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TRAMWAY T6

VŒUX DU MAIRE

La partie vénissiane du chantier du T6 aura beaucoup avancé d’ici à la fin de l’année. Depuis le 15 janvier, pour les besoins des travaux, une partie de l’avenue Francisde-Pressensé a été mise à sens unique. Cette situation perdurera… jusqu’au printemps 2019. PAGE 2

Une certaine idée de la commune

PHOTO RAPHAËL BERT

Le gros chantier

Dans son discours, prononcé devant plusieurs centaines de personnes, Michèle Picard a insisté sur l’importance d’une action collective portée par des services publics forts, “qu’il faut défendre coûte que coûte car c’est là que réside notre force”. PAGE 3

N° 639 du 24 janv. au 6 fév. 2018

www.expressions-venissieux.fr

Vieillir chez soi Pour les personnes âgées, rester chez elles, c’est rester elles-mêmes. Le maintien à domicile est plébiscité. Reportage avec le personnel du SSIAD, le service municipal de soins infirmiers à domicile. PAGES 9 À 11.

FORMATION

Régisseur d’immeuble, une porte sur l’emploi P. 5

PARCOURS D’EXCELLENCE

Avec les collégiens d’Éluard aux Archives du Rhône P. 7

BANDE DESSINÉE

La guerre d’Algérie, version féminine

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 12

Natif de Vénissieux, Swann Meralli publie chez Marabout, avec le dessinateur Deloupy, une belle BD sur le destin de plusieurs femmes pendant la guerre d’Algérie. Algériennes convainc aussi par la pluralité des points de vue.


ACTUS

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Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

TRAMWAY T6

“Faire de 2018 une année de clarification”

Les travaux s’accélèrent La partie vénissiane du chantier du T6 aura beaucoup avancé d’ici à la fin de l’année. Les perturbations seront à la hauteur de l’importance des travaux. Depuis le 15 janvier, une partie de l’avenue de Pressensé est à sens unique.

S

brouillé les repères entre droite et

gauche. Car pour la section vénis-

siane du PCF, il ne fait aucun doute que l’action du gouvernement est ultralibérale. “Il faut dissiper l’en-

T6 n’en concerne pas moins

fumage, observe Serge Truscello,

Vénissieux. Pour aller de Gerland

secrétaire de section. Macron mène

aux Hôpitaux-Est (6,7 km au

une politique pour les riches, et il

total), les rames passeront par la

faut le dire.”

place du Moulin-à-Vent, emprun-

Un “enfumage” qui, selon lui, sévit

teront la rue Henri-Barbusse, tourneront à droite sur l’avenue

PHOTO RAPHAËL BERT

Francis-de-Pressensé, avant de

prendre à gauche la rue du Professeur-Beauvisage, de filer sur

Mermoz et le boulevard Pinel. situées à proximité immédiate de

L’année a commencé par la mise en sens unique du bout de l’avenue Francisde-Pressensé en direction de Lyon

Guille et Beauvisage-Pressensé).

qui sera très impacté par le chan-

puis en août de la rue Henri-Bar-

nombreux, le 10 janvier dernier,

de la franchise : “L’année 2018

pour un semestre.

à assister à la réunion publique

d’information organisée en mai-

rie du 8e. Réunion à laquelle par-

ticipaient

également

Michèle

Picard et ses homologues des 7e et 8e arrondissements de Lyon.

Face à quelque 150 riverains inquiets des perturbations liées

aux travaux, notamment les

commerçants qui pointent une

chute de leur chiffre d’affaires, élus et techniciens se sont voulus

rassurants. Christian Coulon, maire du 8 — arrondissement e

Expressions n° 638). Pierre-Alain

menée par le gouvernement qui a

nal, le trajet du futur tram

Les Vénissians étaient du reste

velle année est “clarification”.

D’abord concernant la politique

nord du territoire commu-

Vénissieux (Moulin-à-Vent, Petite-

Vénissieux, sur le site Bosch, un

le mot d’ordre en ce début de nou-

’il ne fait que contourner le

Sur 14 stations, trois seront donc

Pour les communistes vénissians,

tier — a néanmoins joué la carte sera difficile.”

Pour ce qui concerne plus particulièrement Vénissieux, l’année a commencé par la mise en sens

unique (en direction de Lyon) du

bout de l’avenue Francis-de-Pressensé, à partir de la rue Vaillant-

Couturier. Cette situation perdurera…

jusqu’au

printemps

2019. En février, ce sera le tour

de la rue du Professeur-Beauvisage de ne proposer qu’une voie

de circulation (dans le sens estouest) pour une durée d’un an ;

busse (dans le sens ouest-est)

Autant dire que les conditions de

trafic dans la zone, déjà bien perturbées depuis l’automne 2017, ne risquent pas de s’améliorer.

Passée l’année 2018, il ne restera

que quelques mois à endurer. Au printemps 2019, l’essentiel des travaux aura été réalisé. Le second

semestre sera consacré aux essais, à la marche à blanc et aux forma-

tions, pour une mise en service fin 2019. g

G.L. PLUS D'INFOS

SUR WWW.SYTRAL.FR

également dans l’agglomération lyonnaise, berceau et laboratoire

du macronisme. “Au conseil métro-

politain, hormis l’opposition des élus communistes, Parti de gauche et républicains, il n’y a plus qu’une

espèce de grand groupe majoritaire

qui mêle droite, socialistes et En marche. Sous des noms différents,

ces tendances mènent la même politique.”

Pour les communistes, il n’y a pas

que la gouvernance de la Métro-

pole qui mériterait d’être clarifiée, son action aussi. À propos notamment de l’annonce récente du président

Kimelfeld

de

créer

Plus que l’ampleur des travaux — élargissement de la chaussée de 12 à 22 m, création de larges trottoirs et de 37 places de stationnement —, c’est la qualité des aménagements qui surprend le badaud traversant le chantier de réfection de la rue Gambetta. Entre l’avenue MarcelHouël et la rue Jean-Macé, pierre après pierre, des ouvriers donnent naissance à des murets à l’élégance anachronique. “Ce sont des murets toulousains, explique José Manuel Travassos, qui a piloté la réalisation de l'ouvrage pour le compte de l'entreprise Carrion Axe BTP. Ils sont intégralement faits à la main. Hormis les pierres, nous utilisons du sable, de la chaux blanche, et des briques rouges pour les couvertines.” La réalisation de 130 mètres de murets le long du parc Louis-Dupic, avec une équipe de six ouvriers, aura nécessité quatre semaines pleines ! Pour rappel, la rue Gambetta restera en sens unique (dans le sens Houël-Macé) jusqu’à la fin du chantier, prévue au mois de juin.

tain, est plus que circonspect : “On demande à voir, mais force est de

constater que derrière les discours

volontaristes, l’industrie ne cesse de reculer. Sous Sarkozy et Hollande,

plus de 600 sites ont fermé en France, et en 2017 on a perdu

20 000 emplois. Les pouvoirs publics font croire qu’ils agissent, mais il

n’y a pas d’investisseurs industriels.

L’expérience de la Ciapem à Gerland est parlante : après des années de

projets, les promoteurs immobiliers se partagent aujourd’hui le gâteau.”

Et Serge Truscello d’ajouter : “Le plus paradoxal dans l’affaire, c’est de voir que les objectifs du Campus industriel,

autour

du

concept

d’usine “4.0”, sont au cœur même

de la stratégie de Bosch. Or le

groupe allemand n’a aucunement l’intention d’investir dans le campus. Si Bosch ne le fait pas, qui le

fera ? Notre crainte est que ce campus ne soit qu’une belle vitrine sans réel contenu.” g

G.L.

ÉLUS SOCIALISTES ET RÉPUBLICAINS

À boulets rouges sur la majorité Qu’on se le dise : en 2018, les élus

cace pour l’emploi, de ne pas

groupe Ensemble pour Vénissieux

de la Métropole quand c’est possi-

ont bien l’intention de poursuivre

Du cousu main pour les murets de la rue Gambetta

Millet, élu au conseil métropoli-

à

socialistes et républicains du

TRAVAUX

Campus industriel du futur (lire

dans la même veine d’opposition qu’en 2017. Histoire de donner le ton, pour présenter leurs vœux, le

19 janvier, ils avaient choisi le res-

taurant McDonald’s, rapport à des

frais de bouche de huit euros qu’ils reprochent à Michèle Picard.

En guise de vœux, ils ont formulé une avalanche de critiques contre

la majorité municipale, qu’ils accusent pêle-mêle de ne pas anticiper les besoins, de ne pas maîtriser les

dépenses de personnel, de mal uti-

liser l’argent public, de ne pas réellement concerter les Vénissians, de

ne pas suffisamment investir, de

ne pas mener une politique effi-

mutualiser ses services avec ceux

ble, voire de ne pas être transpa-

rente sur sa gestion… Autant de points qu’ils proposent de corriger s’ils accèdent aux affaires, après

les prochaines élections municipales qui se tiendront en 2020 ou 2021.

À ce propos, ils assurent que “la question de la tête de liste n’est pas

d’actualité ; c’est la construction d’un projet qui est importante”. Et

de préciser qu’ils ont l’intention de

“rassembler et fédérer l’ensemble

des courants politiques de Vénissieux, à l’exception de l’extrême droite”. g

G.L.


ACTUS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

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VŒUX DU MAIRE

“Vénissieux ne se trompera pas de chemin” sur son patrimoine dans les quar-

Rendez-vous citoyen et politique majeur du début d’année, la cérémonie des vœux du maire aux associations et aux personnalités a rassemblé un large public, le 19 janvier. Michèle Picard a abordé plusieurs grandes thématiques dans un discours très offensif.

tiers du Couloud et du Monery pour un montant global de 25 millions d’euros.

Mais le grand projet de l’année en cours, c’est bien sûr l’opération

Grand Parilly Puisoz, conduite avec

la Métropole et l’investisseur privé Lionheart. “La pose de la première

LE DEVENIR DES COMMUNES

ment cette politique: “Le gouverne-

nos villes de garantir la cohésion

nos yeux, la relégation territoriale.

sociale, et on leur retire les moyens

politiques, financiers et humains d’y parvenir.” Le maire a dénoncé la fra-

gilisation des communes face aux

mesures d’austérité imposées par l’État. Un exemple parlant a été mis en exergue: la part des collectivités

des bailleurs, l’État fragilise l’ensem-

ble du parc en termes de construc-

tions neuves et de réhabilitation de l’existant.”

chantier de la nouvelle cuisine cen-

projet porté par la Métropole de

sonnes) et l’installation en 2019 du

chaine et qui pourra produire

faire du site Bosch un Campus

ralisme d’Emmanuel Macron, avec qui les nantis s’enrichissent quand les plus modestes payent la facture”. Pour le maire de Vénissieux, la déci-

sion du gouvernement de faire com-

penser la baisse des APL par les bailleurs sociaux illustre parfaite-

FORCE COLLECTIVE

“On demande à nos villes de garantir la cohésion sociale, et on leur retire les moyens politiques, financiers et humains d’y parvenir”, a dénoncé Michèle Picard. avant l’extension en 2018 du labora-

est aujourd’hui proche des 25 %.

Michèle Picard a fustigé “l’ultralibé-

ration.”

LA BATAILLE POUR L’EMPLOI

Le maire s’est à nouveau félicité du

LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT

née à Vénissieux et dans l’agglomé-

En réalisant des économies sur le dos

dans le financement de l’éducation des enfants était de 14 % en 1980, il

l’un des événements phares de l’an-

ment est en train de réinventer, sous

PHOTO RAPHAËL BERT

“Le paradoxe est là: on demande à

pierre au printemps sera assurément

industriel tourné vers les nouvelles technologies. “C’est un plus indénia-

toire Carso (qui emploie déjà 800  per-

technicentre de la SNCF (600  salariés).

LES GRANDS PROJETS

ble pour notre ville, à condition qu’il

Revenant sur le Grand Rendez-Vous

industries existantes, qu’il les booste,

nier — qui a mis l’action des fonc-

s’ouvre et profite de l’expérience des et qu’il entre en résonance avec les dispositifs de formation, d’insertion, qu’il crée de l’emploi, tout simplement.”

Michèle Picard a par ailleurs mis en

de la Ville organisé à l’automne der-

tionnaires territoriaux sous les feux de la rampe —, le maire a réaffirmé son engagement pour des services

publics de proximité et de qualité. Un engagement symbolisé par le

trale qui ouvrira à la rentrée projusqu’à 6000 repas par jour. “Cer-

tains parlent de coût, je leur réponds investissement. Si vous livrez au privé des pans entiers de vos mis-

sions, quel levier restera-t-il pour

répondre demain aux besoins des habitants?”

Michèle Picard a également cité les

prochains travaux de réhabilitation du groupe scolaire Pasteur, ou

Abordant pour finir les thèmes du droit à la sécurité et à la dignité, le maire a une nouvelle fois souligné

l’importance d’une action collective portée par des services publics forts, “qu’il faut défendre coûte que

coûte car c’est là que réside notre

force”. Et d’ajouter : “C’est cet esprit que nous défendons dans la Métro-

pole, notre ville y occupe toute sa

place, et y mène des combats dans l’intérêt de Vénissians [...] Fière de

son parcours, Vénissieux sait où elle

veut aller, et elle ne se trompera pas de chemin.” g

encore ceux que la Sacoviv lancera

PROPOS RECUEILLIS PAR GILLES LULLA

VŒUX AU CONSEIL MUNICIPAL D’ENFANTS

“Je vous remercie pour votre investissement” Michèle Picard, accompagnée de Véro-

cours de laquelle vous avez vendu des

affaires scolaires, présentait ses vœux aux

chèque de 85,47 euros, bénéfice de cette

nique Callut, adjointe en charge des

jeunes élus du conseil municipal enfants (CME), le 13 janvier dernier.

