Page 1

����������������������������� ����������������������������������

Préambule Préambule

En 2005 Nancy célèbre le 250e anniversaire du Siècle des Lumières, illustré en Lorraine par la présence et les oeuvres de Stanislas. En 2005Musée Nancya célèbre le 250àe anniversaire du Siècle Lumières, illustré en Lorraine la Notre déjà participé cette manifestation, pardes le prêt au Musée Lorrain, le tempspar dʼune présence et les exposition, duoeuvres tableau de de Stanislas. Casten Rönnow, médecin et conseiller intime de Stanislas. Partie ensuite pour Varsovie où elle fut à nouveau exposée, cette oeuvre a réintégré le musée de la Faculté Notre Musée a de déjà participé manifestation, par le prêt au Musée Lorrain, temps dʼune de Médecine Nancy peu àdecette temps avant les Journées du Patrimoine, pendantlelesquelles elle exposition, tableau de Casten Rönnow, médecin et conseiller intime de Stanislas. Partie enfut admiréedupar nos visiteurs. suite pour Varsovie où elle fut à nouveau exposée, cette oeuvre a réintégré le musée de la Faculté deLʼAssociation Médecine dedes Nancy peu tempsa,avant Journées Patrimoine, pendant lesquelles elle Amis dude Musée de sonlescôté, tenu àdu apporter sa pierre à cette année excepfut admirée par nos visiteurs. tionnelle. Lʼoeuvre sociale de Stanislas «le bienfaisant» sʼest concrétisée à travers des actions généreuses. Si la création du Collège Royal de médecine a été un élément déterminant dans le LʼAssociation des Amis du Musée de son côté, tenu à apporter sadémunis, pierre à cette développement de lʼarta, médical et des soins aux plus cʼestannée aussi exceppar des tionnelle. Lʼoeuvre sociale de Stanislas bienfaisant» sʼest concrétisée à travers des àactions institutions ou des «le fondations charitables que son “roi“ a apporté la Lorgénéreuses. Si la création du un Collège Royaldans de médecine un élément déterminant dans le raine renouveau la prise ena été charge de « la santé de ses sujets ». développement de lʼart médical et des soins aux plus démunis, cʼest aussi par des institutions ou des fondations charitables que son “roi“ a apporté à la LorDéplacée ultérieurement vers dʼautres lieux, cette exposition a été raine le unfruit renouveau dans la prise en sous charge « la santé de ses sujetsGeor». d’un travail collégial, la de conduite du Professeur ges Grignon, Conservateur du Musée et membre fondateur de notre Déplacée ultérieurement versdans dʼautres lieux,de cette exposition a été association, hélas disparu le courant lʼété. Grâce à son sale fruit d’un travail collégial, sous la conduite du Professeur Georvoir, son courage et sa ténacité nous avons pu rassembler images ges Grignon, Conservateur du Musée membre fondateur de & notre et documents, mis en valeur par leetservice Infographique Méassociation, hélas disparu dans le courant de lʼété. Grâce à son sadias de la Faculté de Médecine. voir, son courage et sa ténacité nous avons pu rassembler images et documents, mis en valeur parnous le service Infographique MéNotre ami Georges Grignon a quittés mais il reste& présent diasà de la Faculté de Médecine. travers ces images. Notre ami Georges Grignon nous a quittés mais il reste présent à travers ces images. Jacques Vadot Président des Amis du Musée Jacques Vadot Président des Amis du Musée


RD GA s BA

C h a rle

N i c ol a s L E P O I S S

TIU Je an Cl au de H E L V E

C h a r l es L E P O I S

et la Santé de ses Sujets

S

TANISLAS LE BIENFAISANT, le Roi philosophe, bâtisseur, organisateur entouré d’une cour brillante, a été abondamment célébré par ailleurs.

C as t en R Ö N N O W

J. M A R Q U E

T

T o u ss ain t F O U R N I E R

Il convient de ne pas oublier son œuvre dans le domaine de la santé. Il l’exprime clairement dans l’exposé des motifs qui ont présidé à la création du Collège de Médecine :

“… Nous avons toujours eu à cœur de faire fleurir dans nos états les sciences et les arts pour procurer à nos sujets tous les fruits qu’on peut en recueillir : la médecine étant la plus importante et la plus nécessaire à leur conservation, nous croyons devoir porter plus particulièrement notre attention à tout ce qui peut contribuer à ses progrès et à sa perfection …“


Charles Bagard et Casten Rönnow

����������������������

L

e Roi Stanislas, à son arrivée en Lorraine, trouve une Faculté de Médecine créée en 1572 à Pont à Mousson, qui, après une période de grand rayonnement interrompue par la guerre et les épidémies, a perdu de son lustre et peine à se défaire d’une réputation de laxisme et à retrouver son crédit. Par ailleurs, l’exercice de la médecine et de la chirurgie, malgré les efforts de ses prédécesseurs et, notamment, ceux du duc Léopold, laisse encore beaucoup à désirer. Pour réaliser ses vœux dans ce domaine de la santé et mener à bien ses projets, Stanislas va trouver appui auprès de deux de ses médecins, l’un Lorrain, Charles Bagard, l’autre Suédois Casten Rönnow qui ont uni leurs efforts pour le conseiller et le seconder.

