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COLLÈGES

SPORTS

Le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter dans l’agglomération. À tel point que la Métropole a voté, fin janvier, un programme d’extension en urgence pour la rentrée 2019. Sur le seul secteur de Vénissieux/ Saint-Fons, deux opérations d’agrandissement provisoire, d’un montant global de 8,5 millions d’euros, vont être lancées simultanément pour le collège JulesMichelet et le collège Alain.

De 33 % à 47 % sur l’ensemble de la ville. De 12 % à 37 % aux Minguettes. Entre 2008 et 2017, le pourcentage de femmes pratiquant une activité sportive a bondi à Vénissieux. Ce résultat s’explique surtout par le programme de développement mis en place par la Ville.

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Le bond de la pratique féminine

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Il faut pousser les murs!

DOSSIER PAGES 11 À 13

N° 664 du 6 au 19 mars 2019

www.expressions-venissieux.fr

Nouvelle cuisine La nouvelle cuisine centrale de Vénissieux fonctionne depuis lundi 4 mars. Un équipement dernier cri en capacité de produire jusqu’à 6 000 repas par jour. Un choix politique fort également, qui marque la volonté de maintenir un service public de qualité. PAGES 2 ET 3

DÉMOCRATIE LOCALE

Appel à candidatures pour le Conseil citoyen P. 4

VÉNISSY

La banque postale est ouverte P. 8

DROITS DES FEMMES

PHOTO RAPHAËL BERT

En avant toutes !

Jusqu’au vendredi 8 mars, le festival Essenti'[elles] propose trois jours de manifestations autour de la Journée internationale des droits des femmes : expositions, table ronde, ateliers… Expressions s’associe à l’événement en braquant les projecteurs sur l’association Féeminité (page 5), sur la politique de développement de la pratique sportive féminine (pages 11 à 13), et en dressant le portrait de la photographe Malika Mihoubi, qui a entrepris un ambitieux travail de mise en valeur des habitantes de Vénissieux (page 23).


L’ÉVÉNEMENT

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Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

NOUVELLE CUISINE CENTRALE

Les petits plats dans les grands La nouvelle cuisine centrale de Vénissieux fonctionne depuis quelques jours. 5 200 repas y sont préparés quotidiennement. Un équipement à la pointe de la technologie qui améliore grandement les conditions de travail des agents.

izza quatre fromages, sauté

P

trale de production était opération-

et une cellule de refroidissement ont

haricots verts persillés, fro-

Avec un coût de 8,8 millions d’eu-

anciens locaux, détaille Sophie Rit-

nelles, élémentaires et crèches,

fort sur le plan de la gestion com-

PAR : MICHÈLE FEUILLET. PHOTOS : RAPHAËL BERT

de veau sauce chasseur,

mage et gâteau au chocolat, le tout accompagné de pain bio. Voilà ce que les convives des écoles mater-

ainsi que les résidents de maisons de personnes âgées ont dégusté le

lundi 4 mars à l’heure du déjeuner.

Un menu “historique” puisqu’il s’agissait du tout premier confectionné dans la nouvelle cuisine cen-

trale. Pour marquer l’événement, les écoliers ont du reste trouvé sur leur table un document spécial de quatre pages qui présente l’équipe-

ment, et donne des informations

utiles ayant trait notamment à l’équilibre alimentaire.

“UN CHOIX POLITIQUE FORT”

Pour que les premiers repas puis-

sent sortir dans les temps, les sala-

riés ont travaillé pendant les vacances scolaires. Les fournis-

seurs des nouveaux matériels ont

mis des professionnels à disposition

pour expliquer le fonctionnement des machines. Puis pendant plu-

sieurs jours, la marche à blanc a

permis de réaliser toute une série

de tests effectués en conditions de production

réelle.

Vendredi

28 février, la nouvelle unité cen-

nelle.

ros, c’est l’un des investissements

majeurs du mandat municipal en cours. C’est également un symbole

munale. Comme aime à le rappeler le maire, Michèle Picard, “cette opé-

ration marque la volonté de notre majorité de garder la maîtrise

publique dans le domaine de la santé et de l’éducation. C’est un choix poli-

tique fort que nous assumons et dont nous sommes fiers”.

Construit à proximité de l’ancienne cuisine centrale, avenue Jean-Moulin, sur un terrain de 6 000 m2, l’éta-

blissement présente une superficie de 2 225 m2. Il pourra produire à

terme quelque 6 000 repas par jour. Les conditions de travail des

33 agents ont totalement changé. Les personnels administratifs dis-

posent pour la plupart de bureaux spacieux, tandis que les techniciens

évoluent dans un environnement

beaucoup plus ergonomique. À l’étage, se trouvent une salle de réu-

nion et le restaurant du personnel,

qui ouvre sur une grande terrasse.

DES MACHINES HIGH-TECH

“Le matériel a été changé à hauteur de 98 %. Seuls un four, une sauteuse

Nous n’avons pas souhaité externaliser et confier au secteur privé ce domaine si précieux de la restauration collective.”

MICHÈLE PICARD, MAIRE DE VÉNISSIEUX

fait le déménagement depuis les ter, la directrice de la régie de res-

tauration. Ce nouvel équipement

répond à de nouveaux défis, avec

l’acquisition de machines high-tech.” Franck Berger, consultant de la société Cuisson Expertise, a accom-

Dans le nouvel établissement qui produira à terme jusqu’à 6 000 repas par jour, les 33 agents ont dû apprendre à maîtriser un outil de travail bien différent du précédent.

pagné les salariés dans la décou-

verte et la maîtrise de leur outil de travail. “Je suis spécialiste de l’effi-

cience du process culinaire, précise-

t-il. Concrètement, j’ai fait part de mon expérience pour optimiser la qualité et la productivité, notam-

ment pour les cuissons à juste tem-

pérature, les cuissons en barquettes

et les cuissons de nuit.” Son regard extérieur a permis d’identifier cer-

tains points devant être consolidés.

“Il est important de gagner du temps sans s’épuiser, souligne-t-il. Les

métiers de la cuisine centrale sont

récents et nous nous apercevons que les jeunes retraités qui y ont fait leurs carrières sont fatigués et pré-

sentent des TMS (troubles musculosquelettiques) importants ou ont

subi des interventions au niveau du canal carpien. Les équipes, notam-

ment celles du service conditionne-

ment, vont désormais travailler sur des machines qui feront à leur place les gestes répétitifs.” g

“Une concertation réussie” Régis Darpheuille et Patricia Burei, responsables de production “Nous avons particulièrement apprécié notre implication dans la concertation. Toutes les équipes ont été interrogées dès le début du projet, que ce soient les cuisiniers, les magasiniers, les agents en charge du conditionnement, etc. Nous avons pu donner notre avis et nous avons été entendus. La construction de cette unité de production nous permet de travailler dans d’excellentes conditions. On a gagné en superficie avec la création de zones supplémentaires, l’équipe est beaucoup plus à l’aise. C’est une révolution en termes de condition de travail et d’ergonomie. L’acquisition à 98 % de matériel neuf très sophistiqué est importante. Nous devons nous adapter et

8,8 C’est le coût en millions d'euros de la construction de ce nouvel équipement, l’un des investissements majeurs du mandat municipal en cours.

c’est un formidable challenge. Seuls ont été déménagés de l’ancienne cuisine, une sauteuse, un four et une cellule de refroidissement. Chaque matériel neuf a un tableau de commande informatique, toute la traçabilité de nos produits est sur ordinateur. Les nouvelles technologies permettent notamment de varier les modes de cuisson, comme celle de nuit. Le matin nous savons instantanément s’il n’y a pas eu de panne et si la température de cuisson est restée la même. La machine régule automatiquement. Résultat, on propose une bien meilleure qualité de viande avec cette cuisson lente qui lui donne une tendreté exceptionnelle.”

En termes de coût pour les familles, les tarifs varient de 1 euro à 3,70 euros par repas, parmi les plus bas de l'agglomération.


L’ÉVÉNEMENT

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

“On peut tout suivre sur ordinateur” Cécile Monteil, responsable qualité Cécile travaille à la cuisine centrale depuis 16 ans. C’est elle qui a en charge le suivi sanitaire auprès notamment des services vétérinaires et la mise en place du plan de maîtrise sanitaire. Parmi ses multiples fonctions, elle contrôle également ce qui a trait au nettoyage, effectue des prélèvements et des contrôles à chaque étape de fabrication, travaille sur la désinfection. “Tout est désormais consigné sur l’ordinateur, se félicite-t-elle. Nous savons tout ce qui se passe à l’instant T. Au moindre souci, l’informatique, déclenche des systèmes d’alarme.” Dans la nouvelle cuisine, Cécile est installée dans un bureau attenant aux cuisines, au sein même de l’équipe de production.

“Des conditions de travail bien meilleures” Sylvie Muzard, responsable du conditionnement, gère une équipe de huit personnes “Mon travail consiste à vérifier que tout fonctionne bien ! De la gestion de commande à l’expédition dans les écoles en passant par le nombre de repas à concocter, tout passe par moi ! Je transmets ces informations à l’économat pour les commandes, au chef de production, puis à l’équipe de production. Dorénavant, grâce au gain de place, tout est bien réparti, nous ne sommes plus les uns sur les autres. Et puis il y a cette nouvelle machine

qui va doser les sauces, les purées, les épinards. Plus besoin de verser dans les 2 000 barquettes quotidiennes avec une louche. L’ergonomie est très importante. Et dans cette nouvelle unité de production, tout a été fait de manière à ce que nous souffrions le moins possible. Nous sommes souvent victimes de troubles musculosquelettiques au niveau des épaules, des bras, sans oublier les pathologies liées au canal carpien.”

3

Michèle Picard maire de Vénissieux

“Un véritable enjeu social et familial”

Pour le maire de Vénissieux, la

Pour l’équipe municipale, la maî-

sine centrale répond à de vérita-

trale

construction de cette nouvelle cui-

bles enjeux : sociaux, familiaux,

mais aussi de santé publique ou encore d’éducation au goût. “À Vénissieux, beaucoup d’enfants n’ont pour seul repas équilibré que celui de la cantine scolaire. On ne

doit pas oublier cette réalité. Notre

objectif est clair : proposer à tous les enfants un repas équilibré, avec des produits bio et des fournisseurs de proximité.”

En termes de coût pour les familles,

les tarifs varient de 1 euro à 3,70 euros par repas. “Même le coût le plus élevé est correct car nous ne

voulons pas que les familles les

moins en difficultés paient pour celles qui sont dans la précarité, rappelle Michèle Picard. C’est pour-

quoi la participation de la Ville au prix des repas peut s’élever jusqu’à 88 % selon les quotients familiaux.”

trise publique de la cuisine cenest

de

toute

première

importante. “Nous n’avons pas souhaité externaliser et confier au sec-

teur privé ce domaine si précieux de la restauration collective. Notre ville privilégie l’intérêt général.”

Le maire souligne par ailleurs que

le personnel a été étroitement associé au projet. “La cuisine cen-

trale ne pourrait fonctionner sans des agents compétents, de qualité.

Ils ont été concertés de bout en

mettons en place des selfs, les

un bâtiment plus fonctionnel et

trois services tout en respectant le

bout. Le projet a été pensé comme

ergonomique. Tout ceci a un coût.” Si la cuisine centrale prépare

actuellement 5 200 repas par jour, sa capacité de production peut

monter jusqu’à 6 000. Mais pour

le maire, la quantité ne doit pas nuire à la qualité : “Il faut pouvoir accueillir les enfants dans de

bonnes conditions. Quand nous

équipes organisent l’équivalent de

rythme de l’enfant, ce à quoi je suis très attachée. Ils doivent avoir au

moins une demi-heure à table pour déjeuner, pour se poser. Dans cer-

tains restaurants scolaires, il nous sera difficile de pousser des murs. C’est pourquoi, quand c’est possi-

ble, nous aménageons des selfs à raison d’un par an.” g


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ACTUS

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Le Conseil citoyen à la relance e l’appelez plus Conseil

N

que les membres du Conseil citoyen

Conseil citoyen des quar-

pillés “Politique de la Ville”.

ciaire engagée par un habitant de

Minguettes, les commerces et les

L’État, via la préfecture, lance un appel à candidatures auprès des habitants des Minguettes pour la constitution d’un nouveau Conseil citoyen. citoyen de Vénissieux, mais

tiers du Plateau des Minguettes. La différence a son importance. En juillet dernier, après une procédure judi-

Vénissieux, opposant notoire à la

majorité municipale, la première mouture du Conseil citoyen avait en effet été retoquée par le tribunal

administratif de Lyon, au motif que six des vingt membres du collège

habitants ne résidaient pas dans un Le préfet était invité à corriger le tir en se conformant aux conditions pré-

vues par la loi de programmation

Les candidatures se font auprès de La Maison du projet, avenue Jean-Cagne.

pour la ville et la cohésion urbaine.

Lesquelles indiquent expressément

Pour inciter les habitants à se porter candidats, des affichettes et des flyers

sont à disposition dans les allées des équipements publics. L’association Unis-Cités, sur mandat de la préfec-

ture, anime également des stands sur

le marché des Minguettes. La date butoir pour se faire connaître est

fixée au mercredi 27 mars. Les vingt Vénissians qui rejoindront le Conseil citoyen des quartiers du Plateau des

Minguettes seront tirés au sort. Ils siégeront ensuite au côté du collège des acteurs locaux, composé de représentants d’entreprises, d’associations et de bailleurs sociaux. g

À NOTER Comment se faire connaître ? ● Directement à la Maison du projet (qui pilote l’opération de renouvellement urbain des Minguettes) — 20, avenue Jean-Cagne — du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 14 heures à 16 heures. ● Par téléphone au 04 72 90 10 96. ● Par mail : maisondu projet@ville-venissieux.fr ● Par courrier en retournant les flyers de candidature à la Maison du projet.

GRAND DÉBAT

Les cahiers de revendications remis au préfet Le 22 février, Michèle Picard, maire de Vénissieux, a remis au préfet du Rhône les cahiers de revendications mis à la disposition des Vénissians du 24 décembre 2018 au 20 février 2019. Adressés au président de la République, ces épais recueils de propositions et de préoccupations rassemblent 170 contributions. L’élue a accompagné ces doléances populaires par un courrier adressé à Emma-

nuel Macron. Elle y rappelle ses “revendications pour défendre la commune, premier maillon républicain et donc ses missions de proximité et de services publics, ses politiques volontaristes en matière d’insertion, d’éducation, d’accès à la culture, au sport, à la citoyenneté et au vivre ensemble, en termes de solidarité, d’amélioration du cadre de vie et du droit à la tranquillité.”