Le maire les a félicités pour leur investissement depuis le début de leur mandat, qui prendra fin en juin prochain. “Vous avez

été nombreux à participer aux commémorations, à la Journée de la laïcité, au Grand Rendez-Vous de la Ville. Sans oublier la Fête

de la solidarité, le 8 décembre dernier, au

gâteaux au profit du Secours populaire.” Un

vente, a été remis à Josy Ingargiola, présidente du comité local du SPF.

D’autres grands rendez-vous sont programmés en 2018 : le 10 avril prochain, la visite du mémorial des enfants d’Izieu, et

le 15 juin, la découverte du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon, suivie d’une balade sur le Rhône. g


ACTUS

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Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

HABITAT

RÉSIDENCE DES CÈDRES

Résidence Aulagne: le “oui mais” des locataires

Locataires au bord de la crise de nerfs

Mi-décembre lors d’une réunion publique, Lyon Métropole Habitat et la Ville ont annoncé que la moitié des logements de la résidence Aulagne seraient prochainement détruits, puis reconstruits à partir de 2020.

D

place depuis deux ans. Selon eux, elle correspond à une prestation… qui n’existe pas. “La borne à l’entrée

ne marche quasiment jamais, donc n’importe qui peut rentrer avec sa

dont certains contours restent à

voiture et se garer où il veut, quitte

définir. “Nous avons toujours sou-

à bloquer l’accès du parking à vélo,

tenu la réhabilitation et non la

s’agace leur représentant, M. Gor-

démolition, mais nous prenons

rab. La direction nous a annoncé

acte de ces décisions”, indique son

qu’elle ne nous prélèverait pas la

secrétaire général Jean-Maurice

taxe en juillet et en août prochain,

Gautin. S’il se dit “rassuré” de

mais nous, on veut simplement être

savoir que l’immeuble des 19/21/23

ne sera pas détruit, il s’inquiète en

PHOTO STUDIOFLY

revanche du manque de station-

nements (20 prévus) dont bénéfi-

le bailleur répond que le PLU-H en

L’ensemble des bâtiments présents sur la photo seront détruits puis reconstruits.

par appartement).

d’activités des ERM, le bailleur

conduits électriques, dans les

être associée au projet, l’amicale

d’un parc privé, auquel nous n’au-

capots des voitures où ils s’atta-

pour que les locataires restent

prioritaires pour les logements en accession sociale. Et souligne que

le niveau d’entretien devra être

équivalent entre les anciens et

nouveaux immeubles. À la question de savoir si la nouvelle rue

en sens unique qui sera construite

sur l’arrière de la résidence pourra déboucher sur le parc

répond par la négative. “Il s’agit

rons pas accès”, précise la directrice

communication,

Sophie

Descroix. Les habitants dénoncent aussi des intrusions dans les

immeubles vides qui doivent être démolis. “Nous sécurisons et nous

continuons de sécuriser”, assure le bailleur.

Reste le problème des rongeurs.

On les trouve dans les jardins, près des poubelles, dans les

canalisations,

voire

sous

quent aux fils électriques. LMH dit prendre le sujet au sérieux :

“Nous avons conscience du problème pour les habitants. Même si

nous avons déjà dépensé près de 30 000 euros en dératisation, nous

restons très actifs. Mais c’est un

problème qui touche aussi d’autres

● Joliot-Curie

Portes ouvertes à Jacques-Brel

Permanence vendredi 2 février à 17 h 30 à la Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine). Président : Abdelhak Fadly ● Anatole-France/Paul-Langevin

Permanence mardi 6 février à 18 h 30. Maison des fêtes et des familles, salle n° 2 (20, avenue de la Division-Leclerc). Présidente: Marie-Christine Burricand ● Centre

Permanence mardi 6 février à 18 heures au foyer Paul-Langevin (13 A, avenue Marcel-Paul). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Parilly

Permanence jeudi 8 février à 18 h 15 foyer Marcel-Sembat (11, bd Marcel-Sembat). Président : Jean-Louis Piedecausa

comprends leur lassitude, indique Françoise Bourdet, directrice terri-

toriale. Nos installations sont régu-

lièrement vandalisées. Parfois, les arceaux ou la borne d’entrée sont van-

dalisés juste après avoir été réparés.”

Ce que confirment les locataires, qui pointent une insécurité grandis-

dire, sinon on se fait casser la voiture, ou pire, soupire l’un d’entre eux. La

direction nous dit d’appeler le 17, mais ils n’interviennent pas dans des rési-

dences privées, ou seulement en cas de problème grave.”

Les locataires demandent la pré-

sence d’un vigile le soir, une bar-

rière électrique, des panneaux d’interdiction de stationnement

pour les personnes extérieures et des caméras de surveillance effi-

caces. “Tous les soirs, des rondiers passent vérifier que tout va bien, ce

qui n’est pas le cas dans toutes nos résidences”, rétorque Françoise

Bourdet. Toutefois, Adoma assure plancher sur un projet “qui se chiffre en dizaine de milliers d’euros”. Il

pourrait être finalisé d’ici un mois, et voir le jour dans un an environ. “Nous avons besoin de temps et d’ar-

gent”, conclut Françoise Bourdet. g

A.S.

URBANISME

Vers la démolition du centre commercial Ambroise-Croizat

au-delà.” g

EXPRESS

● Saint-Exupéry

Côté direction, on fait le dos rond. “Je

trafic de drogue. “On ne peut rien leur

secteurs de la ville, et s’étend même

CONSEILS DE QUARTIER Permanence mardi 30 janvier à 18 heures, salle des Acacias (7, allée des Acacias). Présidente : Sandrine Picot

les

remboursés.”

extérieurs à la résidence le soir et la

A.S.

Samedi 27 janvier, de 9 heures à 12 h 30, le lycée polyvalent Jacques-Brel ouvre ses portes. L’établissement propose les formations des filières générales (L, ES, S), technologiques (STMG et ST2S) et des formations de la voie professionnelle (CAP Vente, Bac Pro Commerce, Gestion-Administration, Accompagnement Soins et Services à la Personne et Optique-Lunetterie). Ainsi que deux BTS : NégociationDigitalisation Relation Client (NDRC) et Services Informatiques aux Organisations (Options SLAM et SISR). Le BTS SIO peut également s’effectuer en apprentissage. Pour tous renseignements, contacter le lycée : 04 72 50 31 60.

PHOTO RAPHAËL BERT

assure qu’elle restera vigilante

nuit, qu’ils accusent de se livrer au

pour les places de parking, mise en

prudemment le projet,

Tout en rappelant qu’elle souhaite

Adoma (ex-Sonacotra) des Cèdres pas ? Une redevance de 15 euros

locataires, on accueille

impose seulement 18 (une moitié

sante, due à la présence de jeunes

Paris, les habitants de la résidence ne décolèrent pas. Ce qui ne passe

u côté de l’amicale des

cieront ses 36 logements. Ce à quoi

Au 14 de la rue de la Commune-de-

D’ici à la fin du mois, les engins de chantier entameront la démolition de la boulangerie et de la boucherie du petit centre commercial AmbroiseCroizat, toutes deux désaffectées depuis des mois. Les travaux, menés par le propriétaire, Lyon Métropole Habitat (LMH), dureront quatre mois. Quant à la pharmacie et au tabac-presse, qui “n’ont pas vocation à poursuivre leur activité à cet endroit” selon le bailleur, ils quitteront le centre commercial dès qu’ils auront trouvé une solution de relogement. Le cabinet médical situé derrière les deux commerces devrait pour sa part déménager dans les trois ans. En 2021, LMH a en effet prévu de réserver 360 m2 au rez-de-chaussée d’un immeuble en R + 4 pour la construction d’une maison de santé. Le nouvel immeuble, qui accueillera aussi douze logements sociaux pour seniors (T2 et T3), sera situé au 65, rue Ambroize-Croizat.


ACTUS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

RECONVERSION PROFESSIONNELLE

Régisseur d’immeuble, une porte sur l’emploi La Région Auvergne Rhône-Alpes a accepté de financer huit formations de régisseur d’immeubles par an jusqu’en 2021, dispensées par le Centre régional des techniques avancées (CERTA). Les stagiaires doivent ensuite être titularisés par le bailleur Alliade Habitat.

P

our le Centre régional des

techniques avancées (CERTA), c’est une véritable bouffée

d’oxygène. Le 16 janvier au siège de

la Région, l’organisme de formation professionnelle vénissian a signé une

convention de partenariat avec la collectivité et le bailleur Alliade habi-

tat. Son objet : la formation de huit

régisseurs d’immeubles par an jusqu’en 2021, grâce à un cursus

en alternance qui débouchera sur

PHOTO RAPHAËL BERT

un CAP, via le dispositif du CARED. La formation comprend trois

modules : la médiation sociale,

Embauché comme régisseur d’immeuble en 2016, Frédéric Toussaint (à gauche) est aujourd’hui tuteur d’Omar, stagiaire à qui il transmet ses connaissances.

l’usage des applications numé-

riques professionnelles et la gestion de conflit. 700 heures sont

5

consacrées à l’enseignement, et

Céline Fourmond. Avant de rappe-

sur le terrain.

tout à fait nouveau. “Il a débuté en

500 se passent en situation réelle, “L’idée, c’est d’avoir la possibilité,

pour des personnes qui sont en recherche d’emploi, de proposer la

formation la plus adaptée à leurs besoins, avec l’assurance de l’obtention d’un emploi grâce à des parte-

naires qui s’engagent”, a assuré Stéphanie Pernod-Beaudon, viceprésidente de Région en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Message bien reçu par le président

du CERTA, Alain Mougniotte. “Vous nous apportez la possibilité de

poursuivre une activité et de maintenir une structure essentielle sur le territoire de Vénissieux, a-t-il

abondé. Le commanditaire d’une

action veut un retour sur investis-

ler que le partenariat n’est pas

2015, avec une première embauche.

En 2016, nous avons intégré trois nouveaux

collaborateurs

dans

notre organisation. Et en 2017-

2018, nous avons accompagné six

nouveaux candidats en formation.”

Frédéric Toussaint a été embauché comme régisseur d’immeubles par Alliade Habitat en 2016,

à l’issue de sa formation au CERTA. “Cette formule nous permet

d’apprendre d’un côté, et de tester de l’autre”, nous avait-il confié à l’époque. Il se réjouissait aussi de

revoir “tous les fondamentaux, parfois oubliés depuis longtemps,

comme les mathématiques ou les matières scientifiques”.

Aujourd’hui, il est passé de l’autre

sement, qui se mesure ici à l’aune

côté de la barrière, puisqu’il est

Ce que ne reniera pas le bailleur.

“Je lui donne quelques conseils,

de l’employabilité.”

“Qui dit logement social dit aussi

satisfaction de nos locataires. Or la question de la proximité est essentielle pour garantir un bon

niveau de satisfaction et de services auprès de nos clients”, a souligné la

directrice

humaines

des

d’Alliade

ressources

tuteur d’Omar, l’un des stagiaires. pour qu’il adopte tout de suite les bons gestes. On parle ensemble, on met en pratique ce qu’il a appris.” Et de conclure : “C’est important

pour moi de transmettre ce que j’ai appris.” g

Habitat,

ALAIN SEVEYRAT

IMMOBILIER

“L’ancien n’a pas dit son dernier mot” Quelle est la situation du marché à Vénis-

s’ils étaient locataires dans le privé. Ils ont

Il est donc plus difficile de vendre aux

C’est un marché hétérogène. L’avantage,

boursement mensuel de 350 euros hors

Certes, il est plus difficile de vendre un appar-

par exemple, rencontré des personnes avec

Mais globalement, il y a beaucoup plus de

sieux ?

c’est qu’on y trouve un peu tous les prix. J’ai,

de petits moyens, qui ont pu accéder à la

propriété en dépensant presque moins que

pu acquérir un T3 de 65 m2 avec un rem-

charges.

biens à vendre que d’acheteurs, notamment sur le Plateau.

PHOTO RAPHAËL BERT

Isabelle Picard (à droite sur la photo) vient de s’installer comme conseillère immobilière indépendante pour le compte du réseau Safti. Vénissiane d’origine, elle porte un regard pragmatique sur l’immobilier local. Minguettes ?

tement sur le Plateau qu’un autre situé à

Avenue Jules-Guesde, un F5 ancien s’est

ble, à condition de le faire au prix du marché,

côté de la rue, des surfaces neuves équiva-

Parilly ou au Moulin-à-Vent. Mais c’est possi-

et sans perdre de l’argent. Cela dit, des gens qui ont acheté du neuf il y a moins de dix

ans risquent de le vendre moins cher que le prix qu’ils l’ont payé. Ils ne seront pourtant

pas forcément perdants, puisqu’ils n’auront

vendu récemment 150 000 euros. De l’autre

lentes étaient mises en vente entre 280 000 et 290 000 euros. Dans cinq ou six ans, il sera

peut-être difficile de les revendre à ce prixlà…

pas payé de loyer pendant tout ce temps.

Quels sont les produits les plus recher-

Quel conseil donneriez-vous à des primo-

J’ai constaté que les gens recherchent sou-

accédants modestes ?

