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LOGEMENT SOCIAL

ASSASSINAT DE SAMUEL PATY

40 %. C’est, dans l’agglomération, la baisse prévue du nombre d’attributions de logements sociaux en 2020 par rapport à l’an dernier. “Pour une bonne part, il est probable que le sentiment d’insécurité né de la crise sanitaire a dissuadé les locataires qui avaient un projet de mobilité de le concrétiser”, avance Pierre-Alain Millet, adjoint au maire de Vénissieux en charge du logement.

Jean-Michel Blanquer a annoncé un hommage à Samuel Paty dans les établissements scolaires le 2 novembre, jour de rentrée. À Vénissieux, quelque 300 personnes se sont déjà rassemblées, le 21 octobre, en la mémoire du professeur d’histoiregéographie assassiné par un terroriste dans les Yvelines.

Un hommage en milieu scolaire le 2 novembre

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PHOTO RAPHAËL BERT

À cause du Covid, les attributions en chute libre

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N° 697 du 28 octobre au 10 novembre 2020

www.expressions-venissieux.fr

Avoir 20 ans en 2020 Les mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 sont vécues avec une certaine amertume par les jeunes, qui souffrent dans leur vie professionnelle, estudiantine et sociale. NOTRE DOSSIER PAGES 9 à 11

COVID-19

Un reconfinement bientôt à l’ordre du jour ? P. 3

ÉCONOMIE

Une relance qui tarde à venir P. 6-7

MAGAZINE

La vinyle-mania s’expose

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 15

Jusqu’au 21 février prochain, le Musée de l’Imprimerie de Lyon vibre pour le vinyle. L’occasion d’en savoir plus sur un disque noir aussi désuet que terriblement tendance.


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ACTUS

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

ASSASSINAT DE SAMUEL PATY

Un hommage dans les établissements scolaires le 2 novembre Alors qu’un rassemblement en la mémoire de Samuel Paty, professeur assassiné par un terroriste le 16 octobre, a réuni quelque 300 personnes à Vénissieux, un hommage lui sera rendu dans les écoles, collèges et lycées, le jour de la rentrée scolaire. recueillement a par ailleurs été

Vénissieux, un moment

“J’adresse tout mon soutien à la

ouvert à l’accueil de l’hôtel de ville.

de recueillement a été organisé en

famille de ce professeur, ainsi qu’à

seur d’histoire-géographie assassiné

proches, déclarait Michèle Picard,

la mémoire de Samuel Paty, profes-

quelques jours plus tôt dans les Yve-

tous ses collègues, ses élèves et ses

PHOTO RAPHAËL BERT

M

ercredi 21 octobre, de-

vant l’hôtel de ville de

maire de Vénissieux, en réaction à

lines par un terroriste au motif qu’il

cet assassinat. Notre liberté d’expres-

tures de Mahomet publiées par

nourrissent les plus noirs desseins:

sion dérange ces esprits étriqués qui

Dans le cadre de l’hommage national, l’activité des services publics a cessé, et une minute de silence a été respectée.

sonnes, élus comme citoyens, ont

imposer la terreur et semer la mort.

L’obscurantisme face à la philosophie

Dans les écoles, collèges et lycées, en

vacances depuis le 16 octobre au

calme” sera proposé en maternelle,

Dans le cadre de l’hommage natio-

corps face à ce nouvel attentat. Un

soir, un hommage sera rendu le

2 novembre, jour de rentrée sco-

nisé à l’école primaire. Au collège et

cessé, et une minute de silence a été

et, plus que jamais, nous devons ras-

nationale, Jean-Michel Blanquer, en

en berne sur les bâtiments et édi-

ce fanatisme terroriste, ces idéologies

Journal du dimanche daté du 25 octo-

avait montré en classe les carica-

Charlie Hebdo. Quelque 300 perparticipé à cet hommage.

nal, l’activité des services publics a respectée. Les drapeaux ont été mis fices publics de la ville. Un livre de

des Lumières. Nous devons faire

autre pilier républicain est attaqué

sembler nos forces pour combattre intégristes et meurtrières.”

laire. Le ministre de l’Éducation

a présenté les modalités dans Le

bre. Pour les plus petits, un “temps

CONSEIL MUNICIPAL

“Nous, Vénissieux” se fragmente Principal groupe d’opposition au conseil

“Après le rassemblement à l’occasion des

vient d’être amputé de cinq de ses neuf

entrer dans une nouvelle phase, chacun avec

municipal jusque-là, “Nous, Vénissieux”

membres. En effet, mi-octobre, Lotfi Ben

Khelifa, Camille Champavère et Farid Ben Moussa (appelé à l’assemblée municipale

au début du mois après la démission de

Pour les membres de “Ensemble pour Vénis-

sieux, groupe de gauche progressiste, socia-

liste et écologiste”, il est “temps à présent

que les électeurs retrouvent avec clarté leur sensibilité politique (…) au sein du conseil

municipal de Vénissieux”.

déroulera dans la cour, avec élèves,

journée: le premier permettra aux enseignants de se préparer (déca-

lant, au passage, légèrement l’heure

de la rentrée). Le second consistera

en une “réaffirmation des principes

temps, une minute de silence se

professeurs et partenaires de l’école,

suivie d’une lecture de la Lettre aux instituteurs et institutrices de Jean Jaurès. g

G.M.

MÉMOIRE Le 17 octobre 1961 commémoré en comité restreint

explique pour sa part Maurice Iacovella.

“Nous, Vénissieux”, toujours mené par Fazia

en l’état, les élus se répartiront donc de la

avec un groupe appelé “Vénissieux Pluriel”.

au lycée, trois temps marqueront la

ses sensibilités, afin de préparer une nouvelle

de gauche progressiste, socialiste et écolo-

et Moustapha Ghouila en ont fait de même,

les élèves. Enfin, dans un troisième

offre politique au service des Vénissians”, Ouatah, est ainsi désormais composé de

giste”. Peu après, Maurice Iacovella (UDI)

et un “temps pédagogique” sera orga-

élections municipales, il faut maintenant

Karima Itaief) ont créé leur propre groupe, baptisé “Ensemble pour Vénissieux, groupe

de l’école et de la République” avec

quatre élus. Au prochain conseil municipal,

façon suivante : “Les Vénissians rassemblés pour une ville humaine, écologique, soli-

daire et citoyenne”, 35 élus sur 49, “Nous,

Vénissieux”, quatre élus, “La République

partout pour tous”, quatre élus, “Ensemble pour Vénissieux, groupe de gauche progres-

siste, socialiste et écologiste”, trois élus, “Vénissieux Pluriel”, deux élus, “Le Rassem-

blement Vénissian”, un élu. g

En hommage aux nombreux Algériens tués à Paris le 17 octobre 1961 lors de manifestations pacifiques, la Ville de Vénissieux et le collectif Devoir de mémoire et réconciliation avaient prévu, comme chaque année, la tenue d’une cérémonie commémorative rassemblant plusieurs dizaines de personnes. La crise sanitaire et les consignes en vigueur

de plus en plus strictes ont contraint les organisateurs à réduire au maximum la taille de la manifestation. Pour déposer une gerbe au pied de la stèle du parc Louis-Dupic, le maire, Michèle Picard, n’était accompagné que de Farouk Ababsa et Amar Chebel, respectivement président et membre du collectif Devoir de mémoire et réconciliation.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

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COVID-19

Peut-on échapper à un reconfinement ? Durant la dernière quinzaine, la propagation du Covid-19 s’est accélérée, en France comme dans la Métropole de Lyon. À tel point qu’un reconfinement, au moins partiel, semble aujourd’hui de l’ordre du probable.

D’

PAR : GRÉGORY MORIS. PHOTOS : RAPHAËL BERT. hypothétique au prin-

Localement, les données ne sont

vague de l’épidémie de

de Lyon figure parmi les zones de

temps,

la

deuxième

coronavirus est devenue une triste

réalité, avec laquelle il faut chaque jour composer un peu plus. À la ren-

trée de septembre, c’est le masque

pas plus rassurantes. La Métropole

France les plus touchées par le

Covid-19. Le taux d’incidence, soit le nombre de nouveaux cas pour

100000 habitants sur une semaine,

qui s’est imposé dans la Métropole

s’y affiche à 747,6. C’est bien supé-

quentées puis, quelques semaines

n’est “que” de 463,9. Le tout, avec

de Lyon dans les rues les plus fré-

plus tard, à toute heure et en tout

lieu. Depuis le 16 octobre, l’agglo-

mération lyonnaise est soumise à

rieur à la moyenne nationale qui

un taux de positivité des tests de

l’ordre de 23,2 %, à comparer à

13,8 % à l’échelle de la France.

un strict couvre-feu, interdisant

Dans le détail, à Vénissieux comme

6 heures du matin — les 59 com-

département, tous les indicateurs

toute sortie entre 21 heures et

munes du Grand Lyon ont depuis

été rejointes par toutes celles du

département du Rhône. Certains

dans de nombreuses communes du ont viré au rouge écarlate. Le taux

d’incidence, on l’a vu, dépasse les

500. Le taux de dépistage (le nom-

À Vénissieux comme dans de nombreuses communes du département, tous les indicateurs ont viré au rouge écarlate. [au 15 octobre, ndlr], 671 lits de réa-

nimation sont ouverts dans la région

contre 559 habituellement avec une

lieux (bars, salles de sport, gym-

bre de tests réalisés pour 100000

possibilité d’armer jusqu’à 1300 lits

pective

taux de positivité (le nombre de

grammation complète des activités

nases…) ont été fermés. Et la persd’un

reconfinement,

longtemps restée tabou pour le gou-

vernement, semble de moins en

moins évitable, a minima le week-

end (comme l’ont proposé des

médecins lyonnais, avec un couvre-

feu avancé en semaine) et localement, dans un premier temps.

Il faut dire que les chiffres sont alar-

tout

d’abord. Le 25 octobre, Santé Publique

France

de tests effectués) s’affiche au-des-

annonçait

mais qui supposerait une dépro-

au profit du Covid-19.”

sus de 15. Autant de seuils dépassés,

VERS UN NOUVEAU DURCISSEMENT

bué à l’instauration d’un couvre-

De fait, les prochains jours seront

ici comme ailleurs, qui ont contri-

feu dans la Métropole.

Dans les hôpitaux, l’inquiétude est d’urgence seront-ils saturés dans

QUI MONTE EN FLÈCHE

Nationalement,

tests positifs rapporté au nombre

palpable: à quel point les services

UN TAUX D’INCIDENCE mants.

habitants) est supérieur à 2500. Le

les prochaines semaines ? Déjà,

l’Agence régionale de santé (ARS) a

DES MESURES

déterminants : les effets — ou l’absence d’effets — du couvre-

feu devraient commencer à être

visibles sur les courbes de pro-

pagation du Covid-19 d’ici la fin

de cette semaine, au mieux. “Si

demandé, mi-octobre, aux établis-

nous ne réussissons pas collecti-

de la Loire et du Rhône, de procéder

devrons envisager des mesures

sements publics et privés de l’Isère,

vement à juguler l’épidémie, nous

52 010 cas confirmés de Covid-19

à des déprogrammations pour les

taux de positivité des tests s’affiche,

15 octobre, 1 567 personnes sont

plus beaucoup de temps”, a indi-

1 816 personnes de plus ont été

Covid-19 (571 dans le Rhône, 307

Castex, jeudi dernier. La Métro-

supplémentaires en 24 heures. Le

pour sa part, à 17 %. En sept jours,

admises en réanimation sur 12176

hospitalisations. Et 116 décès en

milieu hospitalier ont été recensés

en 24 heures, pour un total, depuis le début de l’épidémie, de 34761.

15 prochains jours. “À la date du

hospitalisées dans la région pour dans la Loire, 242 en Isère) dont 254 sont en service de réanimation ou

de soins intensifs (112 dans le Rhône,

49 dans la Loire, 36 en Isère), rele-

vait notamment l’ARS. Actuellement

beaucoup plus dures. Il est encore

temps de l’éviter. Il ne nous reste

qué le Premier ministre, Jean

pole de Lyon, qui serait vraisemblablement parmi les premières

concernées en cas de durcisse-

ment de la lutte contre le coronavirus, est prévenue. g

StopCovid est devenue TousAntiCovid Ne l’appelez plus StopCovid, mais TousAntiCovid — c’est plus engageant. En milieu de semaine dernière, le gouvernement a présenté une nouvelle version de son application de contact tracing, censée contribuer à juguler l’épidémie de coronavirus. TousAntiCovid est donc une mise à jour de l’application StopCovid, complétée par l’accès à des informations factuelles et sanitaires. Elle permet à ses utilisateurs d’être alerté ou d’alerter les autres en cas d’exposition au virus. “L’utilisateur peut ainsi agir directement pour sa santé et celle des autres en contribuant à rompre les chaînes de transmission et ralentir la propagation du virus”, indique le gouvernement. D’un point de vue technique, TousAntiCovid utilise le signal Bluetooth du smartphone pour détecter un autre téléphone à proximité, et établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées (en étant à moins d’un mètre et pendant au moins 15 minutes). Rappelons que l’application a été étudiée et validée par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). En pratique, TousAntiCovid tourne “en arrière-plan” sur les smartphones. Si

cela entraîne une légère surconsommation de la batterie, il convient, indique le gouvernement, de vérifier qu’elle est bien activée lorsque l’on se trouve dans “une situation à risque, quand le port du masque ou le respect des distanciations n’est pas garanti, dans les lieux très fréquentés ou confinés”. Il suffit pour cela de l’ouvrir une fois, et de ne pas la refermer — il est cependant possible de consulter une autre application. Dimanche 25 octobre au soir, selon le dernier décompte, l’application avait été téléchargée plus de quatre millions de fois. C’est déjà mieux que StopCovid (2,6 millions de téléchargements au total).


ACTUS

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Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

LE TRI À L’ESSAI SUR LE MARCHÉ DES MINGUETTES

INFO COMMERCE

Les forains disciplinés mais pas très emballés

Ces enseignes qui veulent résister à la crise : NYA.B

D

L’Île au Gourmand s’était installée

de volaille, estouffade de bœuf,

cuisine fraîche et traditionnelle, à

toujours simple mais de qualité,

en ville, une petite adresse à la

Près d’un mois après la mise en place d’un dispositif expérimental de tri des déchets sur le marché des Minguettes, les résultats sont encourageants. Les forains jouent le jeu mais s’agacent de ces nouvelles contraintes.

filet d’aiglefin… la carte se veut

l’accueil toujours jovial qui trou-

le tout pour un tarif qui s’adapte

dans le paysage vénissian. Mal-

deux.

vait progressivement sa place heureusement, face aux longues

à un petit repas entre midi et

Le nouveau patron, lui, ne jure

epuis le 1 octobre, et pour

semaines de confinement, la qua-

que par une philosophie : “Faire

des déchets est mis en

que la trésorerie n’était pas

plaisir dans notre métier.”

a définitivement tiré le rideau.

pas : NYA.B rejoindra peut-être le

er

lité ne peut pas tout faire, et alors

une durée d’un an, le tri

encore assez solide, le restaurant

place sur le marché des Minguettes

dans le cadre d’une expérimenta-

Mais le commerce vénissian ne dit

tion menée par la Métropole de

pas son dernier mot et c’est sous

Lyon sur dix communes.

la nouvelle enseigne NYA.B que

Pourquoi le marché des Min-

nous retrouvons notre restaurant.

guettes? Parce que c’est l’un des

plus importants de la région, avec

PHOTO RAPHAËL BERT

ses 300 forains et ses cinq tonnes

de déchets, chaque jeudi et samedi. L’enjeu est donc de poids en termes

environnementaux.

