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SOCIAL

ÉCONOMIE

ENVIRONNEMENT

C’est un espace de près de six hectares, entre le périphérique et l’avenue Viviani. Ici, entre 1926 et 2009, des centaines de personnes ont fait vivre les fonderies DurantonSicfond. Le site va renaître d’ici 2023 avec un nouveau nom, Deltalys, et une nouvelle vocation, l’accueil d’un parc d’activités mixant bureaux et zones de production. 2 000 emplois sont annoncés.

La Ville a décidé de consolider son plan climat air-énergie. Dans ce cadre, un Programme d’intérêt général (PIG) Énergie 2 a été voté pour soutenir et accompagner la rénovation thermique de l’habitat. Il étend le périmètre du PIG 1 à l’ensemble de la ville. Par ailleurs, à l’initiative du groupe Europe Écologie Les Verts (EELV), un vœu a été adopté pour l’arrêt de l’usage des pesticides chimiques sur le territoire communal.

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Vénissieux s’engage

ARCHIVES RAPHAËL BERT

De Duranton à Deltalys

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Carrefour banalise le travail dominical P. 4

PARILLY

Le centre social a 40 ans P. 8

N° 679 du 6 au 19 novembre 2019

www.expressions-venissieux.fr

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Emportés par la Foulée!

La doyenne des courses sur route de la région s’apprête à célébrer son 40e anniversaire. Pour marquer l’événement, Vénissieux va mettre les petits “pas” dans les grands les 16 et 17 novembre prochains. DOSSIER PAGES 9 À 11


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ACTUS

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

RÉNOVATION URBAINE

MUNICIPALES

La France Insoumise avec Michèle Picard

Le 18 juillet dernier, les Villes de Vénissieux, Saint-Fons, et la Métropole de Lyon étaient reçues au comité d’engagement de l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU). L’objectif était de valider les grandes orientations du nouveau projet de transformation du secteur Minguettes-Clochettes. Et d’obtenir un financement de 178  millions d’euros. L’ANRU s’est finalement engagée à hauteur de 134 millions d’euros. L’agence nationale a refusé de financer la création d’une halle sur la place du marché, la démolition-reconstruction de la piscine Delaune, la réhabilitation de la résidence seniors Henri-Raynaud et la démolition-reconstruction de la Maison des fêtes et des familles. En revanche, les autres opérations sont confirmées : requalification de la place du marché, nouveau groupe scolaire Charles-Perrault, reconfiguration du groupe scolaire Léo-Lagrange, nouvelle crèche dans le quartier des

ARCHIVES RAPHAËL BERT

L’État débloquera 134 millions d’euros

Au coeur du projet de transformation du secteur Minguettes-Clochettes, la construction de 1026 logements et des milliers d’autres réhabilités. Balmes, démolition-reconstruction du gymnase Jacques-Brel, restructuration du centre social Roger-Vailland et création d’un équipement à usage multiple dans le quartier Pyramide. Sans oublier le cœur du projet : la construction de 1 026 logements, et des milliers d’autres réhabilités et résidentialisés. “Les équipements non financés

par l’ANRU feront l’objet d’une étude dans le cadre du plan d’investissement pluriannuel, a indiqué le maire. Nous ne sommes pas déçus, nous savions que l’État ne financerait pas tout, car l’enveloppe nationale de l’ANRU est en baisse. Le plus important, c’est que ce projet ambitieux puisse voir le jour.” g

A.S.

DU 13 AU 24 NOVEMBRE

Les droits de l’enfant, 30 ans après Le 20 novembre 1989, la Conven-

de lutter pour un avenir meil-

- Jeudi 21 novembre, de 17 h 30

l’enfant (CIDE) était adoptée par

Réservation au 04 78 70 40 47.

en images au cinéma Gérard-

tion internationale des droits de l’ONU. À Vénissieux, le 30 annie

versaire de la CIDE sera fêté dans

le cadre de la semaine des droits

de l’enfant, programmée du 13 au 24 novembre.

Plusieurs rendez-vous sont d’ores et déjà fixés:

- Lancement mercredi 13 novem-

bre à 14 h 30, au cinéma GérardPhilipe, avec la diffusion du film de Gilles de Maistre Demain est à nous. Ce long-métrage docu-

mentaire part à la rencontre

d’enfants qui ont trouvé la force

leur.

- Mercredi 20 novembre de 14 à 16 heures, la médiathèque Lucie Aubrac organise “La cité idéale” avec l’association Les

Robins des Villes pour les enfants à partir de 8 ans. Dans le même temps, animation “Construction de la Ville” pour

les 6-12 ans, avec l’association Le Jardin du code.

De 14 à 17 heures, exposition,

jeux et débat autour du 30e anni-

versaire des droits de l’enfant au 3e étage de l’hôtel de ville.

à 18 h 30, Les droits de l’enfant

Le 19 octobre, le comité électoral national de la France Insoumise (FI) a validé la décision de ses adhérents vénissians, adoptée le 26 septembre : les Insoumis de Vénissieux participeront au rassemblement conduit par Michèle Picard (PCF) pour les prochaines élections municipales. Idir Boumertit et Monia Benaïssa ont également été désignés porteparole du mouvement. “Le plus important pour nous, c’est que les citoyens soient impliqués dans une co-construction des projets, en tenant compte de leurs avis et propositions sur tous les sujets, et qu’ils soient impliqués dans la constitution de la liste”, explique M. Boumertit. À ce titre, la démarche de plateforme participative et de réunions thématiques proposée par Michèle Picard (voir notre édition du 23 octobre) lui convient. “Les gens ne veulent plus d’accords signés sur un coin de table par des cartels de partis, avec un pro-

BRÈVES DE CAMPAGNE Un nouveau soutien à la liste Picard Djil Ben Mabrouk (sans étiquette, actuel 6e adjoint au maire) a annoncé son soutien à la liste qui sera conduite par Michèle Picard aux municipales. “En tant que représentant de la société civile au sein de la majorité actuelle, je pense avoir fait bouger des lignes et apporté un nouvel élan pour le développement économique. Durant ce mandat, nous avons fait beaucoup, mais on doit faire encore plus. Tout en conciliant l’économie, le social et l’écologie”, explique l’élu.

Philipe. Cette soirée courts-

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ SIONS-VENISSIEUX.FR

ambassadeur de l’Unicef.

Métropole : Ben Khelifa candidat à la présidence ! Le 3 novembre, le secrétaire de la section vénissiane du PS, Lotfi Ben Khelifa, a demandé à son parti de l’investir comme “premier des socialistes pour les élections métropolitaines de Lyon et ainsi briguer la présidence de cette nouvelle collectivité locale en mars 2020”. S’il était élu, M. Ben Khelifa, salarié de la Métropole, devra choisir entre son emploi et son mandat, la loi interdisant à un agent du Grand Lyon d’être conseiller

métrages sera présentée par un

- Les jeunes élus du conseil

municipal d’enfants (CME) se réuniront en séance plénière le 22 novembre à 18 heures dans la salle du conseil municipal.

Pendant toute la semaine, les

bénévoles de l’association Lire

et faire lire adapteront dans les

groupes scolaires leurs lectures au thème des droits de l’enfant.

g

métropolitain.

DE LA DÉCLARATION SUR WWW.EXPRES-

gramme à prendre ou à laisser, ils veulent être les acteurs directs de leur ville.” Maire adjoint en charge du Grand Projet de Ville, de la formation et de l’insertion, l’élu rappelle les réalisations du mandat autour de la restauration scolaire, de l’aménagement du Grand Parilly, de la rénovation urbaine, des investissements dans les écoles et les services publics… “Je considère que le contrat a été tenu, mais je reste toujours preneur d’idées nouvelles, ajoute le quadragénaire. Vraiment, j’invite les Vénissians à se saisir des outils mis à leur disposition pour élaborer un projet commun. Cette démarche est à des années-lumière du spectacle qu’offre une opposition engluée dans un mercato décalé, un marchandage de places à l’ancienne, qui va fatalement virer au catalogue de promesses fourre-tout et démagogiques.” g

F.T-B.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

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PLAN CLIMAT

Le second volet du Programme d’intérêt général Énergie a été voté le 14 octobre en conseil municipal. Cette mesure phare du plan climat de Vénissieux a pour vocation de réduire la précarité énergétique en finançant des travaux d’isolation.

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Le PIG Énergie prend de l’ampleur e dispositif permet à des pro-

C

get de 13 millions d’euros. Il était

logements sont entrées dans la

étend le périmètre du PIG 1 à l’en-

51 000 euros.

nir des subventions pour des

la Métropole (2638500 euros) et la

ayant réalisé des travaux de niveau

intègre deux nouvelles coproprié-

s’agira d’atteindre le niveau BBC

nit la Ville, la Métropole et l’Agence

mune, principalement aux Min-

priétaires modestes d’obte-

travaux de réhabilitation ther-

mique. Le Programme d’intérêt général Énergie (PIG Énergie 2) réu-

nationale pour l’amélioration de

l’habitat (ANAH). Si son objectif est d’améliorer les performances éner-

gétiques d’un parc privé vieillissant,

il a aussi pour vocation de “lutter contre les situations de précarité énergétique” et de “maintenir la

vocation sociale du parc privé”.

Une première convention (PIG Éner-

gie 1) avait été signée en 2013 pour une durée de cinq ans avec un bud-

financé par l’ANAH (9420000 euros), Ville (1260000 euros). Étaient ciblés les logements privés de plus de quinze ans situés au sud de la comguettes et dans le centre-ville.

Pour les copropriétés, il s’agissait

d’atteindre le niveau Bâtiment

basse consommation rénovation (BBC rénovation) ou a minima de

démarche, quatre d’entre elles

BBC rénovation : Grandes Terres,

Concorde, Montelier et Chaumine. Soit 588 foyers en tout. 33 proprié-

taires de maisons ou logements individuels ont par ailleurs béné-

ficié d’une aide à l’isolation, pour un gain énergétique moyen de 46 %.

PÉRIMÈTRE ÉTENDU

réaliser des travaux énergétiques

La seconde convention porte

sons individuelles devaient quant

lors du conseil municipal du

compatibles avec ce label. Les mai-

à elles obtenir un gain énergétique

d’au moins 25 %. Finalement, huit

copropriétés représentant 845

jusqu’en 2023. Elle a été adoptée

14 octobre, dans le cadre d’une

consolidation du Plan climat porté par la Ville de Vénissieux. Elle

Sur la commune, quatre copropriétés ont déjà réalisé des travaux de niveau BBC (bâtiment basse consommation) rénovation. semble du territoire communal, et tés, les immeubles Soyouz et le Nouveau Monchaud. Soit 415 logements, dont 70 maisons et logements individuels.

Les opérations éligibles sont des

travaux en parties communes et en parties privatives d’intérêt col-

lectif réalisés par des syndicats ou des propriétaires occupants. Le financement s’élève à 3,8 millions

d’euros, dont 2,5 millions à la charge de l’ANAH, 880 000  euros

pour la Métropole et 445 000 pour

la Ville. Les copropriétaires seront

Pour les logements collectifs, il rénovation ou au moins 35 % d’économies d’énergie, tandis que les logements et maisons indivi-

duelles devront obtenir a minima un gain de 25 %.

Le PIG Énergie 2 sera complété par une convention propre à la copro-

priété de La Pyramide, dans le cadre d’une Opération program-

mée d’amélioration de l’habitat (OPAH) dotée d’un budget de

1,6 million pour la période 20192022. g

mis à contribution à hauteur de

ALAIN SEVEYRAT

SANTÉ PUBLIQUE

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Bannir totalement les pesticides chimiques alluviale du Rhône, le vœu adopté

au maire, la police municipale

adopté lors du conseil municipal

œuvre pour mettre fin à l’utilisation

aux contrevenants. Il serait anor-

Pour autant, souligne le vœu

D

À Vénissieux, dès 2008, les produits phytosanitaires ont été progressivement supprimés pour l’entretien de l’espace public. Présenté par le groupe Europe Écologie Les Verts, un vœu pour l’arrêt de l’usage des pesticides chimiques sur le territoire de la commune de Vénissieux a été adopté lors du dernier conseil municipal.

pour l’entretien de l’espace public.

epuis 2017, les collectivités

publiques ont interdiction “d’utiliser et de faire utiliser

des produits phytosanitaires pour

l’entretien des espaces verts, forêts,

du 14 octobre dernier à l’initiative des élus Europe Écologie Les Verts (EELV), “ces produits continuent d’être utilisés pour l’entretien d’espaces verts de particuliers, de copro-

priétés, d’entreprises… Or, les pollutions engendrées par ces produits dépassent largement le péri-

mètre de ces espaces. Il s’agit d’une urgence de santé publique”. S’ap-

promenades et voiries accessibles

puyant sur le Code de l’environne-

avait devancé cette obligation

international de recherche sur le

ou ouverts au public”. Vénissieux

depuis longtemps, puisque, dès

2008, l’usage de ces produits avait

été progressivement supprimé

ment, un rapport du Centre cancer, une résolution du Parle-

ment européen et sur la nécessité

de protéger la nappe phréatique et

engage la Ville à “tout mettre en des produits phytosanitaires chimiques sur son territoire”.

Ce qui doit conduire la Ville à “œuvrer activement auprès des bail-

leurs et syndics pour que la législa-

tion existante soit respectée”. Pour

Georges Bottex, responsable du groupe EELV au conseil municipal, “la Ville peut enjoindre les bailleurs à veiller aux bonnes pratiques de

leurs prestataires, qui entretiennent parfois leurs espaces verts en utili-

sant des pesticides dangereux, par négligence ou par habitude. Faute de quoi, en s’appuyant sur les pou-

voirs de police judiciaire attribués

pourra dresser des procès-verbaux mal d’interdire le glyphosate aux agriculteurs mais de le tolérer sous nos fenêtres !”

Le conseil municipal demande

aussi “la création d’une commission intercommunale, avec Corbas et Feyzin, afin d’accompagner les paysans des Grandes Terres vers l’agri-

culture biologique”. Un soutien

bienvenu à une démarche en cours, puisque près de la moitié des

600 hectares exploités sont déjà passés au bio, selon Gilles Barioz,

président du syndicat agricole des Grandes Terres. g

F.T-B.


