Page 1

Transports en commun

Logement social

Entre avril et juin derniers, cinq volontaires dont deux Vénissianes, sélectionnées par le Sytral, ont réalisé une série de marches exploratoires sur la ligne de bus C12, dans le cadre du plan de lutte contre les violences faites aux femmes.

Près de 70 personnes ont assisté le 30 novembre à la réunion organisée à l’hôtel de ville sur la réforme du logement portée par le gouvernement. Élus et locataires ont exprimé leurs inquiétudes sur les conséquences des mesures annoncées.

PAGE 3

Les dangers de la réforme

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Des ambassadrices contre le harcèlement

PAGE 7

N° 636 du 6 au 19 déc. 2017

www.expressions-venissieux.fr

La démocratie prend ses quartiers 126 candidats, 106 postes à pourvoir. Vous avez jusqu’au 15 décembre pour élire les délégués des conseils de quartier. Ce scrutin succède à six semaines d’assemblées générales, dont nous livrons les trois derniers comptes rendus. PAGES 10 À 14

Grand Parilly

Ikea recrutera au moins 50 salariés P. 4

Et la lumière fut ! Histoire P. 23

Langue française

Dis-moi dix mots

PHOTO RAPHAËL BERT

© MINISTÈRE DE LA CULTURE/CONCEPTION GRAPHIQUE : DUOFLUO

P. 21

Accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix, volubile : voici la sélection 2018 des “Dix mots de la langue française”, opération pilotée dans la région par la maison d’édition vénissiane Pandora.


ACTUS

2

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

TRAFIC DE TRANSIT

Le centre se déleste sur l’est e 30 novembre, David Kimel-

L

Faute de passage à l’ouest, les

pole de Lyon, a présenté les

transitent aujourd’hui par Four-

commenceront l’an prochain pour

Pour “inciter” les véhicules (d’abord

feld, président de la Métro-

aménagements prévus pour la portion déclassée de l’A6/A7 dans la tra-

versée de Lyon. Les travaux

transformer en 2020 l’ex-autoroute en boulevard urbain paysagé, avec une vitesse réduite à 70 km/h. Amé-

nagements et calendrier devraient être approuvés par le conseil métro-

politain du 15 décembre. Appuyé

par le préfet de région, M. Kimelfeld a aussi évoqué les itinéraires de

contournement de l’agglomération.

dizaines de milliers de véhicules qui vière et la Rocade Est passeraient

plus au large, via l’A46 nord, l’A432,

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Le président de la Métropole a confirmé la transformation rapide de l’A6/A7 en boulevard urbain dans la traversée de Lyon. Pour absorber le report de trafic, l’A46 sud sera élargie. Mais pas avant 2023.

La portion de l’A46 entre Saint-Priest et Ternay reçoit chaque jour 65000 véhicules en moyenne, avec des pointes à 100000 au niveau de Manissieux.

une partie de l’A43 puis l’A46 sud.

250 JOURS

65000 véhicules en moyenne, avec

baliser les récalcitrants.

L’ennui, c’est que la partie sud de ce contournement, qui passe tout près de Vénissieux, est déjà saturée.

à 2023, en attendant la fin des amé-

Récapitulons: les premiers aména-

long, il est envisagé d’utiliser des plaques d’immatriculation et ver-

pour absorber le choc.

et Ternay reçoit chaque jour

La portion de l’A46 entre Saint-Priest

radars tronçons pour identifier les

lectif “Fracture” qui rassemble des

et de Ternay seraient réaménagés

les poids lourds puis les automo-

biles) à choisir cet itinéraire plus

(nœuds d’extrémité) de Manissieux

DE BOUCHONS PAR AN

gements visant à dissuader le pas-

sage par Fourvière et l’A7 com-

des pointes à 100000 au niveau de

menceront en 2018 pour s’achever

Manissieux. On y recense 250 jours

en 2020. Mais les améliorations de

de bouchons par an. Pour faire face

l’A46 sud ne seront pas opération-

à l’augmentation du trafic, l’A46 sud

nelles avant 2023. Conclusion, tirée

serait élargie (à l’horizon 2023) à

par Gilles Renevier, président du col-

2 x 3 voies, tandis que les “shunts”

habitants de l’Est lyonnais: “De 2018 nagements prévus, et avant l’ouver-

ture du contournement ouest prévue pour 2030, le report du trafic sur le périphérique et la Rocade Est sera

massif. Bouchons, bruit et pollution, les riverains peuvent se préparer à vivre six à dix ans d’enfer routier.” g

F.T-B.

JUSTICE

RÉFORME DE LA TAXE D’HABITATION

Lotfi Ben Khelifa condamné pour injures publiques

Vénissieux perdrait 9,6 millions d’euros en 2020

Le tribunal correctionnel de Lyon a

“directeur de publication” de M. Ben Khe-

S’appuyant sur un document de la Commission des finances du Sénat, le journal

sition Lotfi Ben Khelifa, le 21 novembre.

nistrateur de sa page Facebook, il est

dévoile l’impact de la réforme de la taxe d’habitation pour chaque commune.

condamné le conseiller municipal d’oppoLe maire de Vénissieux avait déposé

lifa qui a été reconnue : en tant qu’admiresponsable de son contenu et doit donc

Le Parisien a mis en ligne, le 19 novembre dernier, un outil de recherche qui Ce “scoop” précédait de quelques jours l’ouverture du 100e Congrès des maires

supprimer les commentaires tombant sous

de France, très inquiets des conséquences de cette réforme sur les finances

de commentaires insultants, publiés et

auteurs. Il a annoncé son intention de faire

“Sans surprise, les villes les plus riches s’en sortent le mieux puisque leurs habi-

Khelifa. Le tribunal a retenu la quasi-tota-

Le tribunal n’a pas retenu les plaintes de

revanche, les villes populaires sont frappées de plein fouet. Ainsi, en 2020,

Sanlaville, faute d’éléments suffisants

concernés, le manque à gagner pour la Ville de Vénissieux serait de

plainte pour « injures publiques  » à son

encontre après la publication d’un post et

maintenus sur la page Facebook de M. Ben

lité des accusations portées contre le conseiller

municipal.

Il

doit

payer

l’amende de 1 000 euros demandée par le

procureur, ainsi que 1 500 euros de dom-

mages et intérêts à la partie civile, autrement dit à Mme Picard, et 500 euros pour

les frais de justice engagés par le maire. Les motifs de cette condamnation seront

précisés dans les détails du jugement

lorsqu’il sera communiqué par écrit aux

différentes parties. Il est toutefois permis de penser que c’est la responsabilité de

le coup de la loi, quels que soient leurs

appel du jugement.

Mme Picard contre MM.  Ben Moussa et

prouvant formellement qu’ils étaient bien

les auteurs des commentaires du post de

M. Ben Khelifa. Le bénéfice du doute bénéficiant toujours aux accusés, ils ont été

relaxés et la partie civile déboutée devra

leur verser 500 euros à chacun, en remboursement de leurs frais de défense. g Retrouvez les réactions à ce jugement sur www.expressions-venissieux.fr

locales.

tants, plus aisés, vont continuer à payer l’impôt local”, souligne Le Parisien. En

année où la suppression de la taxe d’habitation concernera 100 % des foyers

9 643 420 euros. Sur les 24 782 foyers fiscaux recensés dans la commune, 91 % seraient exonérés contre 24,5 % actuellement.

Après Lyon et Villeurbanne, Vénissieux serait ainsi la 3 e ville la plus pénalisée

du département en termes de baisse de recettes. Même si l'État promet de

compenser à l'euro près, l’intervention du président de la République, en clôture du Congrès des maires, le 23 novembre, n’aura pas rassuré les élus locaux.

Emmanuel Macron a en effet confirmé la suppression de la taxe d’habitation

pour 80 % des ménages, mais également précisé que “ce n’était qu’un début.

[…] C’est une refonte en profondeur de la fiscalité communale que nous allons engager”.

g


ACTUS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

3

HARCÈLEMENT SEXISTE

Cinq femmes passent au crible la ligne C12 Entre avril et juin derniers, cinq ambassadrices, sélectionnées par le Sytral, ont réalisé une série de marches exploratoires sur la ligne de bus C12 dans le cadre du plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Les premières mesures adoptées à la suite de ces marches viennent d’être annoncées. u total, elles sont seize.

A

geurs, le comportement du chauf-

voles à avoir fait le choix

Aidées dans leur mission par Chris-

rappelle l’une d’elles, “si on ne se

drices ont ainsi relevé les arrêts

de s’engager dans une démarche

citoyenne, menée par des femmes, pour les femmes. Car, comme le

mobilise pas, nous les femmes, pour défendre notre cause, qui le fera ?”

“Les marches exploratoires, précise

Fouziya Bouzerda, la présidente du

Sytral, sont un symbole fort de la libre circulation des femmes sur le réseau et participent à l’améliora-

tion du désenclavement de certains

quartiers. Nous avons la nécessité de garantir la sécurité de tous et de toutes dans les transports.”

Après les lignes 7 et C14 et avant la

ligne 52 en 2018, cette année, c’était donc au tour de la ligne C12, et plus

particulièrement la portion qui dessert Saint-Fons et Vénissieux,

d’être passée au crible par cinq ambassadrices sélectionnées par le Sytral. Parmi elles, deux Vénis-

sianes, Maëva, 68 ans, et Fatima,

42 ans. Les deux femmes, très impliquées dans la vie associative de la ville — l’une préside l’asso-

ciation Ymmne, la seconde Be Foot —, ont pris part à une série de

feur, on a tout décortiqué !”

tine Cizeron, chef de projet action prévention à la direction sécurité

de Keolis Lyon, les cinq ambassa-

mal éclairés, mal placés ou trop isolés, les abribus cassés, squattés ou

dotés de bancs trop étroits, les

affiches publicitaires jugées subversives, les temps d’attente trop

longs, mais aussi les feux rouges grillés, les passagers grossiers ou

crètes à un groupe d’experts com-

Et l’investissement de ces cinq

sur la ligne sept jours sur sept de

sée à les compter ! Elles ont pu

de Keolis, d’un représentant de

mières mesures, annoncées fin

au cours du premier semestre

breux” selon Maëva qui s’est amus’interroger sur leur place en tant

que femmes dans les transports en commun : “On s’est demandé par exemple quel était le rôle du chauf-

feur en cas d’agression.” Elles ont

ainsi pris connaissance de l’exis-

tence d’un bouton d’appel d’ur-

gence qui relie le conducteur au PC sécurité du Sytral et sont désor-

de la vidéoprotection, un “dispositif très dissuasif”.

RENDRE LES FEMMES ACTRICES DE LEUR SÉCURITÉ

rents moments de la journée, aussi

aux femmes, ces marches ont bien

“Notre rôle, expliquent-elles, était d’avoir un regard attentif sur tout

ce qui va et ce qui ne va pas. La propreté à l’intérieur des bus, la signa-

lisation sonore et visuelle, la

ponctualité, l’attitude des voya-

posé de représentants du Sytral et

chaque commune, de la déléguée régionale aux droits des fem-

mes, etc. Des propositions qui tour-

naient autour de l’accueil de la clientèle, du contrôle et de l’assis-

tance, de la propreté, de l’éclairage ou encore de l’aménagement des arrêts.

citoyennes a été payant. Les prenovembre, suivent leur volonté de

permettre aux utilisatrices de la ligne C12 de se sentir plus en sécu-

rité. Dès le mois de janvier, les temps de parcours vont être ajus-

tés afin d’améliorer la ponctualité

et la régularité des bus ; un agent

21 h 15 à la fin du service ; et enfin,

2018, le site www.tcl.fr se dotera d’une page dédiée aux signalements des incivilités et des actes

de harcèlement. D’autres ajuste-

ments devraient suivre, nous y reviendrons. g

de sécurité sera désormais présent

PERRINE PLATEAU

mais conscientes de l’importance

Organisées dans le cadre du plan

bien tôt le matin que tard le soir.

En se rendant à plusieurs reprises sur le terrain, la mission de ces cinq bénévoles était de permettre aux utilisatrices de la ligne C12 de se sentir plus en sécurité.

les fraudeurs “beaucoup trop nom-

marches exploratoires, réalisées entre avril et juin derniers, à diffé-

PHOTO DR

Seize volontaires béné-

de lutte contre les violences faites

pour objectif de rendre les femmes actrices de leur propre sécurité et

de les aider à se réapproprier les

transports en commun. Une fois le

diagnostic de terrain réalisé, les cinq volontaires ont présenté des

propositions d’amélioration con-

Transports en commun : le Sytral se mobilise pour la sécurité des femmes “Tout le réseau fait bloc face au harcèlement sexiste”. Avec ce mot d’ordre, le Sytral annonce la couleur. Les marches exploratoires s’inscrivent dans un vaste plan d’actions pour la sécurisation des femmes. La campagne d’affichage — qui avait marqué les esprits en début d’année avec des slogans tels que “Une main baladeuse, un pied en prison” ou “Il se conduit comme un porc, je refuse de faire l’autruche” — vient d’être relancée le 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 5 000 stickers ont fleuri également en 2017 pour indiquer la présence des 7 000 caméras de surveillance. Un guide pratique qui distille informations et ressources pour les

victimes et témoins d’une agression est régulièrement distribué sur le réseau. Les conducteurs et agents TCL sont désormais formés à la sécurité et à la prise en charge du public féminin. Un film va être réalisé avec les témoignages des ambassadrices ainsi que des utilisatrices et utilisateurs des transports en commun. Et enfin, jusqu’au 15 janvier, il est possible de répondre à une enquête en ligne (www.tcl.fr) sur le harcèlement sexiste dans les transports et l’espace public. Les témoignages recueillis seront transmis à la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre du Tour de France de l’égalité initié par l’État et du futur projet de loi présenté début 2018.


4

ACTUS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

GRAND PARILLY

RECONVERSION PROFESSIONNELLE

Ikea recrutera au moins 50 salariés

Deux ex-Renault Trucks lancent la “bébéothèque”

Catherine Arnoux est la directrice du magasin Ikea de Saint-Priest, qui déménagera au premier semestre 2019, pour ouvrir ses portes au cœur du futur quartier du Grand Parilly. Rencontre. Que va changer ce déménagement pour le public ?

PHOTO ALAIN SEVEYRAT

Les clients auront accès à tous nos produits sous le même toit.

Aujourd’hui, nous les envoyons au dépôt externe de Toussieu pour récupérer notamment des

Emmanuelle Antona et Séverine Bellintani ont déjà commercialisé plus de 120 bébéothèques depuis septembre dernier

cuisines ou des chambres. Alors

que demain, tout sera rassemblé au même endroit. Nos surfaces

Elles étaient auparavant cadres chez

leur étude de marché. 600 parents y

20 000  m2 à 40  000  m2, ce qui

plan de sauvegarde de l’emploi (PSE),

des jeunes parents conservent des souve-

commerciales passeront aussi de

Renault Trucks. Mais en 2016, suite à un Séverine Bellintani et Emmanuelle

nous permettra de présenter

Antona ont quitté leur poste pour se lan-

plus “d’ambiances”. Ce sont des

cer dans l’aventure entrepreneuriale.

pièces de la maison, recréées selon les besoins du marché

PHOTO RAPHAËL BERT

local. On vit en France, mais

chaque région a ses spécificités… Les produits sont donc différents selon les régions ?

Notre magasin doit ressembler à

Catherine Arnoux envisage le futur déménagement dans ce nouveau quartier comme “une belle aventure”.

de vraies saisons, où les gens font

Comment se prépare le démé-

de rangements seront donc diffé-

Le projet n’en est qu’à ses débuts.

nos clients. Lyon est une ville avec

beaucoup de sport. Les systèmes

rents de ceux de Marseille. Un meuble doit être fonctionnel, répondre à un besoin. Si vous vivez dans une ville avec beau-

coup de familles sans enfant, ou avec beaucoup de familles recom-

posées, vous ne présenterez pas

nagement ?

Comment vos collaborateurs

Chez Ikea France, nous avons

C’est une belle aventure. En

une équipe “expansion” avec qui nous travaillons en étroite colla-

boration. C’est elle qui se charge d’ouvrir les magasins et de préparer les relocalisations.

les mêmes choses. Par exemple,

Allez-vous recruter ?

maison se vide la semaine pour

Actuellement, nous sommes à

dans des familles recomposées, la se remplir le week-end. Et avec

des espaces qui se réduisent — le mètre carré devient de plus en

plus cher — nous devons aussi apporter des solutions.

Oui, l’équipe va s’agrandir. 370 salariés. Nous procéderons

au moins à une cinquantaine de recrutements sur les différents

métiers : restauration, vente, logistique, relation client, etc.

vivent-ils cette transition ?

interne, les gens sont satisfaits

car cela fait plus d’une dizaine d’années que l’on parle de

quelque chose de nouveau à Lyon. Ils commencent à se pro-

jeter dans l’avenir. On aura une

très belle vitrine de 27 m de long, des terrasses, un toit végétalisé,

des panneaux photovoltaïques…

Et un tout nouveau quartier va sortir de terre. L’équipe est fière de tout cela. g

PROPOS RECUEILLIS PAR A.S.

Elles donnent alors naissance à la “bébéothèque”, une malle en bois desti-

née à conserver les souvenirs d’enfance

pendant toute une vie (ou plus). Ainsi naît leur entreprise Le petit pousse.

“Nous nous sommes rencontrées grâce

au réseau d’entraide qui s’est créé lors du

PSE”, relate Séverine Bellintani. “Nous avons vite compris que nous avions des compétences complémentaires. Emma-

nuelle est passionnée de dessin, alors que moi je ne sais même pas griffonner un bonhomme ! Mais je suis bien plus efficace

quand il s’agit de gérer la logistique ou de superviser les fournisseurs”, sourit-elle.

