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r e t i d é Prêt-à

Numéro 16

Janvier 2009 Tout individu a le droit d’exprimer son opinion et de la faire connaître De Scylla en Charybde ou l’inverse Il y certaines fois des situations qui se retournent drôlement. Je ne sais pas s’il y a une expression pour le cas de figure qui suit et si ce n’est pas le cas, il faudra s’attacher à en trouver une. Comment dire ? « C’est la planche pourrie qui devient un tremplin » ? Ou encore « Rebondir sur un étron » ? Le concours est ouvert… Mais revenons à nos moutons. Il y a encore quelques mois, tout laissait croire que l’« ère Oulieu » avait vécu et que, aux vues de son échec aux cantonales et après une auto-consultation lucide, notre docte maire avait décidé de se retirer de la chose politique. C’est mal connaître la nature humaine que d’y avoir cru (et j’en suis), mais de là à penser que l’on puisse rebondir à ce point ! Mais ne nous y fions pas. Le rebond n’est pas terminé et si le tout frais élu Président De La Communauté Des Communes Du Volvestre Ariégeois donne actuellement l’impression de planer dans l’éther comme un oiseau léger, c’est qu’il est au sommet de la courbe de son rebond et, il aura beau agiter les bras, les effets de la gravité auront tôt fait de le ramener d’où il vient, et même encore plus bas. J’en veux pour preuve les dernières nouvelles que vous trouverez dans ce nouveau numéro de l’excellent journal qu’est le Prêt à Éditer. B.S

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ul besoin de trompetaïre pour nous dire de nous y remettre ! « Il faut laisser le temps au temps » dixit le triumvirat cato-communal. Et, comme vous êtes nombreux à penser que les couches précédentes sont sèches et qu’elles commencent à s’estomper, alors.. coucou, nous revoilou !!!!! Vous avez, lors de l’élection municipale de mars 2008, voté pour un conseil municipal panaché. Exit les béni oui-oui. Mais le club des 7 pose un problème au club des 8...Peu importe ! La solution a été vite trouvée. Il veulent bosser?? Ben, donnons leur des dossiers! Il y a tout un tas de dossiers vides ou complètement verrouillés...z’on qu’a jouer avec ça! On remplace ainsi les béni oui-oui par des muselés Pendant ce temps, nous, le club des 8, on continu comme avant, c’est à dire une couche de déclarations sans conséquence, une couche de tralalére et une couche de poudre aux yeux… Et surtout on continu a faire comme on veut, c’est a dire a ne rien faire de constructif.

Sommaire : Éditos: -De Scylla en charybde ou l’inverse. - Nous revoilou !  L’interview de monsieur S ou alors de monsieur X.  Crise: le coup de la panne.  J’avais loupé cette info.

Les travaux...c’est nous et que  La vie des bêtes nous! D’ailleurs l’ adjoint aux  Les commères. travaux a disparu, le suivant n’a pas encore montré le bout  Le pire est-il derrière nous ???? de son nez.Ah, au fait, on a rebouché les trous de la placette  Les brêves. En page centrale le mini pour la venue d’Augustin. roman à plier vous même : La version officielle est, bien sûr, qu’ils ont pu reboucher les trous parce que l’expert était passé. Ouf ! Juste a temps pour que le fessier d’Augustin ne sursaute pas en allant se garer sur la placette. Vivement un expert qui passe quand on lui demande et pas quand ça lui chante. AH, au fait ! Il en dit quoi l’expert de la maison du volvestre ?

