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LOGEMENT

URBANISME

VAURIEN

L’enquête publique relative à la révision du Plan local d’urbanisme et d’habitat de l’agglomération commencera au printemps. Tout en approuvant le projet, la Ville l’a enrichi de nouvelles propositions. Décryptage.

Enfant de Léo-Lagrange, Mehdi Senoussi présentera à la fin du mois son deuxième long-métrage au cinéma Gérard-Philipe. Vaurien, c’est l’histoire d’un jeune diplômé des quartiers qui se fracasse sur le mur de l’emploi. Un film entièrement tourné à Vénissieux.

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Un film 100 % vénissian

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Le PLU-H dessine la ville de 2033

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La résidence Aulagne sera à moitié reconstruite P. 5

CIRCULATION

Avez-vous votre vignette Crit’Air? P. 6

N° 638 du 10 au 23 janv. 2018

www.expressions-venissieux.fr

Vénissieux futur Campus industriel

PHOTO STÉPHANE NYS

David Kimelfeld a récemment annoncé son ambition de faire de Lyon la métropole de l’industrie du futur. La reconversion du site Bosch en Campus industriel sera à la fois la vitrine et le moteur de cette transformation. PAGES 9 À 11


ACTUS

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Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

EXPRESS

DÉMOGRAPHIE

La population proche des 65 000 habitants Officiellement, Vénissieux comptait au 1er janvier 64 273 habitants, 1 698 de plus qu’en 2017. Le recensement 2018 se déroulera entre le 18 janvier et le 24 février. Il concernera 2 234 logements.

La rue Gambetta en sens unique pour six mois Depuis le 8 janvier, la rue Gambetta est en sens unique dans sa portion comprise entre l’avenue Marcel-Houël et la rue JeanMacé. Et cela pour une durée de six mois. Le temps nécessaire à la Métropole de Lyon de mener des travaux d’aménagement et d’élargissement le long du parc Dupic. Pendant cette période, la ligne C12 empruntera normalement la rue Gambetta dans le sens Houël/Macé. Dans l’autre sens, elle sera déviée par la rue ÉmileZola, le boulevard AmbroiseCroizat et l’avenue Marcel-Houël. L’arrêt Marcel-Paul est avancé à l’intersection Jean-Jaurès/PaulLangevin.

PHOTO RAPHAËL BERT

Puisoz : commercialisation d’un premier immeuble

elon les derniers chiffres publiés par

S

jeudi 18 janvier au samedi 24  février. Il

sieux en 2015, entrée en vigueur au

partie des logements sélectionnés, un agent

lation dite municipale, qui est utilisée à des

Il vous remettra vos identifiants pour vous

l’Insee, la population légale de Vénis-

1er janvier 2018, s’élève à 64 273 habitants,

soit une progression de 1 698 personnes par

rapport à l’an dernier. Il s’agit là de la popufins statistiques. Quant à la population totale, qui fait référence pour l’application de dis-

positions législatives ou réglementaires, et

qui englobe les individus comptés à part, par exemple les jeunes résidant ailleurs pour leurs études, elle atteint 64 718 personnes.

RECENSEMENT 2018

C’est l’une des plus fortes progressions

démographiques enregistrées ces dernières années. Elle confirme l’attractivité retrou-

vée de Vénissieux. Par rapport à 2008, année où la ville ne comptait “que” 57 629

habitants, l’augmentation est de 11,4 %. Mais nous sommes encore loin du pic

atteint au milieu des années soixante-dix,

quand la population s’élevait à quelque 75 000 habitants, avant de s’effondrer litté-

ralement du fait notamment de la dégradation des conditions de vie dans les quartiers populaires.

Cette année, le recensement aura lieu du

concernera 2 234 logements. Si vous faites

recenseur identifiable grâce à une carte officielle tricolore avec sa photographie, signée du maire, se présentera chez vous. déclarer en ligne (www.le-recensement-et-

moi.fr) ou, si vous le préférez, les question-

naires papier à remplir concernant votre

logement et les personnes qui y résident.

De plus en plus de personnes (près de 40 % en 2016) font le choix de la déclaration par internet.

Le recensement se déroule selon des pro-

cédures approuvées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés

(CNIL). L’Insee est le seul organisme habilité

à exploiter les questionnaires, et cela de façon anonyme. Ils ne peuvent donc donner

lieu à aucun contrôle administratif ou fiscal.

Participer correctement au recensement est un acte citoyen important. Les données collectées font en effet autorité, par exem-

ple pour déterminer le montant de la par-

ticipation de l’État au budget d’une commune, ou encore décider du nombre

de pharmacies, écoles, hôpitaux, moyens de transport… g

D’une surface de 8 800 m2, haut de huit étages, “Initial Grand Parilly” s’élèvera au cœur du Puisoz, entre les magasins Leroy Merlin et Ikea, dans le prolongement de la grande place piétonne du futur quartier. Le groupe Fontanel immobilier vient d’en lancer la commercialisation. Outre des bureaux, l’immeuble accueillera des restaurants en rez-dechaussée. Livraison prévue au troisième trimestre 2019.

Liste électorale : moins d’inscrits en 2017 L’année 2017 aura été bien moins attractive que 2016 sur les nouveaux électeurs : au 31 décembre, 1 181 personnes s’étaient inscrites sur la liste électorale, contre 3 158 l’année précédente. Ce n’est pas une surprise : les années qui précèdent un scrutin présidentiel sont traditionnellement celles qui génèrent le plus de nouvelles inscriptions. On recense aujourd’hui très précisément 29 026 électeurs à Vénissieux. Mais le chiffre définitif ne sera établi que le 28 février, après prise en compte des radiations (pour déménagement essentiellement) communiquées par l’Insee à la commune.

Tabac-loto du Centre : nouveaux horaires Le tabac-loto du Centre élargit ses horaires en 2018. Il est désormais ouvert le lundi de 12 h 30 à 18 h 30. Il reste néanmoins fermé le jeudi matin. Les horaires restent inchangés les autres jours de la semaine.

Pour Expressions, l’année 2017 aura été marquée par le lancement, à l’automne dernier, d’une nouvelle formule papier. En 2018, c’est notre site internet qui sera repensé. Créé en 2010 sous la forme d’un blog, expressions-venissieux.fr a enregistré 100 000 utilisateurs, 140 000 sessions et 210 000 pages vues en 2017. Des chiffres qui restent modestes mais témoignent d’un intérêt croissant pour notre version numérique. D’autant que notre page Facebook, principale porte d’entrée du site, compte désormais plus de 1 640 abonnés. Pour accompagner cette demande, dès le printemps, notre futur site sera plus fourni, plus diversifié également. En attendant, recevez, chers lecteurs, nos vœux les plus sincères pour cette nouvelle année.

BON GESTE

Collecte de sapins jusqu’au 17 janvier Les fêtes sont passées et la tentation est grande de se débarrasser de son sapin de Noël sur un trottoir. Mais cette pratique, de plus en plus fréquente, entraîne un surcoût de traitement et ne permet pas de lui donner une seconde vie. La Ville et la Métropole de Lyon offrent donc une alternative aux habitants : déposer son sapin dans un des cinq points de collecte mis en place sur le territoire de la commune. Jusqu’au 17 janvier, il est possible de se débarrasser de son arbre tout en participant à son recyclage en compost à l’une des adresses suivantes : - Angle rues Victor-Hugo / Paul-Bert - Place Jeanne-d’Arc - Place Ennemond-Romand (angle rues VaillantCouturier / Professeur-Roux) - Rue Maxime-Gorki / rue Maurice-Ravel - Rue Max-Barel (en face du foyer). Il est également possible de le déposer à la déchèterie communautaire au 5, avenue Jean-Moulin. Bon à savoir : les sacs en plastique biodégradable sont acceptés.

BOULEVARD LAURENT-BONNEVAY

Un nouveau au “Pôle Auto” LeasePlan, spécialiste de la location longue durée de flotte de véhicules, rejoint le “Pôle Auto” de Vénissieux, le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Spécialisée dans la location de voitures longue durée, la société va s’installer à côté de la concession BMWMini, au cœur du premier pôle automobile de l’agglomération. La marque occupera un bâtiment de 3 500 m² comprenant un sous-sol, un showroom à l’étage (visible du périphérique) et les bureaux régionaux de la société. Réalisée par le groupe em2c, spécialiste de l’immobilier d’entreprise, cette concession sera inaugurée d’ici un an.


ACTUS

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des “espaces verts qualitatifs, composés d’ar-

bres de hautes tiges”. Cet aménagement paysager pourrait rapprocher le parc Dupic du

carrefour, en créant des “continuités vertes”.

REQUALIFIER SAVOIES

L’ALLÉE DES

De renommée régionale, le “Pôle Auto”, situé

de part et d’autre du boulevard LaurentBonnevay, n’est pas desservi par une voirie

à la hauteur de sa fréquentation. Au sud du périphérique, l’allée des Savoies est une

LA RUE EUGÈNE-MARÉCHAL

copropriété des différentes implantations commerciales qui la bordent : “peu qualita-

tive, sous-dimensionnée et par conséquent

accidentogène”, cette voirie nécessite une

intervention publique afin de participer à la valorisation de ce secteur économique, pour “accompagner l’implantation des

concessions automobiles nouvelle généra-

tion”. La commune propose une intervenPHOTOS RAPHAËL BERT

tion de la Métropole pour aménager la voie.

ANTICIPER LES RUES DE DEMAIN

La Ville souhaite s’assurer qu’aucune

L’ALLÉE

DES SAVOIES

L’ENTRÉE

construction ne sera édifiée à la limite nord

du site de Véninov, le long de la rue Eugène-

SUD DE LA VILLE

Pour Michèle Picard, “cette révision du PLU-H a pour objectif de poursuivre la dynamique vénissiane actuelle, et de la prolonger dans un proche avenir”.

L

et d’habitat (PLU-H) de la métropole lyonnaise, initiée en 2012, touche à

sa fin. Après une première concertation

vue pour avril prochain. Avant cela, les

demande toutefois à la Métropole de per-

ner leur avis sur la révision du plan prépa-

remplacer les immeubles démolis dans le

59 communes du Grand Lyon devaient donrée par les techniciens et les élus, et présenter éventuellement d’ultimes propo-

sitions. À Vénissieux, le conseil municipal du 11 décembre a adopté le projet proposé

(*). La première adjointe, Yolande Peytavin,

ger les personnes à proximité de leur quartier d’origine.

“MARQUER” L’ENTRÉE SUD

qualité du travail d’élaboration entre la com-

des portes du Grand Lyon. Du coup, la com-

mune et la Métropole”. La Ville a assorti son

avis de quatorze remarques et propositions nouvelles. En voici quelques-unes.

CONSTRUIRE 400 LOGEMENTS SOCIAUX

Croizat et l’avenue Marcel-Houël est l’une

mune souhaite “marquer” les lieux par “une composition urbaine forte, atypique, venant

souligner symboliquement cette entrée dans une aire urbaine de plus d’un million d’habi-

tants”. La commune demande donc à la

MAXIMUM EN DEUX ANS

Métropole la possibilité d’augmenter la hau-

métropolitain de construction de 200 loge-

pour permettre de construire des bâtiments

avaient participé), l’enquête publique finale

ments locatifs sociaux par an sur 2018 et

connaissance et contribuer au PLU-H est pré-

cadre de la rénovation urbaine et pour relo-

Le carrefour entre le boulevard Ambroise-

souligné à cette occasion “la richesse et la

La municipalité prend acte de l’objectif

permettant à chaque habitant de prendre

mettre la reconstruction de logements pour

en charge du développement de la ville, a

publique entre décembre 2015 et jan-

vier 2016 (à Vénissieux, 500 personnes y

longement de la rue Germaine-Tillon. “Il ne

nagement serait cohérent avec le projet com-

PLU-H: préparer le Vénissieux de 2033

a révision du Plan local d’urbanisme

future requalification de cet axe dans le profaut pas insulter l’avenir”, dit-on : cet amé-

URBANISME

Révisé tous les 10 ou 15 ans, le Plan local d’urbanisme et d’habitat de la Métropole se décide en ce moment. Vénissieux a adopté le mois dernier le projet présenté par le Grand Lyon et y a ajouté quelques propositions.

Maréchal. L’objectif est de permettre une

2019. Elle donnera la priorité aux projets de

nouveaux logements familiaux. La Ville

teur maximale prévue dans le zonage actuel, contemporains plus hauts. Jouer la vertica-

lité contre l’étalement urbain permettrait aussi de libérer de l’espace au sol pour créer

munal d’inscrire le franchissement des voies ferrées et le raccordement du quartier au

boulevard Joliot-Curie, lors d’une révision ultérieure du PLU-H (“à long terme” : sans

doute au-delà de 20 ans…). La rue GuyFischer passe devant l’école Flora-Tristan et

butte sur la rue Antoine-Billon. La Ville propose au Grand Lyon de préparer son prolongement et le carrefour avec la rue Billon,

dans l’optique du futur aménagement de l’ancien site du lycée Jacques-Brel. Enfin, la commune souhaite connecter la voie prin-

cipale du parc d’activités République au nouveau

rond-point

désenclaver le parc.

André-Sentuc,

pour

PRÉSERVER LES QUARTIERS PAVILLONNAIRES

La hauteur des constructions sera limitée (à

8,5 m contre 15  m aujourd’hui) dans une

quinzaine de zones, notamment pavillonnaires, tels que le “Petit Parilly”, la “cité des

Cigognes”, certaines parties du Charréard. La Ville propose d’ajouter à ces zones l’en-

semble de maisons individuelles situé entre la rue Joannès-Vallet et l’allée des Platanes.

