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‫בס״ד‬

Le Magazine de la Famille Juive

SCIENCE & TECHNOLOGIE

LA LECTURE SUR ECRAN

Droit de savoir

Comment bien acheter sa voiture d’occasion ?

Couple

Les enjeux de l’immigration face à l’ADOLESCENCE

Chidou’h : un face à face qui tracasse ? Témoignages Mai -Juin 2010 / N°3

ENFANT

mag.faceaface@gmail.com

Super Promo en p. 33

EXEMPLAIRE OFFERT


sommaire

MAI-JUIN 2010 N° 3

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DOSSIER

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SCIENCE & TECHNOLOGIE La lecture sur écran : les livres s'adaptent, nos cerveaux aussi

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Education

Actualité

Couple

Art de la Table

"Je" de Mots

4 Qu'est-ce que l'éducation ?

6 Chidou'h : un face à face qui tracasse ?

Enfant

12 Les enjeux de l'immigration face à l'adolescence

30 L'extrême-gauche et la haîne de l'autre 32 Gratin exotique et son sorbet 34 Paroles d’enfants

Santé

16 Maman, j'ai mal au ventre !

36 Trucs et Astuces 37 Jeux

Droit de savoir

38 Petites annonces 39 Bulletin d'abonnement

Coup d'œil

En Couverture :

18 Comment bien acheter sa voiture d'occasion ? 26 De l'autre côté du mur

Iphone d'Apple


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Edito

Lorsque l’on projette une vue d’ensemble sur les événements de notre époque émanant de la cellule sociale ou familiale, on constate qu’ils paraissent guidés par une même dichotomie. Tolérance et intolérance mènent le jeu. Mais toute la question réside dans le choix de l’un ou de l’autre. On peut sans aucun doute dénoncer une intolérance déplacée lorsque des extrémistes de gauche sont prêts à salir l’image de soldats morts en héros par le simple fait que Eliraz Peretz, zal et Roï Klein, zal avaient un point commun : ils habitaient tous les deux dans l’implantation juive d’Eli, dans un quartier traité par la communauté internationale de « colonie sauvage » et destiné à la destruction parce que soi-disant « illégal ». Le triste spectacle de jeunes femmes juives poussées par le désespoir à risquer leur vie qu’elles partagent avec des ressortissants arabes nous confronte à notre responsabilité en tant que parent et que société. La tolérance de l’autre ne peut outrepasser l’identité de soi. Par essence, le peuple juif renferme une part d’intolérance vitale à la conservation

RÉDACTRICE EN CHEF Sophie Rahel Gherabli Tél. 054-9076686 RÉDACTION Amir Weitmann, Yonathan Gherabli, Daniel Rosen, Yaël Cohen GRAPHISME Hanna Sultan Tél. 054-3389369 PUBLICITÉ Tél. 054-6421282 Tél. 054-6653338

Face à Face PO BOX 16218 Jerusalem mag.faceaface@gmail.com Avec la participation de Raphaël Gottfarstein Reproduction des textes et illustrations interdite sans accord préalable. La direction n'est pas responsable du contenu des annonces publicitaires.

de ses particularités. L’intolérance est une réponse nécessaire face à l’assimilation. Cependant, il est fondamental de respecter les nuances. La Torah tolère l’existence des nations et contrairement aux autres religions qui ont pratiqué à plusieurs reprises la conversion forcée, elle n’impose à aucun non juif d’adopter ses commandements. Pourtant, face à ces jeunes femmes, le respect, le soutien et une grande tolérance peuvent les sauver physiquement et moralement. Tolérer l’autre dans un tel cas c’est l’accepter tel qu’il est afin de l’aider sans regarder notre intérêt propre mais le sien. Dans l’éducation, la tolérance est aussi fondamentale que son contraire. Tout réside dans la nuance. Aussi vrai qu’un poison peut constituer un remède efficace à doses homéopathiques, éduquer demande souvent beaucoup d’ingéniosité pour utiliser au bon moment une solution et son contraire. Nous espérons vous apporter ici quelques pistes

Votre avis nous intéresse ! Envoyez-nous vos idées, suggestions, « coup de gueule », coup de coeur... par e-mail à mag.faceaface@gmail.com ou par tél. : 054-9076686 - 054-3389369

de réflexion qui vous aideront peut être à tolérer l’invasion de supports numériques en train de révolutionner notre lecture traditionnelle.

Sophie-Rahel Gherabli Rédactrice en chef

Courrier des lecteurs Je viens de parcourir votre revue de mars, c`est une revue « féminine » et ce n`est pas une critique, au contraire. J`ai bien aimé l’article sur Paamonim (Secrets et Arnaques de la Consommation), les ballades de Pessah et les recettes, trucs et astuces. Dommage que l’article sur Paamonim (recettes d`économie) soit sur la même page qu`une publicité un peu coûteuse… mais ce n`est pas grave. W. A.. Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre magazine. Nous profitons de votre remarque pour souligner le fait que Face à Face s'adresse à toute la famille et que s'il est vrai que parfois certains mois concernent plus les femmes, il peut s'adresser plus particulièrement aux hommes dans d'autres numéros. Si les

jeunes s'identifieront parfois, les personnes âgées ne seront quant à elles pas en reste. Nous souhaitons une bonne lecture à tout notre lectorat et vous remercions pour votre soutien. J'ai adoré votre magazine et surtout les articles sur l'éducation, la communication dans le couple. Je suis encore célibataire mais j'espère qu'il va m'accompagner tout au long de ma future vie de couple. L'autre jour je suis sortie avec mon fiancé et on a passé la soirée à le lire ensemble et à en discuter. A part ça, les sorties, les astuces, c'est super. Je vais faire un classeur tous les mois pour classer les articles selon les differents sujets et les conserver. Bravo et bonne continuation. D. H. Jérusalem


Education

Qu'est Titre ce que l'éducation ? Introduction Propos du Rav Yaakovsohn recueillis par R. Gottfarstein

Nous avons vu dans notre article précédent que les différents modes de « hafala » auxquels nous avons recours dans l’éducation, comme les récompenses, les punitions ou la discipline, sont inévitables et partie intégrante de l’éducation quotidienne mais ne constituent pas une fin en soi et peuvent être nocifs à long terme s’ils ne sont pas encadrés et réparés par le « ‘hinou’h ». Nous sommes alors en droit de nous demander en quoi consiste cette éducation de long terme ? La réponse à cette question fera l’objet d’une série d’articles dont les grands axes sont dépeints dans les lignes qui vont suivre. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est toutefois important de formuler une recommandation fondamentale concernant la lecture des articles en général. 4

Mai-Juin 2010

P

ersonne ne semble ignorer que chaque enfant est unique et nécessite donc une éducation appropriée à sa nature et à son vécu qui ne peut être généralisée à d’autres. Mais au-delà de ce principe, il faut comprendre que lire les articles dans le but de résoudre un problème précis qui nous tracasse, n’apportera non seulement aucune satisfaction mais en plus induira en erreur. Afin de bien profiter de l’enseignement que l’on tente de distiller ici, il faut le considérer comme des clés, des pistes de réflexions. Dans un deuxième temps uniquement, on pourra en appliquer le fruit au quotidien, après avoir assimilé les recommandations et les avoir comprises. Il ne s’agit en aucun cas de fournir une recette à reproduire telle quelle. Plusieurs anecdotes illustrent parfaitement ce problème. Un jour, le Rav Yaakovsohn se voit adresser une lettre d’un enfant dont le père avait reçu de sa part le conseil de dire plus souvent à son enfant qu’il l’aimait. Le fils écrit : « Je vous remercie, mon père m’a enfin dit je t’aime, hourra !, le seul problème est qu’il l’a dit de la même manière qu’il m’aurait ordonné de lasser ses chaussures. » Le fils de cette personne a clairement compris que son père a appliqué à la lettre un conseil sans prendre le temps d’y réfléchir et de ressentir ce qu’il exprimait. Non seulement cela n’a bien entendu été d’aucun secours, mais en plus cela a porté préjudice à leur relation et anéanti toutes les chances qu’il avait de faire passer le message de manière sincère puisque l’enfant sera désormais sceptique. Si ce père avait assimilé le conseil jusqu'à l’appliquer parce qu’il le ressentait vraiment, il aurait pu éviter de telles conséquences. Une autre histoire montre clairement l’aspect insidieux et trompeur d’assister à un cours sur

l’éducation soucieux de trouver une réponse en particulier. Lors d’une conférence du Rav Yaakovsohn, un auditeur a posé une question que personne n’a pu comprendre puisqu’elle émanait d’un problème que ce père avait visà-vis de son fils et qu’il cherchait à résoudre au travers de la conférence. Sa question a ainsi montré clairement qu’il se méprenait face aux propos du Rav. Il a perçu le cours d’une toute autre façon parce que sa pensée était biaisée par son intention d’y trouver une réponse. Le Rav Yaakovsohn n’a pas répondu à cette question, mais à la fin du cours, en privé, il a expliqué à son assistant la préoccupation réel de ce père et en quoi elle avait faussé toute sa compréhension du cours. Nous ne pouvons entrer ici dans les détails du contenu mais y reviendront dans l’article consacré à ce sujet. Ces exemples illustrent les dangers encourus par une personne qui attend une solution, a fortiori par les auditeurs qui appliqueraient, par analogie, des conseils qui ne leur seraient pas directement destinés. Pour éviter une telle méprise, le Rav Yaakovsohn a pris l’habitude, à la fin de ses conférences, de ne jamais répondre aux questions en public. Nous voyons clairement l’incidence que cela peut avoir au travers d’une histoire parlante. Un auditeur pose un jour la question suivante : « Est-il vrai que le manque d’ordre dans une maison a un effet très négatif sur l’éducation des enfants ? ». Il est facile de comprendre qu’il est impossible de répondre à une telle question en public. La personne avait un intérêt direct à cette question, il cherchait un appui pour réprimander sa femme. D’un côté, Il est évident que le Rav ne pouvait pour des raisons de « chalom Bait » répondre à une telle question par

« Il faut comprendre que lire les articles dans le but de résoudre un problème précis qui nous tracasse, n’apportera non seulement aucune satisfaction mais en plus induira en erreur.»


l’affirmative. Mais, d’autre part, en public, il ne pouvait nier le fait qu’effectivement un manque d’ordre dans une maison peut avoir des répercussions négatives sur les enfants. Dans tous les cas, la réponse aurait été préjudiciable. Après cette mise au point, nous pouvons aborder la notion de « hinou’h » à proprement parler. Lorsque l’on parle d’éducation, les parents résument fréquemment ce terme par celui de discipline. D’ailleurs, on a l’habitude de dire qu’un enfant est bien éduqué s’il est bien discipliné et souvent s’il se comporte bien en société. Cela est très réducteur et n’explique pas pourquoi des enfants bien « disciplinés » s’avèrent soudain être « mal éduqués » puisqu’il y a eu une ou plusieurs failles dans leur éducation. La discipline est certes présente dans l’éducation mais n’en constitue vraiment pas le seul point important. Lorsque l’on parle d’éducation, nous pouvons également invoquer les efforts investis par les parents pour éduquer leurs enfants à éprouver de la crainte envers Hachem, à apprécier le spirituel, à ressentir de la joie dans leur vie et dans l’application des « mitsvots ». Nous nous demanderons aussi, au fil des articles, quelle est la place que nous devons accorder aux encouragements et comment faire des reproches. Comment éduquer un enfant aux

valeurs d’un être humain, au travail sur soi ? Eduquer par l’exemple, montrer à un enfant comment faire ses propres choix et les meilleurs pour lui ou comment témoigner son amour à ses enfants … sont également des thèmes que nous aborderons. Le sujet qui nous préoccupera dans notre prochain article et que nous introduisons ici concerne ce que l’on peut appeler le « hinou’h chelo lichma », une éducation qui ne vise pas à inculquer chaque principe de vie comme un devoir désintéressé envers Hachem. Nous entendons par là, qu’il est possible d’éduquer un enfant à désirer le bien sans pour autant le motiver par une référence constante à la Torah, à Hachem et à ses obligations en tant que juif pratiquant.. Le « hinou’h lichma » consiste donc à faire croire aux enfants que tout dans la vie doit être fait en tant qu’obligation imposée par la Torah. Ceci est extrêmement contraignant et surtout erroné. Il y a certaines valeurs que l’on doit inculquer aux enfants d’abord en tant qu’obligation pour tout être humain qui se respecte et ensuite leur faire comprendre que cela rejoint les recommandations de la Torah. Il est malsain de répéter sans cesse à un enfant qu’il doit se lever le matin pour  servir le Créateur, qu’il doit respecter ses parents parce que c’est une obligation de la Torah, et ainsi de suite pour presque

Questions des lecteurs En suivant la mise en garde énoncée au début de l’article, vous trouverez ci-après des réponses aux questions de certains lecteurs, qu’il faut adapter et comprendre sans chercher en elles une solution à un problème particulier.

- « J'ai un souci avec ma fille qui a 10 ans et qui ne veut pas travailler à l'école mais préfère s'amuser avec ses copines ! Comment faire pour la motiver à être plus sérieuse ? » Pour répondre de façon personnalisée, il faudrait un véritable suivi et une meilleure connaissance de la situation ; ce qui ne peut se faire dans le cadre d'un courrier des lecteurs. Cependant, on peut répondre de manière générale. A vous d'adapter ces pistes de réflexion à votre situation. Si votre fille préfère s'amuser plutôt que de travailler, il faut d’abord comprendre que son comportement est tout à fait comparable à d’autres jeunes filles de son âge. En ce qui concerne son travail, il faut faire la distinction entre le minimum nécessaire et le « plus » qui ferait d'elle la meilleure (selon son niveau en classe). Pour ce qui est du minimum, il faut qu'elle comprenne qu'elle n'a pas le choix (dans l’article consacré à la discipline on évoquera en détail ce sujet). Il ne faut donc pas avoir recours ni à des punitions ni à des récompenses. Si elle se trouve à un stade où elle refusera votre autorité et par conséquent ne fera pas ses devoirs si vous l’exigez d’elle, il faudra dans un premier temps rendre les devoirs plus agréables (en travaillant avec elle par exemple, si c'est agréable

tous les événements de sa vie. Il risque ainsi d’assimiler toutes les privations, les efforts, et les difficultés à la Torah et ce n’est pas la le but escompté. Par opposition, en tant qu’exemple de « hinou’h chelo lichma », on pourrait aider un enfant à se lever tôt le matin, de façon plus parlante pour lui, en lui expliquant qu’il pourra profiter de sa journée, que c’est une valeur fondamentale dans la vie de s’éduquer au zèle et à la vivacité, qu’en lui disant simplement qu’il faut se lever pour servir son Créateur. Ensuite, une fois que cela est acquis, on pourra toujours ajouter qu’en plus il a fait une bonne action. Le Rav Yaakovsohn raconte que son père le réveillait le matin en lui répétant une valeur véhiculé depuis toujours au sein de sa famille, à savoir, que chez eux, on ne fait pas grandir des « lavettes »mais des « mensh », des hommes, et que dans toutes les sociétés on prône cette valeur comme un symbole de réussite dans la vie. Ainsi, pour un enfant, remettre toutes les motivations de ses terribles efforts pour se lever ou pour tout autre sacrifice de sa part sur la nécessité de prier tôt le matin ou d’accomplir les commandements de la Torah, pourrait lui donner l’impression trompeuse et dangereuse que son judaïsme est la cause de tous ses soucis.

pour elle, et pour vous). Sinon, il y a d'autres façons de procéder, à vous de trouver celle qui correspondra le mieux au tempérament de votre fille. Par contre, une fois que le minimum est acquis, et que le « idoud » (encouragement), indispensable au maintien de ces acquis, a bien été fait, par le biais de félicitations, (comme lors d’une petite fête pour lui montrer que vous êtes fière de ses progrès par exemple), alors pourquoi ne pas envisager dans un deuxième temps, « le plus », en recourant à des récompenses pour la motiver.

