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Lettre Hebdomadaire n°204 Semaine n°03 du 19 au 25 janvier 2010

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Edito François Hollande La politique a toujours été l'art de la transformation : transformation des mécontentements en votes d'espoir, transformation d'aspirations collectives diffuses en visions claires de société.

du contenu : c'est l'apparition en surface de la nature profonde des choses.

Il y a souvent des esprits chagrins qui prétendent que bien communiquer c'est la marque de Pour mettre en œuvre cet «art de la dévalorisation du fond du la transformation», l'homme public message. Pour eux, bien doit communiquer son message. communiquer, ce serait tenter de cacher par la qualité de la forme En la matière, la France a pris du un contenu qui serait insuffisant. retard. La publicité politique connaît en effet des contraintes C'est une approche qui est fausse d'arrière-garde à l'exemple de e t désormais totalement l'interdiction des publicités dépassée. télévisées. Le style n'est pas une apparence. Avec des moyens limités quant C'est l'apparition en surface de la aux supports autorisés et par le nature profonde des êtres et des plafonnement des financements, choses. le candidat doit choisir les images qui porteront ses Le style doit permettre d'assurer messages en créant si possible la rencontre entre un individu et un véritable électrochoc. l’opinion. Le rythme de sa communication, Le style, c'est l'arme qui va l'attention des sa créativité, ses rebondissements t o u c h e r citoyens. traduisent la réalité de la vie des équipes en présence. Chaque jour, une personne est La communication devient alors exposée en moyenne à 500 non seulement le contenant du messages. Elle en perçoit de 30 à message mais une partie même 80. Moins de 10 d'entre eux vont Lettre Hebdomadaire 204 - www.exprimeo.fr

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influencer son comportement.

retrouvant des bases rendant performante une candidature Ce premier point technique permet présidentielle. de ramener les enjeux à leur juste proportion. Il est en effet très difficile de décoller une image puis d’en Si le style d'une campagne ou faire naître une autre. d’une personnalité n'est pas incisif, il n'y a aucune possibilité Cette évolution passe par le temps de s'introduire parmi ces 10 et par des étapes séparées dans le messages qui vont influencer un temps. comportement. 2012 est très proche. Tout l’enjeu de la communication de François Le calendrier politique offrira-t-il Hollande réside dans ce les perspectives pour changer constat. l’image de marque de François Hollande alors même que l’offre Il n’est pas assez incisif pour PS est déjà très occupée ? s’inscrire dans le champ d’attention de l’opinion. Il est possible d’en douter. Pendant des années, la force de François Hollande a été le positionnement de «plus petit dénominateur commun» au sein de la formation socialiste. Ce positionnement est devenu un boulet pour son image de marque auprès de l’opinion.

Editeur : Newday Directeur de publication : Denis BONZY SIREN : 479 561 243 Adresse : 127 rue Amelot 75 011 Paris

L e par ti avait be so in de modération quand l’opinion attendait des messages forts. Le parti attendait de la discrétion quand l’opinion appelle de l’enthousiasme. Le parti supposait de la nuance quand l’opinion vit désormais d’absolu.

C’est un enjeu difficile qui attend François Hollande. Il servira de test à de nombreux autres responsables politiques qui peuvent ensuite être longtemps affectés par une responsabilité de parti. (prochain édito : Dominique de Villepin)

François Hollande a fait vivre un positio nne ment de Pre mier Secrétaire qui était la perte de tout candidat à une fonction électorale nationale de premier plan. Il

lui

faut

donc

changer

en

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Fiche

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La bataille des blogs (3/3) La bataille des réseaux sociaux est engagée. Le rapport de forces s’établit actuellement autour de trois critères : •

une vraie communautaire,

contenu qui demeurait très proche de la logique de «parole officielle».

2) Plus l’information est récurrente plus la fréquentation sera soutenue.

logique

une fréquentation élevée,

une information amenant une récurrence courte de fréquentation.

Face à cette logique, une seconde génération est née. 1) Ce sont des sites communautaires c'est-à-dire qu’ils sont susceptibles de rassembler une même « tribu » sur la base de critères divers : • géographie, • thématiques : dénonciation ou soutien des pouvoirs en place …

Par conséquent, l’enjeu majeur consiste à identifier les créneaux d’informations garantissant un renouvellement le plus rapide possible de nature à conduire l’internaute à revenir le plus souvent sur le site.

3) Car le vrai critère de réussite d’un site c’est son chiffre de fr é que ntatio n. C o mbie n de visiteurs le site peut-il revendiquer de façon fiable ? Plus ce chiffre est élevé, plus le succès est grand. L’information numérique a fait naître de vrais nouveaux usages.

Cette «communauté» va partager ses informations venant de sources diverses.