Localisé plus précisément entre l’école JulesGuesde et les immeubles de l’avenue JulesGuesde, ce lotissement participe à la “mixité des formes urbaines du quartier”. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON (*) L’AVIS DE LA VILLE A ÉTÉ ADOPTÉ À LA MAJORITÉ DU CONSEIL. LE PS-DVG A VOTÉ CONTRE, L’UDI ET LE FN SE SONT ABSTENUS.

GROUPE


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ACTUS

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POLITIQUE DE LA VILLE

PHOTO ALAIN SEVEYRAT

Laurent de Galard quitte “un territoire de contrastes” De juillet 2016 à décembre 2017, Laurent de Galard a été le délégué du gouvernement pour Vénissieux et Saint-Fons. Sa mission a pris fin avec la suppression de la fonction. Bilan. M. de Galard, quelle est la raison de votre départ ?

Le dispositif des délégués du gou-

ne peut pas demander cela pendant quatre ou cinq ans.

vernement n’a pas été reconduit

Quelles actions concrètes avez-

(NDLR : par le précédent gouver-

18 mois ?

par l’État. Lorsqu’il avait été lancé

nement), il y avait peut-être l’idée

qu’il serait poursuivi. Les mots “délégué

du

gouvernement”

avaient en effet été insérés dans la

loi Égalité et citoyenneté de février 2017 […] Quoi qu’il en soit, lorsque je suis arrivé, c’était pour

un an ou deux. Et l’idée était de commencer des actions nouvelles,

de faire venir de nouveaux acteurs, cela avec un nouveau regard. On

vous mises en place durant ces

Nous avons pu bénéficier de deux

programmations budgétaires supplémentaires par rapport à celles

du délégué du Préfet, celles de 2016 et 2017, d’un montant total de près

d’un demi-million. Je retiendrai principalement la subvention à

Pour Laurent de Galard, Vénissieux sort du lot pour “son poids démographique, économique et politique très fort”.

intérimaire monté par le CREPI

phique, économique et politique,

exercé mes fonctions avec enthou-

tion de la crèche d’insertion

C’est un territoire de contrastes.

midables, qui s’engagent, qui

(10 000 euros). Il y a eu aussi l’ac-

(32 000 euros). Même si elle n’a pas

eu le succès que j’escomptais, c’était surtout une action nouvelle

qu’il faudra pérenniser. Il y a eu aussi une action de médiation nomade (20 000 euros) à Saint-Fons

et Vénissieux cet été, organisée par

le MANV (Mouvement pour une alternative non-violente).

l’école Simplon (25 000 euros), les

Avec le recul, quel regard por-

prises et quartiers (36 000 euros)

Vénissieux ne se limite pas aux

aides apportées à la charte Entre-

ou le soutien au rallye de l’emploi

tez-vous sur la ville ?

Minguettes. Son poids démogra-

est très fort, et la fait sortir du lot.

siasme. J’ai rencontré des gens for-

D’un côté on a parfois du mal à

essaient de faire bouger ces terri-

mobiliser, mais d’un autre on voit

toires.

des choses très encourageantes, avec

La conclusion, c’est que l’effort en

des gens de tous âges qui font avan-

faveur des quartiers prioritaires

cer les choses. C’est aussi une ville

doit se faire à plusieurs : l’État, la

qui s’est beaucoup transformée, et

municipalité, les associations, les

qui continue à se transformer. Elle

entreprises,

donne une impression d’espace,

les

d’ouverture et de modernité. J’ai été

lité. g

frappé par un autre aspect toutefois, celui de la pauvreté.

PROPOS RECUEILLIS PAR A.S.

Le mot de la fin ?

LA PRÉSENCE DE L’ÉTAT EST DÉSORMAIS RELAYÉE SUR LE TERRITOIRE PAR LA DÉLÉGUÉE DU PRÉFET, CATHERINE PELETDELAVOET. À LIRE DANS LE PROCHAIN NUMÉRO D’EXPRESSIONS.

Je m’étais porté candidat, et j’ai

BÂTIMENTS SCOLAIRES

MAISON DES SERVICES PUBLICS DE VÉNISSY

Huit nouvelles classes en projet à Pasteur

Réaménagement en vue

Les besoins en locaux d’enseigne-

Ouverte depuis 2001, la Maison

tation de la population. Dans le seul

a déjà subi des transformations

ment suivent la courbe de l’augmen-

des services publics de Vénissy

secteur des quartiers Pasteur-Barel-

dans le cadre de la restructura-

Charréard, la prospective scolaire

tion du quartier. En particulier

prévoit ainsi l’ouverture de plus

entre 2012 et 2014, au moment

d’une dizaine de classes d’ici 2021,

de la démolition de la galerie

dont sept d’ici 2019.

marchande dans laquelle elle était située. Le retrait du Point

conseil municipal d’une extension

PHOTO RAPHAËL BERT

du groupe scolaire Pasteur afin de

créer huit salles de classe. Inscrite à l’inventaire des monuments histo-

riques, l’école ne sera pas réellement ments de fonction des enseignants

Le lancement du chantier intervien-

réfection.

ration sera mise à profit pour mener

l’objectif d’une livraison à la rentrée

estimé à 2,25 millions d’euros. C’est

seront transformés en classes. L’opé-

d’importants travaux de réhabilita-

tion et de mise en conformité de l’école, dont le dernier rafraîchissement remonte à 1985.

dra au mois de juillet prochain avec 2019. Une dizaine de bungalows

seront installés sur le parking de l’école afin de pouvoir reloger les

élèves dont les classes seront en

Le coût global de l’opération est l’une des plus importantes dépenses

d’investissement prévues par la Ville sur les années 2018 et 2019. g

G.L.

préfecture à l’été 2016 a libéré

de l’espace au sein de la Maison

PHOTO RAPHAËL BERT

D’où la décision prise lors du dernier

étendue mais réaménagée. Les loge-

particuliers…

Nous avons tous une responsabi-

et ouvert des perspectives de réaménagement.

Le

conseil

municipal a validé le mois dernier un nouveau programme de

de

quartier, des adaptations de l’es-

d’avril à octobre 2019. Il prévoit

Métropole, le traitement et l’iso-

travaux.

D’un

montant

1 750 000 euros, il sera mené le transfert de la Mission locale

(lire Expressions n° 637 en date

du 20 décembre), mais aussi la réorganisation de la mairie de

pace occupé par la Maison de la

lation des façades, et enfin l’aménagement d’une nouvelle entrée publique. g

G.L.


ACTUS

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LOGEMENT SOCIAL

La résidence Aulagne sera reconstruite pour moitié Construite en deux tranches dans les années trente et cinquante, la résidence Aulagne a donné de sérieux signes de faiblesse en 2010. 152 logements ont déjà été lourdement réhabilités. Les autres appartements, trop fragilisés, seront démolis et reconstruits. “Nous avons pris toutes les précau-

fois de l’été, un plafond

ne voulions faire courir aucun risque

sommes

août 2010. Pour la seconde

vient de s’effondrer dans un loge-

ment de la résidence Aulagne, située entre l’avenue de la Répu-

blique et la rue Gabriel-Péri. Aucun

blessé n’est à déplorer. Mais cet accident, dû semble-t-il à l’effrite-

ment de briques en hourdis, ne

serait pas le premier. “Le premier

cas répertorié remontait à 1949 et le dernier à 1991 ou 1992”, affirme

le secrétaire actuel de l’amicale des locataires, Jean-Maurice Gautin.

“La Ville a donné son accord, notamment grâce au maintien sur le site d’une partie des logements sociaux.”

Michèle Picard, maire de Vénissieux

L’Opac du Rhône — devenu depuis

Lyon Métropole Habitat (LMH) —, qui gère la résidence, fait poser des

étais dans deux appartements afin de soutenir les plafonds. Il saisit

ensuite le tribunal administratif, qui nomme un expert. Ce dernier fait rapidement état d’un “péril

potentiellement grave”, même s’il

exclut tout risque d’effondrement

des planchers porteurs. À sa demande, tous les plafonds de la résidence

seront

sondés.

Et

quelques jours plus tard, le verdict tombe : une quarantaine de loge-

ments au moins présentent des

signes de fragilité. Finalement, des

filets de protection, voire des étais, seront posés dans 254 apparte-

ments sur 278. Certains resteront

en place plus de deux ans.

tions d’usage, et même plus, car nous à nos locataires, explique Sophie Descroix, directrice de la commu-

nication de LMH. Nous avons dû

abattre un gros travail, mais il y a eu aussi énormément de désagréments pour les locataires.”

Le bailleur met également en place

PHOTO RAPHAËL BERT

N

début

ous

une cellule de relogement, car une cinquantaine de familles seront contraintes d’abandonner leurs

appartements 10 à 15 jours. Elles trouveront refuge dans d’autres

En lieu et place des logements désormais inoccupés, LMH en reconstruira autant, 63 en locatif social et 63 en accession sociale à la propriété.

passage éphémère à l’hôtel. Les

propriété. “La Ville a donné son

logements LMH, après parfois un appartements fragilisés, souvent

bâtis dans les années trente, sont situés majoritairement dans les allées impaires. Dans les allées

accord, notamment grâce au maintien sur le site d’une partie des loge-

ments sociaux, a précisé le maire, Michèle Picard. À Vénissieux, je rap-

paires qui datent des années cin-

pelle que la demande est forte, avec

remment plus résistants. Trois

Tous les détails de l’opération ne

quante, les planchers sont appa-

d’entre elles (8, 10 et 12) seront mêmes épargnées car des procédés

de fabrication différents y ont été utilisés.

Entre 2013 et 2016, le bailleur mène

une vaste opération de rénovation et de sécurisation de 152 logements,

pour un montant de 7,2 millions HT. Elle comprend notamment d’importants travaux d’isolation qui emportent l’adhésion des locataires.

Le 13 décembre à l’hôtel de ville, le bailleur a présenté son projet pour les 126 logements restants, désor-

mais inoccupés. En concertation avec la Ville et la Métropole, déci-

sion a été prise de les détruire. LMH

en reconstruira autant, 63 en locatif

social et 63 en accession sociale à la

4000 dossiers déposés en 2017.”

sont pas encore connus. On sait

cependant que les logements seront

a priori répartis dans cinq “îlots” de

cinq étages maximum, tous les

appartements disposant d’une place de parking en sous-sol. Quant au

QUELQUES DATES - 2010 : effondrement de deux plafonds - 2010-2013 : sécurisation de 254 logements sur 278 - 2013-2016 : rénovation de 150 logements - Décembre 2017 : présentation d’un nouveau projet - 2018-2019 : destruction de 126 logements - Après 2020 : reconstruction de 126 logements

square, présenté comme “un élé-

neufs ont de véritables avantages. Ils

par les habitants”, il sera “préservé”.

mique et acoustique, les salles de

ment qualitatif agréable et très utilisé

La Ville, la Métropole et le bailleur

insistent aussi sur l’indispensable concertation. “Il est important de

dialoguer, d’évoquer avec vous les sujets qui touchent à votre quotidien”, a souligné le maire.

Mais pourquoi avoir écarté la réha-

bilitation ? “D’une part, elle aurait

été trop coûteuse, justifie Sophie Descroix. D’autre part, les logements

apportent un meilleur confort ther-

bains et les cuisines seront mieux équipées, et les immeubles dispose-

ront d’un ascenseur, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.” Le bailleur met

aussi en avant des conditions de vie plus agréables pour les personnes âgées, à qui seront réservés 13 logements adaptés en locatif social.

Du côté de l’amicale des locataires, on reste toutefois prudent. “Nous

avons toujours soutenu la réhabili-

tation et non la démolition, mais nous prenons acte de ces décisions”,

indique Jean-Maurice Gautin. Qui se dit “rassuré” de savoir que l’im-

meuble du 19/21/23 ne sera pas détruit. Toutefois, l’amicale s’inquiète du “manque de places de sta-

tionnements”, et s’oppose à la “suppression d’arbres vieux de soixante ans”. Enfin, elle assure res-

ter vigilante pour que les locataires

actuels restent bien prioritaires — comme annoncé — pour les logements en accession sociale.

Les opérations de démolition, dont

le coût est estimé à près de deux millions d’euros, devraient com-

mencer au plus tard à la mi-2018, et durer environ un an. Elles s’ef-

fectueront par “grignotage”, c’està-dire avec l’aide d’engins de

chantier. Pas de dynamitage donc. La reconstruction des nouveaux

bâtiments devrait, quant à elle, débuter “après 2020”. g

ALAIN SEVEYRAT


ACTUS

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Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

QUALITÉ DE L’AIR

La vignette Crit’Air devient obligatoire Finie la circulation alternée en cas de pic de pollution. Place à la circulation différenciée nécessitant, à Lyon et Villeurbanne, la vignette Crit’Air. e 16 novembre dernier, le

L

de l’intensité du pic de pollution

Bouillon, prenait un arrêté

entraîne l’abaissement des vitesses

la fin de la circulation alternée à

en place de la circulation différen-

préfet de région, Stéphane

départemental définissant des

mesures à appliquer en cas de pics de pollution. Concrètement, c’est Lyon et Villeurbanne en cas de pic

de pollution : ces deux communes mettront en place des restrictions de circulation grâce à la vignette Crit’Air.

Disponible

pour

le

prix

de

4,18 euros (*), Crit'Air classe le véhi-

cule en fonction de son niveau d’émission de polluants (de la

classe 0 à la classe 5). “Les véhicules

interdits ne sont plus choisis par leur plaque d’immatriculation mais par leur année de première mise en

circulation”, précisait le préfet au

moment de la présentation de ce nouveau dispositif.

