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EXPULSIONS LOCATIVES

JOURNÉE DE L’EMPLOI

ENVIRONNEMENT

Depuis le 31 mars, les expulsions locatives et les coupures d’énergies peuvent recommencer. Une situation dénoncée par le Réseau d’alerte et de solidarité, et par le maire, qui a pris de nouveaux arrêtés interdisant ces pratiques sur la commune.

La Journée vénissiane des métiers et de l’emploi a attiré près d’un millier de personnes. Parmi ces visiteurs, 200 ont été accueillis en “VIP” avant l’ouverture au public, pour pouvoir rencontrer en primeur les recruteurs. Notamment ceux du secteur automobile.

P. 4

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Le défi Zéro Gaspi réussit son pari

1 000 visiteurs à Joliot-Curie

PHOTO RAPHAËL BERT

Quatre nouveaux arrêtés du maire

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SANTÉ

Dépistage buccodentaire : résultats préoccupants P. 6

N° 644 du 4 au 17 avril 2018

www.expressions-venissieux.fr

Les raisons de la colère

PHOTO RAPHAËL BERT

Alors que l’on va célébrer les 50 ans de Mai 68, la météo sociale annonce un printemps des plus chauds. Face aux réformes libérales tous azimuts engagées par le gouvernement, fonctionnaires et salariés du privé disent leur colère. DOSSIER PAGES 9 À 11


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ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

CHEMIN DU CHARBONNIER

CENTRE-VILLE

Le bout du tunnel ?

Le Crédit Agricole mise sur la convivialité

Après plusieurs décennies de lutte contre les camions, les riverains du chemin du Charbonnier commencent à croire au retour d’une certaine tranquillité. Mais ils sont trop échaudés pour baisser la garde. il fallait décerner une

S’

aux bruits et à la vitesse, qui

chaque année, c’était repoussé. Il

personne ne pourrait la

Enrico Réa a été de toutes les

ça commence à bouger !”

à cheval sur les communes de

main à la poche pour aménager

palme de la combativité,

leur disputer. Voilà maintenant près de quarante ans que les rive-

rains du chemin du Charbonnier, Saint-Priest et Vénissieux, tentent

d’obtenir une réduction des nuisances liées au passage des camions. Quelque 400 camions

qui, chaque jour de la semaine et le samedi matin, utilisent la plateforme logistique ferroviaire pour charger et décharger des containers voyageant sur des trains de fret.

Président de l’association Halte

compte environ 200 adhérents, batailles. De toutes les désillusions

aussi. Particulièrement en 2002,

quand le Grand Lyon avait mis la sur la rue du Beaujolais voisine, à l’écart des habitations, un nouvel accès à la plateforme. “On a cru que c’était la fin du cauchemar. Le

a fallu attendre fin 2016 pour que

Aujourd’hui encore, la situation n’a que très peu évolué. Si une partie des camions sort effective-

ment par la rue du Beaujolais, l’entrée se fait toujours par le chemin du Charbonnier.

MÉFIANCE

propriétaire du site, la SNCF

Lors d’une récente réunion à l’hô-

(devenue

annoncé aux riverains que les

Réseau, et l’exploitant, la CNC Naviland

Cargo),

n’avaient plus qu’à réaliser les aménagements internes permettant aux poids lourds d’entrer et

sortir par ce nouvel accès. Mais,

tel de ville de Saint-Priest, il a été

L’agence de la place Sublet a connu une vraie transformation.

camions circulant à vide — les

À l’ère du digital, les grandes

vénissiane : salon d’accueil, poste

mois de juin, pénétrer sur le site

investir dans leurs agences phy-

bureaux de réception, décoration

plus bruyants — pourront, dès le

par la rue du Beaujolais. Avec, à la clé, une réduction des nuisances de l’ordre de 40 %. Quant

à l’accès de la rue du Charbonnier, il serait totalement interdit à l’horizon 2022.

“C’est une avancée, on ne va pas se

plaindre, réagit Enrico Réa, mais après des décennies de promesses

non tenues, nous restons forcé-

ment prudents. Cela fait déjà 15 ans qu’on ne devrait plus voir de

camions sous nos fenêtres. Vous comprenez

que

nous

soyons

méfiants ! En tout cas, nous ne

banques

doivent-elles

encore

siques ? Pour le Crédit Agricole, la réponse est oui. À Vénissieux, la “banque verte” vient d’injecter

500 000 euros dans la rénovation de son agence de la place Léon-

Sublet, dirigée par Élodie Gibernon. L’inauguration a eu lieu le

28 mars, en présence du maire, Michèle Picard, qui s’est dit

“réjouie, comme toujours quand les acteurs économiques renforcent l’attractivité de notre ville”.

Plus qu’une rénovation, c’est une transformation qu’a subie l’agence

internet en libre accès, grands

“locale” confiée à un photographe qui a sillonné Vénissieux…

“L’objectif était d’offrir aux clients l’accueil le plus convivial possible,

expliquait Yann Fernandes, directeur d’équipe d’agences pour la

zone Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin. À l’heure du développement

des services bancaires numériques, sur lesquels nous sommes

par ailleurs très présents, nous sommes convaincus que la qualité

de l’accueil physique fera la différence.”

g

PHOTO RAPHAËL BERT

lâcherons pas. Tout ce qu’on demande, c’est de retrouver une certaine tranquillité dans le quartier.” g

Aujourd’hui, si une partie des camions sort effectivement par la rue du Beaujolais, l’entrée se fait toujours par le chemin du Charbonnier.

BON À SAVOIR

PLU-H : les dates de l’enquête publique Une enquête publique sur le projet de révision du Plan local d’urbanisme et d’habitat (PLU-H) de la Métropole sera ouverte du mercredi 18 avril à 9 heures jusqu’au jeudi 7 juin à midi. Ce projet concerne l’ensemble du territoire de la Métropole pour les quinze prochaines années. Chaque citoyen pourra prendre connaissance du dossier et y ajouter ses observations et propositions, aux jours et heures habituels de réception du public dans les mairies du Grand Lyon. À Vénissieux, il sera possible de rencontrer le commissaire-enquêteur lors de ses permanences à l’hôtel de ville : le 25 avril (de 14 à 17 heures), le 4 mai (de 9 à 12 heures), le 17 mai (de 16 à 19 heures), le 28 mai (de 9 à 12 heures) et le 5 juin (de 14 à 17 heures).

CONSEILS DE QUARTIER ● Saint-Exupéry

GILLES LULLA

EXPRESS Mai 68 : appel à témoignages Dans le cadre d’un dossier sur les événements de Mai 68 qui paraîtra dans le courant du mois de mai, nous recherchons des témoignages de Vénissians sur les grèves, les actions de solidarité et le quotidien de cette époque. Si vous êtes intéressés, si vous avez des anecdotes à nous raconter, n’hésitez pas à contacter la rédaction au 04 72 51 18 12 ou à jc.lemeunier@expressionsvenissieux.fr

Permanence vendredi 6 avril à 17 h 30 à la Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine). Président : Abdelhak Fadly ● Georges-Lévy/Ernest-

Renan/Moulin-à-Vent

Permanence mardi 10 avril à 18 heures, salle du 44, rue Ernest-Renan. Président : Hamdiatou Ndiaye ● Centre

Visite de quartier mardi 10 avril. Rendez-vous à 18 heures devant le centre associatif BorisVian (CABV). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Anatole-France/

Paul-Langevin

Visite de quartier mardi 10 avril.

Rendez-vous à 18 heures devant la Maison des fêtes et des familles. Présidente : Marie-Christine Burricand ● Jean-Moulin/Henri-Wallon

Permanence mercredi 11 avril à 17 h 30 au local du conseil (43, rue des Martyrsde-la-Résistance). Président : Nacer Khamla ● Parilly

Permanence jeudi 12 avril à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, bd Marcel-Sembat). Président : Jean-Louis Piedecausa ● Gabriel-Péri

Permanence mardi 17 avril à 17 h 30, au restaurant scolaire Gabriel-Péri (1, rue ProsperAlfaric). Président : Gilles Roustan


ACTUS

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JVME 2018

En route pour les métiers de l’automobile Organisée en amont de la Journée des métiers et de l’emploi (JVME), l’opération “Pourquoi pas moi ?” a permis à une vingtaine de personnes de découvrir les métiers de l’automobile, et d’échanger avec des professionnels des concessions installées à Vénissieux. En vue, pourquoi pas, d’intégrer ce secteur qui peine à recruter. ieux connaître les métiers

M

sont pas encore des professionnels. Ils

quadrilingue, souhaite devenir assis-

dre à se présenter, mais

formations, et n’osent pas franchir le

surtout permis de rencontrer du

tion (CREPI), la Fondation Agir contre

automobile situées le long du péri-

aussi renforcer sa confiance en soi. Du 15 au 22 mars, le Club régional d’entreprises partenaires de l’inserl’exclusion (FACE) et la Ville ont orga-

nisé une semaine de sensibilisation à la diversité des métiers de l’automobile, alors que le secteur, très pré-

sent sur le territoire, peine à recruter. Une vingtaine de demandeurs d’em-

ploi, vénissians pour la plupart, ont

ne connaissent pas les métiers et les

tante commerciale. L’opération lui a

pas vers les concessions.”

monde. “Je n’ai pas de réseau, c’est ce

Le 22 mars, les demandeurs d’emploi

qui me manque le plus.”

ont visité six concessions du Pôle

“C’est bien de rencontrer les gens et de communiquer sur notre métier”,

phérique. Une manière de “rencon-

note de son côté Laurent Giraud, res-

trer les vraies gens de la vraie vie”

ponsable commercial chez Atlantic

selon Mathilde Guiot. “Ils ont eu sous

Automobiles. Qui salue “un échange

leurs yeux la panoplie de tous les

à double sens” et rappelle qu’il existe

métiers de l’automobile, du tertiaire à

aussi “nombre de garagistes et de car-

la technique en passant par la vente

rossiers indépendants à Vénissieux,

PHOTO A.S

de l’automobile, appren-

et le service après-vente”, complète

Saint-Fons ou Feyzin".

participé à l’opération.

Sandrine Colineau, présidente du

Le 29 mars, les participants ont été

ateliers: présentation des offres de

CREPI.

Pour décrocher un emploi dans la mécanique, un CAP est indispensable.

Chez Toyota, c’est le chef des ventes, Laurent Germain, qui dirige la visite.

pas vraiment d’école pour accéder à

siane de métiers et de l’emploi. Plus

Vingt ans dans l’automobile au comp-

ces métiers, hormis pour la méca-

saires pour atteindre notre objectif.

nique, où le CAP est indispensable”.

quoi sera fait l’avenir”, assure l’un

La semaine a débuté par plusieurs

formation, enquête sur les métiers ou préparation aux entretiens. “La

force des participants, c’est d’être pas-

sionnés par les métiers de l’automo-

bile. Lorsqu’ils voient une voiture, ils

teur, dont quatre chez Toyota. “On

atterrit souvent dans ces métiers par passion”, assure-t-il, décrivant toute-

À la fin de la journée, c’est le moment

on trouve très peu de femmes hormis

majorité des participants semble

savent ce qu’elle a sous le capot et sont

fois “un métier très macho, dans lequel

heures, décrit Mathilde Guiot, char-

au secrétariat, notamment à cause des

capables d’en discuter pendant des gée de mission au FACE. Mais ce ne

STATUT VIP

horaires”. Avant d’assurer “qu’il n’y a

du bilan. Premier enseignement, la vouloir se diriger vers la mécanique. “On a pu avoir les informations néces-

C’est important car on ne sait pas de d’eux. “Cette initiative m’a permis de

faire naître un projet : devenir vendeur confirmé grâce à un certificat de qua-

lification professionnelle”, indique Hervé Colliat. Qui observe que “les

concessions ont bien répondu à nos questions”. Ouassila Habibi, 45 ans et

accueillis en “VIP” à la Journée vénis-

d’une heure avant l’ouverture au public, ils ont pu rencontrer directe-

ment les recruteurs. Selon Sandrine Colineau, la moitié des candidats ont

fait “de bonnes touches”, qui doivent déboucher sur des entretiens… voire plus si affinités. g

ALAIN SEVEYRAT

PHOTO RAPHAËL BERT

Près d'un millier de visiteurs à la Journée des métiers et de l'emploi

53 entreprises et 16 organismes de formation étaient présents pour rencontrer les demandeurs d’emploi.

La Journée vénissiane des métiers et de l'emploi (JVME) s’est tenue le 29 mars à la salle Joliot-Curie. 950 personnes ont répondu présent, dont 200 environ accueillies en “VIP” avant l'ouverture de la manifestation au public (lire ci-dessus). Pour les demandeurs d'emploi, c'était l'occasion à ne pas manquer. 53 entreprises — 19 de plus que l'an dernier — et 16 organismes de formation avaient fait le déplacement. Leur mission : animer des espaces de recrutement et apporter des informations sur la formation, l’emploi ou la création d’activité. Deux conférences ont été en outre consacrées aux métiers de l’automobile et de l’industrie, souvent présentés comme des secteurs qui recrutent. “À Vénissieux, comme dans toutes les villes populaires, le chômage est trop élevé et il frappe plus durement qu'ailleurs les jeunes et les plus de cinquante ans [...] Alors il faut se battre, se battre avec nos moyens, nos compétences, a souligné le maire, Michèle Picard. Mais nous avons un atout de taille : la proximité avec les habitants et la connaissance des potentialités des quartiers populaires. Nous avons aussi su nouer des partenariats solides, fidèles et complémentaires. Cette journée en est la preuve.” La JVME était organisée en collaboration avec Pôle Emploi, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon, la Plateforme mobilité, la Cocotte et la Mission locale de Vénissieux, ainsi que le Bureau d’information jeunesse et l’Établissement d’insertion par la défense (EPIDE) de Meyzieu.