En avril 2016, les deux créatrices lancent

répondent. Ce qu’il en ressort ? “95 %

nirs des premières années de leur enfant”, répond Séverine. “On percevait le besoin, enchaîne Emmanuelle. Les gens ont sou-

vent beaucoup de choses disséminées dans leur appartement. La première tenue de leur bébé, le journal de sa nais-

sance, sa première mèche de cheveux, son

carnet de santé… Puis ses dessins, ses cahiers d’école, voire ses bulletins scolaires...”

À terme, outre la commercialisation de nouveaux produits, Séverine et Emma-

nuelle ont une ambition : faire entrer le

nom – déposé – de leur produit dans le langage courant. Plus de 120 “bébéo-

thèques” ont été commercialisées depuis septembre dernier. g

A.S. À DÉCOUVRIR SUR WWW.LEPETITPOUSSE.FR

INNOVATION

Clim 8 crée le premier t-shirt intelligent

Après les montres et les lunettes connectées, voici le premier t-shirt ther-

mique intelligent. Équipé de la technologie développée par la start-up vénissiane Clim 8 (prononcer “Clim-eight”, à l’anglaise), il a été mis en rayon dans les magasins du leader sud-coréen K2, début novembre 2017.

Ce t-shirt de plein air fonctionne avec une application mobile, qui contrôle la température de la peau de l’utilisateur, grâce à des microcapteurs inté-

RÉSEAUX ÉLECTRIQUES ÉCLAIRAGE PUBLIC RÉSEAUX TÉLÉCOM ZI Avenue Jean Vacher 69480 ANSE Tel. 04 26 10 01 90 | anse@sobeca.fr | www.sobeca.fr

grés au tissu. Le système est capable de déterminer la température idéale,

afin de réchauffer automatiquement son propriétaire lorsqu’il en a besoin. Une fois les données récoltées, le t-shirt n’a plus besoin du smartphone

pour fonctionner. Il s’agit donc d’un vêtement intelligent… et autonome. “À ce jour, il n’existe pas de vêtement thermique réellement intelligent et

capable de vous maintenir au chaud, en fonction de votre profil ou votre environnement”, assure Florian Miguet, cofondateur et P.-D.G. de Clim 8.

L’entreprise, qui s’adresse uniquement aux marques de vêtements, compte encore développer de nouveaux produits, qui pourront couvrir d’autres parties du corps ou tenir compte de problématiques médicales. g


Nos partenaires du centre-ville vous accueillent pour les fêtes ! FORFAIT SANS ENGAGEMENT / DU 27 NOV. AU 23 DÉC. 2017

100Go

4

,99 €

APPELS/SMS/MMS ILLIMITÉS

/ MOIS

VENEZ DÉCOUVRIR DES OFFRES EXCEPTIONNELLES LE 13 DÉCEMBRE dans votre Caisse de Crédit Mutuel Vénissieux

PENDANT 6 MOIS PUIS 19,99 €/MOIS AVANTAGE CARTE DE PAIEMENT CRÉDIT MUTUEL

CRÉDIT MUTUEL VÉNISSIEUX 12 rue Gambetta – 69200 Vénissieux

(1)

0 820 0941 71

0,12 € / min

USAGES EN FRANCE MÉTROPOLITAINE Entre personnes physiques et à usage privé. Hors usages surtaxés. 3h maximum/appel et 129 destinataires différents maximum/mois. OFFRE SOUMISE À CONDITIONS. Réservée aux particuliers pour toute nouvelle souscription. Sous réserve de mobile compatible et de couverture réseau. Débit ajusté au-delà de 100 Go. Prix carte SIM : 5 euros (gratuit si achat concomitant d’un mobile). (1) Réduction applicable à compter de la 2 de facture. Avantage carte de paiement réservé aux particuliers, titulaires d’une carte de paiement Crédit Mutuel (hors cartes de retrait, cartes de dépôts, cartes prépayées). En cas de résiliation de la carte, suppression de la réduction. Non cumulable avec la remise Avantage Famille. Prix sans avantage carte de paiement : à 9,99 euros/mois pendant 6 mois puis 24,99 euros/mois. Crédit Mutuel Mobile est un service de l’opérateur Euro-Information Telecom proposé par le Crédit Mutuel. Euro-Information Telecom, SAS au capital de 175 715 euros – RCS Paris 421 713 892 – 12 rue Gaillon 75107 Paris Cedex 02.

72

Po en 1ssibilit 0 fo é de is sa pay ns f er rais

-20% sur montures et solaires Patrick GIEZENTANNER - 16, rue Gambetta 69200 Vénissieux - 04 72 50 62 49

Pâtisserie : 6, Place Léon-Sublet 69200 Vénissieux 04 72 50 08 35 Boulangerie : 17, place Léon-Sublet 69200 Vénissieux 04 78 70 01 37

50€

*

de remise chez ces deux partenaires de proximité

4, place Léon-Sublet VÉNISSIEUX Tél. : 04 78 70 14 40

✁ VENICOPIE

*SUR PRÉSENTATION DE CE BON

Pourquoi aller en centre commercial, quand l’offre est complète et variée en centre-ville ?

(place Léon-Sublet) Tél. : 04 72 50 07 03

du 36 au 52

Sacs - bijoux - foulards Lingerie - accessoires

chez Virginie

Pensez à vos commandes avant le 21 décembre

2, rue Gaspard-Picard

Pensez à vos cadeaux ! 04 72 51 13 30 1, p l a c e L é o n - S u b l e t V é n i s s i e ux

À votre service dans le centre-ville depuis plus de 20 ans PERMIS B CONDUITE ACCOMPAGNÉE

16, rue Gambetta 69200 Vénissieux Tél. : 04 72 51 35 60

WWW.VENICOPIE.COM

SIGNALÉTIQUE

Tél. 04 72 51 15 73 - E-mail. venicopie@wanadoo.fr

IMPRESSIONS FAÇONNAGE /FINITION

GRAVURE / DÉCOUPE

ÉVÉNEMENTIEL


ACTUS

6

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

CITOYENNETÉ ÉCONOMIQUE

Quand les entreprises s’engagent pour les quartiers Le 21 novembre à la Coursive de

principaux clubs d’entreprises du

la charte “Entreprises et quartiers”,

Lyon et Les entreprises pour la cité)

Saint-Fons, 18 entreprises ont signé

en présence du préfet délégué à l’Égalité des chances, Emmanuel Aubry, et des maires de Saint-Fons et Vénissieux.

Au travers de cette charte, lancée en

2013 et déjà rejointe par soixante-

PHOTO RAPHAËL BERT

dix grandes entreprises, l’État veut accroître l’implication des entreprises dans le développement éco-

nomique et social des quartiers prioritaires. Les signataires s’enga-

gent à organiser des actions de

INSERTION PROFESSIONNELLE

découverte de métiers, à développer

Chez Simplon, on forme les codeurs de demain implantée

boulots après son bac S. “J’ai

a reçu la visite de Julien Denor-

Paris, Villeurbanne ou

rière d’éducateur sportif, mais j’al-

du ministre de la Cohésion des

près

s’être

dans 25 communes dont

Nice, l’école Simplon a ouvert sa

26e “fabrique” au cœur des Minguettes au début du mois. Dans

ses locaux de la rue GeorgesLyvet, 24 élèves apprennent le codage web. Le cursus de six

mois, auquel s’ajoutent 30 jours de stage, est gratuit. “Il n’y a aucun

prérequis technique. Simplement,

nous vérifions la motivation et l’esprit

d’équipe

des

candidats,

explique Pierre-Yves Charpenet,

directeur Auvergne Rhône-Alpes. Qui précise que l’établissement a

vocation à travailler “au cœur des

quartiers”.

Fares, 28 ans, a enchaîné les petits

essayé de me diriger vers une car-

ternais les périodes de chômage et

de travail. C’est mon conseiller Pôle emploi qui m’a alors conseillé

de postuler à Simplon”, se souvient-il. Ici, le jeune homme

apprécie les méthodes d’enseignement, qu’il juge enrichissantes et efficaces. “On vient tous

d’univers et de formations diffé-

rents, et les meilleurs aident les moins bons […] En trois semaines,

moi qui débutais quasiment en informatique,

j’ai

appris

à

construire une page web avec des

lignes de code. J’imagine ce qu’il

en sera dans huit mois !”

Le 20 novembre, l’établissement

mandie, secrétaire d’État auprès

3e, à participer à des forums pour

l’emploi. Ont aussi été évoquées des simulations

d’entretiens

d’em-

bauche, des actions d’amélioration

du savoir être, ainsi que la prise en compte des clauses sociales d’inser-

tion dans les réponses aux appels d’offres.

C’est le délégué du gouvernement à Vénissieux et Saint-Fons, Laurent de Galard, qui a eu la mission de relan-

cer ce dispositif, tandis que les trois

ont été chargés de rechercher des entreprises désireuses de s’investir dans cette démarche.

“Mon souhait en tant que maire de Saint-Fons est de montrer que l’on

peut innover, créer de l’emploi dans nos quartiers. C’est un objectif que nous

partageons

avec

Michèle

Picard, avec qui nous entreprenons une coopération constructive sur des projets concrets”, a souligné Nathalie Frier. “La signature de cette charte

scelle un partenariat entre l’État et les entreprises sur nos territoires, a

déclaré pour sa part le maire de Vénissieux. Elle crée une dynamique

pour permettre aux habitants, à notre jeunesse, de faciliter l’accès à une formation, à un emploi et encourager la création d’entreprise.”

“Nous avons besoin de vous pour pas-

ser de la théorie à la pratique”, a conclu pour sa part Emmanuel Aubry en s’adressant aux entrepreneurs. g

A.S.

territoires, Jacques Mézard. “Je suis certain que vous avez fait le

bon choix et que vous allez trouver du travail, car le marché de l’em-

ploi manque de codeurs”, a-t-il

assuré aux élèves. Accompagné

de plusieurs élus, dont le maire

PHOTO ALAIN SEVEYRAT

A

Favoriser l’accès à l’emploi des jeunes en difficulté grâce aux métiers du numérique, tel est l’objectif poursuivi par l’école Simplon, qui vient de s’installer à Vénissieux.

l’accueil de stagiaires de classes de

territoire (Le CREPI, FACE Grand

Michèle Picard et le vice-président de la Métropole de Lyon, Michel Le Faou, Julien Denormandie s’est ensuite rendu dans les locaux du Grand projet de ville, afin de prendre la mesure

des opérations de rénovation urbaine du plateau des Minguettes. g

A.S.

La charte a été signée en présence d’Emmanuel Aubry, préfet délégué à l’Égalité des chances CHÔMAGE

8 460 inscrits à Pôle emploi Fin septembre à Vénissieux, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B et C — c’est-à-dire tenus de rechercher un emploi, et ayant ou non exercé une activité dans le mois — s’élevait à 8460. Ce qui représente 32,2 % de la population active (26272 habitants d’après l’Insee). Pour rappel, ce chiffre s’établissait fin janvier 2016 à 8299, contre 8257 fin octobre 2015. En deux ans et un mois, il a progressé de 2,45 %. Dans le Rhône, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C s’établissait fin octobre 2017 à 156280, contre 127560 dans la Métropole de Lyon. À l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il s’élevait à 642850. Ce chiffre accuse une baisse de 0,2 % sur trois mois (soit 1350 personnes), mais progresse de 2,9 % sur un an. Il progresse également de 2,8 % au niveau national. La Ville semble donc mieux résister à la progression du chômage que l’ensemble du territoire, mais elle souffre d’un taux de chômage plus élevé.

A.S.


ACTUS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

7

LOGEMENT SOCIAL

Quand le privé louche sur les HLM S’appuyant sur le constat d’une pénurie, le gouvernement veut créer un “choc de l’offre” de logements. Pour les organisateurs de la réunion publique à laquelle ont participé 70 personnes le 30 novembre, à l’hôtel de ville, cette volonté dissimule une mesure qui ferait exploser les inégalités.

“L

es récentes mesures gou-

vidéo étayée, Pierre-Alain Millet

publics prioritaires… “La baisse des

tière de politique du

son champ d’application et ses

sous prétexte de compenser la dimi-

vernementales en ma-

logement mettent en danger le modèle économique du logement

social, explique Michèle Picard, en ouvrant

les

débats. Plus

de

54000 logements neufs ne verraient pas le jour et plus de 103000 loge-

ments ne seraient pas réhabilités.

Une aberration à l’heure où près de

2 millions de personnes sont toujours en attente d’un logement social. Face

ARCHIVES RAPHAËL BERT

à cette attaque sans précédent du modèle économique du logement

social, il faut apporter une réponse forte et mobiliser l’ensemble des

Si le plan du gouvernement était appliqué, “plus de 103 000 logements ne seraient pas réhabilités”, a dénoncé Michèle Picard.

acteurs et militants du droit au logement.”

S’appuyant sur une présentation

décortique les aspects de la réforme, effets. Puis l’adjoint au maire en charge du logement, qui préside par

ailleurs la Sacoviv, donne la parole

à la salle. Les échanges traduisent

les inquiétudes. “J’ai 55 ans, je suis

grâce à la politique de la Ville et aux bailleurs qui remplacent les immeu-

bles inhumains et vétustes. S’ils ne

peuvent plus investir, qui le fera? Le

privé? Ça m’étonnerait, on n’est pas riches, ici. Alors tout va se délabrer, on fera un grand bond en arrière.”

Tableaux et citations à l’appui, la seconde projection décrit des objec-

Un militant de la CNL Viviani

Moderne et durable, il est alimenté majoritairement en énergie renouvelable. Le bois-énergie représente 58% de la mixité énergétique, garantissant ainsi une baisse supplémentaire du tarif et une réduction signi cative des émissions de CO2.

“Si le gouvernement met les bailleurs sociaux dans l’incapacité de faire face

au choc de l’offre qu’il appelle de ses vœux, est-ce qu’il n’aurait pas une

idée sur qui d’autre devra le faire?

s’interroge Pierre-Alain Millet. Dans l’immobilier, certains se portent déjà candidats… Derrière, se profile une

spécialisation des acteurs à travers la restructuration des organismes.”

En gros, un Yalta des HLM : d’un

côté, les organismes sociaux actuels, de l’autre des acteurs privés spécia-

lisés dans le logement des salariés.

un militant de la CNL Viviani. Ils

Procès d’intention, craintes infon-

SNI (filiale immobilière de la Caisse des dépôts, NDLR) semble incarner la “dérive vers la privatisation du logement social”. En cédant une par-

tie de son parc de logement entre 2008 et  2010, le bailleur a

dégagé 140 millions d’euros de marges en 2011. En 2014, son prési-

dent admettait que son ambition pour les sociétés du groupe était de “devenir de véritables opérateurs

immobiliers globaux et d’acquérir toutes les compétences de gestionnaires de portefeuilles d’actifs immo-

biliers”. Et d’affirmer qu’il fallait

“instiller des mécanismes de gestion privée dans l’exploitation du logement social”. Pour l’adjoint au loge-

ment, “certains grands acteurs du logement social voudraient bien n’être que de gros acteurs immobi-

liers, sans les contraintes et les objec-

tifs d’un service public du logement”. L’exemple du Royaume-Uni est éga-

lement éclairant. Son important parc social a été très fortement réduit par les réformes de Marga-

ret Thatcher : près de 2 millions de logements sociaux ont été vendus

à leurs locataires. Conséquence : très forte baisse de la construction de logements en général, hausse des loyers, spécialisation du parc

social pour les plus pauvres…

“Voilà le débat qu’il faut ouvrir sur

l’avenir du logement social, a conclu

Aux premiers reviendrait la gestion

Pierre-Alain Millet. Nous devons

les plus pauvres dans les HLM exis-

affirmer avec force que le logement

du logement très social, accueillant tants, et s’assurant de la mobilité de

leurs locataires les moins démunis Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr

leur parc pour s’en sortir, explique

dées ? Pour Pierre-Alain Millet, la

si ma ville a changé de visage, c’est

“La baisse des loyers imposée aux organismes HLM sous prétexte de compenser la diminution de l’APL va prendre les bailleurs à la gorge et les obliger à vendre au privé .”

D’une longueur de 24 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 9 600 logements et 42 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...).

au privé la partie la plus rentable de

intervient un participant. En 30 ans,

guettes, dans un logement LMH,

Emmanuel Macron.

DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX

leurs à la gorge et les obliger à vendre

trouveront vite preneurs!”

bonnes intentions avancées par

LE RÉSEAU DE CHALEUR

nution de l’APL va prendre les bail-

né à Vénissieux et j’habite aux Min-

tifs de la réforme assez éloignés des

VÉNISSIEUX ÉNERGIES

loyers imposée aux organismes HLM

vers l’autre secteur. Aux seconds la liberté d’investir pour construire, sans être contraints d’accueillir des

être le plus nombreux possible à est un droit, qu’une action publique

pour le logement est une nécessité, que le logement social est un bien public !”

g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON


ACTUS EXPRESS

“LA TÊTE HAUTE”

500 personnes au concert pour Marin

Pensez au sac à sapin

“Je suis très touché de votre présence ce

soir, c’est quelque chose qui me fait

chaud au cœur, et qui est

indispensable

pour ma rééducation par la suite, lance

Marin aux plus de

PHOTO ALAIN SEVEYRAT

500 personnes ve-

nues le soutenir au Toboggan

de

Dé-

cines. On m’a donné

du courage, de l’énergie. Votre présence

me fait beaucoup de bien et je vous remercie

naître ses héros, ceux qui, dans les gestes du

rée.”

valeurs. Et tu es incontestablement de ceux-

du fond du cœur de participer à cette soiCe samedi 25 novembre, l’association “La

Tête haute, je soutiens Marin” avait orga-

nisé un concert en l’honneur du jeune homme de 21 ans, agressé sauvagement il y a un an. Sur scène, les artistes se sont suc-

cédé pendant plus de deux heures : Walery Doumenc, Christian Fradin, Mathis, The

Clarks Project, Black Lilys et Buridane. Pari réussi, le public est debout pour applaudir son héros… et tous ceux qui le soutiennent.