LÉGION D'HONNEUR

Marin décoré par le président de la République Emmanuel Macron a remis à Marin Sauvajon, le 1er mars à l’Élysée, les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. Le 11 novembre 2016, le jeune Vénissian était venu au secours d’un couple importuné par des individus parce qu’il “osait” s’embrasser dans la rue. Grièvement blessé à la tête par l’un des agresseurs, Marin souffre aujourd’hui de lourdes séquelles physiques, neurologiques et psychologiques. En février 2017, ses proches ont créé l’association “La tête haute je soutiens Marin”, soutenue à ce jour par plus de 200 000 personnes sur Facebook. Elle met notamment à la disposition de victimes de lésions cérébrales et de leurs familles un coffret pour les aider à “interagir et réinventer un lien avec le proche afin d’optimiser la récupération de ses facultés”.

A.S. PLUS D’INFORMATIONS

SUR WWW.LATETEHAUTE.FR.

PHOTO DR

ARCHIVES RAPHAËL BERT

quartier prioritaire.

doivent être issus de quartiers estam-


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 fmars 2019 - n° 664

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ASSOCIATION FÉEMINITÉ

Retrouver l’estime de soi... en beauté L’association Féeminité qui, à l’origine, collecte des perruques pour les femmes en situation de précarité victimes d’un cancer, propose désormais “La parenthèse”, un espace bien-être doublé d’un programme d’accompagnement vers l’emploi par des ateliers de socio-esthétique.

A

u premier étage du centre

relationnels, mais aussi et surtout

Parenthèse” pour apporter des solu-

pace beauté créé par l’asso-

ma première action s’est tournée

précarité, afin de favoriser leur

ciation

Féeminité

accueille

des aspects financiers. C’est pourquoi

vers le don de perruques.” À cause

désormais des femmes pour un

des traitements de chimiothérapie,

“bonne mine”, ou pour leur appren-

pécie (perte de cheveux). Or 15 %

soin, un massage, un maquillage

dre à faire des produits de beauté maison. Des bougies d’ambiance,

des effluves de parfum, de la musique douce, tout est fait ici pour que l’on se sente bien.

Anne-Marie Laurent, responsable de l’association Féeminité, a tra-

vaillé sans relâche pour créer ce lieu destiné aux femmes, mais pas n’im-

porte lesquelles. Toutes ont un point commun: elles vivent dans la pré-

carité à laquelle s’ajoute parfois la maladie.

Touchée elle-même par le cancer,

l’isolement et l’exclusion. “Le GPV (l’équipe qui gère les actions

urbaines et sociales aux Minguettes,

des femmes en traitement aban-

ndlr) nous a alloué une aide finan-

donnent l’idée de se procurer une

cière. Des programmes ont pu être

perruque par manque de moyens.

lancés avec le CIDFF (Centre d’infor-

Concernée elle-même et révoltée par cette idée, Anne-Marie décide

de créer SOS Féeminité, permettant

à toutes les femmes qui en ont besoin de pouvoir bénéficier d’une perruque. “Nous avons reçu l’agré-

mation sur les droits des femmes et

des familles), lors des formations qui se déroulent à Boris-Vian.” Deux sessions ont d’ores et déjà été organi-

sées en groupe et en individuel. Trois séances gratuites sont propo-

ment de la Sécurité sociale. Une cin-

Dans son espace beauté, Anne-Marie permet aux femmes en situation de précarité de reprendre confiance en elles.

et déjà bénéficié.”

et l’accueillir. “Mais le courant n’est

ble”, assure Anne-Marie.

tre associatif Boris-Vian, et la ren-

ment rencontré la socio-esthétique

rencontres sont toujours agréables.

sonnelle à travers l’estime de soi.

puis petit à petit des liens se tissent.” g

quantaine de patientes en ont d’ores

BORIS-VIAN, LIEU D’ANCRAGE

Pour mener à bien ses actions, il fal-

nombreux: “Je ne parle pas seule-

prend alors contact avec différentes

ment des aspects psychologiques ou

bien-être et les aider à lutter contre

les patientes sont touchées par l’alo-

Anne-Marie a découvert la difficulté

de faire face. Les obstacles sont

tions à des femmes en situation de

PHOTO RAPHAËL BERT

associatif Boris-Vian, l’es-

lait trouver un lieu d’ancrage. Elle associations qui pourraient l’aider

pas passé”, jusqu’à cet appel au cen-

contre avec sa directrice, Corinne

Romeu. “En quelques minutes, j’ai su que j’allais pouvoir compter sur elle et que nous ferions des choses ensem-

Pendant son parcours, elle a égale-

comme outil de reconstruction per-

Elle a négocié un partenariat avec

l’école Sylvia Terrade et créé “La

sées pour l’instant.

Vanessa, aide-soignante, se reconvertit dans ce métier. Elle est actuelle-

ment en stage à l’association. “Les

Au départ, les femmes se livrent peu,

MICHÈLE FEUILLET

FESTIVAL ESSENTI’[ELLES]

En avant toutes ! Jusqu’au 8 mars, le festival Essenti’[elles] propose trois jours de manifestations autour de la Journée internationale des droits des femmes. Mercredi 6 mars Médiathèque Lucie Aubrac, 2-4, avenue Marcel-Houel ● 18 heures : déambulations autour des expositions “Violences, elles disent non” par Femmes solidaires et Clara Magazine, “Chroniques vénissianes : les femmes dans l’espace public” par le collectif Blick Photographie, Malika Mihoubi (lire page 23) et les sculptures de Corinne Cavet. ● 18 h 40 : clip de présentation de la campagne de communication, l’affiche du festival étant réalisée par huit jeunes filles de l’EPJ Charréard.

18 h 45 : table ronde “Femmes, société, violences : rendre visible l’invisible”. ● 19 h 55 : slam UnDeuxGround, virgule artistique. Information et réservation : 04 72 21 45 54 www.bm-venissieux.fr

Sur inscription au 04 72 50 09 16 ou contact@cabv.com ● 10 h 45 : table ronde “Quand les femmes s’en mêlent ! Les parcours professionnels au féminin”. ● 12 h 30 : repas au CABV. Inscription : 04 72 50 09 16 ou contact@cabv.com

Jeudi 7 mars

Cinéma Gérard-Philipe, 12, avenue Jean-Cagne ● 19 h 30 : projection du film Les Invisibles de Louis-Julien Petit, suivie d’un débat (lire page 17). Information et réservation : 04 78 70 40 47 www.venissieux.fr/cinema

Centre associatif Boris-Vian, 13, avenue Marcel-Paul ● 9 h 30 : ateliers “Se reconstruire après une maladie ou un accident et reprendre une vie professionnelle” et “Être parents et travailler”.

Vendredi 8 mars

artsplastiques@ville-venissieux.fr

Maison du Peuple, 12, rue Eugène-Peloux ● 18 heures : vernissage de l’exposition “Road-movie péplum : deux sirènes chez les Argonautes Extended Version” par Emmanuelle Becquemin et Stéphanie Sagot. Information : 04 72 50 89 10 –

Théâtre de Vénissieux, 8, bd Laurent-Gérin ● 20 heures : Garçons en concert Avec: Carmen Maria Vega, Zaza Fournier, Cléa Vincent). Réservation : 04 72 90 86 68 www.theatre-venissieux.fr


ACTUS

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EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

ÉDUCATION

Extension en vue pour le collège Michelet

C

haque année, sur le terri-

vier dernier, de lancer des travaux

Le collège Alain de Saint-Fons est

aurait environ mille élèves

bon déroulement de la rentrée

extension

toire du Grand Lyon, il y

supplémentaires. Si le défi est de taille pour les communes qui sont en charge des bâtiments scolaires

du premier degré, il l’est égale-

d’extension en urgence pour le 2019.

UN COLLÈGE DE SAINT-FONS AGRANDI... À VÉNISSIEUX

ment pour la Métropole, compé-

Disposant d’un grand terrain, le

chiffre d’un collège à construire

bâtir à titre provisoire, par l’ins-

tente au niveau des collèges. Le par an est avancé.

collège Michelet a été choisi pour

tallation de modulaires, 900 m2 de

Pour le secteur Vénissieux/Saint-

locaux pédagogiques et de vie sco-

du reste annoncé dans les toutes

espace de restauration de 400 m2

Fons, un nouvel établissement est prochaines années. Mais la hausse

des effectifs est telle que le conseil métropolitain a décidé, le 28 jan-

laire sur deux niveaux, ainsi qu’un

pour 300 couverts par jour. Le

montant estimatif de l’opération s’élève à 3,5 millions d’euros.

également concerné par une en

urgence.

Mais

PHOTO RAPHAËL BERT

Confrontée à une hausse des effectifs, la Métropole a voté un programme d’extension des collèges pour répondre à l’urgence. Jules-Michelet fait partie des établissements concernés.

compte tenu des fortes contraintes

Le collège Michelet comptera à titre provisoire 900 m2 de locaux pédagogiques supplémentaires et un espace de restauration de 300 couverts par jour.

risques technologiques (PPRT) en

la prochaine rentrée, puis 300

ajouté à l’adresse du président

le projet se fera… à Vénissieux, rue

S’exprimant au nom du groupe

collège Aragon.”

liées au plan de prévention des vigueur dans la commune voisine, de la République, sur un terrain appartenant à la Métropole.

L’investissement est évalué à 5

millions

d’euros

pour

la

construction, toujours à base de

modulaires, d’environ 1 600 m2 de

locaux pédagogiques, de bureaux et de vie scolaire. Cela doit permettre d’accueillir 150 élèves dès

l’année suivante.

communiste, Parti de gauche et républicain,

l’élue

vénissiane

Marie-Christine Burricand s’est félicitée de ces décisions. “Mais cela risque de laisser sur leur faim

bon nombre d’autres collèges qui

sont confrontés à la vétusté de leurs locaux et à l’attente de travaux qui

Kimelfeld. Je pense par exemple au “Tout en reconnaissant les efforts

entrepris”, la conseillère métropo-

litaine a appelé de ses vœux “un bilan transparent de l’état des col-

lèges et un plan pluriannuel qui per-

mettrait de voir plus loin que la prochaine rentrée”. g

n’ont jamais été entamés, a-t-elle

GILLES LULLA

INSERTION

Retrouver le chemin de l’emploi Pour rénover les couloirs d’une de ses résidences aux Minguettes, LMH a eu recours à un Chantier permanent d’insertion (CPI). En trois ans, ce dispositif a concerné près de 70 jeunes très éloignés de l’emploi. Piloté par l’équipe du Grand pro-

“Le CPI leur donne l’occasion de

accompli pour le bailleur Lyon

près de 70 jeunes en moins de

souligne Idir Boumertit, adjoint

neuf des peintures des couloirs

jet de ville (GPV), il a concerné trois ans.

Les CPI s’adressent à des jeunes

de 16 à 20 ans, accompagnés par

la Protection judiciaire de la jeu-

nesse (PJJ), les services pénitenPHOTO A.S.

tiaires d’insertion et de pro-

bation, la Mission locale ou la

C

Sauvegarde de l’enfance. Ils sont

organisés sous la forme de ses-

Les jeunes sont mis en situation de travail à raison de dix-huit heures par semaine et participent à des ateliers de formation. ertains jeunes en difficulté

à un organisme de formation,

grer les systèmes clas-

motion et d’éducation sociale

ne parviennent pas à inté-

siques de formation. Pour les aider à remettre le pied à l’étrier, la Ville s’est associée en août 2016

l’Association lyonnaise de pro(ALPES), afin d’initier un dispositif sur mesure : les chantiers

permanents d’insertion (CPI).

sions de quatre semaines autour d’un chantier proposé par des

bailleurs, des collectivités locales, équipements, parcs, etc. Les

jeunes sont ainsi mis en situation de travail à raison de dix-huit

heures par semaine, et participent également à des ateliers de formation.

reprendre des bonnes habitudes,

au maire en charge du Grand projet de ville et de l’insertion.

“Ils réapprennent ainsi à se lever tôt, à écouter, à respecter un cadre et à faire le travail qu’on leur demande.” L’élu précise que sur

un

budget

annuel

de

100 000 euros, 33 % sont pris en

charge par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), 20 % par Renault

Trucks, 20 % par les bailleurs et le reste par l’État, la Métropole et la Ville.

ENVISAGER L’AVENIR

Le 1 mars, trois jeunes de 17 à er

18 ans présentaient le travail

Métropole Habitat : la remise à

de la résidence de l’Îlot du cerisier aux Minguettes. “Ça s’est

bien passé, les locataires nous ont même donné à boire et à

manger. Ils étaient très sympas,

même s’ils n’étaient pas contents de la couleur”, sourit l’un d’eux. “Ça ne me dérangerait pas de refaire

d’autres

chantiers”,

assure un autre, tandis que le troisième met en avant “une expérience qui permet de se remettre dans la vie active”.

Tous envisagent désormais un nouvel avenir professionnel : la logistique pour l’un, le secteur médical pour les deux autres. g

A.S.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

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SERVICE PUBLIC

CARSO

À la CAF, la grogne des usagers

La CGT soupçonne une “chasse aux sorcières”

Depuis le 18 février, l’accueil sans rendez-vous a été supprimé à l’agence de la Caisse d’allocations familiales. Au 2e étage de l’immeuble “Ren-

contre”, place de la Paix, une jeune maman arrive essoufflée

bruyant et coloré atten-

poussette avec son bébé. Elle se

dait les dirigeants de

rend à l’agence de la Caisse d’al-

Carso LSEH, mercredi 27 février

locations familiales (CAF). “L’as-

au matin, à l’entrée du site des

censeur est encore en panne !” Une

laboratoires, à Vénissieux. L’union

autre mauvaise surprise l’attend :

locale CGT entendait ainsi attirer

devant la porte close, un vigile de

l’attention sur “l’acharnement et

la société Prosegur l’informe

la répression” dont serait victime,

qu’elle n’entrera que si elle a ren-

selon elle, l’un des salariés du jamais l’accueil humain.” Exem-

à Saint-Fons, à Lyon 8e ou à la

qui viennent de se faire refouler,

Part-Dieu”, explique le vigile en montrant une affiche. “Mais d’ha-

bitude, on pouvait venir sans pré-

venir”, rappelle la jeune femme. “C’est

comme

ça

depuis

le

18 février, désolé, prenez rendezvous sur le site ou à ce numéro”,

répond l’agent de sécurité. “Il faut appeler un numéro payant, c’est lamentable”, commente la jeune femme.