Les chroniques de Poulquinie


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Interview exclusive de monsieur X, conseiller municipal à Sainte-Croix PAE : Monsieur X, vous avez désiré garder l’anonymat mais puis-je donner un indice à nos lecteurs en donnant la première lettre de votre nom. Monsieur X : Si vous voulez. La première lettre est un S mais que vous m’appeliez monsieur S ou X, l’essentiel c’est que personne ne me reconnaisse. J’espère que vous comprendrez que je n’ai pas envie de m’attirer les foudres de la municipalité. Ce n’est pas mon genre de mettre le bazar mais là, c’en est trop. PAE : Si j’ai bien compris, monsieur S ou X, l’ambiance est loin d’être au beau fixe au sein du conseil municipal. Monsieur X : Vous m’avez mal compris, vous m’appelez monsieur S ou monsieur X mais pas monsieur S ou X. PAE : D’accord monsieur… Z. Z ça va ? Monsieur X : Va pour Z. PAE : Donc, vous vous apprêtiez à nous dire que l’ambiance était moyenne au sein du conseil municipal. Mais encore… Monsieur Z : Qui parle d’ambiance ? Je n’ai encore rien dit ! Ces journalistes, tous les mêmes. Bon, c’est sûr que pour ce qui est de l’ambiance, c’est pas tout à fait ça, mais là n’est pas le problème. Le plus difficile à vivre c’est qu’on a l’impression d’être entré dans la quatrième dimension ou même la cinquième. On ne peut pas dire que ça n’avance pas, c’est pire, ça avance au super-ralenti. Ca me fait penser à Matrix, quand le gars est en train de regarder les balles qui passent à côté de lui. C’est affligeant. Il faut six mois pour régler un problème qui pourrait l’être en quinze jours. Un exemple : Avant qu’on arrive, début 2008, il avait été prévu de poser une passerelle de secours entre le premier étage de l’école et le jardin de la maternelle. Cela avait même été budgétisé sur l’année 2007. Au mois de juin, on nous annonce qu’on a enfin les devis et que la passerelle va enfin être posée au mois d’août (Ce chantier ne peut se faire que lorsque les enfants ne sont pas à l’école). En juillet, pas de bol, on nous informe que l’entreprise retenue ne peut pas venir au mois d’août car, bizarrement, c’est juste là qu’elle est en congés. Bon, après c’est la rentrée scolaire, donc c’est repoussé à la Toussaint, si tout va bien. Trois jours avant les vacances de Tous-

saint, le conseil municipal choisit enfin les entreprises qui doivent faire les travaux (bizarre, nous on pensait qu’elles avaient été déjà choisies, vu qu’on nous avait dit qu’elles n’avaient pas pu venir au mois d’août… va comprendre). Pendant la réunion, on demande pourquoi les devis n’incluent pas la porte (en fait, le chantier consiste à percer une ouverture à l’étage de l’école et à poser une passerelle entre cette ouverture et la cour de la maternelle qui est sensiblement à la même hauteur).

La place à trous : Cette place a été inaugurée il y a deux ans. Six mois après, c’était un champ de mines. Cela fait donc un an et demi que les cruxéens et les autres supportent cet état de fait, et où en est-on ? Zéro. Au mois d’août, on devait se réunir pour trouver un local pour le projet de microcrèche : Zéro. La digue du Volp qui permet au lac de se remplir avait été refaite (le fameux renard) mais pour faire des économies et malgré l’avis des services compétents, ceci s’est fait en « auto construction ». Trois ans après, tout est à refaire et le lac a même été fermé pour cause d’eau trop trouble. Dans l’urgence, des camions de terre ont été déversés. Cela a tenu le temps de finir la saison mais à présent, tout est en train de repartir. Résultat : Zéro.

En écoutant très fort, on pouvait entendre leur pensée : Avant quoi ? Avant que vous, les fouille-merdes, n’arriviez, au temps où on était entre nous et où faisait Pas moins de six maisons s’enfoncent dans le canal à la suite, semble-t-il, de comme on voulait... Réponse : la porte n’avait pas été prévue dans l’étude initiale. Pourquoi ? Et pourquoi s’être privé d’un financement possible comme pour le reste du chantier ? Réponse : c’était avant…En écoutant très fort, on pouvait entendre leur pensée : Avant quoi ? Avant que vous, les fouillemerdes, n’arriviez, au temps où on était entre nous et où faisait comme on voulait, En fait, on comprendra plus tard pourquoi les vraies raisons ont été difficiles à donner. La raison c’est qu’au départ, la porte, c’était Doussain qui devait la faire et la poser. Maintenant, c’est plus compliqué vu qu’entre-temps, il est devenu maire et qu’à ce titre, il n’a pas vraiment le droit. Un autre exemple : En septembre, il devait y avoir des essais de modification de la circulation dans le village. On a bien vu quatre plots en plastique posés sur la route de SaintGirons pendant les vacances de Toussaint. Tu parles d’une affaire.

l’installation du tout-à-l’égout. Réaction de la mairie (malgré les doléances des propriétaires) : Zéro