Trois niveaux d’alerte dépendant

ont été mis en place. Le premier

de 20 km/h sur les portions de

route limité à 90 km/h ou plus. Le deuxième est synonyme de mise

ciée : seuls les automobilistes détenteurs de la vignette Crit’Air,

même ceux de la classe la plus pol-

luante, la numéro 5, peuvent circuler dans le périmètre de Lyon et

Villeurbanne. Le troisième niveau

d’alerte, déclenché après deux

jours de pic de niveau 2, est beaucoup plus restrictif puisque seuls les véhicules des classes 0, 1, 2, 3

peuvent circuler. Si la qualité de

l'air se dégrade davantage, la classe 3 peut être bannie.

AMENDE ET IMMOBILISATION DU VÉHICULE

La circulation différenciée ne concerne que les villes de Lyon et

Villeurbanne. Pour ne pas gêner la

Transports en commun : un Tick’Air unique Durant la période d’application des mesures de restriction de la circulation, les autorités organisatrices de transport peuvent faciliter l’accès aux réseaux de transport public en commun de voyageurs par toute mesure tarifaire incitative. Dans le département du Rhône, le Sytral a ainsi créé un titre spécifique journalier dénommé Tick’Air. D’un montant de 3 euros, il sera valable sur tout le réseau en cas de pic de pollution.

circulation de transit, elle ne sera

pas non plus appliquée sur les grands axes (A6, A7, périphérique et grands boulevards), même s'ils

traversent les deux communes du périmètre.

Les contrevenants à la mesure de

Poids lourds: jusqu’où irait la Zone à faibles émissions?

punis d’une amende d’un montant

Après Paris il y a un an, Lyon veut se doter d’une Zone à faibles émissions (ZFE) dans laquelle les poids lourds et les utilitaires seraient interdits de séjour. “Ces véhicules représentent 25 % des déplacements dans l’agglomération mais y sont responsables de 60 % des émissions de dioxyde d’azote (Nox)”, note David Kimelfeld, président de la Métropole. Seuls les véhicules utilitaires légers (fourgonnettes de type Kangoo Express par exemple) et les poids lourds ayant les vignettes Crit’Air de 0 à 2 (très rares) seraient autorisés à circuler à l’intérieur de ce périmètre. Un courrier du Grand Lyon daté du 22 décembre 2017 informe les 59 maires de la Métropole du lancement d’une concertation jusqu’en mars. Elle devra définir le

restriction de circulation seront de 68 euros (minorée à 45 euros)

pour les véhicules particuliers,

assortie d’une mesure d’immobili-

sation du véhicule, éventuellement suivie d’une mise en fourrière. g

MICHÈLE FEUILLET (*) LES VIGNETTES CRIT'AIR

PEUVENT ÊTRE COMMANDÉES

SUR LE SITE WWW.CERTIFICAT-AIR.GOUV.FR

contour exact de cette ZFE. Couvrira-t-elle tout ou partie des communes de la Métropole ou seulement Lyon et Villeurbanne ? Pour Pierre-Alain Millet, adjoint au maire de Vénissieux et conseiller métropolitain, “réduire le nombre de vieux véhicules polluants est un objectif louable mais comment faire concrètement ? Cela représente des milliers de véhicules qui sont le reflet des capacités économiques des entreprises de transport : comment seront-elles accompagnées pour remplacer leur flotte ? Enfin, a-t-on bien mesuré l’impact sur l’activité économique de la Métropole qu’aurait une interdiction des poids lourds au-delà du périphérique ?”

F.T-B.


ACTUS

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

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PARCOURSUP

Le nouveau parcours d’orientation La plateforme Parcoursup d’affectation dans l’enseignement supÊrieur, qui succède à APB, ouvrira le 15 janvier. Ce nouveau système est censÊ pallier les dÊfauts de son prÊdÊcesseur, accusÊ d’avoir laissÊ de nombreux Êlèves sans solution l’an dernier.

â—? 15 janvier 2018 : ouverture

de Parcoursup. Ă€ partir de cette date, les candidats vont pouvoir s’inscrire sur la plateforme Parcoursup. â—? Du 22 janvier au 13 mars : saisie des vĹ“ux. Les candidats ne pourront faire que dix vĹ“ux maximum — sans les classer par ordre de prĂŠfĂŠrence — contre 24 auparavant. Cette phase d’inscription s’achève le 13 mars, mais les candidats pourront finaliser leur dossier jusqu’au 31 mars. â—? Du 14 au 31 mars : Le second conseil de classe examinera les vĹ“ux des lycĂŠens. Chacun fait l’objet d’une fiche “Avenirâ€? comprenant les apprĂŠciations des professeurs et l’avis des chefs d’Êtablissement. â—? Ă€ partir de fin mai : phase d’admission. L’affichage des propositions d’admission aura lieu en continu Ă partir du 22 mai. Le lycĂŠen pourra recevoir plusieurs propositions d’admission, et devra rĂŠpondre dans le dĂŠlai imparti. Dès qu’il aura acceptĂŠ une proposition, les autres s’annuleront. Cependant, les vĹ“ux sur lesquels il est en attente sont conservĂŠs. La procĂŠdure s’interrompt pendant les ĂŠpreuves ĂŠcrites du baccalaurĂŠat. â—? Juin - septembre : ouverture de la procĂŠdure complĂŠmentaire. Si le jeune n’a pas encore obtenu d’affectation, il a la possibilitĂŠ de participer Ă  la procĂŠdure complĂŠmentaire. Ă€ l’issue des rĂŠsultats du baccalaurĂŠat, une commission pilotĂŠe par le recteur proposera une affectation aux bacheliers, la plus proche possible de ses vĹ“ux d’origine.

P

arcoursup : c’est dÊsormais ainsiquel’onnommelapla-

teforme d’orientation post-

bac des lycĂŠens et ĂŠtudiants. Elle remplacelesiteAdmissionPost-Bac (APB). De nombreuses modifica-

tionsontĂŠtĂŠapportĂŠes,enparticu-

lierlasuppressiondutirageausort, une mĂŠthode qualifiĂŠe de “nau-

frage� par le Premier ministre, ÉdouardPhilippe.

- Un nouveau calendrier

Lesbachelierspeuventfaireleurs

vœux à  partir du 22  janvier et

aurontleursrÊponsesplustôt,en maiaulieudu8 juin.Alorsqu’avant

les candidats pouvaient effectuer

PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

CALENDRIER

24vœuxsurl’APB,ilspourronten fairedixaumaximumsansleshiÊ-

rarchiser.Autrechangementdans la mÊthode de sÊlection : l’algorithmeutilisÊjusque-là pourrÊpar-

Principale nouveautÊ de la rÊforme : les formations universitaires, jusqu’alors non sÊlectives, classent les candidats en fonction de leur profil et des compÊtences qu’elles sont dorÊnavant en droit d’attendre d’eux.

laissesaplaceà l’humain.Lesuni-

principaux,accompagnĂŠsdesbul-

Ă chaquedemande.

terminale, ainsi qu’un “projet de

tir les bacheliers dans les filières versitÊsvontainsidevoirrÊpondre - Filières sÊlectives : aucun

changement par rapport Ă APB

PourlesclassesprÊparatoires,BTS etautresIUT,iln’yaaucunchange-

ment par rapport à  l’APB. Les bacheliers auront trois rÊponses

possibles :“ouiâ€?,“nonâ€?ou“surliste d’attenteâ€?enattendantqu’uncandidatretenusedĂŠsiste.

- L’entrÊe à l’universitÊ plus sÊlective

C’estlaprincipalenouveautÊdela rÊforme : les formations universi-

taires, jusqu’alors non sÊlectives,

classent les candidats en fonction

de leur profil et des compÊtences qu’elles sont dorÊnavant en droit d’attendred’eux.

Leschefsd’ÊtablissementdÊposent

vialaplateformeunefiche“Avenir�

dans laquelle on retrouvera leur

avisainsiqueceuxdesprofesseurs

letins de notes de première et de formation motivÊ� rÊdigÊ par le

candidat,courttextefaisantoffice delettredemotivation.

“Par ailleurs, une mobilitĂŠ sera pos-

sible�, a prÊcisÊ FrÊdÊrique Vidal, ministre de l’Enseignement supÊ-

rieur.Unquotadebacheliersissus

d’autresacadĂŠmiesserafixĂŠparles recteurs,acadĂŠmieparacadĂŠmie. - Admission Ă la fac : “oui siâ€?

Concernantleslicences,ellespour-

ront rĂŠpondre “ouiâ€?, “en attenteâ€?, ou bien “oui siâ€? dans le cas oĂš il

reste des places disponibles mais

OÙ S’INFORMER � CIO de VÊnissieux

Accueil du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 13 h 30 à 17 heures, dans les locaux du centre Michel-Delay, 10 bis, avenue Jean-Cagne. TÊl. : 04 78 70 72 40. � Les journÊes de l’enseigne-

ment supĂŠrieur Mercredi 24 et jeudi 25 janvier Tous les ĂŠtablissements proposant des formations post-bac ouvrent leurs portes. Sont concernĂŠs Ă VĂŠnissieux : le CFA Ducretet RhĂ´ne-Alpes, le lycĂŠe Marcel-Sembat, le lycĂŠe polyvalent Jacques-Brel.

queleprofilducandidatnecorres-

� Salon de l’Êtudiant de Lyon

Lecandidatpourraalorss’inscrire

â—? Mondial des mĂŠtiers

pondpastoutà faitauxattendus. danscetteformationseulements’il acceptedesuivreunparcoursspÊ-

cifiquequechaqueuniversitÊdÊfiniraà samanière.g

MICHĂˆLE FEUILLET

Du 19 au 21 janvier Ă Eurexpo.

Auvergne-Rhône-Alpes Du 1er au 4 fÊvrier à Eurexpo. � Salon Studyrama et Sup’alter-

nance Samedi 3 fÊvrier à l’Espace Dou-

ble Mixte, 19, avenue GastonBerger à Villeurbanne. � Salon de l’apprentissage

et de l’alternance de Lyon Vendredi 2 et samedi 3 mars à la CitÊ internationale, 50, quai Charles-de-Gaulle, Lyon 6e. � En ligne

- Le site monorientationenligne.fr Cette plateforme a ÊtÊ mise en place pour que les Êlèves puissent poser leurs questions aux conseillers de l’Onisep et qu’ils puissent recevoir une rÊponse le plus rapidement possible. Un guide est aussi conçu pour les parents. - L’espace terminales2017-2018.fr est un site entièrement dÊdiÊ à l’accompagnement des Êlèves de terminale vers l’enseignement supÊrieur. Vous y trouverez des tutos et des informations utiles.


ACTUS

2018 sera marquée par le développement des clauses d’insertion dans le cadre du chantier du Grand Parilly : 80 000 heures soit 50 équivalents temps plein sur un an.

PHOTO RAPHAËL BERT

8

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

qui regroupe les conseillers d’in-

EMPLOI

sertion professionnelle de toutes

“Nous sommes sur la bonne voie”

les structures vénissianes qui accompagnent les demandeurs. Certaines offres émanant des

entreprises sont transmises en

direct à la Ville, qui les transmet

au Groupe emploi. Lequel transmet en retour des candidatures à

la Ville, qui les relaie aux entreprises. Nous avons ainsi une possibilité de savoir quelle suite a été donnée aux candidatures par les

Lors du dernier conseil municipal étaient examinées les actions mises en place en 2016 par la Ville dans le cadre de l’emploi. Plus de 23 000 heures d’insertion ont été générées par des clauses d’insertion. Et 165 offres correspondant à un millier de postes ont été proposées. Plus largement, que fait la Ville en faveur de l’emploi ? Rencontre avec Djilannie Ben Mabrouk, adjoint au maire en charge du secteur. M. Ben Mabrouk, quelles sont les

recruteurs. La Ville est aussi porte

fait. Et nous faisons ce qui dépend

le réseau UNI-EST, la Maison de

n’a pas la compétence emploi qui

mais sur un périmètre plus large : l’emploi de Lyon ou encore les pôles économiques des autres communes. Quand on n’a pas

réussi à pourvoir une offre, on la transfère aussi à l’extérieur.

Que retiendrez-vous de 2017 ?

Il a pour mission principale de

100 signataires de la charte Ville-

développer la relation avec les entreprises, que ce soit en termes

d’accueil, de développement ou de réponses à leurs besoins. Nous cherchons aussi à attirer les nou-

velles : en 2016, nous en avons accueilli près de 480. Dans l’agglo-

mération, nous sommes à la 12 place sur 59 en termes de nome

bre. L’autre thématique, c’est l’emploi, avec la mise en place des

clauses d’insertion, le développe-

ment de la charte Ville-entreprises ou encore l’animation du Groupe emploi.

Qu’est-ce que le Groupe emploi ?

Il s’agit d’une instance technique

C’est, en octobre 2017, le nombre de Vénissians au chômage, inscrits en catégories A, B et C. Il s’agit des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. Pour rappel, ce chiffre était de 8 460 un mois plus tôt, contre 8 257 fin octobre 2015.

d’entrée pour des offres de réseau,

missions du Pôle économique de la Ville ?

8 573

En premier lieu, le passage de 25 à entreprises. Les signataires repré-

sentent 12 000 emplois à eux seuls

tout de même ! Je retiendrai aussi la Journée vénissiane des métiers

et de l’emploi du 30 mars, qui a réuni un millier de personnes et 60 partenaires (dont 41 entreprises

et 13 organismes de formation), ou encore la charte spécifique signée

avec Ikea et Leroy-Merlin, l’accueil

des nouvelles entreprises, le Grand Rendez-vous…

Quelles sont vos perspectives pour 2018 ?