- « Mon fils a 11 ans et demi et a des problèmes de concentration. Il est au talmud Torah. Il rêve beaucoup. Nous avons essayé « ritaline » mais cela ne l'a pas vraiment aidé. Mon mari lui demande plusieurs fois d'étudier puis lui crie pour qu'il étudie mais il pleure au lieu d'étudier et quand il s'y met il se fatigue rapidement. Qu'est ce que l'on peut faire pour l'aider ? » Aux vues de ce qui précède, vous comprendrez que nous ne pouvons répondre ici à votre question. Elle nécessite un suivi personnalisé. Nous ferons donc suite à votre demande en privé. Posez-nous vos questions sur mag.faceaface@gmail.com L’assistant du Rav Yaakovsohn, Raphael Gottfarstein, recueillera pour vous ses réponses

Mai-Juin Mai-Juin2010 2010 - face à face

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Couple

Chidou’h

un face à face qui tracasse ? Témoignages

C

ette fois-ci, je ne pourrais pas pour autant qu’elle ait également réalisé On rencontre de ceux qui l’expliquer, il y a eu ce truc son potentiel de la même manière. Mais ne dorment plus depuis le en plus qui me poussait vers tenant compte du libre arbitre de chacun et lui », nous confie Rachel S. de la liberté d’action qui lui est impartie, jour où on leur a proposé en parlant de son fiancé et on comprend alors que ce cas de figure est de faire une rencontre ; par opposition à ses rencontres précédentes. très rare. Chacun évolue de son côté et à son « Une fois, on m’a demandé en mariage et rythme, progresse ou régresse. Il faut donc celles qui épluchent leur j’ai dit non alors qu’il était parfait au niveau trouver pour chacun la personne qui s’est garde-robe comme le sujet des caractéristiques, sauf qu’il n’y avait pas réalisé de la même manière. Il ne s’agit donc pas forcément du « premier partenaire », qui ce truc qui me poussait à dire oui. » d’un examen décisif ; Nous avons peut-être nous aussi été un peut-être, lui, ne correspond plus du tout la catégorie à la mode jour à la recherche de ce « truc en plus », dans la réalité. Cela explique également la ou le sommes encore. Quelle est cette « difficulté » qui réside dans la composition des : elle aura bien de alchimie que nous recherchons à tout des couples afin qu’au bon moment, la chance si je daigne la prix ? Peut-on concilier nos exigences l’homme et la femme qui vont se rencontrer revoir ; ou le genre répandu de critères avec le langage du cœur ? correspondent parfaitement et pour qu’il La rencontre n’est que le préambule d’une sorte de leur union le meilleur pour tous les également des : « j’me aventure fantastique qui s’appelle le mariage. deux. coiffe si j’veux ! » « Vieux Il renvoie donc l’individu à la sphère la Il y a donc une part du choix qui est plus intime de son être. En approfondissant la nôtre. Nous sommes responsables dossiers » ou instants à quelque peu, on se rend compte à quel point des conséquences de nos actes. Nous venir, le « chidou’h », il permet la réalisation de chacun de nous, rencontrerons la personne que nous méritons avec notre individualité, en même temps que suivant notre comportement. Nous réaliser ou rencontre organisée, l’accomplissement d’un projet global, qui au mieux de notre potentiel, voilà notre rôle s’inscrit dans les tournants s’inscrit dans le processus de notre judaïté principal. en général. clé de la vie d’un bon A quel âge faut-il se nombre d’entre nous. Mais Notre choix en est-il marier ? si notre partenaire nous vraiment un ? De ce qui précède, nous comprenons est attribué avant même Il est rapporté dans la guemara Sota qui qu’il n’y a pas d’âge prédéfini et que pour notre conception, peut-on dit que l’on ne donne une femme à un chaque individu il y a un moment adéquat homme uniquement selon ses actes et qu’il en fonction de son évolution personnelle. Il parler de choix ? Quelle est difficile de créer un couple autant que y a malheureusement aujourd’hui une telle est notre responsabilité et « l’ouverture de la mer rouge ». Puis, il est pression sociale qui pèse sur les jeunes pour dit également que quarante jours avant la qu’ils se marient le plus tôt possible que cela notre marge d’action dans conception, on prévoit une telle pour un tel. engendre souvent un stress inutile et un état ce cas ? Des questions Comment comprendre cette contradiction parfois dépressif pour ceux qui n’ont pas apparente ? Cela renvoie à la question plus encore eu cette chance. Mais là, on inverse parmi d’autres que nous générale de notre marge d’action concernant les rôles. Un individu est responsable de aborderons à la lumière de le choix de notre partenaire. Dans quelle faire son maximum pour être « prêt » le plus possible en travaillant sur lui et en faisant témoignages d’hommes et mesure notre choix en est-il vraiment un ? tôt attention à son comportement. S’il a œuvré En fait il n’y a ici nulle contradiction. Dans en ce sens, il n’est ensuite pas responsable du de femmes concernés. le premier cas, nous faisons référence au « deuxième partenaire » (zivoug cheni), et dans le second au « premier partenaire (zivoug richone). » Selon son potentiel physique, spirituel et psychologique chaque homme correspond en théorie à une femme,

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Mai-Juin 2010

moment où il rencontrera la bonne personne. « Il est trop difficile », se plaignent souvent les parents. Mais si l’on a compris le vrai rôle du célibataire alors on réalise que ce genre de reproche est erroné.

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DOSSIER COUPLE

En Exclusivité Qui est le Rav Le Yaakovsohn Magazine de?la Famille Juive

La Communication

ENFANT

Les peurs des enfants

ACTUALITE Le gel des implantations juives en Judée Samarie

DROIT DE DE SAVOIR DROIT SAVOIR

Les secrets Bébé est né et arnaques Branle-bas de combat auprès de ladesconsommation administrations

Jérusalem Terouma : 16:54-18:06 Tetsave : 16:59-18:11 Ki Tissa : 17:04-18:16 Vayakel-Pekoudé : 17:08-18:21

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DOSSIER

Peut-on éduquer sans frapper

Santé

Bien se nourrir mieux vaut prévenir que guérir

RAV YAAKOVSOHN

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Février 2010 / N°1

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Mars 2010 / N°2

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Chidou’h : un face à face qui tracasse ? Comment se préparer à la rencontre ? La question est la même concernant le mariage. On pense se préparer à un rendezvous en achetant une nouvelle tenue ou le Borsalino dernier cri. On se soucie des préparatifs d’un mariage avec zèle et conscience pour qu’aucune fausse note ne vienne gâcher le plus beau jour de notre vie. Mais on oublie parfois que la préparation matérielle ne doit que concrétiser un aboutissement psychologique et spirituel. C’est depuis notre plus jeune âge que nous préparons notre vie de couple. Les efforts fournis tout au long de notre vie de célibataire vont nous aider à vivre à deux de manière plus sereine. De nombreux conseillers

conjugaux sont d’accord sur le fait que la plupart des problèmes de couple viennent en fait de problèmes existant avant le mariage et qui n’ont pas été réglés. Ils révèlent entre autres problèmes :

des difficultés à s’affirmer, à communiquer, un manque de maturité, d’affection… Il est important de réaliser que le mariage n’est pas la réunion de deux êtres incomplets. Il s’agit, au contraire, de l’union de deux êtres complets, qui, ensemble, vont former une nouvelle entité, différente ; atteindre un autre stade. Cette idée est exprimée clairement en sociologie par le postulat qu’un groupe de personnes n’est pas identique aux parties qui le constituent. Il représente une nouvelle entité, avec une logique qui lui est propre et qui n’est plus celle de ses membres. Il ne faut donc pas brûler les étapes. Les traits de notre personne qui n’ont pas été développés le seront grâce à l’autre mais seulement si ces éléments sont arrivés à maturité. Au moment de choisir un partenaire pour le mariage, notre facilité à franchir cette étape cruciale de notre vie est étroitement liée à notre degré d’évolution personnelle et aux efforts préalables que nous avons fournis dans ce sens. Lorsque nous entamons un « chidou’h », il est important de bien comprendre le sens d’une relation durable. Il est vrai que le physique et les qualités intellectuelles et morales sont à prendre en compte mais il ne faut pas oublier d’évaluer la volonté de l’autre à poursuivre ce travail. Cela représente un aspect fondamental des « midot». « Dans mon éducation, mes parents ont beaucoup mis l’accent sur l’importance des « midot », nous confie Elisheva B., « mais ce n’est quaprès le mariage que j’ai vraiment compris qu’ils avaient raison. En tant que jeune fille tu rigoles bien de ça, ça te passe un peu au-dessus, tu veux un garçon bien qui t’impressionne, tu ne réfléchis pas

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Quelle est cette alchimie que nous recherchons à tout prix ? Peut-on concilier nos exigences de critères avec le langage du cœur ? trop. En fait il y n'a que les midot, le reste c’est du décor. »

Peut-on être sûr qu’il s’agit de la bonne personne ? Dans ce domaine, il n’existe aucune certitude mathématique. Comme l’expliquent Le Rav et la Rabanite Abrahamov dans leur ouvrage (« Chnaim Chehem E'had »), nous devons nous persuader que la personne que nous avons « choisie » est prévue « min Hachamaim. » Cela paraît être une évidence que nous reconnaissons sans trop de difficultés. Mais, pour reprendre leur exemple, nous vivons dans une société basée sur les concepts « utiliser et jeter ». Aussi, même dans la sphère la plus intime et la plus fondamentale de notre vie, nous sommes habitués à tout remettre en question et à nous décourager rapidement face aux premières difficultés que nous rencontrons. Quand cela ne va pas, il nous arrive souvent de perdre notre énergie à nous demander s’il s’agit bien de la bonne personne ou pas ? Au lieu de rentrer dans ces considérations qui n’ont pas vraiment d’incidences pour nous, nous devrions plutôt nous efforcer de maximiser notre relation et de tout faire pour qu’elle perdure. Dans les « cheva bra’hot, on bénit les jeunes mariés en leur souhaitant de se réjouir comme Adam et Hava au Gan Eden. Mais en quoi leur joie était-elle particulière ? Nos deux auteurs expliquent

que, lorsque quelque chose ne va pas entre deux conjoints, ils peuvent se demander : « peut-être que si j’avais été marié à un tel, cela aurait été mieux pour moi ? » Par contre, Adam et Hava n’avaient pas besoin de perdre du temps et de l’énergie à une telle remise en question, puisqu’il n’y avait aucun doute à avoir. C’est cette certitude que l’on souhaite aux jeunes mariés et d’être ainsi comparables au premier couple.

Au moment de la rencontre On entend souvent de jeunes fiancés se plaindre de la trop grande exigence de l’autre, du regard trop critique qu’il leur porte. « Je

ne comprends pas qu’il ait toujours quelque chose à redire sur moi. Il me dit toujours qu’il faut que je sois mieux, ca m’énerve. Je croyais qu’un garçon trouve sa fiancée parfaite et qu’il n’a rien à lui reprocher » se

lamente Sarah B. en parlant de son fiancé. C’est souvent l’idée que l’on se fait de la « bonne rencontre ». Et on peut se trouver justement déstabilisé par une relation à laquelle on ne s’attendait pas. Il est possible que l’on remette alors la faute sur l’autre en doutant même parfois avoir fait le bon choix. Il est important de comprendre que la femme ou le mari représente, pour notre construction et notre évolution personnelle, la meilleure aide que l’on puisse recevoir. Par l’amour et l’attention, on se trouve


porté vers l’autre dans une volonté consciente ou pas de le comprendre, de l’aider. C’est peut-être cela ce « truc en plus » que l’on recherche ; cette envie de découvrir chez cet inconnu, parachuté depuis peu dans notre existence, une authenticité, un vécu, un « moi ». Parce qu’il nous intéresse, que l’on croit en son potentiel et parce qu’on l’admire quelque part. Mais il serait faux de croire que l’on accepte la personne telle qu’elle est. Cela ne veut pas dire que l’on doit tout faire pour la changer, loin de là, mais qu’ensemble il y a une évolution possible. La connaissance ou la découverte de ses défauts ne doit pas remettre en question notre choix mais nous indiquer là où le travail doit s’effectuer, et souvent au préalable sur nous-mêmes. C’est là que l’intuition du cœur vient se greffer à une réflexion basée sur des critères et des exigences préalables, afin de choisir celui qui est le plus en mesure de nous guider et inversement. Il est courant de penser que le plus difficile est de trouver « la bonne personne », et qu’une fois cette épreuve réussie, alors tout ira de soi, sans trop d’efforts ni de difficultés. Cette conviction est trompeuse sur plusieurs plans. Cela peut nous pousser à interrompre un « chidou’h » par erreur, tout simplement parce que l’on ne s’attendait pas à devoir fournir de tels efforts. Ou alors, après le mariage, on peut se sentir soudain désemparé en réalisant que, eh bien non, il ne suffit pas de se laisser vivre pour que notre vie de couple soit idéale : « ça a été une douche froide », nous confie Rebecca H. « Les femmes qui nous préparent au mariage nous répètent que tout le secret ce sera de donner, de faire des concessions, mais ça veut dire quoi ? C’est théorique. Tout cela je l’ai compris après, ce n’est pas dans les objets, c’est beaucoup plus que ça. Faire des concessions sur des choses qui te tiennent vraiment à cœur. Ce n’est pas facile »...

