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AT E L I E R D ’ A R C H I T E C T U R E I S A B E L L E R AV E A U


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Face à… ses projets

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Gymnase Saint-Martin Rénovation et extension du Gymnase Saint-Martin à Miribel

Quartier Saint-Martin à Miribel (01) Surface : 2 034 m2 Montant des travaux : 2 918 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Communauté de Commune de Miribel et du Plateau (CCMP)


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Le Méridien Construction d’un immeuble de 20 logements sociaux à Charbonnière-Les-Bains (69) Quartier Saint-Martin à Miribel (01) Surface : 1 643 m2 Montant des travaux : 2 529 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : 3F Immobilière Rhône-Alpes


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Redents des Gratte-Ciel Aménagement des redents des Gratte-Ciel à Villeurbanne (69)

Quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne Surface : 625 m2 Montant des travaux : 1 100 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Société Villeurbannaise d’Urbanisme


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Collège Faubert Restructuration d’un collège à Villefranche-sur-Saône

Surface : 5 673 m2 Montant des travaux : 6 975 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Département du Rhône Réalisé avec Genuis Loci et Pierre-Yves Gimenez


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Maisons Neuves 12 logements avec commerces à Villeurbanne (69)

Surface : 1 320 m2 Montant des travaux : 1 597 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Villeurbanne Est Habitat


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Lacassagne Restructuration et extension d’un restaurant d’entreprise à Lyon (69) Surface : 1 172 m2 Montant des travaux : 1 754 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : France Télécom – Unité de Gestion Immobilière Rhône-Alpes-Auvergne


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Vonnas 10 maisons à ossature bois à Vonnas (01) Surface : 893 m2 Montant des travaux : 1 455 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Dynacité – OPH de l’Ain


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Sauzon Construction d’une maison à Sauzon (56) Surface : 277,5 m2 Montant des travaux : NC Maîtrise d’Ouvrage : Privée


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Lounès Matoub

23 logements sociaux à Vaulx-en-Velin (69) Surface : 1 713 m2 Montant des travaux : 2 295 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : OPAC du Rhône


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Ô Saône Restructuration d’un immeuble de bureaux à Lyon (69) Surface : 11 222 m2 Montant des travaux : 13 500 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : CIRMAD Grand Sud


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Face à… ses plans

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Le Méridien N

Construction d’un immeuble de 20 logements sociaux à Charbonnière-Les-Bains (69) 0

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Quartier Saint-Martin à Miribel (01) Surface : 1 643 m2 Montant des travaux : 2 529 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : 3F Immobilière Rhône-Alpes

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Palier commun RDC

ascenseur

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cunette

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extraction Ø125

fx-plaf

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HSP 250

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HSP 250 HSP 250

fx-plaf

all 100

B.P. 83 X 204

HSP 250

jardinière

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LOGE GARDIEN 11m²

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HSP 250 HSP 250

HSP 250

HSP 250

Carrelage

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HS Fx plaf 230

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HSP 250

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Accès Logements

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HSP 250

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Grille metallique

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Terrasse 16,50m²

PORCHE

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TYPE 1 -0,02 248,48

HSP 250

Terrasse 21,70 m²

EP

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HSP 250

Lames bois sur plots

TYPE 2

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HSP 250

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TYPE 1 -0,02 248,48

Lames bois sur plots

EP

HSP 250

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TYPE 2

Accès parking

TYPE 2 -0,02 248,48 Terrasse 16m² Lames bois sur plots

VR

TYPE 2

EP

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HALL"ouvert" sécurisé

VR TYPE 1

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HSP 250

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Affichage B.P. 83 X 230

Muret +0,98 (249,48)

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EP

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TYPE 2

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TYPE 1

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Terrasse 17,10 m² Lames bois sur plots

Jardin 23,13 m²

16,60 m² Lames bois sur plots

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Terrasse 10,80 m² Lames bois sur plots