On devait faire un bulletin municipal… Zéro. Il y a dix ans, il avait été demandé de mettre en place un plafond phonique à la cantine. Depuis que nous sommes là, nous le remettons sur la table quasiment à chaque réunion du conseil…Zéro Comme nous rappelons aussi à chaque fois tout un tas de propositions : Plus (+) de commissions travaux…Zéro Plus (+) de réunions du conseil…Zéro Moins (-) de désherbant…Zéro Plus (+) de communication…Zéro Plus (+) d’arbres…Zéro PAE : Bon, on a bien compris, mais que diriez-vous pour résumer la situation ? Monsieur Z : Le maire + le premier adjoint + le deuxième adjoint = la tête à TOTO. Plus sérieusement, quand on est aussi nul que ça, on ne s’occupe pas de vouloir gérer un chef lieu de canton. PS : pour ce qui est du troisième adjoint, on ne peut rien dire vu qu’il vient de remplacer l’ancien qui n’a pas tenu six mois.


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C r i s e : l e c o u p d e l a pa n n e Comme tout le monde, j’entends tous les jours dans les média d’éminents économistes et autres ministres nous expliquer les causes de la crise et nous rassurer sur ses conséquences. Je les entends aussi revoir régulièrement leurs prévisions à chaque aggravation de la situation. Comment croire des gens qui n’ont qu’une peur : voir la panique s’emparer de l’ensemble de la population et le système qui leur permet de vivre largement au-dessus de la moyenne s’écrouler avant qu’ils n’aient eu le temps de se préparer une retraite tranquille à Dubaï ou ailleurs. Dans ces conditions, même si je ne suis pas économiste et grâce à quelques rares journaux encore indépendants des lobbies, je me suis fait une petite idée de la situation que je vais modestement tenter de développer. Vous pouvez légitimement mettre en doute mes compétences en ce domaine mais pas ma bonne foi car, comme la plupart d’entre nous, je n’ai pas grand chose à perdre dans cette crise. Ma conviction, et celle de quelques autres, est que le pétrole est au centre de cette crise ( même si encore hier soir il y avait toute une émission sur France 2 consacrée à la crise dans laquelle le mot de « pétrole » n’a pas été prononcé une seule fois et même pas lorsque la crise de la construction automobile a été évoquée). Pourquoi le pétrole ? Parce que son prix détermine le coût de tous les biens de consommation et, dans une moindre mesure, celui des services et il qu’il est donc à la base de notre système. A force de mécaniser, automatiser, rentabiliser, le coût de l’intervention humaine pèse de moins en moins dans le prix des choses. Si on veut faire court, le coût d’un produit se résume au coût de l’énergie qu’il a fallu pour extraire la matière première et la transformer, l’énergie qu’il a fallu pour fabriquer les machines pour assembler les divers éléments, l’énergie que cette dernière consomme pour cette opération et enfin l’énergie qu’il a fallu pour la transporter jusqu’au supermarché. Pour bien appréhender et même anticiper les conséquences de la crise dans laquelle le monde moderne est en train de rentrer, il convient aussi de distinguer le coût du pétrole de son prix. Le prix des choses est fonction de l’offre et de la demande : c’est la loi du marché. Si une chose a un certain prix, c’est bien parce que quelqu’un est prêt à le payer ce prix là. Pour ce qui est du coût, ce n’est plus pareil : une chose qui coûte plus cher à produire que ce qu’on peut espérer la vendre disparaît du marché. Pour ce qui est du pétrole, c’est encore différent. A l’heure où nous parlons, il se passe deux phénomènes simultanés : une production qui ne suffit plus à honorer une demande toujours croissante et, en plus, un tarissement des gisements existants. Le premier phénomène a un effet sur le prix et le deuxième un effet sur le coût. Jusqu’à présent, l’offre a toujours suffit à la demande, mais désormais, les robinets sont ouverts à fond et cela ne suffit plus. Comme la consommation ne peut dépasser la production, on a ce qu’on appelle un marché tendu avec tous ses effets sur le prix : la fameuse loi du marché. Et c’est pour cela qu’on a pu voir le baril à 150 $. A ce moment là, il y a eu des gens pour le payer ce prix là. Mais, entre le moment de la production d’un bien de consommation et celui de sa mise sur l’étalage, il se passe du temps ce qui fait que la répercussion sur la consommation n’est pas immédiate (sauf pour le carburant à la pompe). Depuis, la consommation a baissé, relâchant le marché et, du coup, le prix du pétrole baisse. Mais c’est là que se fait sentir le deuxième effet. Le tarissement des gisements existants fait que le pétrole coûte de plus en plus cher car il est de plus en plus difficile à extraire car il faut plus d’énergie, donc de pétrole, pour le produire. A terme, on peut arriver à ce qu’on appelle le gouffre énergétique : c’est lorsqu’on consomme toute l’énergie que l’on produit pour produire cette même énergie. Ce qui veut dire aussi que, même s’il a l’air de faire du yo-yo, le prix du pétrole augmente inexorablement. Nous vivons donc ce que certains appellent une crise structurelle et systémique. Et la crise financière là dedans me direz-vous. La crise financière n’est pas une cause mais une conséquence de la crise énergétique. Il y a longtemps que le coût de l’énergie a sensiblement augmenté et donc que le système s’appauvrit mais tout a été fait pour combler le vide : On a créé des « bulles financières» pour maintenir le niveau. Quand il y a des fluctuations conjoncturelles, ces bulles ont plus ou moins un rôle d’amortisseur mais là nous avons affaire à une crise structurelle et, comme le niveau baisse inexorablement, on a produit toujours plus de bulles. Mais, tôt ou tard, une bulle ça explose et comme il y en avait plein, quand une bulle explose, elle fait exploser sa voisine. C’est comme ça qu’on a pu voir toutes ces faillites en série. suite page 4