Etre soi-même Il n’est certes pas facile non plus de se dévoiler. Mais ce n’est que par ce biais que l’on pourra parvenir à se comprendre réellement l’un l’autre, en sachant qui est véritablement la personne qui est en face de nous et qui nous sommes nous-mêmes. Ora F., mariée depuis 5 ans maintenant, ne peut s’empêcher de sourire en nous racontant sa première rencontre avec son mari. « J’étais tellement stressée que je n’arrivais pas à décider quelle boisson je voulais. Je me suis dit que l’eau ça pouvait lui donner l’impression que je ne voulais rien de lui et ça lui faisait plaisir de m’offrir quelque chose de conséquent. J’avais peur des renvois avec le coca, alors j’ai pris un jus d’orange, alors que je déteste le jus d’orange. On a décidé de se revoir. A chaque rencontre c’était pareil, j’étais coincée et je n’osais pas lui dire. Le temps a passé. J’ai complètement oublié cette histoire. Au début du mariage, mon mari ne m’achetait que du jus d’orange. Il a bien fallu que je lui dise... C’est fou comme on peut créer des malentendus par peur de dire la vérité. C’est bête. » Parfois, cela peut être sur un petit fait banal, comme le montre l’histoire d’Ora. Mais la tentation est grande, surtout envers une personne qui nous intéresse, de vouloir se montrer différent, par peur de ne pas plaire ou de décevoir. On risque alors de rendre la communication plus difficile, la complicité plus lente à s’installer. Parfois, c’est justement ce qui peut faire la différence entre « le bon chidou’h » et les autres : « ce qui a fait la différence cette fois c’est que je me suis retrouvée. Je me suis présentée telle que j’étais et j’étais bien. J’ai ressenti une sorte de sérénité d’être vraiment moi-même, que je n’avais ressentie avec personne d’autre. » S-R-G

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TORAT CHLOMO LE NOUVEAU BETH HAMIDRACH DE BAYIT VEGAN

« Le but étant de permettre à chacun de se familiariser avec toutes les notions du Chass.» C

onçu sur un concept novateur, le Beth Hamidrach « Torat Chlomo » a récemment ouvert ses portes à Bayit Vegan. Il propose une formule adaptée à une grande majorité de français en Israël et répond à un réel besoin. Avréhim et Baalei Batim peuvent enfin se rencontrer dans le cadre de Havroutot organisées et de nombreux Chiourim. Les horaires des cours, de la Tefila, l’organisation générale, tout est soigneusement agencé pour permettre à des familles de français de profiter d’un endroit chaleureux et d’une ambiance jeune et sympathique pour tous ceux qui sont à la recherche de leur place dans un véritable « Makome Torah ». Ce Beth Hamidrach est avant tout un lieu d’étude dans lequel on prie, et non pas un lieu de prière dans lequel on étudie aussi. Tous les matins, la Téfila a lieu de 6h30 à 7h15, suivie d’un petit déjeuner et d’un cours sur les michnayot jusqu'à 8h. Puis, à 8h30, débute le Chiour de Halaha jusqu’à 9h30, permettant ainsi entre-temps aux papas d’emmener leurs enfants au gan.

Le collel Erev et Chichi Menouhat Chalom, porte ce nom léilouï nichmat Rabbi Chalom Saghroun, le vénéré père de la famille Saghroun, qui a généreusement proposé de participer au financement de ce projet. Dès 19 heure, y sont proposés Havroutot et Chiourim au choix. S'il est vrai qu'en Israël les francais qui travaillent peuvent aisément trouver leur compte en ce qui concerne les cours sur la pensée juive, il est pourtant plus rare de pouvoir bénéficier d'un haut niveau d'étude de la Guemara et de la Halaha, qui constitue l'essentiel d'un véritable « limoud ».Le but étant de permettre à chacun de se familiariser avec toutes les notions du Chass. Des Avrehims ouverts et sérieux sont présents afin de faire progresser et évoluer chacun à son rythme dans une atmosphere agréable et sérieuse.

Le mercredi soir, une Haboura d’une demiheure est organisée avec une alternance des intervenants. La préparation est elle même source d’enrichissement. Le Chabbat, un Kidouch est servi après la Téfila, suivi d’un cours sur la Parachat Hachavoua, donné également à tour de rôle.

Avec la présence de Talmidei Hahamim, sous l’autorité du Rav Yechaya Arrouas, le Beth Hamidrach offre également la possibilité à ses membres d’intervenir à tout moment, de s’exprimer, de poser leurs questions et de participer au developpement de ce grand projet.

Le Beth Hamidrach devrait B’’H rapidement prendre une nouvelle ampleur avec l'ouverture d'un collel toute la journée de « Hochen Michpat ». Pour information, voici le détail des principaux chiourim et des horaires des tefilot.


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Les Foulards Rinati Lakel plus qu'une création, un défi La collection de foulards haut de gamme Rinati Lakel porte bien son nom. Derrière cette touche de classe et ce soupçon d'élégance se cache une histoire exceptionnelle, émouvante, celle de leur génitrice. Rina, ou plus familièrement Rinati est dentiste de profession. Une brulure grave l’ayant privée de cheveux pendant plus d’une année, elle a été amenée à se couvrir la tête. Pour cette jeune femme qui pratique consciencieusement les mitsvots, cela ne fait aucun doute. Il s'agit d'un signe. En effet, malgré sa pratique sincère de la religion, se couvrir les cheveux lui paraissait si terrible qu'elle plaignait toutes les femmes qu'elle voyait tête couverte. Mais à la suite de cette terrible épreuve et par la force des choses elle tente elle aussi l'expérience. C'est alors qu'à tâtons d'abord, puis par ferme conviction ensuite, elle commence à porter la perruque. Mais sitôt franchi le cap de la Alya, elle comprend que les 40 degrés à l'ombre de la Terre Sainte et la perruque ne font pas bon ménage. Coquette et raffinée de nature, elle s'essaie chaque jour un foulard différent et tente de le nouer de toutes sortes de façons. Les femmes qu'elle croise, impressionnées lui demandent toutes conseil. Rina décide d'organiser des soirées où elle enseigne aux femmes à nouer leur foulard, elle en offre même. Elle y raconte à chaque fois son histoire. « Ma plus grande satisfaction depuis ce jour jusqu'au jour d'aujourd'hui est de voir sortir de chez moi des femmes heureuses de se sentir belles et élégantes avec un foulard » me confie-t-elle lors de notre entrevue. Le concept est né et sera suivi d'un succès à la hauteur de cette noble motivation. Rinati Lakel la symbolise : Rinati remercie Hachem. Depuis 4 ans, elle conseille, enseigne son art et crée des foulards. Associée d'abord, elle prend aujourd'hui son envol au sein d'un nouveau cadre professionnel et accueillant.

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Rinati Lakel a la joie de vous faire part de l'ouverture de son nouveau show room le lundi 28 juin 2010 situé au 3 rehov Yanaï, Jérusalem (Face à l'hôtel Mamilla) Horaires : Lundi au jeudi de 10h à 18h Vendredi de 10h à 13h Pascale : tél: 02-5002325 – 052-669 5253


Enfant

Les enjeux de l’immigration face à l’adolescence

Personne ne semble ignorer que l’adolescence représente une période de transition et de mutations pour les enfants comme pour tous les membres d’une famille, qui doivent inévitablement s’adapter et remanier les liens existants. Au sein de cette véritable révolution, que notre spécialiste en thérapie familiale et en conseil parental, Fabienne Malishkevitch, apparente à l’éclosion du papillon, l’immigration impose de nouvelles règles et des barrières supplémentaires à franchir. Face à un tel défi, certains s’en sortent plus forts et heureux d’avoir traversé les frontières de la Terre Sainte. D’autres au contraire ne parviennent pas à affronter ce « double deuil » et sombrent alors dans une spirale infernale de rejet, de mal-être et donc de refus d’intégration. Afin de mieux comprendre les difficultés auxquelles les familles sont confrontées et les éventuelles solutions, nous avons pris contact avec une experte en la matière.

L

orsque l’on parle d’adolescence ou de problèmes liés à l’intégration, on peut se fier aux conseils de Fabienne Malishkevitch. Elle sait de quoi elle parle. Après des études universitaires d’assistante sociale et un cycle secondaire en thérapie familiale, elle se consacre pendant plusieurs années à la réinsertion des délinquants à Jaffa. Puis, à Bnei Brak, elle travaille comme assistante sociale auprès des juges pour enfants et apporte son aide à des familles éprouvant des difficultés à élever leurs enfants, en collaboration avec un comité de Rabbanim créé spécialement à cet effet. Ensuite, à Houlon, elle reçoit en thérapie, dans un centre spécialisé, des familles menacées par le placement de leurs enfants en foyer d’accueil. Elle tente par ce biais de former les parents, de les aider à améliorer la gestion de leurs relations entre eux et avec leurs enfants afin de leur permettre de continuer à vivre ensemble. Elle nous explique que le projet de bâtir de tels centres s’étend petit à petit à plusieurs villes d’Israël suivant le modèle de Natanya, Tel Aviv et Houlon par exemple qui en sont déjà pourvues et que la politique actuelle du pays à ce sujet est de favoriser les options qui permettent d’éviter au maximum l’éclatement de la cellule familiale.

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Aujourd’hui, elle conseille les familles dans son cabinet privé de Tel Aviv et de Natanya et grâce à son travail dans les services psychosociaux de l’Alyat Anoar, elle fournit une aide d’accompagnement psychologique aux jeunes adolescents qui ont fait leur Alyah et qui se trouvent dans les internats d'établissements comme le Lycée français à Jérusalem ou Mikvei Israël à Houlon, par exemple. Avant de nous montrer en quoi l’Alyah peut exacerber les problèmes familiaux existants, liés à l’adolescence ou pas, elle nous rappelle les enjeux de cette période sensible pour toute la famille.

Pourquoi la crise d’adolescence ? L’adolescent affronte durant cette période une phase de transition entre l’enfant qu’il n’est plus et l’adulte qu’il tente de devenir. Les nombreux changements physiques qui l’envahissent engendrent une grande pression psychologique. Ce mal-être occasionne une « crise » plus ou moins virulente en fonction de la personnalité de l’enfant, du contexte familial et des liens existants. Chacun, à sa manière et selon les valeurs véhiculées dans sa famille, va tenter de se distinguer du modèle de

ses parents afin de trouver sa place. Pour cela, il doit lutter pour conquérir son indépendance au sein de la famille. Cette lutte peut s’exprimer de multiples façons : par le besoin d’originalité, par le goût pour la solitude et par la revendication au secret et à l’individualité. Cela peut toucher au domaine de l’habillement, de la coiffure, du comportement. Le tout est de se différencier. Il s’agit d’un âge où les copains sont en général plus importants que la famille, où l’adolescent a honte que ses parents viennent le chercher à l’école,… Le rôle des parents durant cette phase de remise en question est au contraire de représenter la stabilité et la solidité des valeurs existantes. Ils doivent avoir suffisamment confiance en eux pour ne pas se remettre en question face à cette forme de rejet. Un tel doute pourrait les pousser à tenter d’asseoir davantage leur autorité par un comportement étouffant, voire tyrannique. Fabienne Malishkevich cite le célèbre psychanalyste britannique Winnicott qui considère que le rôle des enfants à l’adolescence est de tenter de détrôner les parents et celui des parents de rester bien assis sur leur chaise. Il est très difficile pour un parent de comprendre que l’on ne traite pas de la même manière un enfant et un adolescent.


Cela demande de véritables efforts de remaniement des liens. Il ne s’agit en aucun cas de tout permettre mais de créer le dialogue, d’évaluer chaque situation afin d’accompagner l’adolescent dans son apprentissage de la vie, de lui laisser la bonne mesure de liberté requise. « Il s’agit de la période des compromis, des négociations. Il faut s’efforcer de leur faire confiance. Il veut rentrer tard, on n’est pas d’accord, on négocie. On ne peut pas imposer nos règles comme à un enfant et lui prouver que l’on sait mieux que lui. Là, on va vers le clash. »

En quoi l’immigration complique la donne ? Au sein de ce nouvel environnement et fragilisé par la crise à laquelle il est déjà confronté, l’adolescent doit faire face à de nombreux barrages pour s’adapter : l’apprentissage de la langue, l’adaptation à un nouveau système scolaire, à de nouvelles valeurs et coutumes, à une société différente. La séparation des attaches personnelles, famille et surtout amis, essentiels à la période de l’adolescence, aggrave le déchirement. Il faut noter qu’aujourd’hui, l’Alyah se fait davantage avec les parents qu’autrefois. Mais lorsque les jeunes se retrouvent seuls, la difficulté est d’autant plus grande. Les complications que suscite l’Alyah ne se ressentent pas uniquement dans le quotidien de l’enfant mais également dans celui des parents. La difficile intégration peut perturber l’équilibre familial existant

ou exacerber les difficultés déjà présentes. Des parents dépassés par une langue qu’ils ne maîtrisent pas font souvent appel à leurs enfants déjà scolarisés pour les aider à traduire leur courrier par exemple. Cela peut engendrer une dévalorisation des parents aux yeux des enfants, particulièrement nocive durant cette période où ils ont justement besoin d’un appui solide à leurs côtés. La motivation de l’adolescent pour l’immigration est à prendre en compte également. Celui qui l’a vraiment voulu ne réagira pas de la même manière qu’un enfant qui a été contraint de suivre ses parents et qui souvent leur en veut pour cette décision imposée. Dans les cas les plus graves, les réactions peuvent être violentes et engendrer des comportements dépressifs, morosité, tristesse, repliement sur soi, rejet du système scolaire, perte de l’appétit ou le contraire, rejet excessif de l’autorité parentale et de l’autorité en générale, crises de pleurs… La plus grande difficulté pour des parents qui assistent à une telle réaction de la part de leurs enfants est de pouvoir les aider ou les orienter vers des spécialistes mais sans culpabiliser. « La culpabilité dans l’éducation est très nocive », nous confie Fabienne. « Les parents ne sont plus à même de réagir objectivement et les enfants ressentent leur manque de confiance en eux. On peut comparer ce phénomène, toutes proportions gardées, à celui des parents qui battent leurs enfants. Ensuite ils s’en veulent tellement qu’ils les gâtent déraisonnablement. Ce n’est pas une l’éducation. »

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Quelques conseils pratiques de Fabienne Malishkevitch

1. Les parents doivent faire leur maximum pour accélérer l’apprentissage de la langue parlée et surtout écrite par leurs enfants. (demande de soutien dans le cadre de l’établissement scolaire, prise de contact avec la conseillère pédagogique, cours particuliers etc.…)

2. Ne pas faire une fixation sur les résultats scolaires afin de ne pas décourager l’adolescent. L’encourager tout en lui imposant un soutien scolaire.