ACTUS

AMIANTE

SOCIAL

Carrefour banalise le travail dominical

Les 1 208 Renault Trucks devront encore attendre

“On reproche aux gens de ne pas

éduquer leurs enfants, mais s’ils bossent tout le temps, quand peu-

vent-ils passer du temps avec eux?”

Les prud’hommes de Lyon ne se sont pas mis d’accord sur la demande de reconnaissance du préjudice d’anxiété présentée par 1 208 salariés de Renault Trucks (ex-Berliet et RVI). Le dossier sera tranché par un magistrat professionnel, au printemps.

L

es

salariés

exposés

Délégué syndical CGT de Carrefour

Vénissieux, Sacha Tarassioux se

rappelle qu’à son embauche, en 1994, seuls trois dimanches étaient

travaillés par an. “C’est passé à cinq puis douze quand Macron était

à

ministre de l’Économie. Ce n’était

l’amiante par leur employeur

devront

pas assez, la direction voulait ouvrir

encore

attendre, l’épée de Damoclès d’une

due au-dessus de leur tête. Le conseil

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Renault Trucks à 1208 de ses sala-

riés ou ex-salariés, qui réclament la reconnaissance de leur préjudice

d’anxiété pour avoir été exposés à l’amiante dans le cadre de leur tra-

Alors que le conseil des prud’hommes

Sur les 1 208 plaignants, 800 étaient présents le 12 mars 2019 à l’audience des prud’hommes.

qu’il rendrait sa décision le 29 octo-

gens sont malades et attendent cette

Le site de Vénissieux de Renault

fixé au printemps prochain. “Le tri-

temps.”

été reconnu site amiante par arrêté

reconnaissance depuis si long-

bunal donnera la date le 19 novem-

En mars, le conseil des prud’hommes

en mai”, confirme Jean-Paul Carret,

retraités ou salariés en fin de carrière

le président de l’association Préve-

nir et réparer (APER) qui a constitué les dossiers.

Les conseillers prud’homaux (sala-

riés et employeurs en nombre égal) n’étant pas parvenus à se mettre d’accord pour trancher le litige, l’af-

faire sera donc réexaminée par la même cour, mais assistée d’un

magistrat professionnel. “On s’y attendait un peu, car le patronat ne

lâche rien et se bat pied à pied pour ne pas reconnaître sa responsabilité,

nous a déclaré Jean-Paul Carret. Mais c’est tout de même assez igno-

ble de jouer la montre, alors que des

sioux. Difficile de refuser à son chef,

550 employés du magasin. Celle

départiteur l’affaire qui oppose

bre, ce sera probablement en avril ou

les employés, comme l’ont montré

au printemps dernier, auprès des

renvoyé entre les mains d’un juge

bre, un nouveau rendez-vous a été

tariat. “En réalité, il y aura des pres-

plusieurs consultations internes,

des prud’hommes de Lyon a en effet

avait indiqué à l’audience du 12 mars

tous les dimanches matins.” Un pro-

jet loin de faire l’unanimité chez

maladie mortelle toujours suspen-

vail sur le site de Vénissieux.

ARCHIVES RAPHAËL BERT

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Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

avait examiné les dossiers de 1208 de Renault Trucks (ex-Berliet et exRVI) à Vénissieux, site classé amiante pour la période 1964-1996. Les plai-

gnants, qui souhaitent faire valoir leur

préjudice

d’anxiété,

ont

réclamé 15000 euros chacun, soit 18 millions d’euros au total. L’avo-

cate de Renault Trucks avait contesté l’exposition au risque dans

les autres secteurs que la fonderie et l’activité car et bus, sur ce site

industriel de 79 hectares. L’APER a recensé au moins une vingtaine de

décès liés à l’amiante depuis 2000 et une quarantaine de cas reconnus

comme maladies professionnelles.

Trucks, désormais filiale de Volvo, a publié au Journal officiel à l’au-

tomne 2016, permettant ainsi aux

salariés en poste jusqu’en 1996 d’avoir droit au dispositif de retraite anticipée

l’amiante.

des

travailleurs

de

D’ici la tenue de cette seconde

audience pour les 1208 salariés, au printemps, une seconde vague de

dossiers sera examinée en première

instance par les prud’hommes de

Lyon: 200 plaignants qui avaient déposé leur demande de préjudice

d’anxiété après leurs collègues. Il est probable que leur demande suive le même chemin vers un juge départiteur. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

organisée par la direction n’aurait permis de trouver que 80 volon-

taires pour venir le dimanche. Parmi les 300 réponses au référen-

dum organisé par FO et la CFDT, 200 se sont prononcées contre, tan-

dis que la pétition lancée par la CGT recueillait 350 signatures hos-

tiles au projet. Le 26 septembre dernier, la direction de l’hyper-

marché a pourtant obtenu l’accord d’entreprise qu’elle souhaitait, lors d’un vote au CSE (ex-comité d’en-

treprise), par 7 voix contre 6. La mesure s’applique donc depuis le 3 novembre, sur la base du volon-

sions pour venir, prévoit M. Taras-

qui est celui qui décide de vos

horaires, de votre affectation, de vos congés, de votre évolution de car-

rière…” Le syndicaliste s’inquiète

aussi d’un projet de loi destiné à assouplir le travail de nuit dans les

commerces alimentaires, bientôt

présenté au Conseil des ministres. “Aujourd’hui, la loi prévoit une majoration

du

salaire

entre

21 heures et 22 heures. Chez nous,

cette majoration est de 10 %. Avec le projet de loi, il n’y aurait plus de

compensation entre 21 heures et

minuit. Bientôt il faudra travailler à n’importe quelle heure du jour, de

la nuit, du dimanche, au même tarif.” g

F.T-B.

RÉFÉRENDUM ADP

La CGT aide à remplir le formulaire en ligne La procédure pour obtenir un référendum d’initiative partagée sur l’avenir d’Aéroports de Paris (ADP) nécessite de recueillir 4,7 millions de signatures sur le site Internet créé par le gouvernement. L’objectif est de mettre en débat une proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation d’ADP. Pour aider les citoyens à remplir le formulaire en ligne mis en place par le ministère de l’Intérieur, la CGT organise des permanences à l’Union locale CGT (8, boulevard Laurent-Gérin), les mardis et mercredis de 11 heures à midi.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

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DELTALYS

2 000 emplois en projet Sur le site des anciennes fonderies Duranton-Sicfond, un vaste parc d’activités verra le jour d’ici 2023. Surfaces végétalisées et esprit campus seront à l’honneur. est un immense espace

C’

fonds d’investissement Ginkgo en

aux 2 000 usagers du site de béné-

situé entre le périphé-

ration d’ampleur va donner nais-

reux et accessibles” avec des buttes

et 2009, des centaines de per-

cher de 61 000 m2. Elle dispose

rique et l’avenue Viviani, face au Grand Parilly et au Pôle automobile de Vénissieux. Ici, entre 1926 sonnes ont fait vivre les fonderies

Duranton-Sicfond, avant que l’en-

treprise ne fasse l’objet d’une mise en liquidation judiciaire (lire ci-

dessous). Le site va finalement renaître grâce à un nouveau pro-

jet, porté par la Métropole et la Ville, avec le groupe em2c et le

charge de la réalisation. Cette opésance à un vaste parc d’activités

mixte (bureaux et zones de production), sur une surface de plan-

d’un budget global de 120 millions. Une fois terminées les opérations

de dépollution du site — qui débuteront en janvier pour se terminer en septembre 2020 —, 36 mois de travaux sont à prévoir.

Du côté d’em2c, on met en avant

“un esprit campus” qui permettra

Duranton-Sicfond, une histoire industrielle et sociale Les fonderies Duranton-Sicfond font partie intégrante de la grande histoire industrielle de Vénissieux. Elles sont nées en 1970 de l’union de deux entreprises : la fonderie Duranton, spécialisée depuis 1 886 dans les alliages cuivreux, et Sicfond, spécialiste des alliages légers depuis 1946. Il y a une vingtaine d’années, le site de Vénissieux employait encore

près de 300 personnes. Les fonderies Duranton-Sicfond ont ensuite été cédées en 2005 à la société Saint-Jean Industries, avant de faire l’objet d’une mise en liquidation judiciaire en 2009. Les 108 salariés qui restaient, soutenus par les élus et la population, avaient alors lutté jusqu’au bout pour sauver leur outil de travail. En vain.

ficier d’espaces végétalisés “géné-

arborées offrant “des lieux où s’isoler, échanger et se détendre”. Et de

préciser que “cet espace de vie”

PHOTO GROUPE EM2C

de près de six hectares,

sera “un lieu de sociabilité, protégé

et en recul de la rue, qui pourra accueillir également des manifestations ponctuelles ou des foodtrucks”. Point important pour les

Le site a vocation à devenir un espace de vie offrant à ses futurs usagers des espaces végétalisés et des lieux de détente.

pas d’activité nécessitant le pas-

dont les bâtiments donneront

“Lorsqu’il reste des friches ou des

viendra compléter le programme.

prise, la Ville a imposé dans le

riverains, le site n’accueillera donc sage de poids lourds.

L’ÉCONOMIQUE

directement sur l’avenue Viviani, “Nous allons accueillir des entre-

AU SERVICE DE LA VILLE

prises tournées vers le service, qui

construction de trois concessions

autant à l’activité qu’aux bureaux,

La première tranche comprend la

ont besoin de surfaces dédiées

automobiles (10000 m2), dont deux

a précisé Yvan Patet, président du

déjà réalisées. La seconde tranche

visite de territoire menée par la

(BMW-Mini et CarNext.com) ont été intégrera la réalisation de trois bâti-

ments allant du R + 3 au R + 4, sur

groupe em2c, à l’occasion de la

Ville dans le quartier du Moulin-àVent. Nous avons mis en place un

une surface de 25000 m2, avec près

programme immobilier qui reçoit

surface et en sous-sol. À plus long

d’activité productive, et sur le toit de

de 600 places de stationnement en terme, une troisième tranche de

26000 m2 de surface de plancher,

sur sa partie basse des bâtiments ces immeubles, on trouvera des

bâtis après le départ d’une entrePLU-H que les zones dédiées à l’activité et à l’économie restent

dédiées à l’économie, a rappelé le maire, Michèle Picard. Nous

avons besoin de l’activité économique, ce qui renforce l’attractivité

de la ville. Nous avons un patrimoine industriel et économique,

avec de grandes entreprises internationales et d’autres plus petites.

Une ville se fabrique comme un puzzle, avec des additions.” g

bureaux en lien avec ces activités.”

ALAIN SEVEYRAT

MOULIN-À-VENT

La place Ennemond-Romand a entamé sa mue D’ici l’été 2021, la place Enne-

sur le sujet depuis 2012. Ambi-

pace réservé aux boulistes, la

changé de visage. Les travaux de

la place comme place de quar-

des arbres, des emplacements

mond-Romand aura totalement requalification de ce véritable

lieu de vie, dont le rôle social

PHOTO RAPHAËL BERT

tier”, “favoriser le développement

de nouveaux usages” et “recon-

n’est plus à démontrer, ont

necter la place avec ses rives”

budget de 4,1 millions d’euros. Si

rence d’ensemble”. La nouvelle

débuté à la mi-octobre avec un

Les travaux ont débuté à la mi-octobre avec un budget de 4,1 millions d’euros et devrait être achevés à l’été 2021.

tieux, il doit “conforter le rôle de

la Ville y contribue à hauteur de

500 000 euros, c’est la Métropole

qui finance la part restante et assure la maîtrise d’œuvre.

On notera que le projet a été élaboré en collaboration avec le

conseil de quartier, qui planche

pour lui redonner “une cohéplace sera donc “embellie, plus attractive et plus agréable, tout en favorisant les modes actifs de déplacement”.

Concrètement, le projet prévoit une grande aire de jeu pour les

enfants, la préservation de l’es-

sauvegarde ou la replantation pour les vide-greniers sur la voie publique et la création d’une voie

piétonne pour traverser la place

en diagonale. Les toilettes seront

quant à elles déplacées. On signalera aussi l’élargissement de la

rue Professeur-Roux et la requalification de la rue Ernest-Renan,

ainsi que la suppression de la rue

sans nom située actuellement à l’est de la place. g

A.S.


CONSEILS DE QUARTIER

6

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

CHARRÉARD/MAX-BAREL

Une addition de solutions

L

e nouveau restaurant sco-

boulangerie a dit non. On a aussi

plémentaires

réard affiche complet, ce

Quant au tabac, il préfère rester où

nous avons quatre priorités: les stu-

prévu un local pour une épicerie.

laire de l’école du Char-

il est. La Ville a fait sa part. Après,

22 octobre, pour l’assemblée géné-

il faut trouver des commerçants…

rale du conseil de quartier présidé

et des clients.”

par Serge Truscello. Malgré tout, la première intervention interroge

les présents : “Comment interpeller les habitants pour qu’ils s’investis-

À propos de la sécurité, c’est la piste

que les conseils ne soient pas éphé-

qui est d’abord contestée. “Une

PHOTO RAPHAËL BERT

mères ?”

Pour le reste, les thématiques abor-

dées ont tourné autour de deux

questions centrales : l’absence de commerces et la sécurité.

L’absence de commerces et la sécurité ont été principalement abordées.

“Il n’y a plus de commerces, plus de boulangerie, rien. Les gens se plai-

commerces s’installer dans les

gnent”, commence un riverain.

quartiers… “Après, il faut trouver

d’Auteuil et il n’a jamais été réparé.

les commerçants.” Il prend l’exem-

initiative à laquelle quelques com-

Adjoint à l’emploi, au développe-

ment économique et commercial, Djil Ben Mabrouk répond que c’est la volonté de la Ville de voir des

ple du centre commercial SaintExupéry. “Il y a eu une pizzeria, un boucher, une boulangerie… Le bâti-

ment appartient aux apprentis

Il y a trois ans, la Ville a lancé une

merçants ont répondu, d’autres non. L’idée était d’installer des

locaux commerciaux plus visibles de la rue. La pharmacie a suivi, la

cyclable de la rue Salvador-Allende aberration, considère une dame, quand on sort d’un parking en voi-

ture, on ne voit pas arriver les

vélos.” Pour Pierre-Alain Millet, adjoint au maire lui-même adepte du

deux-roues,

la

quinze

CRS

péfiants et l’économie souterraine, les parties communes occupées, la

réappropriation de l’espace public

et la sécurité routière. Nous n’avons

QUATRE PRIORITÉS

sent dans la vie de quartier et pour

et

motards. En matière de sécurité,

meilleure

réponse est l’apprentissage de tous, automobilistes comme cyclistes.