Concrètement, à la fin du marché,

Samir Boumaza, taxi et fils de taxi,

haiteraient partager un repas et

par les personnes dans le besoin

Christophe, le cuisinier, n’est pas

aux cartons, le deuxième aux

nous”, estime Marie-Lyne Fajardo,

la plupart jouent le jeu. Mais de

et un grand bac: le premier destiné

grâce.

“C’est

une

contrainte supplémentaire pour

forains: le glanage en fin de marché

n’est plus possible avec ce nouveau

système. “C’est effectivement un pro-

qui vend du textile. Plus loin, Bar-

blème, reconnaît Yolène Augier, de

et le dernier aux biodéchets (fleurs,

tiques, dénonce “une mesure

ficile de récupérer les fruits et

Les membres de l’association Are-

gie”, tout en précisant que “c’est

cagettes en bois, le troisième aux rési-

dus divers (métal, plastique et verre), fruits, légumes…).

macs, chargés par la Métropole de

sensibiliser les forains à l’intérêt de

la démarche, dressent un bilan

positif. “Nous n’avons pas encore énormément de recul, mais je dirai

que c’est en train de prendre”, consi-

dère Benoît Authier qui, ce jeudi

15 octobre, est accompagné de

bara, qui gère un étal de cosmé-

économique sous couvert d’écolo-

encore plus pesant pour ceux de l’alimentaire”.

LA FIN DU GLANAGE ?

Derrière la banque réfrigérée de la

poissonnerie Le Dauphin bleu, Karim confirme: “Samedi dernier,

j’ai dû employer un petit jeune pour

allons faire remonter. Il peut y avoir

d’une expérimentation.”

Ceux qui applaudissent des deux mains, ce sont les employés de Piz-

zorno. “Pour nous, c’est un vrai pro-

grès, se réjouit Azzedine Ben avec des déchets qui volaient par-

arrêter de vendre plus tôt que d’ha-

tirer des poubelles roulantes mises

l’argent. Ce ne sont pas des sommes

cagettes, de cartons, ou en train de

bitude. Dans tous les cas, je perds de

NYA.B RESTAURATION TRADITIONNELLE, 16, RUE DE L’INDUSTRIE. CONTACT : 0478742701 / NYA.B.RESTAURANT@GMAIL.COM

des ajustements. C’est tout l’intérêt

la fin du marché. Sauf qu’on est

forains affluent, les bras chargés de

taires en vigueur. g

une des informations que nous

bonnes bennes.

censé avoir plié à 13h30. Il faut donc

légion sur la ville. Salade de foie

dans le respect des normes sani-

fondes que dans des cagettes. C’est

Douissa. Avant, tout était mélangé

De fait, en fin de matinée, les

cuisine du marché proposée par

se réunir le week-end. Bien sûr,

légumes dans des poubelles pro-

enlever les déchets au fur et à mesure. Sinon, il faut tout évacuer à

tèle semble rapidement retrouver

réservation les groupes qui sou-

l’association Aremacs. Il est plus dif-

deux collègues pour veiller à ce que les déchets finissent bien dans les

Ouvert du lundi au samedi, Samir

économique, et pourtant la clien-

en pleine période d’incertitude

mauvaise

pour le compte de la Métropole. On

peut faire beaucoup.”

contenter du service du midi en

et Christophe accueilleront sur

y trouve trois camions compacteurs

Hormis

Mais pour l’heure, hiver et cou-

s’est lancé dans une aventure osée

ses habitudes. Il faut dire que la

putrescibles.

lorsque viendront les beaux jours.

salle.

cuisinier, sa cuisine, et la bonne

Autre aspect soulevé par les

déchets

avec terrasse sur Vénissieux

humeur.

quelques réfractaires, minoritaires,

ter leurs déchets vers un point de col-

club restreint des restaurants

vre-feu obligent, il faudra se

énormes, mais sur une année, ça

lecte géré par l’entreprise Pizzorno

Pour ça, les projets ne manquent

À l’intérieur, tout a changé sauf le

à disposition pour la collecte des

les forains doivent eux-mêmes por-

plaisir aux clients et nous faire

en fin de marché, et c’était très sale, tout par grand vent. Maintenant, c’est beaucoup plus propre.” g

GILLES LULLA

Christophe et Samir proposent une carte simple mais de qualité.

TRAVAUX L’avenue d’Oschatz partiellement fermée jusqu’à mi-novembre Les travaux ont commencé le mardi 20 octobre et doivent s’achever le vendredi 13 novembre. Il s’agit d’un chantier de raccordement au réseau de chauffage urbain de Vénissieux. Ce qui implique de creuser la chaussée, de poser des canalisations... Le bas de l’avenue d’Oschatz est ainsi totalement fermé côté pair (dans le sens de la descente) entre l’impasse Morel et la rue Gambetta, juste avant le croisement de la médiathèque. La circulation sera donc perturbée dans ce secteur jusqu’à la mi-novembre. Une déviation est mise en place pour les voitures et les bus par l’avenue Marcel-Cachin et le chemin de Feyzin. En revanche, le tram T4 continue à circuler normalement.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

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LOGEMENTS SOCIAUX

Le nombre d’attributions en chute libre Dans l’agglomération, le nombre d’attributions de logements sociaux devrait chuter d’environ 40 % par rapport à l’an dernier. Ce sont là les premiers effets d’une aggravation de la crise du logement, étroitement liée à la situation sanitaire, dont on ne mesure pas encore totalement l’ampleur.

Q

logements

attente

à

sociaux

en

Vénissieux,

80 000 dans l’agglomération. Combien en 2021 ? Difficile de répon-

sera fait, on a plutôt tendance à être

prudent, c’est logique.”

C’est d’autant plus vraisemblable

que les difficultés économiques ont touché en priorité les ménages

cette

modestes, même si les dispositifs

mesurant l’impact de la crise sani-

travail pour garde d’enfants ont

Un premier indicateur toutefois

rapport du Secours populaire

concerne le nombre d’attributions

(lire Expressions n° 696). Il montre

dre

avec

exactitude

à

question tant que les données

taire ne seront pas publiées.

ne laisse pas d’inquiéter. Il de logements sociaux pour l’année

2020. C’est Pierre-Alain Millet,

adjoint au maire en charge du

logement, qui a tiré la sonnette

d’alarme lors du conseil municipal

d’activité partielle et d’arrêts de servi d’amortisseurs. Le dernier

français est à cet égard instructif

qu’un Français sur trois a subi une

perte de revenus, et qu’un sur cinq

n’arrive qu’à boucler péniblement

son budget chaque mois. L’asso-

ciation observe par ailleurs que

de rentrée. “Au 28 septembre, selon

“l’aide alimentaire a permis aux

tion du fichier commun de la

sentiel de leurs efforts sur le paie-

les chiffres de l’association de gesdemande sociale locative du Rhône,

on était à moins de 5 000 attribu-

tions. Si on arrive à 6 000 en fin

d’année (contre 11 000 en 2019,

ndlr), la chute sera de 40 %. Cela

veut dire que partout dans l’agglo-

mération, et sans doute ailleurs, les

files d’attente vont s’allonger

encore plus, et que les délais pour obtenir un appartement vont battre

des records.”

INSÉCURITÉ ÉCONOMIQUE

La période de confinement est un

ARCHIVES RAPHAËL BERT

uatre mille demandes de

personnes aidées de reporter l’es-

ment de leurs loyers, afin de

repousser le cauchemar de l’expulsion”.

UNE RENCONTRE ÉLUS-BAILLEURS LE 17 NOVEMBRE

“La paupérisation liée à la crise

sanitaire est désormais une certi-

Seuls 31 % des bas revenus sont aujourd’hui propriétaires (contre 51 % en 1990), quand les hauts revenus le sont à 73 % (contre 62 % en 1990) (source Credoc). Dans ce contexte pour le moins

préoccupant, l’adjoint au loge-

ment a proposé au maire de Vénis-

tude, observe Pierre-Alain Millet.

sieux de mettre sur pied une

encore, c’est l’ampleur de l’impact

tion de gestion du fichier commun

Ce que nous ne connaissons pas

et ses conséquences sur la durée. Au printemps, je suis intervenu à

la Métropole pour la mise en place

rencontre qui réunirait l’associade la demande sociale locative du Rhône, les bailleurs, la Métropole, ainsi que les élus vénissians, de la

d’un Fonds de solidarité logement

majorité comme de l’opposition.

sation s’est en effet grippée : les

L’objectif était d’agir vite pour que

Il s’agira de faire un état des lieux

moins de dossiers, les visites de

encore de l’aide sociale ne tombent

premier facteur de compréhen-

sion. Durant deux mois, l’organi-

bailleurs

traitaient

beaucoup

logements et les déménagements

étaient impossibles. Mais cela ne

suffit pas à expliquer un tel décro-

(FSL) doté de 1,5 million d’euros.

les familles qui ne relevaient pas pas dans un circuit d’endettement,

de contentieux… Face à une situation conjoncturelle, celle de la crise,

“La date est fixée au 17 novembre.

précis sur le nombre d’attributions, la file d’attente, l’impact de

la crise, ainsi que la politique d’at-

tribution métropolitaine autour de

laquelle il y a beaucoup de mythes.

chage. “Pour une bonne part,

l’idée était d’éviter que les difficul-

Cela permettra également de don-

le sentiment d’insécurité, né de la

aujourd’hui, avec le niveau de pau-

qui sont souvent interpellés par les

estime l’adjoint, il est probable que

crise sanitaire, a dissuadé les loca-

taires qui avaient un projet de mobilité de le concrétiser. Quand

on ne sait pas de quoi le lendemain

tés deviennent structurelles. Mais

vreté qui augmente, on peut se

demander si nous ne sommes pas en face d’une situation dégradée de façon structurelle.”

ner des outils aux élus municipaux

habitants sur la question du logement.” g

GILLES LULLA

Des locataires de plus en plus pauvres Sans même parler de l’impact de la crise du Covid-19, on assiste depuis plusieurs années à un phénomène de paupérisation dans le parc locatif. Phénomène qui va de pair avec la flambée de la valeur des biens immobiliers. Selon le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), “il y a quinze ans, les locataires et les accédants à la propriété avaient des revenus très similaires et la location n’était pas toujours perçue comme une solution par défaut. L’augmentation des prix de l’immobilier a changé la donne. Seuls 31 % des bas revenus sont aujourd’hui propriétaires (contre 51 % en 1990), quand les hauts revenus le sont à 73 % (contre 62 % en 1990)”. Le Crédoc observe que “le parc locatif est devenu, progressivement, de plus en plus marqué sociologiquement en accueillant toujours plus de ménages jeunes, célibataires et aux revenus modestes”.


ACTUS

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Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

COVID-19 ET CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES

“La relance, pour tout de PHOTO YVES RICARD

Alors que la seconde vague de Covid-19 est bel et bien là les perspectives économiques s’assombrissent. La rela à s’y méprendre à un mirage, voire à un doux rêve. placées en réanimation et de

L

morts…”

Même constat du côté de Xavier,

Depuis le mois de juin, la Mission locale de Vénissieux reçoit beaucoup d’inscriptions de jeunes à la recherche d’un emploi ou d’une formation. a fin du confinement, le

11 mai dernier, avait donné

espoir aux acteurs écono-

miques : libres de circuler, les gens

allaient se remettre à consommer,

autrement, ce sont les jeunes qui sont

frappés en premier par la crise éco-

nomique.”

“On parle beaucoup dans les médias

des plans de licenciements qui frap-

et l’activité des entreprises pourrait

pent les grandes entreprises, or c’est

deuxième vague de Covid-19.

crise va faire le plus de dégâts, estime

rebondir… à condition d’éviter une

dans les petites structures que la

Quelques semaines plus tard, le

pour sa part Djil Ben Mabrouk,

professionnels sont inquiets, et

teur économie-emploi-insertion. On

constat est là : de très nombreux leurs perspectives ne sont guère

réjouissantes.