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ENGAZONNEMENT

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Jardin 44,53 m²

Jardin 45,54 m²

ENGAZONNEMENT

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Grillage

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Jardin 29,89 m²

ENGAZONNEMENT

Jardin 46,82 m²

ENGAZONNEMENT

Jardin 36,18 m²

ENGAZONNEMENT

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ENGAZONNEMENT

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NIVEAU N+1 Rez de rue

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Sauzon 0

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Construction d’une maison à Sauzon (56) NIVEAU N+1 Rez de rue 0

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NIVEAU N0 Rez de cours

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NIVEAU N0 Rez de cours

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Surface : 277,5 m2 Montant des travaux : NC Maîtrise d’Ouvrage : Privée


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Massieux Construction d’une maison à Sauzon (56) Surface : 277,5 m2 Montant des travaux : NC Maîtrise d’Ouvrage : Privée


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Buxy

Construction d’une maison à Sauzon (56) Surface : 277,5 m2 Montant des travaux : NC Maîtrise d’Ouvrage : Privée


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PLAN ÉTAGE COURANT PLAN ÉTAGE COURANT

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portes grillagées portes grillagées

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Ô Saône Restructuration d’un immeuble de bureaux à Lyon (69)

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Surface : 11 222 m2 Montant des travaux : 13 500 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : CIRMAD Grand Sud


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Morancé Restructuration d’un immeuble de bureaux à Lyon (69) Surface : 11 222 m2 Montant des travaux : 13 500 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : CIRMAD Grand Sud


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Collège Faubert

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Restructuration d’un collège à Villefranche-sur-Saône

Surface : 5 673 m2 Montant des travaux : 6 975 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Département du Rhône Réalisé avec Genuis Loci et Pierre-Yves Gimenez

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Létra Restructuration d’un collège à Villefranche-sur-Saône Surface : 5 673 m2 Montant des travaux : 6 975 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Département du Rhône Réalisé avec Genuis Loci et Pierre-Yves Gimenez

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Lounès Matoub

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23 logements sociaux à Vaulx-en-Velin (69) Surface : 1 713 m2 Montant des travaux : 2 295 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : OPAC du Rhône N

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Gymnase Saint-Martin Rénovation et extension du Gymnase Saint-Martin à Miribel

Quartier Saint-Martin à Miribel (01) Surface : 2 034 m2 Montant des travaux : 2 918 000 € HT Maîtrise d’Ouvrage : Communauté de Commune de Miribel et du Plateau (CCMP)

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Face à… son histoire

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2005-2015, histoires de Face À… Un texte de Anne Rolland.

Histoire d’un lieu - J’aime bien cet endroit, face à l’église. - Face à l’église ou face à la Saône ? - Oui, c’est vrai. Les deux sont vrais. Chacun choisira suivant sa préférence. L’atelier se tient à cet endroit où les rues étroites de la ville ancienne s’ouvrent et trouvent cette grande respiration. Pour y arriver, on marche sur des rues pavées qui obligent les femmes à bien regarder où elles mettent les pieds à cause de leurs talons et le trottoir étriqué nous colle parfois contre la devanture des commerces. L’endroit est calme. L’église donne le ton. Les places et la rivière invitent à l’escapade. La ville s’étiole au pied de la colline et s’étire jusqu’à la gare. Le café fait l’angle. Son mur est recouvert de roses anciennes jaunes et on rêve de s’y installer un moment. Dans le prolongement de la rue de l’atelier, au Sud, il y a quelques boutiques vintage, qui cultivent avec nostalgie le goût du suranné. Nous sommes dans le Vieux Lyon, à Saint-Georges. La façade est étroite comme toutes les façades de la rue. Elle est voutée et vitrée. Sur le verre, des mots interpellent le visiteur « concevoir et réaliser » puis, peu à peu, les lignes se superposent comme si elles dansaient les unes sur les autres pour ne devenir qu’un jeu graphique de lettres rondes : « des écoles, des logements, des équipements... ». L’atelier c’est l’ancien atelier de Dominique, l’artiste et prof. Dans l’histoire, il y a aussi Claude et Serge. Aujourd’hui, il est aménagé en demi niveaux, assurant à chacun intimité et espace partagé. Par en dessous et par dessus, on voit travailler les architectes, comme une petite fourmilière. Tout le monde se voit ou s’entraperçoit, à sa guise. À travers les vitres, l’église impose sa présence solennelle. Le portail sculpté se trouve nez à nez avec les bureaux, Saint-Georges terrasse le dragon. - Avant, nous étions au 5, dans des locaux très sombres. Mon bureau était tout au fond. Isabelle nous a emmenées avec elle. Ici on a tout réinventé pour commencer une nouvelle aventure. L’ensemble baigne dans une grande transparence entre rue et cour. Plein soleil. Tout est visible. La couleur rouge qualifie tout l’espace dans une ambiance douce, chaleureuse et joyeuse. On entre en terrain ami.