Quand on a un taux de chômage comme à Vénissieux, on fait le tra-

vail, mais on ne peut pas être satis-

de nous, en sachant qu’une ville

appartient à l’État. Nous allons donc poursuivre nos actions, faire

vivre les différentes chartes de coopération… Nous avons par exem-

ple prévu une action de découverte

des métiers de l’automobile en mars, des ateliers de simulations d’entretiens, des actions autour de

la création d’entreprises. Un grand dossier nous attend avec le déve-

loppement des clauses d’insertion

dans le cadre du chantier du Grand Parilly : plus de 80 000 heures. Dans

un autre registre, nous accorderons aussi une attention particu-

lière à l’économie sociale et solidaire. D’une manière plus générale, on a longtemps travaillé sur la relation avec les associations, le

monde sportif, les enseignants, la

culture… Mais on a un peu délaissé

le secteur économique. Il fallait faire quelque chose, nous sommes sur la bonne voie. g

PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN SEVEYRAT


DOSSIER

9

PHOTO RAPHAËL BERT

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TRANSITION

L’industrie du futur s’inventera à Vénissieux Terre d’industrie depuis plus d’un siècle et fière de son histoire ouvrière, Vénissieux accueille la transition vers “l’industrie du futur”. Avec la reconversion du site Bosch en campus industriel, la Métropole vise le titre de capitale de la “French Fab”. DOSSIER RÉALISÉ PAR : FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

“L’

industrie de l’avenir

Située sur une partie du site histo-

estime David Kimel-

mique

s’inventera

ici”,

feld, président du Grand Lyon.

Après le Biodistrict de Gerland

accueillant des entreprises de bio-

technologies, la Vallée de la chimie

et son orientation vers les filières

rique de Bosch, cette zone éconode

onze

hectares

va

bénéficier d’un important disposi-

tif de marketing territorial. L’objectif est de “flécher” le campus

comme un lieu d’accueil de start-

up industrielles et de PME inno-

“cleantech” (*), la Métropole lance

vantes. Elles y trouveront des

de Vénisseux.

mutualisés, une connexion avec le >>>

cette année le Campus industriel

locaux disponibles, des services


tissu économique lyonnais et un

commercialisation de chaudières

pour les aider à se développer et à

permettant d’augmenter le rende-

accompagnement institutionnel passer au stade de la production.

DES RACINES INDUSTRIELLES

Le “campus” bénéficie d’un emplacement stratégique : desservi d’un côté par le T4 et de l’autre par le

métro, à proximité immédiate du périphérique et des autoroutes, il

sera mitoyen du quartier du Puisoz-Grand Parilly et de ses futurs

logements, bureaux, commerces et

thermodynamiques

innovantes

ment de 200 % et de faire baisser de 50  % les coûts d’énergie et les

émissions de CO2. boostHEAT a recruté prioritairement parmi les

ex-salariés de Bosch Diesel et de

Sillia VL. Employant aujourd’hui une cinquantaine de salariés, elle

a l’ambition de développer un site industriel de 300 personnes d’ici 2021.

services (et vraisemblablement

ACCOMPAGNEMENT

l’avenir, le site s’appuie sur une

La Métropole présente boostHEAT

dustrie depuis 80 ans. On y a fabri-

sur le Campus industriel de Vénis-

d’une station Vélo’v…). Tourné vers

histoire, puisqu’il accueille de l’inqué des moteurs d’avion, des

équipements hydromécaniques,

DE HAUT NIVEAU

comme la première implantation sieux. “Elle illustre à la fois le

savoir-faire dans les cleantechs à

des pompes à injection diesel, des

Lyon par l’utilisation de technolo-

troniques pour les engins agricoles

mutation d’une start-up vers la

composants hydrauliques et élec-

et de BTP, des panneaux photovoltaïques… En désengagement pro-

gressif, Bosch y conserve des services commerciaux et des équipes de recherche et dévelop-

pement. Et surtout, un quart du site

accueille depuis l’été 2016 la société boostHEAT.

RECONVERSION EN COURS

L’équipementier allemand a sou-

gies de rupture, mais également la

PME, décrit David Kimelfeld. Cet exemple démontre notre capacité à

accueillir des entreprises qui ont fait

le choix d’implanter leurs unités productives sur le territoire national. Cela nécessite un appui de haut

niveau dans l’accompagnement.”

Dans cet esprit, le Campus industriel devra accompagner le chan-

gement d’échelle d’entreprises innovantes, de la start-up vers la

haité que la disparition de son

primo-industrialisation, de la PME

en 2015 — puis de l’éphémère

médiaire)… Pour réussir ces tran-

usine d’éléments diesel annoncée

unité photovoltaïque censée la remplacer — ne se traduise pas par

une désindustrialisation complète.

Au printemps 2016, le groupe a attiré une start-up en plein essor,

à l’étroit dans ses locaux nîmois. Levant avec succès des fonds fran-

çais et européens, attirant des par-

tenaires industriels et financiers

importants dans son capital, boostHEAT colle à son planning de mon-

tée en charge. Elle devrait commencer cet été la production et la

vers l’ETI (entreprise de taille inter-

trielle des entreprises, à travers

sitions,

accès à des démonstrateurs. L’ob-

la

Métropole

compte

“s’appuyer sur les compétences pointues déjà présentes sur le terri-

toire dans les domaines de l’ingé-

nierie industrielle et du process industriel”. Connecter les projets

du Campus avec “l’écosystème industriel lyonnais” relèvera de l’action de la Métropole, en parti-

L’industrie dans le Grand Lyon ● Première agglomération

industrielle après Paris ● 2 900 sites ● 7 pôles de compétitivité ● 75 000 emplois ● 17 % de l’emploi privé

une offre de services dédiés et un jectif est de leur permettre de tes-

ter les étapes technologiques de

leur transition vers la phase indus-

trielle dans un espace “Proof of concept” accueillant des démonstrateurs fixes et mobiles.

TRAVAIL PARTENARIAL

culier via le collectif French Fab

En réponse à l’appel du président

de Vénissieux sera “un relais d’an-

travail partenarial pour construire

(voir encadré ci-contre), dont le site crage territorial fort”.

MUTUALISATION DE SERVICES

CHIFFRES

Lors de la conférence de presse du 21 décembre, David Kimelfeld a présenté le Campus industriel de Vénissieux comme la “vitrine d en matière d’industrie”.

“Vitrine du dynamisme et du savoir-

faire lyonnais en matière d’indus-

trie”, selon David Kimelfeld, le

Campus industriel de Vénissieux

devrait accueillir 10 à 15 entreprises de type start-up ou PME (sur 500 à 2000 m2 chacune), auxquelles

serait proposée une offre mutualisée de services concernant l’énergie,

les

fluides,

les

déchets,

l’hygiène, la sécurité, l’environne-

ment… S’y installerait également un “lieu ressources”, pour accom-

pagner la transformation indus-

de la Métropole à engager “un vrai la French Fab lyonnaise”, lors de la

présentation du projet le 21 décem-

La French Fab à la lyonnaise Inspiré du label “French Tech” créé en 2013 afin de promouvoir la création d’entreprise et le numérique, le label “French Fab” a été lancé en octobre 2017 par le ministère de l’Économie et des Finances, pour fédérer les industriels et renforcer la promotion de l’industrie française à l’étranger. Dans la foulée, la Métropole de Lyon, la Chambre de commerce et d’industrie, la Confédération des petites et moyennes entreprises et le Medef LyonRhône se retrouvent au sein d’une “French Fab Lyon”. “Il rassemble notre tissu industriel traditionnel, des entreprises et acteurs de la transformation industrielle, des entreprises de notre territoire labellisées “industrie du futur” et plus largement l’ensemble de notre éco-système (organisations professionnelles, chambres consulaires, pôles de compétitivité, monde de la recherche, ADERLY), pour accompagner la transformation industrielle, valoriser les savoir-faire, conforter l’emploi industriel lyonnais, renforcer l’attractivité du territoire”, explique le Grand Lyon. Le label organise un congrès “Industrie du futur” à Lyon le 18 janvier.

bre, Michèle Picard, maire de

Vénissieux, a rappelé que la municipalité “est toujours déterminée à

actionner tous les leviers pour favoriser l’accès à l’emploi, la formation

professionnelle, la découverte des

métiers, en lien avec les organismes d’insertion, de formation, et l’ensemble de ses partenaires”. g

(*) LES “ÉCO-ACTIVITÉS INNOVANTES”, EN FRANÇAIS DANS LE TEXTE, SONT LES TECHNIQUES ET LES SERVICES INDUSTRIELS QUI UTILISENT LES RESSOURCES NATURELLES, L’ÉNERGIE ET LES MATIÈRES PREMIÈRES, DANS UNE PERSPECTIVE D’AMÉLIORATION IMPORTANTE DE L’EFFICACITÉ ET DE LA PRODUCTIVITÉ (SOURCE : WIKIPÉDIA).

PHOTO DR

>>>

DOSSIER

PHOTO DR

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DOSSIER

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11

3 QUESTIONS À Michèle Picard maire de Vénissieux et conseillère métropolitaine

“L’industrie est dans l’ADN de Vénissieux !” Vénissieux est l’une des rares

d’importants sites industriels, soit

ver des sites industriels au cœur

l’état de foncier disponible. De

même de la ville. C’est un symbole ?

C’est plus que ça : l’industrie est

dans l’ADN de Vénissieux ! Pendant plus d’un siècle, la ville s’est

construite et développée avec et

pour l’outil industriel. Cette présence a permis à Vénissieux de ne

pas être une cité-dortoir car les

ouvriers travaillaient là où ils habitaient. Cela a donné son identité à

la ville mais aussi sa vitalité. Les

travailleurs s’investissaient dans

leur ville, par le biais de leurs représentations

sociales,

poli-

tiques, associatives, sportives, cul-

turelles… Aujourd’hui, certains semblent découvrir que 40 ans de destruction industrielle ont cassé

les lieux de sociabilité, délité les solidarités, détruit le lien social et les repères !

du dynamisme et du savoir-faire lyonnais

La transition vers “l’industrie

d’avenir” donnera-t-elle un nouveau souffle à certains sites délaissés ou en perte de vitesse,

tels que Duranton, Véninov ou Bosch ?

Aujourd’hui, si la Métropole peut miser sur une industrie d’avenir,

c’est bien parce que, contrairement à d’autres grandes agglomérations

qui n’y croyaient plus, certaines de

ses communes ont su conserver

en activité, soit en mutation, soit à nombreuses

communes

ont

accompagné le départ de leurs

industries, les assimilant à un passé révolu. À l’inverse, nous nous sommes toujours battus pour maintenir ce secteur, en accompa-

gnant ses évolutions autant que possible. Lors des révisions succes-

ARCHIVES RAPHAËL BERT

communes françaises à conser-

sives du PLU-H, nous avons maintenu ces sites en zones d’activités, alors que les pressions ou les ten-

tations pouvaient être grandes de les consacrer à l’immobilier, car il

tale de France est au pied des Min-

avoir une activité dans ma ville

ment. Mais c’était prendre le risque

cules autonomes Navya est arrivé

C’est un travail de longue haleine

y a aussi un besoin criant de loge-

d’aggraver la désindustrialisation

en encourageant les plus-values immobilières. Nous avons eu raison.

Le Campus industriel ne va pas

faire de l’ombre aux autres parcs d’activités vénissians ?

Pour éviter ce risque, nous tra-

guettes, le constructeur de véhien juin 2017 à l’Arsenal, le Techni-

centre ultramoderne de la SNCF s’implantera près de la gare l’an prochain… Nous mettons sur pied

un comité de pilotage entre la Métropole et la commune, qui se réunira

semaines.

dans

les

prochaines

vaillons avec la Métropole pour

Ces installations vont-elles rem-

installations d’entreprises et non

industriels disparus ces der-

avoir une visibilité globale sur les

opportunité par opportunité. Il faut favoriser les complémentari-

tés plutôt que la mise en concur-

rence. Sans attendre la création du

Campus, les “industries du futur” sont déjà à Vénissieux ou arrivent

bientôt : Carso, le plus grand labo-

ratoire d’analyse environnemen-

placer les milliers d’emplois nières décennies ?

Je vais être claire : on ne retrouvera pas tout de suite les effectifs

industriels des Trente Glorieuses !