De se diriger vers l’ancien. Certes, le neuf a

des avantages indéniables : frais notariés réduits, taxes foncières moindres, qualité de fabrication, etc. Mais à surface égale, il y a parfois des différences de 100 000 euros !

chés ?

vent de “faux T4”, avec une grande salle à

manger et deux chambres. Pour de jeunes couples qui s’installent, il semble que ce soit le produit idéal. g

PROPOS RECUEILLIS PAR A.S. CONTACT

AU

06 78 36 54 29.


ACTUS

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Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

BOURSE SOLIDARITÉ VACANCES

L'évasion pour tous Vingt familles en difficultés — 32 adultes et 37 enfants — ont pu partir une semaine en 2017 grâce à la bourse solidarité vacances (BSV). Témoignages.

C

orinne en a encore les

CCAS, mon dossier a été accepté.”

allées en train, puis en car, raconte

raconte

cette fois-ci en moyenne montagne

un bowling. C’était vraiment bien.

larmes aux yeux quand elle sa

première

semaine de congé en 2016 avec ses

enfants âgés à l’époque de 16 et

13 ans. “C’était à Gruissan. Nous étions très près de la plage, il y avait une piscine dans la résidence. Mes

ados se sont fait très rapidement des amis. Et moi, je me suis posée.”

C’est par le bouche-à-oreille que Corinne a connu la bourse solidarité vacances (BSV). “J’ai rencontré

Corinne est repartie l’an dernier,

à Lagrand, dans les Hautes-Alpes. Au

programme :

randonnées,

visites, dé-couverte de l’équitation pour sa fille, et initiation à l’esca-

retour, on raconte comment ça s’est passé, témoigne Corinne. Comme

cette occasion qu’elle a rencontré

quelques démarches auprès du

Les séjours sont solidaires — pou-

rent, aussi bien pour choisir la des-

vacances, cela permet à des familles

public — collectés auprès des pro-

ou les réservations de train. Les per-

en difficultés d’envisager l’avenir

participe à une réunion après notre

forcément ça rapproche.” C’est à Mme Benmaksene, partie l’an dernier à Val-Cenis, en Vanoise, avec

ses deux filles. “Nous y sommes

L’an dernier, Corinne et ses ados sont partis une semaine à Lagrand, dans les Hautes-Alpes, dans le cadre de la bourse solidarité vacances.

DES SÉJOURS À PRIX SOLIDAIRE

tissent entre les bénéficiaires. “On

méconnu de la BSV : des liens se

jamais pu offrir une telle semaine à

de ville pour me renseigner. Après

année.”

Pouvoir partir une semaine en

on vit des choses assez similaires,

mes enfants. Je suis allée à l’hôtel

J’aimerais bien qu’on reparte cette

lade pour son fils. Aspect plus

une amie qui m’en a parlé. J’avais

des soucis financiers. Je n’aurais

Amina, 12 ans. Il y avait une piscine,

différemment. La BSV, délivrée par

l’Agence nationale des chèques vacances (ANCV), s’adresse aux per-

sonnes en difficultés économiques et sociales (chômeurs, jeunes pré-

caires, familles monoparentales…) capables de partir de manière auto-

nome mais ayant besoin d’une aide

dans la préparation de leur séjour.

tination que pour le budget, le trajet

vant aller jusqu’à -70 % du prix

sonnes qui sont acceptées dans le

fessionnels du tourisme tels que

dispositif peuvent bénéficier à trois

Pierre et Vacances, VVF ou autres

reprises d’une bourse, à condition

organismes. La préparation au

de partir une fois à la mer, une fois

voyage est très importante : les can-

à la montagne, une fois à la cam-

didats au départ sont aidés par le

pagne. g

CCAS de Vénissieux. Plusieurs ren-

contres sont nécessaires en amont. Les bénéficiaires sont accompagnés

MICHÈLE FEUILLET

dans toutes les étapes de leur projet et reçoivent le soutien d’un réfé-

RENSEIGNEMENTS : 04 72 21 44 95.

MÉDIATION NOMADE

DÉFI SOLIDAIRE

Un bon bilan et des projets En juillet, août et septembre 2017,

Un Vénissian au départ du Bab el Raid

alternative non-violente) a repris

Néo-vénissian,

dans la banlieue parisienne par

enseignant en techno au lycée

le MAN (Mouvement pour une l’idée de médiation nomade initiée Yazid Kherfi, en partenariat avec le

défis solidaires, “pour aller à la

gué du gouvernement Laurent de

rencontre des autres par le biais

Galard, c’est à donc Saint-Fons et

d’actions humanitaires”.

Vénissieux que les bénévoles du

“J’ai déjà eu l’occasion d’effec-

MAN ont installé leur camionnette

tuer un court séjour au Mali, il

mune, chaque fois entre 20 heures

et minuit. À chaque soirée, tables et

Les bénévoles du Man ont rencontré pas moins de 400 personnes l’été dernier.

chaises étaient sorties, des boissons et des gâteaux offerts à ceux qui le

relayés tout au long de ces 24 soi-

voulaient, des jeux pour les plus

rées, rencontrant quelque 400 per-

vous faites !” ou “Quand est-ce que

sonnes : un tiers d’ados, des adultes

Les deux municipalités ont bien

quartier, raconte l’un des bénévoles du MAN, pour aller à la rencontre de tous ceux qui, le soir venu, sont là

sans savoir que faire. Yazid Kherfi

dit que la nuit, dans ces rues, on ne

trouve que les flics et les barbus. Nous cherchions à ce qu’il y ait une autre composante.”

Une vingtaine de bénévoles se sont

la

de cesse de se lancer dans des

territoires. Avec le soutien du délé-

petits… Le but ? “S’installer dans un

de

Hector-Guimard (Lyon 7e), n’a

Commissariat général à l’égalité des

douze soirées dans chaque com-

natif

Haute-Loire, Philippe Chausse,

et des familles avec enfants. Pour le bilan de l’opération, communiqué

lors d’une réunion du MAN ce

15 janvier, on note un très bon accueil, de la convivialité — avec,

par exemple, un couscous offert par

une maman aux bénévoles —, des

discussions faciles en groupes et des

propos lâchés qui font chaud au cœur, tels que : “C’est bien ce que

vous revenez ?” entendu

suivi

ces

médiations

nomades, que le MAN aimerait pro-

longer l’été prochain. D’où, également, un appel à bénévoles. Quant

à Yazid Kherfi, venu assister aux premières rencontres, il sera présent au salon Primevère, à Eurexpo,

le 25 février à 14 h 15 pour une

conférence : “(Re) créer du lien grâce à la médiation nomade”. g

y a deux ans, afin d’apporter ma contribution à la construction

d’un dispensaire, raconte-t-il. Je

me suis appuyé sur l’association

Mille-Pattes. Pour les vacances

de février, je cherchais à m’engager sur une mission similaire, j’ai eu vent de Bab el Raid. Un

raid automobile ouvert à tous entre La Rochelle et Marrakech, organisé par l’agence Maïenga,

organisatrice du Rallye Aïcha

des Gazelles du Maroc depuis 1990. Pour cela, il me fallait

m’équiper avec une voiture deux

roues motrices à un prix abor-

dable.

L’intérêt ?

C’est

une

action solidaire. On participe à

la plantation d’un millier de palmiers dattiers dans la région de Merzouga afin de lutter contre

la désertification galopante. Et

on en profitera pour offrir des fournitures scolaires, des livres et des vêtements.”

Avec Jean-Michel Gravy, un ami de longue date, Philippe a

racheté une vieille 205 camionnette, qu’il a retapée grâce à des partenaires sponsors “de la

partie” (Méca 2S, Delko et Ecopra) qui ont prêté un local, conseillé le duo… Le 11 février, les deux amis partiront de

La Rochelle. Arrivée prévue à Marrakech le 21 février, après 6 000 km parcourus et trois pays traversés.

Expressions vous fera partager cette aventure à la fois sportive

et humanitaire sur sa page Facebook. g


ACTUS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

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PARCOURS D’EXCELLENCE

“Vous portez l’avenir du pays !” Des élèves de 3e du collège Paul-Éluard suivent un parcours d’excellence. Qui les a menés aux Archives du Rhône, en compagnie du président de la Métropole, David Kimelfeld, pour visiter l’exposition “Un procès pour l’Histoire, Klaus Barbie”. dans son établissement auprès

tales et métropolitaines

“Des mots pour aller plus haut”,

départemen-

du Rhône, dans le quartier de la Part-Dieu,

les

visages

sont

graves. Il faut préciser que les

élèves de 3 du collège Paule

Éluard viennent de visiter l’exposition

“Un

procès

pour

l’Histoire, Klaus Barbie”, en pré-

sence du président de la Métropole, David Kimelfeld, et de son

conseiller en charge de l’Éducation, Éric Desbos. Et que, pendant plus d’une heure, grâce à la profusion de documents, à leur

importance et à leur force émotionnelle, ils ont pris conscience

de l’horreur de la barbarie antisémite du régime nazi et du zèle montré par certains, tel Klaus Barbie, à l’appliquer.

Principal du collège vénissian, Raoul

Savey

explique

que,

depuis deux ans, trois parcours d’excellence ont été mis en place

PRATIQUE “Un procès pour l’Histoire, Klaus Barbie” Jusqu’au 30 avril aux Archives métropolitaines et départementales du Rhône, 34, rue du Général-Mouton-Duvernet, Lyon 3e. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 heures et jusqu’à 18 heures le jeudi. Entrée gratuite. Renseignements : 04 72 35 35 00.

des élèves de 3e . “Le premier,

valorise les compétences langa-

gières. Il est constitué de 14 étapes. La visite des Archives est la troi-

sième.” 58 élèves vont ainsi suivre une série de visites et de rencon-

tres — la suivante avec Hélène

Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin et secrétaire d’État du gouverne-

PHOTO RAPHAËL BERT

Archives

ment Valls (lire ci-contre). Avec, pour objectif, l’élargissement de “leur horizon des possibles” et de

leur culture personnelle. “Les deux

autres parcours, poursuit M. Savey,

Grâce à la profusion des documents, les élèves ont pris conscience de l’horreur de la barbarie antisémite du régime nazi et du zèle montré par certains, tel Klaus Barbie, à l’appliquer.

(Institut supérieur d’agriculture et

À l’issue de la visite, David

avec l’université Lyon III. Leur

de leur présence. “Il est impor-

se font avec les étudiants d’Isara d’agroalimentaire Rhône-Alpes) et

enseignant d’histoire-géo, Aurélien Zaragori, prépare ensuite, avec la Métropole et le Conseil départe-

mental, un voyage à Auschwitz, fin

avril, auquel pourront participer neuf élèves. Ceux-là iront aussi visi-

ter le fort Montluc. Tous ont été à l’Assemblée nationale et ont ren-

contré le député Yves Blein. Ils ont aussi assisté à une projection au cinéma Gérard-Philipe du film Le

Kimelfeld remerciait les élèves

“Bonjour Mme le ministre”

tant de connaître l’histoire de

son pays et d’en tirer des leçons pour l’avenir. Et cet avenir, c’est

vous qui le portez ! Vous avez

également demandé à mieux connaître l’histoire de la ville de

Vénissieux, un travail qui va être

mené avec vous. C’est extrêmement important d’avoir eu cette demande-là.”

Brio.”

g

PHOTO RAPHAËL BERT

E

n sortant du bâtiment des

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Un parcours de justice Du procès de Nuremberg qui condamne plusieurs dignitaires nazis pour “crimes contre l’humanité” en 1946 à celui de Klaus Barbie qui se tint à Lyon du 11 mai au 3 juillet 1987, l’exposition retrace le combat pour obtenir tout à la fois “la justice et la mémoire”. Au moyen de photos, de vidéos, de unes de journaux, de documents officiels et d’autres plus intimes — telle cette carte de fête des Mères envoyée par un des enfants juifs cachés à Izieu, puis déportés et assassinés par les nazis à Auschwitz —, sont retracées les différentes étapes du procès Barbie, le premier à avoir été filmé. Forcément passionnant !

Ce n’est pas tous les jours que l’on croise un ministre. Deux jours après

avoir accompagné le président de la Métropole, David Kimelfeld, dans

la visite de l’exposition consacrée au procès Barbie, les élèves de 3e du

collège Paul-Éluard engagés dans le parcours d’excellence ont pu échanger avec Hélène Geoffroy. L’ancienne secrétaire d’État en charge de la

Ville (dans le gouvernement Valls), par ailleurs maire de Vaulx-en-Velin,

a aimablement répondu aux questions des adolescents sur ses origines,

son parcours, son engagement, la fonction ministérielle, et plus largement l’exercice de la politique. g


ACTUS

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Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

ENTRAIDE

Développer la cohabitation intergénérationnelle C’est le pari de trois étudiants de Bioforce qui travaillent à l’implantation de l’association Le Pari solidaire sur la commune. harlotte Costes, 36 ans, est

C

de partage avec leurs hébergeurs

le cadre de sa formation

tre une chambre à disposition et

lien avec des partenaires locaux.

poursuit Charlotte Costes. L’étu-

“Coordinateur de projets en soli-

darité internationale”, elle s’engage à développer des actions en

C’est ainsi que, en tant que sta-

giaire au sein de l’association Le Pari solidaire Lyon (voir ci-contre),

partenaire de Bioforce depuis cinq ans, elle a fait le pari de développer

la cohabitation intergénérationnelle à Vénissieux.

“Je travaille sur ce projet avec deux

autres étudiants, Tomas Dominguez

et Daouda Niang, explique-t-elle. Notre objectif est de trouver des retraités vénissians qui accepteraient de loger des étudiants de Bioforce à partir de la rentrée 2018.”