ACTUS

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DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le défi Zéro Gaspi réussit son pari Pendant six mois, une dizaine de personnes ont été sensibilisées au gaspillage alimentaire dans le cadre du défi Zéro Gaspi. Accompagnés par un spécialiste, les participants ont réussi à réduire fortement leurs quantités de déchets. n septembre dernier, la Métro-

E

défi n’en ont rejeté que 60,7 kg en

pratiques, la pratique du compostage,

défi Zéro Gaspi, une opération

mois et pondérés sur un an). Pour

le fait d’avoir pu transposer de

trentaine de familles volontaires

278 kg pour Vénissieux et 297  kg

tion à d’autres communes de la Métro-

performance” pour Émeline Baume,

de sensibilisation au gaspillage alimentaire. L’idée consistait à accom-

pagner pendant six mois une vénissianes, avant d’étendre l’opéra-

pole. Objectif: les aider à consommer

différemment, à composter et à réem-

moyenne (chiffres récoltés sur six

les déchets recyclables, la moyenne

obtenue par les participants est de 145 kg par an et par habitant, contre

d’elles.

mie circulaire et la prévention des 31 mars salle Jeanne-Labourbe, les

à Vénissieux s’élève à 239 kg par an

et par habitant, les participants au

vaille comme animatrice, j’ai mis en

place des ateliers pour sensibiliser les

conseillère métropolitaine à l’écono-

l’expérience jusqu’au bout.

que la quantité de déchets résiduels

tudes. “Dans le centre social où je tra-

enfants. Et les enfants ont sensibilisé

déchets.

Mais le verdict est sans appel. Alors

bonnes pratiques dans leurs habi-

pour la Métropole. Une “excellente

ployer les restes. Finalement, dix per-

sonnes seulement auront vécu

la visite du centre de tri… sans oublier

Lors de la soirée de restitution le personnes présentes n’ont pas caché leur satisfaction. Toutes ont apprécié

les recettes de cuisine, les échanges

d’idées et les rencontres, les ateliers

leurs parents”, s’est félicitée l’une Pour

Sandrine

Perrier,

adjointe aux déplacements urbains,

à la voirie, à la propreté et au mobilier

urbain, cette première édition est un

succès. “Comme nous le supposions, il

y a à Vénissieux des familles qui sont

intéressées, prêtes à s’investir dans la

démarche”, a-t-elle souligné. g

A.S.

PHOTO A.S.

pole et la Ville avaient lancé le

Les participants ont apprécié les recettes de cuisine, les échanges d’idées, les rencontres, les ateliers ou bien encore la pratique du compostage. À NOTER

Les participants au défi Zéro Gaspi témoigneront ce 5 avril, à l’hôtel de ville, à partir de 18 heures, lors de la soirée “Faites de la propreté”. La Semaine de la propreté se poursuit jusqu’à samedi. Parmi les nombreux rendezvous, rappelons la collecte solidaire de vêtements et de chaussures organisée en partenariat avec Emmaüs, ce vendredi 6 avril, de 9 à 16 heures, sur la place Léon-Sublet. Tout le programme sur www.venissieux.fr


Actus

EXPREssIONs / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

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EXPULSIONS LOCATIVES

Vénissieux dit “non”, encore et toujours Depuis la fin de la trêve hivernale, le 31 mars, les expulsions locatives et les coupures d’énergies peuvent recommencer. Une situation dénoncée par le Réseau d’alerte et de solidarité, et par le maire, qui a pris de nouveaux arrêtés interdisant ces pratiques sur la commune. sions ont été effectuées, tandis que

pleuve, qu’il neige ou qu’il

l’expulsion, par honte, par peur et

jours du printemps, qu’il

vente, sous la grisaille ou le soleil,

ils sont là, et disent “non aux expulsions locatives”, encore et toujours. Cette année, c’est le 20 mars en fin d’après-midi

que

plusieurs

dizaines de personnes se sont retrouvées sur l’esplanade Jean-

Cagne aux Minguettes, à l’appel de

19 ménages étaient partis avant par pression. Que deviennent ces familles ? Qui s’en soucie ?” En quinze ans, le nombre d’expulsions locatives avec concours de la force

publique a augmenté de 140 % en France.

NÉCESSAIRE SOLIDARITÉ

l’infatigable Réseau d’alerte et de

Tous les ans, le Réseau dénonce

jours

règle rien et aggrave tout”, comme

solidarité des Vénissians. Onze plus

tard,

le

31,

la

“trêve hivernale” a pris fin. Le

printemps revenu, les locataires en

difficulté peuvent de nouveau être flanqués à la rue en toute légalité.

Tous les ans, à Vénissieux, une cin-

quantaine de familles sont touchées par ces pratiques. En 2017, 98 “concours à la force publique”

ont été demandés, et 64 expulsions ont été programmées. “La qualité du travail réalisé, en amont, par la

Ville et les partenaires sociaux, a

permis de limiter les expulsions, rappelle

le

maire,

Michèle

Picard. Ce travail social est indispensable, mais dans certains cas, il ne suffit pas. L’an dernier, 26 expul-

cette “procédure inhumaine qui ne

le martèle André Mazuir, l’un de

ses porte-paroles. Dénonçant la baisse des APL et exigeant “un ser-

vice public du logement”, le collectif

PHOTO RAPHAËL BERT

T

ous les ans, aux premiers

rassemble ou obtient le soutien de

nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives :

RESF, CNL, CGT, Secours populaire, Secours catholique, LSR, comité

CGT des travailleurs privés d’em-

Le 20 mars, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l’appel du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians.

ploi et précaires, USR-CGT, Parti

la pression sur les bailleurs pour

Tous les ans, le maire de Vénissieux

munistes, Parti de gauche-France

amont. Et aussi poursuivre la sen-

les expulsions sur le territoire de

communiste français, Jeunes com-

insoumise, Lutte ouvrière… Chacune, ou presque, prend la parole, pour relancer la vigilance, redire

la nécessaire solidarité, maintenir

un traitement des dossiers en sibilisation de l’opinion publique, qui n’imagine pas à quelle vitesse on peut devenir soi-même un “mauvais payeur”…

Arrêtés du maire : la force du symbole, l’espoir d’une jurisprudence Depuis le 30 mars, les saisies mobilières, les expulsions locatives sans proposition de relogement, les coupures d’électricité et de gaz et l’interruption de la distribution d’eau sont interdites dans les résidences principales vénissianes. Ces mesures sont contenues dans quatre arrêtés signés de Michèle Picard, maire de Vénissieux. Ils ont été adressés aux services municipaux, au commissariat de police, ainsi qu’à la préfecture, pour le passage en contrôle de légalité. Une étape que ces documents ne franchiront pas, dans l’état actuel de la loi.

Sans surprise, le préfet du Rhône saisira le tribunal administratif de Lyon pour faire invalider ces décisions, arguant qu’un maire n’a pas le pouvoir de faire obstacle à l’exécution d’une décision de justice, telles que celles ordonnant une expulsion ou une coupure d’énergie. Quelques semaines plus tard, l’audience publique sera l’occasion pour Michèle Picard de défendre son action, “avec la volonté de faire évoluer la jurisprudence, pour qu’un jour ces arrêtés constituent un rempart légal contre l’injustice des expulsions”.

prend des arrêtés pour interdire la commune (lire encadré). Une démarche

illégale,

puisqu’en

France, pour l’heure, le droit de la

propriété est plus sacré que le droit d’avoir un toit. Et comme tous les

ans, le préfet attaquera ces décisions en justice, avec de fortes chances de “casser” les mesures municipales. Pourquoi persister, alors ?

“Si

je

prends

des

arrêtés interdisant les expulsions

En tant que maire, il est de ma responsabilité de protéger la population et de prévenir les risques en matière de sécurité. Michèle Picard, maire de Vénissieux

sans relogement, les saisies mobi-

de rappeler les risques encourus

d’eau, c’est pour prévenir les situa-

nière pour se chauffer, ou les actes

lières et les coupures d’énergie et tions qui peuvent dégénérer, répond Michèle Picard. En tant que maire, il est de ma responsabilité de protéger la population et de prévenir les

risques en matière de sécurité.” Et

par tous lorsque l’on utilise la gazidésespérés des personnes menacés

de devenir SDF… Rien de théorique, hélas, plutôt du vécu. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON


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ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

DÉPISTAGE BUCCO-DENTAIRE

RÉUSSITE SCOLAIRE

Des résultats préoccupants

Le festival Planet(e) est lancé

Un dépistage bucco-dentaire est organisé chaque année en grande section de maternelle et CP dans des écoles de Vénissieux. Les résultats sont édifiants : 51 % des enfants ont besoin de soins.

C’

est un fait bien connu

que la précarité aug-

PHOTO RAPHAËL BERT

mente significativement

le mauvais état dentaire des

enfants. Les résultats du dépistage réalisé l’an dernier à Vénissieux

sont à cet égard inquiétants. En lien avec l’Union française pour la

La chorale des élèves de l’école Ana-

gevin, initiation aux techniques de

l’Agence régionale de santé (ARS), il

ouvert le mardi 3 avril la 8e édition

Segpa… le programme est riche et

santé bucco-dentaire (UFSBD) et

tole-France (photo ci-dessus) a ARCHIVES RAPHAËL BERT

a concerné 300 élèves de grande

section de maternelle des écoles Jean-Moulin, Anatole-France, LouisPergaud et du Centre, et 200 autres scolarisés en CP au Centre, Anatole-

France et Jean-Moulin. 51 % des

C’est dès le plus jeune âge que se construit la santé bucco-dentaire.

besoin de soins, c’est-à-dire qu’ils

30 % se déplacent, indique Natha-

11 ans par la CPAM, qui permet à

maximum constaté a été de 13! —,

l’Atelier santé ville (ASV). Les

6, 9, 12, 15 et 18 ans de bénéficier

enfants de grande section ont présentent au moins une carie — le contre 49 % en CP.

Les résultats montrent également

des disparités selon les quartiers :

67 % des élèves de grande section de Jean-Moulin, aux Minguettes,

présentent des anomalies, contre

lie Dussurgey, coordinatrice de

absents reçoivent une fiche avec l’état dentaire de leur enfant et une liste de dentistes en cas de besoin.”

LE DISPOSITIF M’T DENTS

Centre.

Pour ces dépistages réalisés au sein même des établissements, les

parents sont conviés. “Mais seuls

21 % y ont recours, contre 30  % dans la Métropole.

dentaire. Les bonnes habitudes

les classes des actions de promo-

traités, contre 47 % à l’école du

nécessaire. À Vénissieux, seuls

laires municipales mènent dans

ratoire : 61 % des écoliers de teau à Anatole-France doivent être

chirurgien-dentiste et de soins, si

C’est pourtant dès le plus jeune âge

En parallèle, les infirmières sco-

grande section dépistés sur le Pla-

d’un rendez-vous gratuit chez le

NE FAIT PAS RECETTE

28 % à l’école du Centre. L’écart diminue un peu en cours prépa-

tous les enfants et adolescents de

tion, en sensibilisant les enfants aux méthodes de brossage.

Preuve supplémentaire que la santé bucco-dentaire n’est pas

encore une priorité : peu d’enfants participent par ailleurs au dispo-

que se construit la santé buccod’hygiène et la détection d’éventuelles caries permettent de gar-

nombreux parents, enseignants et représentants de l’Éducation natio-

nale. Ce festival se déploie durant toute une semaine autour du collège et des groupes scolaires Paul-Lan-

gevin et Anatole-France, qui ont en

commun d’être classés en Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +).

Initiée en 2011, cette manifestation

mêle des rencontres culturelles et pédagogiques et des échanges entre

élèves du primaire et du secondaire. Expositions, chant choral, travail

photographique, visite de potager au collège, défilé déguisé de l’ensemble des enfants de l’école Paul-Lan-

varié.

Planet(e) est également l’occasion de rassembler tous les élèves et le per-

sonnel du réseau. Ce rendez-vous

contribue à promouvoir la richesse des projets. Il repose sur la volonté

et les initiatives des professeurs, avec la collaboration de Mme Vin-

cent, inspectrice de l’Éducation nationale de la circonscription

Vénissieux 2, de Mme Cosentino, principale du collège, des directrices

des écoles Anatole-France et PaulLangevin, et de Samia Aknouche,

coordinatrice du réseau, qui joue un rôle essentiel dans l’organisation de ce festival. g

M.F.

der des dents saines longtemps.

