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[01 SALÓN DE RECTORES]

UN PETIT COIN D’AFRIQUE À VALLADOLID LES MATÉRIAUX Une grande variété de matériaux est utilisée traditionnellement dans la création artistique africaine, pour la plupart d’origine naturelle. Le bois est le matériau le plus fréquent, tandis que la pierre est peu courante. Avec le bronze et le laiton se fondaient les sculptures en utilisant la technique de la cire perdue, et les armes, outils et autres objets domestiques étaient fabriqués à partir du fer. Les tissus sont généralement réalisés par les hommes, utilisant des fibres végétales (lin, jute ou raphia), le coton, la soie et la laine. Cependant ce sont les femmes qui sont responsables de la décoration en utilisant la broderie ou des applications.

Les textiles, en plus de couvrir le corps, sont un symbole de prestige social, économique ou rituel. Ceux de meilleure qualité sont ceux réalisés par les Kuba (République Démocratique du Congo) et les Ashanti (Ghana). Sont également mis en évidence l’abondance de perles de verre, cauris et autres types de coquillages, de plumes, mollusques, graines de différentes espèces…, pour la réalisation de colliers, bracelets, bracelets de cheville ou ceintures. Ces objets, en plus d’avoir un caractère ornemental, sont aussi des symboles de distinction sociale. Cependant, il semble que le matériel le plus ancien est l’argile, connue dès le IXe siècle avant J-C. La terre est recueillie au bord des rivières avec laquelle on forme des mottes. Le modelage de la pièce est réalisé à la main, sans utiliser le tour.

Sculpture d’un autel vaudou. Culture Yoruba [Nigéria]

La plus courante est la technique des «colombins», qui consiste à superposer de longs cylindres d’argile. Ensuite ils sont décorés par des incisions, des motifs en relief ou par application de couleur avec des pigments végétaux et minéraux. Après quelques jours de séchage, les objets sont cuits dans des fosses en plein air.

POUR QUOI LA POTERIE AFRICAINE EST-ELLE UTILISÉE? La plupart de la production de poterie en Afrique noire correspond à la poterie domestique. Il s’agit de récipients utilisés pour préparer ou entreposer des produits tels que : des pots (avec lesquels l’eau est transportée), des jarres (pour la bière, l’eau ou le vin de palme), des récipients à grains, des récipients à médicaments, bols, assiettes, etc. Mais il y a aussi des objets à caractère magique utilisés dans diverses cérémonies ou rituels. A quelques reprises ils répètent les formes précédentes, pouvant se confondre avec ces derniers, mais dans d’autres cas ce sont des pièces figuratives, à la fois anthropomorphes et zoomorphes. Parmi les rituels utilisés nous pouvons souligner ceux de type funéraire. Ainsi, après le décès d’une personne importante dans la communauté, un autel funéraire était construit dans le lieu d’enterrement dans lequel était déposée


une figure qui servirait à préserver sa mémoire. Bien qu’elles n’étaient pas conçues comme des portraits, le défunt était représenté avec ses traits les plus caractéristiques (coupe de cheveux, tatouages, scarifications,…), ou avec des éléments qui indiquaient sa fonction et niveau social (bâton de commandement, armes, bijoux, etc.). Les sculptures figuratives peuvent être aussi conçues pour d’autres types de rituels comme ceux : de l’initiation (qui marque le passage de l’enfance à l’âge adulte) ; de la guérison ; de la fertilité ; des agricoles (pour avoir de bonnes récoltes), des rituels de divination et de sorcellerie, ou le culte des dieux et des héros mythiques.

LE CAS PARTICULIER DES CAVALIERS Cavalier. Culture Ségou [Malí]

Ces représentations sont exceptionnelles dans l’art africain. La raison est la survie difficile des chevaux dans la zone subsaharienne à cause du manque d’eau, du paludisme et surtout, de la piqûre de la mouche tsé-tsé. Leur propriété était donc réservée à ceux qui possédaient un pouvoir économique, politique ou militaire au sein de la communauté, devenant un symbole de majesté et de richesse. Au même temps, le cheval pouvait faire allusion à la victoire de l’esprit sur les sens, étant un symbole d’élévation spirituelle. Il semble que ces sculptures étaient modelées pour être déposés dans les autels funéraires. Il survient une ressemblance frappante entre l’animal et son cavalier, reflet de la symbiose qui parvient à se produire entre les deux : leur visages sont similaires, ils portent les mêmes colliers, ils ont les mêmes scarifications… L’ensemble des six cavaliers exposés dans cette salle est donc exceptionnel par leur rareté et par leur nombre élevé par rapport à ceux que l’on peut apercevoir dans d’autres collections européennes.

L’ANIMALERIE Parmi les thèmes des sculptures en terre cuite, l’un des plus communs est la représentation d’animaux. Ainsi, il y a dans l’art africain une grande variété d’objets qui sont soit décorés avec des figures d’animaux soit ils sont zoomorphes. Tel est le cas : des masques, des têtes de bâton, des sculptures et autels portables, des amulettes, des ornements pour vêtements et des objets utiles comme les coupes, salières, cuillères ou tabourets. Parmi les animaux les plus représentés (bien que parfois ils soient difficiles à identifier) il y a : l’antilope, le caméléon, le crocodile, le buffle, les poissons, l’éléphant, le lion, la girafe ou le chien. Mais parmi eux c’est le serpent qui se fait le plus remarquer. Dans la plupart des cultures le SERPENT est le symbole de fertilité par sa forme phallique et ses ondulations (qui rappellent les méandres du fleuve sur lesquels dépend la vie de la communauté). D’autres fois il symbolise l’immortalité par la régénération que suggèrent ses mues de peau. Serpent. Culture Djenné [Malí]

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@Fundarellanouva (#Africainspira) Collection d’art africain Arellano Alonso de l’Université de Valladolid Plaza de Santa Cruz, 8. 47002-Valladolid 983 184 530 fundacion.jimenez-arellano@uva.es

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Salón de rectores francés