Rouge, c’est la couleur du cœur, du toréador qui combat et de la passion. Rouge, c’est la couleur d’un pull ou d’un rouge à lèvres. Isabelle dit : « C’est une couleur intemporelle et j’aime ça ! ». Elle est le fil conducteur de cette nouvelle histoire, commencée il y a dix ans. Il ne s’agit pas d’un simple rouge. Il est profond et s’appuie sur deux nuances, une claire et une foncée. Dix ans, l’âge passe d’un à deux chiffres. C’est symbolique, c’est beaucoup et c’est peu dans le temps long de l’architecture. C’est parfois juste le temps d’un projet. Beaucoup de rencontres se sont faites, de concours gagnés et perdus, de joies et de déceptions, d’apprentissages, d’évolutions, de collaborateurs et d’interlocuteurs. L’histoire d’une agence. Face À… comporte un accent sur le A et trois points de suspension. Pas de doute, le récit commence.

Histoire de projets - Mon premier souvenir d’architecture ? J’avais sept ans. J’ai visité une maison avec l’architecte qui l’avait construite. Elle n’avait rien de vraiment particulier, contemporaine mais pas trop. J’ai compris que je voulais être architecte. - Moi, je n’ai aucun souvenir d’architecture. Pour moi, c’est un processus long, un peu laborieux, un apprentissage. Le symbole de l’atelier est un cube en construction. Il a quelque chose de la cocotte en papier et de l’origami japonais. Il se forme et passe de la feuille au volume. Encore ouvert, il procure une sensation de mouvement, comme en perpétuelle évolution sur lui même, en permanence en train de se construire et de se déconstruire. Allégorie aux travail de l’architecte pour certains, transparence et facettes de l’atelier pour d’autres. Il renvoie, avec certitude, à cette figure archétypale, le cube. Synonyme d’orthogonalité, il évoque des jeux de volumes simples et rationnels qui pourraient nous faire penser à l’équerre et au casque de chantier ou plutôt au cubisme et à un tableau de Mondrian, par exemple. - Moi, c’est le Couvent de La Tourette. Je venais de passer des vacances à Rome avec mes parents et j’étais complètement saturée. Un mois après, je visitais La Tourette et je me suis dit : « Oui, c’est ça ! ». Mais d’ailleurs, que construisent-ils les architectes de l’atelier Face À … ? Pour citer leurs projets les plus emblématiques, tous sont unanimes.