Lors de l’arrivée de Stanislas en Lorraine en 1737, Charles Bagard devient premier médecin ordinaire de sa majesté le Roi de Pologne. Il va alors rencontrer Casten Rönnow qui a accompagné Stanislas dans son exil.

agard né en 1696 dans une famille de médecins, fait de brillantes études à Montpellier. Il revient à Nancy où il devient médecin de l’hôpital Saint-Charles puis de l’hôpital Saint-Julien. Personnage brillant, ambitieux, autoritaire mais très affable et habile, il s’intègre à la société lorraine et notamment au milieu médical où il se fait apprécier. Il devient médecin ordinaire du duc Léopold en 1722. En 1724, il est président du jury de recrutement d’un professeur à la Faculté de Médecine de Pont à Mousson, dont il ne fait pourtant pas partie. Sa renommée et le souvenir qu’il a laissés au cours de ses études sont tels que, lors de l’occupation française en 1734, il est amené à diriger l’hôpital militaire sur ordre du premier médecin du Roi de France, ancien professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier. Indépendamment de son rôle prépondérant dans la création et l’animation du Collège Royal de Médecine, Charles Bagard publie nombre d’observations pertinentes dans le domaine de la médecine. Il est également l’auteur d’articles consacrés au règne végétal. Il est aussi responsable de la création à Nancy du Jardin Botanique destiné à l’enseignement du Collège Royal, puis à celui de la Faculté de Médecine, après son transfert de Pont à Mousson à Nancy.


Charles Bagard et Casten Rönnow

����������������������

À

son arrivée à Lunéville, Casten Rönnow va rencontrer Charles Bagard. Les deux hommes vont entretenir des relations cordiales et conjuguer leurs efforts. Ils seront aidés par Pierre Alliot, Grand Maître des cérémonies de Lorraine, qui se comportera en allié sûr et avisé, qui les informera et les conseillera avec sagesse.

ersonnage parfois énigmatique, Casten Rönnow est né le 15 février 1700 à Calshamm en Suède. Orphelin à 2 ans, il est recueilli par son oncle Johann Rönnow, médecin militaire et passe son enfance chez lui à Göteborg, puis s’oriente vers la médecine et devient chirurgien militaire en 1715. Il quitte bientôt l’armée pour aller étudier à Stockholm et à Upsala. Il ira successivement au Danemark, en Allemagne et enfin en France, à Paris, où il est remarqué pour son talent de dessinateur et aquarelliste. Il illustre le traité de Henri François Le Dran, chirurgien et lithotomiste réputé : “Parallèle des différentes manières de tirer la pierre hors de la vessie“. Curieusement, il soutient sa thèse devant la Faculté de Médecine de Reims en 1730. Casten Rönnow acquiert ainsi une réputation flatteuse. Il est sollicité de toutes parts, mais il choisit de répondre à l’invitation de Catherine Opalinska, rejoint, en 1735, Stanislas en exil à Kösnigsberg et le suit en Lorraine. Conseiller intime du Roi, il jouit auprès de lui d’un immense crédit. Médecin du Roi, il est aussi chargé de veiller à l’administration de la médecine dans les duchés de Lorraine et de Bar.


Le Collège Royal de Médecine epuis longtemps Charles Bagard pense que la création d’un Collège de Médecine à Nancy est nécessaire pour remédier aux insuffisances de l’exercice médical. Sûr du bien-fondé de cette entreprise, fort de l’appui sans faille de Casten Rönnow et de l’accord des médecins de Nancy consultés, Charles Bagard obtient du Roi Stanislas les lettres patentes portant création, le 15 mai 1752, d’un Collège Royal de Médecine à Nancy. Deux ans plus tard, dans l’espoir de remédier aux querelles nées entre Collège et Faculté de Médecine, Stanislas signe un nouvel arrêté portant association des deux établissements. A son début le Collège compte vingt deux médecins mais pas de chirurgien. Le Collège comporte également des membres associés qui, en remerciement de leur cooptation, font don de leur portrait au collège.