3. Réserver un moment privilégié avec son enfant, au moins une fois par semaine afin de lui permettre d’exprimer ses craintes ainsi que ses satisfactions. Éviter de lui parler de sujets scolaires. Ne pas le harceler de questions, laisser l’adolescent choisir ce qu’il veut faire pendant ces moments qui lui sont consacrés.

4. Ne pas se laisser envahir par la culpabilité qui emmène

5. Prendre l’adolescent au sérieux, engager un dialogue,

permettre la discussion et le compromis dans des situations de désaccord. Un endroit public comme lieu de discussion permet souvent d’atténuer les conflits et de permettre de régler les différends sereinement sans accès de colère ou perte de contrôle.

6. Etre vigilant tout en permettant à l’adolescent de prendre des distances et de faire ses propres expériences.

7. Ne pas hésiter à se tourner vers une aide professionnelle lorsqu’apparaissent des symptômes qui semblent inquiétants, qui persistent et vont en s’aggravant.

8. Il est très important que les parents fassent tout leur

possible pour maîtriser eux-mêmes la langue afin d’éviter une situation d’inversement du rôle parental.

parfois à prendre des décisions parentales inappropriées. Mai-Juin 2010 - face à face

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Les Enjeux de l’immigration... « L’Alyah Boeing » Il arrive parfois que pour des raisons professionnelles et financières, l’un des deux parents soit contraint au début en tout cas de faire des allers-retours vers son pays d’origine. En général, il s’agit du père de famille. Même si ce choix n’en n’est souvent pas un, il est important de garder à l’esprit les dangers d’un tel mode de vie. Le rôle du père dans un foyer est indispensable, davantage si celui-ci comprend des adolescents. Dans le cas d’une absence prolongée, la mère est contrainte d’élever seule les enfants. L’autorité parentale s’en trouve ébranlée. De plus, à son retour, le père retrouve difficilement une place que l’on a dû combler par la force des choses. Le fait que les parents discutent ensemble de l’éducation, que le soir la femme raconte sa journée à son mari et puisse prendre conseil auprès de lui, que les enfants sentent qu’il y a concertation et décisions communes renforce leur autorité auprès d’eux. Dans le cas contraire, les places au sein du foyer se confondent, l’adolescent aura souvent tendance à empiéter sur celle du père et l’équilibre familial pourrait en souffrir. Père de deux enfants, O. raconte qu’il a dû s’absenter du foyer pendant une année pour son travail en France. Il n’était présent que les chabatot et témoigne des difficultés que

cela a engendrées : « D’abord, comme je voulais me rattraper en gâtant mes enfants, je suis devenu pour eux « monsieur cadeaux », je n’avais plus l’impression d’avoir un rôle de père auprès d’eux. Ensuite, on parle souvent des conséquences pour la famille mais on oublie que le père peut également souffrir des retombées d’une telle situation. Je culpabilisais tellement que je n’arrivais pas à vivre normalement, je ne faisais que travailler, je ne sortais jamais. Quant à elle, ma femme se sentait seule et compensait en dépensant beaucoup plus d’argent.» Et pourtant, quelques mois d’un salaire médiocre en Israël ont suffit pour convaincre sa femme de retenter l’expérience. « Mais il va falloir que je l’annonce aux enfants, pour les préparer à l’idée, je ne sais pas comment ils vont prendre ça. » La décision n’est pas

simple et révèle un véritable dilemme. Ils ne sont pas seuls dans ce cas. Beaucoup de foyers sont partagés entre la recherche d’un certain confort matériel et celle d’une vie de famille préservée. Même si l’immigration comporte de nombreux avantages, elle nécessite une bonne préparation autant matérielle que psychologique et émotionnelle. Si pour un adulte la difficulté existe il faut prendre en compte que pour un adolescent elle est double. Fabienne Malishkevitch parle de « double deuil ». Celui de quitter l’enfance et celui de quitter son pays, ses amis, parfois sa famille. Souvent, heureusement, une fois les épreuves surmontées, les familles sont heureuses d’avoir franchi le pas. Mais parfois également on découvre que plus le temps passe et plus la situation s’aggrave. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Dans tous les cas, faire son Alyah est une décision qui n’est pas sans conséquences et qui doit se faire dans les meilleures conditions possibles pour les parents comme pour les enfants. Elle permettra alors de vivre sereinement une fois les difficultés vaincues, mais en aucun cas de fuir les problèmes existants avant et au moment de l’immigration. S-R-G Fabienne Malishkevitch Tél. : 050-6221457 fabismuth@nana10.co.il

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"Maman, j’ai mal au ventre" Il arrive fréquemment que les enfants se plaignent de douleurs abdominales. Il est alors difficile pour les parents de trouver la réaction adéquate. En effet, les maux de ventre représentent un symptôme pour de nombreuses affections, les unes sans grande gravité, les autres plus préoccupantes. Entre banalisation de cas graves et inquiétude face à des maux psychosomatiques, il est important et salutaire de pouvoir trouver un juste équilibre. Afin de déceler une éventuelle nécessité de consulter ou de mieux comprendre les démarches des médecins lors de la consultation et le rôle imparti aux parents, le Docteur Wolf, pédiatre, passe en revue les cas les plus fréquents et nous aide à mieux cerner les remèdes potentiels, physiques autant que psychologiques.

L

e mal de ventre est l’un des motifs les plus fréquents de consultation chez le pédiatre. Ce dernier va distinguer deux types de douleurs : les douleurs abdominales aiguës, souvent associées à d’autres symptômes et qui relèvent d’une cause précise, médicale ou chirurgicale et les douleurs chroniques (aussi appelées récidivantes) dont l’origine peut être difficile à cerner. L’objectif principal du praticien est de ne pas passer à côté d’une affection chirurgicale, comme l’incontournable appendicite aiguë, par exemple.

Comment procède le pédiatre lors de l'examen ? Tout examen commence par un bon interrogatoire faisant préciser le caractère de la douleur (mode d’apparition, région, intensité, évolution), la présence de fièvre, de vomissements, de diarrhées ou de constipation. Le médecin s’enquiert également de la présence de toux, de rhume, de douleurs

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urinaires, de maux de tête etc. L’examen du ventre d’un enfant doit être méthodique et mené de façon systématique et complète avec des mains réchauffées en commençant par les régions supposées les moins douloureuses. La souplesse du ventre sera ainsi évaluée ainsi que le volume du foie et de la rate. Le ventre peut être aussi ausculté par le stéthoscope à la recherche de bruits anormaux. Il ne faut bien évidemment pas négliger l’examen général comprenant l’auscultation du cœur, des poumons, de la peau, des oreilles, de la gorge … Dans la grande majorité des cas, une cause non chirurgicale est décelée. Si l’enfant est fiévreux, une cause infectieuse est à rechercher : une pneumonie, une gastroentérite aiguë, une infection urinaire, une angine … En l’absence de fièvre le pédiatre pensera à des vers intestinaux, à de la constipation, à des douleurs prémenstruelles chez la fille, à un reflux ou à une gastrite. Un cas plus particulier est l'éventualité d’une adénite mésentérique, caractérisée par l'apparition

d'une inflammation aiguë ou subaiguë des ganglions le long de l'intestin. Elle est due à la pénétration d’un certain germe dans l'organisme. Le diagnostic s'avère plus délicat puisque ce germe provoque des symptômes similaires à ceux de l'appendicite…

Les cas de nécessité chirurgicale Une appendicite sera suspectée devant une douleur de la fosse iliaque droite, (région inferieure de la cavité abdominale), des troubles digestifs et une fièvre modérée. Dès lors, l’enfant sera dirigé vers un service d’urgence où des examens complémentaires seront effectués comme une prise de sang, un examen des urines et parfois une échographie abdominale. L’ensemble des résultats et l’examen d’un chirurgien pour enfant mènera, ou pas, à opération. D’autres pathologies dites chirurgicales devront être recherchées comme l’invagination intestinale aiguë, l’étranglement d’une hernie inguinale, une torsion ovarienne chez la fille ou testiculaire chez le garçon.


Lorsque les maux de ventre traduisent un mal-être Les douleurs abdominales récidivantes sont dans 90 % des cas d’origine psychologique. L’approche du médecin sera néanmoins identique et exclura une cause organique. C’est pourquoi des examens complémentaires sont souvent prescrits visant à éliminer une intolérance au lactose, des infections urinaires récidivantes, une gastrite ou un ulcère, une pancréatite chronique, des parasites, une maladie de Crohn, ou une maladie périodique comme la fièvre méditerranéenne familiale.

Les douleurs abdominales récidivantes sont dans 90 % des cas d’origine psychologique. Ces douleurs d'origine psychologique dites psychogènes ont un pic de fréquence entre 8 et 12 ans. Ce sont en général des douleurs isolées, situées autour du nombril, parfois sans localisation précise. Elles durent quelques minutes à quelques heures d'intervalle et surviennent pendant plusieurs jours ou semaines. Elles disparaissent sans raison apparente. Elles peuvent perturber la vie scolaire ou familiale mais n’ont pas de répercussion sur la croissance. La prise en charge doit être rassurante pour l’enfant et ses parents et doit tenter de déceler le conflit ou les circonstances favorisant la symptomatologie. Il est fondamental de permettre à l’enfant d’exprimer ses difficultés. De nombreuses maladies, pour la plupart bénignes, se manifestent par des maux de ventre chez nos enfants. La consultation par le pédiatre va permettre d'en déceler la cause et de conseiller les parents sur le traitement adéquat. Il est fondamental de ne pas négliger le facteur psychologique tant au niveau du diagnostic que du suivi de la part des parents. Il provoque de réels symptômes. L'enfant tente par ce biais d'exprimer consciemment ou non un malaise qui l'envahit. Le médecin et les parents se doivent d’être à l'écoute.

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Consultation en clinique

Yonathan Gherabli

Spécialiste en conseil conjugal et thérapie de couple Diplômé de dede Jérusalem Diplômé del’Institut l’InstitutYanar Yanar Jérusalem Et de l’université de Strasbourg en Et de L’université de Strasbourgpsychologie en psychologie 1ère consultation gratuite

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Droit de sqvoir

Comment bien acheter sa voiture d'occasion ?

Entre bonne affaire et arnaque, il est parfois difficile pour un œil non averti de faire la différence. Pour ne pas vous faire piéger, voici quelques conseils pratiques

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ntre bonne affaire et arnaque, il est parfois difficile pour un œil non averti de faire la différence. Pour ne pas vous faire piéger, voici quelques conseils pratiques. Il convient d’être particulièrement vigilant en présence de promotions exceptionnelles. Il faut surtout bien s’assurer que la voiture est en règle, qu’elle n’est pas hypothéquée et n’a pas été volée. Les journalistes d’Aroutz 2, la chaîne de télévision israélienne, ont rapporté en mai dernier une arnaque qui a concerné des dizaines de véhicules qui, pour la plupart, étaient encore en circulation. Les malfaiteurs ont procédé à chaque fois de la même manière : ils louent une voiture auprès d’une compagnie de location. Pendant ce laps de temps, ils font une copie des clés et enregistrent le code. Un ou deux jours après l’avoir rendue, ils la volent et la revendent sur internet comme une occasion spéciale d’une durée limitée de quelques jours. Ils ont été jusqu’à voler les véhicules une seconde fois chez les nouveaux propriétaires. Il y a même certains de ces véhicules qui ont été volés quatre fois de suite…

A qui acheter ? Particuliers ou professionnels ? Souvent, les annonces que l’on trouve dans le journal ou sur internet provenant apparemment de particuliers sont celles en fait de concessionnaires qui mettent un peu partout des annonces pour plusieurs modèles. Il y a deux inconvénients majeurs à acheter de telles voitures. Premièrement, on ne connaît pas le passé de la voiture. Elle a pu appartenir à des compagnies spéciales de sécurité par exemple et avoir subi une utilisation intensive. Le kilométrage a pu avoir été falsifié… Deuxièmement, vous payez plus cher, une différence de quelques milliers de shekalim, pour une même voiture que le concessionnaire a lui-même acheté. Il faut également se méfier car de l’extérieur la voiture peut avoir l’air en bon état et

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bien arrangée, cela cache parfois quelques mauvaises surprises. Afin de reconnaître s’il s’agit d’un concessionnaire, il existe plusieurs petites astuces. Déjà au téléphone, on peut demander : « j’aimerais des renseignements sur la voiture de l’annonce… ». Si elle vend plusieurs voitures, la personne sera contrainte de vous demander de quelle voiture il s’agit. Au moment de la rencontre, il faut exiger le permis de la voiture et la “Tehoudat Zehout” du propriétaire. S’il s’agit d’un concessionnaire, il aura du mal à vous la présenter. Parfois, le vendeur n’est pas le propriétaire lui-même mais un proche. Comment faire alors la différence ? Les concessionnaires ont une procuration sur une simple feuille signée par un avocat. Un proche ou tout autre personne déléguée par le propriétaire présente une procuration officielle du « misrad hata’hboura » (service de l’automobile). Si vous recherchez un modèle et une version précise d'une voiture, vous avez plus de chance de la trouver sur le marché des particuliers. Les concessions et agences

situées près de votre domicile ne peuvent pas avoir tous les modèles en circulation en stock. En revanche, plus vaste, le marché des particuliers vous offrira plus de choix.

Quelques conseils pratiques Pour commencer, il faut vérifier les informations qui figurent dans l’annonce. Il faut bien se renseigner sur le nombre de conducteurs précédents et le temps de propriété du véhicule pour chacun d’entre eux. La durée moyenne pour un conducteur est de deux trois ans. Si l’on constate que la durée a été beaucoup plus courte que cela, il faut se méfier. Un conducteur qui achète une voiture et la revend peu après, avait sûrement une bonne raison. De plus, il faut savoir si le conducteur précédent était seul à la conduire ou s’il la prêtait régulièrement, s’agit-il d’une famille ou d’un célibataire. Ce sont autant de questions qui ont leur importance concernant l’état générale de la voiture. Plus grand est le nombre de mains


entre lesquelles elle est passée et plus il y a de risques. Le kilométrage est également important. En général, 15 à 20 mille km par année en moyenne. Mais cela dépend du modèle spécifique du véhicule. Pour certains modèles, un kilométrage élevé représente un plus grand inconvénient que dans d’autres cas. Il est important de bien se renseigner sur le nombre d’accidents, le descriptif exact des dégâts pour chacun et l’endroit qui s’occupe de la voiture en général. Il est conseillé que cela soit un garage fixe et reconnu. Une voiture bien entretenue évite beaucoup de problèmes.

