Expressions 749

Page 1

MINGUETTES

Des nouvelles missions qui ne passent pas

En début d’année, le ministre de l’Éducation nationale a confirmé la volonté du gouvernement d’augmenter les salaires des professeurs, en échange de la réalisation de nouvelles missions. Une annonce mal accueillie par les enseignants, qui rappellent que leurs journées de travail, déjà bien remplies, ne se limitent pas au temps passé en face des élèves.

xpressionse

L

Premier

bilan pour les Bataillons de la prévention

DU MAIRE 2023, année “de combativité” P. 2 INDUSTRIE Boostheat veut y croire P. 6 HANDBALL Avis de tempête

pour le VHB P. 16 PHOTO EMMANUEL FOUDROT PAGE 8 PAGE 3

e s n o u v e l l e s d e V é n i s s i
La rue ne bat pas en retraite u x
e
ENSEIGNEMENT
personnes
Vénissians
réforme
retraites
11 Jusqu’en avril, la Sucrière accueille une superbe exposition consacrée au célèbre pharaon. Expressions vous fait gagner deux places. N° 749 du 25
au 7 février 2023
PHOTO P.G. PHOTO G.M. EXPOSITION Tout, tout sur Toutankhamon P. 15
Lancé en janvier 2022, le dispositif des Bataillons de la prévention et de médiation sociale dresse un bilan positif de ses interventions, qui ont touché près de 250 jeunes, âgés de 12 à 21 ans. Un travail partenarial qui associe de nombreux acteurs du territoire. VŒUX
Le 19 janvier, quelque 38 000
dont de nombreux
ont défilé à Lyon contre la
des
proposée par Élisabeth Borne. Prochain round, le 31 janvier. Pages 9 à
janvier
www.expressions-venissieux.fr

VŒUX AUX ASSOCIATIONS ET AUX PERSONNALITÉS

Pour une année de “combativité, solidarité, partage, imagination”

projeter sur une année 2023 faite de “combativité, solidarité, partage, imagination”. Elle a notamment détaillé les projets qui vont rythmer les douze prochains mois, comme la concertation sur la ZFE en février, l’ouverture de la maison de l’enfance Max-Barel en avril, la fin des travaux de l’extension du groupe scolaire Jules-Guesde, ou encore la naissance de deux “quartiers fertiles” aux Minguettes.

“2023 est devant nous, c’est l’heure du mi-mandat, a rappelé Michèle Picard. Après des assemblées générales réussies et fréquentées dans nos conseils de quartier, la parole va prendre un peu plus d’ampleur encore. Cet automne aura lieu le Grand Rendez-Vous, point d’étape sur ce qui a été réalisé, et point de projection sur ce qu’il nous reste à faire. (...) Toutes les thématiques seront abordées, et j’invite les Vénissians à venir nombreux, pour parler de leur ville.

Après deux annulations en 2021 et 2022 en raison de la crise sanitaire, Michèle Picard et l’équipe municipale ont pu, vendredi 20 janvier, présenter leurs vœux aux associations et aux personnalités locales. Quelque

500 personnes, dont Bruno Bernard, président de la Métropole, avaient fait le déplacement à la salle Joliot-Curie. “Nous passons de crise en crise, a rappelé l’élue. L’une ne succède pas à l’autre, mais se greffe à l’autre, elles s’agrègent, s’addi-

tionnent. Elles sont économiques, sociales, climatiques, énergétiques, géopolitiques, civiles aussi , a analysé Michèle Picard. On a connu tableau plus réjouissant pour attaquer une nouvelle année.” Cependant, le maire de Vénissieux a tenu à se

EN LIGNE ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS

Un nouveau site Internet pour la Ville

Tout nouveau tout beau ! Depuis quelques jours, la Ville de Vénissieux a mis en ligne un site Internet totalement repensé à l’adresse venissieux.fr.

Plus moderne, plus lisible, ce nouveau site entend surtout faciliter l’expérience utilisateur par un meilleur accès aux informations, une hiérarchisation efficace et agréable, et la valorisation des démarches et services en ligne.

De nombreuses nouvelles fonctionnalités font ainsi leur apparition. En particulier une carte interactive qui permet de visualiser quartier par quartier les équipements administratifs, culturels, sportifs, éducatifs… Un moteur de recherche visible et pratique permet également de trouver plus vite un thème ou un service. On y trouve aussi un agenda des événements, un accès direct aux dernières

actualités et aux principaux projets de la municipalité, des informations pratiques (portail famille, offres d’emploi, menu des cantines…), des espaces dédiés à la culture, au sport, à la vie citoyenne ou encore à la vie économique, sans oublier des retours en images pour revivre en photos et en vidéos les événements marquants de la vie municipale. g G.L.

“En temps de crises, il y a le temps de l’urgence et le temps des projections, le temps des réponses et le temps des réflexions. En 2023, nous devrons nous adapter à toutes les durées, à l’urgence de l’instant, et à l’imagination des lendemains. Je sais que tout le monde mettra du cœur à l’ouvrage car, à Vénissieux, tout au long de notre histoire, plus les périodes ont été difficiles, et plus nous avons su faire preuve de solidarité.” g G.M.

La Ville lance une grande concertation

Mise en place depuis janvier 2020, la Zone à faibles émissions (ZFE) est appelée à évoluer dans les prochains mois. La Métropole de Lyon propose en effet d’interdire progressivement les véhicules non classés, Crit’Air 5, 4 et 3, jusqu’aux Crit’Air 2 en janvier 2026 dans la zone actuelle (dite centrale), et de déployer une deuxième zone (dite élargie) qui serait interdite en 2026 aux véhicules non classés et Crit’Air 5, 4 et 3. Une zone élargie qui intègre notamment la quasi totalité du territoire de Vénissieux.

“Compte tenu de l’impact social de cette mesure qui concerne plus de 80 % des Vénissians” , la Ville a décidé de lancer une grande concertation de proximité. “L’objectif de cette concertation vise à mesurer le niveau de connaissance du

périmètre actuel de la ZFE et de son évolution quant aux conséquences sur la vie quotidienne” , explique-t-on à l’hôtel de ville. Deux méthodes ont été retenues : un sondage téléphonique (réalisé par CSA) sur le mois de février 2023, et des entretiens individuels, à domicile ou dans les lieux publics, entre mi-janvier et fin février 2023.

Les résultats d e cette concertation doivent permettre à la Ville d’appuyer ses demandes à la Métropole, “notamment revoir la ZFE en fonction de la montée en charge de l’offre TCL, reporter l’interdiction des Crit’Air 2 et tenir compte des situations sociales des usagers et enfin accompagner vers des modes de déplacements durables sans recourir à des sanctions injustes” .

Actus Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS
D.R.
Vendredi 20 janvier, Michèle Picard, maire de Vénissieux, a présenté en salle Irène-Joliot-Curie des vœux combatifs pour l’année 2023, qui sera marquée, à l’automne, par l’organisation d’un Grand Rendez-Vous de la ville.
PHOTO
g G.M. 2

Les professeurs à bout

De nouvelles missions pour les professeurs en échange d’une augmentation des salaires ? Déjà exténués, les premiers concernés grincent des dents.

Des “missions supplémentaires” pour les enseignants, en échange d’une augmentation de salaire de près de 20 % ? C’est l’une des annonces du président de la République en septembre dernier, dans une lettre adressée au personnel de l’Éducation nationale. Une mesure confirmée par le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye, en ce début d’année sur BFM TV : “Les augmentations promises aux enseignants et aux personnels de l’Éducation nationale à la rentrée 2023 auront lieu. Elles prendront deux formes : une revalorisation générale pour tous et des rémunérations liées à de nouvelles missions.”

Des emplois Du temps surchargés

Ces “missions supplémentaires” font grincer des dents les professeurs, notamment quand ils en apprennent le contenu. Même si les discussions restent en cours entre les syndicats et le ministère, quelques pistes sont d’ores et déjà évoquées : formation des enseignants pendant les vacances scolaires, participation à des projets dans les établissements, accompagnement des élèves avec du tutorat ou des stages pendant les vacances... Des missions qui sont, pour la plupart, déjà réalisées par les professeurs... sans aucune compensation financière !

“Cette annonce est hypocrite car ces missions existent déjà, affirme Gabrielle Leflaive, enseignante d’histoire-géographie au collège Aragon et déléguée syn-

dicale Sud-Éducation. Sauf que cela se fait peu car nous avons déjà des emplois du temps surchargés et très peu de créneaux possibles pour les réaliser.”

“Beaucoup imaginent qu’il n’y a que nos heures de cours et qu’après, notre journée est terminée, témoigne une autre profes-

Une nouvelle réforme pour le collège

Venir au chevet de “l’homme malade du système scolaire”, “là où se creusent les écarts de niveau entre élèves”. C’est l’objectif du gouvernement, et c’est avec ces mots que le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, a décrit le niveau des collèges en France.

Suite aux récentes évaluations nationales des élèves de 6e, le constat est en effet alarmant : 27 % n’ont pas le niveau requis en français et près d’un tiers en mathématiques. Alors pour améliorer ces résultats, le ministre a annoncé une réforme des collèges dès la rentrée prochaine. Il prévoit la mise en place d’une heure “d’approfondissement en français et en mathématiques” pour les élèves de 6e qui viendra remplacer l’heure de technologie. Ils seront répartis par niveaux et, à la grande surprise du corps enseignant, le cours sera donné par les professeurs des écoles.

“Quand aurons-nous le temps d’aller au collège? C’est complètement irréalisable et je trouve que cela donne une image

négative des professeurs au collège, c’est comme si on disait qu’ils ne sont pas capables de le faire”, dénonce Camille Bastien, enseignante en primaire et déléguée syndicale SNUIPP.

Pap Ndiaye souhaite aussi amplifier la pratique de la dictée, de la rédaction, du calcul mental et la généralisation du dispositif Devoir faits, qui permet aux collégiens de rester deux heures de plus au collège afin de faire leurs devoirs dans l’établissement.

seure du collège Aragon. Sauf que c’est faux, il y a aussi tout un travail invisible. J’ai 20 heures de cours par semaine, mais je dois les préparer, corriger les copies, préparer les conseils de classe, rédiger les bulletins… Notre charge de travail peut varier en fonction des semaines, mais est quand même très lourde.”

En effet, d’après une note d’information publiée en octobre dernier par l’Éducation nationale, la moitié des enseignants affirment travailler au moins 43 heures par semaine. Et pour les professeurs du second degré, la majorité du temps de travail est consacrée à la préparation des cours et la correction des copies. Sans oublier que pour les professeurs principaux, le nombre d’heures peut être bien supérieur à 43 heures, avec les autres tâches qui leur reviennent, pour une centaine d’euros supplémentaires sur le salaire.

Des missions De qualité ? Alors, pour les enseignants, la question reste de savoir s’ils auront le temps d’accomplir de nouvelles missions, afin d’obtenir un salaire supérieur. “Pour moi, c’est hors de question, assure Diane Gilbert-Jeantet, professeure de SVT au collège

Balzac et professeure principale. À la fin de mes cours, je suis exténuée, on n’imagine pas le dynamisme nécessaire pour parler devant une classe, garder l’attention des élèves. Pendant les vacances scolaires, au moins une semaine est occupée par la préparation des cours ou la correction des copies. Nous avons déjà beaucoup de travail. Des professeurs vont faire ces missions en espérant gagner plus, mais est-ce que ça sera qualitatif ?”

La question de la qualité des missions assurées est d’autant plus importante qu’en septembre, il manquait de nombreux professeurs, les candidats ne se bousculant pas à cause d’un manque d’attractivité de la profession : conditions de travail, niveau de rémunération, reconnaissance...

L’Éducation nationale a donc engagé des contractuels pour assurer le maintien des classes. Ceux-ci seront-ils en mesure de remplir ces nouvelles missions ?

“Avant, le métier de professeur était reconnu, illustre même, résume une professeure du collège Aragon. Quand on voit la façon dont on nous considère, c’est décourageant, ça nous mine. Ça ne nous donne pas envie de continuer.” g

POUTCHIE GONZALES EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 3 Actus
ENSEIGNEMENT
PHOTO ARCHIVES EXPRESSIONSRAPHAËL BERT Selon une note d’information, publiée en octobre par l’Éducation nationale, la moitié des enseignants affirment travailler au moins 43 heures par semaine.
ARCHIVES EXPRESSIONSRAPHAËL BERT
PHOTO

Médecin cherche remplaçant désespérément

Depuis 33 ans, Moussa Mali est médecin généraliste à Vénissieux. Il part bientôt à la retraite et ne trouve pas de remplaçant pour prendre en charge ses patients.

tion, comme un boulanger ou un boucher. Les patients viennent avec leur diagnostic et demandent des examens qu’ils ont vus sur Internet. Soit vous acceptez et vous avez la paix, soit vous refusez et c’est la guerre.”

Dans quelques mois, les patients du docteur généraliste Moussa Mali trouveront porte close à son cabinet. “Le 30 octobre prochain, je pars à la retraite. J’avais trouvé quelqu’un pour me remplacer, mais finalement, la personne n’a pas souhaité s’installer à Vénissieux”, témoigne-t-il. Pour lui, les causes sont multiples. Être seul dans un cabinet

RUPTURE RÉSIDENTIELLE

n’attire pas les médecins de la nouvelle génération, qui préfèrent s’installer dans des locaux où ils sont plusieurs, comme des maisons de santé pluridisciplinaires. Ils ont aussi de nouvelles ambitions et ne souhaitent plus faire des journées à rallonges.

“Je débute le matin à 9 heures et j’ai des consultations jusqu’à 20 h 30 ou 21 heures. Ensuite, je travaille le côté administratif

jusqu’à 22 heures en général. Aujourd’hui, les jeunes médecins veulent travailler de 9 heures à 17 heures”, estime-t-il.

Au cours de sa carrière, le médecin a été témoin de nombreux changements dans la pratique de son métier, dont une augmentation des tensions avec les patients. “C’est à l’image de notre société. Les médecins sont perçus comme des biens de consomma-

Un millier de patients Cela fait maintenant 33 ans que le docteur Mali exerce à Vénissieux. “J’ai choisi de travailler dans un endroit où les gens avaient besoin de moi, je voulais créer un lien avec mes patients. Mon exercice a ressemblé à ce dont j’ai rêvé, des gens qui venaient pour moi, qui étaient respectueux. J’ai de la gratitude pour eux et pour mon métier.” Situé dans le centre de Vénissieux, il va laisser derrière lui près de 1 000 patients, la plupart n’ayant toujours pas trouvé de médecin traitant remplaçant. “Cela me rend triste quand je vois des personnes âgées pleurer devant moi lorsqu’elles apprennent mon départ. Ce sont des patients attachants et beaucoup considèrent mon départ à la retraite comme un abandon, mais à 67 ans, j’ai besoin de me reposer.”

Zoom sur la Maison de la veille sociale

La Maison de la veille sociale, située dans le 3e arrondissement de Lyon, apporte son aide aux personnes sans logement dans le département du Rhône.

Située dans le 3e arrondissement de Lyon, la Maison de la veille sociale (MVS) du Rhône vient en aide aux personnes qui se retrouvent sans hébergement, suite à une sortie de prison ou à une expulsion, ou aux victimes de violences conjugales. “Nous aidons également celles et ceux qui sont en cours de demandes d’asile et sans logement, explique Samuel Duroux, directeur de la structure. Toutes les personnes sont concernées, les seniors, les familles, les jeunes majeurs ou les personnes seules.”

Financée à 90 % par l’État, la Maison de la veille sociale peut aiguiller les demandeurs vers des places d’hébergement ou de logement, proposées par les associations ou

les bailleurs avec qui elle est en lien. “On peut nous contacter via notre numéro de téléphone, les travailleurs sociaux référents peuvent aussi faire appel à nous”, précise le directeur. Ces logements et hébergements peuvent être soumis à une redevance, en fonction de la structure qui gère la place et de la situation des personnes.