La veille, Marin avait aussi reçu une

médaille d’or des mains du ministre de l’In-

térieur, Gérard Collomb. “Cher Marin, je suis convaincu que la République se doit de recon-

quotidien la défendent, portent haut ses là”, avait notamment indiqué l’ancien maire de Lyon sur sa page Facebook. Avant

de préciser, dans un commentaire, avoir

saisi le président de la République et la Grande chancellerie pour que soit étudiée

la possibilité de lui remettre la Légion d’honneur.

Quant à l’auteur présumé de l’agression, il sera jugé lors d’une audience à huis clos, du 2 au 4 mai prochains, pour “violences

ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, avec usage d’une arme”. g

A.S.

PLACES SUBLET-BARBUSSE, LE 8 DÉCEMBRE

La solidarité est une fête Le samedi 16 décembre prochain, plus de

verts accompagneront les plus jeunes pour

seront accueillis au Théâtre de Vénissieux

Dombes”. Pour la première fois, l’Office

500 enfants dont les familles sont en difficulté

pour assister au spectacle musical Les

Tommy’s. Le concert sera suivi d’un goûter.

Pour que cette fête soit pleinement réussie,

le comité local du Secours populaire français

organise jusqu’au 8 décembre une collecte de jouets dans les écoles maternelles et pri-

maires, ainsi que dans les lieux publics de la ville.

Au préalable, un grand rendez-vous est fixé

le 8 décembre sur les places Sublet-Barbusse pour la traditionnelle Fête de la solidarité,

organisée conjointement par la municipalité

et le SPF. Les stands ouvriront dès 17 heures: jeux de bois, ballons sculptés, manège de poneys, structures gonflables et autres ani-

mations sont au programme. Les Pères Noël

un tour de calèche avec les “Attelages de la municipal des retraités tiendra un stand de

vin chaud tandis que les élus du conseil

municipal d’enfants seront au stand du Secours populaire. À 17h30 et 18h30, la com-

pagnie Mademoiselle Paillette proposera

deux déambulations, suivies à 19h30 de son spectacle Les ombres blanches autour de dif-

férents personnages (échassiers, acrobates...),

clôturé par un numéro aérien. g

FÊTE DE LA SOLIDARITÉ, LE 8 DÉCEMBRE, AU CENTRE-VILLE, À PARTIR DE 17 HEURES. LES LOCAUX D’EXPRESSIONS SERONT OUVERTS. VOUS ÊTES LES BIENVENUS POUR ÉCHANGER AUTOUR DE QUELQUES FRIANDISES. LE COMITÉ VÉNISSIAN DU SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS EST ENDEUILLÉ PAR LA DISPARITION BRUTALE DE MONIQUE ROUSSIGNE (81 ANS), BÉNÉVOLE DE LONGUE DATE ET PAR AILLEURS INVESTIE DANS LA VIE MILITANTE LOCALE.

Une fois les fêtes passées, le sac à sapin de Handicap International permet d’emballer proprement le sapin. 100 % biodégradable et compostable, il peut être jeté avec le sapin dans les déchèteries et les unités de compostage, ou dans votre propre compost où il se dégradera en 4 à 8 semaines. Sur son prix de vente (5 euros), 1,30 euro est reversé à Handicap International. Le sac à sapin est disponible dans toutes les grandes surfaces alimentaires et spécialisées, dans les grands magasins et chez les fleuristes et pépiniéristes ou en ligne sur le site de la boutique de Handicap international : boutique-solidaire.com/hi/

Campagne d’hiver des Restos du cœur Les distributions ont débuté le 20 novembre. Elles ont lieu les lundis de 13 h 30 à 16 heures, les mardis et jeudis de 8 h 30 à 11 heures et de 13 h 30 à 16 heures. Une fois par mois, les personnes peuvent bénéficier du vestiaire. À leur disposition également, une bibliothèque où chacun a la possibilité d’emprunter des livres, bandes dessinées, etc. Renseignement, inscriptions : 11/13, avenue de la République. Tél. : 04 78 67 56 00.

Téléthon : les animations continuent Jeudi 7 décembre à la Maison des Fêtes et des familles (20, avenue de la Division-Leclerc), les bénévoles de l’association Ymmne en partenariat avec la Maison de quartier Darnaise proposent entre 11 h 30 et 18 heures des menus moules-frites ou suriminems pour 12 euros. Sur place ou à emporter. Paiement à réservation. Contact Ymmne : 06 51 90 85 62 Maison de quartier : 04 72 89 77 40. Vendredi 8 décembre, au centre social de Parilly (27 bis, avenue Jules-Guesde), les dames de l’atelier tricot “Au fil des échanges” vendront quelques-unes de leurs créations entre 10 heures et 17 heures. Renseignements : 04 78 76 41 48.

Bourse aux livres et jouets Le Secours populaire français organise une bourse aux jouets et livres pour enfants samedi 9 décembre entre 8 h 30 et 11 h 30 dans ses locaux, 99, boulevard Joliot-Curie. L’occasion également de trouver des cadeaux de Noël parmi les bijoux fantaisie, tableaux, cuirs, porcelaines, etc.

CONVIVIALITÉ

Des repas pour les retraités

PHOTO RAPHAËL BERT

8

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

Près de 1 700 seniors de plus de 65 ans ont répondu à l’invitation des élus à partager un déjeuner convivial, avant les fêtes de fin d’année. Les premiers repas, préparés par la régie de la restauration scolaire et sociale et servis par les lycéens d’Hélène-Boucher, étaient organisés le week-end dernier. Les autres le seront les 9 et 10 décembre prochains. Plus de 4 300 autres retraités ont préféré recevoir un colis gourmand qu’ils dégusteront chez eux.

LYCÉE JACQUES-BREL

Les secondes ASSP mobilisées Les 24 élèves de seconde bac pro ASSP (accompagnement, soins et service à la personne) du lycée polyvalent Jacques-Brel ont travaillé pendant plus d’un mois sur un projet solidaire. Touchés par les catastrophes qui ont frappé les Antilles (ouragan) et le Mexique (tremblement de terre), les élèves, accompagnés de Michèle Édery, professeur de sciences médico-sociales, ont décoré le hall d’entrée, le restaurant scolaire et le foyer aux couleurs de ces deux pays. Deux repas à thème, l’un antillais, l’autre mexicain, ont également été proposés. Enfin, les élèves ont organisé une collecte de jouets dans l’établissement qu’ils ont remis au Secours populaire.

MOULIN-À-VENT

Mobilisation autour d’une famille à la rue

Le 20 novembre dernier, les parents d’élèves et l'équipe éducative du groupe scolaire Moulin-à-Vent proposaient un goûter en solidarité avec une maman sans logement. “Cette femme a quatre enfants dont deux sont scolarisés dans mon établissement, précise la directrice de l’école. Les deux grands sont au collège. Tous dorment dans une voiture.” L’argent collecté a permis de payer des nuits d’hôtel jusqu’au 12 décembre. Depuis le retour des vacances de la Toussaint, “la Métropole a pris en charge les repas à la cantine des deux plus jeunes, et la Ville a accepté de les accueillir sur le temps périscolaire”. À ce jour, aucune solution pérenne n’a été trouvée.


ACTUS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

9

SAMEDI 9 DÉCEMBRE

La précieuse laïcité mise en coffre rganisée par la Ville de

O

se retrouveront autour du maire,

avec les délégués départe-

liers et d’habitants. “Cette manifes-

Cette date que notre pays a retenue

République, insistent les DDEN. La

Vénissieux en partenariat

mentaux de l’Éducation nationale (DDEN), la Journée de la laïcité

aura lieu ce samedi 9 décembre. depuis 2011 fait référence au vote

de la loi de la séparation de l’Église

et de l’État de 1905. C’est devant l’arbre de la laïcité planté dans le

parc Louis-Dupic que les élus du conseil municipal d’enfants (CME)

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Des centaines d’enfants répartis dans dix groupes scolaires de la ville ont réalisé des “coffres de la laïcité”, qui seront fermés et scellés à partir du 9 décembre.

de ses adjoints, des DDEN, d’éco-

L’année dernière, la Journée de la laïcité avait été marquée par un lâcher de ballons aux couleurs nationales.

tation que nous organisons est

journée, les écoles de la ville s’in-

Ils ont réalisé des dessins et des

Celui du CME sera fermé le

est un principe politique actif de la

taines d’entre elles souhaitent

position des coffres destinés à

cité, les autres le seront dans les

l’occasion de rappeler que la laïcité

laïcité est un bouclier contre les dérives d’ordre religieux et commu-

nautaire. Continuer de semer les graines de laïcité avec les enfants conforte le vivre ensemble.”

Depuis la première édition de cette

vestissent de plus en plus. “Cermême transformer cette journée en

une semaine de la Laïcité”, indiquent les DDEN.

Cette année, les écoliers d’une dizaine de groupes scolaires et les

jeunes élus du CME ont réfléchi sur leur propre définition de la laïcité.

textes. Les DDEN ont mis à leur disrecueillir toutes ces créations. Ces

“coffres de la laïcité”, fermés puis

scellés, ne seront rouverts qu’en 2022 par les générations futures

d’élèves, qui découvriront les témoignages laissés par leurs camarades cinq ans plus tôt.

9 décembre devant l’arbre de la laïétablissements scolaires à partir

du 11 décembre. Les parents pourront découvrir leur contenu les 7

ou 8 décembre entre 15 h 30 et

16 heures dans chaque école concernée. g

MICHÈLE FEUILLET

DROITS DE L’ENFANT

GROUPE SCOLAIRE ERNEST-RENAN

Le CME donne le la En ouvrant le conseil municipal d’en-

Le second poste d’AVS sauvé

réuni le 24 novembre dernier,

La mobilisation des parents d’élèves et de l’équipe pédago-

élus de leur implication exemplaire

programmée d’un poste d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) au

fants (promotion Nelson Mandela),

PHOTO YVES RICARD / DRC / VILLE DE VÉNISSIEUX

Michèle Picard a remercié les jeunes et très remarquée par les habitants: “Vous êtes la preuve vivante du dyna-

misme de la jeunesse vénissiane et vous faites honneur à la ville. Avec les deux

précédentes promotions du CME, Guy Fischer et Malala, vous avez su prendre la place qui est la vôtre dans l’organi-

sation démocratique de la commune.” La présence des enfants au Grand

Rendez-vous, mais aussi lors de la

Pour Michèle Picard, “le CME illustre concrètement les valeurs portées par la Convention internationale des droits de l’enfant”.

avec une exposition mêlant le dessin,

“goûter parfait pour la planète”, occa-

par la Conventioninternationale. Valeurs

tement appréciés.

ronnementaux.

majorité en offrant aux enfants la pos-

commémoration du 11 novembre, la poésie et le témoignage ont été for-

La deuxième année de leur mandat commence fort, puisque les jeunes

vont participer coup sur coup à la Fête

de la solidarité le 8 décembre, et à la Journée de la laïcité le 9  décembre

(lire ci-dessus). Et ils ont pour projets

l’installation d’un parc à insectes au parc de Parilly et l’organisation d’un

sion de rappeler les bons gestes enviCette séance plénière était également

le point fort de la Semaine des droits de l’enfant, à laquelle la Ville s’associe chaque année, avec l’objectif de

mieux faire connaître la Convention

internationale des droits de l’enfant que la France a ratifiée. “Le CME illus-

tre concrètement les valeurs portées

qui sont également défendues par notre

sibilité de s’exprimer et de faire valoir leurs idées”, a souligné Michèle Picard.

D’autres temps ont été organisés lors de cette semaine, notamment au

cinéma Gérard-Philipe où des courtsmétrages ont été présentés, et à la

médiathèque avec un rallye qui a connu un vif succès. g

gique du groupe scolaire Ernest-Renan a payé. La suppression

sein de l’ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) a finalement été levée par l’inspecteur d’académie Guy Charlot.

Dans un courrier, il informe les parents que l’AVS qui termi-

nera son contrat le 31 août 2018 devrait pouvoir être remplacé.

Cette classe accueille huit élèves présentant des troubles enva-

hissants du développement (TED) type autisme. L’ULIS, rappelons-le, doit rendre possible le parcours scolaire en classe

ordinaire. C’est en tout cas l’objectif annoncé par l’Éducation nationale qui prétend viser l’inclusion en milieu ordinaire pour tous. D’où la mobilisation des parents d’élèves et de

l’équipe enseignante quand ils ont appris que le second poste d’AVS était remis en cause.

“Six élèves de notre ULIS sont accueillis à tour de rôle dans des classes ordinaires, explique le directeur de l’établissement. L’enfant est accompagné de l’AVS, pendant que la seconde AVS

travaille avec la maîtresse en classe. Compte tenu des élèves de l’ULIS, de la spécificité de leurs troubles et de leurs besoins en termes d’accompagnement, de nombreux temps d’apprentissage

bénéfiques en classe ordinaire auraient dû être abandonnés.” g

M.F.


10

CONSEILS DE QUARTIER

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

Dans une société où tout pousse à l’individualisme et où l’abstention aux élections est massive, c’est peut-être chercher la difficulté, mais c’est aussi un appel au citoyen à être acteur de sa vie, à ne pas rester simple commentateur. Adelhak Fadly à propos du mode électif

les projets aboutissent rapidement mais le temps administratif, juri-

dique, budgétaire, est plus long. Je me souviens que, pour que La Poste installe une boîte aux lettres

à Pyramide, il a fallu six ans ! Du

PHOTO RAPHAËL BERT

coup, pour suivre les projets

jusqu’à leur réalisation, des délégués “rempilent” sur plusieurs mandats !

Qu’est-ce qui va changer avec le

mandat 2018-2020 des nouveaux

ÉLECTIONS DES DÉLÉGUÉS DE QUARTIER

délégués ?

“Un renouvellement très important” Jusqu’au 15 décembre, tous les Vénissians de plus de 18 ans sont appelés à choisir leurs délégués de quartier. Les enjeux du scrutin avec Amina Ahamada Madi, Adelhak Fadly et Hamdiatou Ndiaye, tous trois adjoints à la démocratie locale. Cette année, les treize conseils

pas, des habitants qui connaissent

de quartier sont tirés au sort ou

pas rester simple commentateur.

sont les candidats ?

saient la place mais qu’ils reste-

municipalité a choisi le mode élec-

Au cours des trois ans de man-

contre-courant mais nous pensons

de délégués en route ?

de quartier sont renouvelés. Qui Hamdiatou

Ndiaye :

Il

y

a

106 sièges à pourvoir et 126 can-

didats. On atteint presque la

bien la ville, nous ont dit qu’ils laisraient actifs.

De nombreuses villes ne procè-

parité : 61 femmes et 65 hommes.

dent pas à une élection pour

très important : il y a 90 nouveaux

tier. Pourquoi ce choix alors que

Cette année, le renouvellement est

candidats et seulement 36 sortants. Cela va créer une nouvelle dyna-

mique ! Ce qui est très positif éga-

lement, c’est que de nombreux

délégués qui ne se représentent

désigner les délégués de quarl’abstention est déjà massive

lors des élections “traditionnelles” ?

Adelhak Fadly : C’est vrai, dans certaines communes, les délégués

désignés par le maire. En 2002, la

tif. Nous sommes peut-être à que c’est le plus efficace pour que

ces conseils créent du lien entre les

habitants et entre les quartiers. Dans une société où tout pousse à

l’individualisme et où l’abstention aux élections est en effet massive,

c’est peut-être chercher la difficulté, mais c’est aussi un appel au citoyen à être acteur de sa vie, à ne

dat, avez-vous perdu beaucoup Amina Ahamada Madi : Non, finalement assez peu. Pourtant, en trois ans, la situation personnelle

de chacun peut beaucoup changer. En fait, la plupart des délégués

trouvent que ça passe trop vite, surtout que les projets, à l’échelle d’une ville, sont souvent de l’ordre

de 10 à 15 ans ! Ils voudraient que

Hamdiatou Ndiaye : Beaucoup de choses ! Un outil sur l’intranet de

la commune permettra aux délégués des conseils de quartier de saisir les demandes faites lors des

permanences et de les adresser

aux services municipaux concer-

nés, qui devront être réactifs et

répondre à chacun. Autre nou-

veauté, rendue indispensable par le fort renouvellement des con-

seils, les délégués bénéficieront

d’une formation pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle de la

Ville et mieux répondre aux habitants. Par exemple, qu’est-ce que

le débat d’orientation budgétaire, que contient l’Agenda 21, quelles

sont les compétences et les périmètres d’action des différentes institutions,

commune,

métropole,

région ? Enfin, un blog spécifique sera créé en janvier pour faciliter

l’échange d’informations entre les

différents conseils de quartier. Il permettra à chacun de voir com-

ment les uns ont résolu un problème qui se pose aussi aux autres.

Ils pourront se questionner, être actifs et interactifs ! g

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TOULAT-BRISSON


CONSEILS DE QUARTIER

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

Paroles de candidats

PRATIQUE

Où et quand voter ?

ANATOLE-FRANCE

ANATOLE-FRANCE

Ydriss Gourari, 23 ans

Jocelyne Alpanes, 54 ans “Ça fait 48 ans que je vis aux Minguettes, dans le quartier Thorez. C’est dire si j’en ai vu des évolutions, dans le bon sens ou pas ! C’est la première fois que je me présente comme déléguée de quartier. Il y a des choses à faire pour améliorer la vie quotidienne, alors autant s’y coller au lieu de rouspéter dans son coin ! Le principal sujet de mécontentement des habitants, c’est le sentiment d’insécurité créé par les trafics, mais ils ne peuvent pas y faire grand-chose par eux-mêmes. À l’inverse, aller voir les jeunes qui font parfois du bruit tard dans la nuit, chacun peut le faire, ils ne sont pas méchants ! Moi, en tout cas, ça ne me pose pas problème : je fais partie des “anciens”, j’ai un bon contact, on dialogue. On a été jeunes, nous aussi ! Ce qui s’est dégradé, je trouve, c’est l’ambiance entre voisins. Maintenant, c’est plus “chacun chez soi, chacun pour soi”. Je sais que ce que l’on demandera à la Ville, au Grand Lyon, ça ne pourra pas forcément se concrétiser d’un coup. Comme on dit, “Paris ne s’est pas fait en un jour”. Eh bien Vénissieux non plus !”