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Coup de la panne suite... Et maintenant, qu’est-ce qui nous attend ? Nous allons retrouver le moral, bien sûr. Tout va bien : le pétrole est à 40$. Nous allons retrouver aussi notre niveau de consommation jusqu’à ce que le marché se retende à nouveau et que le brut nous fasse un coup de calgon à 250 $ et puis on aura une nouvelle vague avec sa crise financière et ses bulles et puis le brut redescendra à 100 $… et entre chaque vague, nous nous retrouverons un peu plus démunis. Comme une voiture dont la pompe à essence est train de lâcher, notre société va commencer à ralentir en avançant par à-coups, tantôt en panne et se laissant porter par son élan, puis repartant le pied à fond sur la pédale tant qu’y en a, puis de nouveau en panne et comme ça tant que la pompe enverra encore un peu d’essence et ce jusqu’à ce que la voiture finisse par s’arrêter. Mais ne cédons pas au pessimisme, il y a des solutions de rechange. Il reste encore bien assez de gaz, de charbon et d’uranium pour détruire au moins quatre planètes comme la notre. à suivre : Les conséquences géopolitiques, écologiques et sociales prévisibles de la crise.

J’avais loupé cette info !!!! Bon d’accord ! Avant les dernières élections j’avais écrit que si il y avait pléthore de candidats ce n’était sûrement pas pour le fric. Naïf que je suis ! J’avais loupé cette info, comme quoi relire les archives ça a du bon. ! Déjà, on avait bien vu un président Bligblig se voter une augmentation de salaire mirobolante, tout en criant haut et fort que les caisses de l’état etaient vides. Dans ce créneau, tous les élus ont emboîté le pas. Quasiment tous les maires se sont voté, ou se font fait voter, pour eux et pour leurs adjoins le maximum autorisé. D’autres n’hésitent même pas a verser des chèques pour qu’on vote pour eux comme maire.C’est que peut être que par derrière ça doit récupérer grave !!! Ça laisse un goût de pas joli-joli, ça fait planer un doute sur la réalité des dépouillements et une petite amertume au fond des urnes. Y en a même qui confondent urnes et chaussettes!!! Dommage de ne pas lire le PAE. J’avais prévenu, avant les élections, qu’il y en avait un qui s’était fais prendre à ce petit jeu. Nos chers députés, je devrais même dire très chers députés, eux ont anticipé sur le jour, où lassés de leurs conneries, vous, les électeurs, vous leur foutrez un grand coup de pied au cul pour les virer de votre canton. A moins que la nouvelle règle ne soit de jeter vos groles à la tête du candidat sur le départ pour exprimer votre ressenti. Pour chaque député non réélu, les français devront payer 471120€ Oui, vous avez lu 417120€, c’est le bon chiffre! En effet, c’est la nouvelle indemnité chômage que se sont voté vos députés. En cas de non réélection le député éjecté touchera son salaire pendant 5 ans soit 6952€ brut / mois.