Mais des sociétés comme Carso

emploient 800 salariés, Navya et boostHEAT montent en puissance, ce n’est pas rien… Moi, je préfère

plutôt que des déserts industriels. mené avec la Métropole, qui a la

compétence économique du terri-

toire, et où je trouve une écoute

nouvelle et respectueuse. Vénis-

sieux a beaucoup d’atouts pour les entreprises, notamment une excellente desserte en infrastructures de transport, et du foncier. Près de

30 000 personnes travaillent à Vénissieux, pourtant nous avons un taux de chômage énorme, sur-

tout chez les jeunes. L’un des leviers serait d’adapter l’offre de

formation, initiale notamment, pour donner plus d’opportunités aux Vénissians d’intégrer ces entre-

prises. Carso serait un sacré débouché pour des filières de technicien

de laboratoire ou de biologiste en environnement, par exemple. g

RÉACTIONS

Les syndicats mi-figue mi-raisin

Pendant plus d’un siècle, la ville s’est construite et développée avec et pour l’outil industriel. Cette présence a permis à Vénissieux de ne pas être une cité-dortoir. Michèle Picard, maire de Vénissieux

L’union locale CGT de Vénissieux

de licenciements (un millier en

développe l’emploi, nous y serons

(CFE-CGC Bosch Rexroth), rappe-

représentants des salariés n’aient

d’emplois induits. Le syndicat, “évi-

aussi que “les bâtiments occupés

téresse

Feyzin Saint-Fons déplore que les

été “ni informés, ni consultés sur l’avenir industriel du site, comme le prévoit pourtant la loi”. Exprimant

16 ans), de pertes de formations et demment pas opposé au développe-

ment de l’innovation”, remarque

que la création de start-up “ne

ses doutes sur la capacité de la

débouche pas sur des productions

industriel (ayant “vécu douloureu-

revanche, elles aspirent largement

Métropole à maintenir l’emploi sement les fermetures de Fagor Brandt et de Nexans-Câbles de Lyon, au profit du développement immo-

bilier spéculatif”), le syndicat dénonce “la politique de retrait du

groupe Bosch et ses conséquences”

en termes de désindustrialisation,

industrielles d’ampleur au pays. En

les aides publiques, CICE et CIR entre autres”.

Marc Soubitez, pour la section CFDT de Robert Bosch France, regrette également d’avoir décou-

vert dans la presse le projet de

Campus industriel. “Mais si cela

évidemment favorables”. Il note précédemment par Robert Bosch France (éléments diesel) ont été refaits à neuf du sol au plafond et sont prêts à accueillir de nouvelles

activités ou entreprises”. Selon le syndicaliste, non seulement Bosch

n’a pas l’intention de vendre ses

locaux aux futurs occupants du

Campus, mais pourrait trouver un intérêt direct à la présence de cette

pépinière d’innovateurs en ses murs…

Ce que confirme Patrice Faure

lant que le groupe allemand s’inbeaucoup

aux

objets

connectés, l’une des technologies

que la French Fab lyonnaise entend développer… Pour le syndicaliste, “la bonne nouvelle, c’est

le maintien d’une activité industrielle sur le site, la mauvaise, c’est

que cette activité ne sera plus conduite par Bosch. L’installation de boostHEAT préfigurait le désen-

gagement de Bosch au profit de

structures externes sur lesquelles le

groupe pourrait jeter son dévolu plus tard…” g


12

CULTURE

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

DEUX SPECTACLES ET DES RENCONTRES

Avec Les Veilleurs, les spectateurs sont aussi créateurs solutions. Ainsi en a-t-il été d’une

classe de 3e d’Honoré-de-Balzac

En résidence au Théâtre de Vénissieux, la compagnie grenobloise Les Veilleurs présente deux spectacles ce mois-ci : La Migration des canards le 19 janvier et Contre les bêtes le 26 janvier. Avec une méthode originale qui associe un groupe de spectateurs (adultes, enfants) au processus de création.

La Migration des canards, d’après le texte d’Élizabeth Gonçalves.

“Les élèves ont regardé ensemble

ce qui marchait le mieux, reprend

PAR : JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Françoise

ela fait tout juste trois ans,

capable de faire grincer quelques

Directrice de La Machinerie, qui

rent leur résidence au

d’un petit garçon rêvant de porter

et l’équipement Bizarre !, Fran-

Les Veilleurs — qui démar-

Théâtre de Vénissieux — avaient proposé Mon frère, ma princesse,

un spectacle tiré d’un texte de Catherine Zambon. Avec un sujet

dents puisqu’il racontait l’histoire des robes de princesse. La sensibilité apportée par Émilie Le Roux dans sa mise en scène avait gagné beaucoup de suffrages.

regroupe le Théâtre de Vénissieux

çoise Pouzache a choisi de prendre

en résidence Les Veilleurs, “une compagnie basée à Grenoble qui vient d’être conventionnée par la

DRAC et dont la spécificité est le travail en direction du jeune public”.

Une résidence hautement appréciée par la compagnie, qui lui permet d’avoir du temps, à la fois

pour la création artistique elle-

même mais aussi pour les rencontres. Et qui donne le confort de disposer pendant cinq semaines

Pouzache.

Émilie

accepte la transformation de sa

propre création par le regard des jeunes. Ils forment un groupe

pièce raconte ainsi l’histoire d’une

lorsque Les Veilleurs étaient venus

reur. L’injustice est plus fondamen-

façon de travailler m’avait séduite

au théâtre avec Mon frère, ma

princesse. C’est pour cette raison

que j’ai voulu développer ce processus. La compagnie a un œil

acéré, une énorme exigence. Nous ne sommes pas là dans le spectacle

jeune public tel qu’on l’entend habituellement.”

LA CELLULE FAMILIALE,

Françoise

Pouzache,

tourne

autour des questions de société

cellule familiale devient une méta-

phore de la société qui les guette.

C’est un thème grave. Les enfants qui ont suivi l’atelier s’y sont parfois reconnus, même si ce n’est pas la majorité.”

S’interrogeant sur les questions

des migrants, des religions ou du racisme, La Migration des canards

la directrice du théâtre à propos

times. “Ils sont emballés par cette

de La Migration des canards, l’émi-

Le travail des Veilleurs, poursuit

tale par rapport à ces enfants. La

touche aussi les enfants sur les

lie Le Roux, qui signera la mise en vier.

petite fille qui n’a pas droit à l’er-

MÉTAPHORE DE LA SOCIÉTÉ

“Dans certaines familles, remarque

scène de deux spectacles en jan-

La Migration des canards, avec la coméd

témoin qui l’aide à créer. Cette

du plateau du théâtre. “Une sacrée

chance pour nous”, se réjouit Émi-

PHOTO RAPHAËL BERT

C

qu’elle a associée à la création de

gration a provoqué un tel stress que

les parents deviennent beaucoup

plus exigeants avec leurs enfants. Ils doivent réussir à tout prix. La

injustices dont ils peuvent être viccréation qui se fabrique avec eux

et dont ils peuvent modifier certains aspects. Ils se rendent compte

aussi qu’au théâtre, tout est permis !” g

que peuvent se poser les enfants. “Ce sont des sujets qu’on pourrait

penser réservés aux adultes mais qui répondent aux questionnements PHOTO RAPHAËL BERT

des enfants. Émilie Le Roux tra-

Les enfants, impliqués dans le travail de création, “se rendent compte aussi qu’au théâtre, tout est permis !”, s’enthousiasme Françoise Pouzache.

vaille sur les stéréotypes et pousse

les enfants à s’interroger dessus.

Son processus de création ne ressemble qu’à elle.”

Émilie Le Roux s’appuie sur une classe ou un groupe, cherche avec

ces personnes extérieures des

Les adultes aussi Trois rendez-vous ont également été proposés au théâtre à un groupe d’une vingtaine d’adultes, les 20 novembre, 19 décembre et 9 janvier, pour qu’ils puissent suivre la création de La Migration des canards. “Cela a surtout été un jeu de questions/réponses, résume Françoise Pouzache, directrice de La Machinerie. Le public est toujours gourmand de savoir comment se monte un spectacle et le temps que ça prend. Ce qui est bien, c’est qu’Émilie explique bien tout ce qu’elle fait et, ce qui est étonnant, c’est qu’elle n’hésite pas à dévoiler les endroits où elle doute et à montrer sa fragilité. Elle aime partager cela tout en restant maîtresse de sa création car elle sait où elle va, même si elle se laisse parfois infléchir.”


CULTURE

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

13

ÉMILIE LE ROUX

Éthique sans étiquette réée il y a dix ans à Greno-

C

dans les J.T. Pour cela, la rencontre

la compagnie Les Veilleurs

À théâtre pour enfants, pour parler

vail avec les publics. “Cela semble

à une tranche d’âge. “Le théâtre

ble sous forme associative,

est construite autour de deux axes :

la création artistique, mise en scène par Émilie Le Roux, et le trainconcevable, s’exclame cette dernière, que la création ne soit pas en lien avec les publics ! Si je ne le fais

pas, je déprime. J’ai besoin d’être en

discussion, c’est la base de mon métier.”

Elle insiste aussi sur la notion de territoire : “À Grenoble, la compagnie est liée à l’Espace 600, un théâtre

intégré

dans

une

barre

d’immeuble du quartier de La Ville-

neuve. Rencontrer des publics en amont des créations est une façon de travailler sur le territoire. Par ail-

leurs, quand les spectacles tournent, nous continuons à impulser des ren-

dienne Élisa Bernard, est présentée au Théâtre de Vénissieux vendredi 19 janvier à 20 heures.

contres après la représentation.”

Émilie n’écrit pas les pièces qu’elle

CONTRE LES BÊTES

Animaux de compagnie rité de son écriture sont imporremarque et qui met en scène les

férente. Avec le texte dit par Xavier

Machault, la musique y est très importante, due à Théo et Valentin

Ceccaldi. On est rattrapé par ce

PHOTO PASCALE COLLET

questions d’écologie d’une façon dif-

“Contre les bêtes montre un humour décalé qui traite les questions d’écologie d’une façon différente”, avance Émilie Le Roux être dans la destruction du texte mais

position absurdes de façon persis-

Veilleurs, un comité de lecture s’est

défend.” Le 29 janvier au Théâtre,

que les peluches que nous offrons à

nos enfants représentent des animaux en voie d’extinction. On ne se

rend plus compte de ce qu’est notre

rapport à la nature et Rebotier nous fait réfléchir.”

comédienne de la compagnie Les

centré, au lycée Jacques-Brel, sur la

thématique homme/nature. Une sélection de textes de théâtre leur a été proposée, pour lesquels les élèves devront voter à partir d’arguments

tre

tout

court,

qui

intéresse

forcément des adultes. Sur les ques-

tions éthiques, on s’est tous forgé un avis, on s’est construit sur des normes. Nos spectacles permettent

des dialogues entre adultes, entre enfants et aussi entre parents et enfants. Souvent, les parents sont étonnés de la maturité des enfants. Notre travail poserait problème si

nous faisions de la morale. Ce que

nous voulons, c’est l’ouverture d’un débat et la discussion.”

Elle prend pour exemple les ate-

liers qui ont été menés avec les collégiens de Balzac autour de La

questions

intervenir à la base sur les décors eux un gros débat éthique passion-

nant. Leurs anecdotes sont venues nourrir le sens du texte et le jeu de la comédienne, Élisa Bernard.”

Dans un deuxième temps, la compagnie va monter avec cette classe

de 3e un projet sur une dizaine

comme on y utilise de moins en

d’heures qui sera présenté lors de

une place intéressante. Il devient un

crées, en mai, à la présentation de

Piloté par Fabienne Courvoisier,

tante. Ainsi nous fait-il remarquer

tre tout public. Absolument du théâ-

la Fourmilière, ces journées consatravaux théâtraux ou chorégraphiques menés avec les classes. g

LES DATES

texte, qui nous montre combien

nous sommes dans des prises de

de

qui serait traitée en 30 secondes

Vénissieux. “Si Les Canards est tre un humour décalé qui traite les

autour

temps long autour d’une question

deux spectacles au Théâtre de

et d’émotion, Contre les bêtes mon-

rains et vivants. “Ce sont des écri-

moins de mots, le théâtre occupe

tantes”. C’est Émilie Le Roux qui le

hypertouchant, plein de sensibilité

Sophocle. Des auteurs contempo-

en plus compliqué, accéléré et,

des canards, “la forme et la régula-

jeune public est absolument du théâ-

et les costumes. Nous avons eu avec

éthiques. Notre monde est de plus

Gonçalves qui a écrit La Migration

pour ne pas cantonner son travail

même s’il lui est arrivé de travailler

textes d’auteurs contemporains,

souvent

teur. Et, comme pour Élizabeth

pression de théâtre jeune public,

Migration des canards. “Ils devaient

dimensions politiques et intimes,

Contre les bêtes, est aussi composi-

de ses spectacles elle préfère l’ex-

monte mais tient à utiliser des

tures qui portent en elles des

Jacques Rebotier, l’auteur de

avec le public est importante.”

positifs.

“Une

façon,

convient Émilie Le Roux, de ne pas

plutôt de savoir pourquoi on le

les lycéens présenteront leur choix

au cours d’une lecture théâtralisée. Mais avant cela, à l’issue de la repré-

sentation du 26 janvier, Émilie Le

Roux va inviter le public à un débat

entrecoupé d’extraits musicaux, autour d’une bonne soupe chaude. g

Contre les bêtes

Au Théâtre de Vénissieux le 26 janvier à 20 heures. Dès 11 ans. Tarifs : de 8 à 19 euros. ●

La Migration des canards

Au Théâtre de Vénissieux le 19 janvier à 20 heures. Dès 12 ans. Tarifs : de 8 à 19 euros. Ce même jour à 19 heures, dans le cadre de la Petite histoire, le philosophe Jean-Philippe Piron viendra parler des questions de la culture familiale et de la construction d’un individu en lien et en tension avec ses différents héritages. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Offre duo pour les deux spectacles : 16 et 24 euros. Réservations : 04 72 90 86 68 - theatre-venissieux.fr


14

CULTURE

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

Mehdi Senoussi aux côtés de Pascal Elbé.

métrage. Il en écrit une première version,

commence à la tourner à Vénissieux et…

stoppe le projet, faute de moyens. Aussi prompt à rebondir qu’une balle ciselée par Nadal, Mehdi transforme son sujet en courtmétrage et fait jouer les personnages par des peluches. Idée géniale qui sera reprise, le temps d’un clin d’œil, dans Vaurien.