Pour les autres points, Michèle

pas de solution miracle mais c’est par une addition de solutions que nous pourrons résoudre les problèmes.”

Le commandant Bruneau, du com-

missariat de Vénissieux, précise : “On est en train de taper dans l’ice-

berg de la criminalité organisée. Au

Charréard, nous avons eu 96 affaires de lutte contre les stupé-

fiants, avec des saisies de produits et d’argent.” g

J.-C.L.

Picard répond en rappelant les ren-

forts déployés récemment. “Nous avons obtenu trente policiers sup-

AGENDA AG et visites de territoires: les prochains rendez-vous ● Anatole-France/Paul-Langevin:

mardi 12 novembre à 18 heures, Maison des fêtes et des familles, salle n° 2 (20, avenue de la DivisionLeclerc). Présidente: Marie-Christine Burricand

PASTEUR-MONERY

Problèmes de transit... automobile assistaient, le 23 octobre,

à l’assemblée générale du

conseil de quartier présidé par Sophia Brikh. Au cœur des discus-

sage” : “Tous les matins, il faut de

de déplacement.”

du quartier, le pont Berliet est blo-

techniques, Didier Laurent évoque

plus en plus de temps pour sortir qué.”

“L’agglomération se densifie, lui

sions, l’encombrement automobile

répondait

tant situé au Centre) venaient en

pement durable et aux énergies.

et la sécurité du parc Dupic (pourpremier.

Une dame déplorait le nombre

croissant de poids lourds sur la

route de Corbas tandis qu’une autre se plaignait de rallyes per-

manents sur cette même artère. Un intervenant s’agaçait également de voitures mal garées “parce qu’on

ne sait plus où les mettre” et de la

difficulté de circuler rue Pasteur. Enfin, un habitant de la rue Par-

mentier regrettait que Vénissieux soit devenue “une ville de pas-

Pierre-Alain

Millet,

adjoint au logement, au dévelopOn est une ville de première cou-

ronne et le problème de stationne-

ment s’accroît avec ceux qui arrivent de l’extérieur pour prendre

des raccourcis à travers des zones

récupération du verre dans le

aussi”.

“Nous avons fait un gros travail et

cipaux” et “la tendance à chercher

pavillonnaires, qui saturent elles Quant

aux

soucis

d’incivilité

(camions, rallye), Michèle Picard

rappelle que la Ville a déjà écrit

ritoriale. Les Vénissians aussi se

déplacent et ont plus de véhicules.

Il faudrait un débat sur nos modes

sages”, répond Pierre-Alain Millet (lire Expressions n° 678, “La tran-

aux entreprises. “Nous allons inten-

quillité retrouvée du parc Dupic”).

Ancien élu écolo, Vianney Harpet

pos des problèmes d’alcoolisme

évoque le parc Louis-Dupic. “Beau-

SCOT, le schéma de cohérence ter-

● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud:

Pierre-Alain Millet a proposé “un débat sur nos modes de déplacement”.

d’échange au sud pour le covoitu-

Notre intention est écrite dans le

avons fortement réduit les mésu-

“la saturation des itinéraires prin-

sifier les contrôles sur place.”

rage et une ligne de transports forte.

parc ?”

> Visite de territoire pour ces deux quartiers vendredi 8 novembre Rendez-vous à 17 heures au 19, avenue Jean-Cagne. Puis à 18 heures au 17, bd Lénine. Objets de la visite: réhabilitation de la Maison des services publics avec les nouveaux locaux de la Mission locale; parking sécurisé Rotonde; actions d’insertion sociale de la Maison de quartier Darnaise.

Directeur général des services

le tram ou le métro. Nous deman-

dons à la Métropole un pôle

13 novembre à 18 heures, école élémentaire du groupe scolaire SaintExupéry (37, boulevard Lénine). Président: Abdelhak Fadly PHOTO YVES RICARD

U

ne trentaine de personnes

● Saint-Exupéry: mercredi

coup de bouteilles de verre ne sont

pas récupérées par le tri sélectif. Je

les récupère dans un sac plastique, c’est un geste citoyen à encourager. J’utilise un à deux sacs par jour.

Pourquoi n’organise-t-on pas la

Et Michèle Picard de préciser, à pro-

dans le parc: “La loi n’interdit pas de boire sur le domaine public, seu-

lement d’être ivre. […] En tant que maire, je peux faire un arrêté d’in-

terdiction de la boisson sur la voie

publique mais il sera temporaire.” g

J.-C.L.

mardi 19 novembre à 18 heures, restaurant de l'école élémentaire Léo-Lagrange (49 bis, rue LéoLagrange). Président: Aurélien Scandolara > Visite de ce territoire samedi 16 novembre Rendez-vous à 9 heures au 19, avenue Jean-Cagne. Objets de la visite: réhabilitation de la Maison des services publics avec les nouveaux locaux de la Mission locale; réhabilitation de la copropriété Le Concorde.


CONSEILS DE QUARTIER

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

7

GEORGES-LÉVY/ERNEST-RENAN/MOULIN-À-VENT

De l’utilité d’éduquer Ernest-Renan, sur le toit de l’im-

dien, le maire précisait qu’elle était

Michel, se plaignent d’être “les

line. “Ce n’est plus du hertzien mais

lement aux Minguettes”. “Les Min-

logement, au développement dura-

meuble abritant la crèche Musica-

du numérique, indiquait l’élu au cadre de vie Jean-Maurice Gautin.

sous qu’en face. Les fournisseurs présentent leurs projets à la com-

mission téléphonie, au sein de la

i le restaurant de l’école du

S

des informations par le président,

places, ce 29 octobre, c’est

encore en discuter après, lors du

Romand (lire page 5). Ils eurent

tenne-relais prévue au 44, rue

Ville. Les données sont vérifiées et nous en discutons avec eux.”

Le problème de l’insécurité est

Parmi les thèmes abordés, celui de la propreté. Moulin-à-Vent refusait des

bien parce que les habitants vou-

laient des renseignements sur les

travaux de la place Ennemond-

Hamdiatou Ndiaye, et purent

arrivé ensuite, avec des voitures brûlées et une agression par des

jeunes en possession de pitbulls.

républicaine, ce n’est pas pareil. Avec trente policiers nationaux sup-

plémentaires et quinze CRS, nous avons fixé quatre axes prioritaires et avons déjà obtenu des résultats, depuis janvier.” Nouvellement en poste, le commissaire Breton ajou-

tait : “Nous ne pouvons être sur tous les points de la ville qui posent pro-

blème mais nos équipes tournent

en permanence, y compris en civil.”

“Ce sont des chiens de catégorie,

Dernier point sensible, la saleté.

Picard, qui doivent être déclarés.

de déchets avec les centres sociaux

pot de l’amitié.

intervenait le maire Michèle

abordés, à commencer par l’an-

J’ai déjà dû en faire euthanasier.”

Auparavant, d’autres sujets furent

guettes, elles, sont en reconquête

Sur la police de sécurité du quoti-

Une dame propose “des collectes et les écoles” car il est utile “d’édu-

quer les gens”. D’autres, rue Louise-

oubliés du ménage”. Adjoint au

ble et aux énergies, Pierre-Alain Millet interroge : “400 personnes,

jardiniers de la Ville, agents de la Métropole et des bailleurs, net-

toient. Combien salissent ? Nous avons besoin collectivement de faire de

la

propreté

citoyenne.”

une

question

Enfin, mention est faite du jardin partagé de la rue Vaillant-Coutu-

rier, ouvert depuis le 21 avril sur-

tout les samedis après-midi et mercredis après-midi. Sans oublier

le “chantier” du 23 novembre, “pour préparer le terrain des plantations futures”. g

J.-C. L.

JOLIOT-CURIE

Le mail piétonnier alimente (encore) les débats

L

es avenues Francis-de-Pressensé et

Joliot-Curie. “On veut optimiser les horaires

j’étais en infraction. On doit tous être plus

semblée générale du conseil de

pas n’importe comment, a indiqué le maire.

Plusieurs autres points auront été abordés

Viviani auront été au centre de l’as-

quartier Joliot-Curie, présidé par Sandrine Picot. Des riverains ont d’abord pointé les

nuisances sonores sur le mail piétonnier

qui relie les deux voiries. “On n’en peut plus,

dénonçait une habitante, c’est devenu un espace squatté, de non-droit, les engins à

deux roues y passent régulièrement. Com-

ment voulez-vous que nos enfants dorment ?”

La problématique liée aux horaires d’ouverture et de fermeture (7 h 30-21 heures)

des deux accès de ce mail n’est pas nouvelle. L’an dernier, à pareille époque, les

mêmes riverains se plaignaient déjà de

d’ouverture et de fermeture de ce mail, mais

Faire intervenir un gardien, la police municipale ? Un rondier n’est pas assermenté

pour faire évacuer des squatteurs. On veut

essayer de mettre en place un dispositif

concernant l’ensemble des parcs à fermer. On travaille dessus.”

Des avenues Viviani et Pressensé, il en fut

également question au sujet de la vitesse

excessive de certains automobilistes. “Cela

fait des lustres que l’on dénonce cette situa-

tion”, s’inquiétait ce retraité, avant de rap-

vigilants.”

au cours de cette assemblée générale, notamment l’absence de visibilité au sortir

des immeubles de la résidence Viviani (sta-

tionnement anarchique), ou encore la présence d’un squat au n° 42 de cette même

résidence — “difficile de verbaliser une per-

sonne qui y réside”, expliquait le commissaire Breton. g

DJAMEL YOUNSI

peler le tragique accident qui a coûté la vie

à cinq jeunes gens, en août dernier, au 197 de l’avenue de Pressensé.

Au-delà des moyens à mettre en œuvre en

SPIE CityNetworks

mail est évidente pour celles et ceux qui uti-

routiers, le débat a porté sur les comporte-

LA RÉFÉRENCE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

le tramway. Ce raccourci leur fait gagner un

responsabilité, soulignait le maire. Moi-

cette liaison piétonne. “Pourtant, comme

l’observait un intervenant, l’utilité de ce

lisent les transports en commun, notamment

temps fou.” Il aurait pu ajouter que cette

liaison sécurise grandement les cheminements piétons dans le quartier, en particulier pour se rendre au groupe scolaire

PHOTO YVES RICARD

PHOTO RAPHAËL BERT

On encaisse moins d’ondes en des-

présente sur toute la ville, “pas seu-

termes de contrôle et de sanction des délits

ments individuels. “On a tous une part de

SPIE CityNetworks Centre de Saint-Priest 6 rue de Provence 69 800 SAINT-PRIEST

même, il m’est arrivé de passer à 55 km/ heure, légèrement au-dessus de la vitesse

autorisée, avenue du Docteur-Georges-Levy.

Certes, c’est un léger dépassement, mais

www.spie.com


ACTUS

8

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

PARILLY

PHOTO RAPHAËL BERT

Le centre social fête ses 40 ans Depuis 1979, le centre social n’a cessé de se transformer et de s’agrandir pour répondre aux envies et aux besoins des habitants du quartier. Il souffle ses 40 bougies ce samedi 9 novembre à la salle Joliot-Curie.

L

e centre social de Parilly a

familiales et de la mairie de Vénis-

des dizaines d’activités.

tembre 1978. Il n’est alors

gués de Mmes Donjon et Gubian,

rents, familles et habitants du quar-

ouvert ses portes le 12 sep-

que l’annexe du centre social Roger-Vailland installé aux Min-

guettes. Ce n’est que le 1er avril 1979

qu’il devient indépendant, en se constituant en association loi 1901.

sieux. Sans oublier les efforts conju-

respectivement fondatrice et première directrice de la structure.

UN ANNIVERSAIRE

À NOTER La chorale Le Parellier qui se réunit le jeudi entre 18 à 20 heures au centre social cherche des choristes. Répertoire varié. Contacter le centre social au 04 78 78 41 48 Site : parilly.centres-sociaux.fr Mail : accueil@centresocialparilly.org

proposées avec des démonstrations lage ou encore des expo-ventes

couture et à un cours de dessin-

au soutien de la Caisse d’allocations

18 heures, des animations seront

sées se résument à trois cours de

par la Confédération syndicale des

bitants, le projet a vu le jour grâce

salle Irène-Joliot-Curie. Entre 14 et de yoga, de zumba, du chant, de

À l’ouverture, les activités propo-

familles, des élus et un groupe d’ha-

tier sont attendus nombreux à la

À NE PAS MANQUER

Il était alors situé rue Joannès-Val-

let, dans un local de 102 m2. Porté

Le 9 novembre prochain, adhé-

peinture pour les enfants. Mais

rapidement, le centre social prend de l’ampleur en collaborant avec les associations du quartier : des

cours d’alphabétisation voient le

jour, de la gymnastique pour adultes, des cours de rock et de gui-

tare, etc. Victime de son succès, le centre se sent vite à l’étroit. Il emménage en 1995 dans de nou-

veaux locaux, avenue Jules-Guesde.