CENTRES SOCIAUX DES MINGUETTES

problèmes, parfois longs et coû-

Un forum pour l’égalité

Cela évite également de nombreux teux, à l’âge adulte. g

sitif M’T dents, mis en place depuis

MICHÈLE FEUILLET

LES 7 ET 8 AVRIL

Kermesse de la mosquée Eyup Sultan C’est désormais un rendez-vous bien installé dans l’agenda vénissian. Chaque année, au début du printemps, la mosquée Eyup Sultan organise sa kermesse. Le terme de kermesse peut surprendre a priori s’agissant d’un lieu de culte, mais dans la tradition turque, la mosquée est bien plus que le bâtiment où l’on vient prier, c’est aussi un lieu de vie, d’enseignement, de restauration. Samedi 7 et dimanche 8 avril, de 11 heures à 19 heures, les enfants pourront se défouler sur l’aire de jeux et structures gonflables (encadrés par des animateurs), pendant que les parents se restaurent ou sirotent un çay (thé) à l’un des nombreux stands installés à l’ex-

du festival Planet(e), en présence de

la mosaïque par les élèves de 3e de

térieur. À moins qu’ils ne préfèrent suivre une visite guidée de ce magnifique édifice. Car cette kermesse est aussi une opération portes ouvertes. “Nous ne nous adressons pas seulement à la communauté turque, rappelle Mustafa Guvercin, vice-président de l’association qui gère les lieux, par ailleurs conseiller municipal. Tout le monde est le bienvenu, l’objectif poursuivi est de casser les préjugés et de favoriser le vivre-ensemble.” L’an dernier, quelque 5000 personnes avaient fréquenté la mosquée Eyup Sultan lors de ce week-end festif.

MOSQUÉE EYUP SULTAN, 27, RUE DES FRÈRES-AMADÉO. LES 7 ET 8 AVRIL, DE 11 HEURES À 19 HEURES.

Trois soirées et un temps fort au gymnase Elsa-Triolet ont mobilisé une centaine de personnes dans le cadre du Forum égalité, deuxième du nom, organisé par les centres sociaux des Minguettes, du 21 au 24 mars. Échanges, débats, ateliers, projections de films, pièce de théâtre ont permis de sensibiliser jeunes et moins jeunes à la lutte contre les inégalités quelles qu’elles soient : entre hommes et femmes, au travail, etc. De nombreux partenaires se sont associés aux centres sociaux des Minguettes : la Ville, le CABV, le Mouvement de la paix, le BIJ, l’association Jeunes et conscients, la Licra, l’association Oyenga Simy-Flo, l’asso Léo...

LE 9 AVRIL

“Ensemble avec Marie” Belle initiative que celle prise par la paroisse de Vénissieux et la mosquée El Forkane. Le lundi 9 avril, les fidèles chrétiens et musulmans sont invités à se réunir à l'église de l'Épiphanie, aux Minguettes, pour célébrer Marie, personnage central dans les deux religions. Cette rencontre spirituelle sera ponctuée de lectures de textes tirés du Nouveau Testament et du Coran. Suivra “un temps de partage amical” autour de boissons chaudes et de quelques douceurs.

"ENSEMBLE AVEC MARIE", LE

LUNDI

9 AVRIL, À

PARTIR DE

19 H 30, À L’ÉGLISE

DE L’ÉPIPHANIE

- 2, RUE

DU PDT ÉDOUARD-HERRIOT.


ACTUS

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

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Une formation complète

PHOTOS RAPHAËL BERT

La formation de cadets de la sécurité civile associe les sapeurs-pompiers, sous la responsabilité du lieutenant Viricel, et le collège Jules-Michelet, représenté par sa principale Mme Garnier et M. Soulisse, professeur de mathématiques. Les actions se sont déroulées au sein du collège et à la caserne de Feyzin. Les participants ont bénéficié d’un apprentissage des gestes de secours à la personne — en passant le PSC1 (certificat prévention et secours civiques de niveau 1) —, d’une initiation à la sécurité incendie, à la prévention des risques domestiques et à la connaissance des moyens de secours. Ils ont également visité le musée des sapeurs-pompiers et participé à des exercices d’évacuation incendie au collège. Pour les collégiens, devenir cadet de la sécurité civile est l’occasion de relever des défis, d’acquérir des compétences dans le cadre de la construction de leur future vie personnelle et professionnelle. Cette formation sert à intégrer les valeurs citoyennes partagées par les sapeurspompiers, notamment la tolérance, la loyauté, le vivre-ensemble et le goût de l’effort.

Y

Après un cours théorique et pratique sur les risques animaliers, les apprentis pompiers ont droit à une séquence sportive ! annis, Rayan, Hermane, Flora, Anaïs,

Yasmine, Hichima, Joheina, Abd’Allah et Haithen, ont le sens de l’engagement.

Tous élèves de 4e au collège Jules-Michelet, ils

sont cadets de la sécurité civile. Ce dispositif — créé après les attentats de 2015 par les minis-

tres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale — a pour objectif la promotion des valeurs de la République et des démarches citoyennes.

Ce mercredi après-midi, les adolescents, accompagnés de Mehdy (assistant chargé de la prévention sécurité au collège), se retrouvent

à la caserne des pompiers de Feyzin. Accueillis dans la salle de classe par le lieutenant Chris-

tian Viricel, adjoint au chef du centre, Nicolas

Chalandard, pompier maître-chien, et Andy Fiquet, pompier professionnel, ils sont sérieux

et attentifs. Au programme de cette séquence:

les risques animaliers. Dans un vivarium, deux

CITOYENNETÉ

À l’école des pompiers Tous volontaires, une dizaine d’adolescents suivent la formation des cadets de la sécurité civile au collège Michelet et à la caserne de pompiers de Feyzin.

serpents. Les collégiens vont essayer de les tou-

Après la théorie, la pratique: deux élèves

chose en tirant un dévidoir, après il lancera une

les professionnels a été déterminante.”

ner leur repas, une souris morte. Un vrai cours

va montrer ce qu’il sait faire. Nicolas lui donne

sac de sable sur les épaules, passera sous des

tiques et responsable des cadets au collège,

cher avant de regarder les pompiers leur don-

volontaires sont cachés par les pompiers. Lasco

de biologie en direct!

l’ordre de chercher. Après avoir tourné un peu,

conseils concernant l’attitude à tenir face à un

simulés. Idem avec deux autres élèves cachés

Puis, c’est au tour de Nicolas de délivrer des

chien. Surtout pour les deux ou trois élèves qui en ont peur. Les ados vont faire la connaissance de Lasco, un superbe berger belge mali-

nois avec qui ils vont participer à un atelier. La caserne de Feyzin est une brigade cynophile

avec huit chiens. “Quand on est maître-chien, on vit avec les animaux 24 heures sur 24, précise

Nicolas. Ils sont dressés par questage: ils savent

reconnaître l’odeur humaine. Contrairement aux chiens pisteurs à qui on fait sentir un objet

pour retrouver une personne ou de la drogue.”

il se dirige vers la trappe où les ados sont dis-

cette fois-ci à l’opposé dans un trou. Nouvelle

corde. Le second prendra alors le relais avec un

chicanes, sautera en hauteur…” Un programme à donner le tournis!

DES ÉLÈVES MOTIVÉS

réussite pour le chien. En quelques secondes,

Tous les élèves ont apprécié une nouvelle

son jouet. “Pour le chien, chercher c’est jouer!

jugent les filles, mais être cadet est intéres-

c’est fait! Son maître le félicite en lui donnant

Quand il trouve, il s’arrête net et aboie”, explique Nicolas.

C’est désormais Andy qui propose une

séquence sportive. “Vous allez réaliser à deux

le parcours que nous faisons régulièrement. Le

premier devra courir deux fois vingt-cinq mètres le plus rapidement possible, puis fera la même

fois cette rencontre : “C’est un peu fatigant, sant. Nous allons participer à la cérémonie

de commémoration du 8 mai à Vénissieux. Fin juin, nous serons reçus à la préfecture pour la remise des diplômes.” Certains ont

envie de se lancer dans une carrière de

sapeurs-pompiers. C’est le cas de Yannis :

“J’ai adoré cette expérience. La rencontre avec

Selon M. Soulisse, professeur de mathémales ados sont acteurs, se responsabilisent.

“Nous les sollicitons par exemple lors du cross

de l’établissement qui a lieu chaque année. Ils sont placés sur le parcours et avertissent l’enseignant en cas de problème.”

C’est la deuxième promotion de cadets à

Michelet. L’an dernier, 27 élèves de 5e étaient

accueillis dans le dispositif. La formation dure une trentaine d’heures. Il n’y a pas de sélection : en cas de problème de comporte-

ment ou d’absentéisme, les jeunes sortent du dispositif. Mais ces attitudes sont rares à l’école des pompiers. g

MICHÈLE FEUILLET


ACTUS

8

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

PRINTEMPS DES GÉNÉRATIONS

SEMAINE BIEN-ÊTRE

Une éclosion de talents

Un temps pour soi Plus d’une quarantaine de femmes ont participé à la seconde édition de la Semaine bien-être, organisée par la Maison de quartier Darnaise.

Portes ouvertes, initiations à la couture, à la poterie, soirée chorale : il y en avait pour tous les goûts et tous les âges, au centre social du Moulin-à-Vent.

accueille cette séance d'exercices

doux, elles sont une quinzaine à déguster jus de fruit, thé ou café,

liste. Avec Isis et Edona,

et à faire part de leur joie de s’oc-

elles voulaient s’initier au manie-

cuper (enfin) un peu d’elles. Loin

ment de la machine à coudre.

des exigences de la vie quotidienne

Dans le cadre du Printemps des

qui les happent.

générations, organisé récemment

La veille, d’autres femmes partici-

par le centre social Moulin-à-

paient à La Darnaise, dans le cadre

Vent, elles ont pu participer à un

de cette Semaine bien-être mise en

atelier couture. “Des liens étroits

place par la Maison de quartier, à

se sont tissés entre notre établissement et le centre, rappelle

PHOTO RAPHAËL BERT

Mme Nicolas, la CPE du collège, d’où l’importance de participer à cette manifestation.”

en binôme avec les dames de

l’atelier du lundi, elles réalisent

Une rencontre qui permet le partage et la transmission des savoirs.

une pochette qu’elles emporteront chez elles. Très attentives,

de ce cours du lundi, la conseille.

elles travaillent avec minutie.

Un peu plus loin, Marie-Odile,

Charlottes bien calées sur leur

une fidèle du lundi également,

(voir leur recette page 19). Renée,

la transmission des savoirs et le

partage. Pour l’instant, nous

organisons cette séance de découverte. S’il y a une demande de la part des ados, on pourra peut-être

renouveler l’expérience”, ajoute la CPE.

confectionne des sacs. “Transmettre est important. Moi, je suis heureuse de voir qu’en 2018, des jeunes filles de 13-14 ans ont envie de découvrir la couture.”

LES COOKIES

Christiane et Samira donnaient

de précieux conseils aux apprentis cuisiniers. Plus de 200 gâteaux

Axelle, élèves de 4 au collège, ont

coudre. J’ai toujours aimé dessiner

participé à un atelier cuisine,

mère de famille, Lelia, habituée

toire-géographie, Mme Tissouras.

briefés par leur enseignante d’his-

d’écouter

les

précieux

conseils d’une kiné sur les techniques de massage, elles ont appris

à préparer un baume à base d’huiles essentielles : de coco pour

soulager les articulations, de

menthe poivrée contre les maux de tête, de Gaulthérie contre les

courbatures, déchirures musculaires, arthrose…

Cette deuxième édition de la Semaine bien-être est une vraie réussite. “Nous avions 100 places, les inscriptions ont été très rapides,

indique Lola Bringuier, la responsable de la Maison de quartier Darnaise. Certaines femmes ont même

participé à plusieurs ateliers. Au niveau de l'organisation, tout le monde a mis la main à la pâte. C’est

cela aussi qui fait la réussite de cette manifestation. Des participantes ne connaissaient pas notre structure,

d’autres n’avaient jamais mis les pieds au CABV.”

Une Semaine bien-être pendant laquelle la solidarité n’a pas été oubliée. Les bénéfices des ateliers

du mercredi délocalisés au CABV ont en effet été remis à l’associa-

tion Viffil, qui lutte contre les violences faites aux femmes. g

Pendant toute la semaine, elles ont

Paris le 21 juin.

duré dix jours, d’autres manifespêle-mêle les portes ouvertes de l’atelier poterie, les jeux autour

de l’écrit, la mini-séance de yoga pour les tout-petits, la soirée chorale, ou encore un ciné-débat

sur le thème de la parole en chantier.

g

PHOTO RAPHAËL BERT

MICHÈLE FEUILLET

La confection puis la vente de biscuits permettra de financer un voyage des élèves à Paris.

M.F.

tie le voyage de 36 élèves de 4e à

tations ont été organisées. Citons

mère va me donner sa machine à

Avant

tion de masques naturels.

Les bénéfices financeront en par-

Emma, Molly, Jeanne, Debora et e

un atelier “modelage articulaire”.

tier à l’aromathérapie, au soin des

ont ainsi été réalisés puis vendus.

Au cours de ce printemps qui a

Quelques jours plus tard, Khalil,

des vêtements.” À ses côtés, une

tête, ils ont concocté des cookies

DES APPRENTIS CUISINIERS

Sofia est heureuse d’être là : “J’ai

déjà cousu à la main. Ma grand-

cheveux, ou encore à la prépara-

dues, dans les locaux du CABV qui

Balzac, rêve de devenir sty-

“L’objectif de cette rencontre est

a découvert le tai-chi, le qi-gong, la

gym Pilates.” Fatiguées mais déten-

ofia, élève de 6e au collège

Derrière leur machine à coudre,

également eu la possibilité de s’ini-

dure toute l’année ! Aujourd’hui, on

PHOTO RAPHAËL BERT

S

“Nous aimerions que cette semaine

Le cours de qi-gong, un moment de détente bien apprécié.