“J’ai quasiment toujours vécu à Aulagne. J’ai été à l’école, au collège et au lycée à Vénissieux, c’est ma commune, je m’y sens comme un poisson dans l’eau ! Je n’ai encore jamais été délégué de quartier, mais j’ai toujours aimé participer, me faire porteparole, être actif. Déjà à PaulÉluard et à Jacques-Brel, j’étais délégué de classe et membre du conseil de la vie lycéenne, j’ai travaillé bénévolement dans une association Je crois que c’est ma grand-mère, Josette Barbe, une militante, qui m’a transmis ce virus de l’engagement. Elle m’emmenait aux réunions syndicales, politiques, associatives ! Elle me disait : “Si tu ne te bats pas, n’attends pas que les autres le fassent pour toi.” J’ai assisté à la dernière assemblée générale du conseil de quartier. Il y a parfois eu des échanges vifs mais on se connaît à peu près tous, ça aide à être dans le concret et à avancer. J’espère que mon âge facilitera l’intérêt des plus jeunes pour la vie de leur quartier. Ma priorité ? Améliorer l’état du square, mais aussi la régularité des lignes C12 et 93. Vous verrez, je ne suis pas du genre à baisser les bras !”

● Neuf bureaux de vote sont

ouverts jusqu'au 15 décembre à midi : - Hôtel de ville - Mairie de quartier Moulinà-Vent - Mairie de quartier Vénissy - Maison de quartier Darnaise - Centre associatif Boris-Vian - Centre social de Parilly - Centre social du Moulinà-Vent - Centre social Eugénie-Cotton - Centre social Roger-Vailland ● Les parents peuvent égale-

ment voter, au moment où ils récupèrent leurs enfants, dans les bureaux suivants : - Bureau périscolaire de l’école Parilly - Bureau périscolaire de l’école Jules-Guesde - Maternelle de l’école Pasteur - Maison de l’enfance de l’école Anatole-France - Maison de l’enfance de l’école Louis-Pergaud - Maison de l’enfance de l’école Joliot-Curie - CLAE de l’école maternelle Clos-Verger

PARILLY

GABRIEL-PÉRI

● Le jeudi 14 décembre,

Georges Louis, 63 ans

Mahjouba Choukri, 49 ans

Retraité de Thyssen Group

Secrétaire médicale

“J’aime bien le relationnel et faire avancer les choses.” Profil idéal du délégué de quartier, donc ! Georges Louis se représente pour un second mandat. “Quand on a des idées pour améliorer son cadre de vie, on aimerait que ça aille vite, mais ce n’est pas aussi simple, on est souvent confronté à une certaine inertie, à des rigidités techniques ou administratives, au temps long des décisions budgétaires. Bref, il ne suffit pas d’avoir la volonté, il faut aussi de la pugnacité.” Côté bilan, Georges Louis pense aux aménagements sur la voirie (ralentisseurs, piste cyclable, rénovation de trottoirs ), au travail réalisé avec les bailleurs, la Ville et la police sur les questions de sécurité publique Côté projets, il cite évidemment l’aménagement du Puisoz, dans toutes les têtes ici. “Nous serons vigilants pour que ça n’apporte pas trop de nuisances, notamment la circulation amenée par les nouvelles activités, le stationnement, la pollution.” Confiant, il assure : “Nous avons la chance d’avoir un conseil de quartier qui est une bonne équipe, et un président, Jean-Louis Piedecausa, qui nous aide au maximum.”

“Il y a tellement de choses à améliorer dans le quartier Monmousseau ! Le problème, c’est que beaucoup de gens se plaignent mais qu’ils n’agissent pas. C’est sûr, ce n’est pas toujours facile, et je n’ai pas la prétention de penser que, moi-même, je vais tout résoudre en étant déléguée de quartier mais au moins, je vais tenter ! C’est sûr que si on n’essaye pas, on n’arrive à rien. Et c’est dans mon tempérament de foncer, même dans les murs ! Je préfère être déçue si ça n’a pas marché que regretter de n’avoir rien fait”, explique cette maman de trois enfants, déléguée des parents d’élèves à l’école Charles-Perrault et au collège Paul-Éluard, qui va se présenter pour la première fois aux conseils de quartier. “À Monmousseau, il y a trop d’insécurité, des gens ont peur. Il y a besoin de dire les choses clairement. Et puis, les voitures roulent trop vite, certains jeux pour enfants sont dangereux. Je sais qu’on ne pourra pas demander quelque chose et l’avoir le lendemain. Mais attention, je n’accepterai pas d’être tournée en bourrique. Je ne veux pas seulement qu’on m’entende, je veux qu’on m’écoute !”

PHOTO RAPHAËL BERT

PHOTO RAPHAËL BERT

des bureaux de vote seront ouverts, de 8 h 30 à 16 h 30 : - Foyer Max-Barel - Foyer Vaillant-Couturier - Salle Ambroise-Croizat - Salle Ernest-Renan - Salle Jeanne-Labourbe - Salle Rivat (Maison du peuple) - Maison des fêtes et des familles - Résidence Ludovic-Bonin - Résidence Henri-Raynaud La proclamation des résultats aura lieu le samedi 16 décembre, à 10 heures, à l’hôtel de ville.

PHOTO YVES RICARD / DRC / VILLE DE VÉNISSIEUX

Apprenti manager

PHOTO YVES RICARD / DRC / VILLE DE VÉNISSIEUX

Médiatrice-accueil à la Maison de la Métropole de Décines

DEVENEZ PROPRIÉTAIRE À VÉNISSIEUX CENTRE

1 / JE PRENDS RENDEZ-VOUS AVEC MON CONSEILLER COMMERCIAL

PHOTO RAPHAËL BERT

Le scrutin pour désigner de nouveaux délégués pour les années 2018-2020 sera clos le vendredi 15 décembre à midi. Tous les Vénissians âgés de 18 ans et plus, sans condition de nationalité, peuvent voter.

2 / NOUS ÉTUDIONS ENSEMBLE AVEC UN PARTENAIRE BANCAIRE, UNE SOLUTION SIMPLE, SÉCURISÉE ET ADAPTÉE

Appartements neufs du 2 au 4 pièces

À PARTIR DE (1)

395,93 € / MOIS RIEN DE + SIMPLE !

11

3 / JE CUMULE LES AVANTAGES POUR RÉDUIRE LE MONTANT DE MA MENSUALITÉ

4 / JE RÉSERVE MON APPARTEMENT AVEC 500 €(5) SEULEMENT ET J’ÉCONOMISE 1500 € PAR PIÈCE(6)

achatreussi.com

0�805�360�550

Service et appel gratuits

(4)

(3)

(2)

(7)

(1) Mensualité calculée sur le lot C 04 au prix de 109 000 € au 15 mai 2017, T2 de 47m² - hors stationnement en TVA 7 %. Exemple d’un financement à titre indicatif et sans valeur contractuelle pour une opération d’acquisition d’une résidence principale neuve conforme aux exigences de performances énergétiques réglementaires d’un montant global d’opération de 113 460 € hors assurance avec un apport de 4 460 €. Prêt remboursable à raison de 395,93 € par mois pendant 300 mois. Prêt à Taux Zéro de 43 600 € et prêt PAS de 65 400 € au taux de 1,75% (hors frais de garantie). (2) Sous conditions de ressources. (3) Sous réserve de respecter les conditions fixées par la loi. (4) Prime plan 3A : sous conditions de ressources et sous réserve d’éligibilité. (5) Offre valable jusqu’au 30 décembre 2017, sous réserve de stock disponible et non cumulable avec toute autre offre en cours ou à venir. Selon échéancier préférentiel. (6) Offre valable jusqu’au 30 décembre 2017, réservée aux 10 premiers réservataires pour l’achat d’un appartement de la résidence CONNECT. Offre non cumulable avec toute autre offre en cours ou à venir. Conditions détaillées en espace de vente. (7) Sous réserve de respecter les conditions d’application du dispositif d’investissement locatif Pinel. LE NON-RESPECT DES ENGAGEMENTS DE LOCATION ENTRAÎNE LA PERTE DU BÉNÉFICE DES INCITATIONS FISCALES. - Illustrations à caractère d’ambiance - Nacarat Lyon - RCS Lille 311 087 175 - 11/2017 -

>>>


12

ANATOLE-FRANCE - PAUL-LANGEVIN

SAINT-EXUPÉRY

Des incivilités quotidiennes

Quand la pose que

Une cinquantaine de personnes participaient le 21 novembre dernier au conseil de quartier présidé par Marie-Christine Burricand, à la Maison des fêtes et des familles. Les habitants ont pointé plusieurs difficultés en termes de stationnement, d’insécurité et de trafic de drogue.

Une petite cinquantaine de pers générale du conseil de quartier adjoint aux conseils de quartier ce sont les questions de circula

’emblée, une habitante

D

troubles plus grands. En revanche,

Thorez prend la parole :

200 scooters ont été verbalisés, et

même sur les places réservées aux

taire.”

du quartier Maurice-

“Je m’inquiète du non-respect des places de stationnement, tout le

monde se gare n’importe où, handicapés. Pas loin de chez moi entre le 14 et le 20 de la rue Mau-

Burricand,

“nous

nous

sommes aperçus que les voitures dont vous parlez étaient habitées”. Les riverains s’inquiètent par ail-

leurs de l’insécurité dans le parc

des Minguettes : “Chaque année,

nous évoquons ce problème des deux roues. Un jour, vous verrez, il y aura un accident. Que pouvezvous faire ?” Emmanuel Damato,

directeur général adjoint en charge de la sécurité, et la commissaire

de

police

Vanessa

Mazière-Pancrazi rappellent conjointement que les policiers

avaient ordre de ne pas prendre

en filature un jeune qui fait un rodéo. “Il ne faut pas créer de

Saint-Exupéry. Cela fait des années que l’on demande un plateau sur-

élevé, surtout à proximité de l’école. Au niveau du quartier, on n’arrive

tion. On remonte jusqu’au proprié-

LE SENTIMENT D’ÊTRE OUBLIÉS

des jeunes squattent les allées.

tine

levard Lénine, s’agace une

maman d’élève du groupe scolaire

relève les plaques d’immatricula-

été enlevées. Pouvez-vous interve-

de quartier, répond Marie Chris-

problème de la vitesse bou-

plus d’une centaine confisqués. On

Entre le 28 et le 32 de l’avenue

nir ?” Lors de la dernière visite

“J

un travail de terrain est mené :

rice-Thorez, en direction du tram, trois voitures épaves n’ont jamais

e vais encore revenir sur le

PHOTO RAPHAËL BERT

Jean-Cagne, déplore un habitant,

Mais une Vénissiane vivant dans

“Qu’est-ce

avis totalement opposé : “Il y a eu

comme

qui

tapage

est

considéré

nocturne ?”,

demande-t-il ? “Un bruit excessif,

répond Emmanuel Damato. La

loi oblige de caractériser le tapage

nocturne pour le verbaliser. Or les

jeunes voient arriver de loin les voitures de la police nationale ou

municipale et systématiquement,

ils font moins de bruit. Une fois que les forces de l’ordre sont par-

ties, ils recommencent. Le temps judiciaire n’est pas votre temps,

mais nous ne baisserons pas les bras.”

La vie dans le quartier est diffi-

cile, témoigne ensuite cette

dame : “Nous sommes un quartier totalement oublié. Il faut changer les choses. Je ne m’y habitue pas.”

le quartier depuis 48 ans a un énormément de changement. Le quartier s’est transformé depuis que je suis ici. Je m’y plais vraiment.”

En fin de conseil, une mère de famille demande si la police nationale peut intervenir à nou-

veau dans les écoles afin que les policiers puissent parler de leur métier aux enfants. La commis-

saire indique que ces interven-

Les riverains s’inquiètent notamment de l’insécurité dans le parc des Minguettes.

même pas à traverser pour aller dans les commerces. Ça devient vraiment dangereux, il faut agir.”

“C’est un problème extrêmement

complexe, et il n’y a pas de solutions

miracle, reconnaît Sandrine Perrier, adjointe aux déplacements urbains, à la voirie, à la propreté et au mobi-

lier urbain. Sur le boulevard Lénine, il y a déjà quatre paires de ralentis-

seurs, un plateau surélevé, trois feux,

et les gens roulent encore trop vite… Mais à force de multiplier les dispo-

sitifs, les gens passent ailleurs. Il y a donc alors moins de monde, ce qui

augmente mécaniquement la vitesse moyenne.”

TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES CONTREVENANTS

tions n’ont jamais cessé. “Nous

Et d’ajouter : “On ne peut rien vous

les lycéens. Afin de créer un lien

comme des fous.” L’élue rappelle

ciblons davantage les collégiens et avec les jeunes.” Pour les plus

jeunes, c’est la police municipale qui mène traditionnellement ces

promettre pour les gens qui roulent toutefois qu’une personne est dépêchée pour aider les enfants à tra-

opérations de sensibilisation. g

MICHÈLE FEUILLET

Se mobiliser contre la drogue Un délégué du conseil s’inquiète de la multiplication de baskets accrochés aux fils électriques, signe de points de vente de stupéfiants. “Il faudrait que ce problème soit pris à bras-le-corps.” Pierre Alain Millet lui répond, non pas en tant qu’adjoint au maire précise-t-il, mais en qualité d’habitant des Minguettes et parent : “Le trafic pèse sur la vie de nos quartiers et sur celles de nos enfants. S’il y a de plus en plus de points de vente, c’est qu’il y a des consommateurs. Or on sait que le monde du trafic est destructeur. Tout le monde est perdant : les jeunes qui se lancent dans le trafic, séduits par l’argent facile et les belles voitures, et les consommateurs

qui y perdent leur santé. Il y a quelques années, en bas de chez moi, un gars a tiré sur un autre à cause de la drogue. Deux familles ont été détruites. C’est cela la drogue : c‘est un cercle vicieux. On ne peut pas laisser faire.” Et de proposer : “Pourquoi ne pas envisager une manifestation pour dire non à la drogue ? Il faut s’organiser, se mobiliser, sinon tout cela finira très mal ! Les policiers font ce qu’ils peuvent, mais démanteler un réseau est long. Ne croyez pas qu’ils ne fassent rien. Ils sont sur le terrain et leur enquête débouche sur de grosses prises comme récemment aux Minguettes.”

PHOTO YVES RICARD / DRC / VILLE DE VÉNISSIEUX

>>>

CONSEILS DE QUARTIER

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636


CONSEILS DE QUARTIER

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

13

LÉO-LAGRANGE

voiture stions

Entre renouveau et vieux problèmes

sonnes ont assisté le 22 novembre à l’assemblée Saint-Exupéry, présidé par Abdelhak Fadly, par ailleurs rs. Comme l’an dernier à la même époque, tion et de stationnement qui ont dominé les débats.

Le 29 novembre, le quartier Léo-Lagrange a clos l’édition 2017 des assemblées générales des conseils de quartier. Là aussi, on a parlé incivilités, propreté, circulation et squats d’allées.

nuel Damato est claire : “On

le cas”, précise-t-elle.

baliser les gens qui sont sur le trot-

peu de groupes scolaires où c’est Emmanuel Damato, directeur

général adjoint des services en

charge de la prévention et de la sécurité, enchaîne sur la partie sanction. “Il y a un gros travail de

verbalisation sur le boulevard Lénine, mais c’est compliqué à

mettre en œuvre car nos véhicules

se voient de loin. On envisage donc de doter les polices nationales et municipales de radars permettant

de mesurer les vitesses à une dis-

tance plus grande.” Avant de rappeler que la Ville a mis en place

la vidéo-verbalisation, à la fois

pour le stationnement et les infractions à la circulation (notamment

feux rouges, stops, vitesse excessive).

Pour cette habitante, qui se

demande pourquoi on peut être

verbalisé pour un stationnement

assume parfaitement le fait de vertoir. C’est inadmissible et contraire

au Code de la route.” Et Sandrine

Perrier de conclure : “On préfère tous ne pas avoir de voitures qui

fleurissent sur les trottoirs et avoir de la place pour passer.”

En réponse à un habitant qui se demandait si l’on peut stationner

sur les “bateaux” situé devant son

propre portail, Jean-Maurice Gautin,

adjoint

aux

humaines et au cadre de vie, s’est

montré tout aussi ferme. La réponse est non. Tout comme est interdit le stationnement des plus

de 3,5 tonnes sur la ville de Vénissieux.

“Si un camion est garé sur le trottoir, appelez le TOP (Office public

de la tranquillité*, ndlr), qui transmettra à la police municipale.” g

sur le trottoir “qui ne gêne per-

ALAIN SEVEYRAT

sonne”, la pilule semble un peu

amère. Mais la réponse d’Emma-

ressources

(*) LE TOP

EST JOIGNABLE AU

04 72 51 52 53.

N

éo-vénissiane installée en mars à Vénissy avec

sa petite famille, une

jeune femme ouvre les débats

avec des propos où se mêlent satisfaction et inquiétude. “Je trouve génial d’être aussi proche

des commerces, du cinéma, de la piscine, de l’école de musique, du

tram, mais je suis angoissée par

la circulation dans le quartier, où

mes enfants risquent de se faire renverser sur le chemin de l’école. Je suis ravie d’avoir une boulan-

gerie en dessous de chez moi, mais furieuse de trouver un container

Sandrine Perrier, adjointe au

Confirmation de Mme Mazière-

tout neufs mais il commence déjà

la voirie, rappelle que “ces amé-

de Vénissieux : “Pour qu’une

chaque matin. Les immeubles sont

à y avoir des dégradations dans les garages et sur le parking. Le quartier

est

récent,

c’est

le

moment d’agir avant qu’il ne soit

trop tard et que les nouveaux venus ne repartent déçus”, alertet-elle.