“C’est encore un peu tôt en termes

de chiffres pour dire si la rentrée

UN REBOND POST-CONFINEMENT QUI N’A PAS DURÉ

vendeur dans une boutique de

prêt-à-porter. “Ce n’est pas facile

en ce moment, constate-t-il. Le

déconfinement a entraîné une amé-

lioration : les gens étaient heureux

De fait, l’inquiétude est palpable

de pouvoir sortir de chez eux, de

comme ailleurs. “Après le confine-

consommer presque normalement.

la hausse, indique-t-on à la bou-

été de moins en moins respectés…

dans les commerces, à Vénissieux

ment, notre activité est repartie à

tique Sarah Shop, dans le centre

de Vénissieux. Depuis la rentrée, et

retrouver leurs commerçants, de

Résultat, les gestes barrières ont

taurants), réduction de 15 % des

droits sur les installations de chan-

tier (barriérages, bulles de vente

immobilières…), et baisse de 30 % de la taxe locale appliquée sur les

enseignes supérieures à 7 m2. La municipalité a également mené

une campagne de communication

par affichage pour inciter la popu-

sommes bien conscients, concède

tour de vis de la part du gouverne-

ment. À propos de ces mesures, je

en mesurera pleinement l’impact

veau très compliqué. Mais je peux

elles sont nécessaires pour éviter

trée que de nombreux jeunes ne sont

tant sur le mobilier (par exemple

sur les terrasses des bars et res-

lation à consommer local. “Ces

plus précisément depuis la fin du

dans trois ou six mois. D’ores et déjà,

en 2020 des droits de voirie por-

jusqu’à la rentrée et ce nouveau

adjoint au maire en charge du sec-

on constate localement en cette ren-

commerces locaux : exonération

actions ne règlent pas tout, nous en

suis bien sûr partagé : d’un côté,

Djil Ben Mabrouk. Mais il est

comprendre ce que ressentent les

la propagation du virus, d’un autre,

part dans le soutien à l’économie.”

on ne vit plus pareil, on pense son

vité et donc ma seule source de

mois de septembre, c’est de nou-

gens : à cause de la crise sanitaire,

elles mettent en danger mon acti-

important que la Ville prenne sa

UNE BAISSE DU CA - 50 %

est synonyme, ou non, de relance

pas parvenus à décrocher un contrat

guet, qui dirige la Mission locale

lisation, malgré toutes les mesures

quand on entend parler toute la

Rappelons, à ce sujet, que la Ville

peut varier selon les profils, les

plus complet dans le courant du

ment. C’est un signe inquiétant.”

ment, de couvre-feu, de personnes

sieurs mesures de soutien aux

tivité, les chiffres sont là. Et ils

économique, constate Martial Gui-

de Vénissieux. Nous ferons un bilan

mois de novembre. Pour l’instant,

d’apprentissage ou de professionna-

incitatives décidées par le gouverne-

budget différemment. Acheter des

vêtements, ce n’est plus une priorité

journée de restrictions de déplace-

revenus. La relance, clairement, ce

n’est pas pour tout de suite…”

de Vénissieux a voté en juillet plu-

POUVANT ATTEINDRE

Au-delà du ressenti local, qui entreprises ou les secteurs d’ac-

ce que l’on constate à notre niveau,

c’est que nous avons depuis le mois

de juin beaucoup d’inscriptions de

jeunes, à la recherche d’un emploi

ou d’une formation. Nos ateliers

(CV, recherche d’emploi, entretiens

d’embauche…) sont également très

fréquentés. C’est un indicateur : s’ils viennent nous voir — nous avons

repris notre accueil physique le 10 juin —, c’est aussi qu’ils ne trouvent pas de travail par leurs pro-

pres moyens. Il faut rappeler aussi qu’entre la mi-mars et la fin du mois

de mai, il y a eu très peu d’accès au

marché de l’emploi, les entreprises se sont serré la ceinture, et aucun

début de formation. Là, cela semble ne pas s’arranger. Et ceux qui trin-

quent en premier, ce sont les contrats

courts, les CDD, les intérims. Dit

Les salariés, inquiets et menacés par des plans de licenciement Le secteur automobile est durement touché lui aussi — n’importe quel concessionnaire installé le long du boulevard périphérique à Vénissieux pourrait le confirmer. Au niveau national, en septembre, le nombre d’immatriculations a baissé de 3 % par rapport au même mois en 2019. Sur l’ensemble de l’année 2020, la baisse frôle les 30 %, avec 1 166 698 véhicules neufs immatriculés. Une crise qui touche de manière plus contrastée le marché de l’occasion, en hausse de 20,5 % en septembre, mais en baisse de 6,1 % sur les neuf mois écoulés et comptabilisés par le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). “La hausse de septembre agit un peu en trompe-l’œil, constate un professionnel du secteur. Les gens ont reporté leurs changements de voitures pendant la période du confinement, et le font maintenant parce qu’ils n’ont plus le choix. Mais cela reste difficile.” Dans l’industrie, les usines ont repris leur activité

après l’arrêt entraîné par le confinement. Mais beaucoup n’ont pas encore retrouvé un carnet de commandes approchant leur niveau d’avant la crise. Ce qui fait craindre le lancement dans les prochains mois de nombreux plans de licenciement, qui n’ont de social que le nom. Guillaume Dumoulin, secrétaire de l’union locale CGT, faisait les comptes la semaine dernière lors d’une assemblée générale extraordinaire (notre photo). “Sur le territoire de l’UL, Renault Trucks, c’est 463 suppressions de postes. Boostheat, 40. Solvay Belle-Étoile, 58 en début d’année. À la SAD, 110 emplois ont été supprimés en mai, il en reste 40 à sauver. Sans oublier les menaces qui pèsent sur Bosch et son centre de recherches. Il faudrait des investissements pour pérenniser l’activité, mais ils ne viennent pas. Ce sont tout de même 50 emplois qui sont en jeu.” Quid de l’état d’esprit des salariés, selon lui ? “Les gens sont inquiets, assure-t-il. Il y a de quoi.

Notre permanence juridique reçoit énormément de monde, plus que d’habitude. Ce sont des salariés de grands groupes, mais aussi de TPE et PME. Nous devons rester vigilants : la crise du Covid-19, réelle et grave à bien des égards, ne doit pas servir d’alibi pour des plans de licenciement injustes.”


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

7

ARCHIVES RAPHAËL BERT

ce n’est pas suite”

, et que les restrictions de déplacement se font de plus en plus nombreuses, ance espérée pour la rentrée lorsque le pays sortait du confinement ressemble Sur l’ensemble de l’année 2020, la baisse du nombre d’immatriculations frôle les 30 % quand le marché de l’occasion chute lui de 6,1 %. ne sont pas rassurants. Selon les

dernières données de l’observa-

toire économique Crise Covid-19

de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes,

publiées mi-octobre, 61 % des entreprises

indiquent

avoir

dre les - 50 % ! “Les activités ter-

tiaires sont mieux orientées que

l’industrie, même si, dans le com-

merce, une part des entreprises

est toujours en fort recul, précise

la CCI. 75 % des répondants qua-

maines, selon la CCI. Elle consti-

commerces semblent les moins

génère des “difficultés de recru-

mitigées, résume-t-on à la CCI.

mieux orientée. On note que près

développement

commercial”,

tement”, s’avère “complexe dans

cultés

bre, notamment dans les ser-

paraison annuelle. Pour un quart

disent en activité réduite.”

prestations ou s’approvision-

prises dans de nombreux do-

s’arranger : “Dans le contexte de

les - 25 %, pouvant même attein-

La crise impacte ainsi les entre-

La plus grande part des entre-

prises s’attend à une situation

tions”, ou encore “crée des diffi-

des répondants, la chute dépasse

tives d’activité pour octobre sont

l’application des réglementa-

lifient leur activité de normale, 4 % de sur-activité et 21  % se

tendance à la hausse (14 %). Les

situation sanitaire, les perspec-

connu une baisse de leur chiffre

d’affaires en septembre, en com-

remontée de l’inquiétude sur la

tue “un obstacle aux actions de

pour

assurer

les

ner”. Et cela pourrait ne pas

optimistes et l’industrie un peu

d’un répondant sur dix ne peut

se prononcer sur l’évolution de

inchangée par rapport à septem-

son activité à très court terme,

vices.

de visibilité.”

Pour

les

autres,

la

tendance à la baisse (31 % des

répondants) l’emporte sur la

en raison d’une absence totale g

GRÉGORY MORIS


ACTUS

8

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

SANTÉ

Implants Essure : plainte déposée contre l’État Plusieurs femmes, dont Anne-Cécile Groléas, militante associative et ancienne conseillère municipale à Vénissieux, annoncent attaquer l’État en responsabilité. Seize études scientifiques menées sur les implants Essure démontrent en effet leur toxicité. l’avaient

Cécile Groléas. Nous n’avons reçu

aucune réponse. Nous comprenons

plainte au tribunal administratif

sanitaire, il y a beaucoup à faire,

sieurs femmes ont déposé

pour faire reconnaître la respon-

sabilité de l’État et de l’ANSM

(Agence nationale de sécurité du

médicament) dans le dossier des

implants de stérilisation Essure,

commercialisés en France de 2002

à 2017.

bien qu’en cette période de crise

mais quand même. L’État a sa part

de responsabilité et il ne nous pro-

tège pas. C’est une colère insuppor-

table. Je suis triste : je n’aurais jamais pensé que je porterai plainte

contre "mon" pays, mais on n’a pas

d’autre choix, l’État ne fait rien

“On vient de comprendre que nous

alors que l’alerte est ancienne.”

nous avons été cobayes à l’implan-

1er octobre, une réunion d’échanges

sommes empoisonnées pour la vie,

tation, cobayes à l’explantation et

cobayes pour le reste de notre vie.”

Dans la voix d’Anne-Cécile Groléas,

la colère et l’émotion sont toujours

là. “Cette plainte, c’est vraiment une

décision qui me tient à cœur, pré-

cise-t-elle. Il faut que nous soyons

reconnues comme victimes. Sur les

D’autant que l’ANSM a organisé, le

sur les connaissances scientifiques

au cours de laquelle plusieurs

équipes — dont cinq lyonnaises —

ont présenté des travaux dont les

conclusions vont toutes dans le

même sens. “Les connaissances scientifiques montrent l’instabilité

de la soudure en étain de l’implant

200 000 femmes implantées en

et le relargage des métaux dans le

et déjà été explantées, et parmi

Avec ce recours, les plaignantes et

des symptômes.”

qu’il s’engage “à faire réaliser des

France, 11 %, soit 22 000, ont d’ores

celles-ci, 70 % continuent à avoir

corps des femmes...”

leurs avocats espèrent de l’État

PHOTO DR

elles

annoncé en février, plu-

L’implant Essure est un dispositif médical de stérilisation féminine irréversible. 175 000 femmes auraient été implantées en France. L’EXPLANTATION NE RÉSOUT

laboratoire, en avait présenté les rence de presse en février dernier,

PAS TOUT, DISENT LES ÉTUDES

Ces femmes victimes avaient

études, à lancer une information

Il y a urgence car selon une étude

avions adressé, par l’intermédiaire

femmes porteuses d’un implant

femmes implantées présentent de

vier à la ministre de la Santé, Agnès

ralistes pour mieux orienter leurs

musculo-squelettiques (75 % des

cialistes à l’explantation”.

leurs pelviennes (55 %) notam-

espoir que l’État les entende. “Nous de nos avocats, un courrier fin jan-

Buzyn, pour qu’elle reconnaisse la

faute de l’État, poursuite Anne-

générale auprès de toutes les

Essure et auprès des médecins génépatientes, mais aussi former les spé-

menée par le CHU de Lille, les

nombreux symptômes : douleurs

résultats à l’occasion d’une confé-

après avoir analysé les implants

Essure et les tissus utérins de 25 patientes explantées. Il a conclu à une “altération majeure de la zone

patientes), asthénie (63 %) et dou-

de la soudure de l’implant qui sem-

ment. Pire : cette même étude

ser de nombreuses particules

montre que l’explantation ne fait

que réduire le nombre de symp-

Pour en savoir plus

tômes chez 60 % des femmes, et ne

Les implants Essure sont un dispositif médical de stérilisation féminine irréversible. Il s’agit d’une tige métallique de quelques centimètres, souple, entourée de spires métalliques. Le processus d’obstruction est total à trois mois de l’implantation. Dans la mesure où la trompe de Fallope est totalement bouchée, ni l’ovule, ni les spermatozoïdes n’y circulent plus. Aucune fécondation n’est possible. 175 000 femmes auraient été implantées en France. Le dispositif a été mis sur le marché en France en 2002 et retiré en septembre 2017. Il était commercialisé par le laboratoire Conceptus de 2002 à 2013, société rachetée par le laboratoire Bayer qui l’a exploité jusqu’en septembre 2017. Le 19 avril 2019, près de 70 patientes et leurs proches ont déposé une plainte pénale contre X auprès du pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille.

patientes. Ils disparaissent complè-

les réduit pas chez 7 % des

tement dans un tiers des cas seulement.

ble éclatée et susceptible de déver-

d’étain qui ont pu essaimer le long de l’implant”.

Ce qui n’a fait que confirmer l’hy-

pothèse d’une première étude, réa-

lisée en mars 2019 par un chargé de recherche à l’ENS (École nor-

male supérieure) de Lyon. Celle-ci

Ces chiffres confirment les résul-

concluait que le dispositif Essure

patientes. Elles avaient, en effet,

femmes, “libérant nécessairement

tats d’une étude demandée par les

fait réaliser auprès du laboratoire

indépendant Minapath, basé à Vil-

leurbanne, des analyses qui “prou-

se dégradait dans le corps des

des particules de métaux lourds qu’il contient”. g

vent la toxicité des implants”. Le Dr

Michel Vincent, fondateur de ce

MICHÈLE FEUILLET PLUS D’INFOS

SUR : WWW.ANSM.SANTE.FR

ARCHIVES RAPHAËL BERT

C

omme

On vient de comprendre que nous sommes empoisonnées pour la vie. Nous avons été cobayes à l’implantation, cobayes à l’explantation et cobayes pour le reste de notre vie. Anne-Cécile Groléas


DOSSIER

9

PHOTO RAPHAËL BERT

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

Alors que le président de la République a assuré, lors de l’annonce de la mise en place du couvre-feu, ne pas souhaiter “culpabiliser” les jeunes, ceux-ci semblent être parmi les premiers visés par les nouvelles mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19. Expressions est parti à leur rencontre.

“C’

DOSSIER RÉALISÉ PAR : MICHÈLE FEUILLET ET GRÉGORY MORIS.

AVOIR 20 ANS EN 2020

Une génération sacrifiée ?

est dur, d’avoir 20 ans en 2020.” Alors qu’il

mier job… Quand on est jeune, on fait la fête, on a des amis”.

sont fermés de nouveau. Les rassemblements entre amis

d’un couvre-feu dans neuf métropoles fran-

qui est visée. Ils sont étudiants ? Les partiels ont été repor-

elles, n’ont pas rouvert après le confinement. Ils veulent se

qué de faire réagir les jeunes, que ce soit entre eux ou sur

après le confinement. Les universités doivent limiter leur

vés, notamment, aux groupes scolaires et aux sportifs de

haiter les “culpabiliser”.

cément la question de l’accès au savoir. De plus en plus de

Bref, “avoir 20 ans en 2020, ce n’est pas simple”, nous ont

annonçait, le 15 octobre, la mise en place

çaises, la petite phrase d’Emmanuel Macron n’a pas man-

les réseaux sociaux. Et ce, même s’il a indiqué ne pas souPourtant, force est de constater qu’au-delà des personnes

De fait, c’est une très grande partie du “quotidien des jeunes”

tés, annulés, transformés en contrôle continu pendant et capacité d’accueil à 50 % de la normale — ce qui pose forcours se font à distance, et tant pis pour ceux qui ne peuvent

doivent être limités à six personnes. Les boîtes de nuit, dépenser ? Gymnases, salles de sport et piscines sont réser-

haut niveau.

confié, sans victimisation et sans oublier que le Covid-19 a

victimes de la maladie, ils sont parmi les premiers concer-

se payer un matériel de qualité suffisante. Ils cherchent un

Selon les mots du président de la République, ils vivent

leurs recrutements, attendant des jours meilleurs pour

naise. Avec, en creux, un sentiment : celui de se faire voler,

Dans la plupart des grandes métropoles nationales, les bars

comme injustes, une partie de leur jeunesse. g

nés par les mesures prises pour lutter contre le coronavirus.

ainsi “un sacrifice terrible. Des examens annulés, de l’angoisse pour les formations, de l’angoisse pour trouver le pre-

premier emploi ? De très nombreuses entreprises ont “gelé”

embaucher de nouveau. Ils aiment sortir, faire la fête ?

fait plus de 33 000 morts en France, les jeunes que nous avons rencontrés à Vénissieux et dans l’agglomération lyon-

par la maladie et par des mesures parfois considérées

>>>


10 >>>

DOSSIER

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697/ EXPRESSIONS

ENZO, 21 ANS, ÉTUDIANT

“J’ai l’impression que cette crise brise tous nos rêves” abonnement au train Lyon/Saint-

au foyer, est en troisième année

une chambre. C’est beaucoup plus

Étienne, plutôt que de reprendre

famille ! Alors bien sûr, nous avons participé à des fêtes, nous nous sommes retrouvés, histoire

de licence de mathématiques à

fatigant mais c’est moins cher. Je

de vivre comme n’importe quel

a coupé son élan. “Les petits bou-

vail. Par moments, je suis démo-

C’est vrai que nous nous sommes

mière, au lycée, j’ai gardé des

et pourquoi pas d’un doctorat, je

Saint-Étienne. La crise sanitaire

lots, je connais. En seconde et pre-

enfants, en terminale, j’ai ramassé

des fruits, j’ai fait les vendanges une semaine. Depuis ma première année de licence, j’avais trouvé

une place dix heures par semaine

dans une enseigne de restauration

rapide. Je ne roulais pas sur l’or

mais je payais ma chambre uni-

versitaire. Avec le confinement,

n’ai pas encore retrouvé de traralisé : moi qui rêvais de master vais peut-être devoir m’arrêter en fin de licence. Et je ne suis pas le

seul étudiant dans cette situation.