57 places d’Urgence

Ainsi, à Vénissieux, la Maison de la veille sociale est en lien avec les travailleurs sociaux, les Maisons de la Métropole et les associations locales. “Nous avons plusieurs missions puisque nous proposons aussi de l’hébergement d’urgence. Nous sommes en contact avec le 115 et

nous avons 57 places d’urgence isolées dans le département. Elles sont réservées, à la nuitée, pour la mise en sécurité et l’accueil immédiat. Ce sont des places pérennes et inconditionnelles.”

La structure a aussi pour rôle de faire de la veille sociale. La MVS dispose d’un observatoire départemental qui répertorie la demande ainsi que la réponse en matière d’hébergements et de logements pour les personnes sans domicile. Des informations qui lui permettent d’avoir une idée de la situation des foyers, mais aussi de la nature des problématiques rencontrées dans le département. g

P.G.

246, rue Duguesclin, 69003 Lyon - 04 78 95 00 01.

Pour Guy Créquie, Vénissian et patient du docteur Mali, la quête va reprendre. “Avant, mon médecin était à La Rotonde et j’ai mis près de deux mois à trouver un nouveau généraliste, relate-t-il. On ne sait plus vers qui se tourner. On n’a plus de lien humain, maintenant les consultations durent dix minutes, avant on prenait plus de temps.”

La Ville de Vénissieux est consciente de ce problème, qui touche l’ensemble du territoire national, de façon encore plus marquée dans les zones rurales. La plupart des praticiens qui partent à la retraite ne trouvent pas de remplaçant. Avec le contrat local de santé, signé en juillet dernier, la municipalité espère attirer de jeunes médecins, notamment grâce à l’ouverture de structures où ils pourront se partager les locaux en fonction de leur spécialité. Prochaine ouverture en date : une maison de santé sur l’avenue Ambroise-Croizat, prévue pour le mois de juin, avec des médecins généralistes, un psychologue pour personnes âgées, un psychomotricien, un ergothérapeute et deux infirmiers. g

Actus 4 Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS PHOTO D’ILLUSTRATION UNSPLASH
SANTÉ
PHOTO P.G.
À Vénissieux, la MVS est en lien avec les travailleurs sociaux, les Maisons de la Métropole et les associations locales,

QUARTIER LÉO-LAGRANGE

Leurs boîtes aux lettres sonnent creux depuis l’été dernier

La

Poste

s’engage pour un retour à la normale

Contacté, le groupe La Poste reconnaît avoir rencontré des problèmes de personnel, avec des recrutements non-fiabilisés : “Avec notre réorganisation d’octobre 2022, nous avons embauché cinq personnes en CDI. Les embauches ont été étalées sur le dernier semestre. Depuis, la situation est revenue à la normale.”

La direction concède rencontrer des difficultés avec certains immeubles du bailleur social Alliade Habitat : “Du fait de la réorganisation, les facteurs peuvent passer un peu plus tôt ou plus tard dans certains endroits. Dans le secteur LéoLagrange, les allées sont ouvertes seulement jusqu’à midi. Un contact a été établi dans la semaine du 9 janvier. Nous avons identifié les allées qui nécessitent une mise à jour de l’horloge Vigik pour qu’Al-

lorsque la tunique jaune du facteur est aperçue au pied des immeubles. Courriers perdus, livrés aux mauvais destinataires ou retournés avec la mention “N’habite pas à l’adresse indiquée” font partie des doléances.

liade permette aux facteurs d’accéder à nouveau aux boîtes aux lettres”

Concernant les embauches au centre courrier de Vénissieux, qui est rattaché à la plateforme courrier colis de Corbas, les besoins en personnel sont constants : “L’appel à candidatures reste quasi en permanence. Il y a souvent besoin de personnel, notamment en CDD, pour faire face aux absences des postiers.”

Enfin, La Poste dément la suppression des tournées quotidiennes : “La distribution 6 jours sur 7 est inscrite dans la Loi. Le facteur continuera à passer quotidiennement au domicile des Français pour leur distribuer lettres, colis, journaux et magazines et rendre les services de proximité comme le portage de repas ou de médicaments.”

“Pas de nouvelles, bonnes nouvelles”. Certains habitants du quartier Léo-Lagrange, aux Minguettes, n’adhèrent pas vraiment avec ce vieux proverbe. Depuis plusieurs mois, de nombreux riverains de la rue Maurice-Ravel constatent que leur boîte aux lettres est trop souvent vide.

“Les résidents sont exaspérés de la non-distribution du courrier”, mentionne une péti-

CENTRE SOCIAL PARILLY

tion ayant rassemblé 86 signatures. La liste, jointe à une missive, a été adressée en décembre à la préfecture du Rhône, à la mairie de Vénissieux et à Alliade Habitat, bailleur social des immeubles de cette rue. L’Amicale de locataires Léo-Lagrange de la Confédération nationale du logement (CNL), à l’initiative de cette démarche, relève de nombreux dysfonctionnements du côté de La Poste locale, y compris

Réparer au lieu de jeter

Au centre social de Parilly, le café d’autoréparation fait son grand retour le samedi 28 janvier de 10 heures à 13 heures puis de 14 heures à 17 heures. Ce moment convivial, animé par des bénévoles, permet aux habitants du quartier, en leur proposant un accompagnement technique, de prolonger la durée de vie d’objets du quotidien. Ils peuvent ainsi apporter des vêtements, de petits appareils électroniques, du petit mobilier, des jouets…

Et même des vélos. L’association Janus animera en effet deux ateliers : le premier de 10 heures à 11 h 30 pour apprendre à démonter et réutiliser les différents composants d’une bicyclette ; le second, plus créa-

tif, de 14 h 30 à 16 heures, où l’on pourra créer des bijoux et divers objets à partir des pièces qui auront été récoltées dans la matinée.

Avant d’apporter son objet au café d’autoréparation, il est demandé aux habitants de le tester sur une autre prise pour voir s’il fonctionne, de le nettoyer ou de le détartrer pour les objets comme les bouilloires et les cafetières. Il faut également penser à apporter des piles neuves et ne pas oublier la notice. g P.G

Le samedi 28 janvier, de 10 heures à 13 heures puis de 14 heures à 17 heures, au centre social de Parilly, 27 bis, avenue Jules-Guesde. Entrée et prix libre.

“On serait prêt à accepter deux Ou trOis tOurnées par semaine” “Notre courrier, c’est notre vie privée, s’agace Gérard Frérot, président de la section vénissiane de la CNL et de l’Amicale de locataires Léo-Lagrange. En tant que citoyen, on devrait bénéficier du bon fonctionnement d’un service public.”

Les résidents protestataires ne manquent pas d’anecdotes sur le sujet. Mettre la main sur un colis ou une lettre recommandée relève parfois du parcours du combattant. “Ma carte bancaire s’est promenée un moment avant que je ne la reçoive”, se désole Marie-Paule Arnoux, secrétaire de la CNL. Stella Sari, locataire, explique devoir se rendre au bureau de Poste du centre-ville chaque mois pour récupérer des colis : “C’est pourtant un

service que je paye. Quand je téléphone, on me dit que mon colis est en transit. C’était compliqué avant Noël, quand j’ai commandé les cadeaux pour mes petits-enfants.” Une infirmière domiciliée dans la rue constate elle aussi des problèmes récurrents depuis l’été dernier. “J’ai dû demander trois fois le renvoi de ma carte grise, peste cette professionnelle de santé. J’ai déclaré ma situation au commissariat car j’ai conduit sans carte grise pendant trois mois. J’ai changé de forfait téléphonique et je n’ai toujours pas récupéré ma carte Sim.”

Plus largement, Gérard Frérot s’inquiète des conséquences pour les personnes âgées dans l’incapacité de se déplacer jusqu’au bureau du Centre, mais aussi pour les destinataires d’amendes, de convocations ou de comptes rendus médicaux.

“Avant, le courrier arrivait à l’heure, constate le responsable associatif. On serait même prêt à accepter deux ou trois tournées par semaine, à condition qu’on soit certain que le facteur passe.” g

Actus EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 5
Les riverains de la rue Maurice-Ravel, aux Minguettes, déplorent la qualité des services de La Poste dans leur quartier. 86 résidents ont signé une pétition pour protester contre la non-distribution du courrier par les facteurs. PHOTO F.D. Aujourd’hui, les locataires s’unissent pour réclamer un meilleur service postal

En procédure de sauvegarde, Boostheat garde la foi

Le spécialiste de l’efficacité énergétique abandonne une bonne fois pour toutes son activité de production. L’entreprise vénissiane, en effectif réduit, change de stratégie et développe de nouveaux projets sur son site d’Usin Lyon Parilly.

2023 sera-t-elle l’année du renouveau pour Boostheat ?

Dans une situation financière délicate, le fabricant de chaudières et pompes à chaleur à gaz innovantes est placé en procédure de sauvegarde volon-

AFPA VÉNISSIEUX

taire depuis le 4 octobre 2022. Boostheat a trouvé son repreneur début décembre. HBR Investment Group, habitué à miser sur des sociétés à la peine et cotés en Bourse, en est le nouvel actionnaire (21,23 % du capital). Il s’est

engagé auprès du Tribunal de commerce à verser un apport d’un million d’euros. Une véritable bulle d’air pour cette entreprise asphyxiée par la crise de l’énergie et les arbitrages énergétiques défavorables au gaz naturel. L’entreprise, sise boulevard Marcel-Sembat depuis 2017, est actuellement en pleine réorganisation. Elle vit un mois de janvier mouvementé avec un déménagement au sein même de son site d’Usin Lyon Parilly. L’industriel, qui a pu dénombrer jusqu’à une centaine d’employés, n’en comptait plus que quinze au 31 décembre, plus sept externes. Amputé de son activité de production depuis un an et demi, Boostheat vide donc ses locaux industriels pour ne conserver que ses bureaux et laboratoires.

“On arrête l’usine de Vénissieux,

Filières peu féminisées : trois femmes mises à l’honneur

cette Oullinoise s’est formée à Vénissieux pour devenir technicienne supérieure systèmes et réseaux. Elle travaille désormais chez ISL Ingénierie Lyon. “Je gère le système informatique des agences de l’entreprise, a-t-elle précisé. Dès qu’il y a un bug, un problème sur un ordinateur, le réseau ou le système, on nous appelle.”

confirmait Hugo Brugière, président de HBR Investment Group, à l’occasion d’un webinaire (réunion vidéo interactive), le 5 janvier. Notre bailleur reprend les locaux mais on reste sur le site, dans un endroit plus petit.”

TransferT du siège social à suresnes

Le siège social sera transféré à Suresnes (Hauts-de-Seine), à la même adresse que celui de HBR. La décision, prise “pour des questions pratiques”, sera validée le 9 février prochain. “Il y aura peu de départs, a résumé le nouveau PDG. Il ne restait que cinq personnes à la production. Ce sont eux qui s’en vont. Il n’y a pas de PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi).”

Dans le même temps, Hugo Brugière a annoncé “un gros plan de recrutement en cours”. Boostheat

SOLIDARITÉ

aurait besoin de plus de vingt nouveaux collaborateurs. Maintenant que l’entreprise a tourné le dos à son activité productive, elle se concentre sur deux solutions : la compression thermique et le développement de logiciels améliorant l’efficience de produits existants. “Notre technologie fonctionne, affirme Frédéric Turquier, directeur du pôle Solutions de compression thermique. Elle a déjà été éprouvée. Le but est de l’optimiser en fonction des applications.”

Hugo Brugière s’est montré confiant en l’avenir : “Le gaz n’est pas mort. Cette situation politique ne va pas durer ad vitam æternam . Les cent millions d’euros investis ces dernières années sur la compression thermique n’ont pas été cramés pour rien.” g

Ikea Vénissieux se mobilise

Trois femmes étaient à l’honneur à l’Afpa Vénissieux, vendredi 20 janvier. L’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes organisait la 3e édition des Trophées métiers pour Elles, avec le soutien du ministère du Travail. Les trois lauréates, formées dans trois centres de la région, se sont distinguées parmi 21 candidates. Ces récompenses valorisent des femmes ayant opté pour une

formation dans des métiers dits masculins. “J’espère qu’un jour, on n’aura plus besoin d’organiser ces trophées, a ironisé Émilie Marchand, directrice régionale adjointe de l’Afpa Auvergne Rhône-Alpes. Cela voudra dire qu’il n’y aura plus de métiers genrés.”

Audrey Maillard (40 ans), était à domicile pour brandir le trophée Pluri’Elle. Ancienne chef d’équipe pour une société de prévoyance,

Yves Ducamin, formateur à l’Afpa, n’a pas tari d’éloges à son sujet : “Audrey est un catalyseur. Elle a entraîné tout le groupe”.

La jeune quadra ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : “Dans un premier temps, je vise le diplôme du dessus. Administratrice de réseau, soit un niveau Licence.” g

F.D.

Portes ouvertes à l’Afpa Vénissieux le jeudi 2 février 2023 au 35, boulevard de Jodino. Inscriptions sur evenement.afpa.fr.

Le dimanche 22 janvier, le magasin Ikea du Grand-Parilly a organisé une opération de reprise de textile et de vaisselle, au profit de l’association Cœur Banlieu’Zhar*, qui accompagne des personnes en situation de précarité, sans domicile fixe ainsi que des familles dans le besoin. Elle leur apporte notamment un soutien alimentaire grâce à des maraudes (distribution et portage de repas) et à d’autres actions solidaires.

En fonction de la valeur des objets récoltés, les donateurs bénéficiaient d’un bon d’achat, valable le jour même. En tout, 256 assiettes, 209 couverts et 419 textiles ont été collectés par l’enseigne suédoise. Les montants récoltés ont été reversés intégralement à l’association. g

A.S.

*) Association Cœur Banlieu’Zhar 13, Chem. de la Ferme, 69120 Vaulx-en-Velin https://coeurbanlieuzhar.com/

Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS 6 Actus
INDUSTRIE
PHOTO ARCHIVES EXPRESSIONSRAPHAËL BERT
D.R.
PHOTO EMMANUEL
FOUDROT PHOTO
Boostheat stoppe la production et se recentre sur son bureau d’études

GRAND PARILLY

Eklo : un hôtel vert et pas cher

Eklo importe son concept d’hôtels “chaleureux, économiques et écologiques” à Vénissieux, au Grand Parilly. Avec son grand immeuble de dix étages, cette chaîne hôtelière très tendance applique sa recette gagnante depuis le 9 janvier : proposer au voyageur ou au professionnel en déplacement une chambre pas chère dans un cadre agréable.

L’hôtel, bien que positionné sur le créneau économique, mise sur une ambiance chaleureuse proche de celle d’une auberge de jeunesse. Le décor, mêlant béton, faïence et éléments en bois, est mis en valeur par un éclairage travaillé. “Nos hôtels sont ouverts sur l’extérieur, résume Emmanuel Petit, président et fondateur du groupe. On peut y boire un verre, manger ou organiser un rendez-vous dans l’espace de vie. L’accueil et l’hospitalité sont essentiels.”

Outre ses 111 chambres (278 lits), Eklo Lyon Parilly dispose d’un espace bar et restauration ouvert sur la promenade de la rue SimoneVeil. L’enregistrement s’effectue au comptoir. Juste au-dessus, la clientèle profite des canapés confortables et de la bibliothèque du salon-mezzanine, d’une terrasse couverte et d’une salle de réunion.

Des prix agressifs sur les chambres Dans les chambres, le style est épuré et l’équipement minimaliste. Le prix le plus abordable, pour un lit en dortoir six places, se situe autour de 30 euros. Pour la chambre familiale (quatre

couchages), compter environ 80 euros. “Les Formule 1 sont moins chers que nous, observe Emmanuel Petit. En revanche, les B&B sont plus onéreux. On se situe plutôt dans la gamme de prix d’Ibis Budget. On pratique des prix agressifs sur les chambres mais on réalise aussi du chiffre d’affaires sur le bar et la restauration.”