“Lamentable”, c’est aussi le mot

qu’emploie André Mazuir, du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians. Le collectif a lancé

une pétition pour la réouverture de l’accueil. Adressée au directeur de la CAF, mais aussi au pré-

sident de la République, elle a

recueilli plus de 400 signatures en quelques jours. “C’est un ser-

vice public nécessaire, apprécié

des habitants. Il est rassurant car la réglementation de la CAF est

complexe. Vous nous renvoyez au

numérique, mais il ne remplacera

ple concret avec Rojhat et Jiwan, eux aussi. “On nous dit prenez rendez-vous sur caf.fr, mais c’est compliqué Avant, il y avait

quelqu’un dans l’agence pour aider avec internet. Maintenant, il

faut aller sur internet pour entrer dans l’agence, ça marche à l’envers !”

Alertée par le Réseau, Michèle

Picard a écrit le 26 février au directeur général de la CAF du Rhône, Philippe Simonnot. “J’attire votre attention sur l’impor-

tance de ce service public de

proximité essentiel aux habitants, notamment les plus fragiles”,

insiste le maire de Vénissieux. Pour André Mazuir, cette ferme-

ture au public “est la conséquence

de la politique du gouvernement,

qui casse les services publics. Il y en a marre de ces reculs, de cette

régression sociale dont les petites

groupe, en raison de son engagement syndical.

Alain Dafri est délégué du person-

nel, délégué syndical CGT et mem-

bre du comité d’entreprise. La direction de Carso souhaite licencier M. Dafri, à qui elle reproche

Le 27 février, l’union locale CGT souhaitait attirer l’attention sur “l’acharnement et la répression” dont serait victime, selon elle, l’un des salariés du groupe.

faute professionnelle, d’abord. Le

fait que rappeler que des rachats

çonne Carso de vouloir se débar-

d’échantillons,

fait augmenter l’activité mais pas

CGT dans l’entreprise, analyse

plusieurs

manquements.

Une

salarié aurait égaré un chariot ce

qui

aurait

retardé une analyse. L’intéressé conteste formellement la véracité de cette accusation.

Il lui est également reproché de

déranger ses collègues pendant leurs heures de travail… “Une

accusation grotesque, qui cible

d’entreprises concurrentes avaient les effectifs, se traduisant l’été der-

nier par une surcharge de travail qui a fait exploser les arrêts mala-

die. Des faits, rien que des faits”, assène M. Dumoulin.

LE CE OPPOSÉ AU LICENCIEMENT

l’exercice de son mandat de repré-

Son rôle lors du mouvement de

même les moments où il remet des

clé du conflit ? M. Dafri est l’un des

sentant syndical et du personnel, et bons du CE aux salariés”, dénonce

Guillaume Dumoulin, secrétaire de l’UL-CGT.

Enfin, il serait reproché au syndicaliste d’avoir tenu dans la presse

(y compris Expressions) des pro-

gens sont toujours les premières

pos qui nuisent à l’image de la

F.T-B.

grève, le 11 janvier dernier. “Il n’a

victimes”. g

PHOTO DR

fallait appeler avant de venir,

Madame, sinon, vous pouvez aller

U

n petit comité d’accueil

en haut des escaliers, portant une

dez-vous. Ce n’est pas le cas. “Il

Le syndicat conteste la procédure de licenciement entamée par le laboratoire à l’encontre d’un délégué du personnel, y voyant une manœuvre d’intimidation.

société, lors d’une journée de

janvier ne serait-il pas la véritable animateurs de cette journée de grève (la première en trois ans) qui s’était tenue lors de négocia-

tions salariales serrées. Elles

avaient abouti à une augmentation générale de 2 %, une première

depuis 2015 (cette année-là, la hausse avait été de 0,3 %). “Derrière ces mauvais procès, on soup-

rasser de celui qui a réintroduit la

Guillaume Dumoulin. Dans quatre

mois, auront lieu les élections du personnel dans l’entreprise. Cette procédure ressemble beaucoup à une manœuvre d’intimidation à

l’attention des salariés tentés de rejoindre ou de soutenir un syndicat revendicatif…”

Le 27 février, le comité d’entre-

prise de Carso s’est prononcé contre le licenciement de M. Dafri,

à la quasi-unanimité. Cet avis, consultatif, n’empêche pas la pro-

cédure de se poursuivre, mais la

rend néanmoins plus difficile à

plaider auprès de l’inspection du travail, qui a désormais le dossier entre les mains. g

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ACTUS

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

BANQUE POSTALE DE VÉNISSY

IMPLANTATION

Et un, et deux, et trois bureaux de poste

Ze-Watt à Vénissieux, le courant passe Au cours d’un voyage dans la Sili-

a choisi la Métropole de Lyon

Depuis le 20 février, l’agence ban-

études, Éric Gaigneux a découvert

plus

con Valley en Californie, pour ses que les salariés de Cisco et Google

caire de La Poste a ouvert ses

rechargeaient leur voiture élec-

portes avenue Jean-Cagne dans le

trique sur leur lieu de travail. Il a

quartier de Vénissy, juste à côté

repris cette idée pour créer Ze-

du laboratoire d’analyses médi-

Watt, à Toulouse, en 2015. Concrè-

cales. L’accueil physique est

tement, Ze-Watt loue ou vend aux

assuré par un chargé de clientèle,

entreprises les bornes qu’elle fait

tandis que quatre conseillers se

installer sur le parking de leur

partagent (sur rendez-vous uniquement) la clientèle des particu-

PHOTO RAPHAËL BERT

liers. Un autre est en charge des

clients professionnels. Si l’activité de l’agence est principalement tournée vers la banque, les clients

disposent malgré tout d’un automate pour l’affranchissement des colis “courrier”, la recharge des

La nouvelle agence est dotée de quatre distributeurs automatiques de billets en extérieur, en attendant l’arrivée d’un cinquième à l’intérieur.

mobiles et les opérations ban-

cial provisoire de la rue Georges-

cela notre projet, à l’horizon 2021,

agence est en outre dotée de qua-

“La présence postale est très forte

briqué de la rue Georges-Lyvet

caires basiques. La nouvelle tre distributeurs automatiques de

billets situés à l’extérieur, en

attendant l’arrivée d’un cinquième à l’intérieur.

Vénissieux compte donc désormais trois bureaux de poste, avec

le bureau principal du centreville, et celui du centre commer-

Lyvet, au pied du château d'eau. à Vénissieux, se félicite Danielle Rochas,

directrice

régionale

adjointe pour le Rhône et la Loire. Si l’on prend en compte la rénovation complète du bureau principal il y a deux ans et l’installation à

Vénissy, nous avons investi plus d’un million d’euros. Ajoutons à

de transférer le bureau en préfavers l’îlot C de Venissy.”

D’après Morgan Bosio, nouveau directeur de secteur en charge de Vénissieux, plus de 1 200 clients

sont accueillis chaque jour par

site, et se rémunère sur le service

et la maintenance. Les utilisa-

teurs sont les salariés qui disposent de véhicules électriques

professionnels ou personnels.

Pour ces derniers, c’est l’assurance de recharger la batterie à un prix équivalent au tarif domestique,

voire

moindre.

Parmi les principaux clients de

Ze-Watt : Airbus, Thales, Enedis,

Orange, Disneyland Paris, le Crédit Agricole…

Après une levée de fonds d’un million d’euros en 2017, Ze-Watt

pour développer son concept, et précisément

Vénissieux.

“Nous avions de plus en plus de

clients dans la région, il était indispensable de s’en rapprocher,

explique Éric Gaigneux. Nous recherchions donc des locaux pas trop grands, pour respecter notre

budget, mais proches des grands axes et des transports en commun,

faciles d’accès et plutôt dans le sud

ou l’est lyonnais.” Pour trouver son point de chute, Ze-Watt a fait

appel à l’Agence pour le développement économique de la région lyonnaise (Aderly), qui a croisé

les demandes de la start-up avec les locaux correspondants à ses

critères. Ze-Watt a donc emmé-

nagé dans le parc d’affaires Pressensé en juillet dernier. L’Aderly

a aussi accompagné Ze-Watt pour

les recrutements d’un commercial et d’un technicien. g

F.T-B.

les trois bureaux de poste de la ville. g

A.S.

MOULIN-À-VENT

Lidl a ouvert avenue Francis-de-Pressensé Le nouveau supermarché Lidl,

Du côté des consommateurs on

ouvert

loin s’en faut. En début de mati-

n’a pas boudé cette première,

avenue Francis-de-Pressensé, a ses

portes

mercredi

née, il fallait déjà jouer des

27 février à 8h30. Il prend la place

coudes entre les rayons. “Nous

du magasin Carrefour contact,

aurons sans doute rempli nos

cédé en mai dernier par sa maison avec un parking de 67 places, l’éta-

plus de 1600 références, dont 70 %

sont des produits made in France.

PHOTO RAPHAËL BERT

Du côté du groupe Lidl, on précise avoir choisi des emballages recy-

clables à 100 %, et s’être engagé dans un système de valorisation Selon Valentin Chanoin, respon-

sable de secteur, une trentaine de

salariés ont été recrutés, dont cinq appartenaient à l’ancien magasin Carrefour Contact. À

sionnement des rayons.

Le 27 février, le concepteur et fabriquant vénissian a été distingué lors

deux demandes de réapprovi-

blissement regroupe désormais

des déchets.

tin Chanoin, tout sourire, entre

Boostheat, lauréat du concours d’innovation

objectifs”, confiait alors Valen-

mère. D’une surface de 889 m2

l’occasion de l’ouverture, l’effectif du supermarché est même monté

à une cinquantaine, grâce notam-

ment au renfort de salariés d’établissements environnants.

RÉCOMPENSE

Puis de confirmer le lendemain

après l’inventaire : “Nous avons

du concours d’innovation du Grand Plan d’Investissement pour sa Boos-

theat.20, “la chaudière la moins énergivore au monde”. Financé par l’État

réalisé ce qui était prévu, ni plus

et porté par l’ADEME, Bpifrance et FranceAgriMer, le concours récom-

de fréquentation qu’au niveau

vocation à devenir des leaders mondiaux dans leur domaine.

ni moins, aussi bien en termes des volumes et des types de panier.”

g

A.S. 77, AVENUE FRANCIS-DE-PRESSENSÉ – OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI DE 8 H 30 À 20 30 ET LE DIMANCHE DE 9 HEURES À 12 H 15.

pense des projets innovants portés par des start-up et des PME ayant “C’est un signe fort de soutien et de reconnaissance, qui valorise notre

technologie, fruit de huit ans de recherche et développement, mais surtout notre ambition d’apporter à tous une solution pour devenir les acteurs

de la nouvelle ère énergétique”, a réagi Luc Jacquet, directeur de Boostheat. g

F.T-B.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

9

FORMATION

Le Certa dans l'incertitude Lors du dernier conseil municipal, les élus ont voté un prêt de 30 000 euros au Centre régional des techniques avancées (CERTA). La gestion de l’organisme de formation vénissian n'est pas en cause, mais les choix politiques de la Région menacent son existence. est un appel d'air qui per-

C’

nismes de formation, Certa inclus,

Centre régional des tech-

mais les régions qui financent la

vénissian a voté un prêt de tréso-

d'investir dans tous les acteurs du

niques avancées (Certa) d'envisa-

ger l'avenir avec plus de sérénité. Le 4 février, le conseil municipal rerie d''un montant de 30000 euros

à l'organisme de formation. Il

devra être remboursé en deux fois, 15 000 chacune, au plus tard en fin d'exercice 2020 et 2021.

“Aujourd'hui, le Certa rencontre des

difficultés de trésorerie qui engagent

sa pérennité, a expliqué le maire

Michèle Picard. Ces difficultés ne sont pas causées par un manque

semble bien fragile. Ce sont désor-

formation professionnelle des

adultes. Et la région AuvergneRhône-Alpes ne semble pas pressée

secteur. Sur l'exercice 2016, elle a déjà réduit de 41 % son budget consacré à la formation, avant de le diminuer encore de 62  % sur l'exercice 2017. L'opposition socia-

liste au Conseil régional s'attend

même à une baisse de 150 millions sur l'ensemble du mandat.

INQUIÉTUDES SUR L'AVENIR

d'activité mais par des charges aux-

Ces difficultés interviennent alors

de manière ponctuelle […] Ce n'est

Alpes et l'État auraient dû signer

quelles l'association doit faire face pas le moment de lâcher prise.”

Reste que la situation des orga-

BON À SAVOIR Quelques chiffres Depuis sa création en 1983, le Centre régional des techniques avancées (CERTA) a formé ou accompagné 25 000 personnes, dont une moitié de Vénissians. 150 d'entre eux y sont accompagnés aujourd'hui. L’organisme emploie une vingtaine de salariés, dont sept formateurs et six personnes en charge de l'insertion professionnelle. Il dispose d'un budget de 1,2 million d’euros.

ARCHIVES RAPHAËL BERT

mettra sans doute au

que la région Auvergne-Rhôneen début d'année le Plan d'inves-

tissement compétences (PIC) voulu par le gouvernement. Ce pro-

gramme national en faveur de la

Depuis sa création en 1983, le Centre régional des techniques avancées a formé ou accompagné 25 000 personnes, dont une moitié de Vénissians.

l'insertion des chômeurs prévoit

avons répondu à un appel à projet

Quant au manque à gagner, il pour-

concède son vice-président, Henri

budget de 15 milliards d'euros,

RSA. Il s'agissait d'un dispositif de

si aucun accord n'était trouvé — à

là, mais si les marchés ne sont pas

formation professionnelle et de

des actions sur cinq ans, avec un dont 652 millions pour la région

Aura. Le ministère du Travail, cité par notre confrère Le Progrès, pré-

cise toutefois que cette manne

financière sera bien dirigée vers la région, mais via Pôle emploi. Pro-

blème : le Certa assure n'avoir

aucun élément de Pôle emploi allant dans ce sens. Les

conséquences

sont

très

concrètes. “En fin d'année, nous

qui concernait des bénéficiaires du 650 heures avec au moins 25 % d'im-

mersion en entreprise, explique le

président du Certa, Marc Plotton. Nous avons reçu et sélectionné des candidats, qui ont participé début janvier à deux des huit stages pré-

vus. Mais alors que le troisième

stage devait démarrer le 11 mars, les gens de la Région nous ont dit "On a tout arrêté". Que doit-on dire aux dix stagiaires concernés ?”

rait s'élever selon Marc Plotton — près de 250000 euros. Soit 20 % du

budget annuel du Certa. Deux autres stages appartenant à un

autre dispositif pourraient aussi être impactés : faute de finance-

ments de la Région, les participants pourraient tout bonnement ne pas

être payés, contrairement à ce qui était prévu. “C'est impensable”, juge Marc Plotton.