“C’EST ANGOISSANT

DE NE PAS POUVOIR SE PROJETER”

Pendant le confinement, tous les

cours étaient en distanciel, nos

partiels également. On n’en pou-

tout a fermé. Plus de restauration,

vait plus de ne voir personne. Du

retrouvé en grande difficulté. À la

nyme de délivrance. À 20 ans, les

plus rien… Je me suis vraiment

rentrée, j’ai préféré prendre un

coup, le déconfinement a été syno-

copains,

c’est

une

seconde

jeune de 20 ans.

un peu lâchés entre nous, concernant les précautions sanitaires.

Mais quand on nous a dit que l’épi-

démie reprenait, on a fait plus attention. Les jeunes tiennent à

leurs parents et à leurs grands-

parents. On a quand même rapi-

dement compris que nous étions

facteurs de propagation.

Aujourd’hui, avec le couvre-feu et

la jauge de 50 % d’étudiants à l’université, je suis inquiet. C’est

très angoissant car on ne peut pas

se projeter. J’ai l’impression que

cette crise brise tous nos rêves.” g

PHOTO LAETICIA RAGET

Jeune Vénissian de 21 ans, Enzo,

fils d’un ouvrier et d’une mère

Un sentiment prédomine chez nos témoins : celui de se faire voler une partie de leur je

FEYROUZ, 28 ANS, AUTO-ENTREPRENEUSE

“Un second confinement serait horrible” Saint-Fons mais, très rapidement,

installée pour plusieurs semaines

ses études à Vénissieux, elle frappe

se vendraient plus. Les gens

quatre autres créateurs, rue des

nue Jean-Cagne, qui accompagne

priorité, la pyramide des besoins

d’un accompagnement de deux

Elle se lance alors dans la confec-

Feyrouz a décidé de lancer en 2018

sa marque de vêtements. Après

à la porte de Positive Planet, aveles porteurs de projet, et bénéficie

s’était totalement transformée.”

Capucins, près de la Place des Terreaux. “C’est très compliqué d’être auto-entrepreneuse. Un second

confinement serait horrible. Je com-

mençais tout juste à sortir la tête

par les Apprentis d’Auteuil.

des créateurs Etsy, elle en vend

poursuivre car mon projet me plaît.

jeune Vénissiane. Elle élabore

le même temps, elle en donne aux

entre février et juin 2019, s’installe

son courrier. “J’en avais toujours

de talents basé à Caluire et porté

Tout commence donc bien pour la même sa première collection

PHOTO RAPHAËL BERT

n’avaient plus du tout la même

dans une boutique à Lyon, avec

tion de masques faits main. Par

ans par l’Ouvre-boîte, accélérateur

Pendant le confinement, Feyrouz a vendu plus de 200 masques qu’elle a elle-même confectionnés, en distribuant aussi aux caissières de son quartier.

j’ai compris que mes vêtements ne

l’intermédiaire de la plateforme plus de deux cents. Solidaire, dans

caissières et au facteur qui dépose

deux mois en boutique éphémère

sur moi.”

je réalisais enfin ce que je souhai-

“Professionnellement, le confine-

à La Confluence. “J’étais heureuse, tais.” Malheureusement, le confinement la coupe dans son élan.

“J’allais toujours à mon atelier à

de l’eau. Je vais tout faire pour

Malgré la crise, on se doit de rester

motivé… Surtout dans ce genre de

situations.”

Sur le plan personnel aussi, “la vie

est difficile”, note-t-elle. “On est

Aujourd’hui, Feyrouz vit du RSA.

beaucoup plus prudents, on gère du

ment a entraîné une baisse impor-

en moins de lien social. On a l’im-

tante de mes activités. Malgré tout,

je reste motivée.” Elle s’est ainsi

stress, de l’angoisse. On a de moins pression de ne plus faire partie d’un

groupe.” g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

11

SOFIA, 21 ANS, ÉTUDIANTE

“J’ai peur de me dire que l’on m’a volé ma jeunesse” Sofia, 21 ans, entame sa seconde

nement, il n’y avait pas moyen de

Communication à l’université

penser à autre chose grâce aux

année de licence InformationLyon 2. Si elle considère qu’elle

n’a “pas été traumatisée” par la

décompresser avec ses amis ou de

cours. J’ai beaucoup couru pour

échapper aux murs de l’apparte-

première vague du Covid-19, elle

ment ! Le déconfinement a été un

nesse” par une épidémie dont elle

monde. Mais depuis la rentrée, je

a peur de “se faire voler [sa] jeu-

véritable soulagement pour tout le

“ne [voit] pas le bout”.

suis triplement inquiète. D’abord,

j’ai apprécié le confinement. J’ai eu

licence aux yeux des recruteurs, si

“Au départ, je dois bien l’admettre, le temps de me reposer, de dormir,

de lire, de rattraper mon retard

dans certains cours à la fac… Puis,

assez vite finalement, je me suis ennuyée.

J’habite

chez

mes

pour mes études : que vaudra ma

mes partiels sont de nouveau annulés ?

Ensuite,

pour

ma

Depuis la rentrée, je suis triplement inquiète : pour mes études, pour ma famille et pour ma vie sociale. Moralement, est-ce que les semaines à venir seront plus difficiles que celles du printemps 2020 ?

famille : mon père s’est retrouvé

club… Moralement, est-ce que les

quelques semaines, et il ne faudrait

ciles que celles du printemps

au

chômage

partiel

pendant

semaines à venir seront plus diffi2020 ? Est-ce que, quand ce sera

parents, avec mon petit frère de 16

pas que cela se reproduise. Enfin,

les jours de cohabiter. Parfois nous

vie sociale : j’ai l’habitude de voir

l’on m’a volé ma jeunesse ? Je ne

monde, je fais du sport dans un

peur.” g

ans, donc ce n’était pas facile tous étions

de

mauvaise

humeur,

presque sans raison, et là, en confi-

de manière plus égoïste, pour ma mes amis, de rencontrer du

terminé, j’aurai l’impression que

le sais pas et, c’est vrai, ça me fait

eunesse par la maladie et par des mesures parfois considérées comme injustes.

SARAH, 23 ANS, EMPLOYÉE

MORGAN, 20 ANS, JEUNE TRAVAILLEUR

“Comme si j’avais de nouveau 16 ans”

“J’en ai marre d’être dans la galère”

Sarah, 23 ans, sait qu’elle a de la “chance” :

elle travaille dans l’accompagnement des for-

mations à distance — un secteur qui a plutôt

profité de la crise du coronavirus —, elle peut

continuer à payer ses factures, personne de son entourage n’a été trop malade… Cela ne

l’empêche pas de mal vivre cette période “où chaque petit plaisir de la vie est considéré

comme un risque”.

“Pour moi, avoir 20 ans en

2020, c’est un retour dans le

passé : on ne peut plus sortir le soir, on doit voir le moins

"vie d’avant" me manque beaucoup. Je suis

ter à la maison, les boîtes de nuit et les pubs,

bar ? Il est fermé. J’aimais me promener dans

Pourtant, lorsqu’on évoque le sujet avec

sociale, les gens qui sont méfiants entre

C’est interdit, il y a le couvre-feu. Bref, chaque

chez ce jeune habitant du quartier Char-

vent de ses 20 ans, de ses virées entre potes,

“Avoir 20 ans en 2020, je ne le recommande

dans une petite voiture… Si j’ai des enfants

plus y aller. Je retrouvais mes amis dans un

le centre de Lyon le soir avec mon copain ?

petit plaisir de la vie des jeunes est devenu un

risque, quelque chose à ne surtout pas faire.

s’appliquent en ces temps de coronavirus.

lui, c’est une vraie colère qui se dégage réard.

Alors, on s’adapte : on fait des

à personne ! Personnelle-

autres, en faisant attention à

l’année,

soirées chez les uns, chez les

ment, depuis le début de j’alterne

les

ne pas faire trop de bruit

périodes de chômage et les

de six, je me lève une heure

Je gagnais plutôt bien ma

parce que nous sommes plus

plus tôt pour aller courir, et Netflix est devenu

petits boulots. L’an passé,

résultat, ce sont les plus précaires qui trin-

la vie d’adulte. À cet âge, on n’a pas envie

d’être patient et de rester enfermé…” g

cuté de pas grand-chose

parce qu’on n’avait plus le

droit de rien faire et on

rêver ! Non, clairement, 20 ans en 2020,

du cadre familial, expérimenter la liberté de

envie de me plaindre, mais quand même, la

ter quoi ? "J’ai connu votre

mère sur Tinder, on a dis-

la ceinture, ont moins de commandes et,

raréfiées. Les entreprises doivent se serrer

et j’ai un contrat en CDI. Je n’ai donc pas trop

un jour, je vais leur racon-

je suis parti en vacances chez votre grand-

pour ceux qui attendaient d’avoir 18 ans pour

n’ai pas attrapé le coronavirus, eux non plus,

de la drague, de voyages improvisés à six

mais avec la crise du Covid-19, elles se sont

la chance qui est la mienne. Mes parents et

sortir, s’émanciper, découvrir la vie en dehors

eux… ça fait peur. Mon père me parle sou-

s’est croisés pendant les dix minutes de

secteur du conditionnement alimentaire,

mes grands-parents sont en pleine forme, je

masques, les bars fermés, la distanciation

vie avec des missions en intérim dans le

mon meilleur ami. Je reste patiente, je sais que

cela ne va pas durer. Mais j’ai un peu de peine

mettrait de relativiser. Mais là, entre les

“Il faut croire qu’on va devoir attendre d’être plus vieux pour faire les jeunes.”

on peut oublier… J’ai de nouveau 16 ans, quoi !

Plus sérieusement, je suis bien consciente de

vie de tous les jours, pourquoi pas, ça per-

rester positif quant aux restrictions qui

“Chaque petit plaisir de la vie des jeunes est considéré comme un risque.”

de monde possible, il faut res-

Morgan, 20 ans “tout pile”, assure vouloir

inscrite dans une salle de sport ? Je ne peux

quent en premier. J’en ai marre d’être dans

la galère ! Si encore on se marrait dans la

liberté qu’ils nous laissaient par jour, puis mère entre deux confinements ?" Ça fait

pour l’instant ce n’est pas la folie. Il faut

croire qu’on va devoir attendre d’être plus

vieux pour faire les jeunes…” g


CULTURE THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

12

Histoire sans texte En résidence au Théâtre de Vénissieux, les percussionnistes de l’Ensemble TaCTuS proposent ce 6 novembre un premier spectacle, Reset. tin Dubois, Ying-Yu Chang et, en

Ying-Yu

alternance, Raphaël Aggery ou

Quentin Dubois et Pierre Olym-

Quentin et Paul que l’on retrouve

Raphaël Chang,

Aggery,

Paul

Changarnier,

pieff, à avoir décidé, en 2011, de

fonder un collectif “à géométrie

variable” qui proposerait des spec-

tacles pluridisciplinaires. Furent

ainsi conviés au fil des ans à par-

Paul Changarnier. C’est justement

au théâtre, alors que le décor est en train d’être monté.

“Nous sommes déjà venus jouer ici

L’Appel de la forêt en 2017. Fran-

çoise Pouzache (la directrice de La

tager leur scène chorégraphes,

Machinerie, qui réunit le Théâtre

artistes de cirque. C’est un dan-

suivi l’évolution de la compagnie et

comédiens,

dessinateurs

ou

seur-acrobate, Clément Broucke,

qui sera au cœur de leur nouvelle

création, Reset, jouée au Théâtre

PHOTO ANNE-LAURE ÉTIENNE

I

ls sont cinq percussionnistes,

de Vénissieux et Bizarre !, ndlr) a a eu envie de nous faire confiance

en nous accueillant en résidence.

Pour nous, c’est du luxe !”

La compagnie TaCTus va mener toute l’année de nombreuses actions pédagogiques auprès des jeunes Vénissians.

de Vénissieux le 6 novembre.

Outre Reset et un autre spectacle

bres de TaCTuS participent : Quen-

musique (Bang !, le 12 mai), TaC-

public dès 7 ans, mais pas que. Les

nombreuses actions pédagogiques

d’instruments identifiés mais des

Dans ce spectacle, seuls trois mem-

PRATIQUE Reset par l’Ensemble TaCTuS : le 6 novembre à 19 heures au Théâtre de Vénissieux. Réservations : 04 72 90 86 68 www.theatre-venissieux.fr Un atelier parents-enfants (dès 7 ans) pour s’initier en famille aux percussions corporelles se tiendra au théâtre le samedi 7 novembre à partir de 14 h 30. Gratuit sur inscription.

en fin d’année avec l’école de

TuS va mener toute l’année de

avec l’IME, l’école de musique ou les scolaires (école de Parilly, col-

lège Paul-Éluard), ce qui les amè-

nera à travailler avec des élèves

pour la Fourmillière, ce temps

donné par le théâtre aux classes

ont été ensuite confrontés à un

investi dans la création et disposer

trois percussionnistes n’auront pas

voir jouer ? Et montrer le specta-

son pour mettre en place un spec-

objets de récupération qui vont se

tourner sur d’autres scènes ? “Le

“Ce spectacle s’adresse au jeune

retrouver au service d’une histoire

et de la transversalité. Nous voulons faire entendre la musique

autrement, faciliter la découverte

du large répertoire des percus-

de Vénissieux. Pour Reset, alors

sions. Montrer aussi que, juste

vue le 29 octobre est annulée pour

ter une histoire sans texte.”

que la “soupe à la création” pré-

cause de pandémie, la générale (dernière répétition) sera ouverte

à une maison de l’enfance.

avec de la musique, on peut raconQuentin et Paul expliquent que, si

le confinement leur a servi à

peaufiner l’écriture de Reset, ils

DISPARITION DE BRUNO BRIGAUD

Indispensable, compétent et tellement amical C’est avec une infinie tristesse que

souviennent comment il courait

Brigaud, régisseur au Théâtre de

uns et aux autres, aux compagnies

Vénissieux depuis quelque trente-

partout pour rendre service aux

théâtrales comme au personnel des

cinq ans. Il venait d’avoir 59 ans en

bureaux. “Il était toujours prêt à

geusement devant ce que l’on

un problème”, nous dit-on encore.

septembre et a dû s’incliner coura-

appelle pudiquement “une longue maladie”. Toujours souriant, tou-

jours disponible, Bruno était indis-

pensable et l’on appréciait chez lui tout autant ses capacités techniques

que sa gentillesse. Ses collègues se

ARCHIVES RAPHAËL BERT

nous apprenons le décès de Bruno

trouver une solution pour résoudre Bruno avait une hygiène de vie irré-

prochable, aimait pratiquer le vélo et la randonnée et l’on repense à

cette traversée de la Corse à pied

dont il parlait chaleureusement.