Démarche écoresponsable Ouvert à tous midi et soir, le restaurant sert des plats faits maison à partir de produits frais et de saison. Une épicerie complète l’offre à toute heure. “On se fournit le plus localement possible, promet le patron. Pour les légumes et la bière,

mais aussi pour le mobilier et les luminaires. Ça s’inscrit dans notre démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises). La vraie mission de nos directeurs, c’est d’aller chercher des fournisseurs le plus proche possible.”

À la tête d’une équipe de 17 personnes à Eklo Lyon Parilly, Agnès Razanaka s’est évertuée à mettre en place une logistique en circuit court. “On s’approvisionne au plus près pour respecter les codes de l’écologie,” expose cette ancienne directrice d’un quatre-étoiles en Presqu’île. “On garantit un fonctionnement durable, renchérit-elle. On n’utilise pas de plastique à usage unique. Des conteneurs de

D’autres hôtels à éclore dans l’agglo ?

Au Grand Parilly, Eklo ouvre son huitième établissement. Pour la première fois, le groupe français fondé en 2014 marque sa présence en Auvergne Rhône-Alpes. Et s’offre une place au cœur de la Métropole de Lyon, proche des grands axes routiers et à 10 minutes à pied du métro D Parilly.

“On cherchait à s’implanter dans l’agglomération lyonnaise depuis plusieurs années, confie Emmanuel Petit. Ça n’a pas été facile. Il n’y avait pas de foncier disponible pour de l’hôtellerie. Enfin, on a eu cette opportunité, dans un quartier nouveau, avec beaucoup d’activités tertiaires autour.”

Pour Eklo, l’aventure lyonnaise pourrait prendre de l’ampleur prochainement. “On aimerait ouvrir un hôtel à Lyon intramuros, poursuit le PDG. Dans la Métropole, il y aurait la place pour trois ou quatre hôtels Eklo.”

tri sont mis à disposition dans les chambres et les parties communes. Les biodéchets sont collectés par les Alchimistes, à Vénissieux. On travaille avec l’établissement Élise, qui réalise le sur-tri des déchets recyclables. Des cendriers spéciaux permettent à la société ÉcoMégot de valoriser les mégots de cigarettes.”

Le bâtiment, tout comme l’ensemble du programme immobilier Le Quartz, est relié au réseau de chaleur urbaine. La construction est conçue pour assurer une isolation thermique et phonique performante. g

2, rue Simone-Veil à Vénissieux. 04 28 29 25 15.

INDUSTRIE

Avec Bosch Rexroth, les engins de chantier passent à l’électrique

Orientés par les nouvelles normes environnementales, les chargeuses, pelleteuses et autres camions-grues prennent le virage du tout électrique. Cette transition s’opère à Vénissieux, chez Bosch Rexroth. La filiale du groupe allemand Robert Bosch est implantée boulevard Irène-Joliot-Curie. Son usine produit les composants hydrauliques qui animent les machines produites par de grands constructeurs d’engins comme Caterpillar, Liebherr ou Mecalac.

Ainsi, désormais, Bosch Rexroth est en mesure de proposer à ses clients des composants électriques. L’industriel a présenté sa gamme eLion lors du salon Bauma à Munich, fin octobre. Son catalogue comprend des moteurs de différentes puissances, des onduleurs ou des chargeurs de batterie. Une véritable avancée dans un environnement mécanique où le diesel règne en maître.

“Le développement de cette technologie est

lié aux contraintes législatives qui font évoluer les chantiers vers le bas carbone,” analyse Elian Verdier, directeur de la direction mobile de Bosch Rexroth France. Pour autant, le passage au 100 % électrique pour les grosses machines de construction n’est pas pour demain. Les contraintes en termes d’autonomie et de puissance sont énormes. Aujourd’hui, les ingénieurs étudient deux autres pistes : l’hydrogène et les systèmes hybrides.

“La batterie électrique se substitue au moteur diesel, explique Elian Verdier. L’électrique peut aussi remplacer une partie de l’hydraulique pour les mouvements de translation, c’est-à-dire d’avant en arrière. Mais pas pour les mouvements plus complexes comme ceux d’une pelle. Dans ce cas, le système électrique entraîne les pompes hydrauliques qui génèrent le mouvement. L’hydraulique n’est pas mort !” g

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 7 Actus
FABRICE DUFAUD L’établissement, ouvert depuis le 9 janvier au Grand Parilly, pratique des prix accessibles tout en appliquant une démarche écoresponsable. PHOTO D.R. PHOTO D.R.
F.D. Un babyfoot, des fauteuils moelleux et une bibliothèque bien garnie...
Une bonne partie de l’équipe a été recrutée localement.

MINGUETTES

Premier bilan positif pour les Bataillons de la prévention

Lancé il y a tout juste un an, le dispositif des Bataillons de la prévention dresse un bilan positif de ses interventions sur les quartiers des Minguettes et des Clochettes.

Ils sont 247 jeunes de 12 à 21 ans à s’être tournés vers les éducateurs des Bataillons de la prévention et de médiation sociale, sur les quartiers des Minguettes à Vénissieux et des Clochettes à Saint-Fons. Instauré par le gouvernement, ce dispositif a été lancé il y a maintenant un an sur les deux communes et dans d’autres villes en France afin “de prévenir la bascule tout en apaisant les quartiers les plus exposés à la délinquance juvénile, dans un contexte marqué par la recrudescence des rixes entre jeunes”.

Cette convention locale a été mise en place dans le cadre de la politique de la ville et signée par le maire de Vénissieux, le maire de Saint-Fons, la Métropole de Lyon et l’association Sauvegarde 69. L’Agence Lyon tranquillité et médiation (ALTM) devait s’occuper de la partie médiation, mais s’est finalement retirée du dispositif il y a quelques mois, et c’est l’association Sauvegarde 69 qui a repris l’ensemble du projet.

Pour ce dispositif, nous avons plusieurs axes de travail, indique Abdelkrim Bakli, directeur de l’association Sauvegarde 69. Chez les 12/15 ans, nous essayons de lutter contre le décrochage scolaire, en lien avec les établissements des Minguettes”. Et de poursuivre : “Nous travaillons aussi la question de la parentalité et de la prévention des conduites à risque, des addictions, de la citoyenneté et de l’insertion sociale et professionnelle. De nombreux dispositifs existent et les jeunes ont besoin d’accompagnement pour s’en saisir. Nous les aidons aussi à mettre en place des projets.”

Un travail avant toUt partenarial “Il y a un réel besoin sur le plateau, affirme Fatima Abed, coordinatrice des Bataillons à Vénissieux et Saint-Fons. Depuis un an, ce dispositif fonctionne bien et nous sommes satisfaits des résultats que nous avons obtenus. Les jeunes sont réceptifs, nous en avons aidé beaucoup.”

Les éducateurs ont un rôle essentiel auprès de ceux qui, souvent, n’osent pas franchir le pas et aller à leur rencontre. Ces professionnels peuvent être interpellés par les collèges, la famille ou bien par le bouche-àoreille. “Souvent, les jeunes ont une demande précise en tête, on les aide puis en fait, on soulève une pierre et on se rend compte qu’il y a plein d’autres problèmes derrière”, souligne Clémentine Duchemin, éduca-

trice spécialisée pour les Bataillons de la prévention. C’est à ce moment-là que les éducateurs profitent de leurs liens avec les différents partenaires sur le territoire. Ils peuvent travailler avec les centres sociaux, les EPJ, les Missions locales, le CCAS, mais aussi avec le pôle économique de la Ville et le Grand projet de ville ou même les bailleurs. “Il faut prendre en compte l’ensemble

de l’environnement du jeune et le connaître pour être en mesure de l’aiguiller dans la meilleure direction”, ajoute Fatima Abed. Avec les Bataillons de la prévention, tous les jeunes des Minguettes de 12 à 21 ans peuvent demander une aide aux éducateurs, et cela, de façon totalement anonyme. Le but étant avant tout d’accompagner les jeunes marginalisés ou en voie de margi-

3 QUESTIONS À Clémentine

Quelles sont les principales demandes des jeunes à Vénissieux ? Malik Khemar : Cela dépend de leur âge, les jeunes sont à la recherche de loisirs dans leur quartier, ils veulent bouger. Les plus grands demandent plus de l’aide pour leurs démarches professionnelles ou pour les démarches administratives. Beaucoup sont perdus et ne savent pas vers qui aller, il y a une vraie fracture numérique. Même s’ils ont grandi avec des portables et Internet, ils peuvent être perdus dans les démarches à réaliser pour accéder à leurs droits.

Comment faites-vous pour créer un lien de confiance avec les jeunes ? Clémentine Duchemin : Tout commence par la période d’implantation. On prend connaissance du quartier, on rencontre les jeunes, les partenaires. On essaie de com-

prendre les dynamiques du territoire, ses ressources, les barrières. Ensuite, on réalise un diagnostic social et on définit des objectifs. Le travail de nos partenaires dans le domaine de l’insertion, des loisirs, nous permet d’avoir un levier pour créer un lien particulier avec eux. On essaie d’apporter des réponses à leurs questions.

Où peuvent-ils vous trouver ? M.K : On fonctionne beaucoup en allant directement voir les jeunes. Nous travaillons en binôme et on occupe différents espaces pour entrer en lien avec eux. On peut être présent dans les collèges ou à l’extérieur, dans les centres sociaux, ainsi que dans les espaces de socialisation. Nous sommes repérés par les jeunes. Nous avons aussi une permanence où ils peuvent venir à notre rencontre.

nalisation. “Le dispositif n’est pas du tout obligatoire, on est sur une libre adhésion”, précise Abdelkrim Bakli. g

Permanence le lundi dans les locaux de la Sauvegarde 69 au 5, rue Maxime-Gorki. Les éducateurs sont présents dans les différents quartiers du plateau des Minguettes deux soirs par semaine et un week-end par mois.

Les éducateurs s’attaquent aussi à la fracture numérique

Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS 8 Actus
POUTCHIE GONZALES
-
Duchemin et Malik Khemar, éducateurs spécialisés PHOTO
ARCHIVES EXPRESSIONS
RAPHAËL BERT
PHOTO P.G. Malik et Clémentine tentent de créer un lien particulier avec les jeunes pour apporter des réponses à leurs questions

RÉFORME DES RETRAITES

64 ans, ça ne passe pas !

Jeudi 19 janvier, quelque 38 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux Vénissians, ont défilé dans les rues lyonnaises, mobilisées contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement d’Élisabeth Borne. Un premier round gagné par les manifestants, avant une seconde journée d’action prévue le 31 janvier.

Une réforme des retraites nécessaire, au nom de la “préservation” d’un système amené à être au bout du rouleau. Et, bien sûr, quiconque s’opposerait à celle-ci serait “irresponsable” . C’est, en résumé, la façon dont Élisabeth Borne a présenté son projet de révision du régime des retraites en France, le 10 janvier. Un fatalisme dont les Français n’ont cure : jeudi 19 janvier, ils ét aient entre 1,2 et 2 mill ions dans les rues — la police et les syndicats ayant traditionnellement du mal à s’accorder sur les chiffres — pour affirmer leur refus de cette réforme, qui vise notamment à repousser le départ de 62 à 64 ans sous prétexte de réaliser des éco -

nomies. À Lyon, si on se base sur les chiffres des syndicats, 38 000 personnes ont manifesté, dont de nombreux Vénissians (voir par ailleurs).

Le passage à 43 années de cotisation accéLéré Et pour cause : à bien d es égards, les arguments avancés par le gouvernement Borne sont contestables. Sur l’impérieuse nécessité de sauver le système des retraites, tout d’abord. Celui-ci accuserait un déficit de 13,5 milliards d’euros à l’horizon 2030. Un chiffre répété à l’envi par les ministres dans les médias. Mais le Conseil d’orientation des retraites (COR) précise que ce déficit ne représente que 0,5 à 0,8 point du PIB, pas de

quoi faire trembler la maison. Pour le COR, ces données “ne valident pas le bien-fondé des discours qui mettent en avant l’idée d’une dynamique non contrôlée des dépenses de retraites”. La réforme des retraites prévoit également d’accélérer l’allongement de durée de cotisations, avançant à 2027 l’exigence de 43 années de cotisations pour une pension à taux plein, contre 2035 jusqu’à présent. Un “choix politique” , dénoncé par l’économiste Michaël Zemmour sur FranceInfo : “La réforme risque d’être la plus dure et la plus importante pour les gens qui sont aujourd’hui aux portes de la retraite, estime-t-il. Les personnes qui ont 55 ans ou plus, ont de bonnes raisons de faire

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 9 Dossier
TexTes : GréGory Moris eT PouTchie Gonzales PhoTos : eMManuel FoudroT, PouTchie Gonzales, Pixabay PHOTO EMMANUEL FOUDROT

Dossier

leurs calculs, parce que pour elles cela va changer beaucoup de choses.” Avec un risque réel : une augmentation du nombre de seniors au RSA, constatée déjà lors de la précédente réforme du système de retraite. Aujourd’hui, le taux d’emploi réel des plus de soixante ans est déjà plus bas en France qu’en Espagne, en Allemagne ou encore en Suède, avec 35 % seulement d’actifs — moitié moins que la moyenne nationale tous âges confondus. Quels bénéfices pourraient-ils donc tirer d’un décalage de deux ans de l’âge de départ à la retraite ? C’est d’autant plus vr ai qu’à l’heure actuelle, le gouvernement n’a prévu, pour obliger les entreprises à favoriser l’emploi des seniors, que la mise en place d’un index, qui permet de connaître la part de seniors que chaque entreprise emploie. Avec de potentielles sanctions financières pour les entreprises qui ne publieraient pas cet indice... mais pas pour celles qui n’emploieraient pas assez de seniors.

Une pénibilité difficile à démontrer poUr les salariés Autre raison de la colère des Français — selon l’IFOP, plus de 7 sur 10 sont opposés à la réforme —, la qualité de la prise en compte de la pénibilité. Certes, le gouvernement prévoit de réintroduire dans le C2P (compte personnel de prévention) deux des quatre

critères exclus en 2017 : le port de charges lourdes et les posture s pénibles, après consultation médicale — l’exposition aux vibrations mécaniques et celle aux agents chimiques dangereux en restent exclues.

Certes, certains critères seront amendés pour concerner plus de salariés, et Élisabeth Borne a bien promis une “amélioration du C2P pour qu’il permette la reconversion professionnelle” , grâce à un congé de formation. Certes, le gouvernement prévoit de créer un fonds d’un milliard d’euros, pour financer des plans de prévention de l’usure professionnelle. Mais les chiffres sont têtus, et ils disent toutes les difficultés à faire reconnaître la pénibilité d’une carrière au moment d’y mettre fin. Selon la CGT, 2,7 millions de salariés sont exposés à un ou plusieurs agents chimiques cancérigènes ; 10,7 mill ions subissent des contraintes physiques marquées ; 4,8 millions connaissent des r ythmes de travail atypiques. Et, alors que 13,5 millions de salariés sont exposés à au moins un des critères de pénibilité, les seuils d’exposition sont tellement élevés qu’à peine... 2 000 à 3 000 personnes peuvent faire valoir leurs droits à la retraite anticipée chaque année. Laquelle passera tout de même de 60 à 62 ans avec la réforme.

Sans oublier, enfin, la fin annoncée des régimes spéciaux, qui concernent par exemple les sala-

riés de la branche des industries électriques et gazières, de la Banque de France, ou encore de la RATP. Lesquels permettaient pour certains une meilleure prise en compte de la pénibilité... et étaient au moins à l’équilibre, voire en situation d’excédent.

