Page 32

Relations internationales

EYES ON EUROPE

Lj˜jw¾ÕiÂŤÂœĂ•Ă€Â?i`jĂ›iÂ?ÂœÂŤÂŤi“iÂ˜ĂŒ`iÂ?½ ĂŒ>ĂŒi˜}j˜jĂ€>Â?­-"1, -‡6 , ,]ÓäänŽ° Sur le plan technologique, il y eu une accĂŠlĂŠration `>Â˜Ăƒ Â?iĂƒ >˜˜jiĂƒ £™™ä] Â?ÂœĂ€ĂƒÂľĂ•i Â?> w˜ `i Â?> Ă•iÀÀi Froide permit Ă d’autres acteurs de percer dans le `œ“>ˆ˜i`iÂ?½iĂƒÂŤ>Vi­- Ć‚ Óääǎ°>Â?}Ă€jÂ?½>`miration que suscite la rapiditĂŠ d’un tel dĂŠveloppe“iÂ˜ĂŒ]Â?> …ˆ˜iv>ÂˆĂŒv>ViDĂ•Â˜i“jw>˜Vi}Ă€>˜`ÂˆĂƒĂƒ>Â˜ĂŒi sur la scène internationale, surtout occidentale, en rapport avec le paradoxe de son discours, qui dĂŠcrit une volontĂŠ d’autonomie combinĂŠe Ă  la nĂŠcessitĂŠ de s’ouvrir au reste du monde (White Paper: China’s ĂƒÂŤ>Vi>VĂŒÂˆĂ›ÂˆĂŒÂˆiĂƒ]Óää䎰

LA MILITARISATION DU PROGRAMME SPATIAL CHINOIS : UNE MÉFIANCE DE L’EUROPE LÉGITIME ? La militarisation des activitĂŠs chinoises est auÂ?ÂœĂ•Ă€`Â˝Â…Ă•ÂˆÂ?>Â?Ă•ĂƒĂŒÂˆwV>ĂŒÂˆÂœÂ˜Â?>ÂŤÂ?Ă•Ăƒi˜Ă›Âœ}Ă•i`iÂŤĂ•ÂˆĂƒÂ?iĂƒ annĂŠes 2010 pour faire couler de l’encre sur le danger que reprĂŠsente la Chine au sein de la communautĂŠ aĂŠrospatiale. Un ĂŠvènement qui a de vraies raisons de soulever des craintes est l’opĂŠration ÂŤ Hit to Kill Âť. Un missile balistique abattit un satellite chinois hors-fonction avec une prĂŠcision rare i˜>Â˜Ă›ÂˆiĂ€ÓääÇ]ViÂľĂ•ÂˆĂƒÂœĂ•Â?iĂ›>>Ă•ĂŒ>Â˜ĂŒÂ?½>`Â“ÂˆĂ€>ĂŒÂˆÂœÂ˜ que la frayeur. Ce type de mission ÂŤ ASAT Âť (AnĂŒÂˆÂ‡->ĂŒiÂ?Â?ÂˆĂŒiĂœi>ÂŤÂœÂ˜ĂƒÂŽ]ÂľĂ•ÂˆÂ˜Â˝jĂŒ>ÂˆĂŒÂ?Ă•ĂƒÂľĂ•i‡Â?D“>ÂˆĂŒĂ€ÂˆĂƒji que par la Russie et les Etats-Unis, a saisi la plupart des occupants de l’espace, prenant majoritairement place en basse orbite, c’est-Ă -dire prĂŠcisĂŠment dans Â?iĂƒVÂ…>Â“ÂŤĂƒ`iÂ?>VˆLÂ?i`Ă•Â“ÂˆĂƒĂƒÂˆÂ?i­  6 ]Óä䙎° Cependant, ces inquiĂŠtudes se doivent d’être relativisĂŠes. Premièrement, la Chine est loin d’être la seule puissance Ă  disposer d’une supervision de son dĂŠpartement militaire sur ses activitĂŠs spatiales. Ensuite, en ce qui concerne le manque de transparence dont on l’accuse souvent, elle n’est pas la ĂƒiĂ•Â?i ÂŤĂ•ÂˆĂƒĂƒ>˜Vi D v>ÂˆĂ€i ÂŤÂ?>˜iĂ€ Â?½>“Lˆ}Ă•Â‹ĂŒj° i ÂŤĂ€Âœgramme europĂŠen Galileo dispose autant d’un potentiel pour les activitĂŠs civiles que pour les activitĂŠs militaires, lesquelles ne sont pas mises en avant par l’ESA. Si l’UE a plus facile Ă  parler de ÂŤ sĂŠcuritĂŠ Âť que de ÂŤ militaire Âť (renvoyant plus Ă  la dĂŠfense qui iĂƒĂŒĂ•Â˜iVÂœÂ“ÂŤjĂŒi˜Vi˜>ĂŒÂˆÂœÂ˜>Â?iÂŽ]œ˜ÂŤiĂ•ĂŒĂŒĂ€ÂœĂ•Ă›iĂ€`iĂƒ `ÂœVՓiÂ˜ĂŒĂƒ ÂœvwVˆiÂ?Ăƒ ­Â?> Â˜ÂœĂ•Ă›iÂ?Â?i ÂŤÂœÂ?ÂˆĂŒÂˆÂľĂ•i ĂƒÂŤ>ĂŒÂˆ>Â?i >`ÂœÂŤĂŒji ÂŤ>Ă€ Â?½1  i˜ ÓääÇ i˜ iĂƒĂŒ Ă•Â˜ LiÂ? iĂ?i“Â?iÂŽ tĂŠmoignant de ce potentiel dual de Galileo (GĂœNEY,