Inutile de confier le désarroi et la

tristesse qui se sont emparés de tous ceux qui l’ont connu.

À sa femme Annie et à ses deux

enfants Étienne et Luce, le journal

Expressions adresse ses très sin-

cères condoléances. g

problème crucial : allaient-ils poucle aux programmateurs afin de

d’autant de semaines sur une saitacle est très rare.” g

Théâtre de Vénissieux est très

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Programmation en sursis pour les lieux de spectacles Comme beaucoup d'établissements culturels, le Théâtre de Vénissieux et le cinéma GérardPhilipe sont touchés de plein fouet par les mesures sanitaires: après la réduction de la jauge puis le couvre-feu mis en place pour lutter contre la pandémie, voilà que la programmation de tous les lieux de spectacle risque d'être à nouveau fortement perturbée. La situation étant loin d'être contrôlée, tout le monde s'attend à des annonces beaucoup plus restrictives. À la date où nous publions, les spectateurs doivent être rentrés chez eux avant 21 heures, ce qui fait que les horaires des spectacles avaient été modifiés en conséquence et avancés d'une heure. C'est ainsi qu'étaient programmés au théâtre à 19 heures au lieu de 20 heures Reset le 6 novembre, À vue le 20 novembre et Step le 27 novembre. Les deux spectacles de Molière du dimanche 15 novembre, Le Malade imaginaire (à 11 heures) et L'Avare (à 14h30) ne devaient pas

bouger. Quant à Dr Nest (4 décembre) et Le Grenier (18 décembre), le théâtre attendait de savoir si le couvre-feu allait être ou non prolongé pour décider de décaler l'horaire. Malgré tout, quelques spectacles et temps forts ont déjà été annulés. Ainsi, le Step Bal qui devait avoir lieu le 28 novembre au théâtre et Vendredi ou La Vie sauvage le 2 décembre à Bizarre! Annulées également la soupe à la création du 29 octobre et les tchatchades en bord de plateau de fin de spectacles. Il fallait laisser aux gens le temps de rentrer chez eux, laisser du temps aussi au démontage des décors. Si, comme on l'entend de plus en plus, le couvre-feu est avancé à 19 heures et un confinement localisé aux grandes métropoles mis en place pour le week-end, il va de soi que tout ce que nous annonçons devient sujet à caution. On en saura plus avec la prochaine déclaration du Premier ministre dans les jours qui viennent.

PLUS

DE RENSEIGNEMENTS SUR WWW.THEATRE-VENISSIEUX.FR


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

13

PAROLE AMBULANTE

À la source de Vian

G

Mis en danger par l’annonce du couvre-feu, le festival organisé à Lyon et dans sa périphérie par l’Espace Pandora est maintenu. Du 2 au 8 novembre, “La 25e heure” — c’est son titre — rendra hommage à l’écrivain poète-acteur-chanteur Boris Vian, à l’occasion du centenaire de sa naissance. râce à tous leurs partenaires,

Thierry Renard, le directeur de l’Es-

pace Pandora, et son équipe sont

17 et 18 heures. Une étrange famille humaine,

tations, on ne trouvera malheureusement

18 h 30. Quant à la soirée d’anniversaire

tefois pas oubliée puisque le 17 novembre,

ver tard dans la nuit, elle sera obligée de se

prévoient, dans les locaux de cette dernière,

Parmi les invités, citons Grégoire Damon,

langue française, en espérant qu’elle puisse

Daniel Pozner, Dimitri Porcu, Jacques

dans le cadre de la biennale Traces, une soi-

le 5 novembre, débutera au CinéDuchère à

contents d’avoir réussi à sauver la 25e édition

Champagne !, au NTH8, prévue pour s’ache-

deux mètres, on recule de trois”, soupire le

conclure beaucoup plus tôt.

du festival Parole ambulante. “On avance de poète-éditeur vénissian en montrant le nou-

veau programme qui vient juste d’être

achevé. Du 2 au 8 novembre, nombreux

Mohammed El Amraoui, Liliane Giraudon,

seront les rendez-vous liés à la poésie et à la

Bruyas, Isabelle Pinçon, la Tribut du verbe,

coïncide avec le centenaire de la naissance

(également comédienne à Traction Avant),

thématique de cette année, Boris Vian, qui

de l’écrivain poète-acteur-chanteur et musi-

cien. Les événements qui se déroulaient en

soirée ont pu être avancés à 17 heures ou 18 h 30. Ainsi, la soirée On n’est pas là pour

se faire engueuler du 4 novembre, qui se tien-

dra à la Ferme du Vinatier le 4 novembre à

Joachim Kaboré-Drano, Élisabeth Granjon

Mathieu Gabard (qui recevra le prix René-

Leynaud), Jean-Marc Flahaut, Sammy Sapin, la Vénissiane Sonia Viel, Samantha Barend-

Myriam Baldus, Vincent Bady, Reno Bistan…

Dans tous les lieux qui accueilleront ces pres-

Une vie en forme d’arête Parallèlement à Parole ambulante, les édi-

tions La Passe du vent, dont s’occupe l’Espace Pandora, sortent l’ouvrage collectif On

n’est pas là pour se faire engueuler - Boris Vian a 100 ans. En quelque 200 pages, près

d’une trentaine d’auteurs rendent hom-

mage à l’artiste à travers poésies, nouvelles,

chansons, essais et autres collages artistiques. Chacun à sa manière.

“On ne sait pas toujours pourquoi s’ouvrent

les livres mais très vite, on sait pourquoi ils restent ouverts”, remarque Christophe La Posta. Quiconque a un jour tenu entre ses

mains L’Écume des jours, L’Automne à Pékin ou J’irai cracher sur vos tombes sait très bien

On n’est pas là pour se faire engueuler

en lui. Samantha Barendson s’intéresse à la

Boris Vian a 100 ans !

pourquoi ceux-là se sont fortement ancrés personnalité multiple de l’écrivain (Boris

l’auteur a un double, le lecteur en a-t-il un

que Queneau lui rendait bien) : l’absurdité,

invente un Vernon Sullivan plus vrai que

tude, les jeux de mots... Et des larmes plein

aussi ?” Tandis que Jean-Marc Flahaut

nature. “Trouver l’Amérique, dit-il, c’est l’inventer.”

La richesse de Vian fait celle de cet ouvrage

collectif divisé en cinq chapitres. Les diffé-

la poésie, la vacherie, le sentiment de soliles mains.

“Les articles de fond ne remontent jamais à

la surface”, ricanait celui qui désirait “une vie en forme d’arête”. La forme, elle, surnage

rents auteurs se l’approprient et s’emparent

et revient à la nage vers la rive, remorquant

vain qui n’appartiennent qu’à lui (et à Que-

et une force d’écriture qui n’osent encore

tour à tour des différentes qualités de l’écri-

neau aussi, dont Vian était le disciple, ce

Pandora et la médiathèque Lucie-Aubrac

une journée de rencontres autour de la

avoir lieu. Et, le 1er décembre à 19 heures, rée se tiendra à Pandora sur le thème des

frontières, à propos de la sortie du nouveau numéro de la revue RumeurS, mise en place

par Thierry Renard et les éditions de la Rumeur libre. g

J.-C.L.

son, Frédérick Houdaer, Lionel Martin,

OUVRAGE COLLECTIF

Vian/Vernon Sullivan) et s’interroge : “Si

pas cette année Vénissieux. La ville n’est tou-

sans que cela ne se remarque une intensité aujourd’hui dire leurs noms. g

PAROLE AMBULANTE, DU 2 AU 8 NOVEMBRE. RENSEIGNEMENTS : 04 72 50 14 78 - ESPACEPANDORA.ORG


CULTURE FILACTIONS

À VENIR Bizarre! Depuis l’annonce du couvre-feu, la salle de musiques actuelles a dû elle aussi mettre en place les nouvelles contraintes, avec une jauge très réduite — puisque les concerts debout ne sont plus autorisés. C’est ainsi que, le 17 octobre, le concert de Derya Yıldırım affichait complet malgré la modification de l’horaire (17h30 au lieu de 20 heures). Le 7 novembre prochain, la prestation de Fils Cara + Bekar est elle aussi avancée à 17h30. Et il en sera de même pour KLM + Vanité le 13 novembre. Là encore, le concert débutera à 17h30. Il est d’ores et déjà complet. Ceux qui ne pourront être disponibles doivent contacter la billetterie de Bizarre! pour échanger leurs places sur un autre concert ou se faire rembourser. bizarre-venissieux.fr - 0472507319.

École de musique Jean-Wiener Quel impact le couvre-feu a-t-il sur les cours musicaux? Ils s’arrêtent à 20h30, et les élèves des cours collectifs peuvent partir avant si besoin. Dans la mesure du possible, les cours d’instruments sont reportés dans l’après-midi pour les élèves qui le peuvent ou sur d’autres jours. Quant à la Chorale

PROGRAMMES

populaire de Lyon qui répétait en soirée, elle devra elle aussi modifier ses horaires et les reporter en journée ou opter pour le week-end.

Médiathèque Lucie-Aubrac Pour prendre du recul, la médiathèque rebondit sur la crise traversée par la planète et propose un grand choix de documents sur les multiples formes de confinement, d’isolement et d’enfermement. Le 4 novembre à 14h30, avec Clap, fabrique des films, elle convie les plus de 12 ans à un atelier de sensibilisation aux techniques du cinéma. Inscriptions sur place ou par téléphone au 0472214554.

Chroniques vénissianes Jusqu’au 27 novembre, on pourra admirer devant la Maison du projet, avenue JeanCagne, et dans le hall du cinéma GérardPhilipe de nombreuses photos réalisées par des femmes de Vénissieux et les jeunes Reporteurs Citoyens du centre social Roger-Vailland. Aidés par la photographe Malika Mihoubi, leurs regards sur la ville, eux-mêmes ou la société, méritent le déplacement.

SUSCEPTIBLES D’ÊTRE MODIFIÉS EN FONCTION DES DÉCISIONS GOUVERNEMENTALES.

Calamity ? J’aime !

Se doutait-elle, Martha Jane Cannary, que sa réputation allait dépasser son

époque et les frontières et qu’elle

serait à jamais immortalisée sous le

sobriquet de Calamity Jane? Et que

retenir d’elle, aujourd’hui? La

légende qui, selon les règles en vigueur au Far West et les conseils

PHOTO MAYBE MOVIES

14

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

donnés dans le film L’Homme qui tua

Liberty Valance, est meilleure à imprimer que la réalité ? Cette

légende, Calamity l’a véhiculée à tra-

vers ses prestations dans le Wild West Show

obligée de vêtir un pantalon et de s’habiller

phie publiée en 1896 et les Lettres à sa fille

désire — ce que les cowboys ne voient pas

de Buffalo Bill, mais aussi avec l’autobiogradont on entend parler en 1941 et dont beau-

coup de chercheurs mettent en cause l’au-

thenticité. Réalisé par Rémi Chayé, le film

en garçon pour conquérir la liberté qu’elle

d’un bon œil —, c’est la place des filles dans

la société qu’interroge Calamity. Et comme

il n’est jamais trop tôt pour se poser les

d’animation Calamity, une enfance de Mar-

bonnes questions, le film est accessible dès

au festival du film d’animation d’Annecy!)

14h15, l’association Filactions propose un

le cadre du festival Toiles des mômes. À tra-

pourra également être question de la repré-

tha Jane Cannary (Cristal du long-métrage est présenté au cinéma Gérard-Philipe dans

vers les aventures de la petite Martha Jane,

6 ans. Le 29 octobre, après la séance de

échange autour de l’égalité filles-garçons. Il

sentation des filles au cinéma. g

Cinéma Gérard Philipe

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Classé Art et Essai

Annulation des séances de début de soirée Le cinéma Gérard-Philipe a dû lui aussi s'adapter aux contraintes sanitaires. Depuis le couvre-feu, les séances prévues à 20 heures et 20 h 30 sont annulées jusqu’au 3 novembre. Certaines séances annulées sont reprogrammées en matinée à 10 et 11 heures. Tarif réduit sur les séances du matin : 5,80 euros. Pour vous informer régulièrement sur les films et horaires du cinéma, rendezvous sur le site de la ville : www.ville-venissieux.fr/cinema/ Le-programme DU 4 AU 10 NOVEMBRE

MER 4

JEU 5

VEN 6

SAM 7

DIM 8

LUN 9

MAR 10

Cannes 2020 ADN 1h30

11:15 14:00

14:00

11:15 14:00

11:00 14:00 18:00

14:00 18:30

11:15 14:00

14:00 16:00

Sortie nationale / Cannes 2020

FALLING (VOST/VF) 1h52

16:00 18:15 vost

11:15 16:00 18:15

16:00 18:15 vost

16:00 18:15

16:00 18:15 vost

16:00 18:15

11:15 18:15 vost

LES TROLLS 2 1h31

16:00

14:00

14:00

ADIEU LES CONS 1h27

14:00 18:00

11:00 16:00

16:00

Cannes 2020

16:00 18:00 vfst

16:00 18:00

11:00 14:00

16:15 18:00 14:00

11:00

LAST WORDS (VOST) 2h03 11:15

L'ENFANT RÊVE 1h47

16:00

11:00

11:00

PETIT VAMPIRE 1h22

16:00

Cannes 2020

14:00

14:00 16:15

14:00 16:15

18:30

14:00 18:00

18:00

16:00

11:00

11:00 18:15

11:00 18:15

14:00

16:00

16:00

18:15

DRUNK (VOST) 1h55 POLY 1h42

11:15

PARENTS D'ÉLÈVES 1h28 UNE VIE SECRÈTE (VOST) 2h27

17:45

11:00

16:00

18:00

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. www.ville-venissieux.fr/cinema/Le-programme

Toiles des mômes Destiné à la jeunesse, mais largement aussi aux parents, le festival se déroule jusqu'au 3 novembre, avec Calamity (à partir de 6 ans, voir ci-dessus), Yakari (à partir de 4 ans) et La Baleine et l'escargote (à partir de 2-3 ans). Des animations auront lieu avant certaines séances.