Aujourd’hui, il compte plus de 500 familles adhérentes, pour huit salariés (en équivalents temps

plein), 70 bénévoles réguliers, et

Un secteur enfance en pleine maturité Vacances scolaires de La Tous-

laires Parilly et Jules-Guesde peu-

à plein. Ce jour-là, Bricks’4 Kidz,

ment à la scolarité.

l’accordéon, des stands de maquil-

saint. Le centre de loisirs tourne

d’objets fabriqués par des adhé-

un partenaire spécialisé dans les

rents lors d’ateliers… De grands

jeux seront organisés pour les plus jeunes ainsi qu’un flash-mob! “L’en-

trée est gratuite, nous demandons simplement aux gens d’apporter un

gâteau qui sera mis en vente à la buvette, précisent Catherine Faure, la directrice, et Marie-Pierre Fer-

nandes, son adjointe. Toutes les recettes de l’après-midi iront à l’as-

sociation SOS Féeminité, qui vient

en aide aux femmes fragilisées par la maladie et par la précarité.”

g

MICHÈLE FEUILLET

activités Lego, est venu prêter

PSYCHOMOTRICITÉ

quarantaine d’enfants de 3 à

Les tout-petits ne sont pas oubliés

la création d’une tour gigantesque

jeudi matin au gymnase Jean-Gui-

main-forte pour encadrer une 12 ans. Tous s’affairent autour de

de plus de 1 400 briques, érigée spécialement pour le 40e anniver-

saire du centre social. Dans le

même esprit, ils ont également

réalisé une grande fresque qui sera accrochée sur les murs de la salle Joliot-Curie le 9 novembre.

En quarante ans, le secteur

enfance a incontestablement pris

de l’épaisseur. Chaque année, des

nouveautés viennent s’ajouter au

programme. “Pendant les vacances scolaires, nous accueillons désor-

mais les enfants jusqu’à 12 ans puisque nous avons obtenu l’agré-

ment pour les 3-6 ans, précise Sarah Bourse, responsable du ser-

vice. Les parents peuvent les ins-

crire à la journée complète, à raison

de deux à cinq jours par semaine. Tous les mercredis en dehors des

congés scolaires, nous organisons

également un accueil loisirs avec repas pour les 3-12 ans.”

Les activités du secteur enfance ne

se limitent toutefois pas aux loisirs.

Un soir par semaine, après la classe, les élèves des groupes scoPHOTO RAPHAËL BERT

vent bénéficier d’un accompagne-

e

A l’occasion du 40 anniversaire du centre social de Parilly, une quarantaine d’enfants ont érigé une tour gigantesque de plus de 1 400 briques Lego !

ET GAZOUILLIS

avec l’éveil corporel (0-3 ans) le

mier, ou encore l’activité jeux et psychomotricité (2-5 ans) chaque

lundi en fin d’après midi. Autour

de jeux moteurs, musicaux et expressifs, les enfants, accompa-

gnés de psychomotriciennes, expé-

rimentent et développent leurs

capacités d’écoute, de mouvement et de créativité. Toujours pour les petits, un lieu d’accueil enfants parents (LAEP), joliment baptisé

“Gazouillis à Parilly”, a été créé

récemment à l’intention des 0-

6 ans accompagnés d’un parent. Il s’agit d’un espace de vie, de socia-

lisation, rassurant et sécurisant, par ailleurs gratuit et anonyme. Les participants sont accueillis par

deux professionnels volontaires ou personnes bénévoles, les mar-

dis en période scolaire de 8h30 à 11h30.

Citons également “Cont "è" Mer-

veille”, animé par l’association Lire et faire Lire, pour de tendres

moments de partage avec son enfant, le vendredi de 10 heures à 11 h 30. Prochains rendez-vous les 29 novembre, 6 et 20 décem-

bre. Ou encore “Mômes en famille” pour les enfants de 3 à

12 ans accompagnés de leur(s) parent(s). g

M.F.


DOSSIER

ARCHIVES DANIEL FAVERJON

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

9

Le départ de la course en 1981.

40E ÉDITION DE LA FOULÉE VÉNISSIANE

Rue Gambetta en 1990.

Une quadra bien en jambes

Vénissieux va mettre les petits “pas” dans les grands, le week-end des 16 et 17 novembre, à l’occasion de la 40e édition de la Foulée, la doyenne des épreuves sur route de la région. DOSSIER RÉALISÉ PAR : DJAMEL YOUNSI PHOTOS : RAPHAËL BERT

Q

u’est-ce qui les fait courir, ces as du

habitués — la doyenne des courses sur route de la

Argent et gloire pour quelques-uns, défi

naises sont presque des gamines puisque nées en

bitume ou ces sportifs du week-end ?

personnel pour d’autres, un besoin de mieux-être

général, l’idée de se surpasser ou de passer un

bon moment à suer, tout en brûlant quelques calories…

Ils seront encore plusieurs centaines les 16 et

17 novembre prochains à prendre le départ de la Foulée vénissiane. Une édition très spéciale

puisqu’elle marquera la 40 édition de l’épreuve. e

Ce qui fait de “la Foulée” — comme l’appellent les

région. En comparaison, les Foulées villeurban1991, tandis que celles de Saint-Priest n’ont que 27 ans. Seules les Jogg’Iles d’Amitié Nature, créées

en 1981, peuvent rivaliser en termes d’antériorité.

Le parallèle entre les deux plus anciennes

épreuves ne s’arrête pas là. Régulièrement, elles

sont en effet programmées le même jour… Ce sera

encore le cas cette année. Frustrant pour les ama-

teurs et les organisateurs de deux événements qui

attirent des milliers de coureurs et marcheurs.

>>>


10 >>>

DOSSIER

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

LA FOULÉE BIEN AIMÉE

rant en moyenne de 1 500 à

française d’athlétisme recense

lée des scolaires, et plus de

Le site officiel de la Fédération pour l’année en cours quelque

200 manifestations en AuvergneRhône-Alpes : cross, trails, courses sur route, triathlons, championnats et “foulées” diverses et variées.

Dans cette offre devenue ultraconcurrentielle,

Vénissieux

a

trouvé sa vitesse de croisière, atti-

2 000 enfants le samedi pour la Fou-

2 000 participants ados et adultes le dimanche. Gilles Gaillard et Mau-

rice Chavanel, dirigeants de l’Office municipal du sport (OMS) et res-

ponsables de l’organisation de la Foulée, nous confiaient leur satis-

faction, l’an dernier, au moment de

tirer le bilan de la 39e édition : “On

a distribué 2 152 dossards et

1 960 coureurs ont fini leurs courses, soit près de 100 de plus qu’en 2015, édition pourtant record.”

Un record qu’ils espèrent bien à

nouveau battre ce 17 novembre au soir de la 40e édition. Si la météo

n’est pas trop défavorable, nul

doute que l’objectif sera atteint. Courir est en effet devenu un vrai phénomène de société. Selon une

étude réalisée par BVA en 2018, plus de 13 millions de Français (de 18 ans et plus) s’y sont adonnés au

moins une fois au cours des douze

Joël Valla, l’un des organisateurs.

derniers mois. Ils étaient 3 millions en 2000. g

Les courses intergénérations prennent de plus en plus d’ampleur.

À NOTER ●

Le programme

Samedi 16 novembre À partir de 9 heures, Foulée des écoles primaires. Au stade d’athlétisme du Rhône, à Parilly, rue du Clos-Verger. Dimanche 17 novembre Boulevard Marcel-Sembat. Départ de sportifs en fauteuil de Handisport Lyonnais à 8 h 55, course de démonstration. Départ du semi-marathon à 9 h 45 (course ouverte aux juniors nés en 2001-2002). Départ du 10 km à 9 heures (course ouverte aux cadets nés en 2003-2004). Départ du 5 km à 10 h 05, des minimes (course ouverte aux minimes nés en 2005-2006). Départ du 2 km générations (course ouverte aux enfants nés entre 2007 à 2012 inclus). Équipes composées d’une personne majeure avec un ou deux enfants qui doivent franchir la ligne d’arrivée ensemble.

Dates limites d’inscriptions

Jusqu’au 15 novembre à 18 heures sur internet. Jusqu’au vendredi 15 novembre (10 heures - 12 heures et 14 heures- 18 h 30) au siège de l’OMS, 22, rue Ethel-et-JuliusRosenberg. Uniquement pour la course

des générations, possibilité de s’inscrire samedi 16 novembre de 10 heures à 17 heures non-stop, au siège de l’OMS. Aucune inscription ne sera prise par téléphone. Possibilité d’inscriptions groupées avant le 8 novembre (5 % de réduction). ●

Prix des inscriptions

16 euros pour le 21 km, 13 euros pour le 10 km, 8 euros pour le 5 km et 5 euros pour le 2 km, dont 2 euros au profit de l’association Benjamin- Guillard (lutte contre l’ostéosarcome). Majoration de 2 euros sur les inscriptions prises après le 1er novembre pour les courses 21 km, 10 km et 5 km. ●

Pratique

Au gymnase Jacques Anquetil : dossards, vestiaires, douches, consignes gratuites. Départs boulevard Marcel-Sembat et arrivées rue Général-Petit. Après la course, rendez-vous au gymnase pour bénéficier d’un espace récupération et pour prendre part à une tombola célébrant le 40e anniversaire au profit de l’association BenjaminGuillard. Sont également prévus un stand partenaires, un espace entreprises et une buvette.

TOUS

LES RENSEIGNEMENTS SUR WWW.OMS-VENISSIEUX.ORG

Karim Chouf, la Foulée lui manque En 2008, Karim Chouf a dû se

siane. Je ne me souviens pas exac-

ce n’était plus pour lui. “L’usure

blierai

tement quelle année, mais je n’ou-

résoudre à l’évidence : la Foulée,

même boucle en passant devant

d’œil du destin, c’est presque

les commerces des places Sublet

raisons,

et Barbusse. Combien de fois j’ai

quelques années plus tôt, que ce

entendu "Allez Karim" ! C’est un

footballeur de bon niveau avait

beau souvenir. J’y suis toujours

délaissé les crampons pour les

revenu avec plaisir pour l’am-

chaussures de running.

biance festive et la convivialité.

“Après une opération à un genou

— déjà ! —, il fallait que je fasse

de la rééducation en salle en trottinant. Je suis rapidement devenu

Un ancien bon footballeur de l’AS Minguettes devenu accro à la course.

coureurs à Parilly, qui devien-

où on veut, la liberté totale.”

nouvelle passion, il intègre le

pourtant pas longtemps avant

accro.” Karim rencontre des dront des amis. Pour assouvir sa

CMO-V Athlé, puis l’AFA Feyzin/Vénissieux.

“Même

si,

remarque-t-il, c’est une discipline où l’on peut facilement se

passer d’un club. On prend sa

paire de basket quand on veut,

j’ai

devait parcourir trois fois la

croix sur la course à pied.” Clin mêmes

que

le vieux Vénissieux à l’époque. On

throse m’ont obligé à faire une les

ce

ma ville. Le parcours privilégiait

ligaments et la formation d’ar-

pour

jamais

ressenti : j’étais chez moi, dans

des genoux, une opération des

Compétiteur né, Karim n’attend de s’aligner au départ de sa première course officielle. “C’était

le 10 km de Caluire qui a lieu traditionnellement

en

octobre.

Quelques semaines après, je m’offrais ma première Foulée vénis-

Mais j’avoue que quand la course s’est éloignée du village, elle a perdu un peu de son attrait.”

Depuis que ses problèmes de genoux l’ont rattrapé, Karim s’est

rabattu sur le cardio en salle et la

rando en montagne. “Cela me permet de rester en forme, de garder

la ligne, de continuer à faire des rencontres sympas. Mais sincère-

ment, ça ne vaut pas l’ambiance du running, en particulier celle de la Foulée.”

g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

QUESTIONS À

11

Jean-Louis Perrin président de l’AFA Feyzin/Vénissieux

“Une ambiance festive” Comment est née votre collabo-

année. Quand on regarde en

bonne direction. Et en plus cette

Je n’étais alors qu’à l’AFA Feyzin

le relevé des dossards que l’on

de la course de démonstration des

ration avec la Foulée ?

(l’entente avec Vénissieux se fera en 2009) et avec mon équipe, on

donnait la main aux organisateurs d’une course plaisante, populaire qui passait par les

places Sublet et Barbusse. À ma

connaissance, c’était le comité du Rhône d’athlétisme qui était co-

galère) au traitement avec des

puces électroniques, un gain de

Si vous deviez retenir un temps

bles.

vous avez vécues…

lution de cette manifestation de masse, notamment du point de vue de l’organisation ?

Cela s’est fait tout naturellement avec des innovations chaque

tions

technologiques,

de

rater

petites gênes à résoudre durant

dimanche, on est présent aux

les nombreuses courses. On intervient par exemple à l’arrivée des

courses des scolaires, le samedi.

L’après-midi, on fait une reconnaissance du balisage des parcours programmés le lendemain

mode baskets-tenue sportiveécouteurs pour faire son heure de jogging.