Faites donc le calcul avec moi: 12 mois par an X 5 ans = 60 mois. 60 mois X 6952€ =417120€ Pourquoi 5 ans? C’est précisément le temps d’une alternance législative. Et après??? Après, s’ils n’ont pas su ou voulu reprendre leur circonscription ils percevront, A VIE, 20% de ce traitement soit 1390€ /mois. T’imagines le nouveau monopoly ? Député non réélu tu passes par la casse départ, tu touches 417120€ et tu ne vas pas à la case prison, même si tu as fait des malversations. Sacré parachute doré quand même. Avant un député non réélu touchait son indemnité pendant 6 mois et basta. C’est quand même un joli cadeau que leur a fait J-L Debré avant de descendre du perchoir de l’assemblée. Et puis là ils ont tous été d’accord. Droite, gauche, verts, bleus ou rouges. Les médias aussi ont été serviles, Ils n’ont pas fait de longs commentaires. Si bien sûr, LE CANARD, RMC et le MIDI LIBRE a repris l’info et l’a développée. En plus, cerise sur le gâtea u, c ett e « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle. L’heureux bénéficiaire de cette jolie indemnité sur 5 ans, n’est tenu a aucun engagement quelconque. Il n’a pas a justifier de la recherche d’un nouvel emploi, pas de visite mensuelle auprès des conseiller ANPE, ou d’une quelconque activité justifiant cette aide sociale. Vous comprenez pourquoi, souvent, Papa tient le poste en attendant que fifils ou fifille fasse ses classes et prenne la relève. La place d’élu fait trop souvent parti de l’héritage familial. …./...


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Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : > > - Indemnité de base : 5 400, 32 euros > > - Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros > - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros Soit brut mensuel 6952, 91 euros . Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues : > - Cotisation à la caisse des pensions Ces indemnités ont été attribuées aux déPour chaque député pendant les 15 premières années de manputés et définies par l'ordonnance dat : 1 153, 08 euros > > N° 58-1210 du 13 décembre 1958. non Réélu, > - Contribution exceptionnelle de soliL'indemnité de base est calculée "par réféles français devront darité : 55, 62 Euros rence au traitement des Fonctionnaires payer 417120€ > - Contribution sociale généralisée et occupant des emplois de l'État classés contribution au remboursement de la dette dans la catégorie présentement dite hors échelle. sociale : 539,55 euros > > Elle est égale à la moyenne du traitement le plus > - Cotisation au fonds de garantie de ressources : bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", 27,00 euros ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État > Soit net mensuel 5 177, 66 euros. ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. On passe sous silence le secrétariat, les jetons de pré> S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les sence dans divers conseils, le poste de conseiller généfonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'orral qui va souvent avec et même des fois une mairie. donnance précitée : AH oui, on peut pas louper ça : Cantine haut de gamme > > "L'indemnité parlementaire est complétée par une au prix de 7€50. indemnité dite de fonction". Suite de j’avais loupé cette info... D’ailleurs, vous n’avez pas l’impression qu’ils considèrent leur circonscription comme leur propriété ???? Mais c’est bien vous les électeurs qui êtes responsables de cet état de fait. Tellement affairés à lécher les bobottes et a être si fiers lorsqu’ils vous serrent la main et qu’ils vous tapent dans le dos alors que bien souvent il son incapables de savoir votre nom. Ça vous intéresse qu’on détaille un peu les indemnités ?

> > Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité Parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Tu payes combien toi ton sandwich, ballon, café sur le zinc ????

La vie des bêtes par le professeur Behesse Aujourd’hui : le veau qui rit. Nous connaissons tous « la vache qui rit » qui fait le plaisir des grands et des petits mais nous connaissons moins « le veau qui rit » (qui n’est pas le petit de la vache qui rit). Si la question « Pourquoi la vache qui rit rit ? » n’a jamais trouvé de réponse, on a enfin compris pourquoi le veau qui rit rit. C’est que ce veau là a été élevé sous l’œil de la caméra et à force de toujours sourire à l’objectif, il a le sourire vissé sur la figure ce qui lui donne cet air rieur et béat. Mais avoir été élevé sous la mire a eu d’autres conséquences : cela l’a rendu dépendant à l’objectif. Il court désormais la campagne à l’affût de tout ce qui peut ressembler à une lentille.