Le gardien de l’un des îlots en copropriété confirme l’absence de local poubelles et d’emplacements en bord de voirie pour les merçants ont refusé un local com-

Vivre dans une tour de quinze étages qui se vide peu à peu de ses habitants avant d’être rasée, c’est le quotidien de cette dame. Elle fait partie des trente familles, sur les 76 que compte la tour 36 de La Darnaise, qui n’ont pas encore été relogées. “Moi, je serai la dernière à partir”, a-t-elle assuré lors de la réunion. Fin 2017, la totalité des locataires auraient dû être relogés par le bailleur, Grand Lyon Habitat (GLH). Mais face à des demandes parfois difficiles à satisfaire, voire “irréalisables” (T2, T4, appartements adaptés en rez-dechaussée), l’opération a pris du retard. Ce qu’a confirmé Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, qui pointe “un manque d’appartements” sur le marché et s’inquiète des conséquences de la réforme du gouvernement (lire par ailleurs en page 7). Selon le directeur de l’agence vénissiane de GLH, Nour Eddine Ellouk, l’opération de relogement devrait s’achever fin 2018. Mais aujourd’hui, seuls une trentaine de logements ont été libérés. 46 autres sont encore occupés, dont une quinzaine qui fait l’objet de propositions de relogement. Il reste donc une trentaine de dossiers en suspens. Mais le bailleur se veut rassurant. “À La Duchère ou sur Lyon 8e, nous n’avons mis la pression à personne et nous avons un taux de satisfaction des locataires relogés de 85 %.”

La jeune femme, installée à Vénissy depuis mars, a interpellé l’assistance sur les imperfections du nouveau quartier.

à poubelles devant ma porte

containers. Il précise : “Les com-

Tour 36 de La Darnaise : “Je serai la dernière à partir”

PHOTO YVES RICARD / DRC / VILLE DE VÉNISSIEUX

verser devant l’école. “Il y a très

mun car ça rajoutait des charges.

Du coup, les bacs se retrouvent sur la rue ou la piste cyclable, avec le

risque qu’ils se renversent sur la route ou qu’ils soient vandalisés.

J’ai fait une démarche en mai auprès de l’aménageur de Vénissy, la SERL, pour qu’un espace soit créé sur le trottoir.”

“DES POINTES À 140 KM/H”

publiques, les exploits des fous

du volant : un riverain de la rue Georges-Lyvet estime ainsi que

“sur 850 mètres dans cette rue, font

des

pointes

nagements ont peu d’effets sur les

chauffards alors qu’ils présentent

beaucoup d’inconvénients pour les riverains et les conducteurs nor-

maux : bruit, pollution accrue lors des redémarrages, énervement général…” La solution viendra-t-elle

de la vidéo-verbalisation ? En six mois, elle a déjà 2 700 PV d’infractions routières au compteur…

“Je suis très gêné d’intervenir sur

ce sujet, car je n’ai rien contre les

jeunes, prévient un habitant de la rue Léo-Lagrange. L’ennui, c’est

que la dizaine de zozos qui squatte

notre hall d’entrée chaque soir nous rend la vie impossible. Ils font du bruit, cassent les vitres de la porte d’entrée et les lumières ! Que faire ?”

La responsable clients d’Alliade

Habitat lui répond : “Chaque jour, notre régisseur ramasse les bris

Grand classique des réunions

certains

maire notamment en charge de

à

140 km/h. Il y a déjà eu un accident

mortel, mettez des ralentisseurs avant qu’il n’y en ait un autre !”

de verre et les saletés, nous rem-

plaçons les vitres et nous changeons les ampoules. C’est usant et

ça coûte cher… La société Zeus va faire des rondes de nuit mais on

ne peut pas se substituer aux forces de l’ordre. Pour poursuivre

les fautifs, il faut une plainte nominative mais personne ne veut en faire.”

Pancrazi, commissaire de police

plainte débouche sur une poursuite, l’infraction doit être imputée à une personne identifiée, désignée

par ses victimes. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire, quand on doit repasser devant la personne en question en rentrant chez soi !”

Pour l’un des participants à l’AG, chef du service des éducateurs de rue à la Sauvegarde de l’enfance, “quand on n’est pas face à des tra-

fiquants, ça peut être payant d’engager le dialogue avec ces jeunes

qui font des conneries, certes, mais qui sont surtout désœuvrés, sans lieux où se retrouver et se défou-

ler”. Pour Djil Ben Mabrouk, “le

désœuvrement n’excuse pas les incivilités, même si ces comporte-

ments ne concernent que 2 à 3 %

des jeunes vénissians”, précise

l’adjoint en charge du développe-

ment économique et commercial.

Aurélien Scandolara, président du conseil de quartier, conclut la soi-

rée en mettant la vitesse excessive à l’ordre du jour de la prochaine

permanence, le 20 décembre, la dernière avant le renouvellement des délégués. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON


CULTURE

© MINISTÈRE DE LA CULTURE/CONCEPTION GRAPHIQUE : DUOFLUO

14

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

Thierry Renard, directeur de l’Espace Pandora, lors du lancement de la manifestation à la MJC Duchère.

DIS-MOI DIX MOTS

Une langue volubile Dix mots pour jouer et apprendre. Puisés dans cette langue française tellement plurielle, ils viennent d’être choisis et n’attendent plus que d’être utilisés, peints, photographiés ou filmés.

Les 10 mots 2018 accent bagou griot jactance ohé placoter susurrer truculent voix volubile Volubile, le griot placotait avec un accent truculent. “Ohé, susurrait-il de sa voix grave, ma jactance vous déplaît ? Elle est pourtant le fruit d’un français pluriel. Notre langue est riche et jouer avec est un véritable plaisir !” Quel bagou !

“M

a patrie, c’est la

donc “Sur tous les tons” que va se

on sait que Thierry

nue par l’État, la Région, le Com-

langue française” :

Renard, directeur de l’Espace Pan-

dora, aime Albert Camus et la citation du prix Nobel de littérature 1957 est tout à fait dans le ton. La

maison d’édition vénissiane est, depuis 1999, opérateur délégué des “10 mots de la langue française” et

la phrase de Camus, à laquelle s’ajoute une réflexion de Thierry

Renard — “Les langues françaises

sont plurielles” —, est propice au

lancement de l’édition 2018 de cette manifestation.

Nous sommes à la MJC Duchère, ce 22 novembre, et le public est constitué de représentants de

médiathèques et d’associations ayant un lien avec la lecture. C’est

dérouler la manifestation soutemissariat général à l’égalité des

territoires et plusieurs partenaires, dont la Caravane des dix mots et

Filigrane. Avec pour mots retenus :

citer Montaigne : “La parole est

pour lequel les inscriptions sont

celui qui écoute.”

s’agit de jouer avec les dix mots

moitié à celui qui parle, moitié à L’apprentissage du français donne lieu à quantité d’actions différentes

et plusieurs exemples en furent donnés, tous plus originaux les uns

que les autres. À commencer par le jeu “Cinaimant”, proposé par l’association Tilt de Marseille et pré-

senté par Sylvie Mateo et Karina Bianchi. Avec une série de photo-

grammes tirés de films (dont La Belle et la Bête de Cocteau), il s’agit

de faire jouer des adultes comme

des enfants sur des mots associés, des histoires inventées en fonction

des différentes images, etc. La démonstration fut tellement concluante que, dans l’assistance, des

questions fusèrent pour savoir comment se le procurer.

Le chanteur Tibert, responsable du

et volubile.

pointe, remarquait ensuite : “Si l’on

“Pour maîtriser la lecture et l’écri-

ture, rappelait Fabienne Deguilhem, directrice générale adjointe

de la DRDJSCS (Direction régionale et départementale de la jeunesse,

des sports et de la cohésion sociale), il faut être d’abord à l’aise

avec l’oralité.” Quant à Bérangère Ferry-Wilczek (Direction générale

de la langue française et des langues de France), elle préférait

proposés, d’en utiliser un ou plusieurs pour des créations, texte en

prose, poème, photographie, dessin, peinture, vidéo, tout est possi-

ble. Le dépôt des productions doit se faire avant le 20 mars 2018.

Frédéric Merme, chargé de l’action culturelle à l’Espace Pandora, rappelle quelques exemples de partici-

pations à la dernière édition, que l’on retrouve pour la plupart dans le journal Puissance 10: “Les Trico-

papoteuses de Vénissieux ont tricoté une sorte de grands mots croisés avec les dix mots. À l’école JulesGuesde, ils ont créé de petits émoti-

cones et les ateliers Henri-Matisse ont illustré quelques mots.” ■

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

LE JEU DES DIX MOTS

accent, bagou, griot, jactance, ohé, placoter, susurrer, truculent, voix

ouvertes jusqu’au 18 décembre. Il

festival stéphanois Les oreilles en

fait tout cela, c’est qu’il existe un problème, c’est que la langue fran-

çaise est en danger ! Mon festival

met en avant l’Europe des différences car, pour moi, il ne s’agit pas tant de défendre la langue française

que les différences, en programmant

un groupe finlandais ou suédois qu’on n’a peu de chances d’entendre en France.”

“Dis-moi dix mots” est aussi un jeu

ESPACE PANDORA : 04 72 50 14 78 ESPACEPANDORA@FREE.FR - WWW.ESPACEPANDORA.ORG POUR LE JEU, INSCRIPTIONS JUSQU’AU 18 DÉCEMBRE ET DES CRÉATIONS AVANT LE 20 MARS.

DÉPÔT

La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. Michel de Montaigne


CULTURE

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

15

LUCIE MORAILLON

Portraits intimes Si ce n’était quelques petites filles

Aubrac. Avec un autre photographe,

murs de la médiathèque, les habi-

Milan Otal, elle a accompagné dans

excitées de se voir en photos sur les

tants de La Glunière venus voir ce

24 novembre “Nouvelles routes”,

l’exposition de Lucie Moraillon qui leur est consacrée, semblent gênés.

Ravis — car les images sont magni-

fiques — mais néanmoins gênés de

se retrouver sur le devant de la scène. Une belle manière, remarquait Xavier Pousset, le directeur PHOTOS RAPHAËL BERT

de l’ARTAG (association régionale

des Tziganes et de leurs amis gadgé, partenaire de la manifestation), de “rapprocher les gens du voyage de

la ville et la ville des gens du voyage”.

L’élu à la culture Bayrem Braiki évoquait alors “l’accompagnement des

DAMIR RADOVIC

Moins De Sérieux Jusqu’au 27 janvier, Damir Radovic présente à l’espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert, à la Maison du peuple, un travail de photos, collages et installations tout en ironie et finesse. es banderoles, qui s’affi-

C

originaire de Sarajevo et installé

à Vénissieux est ainsi placé sous

murs de l’usine Veninov,

années 90, alors que j’étais en

Telle cette autre série du “Rêve

face sur la façade de la Maison

Hiroshima, mon amour, où il y

chent à nouveau sur les

signifient-elles un regain d’activité ? Elles signalent tout simplement, comme celles déposées en

du peuple, l’exposition “Entre-

faites” de Damir Radovic qui se tient jusqu’au 27 janvier à l’espace d’arts plastiques MadeleineLambert.

Sur

toutes

ces

banderoles, les slogans commencent par “No more”, qui peut se traduire par “Fini”.

“J’ai commencé la série de bande-

roles en 2007, explique l’artiste

en France depuis la fin des

résidence à Hiroshima avec l’école des Beaux-Arts de Lyon.

J’ai regardé le film de Resnais, avait cette scène de manifestation contre la guerre, avec des banderoles qui disaient “No More Hiro-

shima”. La phrase m’a plu parce qu’elle était ambiguë. Il y avait eu

d’autres guerres depuis, elle n’était pas tout à fait juste.” Cette

recherche

d’ambiguïté

dans le travail de Damir Radovic se traduit par une ironie certaine, un recul parfois cynique

qui le rapproche des Surréalistes et des Situationnistes. “Les banderoles sont comme un manifeste

moderne qui rappellent, alors qu’on est dans l’ère numérique, un temps en train de finir et qu’il ne faut pas oublier.”

UN REGARD GOGUENARD

Et s’il fallait définir la création

de l’artiste par un slogan, ce

serait sans doute “No More

Serious”, “Moins De Sérieux”. Tout le travail de Damir montré

un regard semble-t-il goguenard. paradoxal”, démarrée elle aussi en 2007, et dont Damir présente

une gigantesque photo placardée

en fond de salle et s’offrant en perspective. “Je me suis intéressé

au REM (Rapid Eye Movement), ce moment très court où l’on ne sait pas si l’on est dans le rêve ou la réalité. Je me suis installé dans

des lieux publics de grandes villes et me suis couché avec un petit

familles par la Ville et la construc-

Antoine Boureau, et l’écrivain la prise de vue et les interviews des

habitants de la barre ICF, vouée à la destruction, treize jeunes de Monmousseau :

Hadama,

Nassim,

Rayan, Tarek, Selim, Aminata, Ibrahima, Nadine, Wassim, Mattéo, Bilel, Ramzi et Ilham. Un livre est en cours d’achèvement d’écriture,

qui présentera les photos et les textes. Ce vernissage fut l’occasion

d’adresser un coup de chapeau à

John Kouadjo, un habitant du quartier qui a facilité le projet et qui voudrait à présent initier des cafés

littéraires pour transmettre la mémoire de Monmousseau. g

tion de la résidence de La Glunière,

J.-C.L.

inaugurée fin octobre” et se réjouis-

sait de l’ouverture à la médiathèque

d’un hommage aux cultures tziganes.

“Le cœur de mon travail, expliquait la photographe, s’articule autour des rencontres. Je ne connaissais pas la communauté des gens du voyage et j’ai compris combien il était diffi-

cile de trouver une place dans un

monde qui n’en fait pas beaucoup aux minorités. J’ai choisi de ne pas

montrer dans mes photos des lieux de vie et des intérieurs et de ne faire que des portraits.”

Le lendemain, 25 novembre, on retrouvait Lucie Moraillon sur le

parvis de la médiathèque Lucie-

La photographe participe à deux expositions à voir ce mois-ci.

GALERIE 6

Le Civil en sons et lumières

bonnet, dans des draps, pour voir

À la Galerie 6, au 6, avenue de la Division-Leclerc, la compagnie Le Civil

L’image montrée en grand pro-

se déroulera le 15 décembre à partir de 19 heures. Dans ce son et lumière

les réactions.”

vient de La Havane, où Damir s’est couché, à côté du Malecon,

cette belle façade maritime de la

capitale cubaine (photo ci-dessus). “Prise en 2017, la même année que l’expo, elle en est le leitmotiv, la locomotive qui tire tout le reste.” g

propose un spectacle et une visite guidée. Le premier, Les fleurs du Graal, en extérieurs, “avec fleurs géantes” nous promet-on, on retrouvera les musi-

ciens du Civil et la comédienne Florence Meier, dont les lectures ouvertes seront en situation. Puis, le 22 décembre à partir de 18 h 30, Le Civil se trans-

formera en guide pour une visite de la Galerie 6. Ce “centre d’éveil aux sens”, indique la compagnie, s’est identifié au fil du temps “comme un espace habité par un projet artistique insolite qui mélange les installations plastiques aux performances sonores, une sorte de “maison fleurie” à visiter,

un cabinet de curiosités”. Et d’annoncer qu’à partir de janvier 2018, une

visite guidée aura lieu le dernier week-end de chaque mois, ainsi que des

JEAN-CHARLES LEMEUNIER “ENTREFAITES” DE DAMIR RADOVIC : JUSQU’AU 27 JANVIER 2018 À L’ESPACE D’ARTS PLASTIQUES MADELEINE-LAMBERT (MAISON DU PEUPLE). OUVERT DU MERCREDI AU SAMEDI DE 14 H 30 À 18 HEURES. RENSEIGNEMENTS : 04 72 50 89 10 – 04 72 21 44 44.

ateliers de parcours au son. En ce qui concerne celle du 22 décembre, elle durera 20 minutes, par groupes de 10 personnes. Les groupes de 10 enfants devront être accompagnés obligatoirement par un parent.

RENSEIGNEMENTS : LE_CIVIL@YAHOO.FR - WWW.FACEBOOK.COM/LECIVILGALERIE6 ENTRÉE LIBRE POUR LE 15 DÉCEMBRE (LES FLEURS DU GRAAL) ET LE 22 DÉCEMBRE (VISITE AU 6, AVENUE DE LA DIVISION-LECLERC.

GUIDÉE)


16

CULTURE

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Chocolat et bois flotté C’

Des effluves de chocolat de Papa est en bas aux acrobaties de Driftwood, les spectacles se suivent sans se ressembler. Et concernent toujours autant petits et grands.

Driftwood le 15 décembre à 20 heures.

ici, seront des poulettes en chocolat et des ustensiles pour les fabriquer. L’idée de son spectacle est venue alors qu’il regardait travailler un pâtissier et chocolatier de La Côte-Saint-André. Il raconte qu’il a eu “envie d’un petit cocon en chocolat, comme un nid douillet où poules, coq et poussins, protagonistes de cette histoire, passeraient un temps paisible. Un temps qui raconte la rencontre malgré la différence, un temps qui parle d’amour et de naissance aussi”. Et, pour vous mettre un peu plus l’eau à la bouche, ce spectacle pour toutpetits — dès 4 ans — dégage des effluves de chocolat à vous faire oublier toutes vos bonnes résolutions. Cinq jours plus tard, le 15 décembre, les Australiens de Casus Circus vont régler leurs acrobaties aussi finement que Christophe Roche prépare ses recettes de moelleux au chocolat. Eux, c’est avec des œufs crus qu’ils jouent, sans songer un instant à les casser. Les Cir-

cassiens s’empilent en figures incongrues d’où émergent bras, têtes et jambes sans que l’on comprenne bien à qui ils ou elles appartiennent, comme des branches qui surgiraient d’un amas de bois. Driftwood, en anglais, désigne justement le bois flotté que l’on retrouve sur les rivages. De la même manière, les corps des artistes de Brisbane semblent flotter, se mêler pour créer des formes incroyables. Là encore, il est question de poésie. “Le final, écrit la journaliste écossaise Lucy Ribchester, est outrageusement impressionnant, tout en restant plongé dans une beauté éthérée, sourde. Voici du cirque à vous couper le souffle.” ■

J.-C.L.