Mireille a découvert l’athlé en

1980. “D’abord pour arrêter de fumer et faire attention à mon

poids. Mes enfants étaient grands,

j’avais de nouveau du temps, je me

suis lancée dans la course à pied. parcourais de grandes distances

Le 17 novembre, Mireille effectuera sa 2e Foulée avec le même objectif : passer de bons moments avec les habitués de Parilly.

l’école.”

dra quelques années avant de

venue pour encourager des habi-

à Parilly — un parc qu’elle dit pré-

courses de la région, la Foulée

j’ai bouclé ma première Foulée : les

férer nettement à celui de la Tête

d’Or, “l’ambiance n’est pas la

même” —, Mireille commence à participer à des épreuves comme

Courir pour elles, les 12 km de

Vinatier, la Viviccita… Elle atten-

vénissiane. “Il y a deux ans, je

m’étais un peu préparée pour ma

première participation, mon dossard était prêt, mais une sciatique

m’a contraint à annuler mon rendez-vous. Je suis quand même

tués de Parilly. L’an dernier enfin, 10 km en un peu plus d’une heure. Mais le chrono je m’en fiche, et faire

Par ailleurs on renforce notre dispositif de sécurité du côté du parc de Parilly, où certains passages sont assez tortueux, il faut veiller

à ce que les coureurs prennent la

bénévoles en amont a servi à quelque chose. Mais ce que je

retiens avant tout, c’est l’ambiance de fête qui accompagne cet événement depuis sa création en

1979. La bonne humeur et la convivialité ne se sont jamais démenties. g

1979 : à l’initiative de l’Office municipal du sport, en appui sur la direction municipale des Sports, une course populaire est organisée avec un départ du plateau des Minguettes. ● 1982 : déplacement de la Foulée au stade Laurent-Gérin. ● 1991 et 1992 : la Foulée prend du grade, une championne du monde (Annette Sergent) y participe “pour se remettre en condition”, elle sera battue deux fois par Antoinette Burleigh. ● 1993 : la Foulée, c’est également du spectacle sur route. Rachid Badache court à l’économie pieds nus. ● 1995 : transfert de la Foulée au centre-ville, avec départ de l’hôtel de ville et passage sur les places Sublet et Barbusse. Animations tous azimuts : course de rollers, cracheur de feu, jongleurs... ● De 1995 à 2000 : la Foulée s’internationalise avec chassécroisé entre Russes et Maghrébins aux premières places du 10 km (Sergueï Gorintsev, El Mezoued, Rachid Ziar, Salah Zereg ). Depuis 2003, domination sans partage des Burun●

l’hôpital du Vinatier se met en

prendre part à la doyenne des

départs et arrivées des épreuves.

l’idée que toute la préparation des

La Foulée en quelques dates

par semaine, l’aide-soignante de

Quand elle rechausse les baskets

municipale des Sports. Et le

d’affluence. Cela me conforte dans

EN SAVOIR PLUS

chez elle ou presque. Trois fois

tous les jours entre la maison et

tombe, qu’il s’agisse de chrono ou avec Éliette Picollo, de la direction

Oui parce qu’il y a toujours des

Zozime. Le parc de Parilly, c’est

mon enfance en Martinique où je

fait, chaque fois qu’un record

importante…

Mireille

C’était presque un choix naturel vu

Pas un, mais des temps forts. En

votre

Mireille Zozime, en habituée de Parilly Impossible

fort dans toutes les Foulées que

temps et une fiabilité indiscuta-

équipe de bénévoles est restée

Comment avez-vous vécu l’évo-

faut du monde pour faire tout ça…

visuel à l’arrivée (une vraie

et la logistique quand la Foulée a refour.

ouvrir la journée du dimanche. Il

changé : on est passé du relevé

Pourtant, malgré ces évolu-

été déplacée sur le parking de Car-

sportifs handisport qui vont

mesure à quel point les choses ont

organisateur à l’époque. Le club est intervenu dans l’organisation

année, nous serons attentifs lors

arrière, c’est surtout concernant

un

meilleur

temps

le

17 novembre prochain ne m’intéresse pas. J’y vais d’abord pour le cadre et l’ambiance.” g

Annette Sergent (à droite). dais et Kenyans (Egide Manirakiza, Daniel Wambugu, Ezekiel Nizigiyimana, Emmanuel Nduwayo). ● 2002 : transfert de la Foulée sur le parking de Carrefour. ● 2009 : pour la 30e édition, le départ de la Foulée est légèrement déplacé à hauteur de l’usine Bosch, en raison du tramway T4. ● 2015 : annulation de la Foulée des scolaires en raison des attentats de Paris. ● 2017 : record de participation des scolaires avec 1 900 enfants engagés.


CULTURE

12

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

LA CITÉ IDÉALE

Écovillage de Findhorn en Écosse.

Rêver la ville

L

a manifestation est annoncée

turales de demain — tel ce Paris

15 novembre, qui évoquera son

tomne. En septembre der-

ville d’hier et de demain n’a cessé

la ville dans la fiction. Le lende-

comme le temps fort de l’au-

nier, lors des Journées européennes du Patrimoine, la médiathèque

Lucie-Aubrac s’est intéressée à la ville et ses évolutions passées et futures.

Du 12 au 30 novembre, elle

reprend l’idée pour interroger les

différentes conceptions de la cité idéale à travers le temps et les

continents. De la tour de Babel aux gratte-ciel new-yorkais, de L’Utopie

de Thomas More et La Cité du Soleil de Tommaso Campanella à Le Corbusier et aux projections architec-

éco-renouvelable de 2050 —, la de nous fasciner. Conçue par le

groupe projet de la médiathèque, une grande expo retracera toutes ces visions d’une cité idéale.

Les Vénissians de tous âges sont conviés à participer à plusieurs ate-

liers ludiques (Lego, terrarium, Fabulabox, numériques) et à réali-

ser une grande fresque intérieure, préparée par le graphiste Gabriel Girerd (15 et 16 novembre).

À noter également deux conférences, la première par Pierre Simenon (le fils de Georges) le

PHOTO THOMAS MILLER

Du 12 au 30 novembre, la médiathèque Lucie-Aubrac et les bibliothèques de quartier rêvent la cité idéale. Au programme, une expo, des ateliers, une fresque, des conférences, une visite à Firminy et la venue de l’écrivain Pierre Simenon. père mais aussi la thématique de

main, dans le cadre du festival (Re) faire société : mode d’emploi,

en partenariat avec la Villa Gillet,

Gilles Fumey, enseignant-chercheur en géographie culturelle,

PROGRAMME ● Du 12 au 30 novembre, médiathèque : exposition La cité idéale. ● 13 et 20 novembre, 14 à 17 heures, médiathèque : ateliers Lego. ● 15 novembre, 18 h 30, médiathèque : conférence de Pierre Simenon. ● 15 novembre, de 14 à 19 heures, et 16 novembre, à partir de 10 heures,

médiathèque : réalisation d’une fresque intérieure avec Gabriel Girerd.

parlera de l’alimentation, repla-

● 16 novembre, de 10 heures à 11 h 30, Anatole-France : atelier Fabulabox.

culturelles.

● 16 novembre, 15 heures: Re (faire) société, conférence de Gilles Fumey.

cée dans les problématiques géo-

Citons encore une visite à Firminy, sur le site dessiné par Le Corbusier, le 23 novembre. Et plusieurs ate-

liers dans les bibliothèques de quartier. g

J.-C. L.

● 16 novembre, de 10 à 12 heures, médiathèque : atelier terrarium. ● 20 novembre, de 10 h 30 à 12 heures, médiathèque : atelier Fabulabox. ● 20 novembre, de 13 h 30 à 16 h 30, médiathèque : atelier Numerik. ● 23 novembre, de 10 heures à 11 h 30, Robert-Desnos : atelier Fabulabox. ● 23 novembre, 13 h 45, médiathèque : départ en car pour Firminy. ● 27 novembre, de 14 à 17 heures, médiathèque : Mini-Ludik. ● 30 novembre, de 10 heures à 11 h 30, Pyramide : atelier Fabulabox.

RENSEIGNEMENTS : BM-VENISSIEUX.FR - 04 72 21 45 54.

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CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

13

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

La joie de survivre La prochaine quinzaine de novembre sera bien remplie avec trois spectacles qui montrent la diversité de la scène française.

Une opérette à Ravensbrück.

Le Grenier à Pépé.

u départ de Ça grogne chez

A

les visages fripés exhortent un peu

Arblay — est au centre de tout un

Ravensbrück, que Claudine Van

cle de la compagnie sté-

encore du temps qui reste, celui

naire, Anthony Plos, jongle avec

ratu, a tirée du Verfügbar aux

textes. Signés d’auteurs différents

voir et croire, boire, danser, crier,

les vieilles trognes, specta-

phanoise Malgraine présenté au Théâtre de Vénissieux du 13 au 15 novembre, on trouve quatre

(Natacha de Pontcharra, Emmanuel Darley, Marc Owitch et Del-

phine de Vigan), ils parlent tous

de la vieillesse et du temps qui

passe, dosant de beaucoup d’humour le refus de se laisser aller. Pour incarner ces vieilles trognes

mentionnées dans le titre, le met-

teur en scène Philippe Zarch convoque des marionnettes dont

Ça grogne chez les vieilles trognes. plus à résister pour mieux profiter

chanté par Reggiani qui énumérait les verbes dont il voulait encore jouir : “rire, courir, pleurer, parler,

manger, nager, bondir, désobéir”. Le 15 novembre, à l’issue de la

représentation, l’équipe viendra discuter avec le public.

Deux jours plus tard, les plus petits (dès 4 ans) viendront explorer Le Grenier à pépé. La compagnie K-

Bestan pratique un cirque acroba-

tique et musical où, là encore, une marionnette — jouée par Céline

bric-à-brac poétique. Son partedes balles, des quilles et un chapeau melon, joue aux équilibristes

et manipule cette grande poupée dont il ne sait pas toujours que faire mais qui plonge les enfants

dans l’hilarité. Une petite heure

qui s’annonce “comme un rêve d’enfant” comme l’indique le pro-

gramme, bercé de “petits bonheurs précieux à partager”.

DISPONIBLES POUR L’ENFER

Enfin, le 22 novembre, on aurait

tort de louper Une opérette à

Germaine Tillion au camp de

concentration de Ravensbrück. Elle y fut enfermée avec sa mère

Émilie — qui mourut gazée dans ce camp en 1945. L’ethnologue qui travaillait à Paris au Musée de l’Homme passa deux années dans

cet enfer et, pour subsister et continuer de résister, elle écrivit

ce texte à la manière d’une comé-

die musicale, soutenue par des chansons populaires et une joie de vivre étonnante. Une joie de sur-

vivre, pourrait-on écrire, avec une

lourde présence nazie. Verfügbar

désignait celles qui étaient “dispo-

seur Xavier Gresse et le beatboxer Tiko, accueillie à Bizarre ! cet automne, donnera un spectacle que l’on pourra découvrir l’an prochain. Pour l’instant, on en verra un avant-goût qui s’avère prometteur (entrée gratuite). Enfin, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore de Bizarre ! ni la salle de concert ni les ateliers ni les salles de répétition, une visite guidée d’une durée d’une heure est prévue le 20 novembre à 15 heures. Entrée gratuite sur réservation. Dès 10 ans. INFO-BIZARRE@LAMACHINERIE-VENISSIEUX.FR DE 14 HEURES À 18 H 30).

enfers écrit clandestinement par

ambiance qui ne peut occulter la

Vous avez dit Bizarre ! Nous avions déjà annoncé dans notre précédente édition quelques événements se déroulant à Bizarre !, la salle de musiques actuelles vénissiane : un atelier de krump (les 6 et 20 novembre, de 14 h 30 à 16 h 30), un autre de rap (les 7, 21 et 28 novembre et les 5 et 12 décembre, de 18 h 30 à 20 h 30), le concert des rappeurs Doxx et Nedelko (le 8 novembre à 20 h 30) et un atelier de RnB/soul (les 12, 19 et 26 novembre et les 3 et 10 décembre, de 18 h 30 à 20 h 30). S’ajoute à cela, le 14 novembre à 20 heures, la sortie de résidence de Puch. Cette rencontre entre le dan-

Beneden, de la compagnie Nosfe-

- 04 72 50 73 19 (DU

MARDI AU VENDREDI,

nibles” pour les corvées. Quant aux airs entendus — et détournés

par Germaine Tillion —, ils pro-

PRATIQUE ● Ça grogne

chez les vieilles trognes 13, 14 et 15 novembre à 20 heures. Dès 14 ans. Tarifs : de 5 à 19 euros. Une rencontre avec l’équipe aura lieu à l’issue de la représentation du 15 novembre. ● Le Grenier à pépé

17 novembre à 15 h 30. Séances scolaires les 18 novembre et 19 novembre à 9 h 30 et 14 h 30. Dès 4 ans. Tarifs : de 5 à 8 euros. ● Une opérette

la lune), de mélodies tirées de

à Ravensbrück 22 novembre à 20 heures. Dès 14 ans. Tarifs : de 5 à 19 euros. Précédé par une Petite histoire à 19 heures. Une rencontre avec l’équipe aura lieu à l’issue de la représentation.

teurs en vogue à l’époque. g

RÉSERVATIONS : 04 72 90 86 68 THEATRE-VENISSIEUX.FR

viennent tout aussi bien de mor-

ceaux classiques de Gluck ou Saint-Saëns que de chansons grivoises ou populaires (Au clair de

publicités ou des airs des chan-

J.-C.L.


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

BULLE D’OR

À VENIR tribu Hérisson Concert sous la langue, le nouveau projet de la Tribu Hérisson, collectif de musiciens établi à Vénissieux, prend de l'ampleur. On y entend mêlées musiques et paroles d'habitants de provenances diverses. Après sa présentation à Vénissieux, la sortie d'un album le 21 juin et un cycle d'émissions sur Radio Pluriel, la Tribu amène son Concert sous la langue dans l'Ain. Le 13 novembre, entre 14 et 17 heures au centre social Amédée-Mercier (Bourg-enBresse), on assistera à un concert et à des débats sous casques. Concerts et débats que l'on retrouvera le 16 novembre, de 14 à 17 heures, à l'Écomusée Maison de pays en Bresse (100, route de Bourg à Saint-Étienne-du-Bois). Également au programme, des restitutions d’ateliers réalisés avec l’école de musique et les patoisants de Coligny, l’école de Chavannes-sur-Suran et l’association Asir, dans le cadre des

résidences d’automne. Enfin, du 18 novembre au 7 décembre, l’arbre polyglotte viendra pousser à la médiathèque de Chavannessur-Suran. https://latribuherisson.com/ le-concert-sous-la-langue/

Médiathèque Lucie-aubrac Le prochain Bébé bouquine aura lieu le 9 novembre à 10h30. Puis, avec les Rendez-vous numériques, le 20 novembre à 17 heures, les plus grands (à partir de 12 ans) apprendront à utiliser leurs smartphones. Renseignements: 0472214554.

pratiqUe

Le rendez-vous de la bande dessinée Les 16 et 17 novembre, la 30e édi-

Mickey, Donald et Dingo cheminant

tiendra au Briscope de Brignais.

signée Alexandre Nesme qui, pen-

tion du festival de la Bulle d’or se

Sur l’affiche de cette manifestation

consacrée aux bandes dessinées et livres

illustrés,

on

reconnaît

apprentissage au dessin via le téléphone et des caricaturistes.