Ces nouveaux usages remettent en questio n deux re pères traditionnels :

Ce n’est donc plus la génération des «sites vitrines» où l’information changeait davantage dans le support technique (numérique et ouverture aux autres possibilités) que dans le

une information attractive é t a i t u ne « i n fo r ma t i o n officielle». Aujourd’hui, moins l’information est encadrée, plus elle suscite l’intérêt. Il faut donc créer cette

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spontanéité sans ouvrir les • voies à l’inacceptable, •

une information de qualité était une information payante. Aujourd’hui l’information généraliste doit être gratuite. La source de financement n’est plus à chercher auprès du lecteur mais des annonceurs.

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défendre une cause en acceptant son appropriation par la mobilisation individuelle non encadrée.

Sous cet angle, les réseaux sociaux Français émanant de responsables politiques ont encore des efforts à effectuer pour passer de l'ouverture à des tribunes individuelles à l'étape de la démultiplication individuelle d'une Ce sont deux vraies révolutions cause collective. qui ont été engagées et qui vont produire des conséquences Il s'agit bien d'une nouvelle considérables dans l’ensemble de campag ne pa rce q u'elle l’univers de l’information dont les accepte qu'il n'y ait plus supports papiers à terme. unicité mais multiplicité des campagnes. Mais au-delà de ces modifications, il demeure deux constantes : Le véritable défi culturel réside dans ce double enjeu : identifier la • les réseaux sociaux qui cause et favoriser sa défense par fonctionnent sont d’abord des campagnes quasi-autonomes. ceux qui défendent une Cet enjeu est loin des coutumes cause, françaises. • les réseaux sociaux qui fonctionnent sont d’abord Quel sera le premier candidat à ceux qui mettent en ligne un accepter cette novation ? contenu de qualité qui organise le débat et favorisent la mobilisation (prochain conseil technique : individuelle pratique. les sites Internet des Régionales)

Tout l'enjeu consiste à identifier le socle du succès du réseau d'Obama en 2008. Ce socle a reposé sur deux piliers majeurs : •

défendre une cause qui appelle le dépassement de soi : la "cause Obama" en 2008 était d' abord celle du "nouveau rêve US" par la victoire impossible au départ, Lettre Hebdomadaire 204 - www.exprimeo.fr

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Discours 391 La responsabilité (1/2) Dans le langage courant, les termes de pouvoir et de responsabilité ont des relations paradoxales. Ces termes sont souvent intimement liés mais aussi parfois opposés. Ils sont liés car, dans les termes du quotidien, un responsable est une personne qui détient une fraction de pouvoir. Et pour autant, dans le même cadre, il est désormais commun de dénoncer qu’une personne détenant du pouvoir ne soit pas … responsable. Ce constat montre que la responsabilité fait référence à deux notions : •

d’une part, la notion de prise en charge du destin d’autrui (le pouvoir),

d’autre part, la notion de comptes qu’il faut rendre en retour de cette prise en charge.

Sous ces deux volets, la notion de responsabilité paraît connaître une évolution restrictive ces dernières années. En ce qui concerne la responsabilité au sens de comptes à rendre en contrepartie de l’exercice d’un pouvoir, les procédures sont empreintes d’une très faible efficacité. En dehors de sanctions électorales globales, la politique parait inexistante.

responsabilité

S’agissant de la responsabilité disciplinaire, le sentiment largement répandu est qu’elle demeure d’abord la responsabilité du « lampiste ». Le processus du bouc émissaire est très développé dans la culture française amorçant une double injustice qui consiste à faire peser des charges démesurées sur un seul individu et par conséquent à ignorer d’autres auteurs non négligeables si ce n’est les principaux. Quant à la responsabilité financière, force est de constater qu’il y a souvent un abîme entre le montant du dommage qu’il faudrait réparer et la réalité des possibilités financières de l’intéressé. Si bien que cette responsabilité financière connaît une mise en œuvre difficile. Enfin, la