PHOTO THIERRY LAPORTE

PHOTO DYLAN EVANS

est bien connu, quand maman est en haut à préparer des gâteaux, papa est en bas, occupé à faire du chocolat. Christophe Roche, qui connaît ses comptines sur le bout des doigts, a décidé d’en faire un spectacle qui sera présenté au Théâtre de Vénissieux le 10 décembre. Avec sa compagnie La Clinquaille, il joue avec des objets qui,

LE 10 DÉCEMBRE À 15 HEURES : PAPA EST EN BAS PAR LA COMPAGNIE LA CLINQUAILLE. DÈS 4 ANS. TARIF UNIQUE : 8 EUROS. LE 15 DÉCEMBRE À 20 HEURES : DRIFTWOOD PAR CASUS CIRCUS. DÈS 10 ANS. TARIFS : DE 8 À 19 EUROS. RÉSERVATIONS : 04 72 90 86 68.

Papa est en bas le 10 décembre à 15 heures.

FÊTE DES LUMIÈRES

Le défilé vénissian cherche encore des participants

Guignol imaginé par les enfants du Charréard

Avec une organisation pilotée par Traction Avant et la partie artistique, danse et cirque, prise en charge par Virevolt, le prochain défilé de la danse vu par Vénissieux s’annonce tout autant acrobatique qu’original. Ouvert à tous, de 9 à 80 ans, et gratuit, il demande juste à tous ceux qui veulent s’inscrire du temps pour les répétitions et les stages. Et si l’on ne se sent l’âme ni d’un danseur ni d’un circassien pas plus que d’un musicien, il restera toujours les nombreux ateliers de costumes, d’accessoires et de décor (dont la construction d’un char) pour donner un coup de main à cette fabuleuse aventure qui dure à Vénissieux depuis déjà de nombreuses années. Ou encore la possibilité de devenir porteur d’eau ou pousseur de structure.

Quand le projet, baptisé I have a dream parce qu’il se base sur le célèbre discours de Martin Luther King, sera au point, un premier défilé aura lieu dans les rues de Vénissieux le 9 septembre, avant celui de Lyon le 16 septembre. Les premiers ateliers de costumes et accessoires débuteront fin janvier, en partenariat avec Emmaüs Lyon, avant deux stages qui se dérouleront pendant les vacances de février et du printemps, du 12 au 23 février et du 9 au 20 avril. La construction du char se passera du 19 au 23 février et du 26 février au 3 mars. L’atelier de danse va démarrer à partir du 1er février, tandis qu’un stage occupera les jeunes danseurs du 16 au 19 avril. Enfin, pour le cirque, il s’agira d’avoir une bonne condition physique. Un stage de 20 personnes

PHOTO RAPAHAËL BERT

BIENNALE DE LA DANSE

maximum, du 16 au 20 avril, aura lieu au gymnase Ostermeyer. Pour la musique, d’autres ateliers seront encore programmés. ■

INSCRIPTIONS : TRACTIONAVANTCIE.ORG - 06 21 79 03 14 04 72 90 11 84 - TRACTION.AVANT@WANADOO.FR

Au Charréard, dans le cadre des ateliers municipaux HenriMatisse, Azzouz Seffari forme des enfants de CP-CE2 aux arts plastiques. “Pour la prochaine fête des Lumières qui se déroule à Lyon, explique le plasticien, le Crédit Mutuel a demandé aux enfants de l’agglomération d’imaginer un décor autour du thème Guignol sur la colline.” Parmi les 250 dessins reçus, ceux de l’atelier du Charréard ont été retenus. Ils seront projetés pendant la manifestation, du 7 au 10 décembre, sur les façades du collège Jean-Moulin, dans le 5e arrondissement, juste à côté des théâtres romains de Fourvière. Ces dessins serviront de décor aux collégiens de JeanMoulin devenus acteurs à cette occasion. Le projet a été conçu par le studio créatif Ocubo. Le 10 décembre à 18 heures, au collège, les enfants pourront partager un goûter de Noël et assister à la projection du film, en essayant de reconnaître au passage leurs dessins insérés dans la vidéo. Et comme aurait pu le dire le héros de Mourguet, ces gones n’ont pas eu besoin de se dessampiller le cottivet jusqu’à l’évanouissance, ils sont suffisamment finassus et ont assez d’entendoir pour voir leur projet agrappé. ■

J.-C.L.


CULTURE

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

À VENIR École de musique Jean-Wiener Le 11 décembre à 18 h 30, l’audition des classes de piano de Marie-Christine Magnan et Philippe Cousin se déroulera à l’école de musique tandis que le 19 décembre à 18 h 30, celle des classes de cordes aura lieu à la salle Érik-Satie. Le rendez-vous donné par l’école de musique et la médiathèque Lucie-Aubrac, “L’heure en musique”, aura pour sujet l’enfance dans la musique pour piano et sera animé par Emmeline Brassac, une élève de l’école. Ce sera le 16 décembre à 15 h 30, à la médiathèque. Enfin, le 20 décembre à 18 h 30, c’est à la salle Érik-Satie que le dernier concert salade de l’année permettra aux élèves de montrer l’avancée de leur technique. Renseignements : 04 37 25 02 77.

Bibliothèque Robert-Desnos Des boîtes pop-up en 3D, qu’estce que c’est ? Pour en savoir plus

sur l’art du livre animé, autant se rendre le 13 décembre, à partir de 14 heures, à la bibliothèque Robert-Desnos. Où un atelier de deux heures permettra aux plus de 8 ans de fabriquer leurs propres boîtes. Inscription auprès des bibliothécaires. Bibliothèque Robert-Desnos : 24, rue Professeur-Roux 04 78 76 64 15.

Médiathèque Lucie-Aubrac Le 9 décembre à 14 heures, la ludothèque investit le forum de la médiathèque. Pour découvrir à travers de nouveaux jeux et jouets les cultures du monde, on pourra venir déguisés si on le souhaite. On pourra encore participer à la Game Zone (On ne joue pas avec la nourriture) le 13 décembre à 16 heures et profiter de Bébé bouquine le 16 décembre à 10 h 30. Médiathèque Lucie-Aubrac : 2-4, avenue Marcel-Houël 04 72 21 45 54.

17

LE COMBAT DES FRALIB

Liber-thé

Né il y a quatre ans, le syndicat auto-

groupe pour partir, ont maintenu les

d’être sauvé, en prouvant qu’une ges-

(SADTV) organise ce 12 décembre,

réussi à conserver leur emploi en

La difficulté des Fralib est mainte-

nome des territoriaux de Vénissieux au cinéma Gérard-Philipe, une soi-

rée solidaire pour les Fralib. Le film de Claude Hirsch qui sera projeté

en présence du réalisateur et d’un membre de l’association Fraliber-

thé, retrace la lutte de ces salariés

du thé, les Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône). “Une lutte

exemplaire, remarquent Dominique

Barzasi et Denis Guillet, tous deux du SADTV. Aucune n’a jamais été aussi longue en France ! Celle-ci a duré 1336 jours.”

L’usine, ajoutent-ils, existe depuis le

milieu du XIXe siècle. “Les Thés de

Provence sont devenus Éléphant puis Lipton, en étant rachetés par Unile-

ver. Les ouvriers ont surmonté trois plans de licenciement, ont refusé les 100 000 euros que leur offrait le

machines en état de marche et ont

montant une Scop. Aujourd’hui, ils se diversifient en produisant aussi,

nant de parvenir à conquérir la

grande distribution. “Ils ont lancé

en plus du thé, des infusions entre

un appel à l’aide au mois d’août et

Ce sont ces produits qui seront ven-

tures. Lorsqu’ils sont venus au Grand

autres avec le tilleul des Baronnies.” dus en amont de la séance. Denis insiste sur l’importance de ce mou-

vement syndical en citant les usines

de Marseille et leur réquisition en 1944. “Ce furent les prémices de Fra-

lib. Pour contrer le plan Marshall des Américains, de Gaulle avait mandaté

Raymond Aubrac qui, avec l’aide du

ont reçu des dons pour payer les fac-

Rendez-Vous de la Ville, ils nous ont

dit qu’ils étaient encore fragiles mais qu’ils espéraient bien passer la bosse.”

Il ne suffit plus aujourd’hui de l’es-

pérer avec eux mais également d’acheter leurs produits. g

PCF, a relancé les usines. Jusqu’en 1947, 5000 ouvriers ont géré l’usine et c’était la première fois que l’enca-

drement discutait ouvertement avec eux. On se retrouve aujourd’hui avec un fonctionnement identique. Les

Fralib sont un laboratoire qui mérite

Cinéma Gérard Philipe Classé Art et Essai

Allez coucher ailleurs

tion ouvrière peut être efficiente.”

J.-C.L. LE 12

DÉCEMBRE À PARTIR DE 17 HEURES, DANS LE HALL DU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE, VENTE DE THÉS ET D’INFUSIONS SUIVIE, À 19 HEURES, PAR LA PROJECTION DU FILM 1 336 JOURS, DES HAUTS, DÉBATS, MAIS DEBOUT, EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR CLAUDE HIRSCH ET DE M.-C. AMATO, MEMBRE DE L’ASSOCIATION FRALIBERTHÉ. SOIRÉE DE SOLIDARITÉ ORGANISÉE PAR LE SADTV.

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

COUP DE PROJECTEUR

Un Cary Grant en jupette, toujours aussi farfelu, dans une comédie signée Howard Hawks, c’est le cadeau offert par Ciné Collection ce 14 décembre à 14 h 30.

Guédiguian renvoie aux calanques

Ouvrir la voix

LA VILLA

DE ROBERT

GUÉDIGUIAN

Dès qu’ils apparaissent à l’écran, on a l’impression d’être en famille, tant on les a vus ensemble dans les films

de Robert Guédiguian. Et ça tombe bien parce que, dans La Villa, Ariane

Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et

Gérard Meylan forment bien une Le 13 décembre à 20 heures, la réalisatrice Amandine Gay présentera son documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles.

Séances pour sourds et malentendants La Villa (7 décembre à 18 h 30) ; La Deuxième Étoile (14 décembre à 18 h 30).

N’attendez plus en caisse

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

Vous pouvez désormais acheter vos places sur internet. Rendez-vous sur www.ville-venissieux.fr/ cinema espace “e-billet”.

famille, tous frères et sœur qui se retrouvent au chevet de leur père (Fred Ulysse), victime d’un AVC. Le

film est généreux, à l’image de son

auteur, peut-être un peu trop et un peu trop démonstratif quand il affleure le thème des bons sentiments

retenue et en simplicité. La Villa reste

récit. Est-ce parce que le cinéaste a

baisses de régime, un regard égale-

avec l’arrivée de migrants dans le troqué son scénariste habituel, JeanLouis Milesi, contre Serge Valetti que l’on ne retrouve pas entièrement les

qualités, par exemple, de Marius et

Jeannette ? Avec la question de l’immigration clandestine qui vient interférer dans l’histoire familiale, on pense forcément au très beau film d’Aki Kaurismaki, Le Havre, tout en

un film sympathique malgré ses ment sur le temps qui passe, le vieillissement et la perte de ce en quoi on croyait. Dans la belle assemblée des

acteurs de Guédiguian, citons encore Jacques Boudet et Geneviève Mnich,

formidable vieux couple qui se bat contre la perte du caractère ouvrier

de la calanque marseillaise où ils vivent. g


SPORTS

Le rapprochement entre l’US Vénissieux et l’AS Minguettes Vénissieux semble lancé, bien lancé même. Les forces vives des deux entités œuvrent depuis des mois, multipliant les réunions communes, créant des commissions. Le futur grand club vénissian de football est sur les rails.

Jean-Pierre Chaix (USV)

PHOTO RAPHAËL BERT

18

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

Nordine Kari (ASM) On ne voit pas ce qui pourrait arrê-

US VÉNISSIEUX / AS MINGUETTES

ter ce processus de fusion. “Si,

Le premier étage de la fusion

A

ncien

de

dent

du

l’USV,

Jean-

qu’il n’y avait pas les bonnes per-

un exemple concret sur cette néces-

matique. Difficile de trouver meil-

de

sant les expériences des deux

dispose d’un logiciel de bases de

À l’ASM, Mehdi Gana et Nordine

Pierre Chaix, actuel prési-

“Vénissieux-le-bas”,

club

confirme

qu’il a connu bien des tentatives

de “mariage” entre les deux structures. “Tentatives avortées car ce

n’était pas le bon moment, et parce

sonnes. Aujourd’hui, en mutualiclubs, on va parvenir à constituer

quelque chose de cohérent, la création d’une nouvelle entité. Faisons table rase du passé, regardons la

réalité en face. Je vais vous donner

sité de mutualisation. À l’USV, on

données performant et complet sur le foot, mais on n’a personne pour le mettre en application. L’ASM,

qui n’a pas cet outil, compte dans

son équipe un jeune féru d’infor-

leure complémentarité, non ?”

Kari, dirigeants du club de “Vénissieux-le-haut”, sont tout autant

persuadés de la cohérence du projet. “Il y a le passé avec des moments exceptionnels vécus lors

d’accessions, de coupes remportées et d’années de temps forts ou

difficiles partagées avec des gens

Les féminines en éclaireuses Même si les deux clubs de foot vénissians n’en sont encore qu’au stade du flirt poussé, en attendant l’officialisation prochaine de leur union, on peut dire que les féminines ont un coup d’avance dans ce projet. Depuis quelques semaines, floquées du maillot fuchsia siglé “Pôle féminin Vénissieux 69 Football”, deux équipes vénissianes participent déjà à des championnats. “Et elles se débrouillent plutôt bien”, s’enorgueillit Samir Daouadji, dirigeant de l’USV et entraîneur de deux équipes de jeunes, les U16 et U18. Pour Sif El Islam, responsable à l’ASM, entraîneur des U13 et U14, cette entente tombe à pic. “Depuis avril, conscient des difficultés à constituer des équipes féminines dans deux ou trois catégories, notamment chez les U18, on s’est rapproché de l’USV pour faire face à nos manques. Le club du centre pouvait par exemple s’appuyer sur des joueuses en U18. Il était

temps de passer au-dessus des pseudo-mésententes entre les deux clubs.” Lors d’un entraînement parmi tant d’autres, un lundi au stade Delaune, Sophia (14 ans), ancienne licenciée à l’USV, tacle gentiment et verbalement Sonya et Milka (15 ans), à l’AS Minguettes depuis deux ans. Fabiola, du haut de ses 14 ans, et Irem, l’aînée du groupe issue des Clochettes, disent leur passion du foot. Les querelles de clocher les indiffèrent : “On n’est ni USV, ni ASM, tout simplement Vénissianes.” Avec Kenza, Warda, Aïda, Tuyfia, Souima, Najia et encore Dana, elles sont les nouvelles forces vives du pôle féminin qui compte 78 footballeuses (24 en U9, 15 en U11 et autant en U13 et U15, et 9 en U18). Et ne risquent pas d’être inactives : en janvier, période de trêve, elles sont engagées en coupe du Rhône de futsal.

passionnés. Actuellement, sur le

plan sportif, on fait du surplace, avec de nouveaux dirigeants, de

nouveaux joueurs, de nouvelles mentalités. Fédérer tout ce beau

monde est devenu nécessaire, afin

de créer une nouvelle dynamique… et un nouveau club. À l’ASM, on a

toujours voté pour la fusion. Et entre nous, un club de 1 200 ou

1 400 licenciés aura toujours plus

de poids que deux associations sportives de 600 ou 700 personnes. Enfin, les deux clubs viennent de créer un pôle féminin commun qui

est déjà opérationnel (lire cicontre). Encourageant, non ?”

glisse, amusé Jean-Pierre Chaix :

que l’une des deux assemblées générales extraordinaires prévues début 2018 mette son véto. Mais je n’ose y croire.”

UN SEUL CLUB

DÈS LA PROCHAINE SAISON ?

Bien évidemment, pas question que cette jonction se résume à créer une équipe senior de haut

niveau. “La réflexion est globale, avance Salim Lemchema, adjoint de Jean-Pierre Chaix. Pour que le projet aboutisse, il faudra créer des passerelles avec les parents, l’Édu-

cation nationale, les entreprises, les décideurs…”

Du côté de la Ville, Andrée Loscos,

adjointe au maire déléguée aux

sports, reste attentive. “On laisse le soin aux dirigeants et forces vives

des deux clubs de peaufiner un projet qui nous tient à cœur”, déclare-

t-elle. Francis Rambeau, président

de l’Office municipal du sport de Vénissieux, “souhaite que cela se

fasse”, et confirme qu’il fera tout pour aider cette nouvelle entité.

“Le calendrier prévisionnel est éta-

bli, annonce le président de l’USV. Jusqu’à la fin de cette année, le pro-

jet va être affiné par les différentes

commissions. En janvier, il sera présenté aux deux entités qui, en février, valideront ou non les nou-

veaux statuts présentés lors des assemblées extraordinaires. Vali-

dés, ils seront déposés en mars pour nous permettre de démarrer dès septembre prochain.” g

DJAMEL YOUNSI


SPORTS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

RUGBY FÉMININ

AGENDA

Une section Élite à Jacques-Brel

Samedi 9 décembre ● L’équipe de futsal de Vénissieux Minguettes reçoit Beaucaire futsal au gymnase Jacques-Anquetil, à 16 heures. ● Les footballeurs de l’US Vénissieux accueillent Villefontaine au stade Laurent-Gérin, à 20 heures. ● Les handballeurs du VHB accueillent Annecy-le-Vieux au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45.