De fait, il a développé un sens inédit pour un veau : la photo-sensibilité. Cette photo-sensibilité très développée lui permet de détecter la moindre focale. Il est capable d’entendre le bruissement d’un diaphragme à des kilomètres et d’apparaître instantanément pour figurer sur la photo. Ce qu’il apprécie le plus, c’est les foires agricoles, ce qui, somme toute, est normal pour un veau. Mais ne nous fions pas aux apparences. Sous son sourire, le veau est triste. Il est triste car le veau se vend mal (Une sombre histoire de fièvre cataracte. Peut-être la faute aux flashs). La vie du veau qui rit n’est pas toujours marante car s’il est facile d’impressionner la pellicule, il est en revanche beaucoup plus difficile de savoir se vendre.


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Angèle: Moi y a un truc que je comprends pas ! Pourquoi depuis la dernière élection municipale y a plus de communauté de communes ? Marie-Louise: ben, tu dis n’importe quoi!!! J’ai vu sur l’Internet au site de la CCVA que c’est toujours Adrien qu’est président. Même qu’y a écrit le mot du président et qu’y a sa photo. Basile: Z’estes bien des bécasses toutes les deux!!! Toi Marie-louise t’as lu les vieux trucs de l’internet. Z’on rien mis à jour sur leur site parce que z’y foutent rien, comme ça y disent rien et ils font comme ils veulent. Et toi Angèle j’peux te dire qu’il y a eu des nouvelles élections! Même que j’y suis allé moi même personnellement assister aux élections !!! Ah bon, ya eu de nouvelles zélections à la CCVA! Et ou c’est qu’on a vu les résultats ??? Pas dans le journal de la CCVA en tout cas. Peut être qu’ils économisent le papier? Basile: Oui, bon enfin...quand je dis élection je devrais dire nomination. Parc’que c’est vrai que c’etait un peu comme au césar du cinéma sauf que là y avait qu’un nominé. Peytou il a nominé Oulieu qui a lui même nominé Créa et toute la suite….D’ailleurs a trois ou quatre reprises y a eu comme un froid. Le nouveau président il a dit j’appel à ce poste monsieur machin avant de se reprendre par un - euhhh, y a un autre candidat ? Angèle: Tu parles qu’il y avait personne...ils avaient tout préparé d’avance et les autres étaient briffé dur! Basile: Là, je m’insurge en faux, Angèle. Même que pour des postes il a fallu qu’ils demandent et qu’ils tirent

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par la manche les gens pour qu’il osent bouger, enfin je veux dire pour qu’ils se portent candidat. Marie-Louise: Ben voyons!!! Pour les postes ringards des supplétifs aux suppléants… Angèle: Ben t’es drôle toi! Comment tu veux qu’y ai pas de postes de ringards pour que les autres ils s’estiment élite ? T’as pas réfléchi à ça toi ! Marie-Louise: C’est quand même drôle, a chaque élection dés qu’y a un nouveau très vite on regrette l’ancien...A croire qu’on vote comme des cons ! Angèle: Tu sais quoi ? Ben moi, à la prochaine élection je retourne ma carte d’électeur à l’Élysée en demandant à ce qu’on me raye des listes électorales. Marie-Louise: Ma foi, t’as peut être raison. De toute façon t’as droit que à qu’a bleu ou rouge et si toi dans ton idée tu aimerais gris...Tu peux même pas le dire vu que ça compte pour du beurre. Basile: z’etes bonne toutes les deux, mais si ils était pas là, Comment qu’on ferait? Eux ils savent faire! Angèle: ouais, c’est ça !!!disons plutôt qu’il savent y faire! Marie-Louise: Ben, on va surveiller leur savoir faire!! Basile: Je devrais pas vous le dire, parce que vous répétez tout, mais ils commencent a mettre leurs poulains pour les élections cantonales dans les box de départ et...forcement ça se tire un peu dans les pattes. Angèle: Tu penses qu’on vas pas rater ça ! Marie-Louise: Surtout qui en a des qui ont déjà pris le départ!!! Angèle: Moi on m’a dit qui en a des qui préparent les obstacles pour les autres avant d’aller se mettre sur la ligne de départ..

l’excellent journal qu’est PRÊT-A-EDITER vous présente ses meilleurs vœux pour 2009. Vous pouvez nous soutenir en envoyant vos chèques à L’ordre de: Prêt à éditer 09230 Ste-Croix-Volvestre. Vu la crise, nous acceptons aussi le mazout et les tickets resto. MERCI .