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

9

SOCIAL

Les raisons de la colère Cheminots, fonctionnaires, avocats, salariés du privé : qu’ils habitent ou qu’ils travaillent à Vénissieux, ils sont en colère et bien décidés à le dire haut et fort ce printemps. Expressions leur donne la parole, pour qu’ils expliquent les causes de leur mobilisation. DOSSIER RÉALISÉ PAR : FRANÇOIS TOULAT-BRISSON PHOTOS : RAPHAËL BERT

E

n plein anniversaire de mai 1968, la météo

sociale annonce un printemps plutôt chaud.

Le 22 mars dernier, plus de 150 manifesta-

étudiants… Pourquoi ? Plusieurs réformes, engagées

en même temps par le gouvernement, sont contestées par les principaux intéressés, qui réclament

tions dans toute la France ont rassemblé des cen-

aussi une hausse de leur pouvoir d’achat. Dans la

journées de mobilisation sont prévues dans les

ment, mais aussi dans le privé. Le gouvernement va-

taines de milliers de personnes. Plusieurs autres

fonction publique et le secteur ferroviaire notam-

semaines à venir, dans de nombreux secteurs pro-

t-il réaliser l’exploit de constituer un front commun

ont appelé à faire grève deux jours sur cinq jusqu’à

retraités, infirmières et électriciens ?

fessionnels, tandis que quatre syndicats de la SNCF

fin juin. Cheminots, fonctionnaires, avocats, ensei-

réunissant magistrats et éboueurs, étudiants et Expressions est allé à la rencontre de quelques-uns

gnants, personnels des hôpitaux et des Ehpad,

de ces frondeurs : habitant ou travaillant à Vénis-

l’industrie ou de la collecte des déchets, lycéens et

revendications. g

pilotes, salariés des aéroports, retraités, salariés de

sieux, ils exposent les causes de leur colère et leurs

>>>


10 >>>

DOSSIER

Mercredi 4 avril 2018 - n° 644 / EXPRESSIONS

Samuel Delor Professeur de lettres et d’histoire-géo au lycée Marc-Seguin Secrétaire départemental de la CGT - Éduc’Action “Nous sommes en colère à cause de nos conditions de travail qui se dégradent, mais aussi à cause de la refonte de la formation professionnelle. On s’oriente vers un “tout apprentissage” ouvert massivement au privé. Les branches patronales définiraient le contour de l’offre de formation professionnelle et les entreprises financeraient des filières en CFA. À l’arrivée,

des diplômes “maison” sans valeur nationale. C’est une grave erreur de

croire que ça améliorera “l’employabilité” des apprentis. Ils seraient enfer-

més dans un carcan local ou de marque. De plus, 20 % des contrats d’ap-

prentissage sont rompus avant leur terme. Si la formation n’est pas intégrée au cadre scolaire, l’élève ne retournera pas à l’école mais ira direct à Pôle

emploi. Nous contestons aussi la réforme du bac, qui remplace le caractère

national du diplôme par des spécificités de plus en plus locales. Un “bac Vénissieux” aura-t-il autant de valeur qu’un autre ?” g

Marie-Cécile Villa-Nys Avocate à Vénissieux “Le 21 mars, un mois après un ras-

tences à la justice pour les confier

la réforme de la carte judiciaire,

exemple, que ce soit la CAF et non

semblement devant le TGI contre nous nous sommes retrouvés à

plus de 300 avocats du barreau de

Lyon à l’ancien palais de justice, pour protester contre le projet de loi de programmation pour la jus-

tice. Sous prétexte de désengorger les tribunaux, le gouvernement

présente une réforme à l’approche essentiellement comptable et gestionnaire. Alors qu’il faudrait don-

ner plus de moyens, notamment humains, avec plus de magistrats, plus de greffiers, la solution choi-

sie consiste à enlever des compé-

au privé. La réforme propose, par

plus un juge qui fixe la pension alimentaire en cas de séparation. L’arbitrage entre intérêts particuliers opposés ne devrait pas rele-

ver d’un organisme de droit privé. C’est une brèche ouverte dans les

missions régaliennes de l’État. La réforme vise également à faciliter le recours aux interceptions des

communications électroniques et à modifier le régime de la garde à

La privatisation de la SNCF n’est pas inéluctable, ce n’est même pas une obligation de l’Union européenne comme on l’entend dire. Non, c’est un choix politique, auquel on peut s’opposer. Laurent Aubeleau, cheminot

Laurent Aubeleau

vue, ce qui risque de porter

Chef de service en gare de Perrache Porte-parole des cheminots CGT du secteur de Lyon

duelles.” g

“Notre première source d’inquié-

atteinte

aux

libertés

indivi-

Maud Miller Secrétaire générale du syndicat CGT lyonnais de l’énergie (EDF, GDF, Engie, Ennedis, GRDF, GRT Gaz, ENRS Solaire, G2S) “Le secteur de l’énergie a été libéralisé et vendu à la découpe il y a

quinze ans, avec les mêmes arguments utilisés aujourd’hui pour privatiser et démembrer la SNCF : sortir du “carcan du service public”

et permettre à la concurrence de faire baisser les tarifs et d’augmenter la qualité de service… On voit ce qu’il en est ! En juin, vont arriver

des directives européennes imposant la régionalisation du transport

et de la distribution de l’énergie, sur le modèle des Landers allemands. Cela entraînera une inégalité d’accès à l’électricité et au gaz, moins

de qualité et de sécurité d’approvisionnement, des différences de

coût selon les régions. C’est l’inverse du modèle choisi en 1945, qui

entendait répondre aux besoins des populations dans tout le pays, de manière égalitaire et solidaire. La directive à venir donne la priorité

au profit, aux clients rentables, alors que la précarité énergétique

explose déjà ces dernières années ! La directive aura un impact terrible sur la sécurité, la santé et la dignité.” g

place, tranquillement mais sûrement, dès avant le bac puis au cours des

viaire. Quand on voit ce que sont

études. Au lieu de mettre des moyens

devenus La Poste, France Télécom,

pour la réussite de tous, les universi-

Air France ou EDF-GDF, dont on a

tés vont choisir leurs étudiants en

séparé la production, les réseaux

fonction de leur lycée d’origine, de

et la commercialisation, le doute

leur capacité à rédiger une lettre de

n’est pas permis : on prépare la

motivation en respectant les “prére-

privatisation. En Grande-Bre-

quis”… Ensuite, nouvelle sélection au

tagne, dont on copie les recettes

niveau du master. Aux uns les facs

ultra-libérales, le chemin de fer est

d’élite, aux autres des facs poubelles

devenu moins sûr et beaucoup

où l’on ira sans motivation. La tension

plus cher, notamment les trains que prennent les travailleurs. Le

voyageurs. Il s’agit de casser un

pour le pays, mais il nécessite des

dité des actionnaires. À ce jeu-là,

investissements lourds que seul l’État peut assumer. Or, les rap-

ports officiels et les mesures

annoncées ne contiennent aucune ambition sur le transport ferro-

viaire de demain, aucun objectif

clair, ni pour le fret ni pour les

“Je suis en colère parce que la sélec-

l’enseignement supérieur se met en

SNCF comme service public ferro-

mode ferroviaire est stratégique

Étudiante à l’IEP Lyon Membre du Comité de mobilisation de Lyon contre les réformes sur l’Éducation tion sociale et institutionnelle dans

tude, c’est l’existence même de la

du quotidien, du soir et du matin,

Sonam Père

bien commun, de le livrer à l’avi-

il y aura surtout des perdants ! La privatisation n’est pas inéluctable,

ce n’est même pas une obligation de l’Union européenne comme on l’entend dire. Non, c’est un choix politique, auquel on peut s’opposer.” g

monte dans les universités. En orga-

nisant des assemblées générales, notre collectif a pour but de faire com-

prendre les implications concrètes de cette sélection, de la fin du baccalau-

réat national, des suppressions de

places en licence, et plus globalement d’alerter sur les conséquences des

réformes actuelles dans l’Éducation nationale. Nous appelons à une convergence des luttes.” g


DOSSIER

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

11

Sylvia Bachelet Aide-soignante et animatrice à l’Ehpad La Solidage à Vénissieux “Nos revendications portent surtout sur le manque de personnel. Nous sommes sept aides-soignantes et auxiliaires de vie pour 72 lits. L’unité Cantou, qui accueille les patients désorientés, plus difficiles à prendre en charge, compte deux aides-soignantes pour dix lits. Les résidents arrivent en Ehpad de plus en plus âgés et de moins en moins autonomes. Ils sont souvent atteints de handicap de plus en plus lourds. La moyenne d’âge chez nous est de 90 ans. Nous ne sommes pas assez nombreuses pour leur offrir une fin de vie la plus sereine possible. Autre source de mécontentement : le salaire. Je perçois 1 500 euros au bout de 20 ans d’ancienneté. Notre métier est difficile et il n’est pas reconnu. C’est inadmissible de ne pas prendre en compte la souffrance au quotidien que subissent les professionnels, et par conséquent les personnes âgées et leurs familles.” g

Patrick Mondon

Arlette Cavillon

Technicien de maintenance locomotives au dépôt de Vénissieux Secrétaire régional SUD-Rail “Il paraît que les cheminots sont

tiennent pas le coup longtemps.

cienneté, dont 30 en horaires

et vous aussi. Un exemple : les

des privilégiés. J’ai 36 ans d’andécalés, un travail pénible, sur

du matériel lourd, et je touche

Chrystèle Alcaraz Agent administratif Secrétaire générale du syndicat CGT de la Ville de Vénissieux

“Depuis plusieurs mois, le gouvernement se livre à une attaque d’une grande violence contre les agents de la fonction publique : gel du point

d’indice, ré-instauration d’un jour de carence, recours accru au non-

titulariat et à la précarité, extension du salaire au mérite à la discrétion de la hiérarchie, diminution des instances de représentation du personnel… À Vénissieux même, ces mesures entraînent par exemple le

non-remplacement des départs à la retraite dans certains services, avec des réorganisations qui pèsent fortement sur des agents à flux tendu.

Nous demandons un plan de titularisation des contractuels, des mesures

1 950 euros net en fin de mois. C’est ça être privilégié ? OK, je

ne peux pas être victime d’un licenciement économique, et je

suis fier de faire un métier utile.

Mais je dois accepter des conditions de travail difficiles. Aux

ateliers de Vénissieux, on est en

sous-effectif, il manque 20 personnes. On veut recruter mais quand on dit aux gens quels seront leurs horaires et leur

salaire, ils fuient ! On a donc en permanence un volant d’une

dizaine d’intérimaires, qui ne

Notre statut nous protège ? Oui,

Retraitée de l’Éducation nationale

intérimaires, justement, n’ont

pas ce statut. S’ils refusent un boulot

confié

par

le

chef

d’équipe, c’est la porte. À Vénis-

sieux, ils sont donc envoyés travailler sur les organes de roulement des TER, des pièces

vitales pour la sécurité, sans

avoir été formés… Si la réforme

de la SNCF passe, on pourra externaliser la maintenance. Les sous-traitants les moins chers remporteront les appels d’offres lancés par la Région. Je

“Depuis janvier, grâce à la hausse

de “privilèges”, mais il y aura

60 euros de moins par mois sur ma

vous le prédis : il n’y aura plus des catastrophes.” g

pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme

de la CSG décidée par Macron, j’ai pension. Je n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais je déteste qu’on me fasse passer pour une nantie.

le préconise le gouvernement.” g

Oui, j’ai une bonne retraite, mais après avoir travaillé toute ma vie,

je ne l’ai pas volée ! J’ai un toit sur la tête (avec un loyer que je paye

plein pot…) et de quoi vivre, mais

Salah Ferkoune

je ne peux pas me payer un appa-

Ouvrier dans l’industrie chimique, délégué syndical Membre de l’Union locale FO de Vénissieux. “Nous défendons notre convention collective, atta-

conditions de travail et des rémunérations... Et

vail créées par Macron quand il était ministre de

tection des salariés. Dans le secteur de la chimie,

quée par les nouvelles dispositions du code du tra-

l’Économie, puis portée par El Khomri. Ces

mesures donnent désormais la primauté aux

accords d’entreprise sur les accords de branche.

Dans les boîtes où le rapport de force est défavorable aux salariés, il y aura une dégradation des

avec la suppression des CHSCT, une moindre proc’est dramatique ! Il faut une riposte d’ensemble,

forte et sur la durée, en mettant en avant ce qui nous rassemble, public comme privé : la défense

de nos statuts et de nos conventions collectives, l’emploi, les salaires.” g

reil auditif, par exemple. Et puis

j’aide un peu ma fille et ma petitefille, j’ai même dû vendre mon appartement, à un moment de plus

grandes difficultés. Je me demande si cette solidarité entre générations sera encore possible dans l’avenir.

Le gouvernement veut faire passer les classes moyennes pour des privilégiées, pour protéger les riches.

Il y a de l’argent en France, mais il n’est pas pris là où il est.” g


12

CULTURE

Mercredi 4 avril 2018 - n° 644 / EXPRESSIONS

BIENNALE DE LA DANSE

LYCÉE MARC-SEGUIN

Sous le charme des chars

La grande illusion

Pendant deux semaines, les élèves de seconde MEI (Maintenance équipements industriels) du lycée Marc-Seguin ont travaillé à la confection de deux chars qui serviront au défilé vénissian de la prochaine Biennale de la danse.