4 9/]ÓäänŽ°

˜w˜] >Ă• “œ“iÂ˜ĂŒ ÂœĂ™ Â?iĂƒ VĂ€ÂˆĂŒÂˆÂľĂ•iĂƒ iÂ˜Ă›iĂ€Ăƒ Â?> …ˆ˜i ÂœÂ˜ĂŒVœ““i˜Vj]ÂŤiĂ•`iÂŤ>ĂžĂƒ>Ă›>ˆiÂ˜ĂŒĂ€>ĂŒÂˆwjiĂŒĂƒÂˆ}˜j les divers traitĂŠs parus en vue de limiter la militarisaĂŒÂˆÂœÂ˜`iÂ?½iĂƒÂŤ>Vi° ĂŒVœ““iÂ?i`ÂˆĂŒˆVÂ…>iÂ?-Â…iiÂ…>˜] ÂŤ Ă l’ère des relations internationales, on a prĂŠfĂŠrĂŠ contraindre la militarisation du spatial avec des traitĂŠs plutĂ´t que de dĂŠmilitariser l’espace Âť (SHEEĆ‚ ]Óääǎ°

LES ETATS-UNIS : UN ACTEUR HÉGÉMONIQUE QUI NE FACILITE PAS LA COOPÉRATION SINO-EUROPÉENNE ˜ÛÕi`iÂ?>“jw>˜ViiÂ˜Ă›iĂ€ĂƒÂ?iÂŤĂ€Âœ}Ă€>““iĂƒÂŤ>ĂŒÂˆ>Â? chinois, l’Europe est avantagĂŠe dans ses relations avec les membres de la CommunautĂŠ Spatiale, et surtout vis-Ă -vis des AmĂŠricains, lesquels s’Êpoumonent Ă  maintenir les activitĂŠs extraterrestres dans un système unipolaire. Les amĂŠricains sont particulièrement actifs dans l’isolement du Dragon Rouge, qui souffre des restrictions en matière de transferts de technologies depuis plusieurs annĂŠes suite Ă  des incidents d’espionnage. La plus connue est probaLÂ?i“iÂ˜ĂŒ ViÂ?Â?i Ă€>ÂŤÂŤiÂ?ji ÂŤ>Ă€ Â?i ,>ÂŤÂŤÂœĂ€ĂŒ ÂœĂ?­£™™™Ž ÂľĂ•Âˆ “>À¾Õ> Ă•Â˜i Ă€Ă•ÂŤĂŒĂ•Ă€i ÂœvwVˆiÂ?Â?i `i Â?> Vœ˜w>˜Vi iÂ˜ĂŒĂ€iÂ?iĂƒ`iĂ•Ă? ĂŒ>ĂŒĂƒ­- "1- ]Óä£äŽ° La contagion de cette sino-phobie amĂŠricaine touche l’UE qui perçoit moins de ÂŤ risques Âť Ă  collaborer avec l’Inde, notamment parce que la libĂŠralisation ĂŠconomique du pays s’est accompagnĂŠe d’une dĂŠmocratisation de son rĂŠgime. De plus, l’Occident perçoit volontiers la montĂŠe en puissance de la Chine comme une vengeance latente de l’humiliation qu’elle avait subit lors de sa colonisation par Â?iĂƒiĂ•Ă€ÂœÂŤjiÂ˜Ăƒ­-"1, -‡6 , ,]ÓäänŽ° L’UE, alliĂŠe de longue date du gĂŠant amĂŠricain, n’est cependant pas sans chercher une autonomie face Ă  ce dernier. L’Êlaboration du projet Galileo en est un exemple concret car il est probablement son programme le plus stratĂŠgique et le plus ambitieux. L’initiative a pour but d’aboutir Ă  un système de satellites qui soit entièrement sous le contrĂ´le des europĂŠens, qui jusque-lĂ , dĂŠpendaient entièrement des satellites amĂŠricains, dont il faut souligner que l’accès se brouille rĂŠgulièrement en temps de camÂŤ>}˜iĂƒ“ˆÂ?ÂˆĂŒ>ÂˆĂ€iĂƒ­- Ć‚ ]Óääǎ°>VÂœÂœÂŤjĂ€>ĂŒÂˆÂœÂ˜ de la Chine sur ce projet n’a d’ailleurs pas ĂŠchappĂŠ aux amĂŠricains, qui ne manquèrent pas de soutenir l’hypothèse selon laquelle, la Chine aurait participĂŠ au projet uniquement dans le but d’acquĂŠrir

- 31 -

Eyes on Europe #23 - La COP 21 a-t-elle été écologiste ?  
Eyes on Europe #23 - La COP 21 a-t-elle été écologiste ?  
Advertisement