Les jeunes gens sont partis d’un constat : la difficulté de trouver un

logement à Lyon pour des étu-

diants venus des quatre coins du monde et le coût prohibitif des

loyers. Ils souhaitent donc adapter à Vénissieux le concept développé

par Le Pari solidaire, à Lyon et

dans d’autres communes de la

qui, de leur côté, acceptent de metde partager cuisine et salle de bains. “Il s’agit d’un vrai engage-

ment de la part des deux parties, diant et le retraité seront amenés à

échanger, communiquer et pourquoi pas, partager des activités en

commun, et cela dans le respect de l’autre. On peut parler d’une plus-

value solidaire, d’un enrichissement mutuel.”

Plusieurs actions vont être menées dans les jours à venir par les trois

porteurs du projet : une opération porte-à-porte dans le quartier de La Darnaise vendredi 2 février, une

distribution de tracts au marché des

Minguettes samedi 3 et un stand d’information au forum de la soli-

darité qui se tient à Bioforce mer-

credi 7 de 16 heures à 18 heures. “Notre objectif est d’informer la population de notre projet, de créer

de contacts et de trouver de poten-

tiels hébergeurs”, conclut Charlotte Costes. g

métropole : permettre à des jeunes

de se loger à moindre coût en échange de temps de présence et

PHOTO GUILLAUME AUGER

étudiante à Bioforce. Dans

PERRINE PLATEAU SI VOUS

ÊTES RETRAITÉ ET QUE LE PROJET VOUS INTÉRESSE, VOUS POUVEZ CONTACTER L’ASSOCIATION AU 04 78 83 54 42.

“Les jeunes qui choisissent d’adhérer à l’association ne sont pas des consommateurs de services mais des consom’acteurs qui s’engagent à offrir du temps de présence à leurs hébergeurs”, indique sa directrice, Corinne Pasquier-Belot.

LE PARI SOLIDAIRE LYON réée en 2005, l’association

C

la directrice, il s’agit bien d’é-

en rapprochant les souhaits de

donné pour missions “de

la solitude.” Ou la location d’une

80 conventions ont été signées

à la pénurie de logements des

jours valides — “une formule

Favoriser le vivre ensemble Le Pari solidaire Lyon s’est

contribuer au maintien à domicile

des personnes âgées et de lutter contre leur isolement, de répondre jeunes, et de créer du lien social”,

détaille sa directrice Corinne Pasquier-Belot.

Deux formules s’offrent aux

jeunes (étudiants, apprentis ou jeunes travailleurs) en recherche

d’un logement et prêts à adhérer

aux valeurs de l’association. Un hébergement gratuit chez une personne âgée en perte d’autono-

mie en contrepartie d’une pré-

sence le soir, la nuit et un week-end sur deux — “le jeune

n’est évidemment pas là pour rem-

placer une aide à domicile, précise

change, de partage pour rompre

chambre meublée à moindre coût (entre 200 et 350 euros) chez des

seniors âgés de 60 à 75 ans et tou-

moins contraignante pour les jeunes qui ont besoin de plus d’au-

tonomie”, poursuit Corinne Pasquier-Belot.

Après l’étude du dossier de can-

didature et un entretien qui permet de connaître les attentes, les

motivations et les modes de vie des postulants, une rencontre est

organisée au domicile du senior.

“Nous attachons beaucoup d’importance à cette première rencon-

tre, insiste la directrice. Et nous proposons du cousu main en choi-

sissant des profils concordants et

chacun.”

pour l’année 2016-2017. Et l’asso-

ciation cherche à développer ses

activités sur différents territoires, à Vénissieux notamment, avec le

projet des étudiants de Bioforce (lire ci-contre) mais aussi la mise

en place de partenariats avec des

résidences non médicalisées à Vénissieux. “Cette formule existe déjà dans des résidences autono-

mie à Saint-Priest et Villeurbanne : des jeunes louent à faible coût un studio de la résidence et animent

en contrepartie des ateliers parti-

cipatifs les dimanches après-midi.” À bon entendeur ! g

P.P. SAVOIR PLUS SUR L’ASSOCIATION : WWW.LEPARISOLIDAIRELYON.ORG

EN


DOSSIER

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

9

Marthe, 92 ans, alitée depuis quelques semaines, peut rester dans sa maison de la rue YvesFarge grâce à l’aide des aides ménagères, aides soignantes, infirmiers libéraux et de sa famille.

TROISIÈME ÂGE

Les seniors plébiscitent le maintien à domicile Vieillir chez soi, c’est le souhait de plus de huit personnes sur dix selon un sondage CSA effectué en 2016. Mais l’âge venant, certaines ont besoin d’aide : le pôle maintien à domicile de la Ville répond à cette demande. DOSSIER RÉALISÉ PAR : MICHÈLE FEUILLET PHOTOS : RAPHAËL BERT

P

our les personnes âgées, rester chez

elles, c’est rester elles-mêmes. Leur

bout. J’ai averti mes enfants.”

Alors que le choix de partir en maison de

attachement à leur domicile se

retraite ou en établissement médicalisé

fondes de cet enracinement dans leur lieu

çais, comme Léonie, est réticente. “Une aide

mesure à leurs confidences. Les raisons pro-

de vie sont nombreuses. “C’est ici que j’ai

vécu avec mon mari, que nous avons élevé

nos enfants, raconte Léonie, 87 ans, bon

pied bon œil, habitante du quartier Parilly.

J’y ai mes habitudes, pas question d’en chan-

ger. Je voudrais pouvoir y rester jusqu’au

s’imposerait, une grande majorité de Fran-

ménagère vient deux fois par semaine. Elle

fait du ménage, mais surtout nous discutons.

C’est une jeune femme, elle est très agréable.

Elle me parle de ses enfants, sa famille.” Par-

tir en résidence serait un crève-cœur pour

Léonie, le synonyme d’une perte d’autono- >>>


10 >>>

DOSSIER

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

mie. “Même si je suis moins vail-

toute sa tête. “Je suis bien chez moi”,

débrouiller, assure-t-elle. Je n’ai pas

lèvres. Les liens se sont tissés entre

lante qu’avant, je peux encore me envie de déjeuner ou dîner à heures fixes,

de

me

retrouver

entre

“vieilles”, avec qui je ne parlerais que de nos petits bobos ! Je ne sais

pas si mes petits-enfants viendraient aussi souvent si j’étais dans

un établissement. Mes voisins sont

adorables, tout comme mes enfants qui vieillissent aussi, mais sur qui je peux compter.”

Rien ne saurait remplacer la familiarité avec le quartier, les commer-

çants, l’appartement, la maison, les

meubles, la vue de la fenêtre. C’est le cas de Marthe, 92 ans, alitée depuis quelques semaines. Elle

peut rester dans sa maison de la

rue Yves-Farge grâce à l’aide des aides ménagères, aides soignantes,

infirmiers libéraux… Et de sa famille. Tous les jours, sa journée

commence par la visite de l’un de

ses enfants, puis c’est l’aide à domicile, suivie de l’aide soignante et de

l’infirmier. Les visites s’arrêtent

insiste-t-elle un large sourire aux

les aides soignantes et la famille :

“Nous venons dans cette maison

depuis plus de dix ans, témoigne

Françoise Dupuy, du service de

soins infirmiers à domicile (SSIAD). Nous nous sommes occupés de son

mari décédé en 2011. Ses enfants

nous ont rappelés quand leur maman a eu des difficultés.” Sans les

aides

soignantes,

précise

Gérard, le dernier fils de Marthe, “ce serait très difficile, elles font un

travail formidable. Même si nous sommes très présents pour maman,

on ne pourrait pas prodiguer les soins comme elles le font. Et puis, le

service est assuré le week-end et les

jours féries. On n’envisage pas de la faire entrer dans une résidence”.

Tandis que Françoise donne la toilette, aidée par une aide ménagère de l’entreprise ASAD, Marthe dialogue avec les soignantes.

PRÉSERVER L’AUTONOMIE

vers midi… Puis elles reprennent

Un peu plus loin, boulevard

rituel.

Adelio et son épouse. Vénissian

en fin de journée avec le même

DES FAMILLES TRÈS IMPLIQUÉES

Dans son séjour, des photos de ses enfants — “j’en ai eu six” —, de ses

15 petits-enfants et, précise-t-elle

fièrement, “de mes 16 arrièrepetits-enfants”. Des photos de son

mariage aussi. Toute une vie à ses

côtés. Sans oublier la présence d’un petit chat. “Dès que tout le monde

s’en va, il vient sur mon lit.” La

famille, très impliquée, a réaménagé la maison. Le lit médicalisé a été installé en face de la fenêtre et

de la télé. Tout est fait pour faciliter le travail des aides.

Marthe entend mal mais elle a

Ambroise-Croizat, rencontre avec

depuis 1987, Adelio, 74 ans, souffre d’une pathologie chronique.

Pendant que Marie-Claudine Daurin, l’aide soignante, lui prodigue

les soins, son épouse souffle un peu. Depuis quelque temps, les

Madeleine, Élias et Marcel profitent des différentes activités proposées en accueil de jour à la résidence Henri-Raynaud. la femme d’Adelio. Le service de

conditions sont idéales. “La salle

soins à domicile est très adapté à

réaménagée. La baignoire a été

déception pour le couple qui avait

de bains a pu être totalement

supprimée et une douche installée.

Grâce à la mairie, nous avons obtenu une aide qui a permis au

bailleur, la Sacoviv, ce nouvel aménagement.” Le couple est en

attente d’une réponse pour l’intervention d’une aide ménagère. “Je commence à fatiguer aussi, insiste

notre demande.” En revanche,

Diverses aides financières

demandé une rampe pour l’accès

En cas de perte d’autonomie, le maintien à domicile est possible avec l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Elle permet aux personnes les plus dépendantes de plus de 60 ans de financer les aides dont elles ont besoin au quotidien. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), garantit aux retraités de plus de 65 ans un minimum de ressources pour vivre. À défaut d’APA, l’aide sociale à domicile peut prendre en charge le coût d’une aide ménagère ou du portage des repas. Lorsque l’hébergement en établissement spécialisé s’impose, l’APA ou l’aide sociale à l’hébergement (ASH) pour les plus démunis peut servir à payer une partie des frais d’accueil dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

à l’allée du fauteuil roulant : “Elle

est beaucoup trop raide et donc inutilisable.”

Léonie, Marthe, Adelio et bien d’autres Vénissians ne pourraient

certainement pas rester à domicile

sans ces aides précieuses. Leur message est clair : vieillir dans leur maison est leur plus vif souhait.

En pratique Pour bénéficier des services de maintien à domicile de la Ville, plusieurs conditions sont nécessaires : être Vénissian et avoir plus de 60 ans. Le plus souvent, la demande est faite par la famille ou une assistante sociale dans le cadre d’un retour à domicile suite à une hospitalisation. La coordinatrice du service maintien à domicile de la Ville se rend au domicile du patient. Lors de cette rencontre sont évalués les besoins de la personne : aide soignante, aide ménagère, réaménagement du logement, notamment au niveau de la salle de bains en transformant une baignoire en douche, ou en installant des barres pour se maintenir. Le comportement de la personne à aider est également pris en compte : vit-elle seule, en couple, en famille ? En cas de besoin, prendre contact avec le service de maintien à domicile (hôtel de ville étage 1A - Tél. : 04 72 21 44 44).

Pour Saliha Prudhomme-Latour, adjointe au maire en charge des

affaires sociales, ce service permet de tisser du lien social, de lutter contre l’isolement et de participer au bien-être. “La politique sociale

et les diverses missions du troisième

âge ne se voient pas forcément mais elles représentent les trois quarts du budget du CCAS. C’est parce que

nous estimons que nos aînés doivent

vivre dignement leur retraite que nous mettons en œuvre toutes ces

missions afin de préserver leur autonomie.” g

MERCI À TOUTES LES PERSONNES ÂGÉES ET LEURS FAMILLES QUI ONT ACCEPTÉ DE NOUS RECEVOIR.

Adelio et son épouse sont en attente d’une réponse pour l’intervention d’une aide ménagère.


DOSSIER

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

11

À LA RÉSIDENCE HENRI-RAYNAUD

Un accueil de jour paramédicalisé Sortir les personnes âgées souffrantes de leur domicile, les resocialiser. Et permettre à leurs proches qui les accompagnent le reste du temps de souffler. L’accueil de jour paramédicalisé qui vient d’ouvrir à Henri-Raynaud est une véritable avancée. e mardi après-midi, dans le

C

davantage axées sur la mémoire,

Raynaud, Madeleine, Élias

l’agilité. Tous les vendredis, ils peu-

eux, ils sont dix-sept chaque

ville. Sans oublier des animations

pour d’autres sur le mouvement,

salon de la résidence Henri-

vent également participer avec les

et Marcel sont installés sur des fau-

autres résidents à un atelier “bien-

teuils nouvellement achetés par la

être” en lien avec l’atelier santé

Ville avec repose-pieds. Comme

diverses (cuisine, loto…) organi-

semaine a y être accueillis. “Cer-

sées en partenariat avec les élus

tains viennent une seule fois par

du CME (conseil municipal d’en-

semaine, d’autres quatre fois”,

fants), les jeunes des EPJ (équipe-

explique Antonia, l’aide soignante.

ments polyvalents jeunes), ou

La nouveauté de cet accueil : sa

encore l’OMR (office municipal des

paramédicalisation. Concrètement,

retraités).

une aide soignante est à leur côté

Pour accéder à l’accueil de jour,

toute la journée. Elle donne les médicaments prescrits par le

médecin et propose des activités

aux animations.

femme me le demande toujours

Toutes les personnes âgées présen-

midi, jeux de palets — l’occasion

j’oublie. En tout cas, c’est délicieux.”

adaptées aux diverses pathologies. tent des troubles cognitifs, avec pour certaines une entrée dans la maladie d’Alzheimer.