Ainsi, après ce premier round social, une nouvelle journée de mobilisation est annoncée pour le 31 janvier. Depuis l’Espagne, où il était en déplacement le 19 janvier, Emmanu el Macron a d’ores et déjà réaffirmé sa volonté de mettre en œuvre

Six points pour comprendre le projet

une réforme “démocratiquement présentée, qui a été validée, qui est juste et responsable” . Il faudra donc probablement d’autres journées de grèves et de manifestations pour inciter le président de la République à battre en retraite. g

n Un décalage de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans en 2030.

Avec cette réforme, l’âge légal de départ à la retraite serait reporté à 64 ans en 2030, augmentant progressivement jusqu’à cette date. Le gouvernement souhaite aussi accélérer l’allongement de la durée des cotisations à 43 ans dès 2027, avec un âge de fin de décote restant à 67 ans. Toutes les personnes nées après le 1er septembre 1961 sont concernées par cette réforme.

n Une augmentation du minimum de pension

La réforme prévoit d’augmenter la pension de retraite minimum, à hauteur de 100 euros brut par mois, dès le 1er septembre 2023. Avec celle-ci, un salarié qui a travaillé au SMIC toute sa vie bénéficierait mensuellement de 1

200 euros brut de pension de retraite au minimum, mais à condition d’avoir une carrière complète.

n La fin des régimes spéciaux

La réforme des retraites prévoit de mettre fin aux régimes spéciaux de retraite. Cette décision concernerait les nouvelles personnes embauchées, et pas les salariés actuellement en poste.

n Un nouveau dispositif pour les carrières longues

Les personnes ayant eu une carrière longue — par exemple, ayant commencé à travailler à 18 ans — pourront partir 2 ans avant l’âge légal, c’est-à-dire à 62 ans au lieu de 64 (au lieu de 60 ans aujourd’hui contre 62).

Celles qui ont eu une carrière très longue pourront partir à la retraite

dès l’âge de 60 ans, voire dès 58 ans (pour les personnes ayant commencé à 16 ans). Dans tous les cas, il faudra avoir suffisamment cotisé.

n Les personnes en situation de handicap non concernées

La réforme des retraites ne concernera pas les personnes en situation de handicap ou d’invalidité, qui pourront partir dès l’âge de 62 ans avec un taux plein ou dès 55 si elles ont suffisamment cotisé.

Par ailleurs, les personnes en incapacité de travail permanente (suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ayant entraîné une incapacité d’au moins 10 %) pourront partir à la retraite deux ans avant l’âge légal. Pour cela, il faudra démontrer que les conditions de travail sont incompatibles avec cette incapacité.

n Des droits supplémentaires pour un cumul emploi‑retraite

Une personne retraitée a actuellement le droit d’occuper un emploi rémunéré tout en touchant une pension de retraite, pour en compléter le montant. Avec la réforme, des droits supplémentaires à la retraite seront accordés aux retraités pouvant justifier d’un taux plein et qui décident de reprendre une activité professionnelle après la fin officielle de leur carrière professionnelle.

Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS
10
FOUDROT
PHOTO EMMANUEL
PHOTO MICHAL JARMOLUK DE PIXABAY

TÉMOIGNAGES “On nous enfume”

Comme attendu, la mobilisation contre la réforme des retraites a été massive le jeudi 19 janvier. Dans le cortège lyonnais se trouvaient de nombreux Vénissians.

Ils sont enseignants, ouvriers, employés de bureau, retraités, élus locaux… et Vénissians. Jeudi 19 janvier, plusieurs dizaines d’habitants de notre ville se sont rendus, dès 11 heures, devant la Manufacture des tabacs à Lyon, pour montrer leur opposition à la réforme des retraites, annoncée la semaine précédente par la Première ministre, Élisabeth Borne. Le maire de Vénissieux, Michèle Picard, avait d’ailleurs appelé les habitants à lutter “ensemble pour sauver notre retraite et dire non à l’allongement du temps de travail” “Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs ne cessent de remettre en cause le système de retraite, avait-elle écrit sur les réseaux sociaux. Ne laissons pas la finance et les actionnaires nous déposséder de notre héritage.”

“Faire passer l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans est une hypocrisie totale, témoigne ainsi Catherine, qui habite au Moulin-à-Vent. J’ai cinquante ans, et cela fait cinq ans que je galère pour trouver un emploi. Cela signifie que dès l’âge de 45 ans, on me considérait souvent comme trop vieille ! Je ne comprends pas pourquoi je devrais travailler deux ans de plus. Si tant est qu’à 60 ans les employeurs se bousculent pour m’embaucher, ce dont je doute…”

Alexia Barobosa de Lima (29 ans), professeure de physique-chimie à Aragon, s’est

mobilisée pour “ne pas se retrouver sans rien” “Je suis professeure depuis quatre ans, j’ai terminé mes études tard et déjà en 2019 quand j’avais fait la simulation, ça me disait que je devrais travailler jusqu’à 69 ans, souligne-t-elle. Cette nouvelle réforme, ça ne présage rien de bon. Il faut se bouger pour montrer notre désaccord, car je pense qu’il va y avoir réforme sur réforme et qu’à la fin, on se retrouvera sans rien.”

“Je dois travailler Jusqu’à 70 ans, c’est impossible pour moi”

Même inquiétude pour Anne, secrétaire médicale de 55 ans : “J’ai eu plusieurs coupures dans ma carrière professionnelle. J’ai fait une simulation et avec cette réforme, je dois travailler jusqu’à 70 ans, c’est impossible pour moi. Déjà, on voit que les retraités galèrent en France pour joindre les deux bouts. Avec une retraite incomplète, je ne sais pas comment je vais faire.”

Henri, retraité du monde ouvrier, témoigne, justement, de ces difficultés que connaissent de nombreuses personnes à la retraite. “Je m’en sors, mais j’ai des mois qui peuvent être compliqués. Je suis là pour soutenir les prochaines générations de retraités. On nous enfume. Ça commence comme ça, mais quand est-ce que ça va s’arrêter ? Déjà en 2019, nous étions dans la rue pour montrer notre désaccord. Ils espèrent qu’on

va laisser cette réforme passer sans rien dire ? Ils peuvent rêver.”

Chez les plus jeunes aussi, le refus de cette réforme est net. Maxime, 25 ans, étudiant en sociologie, se dit ainsi “inquiet, forcément”. “J’ai changé de parcours plusieurs fois, je suis encore étudiant et il me reste encore quelques années d’étude. Si je dois travailler 43 ans pour avoir une retraite complète, j’aurais 68 ans et ça, c’est si je commençais à travailler aujourd’hui. Je n’ai pas le droit à l’erreur, si je veux changer de métier plus tard, comment je vais faire ? C’est quoi leur objectif ? Qu’on travaille jusqu’à l’épuisement ?”

c’est que je ne vois pas comment je pourrais continuer jusqu’à l’âge de 64 ans.” Et quand on lui parle d’un départ anticipé à cause de la pénibilité de son emploi, il rappelle, en somme, que “chat échaudé craint l’eau froide” “J’ai des collègues qui n’ont pas réussi à faire reconnaître la pénibilité de leur travail au moment de partir à la retraite. Ils décident des critères de pénibilité dans leurs bureaux chauffés l’hiver et climatisés l’été, mais ils ne savent pas ce que c’est, le travail en usine. Je ne veux pas arriver à la retraite avec le corps en vrac et l’esprit épuisé. S’il le faut, je défilerai toutes les semaines pour convaincre Emmanuel Macron de revenir sur sa décision.”

“Mon travail est difficile, explique Frédéric. Je bosse en usine, souvent de nuit, c’est fatigant et stressant, il y a beaucoup de bruit autour de nous. Ce qui m’inquiète,

“Le président de la République ne doit pas rester sourd à cette réaction des Français, estime ainsi Nabil, éducateur spécialisé. Moi, je n’ai pas voté pour lui au premier tour, mais cela a été le cas au second… pour empêcher Marine Le Pen d’être élue. Comme de très nombreuses personnes dans la rue aujourd’hui, j’ai opté pour son bulletin par défaut, pas par conviction. Cette réforme des retraites est injuste. Mes parents sont morts avant d’atteindre l’âge de la retraite. Je sais ce que c’est, la pénibilité. Deux ans de plus, c’est énorme. J’espère que cette mobilisation ne sera qu’un début. S’il faut revenir manifester pour que le gouvernement retire son projet de réforme, nous le ferons.”

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 11 Dossier
g
PHOTO P.G. PHOTO EMMANUEL FOUDROT PHOTO EMMANUEL FOUDROT
“J’ai cinquante ans, et cela fait cinq ans que je galère pour trouver un emploi. Cela signifie que, dès 45 ans, on me considérait souvent comme trop vieille ! Je ne comprends pas pourquoi je devrais travailler deux ans de plus. “
Catherine, habitante du Moulin-à-Vent

MUSICIANES

Musiques scientifiques

Du 26 janvier au 3 février, les rencontres musicales proposées par l’école de musique Jean-Wiener traiteront des sciences, techniques et industries.

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

La table de Mendeleiev est programmé le 28 janvier à 18h30 à la salle Érik-Satie

Le propos est ambitieux.

Alors qu’elles s’axent habituellement sur un compositeur ou les mélodies d’un pays, les Musicianes 2023 ont choisi, explique Martin Bouveresse, directeur de l’école de musique Jean-Wiener qui les organise, “une thématique transversale” “Nous aurons pour fil rouge Guillaume Grenard, un musicien lyonnais qui travaille sur les musiques improvisées et le jazz. Multi-instrumentiste (trompette, basse, euphonium, un instrument de la famille des tubas), il est compositeur depuis une quinzaine d’années.”

Se basant sur le Real Book des jazzmen (un bouquin qui rassemble les partitions des grands standards), Guillaume Grenard a voulu créer son propre Book , en partant du tableau périodique des éléments de Mendeleiev (qui atteignent le nombre de 118). “Nos musiciens vont s’emparer de ces 118 mélodies — NDLR : ainsi, l’ensemble des trompettes de l’école, le 31 janvier à la salle Satie, en prélude du concert électro Les Mécaniques du souffle .”

Guillaume Grenard, lui, sera présent le 26 janvier à 14 heures au cinéma Gérard-Philipe pour

la projection du film muet Nosferatu , dont il a composé une nouvelle partition (voir page 14). Il participera à la soi rée du 28 janvier à 18 h 30 à Satie, pour sa Table de Mendeleiev . Et l’on entendra encore ses compositions le 28 janvier à 14 heures au centre d’art Madeleine-Lambert, avec la complicité de l’Espace Pandora. “Christophe La Posta, de Pandora, est intervenu à l’école pour la création avec les élèves de poésies tournant autour des sciences. Le tout coordonné par le prof de piano Philippe Cousin, dont les élèves ponctueront les textes avec des morceaux de Guillaume Grenard.”

remarque Martin Bouveresse. “Tout l’après-midi, nous aurons des ateliers de pratique de la lutherie, des conférences didactiques… Toute la semaine, nous aurons de nombreux autres rendez-vous, ouverts bien sûr aux élèves mais aussi à tous ceux qui sont intéressés, dans la limite des places disponibles : autour d’Edgar Varèse, de l’improvisation, des machines…”

Dans le reste de la programmation, citons encore Les Mécanos, groupe vocal qui explore le patrimoine français et occitan. “Ce sont des chants de travail, qui parlent des ouvriers et des paysans. Avec les bleus qu’ils portent et les instruments utilisés, telles des clefs à molette, ces chanteurs font un clin d’œil à la mécanique.

La classe CHAM de Michelet sera à leurs côtés. L’idée est que les Musicianes valorisent le travail accompli à l’école, que celui-ci accompagne un volet professionnel et que le tout communique.” g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Avec Icare , programmé au Théâtre de Vénissieux le 29 janvier, la compagnie Coup de poker utilise un des grands mythes de la Grèce antique pour raconter aux enfants (dès 4 ans) et à leurs parents une belle histoire que l’on pourra considérer sous plusieurs angles différents : la surprotection parentale et la nécessité de laisser un enfant voler de ses propres ailes, la peur d’un danger toujours réel, le besoin d’émancipation, etc. “Je veux grandir” , se lamente le jeune Icare tandis que son père rêve qu’il puisse rester petit. Écrit et mis en scène par Guillaume Barbot, ce beau spectacle riche en réflexions est interprété par Olivier Constant (le père), Clémence de Felice (Icare) et Margaux Blanchard (musicienne).

Le 3 février, le th éâtre accueille la compagnie cho -

régraphique Relevant, accompagnée la saison dernière par “Bizarre !” dans le cadre d u Plan B Upshot s’intéresse à l’individu et au groupe, à la norme et à ceux qui en sont exclus et nous accompagne, nous explique-t-on, “dans une exploration des symboliques et des représentations de soi”.

Ce même jour entre 19 heures et 19 h 45, en écho au spectacle, Anne Décoret-Ahiha parlera de “la dimension rituelle de la danse” g

J.-C.L.

Au Théâtre de Vénissieux 29 janvier à 15 h 30 : Icare (Cie Coup de poker) : dès 4 ans. Tarifs : 5 et 8 euros. Séances scolaires le 30 janvier à 9 h 30 et 14 h 30.

3 février à 20 heures : Upshot (Cie Relevant) : dès 12 ans. Tarifs : de 5 à 19 euros. Entre 19 heures et 19 h 45, La dimension rituelle de la danse par Anne Décoret-Ahiha. Gratuit sur inscription.

L a Lutherie , une va L eur ajoutée Les sciences seront encore au programme de Quelles drôles d’inventions !, soirée ludique donnée le 2 février à 19 heures à Jean-Wiener, avec diverses formations de l’école. La journée du 1er février (à partir de 14 h 30 à l’école de musique) sera consacrée à la lutherie, “une valeur ajoutée du thème, avec l’école nationale de référence, l’ITEMM — Institut technologique européen des métiers de la musique”,

Les Musicianes : du 26 janvier au 3 février à l’école de musique Jean-Wiener, au cinéma Gérard-Philipe, à la salle Érik-Satie et au centre d’art Madeleine-Lambert. Renseignements : 04 37 25 02 77 - venissieux.fr.

Voler de ses propres ailes Stage de DJing

En partenariat avec l’école de musique Jean-Wiener, l’équipement de musiques actuelles “Bizarre !” prop ose dans ses locaux un stage de DJing le vendredi 3 février (de 18 à

21 heures) et le samedi 4 février (de 10 à 17 heures).

Inscriptions : 04 72 89 98 68 ou resa@lamachinerie-venissieux.fr. 35 euros la session.

J.-C.L. Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS 12
g
Culture
“BIZARRE !”
PHOTO
GAÉTAN CLÉMENT PHOTO D.R.

La collection bientôt en ligne

“Comme une forêt primaire, inépuisable”

Le 16 décembre dernier, lors du vernissage de l’exposition Sur le motif au centre d’art Madeleine-Lambert, l’élu à la Culture Bayrem Braiki se réjouissait d’une nouvelle qu’il venait d’apprendre, concernant “la valorisation de la belle collection d’art de la Ville”. Une démarche dans laquelle la commune se pose comme pionnière vu que, depuis quelque quarante ans et la détermination de Madeleine Lambert (créatrice de notre service d’arts plastiques), ce sont 731 œuvres de 338 artistes qui ont été acquises. Il s’agit de sculptures, peintures, dessins, estampes, céramiques, photographies et vidéos, aux -

quels s’ajoutent une quarantaine d’œuvres permanentes dans l’espace public et dans les groupes scolaires.

C’est ainsi que Vénissieux a déposé un dossier de candidature auprès de l’association Vidéomuseum, qui met en ligne sur son site des collections nationales (Georges-Pompidou, musée Picasso…), muséales (Bordeaux, Grenoble, Marseille, Nantes, Nîmes, Giverny, Piscine de Roubaix, musée d’art moderne de la Ville de Paris, macLYON…) et des FRAC (fonds régionaux d’art contemporain), entre autres ceux d’Alsace, Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne, Bretagne ou l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne.