L’examen technique Le premier examen, statique, avant de prendre le volant est déterminant dans le processus d'achat. Si vous n'êtes pas un expert, n'hésitez pas à vous faire accompagner d'un ami qui connaît bien la mécanique. Ses conseils seront utiles. Vous devez inspecter votre future voiture sous toutes les coutures : extérieures et intérieures. Ces contrôles doivent être effectués en plein jour. Refusez un rendez-vous à 20 heures un soir d'hiver. Dans la pénombre, rayures et défauts ne seront pas décelables.

En secouant les roues avant dans l’axe horizontal, il est également possible de se rendre compte s’il y a un jeu dans la direction. L’ensemble de cet examen doit être minutieux. Prenez votre temps : il s’agit de votre sécurité. Un pneu en mauvais état risque d’éclater et d’entraîner un accident. Si vous avez des doutes et que vous souhaitez le changer, dites-le au vendeur et faites entrer cet élément dans la négociation.

L’intérieur Le compteur : contrôler que les numéros sont correctement alignés. A défaut, cela peut vouloir dire qu’il a été "révisé" à la baisse à l’aide d’un tournevis. Assurez-vous que le kilométrage indiqué n’est pas inférieur à celui de l’étiquette de la dernière vidange collée sur le carter d’huile. Les housses : la présence de housses est une arme à double tranchant. On peut considérer que c’est un avantage car votre habitacle sera protégé. Mais on peut aussi penser qu’elles sont là pour cacher des trous ou des brûlures de cigarettes. N’hésitez pas à les retirer pour vérifier l’état des tissus de sièges.

L’extérieur Une peinture neuve : il est possible que le vendeur ait honnêtement voulu faire un effort pour se débarrasser rapidement de sa voiture. Mais attention, une couche d’apparat peut révéler un accident. Méfiezvous si les portes ou le capot ne sont pas correctement alignés. Ce peut être un indice. La tôlerie doit être lisse, sans trace de coups ou de boursouflures dues à la rouille. La rouille : les voitures d’occasion d’aujourd’hui ne présentent plus comme autrefois d’importants points de rouille. Les carrosseries sont de plus en plus résistantes. Mais regardez tout de même les faces intérieures des portes, les entourages de vitres, les bas de caisse, le passage d’ailes et le plancher du coffre. Tout éclat de peinture peut préfigurer la naissance de points de rouille. Les pneus : attention, il est obligatoire qu’ils soient de mêmes marques et de dimension identique sur un même essieu. Vérifiez ensuite leur niveau d’usure. Bien évidemment, il ne doit y avoir ni hernie ni déchirure sur le flanc. La profondeur des sculptures doit être conséquente. Par ailleurs, une usure irrégulière démontre un défaut dans le parallélisme ou un gonflage à des valeurs erronées.

compresseur, on constate sa mise en route à une légère baisse de régime du moteur. Le froid doit s’évacuer des aérateurs au bout de quelques secondes.

Le moteur Méfiance, si vous percevez des bruits de cognements. Des jeux internes importants sont à craindre et peuvent à court terme entraîner la casse de pièces. Entendre au braquage des claquements au niveau d’une des roues est mauvais signe. Les cardans ou les bras de suspension sont peut-être en mauvais état.

Le moteur émet un sifflement aigu Le bruit du moteur doit être régulier et ne pas émettre un sifflement, par exemple. Si c’est le cas, tenez-vous en alerte. Il peut s'agir d'une banale prise d'air si le bruit s'évanouit au dessus du ralenti, ou tout simplement du sifflement traditionnel d'une courroie. Ce n’est pas inquiétant. Plus grave : un roulement (aussi appelé galet) est peut-être en train de gripper. Attention la courroie de distribution peut alors lâcher entraînant des dégâts irrémédiables (soupapes et pistons) dans le moteur.

L’embrayage Une méthode simple pour le tester : serrez le frein à main et engagez la troisième vitesse puis relâchez l’embrayage. Si la voiture cale, c’est bon signe. Sinon, prévoyez le remplacement du disque d’embrayage.

La boîte de vitesses Les tapis de sol : il ne s’agit pas de se contenter de la propreté de ses éléments. Le vendeur les aura forcément nettoyés. C’est l’humidité qu’il faut traquer. Soulevez-les et voyez si vous apercevez quelques traces révélatrices de problèmes d’étanchéité. Commandes de bord : ce serait trop bête d’acheter une occasion dont le feu de recul ne fonctionne pas. Alors, même si ces vérifications vous semblent simplistes, assurez-vous du bon fonctionnement de toutes les commandes : phares, feux, etc. Vérifiez ensuite le chauffage, les warnings, le désembuage, les essuie-glaces etc. Les témoins du tableau de bord doivent s’allumer lorsque vous mettez le contact. Sur votre lancée, testez aussi l’autoradio et, le cas échéant, sa commande au volant. La climatisation : après avoir actionné le

Effectuez un parcours permettant de passer toutes les vitesses. Une fois engagées, elles ne doivent pas sauter ni craquer au moment de leur changement. Avant tout, vous ne devez en aucun cas acheter une voiture sans l’essayer sur la route. Avec un professionnel, vous obtiendrez systématiquement satisfaction : aucun concessionnaire ne vous refusera cet essai. En revanche, vous pouvez tomber sur un particulier qui ne vous donnera pas cette possibilité, en invoquant un risque d’assurance ou la peur de se faire voler son véhicule. Dans ce cas, aucune hésitation, passez votre chemin. D-R

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Science et Technologie

DOSSIER

La lecture sur écran : les livres s’adaptent, nos cerveaux aussi

Ordinateurs, « smartphone », « e-books », aujourd’hui les alternatives à la lecture sur papier sont nombreuses et les supports de plus en plus sophistiqués. Surfer d’un lien à l’autre, consulter un ou plusieurs documents simultanément sont des avantages qu’une lecture prolongée dans un roman n’offre pas. Cependant, derrière cette révolution se cache une adaptation nécessaire de nos cerveaux à ces nouvelles habitudes de lecture. Lors de notre apprentissage de la lecture, nous avons pu obtenir des résultats en termes de rapidité, de compréhension, et de mémorisation de l’information parce que nos cerveaux se sont adaptés au support papier et aux habitudes qu’il génère. Les différences fondamentales qu’apporte la lecture sur supports électroniques nous demandent des efforts pour conserver ces mêmes facultés dans un tout autre environnement. Pour comprendre une telle évolution, il faut passer en revue les implications de ces deux modes de lecture. 20

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En quoi l’écran influence-t-il notre façon de lire ? Dans un article consacré à la lecture sur écran, le magazine « Sciences & Vie » rapporte une étude menée par l’équipe du psychiatre américain Gary Small, du Semel Institute for Neuroscience and Human Behavior de l’Université de Californie. Lors de cette expérience, ils ont enregistré, grâce à l’IRM fonctionnelle, l’activité cérébrale de 24 volontaires de 55 à 76 ans conviés à lire un livre et à faire des recherches sur Internet, la moitié du panel ayant déjà surfé, l’autre non. Pendant la lecture du livre, tous les sujets ont affiché la même activité neuronale au niveau des régions du langage, de la lecture, de la mémoire et de la vision. Par contre, lors du passage sur le net, une différence apparaît entre le groupe habitué au surf et celui qui ne l’est pas. Les individus du premier échantillon ont développé un important surcroît d’activité dans les centres du cerveau qui contrôlent les prises de décision et les raisonnements complexes (zones du cortex frontal, temporal et cingulaire). Ces résultats s’expliquent par le fait qu’un internaute averti se doit de répondre à une sollicitation intense due aux choix qu’il est obligé de faire, d’un chemin de lecture qu’il doit luimême construire et qui n’est pas établi au préalable. Cependant, cette expérience basée sur l’imagerie cérébrale est la seule qui ait été pratiquée dans ce domaine. En attendant que d’autres études viennent compléter ces premiers résultats, ce sont les observations comportementales qui nous fournissent un aperçu des particularités de la lecture à l’écran. La lecture à l’écran est globalement plus fragmentée, discontinue. Le fil conducteur est souvent rompu au gré de l’internaute à qui l’on offre sans cesse la possibilité de naviguer, de vérifier une information, de lire un article complémentaire. Cela induit une « hyper-attention » que des psychologues américains opposent à la « deep attention » (attention profonde) que nécessite la lecture linéaire sur papier. Lorsque nous lisons, en plus de l’attention directe que nous portons aux mots que nous sommes en train de déchiffrer, nous percevons également simultanément la globalité du texte. Même si ce fond n’apparaît pas distinctement à nos yeux, cela nous permet de nous repérer dans l’espace de la page, d’anticiper la lecture du mot suivant, sa position, sa longueur. Cette « lecture parallèle » accélère le déchiffrage des mots et améliore la fluidité de notre lecture. Or, les écrans actuels rendent plus

difficile cette anticipation, notamment à cause de la brillance, du manque de contraste entre la couleur de fond et les caractères. Ceci contraint le lecteur à fixer son regard plus longuement sur la zone qui retient son attention et empêche donc l’anticipation. Au vue de ce qui précède, on constate que la lecture sur écran est plus lente. En effet, la lecture, a elle seule, mobilise plus de 6 zones cérébrales rien que pour le décodage des mots. Avec les exigences du multimédia en termes de reconnaissance des couleurs, des formes, des positions, la sollicitation au niveau des capacités cognitives est beaucoup plus intense. La richesse des éléments qui accompagne la lecture sur le net comme la présence de symboles, de « banners », de boutons à cliquer, attire l’attention de l’internaute et engendre une surcharge des fonctions de son cerveau. La vitesse de lecture est donc réduite d’environ 25 % par rapport à une lecture classique. Autre différence : l’aspect du texte qui varie radicalement d’un support à l’autre. A

La vitesse de lecture est donc réduite d’environ 25 % par rapport à une lecture classique l’écran, on peut déplacer le texte à volonté, le faire défiler. La lecture y est dynamique. A l’inverse, le texte sur papier est figé, stable. Le processus de la lecture sollicite également notre mémoire spatiale, à savoir, notre capacité à mémoriser la position des mots importants dans un texte. Le défilement constant des informations à l’ordinateur inhibe largement cette faculté de notre mémoire. Même si les chercheurs travaillent sur le confort de lecture qu’offrent les e-books, un important inconvénient demeure. Le magazine science & vie rapporte les résultats des chercheurs du laboratoire des usages en technologie d’information numérique (Lutin) à Paris concernant la possibilité de tourner les pages sur les e-books actuels. Ils montrent en effet, que le changement de pages dans ces outils informatiques destinés à la lecture parasite la mémorisation du paragraphe en cours de lecture. En d’autres termes, on aurait tendance à perdre le fil en tournant les pages sur un e-book beaucoup plus que dans un bon roman. Pourquoi ? Cela serait dû à la lenteur du changement d’affichage et au « flash noir » qui accompagne la transition entre deux

pages. « Ce flash, long de 1 à 3 secondes efface en partie la mémoire de l’image de la page que l’on vient de lire, un phénomène connu sous le nom de « change blindness », (cécité au changement), dit Charles Téjus, directeur du laboratoire Cognitions humaine et artificielle, et directeur du Lutin.

Hypertexte : les limites du surf Les liens hypertextes représentent un système de renvois permettant par un simple clic de passer directement d'une partie d'un document à une autre, ou d'un document à d'autres documents choisis comme pertinents par l'auteur. Ils permettent d’enrichir les connaissances de l’internaute sur le sujet choisi en apportant toutes sortes d’informations complémentaires, des définitions, des légendes ou des photos etc. Cependant, cette possibilité qu’offre le net est directement responsable de la non-linéarité de la lecture. Certaines notions peuvent comporter plus d’une cinquantaine de liens sur les sites qui les abritent. Lorsque les hypertextes offrent un très grand nombre de pages à visiter, cela engendre de la confusion et des difficultés à se repérer de manière générale dans le document. En ouvrant une multitude de fenêtres, il arrive même parfois que lecteur oublie l’objectif de sa lecture. Ce que les cognivistes appellent « le maintien du but en mémoire ». Il se sent alors perdu et éprouve le sentiment de tourner en rond.

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la lecture sur écran...

Aujourd’hui, les supports numériques foisonnent. E-books, smartphones, ipad, il est parfois difficile de s’y retrouver.

“e-books”et “smart phones” e-books Selon le cabinet d’études iSuppli, les ventes mondiales d’e-books pourraient passer de 150 000 unités en 2007 à 18 millions en 2012. Un « e-book » est une abréviation du mot anglais « electronic book » qui signifie livre électronique. Il s’agit donc d’un petit appareil de lecture qui permet de visionner des fichiers numériques (word, pdf, open office, etc.). Ces fichiers sont également appelés des livres numériques. Beaucoup de personnes sur Internet se servent du mot "e-book", non pas pour désigner l'appareil de lecture, mais le fichier numérique ou livre numérique qui contient l'information. Contrairement au livre traditionnel, le livre électronique permet, par exemple, de naviguer, de trouver parmi des centaines de pages un mot, une phrase, une citation, d'annoter ou de mettre en relief le texte, de découvrir la biographie d’un auteur. Cette interface de lecture numérique permet d'utiliser et de transporter avec soi une véritable petite bibliothèque de documents en ligne (livres, magazines, journaux, etc.). Le livre électronique en tant que dispositif de lecture permet trois fonctions de base.

 La recherche plein texte dans une

base de livres en utilisant des moteurs de recherche dans les contenus de tous les livres de cette base.

La consultation en ligne de pages  des livres, soit dans des extraits,

correspondant notamment aux résultats de la recherche plein texte, soit dans le texte intégral des ouvrages.

La  livre

lecture hors ligne du après téléchargement. Lorsqu’ils sont lus hors ligne, la livraison des livres numériques n’est pas effectuée nécessairement par Internet. Internet n’est à priori qu’un outil parmi d’autres pour transporter les e-books. Il est donc faux d’une manière générale d’assimiler les livres numériques aux "livres sur Internet ».