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LE PIRE EST IL DERRIÈRE NOUS ?

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inq ans et demi, ça en laisse du temps à notre fine équipe pour s’enfoncer et tout porte à croire que cela a déjà commencé.

Un petit exemple : Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la mairie a décidé d’acheter la maison de retraite. Ce n’est pas elle qui la rachète directement mais c’est le C.C.A.S qui va en être le propriétaire après avoir contracté un emprunt. Emprunt dont la commune sera caution solidaire. Vous vous demandez ce qu’est le C.C.A.S ? C’est le Centre Communal d’Action Sociale. Il est présidé de droit par le maire qui nomme aussi les membres du conseil d’administration lequel est composé en majorité d’élus et de quelques personnes de la société civile ayant, en général, des compétences dans le volet social. A Sainte- Croix, ce sont les mêmes personnes qui composent le CCAS et le conseil d’administration de la maison de retraite. Comme ça c’est plus simple. C’est aussi M. Oulieu qui est le médecin référent du même établissement et, à ce titre, il est même salarié . C’est aussi lui, à y être, qui fait les visites des pensionnaires. Il n’est plus président vu qu’il n’est plus maire mais il a quand même été pendant quelques années et il fait encore partie du conseil d’administration. Racheter la maison de retraite, au fond, ce n’est pas forcément une mauvaise idée : rembourser un emprunt plutôt que de payer un loyer à l’office HLM, ça peut être intéressant. Mais je ne sais pas pourquoi, cette affaire me paraît mal partie. Pourquoi ? Avant de répondre à cette question, il convient de faire un petit historique… Il y a maintenant vingt ans, était inaugurée la maison de retraite de Sainte-Croix. C’était une idée à Pierrot mais, déjà à l’époque, l’heure n’était plus à ce genre d’établissements car l’on commençait à privilégier le maintien à domicile des personnes âgées valides. Je me souviens même de ce que M. Naudy, Président du Conseil Général de l’époque, n’avait pas manqué de le dire dans son discours. De plus, la municipalité avait fait une très mauvaise affaire car elle louait les murs à l’office HLM à un tarif exorbitant qui étranglait littéralement les comptes de la structure. Mais bon, c’est Pierrot et Pierrot, ce n’est pas un homme d’affaires, ça se saurait sinon. Pour le coup, on peut rendre grâce au M. Oulieu de l’époque (et à d’autres qui se reconnaîtront) d’avoir repris les choses en main. Il y a eu d’abord la renégociation du montant du loyer avec l’office HLM puis, par la force des choses, la reconversion de Foyer Logements en EPAD médicalisé.

La situation commençait à s’assainir lorsque la « politique » a malheureusement repris le dessus. …. et sur lequel nous ne nous étalerons pas. On peut néanmoins rappeler qu’après le départ à la retraite de M. Miqueu, il a fallu l’intervention de la CAF et du Conseil Général pour sauver les comptes. Mais depuis, les choses se sont bien arrangées grâce notamment à la gestion sérieuse de la nouvelle directrice, Mme Falou. Alors, pourquoi s’inquiéter, me direz vous. Et bien, figurez-vous qu’au mois de décembre, Mme Falou est partie (Elle a donné son préavis en septembre). Pourquoi s’en va-t-elle? Elle dit à qui veut l’entendre qu’en guise de reconnaissance de ses efforts pour avoir rétabli une situation générale trouvée dans un état catastrophique, elle s’est entendue dire par M. Oulieu en pleine séance du conseil d’administration que, je cite: « une femme n’avait rien à faire à la direction d’un tel établissement ». Une broutille… Mais ce qu’elle à encore plus dur à avaler, c’est que personne dans le conseil d’administration n’a eu le courage de relever ni de prendre sa défense. En fait, je pense que nous n’avons là que la partie émergée de l’iceberg et que Mme Falou, découvrant le système Oulieu, n’a pas envie d’y rentrer ni de le supporter plus longtemps et que c’est pour ça qu’elle démissionne. C’est quoi le système Oulieu ? C’est le paroxysme du despotisme du PUA (Parti Unique Ariègeois) : On peut dire et faire n’importe quoi, on sen fout, on tient tout. Mais, par le fait du pouvoir confié à la majorité absolue, ce système est comme le glaçon. J’explique : un glaçon, à moins trente degrés, c’est un glaçon ; à moins cinq, c’est toujours un glaçon ; à zéro, c’est encore un glaçon, mais à zéro virgule un…y a plus de glaçon. Il s’en est fallu de quatre voix pour que M. Oulieu ne soit ni administrateur de la maison de retraite, ni adjoint au maire (le Poutine de Medvedef), ni membre de la communauté de communes et encore moins président de cette dernière mais croyezvous que cela ait ébranlé le système ? Enfin, vivement le réchauffement climatique.