LES NERFS À VIF

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Tenace, notre jeune cinéaste sur le métier

remet son ouvrage… Merci Boileau et, sur-

tout, les quelques aides qu’il reçoit, dont celle d’Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma. “Le pro-

Le tournage du film s’est déroulé à Vénissieux en octobre 2016, notamment devant l’hôtel de ville et le commissariat.

blème était de trouver un distributeur, témoigne Mehdi. Le projet était trop petit pour les grands et trop grand pour les petits.”

Ce projet devient pour lui une gigantesque partie de poker dans laquelle il convient, en

CINÉMA

fonction des partenaires, d’abattre ou pas

Vaurien, un film 100 % vénissian Mehdi Senoussi présente à la fin du mois Vaurien, son deuxième long-métrage, au cinéma Gérard-Philipe et au festival Drôle d’endroit pour des rencontres, aux Alizés de Bron. Un film entièrement tourné dans sa ville, Vénissieux.

n parle souvent de passion alors

O

ses premières armes avec Fonce Rupert,

homme du quartier Léo-Lagrange,

Valse des pantins. Il y incarne Rupert, un

tête et le cœur qu’il ne peut exprimer qu’à

peur Rohff. Après plusieurs films de com-

que, pour Mehdi Senoussi, jeune

il faudrait trouver un autre mot, plus fort.

C’est beaucoup plus qu’une passion qui le

lie au cinéma. Mehdi a des histoires dans la

travers des images. Vaurien, un film entiè-

rement tourné à Vénissieux, en est une preuve. À inscrire au tableau : un scénario

original, Mehdi qui montre une réelle aptitude devant et derrière la caméra, et l’utilisation de forces vives qu’elles soient locales

(Akim Sakref, Haris Cheguettine) ou nationalement reconnues : Pascal Elbé, Romane

Bohringer, Carlo Brandt, Moussa Maaskri, Lizzie Brocheré, etc.

Amateur des films de Luc Besson, Mehdi fait

hommage au grand Martin Scorsese et à sa

apprenti comédien qui kidnappe l’auteur du Grand bleu. À noter dans ce court-métrage

les apparitions de Zinedine Zidane et du rapmande institutionnels, il signe un premier

long sur le milieu du foot, Talents cachés/gâchés, joués par les footballeurs de

l’ASM, et devient acteur dans La Tendresse

de Marion Hänsel, Qu’Allah bénisse la France ! d’Abd al Malik ou Fatima de Philippe

son jeu. “Nous avons été tout le long dans la

souffrance des décisions, sans certitudes.”

Sinon celle de boucler ce scénario qui lui tient à cœur. Ce qu’il fera en 14 jours — “au

lieu des cinq semaines habituelles” —, malgré

la défection d’une subvention publique à deux jours du début du tournage. “Un coup

de massue !” En revanche, après le clap de fin, le CNC donnera un coup de pouce.

Dans Vaurien, Mehdi donne tout son talent

d’acteur à Redouane, jeune diplômé qui, sans emploi, en a assez de venir pointer au

Pôle Emploi. Jusqu’au jour où il décide de braquer l’établissement pour attirer l’atten-

tion sur lui. À partir de ce point de départ, Mehdi fignole un huis clos prenant et original qui a autant les nerfs à vif que son personnage principal, laissant aux comédiens

la place d’exprimer tout un panel d’émo-

tions. Et parvient à communiquer un vrai rythme à tout cela, multipliant les points de vue et les fausses pistes. Le réel moteur de

Vaurien, ce film 100 % vénissian qui mérite-

rait de connaître une vraie trajectoire natio-

nale, voire plus ? Mehdi le résume en un mot : l’amour ! g

Faucon.

La ténacité est une des qualités premières

de Mehdi Senoussi. Le sujet qu’il a en tête, il veut à tout prix le voir à l’écran. Ainsi en

est-il de Vaurien, son deuxième long-

JEAN-CHARLES LEMEUNIER PROJECTION

DU FILM EN PRÉSENCE DE L’ÉQUIPE LE 27 JANVIER À 20 H 30 AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE ET LE 28 JANVIER À 17 HEURES AU CINÉMA LES ALIZÉS, À BRON, DANS LE CADRE DU FESTIVAL DRÔLE D’ENDROIT POUR DES RENCONTRES.


CULTURE

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

FESTIVAL

À VENIR Ateliers Biennale de la danse Vous êtes-vous bien inscrits auprès de Traction Avant ? Les ateliers de costumes et accessoires de la Biennale de la danse débutent à la fin du mois, en partenariat avec Emmaüs Lyon. Deux stages se dérouleront encore pendant les vacances de février et du printemps. Pour la danse, les ateliers démarrent le 1er février, de 19 h 30 à 21 h 30 au gymnase Ostermeyer. Ils se poursuivront les 8 et 15 février, les 1er, 8, 15, 22 et 29 mars, les 5, 12 et 26 avril, les 17, 24 et 31 mai, les 7, 14, 21 et 28 juin et le 6 septembre. Un stage de danse se déroulera du 16 au 19 avril. Enfin, pour le cirque, il s'agira d'avoir une bonne condition physique. Un stage de 20 personnes maximum, du 16 au 20 avril, aura lieu au gymnase Ostermeyer. Pour la musique, d'autres ateliers seront encore programmés.

Inscriptions : tractionavantcie.org 06 21 79 03 14 - 04 72 90 11 84 traction.avant@wanadoo.fr

Poésie Elle sera “à gorge déployée” avec le Vénissian Thierry Renard, invité le 18 janvier à 21 heures par la psychanalyste Luminitza Claudepierre Tigirlas. La soirée se passe à l'ALI Lyon (association lacanienne internationale, au 60, rue Rancy, 3e arrondissement). Avec, au programme, lectures et conversations poétiques et psychanalytiques. Renseignements : www.psychanalyse-freud-lacanlyon.com

Saint-Fons Jazz Festival Il se tient du 23 janvier au 3 février. À noter, dans la belle programmation, la présence de deux musiciens vénissians (Fred Roudet et Laurent Vichard)

au sein du Possible(s) Quartet. Ils partageront la scène du théâtre Jean-Marais (59, rue Carnot à Saint-Fons), le 26 janvier à 20 h 30, avec Julien Bertrand 4tet. Plein tarif : 15 euros. Tarif réduit : 12 euros. Réservations : 04 78 67 68 29.

Drôle d’endroit pour des rencontres Pour sa 27e édition, le festival

taires de François Bégaudeau

habitude, des coups de cœur hété-

Pouch (Des bobines et des hommes,

brondillant réunit, comme à son roclites.

Outre Vaurien (voir page 14), on naviguera ainsi du portrait de

Mélenchon signé Gilles Perret (L’Insoumis)

au

documentaire

écolo (Zéro Phyto, 100 % bio). On

retrouvera des cinéastes reconnus,

qu’ils se situent dans la comédie,

tel Jean-Pierre Améris (Je vais

École de musique Jean-Wiener Le 25 janvier à 18 h 30, les élèves proposent un concert salade, aperçu des avancées de leurs techniques de jeu. Renseignements : 04 37 25 02 77.

mieux) ou dans le sujet social,

comme Mahamat Saleh Haroun

(Une saison en France). La curiosité

(11 janvier, 18 h 30) ; L’Échange des princesses (18 janvier, 18 h 30).

La Leçon de piano Dans le cadre de Ciné Collection, la Palme d’or cannoise 1993 sera projetée le 18 janvier à 14 heures en version restaurée. Jane Campion, la réalisatrice, est la première femme à avoir obtenu la célèbre récompense. Son héroïne est une veuve écossaise du XIXe siècle, mariée par son père à un Néo-Zélandais qu’elle ne connaît pas, et qui, depuis la mort de son mari, n’a pas prononcé un mot. Holly Hunter, qui l’incarne, recevra un prix d’interprétation dans le même Festival de Cannes. La séance sera suivie d’un tea time.

Festival Télérama Il se tiendra du 24 au 30 janvier et permettra de (re) voir 16 grands films de l’année 2017 au tarif unique de 3,50 euros. Plus une avant-première de Jusqu’à la garde de Xavier Legrand. On y reviendra.

sur le redressement judiciaire de l’usine textile Bel Maille).

Et, dans le cadre d’une séance Ciné-ma

(La Fête est finie) et Elsa Diringer (Luna).

À signaler encore les documen-

différence

(pour

un

public en situation de handicap),

on pourra voir Cro Man, le nouveau film d’animation des studios Aardman (Wallace et Gromit, Shaun

le

mouton).

Beaucoup

d’équipes seront présentes à l’issue des projections. g

J.-C.L.

miers films de Marie Garel Weiss

CINÉMA LES ALIZÉS : 214, AVENUE FRANKLIN-ROOSEVELT : 04 78 41 05 55. WWW.CINEMALESALIZES.COM FACEBOOK : CINÉMA LES ALIZÉS-PAGE-OFFICIELLE À BRON. TÉL.

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Classé Art et Essai

Séances pour sourds et malentendants La Monnaie de leur pièce

(N’importe qui) et de Charlotte

nous entraînera du côté des pre-

Cinéma Gérard Philipe

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

15

COUP DE PROJECTEUR

Échange de bons procédés L’ÉCHANGE

DES PRINCESSES DE MARC DUGAIN

Romancier adapté à l’écran par un autre pour La Chambre des officiers,

Marc Dugain est aujourd’hui devenu réalisateur. Il tire d’un livre de Chan-

tal Thomas le sujet de son film, L’échange des princesses. Qui est donc

un échange de bons procédés. Dugain place sa caméra en 1721, alors que le régent

Philippe

d’Orléans

veut

marier le jeune Louis XV, 11 ans aux

prunes, à l’infante d’Espagne, âgée de

4 ans. Il livre aussi sa propre fille Mademoiselle de Montpensier au fils du roi d’Espagne. Ils ont eux-mêmes

future épouse de Louis XIII et mère

les interprètent ont 18 et 19 ans.

Le récit que Dugain retient de ce fait

12 et 14 ans, alors que les acteurs qui

L’échange a lieu sur l’île des Faisans,

à la frontière entre les deux pays. L’histoire est en soi assez étonnante

pour mériter de devenir un livre. Il

est juste dommage de ne pas mentionner que la même île servit à un

de Louis XIV.

historique a les qualités et les défauts du genre, le film d’époque. Costumes

et décors sont rutilants, le scénario, lui, s’enlise souvent dans les couloirs

de Versailles et certains personnages, telle Melle de Montpensier, paraissent

pareil échange un siècle plus tôt, en

totalement anachroniques tant le

au roi d’Espagne, et Anne d’Espagne,

rebelle. g

1615, entre la fille d’Henri IV, promise

cinéaste insiste sur son aspect


SPORTS

16

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

BASKET-BALL

Le CLAM-V, à l’aise dans son basket Fort de ses 180 licenciés, le club laïque associatif du Moulin-à-Vent entend préserver sa convivialité et son esprit d’ouverture.

C

ertains pourraient penser

augmentation qui s’explique notam-

quelques paradoxes. Alors

d’une équipe senior féminine qui a

que

le

CLAM-V

cultive

que le siège social des basketteurs

est planté au cœur du Moulin-à-Vent, ces derniers passent le plus clair de leur

temps

(entraînements

et

matches) à Alain-Colas, un gymnase

des Minguettes avec vue sur Feyzin.

ment par la création, cette saison,

démarré son premier championnat en septembre, au plus bas niveau de l’échelle départementale.

LES SENIORS MASCULINS À LA UNE

Quelques équipes disposent égale-

Comme il est de coutume un peu

Moulin-à-Vent, et d’autres dans un

tent aux performances de l’équipe

ment de créneaux à Tola-Vologe, au dernier gymnase, à Colette-Besson, dans le quartier Léo-Lagrange. Une organisation pour le moins éclatée.

“C’est une donnée qui ne me gêne pas,

observe François Martin, président du club. On sait que l’ensemble des équipements sportifs de la ville sont bondés. Je reste persuadé qu’au-

jourd’hui, si un club se créait et comp-

tait pas mal de licenciés, il serait soumis à cette même répartition de

créneaux. Et comme l’expliquent fort

justement les décideurs de la Ville, pourquoi faudrait-il cantonner un club dans un quartier? Après tout, on

représente toute la commune de Vénissieux, non?”

Sur le plan purement sportif, dix

équipes portent les couleurs du club, soit environ 180 licenciés, une tren-

taine de plus que l’an dernier. Une

partout en sport, beaucoup s’arrê-

fanion, celle sur qui les projecteurs

sont le plus souvent braqués. Au CLAM-V, ce sont les seniors mascu-

lins évoluant en Pré-Régionale qui font la une. Avec brio l’an dernier

puisqu’ils ont accédé au niveau supérieur. Mais la saison en cours

est plutôt mal engagée. À la fin des

matches allers, l’équipe est avantdernière, elle n’a gagné que trois

matches et s’est inclinée huit fois.

“On peut avoir des regrets, estime Chérif Mohamed, le coach. Notre

3 QUESTIONS À

François Martin Président du CLAM-V

“Un club de quartier et de ville”

inconstance nous a joué de mauvais

Peut-on dire que votre club et celui de l’Ami-

Des ambitions sportives, certes, on en a, mais on

devançant quelques-uns de nos

spécificités : à vous le pôle masculin, à eux le

sur une accession cette année, puis une autre l’an-

tours, on s’est battu nous-mêmes en adversaires une bonne partie de la rencontre, pour finalement nous écrouler en fin de partie. Notre der-

nier match, fin décembre, face au lea-

der Jonage, en est l’illustration. On a

longtemps été mené au score, on a fini en trombe, et on s’est incliné d’un point. Mais tout n’est pas perdu, il suffira par exemple d’assurer une

série de trois matches sans défaite pour recoller au milieu de tableau.”

cale laïque Vénissieux-Parilly affichent leurs pôle féminin ?