CENTRE SOCIAL DU MOULIN-À-VENT La créativité à l’œuvre

Mi-décembre, l’assemblée générale de Vidéomuseum a examiné le dossier d’adhésion de la ville et le CA a voté à une très large majorité l’entrée de Vénissieux dans ce réseau national de collections d’art contemporain. S’ouvre à présent un vaste chantier qui consiste à photographier et numériser les œuvres. “La moitié sont déjà numérisées à très haute définition, confirme Xavier Jullien, directeur du centre d’art Madeleine-Lambert. Utilisé comme un catalogue de bibliothèque, Vidéomuseum est un outil incontournable. Le projet municipal indique qu’il doit s’adresser en priorité aux habitants, qu’il serve aussi de relais aux enseignants et

Plus de 700 œuvres sont donc présentes dans la collection de la Ville, que Xavier Jullien, directeur du centre d’art Madeleine-Lambert, comparait à “une forêt primaire, inépuisable”. Nous étions début 2020 et le centre d’art exposait alors, sous le titre très disco de Can’t Take My Eyes Off You, une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste. Il s’agissait alors de “l’idée d’un regard porté sur une collection et de la persistance de ce regard, même changeant, avec les années” “L’œuvre la plus ancienne, expliquait Xavier Jullien, date de 1931 et est signée Pierre Combet-Descombes. Parmi les acquisitions les plus récentes, citons Blaise Adilon et Laura Ben Haïba, et, également, les artistes présents dans les dons que la galeriste lyonnaise Pascale Triol a faits à la ville.”

Plusieurs artistes, dont Xavier dit qu’ils sont “ancrés dans l’histoire de l’art”, se retrouvent dans ce riche catalogue. Parmi eux, André Masson, Isidore Isou, Bram Van Velde, Leonor Fini, Roberto Matta, Christian Babou, Édouard Pignon, Jean Raine

à tous nos partenaires éducatifs, tout en apportant un rayonnement important qui pourra ouvrir de nouvelles opportunités de prêts et de diffusion, dans la commune et

ou encore Julio Le Parc, artiste argentin naturalisé français et âgé aujourd’hui de 94 ans. D’autres sont les piliers de la scène régionale, toutes générations confondues : Louise Hornung, Thérèse Contestin, Christos Kalfas, Christian Lhopital, Elzevir, Henry Ughetto, Géraldine Kosiak, Rémy Jacquier, Philippe Durand, Emmanuelle Coqueray, Simon de Saint Martin, Valérie Jouve, David Posth-Kohler, Rajak Ohanian, René Jaros, Josef Ciesla...

La collection compte aussi des représentants de la scène artistique française actuelle tels que Bertille Bak, Jean-Luc Verna, Christine Crozat ou documentation céline duval. Enfin, signalons les nombreuses œuvres installées dans l’espace public conçues, pour n’en citer que quelquesuns, par Georges Salendre, Madeleine Lambert, Ivan Avoscan, Sylvie Dupin, JeanCharles Monot, Patrice Giorda, Alain Lovato, Christiane Guillaubey et Geneviève Böhmer. Une fois achevée la numérisation, on pourra profiter de l’ensemble de ce riche échantillon de l’art contemporain.

au-delà. L’accès au site de Vidéomuseum s’intégrera au portail Culture que la Ville est en train de finaliser.” g

Depuis une dizaine d’années, Paule Bouvard anime l’atelier peinture du centre social du Moulin-à-Vent, qui expose les œuvres de ses adhérents ce 29 février.

Cela fait plus de dix ans que Paule Bouvard anime l’atelier peinture du centre social du Moulin-à-Vent, qui se tient le mercredi soir. “Il comporte une dizaine de personnes, des jeunes et des moins jeunes, avec une majorité de femmes.” Elle-même peintre, Paule Bouvard fait partie des associations d’artistes Sansoucistes et Échanges Stand’arts. Il y a de cela quelques années, une association mettait en place tous les ans un salon des artistes du Moulin-à-Vent qui, après plusieurs lieux, fut accueilli

au centre social. Ce salon est remplacé aujourd’hui par l’exposition de la production de l’atelier peinture du centre social. Lequel, assure Paule Bouvard, “est très ouvert. Les gens sont là pour apprendre, se détendre et proposer des choses. Je donne des modèles mais je n’impose rien. Ils peuvent transgresser, ce qui les rend plus créatifs. Je leur demande aussi beaucoup leur avis. Nous faisons de tout, du crayon, du pastel, de l’aquarelle, des collages, de l’encre sur papier journal, de l’écriture sur toile… Peu d’huile,

en revanche, car il faut pour cela de l’équipement, comme des chevalets. Je ne suis pas cantonnée à un genre et je varie les supports, les thèmes, les couleurs.”

Pour les sujets, Paule n’est pas en manque d’idées. “La première année, je les ai fait travailler sur la femme au Moyen Âge et la femme d’aujourd’hui. Je leur propose aussi des portraits, des paysages, des animaux, des sujets très variés…”

C’est ainsi que l’an dernier, actualité oblige, Paule a demandé à ses élèves de reproduire au crayon un portrait de

la reine d’Angleterre. Sur lequel ils ont ensuite passé des couleurs (au feutre), à la manière d’Andy Warhol. “C’était ludique” , reconnaît Paule.

Tous les participants de l’atelier seront présents à l’exposition. Mais ne pourront pas mettre l’ensemble de leur production, faute de place. g

Les arts s’exposent au Moulin-à-Vent, dimanche 29 janvier, de 10 à 18 heures, au centre social du Moulin-à-Vent (4749, rue du Professeur-Roux). Vernissage à 11 h 30. Entrée gratuite. Renseignements au 04 78 74 42 91.

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 1315
La collection d’œuvres d’art de la Ville, qui comprend plus de 700 œuvres, sera prochainement numérisée pour le site de l’association Vidéomuseum, qui met notamment en ligne des collections nationales.
Culture
J.-C.
PHOTO © X.J. Série Ceux qui vivent de Karim Ghelloussi (détail) - 2020 - Don de l’artiste à la collection de la Ville de Vénissieux

Médiathèque Lucie-Aubrac...

Le 28 janvier à 10 heures, L’art à la manière de Lucie et Madeleine donne rendez-vous à la médiathèque pour se rendre ensuite au centre d’art Madeleine-Lambert, afin de suivre une visite guidée de l’exposition Sur le motif (dès 16 ans, durée 2 h 30). Ce même jour à 10 h 30, dès 12 ans, on pourra découvrir les cultures urbaines avec le Slam RAPport Le 1er février à 10 h 30, les tout-petits (jusqu’à 3 ans) partageront le moment câlin de Bébé bouquine tandis que les plus grands (dès 4 ans) se retrouveront à 14 heures pour un Mini Ludik. Ce même jour à 18 heures, se tiendra le vernissage d’une exposition de livres gravés, organisée en partenariat avec les ateliers Henri-Matisse et l’atelier de gravure animé par Laurence Clair. Qu’ils soient en accordéon, suspendus, reliés, en triptyque ou en coffret, les livres créés par les adhérents illustrent les différentes techniques de gravure : eau-forte, pointe sèche, vernis mou, lavis, aquatinte sur plaques de cuivre, berceau, burin et xylographie. Cette exposition sera visible jusqu’au 25 février. Nous y

reviendrons dans notre prochaine édition. Le 4 février, le Bon Son (club d’écoute) permettra, dès 16 ans, de partager des musiques. Et, le 8 février à 14 h 30, Geek&Co entraînera les plus de 10 ans dans des expériences numériques ludiques. Inscriptions sur place ou au 04 72 21 45 54.

... et bibliothèques de quartier À Robert-Desnos, le 28 janvier à 10 h 30, Num & Rik convie les enfants dès 6 ans à découvrir la création numérique (Inscriptions : 04 78 76 64 15). Le 1er février à 9 h 30 à Anatole-France, Mini Ludik s’adresse aux enfants dès 4 ans (entrée libre dans la limite des places disponibles).

Centre d’art

Madeleine-Lambert

Artiste en résidence, M’barka Amor recherche pour sa prochaine exposition des couscoussiers usagés et des personnes susceptibles de lui apprendre des berceuses en arabe.

Contacter au centre d’art Madeleine-Lambert Mireille Tatangelo au 04 72 21 44 44 (poste 48 13) ou écrire à mtatangelo@ville-venissieux.fr.

Stage de théâtre pour les 6 à 11 ans

Proposé par les compagnies Lunée l’Ôtre et Citéâtre, il se tiendra à la salle Érik-Satie du 6 au 10 février et est gratuit. Rendez-vous à L’Entresol (6, avenue Division-Leclerc), d’où les enfants seront amenés à Satie. Informations & inscription à entresolvenissieux@gmail.com.

Concert de chant choral

Le 28 janvier à 18 h 30, à l’église de l’Épiphanie (Minguettes), le concert de l’association musicale populaire propose du chant choral avec les Chœurs de Givors et la Chorale populaire de Lyon. Entrée libre, libre participation aux frais.

Drôle d’endroit pour des rencontres

Aux Alizés, à Bron, la 31e édition du festival du jeune cinéma français se tiendra du 27 au 29 janvier. De nombreux films y seront présentés par leurs équipes artistiques. À noter que, le 27 janvier à 17 heures, sera projeté UnPetitFrère, dernier né de la réalisatrice vénissiane Léonor Serraille. Qui, malheureusement, ne pourra pas être là. www.cinemalesalizes.com.

WEB-SÉRIE

Les futures trompettes de la renommée

Ce 19 janvier était le grand jour. La salle Érik-Satie était remplie par tous ceux qui avaient participé au projet de web-série mené par la compagnie Traction Avant. Avec un montage achevé dans la nuit, Slimane Bounia, le réalisateur, ressentait tout à la fois du stress et de la fierté d’avoir pu mener à bien un si beau projet. La Ballade des gens qui sont nés quelque part doit son titre à Georges Brassens, dont on entend les mélodies, chantées par le musicien vénissian Jean Sangally, tout au long de la série. Entièrement tourné à Vénissieux, le récit nous familiarise avec des jeunes, pour la plupart lycéens à Jacques-Brel, et nous parle de leurs joies et peines, de leur quotidien, de leur malheur, de leurs espoirs. On s’attache rapidement à tous ces per-

sonnages, on assiste en direct à des moments-clefs de la vie de la cité — comme la destruction d’une barre à Monmousseau — et l’on ne peut que féliciter l’ensemble de l’équipe : pour l’écriture du scénario (les jeunes avec le comédien et metteur en scène Vincent Villemagne), pour le naturel dont font preuve les acteurs, pour la qualité de la mise en scène et du montage, pour de très belles idées… Enfin, pour la bande-son qui nous remet dans les oreilles toutes ces belles chansons de Brassens par la voix magique de Jean Sangally.

Totalisant sept épisodes, la série sera bientôt en ligne (probablement mi-février). Avec l’espoir qu’elle puisse être projetée au cinéma Gérard-Philipe, à raison d’un épisode par mois. g

Cinéma Gérard-Philipe

1h34 14:00

LES CYCLADES 1h50 20:1516:1518:0020:1516:0014:0016:15

L’IMMENSITA (vf/vost) 1h38 18:00 20:15 vost 16:45 vost 20:15 18:00 vost 14:00 20:00 18:15 vost

LES RASCALS 1h45 16:3018:1520:0014:30 20:1518:15 20:30

LES BANSHEES D’INISHERIN (vost) 1h54 20:15 18:00 18:1516:15 JOYLAND (vost) 2H06 20:0018:00 16:0020:00 NOSTALGIA (vost) 1h58 20:0016:0018:3018:00 16:0014:00

14:30 16:15 14:30 16:15

Ciné

grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

Avant-Premières

Debout les femmes

Dimanche 15 janvier à 14h30

La Guerre des Lulus de Yann Samuell

Festival Télérama

Le 27 janvier à 14h30, le “road movie parlementaire” de Gilles Perret et François Ruffin, rencontre avec des femmes s’occupant d’enfants, de malades et âgées, sera suivi d’un échange avec l’association Capso (Cap social et solidaire).

D’après les albums de Régis Hautière et Hardoc, les aventures tragi-comiques d’une bande d’orphelins au milieu de la Grande Guerre. Un grand flm familial à partir de 10 ans

Dimanche 22 janvier à 18h

La Syndicaliste de Jean-Paul Salomé

Une histoire vraie, celle de Maureen Kearney, cadre chez Areva et courageuse lanceuse d’alerte en lutte contre des secrets d’Etat.

Une avant-première dans le cadre du festival Télérama/AFCAE

En présence de la réalisatrice Erige Sehiri

Pour voir et revoir le meilleur du cinéma 2022 au tarif de 4 euros Du 18 au 24 janvier, sur présentation du Pass publié dans les numéros de Télérama des 17 et 24 janvier, les spectateurs pourront assister aux séances au tarif unique de 4 e Pour flms et horaires, se reporter à la grille

COUP DE PROJECTEUR Le premier Dracula

Les Musicianes

Jeudi 26 janvier à 14h

Ciné-concert Nosferatu de FW Murnau (All/1922) mis en musique par l’ARFI Adaptation culte du Dracula de Bram Stocker, Nosferatu est considéré comme le premier flm d’horreur de l’histoire du cinéma. L’Arf propose un nouveau cinéconcert. Pour cette création, Guillaume Grenard compose la musique pour un trio à cordes : Clémence Cognet au violon, Colin Delzant au violoncelle et Christophe Gauvert à la contrebasse Entrée libre sur réservation au : 04 78 70 40 47 (places limitées)

Voilà un film qui vient de souffler sa première centaine de bougies et que l’on prend toujours plaisir à revoir, malgré son âge. Un film que l’on peut considérer comme l’archétype de tous les Dracula qui se sont succédés à l’écran mais, la production n’ayant payé aucun droit à Bram Stoker, l’auteur du roman, le nom fut changé. Quant au premier sujet tourné sur Dracula l’année précédente, il s’agit d’une œuvre hongroise complètement oubliée de nos jours.

nage de Nosferatu. Enfin, rappelons la sinistre anecdote qui s’est déroulée en 2015 et qui est sans doute liée à la réputation cabalistique de Nosferatu : des pilleurs de tombes ont forcé le caveau de Murnau pour dérober son crâne.

Nosferatu, le personnage qui donne son titre au film, a une silhouette reconnaissable entre tous : la tête rasée, les oreilles décollées, les sourcils pointant au-dessus d’yeux exorbités, deux dents pointues que les lèvres ont du mal à retenir et des doigts crochus aux ongles aiguisés façon serres. Aujourd’hui encore, il donne des frissons !

Mercredi 18 janvier à 20h15

Le Voleur

Sous les fgues d’Erige Sehiri

Projeté le 2 février à 14h30 dans le cadre de Ciné Collection, le film de Louis Malle interprété par Jean-Paul Belmondo sera présenté par Jonathan Eyraud, de l’association Madadayo -

Au nord-ouest de la Tunisie, des jeunes femmes travaillent à la récolte des fgues. Au fl de la journée, le verger devient un théâtre d’émotions, où se jouent les rêves et les espoirs de chacun.

née à Lyon, elle a vécu son enfance à Vénissieux. Après un passage remarqué par le documentaire, elle tourne son premier long métrage de fction en 2022, Sous les fgues.