Pour le moment, le livre électronique parfait n’existe pas. L’écran tactile n’étant pas encore généralisé, la lisibilité n’est pas encore maximisée. Les recherches visent également à rendre ses pages plus blanches et donc à réfléchir davantage la lumière, à éliminer le flash noir survenant entre l’affichage de deux pages. Les avantages du e-book sur les livres classiques restent donc surtout leur interactivité puisqu’ils permettent l’accès à une myriade de documents. La question qui demeure aujourd’hui est de savoir si une amélioration en termes de contenu suivra. Depuis 2006, la société Google a déjà entrepris de numériser l’ensemble des livres des grandes bibliothèques américaines. En France cependant, la lecture électronique est encore freinée par le peu d’ouvrages disponibles en français. De plus, même si certains sites proposent des œuvres classiques gratuitement, comme ebooksgratuits.com, la version numérique d’un livre qui vient de paraître n’est généralement que de 10 à 30 % moins chère que la version papier, alors que la liseuse à elle seule coûte en moyenne 300 euros…

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AC T UA L I T E Lors de sa sortie, mieut valait ne pas avoir un Ipad sur soi en arrivant à la frontière israélienne. Selon Haaretz, les douaniers confisquaient systématiquement les tablettes tactiles d'Apple, suivant une circulaire du ministère de la Communication. En fait, l'iPad ne correspondrait pas aux normes de sécurité des réseaux sans fil dans l'État hébreu. On craignait que le Wi-Fi de ces appareils aux normes américaines ne perturbent d'autres fréquences radios. En particulier, les signaux militaires auraient pu être affectés. À l'aéroport de Tel-Aviv, une dizaine de tablettes avaient déjà été saisies, au grand dam de leurs propriétaires

Le smartphone : Blackberry (O2)

qui avaient simplement voulu les déclarer à la frontière. Cependant, les tests ont prouvé par la suite que le Wi-Fi de l'iPad ne posait aucun problème et son interdiction a été levée. Un communiqué du ministère de la communication a expliqué que « l'importation d'un appareil par personne sera autorisée à compter du dimanche 25 avril ». Pourquoi un seul iPad par personne ? Le mystère reste entier. Au moins les iPads confisqués pourront être récupérés par leurs propriétaires.

L'iPad, la tablette tactile d’Apple, comporte une bibliothèque de livres numériques : l'iBook Store


Titre La lecture articlesur écran... Smartphones Il s’agit d’un téléphone mobile que l’on appelle couramment « téléphone intelligent ». Outre les fonctions liées à la téléphonie, il offre de nombreuses possibilités.

 Il permet de consulter et d'envoyer

des e-mails, de surfer sur Internet, mais aussi d'écouter de la musique, de prendre et de visionner des photos ou des films, de jouer, de se diriger au GPS.

 Il comporte notamment un système d’exploitation « ouvert » de type Windows, Symbian Palm OS, etc.

d’un clavier spécifique  Ildeesttypecomposé Azerty/Qwerty ou d’un écran

entièrement tactile. L’écran tactile sur les smartphones est d’ailleurs beaucoup plus répandu que pour les e-books.

 Il comporte la fonction « Organizer » (Calendrier, Tâches,…).

a la capacité de se connecter/se  Ilsynchroniser avec un ordinateur. il est capable de lire/éditer des  Enfin, documents texte ou tableur (ou autres de type Pdf), …

Pour faciliter la lecture sur le petit écran de ces appareils, les pages classiques sont transformées en courtes séquences de quelques lignes, que l’on fait défiler à l’écran. Les articles de journaux disposant d’une application smartphone sont ainsi affichés dans leur intégralité, illustrations comprises. En juin 2009, a été lancé le premier-roman feuilleton disponible sur mobile. Cependant, très gourmands en énergie, les smartphones se déchargent en à peine 24 heures si leur utilisation est intensive. Les e-books en revanche, peuvent se passer de prise pendant plus d’un mois pour un lecteur

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moyen. Entre smartphones et e-books, la guerre est acharnée pour tenter de détrôner le livre. Tous les moyens sont bons. Améliorations des contrastes, écrans tactiles, format, autonomie. Cela ne fait aucun doute, la lecture subit bel et bien une révolution et nos habitudes avec. Les progrès technologiques et les accès de plus en plus nombreux aux textes virtuels ont tendance à nous faire délaisser notre bonne vieille lecture. Selon certains experts, on pourrait même en arriver à perdre l’habitude de lire sur du papier et à rencontrer des difficultés face à une lecture statique, longue et attentive. Le « lecteur de demain » pourrait bien être impatient, avide de découvertes, de changements, d’action. Mais que les bibliophiles se rassurent. Paraît-il que face à un bon roman capable d’attirer notre attention et après une certaine phase de réadaptation, on pourrait retrouver nos capacités naturelles. Et pour tous ceux qui comprennent : rien ne pourra jamais remplacer l’odeur d’un vieux grimoire. D-R

Comment bien choisir son smartphone ● Vérifier la mémoire disponible (les capacités habituelles étant de 8 ; 16, ou 32 go extensibles via une carte mémoire micro sd) ; ● son autonomie (10 heures en conversation par exemple pour l’iPhone 3G) ; ● ses fonctions disponibles (mail et fonctions de « bureau », format de fichiers musicaux ou vidéos lisibles, capacités de l’appareil photo) ; ● son système d’exploitation incorporé, sachant que les logiciels compatibles avec un système donné sont rarement utilisables avec un concurrent ; ● les caractéristiques de l’écran (un modèle doté d’un écran suffisamment grand et affichant au moins 65 000 couleurs est un minimum.) Source : science & vie – septembre 2009.


L'iPhone 3G, le smartphone d'Apple En janvier 2007, Steve Jobs, co-fondateur et président-directeur général du fabriquant américain Apple convoque tous les médias pour annoncer la sortie du Iphone. Il révolutionne alors le monde des Smartphones avec son principal atout : un très large écran tactile multipoint. En Janvier dernier le nombre d’unités vendues depuis sa sortie s’élevait à 42 millions. Que se cache-t-il derrière une telle réussite ? Présentation.

Ses principales fonctionnalités

Téléphone pour téléphoner, toucher des doigts un nom ou un numéro

Safari le navigateur Web le plus avancé jamais proposé sur un téléphone portable

Mail

Photo appareil photos 3 méga pixels et application photo

véritable messagerie électronique identique à celle d’un ordinateur

Dictaphone micro intégré : Possibilité d’enregistrer, de modifier et d’envoyer des enregistrements par mail ou par MMS

Enregistrement Vidéo enregistrer des vidéos, ajuster, faire des montages

Plans + Boussole il est équipé d’un GPS et d’une boussole pour retrouver facilement son chemin à pied, en voiture ou en transports en commun

L’atout de l’Iphone c’est également une multitude d’applications gratuites ou payantes compatibles avec le langage d’Apple et que l’on peut télécharger du Net. Grâce à elles, il est désormais possible de retoucher des photos numériques sur Iphone, de transformer son téléphone en guitare virtuelle ou en piano, d’identifier les chansons qui passent, de jouer en misant contre des adversaires réels, d’obtenir en tant réel l’état des vols, ainsi qu’une infinité d’autres possibilités. Mai-Juin 2010 - face à face

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Coup d›oeil Acutalité

De l'autre côté du mur Interview

« Yad Léahim » est un organisme basé en Israël. Il sauve régulièrement de jeunes filles juives que le désespoir a poussées vers un monde inconnu, dangereux ; celui d’une vie commune avec des ressortissants de minorités arabes. Après une délivrance physique, en accord avec les autorités et l’armée israélienne, les assistantes sociales de Yad Léa’him récupèrent ces jeunes filles brisées dans leur amour propre et souvent livrées à ellesmêmes. Découvrez le précieux témoignage de Chiffra, l’une de ces assistantes sociales.

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lles sont prisonnières physiques et affectives. Il n’est pas toujours question d’un sauvetage du fin fond d’un village arabe éloigné mais parfois vraiment sous notre nez, au sein des grandes villes. Là-bas, elles tombent sous le charme d’une minorité, des arabes musulmans, qui changent leur comportement envers elles juste au moment où elles ne savent plus où retourner. Pourquoi se comportent-elles ainsi ? Comment empêcher ce phénomène ? Que peut faire une mère qui soupçonne sa fille adolescente d’avoir « franchi les limites » ? Autant de questions parmi d’autres auxquelles Chiffra répond.

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Certains habitants des grandes villes témoignent avoir vu parfois des jeunes filles juives monter dans des voitures appartenant à des arabes et voyager avec eux jusque dans leur village. Il nous est difficile de comprendre pourquoi elles agissent de la sorte. Pouvez-vous nous expliquer un peu ce qui ce passe dans leur tête à ce moment-là ? Ce sont des femmes ou des jeunes filles poussées par la détresse. Cette détresse est en général d’origine affective et peut provenir de toutes sortes de raisons. Certaines de ces jeunes filles ont été victimes de violence dans leur enfance ou ont été témoins de la violence de leurs parents. Nombreuses sont celles qui sont considérées comme la « brebis galeuse » dans leur foyer. Dès lors et depuis toujours, elles n’ont pas eu de place au sein de leur famille au sens affectif du terme. Elles ont vécu avec la sensation d’être incomprises, l’impression en tant qu’enfant et adolescente de n’appartenir à personne, d'être sans attaches. Elles souffrent d’un grand manque affectif. Malheureusement, chez ces jeunes filles, la confiance en soi et l’image qu’elles se font d’elles-mêmes sont atteintes. Certaines d’entre elles viennent d’un milieu socio-économique défavorisé. Toutes leurs copines de classe ont un téléphone « dor chlichi » et portent souvent des habits neufs, elles non. C’est avec de telles femmes et jeunes filles que sympathisent des hommes issus d’une minorité qui cherchent en elles un divertissement qu’ils ne peuvent assouvir dans une société arabe traditionnelle au sein de laquelle demeurent de nombreux tabous à ce sujet. Ne comprennent-elles pas le danger ? Au début il y a beaucoup de dénégation. Elles se disent : « Cela ne m’arrivera pas à moi. Il n’est pas comme les autres. Pourquoi êtes-vous racistes ? » En général, les jeunes filles ne comprennent pas l’enjeu d’avoir un lien avec un ressortissant d’une minorité. Au début du moins. C’est agréable et bien pour elles. Les jeunes hommes les gâtent, leur achètent des cadeaux. Elles se baladent dans des voitures de luxe et la vie morose

d’autrefois se peint tout d’un coup d’un rose d’illusion et de mensonges. Alors comment à Yad Léa’him, informet-on les jeunes filles naïves et leur explique-t-on ce qu’il risque de leur arriver ? Nous organisons des conférences dans les écoles et dans les établissements spécialisés pour les jeunes filles en détresse. Il existe une coopération entre les différents services sociaux. En général, on fait venir aux conférences une jeune fille qui vient de sortir d’une histoire problématique avec un jeune ressortissant des minorités qui raconte son expérience personnelle depuis les étapes les plus roses en passant par la peur jusqu'à la rupture des liens, et le retour au calme après le drame d’un sauvetage. Ensuite l’assistante sociale qui anime la conférence parle du phénomène et de la façon de l’empêcher. De combien de personnes environ est-il question ? On reçoit plus de 100 cas par mois. Malheureusement, le phénomène va en s’accroissant. Et nous savons que celles qui viennent chez nous représentent une goutte d’eau dans la mer. Les jeunes filles viennent-elles seulement des milieux difficiles que vous avez décrits ou également de foyers « sans problèmes »? Parfois, nous nous occupons de jeunes filles qui proviennent de « foyers équilibrés ». Mais lorsque l’on creuse un peu plus en profondeur, on se rend compte qu’il y a là aussi des difficultés. Une jeune fille qui a de bons liens avec ses parents et beaucoup de confiance en elle n’a aucune raison de sortir avec un ressortissant du "peuple ennemi". Cela veut dire qu’il y a un facteur psychologique et pas seulement un manque de compréhension, une « lutte pour l’indépendance ». -Je demande à chiffra de raconter plus en détail le sauvetage car c’est la partie qui semble intéressante dans l’histoire, l’aspect héroïque. Mais chiffra n’aime pas parler du sauvetage.- La plus grande partie de notre travail s’effectue justement après


le sauvetage qui est fait en parfaite coordination avec les autorités, l’armée, la police et les services sociaux. Et il n’est pas toujours question d’un village arabe éloigné. Souvent, la femme ou la jeune fille est retenue prisonnière dans une maison au centre de Haïfa ou de TelAviv. Il y a des filles qu’il ne faut pas sauver physiquement mais moralement. Il arrive qu’une femme vienne nous voir, alors qu’elle est victime de violence physique et dont la famille juive a coupé les liens avec elle. Elle souffre d’agressivité physique et morale, de difficultés matérielles et ses enfants aussi. Mais pourtant elle ne parvient pas à se détacher et à rompre les liens. Ici, entre en jeu également le syndrome de la femme battue. Mais mis à part cela, il est difficile pour une femme qui se trouve dans une détresse si grande de trouver la brèche lui permettant de s’échapper de ce cercle vicieux.

fille directement entre leurs mains. Je ne dis pas qu’il ne faut pas placer de limites mais qu’il faut bien réfléchir à notre façon de le faire, car la période de la crise n’est pas toujours un moment où il faut être dur, il faut au contraire venir avec beaucoup d’amour et prendre conseil avec des professionnels. Comment vous, en tant qu’assistantes sociales, vous occupez-vous des jeunes filles ?

A quelle aide peut prétendre « rescapée »? Elle peut bénéficier d’une aide au logement et aux frais quotidiens pendant une période de 3 mois à un an. De plus, nous payons les meilleurs avocats si elle a besoin d’une représentation auprès des juges ou sil faut se battre pour un enfant juif. Même s’il n’y a pas vraiment de fonds disponibles, le Rav Lipchitz, le directeur de l’organisation, ordonnera de prendre le meilleur avocat et ensuite il s’arrangera avec les problèmes financiers. C’est vraiment un sauvetage pour ces jeunes filles car elles n’ont personne d’autre pour les aider. Evidemment en parallèle de l’aide physique, il y a l’aide morale. Nous les aidons à placer leurs enfants dans des bons établissements scolaires et il faut parfois parler aux responsables de l’école pour qu’ils acceptent un enfant avec un contexte familial tellement complexe. Pour celles qui sont intéressées, on les met en contact avec une famille d’accompagnement, qui les invite pour chabbat et les fêtes et qui est en contact avec elles au quotidien.