Les élèves de seconde Bac pro système numérique ont suivi un atelier avec la compagnie Haut et Court du TNG (Théâtre Nouvelle Génération). ans toute situation, on

D

passent aussi derrière la caméra. On

conseilleur. Ici, il exhorte :

la boîte et, grâce à une paroi vitrée

Puis : “Voilà, c’est ça ! Mais tu as

les élèves filmés sur fond vert se

trouve toujours un bon

“Tu donnes de la vitesse à ton sabre

mais, pour l’impact, tu n’y vas pas

fort ! C’est comme ça qu’il faut faire ! déchiré le fond vert !

Ces propos surréalistes ont été

tenus ce 19 mars au lycée MarcSeguin, où une classe de 2 Bac pro de

système numérique suit un atelier de théâtre virtuel avec la compagnie Haut et Court, anciennement en résidence au Théâtre de Vénis-

sieux, associée au TNG (Théâtre Nouvelle Génération, Lyon 9e). Sous

l’œil des enseignants (Khalid El Mimouni, pour le système numérique, Samuel Delor, pour le fran-

çais, et Fanny Manaudou, prof PHOTO RAPHAËL BERT

T

pilotent le prochain défilé

lueront les acrobates pendant la

des chars, en lien avec le thème

les deux compagnies qui

de la Biennale de la danse, cherchaient un endroit où pouvoir

les deux chars sur lesquels évomanifestation. C’est finalement

au lycée Marc-Seguin que la solution a été trouvée. Avec

l’idée de faire le lien avec la

Ballet aérien à Corbas La compagnie Virevolt présente également, le 6 avril à 20 h 30 au Polaris de Corbas, Départ Flip. Mis en scène par Aurélie La Sala et interprété par 5 jeunes circassiens, ce ballet aérien pour 12 trapèzes et 5 trapézistes traduit une recherche collective autour du vide et de sa maîtrise. Puis, du 15 au 17 juin, Départ Flip sera joué aux Subsistances en extérieurs.

LE POLARIS : 5, AVENUE - 04 72 51 45 55.

DE CORBETTA, CORBAS

classe de seconde MEI (Maintenance équipements industriels), par une activité concrète qui ne

pourrait que valoriser les compétences des élèves. Soutenus

par leurs enseignants M. Ley (lettres, histoire), M. Chandioux

(maintenance) et Fanny Manaudou (documentaliste), les lycéens

se sont retrouvés par groupes de

six à percer, assembler, découper des silhouettes ou travailler

le plan des structures par DAO, dessin assisté par ordinateur.

Tandis qu’Olivier Filipucci, régisseur de la compagnie Virevolt,

aide les élèves d’un point de vue

technique, Sabine Algan, qui

montre les idées de décoration de la Biennale. Telle cette roue ornée du moulage des visages des jeunes.

retrouvent

à

l’intérieur

des

maquettes qu’ils ont réalisées. C’est par cette même technique, abusivement appelée hologramme, que

Jean-Luc Mélenchon a tenu deux meetings à Lyon et Aubervilliers en même temps, lors de la dernière

campagne présidentielle. Tech-

nique que les Vénissians qui ont vu les spectacles de Joris Mathieu et de

sa compagnie Haut et Court au Théâtre de Vénissieux connaissent bien également.

Du côté élèves, Vanina note “une

customisé leurs blouses blanches,

Responsable des publics lycéens au

s’occupe de la scénographie, leur

tique qui remonte au Moyen-Âge,

fried Marque montrent aux élèves théâtre optique.

fabriquer, décorer et entreposer

ghost.” Grâce à cette illusion d’op-

chouette écoute”. Ils se sont telle-

comment fonctionne une boîte de

raction Avant et Virevolt,

inclinée, on obtient un effet Pepper’s

documentaliste), la comédienne Maud Peyrache et le vidéaste Sieg-

Soutenus par leurs enseignants, les lycéens se sont retrouvés par groupes de six à percer, assembler, découper des silhouettes ou travailler le plan des structures par DAO (dessin assisté par ordinateur).

intègre ensuite les maquettes dans

TNG, Vanina Chaize explique que

ce projet sur les boîtes optiques, soutenu par la Région, repose sur

un volume de 25 heures. “Ils écri-

vent un scénario, fabriquent des maquettes — qui seront ensuite exposées au TNG — et tournent leur

histoire sur fond vert, sans le son. Siegfried filme, aidé par les élèves qui

ment pris au jeu que certains ont

d’autres sont venus avec des acces-

soires, comme ces épées avec lesquelles ils se battent devant le drap

vert. Dans leur scénario, après le combat des deux frères, le père va

soudain apparaître. Il est aussi

question d’une main géante qui va soulever dans les airs le héros, bap-

tisé Dark Knight. De quoi voir d’un autre œil tous les blockbusters ! g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

“Les chars, explique-t-elle, seront

poussés par quatre ou cinq cos-

tauds. Nous sensibilisons les élèves à ce que sera le défilé, qui

leur semble pour l’instant lointain.” Elle montre aussi des panneaux sur lesquels sont inscrits

des slogans, comme “La paix commence par un sourire”.

Sabine et Olivier espèrent voir les

jeunes s’engager un peu plus

dans la Biennale en participant

au défilé. Ils rappellent qu’un stage cirque se tiendra du 16 au 20 avril, de 14 à 16 h 30, au gym-

nase Ostermeyer. Une bonne condition physique est exigée. g

RENSEIGNEMENTS : 04 72 90 11 84 - 06 21 79 03 14.

Grâce à une illusion d’optique qui remonte au Moyen-Âge, les élèves filmés sur fond vert se retrouvent à l’intérieur des maquettes qu’ils ont réalisées.


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

MAGNIFIQUE PRINTEMPS À L’ESPACE PANDORA

POÉSIE SAUVAGE

À l’heure de l’ardeur

Sois toi-même

Pour son unique soirée vénissiane

aux éditions du Mont-Popey des

Poésie toujours avec la parution Chants de la terre et du vent de

le 21 mars à l’Espace Pandora,

Claude Gobet. Lequel, élevé dans

dont l’équipe pilote sur la Métro-

le quartier Pyramide, travaille

pole cette manifestation poétique,

le Magnifique printemps a rendu

aujourd’hui à l’hôtel de ville de

comme thème national du Prin-

let en même temps que Thierry

Vénissieux. Élève au collège Miche-

hommage à l’ardeur. Retenue

Renard, futur auteur, éditeur et

temps des poètes — devenu

fondateur de l’Espace Pandora,

Magnifique printemps à Lyon —,

Claude est poussé vers l’écriture

l’ardeur a été déclinée en abécé-

daire dans L’Ardeur, ABC poétique

par ce dernier. Il écrit chansons et

établie par Bruno Doucey (qui

mier recueil, Chorale, aux éditions

poésies et publie en 2009 un pre-

du vivre ensemble, une anthologie

l’édite) et Thierry Renard. “La poé-

sie, assurait Bruno Doucey, est

Plusieurs lectures ont ponctué la soirée vénissiane du Magnifique printemps.

avant !” Occasion de plusieurs lec-

gnait au saxo et au mélodica les

comme le whisky. Il faut la goûter tures par les auteurs présents

poètes.

sifie avec l’entretien qu’il donne,

en fin d’ouvrage, à Thierry Renard.

L’opportunité était trop belle de

Bruno Doucey y parle de son par-

et Thierry Renard), à commencer

de poésies de Bruno Doucey publié

dirige les éditions Seghers, avec les

Porcu, disparu l’an dernier. Le fils

d’édition de l’Espace Pandora. La

(Bruno Doucey, Michel Menaché,

Aurélia Lassaque, Laura Tirandaz

par un hommage rendu à Marc de ce dernier, Dimitri, accompa-

13

présenter L’Emporte-voix, recueil

cours et de son combat, alors qu’il

par La Passe du vent, la maison

grands groupes qui ont avalé à

qualité d’écriture du poète s’inten-

Instructif ! g

tour de rôle ce paradis de la poésie.

Bérénice.

C’est donc Albert Guignard, qui lui aussi fit un passage à Vénissieux

vie… Ceux-là finalement traversent le recueil, comme dans cette parole

au fils où le poète, déplaçant le tiret

avant de s’installer dans les Monts

entre les mots, écrit “Sois-toi même

de réunir ces poèmes dont certains

sans doute arrivé, à être lui-même,

du Lyonnais, qui propose à Claude prennent la forme de haïkus japo-

nais. Écrite à Istanbul et Parga, entre Turquie et Grèce, la dernière partie change de forme : récits

d’amour et d’amitié, conseils de

dans la joie ou la peine”. Lui y est qui ose espérer : “Je voudrais vivre assez pour atteindre l’aurore.” g

CLAUDE GOBET : CHANTS DE LA TERRE ET DU VENT, ÉDITIONS DU MONT-POPEY, 10 EUROS. WWW.EDITIONSDUMONTPOPEY.NET


CULTURE

14

Mercredi 4 avril 2018 - n° 644 / EXPRESSIONS

MAZALDA À BIZARRE !

Le raï, la tête dans les étoiles Avant le concert du 6 avril à Bizarre !, Sofiane Saidi & Mazalda ont été pendant trois jours en résidence sur la scène vénissiane pour peaufiner la sortie d’un nouvel album, El Ndjoum. Rencontre.

depuis quinze ans, cela ne fait que deux ans qu’il accom-

pagne le chanteur Sofiane Saidi. Une association originale et enthou-

siasmante que l’on a pu apprécier aux Fêtes escales en 2016. Cette ren-

contre avec le raï, c’est auprès de

Cheb Lakhdar et Mohamed Ben Amar que Mazalda l’a faite, dès

2014. L’année suivante, Cheb quitte

l’aventure et Sofiane Saidi rejoint le groupe.

Après le projet Super Orion, Sofiane

Saidi & Mazalda viendront donc

présenter à Bizarre !, ce 6 avril, leur

nouvel album, El Ndjoum, ce qui

Saidi remarque que “le raï est un

“Bizarre ! nous soutient depuis un

un tempérament que l’on peut mettre

signifie “les étoiles”.

petit moment déjà, affirme Julien Lesuisse, saxophoniste et chanteur. Nous avons déjà répété au Cadran, l’ancienne MJC. Pour travailler le live

et les nouveaux morceaux, le plan

de scène et la création lumières, nous

avons été accueillis en résidence sur trois villes, Paris, Grenoble et Vénis-

sieux. Ici, à Bizarre !, nous affinons

la musique et essayons de trouver des solutions scéniques à ce qui fonctionne sur le disque.”

À propos du style musical, Sofiane

état d’esprit, une attitude musicale,

en chansons. Avant, j’étais sur un projet personnel plus électro et

fusion, qui ne sonnait pas vraiment

raï. Je sentais que j’avais besoin

PHOTO RAPHAËL BERT

S

i le groupe Mazalda existe

d’évoluer et c’est Mazalda qui m’a amené sur le terrain du raï”.

Au tuba, Adrien Spirli reconnaît :

“Nous avons essayé d’apprendre les

“Nous sommes des boulimiques de musique !”

tout en amenant des goûts de main-

et tant pis si parfois on ne comprend

sommes

comptent !” g

musiques traditionnelles orientales tenant.” Et Julien ajoute : “Nous des

boulimiques

de

musique ! On aime prendre partout

rien, c’est l’émotion et l’énergie qui

J.-C.L.

LE 6 AVRIL À 20 H 30, À BIZARRE !, MAZALDA + GUESS WHAT. TARIFS : DE 6 À 10 EUROS. RÉSERVATIONS : 04 72 50 73 19 BIZARRE-VENISSIEUX.FR

LES PLANS B DE BIZARRE !

STREET ART

Hourrah pour Supa Dupa !

Une fresque des EPJ au Puisoz

Avec ses trois ans d’existence, Supa Dupa est, selon ses membres, “vrai-

ment lancé cette année”. Avec neuf

Pendant les vacances scolaires de février, une quarantaine de

musiciens (section cuivres, claviers,

jeunes des EPJ du Moulin-à-Vent et de Parilly, âgés de 11 à 14 ans,

basse, guitare, batterie), une chan-

ont réalisé une fresque sur la palissade du chantier du Puisoz, rue

teuse et un rappeur, le groupe lyon-

Marcel-Sembat. Avec l’aide du graffeur vénissian Nordine Berkani,

nais a été contacté par Bizarre! qui

ils ont réalisé à la bombe (“C’est magique !”, se sont-ils exclamés)

lançait son Plan B. “On a été pris pour

une série de personnages de dessins animés (Bugs Bunny, Daffy

faire partie des six groupes retenus,

Duck, Donald, Dingo et Marvin le Martien), séparés par les chiffres

expliquent Macy Lu, la chanteuse, et

du code postal de Vénissieux. “Je leur ai proposé un large éventail

Nutone, le batteur. Nous répétons ici, ferons notre concert de sortie d’album le 13 avril.”

Cet album va se décliner en 2 EP: les cinq titres du premier, Rise, sont offi-

ciellement en écoute depuis le

29 mars. Le second, Fall, sortira fin

de héros de dessins animés et ils ont choisi, explique Nordine. Eux partaient plus au départ sur des délires tirés de l’univers Marvel, genre Hulk, mais c’était un peu trop violent.”