En partenariat avec le GRAC

Ciné-Débat

Cet été là Divertimento Carte adhérent : cotisation annuelle 10€ et tarif réduit 4,90€ toute l’année et 4€ lundi et mercredi Tarif plein 6.70€ - Tarif réduit 5.80€ Tarif Est-Écrans 5,20€ / - de 16 ans 4,50€ Carte Est-Ecrans valable 1 an à partir de la date d’achat. Supplément : 1e pour séances en 3D - Chèques GRAC acceptés www.ville-venissieux.fr/cinema/

Nosferatu a tellement marqué des générations de cinéphiles que le nom mythique de son acteur principal, Max Schreck, se retrouve au Batman, le défi (1992) de Tim Burton — le personnage joué par Christopher Walken porte ce nom. Il existe plusieurs légendes collant à la peau de l’interprète de Nosferatu. D’abord, qu’il n’existait pas et que, derrière ce pseudo, se cachait Murnau lui-même. Le bruit a ensuite couru que Schreck était un véritable vampire, hypothèse reprise dans le film L’Ombre du vampire (2000), qui raconte le tour-

Projeté le 26 janvier à 14 heures dans le cadre des Musicianes, ce génial film muet bénéficie d’une nouvelle bande originale composée par Guillaume Grenard (de l’ARFI, Association à la recherche d’un folklore imaginaire). Elle sera interprétée par Clémence Cognet (violon), Colin Delzant (violoncelle) et Christophe Gaubert (contrebasse). Entrée libre sur réservation au 04 78 70 40 47. g

Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS 14 Culture
Classé Art et Essai
12, avenue Jean Cagne - 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr www.ville-venissieux.fr/cinema/
J.-C. L
Nosferatu de friedrich Wilhelm murNau
18:30 18:0020:3020:1516:1516:0014:0018:00 20:1520:15 16:1516:00 20:15 18:00 20:15 vost 14:30 ciné-café 18:1517:00 LUN 21 MAR 22 14:00 20:15 14:30 17:15 16:15 20:30 16:30 18:3016:3020:0018:1518:3020:3017:00 14:0018:0020:00 16:30 18:30 18:15 20:15 14:00 18:00 vost 14:30 16:0020:00 LE VAISSEAU SPATIAL 1h25 14:30 16:00 COULEURS DE L'INCENDIE 2h14 20:0016:0018:0018:00 16:0016:00 20:00 ARMAGEDDON TIME ( vost/vf ) 1h55 18:00 20:00 vost 14:00 16:00 vost 16:0018:0014:00 14:00 vost 20:0016:0018:0020:0016:0020:0016:00 LES FEMMES DU SQUARE 18:1514:00
DU 30
AU 6 DÉC. SAM 3 DIM 4 LUN 5 MAR 6 FUMER FAIT
14:30
14:30
FOR
17:30 LES MIENS 1h25 20:3014:30 16:15 18:00 16:15 20:15 14:30 18:30 14:30 18:15 16:30 LES ENGAGÉS 18:0020:1520:0018:0016:3020:1514:30 LES REPENTIS ( 18:0016:0016:00 Ciné gourmand MAURICE LE CHAT FABULEUX 1h33 LES FEMMES DU SQUARE 1h45 18:3018:1514:00 16:00 16:00 16:0016:15 LES AMANDIERS 2h06 14:3017:3018:0018:00 20:15 20:00 RESTE UN PEU 1h30 14:30 18:00 14:3014:3014:3018:15 20:30 PANIQUE 1h30 14:00 Audiodescription pour les non-voyants
16:00 18:15 20:15 16:00 18:00 20:15 18:0014:0020:1514:0018:0016:0018:30
NOV.
TOUSSER
20:15
16:00 16:30 18:00 18:00 20:15 WAKANDA
EVER ( vf ) 2h41 20:0020:0014:30 20:00 17:3020:0014:30
À VENIR DU 25 AU 31 JANVIER MER 25 JEU 26 VEN 27 SAM 28 DIM 29 LUN 30 MAR 31 Sortie Nationale DIVERTIMENTO 1h50 14:00 16:00 14:00 18:30 vfst 16:15 20:15 14:00 16:00 14:00 18:00 16:15 18:00 16:30
LA
DES LULUS 1h50 14:30 18:00 16:30 20:30 14:15 18:15 16:30
14:30 16:30
14:30
20:15
GUERRE
18:30
18:15 20:15
18:30 LES SURVIVANTS 1h34 18:3014:3016:15 20:30 20:3018:3014:30 Ciné Concert Les Musicianes NOSFERATU
Café Mardi 10 janvier à 14h30 Tirailleurs de Mathieu Vadepied
Ciné Débat DEBOUT LES FEMMES 1h25 14:30 PATTIE ET LA COLÈRE DE POSÉIDON 1h36 10:00 14:30 16:15 Ciné Collection Jeudi 12 janvier à 14h30 Le Grand Silence
A l’issue de la projection, café offert par l’association LSR (loisirs retraites solidarité)
"Totalement méconnu, Le Grand Silence est pourtant l'un des meilleurs westerns spaghetti jamais réalisés et le meilleur flm du très irrégulier Sergio Corbucci.’’ Télérama De Sergio Corbucci avec K. Kinski, JL Trintignant - Fr/It – 1h46 - Western - 1969
Ciné-rencontre
3 salles climatisées Boucle magnétique pour les malentendants Audiodescription pour les non-voyants DU 1ER AU 7 FÉVRIER MER 1ER JEU 2 VEN 3 SAM 4 DIM 5 LUN 6 MAR 7 BABYLON (vost/vf) 3h02 17:00 20:00 vost 17:00 20:15 vost 14:30 17:00 vost 20:00 17:00 20:00 18:00 vost 16:30 vost 20:00 17:00 20:00 Sortie Nationale ASTÉRIX ET OBÉLIX L’EMPIRE DU MILIEU 1h41 14:30 20:15 14:15 20:15 20:15 14:30 16:15 20:15 14:15 18:15 16:1516:15 20:15 LA GUERRE DES LULUS 1h50 16:1516:1514:15 18:00 18:00 18:0018:15 Ciné Collection LE VOLEUR 2h02 14:30 Sortie Nationale MAURICE LE CHAT FABULEUX 1h33 10:00 14:30 14:15 14:30 16:15 14:30 16:15 10:00 14:30 16:30 PATTIE ET LA COLÈRE DE
1h36 10:00 14:30 14:30 16:00 14:30 16:15 14:30 10:00 14:30
16:15 18:15 16:15 18:15 20:15 16:1518:15 20:15 16:1514:15 18:15
14:30
YOUSSEF SALEM A DU
1h37 18:15 20:15 18:15 vfst 14:30 18:1520:1518:15 DU 8 AU 14 FÉVRIER MER 8 JEU 9 VEN 10 SAM 11 DIM 12 LUN 13 MAR 14 VACANCES SCOLAIRES ASTÉRIX ET OBÉLIX L’EMPIRE DU MILIEU 1h41 16:15 18:15 18:00 vfst 14:15 16:15 14:15 20:15 16:15 14:30 18:15 16:15 20:15 DU 15 AU 21 FÉVRIER VEN 17 SAM 18 DIM 19 LUN 20 MAR 21 Sortie nationale ANT MAN ET LA GUÊPE : QUANTUMANIA (VF) 2h05 14:15 20:00 16:00 20:00 14:00 18:15 14:15 20:00 16:00 18:15 18:00 20:15 18:00 20:15 ASTÉRIX ET OBÉLIX L’EMPIRE DU MILIEU 1h41 18:00 20:15 20:0016:15 20:00 18:15 20:15 14:30 16:15 18:15 20:15 14:15 18:15 20:15 SACRÉES MOMIES 1h28 10:00 14:30 10:00 14:30 16:15 14:30 18:00 16:30 18:30 16:30 AFTERSUN (vost) 1h43 18:0020:15 18:30 14:30 16:15 16:15 20:00 ZODI ET TEHU, FRÈRES DU DÉSERT 16:30 18:15 14:30 20:15 16:30 20:15 14:1514:15 18:15 18:00 TU CHOISIRAS LA VIE
NENEH SUPERSTAR 1h35
MAURICE LE CHAT FABULEUX 1h33 16:3016:30 14:30 16:15 FESTIVALS TOUS EN SALLE / TÉLÉRAMA ENFANTS PIRO PIRO Avant première gourmande LE LION ET LES TROIS BRIGANDS 1h20 14:30 LE PHARAON, LE SAUVAGE ET LA PRINCESSE 1h20 10:00 14:30 INTERDIT AUX CHIENS ET AUX 14:30 20:3016:30 14:30 20:3016:30 Vénissieux Gérard Philipe 12, avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr Cinéma classé Art et Essai, jeune public, recherche et découverte, patrimoine et répertoire PHOTO D.R. AFFICHE D.R. Un préavis de grève étant en cours, certaines séances sont susceptibles d’être annulées.
Vendredi 27 janvier à 14h30 Debout les femmes de Gilles Perret et François Ruffn «road-movie parlementaire» à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, nos personnes âgées, en compagnie des députés Bruno Bonnell et François Ruffn. Projection suivie d’un échange avec l’association Capso (Cap social et solidaire)
POSÉIDON
DIVERTIMENTO 1h50
20:15
20:15
SUCCÈS
18:00 14:3014:30
16:15 14:30 18:1516:3016:15

Toutankhamon vous attend

Jusqu’au 24 avril, la Sucrière accueille l’exposition À la découverte du Pharaon oublié Elle permet de se plonger dans une époque passionnante, celle de l’exploration de la Vallée des Rois en Égypte.

En pratique

• Adresse : La Sucrière, 49-50 quai Rambaud, 69002 Lyon

• Horaires :

- Lundi : fermé

- Du mardi au vendredi : de 10 heures à 17 heures

- Samedi, dimanche, jour férié : de 10 heures à 19 heures

- Vacances scolaires (zone A) : ouvert tous les jours (également les lundis) de 10 heures à 19 heures.

• Dernière entrée : 1 h 30 avant la fermeture (prévoir 1 h 30 à 2 heures pour la visite des lieux)

• Tarifs : Adulte (dès 26 ans), 18 euros ; 19 à 25 ans, 14 euros ; 6 à 18 ans, 12 euros ; gratuit pour les moins de 6 ans.

• Plus d’informations : rendez-vous sur expo-toutankhamon.com

par les procédés d’écriture utilisés en Égypte il y a 33 siècles, aucun détail n’a été négligé, assurent ainsi les organisateurs. Les trois chambres funéraires ont été reconstituées avec les techniques de l’époque, avec un niveau de précision et de fiabilité historique jamais atteint.”

“V

oyez-vous quelque chose ? — Oui… des merveilles !”

C’est par cet échange, devenu historique, qu’Howard Carter et Lord Carnarvon, ont acté le 26 novembre 1922 la découverte du tombeau de Toutankhamon, dans la Vallée des Rois. Sous leurs yeux, qui s’habituent petit à petit à l’obscurité des lieux, d’étranges animaux, des statues, des jarres, des fresques, et puis, aussi et surtout, le scintillement de l’or et des pierres précieuses qui ont accompagné, des siècles durant, le jeune pharaon dans son repos éternel — il est mort à 18 ans seulement,

CONFÉRENCE

ayant pris la suite du grand pharaon hérétique Akhenaton et de la reine Nerfertiti. Ces merveilles, elles sont visibles jusqu’à la fin du mois d’avril à la Sucrière, à Lyon, dans le cadre de l’exposition “À la découverte du Pharaon oublié”. L’ambition de cette dernière ? Attirer un large public, au travers d’un parcours mêlant immersion et narration. Ainsi, l’exposition prend la forme d’une série de reconstitutions, bluffantes de réalisme, des racines de l’aventure des deux explorateurs à la découverte du tombeau en passant par la vie au temps du jeune Toutankhamon. Sans oublier, bien sûr, une

Une malédiction, vraiment ?

Le 28 janvier, l’exposition À la découverte du Pharaon oublié accueille une intrigante conférence, consacrée à l’un des mythes les plus tenaces concernant les découvertes de tombeaux égyptiens. “Cinq mois après la découverte du tombeau de Toutankhamon, une mort entourée de circonstances étranges allait donner naissance à la célèbre ‘malédiction de Toutankhamon’, qui allait enflammer les esprits d’alors et encore de nos jours, expliquent les organisateurs. Comment en est-on arrivé là ? Combien y auraient succombé ? Existe-t-il une quelconque réalité derrière les fantasmes ?”

Pour en savoir plus sur le sujet, rendez-vous à cette conférence, proposée et animée par un spécialiste du sujet, Yannis Gourdon, maître de conférences en égyptologie à l’université Lumière Lyon 2 et président du Cerc le lyonnais d’égyptologie Victor-Loret. Deux séances d’une heure chacune sont proposées, de 18 h 30 à 19 h 30 et de 19 h 30 à 20 h 30. A ccès gratuit dans la limite des places disponibles (inscription par mail, via info@expo-toutankhamon.com). g

reconstitution du plus célèbre tombeau du monde, comme si vous étiez à l’intérieur au moment de l’incroyable découverte faite par l’archéologue britannique et son mécène milliardaire.

Si les pièces exposées à la Sucrière sont des répliques, elles bénéficient d’une certification des ateliers du Caire et de la caution scientifique de spécialistes européens de l’Égypte antique. Lesquelles attestent d’un haut niveau de précision, de fiabilité et de souci du détail. “Des produits utilisés pour les peintures murales jusqu’aux moisissures constellant les murs de la tombe en passant

Pour ceux qui souhaitent ajouter une dimension ludique à cette expérience, un escape game est même proposé au cœur de l’exposition. L’idée ? À l’aide d’une carte et d’un carnet d’indices, vous parcourez l’exposition, à la recherche de la voie tracée par la déesse Sekhmet, et vous devez résoudre des énigmes, découvrir différents secrets et éviter les pièges. Comptez une heure et 20 euros par session de cinq personnes maximum, pour venir à bout de ce challenge original réservé aux plus de 12 ans. Les petits explorateurs, pour leur part, pourront demander un carnet de fouilles à l’entrée de la Sucrière. g

Expressions vous fait gagner deux places

Vous souhaitez visiter l’exposition consacrée à Toutankhamon ? Deux places pour adultes sont à gagner, offertes par les équipes de la Sucrière et Expressions. Pour les remporter, il suffit d’envoyer avant le 31 janvier un mail à l’adresse redaction@expressions-venissieux.fr, avec vos coordonnées. Un tirage au sort sera effectué le 1er février par la rédaction du journal.

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 15 Magazine
G.M.
IDÉE
DE SORTIE
G.M.
PHOTO G.M.
PHOTO

VACANCES ACTIVES

VÉNISSIEUX HANDBALL

Stages à tous les étages C’était la dernière séance ?

rugby

Ouvert aux 6-12 ans, licenciés et non-licenciés, le stage de l’USV est proposé du lundi 13 février au vendredi 17 février. Au programme : bowling, lasergame, natation, cinéma, course d’orientation et jeux collectifs. Accueil à 8 h 30 au stade Laurent-Gérin avec entraînement matinal, et activités en après-midi qui prennent fin vers 17 heures. Pique-nique tiré du sac. Tarif : 80 euros la semaine. Contacts : louisdepreaux@gmail.com et a.gouga@outlook.com.

Judo

Stage jeudi 16 février et vendredi 17 février au dojo de Parilly, de 10 heures à 16 h 30 pour les élèves de 7 ans et plus. Tarif : 10 euros la journée. Renseignements au club ou en écrivant à support@canalblog.com.

MuLtisports

Du lundi 6 février au vendredi 10 février, la commune propose dans le cadre des vacances d’hiver 2023, pour les élèves de CE2, CM1 et CM2, de multiples activités dans les gymnases de la ville, de 14 heures à 16 h 30.

Renseignements au 04 72 50 74 02.

footbaLL

Vénissieux FC propose des stages d’hiver, des U6 aux U9 au stade Laurent-Gérin, et des U10 aux U13 au stade Auguste-Delaune, du 6 au 10 février, puis du 13 au 17 février.

Tarifs : 25 euros pour les licenciés VFC, 35 euros pour les non-licenciés. Permanences au club-house du stade Auguste-Delaune les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 16 h 30 à 18 h 30 g D.Y.