Que doit faire une mère pour préserver sa fille adolescente ? En général, ce n’est pas quelque chose qui tombe sur une famille soudainement. Il y a des signes avant-coureurs. Dans une famille où il y a de la communication et de la compréhension, quand les parents accueillent leur enfant et l’aiment sans conditions, et qu’ils ne sont pas pris de panique face à la crise d’adolescence, alors les chances qu’il y ait des surprises sont faibles. Il faut être attentif à ce qu’il se passe avec sa fille, vérifier si elle disparaît parfois plusieurs heures pour une destination que l’on ne connaît pas, si elle revient avec toutes sortes d’habits nouveaux, de parfums, un nouveau portable. Tous ces signes peuvent être une sonnette d’alarme. Il est important de souligner, que si les parents découvrent ainsi que leur fille a un tel lien, il est destructeur de réagir par un comportement extrême ou par la colère. Il ne faut surtout pas la chasser de la maison. C’est souvent la première réaction que l’on peut avoir, et la pire également. En effet, avec une telle réaction, on livre la jeune

Lorsque nous recevons un tel cas, le plus important pour nous est de créer des liens de confiance avec la jeune fille, l’accepter comme elle est. Nous ne prêchons pas la morale et essayons d’éviter tout jugement afin de lui permettre d’exprimer tous ses doutes et toutes ses colères. Et seulement lorsque nous la recevons avec beaucoup d’ouverture, sans conditions et avec beaucoup d’amour, petit à petit, elle trouve la force d’abandonner ce lien, néfaste pour elle. Les horaires de travail au sein de Yad Léa’him ne sont pas 8 heures-16 heures. Nous sommes 8 assistantes sociales à traiter les demandes des jeunes filles. Notre service d’urgence fonctionne 24 heures sur 24. Ce sont des jeunes filles qui n’ont personne. Dans la plupart des cas, les familles ont coupé les liens et c’est pourquoi il leur est difficile de se séparer du jeune homme. Il n’y a pas longtemps je me suis occupée d’une jeune fille qui a perdu son père dans des conditions tragiques et ne s’entendait pas avec sa mère. Elle a travaillé comme serveuse. Là- bas, elle a rencontré un jeune arabe qui ne vivait pas loin. Cette même jeune fille décrit en rose le début de sa relation. Après six mois de vie commune, débute la violence psychologique. Il a commencé à la suivre, à surveiller ses fréquentations et à limiter ses heures de sortie de la maison. Puis, la violence a atteint un autre degré : celui du physique. Elle fut enceinte à 19 ans et a accouché dans ce contexte. Il faut comprendre que pendant ces années, elle était impuissante et cachait sa détresse. Elle craignait de déposer une plainte à la police de peur que la violence s’accentue. Cette même jeune fille faisait le calcul suivant : même si elle reçoit des coups,

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De l'autre côté du mur au moins pour ses enfants il y a un lit et de la nourriture, alors elle considérait que c’était mieux pour elle de continuer à souffrir. Petit à petit la situation s’est aggravée, elle l’a quitté et est partie vivre chez sa mère, mais les menaces sont devenues plus virulentes. Il l’attendait avec un couteau dans les buissons devant chez elle. Alors, elle a appris par une amie l’existence de « Yad Léa’him » et nous a contactés. Nous l’avons aidée à fuir et lui avons trouvé un logement secret. En deux semaines, nous avons tout organisé. Nous lui avons trouvé un avocat qui la représente jusqu’à ce jour. Avant de s’enfuir, elle a déposé une plainte contre lui à la police. Il a été arrêté et emprisonné pendant plusieurs mois. Maintenant elle va pouvoir tourner la page dans une nouvelle ville. Toutes celles qui ont besoin d’aide (ou leur famille) peuvent nous contacter à « Yad Léa’him » au 1-800-620-640.

Histoire vraie « Je me disais que d’un instant à l’autre on allait tirer sur moi et mes enfants ». Ainsi fut sauvée une mère et ses quatre enfants du cœur d’Aza (Gaza). La rescapée raconte : « Avant de sortir de la maison, j’ai pris sur moi de toujours respecter le chabbat, si tout se passait bien. » - Le mari arabe, arrêté en Egypte pour contrebande, allait être libéré, et les occasions disparaître. - Le président de Yad Léa’him a contacté le Ministre de l’Intérieur, qui a révélé l’affaire au DCO (District Coordination Office), et l’opération démarra. - « J’ai demandé au chauffeur combien ça coûtait pour aller jusqu’au barrage Erez, il m’a dit 70 shekel. Je lui en ai donné 100 et je lui ai dis de conduire vite. » « Nous sommes passés par des barrages du ‘Hammas. Je me suis couverte avec le voile, et je me suis efforcée de parler le moins possible l’arabe, pour ne pas qu’on remarque mon accent. » - « Où es-tu ? » a demandé le frère de l’arabe d’un air suspicieux, au téléphone, juste avant que je franchisse la frontière.  - « Tu mens ! Rentre à la maison tout de suite ! » - L’officier Israélien dit avec émotion : « Je vous fais régulièrement des dons, et je sens que c’est par ce mérite que j’ai eu le droit de participer à cet émouvant sauvetage » - Une opération à couper le souffle qui se termine par un merveilleux sauvetage. Deux semaines complètes de préparatifs, de briefings, et d’ajustements touchent

Une des voitures de sauvetage de Yad Léa’him, dans le quartier musulman

à leur fin en ce mardi après-midi. Après des heures éreintantes, durant lesquelles le risque d’un échec et ses conséquences atroces se faisait de plus en plus menaçant, s’est enfin achevée la terrible opération de sauvetage d’une mère juive et de ses quatre enfants en captivité au cœur de Aza. Il y a deux semaines, un coup de fil est arrivé au centre d’urgence de Yad Léa’him. Une femme raconte que sa jeune sœur se trouve à Aza avec ses quatre enfants. Elle décrit en larmes la terrible souffrance qu’endure sa sœur. L’enquête menée par le « service de l’assimilation » de Yad Léa’him a révélé qu’il y a des années, la femme, une Juive originaire de Ashdod, est partie habiter avec son mari Arabe et ses enfants à El ‘Arish en Egypte. Avec le temps, la crainte d’Abdallah que sa femme s’enfuit d’Egypte vers Israël avec leurs enfants se renforça, étant donné la grande violence qu’elle subissait. Il décida de profiter d ’ u n e occasion qui lui fut présentée quand elle se sentit mal, et de l’envoyer avec leurs enfants

chez ses parents à Rafiah’, en plein cœur de la bande de Gaza. De là –bas, il était convaincu qu’elle ne pourrait pas s’enfuir. Il prétendit à sa femme Juive qu’il voulait qu’elle se fasse soigner dans un hôpital privé, car on y prodiguait de meilleurs soins, et elle y serait mieux traitée. Mais en fait, après quelques heures d’un voyage épuisant, il s’avéra qu’on la conduisait chez les parents d’Abdallah, au cœur de la bande de Gaza. L’enquête de Yad Léa’him a également révélé que le mari de cette femme n’est autre qu’un délinquant connu des autorités en Israël, en Egypte et à Aza, et que l’une des affaires douteuses dans laquelle il est mêlé jusqu’au cou est la contrebande de marchandises dans les tunnels souterrains de la bande de Gaza. En ce moment, il purge sa peine dans une prison égyptienne pour trafic de drogue. Etant donné

Alex Artovski de Yad Léa’him pendant un sauvetage

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qu’Abdallah était censé sortir de prison et aller chez ses parents à Rafiah’ dans les prochains jours, les membres de Yad Leahim comprennent que c’est le moment d’agir avant que toute opportunité pour un sauvetage ne s’envole.Les membres de Yad Leahim contactèrent la femme captive sur son téléphone portable, et la préparèrent bien à son sauvetage d’Aza. Parallèlement, le Président de Yad Léa’him, Rabi Chalom Dov Lipchitz, prit contact avec le Ministre de l’Intérieur, Eli Yichay, qui mis rapidement en place une coordination entre Yad Léa’him, le Ministère de la Défense et le DCO. Cela permit d’établir rapidement tous les papiers nécessaires à la femme et à ses enfants pour leur entrée en Israël, et de s’assurer qu’il n’y aurait pas de problème lors du passage au barrage Erez. Mardi matin, les parents du mari Arabe sortirent, et A’ quitta la maison avec ses quatre enfants, appliquant avec précision les instructions données par Yad Léa’him. A la nièce qui était restée pour la surveiller elle prétendit aller en ville acheter des confiseries pour les enfants. Par la suite, A. raconta aux membres émus de Yad Léa’him qu’en sortant de la maison elle prit sur elle d’allumer les bougies tous les vendredi soir et de respecter le chabbat, si D. l’aidait à se sauver de sa captivité et à arriver en Israël avec ses enfants. « Je n’ai rien pris d’autre qu’un sachet. J’ai caché les passeports dans les couches de la petite. », raconte A. « Je suis sortie dans la rue avec les enfants et j’ai arrêté le premier taxi qui passait. J’ai demandé au chauffeur « combien ça coûte pour le barrage Erez ? », il m’a dit « 70 shekel ». Je lui ai dit «  Tiens, prends 100 shekel, et

roule vite ». Nous sommes passés par des barrages du ‘hammas. Je me suis couverte avec le voile et j’ai parlé le moins possible en Arabe, pour ne pas qu’on remarque mon accent. C’était effrayant. Je pensais que d’un moment à l’autre on allait nous tirer dessus ». Le chauffeur lui-même se doutait de quelque chose, mais elle lui raconta, selon les instructions reçues, que son père malade l’attendait avec impatience au barrage, et qu’elle devait absolument le rencontrer. Le chauffeur arriva finalement à la douane palestinienne qui est à la frontière de la bande de Gaza, quand soudain, le téléphone portable de A. se mit à sonner. Elle commença à trembler. C’était le frère de son mari Arabe. «  Où es-tu » demandat-il, soupçonneux. La femme répondit qu’elle se promenait avec les enfants, mais il se mit à crier : «  Tu mens ! Rentre à la maison immédiatement ! Je vais t’attraper et te tuer ! ». A. raccrocha, déterminée à continuer. A la douane, l’employé palestinien lui demanda où elle allait. Elle raconta que son père était très malade et qu’il l’attendait au barrage Erez. A nouveau son cœur s’arrêta de battre. Un des gardiens cria soudain : « Ramenez-là à Aza ! ». « J’ai senti que ma dernière heure était arrivée », décrit-elle. « Mais c’est alors qu’un autre employé me dit : « Tu peux partir ». J’ai passé la porte tournante, et j’ai commencé à courir. J’avais peur qu’ils me rattrapent ». 800 mètres effrayants entre le dernier barrage palestinien et le barrage israélien. A. et ses quatre enfants ont parcouru cette distance en courant, le cœur battant à tout rompre. Durant toute cette heure qui

semblait une éternité, le président de Yad Léa’him, Le Rav Hagaon Rabi Chalom Dov Lipchitz, est assis dans son bureau, recevant régulièrement des nouvelles de ce qui se passe sur le terrain. Des membres du Ministère de L’Intérieur le préviennent que des tireurs d’élite israéliens suivent étroitement la femme qui court avec ses quatre enfants et qui traverse la zone démilitarisée entre le territoire israélien et palestinien. Au barrage, étaient postés des membres du Chabak qui l’interrogèrent puis la laissèrent aller vers sa sœur qui l’attendait, accompagnée des membres de Yad Léa’him. Celle-ci fondit en larmes quand elle vit sa sœur et ses quatre enfants sains et saufs. Même les plus endurcis d’entres les soldats et les officiers ne purent cacher leurs larmes, à la vue de cette scène émouvante. Un des officiers dit avec admiration aux membres de Yad Léa’him : « J’ai beaucoup entendu parler de vous, et je vous fais également des dons régulièrement. Je n’aurais jamais cru que vous effectuiez de telles opérations. Je sens que grâce à ces dons que j’ai faits, j’ai eu le mérite de participer à cet émouvant sauvetage. » Les membres de Yad Léa’him transférèrent la mère et ses enfants à l’abri dans un appartement protégé, bien équipé de tout le nécessaire pour elle et ses enfants. Ils expliquent que certains détails de l’affaire ne peuvent être publiés, et qu’avant d’exécuter l’opération, un grand nombre de points furent pris en considération, avec la participation de toutes les personnes impliquées.

La mère et ses enfants quittent le quartier musulman

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Actualité Acutalité

L'extrême-gauche et la haine de l'autre

En étudiant l’histoire humaine et en lisant l’actualité, dans tous les domaines, on se demande parfois, et même presque toujours, si l’on vit dans un monde ou prime la rationalité. La réponse à cette interrogation est assez claire : bien sûr que non.

P

renez par exemple les sujets, sensibles, de la présence juive en Judée-Samarie ou de la lutte contre le terrorisme palestinien. On peut certes aisément comprendre l’opposition de certaines parties de la population à toutes ou parties de ces politiques, mais elles s’accompagnent trop souvent, et peut-être même de plus en plus, par de véritables campagnes de dénigrement et d’incitation à la haine, qui sont à peine croyables, surtout dans un pays relativement développé comme Israël. Et pourtant, on assiste assez régulièrement à ce genre de campagnes de la part de médias importants, le plus souvent accompagnées de distorsions, volontaires ou non, des faits, à des fins purement politico-idéologiques. Les derniers exemples en date concernent par exemple l’affaire Eliraz Peretz H”YD et Roï Klein, H”YD. Ces deux soldats sont maintenant devenus des symboles de la lutte du peuple juif pour sa souveraineté et son indépendance sur sa terre. Klein a été tué le 26 juillet 2006 au cours de la Deuxième Guerre du Liban dans des circonstances exceptionnelles. Major, il s’est jeté sur une grenade pour protéger ses soldats en ayant encore juste le temps de crier Chem’a Israel avant de mourir ! De son côté, Peretz, également un Major, est tombé le 26 mars dernier dans une embuscade du Hamas à la lisière de la Bande de Gaza. Ces deux soldats

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morts en héros avaient un point commun : ils habitaient tous les deux dans l’implantation juive d’Eli, dans un quartier traité par la communauté internationale de « colonie sauvage » et destiné à la destruction parce que soi-disant « illégal ». Sans rentrer dans la question juridique, qui est plus que contestable, cet événement a fourni à de nombreux journalistes d’extrêmegauche l’opportunité d’attaquer violemment les résidents juifs de Judée et de Samarie. Eliraz Peretz,zal tué le 26/03/10 dans une embuscade du Hamas