C’est une simple impression, surtout due au fait que l’équipe fanion de Parilly — les seniors fémi-

Faux. Au contraire. On ambitionne de voir notre

dernières représentent 37 % de l’ensemble de nos

licenciés. Donc, on ne peut pas dire que l’ALVP est essentiellement axée sur ses filles, et nous sur nos garçons.

entre les deux clubs de basket de la ville ?

autour d’une même passion. g

DJAMEL YOUNSI

d’éventuelles complémentarités.

compte dix équipes, quatre sont féminines, et ces

la tradition solidement ancrée au

sir et de mieux vivre ensemble

née suivante… Entre les deux clubs, on peut parler Et si on taxe le CLAM-V de club qui manque

pense donc pas. Il faut savoir que si le CLAM-V

Sans même parler de fusion, des ententes ou

CLAM-V, un mélange de basket plai-

les prend comme elles viennent, sans anticiper

nines — évolue à un niveau national. Je ne le

Derrière l’équipe fanion, plus de 150

basketteurs s’appliquent à respecter

François Martin, le président du club

Lors du dernier match de l’année 2017, les Vénissians se sont inclinés d’un point face à Jonage. Rageant !

des collaborations sont-elles envisageables On ne s’est pas vraiment posé la question. Je ne

pense choquer personne en disant qu’au CLAMV, on cherche avant tout à privilégier un état d’esprit maison.

d’ambition ?

équipe fanion se maintenir en Pré-Régionale,

notre équipe réserve monter d’un cran, et nos quatre équipes U13 et U15 intégrer les hauts de leur tableau avec des championnats qui démar-

rent vraiment en janvier. Ambitieux, on l’est, mais avec prudence et raison. Voir une équipe qui évo-

lue au plus bas niveau jouer une accession me

procure autant de satisfaction qu’une promotion de notre équipe fanion. Et comment ne pas être

comblé quand je vois que régulièrement, je peux compter sur une vingtaine de bénévoles qui nous suivent et nous aident à faire tourner le club ? g


SPORTS

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

début des qualifications au Mondial 2019. Certes, Amine n’a pas joué, se

contentant d’essuyer le banc lors du match face à la Belgique. Coïnci-

dence, durant ces deux matches de

préparation, il a retrouvé Paul

Lacombe, de sept ans son aîné, un autre ancien Vénissian formé à l’AS-

VEL, passé par Strasbourg et désor-

mais basketteur à Monaco, leader du championnat élite.

Un bonheur ne venant jamais seul,

par un jury spécialisé et le public qui pouvait voter pour désigner deux

“Le plus dur commence, reconnaît le numéro 12 de l’ASVEL. Je sais que pour jouer à ce niveau, il me faudra être constant, et c’est sur ce point que je veux concentrer toute mon énergie.”

joueurs sur internet. Il a ainsi pris

part au match “All Stars” opposant les meilleurs joueurs français aux

C’est une certitude, Amine Noua a franchi une étape cette saison à l’ASVEL, d’un pas de géant, bien aidé par ses 2,02 m. Et son immense talent.

dial, cette fois-ci, j’espère jouer” —,

par les Français, sous les yeux des

les différentes coupes. Le 3 janvier,

15905 spectateurs de l’AccorHotels

Aréna, l’ancien Palais omnisports de Paris Bercy.

ET MAINTENANT LA CONSTANCE

Amine Noua dans la cour des grands

Visiblement, comme il l’a confié sur le site internet du club villeurban-

nais, le Vénissian s’est bien amusé:

“J’étais très fier d’être ici entouré des

n ce début de saison, et après

E

ment une année blanche suite à un

Amine a gagné ses galons de

tion du tendon rotulien, Amine a su

les spécialistes de la discipline. Dès

échappé à la vigilance du sélection-

14 matches de championnat,

titulaire indiscutable, floqué de son numéro 12, celui d’ailier fort ou d’in-

térieur, comme aiment à le préciser

août dernier, l’entraîneur JD Jackson

annonçait la couleur en faisant du Vénissian un des éléments clés de son groupe majeur. “Ces deux der-

nières saisons, après des passages contrariés par des blessures, notam-

meilleurs basketteurs français et étrangers. Franchement, c’est un hon-

neur et j’en ai profité au maximum.

genou en bataille suivi d’une opéra-

progresser, écouter et travailler, il a su développer ses qualités physiques.” Son comportement n’a d’ailleurs pas

neur de l’équipe de France, Vincent Collet, qui l’a convoqué en novem-

bre dernier pour faire partie du groupe des 17 joueurs appelés à ren-

contrer la Bosnie (20 novembre) et la Belgique (24 novembre), pour le

- 2013 : 5e avec l’équipe de France aux championnats d’Europe des moins de 16 ans - 2014 : 8e avec l’équipe de France aux championnats du Monde des moins de 17 ans (4e marqueur de la compétition). - 2016 : 13e avec l’équipe de France aux championnats d’Europe des moins de 20 ans. - 2017 : 3e avec l’équipe de France aux championnats d’Europe des moins de 20 ans (Noua est sélectionné dans le meilleur cinq de la compétition). - 2017 : le 15 octobre, il intègre le Team France Basket.

meilleurs étrangers du championnat de France. Match remporté 181 à 175

BASKET-BALL

SÉLECTIONS

On a essayé de faire le spectacle, de

faire les fous. On s’est quand même

dit qu’il fallait le remporter pour avoir cette revanche (NDLR: l’an dernier,

l’équipe des meilleurs étrangers du championnat l’avait emporté 130 à 129). Ça s’est très bien passé pour moi et je suis très fier de ce premier All

Star Game. On a une belle génération au niveau des jeunes.”

Outre le championnat, les sélections

en équipes de France — “En février, il y aura une deuxième série de matches de qualification pour le Mon-

Amine est également engagé dans

en dépit d’une courte défaite à Kazan (88-84), les Villeurbannais ont

frôlé l’entame parfaite dans le Top 16 de l’EuroCup.

Conscient des efforts qu’il lui faudra

fournir pour rester à ce niveau, voire à l’améliorer, Amine Noua fait

preuve d’une rare lucidité. “Le plus

dur commence. Je sais que pour jouer à ce niveau, il me faudra être

constant, et c’est sur ce point que je

veux concentrer toute mon énergie. J’ai encore pas mal de choses à apprendre, même en dehors du bas-

ket, notamment à respecter une hygiène de vie.”

Résidant à Villeurbanne, à quelques foulées de l’Astroballe, Amine utilise

encore les transports en commun… et la trottinette pour se rendre aux

entraînements et aux matches à domicile. La veille des matches, afin

d’éviter toute “dispersion”, ses

parents l’invitent à venir dormir à Vénissieux. g

DJAMEL YOUNSI

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Athlétisme Kevin Campion, marcheur vedette de l’AFA Feyzin-Vénissieux, a réalisé 19’40” aux Pré-régionaux du Val-de-Reuil (Eure-Normandie), se qualifiant ainsi pour les championnats de France en salle prévus le 18 février à Liévin.

Basket-ball Amine Noua (lire ci-dessus) fait preuve de régularité à l’ASVEL. Il a été le meilleur marquer de son équipe à Levallois (18 points), ce qui n’a pas empêché les Verts de s’incliner 72-65.

Rugby

Football

Même sans jouer puisqu’il s’agissait de matches en retard disputé dimanche, le XV de l’USV s’enlise au fin fond de la Promotion d’honneur. Avec un seul succès en douze matches, il va avoir du mal à céder son fauteuil de bon dernier.

En coupe du Rhône, l’équipe de Vénissieux Minguettes n’a pas fait dans la dentelle face aux Cheminots de Saint-Priest qui évoluent (presque) au plus bas niveau. Emmenée par son capitaine Mehdi Gana (ci-contre), elle s’est imposée 14 à 0. Composée essentiellement de joueurs issus de l’équipe réserve, la formation vénissiane a inspiré Bebe Koum, auteur de 6 buts, Cohendy (4 buts), Mendy et Benmamar (2 buts chacun). “Petit galop d’entraînement” ont commenté Patrick Paillot et Nordine Kari, entraîneur et directeur sportif de l’AS Vénissieux Minguettes.

Karaté À la mi-décembre, Séphise et Phostin Aouf, Yanis et Ilies Elguir, Idriss Bakhti et Abdel Boulabnane ont obtenu leur 1re dan. MarieClaude Barbin et Serge Vichniakoff ont obtenu leur 2e, et Adrien Mazoyer son 3e.

PHOTO DR

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Amine a été retenu, le 29 décembre,

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SPORTS

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Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

ATHLÉTISME

Joue-la comme Becanne

À

l’AFA

Feyzin/Vénissieux,

Nina

Becanne ne passe pas inaperçue. Volubile, passionnée et sportive à

part entière, cette sexagénaire ne tient pas

en place. “J’ai toujours aimé courir. À 8 ans, j’allais à l’école à pied à Ménerville (désor-

mais Thénia), en Algérie, et il m’arrivait de

m’entraîner dans la base militaire où mon père était affecté.”

Arrivée en France dans les années soixante, Nina excelle dans le demi-fond et les cross.

Elle obtient même un titre de championne des Pyrénées, et côtoie les plus grandes,

Nicole Duclos et Colette Besson — “Elles étaient au-dessus”. En s’installant dans la

région (Pierre-Bénite, Brindas et enfin Séréperf' : en 2015, elle obtient la médaille de

pistes durant trois ans. “Dans la foulée, j’ai

ters (vétérans) sur le 10 km. “Après Jean-

décidé de m’occuper de l’éducation de mes

fils, ne reprenant le chemin des stades que

dans les années quatre-vingt. Malgré ce long éloignement du monde sportif, j’en avais toujours sous le pied.”

Depuis, elle n’a eu de cesse de rattraper le

temps perdu, se fixant des objectifs qu’elle a toujours tenus, même en passant chez les

vétérans. Et Nina de se lancer dans les marathons. “New York sera mon premier, je suis arrivée 42 sur 2 700 en vétérane 1. À e

Lyon, j’ai obtenu le titre de championne du Lyonnais en 3 h 13.”

Elle s’illustre régulièrement dans les

épreuves au long cours, à Ozon, à Vénissieux… Et surtout à Bron pour une sacrée

bronze aux championnats du monde MasPierre Décrète, mon premier entraîneur, c’est

Gilles Giordano qui m’avait conseillée et préparée pour cet événement. J’ai scrupuleusement suivi son programme, et voilà.”

Toujours licenciée à l’AFA, mais en pause

en raison d’une blessure au genou, Nina reste active. Profitant de ses compétences

en athlé, elle entraîne les poussins et poussines du club. “Je l’ai demandé à Jean-Louis Perrin, le président, c’est un cadeau de pouvoir m’occuper de la relève. On en voit des

talents. J’ai même eu sous la main Kevin Campion, très timide, et correct sans plus en course. Mais quand il s’est mis à marcher...” Tout le contraire de Nina qui elle ne cesse de courir. g

La relève se révèle en salle

Mardi 19 décembre, au gymnase Miche-

part sont encore en apprentissage, on voit

a organisé le “Kid de Noël”, dernière com-

ont l’attirail nécessaire pour devenir des

line-Ostermeyer, l’AFA Feyzin/Vénissieux

pétition avant les fêtes. C’est devenu

depuis quelques années un rituel qui rassemble quelque 70 enfants âgés de 5 à 10 ans, tous issus des écoles d’athlétisme.

Ils se mesurent à l’occasion d’épreuves combinées, genre triathlon axé sur des

lancers (javelot en mousse), des sauts (en longueur sur un tapis matelassé) et des

vraiment des enfants qui promettent et qui

athlètes de bon niveau. Vous avez vu le petit

Diarra ? Notre rôle est vraiment d’essayer de les suivre pendant quelques années… s’ils manifestent le désir de poursuivre

l’athlétisme. Pas évident, car beaucoup

d’entre eux mettent un terme à l’athlé afin de goûter à d’autres disciplines.” Notons

que la Ville de Vénissieux a attribué un

sprints sur 30 mètres. Le tout se terminant

label école de sport au club.