Il y a d’abord le gymnase qui étend sa longue façade de mélèze dans le paysage agricole de la Dombes. Des lignes graphiques dessinent le grand animal. Les matériaux se complètent et se répondent : bois, béton, métal et polycarbonate. L’ancien bâtiment rénové reste visible. Sa forme simple est maintenant recouverte d’une peau métallique dont les ondes horizontales jouent avec la lumière. L’intérieur conserve son ambiance des années 70 avec ses poutres de bois lamellé collé et ses poteaux en « V ». La partie neuve l’entoure avec élégance et respect. Une toiture en écailles accentue l’effet animalier. Les sports collectifs et la gymnastique sont maintenant enrichis par la danse et les sports de combat. Aujourd’hui c’est la compétition de gymnastique féminine. Les jeunes gymnastes sont tirées à quatre épingles, cheveux attachés beaucoup trop maquillées pour leur jeune âge. Elles arborent des tenues colorées. Des tapis bleus jonchent le sol blanc quadrillé par des lignes de terrains de sport imaginaires. Les parents assis sur les gradins colorés attendent nerveusement. Les néons viennent compléter la lumière uniforme de la face Nord. La structure en bois ressemble à une construction d’allumettes. Chacun retient son souffle. Juste à côté, l’atmosphère est toute autre. Vêtues de noir, les danseuses font face à la barre et à la glace. La musique est classique, les corps tendus et appliqués. Tout est bois, du sol au plafond, des sheds en forme pyramides amènent la lumière du jour. « J’ai toujours rêvé d’être une danseuse ! » La culture commune de l’atelier se nomme simplicité. Simplicité ne veut pas dire simpliste. En architecture, contrairement à beaucoup d’autres domaines, c’est une qualité qui demande un soin particulier, le désir de tendre vers le « less is more ». Les volumes restent sobres et les matières jouent les unes avec les autres. L’angle droit est un repère indispensable. La démarche n’a rien d’ostentatoire, pas de forme pour la forme, pas de clinquant, mais une recherche permanente de justesse. - C’est la volonté de ne pas prendre de risque ? - Non, nous ne faisons jamais rien de gratuit, rien qui n’ait un sens. Le long de la Saône, ensuite, dans la continuité du quai de l’atelier, juste derrière le dédale de la gare et de l’échangeur, l’immeuble de bureaux affiche sa nouvelle façade de bois et de zinc. Ô Saône, des vagues face à la rivière. Entre autoroute, chemin de fer, colline et fleuve, l’ambiance est à la fois terriblement urbaine et très paysagère. Les grands plateaux profitent de ce contexte et l’accès à la toiture offre des vues inédites sur la ville. Tout a changé mais l’immeuble conserve son rôle de jalon dans ce micmac urbain. Le mur-rideau lisse et irisé a troqué son habit de lumière pour une façade jouant sur des effets d’épaisseurs, réglées sur la même composition.


Une réinterprétation de la notion de high-tech. L’histoire est auréolée de petits mystères : l’hypothétique construction d’un héliport sur le toit, la participation de Jean Prouvé au dessin de la façade, l’intervention de collaborateurs de Le Corbusier pour la construction du toit, inspirée du concours pour l’hôpital de Venise... un mythe, donc. L’ambiance est feutrée, on ne peut pas dire le contraire. Les gens vont et viennent, montent et descendent. Les couleurs jouent sur des tonalités claires et des touches de rouge Face À … Malgré l’animation, il règne une grande sérénité, une grande douceur. Au rez-de-chaussée des bulles de verre vous accueillent et font la transition entre extérieur et intérieur. Dans les bureaux, on se précipite vers les grandes baies pour profiter des vues poétiques sur la Saône. Sur le toit, les bureaux n’ont plus ce grand volume linéaire et généreux. C’est un labyrinthe de petites cellules aux formes irrégulières surmontées de coques. Sur la terrasse, le panorama s’étend sur 360 degrés. Le regard se perd dans les quartiers qui défilent : Presqu’île, Part-Dieu, Confluence, dans la perspective des rues, dans les collines, les tours encore peu nombreuses et loin, très loin, tout au fond on découvre, un peu incrédule, le Mont-Blanc. - J’aime bien cette photo où vous regardez tous dans la même direction, vers le haut. - C’est le jour où l’on a posé le prototype de façade de l’immeuble Ô Saône. On était tous là. Pour finir, la déambulation s’achève dans un parc arboré des monts du Lyonnais. On est au Méridien à Charbonnières-Les-Bains. L’immeuble de logements joue le yin et le yang. Au Sud, la façade est lisse, anguleuse, rythmée par de grands cadres. Au Nord, les coursives arrondies se déploient joyeusement. C’est du logement social et une grande importance est accordée aux espaces dits communs, à savoir : escaliers, coursives, entrées, halls, qui deviennent les lieux de rencontres et de convivialité pour les habitants. Sur le toit, les appartements deviennent des maisons. La journée se termine dans la lumière des premiers jours d’été. Les passerelles ont été peu à peu colonisées par le fourretout quotidien des habitants. Certains l’occupent par la poussette et tous les objets qui permettent aux enfants d’apprendre à marcher : trotteurs, porteurs, vélos. D’autres s’essaient aux plantations, plantes vertes et boutures envahissent progressivement les barreaudages des garde-corps métalliques. Il y a ceux qui se contentent d’y aérer le linge de maison encombrant et ceux qui l’air de rien privatisent cette extension de leur logement par des canisses. Quelques-uns ne s’y intéressent pas du tout. Les sportifs affichent vélos et baskets, les fumeurs table et cendriers. La vie des habitants donne corps de façon spontanée et finalement harmonieuse à l’architecture.