Requiem pour un massacre Réalisé en 1987 par le soviétique Elem Klimov, le film place son action en Biélorussie en 1944 et montre combien les enfants ne sont jamais épargnés par les conflits des adultes. Klimov ne cache rien des atrocités commises par les nazis et ce n'est pas un hasard si la traduction littérale du titre russe est : Viens et vois. Le film est présenté le 3 novembre à 14 heures dans le cadre de Ciné Collection.

COUP DE PROJECTEUR

Le grand saut DRUNK

DE THOMAS VINTERBERG

Ce film danois s’ancre sur deux

théories philosophiques : celle de

Finn Skårderud qui affirme que

l’être humain, pour être au meil-

leur de ses performances, doit atteindre dans le sang un degré

d’alcool de 0,5 gramme. Et celle

de Søren Kierkegaard, que l’on

peut résumer par cette phrase : “Je

choisis d’être ce que je suis”, quels

que soient les échecs qui peuvent

être liés à cette décision. Les qua-

tre profs de Drunk ont donc choisi

de faire le grand saut en s’alcooli-

prendre si le cinéaste constate, cri-

sant pour voir si leurs tristes vies

tique ou approuve l’alcoolisme. Et

liorer.

mot est important, ceux qui ver-

monotones vont pouvoir s’amé-

l’on ne sait au juste si le saut — le

Pour les spectateurs latins que

ront le film comprendront — se

lui-même un saut dans l’inconnu.

Au centre de ce récit tout à la fois

nous sommes, le film représente

Que veut montrer Vinterberg exactement ?

Visiblement

au

Danemark, l’alcool fait partie de

fait vers la vie ou vers la mort.

sombre et amusant, triste et pour-

tant empli d’humour, Mads Mik-

kelsen est parfait et très bien

la vie sociale. Ainsi, Drunk s’ouvre

entouré. Ces quatre profs nous

laire où la bière coule à flots. On

nous renvoient à nos propres

et se ferme sur une tradition scone parvient pas toujours à com-

intéressent, nous attendrissent et questionnements. g


MAGAZINE

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

15

IDÉE SORTIE

VinylesMania : un sillon tracé jusqu’à nous

PHOTODADSDISCDELIGHTS

Le Musée de l’Imprimerie de Lyon propose, jusqu’au 21 février 2021, une exposition consacrée aux vinyles, baptisée VinylesMania. Elle rend un hommage passionnant à cet objet dont la face A serait culte, et la face B toujours très moderne. PAR : GRÉGORY MORIS.

e vinyle est un bien curieux

L

fait plus”. L’exposition aborde le

tions de Paula Sher, l’une des pre-

Clara Reed, de l’univers de Jimmy,

rialisation tous azimuts, il

notre lien retrouvé avec les vinyles,

pochettes… pour arriver à des inter-

disque au milieu du marché de

contemporaines de l’objet. Citons,

sud en passant par Jérusalem. Une

l’acoustique du lieu d’enregistre-

sant par les créateurs des pochettes.

Studio, qui imprime des images sur

et passionnante.

1- Alex Steinweiss, Emperor Concerto (Beethoven), Columbia Masterworks, 1948. 2- African Scream. 3- Cheick Tidiane Seck. 4- Le projet Dad’s Disc Delight par Zoe Timmers, 2015. objet. À l’ère de la dématé-

sujet en profondeur, tente de définir

prend de la place sur les étagères. À

et propose un tour du monde en

tillonné, il laisse de la place à

des musiciens aux boutiques en pas-

ment. Alors que la musique s’écoute

Elle est d’ailleurs dédiée à Vaughan

l’époque du son HD, précis, échan-

partout, tout le temps, il se paye le

luxe de ne pas pouvoir être lu en

voiture, dans le métro, dans la rue.

Terriblement dépassé, il est pourtant durablement “in”.

Avec l’exposition VinylesMania, le Musée de l’Imprimerie et de la Com-

munication graphique de Lyon rend

images de ceux qui les font vivre —

Oliver (décédé en 2019), designer, concepteur de pochettes et de visuels, dont le style, texturé et mys-

térieux, iconique et typographique,

restera comme l’un des plus envoûtants en la matière.

microsillon, puisque le 33 tours

(comme le 45 tours) constitue avant

tout une certaine expérience de la musique. Elle conduit à s’interroger,

aussi: dans un monde tourné vers

le numérique, comment un tel objet peut-il passionner autant?

Ainsi, VinylesMania ne s’embar-

qu’est un vinyle, un espace revient

d’abord sur la fabrication des

plus

par exemple, les œuvres du Magma

les vinyles, lesquelles s’animent lorsqu’ils tournent!

VinylesMania nous permet aussi de

tache ensuite à nous faire voyager

vinyle, toujours en quête d’une

Columbia Records en 1939), les créa-

Aujourd’hui, les CD trouvent de

noirs grimpent en flèche. Durant

dant que les ventes de disques le premier semestre 2019, les

le phonographe!), le très touchant

vinyles

Delight de Zoë Timmers… Une sec-

sur le marché américain pour

est par ailleurs consacrée à un col-

(le rock représentant 40 % des

caines, qui présentent leurs disques

6,6 %), contre un peu moins de

projet documentaire Dad’s Disc

favoris.

Notons, également, que l’exposition

Elle propose un tour du monde du

(créées par Alex Steinweiss pour

enfin, que l’histoire du vinyle est

trouvailles : un enregistrement

entre le disco et le rock, la naissance

“une success-story comme on n’en

rappelle,

moins en moins preneurs, pen-

a le bon goût de ne pas rester cen-

des premières “vraies” pochettes

nous

pièce rare. Ils nous permettent d’ail-

dans le temps: l’emblématique logo

La voix de son maître; la bataille

BIENTÔT PLUS DE VINYLES QUE DE CD

aussi celles d’une belle revanche.

ces découvreurs acharnés, ces cher-

lectif de femmes noires améri-

grave les sillons. L’exposition s’at-

face B du disque noir surprenante

cheurs de pépites, ces amoureux du

“biscuit”, un échantillon de plas-

tique fondu sur lequel une presse

Kenyatta, à Nairobi), à la Corée du

VinylesMania

tion, baptisée Black Girls Love Vinyl,

1940, ils sont formés à partir d’un

propriétaire d’une boutique de

découvrir des portraits de “diggers”,

disques: apparus dans les années

rasse pas des clichés vantant “un

incroyable revival nostalgique” ou

utilisations

datant de 1860 (près de 20 ans avant

Puisqu’il faut bien expliquer ce

l’exposé purement technique sur le

et

de

donc l’exposition VinylesMania.

goût d’éviter deux écueils: le monument aux morts, car le vinyle est tou-

prétations

designer

leurs d’écouter leurs plus belles

Plusieurs thématiques composent

jours bien vivant aujourd’hui, et

femmes

45 TOURS DU MONDE

un vibrant hommage au disque

noir. Mais l’installation a eu le bon

mières

trée sur l’Europe et les États-Unis. rapport au vinyle, de l’énergie musi-

cale africaine (mention spéciale

pour les photos, signées Rachel

ont

ainsi

engrangé

quelque 224,1 millions de dollars 8,6 millions d’exemplaires vendus

ventes, le R’n’B 7,9 %, et le rap 250 millions de dollars pour les

CD. En France, 3,5 millions de vinyles ont par ailleurs été vendus

en 2018. Et la bascule entre les

deux supports, au niveau mondial,

est attendue pour l’année à venir.

Bref, de la fabrication du disque au

son proposé en passant par les

pochettes, devenues objets d’arts,

on ne saurait que trop conseiller

aux amoureux du vinyle de passer

quelques heures au Musée de l’Im-

primerie de Lyon. D’autant plus que

le disque noir doit actuellement faire face à un nouveau défi: une

pénurie, induite par l’incendie de

l’usine californienne ayant le mono-

pole de 80 % de la matière première

nécessaire à la fabrication des galettes noires. De quoi accentuer

un peu plus la vinyle-mania! g

PRATIQUE VinylesMania Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique de Lyon 13, rue de la Poulaillerie 69002 Lyon www.imprimerie.lyon.fr Tarifs : entrée à 8 euros, 6 euros pour les 18-25 ans, gratuit pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les personnes nonimposables, les bénéficiaires des minimas sociaux et les possesseurs de certaines cartes (jeunes musées, musées, jeunes culture, culture, Lyon City-Card et Pass’Région).


16

SPORTS

Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697 / EXPRESSIONS

CYCLISME ET CYCLOTOURISME

Le boom du vélo ne profite pas aux clubs Les fédérations françaises de cyclisme et de cyclotourisme, ainsi que la Fédération sportive et gymnique du travail, accusent, à des degrés divers, des baisses sensibles du nombre de leurs licenciés. Qu’en est-il à Vénissieux ? ean-Yves Faure (Vélo club

J

Jeunes et cyclistes, ça existe !

Max-Barel), Jean-Pierre Pinna

(Entente cycliste du Moulin-

à-Vent) et Jacques Kieffer (Ami-

cale cycliste du Moulin-à-Vent)

L’ACMV vient d’enregistrer l’adhésion de plusieurs coureurs âgés de moins de 25 ans. Deux d’entre eux expliquent leur choix.

l’ont vite compris. L’engouement

pour la bicyclette en tant que déplacement,

plus

encore pour le vélo à assistance

Diego Chavane (24 ans)

électrique, n’est pas un gage de

“Un besoin d’adrénaline”

développement des clubs sportifs. Lesquels proposent “une véritable

discipline qui exige efforts et

sueur”, jugent à l’unisson les trois

dirigeants. De fait, la tendance est

plutôt inquiétante : s’il y a davan-

tage de vélos en ville, les clubs,

eux, ont du mal attirer de nou-

ARCHIVES RAPHAËL BERT

veaux pratiquants.

“Ce constat ne date pas d’hier”,

concède Jean-Yves Faure. Outre

le côté ingrat du cyclisme, que l’on présente souvent comme le

sport le plus difficile, comment

expliquer une telle désaffection ?

Une véritable discipline qui exige efforts et sueur. autant il empêche les plus jeunes

Jean-Yves Faure. Mais il faudrait

des personnes interrogées les

Une autre contrainte, et non des

diplômés pour s’en occuper, et

cutif de la FFC. Est-ce plutôt l’in-

gerosité de la cohabitation avec

Il faut d’emblée écarter les raisons financières. Seulement 10 %

évoquent, affirme le bureau exétérêt des jeunes pour la pratique

qui fait défaut ? Possible. “On peut

également évoquer les affaires de

dopage, qui n’incitent pas les

de venir chez nous.”

moindres, est à relever : la dan-

bande de retraités au club.”

Pour Jacques Kieffer, le nœud du

vélo devient dangereux, et ce mal-

attentes des jeunes. “Ils veulent

trop nostalgique, mais rouler à gré la progression des pistes cycla-

bles, note Malek Ouared, licencié

c’est une discipline qui demande

d’années. Victime d’un refus de

du temps, de l’investissement

nous ne sommes qu’une petite

les voitures. “Je ne veux pas être

parents à inscrire leurs enfants,

poursuit Jean-Yves Faure. Et puis

trouver une piste et des éducateurs

à l’ACMV depuis une vingtaine

stop d’un automobiliste, j’ai été

problème se situe dans les

faire du vélo, mais surtout du VTT loisir, sans faire de compétition. Même les moins jeunes suivent ce

mouvement et se payent une sortie

quand ils le veulent, sans passer

touché à la clavicule et à la rotule,

par un club.”

kilomètres par semaine qu’on peut

de son club, il fait toujours 20 km

fique pour tout le monde, conclut

prévoir une année d’entraînement,

dre au travail.

avant de pouvoir se faire plaisir. Ce n’est pas en faisant quelques

s’offrir des longues sorties. Il faut deux à trois fois par semaine, pour avaler 80 km. Quant au boom des

il y a deux ans.” Très actif au sein

de vélo tous les jours pour se ren-

LES SOLUTIONS EXISTENT

“Rajeunir les cadres serait bénéJean-Pierre Pinna. Et pas seule-

ment pour les rouleurs. Au niveau

des bénévoles qui composent le

bureau, le plus jeune doit avoir une

vélos à assistance électrique, ce

Alors, quelles solutions pour atti-

cinquantaine d’années. D’où nos

choses. Autant ce moyen de rouler

ou moins jeunes ? “Créer des sec-

cyclisme.” g

personnes qui ont pris de l’âge,

aux ados, comme le BMX, propose

n’est pas ça qui va arranger les

facile est compréhensible pour des

rer de nouveaux licenciés, plus tions destinées aux tout-petits et

incertitudes quant au devenir du

DJAMEL YOUNSI

Diego a quitté son Mexique natal, il y a 5 ans, s’installant entre Lyon et Villeurbanne pour y finir ses études dans le domaine financier. Passionné de VTT, il a fait de la compétition à Guadalajara, de 12 à 19 ans. “Pas évident de trouver un club de VTT à Lyon, j’ai donc bifurqué vers le vélo loisir. Je me suis fait plaisir il y a deux ans en parcourant Paris-Nantes-Bordeaux en deux mois. Depuis, je m’offre des sorties, deux à quatre fois par semaine, en solitaire, en prenant souvent la direction de Neuville. Lors d’un stage professionnel, j’ai fait la connaissance de Dimitri, licencié à l’ACMV. D’où mon adhésion au club, il y a peu.” Pour se lancer dans la compétition ? “Surtout pour savoir ce que je vaux sur un vélo, pour le besoin de faire mieux à chaque sortie, et pourquoi pas réussir de bons chronos. Il me manque cette adrénaline que j’ai connue quand je faisais du VTT.”

PHOTO RAPHAËL BERT

de

Max Meroth (20 ans)

“Progresser prudemment” Un ami de son père a probablement été à l’origine de la nouvelle passion de Max, le vélo. “Il y a troisquatre ans, cet ami nous a raconté dans le détail une récente sortie à bicyclette sur 100 km. On a été enthousiasmé, mon père a été le premier à s’offrir un vélo. J’ai suivi peu de temps après. Jusqu’alors fana d’escalade, j’avoue que mes débuts ont été difficiles. On faisait une sortie, deux fois par mois, sur près de 70 km, on empruntait des bouts de parcours que l’on faisait habituellement en voiture pour avoir un autre regard sur la nature et l’environnement. Progressivement, je me suis mis à chronométrer mes sorties grâce à Strava, une application sur laquelle je peux connecter mon GPS. À l’occasion d’un stage universitaire, j’ai fait la connaissance de Baptiste, licencié à l’AMCV. Et je fais désormais partie des nouveaux jeunes licenciés. Je veux progresser car mes collègues roulent déjà bien, et me lancer dans la compétition, au printemps.”