Le Certa est-il menacé ? “Oui,

Thivillier. Nous n’en sommes pas honorés par les commanditaires, la

question du dépôt de bilan peut se poser.” Ce que confirme à mi-mot

Marc Plotton : “Pendant trente ans, les institutions avec lesquelles nous travaillions reconnaissaient l'utilité

sociale de notre travail. Aujourd'hui, nous n'avons plus cette reconnaissance du politique.” g

ALAIN SEVEYRAT


ACTUS

10

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

19 MARS

ENVIRONNEMENT

Les anciens d’Algérie : entre mémoire et revendications

Déchèterie : la fermeture repoussée

La Fnaca fait vivre le souvenir des victimes de la “guerre sans nom”, encourage la paix et combat le racisme. Elle fait aussi valoir les droits de ceux qui restent, obtenant que les appelés ayant servi en Algérie jusqu’en 1964 puissent bénéficier de la carte du combattant.

C

e

19

chaque

mars,

année

La déchèterie de Vénissieux, située

Un retard dans ces démarches

ses portes de mars à octobre pour

mois de septembre prochain,

avenue Jean-Moulin, devait fermer une

importante

réhabilitation

menée par la Métropole. Cette rénovation prévoit notamment la

création d’un quai de décharge-

ment supplémentaire, d’une “donnerie” et d’un nouveau local pour les agents.

comme

Ces travaux nécessitent le dépôt,

depuis

par la Métropole, de plusieurs per-

57 ans, les anciens com-

mis de démolir et de construire

battants commémoreront le ces-

auprès de la mairie de Vénissieux.

sez-le-feu ayant officiellement

mis fin à la guerre d’Algérie, en

repousse le début du chantier au apprend-on auprès des services municipaux vénissians.

Par ailleurs, la Ville souhaite que le Grand Lyon mette en place des

solutions de remplacement, au moins pour la collecte des encom-

brants et des déchets verts, pour

éviter les dépôts sauvages sur la voirie pendant les mois de fermeture pour travaux. g

F.T-B.

1962. Une cérémonie départementale se tiendra au Mémorial de Bron Parilly à 9 h 30, puis un

CONSEILS DE QUARTIER

recueillement” se déroulera à

moment de “souvenir et de

Vénissieux à 18 heures au nouveau cimetière.

La Fnaca (*), première organisation d’anciens combattants

français en Afrique du Nord,

Georges-Lévy/ErnestRenan/Moulin-à-Vent

s’est donné pour mission de “défendre les droits matériels et

moraux de tous ceux ayant pris ARCHIVES RAPHAËL BERT

part à la guerre d’Algérie et aux

combats du Maroc et de Tunisie”.

Active pour faire vivre le souvenir de plus d’un million de jeunes gens plongés dans “une

guerre dont il fallait taire le

nom”, la Fnaca s’élève aussi “contre l’ignorance qui nourrit le

La Fnaca, présidée à Vénissieux par Jacky Julien, s’élève contre l’ignorance qui nourrit le racisme et la haine”.

racisme et la haine”, selon les

sier que nous pouvons aider à

serait une juste reconnaissance

partout en France le 19 mars.

nences.”

aux côtés d’hommes souvent

termes du message qui sera lu “Le devoir de mémoire n’empêche pas la revendication de

droits, rappelle Jacky Julien, qui

élaborer lors de nos perma-

hommage à leur précieux enga-

AU PRÉSIDENT

Par ailleurs, depuis le 20 février,

avons obtenu l’extension de l’at-

ouverte au président de la Répu-

tribution de la carte du combattant à ceux d’entre nous qui ont séjourné en Algérie du 3 juillet

1962 au 1 er juillet 1964, une

période marquée par de grandes

violences, notamment des attentats de l’OAS contre la population et les appelés du contingent.

la Fnaca diffuse une “lettre

blique”, “pour lui rappeler les pas tenus à l’égard des anciens combattants

en

Afrique

du

Nord”. La lettre-pétition engage

le gouvernement à “faire procé-

der à un examen attentif et objectif du pouvoir d’achat du point

de pension militaire d’invalidité,

de la nation, ouvre droit à une

prix à la consommation atteint

pension annuelle de 754 euros et

à une demi-part fiscale. La

mesure s’applique depuis le 1

er

janvier dernier. Pour y pré-

tendre, il faut constituer un dos-

gement d’aujourd’hui, indispensable pour faire vivre la mémoire d’une

génération

dont le retard sur l’évolution des près de 7 % depuis 2005”. La

Fnaca demande aussi que la

demi-part fiscale attribuée aux anciens combattants bénéficie,

à leur décès, à leurs veuves. “Ce

sacrifiée”,

estime Jacky Julien. g

principaux engagements qu’il n’a

Cette carte, en même temps qu’elle marque la reconnaissance

pour ce que ces femmes ont vécu marqués par cette guerre, et un

LETTRE OUVERTE

préside le comité vénissian.

Trop peu de gens savent que nous

Jules-Guesde

Permanence jeudi 7 mars à 18 h 30, local du conseil (50, rue JoannèsVallet). Président : Pierre Matéo

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON *) LA FÉDÉRATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS (EN ALGÉRIE, MAROC ET TUNISIE COMPTE 290 600 ADHÉRENTS AU SEIN DE MENTALES.

3 560

SECTIONS LOCALES ET DÉPARTE-

À NOTER Fnaca Vénissieux Permanences le 2e mardi de chaque mois de 16 heures à 17 heures. 26, rue du Château, 69200 Vénissieux. Tél. : 06 86 26 48 91.

Permanence mardi 12 mars à 18 heures, salle du 44, rue Ernest-Renan. Président : Hamdiatou Ndiaye ●

Jean-Moulin/Henri-Wallon

Permanence mercredi 13 mars à 17 h 30, local du conseil (43, rue des Martyrs-de-la-Résistance). Président : Nacer Khamla ●

Léo-Lagrange/Louis-Pergaud

Permanence mercredi 13 mars à

18 heures, foyer Claude-Debussy (1, rue Claude-Debussy). Président : Aurélien Scandolara ●

Parilly

Permanence jeudi 14 mars à 18 h 15, foyer Marcel-Sembat (11, bd Marcel-Sembat). Président : Jean-Louis Piedecausa ●

Gabriel-Péri

Permanence mardi 19 mars à 18 heures, restaurant scolaire Gabriel-Péri (1, rue Prosper-Alfaric). Président : Gilles Roustan ●

Pasteur/Monery

Permanence mercredi 20 mars à 17 h 30, salle d'activités du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas). Présidente : Sophia Brikh


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

11

PRATIQUE SPORTIVE

La touche féminine fait mouche Le développement de la pratique sportive féminine impulsé par la Ville depuis une dizaine d'années connaît un franc succès. Le nombre de pratiquantes a bondi, en particulier sur le plateau des Minguettes. DOSSIER RÉALISÉ PAR : DJAMEL YOUNSI PHOTOS : RAPHAËL BERT

L

faire du sport régulièrement. Aux Min-

En 2010, la Ville créait un appel à pro-

aux différents publics sous-

seulement 12 % de pratiquantes. Les

tenir

et éloignés de la pratique sportive. En

interrogées faisaient référence à l’as-

tive féminine. En avril 2011, le sujet

jointe au sport, un état des lieux de la

comme frein à la pratique. On peut y

de la 4e Rencontre Ville-OMS-Mouve-

a Ville de Vénissieux a toujours

porté une attention particulière

représentés dans le mouvement sportif 2009, à la demande du maire et de l’ad-

pratique sportive féminine avait ainsi été réalisé par la direction municipale des sports, en partenariat avec une étu-

diante de l’UFR-STAPS de Lyon. Les

résultats confirmaient l’insuffisance de

la pratique chez les femmes, qui n’étaient qu’un petit tiers à déclarer

guettes, le constat était bien pire avec

explications ? La majorité des femmes

pect trop compétitif de l’offre des clubs, ajouter, comme le révéleront par la

jets, “La preuve form’elle”, pour soudes

initiatives

visant

au

développement de la pratique spor-

fut également l’un des thèmes majeurs

ment sportif. Ces actions avaient

suite des femmes ayant repris une

toutes comme dénominateur commun

fessionnelles, une vie familiale avec

sianes dans l’espace public et de les

activité sportive, les contraintes proenfants très prenante, une certaine

appréhension pour (re)faire du sport après des années d’abstinence…

de favoriser l’insertion des Vénisrendre actrices de leurs projets en uti-

lisant le sport comme principale porte

d’entrée.

>>>


12 >>>

DOSSIER

+ 25 % DE PRATIQUANTES AUX MINGUETTES

Depuis, qu’en est-il du paysage spor-

tif féminin ? Les femmes sont-elles

nombreuses à pratiquer un sport, de façon formelle ou en loisir, avec

ou sans licence, dans un club ou dans une structure privée ?

Les derniers chiffres dévoilés par la direction municipale des sports vont au-delà des prévisions les plus optimistes. Le nombre de prati-

quantes sur la ville est passé de 33 % en 2008 à 42 % en 2012, et à 47 % en 2017. Sur le plateau des Minguettes, la progression est encore plus évi-

dente : de 12 % en 2008 à 22 % en 2012, puis à 37 % en 2017. Ces statistiques englobent les activités propo-

sées par les structures municipales

(EPJ, maison de quartier, maisons de l’enfance, service des sports), les centres sociaux, l’OMR…

Dans les clubs, l’augmentation est moins évidente. Les filles sont

encore réticentes à prendre une licence et à s’engager dans un parcours compétitif. À l’exception nota-

ble du football qui a vu ses effectifs

exploser (lire page suivante). Mais globalement, il est clair que la pra-

tique féminine est désormais bien lancée et ancrée dans le paysage sportif de la Ville.

ESTIME DE SOI ET BIEN-ÊTRE

On comprend la satisfaction de la Ville, dont le programme de déve-

loppement de la pratique féminine

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

à travers ses multiples actions, à commencer par le projet le plus

structurant, “La preuve form’elle”, a permis à des femmes de découvrir le karaté self-défense avec le Sen No

Sen, la zumba avec le centre social

Eugénie-Cotton, la boxe thaïe soft avec Siam Boxing 69, le foot avec l’EPJ de La Darnaise ou le groupe

Be Foot initié par des mères de

famille de la maison de quartier, la marche nordique à l’initiative de

l’AFA Feyzin/Vénissieux, l’aéro-boxe

avec l’Espace École Sport Boxe, ou encore le fitness en appui sur le club de judo des Minguettes (lire page suivante).

“La preuve form’elle”, entre 2010 et 2016, a récompensé au total seize

dossiers, dont trois quarts portaient sur des actions menées aux Minguettes. “Au-delà de l’aspect pure-

ment quantitatif, cet appel à projets

a également constitué pour le public féminin une démarche de développe-

ment de l’estime de soi et du bienêtre”, souligne Benoît Depierre,

directeur du service municipal en charge des sports, de la jeunesse et des familles. Les offres proposées

hors compétition (pratique libre, activité de loisir, rencontres sans contraintes de résultat, pratique pluridisciplinaire) ont en effet contri-

bué à ce que la mixité devienne une réalité sur les terrains et dans les

équipements sportifs vénissians. Joli retournement de situation en une dizaine d’années. g

QUESTIONS À

UN PEU D’HISTOIRE

Femmes et sport, un long combat ● À la fin du XIX siècle, la pratique féminine se développe. Mais les sportives sont priées de conserver une part de féminité. Avant l’intervention d’Amélia Jenks Bloomer, en 1851, les sportives devaient courir en jupe longue. Amélia a créé les bloomers, ces shorts culottes pour l’athlétisme et le volley, initialement utilisés pour faire de la bicyclette. e

● “Les J.O. devraient être réservés

aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs.” Pierre de Coubertin, 1912. ● Alice Milliat, sportive française

et ambassadrice du sport féminin, fonde en 1917 la fédération des sociétés féminines sportives de France, puis la fédération sportive féminine internationale, afin d’offrir aux femmes des compéti-

tions en alternance avec celles qui sont proposées aux hommes. Et elle se bat pour inclure les femmes dans les compétitions officielles. ● C’est en 1970 qu’est décrétée

la mixité dans les cours d’EPS. La vague de Mai 68 est passée par là. ● À mesure que croît le nombre de femmes licenciées au sein des fédérations sportives, elles font peu à peu leur apparition dans les métiers du sport. L’un des métiers les plus féminins ? Ministre des Sports ! Depuis 1981, elles ont trusté le poste : Edwige Avice, Frédérique Bredin, Michèle AlliotMarie, Marie-George Buffet, Roselyne Bachelot, Chantal Jouano, Valérie Fourneyron, Najat VallaudBelkacem, Laura Flessel, Roxana Maracineanu.

SOURCES : HTTP ://SPORT-UNIVERSELLE.ORG

Andrée Loscos adjointe aux Sports

“47 % de pratiquantes en 2017” Pourquoi la pratique sportive

tique dans un club. Le modèle d’une

de pratiquantes sur la ville a forte-

prioritaire dans la politique spor-

profit d’un public jeune et/ou mas-

2008, à 47 % en 2017. Et sur le pla-

féminine est-elle devenue un axe tive de la Ville ?

Un constat avait été fait en 2009, lors d’une rencontre Ville-OMS-Mouve-

pratique sportive compétitive au culin ne pouvait répondre aux

attentes du public féminin vénissian.

ment sportif sur les difficultés qui

Quelles ont été vos propositions,

pratique sportive féminine, notam-

On a cherché à favoriser de diffé-

persistaient en ce qui concerne la ment chez les adolescentes, dans les quartiers sensibles. Un état des lieux de la pratique sportive féminine sur

Vénissieux avait donc été réalisé en 2009, à la demande de Michèle Picard.

Quels enseignements en avez-vous tirés ?