- Nous sommes plus dans un processus de conception laborieux. Les projets se suivent et évoluent. C’est une façon de les enrichir constamment. Nous nous inspirons aussi beaucoup de l’expérience du chantier. Nous accordons une grande importance à l’acte de construire et nous suivons tous nos chantiers. C’est une étape absolument incontournable. - Moi, c’était dans le garage de mon grand-père, antiquaire. Tout le monde faisait un peu de retape, de sculpture ou de peinture. Tout le monde bricolait. J’y ai pris le sens et le goût de ce qui touche à l’espace et à la création. - Je me rappelle de l’ambiance de la cité, les couloirs, les caves, les escaliers, ça crée des souvenirs.

Histoire humaine - La très grande émotion architecturale que j’ai vécue c’est la chapelle de Ronchamp. Le détail de ce toit noir très légèrement surélevé. - Moi, c’est la Fondation Cartier. J’avais tellement étudié le bâtiment, j’étais capable de le restituer. À l’atelier, on ne parle pas de frugalité ni de vivre ensemble mais deux mots sont sur toutes les lèvres : l’histoire humaine. Ce n’est pas vain ni une formule toute faite à la recherche d’un label écolo. C’est une source d’inspiration au même titre que l’art, la sculpture, la musique ou la danse. Chaque bâtiment raconte une histoire humaine en train de s’écrire et de se construire. C’est une façon de prendre soin des gens, de placer l’usager, habitant, sportif, collégien, enseignant, employé, personne âgée dépendante au cœur du projet. Sur le chantier, une très grande confiance s’installe entre les acteurs. Chacun apporte ses compétences dans un climat d’écoute et de respect. Un cercle vertueux. D’ailleurs, les partenaires sont souvent longtemps les mêmes. L’histoire humaine se double de fidélité. Logique. - C’est comme dans le monde du théâtre, chacun met sa pierre à l’édifice. Vœu pieux, qui pourrait devenir agaçant. Pourtant, lorsqu’on interroge les maîtres d’ouvrage, même les majors, même les costauds, les irréductibles, ceux qu’on croirait sans cœur, eux aussi, avant de vous parler du bâtiment vous racontent leur histoire humaine avec Face À … Dont acte ! - Oui, nous avons relevé un défi technique et architectural dans un temps record mais nous avons surtout vécu une belle histoire humaine.


À l’intérieur aussi, l’ambiance est douce entre les murs et entre les personnes. C’est un lieu d’échanges permanents sur les projets, dans l’équipe et avec les compagnons de route. Tout se fait dans une grande transparence. Les « Face À … » ressemblent à une bande de joyeux drilles, toujours prêts à se plier au jeu d’une petite scénette pour une carte de vœux ou une initiative collective. En 2015, ils ont installé leur agence sur le parking dans une ambiance Jacques Tati. Un flip book faisait tourner la tête de leurs camarades en 2014 alors qu’ils traversaient le passage piétons façon Beatles en 2013. Ils inventèrent le disque Face A en 2011 et avaient depuis longtemps appris à jouer du Rubik’s cube. Tout est bon pour pencher du côté léger et renforcer l’esprit de groupe. L’atmosphère est très féminine. C’est rare. Xavier navigue avec aisance dans ce triumvirat, composé historiquement par Isabelle et Christèle. On sent qu’on partage ici plus que du travail. Il y a en même temps, quelque chose de familial et l’impulsion d’un ton et d’un tempo particuliers. - Le côté maternel rassurant favorise l’apprentissage et la transmission. L’échange est un rituel. Il nous permet de mieux assumer nos doutes. - Ici, il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, ça marche bien. - Moi c’était à l’abbaye de Boscodon, pendant les vacances d’été, j’y ai visité une exposition sur le nombre d’or.