La journée débute toujours de la

même façon : l’aide soignante va les chercher en minibus. “Ils viennent de tous les quartiers de Vénissieux,

précise

Antonia.

Nous

arrivons vers 11 h 30 à la résidence,

nous nous retrouvons pour une

quand je rentre à la maison, mais Madeleine est accueillie, elle aussi, deux fois par semaine : “Je suis tom-

tant le repérage de chiffres et les

bée chez moi. Avec l’alarme, j’ai pu

dans la bonne humeur. Après le

bite pas à côté est rassuré de savoir

formes. Tout le monde s’applique goûter, départ à 16 h 15 pour la tournée de retour.

UNE PROCÉDURE

D’ADMISSION EN PLACE

regarde le menu.” À l’heure du

calcul mental, mais si vous lui

collectif. Et après la sieste, place

Saliha Prudhomme-Latour, ajointe en charge des affaires sociales

suivi d’un jeu de société nécessi-

Marcel, 88 ans, est heureux. Il vient

déjeuner, direction le restaurant

de pratiquer le calcul mental —,

petite éphéméride, on dit quel jour

nous sommes, on lit le journal, on

C’est parce que nous estimons que nos aînés doivent vivre dignement leur retraite que nous mettons en œuvre toutes ces missions afin de préserver leur autonomie.

Au programme ce mardi après-

deux fois par semaine, excelle en demandez s’il se rappelle ce qu’il a mangé à midi, c’est le trou. “Ma

appeler de l’aide. Mon fils qui n’haque je viens ici. Mais moi je préfére-

rais trouver quelqu’un qui vive à la maison toute la journée. Ce serait l’idéal.” Élias, lui, vient quatre fois

par semaine : “C’est bien ici car on est toujours occupé. On se connaît tous. On forme presque une famille.”

Selon le groupe accueilli et les

pathologies, les activités sont variées. Pour certains, elles sont

une procédure d’admission est mise en place. Le dossier passe

devant une commission réunissant

plusieurs professionnels dont un médecin gériatre. Si la demande est acceptée, la personne fera un

essai : “Elle vient une fois par semaine, pendant un mois, le temps

de s’habituer et de prendre ses repères”, précise le directeur de la résidence, Florian Marjolet.

Cet accueil de jour paramédicalisé ne présente pas seulement un intérêt pour les personnes qui le fré-

quentent ; il répond également à

une réelle demande des aidants,

qui peuvent se reposer et se ressourcer pendant que leur conjoint ou parent est à la résidence. g

QUELQUES CHIFFRES Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) Ouverture 7 jours sur 7, 9 aides soignantes, 50 lits. Les bénéficiaires : - 56 % de femmes et 44 % d’hommes - 10 % ont entre 60 et 69 ans - 27 % entre 70 et 79 ans - 63 % entre 80 et 99 ans Budget : 570 000 euros financés par l’ARS (Agence régionale de santé).

Aide à domicile Du lundi au vendredi.

25 auxiliaires de vie, 134 personnes suivies dont : 84 % de femme et 16 % d’hommes. - 8 % entre 60 et 70 ans - 34 % entre 70 et 80 ans - 48 % entre 80 et 90 ans - 10 % au-delà de 90 ans Budget : 840 000 euros financés par la Ville.

Portage de repas Du lundi au vendredi. 110 personnes en bénéficient. L’entreprise Elior (Ternay), recrutée par appel d’offres dans le

cadre des marchés publics, en est le prestataire. Budget : 260 000 euros alloués par la Ville. Peuvent également bénéficier des services de maintien à domicile les résidents des “Foyers logement” et des “Foyers soleil” : - Résidence Bonin : 54 logements, 83 ans de moyenne d’âge, 82 % de femmes et 18 % d’hommes. - Résidence Henri-Raynaud : 45 logements, 82 ans de moyenne d’âge, 83 % de femmes

et 17 % d’hommes. - Foyer soleil Monchaud : 10 appartements, moyenne d’âge de 70 ans, 50 % d’hommes et 50 % de femmes. - Foyer soleil du Moulin-à-Vent : 6 appartements, moyenne d’âge de 88 ans, 80 % de femmes et 20 % d’hommes.

Plan canicule Alerte 3 Durant l’été 2017, il a été activé à quatre reprises soit 18 jours, avec plus de 6 120 appels téléphoniques, dont 330 personnes sensibilisées et visitées.


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CULTURE

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

Swann Meralli et le dessinateur Deloupy se sont rendus à Alger pour parfaire leur album. Résultat : de très belles cases comme cette vision panoramique de la capitale.

C’est là la grande force de ce passionnant Algériennes, cet ensemble de points de vue qui nous fait

aller d’un camp à l’autre : les militaires français, les combattants

algériens, les Harkis, les Pieds-

noirs… Avec, et c’est sans doute là

le plus important, la parole donnée aux femmes. Dont cette résistante au pouvoir français qui

remarque que “la guerre d’indépendance, ça a aussi été la guerre

des femmes dans la guerre des hommes”.

“Je voulais également me remettre

dans le contexte de l’époque,

reprend Swann Meralli. Il ne faut

pas oublier que l’Algérie a été fran© DELOUPY

çaise avant la Savoie. Et donner la parole aux femmes parce que ça me

saoule, quand on parle d’Histoire,

qu’on ne mentionne que les guerres

et les grands hommes. Le plus dangereux est le tabou. C’est important

ALGÉRIENNES 1954-1962

de parler sans rancœur. Résister,

c’est aussi s’exprimer sur des sujets

La guerre d’Algérie, version féminine Né à Vénissieux, Swann Meralli publie chez Marabout, avec le dessinateur Deloupy, une belle bande dessinée sur le destin de plusieurs femmes pendant la guerre d’Algérie. Algériennes convainc aussi grâce à la divergence des points de vue.

S

wann Meralli met tout de suite les choses au point : “Je suis né à Vénissieux mais j’ai

habité au-dessus de la place Valmy,

à Vaise.” Raison insuffisante pour ne pas s’intéresser à l’actualité du

jeune homme : il vient de signer

dans la collection Marabulles de PHOTO RAPHAËL BERT

Marabout le scénario d’une bande

dessinée, Algériennes 1954-1962,

mise en images par Deloupy. L’album sera en vente le 31 janvier.

Formé en génie civil et urbanisme

— “un hobby alimentaire” —,

qu’on veut taire.”

Pour parfaire leur album, le scénariste et le dessinateur partent à

Alger. D’où ces très belles cases, telle la vision panoramique de la capitale. “Nous avons été dans un

Airbnb tenu par une Algérienne qui

vivait en France et qui désirait accueillir des Pieds-noirs pour leur montrer le pays.” Dressés il y a plus

Swann cultive deux passions : la

Swann, est sa méconnaissance

l’écriture. Il a ainsi conçu plusieurs

le livre : la guerre d’Algérie. Il a

réalisation de courts-métrages et ouvrages pour la jeunesse, illustrés

par Carole Crouzet, et vient d’achever une fiction tournée à l’hôpital du Vinatier, “un peu avant le film

de Depardon”. Et, donc, il y a Algériennes.

totale du sujet qui va occuper tout autour de lui des amis dont les familles ont été concernées et il se

met donc à rechercher des ouvrages parlant de la guerre.

UN ENSEMBLE DE POINTS DE VUE

“C’est un roman graphique destiné

“Plus je découvrais les événements,

mentée. J’ai pas mal de scénarios de

de fous ! Le personnage de Béatrice

à un public adulte, une fiction docucôté, plus ou moins avancés. Pour

Algériennes, Il me fallait ensuite trouver un dessinateur disponible et qui travaillait dans le style que j’imaginais.”

C’est grâce à un éditeur de SaintÉtienne qu’il fait la connaissance de

Serge

Prud’homme,

alias

Deloupy. Un des points de départ de l’histoire d’Algériennes, avoue

plus je me disais que c’était un truc me correspondait (NDA : cette jeune femme, dont le père qui a été soldat en Algérie refuse d’en parler,

décide de se rendre sur place pour

en savoir davantage). Je ne suis pas journaliste, je n’ai pas vécu l’affaire, que pouvais-je faire de mieux que

le plein de témoignages de bords différents ? recul.”

Cela

apportait

du

de 60 ans, des murs méritent en

effet d’être abattus aujourd’hui

entre les différentes communautés. “Dans cette guerre de la mémoire, reprend Swann, chaque camp estime avoir raison.”

Il va bien entendu être question

de torture dans la BD. Les planches qui la concernent, malgré leur

dureté, font preuve de pudeur, sans voyeurisme. Quant au récit

de cette guerre “où personne n’est

ni blanc ni noir, où il n’existe pas une vérité mais plusieurs points de vue”, Swann l’assimile davantage

à une roue qu’à une ligne droite. “Une boucle où chacun se renvoie la balle !” g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

ALGÉRIENNES 1954-1962 DE MERALLI ET DELOUPY, ÉDITIONS MARABULLES (MARABOUT), 128 PAGES, 17,95 EUROS. PARUTION LE 31 JANVIER.


CULTURE

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

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MUSICIANES

Le bal au bond Du 3 au 10 février, le festival organisé par l’école de musique Jean-Wiener s’intéresse à la danse sous toutes ses formes.

PHOTO NATHADREAD PICTURES

P

KERY JAMES AU THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Droit de cité Deux avocats que tout oppose débattent de la question des banlieues. Houleuse, passionnée et passionnante, la compétition est au cœur du spectacle À vif de Kery James. Au Théâtre de Vénissieux le 2 février.

C

onsidéré comme l’un des grands représentants de ce que la presse a baptisé “le rap conscient”, Kery James a écrit l’an dernier un texte théâtral. Mis en scène par Jean-Pierre Baro, À vif a été créé à Paris au théâtre du Rond-Point et arrive le 2 février sur la scène vénissiane. Tout part donc de deux argumentations opposées concernant la situation des banlieues françaises. L’État en est-il responsable ? La discussion va suivre les rhétoriques complètement opposées de deux élèves avocats qui passent le concours dit “de la petite conférence”. L’un est Noir et issu d’une

cité (Kery James), l’autre Blanc et fils de bourgeois aisés (Yannik Landrein, découvert en Valmont dans la version théâtrale 2012 des Liaisons dangereuses, mise en scène par John Malkovich). Contrairement à toute attente, le premier rend les habitants responsables de la conjoncture. Le second prétend que les instances politiques sont seules responsables. “Un concours d’éloquence, a expliqué Kery James, a un côté moins austère qu’un véritable procès.” La qualité de l’écriture de Kery James, à laquelle s’ajoute le talent des deux interprètes, rend tout aussi crédibles les deux

thèses. L’humour est loin d’être absent de ce duel “où les mots, lit-on dans la plaquette du théâtre, sont les instruments d’un combat, une arme libertaire, où les vérités ne sont pas manichéennes mais nous forcent à réfléchir pour sortir des discours simplistes”. Kery James raconte encore que la pièce “commence par une question et finit par une question” avant de conclure : “Les gens en sortent plus nuancés qu’ils n’y sont entrés.” g

À VIF DE KERY JAMES, LE 2 TARIFS : DE 8 À 19 EUROS. DÈS 14 ANS.

FÉVRIER À

20

our leur dixième édition, les Musicianes, festival organisé par l’école de musique JeanWiener, ont choisi de s’intéresser aux danses pour une manifestation qui, du 3 au 10 février, sera baptisée “Semaine à six bals”. Tout commencera par des concerts privés chez l’habitant le 4 février, avec les classes de guitare, clarinette, piano, violoncelle et le Presto vénissian. Puis, le 6 février à 19 heures, à la salle Irène-JoliotCurie, les musiques traditionnelles d’Auvergne feront bon ménage avec l’électronique. Le 7 février à 14 h 30, toujours à Joliot-Curie, Isabelle Pacallet animera des ateliers de danses irlandaises pour les petits des maisons de l’enfance (sur réservation). À 18 h 30, leur succéderont des musiques anciennes de cour et des musiques traditionnelles irlandaises. Le 8 février, à 9 h 30 et 14 h 30 à la salle JoliotCurie, les enseignants de l’école de musique proposent un concert de musiques à danser en trois tableaux. Entre chacun d’eux, les enfants seront invités à danser par le Collectif Ès. Le soir, à partir de 20 heures à la salle Érik-Satie, on pourra s’exercer au swing et au lindy hop, avec la participation de la fanfare Boumtchak et de chanteuses de l’école de musique. Le 9 février à 18 h 30, à l’école JeanWiener, les élèves encadrés par Philippe Cousin et Ludovic Le Grand se lanceront dans les valses

et autres danses viennoises avant, à 20 heures au Théâtre de Vénissieux, le grand bal organisé par le Collectif Ès : I Wanna Dance With Somebody (voir ci-contre). Enfin, le 10 février à 19 heures à la salle Joliot-Curie, place à l’esprit guinguette avec les enseignants de l’école et le Collectif Ès.