Mais avant tout cela, la Bulle d’or

Cinéma Gérard philipe

14:30 20:15

18:00

LA BELLE EPOQUE 1h55

18:30 20:30

14:30 20:15

14:15 16:00

14:30 20:15

14:30 18:00 20:00

LE TRAÎTRE (VOST) 2h31

17:30

17:15 20:00

15:45

17:00

18:00

20:00

14:30

Demain est à nous

SHAUN LE MOUTON 1h30

14:30

20:15

Dans le cadre du mois du film documentaire et de la Semaine des Droits de l’enfant, le 13 novembre à 14 h 30, sera présenté le film de Gilles de Maistre, Demain est à nous. Une série de portraits d’enfants se battant pour leurs droits, contre le trafic d’êtres humains, le travail des enfants ou le mariage forcé. Un débat aura lieu dans la salle après la projection et un goûter sera offert aux enfants.

14:30

18:15

16:30

18:15

16:15

ABOMINABLE (VF) 1h32

14:15

14:15

FAHIM 1h47

16:30

UN MONDE PLUS GRAND

18:30 20:15

18:15 vfst 20:15

14:30 20:15

20:15

18:30

16:30

18:30

HORS NORME 1h53

14:00 20:15

20:15

16:15

14:15 20:15

16:15

16:15 18:15

18:00

SORRY WE MISSED YOU (VOST) 1h40

18:15

14:30

18:15 20:15

16:30 18:15

14:30

18:15

20:15

MARTIN EDEN (VOST) 2h07

16:00

18:15

20:15

1h40

16:15

18:15

14:00

14:00*

CARRÉ 35 1h07 14:15* 14:15*

KERITY LA MAISON DES CONTES 1h20 DU 13 AU 19 NOVEMBRE

MER 13

JEU 14

VEN 15

SAM 16

DIM 17

LUN 18

MAR 19

Sortie nationale J'ACCUSE 2h12

14:00 20:15

18:00 20:15

14:30 17:30 20:00

16:00 20:00

14:00 16:15

18:00 20:15

14:30 18:00

LA BELLE EPOQUE 1h55

16:15 18:15

20:15 vfst

20:30

14:00 20:30

18:30

14:30 18:00

14:30 20:15

14:15*

LE CHANT DE LA MER 1h33 Semaine des droits de l'enfant / Mois du film documentaire DEMAIN EST A NOUS 1h24

14:15*

14:30

MARTIN EDEN (VOST) 2h07

18:15

18:15

20:15

J'AI PERDU MON CORPS 1h21

16:30 18:00

14:30

16:45 20:30

14:30

16:15

18:00

LE TRAÎTRE (VOST) 2h31

20:00

17:15

14:00

17:15

18:00

20:00

ADULTS IN THE ROOM (VOST)

20:15

2h07

16:00 18:15

16:00 18:15

18:00 20:15

14:00 18:15

14:00 20:00

WILLY ET LE LAC GELÉ 1h10

14:30

14:30 16:00

14:30

MATTHIAS ET MAXIME 1h59

20:30

16:00

16:00

Ciné Collection

18:00

18:00 20:15

18:00

Classé Art et Essai

Un mauvais fils Le 14 novembre à 14 h 30, dans le cadre de Ciné Collection, retrouvons Patrick Dewaere, aussi tourmenté chez Claude Sautet qu’il l’était chez Bertrand Blier ou Alain Corneau. Ici, en fils toxico rejeté par son père, il incarne une fois de plus un personnage désespéré en rébellion permanente, dont il pouvait se sentir proche. La séance sera présentée par Alexandra Martinez (du cinéma GérardPhilipe).

La Belle Époque Le 19 novembre à 14 h 30, à l’issue de la projection du film de Nicolas Bedos, un café sera proposé en partenariat avec LSR.

14:30

14:30

UN MAUVAIS FILS 1h50 tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

20 heures, au Briscope, avec une

Curien, un conteur amérindien, un

MAR 12

Séances à l’attention des sourds et malentendants Un monde plus grand (7 novembre, 18 h 15) ; La Belle Époque (14 novembre, 20 h 15).

RENSEIGNEMENTS : WWW.LABULLEDOR.FR

Nesme, un coloriage géant, un jeu de dessinateurs menée par Tony

LUN 11

Le 14 novembre à 20 heures au Briscope. Entrée : 5 euros. ● La Bulle d’or Les 16 et 17 novembre, de 10 heures à 18 heures non-stop, au Briscope (parc de l’hôtel de ville, Brignais). Plein tarif : 4 euros ; réduit : 2 euros (plus de 10 ans, étudiant, chômeur). Entrée gratuite pour les moins de 10 ans accompagnés d’un adulte, les visiteurs déguisés en héros de BD, les personnes nées en 1989 sur justificatif (spécial 30e anniversaire).

se paie une ouverture en fanfare

de piste, une tombola, une battle

DIM 10

● Spectacle Un océan d’amour

Jouvray, Didier Cassegrain, etc.), citons une master class d’Alexis

SAM 9

1h46

Mickey, invité d’honneur 2019.

Margerin, Anne-Claire et Jérôme

VEN 8

PAPICHA (VOST)

quelques conseils pour dessiner

quantaine d’auteurs, dont Franck

Le 14 novembre à 19h30, pour le lancement du Premier manifeste Nadaïste et autres textes de Gonzalo Arango, l'Espace Pandora (8, place de la Paix) propose une soirée Nada, en présence de Philippe Ollé-Laprune et Vincent Gimeno-Pons. Entrée libre. Renseignements: 0472501478

14:30 16:30

album Horrifikland et donnera

séances de dédicace (par une cin-

espace pandora

14:30

dant tout le salon, dédicacera son

diverses animations : outre les

JEU 7

Sortie nationale

dans un décor d’Halloween. Elle est

La Bulle d’or sera ponctuée de

MER 6

DU 6 AU 12 NOVEMBRE

14

dès le jeudi 14 novembre à BD concert: Un océan d’amour, une “histoire sans parole, un récit muet

qui pétille de malice” de Wilfrid Lupano et Gregory Panaccione ber-

cée par une musique originale de Zenzika (tarif unique: 5 euros). g

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

COUP DE PROJECTEUR

Main forte J’AI

PERDU MON CORPS DE JÉRÉMY CLAPIN

Produit par Auvergne RhôneAlpes Cinéma et réalisé en partie

au Pôle Pixel de Villeurbanne

(Xilam studios), J'ai perdu mon corps vous saisit et ne vous lâche

plus. Lors de la présentation de

ce beau dessin animé au Zola, à

Villeurbanne, en septembre der-

nier, le réalisateur Jérémy Clapin expliquait : “En 2012, le producteur Marc du Pontavice

m'appelle pour me proposer d'adapter le roman de Guillaume

Laurant, Happy Hand, en film

d'animation. Je venais du court-

L'emballement pour J'ai perdu

ment envie de me lancer dans un

toire d'amour entre Naoufel et

métrage et n'avais pas spécialelong. Il avait détecté des similitudes dans ce roman avec les

thèmes que j'avais abordés dans mes courts.” Clapin accepte le

projet et, sept ans plus tard, son

film obtient plusieurs récompenses dont le grand prix de la Semaine de la critique à Cannes

et deux prix au festival d'Annecy.

mon corps vient de ce que l'hisGabrielle est mise en parallèle

avec celle d'une main coupée

qui va chercher coûte que coûte à retrouver le reste de son corps.

Une idée forte, formidablement dessinée et rythmée. “Dans le

livre, reprend Jérémy Clapin, la

main apparaît tardivement. Je voulais qu'elle soit là dès le début.” Et il a eu raison. g


MAGAZINE

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

15

ASTRONOMIE

Sur la piste des étoiles À 46 ans, Dariusz Kozaczek a décidé d’abandonner sa carrière d’ingénieur pour faire partager sa passion des étoiles au grand public. Le voici astronome. PAR : ALAIN SEVEYRAT. PHOTO : RAPHAËL BERT PASSION ADOLESCENTE

comme ingénieur dans l’in-

Si la décision d’en faire son métier

Dariusz Kozaczek, 46 ans, s’est

lescence que Dariusz Kozaczek a

formatique

industrielle,

reconverti dans l’observation du ciel. “J’aspirais à autre chose”,

euphémise-t-il. Oubliés les systèmes de suivi de production dont il avait

la charge dans son entreprise. S’il a gardé les pieds sur terre, son esprit et son activité professionnelle sont

est venue sur le tard, c’est à l’adoressenti ses premiers émois interstellaires. “J’ai commencé à m’inté-

resser au ciel à 14 ans, après qu’une tante m’a offert une lunette astronomique. Et dans la bibliothèque du col-

lège, il y avait des magazines Ciel et

espace que je dévorais, se souvient-

désormais tournés vers les étoiles.

il. Avec ma petite lunette, j’ai vite fait

je réalise des clichés du ciel nocturne

m’a apporté une bonne connaissance

Voire un peu plus loin. “D’une part, dans l’idée de réaliser des expositions

dans les bibliothèques, médiathèques et planétariums. Je veux montrer le système solaire, mais aussi le ciel

profond, ce qu’on ne voit pas à l’œil nu: les étoiles lointaines, les nébuleuses,

les

amas

globulaires,

explique l’entrepreneur. D’autre

part, je fais partager ma passion à des particuliers, des entreprises ou

des associations au travers de séances d’observation du ciel noc-

turne qui peuvent durer entre une demi-heure et une heure et demie.”

le tour des objets visibles, mais elle du ciel.” À cette époque, le jeune

homme envisage une carrière dans

Dariusz Kozaczek dispose de deux télescopes, dont un doté d’une capacité de grossissement de 900 fois.

tique ne s’impose à lui. Et ce n’est

clients aux limites de la science-fic-

“La pollution lumineuse est une

aussi une bande sombre au ras de

démocratiser, qu’il envisage de reve-

galaxies c’est un peu du cinéma. Alors

totalement noire se font de plus en

sique.”

l’électronique, avant que l’informa-

qu’en 2018, voyant l’astronomie se nir à sa passion. “Désormais, on peut acquérir du matériel professionnel

avec un budget abordable. D’où l’idée d’en vivre.”

Aujourd’hui, Dariusz Kozaczek dis-

pose de deux télescopes, dont un doté d’une capacité de grossissement de 900 fois. De quoi emmener ses

tion. “Pour beaucoup de gens, les en voir une en vrai, c’est fabuleux!, s’enthousiasme-t-il. On trouve énor-

mément d’objets magnifiques dans le

ciel, avec des étoiles de tailles, d’âges et de couleurs totalement différents. Des rouges, des bleues… Mais il n’y a

pas que des étoiles, on peut voir des galaxies en fusion, des trous noirs…”

POLLUTION LUMINEUSE

Dans ses voyages vers l’infiniment grand, l’astronome doit toutefois

composer avec l’excès de… lumière.

réalité. Les endroits où la nuit est

plus rares, et la qualité des obser-

vations s’en ressent, regrette-t-il. Au sommet du massif du Pilat, on

peut encore voir la Voie lactée à l’œil nu, mais celle que j’ai connue

dans mon enfance n’est plus visible.” Il nous montre une photo du

ciel de Saint-Véran, réputé comme l’un des meilleurs d’Europe. “Vous voyez, une partie de l’horizon est polluée par un halo lumineux pro-

duit par la ville de Turin, pourtant

située à 100 km. Et l’on distingue

l’horizon, due à la pollution clas-

L’espace reste en tout cas pour Dariusz Kozaczek une perpétuelle source d’émerveillement. “On s’aperçoit qu’on est tout petit, que

l’univers est immense. C’est rassu-

rant de voir des choses bien plus grandes que soi, observe-t-il. Dans

notre petite galaxie qui n’a rien d’extraordinaire, on trouve cent milliards d’étoiles. Et des galaxies, il y en a des milliards d’autres.” g

CONTACT : 06 62 66 19 67, DKASTRONOMIE@GMAIL.COM OU @DKASTRONOMIE SUR FACEBOOK.

Le planétarium itinérant ou l’espace à domicile C’est à Vénissieux, dans le parc d’affaires du Moulin-à-Vent, que la fédération Léo-Lagrange de Villeurbanne a basé son planétarium itinérant. Sa mission : “rendre accessible les sciences de l’espace, et plus particulièrement l’astronomie, au plus grand nombre.” Elle propose pour cela des animations et des ateliers destinés à répondre aux attentes de différents publics, notamment des scolaires. Elle reçoit entre 6 000 et 10 000 personnes tous les ans. Souvent accompagné de bénévoles, son responsable, Raymond Sadin, se déplace aux quatre coins de la France pour sensibiliser grands et petits — surtout les petits — à la beauté du ciel astral. “Les questions tournent souvent autour des météorites, de la vie extraterrestre et de notre place dans l’espace, relève-t-il. Mais c’est toujours la même constatation qui s’impose : en fait, on est au centre de rien ! ”

CONTACT : 06 70 25 81 26, RAYMOND.SADIN@LEOLAGRANGE.ORG

OU WWW.PLANETARIUM-ITINERANT.ORG

PHOTO DR

A

près avoir officié vingt ans


16

SPORTS

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

GYMNASE GUIMIER

L’aïkido voit plus large Le club vénissian d’aïkido s’ouvre au plus grand nombre avec des séances en direction des tout-petits et des ateliers santé pour les seniors. Visite guidée avec Christian Wewerka, le responsable. On a le sentiment que vous passez à la

adultes, mais on y inculque également les

On vient d’en donner illustration avec l’or-

en soi et de responsabilité, très importantes

vitesse supérieure…

ganisation de rencontres régionales Ufolep,

le 26 octobre, au gymnase Guimier. On a eu

notions de respect, d’écoute, de confiance dans notre art martial.

la satisfaction de rassembler autant d’en-

Comment se décompose une séance à

de toute la région. Ce regroupement avait

D’abord l’échauffement. Ensuite la pratique

fants que d’ados, et des enseignants de clubs également pour but de faire un état des lieux des différents courants et styles d’aïkido.

De l’aïkido pour les enfants dîtes-vous ?