19

NATATION

Le trophée pour Décines

Dimanche 10 décembre ● Les

rugbymen de l’USV reçoivent Culin au stade Laurent-Gérin, à 15 heures.

Du lundi 11 décembre au vendredi 15 décembre PHOTO RAPHAËL BERT

● Vénissiades

L’objectif des jeunes filles : intégrer l’équipe féminine du LOU. Depuis le début de l’année, la section de rugby

joueuses de Brel ont battu les équipes de

enrichie d’une section “Centre Élite” pilotée

Championne de France et 3 l’an dernier.

féminin du lycée polyvalent Jacques-Brel s’est par Norbert Meyssirel, prof d’EPS, responsable

de la section rugby. Sur les 24 jeunes filles de

la section, neuf font partie de l’Élite. Elles ont été repérées dans différents clubs. Elles vien-

nent de l’Ain, du Rhône, du Nord-Isère, du Jura. Et vivent en internat au lycée Tony-Gar-

nier. L’objectif est d’intégrer l’équipe féminine du LOU. Elles bénéficient de cinq entraîne-

ments par semaine plus deux en clubs, contre

trois entraînements et deux en clubs pour les autres filles. Toutes sont entraînées par Nor-

bert Meyssirel et Mélissa Lebœuf, joueuse au LOU. Elles bénéficient également des conseils du préparateur physique du club lyonnais.

Les résultats sont à ce jour encourageants: il y a trois semaines lors du Tournoi du Sud, les

Chambéry et de Montpellier, respectivement e

Dans les mois prochains, les 24 filles ont un

programme chargé: elles vont participer au championnat académique à Rillieux-la-Pape, au championnat de France qui regroupe les

douze meilleurs lycées de France à Limoges, et, comme l’an dernier, au Tournoi des six

stations. Puis elles effectueront leur première

tournée, du 2 au 7 avril, en Italie. Deux

matches sont d’ores et déjà programmés à Rome et Pompéi. Les joueuses de l’Élite ont par ailleurs eu la chance d’être aux premières

loges — en qualité de ramasseuses de ballons

— du match qui a récemment opposé la France à la Nouvelle-Zélande au Groupama Stadium de Décines. g

M.F.

COUPE DE FRANCE DE HANDBALL Vénissieux jouera son 16e de finale à Villeurbanne

C’est confirmé : faute d’avoir pu disposer du gymnase Jacques-Anquetil, seule enceinte

sportive de Vénissieux homologuée pour recevoir un 16e de finale de coupe de France,

Vénissieux Handball va accueillir l’ogre nîmois (second de l’élite juste derrière Montpellier et devant le PSG) à la salle des Gratte-Ciel de Villeurbanne.

Le match est programmé samedi 16 décembre, à 20 heures. Pour rappel, le gymnase Tola-

Vologe ne remplit pas le cahier des charges pour une compétition accueillant un club de

hand de l’élite. Quant au gymnase Jacques-Anquetil, il est retenu pour un long week-end

de danse sportive (du samedi 16 décembre au dimanche 17 décembre) et ne pouvait donc

pas recevoir cette affiche. Dommage. “C’est un crève-cœur pour la ville”, a indiqué Benoît Depierre, directeur des sports à Vénissieux.

Située le long du cours Émile-Zola, la salle des Gratte-Ciel de 1 200 places présente un incon-

vénient majeur : les places de parking jouxtant l’enceinte sont rares, puisque souvent “réquisitionnées” par les riverains. Pour les amateurs de hand, il faudra se montrer patient ou préférer le métro à l’auto. Et pour les inconditionnels du VHB… croire au miracle. g

d’hiver : badminton, escalade, escrime et rugby aux gymnases Triolet, Colas, Vologe, Albalate et Besson et au stade Laurent-Gérin, de 9 heures à 11 h 15 et de 14 heures à 15 h 45.

Mercredi 12 décembre ● Récompenses aux scolaires de la Foulée vénissiane, manifestation organisée par la Ville, l’OMS et l’AFA Feyzin/Vénissieux au siège de l’OMS, à partir de 18 heures.

Samedi 16 décembre ● Gala

de danse sportive organisé par Lyon Métropole Danse Sportive au gymnase Jacques-Anquetil, de 9 heures à 22 heures. Le lendemain, suite et fin jusqu’à 13 heures. ● Compétition de gym ouverte aux écoles de sport au gymnase Tola-Vologe, de 13 heures à 19 heures. Rencontre des Maîtres de natation organisée par le CMO-V au centre nautique intercommunal, de 16 heures à 20 heures. ● Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes accueillent Valence FC au stade Laurent-Gérin, à 18 heures.

Dimanche 17 décembre ● Les basketteurs du CLAM-V accueillent l’Éveil sportif jonageois au gymnase AlainColas, à 15 heures.

Mercredi 19 décembre ● Kid

de Noël, compétition d’athlétisme organisée par l’AFA Feyzin/Vénissieux au gymnase MichelineOstermeyer, à 18 heures.

Vendredi 22 décembre ● Gentleman

bouliste 2017 au boulodrome Legodec, à partir de 17 h 45.

Les Vénissians se sont fait souffler la cinquième place par les Grenoblois pour deux petits points. Le CMO-V a le sens de l’hospitalité. Après Rillieux qui était reparti l’an dernier avec la Coupe de la Ville de Vénissieux sous le bras, c’est au tour de Décines de

s’emparer du fameux trophée. Dimanche 26 novem-

bre, dans une piscine Auguste-Delaune embuée comme jamais, pas moins de 180 compétiteurs issus

de six clubs (Rillieux Natation, Décines Aquatic Club, Lyon Natation, Caluire Natation, Grenoble Natation et le CMO-Vénissieux) se sont défiés sur courtes dis-

tances. “Ce sont les catégories Avenir (moins de 10 ans)

et Espoir (moins de 13 ans) qui sont concernées aujourd’hui, expliquait Denis, un des incontournables bénévoles de la réunion nautique. Ce qui est encourageant, c’est de voir que de nouveaux parents (Cathe-

rine, Caroline, Nicolas, Valérie et Gérald) ont assuré la

bonne gestion de cette journée. Ils ont suppléé certains de nos dirigeants partis à Clermont avec un groupe de

compétiteurs pour les championnats de ligue Auvergne Rhône-Alpes.”

Dans le bassin de 25 mètres des Minguettes, la moin-

dre place obtenue valait son pesant de points : 12 pour le vainqueur, 8 pour le 2e, 6 pour le 3e… et même

1 pour le 8e. Une fois encore, les habituelles têtes de liste vénissianes ont été de la fête. D’abord Tom Jaco-

melli, deux fois “bronzé” sur 100 m nage libre et dos,

Hugo Naglieri, second sur 200 m nage libre, et Ceylan Guennouni, 3e sur 100 m papillon et 2e sur 50 m dos. Enfin, Janayna Carbonnel est montée sur la 3e marche

du podium sur 100 m dos. Nul doute, les jeunes nagent dans le sillage de leurs aînés qui ont brillé le

même jour à Clermont : Maëva Guillaume (1re sur

100 m libre), Guillaume Walch qui en fait autant sur 50 m, tout comme un certain Olivier Verbrugghe, intouchable sur 50 m dos. g

Palmarès de la Coupe de la Ville de Vénissieux 1er : Décines AC (462 points), 2e : Rillieux (420 points), 3e : Lyon Natation (387 points), 4e : Caluire (123 points), 5e : Grenoble (102 points) et 6e : le CMO-Vénissieux (100 points).

Les Vénissians aux championnats de ligue Auvergne Rhône-Alpes - Maëva Guillaume, 1re sur 100 mètres brasse (1'15”27) et également sur 200 m (2’39”55). - Guillaume Walch remporte le titre sur 50 m nage libre (23”19) et obtient l’argent sur 100 m nage libre. - Olivier Verbrugghe, 1er sur 50 m dos (27”73) et 4e sur 100 m dos.


SPORTS

20

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

TENNIS DE TABLE

Le Charréard bien installé en Région Club de quartier, l’ALC de Vénissieux a forcément des ambitions mesurées. Ce qui ne l’empêche pas de progresser. uand il évoque les chances

Q

dans une autre poule, le sort était

engagées en Régionale 3,

“On avait assuré le maintien,

comporte en éternel optimiste. “On

(10-4) en dépit des succès de Steve

Dragan Stamenkovic, le président de

l’Amicale laïque du Charréard, se

peut encore accéder en Régionale 2, à l’occasion de notre déplacement à Voreppe, samedi 9 décembre. Un suc-

cès est indispensable et, dans le même temps, une défaite du leader Monté-

limar devant Décines arrangerait nos affaires.”

Pour en arriver là, les Vénissians se devaient d’écarter Cheylard au gymnase du Charréard samedi 25 novem-

bre. Ce que les pongistes de l’ALCV ont réussi, malgré une entame de

match approximative. Comme il en a l’habitude, Jérémie Veyrenc a mon-

scellé depuis une quinzaine de jours.

confirme le président. Le revers concédé à Manthes ce 25 novembre

Chillet et du double dans lequel j’étais engagé avec Chillet, n’était finalement Sur un plan général, le club du Char-

réard joue la stabilité parfaite.

Dragan Stamenkovic Président de l’Amicale laïque du Charréard

peu ou prou compensés par l’arrivée

Peut-on dresser un mini-bilan

Aujourd’hui, à une année de la

vénissian, le VRTT du Moulin-à-Vent.

sidence ?

voir une équipe s’inviter à un

dernier, les quelques départs ont été

de deux pongistes de l’autre club “J’aurais souhaité une mutualisation de moyens avec le CORVI, club d’en-

treprise de Renault Trucks, ajoute

Stamenkovic, mais c’est compliqué,

naires, Jérôme Gessi et Frédéric Cha-

augmenter le nombre de pongistes,

Chassan a fait ce qu’il a pu. “N’ou-

blions pas que notre match nul

concédé le 18 novembre en Ardèche l’a été dans des conditions un peu spé-

ciales, on n’y voyait presque rien dans la salle des pongistes du Teil. Notre adversaire a su nous faire déjouer.”

Concernant l’équipe réserve enga-

QUESTIONS À

Presque autant de licenciés que l’an

sa salle est installée dans le site même

pot. Bien que souffrant, Guillaume

Les deux équipes seniors vénissianes avec le président Stamenkovic à l’extrême gauche.

qu’anecdotique.”

tré la voie, invaincu, donnant des idées de succès à deux de ses parte-

PHOTO CARLOS SOTTO

des deux équipes seniors

de l’usine. On pourrait facilement

notamment chez les jeunes — quand on avait invité des écoliers du Charréard, on avait attiré une cinquantaine d’enfants

— mais il nous

faudrait faire appel à un éducateur

après vos trois années de pré-

Il est positif. Pour un club d’une bonne cinquantaine de licenciés,

on a réussi de bonnes choses, comme le fait de compter sur

deux équipes seniors en Régionale. Et sur le plan convivial, on est exemplaire. D’ailleurs, je pré-

fère que l’on parle de présidence

arrêtés ?

vous aviez des objectifs bien Évidemment. Ne pas faire moins

DJAMEL YOUNSI

jour ?

Pour tout vous dire, je devrais mettre fin à ma mission en 2018.

Je ne suis pas du genre à multiplier les années de présidence.

semble mission impossible…

get…” g

gée également en Régionale 3, mais

nesse ne serait que du bonus.

dents.

En acceptant la présidence,

bien que l’ancien président.

rait nous arriver le 16 décembre.

Vous semblez faire du surplace

Et ensuite, développer le pôle jeu-

Vos deux équipes seniors ne

dence unique. On est tous prési-

classe à la mi-saison. Ce qui pour-

niveau national ou pré-national.

collégiale plutôt que de prési-

diplômé. On n’en a pas les moyens et par ces temps de réduction de bud-

fin de ma mission, j’espère encore

sont qu’en Régionale 3, cela Le tennis de table est l’une des

rares disciplines où l’on peut grimper de deux divisions sur

une seule saison, grâce au système des play-off de décembre

qui permettent de sauter une

avec quelque 55 licenciés à ce Attention de ne pas voir trop haut pour le plaisir de faire du chiffre.

Le club a eu jusqu’à 80 licenciés, impossible à gérer sur du moyen terme. De plus, à l’époque, les

structures ne suivaient pas. En

2017, grâce à la Ville, on a un équipement fonctionnel, rénové,

on peut progresser. Mais jusqu’à

65-70 pas plus. Il faut des gens, de surcroît bénévoles, pour donner

la main. Pas facile. C’est ce qui nous empêche de développer le pôle jeunesse. g

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Handball

Twirling-bâton

à l’avantage des Iséroises (55-51). Du coup,

Minguettes Futsal a pris le meilleur sur

Belle victoire des handballeurs vénissians,

les Vénissianes reculent au 7e rang de Na-

Reims Métropole (6-3), et se repositionne

En coupe du Millénaire (Arras), l’Amicale

samedi dernier à Marsannay, en Côte-d’Or

tionale 3. Dans le même temps, mais au

en 5e place de Division 2.

Laïque du Charréard a brillé. Stéphane Mo-

(32-29). Succès qui leur permet d’occuper la

gymnase Alain-Colas, les basketteurs du

seconde place du championnat. Hélas, deux

CLAM-V ont disposé de Val-de-Saône (85-75),

des artificiers, Antoine Valentin et Axel Va-

un 3e succès qui ne leur permet pas de quit-

En coupe régionale de karaté full-contact

lendru, se sont sérieusement blessés, ils ra-

ter la 11 place de Pré-régionale. L’équipe

light, les 17 compétiteurs du Bunkaï ont

teront le match de coupe du 16 décembre.

masculine de l’ALVP n’a rien pu faire à Saint-

ramené 16 médailles de la Maison du judo

Louis Fontaines, battue 71-54. Elle s’enlise

(Lyon 3e). Les benjamins Mahira Bensaïd

Après avoir obtenu son 1er succès de la sai-

en 9e place de Régionale 2.

(- 35 kg) et Hamza Bouammar (- 45 kg) ainsi

son, il y a quinze jours, face à Ozon (19-17),

que la senior Mélanie Safar (55 kg) sont les

le XV de l’USV s’est incliné, dimanche à Pont-

trois médaillés en or. En coupe du Rhône,

de-Chéruy (19-10). Les Vénissians restent

Mathieu Gréco a pris la médaille d’argent.

bons derniers de Promotion d’honneur.

Basket

e

Délocalisé dimanche au gymnase JacquesBrel, le match entre les basketteuses de l’ALVP et La Tronche-Meylan a tourné

Futsal Samedi en Champagne, l’AS Vénissieux

reira en danse solo senior, puis en duo avec

Karaté contact

Laurie Parcero, a obtenu sa présélection pour le Bâton d’Or de janvier, à Montargis.

Rugby


SPORTS

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

21

CIRCUIT NATIONAL D’ÉPÉE

Stolz, nouvelle fine lame à Vénissieux Malgré une affluence à la baisse, la 18e édition réservée aux meilleurs tireurs français a donné lieu à une finale de haut niveau entre Olivier Stolz, le vainqueur, et Nelson Lopez-Pourtier, un ancien Vénissian. l y a eu une certaine logique,

I

enregistré que 168 inscriptions,

fines lames à Vénissieux. La

taine de forfaits en raison des condi-

classé 6e tireur français. Il a dû s’es-

dimanche, on a eu droit à des éli-

lors de ce long week-end des

18 édition du circuit national mase

culin d’épée réservée aux seniors

a consacré Olivier Stolz, 27 ans, crimer ferme pour s’imposer à la

touche décisive (14 à 13) face à Nelson Lopez-Pourtier, 22 ans, ancien

Vénissian parti prendre de la bouteille à Saint-Gratien, désormais pensionnaire à l’INSEP et intégré

auxquels se sont ajoutés une vingtions climatiques et du froid qui a sévi depuis vendredi”.

Avant les phases finales du minatoires relevées, samedi, dès

14 heures, sur les deux gymnases

Guimier et Anquetil. Ce sont précisément 148 escrimeurs qui y ont

pris part, avec notamment l’ensemble des tireurs vénissians. Et en bout de soirée, Stéphane

Vienne, 12e l’an dernier lors de la

Pour l’édition 2017, la qualité des assauts a visiblement séduit les organisateurs vénissians.

de Vénissieux Escrime, “il est dom-

17e édition du circuit, s’est hissé

au 9 rang des qualifiés. Loin der-

(39e), Béranger Vachet (40e), Alexis

Para (44 ) et Hervé Lapierre (47 ).

(115e), et Aurélien Tivilier (133e),

bien en retrait sur le plan national

quelque peu la fête. Nous n’avions

pour le lendemain, Hubert Guy

Seuls Julien Perrot, longtemps

Escrime, n’ont pu obtenir le

on encore assister à des prouesses

dans le Top 10 des épéistes natio-

naux. Comme l’a fait remarquer Elsa Aubel, la nouvelle présidente

mage que la météo ait gâché

QUESTIONS À

e

rière, mais tout de même invités

e

blessé ces dernières semaines

Est-ce la complexité du système

de repêchage imposé par la fédé-

dans la convivialité parfaite, on a de nouveau pro-

posé des initiations à l’escrime pour les petits, avec

armes en plastique. Toujours un moment de détente très apprécié.

J.G. : Sur le plan sportif, la consécration de deux

tireurs de haut niveau, précis, fluides et rapides, deux champions qui se ressemblent un peu. Je remarque que pour s’imposer, il faut être grand.

d’un tournoi relevé, une organisation réussie je

crois, on a même pu négocier des repas avec la

Que faut-il retenir des prestations des Vénissians ?