ATELIERS DE DANSE S’ajouteront à ce programme copieux de nombreux ateliers de danse avec le Collectif Ès au théâtre et une heure musicale à l’école de musique, le 3 février à 11 heures, durant laquelle Gwenaël Dubois, prof à Jean-Wiener, parlera de la musique à danser. Toujours à l’école, d’autres enseignants aborderont les danses roumaines (le 6 février à 18 heures) et les valses (7 février à 14 et 17 heures). Patrick Bafon, chanteur de jazz, fera swinguer le public le 7 février à 14 heures et, ce même jour à 18 heures, la musicienne Élodie Poirier nous entraînera à la découverte des instruments anciens. Pour ceux qui désirent pratiquer la musique à danser, rien de plus simple : bourrée, chants de danses, bodhran, swing et trans électro n’auront bientôt plus de secrets pour vous. g J.-C.L. PROGRAMME COMPLET : WWW.VENISSIEUX.FR/ECOLE_MUSIQUE TÉL. : 04 37 25 02 77.

HEURES.

En vue du bal I Wanna Dance With Somebody, qui sera proposé au Théâtre de Vénissieux le 9 février à partir de 20 heures par le Collectif Ès — et qui s'inscrit dans le cadre des Musicianes, voir cicontre —, l’établissement recherche des ambassadeurs. “En amont, indique-t-on, vous apprendrez une phrase chorégraphique simple, puis, le soir du bal, vous vous infiltrerez au milieu des danseurs, et aiderez le Collectif à faire entrer tous les participants dans la danse.”

L’aventure est gratuite et ouverte à tous. Trois rendez-vous sont donnés le samedi 3 février de 14 à 17 heures (apprentissage du bal), le jeudi 8 février de 18 h 30 à 21 h 30 (répétition générale du bal) et le vendredi 9 février de 20 heures à 23 h 45 (bal). Les bonnes chaussures sont conseillées ainsi que l’envie de communiquer la joie de danser. À partir de 14 ans (les plus jeunes seront accompagnés d’un adulte). Inscriptions auprès de Géraldine au 04 72 90 86 68.

PHOTO MSCHERER

Recherche ambassadeurs pour un bal

Le Collectif Ès animera de nombreux ateliers de danse pendant toute la semaine du festival.


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CULTURE

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

LES VOIX

À VENIR Traction Avant Pilotés par Traction Avant et la compagnie Virevolt, les ateliers de danse pour préparer le défilé de la prochaine Biennale débuteront le 1er février à 19 h 30 au gymnase Ostermeyer. Traction Avant est par ailleurs également bien occupée avec son projet La clé. Après présentation d’une version scénique, la compagnie a invité des élèves de l’école Jean-Moulin, des adhérents du centre social des Minguettes et un groupe d’habitants à participer à trois courts-métrages réalisés par Slimane Bounia. Ils seront présentés à la salle Érik-Satie le 29 janvier à partir de 19 heures. Réservations : 04 72 90 11 84 06 21 79 03 14.

Médiathèque Lucie-Aubrac Jusqu’au 24 février, la médiathèque expose les œuvres réalisées par les ateliers Henri-Matisse pour accompa-

gner la résidence littéraire de Samira Negrouche l’an dernier. En partenariat avec l’Espace Pandora. Le prochain Bébé bouquine, moment câlin pour les 0-3 ans, se tiendra le 7 février à 10 h 30. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Renseignements : 04 72 21 45 54.

l'Ancienne-Gare, elle regroupe des “rêveurs” (conteurs, peintres, musiciens, pâtissiers, jardiniers, etc.). Prochain rendez-vous : le samedi 3 février à partir de 19 heures dans le local de l'association, “pour une soirée de partage, de musique, de contes, de rêverie”. Renseignements : 09 80 36 03 64.

Bibliothèque La Pyramide Pour les enfants de 6-12 ans, un atelier animé par Stéphanie Cerdeira permettra de créer des personnages de films d’animation le samedi 3 février à partir de 9 h 30. Inscription auprès des bibliothécaires. Renseignements : 04 72 51 49 54.

Abreuvoir littéraire et musical Une toute nouvelle association vénissiane, l'Alma (pour Abreuvoir littéraire musical artistique) a vu le jour en octobre dernier. Située au 5, bis rue de

Josselin Piétri exposé à Bruxelles L’artiste vénissian a le vent en poupe. Après une série d’expos cet été et à la rentrée, entre autres à la galerie La Rage et au Comœdia, lors de la Biennale Hors Normes, le voilà invité du Musée Art et Marges de Bruxelles où il rendra hommage à Bruce Lee et à d’autres figures du cinéma aux côtés du cinéaste Guy Brunet. C’est au 314, rue Haute que le travail de Joss sera visible du 9 février au 10 juin.

DE L’EXIL

Sans-papier mais avec fierté Après avoir été en résidence en

liés au monologue lui-même et à sa

cette semaine au lycée Jacques-Brel,

et de la difficulté à trouver sa place

novembre au collège Michelet et la

compagnie

du

la

médiathèque

Bonhomme

expose le résultat de son travail à Lucie-Aubrac

jusqu’au 3 février. Le titre, “Les Voix de l’exil”, vient d’un beau texte de

théâtre de l’Autrichien Robert

Schneider, Saleté. Écrit en 1993, il

décrit les sentiments d’un sanspapier irakien qui a fui le régime de Saddam Hussein et la guerre.

“Je voulais le faire découvrir à des adolescents et le travailler avec eux, explique le metteur en scène Tho-

mas Poulard. J’ai pris contact avec le rectorat et, très vite, le collège Michelet et le lycée Jacques-Brel ont été intéressés.”

Thomas propose une série d’ateliers

Cinéma Gérard Philipe Classé Art et Essai

Festival Télérama

Jusqu'au 30 janvier, au tarif

d'amour, Prix du jury cannois) au

cinéma Gérard-Philipe s'associe

mement original et exotique

unique de 3,50 euros la séance, le

au festival Télérama. De quoi enfin voir tout ce que l'on avait

raté sur grand écran en 2017. Plus, en avant-première, Jusqu'à la

garde (voir ci-contre), dont la sor-

biopic (Barbara), du polar extrê(Le Caire confidentiel) aux films d'aventure (The Lost City of Z) et de SF (Blade Runner 2049), le choix

est très large. Ajoutons-y le très beau Visages Villages d'Agnès

tie est prévue le 7 février. Les

Varda et JR ou Un homme intègre

qués lors de leur sortie, à com-

qui valut à son auteur la confisca-

16 films proposés ont été remarmencer par 120 battements par

minute, Grand Prix à Cannes. Du drame de la séparation (Faute

de l'Iranien Mohammad Rasoulof, tion de son passeport. Et d'autres

sujets en provenance de Corse, des États-Unis ou d'Ukraine. g

thématique, celle de l’immigration

dans une société qui n’est pas la

nôtre. “Nous avons fait des ateliers d’écriture, de jeu, de son, de scéno-

graphie pour les sensibiliser aussi aux divers métiers de la scène. Et leur montrer que le théâtre aborde

des sujets concrets et actuels, dans une langue d’aujourd’hui, sans être uniquement poussiéreux et élitiste.”

Saleté sera monté à l’automne dans un théâtre lyonnais. Le vernissage

de l’exposition le 26 janvier à

17 heures, à la médiathèque — où l’on pourra découvrir les textes des

élèves et écouter les sons qu’ils ont enregistrés — sera accompagné

d’une lecture par le comédien Mathieu Besnier. g

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Vaurien Le long-métrage de Mehdi Senoussi sur un jeune diplômé qui, ne parvenant à trouver un boulot digne de ses compétences, braque un Pôle emploi, sera projeté en avantpremière au cinéma GérardPhilipe le 27 janvier à 20 h 30, en présence de l'équipe. On retrouvera le film et l'équipe le lendemain 28 janvier à 17 heures, aux Alizés de Bron, dans le cadre de Drôle d'endroit pour des rencontres. La projection sera suivie d'un débat.

Jusqu'à la garde Dans le cadre du festival Télérama (voir ci-contre), Jusqu'à la garde sera projeté en avantpremière le 28 janvier à 18 h 30. Pour ce drame de la séparation (entre Léa Drucker et Denis Ménochet) et de la violence conjugale, traité en thriller d'une façon très originale, Xavier Legrand a obtenu le Lion d'argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise 2017.

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

Séances pour sourds et malentendants Normandie nue le 25 janvier à 18 heures, Les Tuche 3 le 1er février à 18 h 30.


HistoirE

Mercredi 24 janvier 2018- n° 639

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vont-ils pouvoir abriter à la fois la maison commune et une école ? Le

24 décembre 1834, l’affaire est entendue. En guise de cadeau de

Noël, Vénissieux jette aux orties son ancien bâtiment et décide de s’of-

frir un autre édifice, en bien meil-

leur état : à deux pas de l’église, sur

la rue de la Brèche (en bordure est de la place Léon-Sublet actuelle), le

sieur Jean Sandier dit Beaujean propose de vendre sa belle maison en pierres, avec sa cour plantée

d’arbres, son puits, sa buanderie et son écurie pour les chevaux. Le

tout est déjà destiné à l’accueil du public puisqu’il fait office… d’au-

berge. Allez donc trouver un

En juillet 1832, Étienne Sandier, maire de l’époque, fait dresser des plans et des devis pour réparer le bâtiment de la toute première mairie, située au début de la rue du Château. Projet abandonné contre la transformation d’une auberge en maison-école en 1836.

emplacement plus judicieux !

UNE MAIRIE AU PRIX FORT MAIS DIGNE DE CE NOM

Certes, l’aubergiste réclame le prix

fort

pour

son

établissement,

PHOTO DR

9 000 francs, alors que la recons-

Premières mairies L’ancienne mairie de la place Sublet ne fut pas la première “maison commune” de Vénissieux. Il y en eut deux autres auparavant, enfantées par les révolutions de 1789 et 1830.

ans l’église les jours de

D

Dans les deux ans qui suivent, les

d’un cachot pour enfermer les mal-

ment du toit et d’une partie des

qui l’entourait, quand le

son commune”. Cette première

révolutionnaires, en attendant

Arrive la révolution de 1830, qui

leur assemblée des chefs de famille,

l’actuelle rue du Château, dont l’arc

truction de l’ancienne mairie n’en aurait coûté que 5 000. Mais au dia-

ble l’avarice. La municipalité vient de vendre ses communaux et dis-

pose d’un bon pécule en caisse, plus de 7 000 francs. L’on financera le

solde en cédant aux enchères la vieille mairie en ruines.

Le dossier remonte la voie hiérar-

chique et parvient jusque sur le

bureau du roi Louis-Philippe, lequel donne son autorisation à toute l’opération le 23 juin 1835. La vente de la propriété Sandier est

passée deux mois plus tard, le

PAR : ALAIN BELMONT

pluie ou dans le cimetière

soleil brillait ! C’est là que se réu-

nissaient les Vénissians d’Ancien

Régime, lorsqu’ils voulaient tenir l’ancêtre de notre municipalité. Pour eux, il n’était pas question de

disposer d’une mairie en bonne et

due forme, comme à Lyon ou comme dans certains villages de Provence : la maigreur des finances

locales ne permettait pas un tel investissement. Et puis, peut-être

n’en voyait-on pas l’utilité ; l’espace entre les tombes faisait parfaite-

ment l’affaire, et avait l’avantage

Vénissians achètent donc une “mai-

mairie dans l’histoire de notre ville

se situe au cœur du vieux village, et plus précisément au début de de cercle reproduit le tracé des anciens remparts

Le 24 décembre 1834, l’affaire est entendue. En guise de cadeau de Noël, Vénissieux jette aux orties son ancien bâtiment et décide de s’offrir un autre édifice, en bien meilleur état.

d’appartenir à tous les habitants.

Très modeste, elle se résume en

radicalement

du conseil et pour célébrer les

La Révolution française change les

choses.

En

février 1790, l’Assemblée Nationale

institue les communes, avec un maire et un conseil municipal à sa

tête. Plus question désormais de se réunir dans un lieu improvisé.

une salle pour tenir les réunions

mariages, et en deux pièces à l’étage, qui coûtent chaque année

60 francs en bois de chauffage et

en chandelles d’éclairage. Détail

curieux, la mairie dispose aussi

faiteurs ou les suspects contrequ’ils soient remis entre les mains

de la justice. Une prison bien peu étanche, si l’on en juge au fait qu’un détenu s’en évada en août 1795 “par un trou qu’il avoit fabriqué à la

muraille”,

attirant

moult

reproches de la part des autorités

départementales ! Mais la maison commune cause aussi d’autres sou-

cis bien plus préoccupants. Elle

s’avère en très mauvais état, et

pour tout dire aux portes de la ruine. Dès 1801, à peine dix ans

après son achat, la commune doit investir à plusieurs reprises d’importantes sommes pour des répa-

rations. Peine perdue, le bâtiment se dégrade de toutes parts, et les chantiers se révèlent aussi efficaces

qu’un emplâtre sur une jambe de

bois. La municipalité rend les

armes et finit par abandonner le bâtiment, juste avant l’effondre-

murs, en 1828.

porte au pouvoir le roi Louis-Phi-

lippe et une nouvelle municipalité à Vénissieux, dirigée par Antoine

Barioz-Busquet de 1830 à 1831, puis

par étienne Sandier de 1831 à 1848. Sandier prend à bras-le-corps le problème de la mairie. En juillet 1832, après avoir fustigé l’incu-

rie de ses prédécesseurs, et constaté

que “depuis plusieurs années, les habitants réclament vivement le rétablissement de cette maison com-

mune”, il fait dresser des plans et des devis pour réparer le bâtiment

de fond en comble. Mais une loi venue de Paris en 1833 bouleverse ses projets. Désormais, toutes les

communes de France d’au moins 300 habitants doivent entretenir une école de garçons sur leur territoire. Le maire et le conseil muni-

cipal hésitent alors sur la conduite

à tenir : les vieux débris de la mairie

28 août 1835. L’année 1836 est consacrée aux travaux pour trans-

former l’auberge en mairie-école.