D’abord que la majorité des femmes interrogées faisaient référence à l’aspect compétitif comme frein à la pra-

et surtout vos actions ?

rentes manières le développement

de la pratique sportive féminine. L’appel

à

projets

“La

preuve

form’elles” entre 2010 et 2016 aura été l’action la plus marquante, elle aura permis l’éclosion d’une quin-

zaine de projets portés par des clubs

ou des associations, projets qui ont depuis été pérennisés. Premier bilan ?

En une dizaine d’années, le nombre

ment augmenté, passant de 33 % en teau, la progression est plus impres-

sionnante puisque l’on passe dans le

même temps, de 12 % à 37 %. Quand on parle de pratiquantes, il s’agit de personnes évoluant dans nos équipements sur les créneaux non sco-

laires, aussi bien dans les clubs que les structures municipales (EPJ, mai-

son de quartier Darnaise, maisons

de l’enfance, service des sports), les centres sociaux, l’OMR…

Il ne s’agit donc pas d’un calcul basé

uniquement sur les licenciés. À ce titre, le nombre de pratiquantes licenciées aurait tendance à décroî-

tre au profit de pratiquantes loisirs,

sur des activités non rattachées à une fédération. g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

13

AVENIR CLUB JUDO MINGUETTES

À l’aise dans leur fitness Une anodine discussion entre diri-

geants du club de judo des Minguettes et des mères de famille venues récu-

pérer leurs enfants, en fin de cours, a déclenché au début des années 2010

une initiative originale qui a fait son petit bonhomme de chemin.

“Plutôt que de faire du sport en même temps que leurs enfants, ce qui les

aurait dissipés, on a évoqué avec ces mamans la possibilité d’ouvrir un

cours de remise en forme, expliquent Habib et Amar, responsables d’Avenir

Club Judo Minguettes. Et la volonté du maire de favoriser le développement

de la pratique sportive féminine nous a confortés dans notre idée.”

Le cours d’initiation s’est transformé

nase de l’Espace Gabriel-Péri, il y a un

n’avaient pas même l’idée de faire du

par Lilia, une habituée des cours de

à Khedia, elle a tout simplement suivi

breuses, enfants à emmener à l’école,

en trois séances par semaine assurées fitness, qui a déjà œuvré à Saint-Fons

en modern-jazz et danses diverses. Depuis quatre ans, Karima ne rate aucun cours. “J’ai déjà pratiqué la marche nordique et la zumba à La Dar-

naise. Je passe au fitness car je veux me sentir bien dans ma peau.” Même discours pour Sameh, venue au gym-

an, grâce au bouche-à-oreille. Quant

Lilia lorsque celle-ci enseignait encore dans la commune voisine.

Trésorière de la section fitness du club, Karima balaie d’un revers d’une

main les clichés sur les femmes à qui l’on déconseillait de faire du sport. “C’était valable il y a une trentaine

d’années et encore. Nos mamans

sport, ni le temps : familles nomrepas à préparer, et tout le reste. Com-

ment vouliez-vous qu’à 18 heures, elles puissent se consacrer au sport comme

on le fait ? Désormais, ça a bien changé, les familles sont moins nom-

breuses, les femmes s’organisent

mieux, et veulent penser un peu à elles.” g

À L’ESPACE ÉCOLE SPORT BOXE

Ça leur va comme un gant FOOTBALL AU VÉNISSIEUX FC

Sur les traces de Majri

Brel, et elle a immédiatement

balleuses qui portent le maillot fushia du Vénissieux FC ne sont pas loin de la

il y avait également Aimé, le frère

accroché. “Ambiance incroyable,

qualité des cours irréprochable,

Un peu plus d’un an et demi après la création de la section féminine, les foot-

de Filip, qui intervenait.”

centaine de licenciées. Une progression véritablement fulgurante. 95 % d’entre

Pour Fanny, pas encore trente-

elles ont moins de 18 ans. “On comptait une trentaine de joueuses à l’USV et à

naire, en terrain connu après

l’ASM, il y a deux ans”, rappelle Jean-Pierre Chaix, le président du VFC.

des années passées à pratiquer

Les exploits de l’équipe de France, de l’OL et surtout les performances d’Amel

la boxe française, ces cours d’aé-

Majri, enfant de la balle vénissiane qui n’hésite jamais à revenir dans la

roboxe ont été une suite logique,

ville, le temps d’une cérémonie ou d’une remise de trophée, ne sont évidem-

“mais

ment pas étrangers à ce phénomène. On peut également y voir les effets du

femmes dans le football, tant dans les domaines du jeu que de l’arbitrage, de

Qu’est-ce qui a incité plus d’une

demande de femmes, souvent des

Sif El Islam Ghediri, responsable du pôle féminin, n’est pas étonné de cet

dre une licence de quelque

être mieux dans leur peau. La dis-

la formation et de la direction des clubs.

engouement. Le foot féminin avait déjà pris racine à Vénissieux grâce à la motivation d’Alain Bozon et de Patrice Ouazar, enseignants sportifs dans les

établissements scolaires Jules-Michelet et Elsa-Triolet. “Le foot, c’est le sport

le plus populaire, et chez les filles, à l’approche de la Coupe du monde de foot

en France, avec demi-finale et finale à Décines, fief de l’OL, la dynamique va

s’amplifier. Des passionnées comme Kaïna, Camélia, Keira, Mélissa et autre

Rina, il y en a à la pelle. Toutes n’auront pas le même parcours qu’Amel Majri, certes. Mais le nombre de licenciées va continuer à progresser, c’est une évidence.” g

une

ambiance

presque familiale”. Nadia, elle, a

plan fédéral de féminisation porté par la Fédération française de football

(FFF) depuis 2011, plan qui a pour objectif la valorisation de la place des

dans

quarantaine de femmes à pren290 euros par an à l’Espace École

Sport Boxe ? La qualité de l’enseignement et l’ambiance, répon-

dent la plupart d’entre elles. “J’ai eu l’idée de proposer cette disci-

pline presque en même temps que

"La preuve form’elle", rappelle

Filip Bafounta, le responsable du club. Pour répondre à une forte

mères de famille qui voulaient cipline est basée sur des mouve-

ments pieds poings associés à des techniques de boxe, d’arts martiaux et d’aérobic. Ça a tout de suite plu.”

Ancienne basketteuse à Condrieu,

Céline a découvert le club il y a cinq ans. Elle s’est présentée avec

ses filles, au gymnase Jacques-

découvert la discipline à Sport

Expo, il y a trois ans : “Maman de trois enfants, j’avais envie de

sortir de ma routine, de me bouger, de transpirer. Je suis tellement contente que je me suis inscrite aux trois cours de la semaine. Et le samedi matin, on

a souvent droit à des combats entre nous.”

Toutes sont conscientes de pratiquer un sport énergivore, qui leur va comme un gant.

g


CULTURE

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Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

MAGNIFIQUE PRINTEMPS

De toute beauté E

Du 9 au 24 mars, avec le Magnifique Printemps, l’Espace Pandora rayonne sur 35 lieux de la métropole, dont Vénissieux, pour une quarantaine de rendez-vous avec 30 poètes, sur le thème de la beauté.

n réunissant, à la demande

Maîtres d’œuvre de cette manifes-

Nouvel Institut franco-chinois de

Que le prix Kowalski sera remis à

Célestins à une représentation de

temps des poètes et la

Pandora ont choisi pour mar-

phonie le 20 mars à 19 heures aux

18 heures à la bibliothèque de la

épaules, avec Rachida Brakni. Et,

de la Ville de Lyon, le Prin-

Semaine de la langue française et de la francophonie sous le terme

de Magnifique Printemps, l’Espace Pandora va nous offrir, pour cette

troisième édition, une quarantaine de rendez-vous dans toute

l’agglomération, à Lyon, Oullins, Villeurbanne, Bron, Vaulx-enVelin et Vénissieux. “Le pro-

gramme sera transdisciplinaire, annonçait lors de la conférence de presse Loïc Graber, adjoint lyonnais à la Culture, avec des décloi-

sonnements, du dialogue et une capacité à se nourrir, s’inspirer.”

tation, les Vénissians de l’Espace

raines deux romancières, nouvellistes et poètes de la région :

Brigitte Giraud et Carine Fernandez. Quant au thème retenu, ce

sera la beauté. Parmi les événements qu’il met en avant, Thierry

Renard, le directeur de l’Espace

Lyon et la Journée de la francoAsphodèles (Lyon 3e) avec les

deux marraines, accompagnées

de la poète Marie-Christine Gordien et de la musicienne Laetitia Sheriff.

ROMANCES AVEC PAROLES

Pandora, cite l’ouverture du

Ajoutons que Joël Bastard, qui fut

Fête du livre de Bron, le 9 mars à

avec Paola Pigani le 13 mars à

Magnifique Printemps lors de la

10 h 30, et la clôture, le 23 mars à

18 heures à la MJC de Villeurbanne, avec la Nuit du slam. Entre ces deux dates, il évoque encore

la délégation de poètes chinois au

en résidence à Vénissieux, sera

19 heures à la brasserie de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin. Que

Mohammed El Amraoui, “poète plurilingue”, sera le 14 mars à 19 heures au Rize, à Villeurbanne.

Patrick Quillier le 15 mars à Part-Dieu. Qu’il y aura des lectures au musée des Beaux-Arts de

la place des Terreaux, une veillée

poétique à La Duchère, une rencontre poétique à la Manufacture

des tabacs avec Gyslain N. et un spectacle jeune public, Ali, le

20 mars à 14 h 30 à la salle des Rancy (Lyon 3e).

“Citons encore, reprend Thierry Renard, ces deux groupes de

femmes qui, dans le cadre des Chroniques vénissianes menées

J’ai pris mon père sur mes

le 21 mars à 19 h 30 à la salle ÉrikSatie, la soirée autour de la musique klezmer.”

Ce soir-là, après la carte blanche

aux poètes Florentine Rey et Rémi Checchetto — actuellement en

résidence d’auteur auprès de l’Espace Pandora, à Vénissieux —, la salle Satie accueillera un “concert

dessiné” klezmer avec Ariane Quartet et l’univers graphique d’Amandine Wadre Puntous. g

par Malika Mihoubi (lire page 23),

pourront assister au théâtre des

APPARTEMENTS

PRIX À PARTIR DE (1)

2 PIÈCES

143 000 €

3 PIÈCES

150 000 €

4 PIÈCES

229 000 €

JEAN-CHARLES LEMEUNIER PROGRAMME

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CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

15

SEUIL #5

Lundi 22 octobre : le triangle Croizat/Coblod/Paul-Bert En résidence artistique à l’espace Madeleine-Lambert, la plasticienne Claire Georgina Daudin poursuit sa recherche des seuils vénissians. Cette fois en compagnie d’Ingrid Merlinc, responsable du système d’information géographique, outil cartographique de la Ville de Vénissieux. ar les petites allées, nous

P

en galet. Elles sont dominées, enca-

témoignent d’une vie pavillon-

la mairie, nombril et épicen-

impeccables.

aussi débridée que les autres s’ou-

rue formant un triangle au bord de

rond-point. Si l’on continue tout

tre de la ville, pour nous diriger vers un endroit circonscrit par

trois axes ; deux boulevards et une

la ville, proche de l’estafilade du chemin de fer, à l’est. En chemin, nous relevons les signes traduisant le passage d’une époque à l’autre : ce kebab à la façade bariolée, collage d’enseignes bigarrées, de typo-

graphies criardes, de néons et de

revêtements hétéroclites, dont émergent un climatiseur, des fils

entremêlés, des luminaires, qui jouxte un immeuble propret sen-

tant le neuf ; à l’autre bout du pâté

de maison, ce café-restaurant dé-

suet, typique des villages de bord de nationale, où l’on peut, après une poule au pot, se divertir dans

la cour ombragée de platanes. Si,

de ce trottoir, l’on regarde vers le centre de la ville, on retrouve cette physionomie de village, ces mai-

sons basses, modestes, en terre et

naire passée. Puis, une haie tout

drées par des immeubles neufs et

vre sur un jardinet ; une maison

De nouveau, nous nous tournons

est encore là ; une autre, entrete-

vers l’extérieur : le petit quartier

nue. Nous approchons le bout de

Clément-Vallès est là, à gauche du

la boucle et revenons vers la cité et les habitations vivantes. Un mur

droit, on s’élève progressivement

se dresse alors devant nous : plutôt

et passe souplement par-dessus la voie SNCF pour retomber de l’au-

tre côté, dans une autre ville. Un

PHOTO CLAIRE GEORGINA DAUDIN

nous sommes éloignées de

autre seuil. Nous choisissons de

rester dans le giron vénissian en obliquant vers les façades muettes du quartier pavillonnaire. De

vastes pelouses sans bordures

accueillent nos pas ; les sentiers qui longent les longues maisons basses

rain de jeu aux gamins, dont on

même se promène parmi ces lieux,

dédale charmant, ponctué d’es-

die renversé, cartons épars, restes

les clôtures. Sur notre gauche,

nous emmènent à travers un petit sences de buissons variées — mais

vide : les fenêtres sont obstruées, les murs blanchis afin de recouvrir des tags déjà anciens. Le quartier est déserté. Nous nous enfonçons

un peu plus loin dans l’allée sinueuse et trouvons un espace ouvert — pelouse servant de ter-

trouve les traces des activités : cad-

métalliques plantés dans le sol — était-ce là que se trouvait une mai-

son, avant ? Au bord de ce terrain, un grand grillage, enserrant des jardins ouvriers — cabanes de tôle

affaissées, bidons rouillés, cuves en PVC bousculées par la végéta-

tion sans retenue. La nature elle-

envahissant les allées, débordant remontant l’allée, des bornes d’ins-

tallation électriques émergent régulièrement de débris divers : les

maisonnettes qui étaient là ont été retirées — comme arrachées, telles

des plantations fanées. Le sol et son pavage de briques encastrées devant les anciennes entrées

TRACTION AVANT

Les prochains spectacles de la com-

fatale), Marius von Mayenburg (Le

Du 25 au 29 mars, Traction Avant

l’imagination et à la poésie, dans

seront dédiés aux femmes, pour la

Gainsbourg (Sois belle et tais-toi),

jeune public, Ma maison sur le dos.

et d’entraide. Un beau spectacle

Moche), de chansons de Serge

journée du 8 mars, puis aux

d’articles, de témoignages, inter-

à la salle Érik-Satie — après un

rence, sur son “industrie aliénante”.

enfants. Le 8 mars, donc, à 19 h 30

roge sur la dictature de l’appa-

accueil poétique dès 19 heures —,

Assurant le choix des extraits et la

proposera une lecture-spectacle,

se retrouvera sur la scène aux

Amandine Brenier (Cie Carnages) Toutes moches ?, visible à partir de

14 ans. Ce montage de textes de

Virginie Despentes (King Kong Théorie), Max Boublil (J’aime les

moches), Mona Chollet (Beauté

dée d’un escalier de béton raide et soutenue par une entrée technique

marquée par une porte blindée se dégageant de la surface inclinée ; au-dessus, une barrière métallique.