PHOTO RAPHAËL BERT

avons accès à une résidence et nous y

Financé par l’aménageur Lionheart, filiale de L’Immobilière Leroy Merlin, accompagné par D2P et en partenariat avec les services

économie et jeunesse de la Ville, le projet va rester en place au

moins jusqu’à fin 2019. “Une occasion, précisait Fabien Hacquard

Neuf musiciens, une chanteuse et un rappeur composent le groupe.

juin.

sion que le premier de Rise. Avec une

“Les arrangements, on les fait tous

entre un mec et une fille qui est racon-

La question est pour eux de savoir

ingé son et des maquettes les plus pré-

“C’est toute une histoire amoureuse tée à travers ces deux EP. Chaque titre

est une étape de leur relation. Ainsi, le dernier titre de Rise est sur la folie amoureuse. Fall montrera comment

on se casse la gueule dans cette même relation.”

Alors, pessimiste, Supa Dupa? “Plutôt

réaliste, répondent Macy Lu et

Nutone. Si les gens prennent la peine

de comprendre les paroles, le dernier titre de Fall arrive à la même conclu-

erreur que l’on a tendance à répéter.”

comment réussir à se placer: “Il existe

tellement de musiques qui sortent tous les jours, bonnes et mauvaises. Si l’on veut tirer son épingle du jeu, il faut

avoir un message. On aimerait être

nés à la belle époque des studios où les groupes pouvaient se permettre d’y

rester six mois.”

Les paroles de Rise et de Fall ont été

écrites par NotaBene, rappeur du

groupe, les musiques par Nutone.

ensemble. Nous travaillons avec des

cises possible. Pour le style musical,

nous pouvons parler de hip soul. Nous sommes très influencés par la soul et le hip-hop old school!”

Sur la scène mise à disposition par

Bizarre!, le groupe veut aller plus loin

pour mieux préparer le live. Ce dont on se rendra compte le 13 avril! g

J.-C.L. CONCERT SUPA DUPA À BIZARRE ! LE EN PREMIÈRE PARTIE D’ILLA J.

13

AVRIL À

20 H 30,

(D2P) de faire participer les enfants riverains du chantier.”

Dans un deuxième temps, au printemps, les jeunes un peu plus grands des EPJ — les 15-17 ans — seront invités à découvrir le chantier et les différents corps de métier qui y travaillent. g


CULTURE

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

COUR DES ARTS

À VENIR Théâtre de Vénissieux Le 6 avril à 20 heures, la compagnie Hervé Koubi rend hommage aux premiers matins du monde, sous-titre de son spectacle chorégraphique, avec Les Nuits barbares. Douze danseurs algériens et burkinabés, “entre parade guerrière hypnotique et ballet contemporain mâtiné de hip-hop”. Dès 12 ans. Tarifs : de 8 à 19 euros. Réservations : 04 72 90 86 68 resa@lamachinerie-venissieux.fr

Ateliers d’écriture Animés par Laura Tirandaz, en résidence à Vénissieux auprès de l’Espace Pandora, ils se tiendront à la médiathèque Lucie-Aubrac les 6, 13, 27 avril et le 4 mai, de 17 à 19 heures. Ouvert à tous, à partir de 15 ans. Inscriptions sur place auprès de l’espace adulte-jeune.

Médiathèque Lucie-Aubrac Toujours à la médiathèque, les secrets d’écran (à partir de 6 ans) vous apprendront comment sont fabri-

15

De l’intimité à la rencontre avec le public

qués films et dessins animés. Le 7 avril à 15 heures, avec Alice Blanc, diplômée de Lyon 2. Sur ce même thème, des visites guidées de la jolie exposition “L’animation en forme(s)” auront lieu avec l’association Praximage les 11, 14, 18 et 21 avril à 15 heures. À partir de 6 ans.

Initiée par l’association des anciens élèves de l’école Pasteur (AAEEP), la Cour des Arts en est à

sa 19e édition. Ce 25 mars, à la salle Irène-Joliot-

Curie, la Vénissiane Corinne Cavet était l’invitée

Bibliothèques de quartier

d’honneur de la manifestation (elle y a déjà

L’association Jetez l’encre vous invite à l’art des pliages en 3D et des livres pop-up le 11 avril à 14 h 30 à la bibliothèque Anatole-France et le 25 avril à 14 h 30 à celle de La Pyramide. À partir de 4 ans. Anatole-France : 04 72 89 40 46. Pyramide : 04 72 51 49 54.

obtenu deux prix du public) tandis qu’un autre focus était placé sur le thème “La femme du Moyen-Âge à aujourd’hui”, développé par les adhérents du centre social du Moulin-à-Vent.

“La création, soulignait Corinne Cavet lors du

vernissage, naît dans l’intimité mais vit de sa rencontre avec le public.”

Ancienne élève des ateliers municipaux Henri-

École de musique Jean-Wiener

Matisse, l’artiste du Moulin-à-Vent a inventé

Le 6 avril à 19 heures, à la salle ÉrikSatie, aura lieu le concert des lauréats du premier cycle. Puis, les 9 et 10 avril, l’école de musique propose un stage de découverte de l’orchestre avec Marie Chevaleyre et Florent Vernay. Renseignements : 04 37 25 02 77.

toute une mythologie dont elle décline les diffé-

rents personnages en peintures et bas-reliefs.

Michèle Picard, “l’occasion de découvrir de nou-

cette saga symbolique. À côté, tableaux, pein-

regard, la sensibilité, la qualité, la diversité et la

Elle présentait également des paysages issus de tures sur soie, porcelaines décorées, sculptures

et autres œuvres d’art montraient combien cette manifestation était, pour reprendre les mots de

veaux talents”. Le maire célébrait “l’éveil du richesse des œuvres. L’ambition culturelle est un projet de société que nous maintenons, malgré les difficultés budgétaires”. g

Cinéma Gérard Philipe Classé Art et Essai

Chouf PHOTO PYRAMIDE DISTRIBUTION

JEAN-PIERRE AMÉRIS

En partenariat avec la section locale du PCF, la projection du film de Karim Dridi, le 4 avril à 18 h 30, sera suivie d’un débat sur le trafic de drogues à Marseille, dans les cités en général et à Vénissieux en particulier. Avec la participation de Myriam Guillaume, journaliste à La Marseillaise, d’un médecin addictologue de Vénissieux, d’un représentant de l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (sous réserves) et du maire Michèle Picard.

Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia Considéré à juste titre comme l’un des chefs-d’œuvre de Sam Peckinpah, le film est présenté dans le cadre de Ciné Collection le 5 avril à 18 heures.

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Séances à l’attention des sourds et malentendants Gaston Lagaffe (5 avril à 18 h 30) ; Blue (12 avril à 18 h 30).

La passion exclusive du cinéma

De passage au cinéma Gérard-Phi-

lipe ce 23 mars pour présenter en avant-première son nouveau film, Je vais mieux, le cinéaste Jean-Pierre

Améris a fait également étape à la

médiathèque Lucie-Aubrac pour

évoquer sa carrière mais aussi sa jeunesse lyonnaise et les cinémas qui ont fortement marqué sa ciné-

philie, du Cinématographe au Sully. “J’ai eu envie de réaliser des films vers 13-14 ans. J’ai commencé à filmer en super 8 des sujets fantastiques pleins

de sang. Le cinéma est devenu une passion exclusive.”

Cet “art qui filme le vivant qui va dis-

qui finance ses premiers longs-

dépasser ses inhibitions. Car Jean-

titut des hautes études cinéma-

paraître”, il l’avoue, le poussera à Pierre est un grand timide, un de ces Émotifs anonymes qu’il a célébrés

sur grand écran. Alors qu’il est “à deux doigts d’arrêter”, un de ses

courts-métrages, Intérim, remporte

le Grand prix à Clermont-Ferrand. Puis, c’est la rencontre avec Daniel

Charrier, producteur de la CLC (Compagnie lyonnaise de cinéma)

métrages. Et l’entrée à l’IDHEC, l’Ins-

tographiques, devenu depuis la Femis. “Mon père me disait que ce

n’était pas possible de faire du cinéma quand on sort d’un milieu modeste et

qu’on est sans piston. Je suis heureux qu’il ait vu mes premiers films avant de mourir.”

Nous reviendrons sur Je vais mieux

lors de sa sortie, le 30 mai prochain. g


SPORTS

16

Mercredi 4 avril 2018 - n° 644 / EXPRESSIONS

RENCONTRES VILLE-OMS-MOUVEMENT SPORTIF

Valoriser l’éducation et le handicap par le sport La 7e édition des Rencontres Ville-OMS-Mouvement sportif, samedi 24 mars, était centrée sur la pratique des personnes en situation de handicap, et la dimension éducative des associations. Le lendemain, au gymnase Anquetil, des finales régionales de basket adapté complétaient merveilleusement ce week-end “sport pour tous”.

S

uccès d’affluence, samedi

Camilli. “La compétition peut être

dent du club de pétanque des Min-

Legodec,

maîtrise de techniques, l’intégra-

rôle de l’école et des parents, à la

éducative parce qu’elle demande la

24 mars au boulodrome pour

la

table

tion et le respect des règles, la

ronde traitant de la dimension

concentration et même la sociali-

éducative des clubs. Une bonne

sation au travers des liens avec les

quinzaine d’intervenants, respon-

coéquipiers. L’enfant cherche à

sables d’associations, de l’OMS ou

s’élever.”

sympathisants de la cause sportive ont pointé du doigt les défaillances

ou

les

insuffisances :

DES PARENTS ACTEURS

difficultés à former les enfants à

Mais pour les intervenants, il est

équipe

le chapeau éducatif aux seules

la vie en société et à la vie en (Jean-Pierre

hors de question de faire porter

Vicente,

CLAM-V basket), des enseignants

associations sportives. “Si le club

insuffisamment préparés (Daniel Roy, OMS), voire certains parents

qu’il faudrait eux-mêmes édu-

“Si le club est co-responsable de la chaîne éducative, il n’est ni un palliatif ni un remède miracle”, ont rappelé les participants à la table ronde.

bilité et de complémentarité entre

une donnée fondamentale.” En

plus encore, l’esprit d’initiative et

fédéral (Daniel Camilli, OMS).

ou sur les terrains, on peut travail-

sens de l’engagement.

quer, ainsi qu’un manque de lisiéducation nationale et milieu Unanimité sur un point : “La capa-

cité des clubs et de l’école à apprendre les règles en communauté est

cours ou dans la cour, en gymnase

ler le dépassement de soi, le goût

de l’effort, le respect de l’autre et des règles, l’esprit d’équipe. Et

de responsabilité, tout comme le

Même en compétition, le sport peut être une donnée hautement

éducative, a confirmé Daniel

est co-responsable de la chaîne éducative, il n’est ni un palliatif ni

un remède miracle”, ont tenu à

rappeler Benjamin Taillard, coordinateur à l’OMS, et Anne-Sophie

Couvent, du service des sports.

Comment valoriser le rôle éducatif des clubs ? Les conclusions

tirées de la table ronde, et annoncées par Jean-Pierre Gomis, prési-

guettes, ont fait la part belle au vigilance de la qualité éducative des dirigeants et bénévoles, aux

passerelles à solidifier entre clubs,

centres sociaux et maisons de l’enfance… Tout un programme que

la Ville a déjà acté, en réduisant les disparités d’accès aux actions

éducatives, tout en incitant et en développant la participation des

parents. Les fameuses missions de proximité énoncées par Michèle

Picard, à qui il reviendra ce

constat : “Depuis 13 ans, à travers ces échanges, ces initiatives, ces innovations et concertations, le projet sportif vénissian a grandi,

évolué, et a fait de notre ville une ville sportive, dynamique, tournée vers l’avant.” g

DJAMEL YOUNSI

AU GYMNASE JACQUES-ANQUETIL

Un vent de fraîcheur Pour l’organisation des finales régionales de basket

logiquement imposées. Quel plaisir de voir Clément

Rhône-Alpes était accueillie au gymnase Jacques-

paniers avec une déconcertante facilité ! Et comment

sport adapté, dimanche 25 mars, la ligue Auvergne-

Anquetil par l’ALVP. “J’ai été bluffée et séduite”, a

réagi Christine Thiébault, présidente du club vénissian, à l’issue des rencontres.

Huit équipes se sont affrontées, venues d’Isère

(Eybens ou Bourgoin BCSE), de Haute-Savoie (LSAC), du Cantal (Aurillac), de Loire (ARSA) et Haute-Loire (Langeac)… “Et une de Lyon, Passerelle”, a détaillé

Loïc Agard, responsable de la ligue, où le sport

adapté compte plus de 9 000 licenciés, des personnes souffrant d’une déficience intellectuelle.

Sur le parquet, les équipes berjallienne (niveau 1) et lyonnaise (niveau 2), qui étaient favorites, se sont

Pottier, meilleur marqueur du tournoi, enfiler des

ne pas fondre d’émotion quand des basketteurs qui commettaient involontairement des fautes, allaient

aussitôt s’excuser et réconforter leur adversaire ? Ce qui ne les empêchait pas de laisser exploser leur

joie au moment du panier réussi. Jamais de méchanceté gratuite tout au long de cette épreuve. Ces spor-

tifs ont insufflé un vent de fraîcheur ! Arbitres, présidente de l’ALVP, ou encore élus, à l’image de

l’adjoint Hamdiatou N’Diaye et du conseiller municipal Nacer Khamla, étaient unanimes : “On en redemande.”

Et si les “valides” s’en inspiraient un peu ? g

En s’imposant à Vénissieux, Bourgoin (en violet) a confirmé qu’il était l’un des meilleurs clubs français de basket en sport adapté.


