucha comme il se doit, et si lui ou elle est un Baal Téchouva qui doucement construise leur ’nouvelle’ vision de la vie, il faudra vérifier chez quel rav, il ou elle, reçoit des cours de Torah et de Moussar qui les orientera sur la bonne route pour construire leur foyer juif avec de bonnes fondations. Exemple : Si ce même rav ou rabbanite connu ne suivent pas les directives des grands d’Israel et l’un des conjoints apprend chez lui, il faudra alors vérifier ce sujet en détail et demandé l’avis d’un rav , même si le conjoint de nombreuses qualités.

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Santé : Comme nous l’avons déjà expliqué, il est important de se renseigné su la santé du conjoint et en particulier s’il a (Has Véchalom) des maladies génétiques et demandé l’avis de médecin à ce sujet avec intelligence sans blessé les sentiments du conjoint mais en lui expliquant qu’il est tout à fait légitime de se renseigné et que lui aussi à son tour peut se renseigné sur nous. Comme nous a enseigné le Steipleur aKadosh zatsa’l: Il est possible de se marier avec quelqu’un qui a une personne malade dans sa famille si la maladie ne vient pas des parents directement, et même si dans la famille il y a membre malade de démence, se ne sera pas grave à moins qu’il y en a plusieurs, aussi il n’y a aucun problème pour se marier avec une Kala que sont Chidou’h est décédé ».

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Rav Moché Lizmi Chlita


Cheese-cake Vanille & Coulis de fraise

Ingrédients : 6 pers

Préparation:

(moule 20cm diamètre )

•Réduire les biscuits en poudre fine. •Faire fondre le beurre au micro ondes et le mélanger aux biscuits. •Chemiser de papier sulfurisé un moule de 20cm de diamètre. •Y répartir la poudre de biscuits pour former la base du cheese-cake et les tasser à l'aide du fond d'un verre (il faut bien appuyer pour que ce soit compact). •Placer au réfrigérateur le temps de préparer la garniture. •Dans un saladier, battre la ricotta et le fromage frais à tartiner avec le sucre et la vanille en poudre. •Incorporer les œufs un à un en fouettant entre chaque de façon à ce que la préparation soit homogène. •Sortir la base du frigo et verser dessus la préparation au fromage frais . •Faire cuire 35 minutes dans un four préchauffé à 170°C. •Le centre doit être légèrement tremblotant en fin de cuisson. •Laisser le cheese-cake refroidir 4h dans le four, porte fermée puis le placer au réfrigérateur pour 24 heures. •Pour le coulis, laver et équeutez les fraises, les mixer puis les mélanger au sucre. •Servir le cheese-cake frais, accompagné du coulis

Pour la base •120Gr de biscuits - petits beurres •20Gr de beurre

Pour la garniture •300Gr de fromage frais à tartiner •250Gr de Ricotta •50Gr de sucre (ou + selon les goûts) •2 gros œufs •1/2 Càc. de vanille en poudre

Pour le coulis •300Gr de fraises •sucre à volonté

Pastèque à la Bulgarite

Ingrédients : 6 pers

Préparation:

•2 kg de pastèque •100 g de feta •1 cuillère à soupe menthe fraîche •100 g olives noires

•Couper la pastèque en gros dés, ajouter la feta que l'on coupe en dés également, les petites olives noires, parsemer de menthe fraîche et arroser d'un filet d'huile d'olive. Bien mélanger délicatement, mettre au frais.

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de ciselée

(niçoises) •1 cuillère à soupe huile d'olive


CONCOURS FAMILLY TORAH Parmi les bonnes réponses 3 gagnants seront tirés au sort et gagnerons 1 stylo Birkat Amazone et un livre des Tehilim 1 - Que mange t’on à Chavouot ? [ ] des galletes

[ ] du fromages

[ ] des bananes

[ ] des bonbons

2 - Qu’avons nous reçu à Chavouot ? [ ] La Torah écrite

[ ] La Torah orale

[ ] Toute la Torah, écrite et orale

[ ] un Sefer Torah?

3 - Que faisons nous à Chavouot ? [ ] nous ne dormons pas de la nuit [ ] la réponse 1 et la 3 sont correctes

[ ] nous jeunons

[ ] nous écoutons les 10 commandements

4 - A quelle date fêtons-nous Chavouot ? [ ] le 50Nissan

[ ] le 50 Sivan

[ ] le 50 Iyar

[ ] le 50ème jour du Omer

Réponses à renvoyer sur famillytorah@gmail.com / sur notre groupe FaceBook avant le 20 Mais 2013 Merci de préciser votre nom, adresse et téléphone La liste des gagnants apparaîtra sur notre prochain numéro Noms des Gagnants du Mois d’Avril 2013 : Réouven - Moché - Bouguid

David va voir son copain banquier. - Moshe, j'ai besoin d'un crédit. - D'accord David, combien te faut-il ? - 1 franc. - Mais, David, il n'y a pas besoin de crédit entre nous ! Je te connais bien, je te fais un découvert d'un franc quand tu veux, sur n'importe lequel de tes comptes ! - J'ai besoin d'un CREDIT d'UN franc et si tu ne me le fais pas je ferme tous mes comptes. - Bon, bon, du calme, je te fais un crédit d'un franc, à titre exceptionnel, parce que c'est toi, va. Un crédit, d'un franc... Pour combien de temps, David ? - Un mois. - Aïe, aïe, aïe mais tu veux ma mort, ma parole ! Un crédit pendant un MOIS, je ne peux pas faire ça… - J'ai besoin d'un CREDIT d'UN franc pendant UN mois, et si tu ne me le fais pas je ferme tous mes comptes ainsi que ceux de Rebecca. Suite

OK, d'accord, un franc, un mois, c'est bien parce que c'est toi… - Tu me fais quel taux, Moshe ? - Tout compris ça va te faire dans les 3% par mois, je ne peux pas faire mieux, ça va ? - Oui, oui. Je dois te laisser une garantie, je suppose ? - Pour ce montant ? Tu rêves ? Non, non, signe-la et c'est bon… - Alors je te laisse la BMW en dépôt de garantie, voilà les clefs, elle est garée en bas. - Mais non, je te dis, ce n'est pas la peine… - Je te laisse ma BMW en dépôt de garantie et si tu ne l'acceptes pas je ferme tous mes comptes, je ferme ceux de Rebecca et ceux de tous mes fils. - Ouh la, t'es franchement intraitable, David. Laisse la BM si tu veux, T'es terrible ! David rentre chez lui et annonce fièrement Rebecca. - Chérie, fais les valises ! On part un mois aux US, j'ai trouve un parking à 1,03 F par mois pour la BMW.

Un belge dans un café demande au serveur : - Pourrais-je avoir un autre morceau de sucre ? - Mais monsieur, je vous en ai apporté dix, lui répond le serveur. - Et alors ? C'est pas de ma faute s'ils fondent tous !

Qu'est-ce qui a 150 yeux et deux dents ? - Un autobus de personne âgées.

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Magazine Familly Torah N°06 - Spécial Chavouot  

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