RÉSULTATS

g Rugby

- Le XV de l’USV s’est incliné face au SA Annonéen, le 14 janvier pour le compte de la 12e journée (22-14), au stade Laurent-Gérin.

g Gymnastique

- Mylo Caujole et Timéo Besson, gymnastes du CMO-V, ont pris la 3e place des championnats départementaux FFG en Nationale B, dans la catégorie des 7-9 ans, le 22 janvier à Villefranche.

g Escrime

- Bon début d’année pour les épéistes de Vénissieux Escrime au tournoi Duel en duo de Bron, le 14 janvier. Notamment chez la relève puisque les moins de 13 ans se sont imposés grâce au duo Loïc Detot et Arthur Odent. En senior, 3e place obtenue par Andréa Emerit et Nicolas Flament.

g Athlétisme

- Julie Orosmane et Richard Souben (AFA Feyzin/Vénissieux) ont fait fort à l’occasion des championnats départementaux des lancers longs, le 15 janvier au stade du Rhône de Parilly. Julie avec un jet de 28,37 m au javelot, et Richard, nouveau licencié, avec une performance à

32,70 m. En marche athlétique, le même jour à Aubière, Faustin Garreau a pris la 3e place du 5 000 m marche en 23’19.

g Futsal - Les Vénissians n’ont fait illusion que dix minutes à l’occasion des 32e de finale de la coupe de France de futsal qui se sont déroulées au gymnase Anquetil, dimanche 22 janvier. Goal FC (Chasselay) qui évolue en ligue 2 s’est imposé 10 à 3.

g Football - En disposant de Cendre FA (Puyde-Dôme) 1 but à 0, dimanche 22 janvier au stade Laurent-Gérin, l’équipe du Vénissieux FC s’est qualifiée pour les 16e de finale de la coupe Aura.

g Gym rythmique

- Les trois gymnastes du CMO-V qui ont pris part au championnat de France de National C, le 15 janvier à Sélestat “n’ont pas démérité”, ont commenté les dirigeantes du club vénissian. Hella Cristini s’est classée 16e chez les 16-17 ans, Kristina Gauchon 14e chez les 10-11 ans, et enfin Méline Tacca, 31e chez les 14-15 ans.

AGENDA

g Samedi 28 janvier

- L’équipe de futsal du Vénissieux FC accueille Saint-Priest Futsal au gymnase Micheline-Ostermeyer, à 19 h 30.

– Interclubs de badminton organisé par Badminton Vénissieux Sud-Est au gymnase Jacques-Brel, de 9 heures à 17 heures.

g Samedi 4 février

– Les footballeurs du VFC accueillent la réserve du FC Villefranche en Beaujolais au stade

Laurent-Gérin, à 18 heures.

- Rencontre de l’école de natation organisée par le CMO-V natation à la piscine AugusteDelaune, de 13 h 30 à 17 h 30.

- Gala de boxe amateur organisé par l’Espace École Sport Boxe au gymnase Jacques-Anquetil, de 19 heures à 22 heures.

g Dimanche 5 février

- Les rugbymen de l’USV reçoivent Pays de L’Arbresle Club au stade Laurent-Gérin, à 15 heures.

Les Vénissians ont particulièrement tenu à saluer leur public à la fin du match contre

au gymnase Jacques-Anquetil, samedi 21 janvier. Une dernière fois ?

Au moment de la sortie de notre journal, le couperet n’était pas encore officiellement tombé. Mais on voit mal comment l’équipe professionnelle du VHB, plombée par de lourdes difficultés financières, pourrait éviter une exclusion du championnat de Nationale 1. Depuis novemb re dernier, les joueurs et le staff ne sont en effet plus payés. Le match joué le 21 janvier au gymnase Anquetil aura-t-il été le dernier de l’équipe professionnelle cette saison ? Un match perdu avec les honneurs. “Les joueurs ont essayé d’oublier ce contexte difficile, a commenté Éric Forets, l’entraîneur. Leur amour-propre et leur potentiel leur ont permis, lors des dix dernières minutes, de revenir à un but d’Annecy.”

L’ équipe pro suspendue à L a décision de L a fédération

Tous les regards sont désormais tournés vers la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG) de la Fédération française de handball (FFH). Laquelle, après avoir entendu par visioconférence les dirigeants de la SAS (Société à actions simplifiées) du VHB, dont l’actionnaire principal est Jean-Pierre Casas, rendra ses

conclusions sur l’avenir du club pro. Le flou concerne également l’avenir des joueurs et du staff technique qui sont liés par contrat au club pro. Vont-ils saisir le conseil de Prud’hommes ? Du côté de la Ville, l’attente est de mise. Il est bon de rappeler que la subvention municipale allouée à Vénissieux Handball ne concerne pas la SAS mais seulement l’association sportive qui comprend l’équipe réserve de Nationale 3, les équipes jeunes, les féminines, l’école de hand… À moins d’un improbable rebondissement, l’équipe pro ne pourra pas se déplacer ce samedi 28 janvi er à Hazebrouck (Hauts-de-France), pour le compte de la 15 e journée. Trente ans après la même mésaventure — avec le même principal actionnaire ! — qui avait mené le HBV 85 au dépôt de bilan, l’exclusion du VHB du championnat de Nationale 1 constituerait un terrible gâchis. D’ordre sportif parce que le club vénissian avait toutes les cartes en main pour accéder en fin de saison à la ProD2 (le 2e échelon national). Mais également humain car les joueurs et les membres du staff auraient bien du mal, à mi-saison, à trouver un point de chute dans un autre club. g

16 SportS Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS
Toujours plombée par de lourdes difficultés financières, l’entité professionnelle du VHB a probablement joué son dernier match de la saison, le 21 janvier, au gymnase Anquetil. PHOTO D.Y. Annecy

JOSEPH INZIRILLO

Footballeur bénévole

Bien connu pour son long bail comme dirigeant de l’AS Minguettes, puis comme salarié du CRESS, Joseph Inzirillo affiche plus d’une quinzaine d’années de bénévolat à la Ligue et au District de foot... Il vient de recevoir la médaille d’argent de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif. Portrait.

Ià l’époque quand un petit jeune tapait le ballon en bas de son immeuble. Mais de là à imaginer qu’il ferait corps avec lui, au point de ne jamais le quitter…

Le flirt poussé entre Joseph Inzirillo et le ballon rond a toujours rimé avec passion. Sans forcément que cela tourne à l’obsession. Ce n’est d’ailleurs qu’à l’âge de 14 ans qu’il prend sa première licence à

n 1960 : naissance de Joseph Inzirillo

n 1974 : première licence au club de foot de l’US Vénissieux

n 1982 : intègre la société familiale de cadeaux aux entreprises jusqu’en 1996 n 1997 : création du CRESS et licence de vétéran au club de foot de l’AS Minguettes n 2005 : intègre comme bénévole le District de football du Rhône, puis la Ligue Auvergne Rhône-Alpes de football n 2023 : reçoit la médaille d’argent de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif.

années auparavant pour s’installer dans le quartier Max-Barel, à une centaine de mètres du stade Laurent-Gérin. À 14 ans, n’est-il déjà pas trop tard pour rêver d’une carrière de footballeur de haut niveau ? Assurément, mais Joseph n’en avait cure. Une carrière pro ne faisait pas partie de ses préoccupations. “Que m’importait de jouer en équipe première, en réserve, voire dans les catégories les plus basses s’il le fallait. Je ne voulais qu’entrer sur un terrain et m’amuser avec un ballon… pourvu qu’il soit rond.”

Un plaisir foU en fsGT

Et l’école dans tout ça ? “J’ai fait mes classes au groupe scolaire Max-Barel, puis au collège Aragon, sans grand enthousiasme. J’ai reçu des bases de comptabilité au lycée Hélène-Boucher. Mais je ne pensais qu’au foot…”

Son incorporation sous les drapeaux ne freine pas davantage sa passion. “J’ai été appelé du côté de la frontière belge. Et là, je suis tombé sur un gradé fana de foot, qui m’a donné l’occasion de rechausser les crampons, et de participer à des

bonne condition physique, avant de rejoindre mon unité à Châlonssur-Marne.”

Là encore, le bidasse Joseph Inzirillo va profiter de ses permissions pour rejoindre ses amis footballeurs du CMO-V, une équipe évoluant en FSGT composée de joueurs ayant évolué à de bons niveaux à l’AS Minguettes et l’US Vénissieux. “J’ai pris un plaisir fou, on s’est déplacé un peu partout en France, on a gagné des championnats et des coupes nationales…” Son retour au quotidien, et le lancement de sa vie professionnelle n’auront rien d’excitant. “J’ai rejoint l’entreprise familiale spécialisée dans les cadeaux aux entreprises tenue par mon père, mon frère et ma sœur, à Villeurbanne. J’avais heureusement ma licence au club des Minguettes, l’équilibre était trouvé.”

“le Cress, mes plUs belles années” À l’aube des années 2000, l’épouse de Joseph, Béatrice Clavel, maître de conférences en psychologie du développement, crée avec Nadi Derran le Centre de recherche et

d’éducation par le sport (CRESS). Une étape décisive. “Il fallait trouver un club support au CRESS pour mettre en application des principes de psychologie autour d’un sport collectif. Un travail visant à développer l’esprit d’équipe et le respect de l’autre chez des jeunes pratiquant le football en zone urbaine sensible.” Georges Clavel, le père de Béatrice, qui était responsable du CMO-V foot FSGT, conseille de prendre appui sur les jeunes footballeurs de l’AS Minguettes. “Une aventure qui a duré une dizaine d’années jalonnées de moments forts, se souvient Joseph : des partenariats avec Orange, puis les magasins But, le soutien de la Fédération française de foot (FFF) et du ministère des Sports chapeauté alors par Jean-François Lamour, la venue de Zinédine Zidane puis de Emmanuel Petit à Vénissieux, un trophée national dans la catégorie arbitrage-esprit sportif remis à Paris, une médaille d’or Jeunesse et Sports reçue à Bordeaux… Grâce aux partenaires, le CRESS disposait d’un budget de plus de 350 000 euros, et il avait pu embaucher des salariés.”

Ces belles années ont duré jusqu’en 2010-2012. Par la suite, les sponsors se sont moins impli-

qués. Mais le CRESS a poursuivi ses missions premières, proposant des activités sportives et de loisirs adaptées pour les enfants en situation de handicap. En partenariat avec la Ville de Vénissieux et l’Office municipal du sport (OMS), cette démarche novatrice a abouti en 2017 à la création de l’Observatoire du sport et du handicap.

Bénévole administratif à la Ligue Auvergne Rhône-Alpes de football, mais surtout au District de Lyon et du Rhône, Joseph propose des sessions de foot adapté pour répondre à une demande croissante. Il devient responsable de la section Foot ensemble au District, mais également à la Ligue avec Foot pour tous.

La médaille d’argent de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif, qu’il a reçue, mardi 17 janvier à Gerland, au siège de la Ligue, n’est que la juste récompense de sa quinzaine d’années de bons et loyaux services.

“Cette distinction correspond au salaire du bénévole”, a-t-on coutume de dire lors de ces cérémonies. Bien que quasiment retraité, José n’en a pas fini avec ce diable de ballon rond. g

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 17 SportS
PHOTO DENIS DUPONT PHOTO ARCHIVES EXPRESSIONSRAPHAËL BERT
DJAMEL YOUNSI
BIO EXPRESS Joseph Inzirillo (en rouge, 1er plan) s’investit au CRESS depuis plus de 20 ans

SPORTS DE COMBAT

L’ALVP judo bientôt sexagénaire

En juillet, le club va souffler ses 60 bougies… En attendant, les compétitions UFOLEP s’enchaînent, comme celle du 14 janvier au gymnase Anquetil.

L’interclubs de judo UFOLEP programmé le 14 janvier dernier par le comité du Rhône, et organisé au gymnase Jacques-Anquetil, était en quelque sorte un horsd’œuvre de choix avant d’autres échéances à venir. Une bonne centaine de judokas en action, des cadets aux seniors, dont une bonne moitié portant les couleurs de l’ALVP, ont donc ouvert la saison 2023. “Les résultats sont presque secondaires, il s’agissait d’un retour à la compétition, a glissé François Marie-Claire, l’entraîneur. J’ai tout autant apprécié les à-côtés de la réunion, à savoir l’implication des bénévoles, notamment les commissaires, ou encore ceux qui n’ont pas rechigné à la tâche, en installant et en rangeant le matériel.”

D’ores et déjà, une autre date a été cochée sur l’agenda sportif : le 4 mars, les portes de l’enceinte sportive de Parilly accueilleront une autre compétition de même niveau. “Après les cadets, juniors

CLAM-V BASKET

et seniors qui se sont affrontés sur les tatamis, on aura droit à un sélectif réservé cette fois-ci aux poussins et benjamins, et qualificatif pour les championnats du Rhône, a précisé Jérôme Calamusa, le président du club. Et après cela, place à l’événement de l’année pour nous, la prépa-

ration de nos 60 ans, que nous avons prévu de célébrer cet été.”

242 licenciés

Pour fêter dignement cet anniversaire, l’ALVP Judo a d’ores et déjà programmé la tenue d’un gala, une expo de photos retraçant les grands moments de la vie

du club, ainsi qu’une soirée festive. “Tous les anciens de l’ALVP sont invités à se manifester, à fouiller pour retrouver archives, documents, photos et vidéos”, précise Jérôme Calamusa.

Cet événement tombe à pic puisque, après les turbulences consécutives à la crise sanitaire,

l’ALVP a repris des couleurs. Le club a presque retrouvé ses affluences d’avant-Covid. En 2017, 269 judokas étaient recensés, le plus haut niveau jamais atteint. “En 2020, nous n’étions plus que 153 adhérents , poursuit le président. Cette année, on affiche fièrement nos 242 licenciés, et certains cours sont complets, notamment chez les 4-5 ans où nous accueillons plus de 50 judokas. En revanche, comme pas mal de clubs régionaux, on peine à recruter des minimes filles.”

Sur le plan purement sportif, si le loisir prime au club, il serait malvenu de passer sous silence le potentiel de quelques judokates qui ont intégré le pôle espoir de Lyon et qui ont déjà matché en élite. À savoir Karima Selmani, Maïssa Akil, Jade Zengal et Lisa Jacquin. Une autre suit leur trace, Naël Zengal, lycéenne en sport-études à Lyon 8e au lycée Lumière. g

Le dernier match de la première partie du championnat de Régionale 3, dimanche 15 janvier, n’a eu aucune incidence sur le classement général. Défait ou victorieux face à Aix

était assuré de finir à la 2e place, derrière les intouchables Falcons de Pusignan. Et donc de se qualifier pour la phase d’accession en Régionale 2. Les Vénissians

seront versés dans une poule comprenant la CRO Lyon, Saint-Amour, Annecy, Cran Pringy et Pusignan. “Ce n’est pas pour autant que l’on va faire du tourisme, chez nous au gymnase Alain-Colas, avait prévenu Mourad Chérif, l’entraîneur. On va devoir s’imposer pour confirmer notre bonne entame de saison, et ainsi préparer la dizaine de matches qui nous reste. Programme qu’on attend avec une réelle sérénité. Tout ce qui va se passer lors de la seconde phase de la saison sera considéré comme du bonus.” Et le président François Martin, à ses côtés, de compléter : “N’oublions pas qu’on s’était fixé comme unique objectif sportif le maintien. C’est donc une saison réussie quoi qu’il arrive.”

“TouT le monde esT logé à la même enseigne” Face à Aix Maurienne Savoie basket, la formation vénissiane a fait le job sur le parquet d’Alain-Colas. Elle a pris ses

distances dès la fin du premier quarttemps (11 points d’écart), et atteint la pause avec un matelas confortable (43-23). Malgré un relâchement compréhensible durant une dizaine de minutes, le CLAM-V a fini la rencontre en réussissant le grand écart, 27 points. “On va attendre d’en savoir un peu plus sur nos prochains adversaires, se félicitait le coach après la rencontre. Dommage qu’il y ait une coupure d’une semaine, puis la trêve en raison des vacances scolaires de février. Mais bon, tout le monde est logé à la même enseigne. À chacun de s’adapter et d’aborder la seconde étape au mieux.” En lever de rideau, les basketteurs vénissians de l’équipe réserve (Départementale 2) s’étaient imposés 77-64 face à Bron. Une accession en Départementale 1 est concevable. g D.Y.