On pensait jusque-là que cette discipline était réservée aux adultes…

C’est une idée fausse. L’aïkido a été pensé

pour être pratiqué par des femmes et hommes de tous âges. Nul besoin d’être athlète de haut niveau pour en faire.

destination des enfants ?

qui s’effectue par des mises en situation de deux partenaires — et non pas adversaires, nous insistons beaucoup sur ce point. On simule une attaque avec des règles à res-

pecter : ne pas bousculer ni blesser les autres duos qui travaillent dans l’espace

tatami. Les successions d’attaques et de défenses se font à tour de rôle. Cet aïkido

est une réponse pour les enfants qui veulent pratiquer une activité martiale sans avoir à subir les contraintes de la compétition.

Concrètement, comment se traduit cet

Les nouveautés que vous proposez sont

On vient tout juste d’ouvrir des cours sup-

Nous avons aussi ouvert un cours d’aïkitaiso,

aïkido pour tous ?

plémentaires à destination des enfants, le

mercredi matin. On a huit adhérents pour cette première année, et les inscriptions ne

sont pas closes. Ces cours sont identiques à

ceux déjà programmés le vendredi de 18 heures à 19 heures pour les 6-9 ans. Ils

sont plus ludiques que les cours pour

uniquement à destination des enfants ?

de la gymnastique douce japonaise pour les

seniors, le mercredi matin, de 9 h 15 à 10 h 15. C’est une activité à part entière per-

mettant de redécouvrir et de rééquilibrer son corps, grâce à des exercices de respira-

tion, d’assouplissement et de concentration, un travail sur l’énergie interne. D’autres projets ?

Dans le cadre de notre partenariat avec l’Ufolep, avec la participation de la ville de Vénissieux et du dispositif “Atouts préventions”, nous avons programmé six ateliers

de nutrition et d’activité physique gratuits pour les seniors. Cela se fera les mardis après-midi salle Jeanne-Labourbe. g

PROPOS

RECUEILLIS PAR

DJAMEL YOUNSI

PRATIQUE ● Aïkido Vénissieux Club Gymnase Jean-Guimier 2, avenue Jules-Guesde Tél. : 04 78 39 99 67 ou 06 74 08 42 92 www.institut-aikido.org/les-clubs/venissieux/

“Nul besoin d’être athlète de haut niveau pour faire de l’aïkido” selon Christian Wewerka.

● Ateliers seniors “Manger bouger, santé préservée” Sur inscription au 04 72 37 26 35. Par mail : s.terpant@ufolep-aura.com

VÉNISSIEUX ÉNERGIES

LE RÉSEAU DE CHALEUR DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX ÉVOLUE

D’une longueur de 32 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 10 000 logements et 51 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...). Grâce à une interconnexion avec le réseau de chaleur Grand Lyon Centre Métropole, de la chaleur excédentaire, produite lors de l’incinération des déchets ménagers par l’Usine de Traitement et de Valorisation Énergétique de Lyon Sud, est récupérée en été et à l’intersaison. Le réseau de Vénissieux est ainsi alimenté en énergies renouvelables et de récupération à hauteur de 62 %, garantissant un faible tarif et une réduction signi cative des émissions de CO2.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

KARATÉ

Ouverture de saison

ALVP BASKET-BALL

AGENDA

Un seul être vous manque...

Vendredi 8 novembre Cross du collège ElsaTriolet autour du stade Auguste-Delaune, à partir de 8 heures.

En quête de certitudes

Samedi 9 novembre

deux victoires), l’ALVP est

après un début de saison quelconque (trois défaites,

Les handballeurs du VHB accueillent le HC Cournon d’Auvergne au gymnase TolaVologe, à 20 h 45, avec soirée des partenaires à partir de 18 h 30 au club-house. ●

La coupe de la zone interdépartementale du Lyonnais

(ZIL) est une épreuve officielle servant de préparation

poussée avant les échéances régionales et nationales. Le 2 novembre, le dojo de Lyon 3 baptisé “La Maison e

du judo” accueillait cette épreuve de combats de

karaté, des juniors aux vétérans. Et le moins que l’on

Dimanche 10 novembre Les rugbymen de l’USV reçoivent le RC Rhodanien au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ●

bien chez les filles que les garçons.

On peut souligner (dans le désordre) les dix succès

obtenus par Léonie Alberta, Ilies Elguir, Ilian Yazid, Yves Barbin. On peut aussi rappeler que cinq karaté-

kas ont pris les secondes places de leur catégorie, et que deux autres ont reçu du bronze. Une évidence, le club vénissian est entré de plain-pied dans son calendrier de compétitions qui ne fait que démarrer. g

Clôture de la saison, pas des activités Le club de pétanque de Vénissieux Minguettes a mis un terme à la saison officielle 2019 avec son tradi-

tionnel concours interne, samedi 26 octobre. Une année qui se termine avec un “clos” désormais fonc-

dimanche

Battue par La Tronche/ Meylan

au

gymnase

Jacques-Anquetil (67-49), la formation dirigée par

Christophe Chabroud a blessure

de

sa

meneuse de jeu. Raïssa

Les basketteuses de l’ALVP accueillent le BC Aix/ Venelles au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30. ● Les basketteurs du CLAM-V accueillent le SEL Grand Trou au gymnase Alain-Colas, à 15 h 30. ●

Samedi 16 novembre

PÉTANQUE

doute,

3 novembre.

la

ARCHIVES RAPHAËL BERT

gymnase du Centre a été dominateur en seniors, aussi

Léa Barascud, Yanis Elguir, Marie-Claude et Pierre-

de

Bourhani s’est blessée

duellement et, par équipes, le club pensionnaire du

Issa Lardjoum, Gabriel Papereux, Thelma Gothuey,

entrée dans une période

subi un autre coup dur,

puisse dire, c’est que le Sen No Sen s’est senti chez lui: 17 athlètes vénissians sont revenus médaillés indivi-

Les basketteurs de l’ALVP (R2) reçoivent l’AL Belmont au gymnase JacquesAnquetil, à 20 h 30. ●

sur un mauvais amorti alors que Vénissieux

Il faut espérer que la blessure de Raïssa Bourhani (ici avec le ballon) ne porte pas préjudice à son équipe.

amorçait une remontée au score. Sa sor-

années, face à elles, on s’est retrouvées

incontestée, Vénissieux patine, piétine et

ment blessées, sans que l’on puisse en ren-

tie a confirmé l’évidence : sans sa leader

semble fébrile. Il est devenu compliqué

pour ses partenaires de soutenir la comparaison face à des Tronchoises qui n’ont

été défaites qu’une seule fois cette saison. La fin de rencontre s’est réduite à

un calvaire. Après avoir accusé un retard

de seulement quelques points, les Vénissianes ont sombré, lors du dernier quart-

temps, pour finir à 18 longueurs de leur hôte. “Presque à chaque fois qu’on a

affronté cette équipe, on a été victime d’une poisse incompréhensible, analyse

Christine Thiebault, la présidente de l’ALVP. Ces deux ou trois dernières

avec trois de nos joueuses assez sérieusedre responsables notre adversaire. On a

joué ce soir sans Gobert et Tierrie, et sans l’agressivité nécessaire pour contrer ces

Iséroises très physiques, renforcées par une ou deux filles, notamment Diatta, qui

évolue parfois en Ligue 2, avec l’équipe fanion.”

“Avec un effectif rajeuni qui compte au

moins cinq nouvelles joueuses, nous sommes en quête de confirmation dans le

jeu, et de cohésion”, avait expliqué l’entraîneur il y a quinze jours. Désormais,

il faut espérer qu’il y ait eu plus de peur que de mal pour Bourhani. g

MATMUT STADIUM DE VÉNISSIEUX

tionnel, les services techniques de la ville ayant ins-

L’hypothèse collège prend de l’épaisseur

de jeu et deux accès.

Lors d’une conférence de presse en mai dernier, Mohamed

de clôture, 20 doublettes ont participé au concours, et

exprimé son envie de déménager au Matmut Stadium, sur la

“Quelque 80 personnes étaient présentes à cette journée

nous avons eu la visite d’Andrée Loscos, l’adjointe aux sports”, se félicite Jean-Pierre Gomis, président de

l’association de pétanque de Vénissieux Minguettes (APVM), qui compte 97 adhérents licenciés et sociétaires.

Les nouvelles installations donnent satisfaction à

l’amicale, qui apprécie l’amélioration de l’éclairage,

permettant la tenue de parties en soirée. Jean-Pierre Gomis espère que le cabanon buvette-restauration

sera bientôt doté de toilettes fonctionnelles. Pendant

l’automne et l’hiver, les sociétaires et les licenciés du club pourront s’entraîner sur le terrain. Ou se replier

en face en cas de mauvais temps, au siège de l’APVM,

situé au 6 de la rue Gabriel-Fauré. À défaut de pointer, ils pourront tirer… les cartes, et se mesurer aux domi-

nos et aux échecs. On peut faire Fanny, à la belote? g

Tria, président du club de foot de Lyon Duchère, avait

Plaine des jeux, un terrain qui appartient à la Ville de Lyon mais qui est situé sur la commune de Vénissieux. Six mois plus tard, le club a changé de nom (il s’appelle désormais Sporting club de Lyon) mais pas de stade, et l’intention est loin de se concrétiser.

De son côté, le maire de Vénissieux avait d’emblée réaffirmé

sa préférence pour un collège commun à sa commune et au

ARCHIVES RAPHAËL BERT

tallé, en moins d’un mois, une clôture délimitant l’aire

17

8e arrondissement de Lyon. “Cet établissement est devenu nécessaire en raison de l’augmentation des effectifs scolaires

à venir, liée à l’augmentation de la démographie”, estime Michèle Picard. La Métropole est également allée dans ce sens, David Kimelfeld déclarant “partager l’opportunité que peut représenter la Plaine des jeux”.

pas plus retenu notre attention qu’un autre projet. Le stade ne

Yann Cucherat, l’adjoint aux sports de la Ville de Lyon. Le

qu’une concertation soit ouverte avec les différentes parties

“Il faut regarder toutes les propositions, a pour sa part indiqué

Sporting club de Lyon nous a sollicités, en effet. Mais cela n’a

peut pas passer en priorité devant un collège. Il faut donc prenantes, dont évidemment la ville de Vénissieux.” g


SPORTS

18

Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679 / EXPRESSIONS

FOOTBALL ET MÉDIATION

Jouer pour déjouer les préjugés Le football comme vecteur du vivre ensemble. Des agents SNCF ont rejoint cette année leurs homologues des TCL pour s'opposer sur le terrain à de jeunes usagers vénissians. Convivial et constructif. acler un contrôleur, l’occa-

T

du secteur sud des TCL (Feyzin,

souvent. C’était possible le

a invité une quarantaine de ces

TCL et SNCF affrontaient balle au

vail de maintenance des véhicules,

sion ne se présente pas si

25 octobre, dans l’enceinte du gym-

nase Elsa-Triolet et sur le terrain de basket attenant, où des agents pied des jeunes de six EPJ (Équipe-

ments polyvalents jeunes) de la ville et des adhérentes de l’association Be-Foot.

Saint-Fons, Vénissieux). Mieux, on jeunes à découvrir notre dépôt Audi-

bert-Lavirotte, le 23 octobre dernier. Ils ont pu se rendre compte du tra-

et d’une journée type d’un conducteur ou d’un contrôleur. Enrichissant pour tout le monde !”

Ce type d’opération avait déjà eu lieu il y a deux ans à Vénissieux,

PRÉVENIR LES COMPORTEMENTS À RISQUE

dans le cadre d’un partenariat

Grégory Lobert, manager “engage-

année, la SNCF a rejoint le disposi-

les raisons qui ont incité la société

entre la Ville et TCL-Keolis. Cette

tif d’actions, de prévention et de sensibilisation

au

bien

vivre

ensemble dans les transports en commun.

“On a trouvé nécessaire de revenir à Vénissieux pour rencontrer nos jeunes usagers et leur rappeler, à l’occasion d’un moment sympa,

comment se comporter dans le bus, le tramway, le métro et le train, a expliqué Abigaïl Catrix, nouvelle responsable du service de contrôle

ment sociétal” de la SNCF, a détaillé

nationale à rejoindre les TCL dans cette opération. “On parle souvent de la fraude au ticket, des actes d’in-

civilité qui vont du crachat à l’insulte

en passant par la cigarette. Mais il

y a également des comportements à risque préoccupants, comme cette

tendance à poster les vidéos les plus

S’affronter balle au pied pour tendre au bien vivre ensemble dans les transports en commun.

étonnantes possible sur les réseaux sociaux. Cela conduit certains

voies ferrées tandis qu’un train

de bon sens à la prise de risque. Nous

inconscients à commettre des actes

arrive. Un train lancé à cent kilomè-

marquent pas d’arrêt à Vénissieux.

tres à l’heure a besoin d’un kilomètre

çoive le gamin descendu sur la voie,

évidences.” g

dangereux, comme se poster sur les

pour s’arrêter. Or, certains trains ne

Le temps que le conducteur aper-

il peut être trop tard. Il y a des limites

sommes aussi là pour rappeler ces

D.Y.

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Football

Rugby

quant en partie cette contre-performance.

revers à Annecy (28-21), malgré une bonne

Certes, toutes les équipes n’ont pas joué le

L’équipe masculine a pour sa part lourde-

entame de match. L’expulsion de Bensli-

Nouvelle déconvenue des rugbymen vénis-

même nombre de matches mais en atten-

ment chuté, le 2 novembre, à Bron (86-68),

mane, la blessure de Prioux et une seconde

sians face à l’US des Côtes-d’Arey (25-10),

dant, les Vénissians ont réussi une bien belle

ce qui l’entraîne en seconde partie de cham-

période approximative ont coûté la victoire

la 4e défaite après six journées de champion-

opération en disposant de Saint-Chamond,

pionnat de Régionale 2.

au VHB encore leader de Nationale 2, mais

nat de 1re/2e série.

le 2 novembre, au stade Laurent-Gérin (3-0) :

Autre revers pour le basket vénissian : le

en compagnie de Vesoul.

le VFC devient leader de la Régionale 2.