Roï Klein, zal, tué le 26/07/06 au cours de la 2ème Guerre du Liban

Alors que la quasi-totalité de la population israélienne, y compris les gens de gauche, voit dans ces deux soldats des héros, une petite minorité s’en est pris à eux violemment et les a traités de tous les noms, « extrémistes messianiques », « intégristes », « équivalents juifs du Hamas », « fanatiques », et j’en passe et des meilleures. Des gens comme Gideon Levy ou Amira Hass, des journalistes du journal « Ha’arets », le brûlot d’extrême-gauche qui se présente comme un journal respectable, incitent régulièrement à la haine des religieux, des colons et des gens de droite. Ceci dit, ce n’est pas nouveau. On connaît ces gens depuis longtemps. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est leur appel, ainsi que celui de nombre de leurs collaborateurs, à la trahison, pure et simple, et ouvertement, en plus. Cette clique a défendu ouvertement l’acte de félonie d’Anat Kam, qui a volé pas moins de 2'000 (!) documents secrets de Tsahal, ce qui

a d’ailleurs forcé l’armée à devoir effectuer des changements substantiels dans ses plans l’année dernière lors de l’opération Plomb durci et a potentiellement mis en danger la vie des soldats. Cet acte terrible, illégal et indéfendable selon des critères juridiques ou moraux normaux, a été immédiatement encensé par un certain type de journalistes, qui ont prétendu qu’il s’agissait d’un cas de liberté de la presse, et qu’il ne s’agissait que de dévoiler des actes prétendument immoraux de Tsahal ! En d’autres termes, d’après ces sinistres individus, une jeune femme de 20 ans peut prendre la liberté, selon son propre jugement, de copier des documents militaires ultrasecrets et de les donner à un journaliste, parce qu’elle estime qu’ils pourraient dévoiler des actes immoraux. Ce qui est ici réellement en cause, c’est la dérive d’un groupe de gens qui ne se gênent pratiquement plus pour appeler ouvertement à la sédition au nom de valeurs qu’ils considèrent être importantes, c’est-àdire la démocratie (uniquement quand elle leur profite d’ailleurs, sinon elle doit être mise au second rang derrière les « droits de l’homme », toujours unilatéralement interprétés) ou la liberté de la presse, surtout la leur, eux qui sont prêts à faire fermer des journaux qui ne vont pas dans leur ligne idéologique, comme l’exemple de la tentative de fermeture du journal « Israel Hayom » le prouve. Heureusement, dans son écrasante majorité, le public a rejeté cette façon de voir les choses, mais il ne faut pas pour autant minimiser le pouvoir de nuisance de l’extrême-gauche, qui continue de disposer par l’intermédiaire des médias et, partiellement, des tribunaux, de relais extrêmement puissants. Seule une véritable ouverture et démocratisation de ces deux institutions, par l’intermédiaire de leur privatisation et de la fin du monopole de l’Etat, permettra de mettre un terme à ces dangers pour le pays. Amir Weitmann


Actualité faisons le point Sur un ton plus sérieux, la nouvelle du mois, c’est la lutte contre la corruption, qui atteint des sommets dans le pays. Un nouveau scandale a éclaté, concernant le projet immobilier de Jérusalem du nom de « Holyland ». Cet énorme projet, construit à Jérusalem, à côté de Bayit Vegan et sur le périphérique de Jérusalem, la « route Begin », est, il est vrai, un monstre hideux qui défigure le paysage et on a du mal à croire qu’il a pu être construit de manière tout à fait cachère. Les personnalités invoquées dans le scandale sont au plus haut de l’échelle, puisqu’on parle de l’ancien premier Ministre Ehud Olmert et de sa cheffe de cabinet Shoula Zaken, de l’ancien maire de Jérusalem Ouri Loupolianski, et d’autres personnes encore. Les relations entre Israël et les Etats-Unis continuent à être très tendues, avec en arrière plan la construction juive à Jérusalem, qui est pratiquement devenue une provocation aux yeux de l’Administration Obama. Les attaques contre le gouvernement israélien n’ayant pas cessé, les milieux juifs et pro-israéliens se réveillent, y compris au sein du Parti démocrate. Le Président Obama s’est vu obligé de baisser quelque peu le ton de sa rhétorique anti-israélienne et a invité Netanyahou pour une rencontre de son dernier passage à Washington, alors qu’il avait tout fait lors de sa précédente visite pour l’humilier. Une autre affaire a fait les titres des journaux pendant plusieurs semaines : celle de l’hôpital Barzilaï à Ashkelon. On a en effet découvert là-bas des ossements appartenant selon toute probabilité à des païens d’il y a 2000 ans, ce qui a déclenché une controverse entre le vice-ministre de la santé, Ya’akov Litzman, et le reste du gouvernement. Litzman voulait protéger le site, pour des raisons apparemment halakhiques, mais en fait d’un autre ordre, et déplacer la construction de l’unité des urgences qui doit être construite sur place, au prix de 90 millions de shekels. Devant la pression publique, le gouvernement a reculé et en fin de compte, la salle des urgences sera bel et bien construite à la place prévue, et les ossements païens seront déplacés. Sur le front économique, on notera d’abord que le directeur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a été reconduit pour un deuxième mandat de 5 ans à la tête de l’institution monétaire. Les commentateurs sont dans leur majorité satisfaits de cette nomination, mais nous pensons au contraire que le bilan général de Fischer est très contrasté et qu’il a pris des mesures dangereuses porteuses d’un coût potentiel terrible pour l’économie israélienne. D’abord, ses interventions sur le marché des changes subventionnent les exportateurs au dépend du public des consommateurs, et encourent le risque d’une perte de dizaines de milliards de shekels à l’économie israélienne. Ensuite, la nouvelle loi de la Banque d’Israël lui donne des compétences qui ne sont pas de son ressort, comme par exemple la croissance et la lutte contre le chômage, et menacent la stabilité économique du pays pour des raisons politiques. Ensuite, Israël entre ce mois-ci, en mai, parmi les nations développées du monde de la finance, en rejoignant l’indice « MSCI world ». C’est une bonne nouvelle pour Israël, qui voit son statut international renforcé et bénéficiera à terme d’un flux important d’investisseurs étrangers, même si à court terme, il semble que l’influence sera plus négative que positive. La grande nouvelle du mois est bien entendu l’affaire de la flottille turque vers Gaza. Il est inutile ici de revenir sur les détails de cette affaire, que le monde entier a couvert en long, en large et en travers. Disons seulement que nous sommes une fois de plus estomaqués par la réaction du monde: alors que les faits sont assez clairs, puisque toute personne ayant vu les nombreux films sur YouTube sait et comprend qu’il s’agissait d’un groupe d’extrémistes islamistes, probablement soutenus en sous-main par le gouvernement turc, venus pour soutenir le Hamas et forcer le blocus, la communauté internationale s’en est prise à Israël, comme d’habitude, devrait-on dire. A l’intérieur d’Israël, c’est le public ultra-orthodoxe qui a retenu toute l’attention, suite à l’affaire de l’école située dans la localité d’Emmanuel. Outre les détails de l’histoire, qui mêlent des critères ethniques et religieux dans la sélection des enfants pour rentrer dans l’école de la localité et qui ont été largement débattus dans les médias, la véritable problématique de l’histoire se situe ailleurs, dans la possibilité même de l’Etat de s’ingérer dans l’éducation des enfants. Cette fois-ci, c’est le public ultra-orthodoxe qui a souffert de cette ingérence, mais ce problème dépasse largement le cadre de ce public, car il touche à la population dans sa totalité. Tant que la population ne se fera pas à l’idée que la responsabilité de l’éducation des enfants tombe sur les parents et non sur l’Etat, ce genre d’immiscions « du haut » ne s’arrêtera pas. Cette tragédie, où des parents de jeunes enfants sont envoyés en prison parce qu’ils ne désirent pas accepter un diktat étatique, ne doit plus se renouveler, et la seule solution apparente à cette question passe par la privatisation totale du système éducatif, ce qui garantira l’autonomie des écoles face à la violence gouvernementale. Amir Weitmann

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Art de la table

Gratin exotique et son sorbet

Conseil du Chef  Dessert à décliner Afin de varier les desserts, il est possible d'utiliser d'autres fruits : fruits rouges, agrumes... Vous pouvez également utiliser d'autres vins pour le sabayon : champagne, vin jaune...

POUR 6 PERSONNES Préparation : 20 min Cuisson : 4 min  8 biscuits à la cuiller (boudoirs)  4 tranches d'ananas au sirop  1 mangue  3 kiwis  2 bananes  2 citrons verts. Sabayon :  3 jaunes d'œufs  125 g de sucre en poudre  12 cl de vin blanc sec (facultatif).  50 g de sucre.  1/2 l de sorbet de mangue

1. Disposer dans le fond d'un plat à gratin les biscuits à la cuiller coupés en morceaux, les arroser de jus d'ananas. 2. Eplucher les fruits, les couper en dés ou en rondelles. Les disposer sur les biscuits. 3. Monter le sabayon en blanchissant les jaunes d'œufs et le sucre. Ajouter le vin blanc et fouetter sur feu doux. Dès les premiers frémissements, retirer du feu et fouetter encore 2 à 3 minutes afin d'obtenir un mélange bien mousseux. 4. Recouvrir les fruits de sabayon. 5. Soupoudrer de sucre et passer quelques instants sous le gril du four. 6. Ajouter au moment de servir des boules de sorbets au centre du gratin.

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A.R. POISSONNERIE

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Je de mots

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David

Gavriel

David (6 ans) a avalé par mégarde une pièce de 10 agourot. Pendant chabat il rencontre ses copains et leur raconte ce qui lui est arrivé. Tous s’écrient alors : « Attention ne le touchez pas il est mouktsé ! (Il est interdit de le toucher pendant chabat)

Chochana

Gavriel (4 ans et demi) ne veut pas enlever sa veste pour entrer en classe. Sa maman l’avertit : « Si tu gardes ta veste, en sortant tu vas prendre froid ». « Mais non maman tu ne sais pas si je garde la veste je vais prendre chaud. »

Judith

Chochana (4 ans) sort de la maison et rentre aussitôt en hurlant de peur les bras levés au ciel. « Dis papa c’est qui qu’à pris tous les nuages ?»

Un jour de canicule : Judith (8 ans) est assise sur le siège arrière de l’auto ... on attend le passage à un feu rouge. Elle s’exclame en soupirant : «J’ai chaud comme une glace qui fond».

Envoyez–nous les paroles de vos enfants et nous les publierons par e-mail à Mag.faceaface@gmail.com

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Tamar Tamar aide sa maman à préparer les halot pour chabat. « Maman je peux utiliser un peu de pâte ? » « Attends un peu il faut la laisser reposer. » « Mais elle a pas besoin de se reposer elle n’a pas des yeux! »

Elior Elior (5 ans) demande à son frère Netanel (6 ans et demi): - Est-ce que c’est tata Léa qui est sur cette photo ? Netanel répond : - Ben non, c’est mamie quand elle était neuve !

Betsalel Betsalel (7 ans) voyant un handicapé dans la rue demande à sa maman pourquoi cet enfant est différent. « Le pauvre il est malade ». Et ce dernier tenant sa kipa sur sa tête pour ne pas qu’elle s’envole : « Pourquoi à lui la kipa elle s’envole pas ?Ah oui je sais comme il est malade et qu’il ne peut pas tenir sa kipa Hachem lui a fait un miracle qu’elle ne s’envole pas. »

Avigail Avigail (9 ans) en revenant de l’école annonce : « Le CM2 fait partie de l´ère primaire. »


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Pour retirer la rouille de vos outils, frottez les lames des outils à l'aide d'un papier de verre de densité moyenne. Quand la rouille est partie, pulvérisez un peu de lubrifiant en spray sur la lame. Effet durable garanti !

Nettoyer parfaitement et facilement les brûleurs de la gazinière

Commencez par les faire tremper dans un mélange d'eau et de vinaigre, avec une plus grosse proportion de vinaigre, le tout pendant environ une heure. Puis rincez vos brûleurs, et frottez-les avec une éponge grattoir et un peu de liquide Pour éviter que votre pare brise soit vaisselle. maculé de buée, frottez-le avec du savon sec ou encore de l’alcool à 90°.

Buée sur le parbrise

Qu’est-ce qui fait rétrécir les vêtements au lavage ? Les fibres synthétiques

Les fibres qui rétrécissent le plus sont d’origine synthétique. Leurs molécules appartiennent à la famille des polymères, proches des matières plastiques, comme le polyester. Pour pouvoir tisser le polyester, les fabricants doivent d’abord le faire fondre, puis le faire passer dans de petits trous afin de créer des fils, qui sont ensuite refroidis et étirés afin d’aligner les molécules dans le sens de la fibre. Ainsi, dès que la température excède 50°C, le matériau ramollit et les molécules s’agglomèrent entre elles, raccourcissant la fibre. C’est exactement le même phénomène lorsqu’un gobelet en plastique fond à la chaleur : ses molécules deviennent mobiles, se collent entre elles, réduisant l’objet qui devient informe.

Solution

Pour éviter un rétrécissement, il faut laver les synthétiques à basse température ou mieux, à froid.

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Les fibres naturelles

Avec les fibres naturelles le phénomène de rétrécissement est différent. Le coton, par exemple, est composé de macromolécules de cellulose, c'est-à-dire de longs filaments entremêlés. Lors du filage du coton, ses molécules sont forcées de s’ordonner et de se ranger, créant ainsi une tension répartie sur toute la longueur. Sous l’action combinée de l’eau et de la chaleur, les liaisons chimiques qui relient les molécules se rompent, relâchant la tension de la fibre. Le fil de coton tend alors à prendre une forme moins étirée.

Solution

Pour les matières naturelles, le rétrécissement est presque inévitable. Cependant, certains remèdes de grand-mère existent. Des bains d’eau salée, d’adoucissant pur ou d’eau mélangée à de la glycérine sont supposés limiter les dégâts en assouplissant la fibre, ou plus exactement en la ramollissant. Du coup, même si les liaisons chimiques se rompent, la tension sur le fil étant beaucoup plus faible, celui-ci ne se rétrécit pas. Mais le moyen le plus sûr de garder les vêtements à la bonne taille est d’opter pour les modèles prérétrécis que les fabricants ont déjà lavés une fois.


Citations Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce. Chateaubriand

Un bon mari ne se souvient jamais de l'âge de sa femme, mais de son anniversaire, toujours. Audiberti

J'ai été aimé des quatre femmes dont il m'importait le plus d'être aimé, ma mère, ma soeur, ma femme et ma fille. Ernest Renan

Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. Ernest Renan

Enigmes

J'ai peu de force, mais beaucoup de pouvoir, Je garde les taudis comme les palais, Mais si mon maître part, Il faut s'assurer qu'il m'emmène avec lui.

Si je sais que je l'ai et qu'on me dit que je ne l'ai pas, je risque de la perdre

Je suis souvent tenue mais rarement touchée, Je suis toujours mouillée mais ne rouille jamais, Parfois je suis perdue, parfois je suis mordue, Pour bien m'utiliser, tu dois avoir l'esprit vif.

Le fabricant n'en veut pas, l'acheteur ne s'en sert pas, et l'utilisateur ne le voit pas.

Toutes les réponses sont dans le prochain numéro de FACE À FACE

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Réponses aux Enigmes du n° 3 de Face à Face

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Ils avaient besoin que la tête soit vide pour faire un restaurant. (humour) La guerre Paul joue aux dames, Jean au tarot, Henri aux échecs et Louis au bridge

6 Mai-Juin 2010 - face à face

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