responsabilité

pénale

vise à sanctionner les fautes

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particulièrement graves. Mais pour qu’elle soit engagée, il faut viser des faits frappés d’une gravité sortant d’un simple dysfonctionnement. Ces réalités pratiques ont une conséquence commune : le sentiment répandu d’une large irresponsabilité des détenteurs de pouvoirs. Ce sentiment d’irresponsabilité conduit à découpler politique et morale. C’était la première étape vers une progressive aversion contre la politique : trop de déceptions, trop de contradictions, trop de méfiances. C’est contre cette évolution là qu’il faut lutter. Il est donc indispensable de renforcer les liens entre l’exercice de tout pouvoir et l’existence d’une responsabilité. Sur le plan politique, cette responsabilité doit être renforcée notamment par la reconnaissance de compétences accrues au Parlement. Chacun ressent bien que les équilibres institutionnels de la Vème République ne sont plus adaptés à l’évolution de notre vie publique. Le déséquilibre en faveur du Pouvoir Exécutif est désormais excessif et menace le bon fonctionnement de nos Institutions. Sur le plan administratif, il est temps également de rétablir, ou peut être même d’établir pour la première fois, des repères simples de nature à assurer la sanction de dysfonctionnements intolérables. Parmi ces repères doit figurer celui de la sanction personnelle d’un agent qui a manifestement dépassé les frontières de la simple erreur de service pour aller vers le comportement incompréhensible tant il est déconnecté du fonctionnement de «bon père de famille» d’une Institution c'est-à-dire de l’attitude qui aurait été celle de tout autre agent public placé dans les mêmes circonstances. C h a q u e f o i s q u e l’irresponsabilité est perçue par l’opinion publique comme incompréhensible, ce ne devient plus le naufrage d’un dossier mais le naufrage de toute une Institution. Lettre Hebdomadaire 204 - www.exprimeo.fr

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Discours 392 Les contrôles publics (1/2) Pendant de nombreuses décennies, la sagesse populaire disait «Le Ministre peut tout mais ne répond rien». Cette formule de la Cour des Aides de Paris dans les remontrances du 06/05/1775, qui rendait compte de la situation des divers départements ministériels, conserve une profonde actualité. En effet, au cours des années, est apparu puis semble s’être consolidé un véritable «pouvoir administratif» en marge des pouvoirs constitutionnels, des collectivités et des citoyens. L’Etat qu’il s’agisse du Parlement, du Gouvernement ne dominerait pas son administration... Cette question est paradoxale et fondamentale. Paradoxale, car l’administration est une activité subordonnée en ce sens qu’elle ne s’assigne pas elle-même ses propres fins. En effet, le propre de l’administration, ensemble des services des collectivités locales et des services publics de l’Etat, est de ne pas être l’esprit de l’Etat mais le bras de celui-ci dans l’application quotidienne des mesures arrêtées par le pouvoir politique. Cette question est fondamentale, car le visage de l’Etat ne dépend pas tant des idéaux définis par les politiques que de la façon dont l’administration les fait passer dans la vie de tous les jours. C’est à travers elle que le citoyen appréhende l’Etat. C’est en fonction de la façon dont elle s’acquitte de sa mission qu’il le juge. Malgré ces deux traits, chacun s’accorde presque à dénoncer une administration incontrôlée. Dans ce climat général, le pouvoir politique a une part de responsabilité. Il dément rarement les impressions des citoyens au sujet de l’administration. Celle-ci est souvent le bouc émissaire masquant les défaillances du politique. Des responsables politiques entendent souvent échapper à la sanction Lettre Hebdomadaire 204 - www.exprimeo.fr

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populaire en se retranchant derrière les services «monstres sans tête» d’une grande indocilité. Cette part de responsabilité est d’autant plus grande qu’au cours des dernières années les modalités de contrôle de l’Administration ont considérablement évolué. Le temps de l’Administration «grande muette» est fini et il est bon qu’il en soit ainsi. L’administration est soumise à un contrôle juridictionnel de plus en plus étendu. Au sein même de l’administration, le pouvoir syndical a été renforcé. Les obligations d’information des administrés ont été considérablement élargies. Pour autant, demeure le sentiment que «l’administration a toujours raison», qu’elle est difficilement compréhensible, que ses procédures sont opaques, qu’elle est assez irresponsable. Pourquoi ce sentiment ? D’abord, parce que le contrôle n’apparaît exister qu’a posteriori. Le dommage est intervenu. Il faut alors engager des procédures longues et coûteuses pour tenter d’obtenir une réparation. Ensuite, si réparation il y a, elle parait peu proportionnée à la réalité du dommage. Le Juge Administratif a toujours une compréhension particulière pour des «collègues de la vie administrative». Enfin, passé le temps bref et superficiel de la médiatisation, rien ne parait bouger durablement. Ce sont ces trois facteurs qu’il importe de modifier. Il faut renforcer les contrôles préventifs pour diminuer le plus possible la part contentieuse.