PHOTO RAPHAËL BERT

mode


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

ZOOM SUR LES U17 DE L’ALVP

Pour être bien dans son basket qui la transmission est source

de motivation. Ainsi, Ulrich coach

(PROGRAMMATION

SOUS RÉSERVE, EN FONCTION DES SUITES DE LA CRISE SANITAIRE)

Samedi 7 novembre ● Championnat départe-

mental individuel de gymnastique rythmique du Rhône organisé par le CMO-V Gym rythmique, au gymnase Anquetil, de 12 heures à 20 heures. Le lendemain, suite et fin de 8 heures à 18 heures.

Il est des entraîneurs pour Guembhyt,

AGENDA

d’une

équipe des U17 de basket de

l’ALVP composée en partie de basketteurs en manque d’ex-

périence (trois ans de pra-

Dimanche 8 novembre

tique en moyenne). “Notre

CMO-V GYM

De l’aérobic avant le cross training S’il accuse une sérieuse

baisse de ses effectifs —

une centaine de licenciés —, le club de gym vénis-

sian n’en demeure pas

moins attaché à ce qu’il

fait de mieux: la formation.

“Avec

l’arrivée

d’Idrisse Ben Meddoun,

ancien gym international

en trois étapes: des matches

● Les rugbymen de l’USV accueillent Villeneuvede-Marc au stade LaurentGérin, à 15 heures.

volant des entraîneurs,

bre pour déterminer le niveau,

Mercredi 11 novembre

Rosier et Isabelle Canta-

championnat se décompose

de brassage jusqu’en décem-

suivi d’une période d’affinage

● Annulation de la Cyclo

jusqu’en février, pour enfin

prévue à Parilly.

entrer de plain-pied dans un

championnat qui décidera

d’une accession ou d’un maintien.”

confiance. Et j’aime à le répéter, mon ambi-

Engagés dans un mini-championnat invi-

tion, comme celle des dirigeants du club de

casion de se faire une idée du parcours de

de match en match, qu’il prenne du plaisir

tant six équipes, les Vénissians ont eu l’oc-

Parilly, est de faire progresser mon groupe

combattant qui leur est proposé. Si le suc-

sur les parquets, se familiarise au collectif.”

41), les a gonflés d’espoirs, le revers subi

le 10 octobre, on pensait que les Vénis-

cès à Saint-Rambert, le 26 septembre (64-

face au PL Oullins, le 3 octobre dernier au gymnase Jacques-Anquetil (47-33), les a

sians avaient retenu la leçon. Mais les

deux derniers matches disputés et per-

dus, le 17 octobre, face aux Coteaux-du-

sorte de retour sur terre, estime l’entraî-

Nuelles (57 -56), ont confirmé que l’ALVP

neur vénissian. Elle nous permet de ne pas

tomber dans un quelconque excès de

Vénissieux FC accueillent Le Puy Football 43 Auvergne au stade Laurent-Gérin, à 17 heures.

Lyonnais (68-65) puis Saint-Germain

aura du mal à prétendre jouer les pre-

miers rôles. g

VÉNISSIEUX FOOTBALL CLUB

Pleins feux sur les coupes Après avoir écarté l’AS Bron

Grand Lyon du 5e tour de la coupe de France, dimanche

18 octobre, Vénissieux FC se

voit proposer le Stade Ample-

puisien, encore un adversaire

évoluant en Régionale 3, deux

catégories en dessous des Vénissians. La rencontre est

prévue dimanche 1er novem-

bre dans la communauté de l’ouest rhodanien. Petit clin

d’œil : Amplepuis est la patrie

de Vincent Tolisso, père de Corentin qui évolue désor-

mais au Bayern de Munich. “Quand j’ai quitté Vénissieux pour m’installer à Amplepuis, le

pays de ma femme, j’ai joué un peu à Tarare, puis entraîné Amplepuis, nous avait déclaré Vincent, lors d’un passage récent sur Vénissieux. Maurice Persch a été l’un de mes entraî-

neurs, alors que j’avais 13 ans et demi. C’est lui qui m’a surnommé Toto.” Le père de l’international ne devrait pas manquer d’assister à la rencontre.

De son côté, l’équipe des U18 de Vénissieux qui avait accueilli et disposé de Montélimar,

le 18 octobre, en coupe Gambardella — la coupe de France des moins de 18 ans — se déplacera à Cluses Scionzier, le dimanche 8 novembre, pour le compte du 5e tour. g

algérien, on a étoffé le

soulignent

Christophe

luppi, deux des cadres du

club. On y est un peu forcé et contraint: il ne nous reste plus

que trois compétitrices seniors. Et dans le groupe masculin,

Alexis et Romain font figure de routards des praticables du

haut de leurs 14 ans.”

Le Covid a fortement perturbé l’équilibre de ce club qui propose de la gym, mais également de la danse, du trampo

et des activités complémentaires: gym’forme et gym’douce. La nouveauté de cette saison, le cross training, a dû être

suspendue puisque s’adressant aux plus de 18 ans. “Nous

En dominant aisément Sathonay (57-31),

douchés, même s’il a été plutôt bien digéré.

“Notre défaite est un mal pour un bien, une

Samedi 14 novembre ● Les footballeurs du

17

RÉSULTATS Athlétisme En terminant 2e féminine du marathon de Nevers à Magny-Cours, samedi 24 octobre, Kristin Colard a établi un nouveau record du club (2 h 40 et 41 secondes, soit 13 minutes de mieux que le record de Françoise Matitch, en 2004), une performance de niveau Nationale 2. Le lendemain, au trail de Colombier- Saugnieu, Françoise Matitch (AFA Feyzin/Vénissieux) s’est classée 1re féminine en M6 (6569 ans) sur le 9 km (47’42), et Jean-Patrick Tchalikian, ancien président du club de GR de Vénissieux, en a fait de même dans la catégorie des 60-64 ans, en 46’03.

Rugby Après avoir dû se contenter du partage des points à domicile, le 18 octobre, face à l’US Côtes-d’Arey (23-23), les Vénissians pensaient pouvoir se racheter face à Pontde-Cheruy. Mais l’USV n’a pu l’affronter, dimanche 25 octobre, en raison de cas de Covid déclarés.

sommes dans une situation extrêmement fragile, expliquent

tour à tour Christophe et Isabelle. Mais nous n’avons pas

d’autre choix que de respecter scrupuleusement les protocoles mis en œuvre.”

Si le début des compétitions est programmé pour jan-

vier 2021, rien ne garantit que ce soit effectivement le cas. “Ce pourrait être une saison blanche, redoute Fabrice Can-

taluppi, le président du CMO-V. On a perdu l’équivalent d’un

tiers de cotisations. Mais on se doit de rester optimistes. Outre

la mise en place du cross training, hélas mis en sommeil, on

a pu créer une section gym aérobic avec une coach spécialisée,

Laëtitia. Déjà quatre compétitrices peuvent matcher en équipe.

Ainsi aura-t-on davantage de visibilité avec la fédération pour cette discipline appelée à attirer pas mal de jeunes.” g

ARTS MARTIAUX MIXTES Farès Ziam s’offre son premier succès en UFC Retour au premier plan de Farès Ziam, athlète de MMA de 23 ans. Après avoir perdu lors de son premier match en UFC en septembre 2019 face au Sud-Africain Don Madge, Farès a été déclaré vainqueur face l’Australien Jamie Mullarkey (26 ans), le 17 octobre. Un match à rebondissements comme l’ont évoqué les spécialistes de la discipline sur le Net, qui s’est disputé sur l’île de Yas, à Abu Dhabi. “Je pense avoir mérité mon succès”, a déclaré dans une interview en anglais “Smile Killer”. Les trois juges l’ont déclaré vainqueur 29-28. “Certes, mon rude adversaire m’a bien posé des problèmes au sol, mais j’ai pu le dominer en striking (tous les coups portés avec les poings, les pieds, les genoux et les coudes, ndlr). J’ai bénéficié d’une excellente préparation à Sofia avec la Bulgarian Top Team, et j’étais déjà en bonne condition car je m’étais préparé pour un combat qui devait se tenir en juin dernier, mais qui a été annulé. Désormais, mon souhait est de rencontrer Bobby Green, il fait partie du Top 25 de l’UFC.”


SPORTS

18

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

SPORT AMATEUR

S’adapter au couvre-feu A

Le couvre-feu, instauré dans la Métropole depuis le 17 octobre, vient compliquer un peu plus le quotidien des clubs sportifs amateurs. Lesquels tentent de trouver le bon ton entre prudence et optimisme. u contraire des clubs pros,

qui gardent la possibilité de

jouer en soirée à huis clos,

les clubs amateurs ne bénéficient

pas d’aménagements dans le cadre

du couvre-feu. Ils devront jouer

l’après-midi. “Il faut que tout le

monde s’organise pour être chez soi

à 21 heures, a précisé le ministère des Sports. Les exemptions accor-

dées au sport professionnel le sont,

parce qu’il s’agit justement de gens

qui exercent là leur métier.”

Les sports en salle étaient déjà inter-

dits aux adultes dans les zones en alerte

maximale.

Après

les

annonces du président Macron, le

14 octobre dernier, en particulier

l’instauration d’un couvre-feu dans

les métropoles, ce sont les sports de

plein air qui vont devoir s’adapter. Une contrainte de plus dans un contexte difficile.

Interrogé

le

lendemain

des

annonces, Jean-Pierre Chaix, prési-

dent du Vénissieux football club (VFC), notait qu’il est “probable

qu’on nous demande de jouer plus

Contrairement aux footballeurs qui ont joué tous leurs matchs, les basketteuses attendent de pouvoir rejouer depuis fin septembre. travaillent le samedi… Par ailleurs,

il va y avoir des embouteillages aux

Christine Thiebault, présidente de

l’ALVP. Nos seniors se maintenaient

entraînements et lors des matches

en condition comme ils le pouvaient

Comble de malchance, une partie du

tiellement grâce au footing, mais

Delaune ont été vandalisées.”

19 heures, ça devient probléma-

programmés en début d’après-midi. terrain et une cage du stade Auguste-

DOUBLE PEINE POUR LES SPORTIFS “INDOOR”

en s’entraînant en extérieur, essen-

avec la tombée de la nuit vers tique. On a quelques étudiantes qui jouent dans leurs associations spor-

tives universitaires, ça aide un peu.

les mineurs en association spor-

le

LE MONDE SPORTIF AMATEUR

RESTERA-T-IL LES BRAS CROISÉS ?

8 novembre… J’ai dans l’idée que si

Si les fédérations françaises de foot-

pas, on ne rejouera pas avant jan-

pas encore réagi de façon précise, il

la situation sanitaire ne s’améliore

vier 2021. Il est probable que la fédé-

ball, rugby, basket et handball n’ont n’en est pas de même pour la fédé-

toujours joué le dimanche à 15 h 30,

Même prudence du côté du hand-

gymnases, sauf pour les scolaires,

trop juste. Autre problème qu’il nous

Neuville

nombre

exemple après 17 heures. Ce serait

déjà entraîné la fermeture des

accueillir

retours. C’est ce qui me paraît le plus

toral du 25 septembre dernier avait

pourra pas jouer à Clermont par

devrait

les contraintes du couvre-feu.

cements à effectuer. Mais on ne

ket, volley et hand), l’arrêté préfec-

Régionale (le 20 septembre, défaite

face à Sainte-Blandine, ndlr), on

puter dix journées.”

ration sportive et gymnique du tra-

Si on peut reprendre le chemin des

nous n’avons pas de très longs dépla-

seniors n’ont joué qu’une fois en Pré-

pel, le championnat 2020-2021

pourra être validé si l’on arrive à dis-

ration décide que le championnat ne

Du côté des disciplines indoor (bas-

tôt”. “Évoluant au niveau régional,

Au CLAM-V, le président François

Martin se veut prudent. “Nos

parquets, on devrait pouvoir gérer L’équipe féminine de Nationale 3 a il n’y aurait pas trop de bouleverse-

prendra en compte que les matches cohérent.”

ball, qui joue en Nationale 2. “On

vail (FSGT), qui concerne bon d’équipes

vénissianes.

Celle-ci s’est fendue d’un communi-

qué. “Nous demandons une déroga-

tion au couvre-feu de 21 heures, sur

faut aborder: comment gérer les

tive, les sportifs de haut niveau et

ments. En avançant le coup d’envoi

n’a joué qu’une fois, le 26 septembre

équipes, sachant que plusieurs cré-

sportifs en formation continue. Exit

deux plus longs déplacements à

et depuis, les joueurs s’entretiennent

ments sportifs disponibles ne permet-

20 heures? Et jouer un samedi après-

pour les équipes seniors de basket

(290 km), on sera rentrés avant

programmes individuels à faire chez

plus tôt. Comme pour le sport pro-

celles des handballeurs du VHB.

culine pourra, je le pense, jouer

explique le président Gilles Clauss.

entraînements de nos différentes neaux vont au-delà des 19 et

midi ne sera pas évident. Nous sommes des clubs amateurs, certains

dirigeants, entraîneurs et joueurs

espoirs, les professionnels et les

donc les matches et entraînements

de l’ALVP et du CLAM-V, ainsi que

“On navigue à vue, commente

à 14 heures par exemple, pour nos Nîmes

(315

km)

et

Mauguio

21 heures. Notre équipe fanion masaprès nous.”

à Saint-Priest (victoire 30-24, ndlr), comme ils le peuvent, en suivant les

soi proposés par Olivier Odisio,

présentation d’une attestation, pour

les sportifs amateurs, les équipe-

tant pas d’organiser ces rencontres

fessionnel, le sport amateur doit pou-

voir continuer à rassembler des

Dès que l’on pourra reprendre entraî-

millions de pratiquants. Les activités

ter aux nouveaux horaires qu’impose

des animateurs et animatrices res-

nements et matches, il faudra s’adap-

le couvre-feu. Plus question de jouer

physiques et sportives, encadrées par ponsables et soucieux des protocoles

à 20 heures à Tola-Vologe. On devra

sanitaires établis par l’État, sont un

reçues afin de jouer plus tôt. Lors de

La FSGT demande également “un

se mettre d’accord avec les équipes nos déplacements, il nous faudra

prendre en compte les durées du

match et du trajet, les aléas dus à la

circulation… Attendons déjà de voir

si les gymnases seront de nouveau ouverts pour les amateurs. Pour rap-

levier face à la crise sanitaire.”

véritable plan d’urgence. Le sport

associatif fédéré est en sursis, les

120 millions d’un plan de relance ne

suffiront pas.” g

DJAMEL YOUNSI


AU QUOTIDIEN

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

URBANISME PLU-H : enquête publique Le président de la Métropole de Lyon a décidé de soumettre à enquête publique le projet de modification n° 2 du Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat (PLU-H). L’enquête publique se déroulera pendant une durée de 33 jours consécutifs, du jeudi 12 novembre à 9 heures au lundi 14 décembre à 16 heures. Le projet concerne la prise en compte dans le PLU-H des risques technologiques par la traduction de plusieurs porters à connaissance (PAC) du préfet du Rhône, relatifs à des installations classées pour la protection de l’environnement ou au transport de matières dangereuses. Sont également intégrées à cette procédure, des évolutions du PLU-H concernant des équipements publics ou d’intérêt collectif pour lesquels une autorisation d’urbanisme est indispensable dans les meilleurs délais. Le dossier d’enquête publique sera consultable par le public : - à l’hôtel de Ville de Vénissieux, 5, avenue Marcel-Houël, - en ligne à cette adresse (www.registre-numerique.fr/mod2-grandlyon) ainsi que sur le site internet de la Métropole (www.grandlyon.com).

LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Des points conseil budget pour les ménages D’ici la fin de l’année, 21 points conseil budget supplémentaires doivent ouvrir leurs portes en région Auvergne Rhône-Alpes, portant leur nombre total à 43. Le plus proche pour les Vénissians est situé dans les locaux de l’association GRIM 69, dans le 8e arrondissement. Ce type de structure offre à toute personne qui le souhaite, indépendamment de sa situation, un accueil inconditionnel pour la conseiller, l’orienter, l’accompagner dans la gestion de son budget ou en cas de surendettement. Les

points conseil budget peuvent notamment réaliser un diagnostic complet de la situation financière de la personne et lui faire des préconisations pour maîtriser son budget, accéder à ses droits et aux aides auxquelles elle peut prétendre. Il peut également intervenir auprès de créanciers locaux pour résoudre les situations d’endettement dans des conditions encadrées.

GRIM 69: IMMEUBLE LINCLON - 63, BOULEVARD DES ÉTATS-UNIS - LYON 8E. TÉL.: 0472848710 - EMAIL : ASSOCIATION@GRIM69.ORG

EXPRESS

CONSEILS DE QUARTIER

Restos du cœur : inscriptions à partir du 3 novembre

Place aux visites de terrain

Les inscriptions pour la campagne d’hiver démarrent dans les locaux des Restos du cœur à partir du mardi 3 novembre : les mardis et jeudis de 8 h 30 à 11 heures et de 13 h 30 à 15 h 30. Les distributions débutent le 23 novembre : elles auront lieu les mardis et jeudis de 8 h 30 à 11 h 20 et de 13 h 30 à 16 h 20. Si vous avez du temps, n’hésitez pas à rejoindre l’équipe de bénévoles. Elle manque de bras.

RESTO DU CŒUR DE VÉNISSIEUX : 11-13, AVENUE DE LA RÉPUBLIQUE. TÉL. : 04 78 67 56 00. Ventes solidaires au Secours populaire Le Secours populaire organise une vente solidaire de vêtements, vaisselle, jouets et articles divers samedi 7 novembre de 8 h 30 à 11 h 30. Et comme il est déjà temps de penser aux courses de Noël, une vente solidaire de bibelots, jouets et livres pour enfants est organisée une semaine plus tard, samedi 14 novembre de 8 h 30 à 11 h 30.

RENDEZ-VOUS CURIE (COUR

CENTRE SOCIAL DE PARILLY Activités pour tous Un lieu d’accueil enfants parents “Gazouillis à Parilly” a été mis en place pour les 0-6 ans accompagné d’un parent. Ces rencontres ont lieu les mardis en période scolaire de 8 h 30 à 11 h 30. Il s’agit d’un lieu de socialisation rassurant et sécurisant, gratuit et anonyme, ouverts aux futurs parents, parents et enfants. Les participants sont accueillis par deux professionnels volontaires ou personnes bénévoles. Le centre social de Parilly propose également “Mômes en famille” pour les 3-12 ans accompagnés de leur(s) parent(s), mercredi 4 no-

vembre de 16 h 30 à 17 h 30. Un moment de partage pour la réalisation d’un plat (deux euros par personne). Pour les plus grands, un atelier intitulé “Jeudi, je fais” permet à ceux qui le souhaitent de fabriquer, créer, décorer et découvrir, dans un esprit économique et écologique. Prochain rendez-vous les 5 et 12 novembre de 9 h 30 à 11 heures, par petits groupes et dans le respect des gestes barrières. Au programme : la fabrication de meubles en carton.

RENSEIGNEMENTS : CENTRE TÉL. : 04 78 76 41 48.

SOCIAL DE PARILLY, 27 BIS, AVENUE JULES-GUESDE.

ACCIDENT DOMESTIQUE Attention au monoxyde de carbone Chaque hiver, les intoxications au monoxyde de carbone, émis par des appareils de chauffage à combustion, sont responsables d’une centaine de décès en France. La première mesure est d’avoir recours à un professionnel pour l’entretien. D’autres recommandations s’imposent : ne jamais se chauffer avec des appareils non destinés à cet usage (réchauds, fours...), n’utiliser sous aucun

prétexte un groupe électrogène dans un lieu fermé, ni un chauffage d’appoint de façon prolongée, veiller à ne pas obstruer les grilles de ventilation. Dès les premiers signes d’intoxication (maux de tête, fatigue, nausée), il est important d’agir très vite : aérer, arrêter les appareils, quitter les locaux et appeler les secours (15, 18, 112 et 114 pour les personnes malentendantes).

Rédaction: 9 rue Aristide-Bruant 69200 Vénissieux. Téléphone: 0472511812. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Delphine Peyre. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : Grégory Moris ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de gestion : Mary Ros. Chargé de publicité : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 33 500 exemplaires. issn : 1151-0935

DANS SES LOCAUX, 99, BOULEVARD JOLIOTEXTÉRIEURE). TÉL. : 04 78 76 23 31.

Un zeste de partage au centre social de Parilly Le centre social de Parilly organise le samedi 7 novembre une activité intitulée “Un zeste de partage”. Cuisinons avec Hania un tajine tunisien de 9 heures à midi. Sur inscription : 5 euros la part adulte, 3 euros la part enfant.

CENTRE SOCIAL DE PARILLY, 27 BIS, AVENUE JULES-GUESDE. TÉL. : 04 78 76 41 48.

19

Après l’annulation des assemblées générales d’automne, les conseils de quartier n’en finissent pas de s’adapter à la crise sanitaire. Au vu des restrictions d’accueil dans les salles de fêtes et salles polyvalentes, Les permanences sont annulées au moins jusqu’au 14 novembre mais l’activité des conseils ne s’arrête pas : plusieurs présidents ont décidé de remplacer les permanences par des visites de terrain. ● Pasteur/Monery : visite de quartier mercredi 4 novembre. Rendez-vous à 17 heures devant la salle d’activités du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas). Présidente : Sophia Brikh. ● Centre : visite de quartier mardi 10 novembre. Rendez-vous à 17 heures devant le foyer Paul-Langevin (13 A, avenue Marcel-Paul). Présidente : Valérie Talbi. ● Joliot-Curie : visite de quartier mardi 10 novembre. Rendez-vous à 18 heures devant le groupe scolaire Joliot-Curie (5, rue Roger-Salengro). Présidente : Christelle Charrel.

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES MENUS DU 2 AU 10 NOVEMBRE Lundi 2: *tarte au fromage; gratin de quenelles et chèvre; brocolis persillés; fromage blanc nature; *fruit de saison; *pain. Mardi 3: *salade coleslaw, vinaigrette maison; filet de poisson meunière, citron; *coquillettes (+ fromage râpé); *yaourt aux fruits; *pain. Jeudi 5: betteraves, dés de fromage, vinaigrette maison; poulet fermier rôti ou pané de blé; purée de céleri; éclair au chocolat; *pain. Vendredi 6: *salade verte, vinaigrette maison; filet de poisson sauce tomate; pommes de terre vapeur persillées; fromage; *compote de fruits; *pain. Lundi 9:*carottes râpées, vinaigrette maison; lasagnes végétales (haché de soja, sauce tomate); fromage; *fruit de saison; *pain. Mardi 10: crêpe au fromage, salade verte, vinaigrette maison; filet de poisson sauce safranée; *chou-fleur persillé; petit-suisse sucré; fruit de saison; *pain.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR


PORTRAIT

20

E

EXPRESSIONS / Mercredi 28 octobre 2020 - n° 697

lle est contente, Sophie, de

revenir au Théâtre de

Vénissieux. “Je le connais

bien. J’ai fait 18 ans de chorale à

l’école de musique. Tous les ans, au mois de juin, j’étais sur la scène

du Théâtre de Vénissieux. C’est

très agréable pour moi d’accom-

pagner l’Ensemble TaCTuS sur ce

territoire.”

Sophie a grandi au pied de la

chaufferie des Minguettes, de

l’autre côté de la rue Albert-Ein-

stein. Elle est scolarisée à l’école

du Centre, au collège Jules-Miche-

L’engagement politique et l’histoire de ma famille, j’en ai hérité. C’est avec ce prisme-là que je porte attention au monde. Cela m’a bien été transmis.

let puis au lycée Saint-Just, dans

le cinquième arrondissement de

Lyon, en option théâtre. “En

classe de première, j’ai bifurqué à

La Martinière pour un bac technique en génie civil. J’ai passé mon BTS à Montélimar en système

constructif, pour être conductrice de travaux.”

Sophie revient à Lyon. “C’était

une période un peu compliquée. Ce

n’était pas simple pour une fille de

trouver du travail dans le bâti-

ment. Et puis, un changement

dans la réglementation amenait

les entreprises à se restructurer. J’ai fait un bilan de compétence à

la Mission locale, aux Minguettes.

Et j’ai passé un diplôme en gestion

culturelle.”

Le domaine culturel, Sophie l’a

toujours fréquenté, elle qui a été

inscrite à l’école de musique Jean-

Wiener depuis l’âge de 6 ans. “Je

suis restée cinq ans à étudier les

instruments et le solfège puis, rapi-

Maîtresse d’œuvre Sophie Cottet. Cette Vénissiane aurait pu devenir conductrice de travaux mais elle a préféré bifurquer vers le secteur culturel. Elle est aujourd’hui administratrice de l’Ensemble TaCTuS, une compagnie lyonnaise actuellement en résidence au Théâtre de Vénissieux.

dement, je n’ai plus fait que la cho-

PAR : JEAN-CHARLES LEMEUNIER. PHOTO : RAPHAËL BERT.

Les années passent, le collectif

changer. Ça tombait bien.”

par l’ancien ministre de la Cul-

À propos de ses retrouvailles avec

devenue l’administratrice de la

Pour rester dans la nomenclature

donné de la voix, la question vient

mente-t-elle, que je dois vendre les

ment devenue maître d’œuvre de

chanter ?

rale, avec Mick Wagner.”

Fusion se crée au sein de l’école

et rassemble une quarantaine de jeunes

choristes.

Sophie

en

devient la présidente et le reste

trois ans. Grâce à Mick, les chan-

teurs vont montrer leur talent à

plusieurs reprises aux Choralies

de Vaison-la-Romaine, le grand festival de chant choral organisé

tous les trois ans par l’association À Cœur Joie.

“J’ai été engagée bénévolement par

À Cœur Joie en 2013. J’ai été

Depuis 2017, Sophie est donc

compagnie. “C’est-à-dire, com-

spectacles de l’Ensemble aux théâ-

tres quels qu’ils soient, munici-

paux ou privés. Je travaille aussi

dans le relationnel, la partie logistique, l’organisation des tournées,

ture Jacques Toubon.

du bâtiment, Sophie est finaleprojets culturels dont les artistes

sont les maîtres d’ouvrage.

LA RÉSONANCE

s’occuper de la diffusion de L’Appel de la forêt. J’ai beaucoup aimé

ce spectacle et j’avais envie de

société de location de camions et

nait des répertoires différents :

de Sophie, Charles, qui dirige la engins de travaux publics SetraAlvi. Et qui a écrit un livre sur les

tée au Théâtre de Vénissieux le

Sophie évoque quelques annula-

fait mon temps.”

toire de ma famille, j’en ai hérité,

création de Reset, qui sera présen-

à rude épreuve le secteur culturel.

scènes de la CAPI à Villefontaine

Laquelle cherchait quelqu’un pour

choral mis en scène, où l’on repre-

quelque chose, Fusion ! Du chant

Amadeo del Postal.

Aggery qui m’a parlé de sa comTaCTuS.

à une rue où vit toujours l’oncle

d’adultes qui proposent la même

La situation sanitaire que le

surtout “la solidarité et le soutien

l’Ensemble

résistants qui ont donné leur nom

“Non, j’ai arrêté. Mais c’était

monde traverse cette année a mis

des partenaires. Outre Vénis-

pagnie,

aux frères Amadeo, de grands

grand-père. Elle est aussi reliée

Depuis 2019, nous sommes sur la

la gestion budgétaire des projets.

comme chargée de production.

C’est là que j’ai rencontré Raphaël

naturellement. Continue-t-elle à

chants du monde, pop, etc. J’ai

tions de spectacles, le chômage

ler directement pour le festival

Louis Dupic — il est son arrière-

DU PASSÉ FAMILIAL

6 novembre.”

ensuite stagiaire avant de travail-

tement de l’un de ses maires,

la scène sur laquelle elle a tant

Pour ce projet, il a fallu trouver

sieux, citons encore Le Vellein,

et le Groupe des 20. L’Ensemble

TaCTuS obtient également une

subvention grâce à la Fevis (Fédé-

ration des ensembles vocaux instrumentaux spécialisés), présidée

recherché ensuite des chœurs chose mais je n’ai pas trouvé. J’ai Bien qu’elle soit partie vivre à

partiel pour les musiciens mais

Lyon, elle revient souvent dans sa

aux artistes”.

parents, vivent toujours. “Je vais

“Avec le couvre-feu, ce sont à pré-

prisme-là que je porte attention au

souvent voir des films au cinéma

jours parlé de la Résistance, de l’en-

Vénissieux a joué le jeu. La création

études.”

devait être en avril, on a pu la

reprend Sophie. C’est avec ce

monde. Cela m’a bien été transmis.

Gérard-Philipe. J’y ai même tra-

reporter sans prendre de retard.”

“L’engagement politique et l’his-

ville où Martine et Pierre, ses

sent les horaires des spectacles qui

doivent être décalés. Le Théâtre de

frères Louis, Emmanuel et Joseph

Mes grands-parents m’ont tougagement militant communiste.

vaillé à la billetterie pendant mes

J’ai retrouvé chez ma grand-mère

Elle dit encore son attachement à

femmes françaises. Cela résonne

cette ville, elle qui descend direc-

ses cartes d’adhésion à l’Union des

en moi.” g

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Expressions 697  

Au sommaire de ce numéro : Avoir 20 ans en 2020 ; Logement social : attributions en chute libre ; Hommage à Samuel Paty le 2 novembre dans l...

Expressions 697  

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