Histoire d’architectures - Le graphisme et l’utopie d’Archigram m’inspirent. Ils sont une dizaine, beaucoup de femmes et beaucoup de jeunes, majoritairement architectes. Ils se sont formés dans les différentes écoles de la région. Certains ont appris dans le bâtiment de Roland Simounet, d’autres dans celui signé Jourda et Perraudin. Il y a aussi les « anciennes » capables de transmettre un tout autre héritage : l’ancienne fabrique de rubanerie de Saint-Etienne et l’ancienne école de chimie de Clermont-Ferrand. Les points de vue s’affrontent. - Le lieu n’a aucune importance. C’est à toi de venir chercher ce que tu veux. - Je me rappelle de l’exercice du projet des quatre espaces. J’y pense encore souvent. - Au début, à Grenoble, j’étais perdu entre l’agora, les ateliers et la rue. À Lyon, c’est tout le contraire, l’organisation est parfaitement claire.

À l’école, on apprend la curiosité, l’ouverture d’esprit, la liberté, l’autonomie. On cultive l’envie et les rêves. On profite des rencontres avec certains professeurs. Les rêves d’architectures, il y en a beaucoup, heureusement. L’architecte est un caméléon jouant avec toutes ses expertises, seul capable de concevoir, imaginer, réaliser. Quelles sont ses principales qualités ? L’écoute, l’esprit de synthèse, l’anticipation. Ils citent Kahn, Piano, Siza, Niemeyer, Zumthor, Aalto, ils souflent Olgiatti, Fehn, Fathy, les références ne manquent pas. Ils voudraient construire un lieu de culte, un petit espace très poétique dans le grand paysage, comme sur la route des Trolls, le pavillon des pays nordiques dans les Jardini, à Venise. Ils auraient voulu construire la maison de Charles et Ray Eames, même être Charles et Ray Eames. CSH N°8 : Eames house, icône moderne, simple et légère, la plus emblématique des Case Study Houses, maison atelier où le couple vivait et travaillait, plantée dans sa forêt d’eucalyptus dominant l’océan pacifique. On les imagine bien, avec leurs trois enfants et John Entenza et Richard Neutra, comme voisins de Pacific Palisades. Dans un mélange de lignes épurées et du désordre de la vie quotidienne, d’objets design et d’autres ordinaires créant le décor qui leur ressemble sans a-priori ni tabou, ayant trouvé les justes proportions, les lignes de composition. Simple structure métallique recouverte de fines plaques de verre ou opaques blanches et colorées à la façon d’un tableau de Mondrian. C’est sans doute aussi l’image et les images de ce couple aux yeux rieurs, capable d’inventer son propre mythe en permanence.

Histoire futures Le dernier chapitre s’ouvre sur toutes les histoires qui vont encore animer cette joyeuse équipe dans un avenir proche ou lointain. On est dans le rouge de l’atelier, près de la Saône. Les esprits vagabondent, imaginent, inventent, innovent. Les mains dessinent. Tous conçoivent et réalisent, propre du savoir faire des architectes. Il est question de nouveaux projets comme des voyages inédits. Sur les tables il y a des écoles, des logements encore et encore, des résidences séniors, l’école d’infirmières de la Croix Rouge française. - Mon projet idéal serait un musée. L’ambition est de pérenniser, à travers chaque édifice, cette belle aventure humaine à laquelle tous sont si fortement attachés. Rêve raisonnable finalement, si on peut dire ça comme ça !


