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échos des congrès

Réunion annuelle AFSOP-ESA Compte rendu Dr Corinne Bok-Beaube*, Pr Danièle Denis**

Introduction Cette année 2013 a été majeure pour la strabologie française. Après le rapport de la SFO sur “les strabismes” présenté en mai dernier à Paris, le congrès annuel de l’European Strabismological Association (ESA) s’est déroulé à Marseille du 4 au 7 septembre 2013. Le congrès de l’ESA ne s’était plus tenu en France depuis vingt ans et c’est au Palais du Pharo que cet événement important pour le monde du strabisme s’est déroulé.

Marseille, aussi, est cette année 2013 mise à l’honneur, puisqu’elle a été choisie comme capitale européenne de la culture. De nombreux travaux ont été entrepris pour cet événement, comme la rénovation du vieux port, l’organisation de nombreuses expositions et la construction du déjà célèbre MuCEM que nous avons pu admirer pendant les pauses. Les organisateurs locaux, le Pr Danièle Denis et son équipe, ayant commandé (et obtenu) une météo particulièrement agréable, c’est dans une ambiance estivale et néanmoins studieuse que 467 participants européens et du monde entier ont répondu à l’appel. Le congrès annuel de l’Association francophone de Strabologie et d’Ophtalmologie pédiatrique (AFSOP) s’est déroulé de façon conjointe avec l’ESA, sous la forme d’un symposium. *Secrétaire générale de l’AFSOP, Paris **Présidente de l’AFSOP, Marseille

Palais du Pharo.

Le cours magistral

Il a été donné par le Pr Alain Péchereau, auteur du rapport annuel de la SFO. Ce cours magistral intitulé Reporting on the Deviation a permis de souligner l’importance de la position des globes oculaires sans innervation (angle sous anesthésie générale) et la valeur toute relative de l’angle à l’état de veille. Cet exposé est l’aboutissement d’un long travail effectué par l’équipe nantaise, travail de recherche, clinique et technique, ayant donné lieu à de nombreuses publications, communications et posters, lors de précédents congrès et de ce dernier. Ce travail sur les variations angulaires, entre état de veille et anesthésie générale,

Pratiques en Ophtalmologie • Octobre 2013 • vol. 7 • numéro 67

pourrait expliquer les fluctuations imprévisibles du résultat opératoire, ouvrant ainsi des pistes de recherche pour l’avenir. Nous le remercions sincèrement d’avoir accepté de nous faire part de sa grande expérience. © DR

Le symposium ESA/ AFSOP

Il s’est déroulé le premier jour du congrès sur le thème From eye position under anesthesia to strabismus surgery, permettant de conforter la conférence magistrale du Pr Alain Péchereau. Lors de ce symposium ont été traitées les différentes étapes de l’analyse peropératoire permettant d’adapter le protocole chirur-

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gical : signe de l’anesthésie générale, tests d’élongation musculaire. Cette analyse, toute particulière à l’école française de strabologie (notre french touch), a suscité un vif intérêt parmi l’assistance.

strabisme vertical, les paralysies oculomotrices, les méthodes de mesure des cyclotorsions, les nystagmus, les syndromes restrictifs et la chirurgie du strabisme. Une session orthoptique était organi-

Cette année 2013 a été majeure pour la strabologie française. Les thèmes abordés

Le programme, établi par le comité scientifique de l’ESA sous la présidence du Docteur Rosario Gomez De Llano, a comporté six sessions de communications orales, des colloques, des tables rondes et un grand nombre de posters (109 au total). Les thèmes de cette année, choisis par le comité scientifique, étaient  le dépistage et la prise en charge de l’amblyopie, la vision binoculaire, la motilité, le strabisme horizontal, le

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sée ainsi qu’une présentation de cas cliniques difficiles permettant une discussion avec le public. Dans les sujets plus “tendance”, ont été présentées des actualités en génétique et des études abordant la qualité de vie avant et après la chirurgie strabique ainsi que les attentes des patients et des parents par rapport à ce geste. Il est à noter l’impact fort de cette pathologie au quotidien, à la fois dans la vie affective et sociale, et le ressenti très souvent positif

après l’intervention chirurgicale. Nous avons retenu aussi la place importante que tient l’imagerie dans l’étude des pathologies oculomotrices complexes, et ce d’autant que les techniques, notamment d’IRM, sont de plus en plus fines. Au terme de ces quelques jours, les congressistes ont donc pu faire le point sur leurs connaissances, échanger des idées de recherche, de techniques et de protocoles chirurgicaux, toujours dans le but d’optimiser la prise en charge des patients. n

Mots-clés : Strabologie, Congrès

Pratiques en Ophtalmologie • Septembre 2013 • vol. 7 • numéro 66


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