SPORTS

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

HANDBALL

AGENDA

Vénissieux, passage obligé avant Paris

Samedi 7 avril ● Meeting de natation organisé par le CMO-V au centre nautique intercommunal, de 13 h 30 à 19 heures. Le lendemain, suite et fin, de 8 heures à 18 h 30.

17

VÉNISSIADES DE PRINTEMPS

Le bonheur est dans l’escrime

Dimanche 8 avril Championnat du Rhône de boules lyonnaises en doublettes organisé par le CORPS Boules Lyonnaises, au stade Métrat, de 8 heures à 18 heures. ● Les basketteuses de l’ALVP reçoivent l’Élan Sportif Muzolais au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30.

Samedi 14 avril Tournoi de football pour les U10/U11 organisé par l’AS Vénissieux Minguettes au stade Delaune, de 9 heures à 18 heures. Le lendemain, tournoi réservé aux U12/U13, de 9 heures à 18 heures. ●

uelle ambiance ! Des centaines de

tive de s’offrir un billet pour Paris, et qui sait

session du gymnase Jacques-Anque-

rarement atteinte. Supporteurs de Kremlin-

Q

supporteurs (et joueurs) ont pris pos-

til, ce dimanche de Pâques, pour encourager l’une de leurs équipes engagées pour des demi-finales régionales (féminines) et dépar-

tementales (masculines). Les deux vain-

queurs de la journée validaient un billet pour

les finales de la coupe de France, régionale et départementale, prévue à Paris-Bercy, le 27 mai.

Aucune équipe vénissiane ou de la Métropole

n’avait accès à cette compétition réservée à des handballeurs amateurs, le VHB ou Caluire ayant leur équipe fanion évoluant en Natio-

nale 2. Pas de Vénissians sur le terrain, mais

une bonne vingtaine de bénévoles du club chargés d’organiser la manifestation. “Si le

VHB s’est porté candidat pour ces demi-finales, c’est surtout pour améliorer ses finances”, s’est

confié Gilles Clauss, le président.

Et sur le plan sportif, quel régal. La perspec-

soulever le trophée, a créé une ambiance

Bicêtre, Wittelsheim, Beaurepaire ou Grabels, souvent grimés aux couleurs de leurs clubs

ou de leurs régions, tambours et sifflets en

Dimanche 15 avril

sus, ont animé de mille feux sonores les six

Les basketteuses de l’ALVP reçoivent l’AS Rognac au gymnase Anquetil, à 15 h 30.

On s’y attendait un peu, l’équipe panache de

Samedi 21 avril

matches de la journée.

la journée a été celle venue de la périphérie

de Montpellier, Grabels, avec à sa tête Franck Junillon, un ancien handballeur de très haut

niveau, capé 101 fois, ancien défenseur de

Montpellier puis de Nîmes. “La passion du handball et des sensations collectives l’ont rat-

trapé”, a expliqué un journaliste du Gard. Même s’il a dû puiser dans ses réserves, l’an-

cien international jouera donc sa 3 finale e

“départementale”. Du côté des féminines, c’est Kremlin- Bicêtre, victorieux des Jeune’s

HB (Haute-Marne), qui accompagnera les Héraultais, mais en finale régionale. g

L’équipe de futsal de Vénissieux Minguettes accueille Reims au gymnase Anquetil, à 16 heures. ● Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes accueillent Caluire SC au stade Laurent-Gérin, à 18 heures. ● Masters régionaux de fléchettes par équipes organisés par Darts Club des Gones au gymnase Alain-Colas, de 14 à 20 heures. Le lendemain, suite et fin de 9 à 18 heures. ●

PHOTO RAPHAËL BERT

Le gros avantage avec les Vénissiades, c’est qu’elles

permettent d’initier les élèves de primaires — pour cette version quelque 750 enfants étaient concernés

— à de nouvelles disciplines autres que foot, basket ou hand. “Des cycles de dix séances sont proposés à chaque début de trimestre, en accord avec les ensei-

gnants, explique Éric Sagbo, coordinateur de cette

manifestation. On essaie d’intéresser ces élèves de CE2, CM1 et CM2 à l’escalade, la lutte ou l’escrime.”

Concernant l’escrime, trois éducateurs territoriaux

des activités physiques et sportives de la Ville ont effectué un stage de formation, à Vichy, l’été dernier. “Pour pouvoir proposer des séances de qualité par la

suite, précise Sandrine, une des référentes. On a également acheté des kits (épée en plastique, masque et

plastron) qui serviront à pas mal d’enfants d’écoles primaires à l’occasion d’autres cycles.”

Beaucoup d’entrain, de l’animation, de l’escrime de qualité pour les plus doués (parade et riposte maîtrisées), lors de la séance du mardi 27 mars, au gymnase

Alain-Colas. Encadrées par Romain et Sandrine, ainsi que des enseignantes de Charles-Perrault et Henri-

Wallon, les deux heures de fleuret n’ont pas engendré la mélancolie. Tour à tour fleurettistes et arbitres, les

élèves ont pris à cœur et à bras-le-corps leurs différents rôles. “On les incite à prendre des initiatives et à

être autonomes, savourait Sandrine, ce qui va leur servir en cours.” C’est aussi l’intérêt de ces Vénissiades

qui se sont achevées vendredi 30 mars, et qui ont intéressé une trentaine de classes issues de quinze groupes scolaires. g

FOOTBALL

Fusion et accession en prime

FOOT-FAUTEUIL

Les dirigeants de l’US Vénissieux et de l’AS

pas seulement dans le bar-tabac du coin.

Handisport Lyonnais à la peine

sier de fusion au siège des instances déci-

entité dans laquelle apparaîtraient le nom

Journée importante de Division 2 pour les compétiteurs de Handisport Lyonnais, qui affrontaient,

souci particulier, a révélé Jean-Pierre Chaix,

Métropole. Quant à la couleur des maillots,

de club, Amine Souabni, titulaire en équipe 1 qui évolue en 1re division, a lui aussi dû se rendre à l’évi-

Vénissieux Minguettes ont déposé leur dos-

sionnaires de la ligue AuRa. “Il n’y a aucun

Les amateurs de foot penchent pour une

de la ville, bien évidemment, et celui de la

durant ce week-end de Pâques, quatre équipes de haut de tableau. Venu encourager ses partenaires

une majorité de supporteurs sont persua-

dence: le maintien à ce niveau de l’équipe réserve est plus que compromis.

Nous allons proposer une journée de présen-

originelles de la Ville, non ?”, a même insisté

Battu 8-2 par Nanterre, puis deux fois 3-0 par Douai et Montpellier et enfin 2-0 par Vaucresson, le

la 3 semaine d’avril. Et là, on saura précisé-

Et sur les terrains, quid de l’équipe phare,

président de l’US Vénissieux. On devrait avoir l’aval de la Ligue assez rapidement. tation du futur grand club de la ville, durant e

ment quel nom sera donné à la nouvelle entité, quelles en seront les couleurs, et qui

en sera le président… Je ne peux rien dévoiler pour l’heure.”

Pourtant, les discussions vont bon train, et

dés qu’elle virerait au rouge… “Les couleurs

un vétéran du club des Minguettes.

celle de Vénissieux Minguettes qui évolue

en R2 (la Régionale 2, l’équivalent de l’Honneur régional) ? Elle est première de son

groupe avec Feurs en embuscade, avec une

accession plus qu’envisageable. g

Handisport Lyonnais n’a pas pesé lourd face à des adversaires plus expérimentés, mieux armés. club lyonnais devrait rétrograder en Division 3, l’an prochain. “Nous éprouvons les mêmes difficultés en élite, reconnaissait Amine. Nous allons avoir du mal à nous maintenir.” Situation paradoxale pour lui. Ne vient-il pas d’apprendre qu’il allait honorer sa première sélection en équipe de France, championne du monde en titre, et participer au stage de regroupement à Dinard, le 20 avril?

“Il est fort probable que nos deux équipes vont rétrograder d’une catégorie, confirmait Gérard Roth,

le président du club. Dommage car il est de moins en moins évident de pouvoir accéder à l’élite, mais c’est la loi du sport. Et nos compétiteurs ont vraiment tout donné. On ne peut que les féliciter.” g


18

SPORTS

Mercredi 4 avril 2018 - n° 644 / EXPRESSIONS

MARCHE NORDIQUE

Dans les pas de Céline et Jean-Bernard PHOTOS YVES RICARD

227 marcheurs ont pris le départ de la Marche nordique, dimanche 25 mars. Jean-Bernard Bert, président de l’Office municipal des retraités de Vénissieux, et Céline Rampon, licenciée à l’AzVel, victorieuse de l’édition 2016 sur le 12 km chrono, ont apprécié, chacun à leur façon. n a créé la section

“O

Rhône-Poulenc ?

sorties,

d’activités autres que l’athlé”, s’est

équitation (notamment en dres-

l’OMR, il y a peu, rap-

m’isoler un peu, une sorte de médi-

née de sport, qui ne revendique

temps d’un week-end, son poste de

Grandes Terres ou même à Miribel,

semaines de découverte de la

tation par le biais des randonnées,

pelait Jean-Bernard Bert. À raison

des balades et du ski de fond, je me

d’un entraînement hebdomadaire,

défoulais bien.” Après quelques

une fois à Parilly, une autre sur les

s’est inscrit à cette 8e édition.

ment, on n’a pas eu à le regretter,

tuagénaire n’a pu cacher qu’il a été

jusqu’aux à-côtés, avec le mâchon

pli. N’a-t-il pas fréquenté la haute

proposé en guise de réconfort.”

S’il a sagement opté pour le 10 km loisir, le président tout juste sep-

agréable. Si je peux revenir, pourquoi pas. Tout dépend de mes disponibilités. Vous savez, s’occuper de deux juments espagnoles, ce

n’est pas de tout repos.” Pour sa

chronométré.

Céline Rampon a réussi 1 h 22’ 09 sur le 12 km chrono. — et qu’il reste — un sportif accom-

montagne et emprunté les glaciers, le plus souvent le week-end, après

une semaine de travail chargée à

deuxième

Elle, c’était annoncé. Céline Ram-

(2e), et une minute après Élisabeth

un temps. Et on comprend pour-

quoi quand on sait qu’il y a deux

Valette, une voisine de Ville-

Jean-Bernard Bert, tout juste septuagénaire, a opté pour le 10 km loisir.

franche… g

DJAMEL YOUNSI

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Gym artistique

2 bâtons et danse solo, il s’est qualifié

prenant ainsi leur revanche du match aller.

terdépartemental, tout comme l’équipe

Des performances de choix pour les gym-

jusqu’aux phases finales des trois catégo-

Battus 68-56 par Neuville au gymnase Alain-

des “13 ans”. Les “12/13 ans” finissent 2e et

nastes du CMO-V lors des championnats indi-

ries. En 2 bâtons, il se classe 2 Européen

Colas, les seniors du CLAM-V ont fait une bien

le duo “toutes catégories” prend la 3e place.

viduels régionaux FFG, à Jassans (69). Titres

et 5 Mondial, et même classement en

mauvaise opération dans leur lutte pour le

L’équipe trophée fédéral C termine 5e. Ces

pour Virgil Berthet en Nationale B “18 ans

1 bâton. En danse solo, il termine 3e Euro-

maintien. Ils sont 8e avec 2 et 3 points

équipes sont qualifiées pour les champion-

et +”, et pour le cadet Anatole De Sousa en

péen et 6 Mondial.

d’avance sur les premiers relégables.

nats régionaux par équipes prévus à Bourg-

e

e

e

championnat AuRa “10 ans”. L’autre médaille pour Tom Pividal, 2e chez les 9 ans.

Twirling-bâton

de-Péage.

Rugby

Handball

Les juniors de l’USV sont parvenus en finale

Le VHB s’est enfin imposé à Tola-Vologe, 35

Escrime

du championnat régional challenge Danet

à 31, face à la réserve du Grand Besançon,

Hervé Lapierre se bonifie avec l’âge, rem-

Sélectionné du 28 mars au 1er avril avec

(qui se joue à 12 contre 12). Ils se sont incli-

ce qui leur permet de s’installer dans le

portant le Challenge du Masque de fer

l’équipe de France pour le Mondial 2018,

nés face à Bugey/Ambérieu, à Pont-de-Vaux.