La cuisine et la salle d’auberge du rez-de-chaussée, les deux chambres du premier étage et les gre-

niers du second sont confiés à un architecte

qui,

moyennant

la

construction d’un escalier dans la cuisine et l’aménagement des gre-

niers, installe la mairie et l’école

aux deux premiers niveaux, et les

appartements des instituteurs au dernier étage. Les Vénissians dis-

posent enfin d’une mairie digne de

leur gros village aux portes de Lyon, et de la modernité qu’ils

entendent bien suivre. Pourtant, sa

durée de vie fut bien courte : à peine plus de 40 ans. Dès les années

1870, le développement fulgurant de Vénissieux exigea la construc-

tion d’une nouvelle mairie. Mais c’est une autre histoire… g

SOURCES : ARCHIVES DE VÉNISSIEUX, REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS MUNICIPALES, AN II-1865, ET 1 M 197/7. ARCHIVES DE L’ISÈRE, L 258, BULLETIN N° 24 (1799).


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SPORTS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

QUESTIONS À Filip Bafounta Responsable de l’Espace École Sport Boxe Quel bilan tirer de ces quali-

ficatifs aux championnats de France de boxe amateur ?

Un peu moins de monde que

prévu, peut-être en raison des

tarifs (10 euros la journée et

15 euros le week-end). En tout cas, je retiens la qualité de l’organisa-

tion, avec l’ensemble des béné-

voles du club investis tout un

week-end. On a même fait appel à un service de sécurité pour éviter tout risque de débordement.

Beaucoup de boxeuses présentes à Vénissieux avaient déjà atteint les finales des championnats de France l’an dernier.

leaders de l’Espace École Sport

avec les succès de Houria Djalout

qualifications. Et bien sûr j’y associe Hicham Laziz, blessé.

Sinon, c’était un gros défi tech-

nique, et je suis content qu’on l’ait relevé avec l’installation de

deux rings en plein cœur du gymnase Jacques-Anquetil. On a investi 15 000 euros dans cette manifestation.

teur reconnu) et du micro (musi-

qualifications tout un week-end.

QUELQUES BOBOS

leurs protégés s’offrir un billet

notamment chez les féminines

Le club compte 157 licenciés,

Peronnet, tous éliminés lors des

mérité pour les “France amateurs

de Bourgoin, Vaulx, Villeurbanne

nui à la qualité des combats,

dys Constatidinis et Jérémy

et Feyzin. Ces quatre clubs ont vu

santé de la boxe peaufinée du côté

nées et Languedoc). Ce qui n’a pas

La boxe se porte bien à Vénis-

Thoxaxsy, Ibrahim Fofana, Gla-

“Les compétiteurs ont mis du cœur, a-t-il observé. Et si les décisions des juges ont pu paraître en décalage avec certaines prestations, il est nécessaire de rappeler qu’en dépit du système de pointage, la boxe reste un sport où il y a un jugement. Il faut l’accepter.”

Les régionaux ont confirmé la

PACA, Dauphiné, Savoie, Midi Pyré-

Boxe. Je fais allusion à Serge

sieux ? dont

une

quarantaine

de

femmes qui sont très assidues

aux séances d’aéro-boxe. J’en

suis ravi. On touche vraiment un

large public, avec bien évidemment notre pôle de boxe éduca-

tive qui frôle les cinquante

jeunes. Alors oui, on peut dire que la boxe se porte plutôt bien à Vénissieux.

d’arrêter un combat sur blessure.

kop de supporteurs.

ces sélectifs de la zone 2 (Auvergne,

qualifiés !

cien), devenu speaker de ces

constamment encouragée par un

vénissian qui se serait

pas mon avis sur la qualité des

Marseille), Élise Bussière (Mou-

la Feyzinoise Julie Le Galliard,

N

des combats. Ne me demandez

concerne également les arbitres,

Limuka, et plus proche de nous, de

Boxe n’a pu obtenir un billet pour

teurs de l’Espace École Sport

guère eu le temps d’assister à

cialiste de boxe (ancien compéti-

lins), de la Berjalienne Belinda

e cherchez pas la trace

avoir pu qualifier des compéti-

compte…

(Boxing Oumiha), Wassila Lkhadiri (Hyères), Caroline Cruveillier (BCO

France amateurs. Le quintet des

Tellement lourde que je n’ai

la France. Seul bémol, ne pas

Même sans compétiteurs vénissians qualifiés pour ce tournoi, l’Espace École Sport Boxe a organisé, les 13 et 14 janvier, une compétition d’envergure qualificative pour les championnats de France amateurs.

qualification aux championnats de

D’avoir pu proposer un plateau xeurs amateurs venus de toute

Amateurs... de sensations

illustré à l’occasion du tournoi de

Lourde organisation en fin de

factions ?

de choix avec près de 300 bo-

BOXE ANGLAISE

d’un quelconque boxeur

Quelles sont vos autres satis-

2018”. En ajoutant au bout de leurs

Concrètement, à la fin de chacun

Hamadi de Feyzin), de la ténacité

buent dix points au gagnant et de

gants de la séduction (le cadet et de l’aisance (le senior Kopa de

Vaulx et la Feyzinoise Le Galliard).

“Sincèrement, on a eu la chance

d’assister à une bien belle réunion”, s’est félicité Aimé Bafounta, spé-

des trois rounds, les juges attrisix à neuf au perdant, selon l’écart

entre les boxeurs. Le vainqueur est

celui qui cumule le plus de points par décision unanime ou partagée. La question de la subjectivité

notamment quand il faut décider En l’espèce, Abdelhamid Saïdi, le

médecin fédéral de la compétition, n’aura pas trop eu à s’employer en

début de réunion. Tout juste est-il intervenu “dans l’urgence” pour des épistaxis (saignements de nez)

plus impressionnants que graves.

Mais plus tard dans la soirée et le lendemain, il a été beaucoup plus

sollicité, décidant quatre évacuations sur l’hôpital après interventions sur des traumatismes avec

plaies. “Tout s’est bien terminé, précise-t-il. La prise en charge a

été optimale. Mais en arriver là,

c’est tout de même un constat d’échec.”

g

DJAMEL YOUNSI


SPORTS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

BASKET-BALL

L’ALVP tient au maintien

AGENDA Samedi 27 janvier Tournoi de foot en salle réservé aux catégories U7 et U9 organisé par l’AS Vénissieux Minguettes, au gymnase Jacques-Brel. Le lendemain, suite et fin de 9 heures à 17 h 30. ● Pré-régionaux d’athlétisme Auvergne-Rhône-Alpes organisés par le comité du Rhône et Métropole de Lyon, épreuves de lancers au stade du Rhône de Parilly, à partir de 11 heures. ●

Dimanche 28 janvier

s’étaient adjugé (29-23). Et durant une

bilan de fin d’exercice.

pas dire que les protégées de Kevin Clivet

les Vénissianes seraient assurées de devan-

Les rugbymen de l’USV accueillent Unieux au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ● Les footballeurs de l’US Vénissieux reçoivent la réserve de Neuville au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ● Triathlon réservé aux benjamins et minimes, à la halle Stéphane-Diagana de La Duchère, de 9 h 30 à 12 heures. ● Quart de finale du championnat de France de crosscountry, zone ouest, organisé par le Comité du Rhône au stade du Rhône de Parilly, des minimes aux “Masters”, de 10 h 15 à 16 heures.

average”. Pas si mal par les temps qui cou-

Samedi 3 février

Battues la semaine dernière par Tullins (64-

baud-Morateur (26 points), Vénissieux n’a

blement entrées dans un autre championnat,

de quatre points en fin de premier quart-

54), les Vénissianes de l’ALVP sont inévita-

celui qui doit leur assurer (ou non) le main-

tien en Nationale 3. En accueillant dimanche,

à Anquetil, le BC Gransois (entre Salon-de-

jamais été mené au score. Mais l’avantage

temps, puis d’un point à la pause, témoignait

de la fébrilité d’une équipe qui doute encore. Heureusement, il y eut ce 3e quart-temps qui

Provence et Istres), l’ALVP n’avait pas d’au-

lui donnait un peu d’air (sept points de

Comme à l’aller lors d’une rencontre aux

contenait et gérait au mieux pour s’assurer

tre ordre objectif que celui de s’imposer…

allures de match de hand que les Vénisianes bonne partie de la rencontre, on ne peut se sont totalement rassurées. Certes, avec

le retour de blessure de Bourhani et l’adresse à peu près retrouvée du duo Rim-

confort), écart que la formation de l’ALVP un 6e succès qui risque de compter lors du

Déjà, en cas d’égalité de points avec Granse, cer leur hôte du jour par le jeu des “paniers rent. g

TWIRLING-BÂTON

Et un Mondial de plus pour Stéphane Moreira Le Vénissian Stéphane Moreira a brillé lors du Bâton d’Or de Montargis, épreuve qualificative pour les Mondiaux. Il a outrageusement dominé la compéti-

tion en s’imposant en solo 1 bâton, solo 2 bâtons et en danse solo. Du coup, il est sélectionné dans ces

trois disciplines pour le prochain Mondial prévu du 28 mars au 1er avril à Lillehamer, en Norvège.

Histoire d’ajouter une ligne de plus à son CV sportif,

associé à Laurie Parcéro, il a obtenu la seconde place en duo senior. Ce qui leur assure une place de rem-

plaçant en Norvège, dans cette discipline. Valérie

Girodon, présidente du Twirling Bâton Vénissieux,

n’a pas manqué par ailleurs de souligner le travail

de qualité de Kévin Vaitilingom qui a accroché deux

places près du podium (5e et 6e en solo)… dans la même catégorie que Stéphane.

“Désormais, annonce la présidente, place à notre challenge annuel, celui de la ville de Vénissieux

qui est prévu le 25 février au gymnase Jacques-Anquetil. Suivront le sélectif AuRa, un cham-

pionnat régional programmé dans le Puy-de-Dôme, à Châtel-Guyon, les 17 et 18 mars, puis le

championnat de France à Dunkerque, les 19, 20 et 21 mai. Concernant le Mondial et même les déplacements en Auvergne et dans le Nord, il va falloir nous pencher sur la question du financement.” Et contrairement aux perfs de Steph’, là, ce n’est pas gagné. g

Les handballeurs du VHB accueillent Saint-Flour handball au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45. ● L’équipe de l’AS Vénissieux Minguettes futsal se déplace en match en retard de Division 2 à Pfastatt, à 16 heures. ●

Dimanche 4 février Les footballeurs de l’US Vénissieux reçoivent le FC Rive Droite au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ● Les basketteurs du CLAM-V accueillent Vaulx-en-Velin Basket Club au gymnase Alain-Colas, à 15 heures.

17

TOURNOI DE FUTSAL SOLIDAIRE

Coup de pouce aux migrants Le samedi 13 janvier, au gymnase Jacques-Brel, la

plus grande diversité était à l’honneur. Un tournoi de futsal rassemblait des féminines, une équipe masculine de l’AS Minguettes, des bénévoles de l’asso-

ciation Les Colibris solidaires, et surtout — car c’est

pour eux que cette opération avait lieu — des réfu-

giés et migrants résidant au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de La Roseraie.

“Ce tournoi vise à favoriser leur intégration, expli-

quait Mehdi Gana, un dirigeant de l’AS Vénissieux Minguettes. Depuis pas mal de temps, on cherchait à

apporter notre contribution à ces migrants et réfugiés un peu isolés, que l’on voyait jouer au foot, le week-

end, du côté de Laurent-Gérin. On a profité d’un

samedi pas trop chargé pour proposer ce tournoi festif destiné à les aider un peu financièrement, grâce aux inscriptions et à la buvette.”

Localement, les initiatives sont nombreuses. L’association Les Colibris solidaires est particulièrement active. “Nous essayons de développer les liens d’amitié, d’entraide et de solidarité entre les personnes, en

favorisant le vivre ensemble, en incluant les migrants

et réfugiés, mais pas seulement, explique Ouarda, l’une des bénévoles. On a ainsi organisé au printemps dernier un repas intergénérationnel en ce sens. Et une semaine avant ce tournoi solidaire, avec l’aide

d’une mère de famille pakistanaise, on a offert 110 repas aux migrants, réfugiés et proches. En fait, on peut compter sur un réseau d’entraide important,

notamment la banque alimentaire, Humanitaire

concept, des particuliers aussi… Une main toute seule ne peut pas applaudir.” g

DÉCÈS Étienne Bally, ancien champion d’Europe du 100 m

Samedi 10 février Finales régionales de boxe éducative organisées par Espace École Sport Boxe au gymnase Jean-Guimier, de 9 heures à 17 heures. ● Les handballeurs du VHB accueillent Dijon Bourgogne HB au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45. ●

Dimanche 11 février Les basketteuses de l’AL Vénissieux Parilly reçoivent Ail de Rousset au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30. ●

Né dans le quartier Pasteur en 1923, Étienne Bally est décédé mercredi 10 janvier, à l’âge de 94 ans, à Vénissieux. Champion d’Europe du 100 m en 1950, à Bruxelles, sur le temps canon de 10’7, il fut sans doute l’un des champions français les plus méconnus. “Vénissieux est ma ville de cœur, nous avait-il assuré lors d’un portrait réalisé en février 2010 (voir Expressions n° 436). J’y suis né et je suis revenu m’y installer dès ma retraite.” Employé à la soierie (Barioz), puis à la CEM comme gestionnaire de commandes, grossiste en lainage ou enfin “commis-ravageur” dans le textile, le sprinteur s’entraînait le soir après le travail. Pas question alors de monnayer ses exploits. “Pour mon titre européen, mon club m’avait fait un joli cadeau et Louis Dupic, l’ancien maire, avait fait un effort, en m’offrant un joli service de table de Limoges.”