Cet

étrange

ensemble

impose le bord de ce quartier hors du temps. Emprunter l’escalier

mène à la rue, à la ville, soudain agitée, passante, ignorante de ce qui était là, en contrebas. Le bou-

levard Croizat file vers le nord, emmène son flot vers la gare et la station de métro, cette porte vers un ailleurs.

Ici, en haut de cet escalier, on se

tient à la limite entre deux mondes. L’un file, l’autre s’efface. g

À NOTER

Les femmes et les enfants d’abord pagnie vénissiane Traction Avant

une pente, couverte de métal, bor-

mise en espace, Amandine Brenier

côtés de la comédienne Élisabeth Granjon. Puis, à 20 h 45, cette der-

nière dédicacera son recueil de poésies Encore et pourtant ! (Christophe Chomant Éditeur).

présentera sa nouvelle création Mis en scène et interprété par Sli-

mane Bounia et Marc Bernard, ce

conte musical est accessible dès 5 ans et comprend de très belles

chansons de Katia Vichard. On retiendra le dispositif scénique original, avec les comédiens sur scène et un écran sur lequel sont

projetées des images et une maquette filmées derrière lui. Et

un texte qui fait la part belle à

lequel il est question de solitude pour les enfants comme pour les adultes.

Enfin, le 27 mars à 18 h 30, la com-

pagnie vénissiane projettera au cinéma Gérard-Philipe la capta-

tion de sa comédie musicale Le Courage des oiseaux, montée en

décembre au Théâtre de Vénissieuxj avec de nombreux jeunes du lycée Jacques-Brel, de l’école Saint-Exupéry et des EPJ. g

● Le 8 mars à partir de 19 heures, salle Érik-Satie : Toutes moches ? Plein tarif : 10 euros. Tarif réduit : 7 euros. Réservation conseillée. ● Du 25 au 29 mars, salle ÉrikSatie : Ma maison sur le dos, création jeune public. Représentations scolaires : les 26, 28 et 29 mars à 9 h 45 et 14 h 15 ; le 27 mars à 9 h 45. Représentations tout public : 27 mars à 14 h 15 et 28 mars à 19 heures. Tarifs : 4 euros (enfants) ; 5 euros (adultes). ● Le 27 mars à 18 h 30, cinéma Gérard-Philipe : Le Courage des oiseaux - le film. Réservation obligatoire avant le 22 mars au 04 72 90 11 84.


CULTURE

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Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

ÉCOLE PARILLY

Un jardin extraordinaire

E

n cette veille de vacances

avons voulu monter un projet en

ni encore moins peindre à l’encre.

Parilly est bien rempli. Par

l’école, que nous avons envoyé à

vision artistique, en faisant des

de février, le hall de l’école

les enfants et les parents qui viennent les chercher mais aussi et surtout par une gigantesque exposition concoctée par les

250 élèves de dix classes — sur

les quinze que compte l’établissement —, du CP au CM2, menés de

arts plastiques, commun à toute l’inspectrice d’académie. Le fil conducteur en était le jardin et

chaque classe a fait des propositions.”

teurs des ateliers Henri-Matisse.

méthodes de travail avec les cro-

le jardin et les enfants y ont travaillé depuis la rentrée de novemTrois

maîtresses,

Charlotte,

Alexia et Anaïs, expliquent la

démarche. “L’an dernier, nous

place au moins encore deux mois

d’emblème à la rue de la Ré, à

des emballages de gâteaux, des

Azzouz Seffari envisage même de

quis sur le jardin que faisait Azzouz. Ce sont des techniques que

nous-mêmes n’avons pas. Il leur a aussi appris la persévérance. On peut perdre du temps dans une

démarche de création. Les enfants ne savaient pas vraiment colorier

est lui aussi intervenu dans les

classes, lesquelles se sont dépla-

cées à l’espace Madeleine-Lambert

pour

voir

l’exposition

d’Alessandro Piangiamore.

“On en a passé du temps pour arri-

ver à cela”, s’extasie Azzouz Seffari. De la main, il désigne tous

les objets recyclés qu’ont utilisés les jeunes artistes : des boîtes

une roue de vélo, des branches, pelles et arrosoirs, des gants, un parapluie,

un

tuyau,

des

conserves, des bouteilles, des cartons… “Quel plaisir ça a été de travailler avec eux, poursuit-il. Les

enfants étaient toujours dans le

sujet, très motivés pour participer.

Ils ont créé des mobiles, des oiseaux, des peintures, des dessins et aussi de l’écriture.”

Cette œuvre imposante restera en

après la rentrée du 4 mars. la placer dehors aux beaux jours

— qui sont d’ailleurs déjà là. Charles Trénet n’est sans doute

jamais venu se balader à Vénissieux mais s’il avait vu le travail des élèves de Parilly, il aurait déjà eu toute prête une chanson sous

la main. Il lui suffisait d’un peu d’imagination, et il en avait. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Une lutte de classe

N’allez pas croire, parce que le texte initial de Boris Le Roy, Quand j’étais petit je voterai, est publié chez Actes Sud Junior et que le spectacle qui en résulte, présenté au Théâtre de Vénis-

sieux ce 15 mars, est accessible dès 8 ans, que nous avons affaire à une historiette jeune

public qui effarouche le public adulte. Boris Le Roy est tout sauf un écrivain infantile, lui qui

ne cesse de questionner la société, que ses textes — tous publiés chez Actes Sud — parlent de terrorisme (L’Éducation occidentale), de la mort du couple (Du sexe) ou des idéologies perdues (Au moindre geste).

Avec Quand j’étais petit je voterai, il

VÉNISSIEUX ÉNERGIES

prend en ligne de mire la démocratie,

une démocratie expliquée aux tout-

LE RÉSEAU DE CHALEUR

petits. Au passage, Boris Le Roy fait

réfléchir les plus grands. Ici, l’école

DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX ÉVOLUE

est un microcosme qui symbolise la

société et les enfants qui se livrent à

D’une longueur de 32 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 10 000 logements et 51 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...).

PHOTO GUILLAUME DURIEUX

bre.”

pour les œufs et le lait, un pneu,

Lyon, le sculpteur Paul Bosland

d’abord découvert les différentes

Cartons, branches, pelles, gants, pneu et roue de vélo, les enfants se sont emparés de toutes sortes d’objets recyclés pour créer leurs œuvres.

“ON EN A PASSÉ DU TEMPS POUR ARRIVER À CELA”

trois mois et demi. “Les enfants,

reprennent les enseignantes, ont

“Le thème, lance ce dernier, était

liens avec l’histoire de l’art.”

Créateur d’un lion bleu qui servit

main de maître par l’artiste

Azzouz Seffari, un des anima-

Et Azzouz leur a apporté une

À raison de dix séances par classe, Azzouz est intervenu pendant

PHOTO RAPHAËL BERT

Présentée le dernier jour avant les vacances de février, l’œuvre collective réalisée par dix classes de l’école Parilly, épaulées par l’artiste Azzouz Seffari, sera visible encore deux mois.

Grâce à une interconnexion avec le réseau de chaleur Grand Lyon Centre Métropole, de la chaleur excédentaire, produite lors de l’incinération des déchets ménagers par l’Usine de Traitement et de Valorisation Énergétique de Lyon Sud, est récupérée en été et à l’intersaison. Le réseau de Vénissieux est ainsi alimenté en énergies renouvelables et de récupération à hauteur de 62 %, garantissant un faible tarif et une réduction signi cative des émissions de CO2.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr

À NOTER ● Quand j’étais petit je voterai de Boris Le Roy,

mis en scène par Émilie Capliez (Cie The Party) au Théâtre de Vénissieux le 15 mars à 20 heures. Tarifs : de 5 à 19 euros. À l’issue de la représentation, l’équipe artistique sera en bord de scène pour discuter avec le public. Réservations : 04 72 90 86 68.

cette lutte de classe pour être élus au poste si envié de délégué pourraient très bien faire penser à d’autres, un

peu plus grands, mieux habillés, qui paradent sur les écrans de télévision. Mettant sur le plateau deux person-

nages, une fille et un garçon joués

respectivement par Itto Medhaoui et Simon Pineau, accompagnés par les

tableaux de Franck van Leeuwen,

Émilie Capliez s’est attachée “à ces figures adolescentes de rêveurs com-

batifs qui viennent nous questionner

sur le monde que nous inventons chaque jour”. g


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

BIZARRE !

À VENIR Expositions À l’espace Madeleine-Lambert, la prochaine exposition — “Road movie peplum : deux sirènes chez les Argonautes - Extended version” — sera due aux talents conjugués de deux artistes réunies sous le vocable de La Cellule : Emmanuelle Becquemin et Stéphanie Sagot. Consacrée à Montpellier et à ses quartiers aux noms antiques (Antigone, Odysseum), elle sera visible du 9 mars au 20 avril. Vernissage le 8 mars à 18 heures. Signalons également au MAC (musée d’art contemporain de Lyon), du 8 mars au 7 juillet, l’exposition “Storytelling” : sept jeunes artistes y partagent leur travail, dont Chourouk Hriech, qui fut en résidence artistique à l’espace Madeleine-Lambert de Vénissieux.

Secours catholique Le 16 mars à 20 heures à l’église de l’Épiphanie (2, rue Président-Herriot), l’équipe locale du Secours catholique propose un concert caritatif. On y entendra l’ensemble de cuivres Genas Conservatoire de Lyon, dirigé par Hugues Joriot, et L’Industrielle Harmonie de Saint-Fons, dirigée par Jonathan Carry. Au programme, un répertoire varié, de RimskiKorsakov aux Jackson Five, en passant par

17

Chuck Berry, Stevie Wonder, Antonio Carlos Jobim et un ensemble de chansons sur Montmartre. Participation libre au profit du Secours Catholique. Renseignements : 04 78 70 72 72.

Récits en chantier Le 7 mars à 19 heures à la galerie Jean-Louis Mandon (3, rue Vaubecour, Lyon 2e), l’équipe de Récits en chantier invite la Vénissiane Sonia Viel pour un récital poétique.

Alma Dirigé par Malvina Migné, le prochain atelier d’écriture de l’Abreuvoir littéraire, musical et artistique (Alma) se déroulera le 10 mars, entre 14 et 17 heures. Coût d’un atelier : 15 euros. Pass 10 ateliers : 100 euros. Au 5 bis, rue de l’Ancienne-Gare. Renseignements : 09 80 36 03 64 nimaviaja@yahoo.com

Guignol Les 16 (à 15 heures) et 17 mars (à 14 heures et 16 heures), la place Ennemond-Romand accueille le spectacle Guignol, le secret de la Licorne, par le marionnettiste Rémi Reverchon.

Le merveilleux rap malpoli et mélancolique Le 8 mars à 20 h 30, le rap sera humo-

caractérise, Spider Zed se décrit dans

Zed et Rezinsky.

peur de mal vieillir : “J’ai le corps, j’ai

ristique à Bizarre !, avec Cheeko, Spider Regardons le premier, dans son clip Restons amis, avec son look de chan-

teur rétro, petite moustache, costard et écharpe de soie autour du cou, ses

musiciens battant la mesure comme on aurait pu le faire dans les années

cinquante ou soixante. Puis le rap émerge, qui raconte l’histoire d’un loser qu’une fille dédaigne pour reve-

nir le chercher quelque temps plus tard. Au tour du rejeté de se venger.

Cheeko met beaucoup d’humour dans ses textes et dans les mises en scène de

ses clips. Un humour ravageur jusque dans le titre de son premier album, sorti il y a tout juste un an : Le Merveilleux Voyage de Cheeko au pays des FDP

(#LMVDCAPDFDP). Dans ce mélange

de mélancolie et d’humour qui le

Sad House comme quelqu’un qui a la tête, j’ai la barbe mais j’partage pas les idéaux d’un homme.”

Dans son dernier album Mal Poli, le duo Rezinsky adopte un look complètement décalé de l’actualité : il faut les

voir tenir un éléphant en laisse, les

chaussettes rouges remontées ou un bob hors d’âge sur la tête, plus proches de Ged Marlon que de Booba et Kaaris réunis.

Rappelons encore que, le 16 mars entre 14 h 30 et 16 h 30, Bizarre ! propose un

atelier découverte de DJing avec DJ Emii. g

8 MARS, 20 H 30 : CHEEKO, SPIDER ZED ET REZINSKY. PRÉVENTE : 10 EUROS ; PLEIN TARIF : 12 EUROS ; TARIF 10 EUROS. GRATUIT AVEC LE PASS BIZARRE ! 16 MARS, DE 14 H 30 À 16 H 30 : ATELIER DJING. 5 EUROS PAR PARTICIPANT. TOUTE LA PROGRAMMATION SUR BIZARRE-VENISSIEUX.FR

Cinéma Gérard Philipe

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Classé Art et Essai

Reflets du cinéma ibérique et latino-américain En partenariat avec le festival du Zola à Villeurbanne, une soirée espagnole est proposée le 16 mars avec deux films, Le Silence des autres (à 18 heures) et Champions (à 21 heures). Soirée complète : 10 euros. 1 film : 6,70 euros. Dégustation de tapas avec l’association LSR.

Insécurité sociale LES INVISIBLES

DE LOUIS-JULIEN PETIT

Est-ce le succès de La Loi du marché qui a remis sur le devant de

la scène les films sociaux ? Quoi qu’il en soit, plusieurs cinéastes

Les 17, 18 et 19 mars, toutes les séances seront à 4 euros.

sort des laissés-pour-compte de

Un café sera offert à l’issue de la projection du 19 mars à 14 heures, avec l’association LSR.

Je ne me souviens de rien Dans le cadre des Semaines d’Information sur la Santé Mentale 2019, en partenariat avec la Fondation ARHM et l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, la projection le 19 mars à 20 heures du film de Diane Sara Bouzgarrou, Je ne me souviens de rien, sera suivie d’un débat animé par un psychiatre de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu.