Le

Collège Royal de Médecine et les Médecins

������������������������

e Collège va se comporter comme un “Ordre des Médecins“ avant son temps.

st donné, en e et, pour mission : Il s’est - de fairee respec r par ses membres les règles fondamentales de la déontologie, - d’assurer la surveillance de la qualité des soins prodigués, - d’arbitrer les différends qui peuvent opposer les praticiens. Le Collège devient une véritable “Société de Médecine“. Il fait obligation aux médecins : - de se réunir au moins une fois par mois, - d’échanger leurs observations, - de publier certaines de ces observations en suivant des règles strictes et minutieusement détaillées. Le Collège doit assurer un Enseignement. Le Collège fait œuvre de “Médecine sociale“. Il institue une consultation hebdomadaire gratuite, destinée à tous les pauvres à condition qu’ils soient munis d’un certificat de pauvreté établi par le curé de leur paroisse. Peu à peu le Collège finit par contrôler l’activité médicale : - il procède à la nomination des médecins stipendiés - il donne son autorisation à certains praticiens de réaliser des actes médicaux particuliers, par exemple, l’opération dite de la cataracte …


Le Collège Royal de Médecine et les Chirurgiens

ès sa création, le Collège Royal de Médecine est en conflit avec les chirurgiens. Ces derniers accusent les médecins de ne pas les reconnaître comme leurs égaux ; les médecins estiment quant à eux que les chirurgiens n’ont pas compétence à être considérés comme des médecins à part entière. Stanislas essaie de concilier deux points de vue qui sont inconciliables. Il obtient que les “médecins et chirurgiens de Nancy se réunissent dans la plus parfaite intelligence et cordialité“ mais dans les faits les chirurgiens, restent subordonnés aux médecins. “Un tout comprend ses parties, mais la partie ne saura jamais faire un tout. Un savetier ne sera jamais un cordonnier. On dira, apprenez à faire des souliers, vous ne savez faire que des semelles. Nous savons votre métier mais vous ne savez pas le nôtre.“ (Ronnow) Comme on est loin de la sage appréciation de Stanislas qui n’a pas pu la faire admettre : “Si on doit convenir qu’il n’y a point de maladies ou du moins la plupart qui n’aient besoin du médecin ou du chirurgien, il est étonnant que l’usage ait séparé ces deux sciences comme si elles étaient incompatibles … on n’avait pas besoin d’écoles séparées, le principe de ces deux études n’était pas différent“.


Le

Collège Royal de Médecine et les Dentistes

En Lorraine, la dentisterie est à cette époque séparée de la chirurgie. Stanislas Leszczynski vend des brevets de Dentiste Ordinaire : Nicolas Rafflet, Louis Lecluze de Thilloy puis, Jean-Fidèle Laforgue se succédèrent comme dentistes de Stanislas Leszczynski.


Le

Collège Royal de Médecine et les Pharmaciens

L

es relations entre le Collège et la confrérie des apothicaires ne sont pas bonnes. Ces derniers reprochent,notamment, à Charles Bagard de ne pas respecter leur autonomie. Nombre de querelles, voire de procès, opposent Collège et Apothicaires. Cependant, les conflits s’apaisent, médecins et pharmaciens s’accordent pour mettre ensemble de l’ordre dans les pharmacies : - Chaque officine sera tenue de disposer de médicaments dont la liste et les prix sont fixés sous l’autorité du Collège, - Chaque officine fera l’objet, tous les six mois, d’un contrôle par une commission composée de membres du collège et d’apothicaires, ce qui donne lieu, parfois, à des compte-rendus étonnants :

“La commission n’a pu sans frémir voir confondre des substances très dangereuses avec des aliments ou des remèdes, du sel de saturne immédiatement sur du thé, des cantharides sur du quinquina, du vitriol blanc sur du riz … etc, etc. et des remèdes qui doivent être très énergiques falsifiés au point d’avoir des qualités directement opposées aux vertus qu’on en attend dans des maladies qui par là deviennent mortelles“.


Le C

Collège Royal de Médecine et les Médicaments

réation au XVIIIe siècle sous le contrôle du Collège d’une véritable procédure d’autorisation de mise sur le marché de médicaments.


Le Collège Royal de Médecine et la Variole Un faux pas du Roi Stanislas ? a variole sévit en France et singulièrement en Lorraine. Or une pratique déjà ancienne, l’inoculation, permettait d’obtenir une immunisation contre la maladie. Cette pratique qui consistait à mettre en contact, par divers moyens, le sujet sain avec la sérosité de pustules de varioleux, n’était pas sans danger, le sujet inoculé pouvant contracter la maladie.