Si Jean-Louis Perrin, président du club,

tous azimuts, applaudis par une cinquan-

par un relais par équipes.

s’enorgueillit surtout du niveau de participation, Nina Becanne (voir ci-dessus),

entraîneur au club, souligne le bon niveau

de ces athlètes en herbe : “Même si la plu-

Les basketteurs du CLAM-V accueillent le RC Montluel au gymnase Alain-Colas, à 15 heures. ● Les basketteurs de l’ALVP se rendent au gymnase Bellecombe (av. Thiers, Lyon 6e) pour affronter le CLAR, à 13 h 30. ● Les rugbymen de l’USV accueillent l’AS Succieu au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ● Championnats du Rhône de cross à Belleville réservés aux catégories poussines. ●

désert dont elle se serait bien passée. Un

terrible accident de voiture l’éloigne des

Samedi 13 janvier Demi-finale du championnat de France amateur, tournoi de préqualification hommes et femmes organisé par l’Espace École Sport Boxe au gymnase JacquesAnquetil, avec pesée et visite dès 8 heures, et compétitions dès 14 heures. Le lendemain, finales à partir de 10 h 30. ● Tournoi de foot en salle ludique organisé par l’AS Vénissieux Minguettes avec l’association Les Colibris solidaires afin de favoriser l’intégration des réfugiés. Tournoi proposé au gymnase Jacques-Brel, de 9 heures à 12 heures. Renseignements et inscriptions : asmv.partenariat@gmail.com ●

Dimanche 14 janvier

zin où elle réside depuis plus de 30 ans),

Nina Becanne va vivre une traversée du

AGENDA

Après près de deux heures d’animations

taine de parents, et par Andrée Loscos,

adjointe aux sports, les athlètes d’un jour

ont eu droit à un goûter, une coupe par équipe et le passage du Père Noël. g

Samedi 20 janvier Rencontre “écoles de natation française” à la piscine Auguste-Delaune organisée par le CMO-V, de 13 h 30 à 17 heures. ● Duel en duo et tournoi Auvergne/Rhône-Alpes (AuRa) organisés par l’académie d’escrime de Bron dirigé par Jacques Lacroix, ancien responsable du club vénissian. Épreuves de fleuret et d’épée (masculines et féminines) au gymnase TolaVologe, à partir de 10h30. Le lendemain, suite et fin avec participation de Vénissieux Escrime, dès 9 heures. ●

Dimanche 21 janvier Les basketteurs du CLAM-V accueillent Beaumarchais Basket Lyon Métropole au gymnase Alain-Colas, à 15 heures. ● Les basketteuses de l’ALVP reçoivent le BC Gransois au gymnase JacquesAnquetil, à 15 heures. ●

ENTENTE VÉNISSIEUX 69 FOOT

Encourageantes

En s’imposant au stade Berthier de Saint-Denis-en-

Bugey, près d’Ambérieu, sur le score de 6 buts à 1, l’équipe vénissiane de foot à 8 a obtenu son 3e succès

de ce début de saison. Du même coup, ce groupe féminin des U18 né de l’entente entre l’US Vénissieux et

l’AS Minguettes confirme son potentiel et se place sur le podium, derrière Saint-Priest et le GS Chasse. De quoi rendre confiant les coaches Samir Daouadji et Sif El Islam Ghediri, qui ont en charge la progres-

sion de filles le plus souvent très jeunes et surclassées. Battue une seule fois par Saint-Priest, l’Entente Vénissieux 69 Foot va préparer la phase retour prévue le

27 janvier. “Pas de fixation sur le classement, confirme Sif. Notre objectif : attirer d’autres filles pour que la

saison prochaine, nous puissions créer une équipe de U18… à onze dans un championnat de ligue.” g

GENTLEMAN BOULISTE

Longues heures et pointes

On a probablement atteint un chiffre record de participants à l’occasion du Gentleman 2017 proposé

le 22 décembre par la Ville de Vénissieux, avec l’aide

des dirigeants de l’association sportive des boulistes

de Vénissieux (ASBV), pensionnaire du boulodrome Legodec.

Plus d’une soixantaine de boulistes éclairés, d’ama-

teurs de la Lyonnaise, de néophytes vénissians issus

du monde politique (majorité ou opposition), de res-

ponsables d’associations, de bénévoles du monde sportif, des membres actifs de l’OMS… et même de

journalistes. Expressions avait délégué Gilles Lulla, son rédacteur en chef, et François Toulat-Brisson,

son adjoint, mais ils ont dû faire quadrette à part. Tandis que Carlos Soto représentait Le Progrès.

Sur le terrain, pas mal de surprises, les favoris

n’étaient pas forcément ceux que l’on attendait. Très

appliqué, Lulla s’est imposé, bien aidé par Aurélien, un jeune et brillant bouliste, Pierre Matéo, conseiller municipal, et Joël Valla, un retraité de la direction

des sports. Grâce à un système de victoires et de points marqués, cette quadrette a devancé au final celle conduite par Yves Blein, le député de la circonscription, alors que Michèle Picard, maire de la

ville, finissait sur le podium. Tournoi réussi qui s’est achevé par un autre temps fort, la petite collation et les boissons qui vont avec. g


AU QUOTIDIEN

Mercredi 10 janvier 2018 - n° 638

EXPRESS

C’EST MON DROIT

Les mauvaises surprises de janvier Plusieurs augmenta-

de 7,6 centimes par litre pour le gazole et de

vigueur depuis le

Le timbre. Le timbre vert passe de 73 Ă

teurs sont concer-

times, soit une hausse de 11,8Â %. En moyenne,

tions sont entrĂŠes en 1er janvier. Quels secnĂŠs?

Le forfait hospita-

3,84 centimes pour l’essence.

80 centimes, et le timbre rouge de 85 à 95 cenles tarifs du courrier augmentent de 4,7 %.

Les vÊhicules neufs. Le seuil d’Êmission de

lier. Le forfait hos-

CO2 entraĂŽnant l’application d’un malus Ă

20Â euros par jour, une dĂŠpense prise en

de 120 grammes de CO2 ĂŠmis par km au lieu

pitalier augmente de 2Â euros pour passer Ă  charge par les complĂŠmentaires santĂŠ pour

ceux qui en disposent. Pour les sÊjours en psychiatrie, il passe à 15  euros au lieu de 13,50 euros jusqu’à prÊsent.

La CSG. Le taux de la contribution sociale

l’achat de vÊhicules neufs s’applique à partir de 127 auparavant. Il s’Êtale de 50 euros (pour

les vÊhicules au seuil minimum de 120 g) à 10500  euros pour ceux dont les Êmissions atteignent ou dÊpassent 185 grammes.

Les vĂŠhicules d’occasion. Une surtaxe Ă

gÊnÊralisÊe passe de 7,5 % à 9,2 %, soit une

l’achat est appliquÊe aux vÊhicules d’occasion

Le gaz. En plus de la rĂŠvision mensuelle du

et 1 000Â euros (pour les puissances supĂŠ-

augmentation de 1,7 point.

prix hors taxe, qui sera de 2,3Â % en janvier, la hausse de la taxe intĂŠrieure sur la consom-

mation de gaz naturel va faire monter la facture de 6,9Â %.

L’essence. Les prix à la pompe augmentent

de plus de 10 CV fiscaux, comprise entre 100 rieures à 15  CV). Elle sera rÊduite d’un dixième par an en fonction de l’âge du vÊhicule. g

BESOIN D’EN SAVOIR PLUS ? PRENEZ RENDEZ-VOUS AVEC LA MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT DE VÉNISSIEUX AU 04 72 90 18 20.

SOLIDARITÉ

Braderie de vêtements LeSecourspopulaireorganise unebraderiedevêtements samedi13 janvierde8 h 30 à 11 h 30dansseslocaux, 99,boulevardIrène-Joliot-Curie.

ThÊ dansant de Marine et l’Espoir L’associationMarineetl’Espoir organiseunthÊdansant dimanche14janvierà partir de15heuresàl’espaceJeanPoperen,135,ruedelaRÊpubliqueàMeyzieu.EntrÊe : 10euros.RÊservations : 04 78 31 70 50ou06 70 60 18 79.

SoirÊe caritative L’associationTousavecHouria &CieorganiseunesoirÊecaritativeintitulÊeLesSosiesandVarietyDansevendredi19 janvier à 19 h 30àlaMaisondesfêtes etdesfamilles(20,avenuedela Division-Leclerc).Tarifs :adultes 12 euros,moinsde10ans 6 euros.LesbÊnÊficesserviront àfinancerdesthÊrapiespourla douleur,larecherchemÊdicale etdumatÊrieladaptÊ. Renseignements :07 64 07 24 16 ou07 83 30 01 30.

Sortie neige

Parilly en action soutient La Main tendue Une dizaine de femmes de Parilly viennent

de dÊcembre grâce à leur calendrier

dÊmarche solidaire en vue d’organiser dif-

dÊposer produits d’hygiène et vêtements

de crĂŠer le groupe Parilly en action. Une fĂŠrents ĂŠvĂŠnements pour venir en aide Ă

l’association La Main tendue, qui distribue toute l’annÊe des repas, boissons, kits d’hy-

giène et vêtements aux SDF qui survivent

dans les rues de Lyon et son agglomĂŠration.

La prochaine initiative du groupe : un après-midi festif avec maquillage, hennÊ,

jeux, parcours de psychomotricitĂŠ, en entrĂŠe libre, organisĂŠ ce samedi 13Â janvier

de 14 à 17 heures au centre social de Parilly. L’objectif de ce moment d’Êchanges et de

loisirs en familles sera de rĂŠcolter un maxi-

mum de dons pour La Main tendue.

Des dons, les femmes de Parilly en action

en ont dÊjà reçu 45 kg tout au long du mois

inversĂŠ qui permettait aux habitants de dans des boĂŽtes installĂŠes au centre social

de Parilly, celui de Moulin-Ă -Vent et au CABV. Et elles se sont aussi investies dans

la confection du repas du 24Â dĂŠcembre, tra-

ditionnellement distribuĂŠ par La Main tendue le soir du rĂŠveillon Ă une centaine de

personnes. Toujours grâce à Parilly en action, l’association pourra d’ailleurs inves-

tir les locaux du centre social de Parilly deux fois par mois pour prĂŠparer les repas

pour les maraudes jusqu’au mois de juin. Et d’autres actions sont à venir. g

CENTRE SOCIAL DE PARILLY, 27 BIS, AVENUE JULES-GUESDE. TÉL. : 04 78 76 41 48.

RĂŠdaction : 1, rue Gambetta 69200 VĂŠnissieux. TĂŠlĂŠphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr ParaĂŽt un mercredi sur deux sur papier recyclĂŠ.

Directrice de publication : Christiane Brundu. RĂŠdacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. RĂŠdacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. SecrĂŠtaire de rĂŠdaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : RaphaĂŤl Bert. Assistante de direction : Ghislaine DĂŠlĂŠaz. ChargĂŠ de publicitĂŠ : Boris Miachon ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : RĂŠgie autonome personnalisĂŠe du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 VĂŠnissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numĂŠro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

L’associationEnvironnementBonnevayParillyorganisemardi 23 janvierunesortieneigeà Prapoutel(LesSept-Laux).Rendezvousàpartirde7 heuresavenue Jacques-Duclos,faceàl’entrÊedu stadeLaurent-GÊrin.DÊpartdeVÊnissieuxà7 h 30,retour :dÊpartde lastationà16 h 30.Tarif :adhÊrents10 euros,non-adhÊrents 20 euros(chèqueàl’ordre deAEBPàfaireparvenirà Mme Vogel,279,bdPinel,69200 VÊnissieux).Datelimited’inscription :vendredi12 janvier. Renseignements :06 34 36 74 71 ou04 78 75 11 38.

Galette des rois L’associationAlven-Cheminot organiseunaprès-midigalette desroissamedi27 janvierà partir de14 h 30àlasalleAlbert-Rivat (Maisondupeuple,8,boulevard Laurent-GÊrin).Galetteàconsommersurplaceouàemporter. Renseignements :06 85 35 48 03.

Repas dansant L’associationEnvironnementBonnevayParillyorganiseunrepas dansantdimanche4 fÊvrier prochainà partirde12 heures àlaHalleàgrains(85,boulevard Coblod).Tarifs :20 eurosadhÊrents,28 eurosnon-adhÊrents. BilletterieaucentresocialdeParillyleslundisetjeudisde16 h 30 à18 heuresàpartirdu8 janvier.

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MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES MENUS DU 11 AU 23 JANVIER Jeudi 11 : saladedepommes deterre,vinaigrettemaison, rôtideveauà laprovençale, chou-fleurpersillÊ*,Croc’lait, fruitdesaison*,pain*. Vendredi 12 : cÊlerirÊmoulade, filetdehokigrenobloise,semoule*,crèmedessert vanille,pain*. Lundi 15 : saladeverte,vinaigrettemaison,diots deSavoieousaucissedevolaillegrillÊe,lentilles àlatomate*,Babybel,fruitdesaison,pain*. Mardi 16 :pizzaauthon,filetdepoissonsauce provençale,haricotsvertspersillÊs*,liÊgeois auchocolat,pain*. Jeudi 18 : saladedepÊpinettesaupesto,paleron debœufbraisÊ(origineFrance,typeraceàviande), brocolissauceMornay,camembert*,semouleaulait etsaucecaramel,pain*. Vendredi 19 : saladeverte,tommedebrebis,vinaigrettemaison,filetdemerlusaucecrustacÊs,riz basmati,fruitdesaison*,pain*. Lundi 22 : tartesaumonÊpinards,sautÊd’agneau ailetromarin,carottesbioetchouxdeBruxelles, yaourtnature*,fruitdesaison*,pain*. Mardi 23 : saladeverte,cantal,vinaigrettemaison, filetdelieucolinsauceciboulette,pommesdeterre vapeurpersillÊes*,fruitdesaison,pain*.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

PRATIQUE NumÊros rapides d’urgence Samu :15 Policesecours :17 Pompiers :18 Violencesconjugales,victimeoutÊmoin :3919

Urgences mÊdicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17,placedelaPaix 04 72 50 04 05-appelprÊalableau04 72 33 00 33 Ouvertetouslessoirsde20 heuresà minuit ; lessamedisdemidiàminuit ; lesdimanchesetjoursfÊriÊsde10 heuresàminuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2,av.du11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237RÊsogardes(0,34 ₏/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT PharmaciedesPortesduSud :49,boulevardLÊnine 04 72 89 40 62

SĂŠcuritĂŠ COMMISSARIAT DE POLICE 9,avenueMarcel-HouĂŤl. 04 72500476 POLICE MUNICIPALE 1,rueJean-MacĂŠ 04 72500272 TOP MUNICIPAL MĂŠdiation - prĂŠvention.  standard ouvert 24 h./24 365 j./an.04 72515253


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