Un fauteuil et du béton

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

COUP DE PROJECTEUR

Le Printemps du cinéma

Le Mystère Henri Pick

Le 20 mars à 19 heures, en partenariat avec le comité de défense de l’hôpital Henry-Gabrielle, la projection du film tourné sur place, Un fauteuil et du béton, sera suivie d’un débat avec le réalisateur Esteban Kang.

RÉDUIT :

se sont penchés depuis peu sur le

la société. Déjà auteur de Discount, où une bande zozos récupérait des produits qui allaient

être jetés pour les redistribuer,

Louis-Julien Petit est de ceux-là.

Et comme pour Discount, Les

Invisibles se penche sur les obscures et les sans-grade, ces tra-

toutes ces femmes dénommées

tout en restant invisibles des

ciolina, Simone Veil ou Salma

vailleuses sociales qui bossent autres.

Louis-Julien Petit est un bon portraitiste et la galerie de femmes

qu’il propose, qu’elles soient véritables SDF recrutées pour le film ou actrices professionnelles, est assez emballante. On remarque

bien évidemment Audrey Lamy, Corinne Masiero ou Noémie

Lvovsky, les plus connues de la distribution, mais tout autant

souvent par leurs surnoms, CicHayek, et qui jouent leur propre rôle.

Le film alterne séquences d’émotion et de comédie mais on

regrettera son absence de conviction politique. Les Invisibles est

un constat que l’on peut qualifier

de dur, amer, pertinent, amusant

aussi. Mais il reste un constat. Sans réelle révolte, sans volonté de tout changer. g


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

19

À NOTER Classement des Vénissians ● En “2 Bâtons”

- Irina Rajovic, 3e en cadettes intermédiaires - Laura Demesy, 4e en cadettes intermédiaires - Alexandra Ségéral, 5e en intermédiaires seniors - Laurie Parcero, 6e en avancées seniors ● En duos

- Maissane Ayad et Amaia Parlant, 5es en débutantes cadettes - Emma Errachdi et Lyna Bouzit, 5es en supérieurs juniors ● En “1 Bâton”

TWIRLING-BÂTON

Le trophée vénissian part à Saint-Étienne u twirling — c’est l’une des

A

réservé le trophée de la Ville aux

“Pour la moitié des compétiteurs

la Ville de Vénissieux — ce

intermédiaires, pas vraiment des

de cinq ans, il s’agissait vraiment du

“On veut faire plaisir à tout type de

pants venus de 19 clubs (La Vallée

L’édition 2019 du trophée de la Ville a souri à une Stéphanoise. Mais les twirleuses vénissianes n’ont pas démérité.

spécificités du trophée de

n’est pas une équipe qui est récom-

pensée, mais un(e) candidat(e)

jugé(e) sur sa prestation en solo. compétiteur, et pas seulement aux

catégories élites déjà habituées aux honneurs, avait expliqué, lors de la mise en place de cette épreuve par-

ticulière, Valérie Girodon, la prési-

dente du club vénissian. On a donc

seuls participants des catégories débutants, plutôt des twirleurs qui ont déjà une petite expérience.”

Et à ce petit jeu, sur les 250 partici-

de l’Issole, Larajasse, Vaugneray,

Tarare, Saint-Étienne, Chaponost, Saint-Étienne-des-Oullières, Bourgde-Péage, les Barbières, Bourg-lès-

Valence, le Grand Cerf, Pierrelatte, Châtel-Guyon, Le Mayet-de-Mon-

engagés, notamment pour les filles

premier grand rendez-vous officiel”, expliquait Valérie Girodon entre deux réglages de la sono. Et la quatrième place obtenue par Mila Rajo-

vic chez les poussines “1 bâton” a dû la ravir. Comme ont dû la confor-

ter pour la qualité de leurs presta-

tions les espoirs du club vénissian, à commencer par Laura Demesy, certes 5e en “2 bâtons”, mais victo-

tagne, Givry), une voisine stépha-

rieuse chez les cadettes (A) de la

La junior Mélissa David, qui évolue

déjà frappé fort à l’occasion du

noise a mis tout le monde d’accord. parfois en senior, a réussi à

convaincre la petite dizaine de juges qui ont apprécié ses enchaînements.

LAURA DEMESY CONFIRME

Concernant le passage des Vénis-

sians, sans Stéphane Moreira qui a fait valoir ses droits à une retraite

sportive méritée, l’attention était

davantage portée sur la relève.

catégorie “1 bâton”. N’avait-elle pas

44e Bâton d’Or du mois dernier, se classant

première

cadette

en

“1 bâton”, visiblement sa spécialité? Venu

en

guest-star,

Stéphane

Moreira n’a pas manqué sa presta-

tion. Et il n’est pas loin de penser

que la jeune Laura, encore cadette, pourrait être la prochaine révélation du club. À suivre! g

DJAMEL YOUNSI

- Mila Rajovic, 4e en poussines - Maissane Ayad, 3e en préliminaires minimes B - Laura Demessy, 1re en cadettes A - Amaia Parlant, 6e en préliminaires cadettes B - Selya Fahri, 5e en juniors A - Elise Jung, 7e en préliminaires seniors - Séphana Laraoui, 3e en intermédiaires minimes - Emma Errachdi, 6e en intermédiaires juniors - Lyna Bouzit, 2e en avancées cadettes - Kévin Waitiligom, 7e avec les filles et 2e garçon - Équipe de twirling Minimes, 2e - Équipe de danse twirl minimes : Vénissieux A, 1re, et Vénissieux B, 3e - Équipe de twirling séniors, 4e - Équipe de pompoms minimes, 2e


20

SPORTS

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

CYCLISME

AGENDA

Harnois proche de l’exploit

Samedi 9 mars ● Championnat départemen-

tal de tennis de table au gymnase du Charréard, rencontre entre l’ALCV et Genas, à partir de 16 heures. ● Tournoi de simples de badminton organisé par Badminton Sud-est Vénissieux au gymnase Jacuqes-Brel, de 8 à 20 heures. Le lendemain, suite et fin de 8 à 18 heures.

BASKET-BALL

À l’école du libre arbitre Pour ne pas être pénalisés par la ligue de basket, financièrement (amendes) et sportivement (des points en moins en championnat), les clubs sont tenus d’avoir leurs propres arbitres.

Dimanche 10 mars ● Les basketteurs du CLAM-V

“Il en faut peu pour être heureux”, on le sait. Pour l’Amicale cycliste du Moulin à Vent (ACMV), organi-

satrice du “Grand prix d’ouverture” qui s’est tenu le 3 mars, le bonheur a tenu à un beau dimanche enso-

accueillent le BC Bellecombe au gymnase Colas, à 15 heures.

Vendredi 15 mars ● Remise des récompenses

la saison cycliste FSGT et Ufolep. Coté ACMV, Cyril

aux sportifs et bénévoles vénissians, cérémonie organisée par la Ville et l’Office municipal des sports à la salle Irène-Joliot-Curie, à partir de 18 h 30.

journée, était radieux. Sandrine Forel, dont la rigueur

● 3e tour du Challenge dépar-

leillé et au nombre de coureurs engagés dans les qua-

tre courses proposées dans la zone industrielle de Vénissieux/Corbas, 268 au total… Parfait pour lancer

Bergemin, chargé du bon déroulement de la demi-

professionnelle sur la ligne de départ et d’arrivée n’a pas été prise à défaut, n’a pas hésité à houspiller les étourdis qui passaient et repassaient devant la tri-

bune, alors que Maurice Chavanel se félicitait du

nombre de femmes engagées. “Elles sont au moins

une dizaine, alors qu’habituellement seules deux ou

trois sont au rendez-vous.” Les féminines, parlonsen. L’une d’elles a été à deux doigts et un boyau de

réaliser la performance du jour. Clémentine Harnois, du club organisateur, a tenté le gros coup en 5e caté-

gorie, celui qu’ose le champion ou le culotté, à savoir lancer un sprint lors du dernier tour. Il ne lui a man-

qué qu’une petite centaine de mètres pour réussir

l’exploit de la journée, devancer un peloton

d’hommes et de femmes. Arrivée 5 , la Vénissiane a e

tout de même remporté la course des féminines. g

Les meilleurs Vénissians En 1 et 2 catégories, Florent Gleizal de l’ACMV se classe 4e. En 4e catégorie, Arnaud Dunaigre du VC Max-Barel finit 5e. re

e

Samedi 16 mars temental de boxe française organisé par Vénissieux BF au gymnase Jean-Guimier, de 9 à 18 heures. ● Pass’Sport de l’eau et coupe Sud de natation organisés par le CMO-V natation à la piscine Delaune, de 13h30 à 18h30. ● L’équipe de futsal de Vénissieux FC reçoit Bruguières au gymnase Anquetil, à 16 heures. ● Les footballeurs de Vénissieux FC accueillent Valence au stade Gérin, à 18 heures. ● Les handballeurs du VHB accueillent Saint-Flour au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45. ● Interclubs seniors de badminton organisés par BVSE au gymnase Jacques-Brel, de 8 à 18 heures.

Difficile pour le club vénissian de passer

On continue : en vétérans, victoires de

championnats régionaux juniors et seniors

Elguir (V2) et du bronze pour Amar

rans. Avec 16 médailles (8 en or, 6 en

en direction de Léa Barascud et Étienne

Marie-Claude Barbin (V4) et de Lahcene

Senouci (V2). Dernier coup de projecteur

argent et 2 en bronze), le Sen No Sen aura

Tripoz qui se sont imposés chez les seniors,

led, la seule féminine engagée en juniors

trice en demi-finale face à Firminy (3-0)

été dans tous les bons coups. Amina Bekha(- 59 kg), a remporté l’argent. Plus fort chez

les masculins, auteurs d’un sans-faute.

Succès de l’équipe composée d’Idriss Bakhti et d’Anis Baizid, de l’argent pour

Ilies Elguir et du bronze pour Ilian Yazid.

encadrés par Julien Claret, le

familiariser, même si je prends encore un

Jules-Guesde pour une séance pratique.

plus instinctive. Mais le métier entre.”

directeur technique sportif, ont rendez-

vous cinq fois l’an au siège du club pour une formation théorique, et au gymnase

“Tous sont volontaires, assure le formateur. On peut les repérer lors de rencontres de championnat, mais ils peuvent avoir une

démarche volontaire, comme c’est le cas pour les jumeaux Wael et Rayan (12 ans) ou Hizya (14 ans).”

tout comme l’équipe masculine, dominapuis en finale contre le JCLV (3-0). Au général, les équipes juniors masculines, et les seniors, aussi bien chez les femmes que

les hommes, sont qualifiés pour les championnats de France. g

depuis quelques séances, je commence à me peu trop de temps pour siffler et indiquer la nature de la faute.” “Elle intellectualise

trop, sourit Julien, il faut qu’elle devienne S’ils veulent devenir arbitres officiels, ces

apprentis devront passer par des cycles

de formation dispensés par la ligue de bas-

ket, payés par le club, une demi-douzaine de séances dans l’année. “Ensuite, précise le directeur sportif, chaque nouvel arbitre

“On fait du basket depuis cinq ans, raconte

sera désigné pour aller diriger une rencon-

club" nous a incités à nous inscrire à cette

entre basketteurs de son âge, voire moins.

Wael. Ma maman, Lydia, qui est "arbitre J’ai vite été dans le coup. Jouer au basket

Le gros appétit du Sen No Sen et de la coupe Rhône-Alpes pour les vété-

À

prendre. Cette formation tombe à pic. Et

petite dizaine d’arbitres en herbe

formation pour mieux connaître les règles.

KARATÉ

inaperçu, le 23 février, à l’occasion des

l’ALVP, pour la session 2019, une

S’ils veulent devenir arbitres officiels, ces apprentis devront passer par des cycles de formation dispensés par la ligue de basket.

depuis l’âge de 7 ans, ça aide. Il y a juste

quelques hésitations pour les obstructions, ou pour faire la différence entre fautes tech-

niques, intentionnelles ou antisportives. Par contre, le nombre de pas pour le marcher,

les trois secondes dans la raquette… je maîtrise.”

Ce que confirme Julien : “Les frères sont à l’aise sur un parquet, ils aiment le basket,

c’est important.” Pour Hizya, élève à la Xavière, la démarche est tout autre : “J’ai démarré le basket il y a trois ans, conseil-

lée par mes copines Chaïma et Lucie. À force de me demander pourquoi l’arbitre

sifflait souvent contre moi sur certaines règles, je me suis dit qu’il fallait les com-

tre officielle de jeunes, toujours des matches Et il sera défrayé, entre quinze à trente euros en fonction du lieu du match.” g


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

21

FINANCES

Le VHB et le mal des transports Depuis la réforme territoriale de 2015 qui a créé de grandes régions, le budget déplacements de certains clubs a littéralement explosé. Illustration avec le VHB. a réforme territoriale

L

10 000 euros.”

à être dans cette situation, l’ex-

redéfini les compétences

peler que neuf équipes mascu-

Il nous oblige à anticiper et à pren-

deux précédentes, était censée

aux U13. Exception faite de

La toute récente opération soli-

est déjà loin le temps où le VHB

sion de l’ouverture de son

adoptée en 2015, qui a

attribuées à chaque collectivité

et accouché de treize grandes

régions en lieu et place des vingtgénérer des économies. Mais pour les associations sportives,

elle a entraîné une hausse hysté-

rique du poste “transports et déplacements”.

Explications avec Gilles Clauss, président du club de hand de Vénissieux : “C’est un bouleverse-

ment dont on n’a pas idée. En

fusionnant l’Auvergne et RhôneAlpes, la nouvelle entité englobe

douze départements (sur quelque 69 000 km2). Ce qui implique que

nos équipes évoluant à un niveau régional se déplacent aussi bien

du côté de l’Allier que dans la

Drôme, du Cantal (Saint-Flour) à la Savoie. Notre budget transport a explosé, je n’ai pas encore les

comptes précis, mais à la louche, on va avoir droit à un surcoût de

Pour être plus précis, il faut rap-

lines et féminines du VHB sont concernées par ces déplace-

ments tous azimuts, des seniors

l’équipe fanion en Nationale, il n’avait que des adversaires issus

du Rhône, de l’Ain et de la Loire.