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SPORTS

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

RUGBY

XV de l’USV d’arriver à la pause

Le XV de l’USV se console comme il peut

5).

avec une avance de dix points (15Au retour des vestiaires, les locaux ont poursuivi sur leur lancée, évitant ainsi le retour au score de Suc-

cieu. La fin de partie confirmait les bonnes prédispositions des Vénis-

sians, sûrs de leur force et de leur victoire, qui allaient même enfler

le score dans les dernières minutes. Aouizerate (78e) puis Hajothman

Au stade LaurentGérin, le 14 janvier, la réception de Succieu, mal classé, était très attendue. Les Vénissians ont remporté leur second succès de la saison. Une vraie bouffée d’oxygène. Mais l’USV reste bon dernier de son championnat.

A

dans les arrêts de jeu donnaient des points de bonus offensif apprécia-

bles par ces temps de disette. Sans parler du score final qui se passe de tout commentaire. Jamais Vénis-

sieux n’avait autant dominé un

adversaire cette année. Mais l’USV reste bon dernier, avec 8 points de

retard sur son adversaire du jour.

Pas question de parler de maintien, cela devient mission impossible. “Tout est possible, ose pourtant le président. Une refonte des calen-

driers et des poules de division Hon-

neur, Promotion d’Honneur et des

vant le coup d’envoi, les

Séries est à l’étude. Et avec le comité

joueurs ont observé une

du Rhône, il faut s’attendre à tout,

minute de silence à la

même au repêchage.”

mémoire d’Arlette Rousset, ancienne

dirigeante du club, très impliquée,

DJAMEL YOUNSI

appréciée de tous, qui était partie s’installer à Salornay-sur-Guye (71).

Les Vénissians (en rouge) ont probablement offert l’une de leurs plus probantes prestations à la maison.

Le match animé qui a suivi a été remporté assez nettement (32-5) par

ogres de la poule. On a plutôt res-

avec un meneur de jeu au-dessus

le XV du président Michel Giuliani.

senti du soulagement après ce

les Succerois, placés juste devant

second succès de la saison, obtenu

terre vénissiane.

mier essai de la partie. Mais il était

Face à Succieu les Terres Froides, en face de la Maison du rugby, l’ambiance était bon enfant dans les ves-

tiaires après 80 minutes de jeu. On

était loin du match de l’année, le match parfait que l’on réalise contre

un favori, du genre le Pays de Gex

ou le Servette de Genève, les deux

g

au terme d’une seconde période

eux au classement, de faire la loi en

convaincante et rythmée… On peut parier que le coup de gueule du pré-

LE MAINTIEN,

MISSION IMPOSSIBLE ?

sident Michel Giuliani, lors de la col-

Si le XV de l’USV s’est installé assez

secondaires bénéfiques. Les Vénis-

la marque sur pénalité (Laribi), ce

lation de midi, a produit des effets sians avaient visiblement envie de mouiller le maillot pour empêcher

vite dans le camp adverse, ouvrant sont les Isérois qui allaient provo-

quer les premiers courts-circuits,

du lot (Farin), qui inscrivait le pre-

Championnat du Lyonnais de rugby – Promotion d’honneur territoriale – 13e journée

dit que les Vénissians allaient sortir

À Vénissieux, stade Laurent-Gerin,

répliques de qualité, en multipliant

Succieu Terres Froides 32 à 5

de leur réserve, en osant des les poussées en mêlées, des regrou-

pements qui, à plusieurs reprises, leur ont permis de s’installer dans la zone de vérité adverse.

Guyon puis Labidi permettaient au

US Vénissieux bat Vénissieux : A. et G. Mie, Rahal, Mokhtar, Boudier, Fauvel, Gisbert, G. Chastanier, Devillez, Rouchy, Charrier, S. Chastanier, Brange, Laribi, Boitier (cap), Guyon, Q. Origine, Hajothman, Delgado, Moustoifa, Aouizerate.

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Boxe française

Escrime

sont qualifiées pour les “Régions” : les 7-

bonne opération s’imposant 78-67 au CLAR

Quinze boxeurs de VBF ont été sélection-

Associée à Alexis Para, Elsa Aubel, prési-

14 ans de niveau 6, les 7-14 ans et 7-10 ans

(Lyon 6e). Les Vénissians sont 9e. Les voisins du

nés pour les championnats Auvergne-

dente de Vénissieux Escrime, a montré

de niveau 7, et les 7-8 ans de niveau 8.

CLAM-V ont récidivé. Une semaine après avoir

Rhône-Alpes. Cinq ont été titrés

l’exemple en parvenant en finale du “Duel

Succès de Clara Laporte en individuelle,

terrassé Montluel (68-55), ils ont arraché un

(notamment Jawad Hadjaz et Mohamed

en duo”, épreuve de mixte à l’épée, organi-

chez les 7-14 ans de niveau 5.

nouveau succès face à Beaumarchais (59-54),

Issam Matmor en benjamins) ou sont deve-

sée par le club brondillant.

et sont également 9e, mais du Prérégional.

Football

nus vice-champions du Rhône (le poussin

Gymnastique

L’AS Vénissieux Minguettes — en grande

Natation

Les équipes féminines du CMO-V ont brillé

partie l’équipe réserve — s’est imposée

Plus de 80 nageurs en devenir ont participé

Tennis de table

aux championnats départementaux UFO-

en 16e de finale de la Coupe du Rhône, en

à la piscine Delaune aux tests “Sauv’Nage”

Week-end noir pour les pongistes de l’ALCV.

LEP. Les 7-10 ans de niveau 6 (H. Bernard,

éliminant le FC Ménival (3-0), avec Sacko,

et “Pass Sport”, tremplins aux compétitions

L’équipe fanion de Régionale 3 s’est incli-

F. Hann, K. Mze Ali, S. Sihadj, M. Taieb) et les

Nsondé et Obissa comme buteurs.

futures. Titulaire du label “École de nata-

née in extremis à Gerland (8-6), alors que la

7-14 ans de niveau 5 (K. Altay, A. Belalem,

Mehdi Ouamou et le cadet Alexis Grille).

tion française”, le CMO-V arrive à licencier

Basket

formation réserve de R3 a fait match nul

J. Hassoun, H. Maisonhaute, C. Laporte et E.

face au Val d’Ozon (7-7). L’équipe de Pré-

Quintelas) ont pris les secondes places de

Concernée par le maintien en Régionale 2,

une trentaine de nouveaux compétiteurs, chaque année, sur les 270 enfants engagés

Régionale a été défaite 28-14 à Meyzieu.

leur catégorie. Quatre autres équipes se

l’équipe masculine de l’ALVP a réussi une

dans les deux séries de tests.


AU QUOTIDIEN

Mercredi 24 janvier 2018 - n° 639

EXPRESS

C’EST MA RECETTE !

La dorade au manioc Un plat des Comores accompagnĂŠ de galettes de manioc Ă la façon rĂŠunionnaise, prĂŠsentĂŠ par Laure, du groupe “cuisine du mondeâ€?.

Loto de la solidaritÊ LeSecourspopulaireorganise unlotodelasolidaritÊsamedi 27 janvierà 14 heuressalle Jeanne-LabourbeàParilly.De nombreuxlotsserontàgagner : tÊlÊviseurgrandÊcran,sortie pour2àlajournÊe,crêpière multi-fonctions,jambon,panier garni,petitsustensilesmÊnagers. Lotoenfants :livresetjeux desociÊtÊ. 1carton:3 euros,3cartons : 8 euros,7cartons :16 euros.

Pourdesraisonstechniques, l’associationAlven-Cheminot estdansl’obligationd’annuler l’après-midigalettedesroisinitialementprÊvusamedi27 janvier.

Super loto de l’OMR... le manioc avec de l’eau.

2 gousses d’ail, 50 cl de lait de coco,

- En fin de cuisson, ajouter encore 25 cl de

1 manioc, 1 dorade grise, 1 oignon,

- Cuire Ă feu vif pendant 25 minutes.

huile de tournesol sel, poivre.

lait de coco.

PrĂŠparation :

- Éplucher le manioc, le laver, retirer la ner-

Galettes de manioc Ă la rĂŠunionnaise

morceaux. Laisser tremper pendant 2 jours

1 manioc, 2 à 3 cuillères à soupe de sucre

vure du milieu, puis le couper en petits en changeant l’eau chaque jour.

- Faire cuire dans l’eau bouillante pendant environ 20 minutes. Égoutter.

- Dans une poĂŞle, frire la dorade des deux

côtÊs avec une cuillère à soupe d’huile, une pincÊe de sel et de poivre.

- Éplucher et Êmincer l’oignon et l’ail.

- Dans un faitout, mettre l’oignon, l’ail, le sel, le poivre, le manioc. Poser le poisson dessus.

- Ajouter 25 cl de lait de coco puis recouvrir

IngrĂŠdients pour 6 personnes :

(selon les goĂťts), huile de tournesol. PrĂŠparation :

Éplucher le manioc, le laver et le râper avec

une râpe fine. S’il est juteux, le presser.

MĂŠlanger avec le sucre. Former des galettes.

Faire chauffer une poêle avec un peu d’huile. Faire cuire les galettes de chaque côtÊ. g

“CUISINE

DU MONDE� EXISTE AU CENTRE SOCIAL EUGÉNIE-COTTON DEPUIS UNE QUINZAINE D’ANNÉES. UN JEUDI PAR MOIS, VIENT QUI VEUT À CONDITION DE S’INSCRIRE À LA SÉANCE. DES DAMES (ESSENTIELLEMENT) PRÉPARENT DES SPÉCIALITÉS DU MONDE ENTIER.

RĂŠdaction : 1, rue Gambetta 69200 VĂŠnissieux. TĂŠlĂŠphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr ParaĂŽt un mercredi sur deux sur papier recyclĂŠ.

Directrice de publication : Christiane Brundu. RĂŠdacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. RĂŠdacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. SecrĂŠtaire de rĂŠdaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : RaphaĂŤl Bert. Assistante de direction : Ghislaine DĂŠlĂŠaz. ChargĂŠ de publicitĂŠ : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : RĂŠgie autonome personnalisĂŠe du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 VĂŠnissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numĂŠro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

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AssemblÊe gÊnÊrale de Loisirs SolidaritÊ RetraitÊs Ellesetiendrajeudi25 janvier à 15 h 30 à.laMaisondesfêtes etdesfamilles(sallen° 2),10-12, avenuedelaDivision-Leclerc.

Jeudi 25 menu trop chou : saladecoleslaw*(carotte,chou râpÊ),saucefromageetcurry maison,estouffadedebœuf*au chou,beignetsdechou-fleur, spÊcialitÊfromagère(Saint-Bricet),chouà lacrème,pain*. Vendredi 26 : betteraves,mimolette,vinaigrette maison,filetdepoissonmeunière,purÊedepatates douces,compotepommeabricot,pain*. Lundi 29 : saladeverte,vinaigrettemaison,ÊmincÊ devolailleàl’italienne(poivron,olive...),semoule*, fromageblancnature,fruitdesaison*,pain*. Mardi 30 :tarteaufromage,filetdepoissonblanc vapeur,gratindepotiron,flanvanillenappÊcaramel*,pain*. Jeudi 1er : mâche,vinaigrettemaison,choucroute (charcuteriedeporcoudevolaille)etsagarniture* (chouetpommesdeterre),fromage(Chanteneige), crêpeetpâteàtartinerchocolatnoisette,pain*. Vendredi 2 : carottesrâpÊes,olives,vinaigrettemaison,filetdehokiauxpoireauxsafranÊs,spaghetti (+fromagerâpÊ),emmental*,paind’Êpices, pain*. Lundi 5 menu bio : pizzaaux4lÊgumes*(poivrons, courgettes,oignons,tomates),omeletteaufromage*,ÊpinardshachÊs*bÊchamel,croÝtons, gouda*,fruitdesaison*,pain*. Mardi 6 : cÊlerirÊmoulade,filetdelieucolin,sauce tomate,semoule*,yaourtauxfruits*,pain*.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

PRATIQUE NumÊros rapides d’urgence Samu :15 Policesecours :17 Pompiers :18 Violencesconjugales,victimeoutÊmoin :3919

Urgences mÊdicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17,placedelaPaix 04 72 50 04 05-appelprÊalableau04 72 33 00 33 Ouvertetouslessoirsde20 heuresà minuit ; lessamedisdemidiàminuit ; lesdimanchesetjoursfÊriÊsde10 heuresàminuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2,av.du11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237RÊsogardes(0,34 ₏/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT PharmaciedesPortesduSud :49,boulevardLÊnine 04 72 89 40 62

SĂŠcuritĂŠ COMMISSARIAT DE POLICE 9,avenueMarcel-HouĂŤl. 04 72500476 POLICE MUNICIPALE 1,rueJean-MacĂŠ 04 72500272 TOP MUNICIPAL MĂŠdiation - prĂŠvention.  standard ouvert 24 h./24 365 j./an.04 72515253


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