Le groupe vénissian : Nabil et Bilel Meznad, Geoffrey Lamy, Soufiane Boukherissa, Hugo Vallet, François Navarro, Maxime Laudet, Douaid M’Bodji, David Bonnard.

18 SportS Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 / EXPRESSIONS
Maurienne Savoie basket, le CLAM-V
D.Y.
PHOTO
L’équipe de basket du CLAM-V peut nourrir des ambitions d’accession... alors qu’elle visait initialement le maintien.
Saison
aboutie… quoi qu’il arrive
PHOTO D.Y.

PRATIQUE Signalez un problème dans votre logement

Moisissures, infiltration d’eau, humidité, présence de blattes ou de punaises : pour tous ces problèmes et d’autres ayant trait à la sécurité, au confort, à l’état du bâti, à la vie commune, vous pouvez faire un signalement sur la plateforme histologe.beta.gouv.fr

Portée par le ministère de la Transition écologique et relayée localement par la Métropole de Lyon, cette plateforme vous permet, que vous soyez locataire ou propriétaire, de saisir en quelques clics votre problème de logement. Histologe qualifie ensuite votre problème et le renvoie vers la bonne administration.

D’abord expérimenté dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, ce service public est désor-

mais disponible dans le Rhône. Son objectif est d’accélérer la prise en charge du “mal logement”. Depuis son lancement, 12 000 signalements ont été enregistrés. Plus d’informations auprès de l’Équipe métropolitaine de l’habitat (EMHA) : 04 26 83 97 82 ou emha@grandlyon.com. g G.L.

Dans le cadre de l’action qu’elle porte pour lutter contre le non-recours aux droits, la Ville de Vénissieux se fait le relais de la communication sur le chèque énergie : une aide au paiement des factures d’énergie du logement pour les ménages les plus modestes.

Pour savoir si vous êtes éligible, le ministère de la Transition écologique propose un simulateur à l’adresse suivante : https://chequeenergie.gouv.fr/ beneficiaire/eligibilite (se munir de son numéro fiscal).

Le montant du chèque énergie est calculé en fonction du revenu fiscal de référence, il peut varier de 48 à 277 euros par an.

Outre le paiement des factures auprès des fournisseurs d’énergie, cette aide peut également être utilisée pour financer des travaux d’efficacité éligibles au crédit d’impôt transition énergétique.

Attention aux dates : le chèque supplémentaire de 100 euros, versé à l’automne 2022, est utilisable jusqu’au 31 mars prochain. Plus d’infos sur www.service-public.fr g G.L.

Le recensement de la population a commencé le 19 janvier et s’achèvera samedi 25 février. Si votre logement appartient à l’échantillon retenu, vous aurez reçu au préalable un courrier détaillant les modalités à suivre. Il est possible de fournir directement les informations demandées sur Internet

avec les codes personnels qui vous auront été fournis. Si vous ne pouvez pas répondre par Internet, un questionnaire papier vous sera remis par l’agent recenseur qui pourra vous aider à le remplir.

Les informations personnelles restent confidentielles et sont protégées. Les agents recenseurs sont

Les rendez-vous du Secours

Menus du 25 janvier au 3 février

populaire

Le comité de Vénissieux-Corbas du Secours populaire organise samedi 4 février à 14 heures son grand loto de la solidarité à la salle Jeanne-Labourbe de Parilly. De nombreux lots sont à ga gner : ch èques cadeaux d’une valeur de 400 euros, petits appareils ménagers, livres, vaisselle, etc. Pour le loto enfants, les lots comprendront notamment des jeux de société, des livres et des peluches. Prix du carton 3 eur os, 3 cartons 8 euros, 7 cartons 16 euros.

L’association organise par ailleurs le samedi 11 février, de 8 heures à 11 heures, une grande braderie exceptionnelle (déguisements, vêtements, vaisselle, objets divers) dans ses locaux du 99, boulevard IrèneJoliot-Curie.

Emploi : quatre dates pour découvrir l’industrie La 4e édition de l’événement Viva Fabrica ! aura lieu fin février dans les usines FagorBrandt (Lyon 7e), à deux pas de Vénissieux. Pour les scolaires, les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion, c’est l’occasion de s’offrir une plongée dans le monde de l’industrie. 40 acteurs industriels seront présents, 12 000 m 2 seront dédiés aux animations et démonstrations.

Les 23 et 24 février (8 h 30 à 18 h 15) pour les groupes (scolaires, insertion et demandeurs d’emploi). Les 25 et 26 février (10 heures à 19 heures) pour le grand public. Usines Fagor-Brandt, 65, rue Challemel-Lacour à Lyon 7 e. Inscriptions individuelles et de groupes : viva-fabrica.fr.

tenus au secret professionnel et seront munis d’une carte officielle. Le recensement de la population est gratuit, ne répondez pas aux sites qui vous réclament de l’argent. Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le 04 72 21 45 21. g

G.L.

Mercredi 25 : duo perles-quinoa tomates et épices douces, œufs durs*, épinards hachés béchamel*, compote de poires, pain*.

Jeudi 26 : céleri rémoulade, saucisson chaud (porc) / beurre ou émincé végétal sauce moutarde (blé, pois chiches), pommes de terre vapeur persillées*, petit-suisse sucré, pain*.

Vendredi 27 : salade de lentilles / vinaigrette maison gratinée de poisson à l’emmental, beignets de salsifis, fruit de saison, pain*.

Lundi 30 : mâche / vinaigrette maison, tortellini aux 4 fromages sauce Mornay, fromage blanc nature, fruit de saison*, pain*.

Mardi 31 : crêpe au fromage, filet de poisson sauce citron, petits pois à l’anglaise, fruit de saison, pain*.

Mercredi 1er : betteraves / vinaigrette maison, tajine du soleil (légumes, pois chiches), semoule, fromage, mélange de fruits Acapulco, pain*.

Jeudi 2 : salade coleslaw / vinaigrette maison, navarin d’agneau ou mélange céréales et graines, purée de potiron, crêpe et pâte à tartiner chocolat noisette, pain*.

Vendredi 3 : salade verte / vinaigrette maison, filet de poisson pané / citron, coquillettes (+ fromage râpé), fruit de saison, pain*.

(*) Produits Bio.

La Ville peut être amenée à modifier ces menus, consultables sur www.venissieux.fr.

JARDINAGE Les Mains vertes : c’est parti pour la saison 2

Le jardin potager école, aménagé sur le terrain de l’Afpa Vénissieux, se prépare à accueillir de nouveaux élèves en février 2023. L’an passé, la première saison de formation avait été concluante. “On avait eu six participants pour chaque créneau, détaille Amélie Thome, directrice des opérations. C’étaient vraiment des groupes à taille humaine : parfait pour apprendre !” Sur les 250 m² cultivables, chaque participant acquiert des compétences au contact d’un spécialiste du maraîchage tout en se ressourçant. Pour les plus assidus, de petits

CONSEILS DE QUARTIER

lopins sont disponibles. “Il reste des parcelles de 20 m² à louer à l’année”, rappelle la responsable associative. g F.D.

- Le jardin de l’AFPA : 35, boulevard de Jodino à Vénissieux.

- Cours hebdomadaire : vendredi de 12 h 30 à 13 h 30 (3 février - 12 mai), puis de 8 heures à 9 heures (19 mai - 28 juillet).

- Cours bi-mensuel : samedi de 14 à 16 heures (11 février - 6 mai), puis de 16 h 30 à 18 h 30 (20 mai - 29 juillet).

Tarif : 195 euros (dont 5 euros de cotisation). Inscription : amelie-thome.assoconnect.com/ collect/description/287827-s-abonnementprintemps-ete-2023.

Les prochaines permanences

● Charréard/Max-Barel

Jeudi 26 janvier à 18 heures. Foyer Max-Barel (1, rue MaxBarel).

Président : Nicolas Porret.

PRATIQUE

NUMÉROS RAPIDES D’URGENCE

● Saint-Exupéry

Vendredi 27 janvier à 18 heures. Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine).

Président : Saïd Hamidou. g

Samu : 15 - Police secours : 17 - Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 39 19

COMMISSARIAT DE POLICE POLICE MUNICIPALE 04 72 50 04 76 04 72 50 02 72

TOP MUNICIPAL

Médiation - prévention. 24 heures/24 - 365 J./an - 04 72 51 52 53.

DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE

En cas de besoin, contacter le 04 72 21 44 44.

EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749 19 Au quotidien
Rédaction : 9 rue Aristide-Bruant 69 200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé. Directrice de publication : Delphine Peyre. Rédacteur en chef : Gilles Lulla & 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : Grégory Moris & 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Alain Seveyrat & 04 72 51 76 84. Journalistes : Poutchie Gonzales & 04 72 51 04 78. Jean-Charles Lemeunier & 04 72 51 76 85. Djamel Younsi & 04 72 51 76 62. Fabrice Dufaud & 04 72 51 76 64. Assistante de gestion : Krisztina Papp. Chargé de publicité : Rémi Berthelot & 04 72 90 95 98. Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : CIRA - 01 150 Saint-Vulbas & 02 28 02 23 60. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux & 04 72 33 04 30. Abonnement : 45 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 33 500 exemplaires. ISSN : 1151-0935 xpressionse L e s n o u v e l e s d e V é n i s s i e u x ACCÈS AUX DROITS RECENSEMENT DE LA POPULATION
Jusqu’au 25 février
MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES
Le chèque énergie
PHOTO EMMANUEL FOUDROT
EXPRESS

ERIGE SEHIRI

Les fruits de la passion

Elle est encore tout émue, Erige Sehiri, à notre rendez-vous qui suit la présentation de son film Sous les figues, au cinéma Gérard-Philipe. Un mouvement de grève avait annulé la séance mais, devant l’insistance des spectateurs, la compréhension de l’importance de l’événement et la négociation immédiate menée entre la Ville et le personnel en grève, la séance put avoir lieu devant une salle comble… et ravie.

Née à Villeurbanne, Erige a vécu dans le quartier Marcel-Cachin de 1983 à 2005. “ Dans une vie , sourit-elle, les vingt premières années sont importantes. D’ailleurs, je le montre dans mon film. ” Elle revient sur Gérard-Philipe, là où son film a été projeté et où elle a découvert le cinéma. Une passion qu’elle fait remonter à ses 14-15 ans. “Mon grand frère adorait le cinéma, plutôt américain. J’ai grandi en regardant des films de mafia, des westerns. La vision de L’Ours de Jean-Jacques Annaud a été un grand moment, avec un animal pour personnage principal. Puis, il y a eu Le Grand Bleu, Titanic, vus à Gérard-Philipe.”

À 15 ans, cette attirance se traduit par un désir de devenir actrice. Erige prend des cours de théâtre, dont ceux de l’Actors Studio à Paris. Mais c’est en étant journaliste à Jérusalem (elle était fixeuse, c’est-à-dire guide et interprète pour des journalistes étrangers) que la jeune femme, qui a alors 25 ans, comprend qu’elle voudrait devenir réalisatrice.

Car Erige a la bougeotte. “Dans les quartiers , remarque-t-elle, il y a ceux qui restent dans le cocon et ceux qui partent loin. Moi, j’ai quitté Vénissieux pour aller très loin. Je ne savais pas comment faire autrement. C’était super de faire tout cela, de vivre ces expériences. Si on a une âme de cinéaste, on a besoin de vivre beaucoup de choses dans sa vie.”

Erige part aux États-Unis, passe par Montréal, le Luxembourg et Jérusalem. Et puis, il y a L’Esquive d’Abdellatif Khechiche, un film qui est devenu une de ses références. “J’apprécie sa liberté de ton, ses dialogues, la construction de ses films dans lesquels il reproduit le rythme de la vie. Je m’en suis beaucoup inspirée pour Sous les figues.”

Erige a en effet franchi la frontière. Elle a compris la différence entre un reportage de journaliste et la mise en scène

d’un documentaire. En 2012, un premier court-métrage, Le Facebook de mon père, suit ce dernier alors qu’il retourne en Tunisie, son pays d’origine. Puis son premier long-métrage, La Voie normale, concerne des cheminots tunisiens. À propos de son travail, elle lâche : “On peut se libérer des choix classiques. Le cinéma est d’abord et avant tout un laboratoire de création. Quand on n’a pas fait d’école, comme moi, on a un doute de légitimité. Après, j’ai créé ma société de production pour avoir plus de liberté. Je suis productrice déléguée de Sous les figues, pour éviter ces diktats qui paralysent le processus de création.”

C’est également en Tunisie, où elle a passé de nombreuses vacances, qu’Erige

tourne Sous les figues . Un tournage qui s’étend sur deux années. Cela a créé de multiples contraintes pour une histoire censée se dérouler sur une seule journée et dans un seul lieu, un retour aux règles classiques. Elle trouve aux alentours du village de son père un verger suffisamment grand pour installer toute une équipe de cinéma. Le film s’ouvre et se ferme sur une série de portraits. D’abord fermés, parce que ce sont ceux de personnes se rendant au boulot (la cueillette des figues). Puis ouverts, une fois la journée de travail terminée, avec des jeunes femmes qui chantent et rient. Entretemps, le spectateur a appris à les connaître, à se sentir proche, à apprendre leurs souffrances, leurs envies, leur

façon d’être. Et à comprendre combien ce qu’il découvre est universel et ne concerne pas que des ouvriers agricoles d’un petit village tunisien.

Une volonté de doUceUr Erige avoue avoir aimé capter “leurs visages, leurs regards, leur humanité, leur complexité”, ce qu’elle appelle “l’essence du cinéma”. “Ils sont intemporels dans leur manière d’être. L’action pourrait se passer il y a cent ans. Ce qui est moderne, c’est leur liberté de parole et leur connexion aux réseaux sociaux. Ils sont à la fois dans leur bulle et appartiennent au reste du monde.”

Le film se déroule entièrement en extérieurs, sur une route et dans un verger. “Je voulais montrer combien ils étaient étouffés, enfermés. Et que tout cela passe par l’image et les dialogues. Personne ne croyait qu’on serait capables de tenir une heure trente sous les arbres. Cela tient à la performance des acteurs.”

Le pari est d’autant plus réussi que la qualité de la mise en scène se double effectivement du jeu très naturel des acteurs, tous non-professionnels. Pour mieux s’approprier leurs textes, la réalisatrice leur a laissé une grande liberté et une part d’improvisation.

“Pour l’écriture du scénario, je me suis questionnée sur ce qui s’était passé avant le film et ce qui se passerait après. C’était pour la cohérence des personnages. J’ai tenu également compte du caractère sensuel du fruit, du côté sacré emblématique des figuiers, du jardin d’Éden que peut représenter le verger. Celui-là est un prolongement de la vie. Je ne voulais pas non plus tomber dans le drame social — les accidents des camions qui transportent les ouvriers sont fréquents — ni faire des cueilleuses un sujet d’actualité. La critique sociale passe en filigrane.” Cette “volonté de douceur” revendiquée par Erige a porté ses fruits. Le film est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs l’an dernier à Cannes et reçoit des prix dans plusieurs festivals. Jusqu’au titre de meilleure réalisatrice qu’Erige vient de décrocher en Chine. Ce qui, espérons-le, facilitera son prochain sujet, qu’elle a déjà écrit, Marie et Jolie, “l’histoire de deux Ivoiriennes qui vivent en Tunisie”. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Le film Sous les figues sera reprogrammé en mars à Gérard-Philipe.

20 Portrait EXPRESSIONS / Mercredi 25 janvier 2023 - n° 749
PHOTO EMMANUEL FOUDROT
Alors qu’elle vient de présenter au cinéma Gérard-Philipe son film Sous les figues, la cinéaste revient sur ses années passées à Vénissieux et sur sa passion.