Top 5 de N2.

montilien, face au Grenoblois Morgan Win-

Gym rythmique

à Lillehamer (Norvège), le Vénissian Sté-

Basket-ball

gerter. Par équipes, les Vénissians Hervé

Le CMO-V a été dominateur à Gannat, dans

Lapierre, Grégory Jeunet-Mancy, Stéphane

compétition internationale. Engagé dans

Les basketteuses de N3F de l’ALVP ont battu

l’Allier. L’équipe de Nationale 1 (10-11 ans) a

Vienne et Alexis Para, ont échoué en finale

les épreuves seniors masculines 1 bâton,

la réserve de La Tronche-Meylan (58 à 53),

remporté le titre au championnat FFG in-

devant Grenoble 45 à 34.

phane Moreira a brillé pour sa dernière

a

une coéquipière, Cécile Bombaud

sieux et Feyzin dans le but de faire

féminine en 1 h 24'. “J’ai pas mal

Céline

1 h 22’ 09… trois secondes derrière

Azergues pour rejoindre Vénis-

tion, elle avait remporté l’épreuve

marche,

explosé son record, elle a réussi

pon s’est déplacée de la Haute

ans, pour sa première participa-

“La marche nordique, c’est venu un

cours de Vénissieux et Feyzin est

de 7,5 km/h sur son 10 km non

marche nordique en particulier. Le

société de BTP.

des licenciés de mon club. Le par-

nard a bien marché, une moyenne

les bienfaits de la marche, et de la

responsable de service dans une

Au départ, j’ai plutôt accompagné

parler de coup de maître. Jean-Ber-

président du club d’athlétisme sur

sage) lui permettent de quitter, le

peu par hasard, le bouche-à-oreille.

lité. Pour un coup d’essai, on peut

bavarder avec Jean-Louis Perrin,

ça a été super du début de l’épreuve

sportive. Vélo, natation et même

offert ses propres bâtons de qua-

conviviale. J’avais eu l’occasion de

D’abord par curiosité. Et sincère-

pourtant pas un statut de grande

l’OMR a progressé. Depuis, il s’est

pline toute nouvelle, et tellement

dizaine de membres de l’OMR, on

confiée cette trentenaire passion-

marche nordique, le président de

on s’est familiarisé avec cette disci-

lien s’est consolidé, et avec une

“Ces

c’était une manière pour moi de

marche nordique, à


AU QUOTIDIEN

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

BON À SAVOIR Vaccinations publiques

Les cookies Par des collégiennes de 4e du collège Honoré-de-Balzac.

Il n’y aura pas de séance de vaccination publique, le mercredi 18 avril, au Comité départemental hygiène sociale (CDHS - 5, rue de la Paix). Les séances reprendront dès le mercredi 25 avril. Rappel des horaires : 1er et 3e mercredis de chaque mois de 14 heures à 15 heures, 2e et 4e mercredis de 17 heures à 18 heures.

COMMERCE

Sofia, petite sœur de la boulangerie Selma

PHOTO RAPHAËL BERT

C’EST MA RECETTE !

EXPRESS PHOTO RAPHAËL BERT

Concours de belote coinchée...

Ingrédients pour 55 cookies :

- Attention les cookies sont très fragiles à la

3 œufs (à battre avant d’incorporer),

refroidir et les manipuler avec précaution.

360 g de beurre mou, 360  g de sucre,

un sachet et demi de levure, 700 g de farine, 1 cuillère à café de sel, 1 tablette

sortie du four, il faut les laisser un peu - Laisser les cookies refroidir sur une grille.

et demie de chocolat coupé en mor-

Dans le cadre du Printemps des générations

- Mélanger les ingrédients les uns après les

du Moulin-à-Vent, des collégiennes et un

ceaux.

autres, dans l’ordre de la liste.

- Rouler la pâte obtenue en forme de boudin.

- Détailler et former des boules d’environ

35 grammes (il faut arriver à faire au moins 55 cookies).

- Cuire à 180° environ 10 minutes.

(voir page 8) organisé par le centre social collégien ont réalisé ces cookies. Ils ont été

vendus pour aider au financement d’un voyage à Paris de deux classes de 4e le

21 juin prochain. g

RESTAURATEUR OU PASSIONNÉ DE CUISINE, PARTAGEZ VOTRE RECETTE PRÉFÉRÉE AVEC LES VÉNISSIANS : CONTACTEZ-NOUS AU 04 72 51 18 12 OU PAR MAIL REDACTION@EXPRESSIONS-VENISSIEUX.FR

MOBILITÉ

Janus fait sa rentrée à Sembat-Seguin Depuis le début du mois de mars, l’association Janus France, qui promeut la pratique quotidienne du vélo, dispose d’un local de 87 m2 situé dans les locaux du lycée Sembat-Seguin. Elle y prépare notamment un projet labellisé par le ministère des Transports, “French Mobility”. L’idée consiste à emmener en promenade des personnes âgées à l’aide de triporteurs à pédales. “Nos élèves peuvent s’impliquer dans les activités de l’association et bénéficier de ses services”, souligne la proviseure, Valérie Bernard.

L’association Environnement Bonnevay Parilly organise un concours de belote coinchée, vendredi 6 avril à 17 heures au foyer Marcel-Sembat. Nombre de places limité. Inscriptions (5 euros par joueur) auprès de Maxime Kyrszak au 04 78 75 11 38.

... Et nettoyage de quartier Dans le cadre de la Semaine de la propreté, l’association Environnement Bonnevay Parilly organise un nettoyage de quartier samedi 7 avril. Rendez-vous à 9 heures devant le centre social de Parilly. Repas partagé vers 12 h 30. Ouvert à tous, matériel fourni. Renseignements : 04 78 74 74 32.

Brocante de la solidarité Le Secours populaire organise une brocante de la solidarité dans ses locaux, 99, boulevard Irène-Joliot-Curie, samedi 7 avril de 8 h 30 à 17 h 30.

Journée à Vallon-Pont-d’Arc

PHOTO RAPHAËL BERT

L’Office municipal des retraités organise une sortie à la journée à Vallon-Pont-d’Arc jeudi 26 avril. Au programme ; visite du musée de la lavande, repas au restaurant, visite libre et guidée de la caverne Chauvet. Départ et retour à Vénissieux. Tarif : adhérent 60 euros, non adhérent 70 euros. Renseignement et inscription au siège (2, rue Antoine-Billon) avant le 16 avril. Tél. : 04 72 51 08 33.

Vide-greniers Rédaction : 1, rue Gambetta 69200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargé de publicité : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

Le Bunkai Karaté Do Vénissieux organise son vide-greniers dimanche 15 avril de 7 heures à 17 heures, avenue MariusBerliet (à côté d’Emmaüs). Prix au mètre linéaire : 5 euros. Gratuit pour les visiteurs. Bulletin de réservation par mail : bdkcontact69@gmail.com ou dossier à retirer au club (gymnase école Pasteur). Renseignements : 06 87 17 13 49 ou 06 51 92 37 48.

19

Après la boulangerie “Selma”, ouverte depuis 2011 au 49 de la rue Paul-Bert, Taoufik Ghazel vient d'inaugurer, au n° 51, la pâtisserie-salon de thé “Sofia”. “Cela m’a paru naturel de donner les noms de mes filles à mes commerces”, explique M. Ghazel, pâtissier de formation. Si l’on trouve déjà quelques viennoiseries et gâteaux chez “Selma”, le choix est bien plus large chez “Sofia” et plus axé sur les délices orientaux. “J’ai constaté une vraie demande sur ce créneau”, précise M. Ghazel. Une activité traiteur (couscous, salades, pizzas ) complète l’offre de cet entrepreneur dynamique.

49

ET

51, RUE PAUL-BERT.

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : 15 Police secours : 17 Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 3919

Urgences médicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine 04 72 89 40 62

Sécurité COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël. 04 72 50 04 76

Solidarité DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS 04 72 50 12 81


20

PORTRAIT

EXPRESSIONS / Mercredi 4 avril 2018 - n° 644

chantiers de taille moyenne”, se félicite l’entrepreneur.

Cette belle success-story aurait pu tourner court. En octobre 2013, on

découvre chez sa femme Catherine

un cancer particulièrement com-

pliqué. Les médecins lui donnent trois mois d’espérance de vie. Le

couple s’accroche malgré tout, et

le miracle opère. “Les médecins ont tenté le tout pour le tout. Et on s’est

battu, on n’avait pas le choix. J’ai aussi eu la chance de très bien réagir aux protocoles d’essai, et que ce soit opérable rapidement”, détaille

Catherine Gaillard. Deux ans, dix interventions et une récidive plus tard, elle est sur pied.

COMBATTRE LA MALADIE

PHOTO RAPHAËL BERT

“L’envie de vivre est toujours plus

forte que l’envie de mourir, confie-

“T

t-elle. Mes enfants et mon mari ne m’ont pas laissé le choix. Quand on est bien entouré et soutenu, on se

ravaille dur et sois poli

avec les gens.” La petite

affiche qui trône au-

dessus du bureau de Jacques Gaillard en dit long sur la philosophie de la maison. Ici, on ne compte ni ses heures ni ses efforts, et la satis-

faction du client l’emporte sur tout.

“Je suis assez intransigeant, mais cela fait partie du jeu, affirme l’en-

trepreneur sans se départir de son

éternel sourire. Lorsqu’un travail est mal fait, le client s’en aperçoit

tout de suite. Et comme je ne sup-

porte pas les reproches, j’anticipe.”

Il anticipe d’ailleurs sur tout. “Je ne délègue jamais, parce que dans une

boîte, il n’y a qu’un patron, avancet-il. Même s’il s’agit du travail de

bat plus facilement que lorsqu’on

Monsieur 100 000 volts

est seul. Et c’est vrai que l’équipe du

centre Léon-Bérard est vraiment

formidable. On est accompagné pour tout, de la chimio jusqu’aux opérations, par les équipes d’infir-

mières, les secrétaires, les médecins

et les femmes de ménage. Jamais personne n’est entré dans ma chambre sans me dire un petit mot et m’appeler Madame Gaillard.”

“J’ai mis un point d’honneur à être

présent pour toutes les chimios, qui

Jacques Gaillard. Il a récemment fait l’actualité en remettant un chèque de 30 000 euros au centre Léon-Bérard, à l’occasion du 30e anniversaire de sa société d’électricité. Portrait d’un boulimique du travail au grand cœur, résolument optimiste.

avaient lieu la première année une

fois tous les quinze jours et duraient

une journée, reprend Jacques Gaillard. Quentin a été super parce qu’il a géré la boîte. On est une famille,

PAR : ALAIN SEVEYRAT. PHOTO : RAPHAËL BERT

l’aventure doit continuer. Si on a un

mon fils, je retourne toujours voir

installé l’entreprise dans un tout

l’appelle le pompier de service ou

à s’installer dans le parc Bourda-

patron, je n’ai jamais fait une ins-

mon atelier, mon salon, c’était mon

tout faire capable aussi de redres-

guettes a été un véritable challenge.

ce qui a été fait. Lorsque j’avais un

tallation sans avoir à la refaire ensuite. C’était au millimètre près.”

Trente ans plus tard, l’électricien

prend la mesure du chemin parcouru, lui qui, pourtant, assure garder toute la semaine la tête dans le

petit appartement. Ma cave, c’était

bureau.” Mais dès la première décennie passée, l’horizon s’éclair-

cit. Les clients sont plus nombreux, les commandes plus régulières.

DANS LA COUR DES GRANDS

guidon… de 5 à 19 heures. “Tout a

“Tous les électriciens sont bons.

surtout les cinq premières années.

que j’ai bâti ma clientèle, au gré des

été très compliqué pendant dix ans,

J’avais zéro clientèle et pas un sou

de trésorerie, se souvient-il. J’ai commencé à l’âge de 26 ans après dix ans de salariat, dans un appartement de 62 m près du parc de 2

Parilly, rue du Clos-Verger. J’avais

C’est donc sur la notion de service

rencontres et avec 100 % de boucheà-oreille. J’ai toujours dépanné mes clients, quelle que soit l’heure.” Son

fils Quentin, qui doit un jour reprendre l’entreprise, opine du chef : “C’est bien pour cela qu’on

l’homme à tout faire.” Un homme à ser le club de judo dans lequel évolue son fils, l’ALVP. De 2000 à 2005,

il en sera le président. “J’étais très impliqué, peut-être un peu trop. Je

gérais le club comme une entreprise.

Mais je ne pouvais pas faire les choses à moitié, concède-t-il. Cela dit, ce fut une très belle période de

notre vie, on est fier de notre travail.”

En novembre 2006, petite entre-

prise n’est pas devenue grande, mais ses bases sont désormais

solides. Il est temps pour elle de déménager. “On a été les premiers

rias. S’installer au cœur des MinOn ne savait pas à quelle sauce on allait

être

mangé !,

plaisante

Jacques Gaillard. Mais en fait, tout

va bien pour nous à Vénissieux. Nous n’avons jamais subi ne serait-

ce qu’un vol, un tag ou une vitre cas-

sée.” Aujourd’hui, le carnet de

commandes est plein, à tel point qu’il est inutile pour l’entreprise de faire de la publicité. “En trente ans, je n’ai jamais eu de cartes de

visite. Et pourtant, la société ne

compte que trois personnes, moi, mon fils et un salarié. Et on travaille

pour de très grands groupes, sur des

problème, on est tous ensemble.”

Le 1er mars à la salle Joliot-Curie, Jacques Gaillard a remis 30000 euros

au centre Léon-Bérard, à l’occasion des trente ans de sa société. Deux cents personnes étaient présentes,

au rang desquels fournisseurs, clients et élus vénissians. “Je

connais Jacques depuis 20 ans comme président de l’Amicale

laïque Vénissieux Parilly Judo. C’était déjà quelqu’un qui se défon-

çait pour les autres […] puis pour le

combat de Catherine, a relaté Phi-

lippe Zrounba, directeur adjoint du

centre Léon-Bérard. J’ai alors vu quelqu’un qui allait toujours de l’avant, avec le sourire, dans le combat et dans l’adversité.” ■

Expressions 644  

Au sommaire de ce numéro 644 : la grogne sociale, les expulsions locatives, la journée de l'emploi, le défi Zéro gaspi et le dépistage bucco...

Expressions 644  

Au sommaire de ce numéro 644 : la grogne sociale, les expulsions locatives, la journée de l'emploi, le défi Zéro gaspi et le dépistage bucco...

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