Et encore, le club vénissian a eu la chance de pouvoir compter, en

2012, sur la Fondation de la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes

(CERA), qui s’est fendue d’un chèque de 10 000 euros pour

l’achat de deux minibus. “Mais chaque week-end, on doit faire

face à une demi-douzaine de

déplacements, reprend Gilles

Clauss. Et cela coûte vite très cher. Prenons l’exemple d’un déplace-

ment à Montluçon : entre la loca-

tion d’un véhicule et les frais divers, il a fallu débourser un mil-

lier d’euros pour les 580 km aller

plosion de ce poste pose problème. dre des mesures.”

UN COUP DE POUCE DE LIDL

daire proposée par Lidl à l’occa-

magasin de l’avenue de Pressensé

(lire page 8), va donner un coup de pouce au club. En qualité de partenaire de la Fédération fran-

çaise de hand, Lidl multiplie en

Même s’ils ne peuvent accéder en nationale 1, les handballeurs vénissians entendent finir la saison en beauté... surtout à domicile devant leur public.

France les opérations de ce type.

Olivier Odisio le bienheureux !

d’ouverture, du 28 février au

Même s’ils ont concédé un court revers à Bourgoin, samedi 2 mars (28-26), il ne faut pas oublier la série de sept victoires d’affilée qui avait permis au VHB de s’installer sur la 3e marche du podium, en compagnie de Beaune. Après ce court revers, l’entraîneur Olivier Odisio reste prudent avant d’entamer la dernière ligne droite. “Nos deux derniers succès face à Beaune (31-27) et Vesoul (26-25) m’avaient rassuré, mon collectif avait affiché des valeurs qui ont longtemps fait la réputation du club. Face à Vesoul, nous lui rendions des dizaines de centimètres et de kilos. On a donc compensé en nous montrant rigoureux en défense, et habiles en attaque, disciplinés et inspirés. Je pense qu’il s’agissait de notre match référence. Certes, le leader Caluire est loin devant, on vient d’être défait par les Berjalliens, mais on n’a jamais prétendu quoi que ce soit en termes d’ambition. Le fait de se faire plaisir et d’en faire profiter notre public est déjà une victoire en soi. L’ambiance au sein du groupe est saine, les efforts aux entraînements finissent par payer.” La réception de Saint-Flour, le 16 mars, pourrait permettre aux Vénissians de consolider leur 4e place, voire de se poser sur la 3e marche du podium, si Beaune dans le même temps s’inclinait.

Durant les quatre premiers jours 3 mars, 50 centimes ont été col-

lectés par tranche de 15 euros

d’achat lors de chaque passage en caisse. “Une belle opération qui

va donner un peu d’air à nos

finances”, se réjouit Gilles Clauss, qui n’oublie pas de rappeler que

le partenaire privilégié du VHB reste… Super U.

g

et retour. Le VHB n’est pas le seul

DJAMEL YOUNSI

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Football

Basket-ball

En junior, leader de la discipline à l’AFA

chez les 11 ans. Par équipes, le CMO-V

Les Vénissians du VFC (5e) qui reprenaient

Les Vénissianes de l’ALVP se sont donné de

Feyzin/Vénissieux, Léane Chastagner

composé de Kaïs, Joan et Gabriel (Régio-

le chemin du championnat de Régionale 2

l’air. D’abord en s’imposant à domicile, le

a terminé 11e.

nale 7-9 ans) termine 5e.

n’ont pu faire mieux que 2-2 à Roanne,

24 février, face à Berrwillers (61-53), puis

ce qui les éloigne des places de choix,

en allant dominer, le 3 mars, la JL Bourg

Valence (1er) est à 15 points, Veauches (2e)

(77-53). De quoi leur permettre de se poser

S’ils n’ont pas remporté de titres à l’occa-

Après s’être emparé des ceintures du LFC

à 12.

en milieu de tableau de Nationale 3.

sion lors des championnats interdéparte-

en 2016, du Takedown en 2017, puis en

mentaux qui se sont tenus le 2 mars à

devenant champion du FIT FC, l’an dernier,

Privas, les gymnastes vénissians du CMO-V

Fares Ziam enchaîne. Licencié chez le

Futsal

Athlétisme

Gymnastique

MMA

En s’imposant avec caractère devant Pfas-

Les championnats de France des lancers

ont obtenu leur billet pour les champion-

team Ezbiri, il a remporté la ceinture

taat (6-5), s’appuyant sur une seconde

longs disputés à Salon-de-Provence, le

nats régionaux prévus à la fin du mois à

de champion de l’European Beatdown,

période endiablée, les Vénissians ont cédé

23 février, ont remis la vice-championne

Saint-Étienne : Tom Pividal (3 ) et David

le mois dernier, en s’imposant par soumis-

le fauteuil de bon dernier de division 2

olympique Mélina Robert-Michon sur le

Nazarov (4e) en National A (10 ans) ainsi

sion face à Yassine Belhadj, à La Louvière

à Dijon Clénay.

devant de la scène, titrée pour la 25e fois.

qu’Anatole De Sousa (4e bien que blessé)

(Belgique).

e


22

AU QUOTIDIEN

Mercredi 6 mars 2019 - n° 664 / EXPRESSIONS

EXPRESS

C’EST MA RECETTE !

Les rouleaux de printemps du restaurant Bebs Asian Food IngrĂŠdients pour un rouleau :

1 feuille de galette de riz pour 1 roucuites calibre 31/40 coupĂŠes en deux

dans le sens de la longueur ; 25 gr de

vermicelles de riz, cuits au prĂŠalable et refroidis ; 10 gr de blancs de poulet cuits, froids et tranchĂŠs en lamelles ; 2 feuilles de menthe fraĂŽche lavĂŠes ;

6 germes de soja frais crus ; une grande PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

feuille de salade batavia.

- Tremper la galette de riz dans un saladier

d’eau tiède pour l’assouplir et la rendre

translucide. La placer sur un torchon - Disposer la feuille de salade sur la galette

- Servir avec une sauce Nuoc-Mâm.

devant vous.

sur www.expressions-venissieux.fr

de riz, sur la moitiĂŠ infĂŠrieure, situĂŠe - Y placer, dans la longueur, les feuilles de

Retrouvez le tuto en images de cette recette

menthe, puis les germes de soja, le poulet,

Tout juste ouvert en centre-ville, Bebs Asian

- Placer les moitiĂŠs de crevettes sur la partie

copieuse et faite maison : 7, rue Gambetta,

les vermicelles.

supÊrieure de la galette, là oÚ il n’y a pas de garniture.

- Rouler la galette garnie bien serrĂŠe, tout en rabattant les cĂ´tĂŠs, refermer le rouleau.

Braderie du Secours populaire LeSecourspopulaireorganiseune braderiedetissus,mercerieet diverssamedi9 marsde8 h 30Ă 11 h 30dansseslocaux,99,boulevardJoliot-Curie.TĂŠl. :04 78 76 23 31.

Loto

leau de printemps ; 2 crevettes roses

humide.

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES

Food propose une cuisine raffinĂŠe, fraĂŽche, 69200 VĂŠnissieux. TĂŠl. : 04 37 60 31 58. g

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Des reins en bonne santĂŠ pour tous

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qui vient de la Loire, se fÊlicite-t-elle. J'ai voulu faire ma part du colibri pour l'environnement, au sens oÚ l'entend l'Êcrivain et agriculteur Pierre Rabhi.� Enunmot,chacun doitfairesapartdutravail,à sonpropreniveau. A.S.

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Repas bressan par LSR RĂŠdaction: 9 rue Aristide-Bruant 69200 VĂŠnissieux. TĂŠlĂŠphone: 0472511812. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr ParaĂŽt un mercredi sur deux sur papier recyclĂŠ.

Directrice de publication : Christiane Brundu. RĂŠdacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. RĂŠdacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. SecrĂŠtaire de rĂŠdaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : RaphaĂŤl Bert. Assistante de direction : Ghislaine DĂŠlĂŠaz. ChargĂŠ de publicitĂŠ : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : RĂŠgie autonome personnalisĂŠe du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 VĂŠnissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numĂŠro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

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PORTRAIT

EXPRESSIONS / Mercredi 6 mars 2019 - n° 664

Clichés contre clichés

tumière, elle pratique la photographie “par instinct, par envie, par

goût”. Elle précise : “En 2012, se

monte une école de photographie, Bloo, et je saute sur l’occasion. C’est mon côté farfelu. Je fais une

formation d’un an en accéléré et,

Malika Mihoubi. Costumière, photographe, Malika Mihoubi a lancé son projet de Chroniques vénissianes pour “rendre visibles les habitantes de Vénissieux, celles qui sont résolument impliquées dans la cité”. Il sera montré ce 6 mars à la médiathèque dans le cadre du festival Essenti'[elles]. PAR : JEAN-CHARLES LEMEUNIER. PHOTO : RAPHAËL BERT

En éliminant sur les photos les emblèmes reconnaissables de la ville, on retrouve ces femmes dans un Vénissieux tendre qui est le leur. choix de tirages, renforçant ici un détail, préférant ce regard plus profond à cet autre, moins

concentré. Elle le dit elle-même :

l’art a toujours énormément compté pour elle.

L

“Dès le départ, j’ai travaillé dans

le théâtre. J’ai fait une école de costumes dans les années quatrevingt. J’ai démarré avec Obéron, à es réflexions, les envies se

centres sociaux, les EPJ, la Maison

tirages papier à la Galerie 6, dans

Malika Mihoubi. Elle ne

Minguettes. Elle a créé des ate-

Une première exposition doit

bousculent dans la tête de

veut en rater aucune, les explique avec véhémence et passion, saute

sur un autre concept, revient à

son sujet. Elle est volubile, Malika.

Volubile et passionnante, et elle

de quartier et sur le marché des liers photographiques avec des

cyanotypes et des appareils jetables, dont elle a fait ensuite, avec

son comparse Loïc Xavier, les

le quartier de la Division-Leclerc. être

prête

pour

le

festival

Essenti'[elles] et Malika s’y attelle

quasiment jour et nuit, du petit matin au grand soir, faisant ses

attention, battre en brèche les

idées reçues, vous convaincre.

De la prison aux Misses Jones

une ville qu’elle connaissait bien

Il y a deux ans, Malika Mihoubi a mené avec Loïc Xavier un travail photographie auprès des détenues de plusieurs prisons : Roanne, Corbas... “Être en relation réelle avec les gens ne se fait pas comme ça, remarque Malika. Pour qu’elles se lâchent, il fallait une vraie confiance. Je suis arrivée avec un camion plein de costumes, de falbalas, de maquillages et de bijoux. Après une rapide initiation aux costumes, j’ai axé les prises de vue sur le paraître. Si tu ne le maîtrises pas, c’est lui qui te maîtrise. Avec les costumes qu’elles ont choisis, elles ont pris l’apparence qu’elles désiraient. Pour certaines, c’était la première fois qu’elles portaient une robe. On s’est éclatées.” Baptisée “Misses Jones”, cette exposition sera visible du 2 au 27 avril à la bibliothèque du 5e (Saint-Jean). Vernissage le 3 avril à 18 h 30. Café débat le 10 avril à 18 heures en présence de Bernard Bolze (fondateur de l’Observatoire international des prisons) et Corinne Rostaing (maître de conférences en sociologie à l’université Lyon II).

Elle est arrivée à Vénissieux — pour y avoir travaillé de nombreuses fois, signant les costumes de plusieurs Biennales de la danse

ou ceux des créations de Traction Avant — il y a quelques mois avec

un désir précis : rencontrer ces femmes qui sont résolument impliquées dans la cité, les rendre visibles, brosser leur portrait. Elle

a vu beaucoup de monde, dans les

l’Opéra de Lyon, un spectacle où il y avait beaucoup de costumes.”

Elle entre ensuite à Costumessa,

travaille avec le grand scénographe et costumier Jacques Rapp,

côtoie le metteur en scène Jérôme

Savary au Théâtre du Huitième (“On a fait Cabaret en 1986”, qui obtiendra le Molière du meilleur

spectacle musical l’année sui-

sait immédiatement capter votre

23

vante), la chorégraphe Maguy

Marin (Cendrillon), le décorateur Daniel Ogier (“Mon maître”, ditelle de lui) ou le spécialiste des

opéras baroques Jean-Louis Martinoty. “Avec lui, j’ai travaillé sur

pas mal d’opéras en Europe.” Elle œuvre aussi aux Célestins, sur

Cairn et Monsieur chasse ! entre

autres, au centre culturel CharlieChaplin à Vaulx-en-Velin, avec les

chorégraphes Kilina Cremona et Fred Bendongué.

Parallèlement à ce travail de cos-

directement à la sortie, à cinq on crée le collectif Blick, aujourd’hui

Blick Photographie. À partir de 2012-2013, je mélange les costumes

et la photographie autant que faire se peut.” En fait, elle prononce “autant que faire ce pneu”, une blague qu’elle aime bien répéter.

Son premier défilé de la Biennale

de la danse à Vénissieux, c’est auprès de Marcel Notargiacomo

(de la compagnie Traction Avant) et du chorégraphe Elhadi Cheriffa

qu’elle le fait. Elle participera à beaucoup d’autres par la suite, uniquement pour Vénissieux. “Je

voulais revenir dans la ville pour réaliser un portrait des femmes de Vénissieux sur la place publique. Il

m’a fallu du temps et, enfin, j’ai pu

monter ce projet de Chroniques vénissianes en avril. Mais dans

mes ateliers, on trouve aussi

quelques messieurs. Ces femmes voulaient montrer qu’elles étaient partie prenante de la cité.”

Dans les portraits ainsi pris,

modèles et photographe discutent

de la mise en scène. “Elles choisissent pour la photo des éléments qu’elles s’approprient et qui les

révèlent. Ce sont de petites histoires à raconter sur chacune, des histoires auxquelles elles ont adhéré.”

Malika aimerait sortir la banlieue des clichés qui lui collent à la peau : les jeunes en survêtements,

les voitures brûlées, les femmes

voilées. “Où sont les autres ?, questionne-t-elle. Je photographie les autres. En éliminant les emblèmes reconnaissables de la ville, comme

le château d’eau ou les bâtiments,

on les retrouve dans un Vénissieux tendre qui est le leur.”

Dans un premier temps, les images

seront exposées le 6 mars à la médiathèque Lucie-Aubrac, dans

le cadre du festival Essenti'[elles]. Vernissage à 18 heures. Puis dans

d’autres lieux de la commune, pour ce que Malika appelle “une

deuxième vie”, en septembre-octobre. g


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Expressions 664  

Au sommaire de ce numéro 664 : la nouvelle cuisine centrale, le bond de la pratique féminine sportive, extension en vue pour le collège Mich...

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