CLAM-V a été dominé par le SO Givors, samedi 2 novembre (73-66), ce qui l’éjecte du

Basket-ball Les Vénissianes de l’ALVP n’ont pu confirmer

Bénévolat Athlétisme

Lancée en 2015 par un collectif de 16 asso-

podium de Prérégionale au profit de l’AL

En 53’23, Nina Becanne (AFA Feyzin/Vénis-

ciations, “Tous unis, tous solidaires” parti-

Gerland-Mouche.

sieux) a remporté le 10 km de la Band’Rill

cipe à la découverte et à la promotion du

dans la catégorie des vétérans 3, course dé-

bénévolat au sein des associations de la

leur dernier succès à Bron. Dimanche 3 no-

Handball

diée à Gabriele Barbieri, triathlète tétraplé-

Métropole. Elle recherche des bénévoles

Anquetil face au BB La Tronche/Meylan 67 à

Le VHB n’est plus invincible. Samedi

gique, en soutien à l’ANTS pour investir dans

pour la 40e Foulée vénissiane. Inscriptions

49, la sortie sur blessure de Bourhani expli-

2 novembre, les Vénissians ont subi un net

des appareils d’électrostimulation.

sur tousunistoussolidaires.fr.

vembre, elles se sont inclinées au gymnase


AU QUOTIDIEN

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

SANTÉ

À NOTER

Le vaccin contre la grippe, c’est maintenant

Courir pour elles : rendezvous le 17 mai prochain

Le virus de la grippe sévit habituellement d’oc-

tobre à mars. Parce qu’il évolue chaque année,

il est indispensable de s’en protéger et de se faire vacciner tous les ans. Chaque hiver, entre deux et huit millions de personnes sont touchées.

ARCHIVES RAPHAËL BERT

La campagne de vaccination a débuté mi-octo-

bre et s’achèvera le 31 janvier 2020. Les auto-

rités sanitaires conseillent de se protéger, sans

attendre l’apparition de l’épidémie elle-même, imprévisible. Il faut compter environ 15 jours

entre le moment de la vaccination et le moment

ou compliquée comme les femmes enceintes

Suite à l’expérience menée l’an dernier dans

logies (affections broncho-pulmonaires chro-

où l’on est protégé contre la grippe saisonnière.

quatre régions — Occitanie, Auvergne-

Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Hauts-

de-France —, tous les pharmaciens peuvent dorénavant vacciner contre la grippe. Cette

possibilité ne concerne que les personnes pour

qui la vaccination est recommandée. Il s’agit

des personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les personnes à risque de grippe sévère

et les personnes atteintes de certaines patho-

niques, insuffisances cardiaques graves, diabètes de types 1 et 2… ).

Les personnes à risques peuvent également retirer leur vaccin à la pharmacie sur présen-

tation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner par un autre professionnel de leur choix: médecin, sage-femme ou infirmier. g

M.F.

RESTOS DU CŒUR

En dix ans, l’association Courir pour elles, a collecté 1 461 188 euros. Cette association qui lutte contre les cancers féminins par la prévention et l’activité physique pour les femmes en soin est restée fidèle a ses deux missions. Elle organise trois événements majeurs au cours de l’année : Danser pour elles le 8 mars, Courir pour elles dont la date est fixée au 17 mai prochain au parc de Parilly, et Rouler pour elles en septembre.

EXPRESS Braderies du Secours populaire Le Secours populaire organise une braderie solidaire de jouets samedi 9 novembre de 8 h 30 à 11 h 30 ainsi qu’une braderie de vêtements samedi 16 novembre de 8 h 30 à 11 h 30. Rendez-vous dans les locaux du Secours populaire, 99, boulevard Joliot-Curie. Tél. : 04 78 76 23 31.

Emmaüs : ventes spéciales

Bientôt la campagne d’hiver Alors que la campagne d’été des Restos du cœur s’est terminée le 31 octobre, les inscriptions pour celle d’hiver sont sur le point de débuter. Elles auront lieu les 12, 13, 14 novembre et les 19, 20 et 21 novembre de 8 h 30 à 11 heures et de 13 h 30 à 16 heures. Les inscriptions resteront possibles les jours de distribution : lundi de 13 h 30 à 16 h 20, mardi et jeudi de 8 h 30 à 11 h 20 et de 13 h 30 à 16 h 20. La campagne démarrera le 25 novembre et se terminera mi-mars.

Pour mener à bien le travail mené par les restos, il faut des bénévoles. Actuellement, ils sont 55, très actifs. Il en faudrait beaucoup plus. C’est pourquoi l’équipe de Vénissieux lance un appel à toutes celles et ceux qui pourraient donner un peu de temps pour les plus démunis. L’an dernier, ce sont plus de 900 familles qui ont été accueillies sur la période hivernale.

M.F. RESTO DU CŒUR : 11/13 TÉL. : 04 78 67 56 00.

AVENUE DE LA RÉPUBLIQUE.

Rédaction: 9 rue Aristide-Bruant 69200 Vénissieux. Téléphone: 0472511812. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargé de publicité : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

Emmaüs organise plusieurs ventes d’objets dans les locaux de l’association : - les 8 et 9 novembre : vente de jouets - les 15 et 16 novembre : vente spéciale “livres de Noël” Emmaüs Parilly 8, avenue Marius-Berliet. Accès : métro D, arrêt Parilly.

Repas dansant L’association des anciens élèves de l’école Pasteur organise un repas dansant dimanche 17 novembre de 12 heures à 18 h 30, salle Joliot-Curie (68, bd Joliot-Curie). Au menu, assiette italienne, cuisse de canette aux olives, omelette norvégienne, etc. Prix adhérent : 27 euros, enfant - de 12 ans : 15 euros, non-adhérent : 32 euros. Renseignements et réservations : 06 64 87 82 11 ou aaeepv@hotmail.fr.

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Les Petits frères des pauvres ont besoin de bénévoles L’association des Petits frères des pauvres suit actuellement 38 vénissian(e)s âgé(e)s et isolé(e)s vivant sur la commune : elle a un besoin urgent de sept bénévoles supplémentaires. Par ailleurs, les Petits frères recrutent des bénévoles à Vénissieux pour des actions ponctuelles qui auront lieu les 24 et le 25 décembre : visiter une personne âgée isolée à son domicile et lui offrir le cadeau de l’association et partager avec elle un moment agréable ; participer à l’organisation du repas collectif de Noël, conduire les invités à ce repas et les raccompagner ensuite à leur domicile.

CONTACT : 04 72 78 52 52.

Collecte des appareils électriques et électroniques le 16 novembre Samedi 16 novembre, un point de collecte d’appareils électriques et électroniques sera mis en place par la Métropole de Lyon et l’éco-organisme Eco-systèmes place Léon-Sublet de 9 heures à 13 heures. Tout objet fonctionnant avec des piles ou sur secteur (hors d’usage ou en état de marche) peut y être déposé. Sont acceptés : les petits appareils électriques (téléphones, aspirateurs, fer à repasser), le gros électroménager (réfrigérateurs, lave-linge, cuisinières), les téléviseurs, écrans plats et tous types d’écrans, et le matériel informatique (ordinateurs, câbles, imprimantes).

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES MENUS DU 7 AU 19 NOVEMBRE Jeudi 7 : mini-roulé au fromage, salade verte, vinaigrette maison ; rôti de veau aux champignons ou mélange riz et maïs, haricots verts persillés ; fruit de saison ; *pain. Vendredi 8 : salade de pommes de terre ; filet de poisson pané, citron, brocolis sauce Mornay ; *yaourt aux fruits ; *pain. Mardi 12 : crêpe au fromage, salade verte, vinaigrette maison ; filet de poisson sauce tomate, *chou-fleur persillé ; *compote de fruits ; *pain. Jeudi 14 Saveurs des sous-bois : mâche, noix, dés de fromage, vinaigrette maison ; émincé de volaille à la crème, champignons et marrons ou *boulettes de flageolets, gratin de potiron ; tarte aux myrtilles ; *pain. Vendredi 15 : *salade verte, vinaigrette maison ; filet de poisson aux poireaux safranés, *riz basmati ; fromage ; *fruit de saison ; *pain. Lundi 18 Menu bio : *tarte au fromage ; *œufs durs sauce béchamel, *épinards hachés ; *yaourt nature ; *fruit de saison ; *pain. Mardi 19 : céleri rémoulade ; pâtes farcies au saumon ; fromage ; fruit de saison ; *pain.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

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PORTRAIT

EXPRESSIONS / Mercredi 6 novembre 2019 - n° 679

eune plasticienne qui vient de

J

débuter sa résidence artistique à Vénissieux, Amélie

Berrodier privilégie les rencontres

territoire est toujours un terrain favorable pour produire des pièces qui vont me faire entrer en contact

avec les gens”, assure-t-elle. Ainsi,

PHOTO DR

dans son travail. “Une résidence de

après d’autres résidences du même type — à Monflanquin dans le Lot-et-Garonne, à Toulouse et, à

Lyon, à la Factatory, aux Subsistances et aux Halles du faubourg

—, Amélie décide de postuler à Vénissieux, où elle est prise.

“Il existe un grand panel d’écoles

sur Vénissieux qui pourraient par-

ticiper à mon projet. J’aimerais cou-

vrir un grand territoire.” Ce projet,

inscrit dans la note d’intention de

sa candidature, va donc concerner les scolaires, du CP au CM2, et la

photo de classe. Mais, avant d’approfondir le sujet, laissons à Amé-

lie le soin de donner quelques précisions sur sa façon de travailler : “Je fais beaucoup de porte-à-

porte. C’est la manière principale

de rencontrer un maximum de personnes. Et de me laisser surpren-

dre. J’étudie l’histoire du portrait

Ne bougeons plus Amélie Berrodier. En résidence artistique à Vénissieux, la plasticienne va travailler avec les scolaires sur les photos de classe, de celles qui subsistent dans les albums familiaux à celles produites aujourd’hui, pour une exposition visible à l'espace Madeleine-Lambert de mai à juillet 2020. PAR : JEAN-CHARLES LEMEUNIER. PHOTO : RAPHAËL BERT

et son évolution : les moyens techniques qui ont permis de le capter,

ses utilisations, ses fonctions socio-

Bringuier à la Maison de quartier

plus”, les analyser, voir leur évo-

aussi le montrer à l’espace d’arts

de mai à juillet, et on y retrouvera

positifs qui vont interroger une

avec des enseignants et des direc-

les modes vestimentaires, les diffé-

mélanger toutes les écoles ayant

résidence.” g

logiques… Je mets en place des dis-

partie spécifique de toutes ces dimensions.”

Ainsi Amélie provoque-t-elle le

hasard. “J’arrive avec un protocole et, au final, je vois une personne s’exprimer. Comment elle échappe

à ce protocole ou comment elle entre dedans.”

Dans les mises en scène qu’elle propose, elle déclenche parfois le

Darnaise, qui m’a mise en relation

teurs d’école. J’ai aussi contacté le PRE (Programme de réussite édu-

cative).” Elle découpe son projet sur les photos de classe en “trois grosses parties et une petite quatrième”.

LES PHOTOS DES ENFANTS, DES PARENTS ET GRANDS-PARENTS

“Il s’agit d’abord de rencontrer les

mode vidéo de son appareil plutôt

enfants, leur montrer mon travail

l’on peut passer du lâcher prise au

de leur foyer : les leurs, celles de

que la photo. Et regarde comment

contrôle de l’image renvoyée,

comment la gestuelle, l’expression, les patiences ou impatiences disent beaucoup de nous.

“Grâce à Xavier Jullien, le directeur de l’espace arts plastiques Made-

leine-Lambert, j’ai rencontré Lola

et récupérer les photos de classe

leurs parents et grands-parents.

De mon côté, je contacterai les

écoles qui ne participent pas pour voir leurs archives.”

Amélie veut étudier au plus près

cette banque d’images de la

grande époque du “Ne bougeons

lution : “le noir et blanc, la couleur, rents types de pose, les mises en scène…”

Dans un troisième temps, la jeune

femme proposera aux enfants une mise en scène : “Le tout est qu’ils

plastiques — ne serait-ce que pour participé —, ce que confirme Xavier Jullien : “Son expo est bien inscrite dans la programmation de l’EAP l’an prochain : elle s’étendra

des travaux réalisés au cours de la

AMÉLIE BERRODIER

RECHERCHE DES PHOTOS DE CLASSE, TOUTES ÉPOQUES CONFONDUES. VOUS POUVEZ LA CONTACTER PAR MAIL POUR CONNAÎTRE LA PROCÉDURE : MAIL@AMELIEBERRODIER.COM.

s’amusent. Ils pourront calquer ce

qui a été fait, inventer d’autres façons de procéder, faire un mix des deux. J’ai même scanné de

Son parcours

Il existe plein de possibilités de

Amélie Berrodier raconte que son envie de faire de la photographie remonte à ses plus jeunes années. “J’ai étudié les arts appliqués à Lyon puis j’ai été reçue aux Beaux-Arts de Dijon, où j’ai suivi des cours de photo. Je voulais entrer à l’école de photo d’Arles. Aux Beaux-Arts, on touche à tous les médiums, c’est pluridisciplinaire. Je me suis orientée vers la vidéo, qui a représenté 80 % de ma production. J’ai aussi travaillé sur des installations. La vidéo est d’ailleurs une passerelle entre la photo et l’installation. Ces études m’ont aidée à esquisser des questionnements, à expérimenter des choses avec une caméra pour savoir si je faisais du documentaire ou de la fiction ou ni l’un ni l’autre.” Elle explique encore, sur son site (amelieberrodier.com) : “Ces imbrications entre les différentes entités — filmé, caméra et filmeur — se font et se défont dans chacun de mes projets.”

vieilles photos de ma sœur et moi.

mises en scène : figées ou pas, avec

ou sans accessoires, en groupe ou individuelles.”

Amélie veut également amener les enfants à réfléchir sur la manière

de présenter les images ainsi obte-

nues dans un contexte d’exposition. Ce qui serait la quatrième

partie du travail. Elle voudrait

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Expressions 679  

Au sommaire de ce numéro : la 40e Foulée vénissiane, De Duranton à Deltalys, Environnement : Vénissieux s'engage, Carrefour banalise le trav...

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