(prochains discours : La responsabilité 2/2, Les contrôles publics 2/2)

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Etats-Unis : John McCain Depuis sa défaite à la présidentielle américaine de 2008, John McCain s'est avéré un opposant loyal de Barack Obama tandis que sa colistière Sarah Palin semble préparer la revanche Républicaine aux élections de 2012. Cultivant sa réputation de «franc-tireur» qui n'en fait qu'à sa tête, John McCain a été l'un des rares républicains à féliciter le Président pour son prix Nobel. Il n'en a pas moins combattu la réforme de l'assurance maladie et le plan de relance du président démocrate. John McCain se montre «courageux, direct, comme si la campagne puis la défaite lui avaient redonné de l'énergie», dit de lui l'ancien haut fonctionnaire Stephen Hess, aujourd'hui membre du centre de réflexion Brookings Institution. Le sénateur de l'Arizona, ancien collègue de M. Obama au Congrès, est régulièrement consulté par la Maison Blanche sur la stratégie à suivre en Afghanistan. Agé aujourd'hui de 73 ans, John McCain compte bien se représenter en 2010 pour un nouveau mandat au Sénat, où il siège depuis 23 ans. Pour y parvenir, il s’impose comme le rebelle utile au pays. D’où sa nouvelle croisade : le statut des banques. Dimanche 13 décembre, dans l'émission « 60 Minutes », sur la chaîne CBS, Barack Obama s'est défoulé : « Je n'ai pas été élu pour enrichir une poignée de fat cats. » Mais le lendemain, le ton était plus modéré lorsqu'il a réuni pendant une heure les patrons des principaux établissements de la place dans la salle Roosevelt, à la Maison-Blanche. Au lieu de secouer les banquiers, il les a suppliés d'augmenter leurs prêts aux entreprises, spécialement aux petites.

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Tout se passe comme si l'administration, hypnotisée par Wall Street, n'osait pas bouger. Tout de même, le président Obama se bat pour faire adopter par le Congrès sa réforme bancaire. La Chambre des représentants a même durci les dispositifs prévus par l'exécutif. Le texte adopté le 13 décembre prévoit en particulier l'instauration d'un fonds de 150 milliards de dollars financé par les banques. Il servirait en cas de défaillance de l'une d'entre elles. Tout est cependant loin d'être joué. Car au Sénat les discussions s'enlisent. Les Républicains bloquent des quatre fers. Ils restent persuadés, comme l'ancien président de la Fed Alan Greenspan, que les marchés ont toujours raison. Ils se méfient donc de nouvelles réglementations. C’est dans ce contexte que McCain a trouvé une fenêtre de tir. 1) Il a fait constater que l'industrie de la finance a versé, lors des élections de 2008, un montant record de près de 476 millions de dollars, dont 51 % aux Démocrates ? Barack Obama lui-même a touché presque 40 millions, contre 29 millions pour John McCain. Selon le Center for Responsive Politics, douze membres de la commission des Affaires financières à la Chambre des représentants ont reçu cette année plus de 35 % de leurs contributions du secteur financier. Pour le sénateur démocrate de l'Illinois Dick Durbin, «les banques tiennent le Congrès» . 2) Il dispose d’un dossier qui échappe aux clivages partisans habituels. Il peut être le rebelle de son parti mais bénéficier du soutien de l’opinion. Une nouvelle fois, le Sénateur de l’Arizona engage donc une cause qui échappe aux clivages habituels. C’est là qu’il excelle. Il le fit hier pour la limitation des financements électoraux ou la lutte contre les méthodes des lobbies. Détaché de toute préoccupation présidentielle, il devrait en être d’autant plus efficace.

(prochain carnet : Etats-Unis : le vote de Boston)

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Presse Les faits majeurs de la semaine n°02 La «défrance» est de retour Ce terme a été inventé par les auteurs de Francoscopie pour qualifier la multiplication des mots commençant par le préfixe dé-. Il est question de : déficits, désillusion, démobilisation, déception, défiance … Ce préfixe privatif exprime la fin du progrès, la nostalgie de l’ancien monde. Il nourrit l’abstention et les votes extrêmes. Le dernier rapport du Cevipof (fin décembre 2009) laisse apparaître une poussée de cette « défrance » dans des conditions très fortes.

Le vote de Boston Chaque camp se lance dans une mobilisation totale pour gagner le siège de Ted Kennedy. Le candidat Républicain a réussi une percée inattendue. Le passage de ce siège dans le camp républicain serait un échec politique majeur pour Obama.

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L’UMP à fond de cale Le sondage CSA pour Le Parisien place une gauche à 51 % sans comptabiliser le moindre pourcentage du Modem… Les 33 % du premier tour semblent très éloignés du seuil des victoires.

Obama et le «full access» Ségolène Royal et la preuve locale La Présidente de Poitou-Charentes lance l’offensive en créant la référence de la preuve locale transformant sa région en laboratoire pré-Elyséen. La participation du Modem dès le premier tour ajoute à la qualité de cette initiative qui reprend la logique de «gouvernorat» chère aux présidentielles Américaines. Une première dans la vie politique Française.

Remarquable émission de Canal + sur la communication présidentielle de Barack Obama à la Maison Blanche. Il apparaît comme l’initiateur d’une maîtrise permanente inspirée des techniques de Reagan agrémentée des nouvelles technologies.

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