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BRÈVES L’age du capitaine ou la retraite des cadres. 53 ans, c’est jeune pour partir à la retraite. C’est l’age de notre ancien chef de Brigade Calmejane qui, à force de promotions pour mutations consécutives à un excès de zèle, a réussi à devenir capitaine et qui finit par se faire envoyer à la retraite après s’être fait filmer en train de voler un malheureux kit d’encadrement à 70 €. Il sera sûrement promu commandant lors de son passage à la retraite. Un sacré plan de carrière : Passer en 33 ans de simple soldat à commandant. Un exemple pour toute une génération… Version officielle : il n’arrivait pas à encadrer ses effectifs. Ce qui explique peut-être l’objet du vol. Toujours dans le cadre Dernièrement a eu lieu la très officielle remise des clefs du Fameux Camion de la CCVA à l’association Envol sous l’œil bienveillant des représentantes de CAF, laquelle a participé à 90% au financement de l’opération. Bizarrement, la presse n’avait pas été convoquée à assister à cet événement et c’est donc la secrétaire de la CCVA qui s’est chargé d’immortaliser cet instant. Je ne sais pas ou cette bonne personne s’est procuré son appareil photo mais il est assurément très spécial. Au moment d’appuyer sur le bouton qui devait faire sortir le petit oiseau, le viseur de l’appareil refusait obstinément d’intégrer une des personnes conviées à figurer sur l’épreuve. Certes, cette personne était sur un côté du groupe mais de l’autre côté il n’y avait aucun problème, c’était juste de ce côté que ça ne voulait pas renter. Ah ! Quand on ne peut pas encadrer quelqu’un, ce n’est pas facile de lui tirer le portrait sans tirer la gueule. Foire cantonale Lors de la foire cantonale à Ste Croix, j’ai eu un sourire. Dans son discours, le président de la communauté de commune évalue la notoriété de la foire au fait que le service sanitaire, inquiet du développement de la fièvre catarrhale, se soit penché sur la venue des bêtes sur un champ de foire. Donc évaluation de la notoriété d’une manifestation en fonction des présents : Maire : 2 points. Celui de la commune : 3 points. Absence de celui-ci (comme ce fut le cas cette année) : moins 5 point. On à droit à un joker en faisant venir au moins les trois adjoins de la marie mais on ne marque pas de point. Un conseiller général : 5 points. Absence de celui-ci le président de la communauté de commune récupère deux

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points et le sourire. Député, sous préfet, gendarmerie, douanes, service sanitaires 10 points.etc etc… On tachera de vous trouver le barème exact pour le prochain N° afin que vous puissiez évaluer vous même la notoriété de la manifestation à laquelle vous assistez. Conseil général tour 2008: Quand Augustin fait son numéro. Lorsque, en public, vous posez une question au président du conseil général, ce dernier la reformule avant de répondre à sa propre question. Mieux que dans le sketch de Le Luron dans lequel El Kabach disant à Georges Marchais :« C’était pas ma question… » s’entend répondre « Oui, mais c’est ma réponse », M. Bonrepeaux, lui, arrive avec ses questions.

Réflexion: Pas de journalistes fouille-merde, si les toilettes de l’état étaient Publique.


pae 16  

pae 16, le journal qui dit tout

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