L’inoculation ne fut pas autorisée en France pendant plusieurs années. Cependant, en Lorraine, le roi Stanislas, sensible aux arguments de Charles Bagard, qui publia un “Discours sur l’inoculation de la petite vérole“ donne son accord pour l’inoculation de plusieurs enfants à l’hôpital de Lunéville ; mais il se rétracte devant le refus des religieuses de permettre cette intervention. Charles Bagard doit donc s’incliner et publie quelques années plus tard, son “Discours sur l’épidémie de la petite vérole qui règna en Lorraine en 1759 et 1760“, discours où il regrette avec fermeté, mais en termes choisis, l’interdiction de la variolisation qui aurait, à coup sûr, “évité de nombreux décès.“


Les Missions Royales

LES DEUX FONDATIONS DESTINÉES À DISPENSER SOINS ET MÉDICAMENTS AUX PAUVRES DES CAMPAGNES

ix religieux (Jésuites) logés initialement au noviciat des Jésuites, doivent assurer par groupes de deux, six missions de 3 à 4 semaines par an dans la campagne lorraine. Ils doivent également distribuer des aumônes aux pauvres désignés par les curés de paroisse. Sur le plan des soins, ils ont pour mission de distribuer gratuitement des médicaments aux pauvres malades sur ordonnance des médecins. A cet effet, Stanislas investit 12.000 livres dont le revenu, 600 livres par an, est précisément destiné à l’achat de ces médicaments. Un garçon apothicaire accompagne les Jésuites pour les distribuer.


LES DEUX FONDATIONS DESTINÉES À DISPENSER SOINS ET MÉDICAMENTS AUX PAUVRES DES CAMPAGNES

La Maison de la Charité et les Frères de Saint-Jean de Dieu

S

tanislas fonde à Nancy une maison de la Charité où vivront trois religieux appartenant à l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, “tirés du nombre des plus habiles religieux de l’Ordre en Chirurgie et Pharmacie“. Peu à peu cet effetif atteindra dix religieux tandis que seront créés dans leur Maison six lits réservés aux pauvres affligés et misérables des villages et hameaux des duchés de Lorraine et de Bar où il n’y a pas d’hôpitaux. L’hôpital de la Charité ou Hôpital Saint Stanislas était situé en 1786 près de l’actuelle place Stanislas. Sa façade a été déplacée plus tard rue Sainte Catherine où on peut encore la voir. L’ordre de Saint-Jean de Dieu a été fondé au Portugal en 1656, ses membres avaient une certaine compétence en médecine et pharmacie. Il a pour mission de “guérir les corps et sauver les âmes“, à quoi s’ajoute un geste de charité : le don d’un pécule à la sortie de l’hôpital pour aider les patients à reprendre une vie normale. Les Frères de Saint-Jean de Dieu ont – en plus de la gestion de leur hôpital – comme rôle : • d’accompagner par l’un des leurs des missions pour fournir les médicaments; • de se rendre sur les lieux qui leur sont indiqués par le directeur de la fondation en faveur des maladies épidémiques ; ils doivent dispenser soins, remèdes, nourritures (bouillon, pain et vin aux malades) puis rendre compte au directeur de la fondation; • de visiter régulièrement les détenus dans les prisons de Nancy et leur donner gratuitement soins et remèdes.


Œuvres en faveur des orphelins Projet de création d’un établissement destiné à accueillir les enfants trouvés des duchés

Lorsque Stanislas arriva en Lorraine, il n’existait pas d’orphelinat à Nancy, aussi décida-t-il d’en créer un en versant au Trésorier Royal une somme dont les intérêts étaient utilisés pour assurer l’entretien de vingt-quatre orphelins et en faisant construire, pour accueillir ces derniers, un pavillon “le bâtiment royal“, sur des terrains jouxtant l’hôpital Saint-Julien. Les enfants apprenaient à lire et à écrire. Ils avaient un métier, à leur sortie de l’orphelinat qui se chargeait de les placer.

Contribution au financement de la “Maison du Coton“ de Lunéville

Fondée en 1759, la “Maison du Coton“ accueillait des orphelines qui y apprenaient à filer le coton d’où le nom de cette institution. Stanislas la fit ouvrir également aux orphelins et apporta son soutien financier.


Œuvres en faveur des hôpitaux H ôpital de Plombières

Stanislas finança l’hôpital de Plombières qui se trouvait en grande difficulté et y fit venir les sœurs de Saint-Charles.