Gymnase Saint-Martin

Collège Faubert

Vonnas

Programme : rénovation complète du gymnase existant (salle de sports de 1 220 m2) et création de tribunes de 270 places + construction de deux salles de sports (1 salle de gymnastique et 1 salle d’arts martiaux de 200 m2 chacune), locaux de rangement, vestiaires et sanitaires.

Programme : restructuration des bâtiments existants comprenant salles de cours, service médico-social (infirmerie, bureau médecin, assistante sociale), locaux administratifs. Construction d’un bâtiment d’entrée (logement gardien, salles de cours), atrium, CDI (bibliothèque, salle informatique, salle d’activité), restaurant scolaire (cuisine, salle à manger).

Programme : construction de logements sociaux de plain-pied ; 5 T4 et 5 T3, garages, sas entrées thermiques, terrasses protégées, jardins privatifs, eau chaude sanitaire solaire, noue de récupération eaux pluviales, aménagement d’une voie piétonne et stationnements.

Les façades de bois, métal, béton et polycarbonate génèrent un bâtiment très opaque pour les besoins du programme. Il est compensé par des apports de lumière zénithale et en face Nord.

Jouant du contraste entre le neuf et l’ancien, le projet installe une grande boîte contemporaine dans un patio en forme de “U”, couvert d’une grande verrière.

Le Méridien

Maisons Neuves

Programme : construction de 20 logements sociaux dont 4 PLAI et 16 PLUS, parkings semi-enterrés, structure béton et isolation par l’extérieur, étage en attique en structure bois, coursives au nord, balcons au sud, panneaux solaires pour l’eau chaude sanitaire, toitures végétalisées, chaufferie collective gaz, noue de rétention des eaux pluviales.

Programme : démolition d’un bâtiment existant et construction d’un immeuble de 12 logements collectifs avec un commerce en rez-de-chaussée et des parkings en sous-sol.

Ce projet joue la carte de l’intégration par à trois niveaux : une intégration sociale, paysagère et environnementale.

Redents des Gratte-Ciel Programme : aménagement des redents des gratte-ciel avec mise en valeur des verrières en fond de redents, en continuité de l’existant et en extension pour les activités commerciales attenantes.

Dans une dent creuse insérée entre deux murs mitoyens, l’immeuble est une réinterprétation de l’architecture ordinaire de Villeurbanne dans le dessin des détails comme les lambrequins, bso, serrureries, encadrements de fenêtres.

Lacassagne Programme : extension et restructuration d’un restaurant d’entreprise avec aménagement d’une cuisine centrale.

Créer un cadre gai, chaleureux et intimiste pour la pause déjeuner des salariés d’une grande entreprise et faire oublier Dans un contexte aussi emblématique que les contraintes techniques d’un espace les Gratte-Ciel de Villeurbanne, le traitement capable de servir 600 repas par jour des redents a pour objectif de rendre propre dans une ambiance qualifiée par sa qualité des espaces peu à peu colonisés par des acoustique, lumineuse, le choix éléments techniques en gardant le même des matériaux et le soin des détails. langage architectural.

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Massieux

Trouver une typologie de maisons de plain-pied avec de grandes toitures et proposer des zones d’intimité en alternant les orientations Est et Ouest de chacune des maisons.

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Sauzon

Buxy

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Matoub

Morancé

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Ô Saône

Letra

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Crédits © Face À… Tous droits de reproduction réservés. Crédits photographique : © Face À… Sauf pages : 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 42, 43, 44, 45, 46, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64 © Studio Erick Saillet / www.studio-ericksaillet.com Conception rédaction : Anne Rolland / www.annerolland.fr Conception graphique : Nathalie Lothier / www.bureaubureau.fr Impression : Graphiscann / www.graphiscann.com Ce livre, tiré sur papier Condat Satin et Cyclus Print, a été achevé d’imprimer en juillet 2015.


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