J.G. : On ne peut jouer les premiers rôles, on est à

notre place, même si Lapierre a confirmé son expé-

rience en terminant 10 . J’attendais un peu mieux e

Maison Gamboni pour les épéistes. Seul bémol, le

de Vienne, au-delà des trentièmes places. Il est dif-

que lors des précédentes éditions) en raison de la

de haut standing comme Saint-Gratien (deux

nombre de participants (une quarantaine de moins météo. Et dimanche, les tireurs qui le voulaient

fameux sésame.

LAPIERRE 1 VÉNISSIAN

avaient droit à une séance de kiné. Pour rester

E.A. : De la qualité au niveau des compétiteurs lors

l’ancien président de Vénissieux

ENCORE N°

Elsa Aubel Présidente du club Julien Guichardan Maître d’armes

Quel bilan dressez-vous de cette 18e édition ?

e

ficile pour Vénissieux de rivaliser avec des clubs tireurs dans les trois premiers) ou Beauvais. g

ration française d’escrime qui a

déstabilisé certains compétiteurs ?

“Pas seulement, a expliqué Julien Guichardan,

maître

d’armes

vénissian. Cette compétition est un

peu particulière, elle réserve souvent des petites surprises. L’épée,

au contraire du sabre et du fleuret, offre cette part d’incertitudes. Et il

faut vraiment être prêt mentalement dès les premiers assauts pour éviter la désillusion. Alexandre

Blaszyck, un des favoris du circuit, a échoué dans son long parcours,

s’inclinant deux fois en poule, et se

faisant éjecter des places d’honneur par Stolz, le futur vainqueur, lors du tableau de 32 (15 touches à 9).”

Il ne fallait pas attendre monts et merveilles des épéistes vénissians,

depuis quelques longs mois. Allait-

d’Hervé Lapierre (10e l’an dernier)

ou de Stéphane Vienne (12e) ?

Passé par les repêchages, le premier nommé a peiné pour passer

“les 64es”, devançant le Parisien

Julien Lhotellery d’une touche, puis il a écarté plus aisément Emmanuel Girin, le voisin de Lyon Épée Métropole (15 à 6), avant de

s’incliner à la régulière (15-6) face

à Stolz. “J’ai quand même quelques regrets sur ma dernière prestation face à Mattéo Duclos (défaite 15 à

12). Il y avait mieux à faire, il y a eu de la précipitation.”

Désormais installé à Meximieux,

près de son activité professionnelle, Hervé Lapierre s’entraîne à Ambérieu, tout en gardant sa

licence à Vénissieux. Et une fois de plus, à 38 ans, il a été le plus

en vue des tireurs vénissians. Alexis Para a fini 34e, Béranger

Vachet, 55e, et Stéphane Vienne,

64e. g

DJAMEL YOUNSI


22

AU QUOTIDIEN

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

C’EST MON DROIT

BON À SAVOIR

Un spam par SMS

voyer le numéro depuis lequel vous avez

d’un inconnu vous

pour les clients Bouygues Telecom, Orange,

incitant à rappeler un numéro surtaxé

de

type

“089...”, “081…” ou

“082…”. Ce SMS

peut faire miroiter un gain à une loterie par exemple. De telles pratiques peuvent

relever de la tentative d’escroquerie, punie par la loi. Vous pouvez aussi recevoir des offres commerciales par SMS sans volonté

d’arnaque, vous signalant juste des promotions ponctuelles. Dans ce cas, l’entreprise

propose généralement d’envoyer le message “STOP” en réponse pour faire cesser ces sollicitations.

Pour bloquer l’expéditeur des SMS indésirables, transférez le texto en question au

33 700, un service public. Vous recevez

ensuite un message vous invitant à ren-

reçu ce SMS abusif. Ce service est gratuit

SFR, NRJ Mobile, Crédit Mutuel Mobile, CIC Mobile, Cofidis Mobile et Auchan Telecom. Pour les autres opérateurs, il peut coûter

le prix d’un SMS normal. De plus, certains

opérateurs proposent des applications qui

bloquent les spams vocaux ou par SMS. Renseignez-vous auprès du vôtre.

Attention, les appels ou textos purement

EXPRESS

délit.

Matinée boudin à la chaudière

liste “Bloctel”, en quelques clics et gratuite-

La Fnaca de Vénissieux organise sa matinée boudin à la chaudière dimanche 10 décembre à partir de 8 heures sur le parking derrière le supermarché Casino du centre-ville. Dégustation, vente, buvette.

du harcèlement téléphonique, qui est un Un bon conseil : en vous inscrivant sur la ment, vous êtes protégé contre le démar-

chage commercial téléphonique abusif : www.bloctel.gouv.fr. g

SAVOIR PLUS ? PRENEZ RENDEZ-VOUS AVEC LA

DE JUSTICE ET DU DROIT DE VÉNISSIEUX AU

MAISON 04 72 90 18 20.

PRATIQUE Tous les mois, un point conseil d’architecture Le 3e jeudi de chaque mois, le Conseil d’architecture et de l’environnement Rhône Métropole (CAUE) vous accueille à l’hôtel de ville, sur rendez-vous uniquement au 04 72 07 44 55. Pourquoi ? Parce que votre projet est important et qu’il participe à la qualité du territoire et des paysages.

Alors qu’initialement, le Sytral n’avait prévu d’équiper en 3G/4G que les stations de métro, c’est finalement l’intégralité du réseau souterrain qui en sera doté. La connexion sera donc possible dans les rames et tunnels des quatre lignes de métro et du funiculaire. La coordination du chantier a été confiée à Orange, qui travaillera cependant avec les autres opérateurs “pour permettre une couverture optimale”. L’exploitation du service sera effective fin 2019.

malveillants (insultes, menaces…) relèvent

BESOIN D’EN

Comment ? Un architecte conseiller vous recevra pour examiner votre projet. Les projets doivent être pris le plus en amont possible : après l’achat d’un terrain ou d’un bâtiment existant ; après le dépôt du permis de construire ou d’un bâtiment existant ; avant la signature d’un contrat d’architecte ou de

construction de maison individuelle. Se préparer Pour une réponse adaptée et personnalisée, il faut apporter l’ensemble des pièces : photos du terrain, du bâtiment et des abords, plan de situation, règlement du document d’urbanisme (PLU ) et la liste de ses besoins.

Rédaction : 1, rue Gambetta 69200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargée de publicité : Caroline Goursolle ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

Loto de LSR L’association Loisirs et Solidarité des Retraités de Vénissieux et Saint-Fons organise son traditionnel loto annuel le samedi 16 décembre à 14 heures salle Jeanne-Labourbe (Parilly). Renseignements : 04 72 21 82 37 / 06 84 00 44 29.

Jour de l’an du PCF Comme il est de tradition tous les deux ans, la section du PCF organise son réveillon du Jour de l’an. Menu : feuilleté de volaille et morilles sur jeunes pousses, filet de sandre sauce champagne avec légumes d’accompagnement, 1/2 saint-marcellin ou fromage blanc, entremets façon forêt noire. 2 bouteilles de vin (blanc et rouge) pour 6 personnes. DJ et cotillons. Participation aux frais : 48 euros, enfants de 6 à 12 ans : 25 euros. Inscriptions au 06 89 50 61 68 04 72 50 44 34 - 06 35 29 37 75. Ou par mail : pcf.venissieux @wanadoo.fr

Soirée déguisée décalée

24h. /24 Chambre funéraire

MENUS DU 7 AU 22 DÉCEMBRE

La 4G dans le métro fin 2019

Spams par SMS, que faire ? est un texto venant

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES

Organisation complète d’obsèques toutes communes 49 chemin de Feyzin 69200 Vénissieux tél. 04 72 50 15 55 www.durin-pruvost.fr contact@durin-pruvost.fr Indépendant depuis 1978

Le centre social de Parilly organise une soirée déguisée décalée vendredi 15 décembre à partir de 19 heures. Au programme : repas partagé, bal avec DJ, atelier photos, flash mob. Une seule condition : venir déguisé ! Soirée gratuite, ouverte à tous, sur inscription jusqu’au 12 décembre. Centre social de Parilly, 27 bis, avenue Jules-Guesde. Tél. : 04 78 76 41 48.

Jeudi 7 : taboulé à la menthe, vinaigrette maison, gigot d’agneau froid, mayonnaise, gratin de potiron, Saint-Albray, fruit de saison*, pain*. Vendredi 8 : salade de lentilles, vinaigrette maison, filet de merlu citron échalote, beignets de brocoli, yaourt aux fruits*, pain*. Lundi 11 : tarte saumon épinards, rôti de dinde au jus, haricots verts persillés*, Croc’lait, compote de pommes abricots, pain*. Mardi 12 : salade verte, croûtons, vinaigrette maison, gratin de poisson aux fruits de mer, semoule*, liégeois au chocolat, pain*. Jeudi 14 : carottes râpées*, vinaigrette maison, jambon blanc (porc), cornichons ou omelette nature, purée de céleri maison, fromage blanc nature*, poisson, sablé au chocolat, pain*. Vendredi 15 : salade verte, tomme de brebis, vinaigrette maison, choucroute de la mer (poisson blanc, saumon crevette et pommes de terre), fruit de saison*, pain*. Lundi 18 : tarte au fromage, sauté d’agneau au curry, beignets de salsifis, gouda*, fruit de saison*, pain* . Mardi 19 : mélange chou rouge et blanc*, vinaigrette maison, blanquette de la mer (cabillaud et tagliatelles), tomme noire, fruit de saison, pain*. Jeudi 21 (en attendant Noël) : mâche, noix, mimolette, vinaigrette maison, escalope de poulet fermier sauce suprême, pommes de terre en étoile, bûche de Noël, clémentine*, père Noël en chocolat, pain* Vendredi 22 : salade verte et accras de poisson, vinaigrette maison, paupiette de saumon à la bahianaise (lait de coco, tomate, poivron), gratin de choufleur*, crème dessert caramel, pain*

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : 15 Police secours : 17 Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 3919

Urgences médicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine 04 72 89 40 62

Sécurité COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël. 04 72 50 04 76


HISTOIRE

Mercredi 6 décembre 2017 - n° 636

23

Et la lumière fut ! Un simple interrupteur nous donne aujourd’hui la lumière. Derrière ce geste banal, se cache un progrès fondamental accompli au XIXe siècle : faire reculer la nuit. Mais les Vénissians ont dû attendre l’aube du XXe siècle pour y voir clairement, non sans quelques bras de fer avec la puissante Compagnie du gaz de Lyon.

arrivée de la nuit amenait

L’

tour arrive en avril 1882, lorsqu’un

avec elle l’impossibilité de

propose à la commune de la doter

pour éclairer le logis, mais sa clarté

celles proposées par la puissante

PAR : ALAIN BELMONT

travailler, de se déplacer, ou de se

protéger des dangers de l’extérieur. Il y avait bien la cheminée ne dépassait pas quelques mètres.

Quant aux bougies ou aux lampes à huile, elles coûtaient une petite

fortune, et dispensaient encore

moins de lumière : juste de quoi voir ses pas, et pas une goutte au-

delà. Sitôt le jour tombé, à moins

que la lune ne se montre géné-

reuse, les Vénissians d’antan évitaient donc de sortir de chez eux.

Ils redoutaient la nuit. Le XIXe siè-

cle met un terme à ces craintes venues du fond des temps.

Les lanternes sont d’abord bien rares ; à raison d’une ou deux par rue, prodiguant une lumière blafarde, elles font plutôt office de points de repère que de véritables lampadaires. Dans les années 1830, les grandes

villes de France s’équipent d’usines

qui, en brûlant du charbon, fabriquent un gaz capable d’éclairer les

rues et les bâtiments. Lyon se dote

de sa première usine à gaz en 1833

et commence, dans la foulée, la

ingénieur du nom de James Perrin, d’un réseau de conduites de gaz et de becs d’éclairage. Ses conditions

s’avérant plus avantageuses que

PHOTO DR

l’obscurité complète, et

Compagnie du gaz de Lyon (la

Dans les rues, les becs de gaz sont mis en fonction sitôt la nuit tombée, par des allumeurs de réverbères. Mais par mesure d’économie, ils sont coupés vers minuit.

avec lui un contrat d’exclusivité

délabres illuminent le perron de la

habitants ont la possibilité de sous-

chiche. Dans les rues, les becs de

Mais la Compagnie lyonnaise a

ler le symbole de la République de

leur logement en gaz d’éclairage.

nuit tombée, par des allumeurs de

CGL), la municipalité signe aussitôt pour les trente années à venir.

plus d’un tour dans son sac. Faisant

comme si de rien n’était, la CGL s’entend avec les principaux industriels de Saint-Fons, qui est encore

à l’époque un quartier de Vénis-

sieux, pour leur fournir du gaz. Puis elle creuse des tranchées à travers les chemins menant à l’usine

Saint-Gobain, en prétendant qu’ils sont privés, et échappent de ce fait

au traité officiel ! Le maire de

Vénissieux entame aussitôt un procès contre la CGL. Hélas, la com-

mune pèse bien peu face aux millions de la Compagnie. Découragé, l’ingénieur Perrin déclare forfait et cède son contrat à la CGL.

Vénissieux n’a plus d’autre choix

que d’avaler cette couleuvre. Dès

l’automne 1882, l’entreprise lyon-

naise équipe de canalisations la route de Vienne jusqu’à Saint-Fons,

ce qui permet d’éclairer au passage

le quartier du Moulin-à-Vent. S’ou-

toute nouvelle mairie, faisant bril-

l’incarnation du progrès. Puis

chaque année apporte ses nou-

velles conquêtes, à Parilly en 1899, à La Borelle en 1900, rue du Pro-

fesseur-Roux en 1903, rue de la Verrerie en 1908, et jusqu’à la rue Jean-Macé en 1930, l’une des der-

nières équipées. Les lanternes sont

d’abord bien rares ; à raison d’une

ou deux par rue, prodiguant une lumière blafarde, elles font plutôt

office de points de repère que de

véritables lampadaires. Aussi la

municipalité lutte pied à pied contre la Compagnie pour en obte-

nir de nouvelles : en décembre

1883,

elle

exige

ainsi

l’installation d’une lanterne sup-

plémentaire sur le chemin de

halage à Saint-Fons, un “endroit très dangereux pour la circulation dans la nuit”.

NOMBREUSES RÉCLAMATIONS

bataille contre l’obscurité. La ville

vrent alors des décennies de tran-

Les rues ne sont pas les seules à

attend encore un demi-siècle les

toute la commune. En février 1883

ture du traité liant la commune à

devient lumière. Vénissieux, elle, fruits de cet immense progrès. Son

chées pour étendre le réseau à vient le tour du village : deux can-

voir la nuit reculer. Dès la signa-

la Compagnie du gaz de Lyon, les

crire un abonnement pour équiper Avec juste un détail de taille, le prix

de l’abonnement s’établit pour eux à 35 centimes le mètre cube, contre

25 centimes pour les bâtiments

communaux. Arrive l’inévitable : dès 1883, “de nombreuses réclama-

tions” sont adressées au maire “par les habitants de la commune sur la

cherté du gaz consommé par ces derniers”. Qu’à cela ne tienne ! La Compagnie,

grand

seigneur,

concède une diminution de tarif, à condition que son contrat coure

jusqu’en 1942 au lieu de 1912, prolongeant ainsi de 30 ans la conces-

sion initiale. Un nouveau bras de fer tarifaire l’oppose aux consom-

mateurs en 1898, avec le même résultat. Du coup, l’on assiste à une démocratisation du gaz d’éclairage

qui, réservé aux riches dans les années 1880, devient la norme dans les foyers populaires à l’aube du XXe siècle. Les romans de Jules

Verne se muent en réalité, jusque

dans la moindre ferme vénissiane.

Reste un ultime progrès à faire, rendre la lumière artificielle moins

gaz sont mis en fonction sitôt la réverbères employés par la Compa-

gnie. Mais par mesure d’économie, ils sont coupés vers minuit : c’est à ce moment-là, le 30 juin 1891, que

Jean Avenain, qui “était occupé à éteindre les réverbères sur la place

de Vénissieux, fut brusquement

entouré par une bande de jeunes gens ivres. Après avoir grossière-

ment insulté Avenain, les chenapans se précipitèrent sur lui, le rouèrent de coups et le laissèrent pour mort

sur la chaussée”. Le malheureux s’en tira avec un œil crevé, malgré

les secours prodigués par les voisins réveillés par le bruit. Vingt

ans plus tard, en 1911, l’éclairage

public était étendu à toute la durée de la nuit. Il était temps. Depuis quelques années déjà, la Compagnie du gaz affrontait un

redoutable concurrent, qui allait

bientôt la supplanter : la fée électricité. g

SOURCES : ARCHIVES DU RHÔNE, O 1862. ARCHIVES DE VÉNISSIEUX, DÉLIBÉRATIONS MUNICIPALES (1882-1913) ET O 217 (1882-1930). JOURNAL L’ÉCHO DE LYON, 1/7/1891.


DÉVELOPPEMENT URBAIN PROMOTION IMMOBILIÈRE

GROUPE CARSO

THYM BUSINESS

Réalisation du siège social et des laboratoires du spécialiste de la prestation analytique (10 000 m²) – Vénissieux (69)

Réalisation d’un immeuble tertiaire de1 900 m² Vénissieux (69)

CONSTRUIRE, C’EST ÉLEVER LES FONDATIONS DES TERRITOIRES FUTURS

LEASEPLAN

SUD ACCESS

8 e concession automobile (3 500 m²) réalisée par le Groupe em2c sur le Pôle Automobile de Vénissieux (69)

Réalisation de la première tranche (5 000 m²) d’un parc d’activités – Vénissieux (69)

L’immobilier inspiré

www.em2c.com

Expressions 636  
Advertisement