H ôpital de Lunéville

Stanislas subventionna l’hôpital Saint-Jacques de Lunéville, créé par le duc Léopold, ce qui lui permit d’ouvrir plus de lits et de recevoir plus de patients. Par ailleurs, il continua l’œuvre en faveur des “calculeux.“ due également au duc Léopold : entretien d’un service, animé des plus habiles lithotomistes, qui avaient fait de Lunéville un centre réputé de traitement de la lithiase rénale, ou “ maladie de la pierre”.


Prévention des disettes création de greniers à blé

R

eprenant une idée du Duc Léopold, Stanislas créa les greniers à blé. Il finança personnellement l’achat de blé qui fut stocké dans des greniers dont les municipalités devaient assurer l’entretien. En cas de mauvaises recettes, le blé stocké était mis sur le marché, ce qui palliait l’augmentation de son prix due à la pénurie. Lorsque les récoltes étaient meilleures, l’argent de cette vente était utilisé pour reconstituer les stocks et faire face à une éventuelle période de manque.


A

s e v i t a t i r a c s e r v u œ s e utr

e et du ets de Lorrain j su s re uv pa s faveur de grêle ou des Fondation en épidémiques, de la s ie ad al m de és ig Barrois affl nt le revenu incendies. .000 livres do gnes ou somme de 60

e s campa islas place un es pauvres de s En 1748, Stan iné aux malad st de e, ou encore le t êl es gr s, la re r liv provoqués pa annuel, 3.000 ts gâ dé s de ctimes à défaut aux vi s. ie nd ince

uillon Fondation du bo

nt les intérêts r Stanislas do pa és ac ents et pl nt bouillons, alim .000 livres so ur fournir des po ux. En 1748, 72 s ite sé ss ili ce ut né re ivent êt chauffage aux de is bo (3.600 livres) do du t des habits, ou éventuellemen

veur Fondation en fa

eux“

des “pauvres hont

s intéNancy dont le res à la ville de liv en ont i 0 00 qu 0. ux 20 ce e islas prêt scrètement à di s ué rib re. st En 1756, Stan di isè re duits à la m res, doivent êt s bourgeois ré le rêts 10.000 liv et es bl no s parmi le le plus besoin

démunies rsonnes les plus pe s de ur ve fa Fondation en nce, Royal de Fra ès du Trésor dans les duchés aux pr ement sont placés au ribués secrèt 0.000 livres an) sont dist r pa s En 1761, 12 re liv s. paroisse nus (6.000 les curés des dont les reve signalés par ux ite ss ce plus né

Fondati

atuit pour les on de secours gr

ancy

habitants de N

é 0 livres donn tal de 100.00 pi de ca ai un en d’ r s) ni 00 livre inés à ve annuels (5.0 cy sont dest adies, Les intérêts Ville de Nan euses de mal de ch el fâ ôt s ce l’h an de st er on ri rc so ci ré s T le au ans s de Nancy “d imprévus”. aux habitant urs he al m es tr au infirmités ou


Le

JardinBotanique

et le Collège Royal de Médecine

uccédant à celui créé à Pont à Mousson au XVIe siècle, et tombé dans l’oubli, Stanislas, par lettres patentes du 19 juin 1758, fait don d’un terrain, pour une nouvelle création, à proximité du Collège Royal. Ainsi Nancy possède-t-elle un “Jardin Botanique“, encore situé, de nos jours, rue Sainte Catherine, afin de pouvoir disposer “d’un jardin de toutes les plantes usuelles, étrangères, de même que de toutes celles de pays, usuelles ou non“ (article XXX des statuts). Tout naturellement dirigé par Charles Bagard, Président du Collège, il est destiné à l’enseignement à travers l’utilisation des plantes dans leurs propriétés prophylactiques et curatives. Le “jardinier premier“, qui “paie redevance“ au Collège, est chargé de l’entretien, et a pour obligation de “cultiver les plantes botaniques destinées à l’instruction publique et une certaine quantité de plantes usuelles connues, par leurs effets salutaires, pour que leur distribution puisse en être faite aux pauvres…“. En contrepartie, il dispose d’une surface importante de potagers, de vergers et des serres pour des plantes d’ornement, dont la vente de la production lui assure ses revenus. Enrichi de graines rapportées d’Egypte, sous le Consulat, par Rémi Willemet, le jardin botanique sera ensuite placé sous la responsabilité de Braconnot. Puis le jeune Doyen de la Faculté des Sciences, le Docteur Dominique Alexandre Godron le dirige en 1848, lui donnant l’essentiel de son aspect actuel avec ses bordures de buis, puis son nom depuis 1993.

Stanislas et la Santé de ses sujets  

En 2005 Nancy célèbre le 250e anniversaire du Siècle des Lumières. Cette exposition retrace l'histoire de la Médecine sous le règne de Stani...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you